Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Matt Damon effectué une visite avec son ami le chanteur Wyclef Jean, star américaine du hip-hop d'origine haïtienne, en Haïti, touchée par la violence de quatre ouragans consécutifs. Samedi, ils ont notamment visité la ville de Cabaret ( Ouest), qui a payé le plus lourd tribut du passage de Ike avec 70 morts.
Les deux artistes ont distribué, dans un chaos général, des vivres de première nécessité aux populations affamées. Matt Damon et Wyclef Jean ont déchargé près de 300 sacs de nourriture d'un camion au milieu de la boue.
Les deux artistes, accompagnés de l'ancien ambassadeur du Canada aux Etats-Unis Frank McKenna, ont profité de l'occasion pour encourager d'autres personnes à aider l'Organisation des Nations unies à amasser plus de 100 millions $ pour les quelque 800 000 personnes.
"Il est évident que ce pays a été complètement rasé par ces ouragans", a affirmé M. McKenna, également ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick et qui est l'actuel président d'ONEXONE, un organisme de charité canadien offrant de l'aide aux enfants à travers le monde. Les deux vedettes sont arrivées à Cabaret, où des centaines d'Haïtiens ont entouré leur véhicule utilitaire sport, levé les mains dans les airs et crié sans cesse "Wyclef", au grand dam des agents de sécurité. Matt Damon et Wyclef Jean ont prévu de distribuer de la nourriture à environ 600 personnes qui ont trouvé refuge dans une école, mais un camion qui transportait de quoi sustenter 300 personnes a été pris dans la boue. "Ce que je fais, je le fais avec mon coeur, parce que j'aime Haïti", a dit Wyclef Jean. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14076
Durant leur séjour, ils se pencheront sur les problèmes d’infrastructure et de logistique samedi 13 septembre 2008, Radio Kiskeya La Commission européenne (CE) a dépêché samedi en Haïti une équipe d’experts qui doit fournir une assistance à 170.000 familles sinistrées à la suite des dégâts immenses que des ouragans en cascade ont causés. Dans un communiqué rendu public à Bruxelles, la CE précise avoir pris cette décision après avoir reçu lundi dernier une demande d’assistance de la part du gouvernement haïtien. "Le principal problème en ce moment, ce sont les dommages causés aux infrastructures routières, en particulier aux ponts", a estimé l’Exécutif communautaire. Les experts auront à apporter leur assistance technique dans le cadre de la recherche de solution aux besoins du pays en logistique et en infrastructure. Ils devront également évaluer la viabilité de l’envoi de ponts mobiles fabriqués en Europe. De nationalité française, belge, italienne, allemande, suédoise et autrichienne, ces spécialistes devraient passer une quinzaine de jours en Haïti. Si de nombreux partenaires du pays ont répondu massivement à l’appel de Port-au-Prince depuis le début de la crise humanitaire, il y a environ deux semaines, en revanche, les autorités haïtiennes ne jouent qu’un rôle accessoire dans la conceptualisation de l’assistance et dans les opérations de distribution observées sur le terrain. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5274
A Miragoane, le débordement de l’étang a sérieusement endommagé la route nationale numéro 2. Les miragoanais lancent un cri d'alarme au gouvernement pour désenclaver le département fortement touché lors du passage des récents cyclones. " Les voitures ne peuvent traverser l’étang qui occupe toute la chaussé et a inondé des plantations et détruit des maisons", indique le correspondant de radio Métropole dans la région Yves Marie JasminUne rencontre a eu lieu jeudi entre le chef de l’état et les parlementaires des trois départements de la péninsule du sud sur les moyens de désenclaver cette région.
Le directeur du Centre National des Equipements (CNE), Jude Célestin, qui avait pris part à la rencontre, a été chargé d’évaluer les possibilités d’intervention afin de rétablir la circulation automobile entre les départements du sud et de l’ouest.
Le député Guy Gérard Georges critique l’inaction des gouvernements haïtiens révélant que le lit de l’étang de Miragoane a été curé pour la dernière fois en 1940. Selon le parlementaire, les responsables du CNE envisagent de curer le déversoir pour permettre l’évacuation de l’eau." Je ne peux pas me rendre à Torbeck parce que la route est coupée", dit-il soulignant que 16 bus de transport en commun sont tombés en panne ces derniers jours.
Guy Gérard Georges soutient que les prix des produits alimentaires et pétroliers grimpent dans la région en raison de l’enclavement des départements du sud, du sud-est, des Nippes et de la Grand Anse. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14073 HRV commente : Avant le début de la saison cyclonique, les médias ont présenté des fresques invraisemblables alertant l’opinion publique et les autorités du danger de la montée des eaux de l’étang de Miragoane. De point de départ d’un développement touristique de grande envergure, d’un lieu plus qu’adéquat pour le développement de la pisciculture, l’étang de Miragoane était devenu plutôt une épée de Damoclès. La prise en charge du problème de l’Etang de Miragoane s’avérait d’autant plus indispensable dans la mesure ou la montée des eaux menaçait véritablement la seule route nationale vers le sud. Bref, parons l’urgence et on continuera à râler après!
800.000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont besoin de soins de santé urgents et des épidémies doivent être évitées vendredi 12 septembre 2008, Radio Kiskeya L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé vendredi à Genève un appel de fonds de 4,2 millions de dollars, un montant devant permettre de fournir une aide sanitaire à 800.000 personnes sinistrées suite au passage dévastateur de plusieurs cyclones. Dans un communiqué, l’OMS précise que parmi les personnes touchées, 52% sont des femmes et 36% sont des enfants. Elle rappelle aussi qu’outre plus de 300 personnes tuées et des milliers d’autres déplacées, des complexes de soins ont été endommagés. "Les inondations ont sévèrement endommagé plusieurs services de santé, comme des hôpitaux aux Gonaïves, à Port-de-Paix et aux Cayes", indique le communiqué, ajoutant qu’il manque "des médicaments, y compris de l’insuline et des anesthésiants et du petit matériel chirurgical". L’OMS met également l’accent sur les "dommages causés à la sécurité des réserves de nourriture et l’accroissement des risques nutritifs pour la population haïtienne". L’Organisation mondiale de la santé compte consacrer 1 million de dollars à la coordination du secteur de la santé et à la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique afin d’éviter la propagation de maladies contagieuses telles la malaria ou la dengue. Par ailleurs, 3,2 millions de dollars seront alloués à des projets de santé urgents conçus par des organisations partenaires dont le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds de l’ONU pour la population (FNUAP) et Pharmaciens sans frontières (PSF). Malgré la disponibilité de l’aide internationale, les conditions d’hygiène demeurent précaires dans la plupart des villes les plus touchées par les tempêtes tropicales et ouragans Gustave, Hanna et Ike ayant frappé Haïti ces dernières semaines. Des spécialistes craignent que les eaux contaminées par la décomposition de cadavres d’humains et d’animaux ne provoquent de grandes épidémies dans des communautés déjà fragilisées. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5272 Intempéries/USA : 20 millions de dollars accordés à Haïti vendredi 12 septembre 2008 Le gouvernement américain a accordé une enveloppe de 20 millions de dollars à Haïti afin de lui permettre de faire face aux urgences des énormes dégâts laissés par le passage successif de plusieurs cyclones, a annoncé vendredi l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson. Ces fonds ont été débloqués à travers l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a indiqué la diplomate qui a aussi exprimé les préoccupations de Washington face à la situation actuelle du pays. Grâce à un porte-hélicoptères dépêché dans les eaux haïtiennes depuis le début de la semaine, des hélicoptères US participent activement au pont aérien mis en place par la Mission de l’ONU (MINUSTAH) entre Port-au-Prince et les Gonaïves (Artibonite, nord), une ville complètement dévastée. http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1741
800.000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont besoin de soins de santé urgents et des épidémies doivent être évitées vendredi 12 septembre 2008, Radio Kiskeya L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé vendredi à Genève un appel de fonds de 4,2 millions de dollars, un montant devant permettre de fournir une aide sanitaire à 800.000 personnes sinistrées suite au passage dévastateur de plusieurs cyclones. Dans un communiqué, l’OMS précise que parmi les personnes touchées, 52% sont des femmes et 36% sont des enfants. Elle rappelle aussi qu’outre plus de 300 personnes tuées et des milliers d’autres déplacées, des complexes de soins ont été endommagés. "Les inondations ont sévèrement endommagé plusieurs services de santé, comme des hôpitaux aux Gonaïves, à Port-de-Paix et aux Cayes", indique le communiqué, ajoutant qu’il manque "des médicaments, y compris de l’insuline et des anesthésiants et du petit matériel chirurgical". L’OMS met également l’accent sur les "dommages causés à la sécurité des réserves de nourriture et l’accroissement des risques nutritifs pour la population haïtienne". L’Organisation mondiale de la santé compte consacrer 1 million de dollars à la coordination du secteur de la santé et à la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique afin d’éviter la propagation de maladies contagieuses telles la malaria ou la dengue. Par ailleurs, 3,2 millions de dollars seront alloués à des projets de santé urgents conçus par des organisations partenaires dont le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds de l’ONU pour la population (FNUAP) et Pharmaciens sans frontières (PSF). Malgré la disponibilité de l’aide internationale, les conditions d’hygiène demeurent précaires dans la plupart des villes les plus touchées par les tempêtes tropicales et ouragans Gustave, Hanna et Ike ayant frappé Haïti ces dernières semaines. Des spécialistes craignent que les eaux contaminées par la décomposition de cadavres d’humains et d’animaux ne provoquent de grandes épidémies dans des communautés déjà fragilisées. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5272 ----------- Intempéries/USA : 20 millions de dollars accordés à Haïti vendredi 12 septembre 2008 Le gouvernement américain a accordé une enveloppe de 20 millions de dollars à Haïti afin de lui permettre de faire face aux urgences des énormes dégâts laissés par le passage successif de plusieurs cyclones, a annoncé vendredi l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson. Ces fonds ont été débloqués à travers l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a indiqué la diplomate qui a aussi exprimé les préoccupations de Washington face à la situation actuelle du pays. Grâce à un porte-hélicoptères dépêché dans les eaux haïtiennes depuis le début de la semaine, des hélicoptères US participent activement au pont aérien mis en place par la Mission de l’ONU (MINUSTAH) entre Port-au-Prince et les Gonaïves (Artibonite, nord), une ville complètement dévastée. http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1741
Parmi eux, des membres d’une même famille emportés par une rivière du Sud vendredi 12 septembre 2008, Radio Kiskeya Cinq personnes, dont certaines appartenant à une seule famille, ont péri noyées jeudi après-midi à la suite de fortes pluies ayant provoqué la crue soudaine d’une rivière d’une section communale des Côteaux (Sud), a indiqué à Radio Kiskeya le coordonnateur départemental de la protection civile, Renan Vallières. Les victimes tentaient de traverser un ravin situé près de Roche-à-Bateau lorsqu’elles ont été emportées par les eaux en furie. Leurs corps ont été découverts un peu plus tard. En revanche, deux autres personnes qui se trouvaient en leur compagnie ont eu la vie sauve. Ces rescapés seraient apparemment en bonne santé. Aucune précision n’était encore disponible sur d’éventuels dégâts matériels causés par ces inondations. Cette nouvelle catastrophe vient alourdir le bilan du passage, en moins d’un mois, des tempêtes et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike qui, selon les données toujours provisoires du ministère de l’intérieur, s’élève à 326 morts. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5273
Vendredi 12 septembre 2008 Jusqu’en 2012, l’Espagne s’engage pour 100 millions de dollars, dans la perspective d’une amélioration dans la gestion des bassins versants et d’une relance de l’agriculture en Haïti. Par Marie Visart P-au-P, 12 sept. 08 [AlterPresse] --- L’agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid) considère nécessaire la poursuite des efforts de la communauté internationale pour permettre à Haïti de se relever et d’éviter une nouvelle hausse des prix des produits alimentaires, après les ouragans successifs ayant frappé le pays entre le 16 août et le 7 septembre 2008, relève l’agence en ligne AlterPresse. « La situation que connaît Haïti actuellement n’est pas une situation d’urgence de quelques jours, mais elle risque de durer si les efforts ne sont pas maintenus. Ce qui provoquerait un enchaînement de circonstances, dont la hausse du coût des produits alimentaires, qui ferait sombrer le pays dans une crise identique à celle connue en avril dernier », alerte Rosa Beltran, coordinatrice générale de l’Aecid en Haïti. En l’espace d’une semaine, l’Aecid a affrété trois avions d’aide humanitaire à la suite de l’appel d’urgence lancé par le gouvernement haïtien, pour aider les sinistrés des dégâts provoqués par les passages successifs des ouragans Faym Gustav, Hanna et Ike. 84 tonnes d’aide d’urgence ont, depuis, été acheminées, en collaboration avec d’autre organisations internationales, comme le Programme Alimentaire Mondial (PAM), la Croix Rouge Espagnole ou Oxfam. La dernière cargaison en avion contenait 55 tonnes d’aide, dont 32 tonnes de biscuits à haute teneur énergétique fournie par le PAM, et 23 tonnes de kits hygiéniques et de cuisine, des moustiquaires et seaux en plastique de la Croix Rouge Internationale qui seront distribués aux sinistrés. « Bien que la situation soit dramatique aux Gonaïves, d’autres zones du pays ont été touchées, laissant sans abri des centaines de familles, auxquelles on pouvait apporter rapidement du secours », explique Beltran. Dans un premier temps, la coopération espagnole a plutôt décidé de diriger une bonne partie de l’aide récoltée aux sinistrés du Sud-Est du pays, mais une tranche de celle apportée par le deuxième avion ira aux Gonaïves, la ville la plus affectée dans les récentes inondations. A l’heure actuelle et avec l’appui du comité de gestion des risques et désastres ainsi que la participation des comités locaux de protection civile, 1600 familles (environ 5000 personnes) du département géographique du Sud-Est bénéficient de couvertures, de rations alimentaires, d’eau potable, de kits hygiéniques et de cuisine, de génératrices. « Des chaînes humaines d’environ 5 mètres se sont formées pour acheminer du matériel à Cayes-Jacmel, qui était inaccessible aux camions ». La distribution de l’aide, transportée par les deux premiers avions, s’est faite dans des conditions difficiles, car les routes étaient inondées, détruites, alors que les conditions météorologiques ne permettaient point d’approvisionnement des personnes sinistrées par bateau. « L’Espagne va maintenir sa solidarité avec Haïti », déclare, pour sa part, le consul d’Espagne en Haïti, Juan Pedro Perez-Gomez. Sur les 4 années à venir, l’Espagne s’est engagée à décaisser 100 millions de dollars, afin d’améliorer la gestion des bassins versants, de construire des réseaux d’eau et d’assainissement, ainsi que d’appuyer la relance de l’agriculture en guise de prévention au type de désastres vécu par Haïti en cette fin d’été 2008, signale Perez-Gomez. La Coopération espagnole prévoit de doter chacun de ses projets, en cours et à venir en Haïti, de techniques de prévention et de gestion des effets des désastres naturels. [mv rc apr 12/09/2008 18:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7690 C’est sans doute l’une des nouvelles les plus importantes à retenir dans le tourbillon médiatico-humanitaire qui fait suite aux dégâts causés par le passage des phénomènes atmosphériques sur Haïti. Aujourd’hui l’attention est portée sur des les visages gris et sombres de sinistrés pataugeant dans la boue faisant la queue devant les tribunes montées par la Minustah pour recevoir une ration de riz ou une bouteille d’eau potable. Le court terme risque de durer encore longtemps en Haïti. Il faudra donc gérer de façon simultanée le long terme. Il y a quatre ans, Jeanne inondait la ville des Gonaïves. Les mauvaises bouches racontent que la communauté internationale aurait alloué la modique somme de 45.000.000 de dollars pour des travaux d’infrastructure. Selon les mêmes mauvaises bouches rien a été réalisé. Et sur ce point ce n’est pas qu’une rumeur de mauvaise langue puisque Le passage en file indienne de Fay, Gustav et Hanna a inondé une deuxième fois la ville des Gonaïves. Ceci dit, la prise en charge efficace des bassins versants semble représenter la seule solution viable pour essayer de sauver la ville berceau de l’indépendance. L’état de cette ville aujourd’hui traduit un symbolisme réellement très fort pour nous autres haïtiens. Nous allons surveiller la réalisation des travaux et nous allons surtout supplier les espagnols par l’intermédiaire de leur gouvernement de penser à aider les haïtiens sans entrer dans les connivence avec le pouvoir en place, gage et garant d’un échec cuisant.
Vendredi 12 septembre 2008 Cabaret (Haïti), 12 Sept. 08 [AlterPresse] --- Le bilan des personnes tuées lors des intempéries provoquées par le passage de l’ouragan Ike sur Haïti est revu à la hausse dans le département de l’Ouest où 74 cadavres ont jusqu’ici été dénombrés à Cabaret et à Arcahaie (Nord de Port-au-Prince). A Cabaret, 62 morts et 16 disparus ont été recensés. 28 d’entre eux, non encore identifiés, sont toujours dans les morgues privées, selon un bilan présenté le 11 septembre 2008 par l’agronome Jean Arsène Constant de la Direction de la Protection civile. Lors d’une conférence de presse, à laquelle a asssté AlterPresse, il a fait savoir que dans la commune de l’Arcahaie, 12 cadavres ont, à date, été découverts, ce qui porte à 74 le nombre de morts recensés jusqu’à présent dans ces deux communes limitrophes. Parallèlement, 30 mille personnes, issues de 6 mille familles, sont sinistrées à Cabaret. Le gouvernement haïtien a déjà débloqué 250 mille gourdes pour nourrir les 5 mille familles placées dans des abris provisoires. « Nous avons besoin de l’aide pour secourir les familles sinistrées, leur situation est très critique », déclare le maire de la commune, Wils Thomas Joseph, qui a pris part à la conférence de presse. A côté des morts et des sinistrés, ces inondations ont causé des dégâts matériels considérables : des plantations dévastées, des têtes de bétail emportées, des habitations envahies par des coulées de boue, les infrastructures routières complètement endommagées. L’édile de Cabaret appelle à la solidarité nationale et internationale et à l’engagement des autorités gouvernementales en vue de rétablir les infrastructures détruites et de construire des logements sociaux pour les familles sinistrées. Les autorités locales sont dépassées par l’ampleur des dégâts, selon le député Valcimé Pierre Jérôme. « Nous demandons à l’Etat central de tout mettre en œuvre pour éviter de nouvelles catastrophes à Cabaret », lance le parlementaire au cours de la même conférence de presse. Jérôme souligne que sa commune est confrontée à d’énormes problèmes sanitaires. Une assistance médicale est fournie aux personnes placées dans des abris provisoires par le département sanitaire de l’Ouest, la Croix-Rouge, les médecins cubains et une équipe de médecins dominicains. Des sapeurs pompiers de l’Urgence internationale de la France sont eux aussi présents à Cabaret. De concert avec la firme dominicaine Estrella, les techniciens du ministère des travaux publics interviennent au niveau du pont jeté sur la rivière Bretelle, en vue de faciliter la circulation des convois humanitaires. Des activités de drainage des eaux stagnantes dans les plantations de bananes et de correction du lit de la rivière Torcelle sont également en cours. Ce sont ces deux rivières (Bretelle et Torcelle) qui ont inondé la commune de Cabaret. En octobre 2007, 29 personnes avaient trouvé la mort dans des inondations provoquées par le débordement de l’une de ces rivières. [do apr 12/09/2008 10 :30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7689
France Info - 08:11 Six ans après le drame, la justice française a délivré 9 mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de (parfois hauts) dignitaires sénégalais. Le 26 septembre 2002, le ferry Joola quitte Ziguinchor, en Casamance, pour rallier la capitale sénégalaise, Dakar. Il n’arrivera jamais à destination : le naufrage fait 1.865 morts et disparus (dont 22 Français), selon le bilan officiel. Les associations des familles de victimes, elles, affirment que plus de 2.000 personnes ont trouvé la mort ce jour-là. Une certitude : seuls 64 passagers ont survécu. La justice française avait été saisie par certaines des familles des victimes françaises.
Un coup d’épée dans l’eau pour certains, une façon de sortir des ornières de l’hypocrisie qui caractérise les relations Nord-Sud pour d’autres ; un fait est certain : un début prometteur qui va pousser à la réflexion et peut être au changement. Une jurisprudence qui aura au moins le mérite de titiller ces chefs d’états et de gouvernement tout-puissants qui oublient volontairement leurs obligations face à leurs peuples. Les exemples sont légions. Suivez notre regard !
Une nouvelle inondation de moindre envergure a été enregistrée hier soir aux Gonaïves compliquant d’avantage la tache des organisations humanitaires et de la Protection civile. Le maire des Gonaïves, Stephen Moïse, affirme que dans certains quartiers le niveau de l’eau est très élevé empêchant la circulation des camions transportant l’aide de la communauté internationale. " Le niveau de l’eau est passé à 1m50 en raison des averses dans les bassins versants", dit-il révélant qu’au moins une personne a été tuée. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le maire Moïse a fait remarquer que les bassins versants de Marmelade, Ennery, et Saint Michel de l’Atalaye déversent l’eau des précipitations dans la ville des Gonaïves." Les moyens manquent pour déplacer les populations ", dit-il soulignant que son administration entend agir avec fermeté pour protéger les résidents. " Certaines rues sont transformées en rivière ce jeudi", lance le Maire des Gonaïves. Les autorités locales ont procédé à l’inhumation de 104 cadavres dans le cimetière des Gonaïves en début de semaine. Les responsables du bureau de la protection civile avaient fait état hier de 111 cadavres retrouvés aux Gonaïves. De son coté, le sénateur Youri Latortue soutient que la rareté d’eau et d’aliments représente la principale préoccupation des sinistrés. Il fait remarquer que l’acheminement de l’aide est difficile en raison de du mauvais état des routes et de l’effondrement de certains ponts. Le sénateur Latortue se réjouit de l’arrivée de quelques hélicoptères qui permettront d’atteindre les sinistrés dans les différentes villes de l’artibonite.
Plusieurs sénateurs de Lespwa affichent leur opposition au refus du gouvernement de baisser les prix du carburant à la pompe.Le président du sénat, Kelly C. Bastien, réclame une baisse des prix faisant remarquer que le baril de pétrole a connu une baisse de 50 dollars ces dernières semaines. " Il faut une disposition pour faire baisser les prix du carburant ce qui permettra de faire baisser le prix du transport à l’occasion de la rentrée scolaire", ajoute t-il admettant que le gouvernement tente peut être de récupérer les fonds injecter dans la subvention des produits pétroliers depuis avril. Même lecture de la part du sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) qui rappelle que le manque à gagner pour l’état était de165 millions de gourdes. Le sénateur Jean Hector est disposé à accepter que les prix soient maintenus en l’état au moins pour une période de 30 jours. Pour le sénateur Joseph Lambert (Lespwa) la baisse des prix doit être effective pour les consommateurs dans le meilleur délai. Le sénateur du sud-est ne comprend pas l’idée de récupérer les fonds arguant que les ressources de l’état doivent être au service de la population. Pour sa part, l’économiste Kesner Pharel fait remarquer qu’il y a une différence entre les prix du stock et du Foward market. Il estime que les autorités haïtiennes devraient rendre publique les informations sur les transactions des hydrocarbures. De nombreux Port-au-Princiens critiquent le refus du gouvernement de baisser les prix des produits pétroliers. Des automobilistes croient que les autorités s’appliquent à récupérer les fonds utilisés pour subventionner les prix des produits pétroliers. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14067
L’ambassadeur français réagit au débat qui se fait actuellement au parlement au sujet du rôle des Organisations Non Gouvernementales dans le développement du pays. La gestion de l’aide annoncée pour les victimes des dernières intempéries a servi de prétexte à la relance de ce débat. Selon Christian Conan, sur le fonds ce débat est compliqué. On ne peut pas faire du développement à long terme uniquement avec les ONGs. Et pour cause, l’ambassadeur français rappelle que chacune des ONGs à son propre rayon d’action et elles ne partagent pas une vision d’ensemble de développement du pays. En revanche, le représentant du gouvernement français en Haïti admet qu’il ne faut pas trop incriminer ces organisations. <<>> reconnaît-il.
De l’avis de Christian Conan, les Organisations Non Gouvernementales jouent un rôle croissant dans plusieurs pays parce qu’elles ont une certaine souplesse et une meilleure connaissance du terrain. Cependant, l’ambassadeur français se positionne en faveur d’un équilibre entre les actions des ONGs et celles de l’Etat. <<>>. A bien comprendre Christian Conan, la faiblesse de l’Etat haïtien ne fait que renforcer les OGNs et leur donner du champ d’action. Par Idson Saint-Fleur http://www.signalfmhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=3402 HRV commente: Un sujet qui pousse à réfléchir. Nous ne partageons pas l'avis de monsieur l'ambassadeur . Surtout dans le contexte haïtien. Les ONGS on été utilisées comme une espèce de beaume quand l'irresponssabilité de l'état ne représentait pas grand chose tant que les intérêts des grands n'étaient pas en danger. Aujourd'hui les directeurs d'ONGs sont les seuls haïtiens à vivre plus ou moins bien avec des salaires en dollars. Les projets des ONGs ne sont pas toujours intégrés dans la logique du développement global. On en reparlera
P-au-P., 10 sept.08 [AlterPresse] --- Les inondations provoquées par les pluies qui se sont abattues sur Haïti, lors de la récente série d’ouragans, ont fait des centaines de morts et affecté des milliers de riverains, selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse. Dans le sillage des ouragans Fay, Gustav et Hanna, des ponts importants ont été emportés par les crues et les éboulements de terrain, rendant des routes impraticables dans tout le pays. David Millet, ingénieur agronome français en poste au Mouvement Paysan de Papaye (MPP, Hinche au nord-est de la capitale) explique à AlterPresse que « Hinche a été touchée par la crue de la rivière Guayamunc (qui arrive du Nord et se jette dans l’Artibonite). » De plus, il semblerait que dans l’un des quartiers bordant la rivière, le niveau d’eau a atteint « jusqu’à 2 mètres par endroit. » « Le MPP a, à lui seul, dénombré 52 familles de militants, salariés ou sympathisants, sinistrées », souligne David Millet. Selon lui, aucun décès n’a été signalé, mais, sur environ 4000 sinistrés, 3000 ont été accueillis dans des centres provisoires (3 écoles publiques mises à disposition) et les 1000 autres restants ont trouvé refuge chez des parents, amis ou autres proches. A Mirebalais, à 68 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince, un pont jeté sur la rivière Latem, située sur la route Mirebalais-Pont sondé, vient de céder à cause de la pression hydrique. Deux containers du camp de la Mission des Nations Unies de Stabilisation en Haïti (Minustah), située à proximité, ont été également emportés par les eaux. « C’est très problématique, car ce pont était une alternative pour acheminer les secours à Gonaïves, vu que la route qui relie Gonaïves (171 kilomètres au nord de la capitale) à Port-au-Prince est coupée. » A Aquin (Sud), les rues sont inondées et l’eau monte jusqu’à 1.50m. « C’est très difficile d’y aller, ne serait-ce que jusqu’à Petit-Goave », explique Carmen Gloria, une chilienne qui travaille depuis quelques mois en Haïti. Il reste peu de réserve alimentaire. Les habitants se déplacent en barque, seul moyen pour approvisionner la ville en eau et nourriture. Le pont à proximité de l’étang de Miragôane est affecté et la route nationale n°2, qui relie Aquin à Port-au-Prince, est impraticable, poursuit Carmen Gloria. A elle d’ajouter, « nous craignons que les prix des produits alimentaires de base n’augmentent à nouveau », ce qui conduirait à une crise de la vie chère semblable à celle qui a secoué le pays en avril dernier. [mv vs apr 10/09/08 16:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7680
Selon l’OCHA, cette enveloppe doit permettre de subvenir aux besoins de base de dizaines de milliers de sinistrés au cours des six prochains mois mercredi 10 septembre 2008, Radio Kiskeya Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a appelé mercredi les donateurs à fournir à Haïti 107,7 millions de dollars destinés à assurer la survie au cours des six prochains mois des sinistrés des cyclones en cascade enregistrés en quatre semaines. Dans un communiqué rendu public à Genève, l’organisme onusien souligne que selon l’évaluation des besoins, 800.000 personnes, soit environ 10% de la population haïtienne, nécessitent en urgence une assistance humanitaire et un soutien à la reconstruction Plus de 70.000 personnes sont hébergés dans des abris provisoires dans différentes régions du pays tandis que les ouragans et tempêtes tropicales Fay, Gustav, Hanna et Ike ont fait 328 morts, 37 disparus et 136 blessés. Au niveau matériel et économique, des milliers de maisons ont été détruites ou endommagées et la plupart des plantations agricoles de plusieurs départements ont été dévastées. Dans le Sud et le Sud-Est, toutes les terres cultivables ont été pratiquement inondées, provoquant la destruction des récoltes de maïs, haricots et bananes. Lancé simultanément par l’OCHA, les agences des Nations Unies et leurs partenaires sous la direction du gouvernement haïtien, l’appel de fonds comprend 34 millions de dollars pour l’assistance alimentaire, 19 millions pour le reconstruction, 18 millions pour la logistique et 14 millions pour les abris et les biens non-alimentaires. Il est également prévu une enveloppe de 11 millions de dollars pour l’agriculture, 4 millions pour la santé, 3 millions pour l’eau et l’assainissement, 2 millions pour la coordination, 1 million pour la protection et 1 million pour l’éducation. « J’espère que les donateurs répondront généreusement à cet appel pour aider les survivants de ces cyclones dévastateurs », a affirmé le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, John Holmes. « Alors que l’impact économique de long terme devrait être sérieux, le soutien aux efforts de reconstruction qui suivent seront aussi cruciaux », a-t-il conclu. Gustav, qui a touché Haïti le 26 août, a ravagé cinq régions dans l’Ouest et la Grand’Anse (sud-ouest), alors qu’Hanna a touché le 2 septembre les dix départements du pays affectant gravement plusieurs d’entre eux avant le passage dévastateur, le week-end dernier, de l’ouragan Ike dans certaines régions. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5267
Le Canada débloque 5 millions de dollars d’aide supplémentaire Jeudi 11 septembre 2008, Radio Kiskeya
Un bateau privé dénommé « Trois rivières – Grande Anse » a acheminé mardi aux Gonaïves une importante quantité de matériels offerts par diverses organisations humanitaires. Il s’agit des containers du Programme alimentaire mondial (PAM) contenant dix (10) tonnes de farine enrichie, deux (2) tonnes de haricots noirs, deux (2) tonnes d’huile et dix (10) tonnes de riz. Des camions de carburant et des équipements de construction destinés à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) se trouvaient également à bord du navire. 200.000 litres d’eau potable et 27.000 kits d’hygiène envoyés par l’UNICEF, ont été acheminés par la même occasion, ainsi que des véhicules de Médecins sans frontières (MSF) contenant des médicaments et autre matériel de soins et un véhicule de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). « Aujourd’hui, grâce à ce bateau, nous avons transporté, en un voyage, environ, explique le coordonnateur des transports de la MINUSTAH. « Il est important que d’ici à la fin de la semaine nous commencions à distribuer du riz. Les populations en ont besoin. Après cinq jours, les sinistrés en ont assez des biscuits », explique Cherichel Widline, une responsable du PAM. Elle ajoute que des kits culinaires, pour permettre aux sinistrés de faire la cuisine, vont bientôt être distribués. « Tenant compte de l’inaccessibilité de la ville par la route, le moyen le plus adapté pour acheminer l’aide humanitaire aux Gonaïves est la voie maritime », explique Sandro Calavalle, le coordonnateur des transports de la MINUSTAH. Nombre de rotations de navires sont également annoncées dans les prochains jours. Toutefois, le défi qui se pose aujourd’hui n’est pas la disponibilité de l’aide humanitaire mais plutôt la capacité des acteurs locaux et internationaux à distribuer massivement et rapidement cette aide aux populations en détresse. Des scènes de violence ont été enregistrées lors des distributions de l’aide alimentaire, le 9 septembre, à Raboteau et à Jubilé, deux quartiers pauvres de la Cité de l’indépendance. Le Canada a annoncé mardi sa décision de débloquer 5 millions de dollars supplémentaires d’aide humanitaire à Haïti, notamment en vue d’offrir de l’eau, des services d’assainissement, de la nourriture, de l’hébergement et des soins de santé aux plus nécessiteux. « Le soutien canadien sera fourni par des partenaires humanitaires de confiance, suivant des évaluations continues de la situation sur le terrain », précise un communiqué du gouvernement canadien. L’aide offerte reflétera l’appel que lanceront sous peu l’ONU et d’autres partenaires non gouvernementaux se trouvant en Haïti. En outre, une équipe d’évaluation stratégique y sera déployée pour évaluer la situation et formuler des recommandations quant à d’autres contributions potentielles, notamment du soutien médical et des services d’ingénierie. À la suite de la décision du gouvernement du Canada, les Forces canadiennes ont envoyé deux officiers pour venir en aide à l’ambassade du Canada à Port-au-Prince, et le NCSM St. John’s a reçu l’ordre de mettre le cap sur Haïti. Le navire, son escadron d’hélicoptères et son équipage pourront offrir leur soutien à l’équipe d’évaluation stratégique. L’aide annoncée vient s’ajouter au soutien de 600 000 dollars annoncé par le gouvernement du Canada le 6 septembre et qui englobait du matériel de secours d’urgence qui devait arriver mercredi à Port-au-Prince. Le soutien apporté par le Canada comprend également une contribution de 43 000 $ à Médecins du Monde, qui servira à fournir de l’eau, des trousses d’hygiène et des soins de santé de base, et une autre de 100 000 $, en réponse à l’appel d’urgence préliminaire lancé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), pour venir en aide à 7 000 familles touchées par la dévastation à Haïti, à Cuba et en Jamaïque. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5268 HRV commente: Nous n'avons plus envie de gueuler notre indignation face à cette situation qui a été annoncée à maintes reprises. Aujourd'hui, le gouvernement de Preval subit les conséquences de l'indifférence des Duvalier, de Aristide et du même Preval lors de son premier mandat. Même avec l'arrivée de l'aide alimentaire nous continuons à craindre le pire. NOtre peuple n'a jamais été éduqué pour faire face aà cette situation. Nous n'avons pas le sens du sacrifice ni l'idée du partage. Celui qui peut, fait la coiurte échelle pour enfoncer l'autre plus bas que terre. La problématique d'Haïti ne se cantonne pas à la gestion de l'urgence. Il faut se demander que faut-il faire avec ce pays. Les intempéries de cette saison cyclonique laisseront des effets durables pour ne pas dire éternel sur Haïti. L'année prochaine il y aura encore des cyclones qui frapperont un pays qui deviendra de plus en plus vulnérable. La réparation des dégats causés à l'environnement sont irréparables. Haïti ne se suffit pas en moyens pour résoudre le quotidien voire pour gérer le moyen et le court terme. La communauté internationale avec sa bonne volonté ne fait que nous prodiguer un peu d'accompagnement avant de disparaître. HRV ne publiera point d'images de la situation du pays....
Posté: 2008 Sep 09 - 07:55 • Les nations Unies ont décidé de lancer un appel à la solidarité internationale pour venir en aide au pays le plus pauvre de l'hémisphère. Actuellement, celle-ci serait en train d'analyser la meilleure forme d'assistance possible et le montant qui serait à même de régler, de manière substantielle, les problèmes les plus urgents des victimes des derniers ouragans et tempêtes tropicales qui ont frappé Haïti ces derniers jours. La nouvelle première ministre Michèle Duvivier Pierre Louis était d'ailleurs la première à inviter les partenaires interna-tionaux et les institutions privées haïtiennes ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté à se mobiliser pour donner une réponse rapide aux grands soucis des sinistrés. Elle a monté un comité inter-ministériel chargé de coordonner l'assistance et la chambre des députés s'y est mise aussi avec l'adop-tion, ce lundi soir, d'une résolution déclarant l'état d'urgence sur plusieurs régions du pays (zones sinistrées) avec des compétences élargies pour les délégués et vice-délégués qui pourront, au nom du ministère de l'Intérieur et de l'Etat, gérer l'aide dans leur zone respective. Sur le terrain, la situation est grave avec la ville de Cabaret, ci-devant Duvalier-ville, qui a été sévèrement frappée par la tempète Ike: 60 morts (bilan toujours provisoire) alors que pour le reste du pays, on en compte 6. Cette zone (Cabaret-Arcahaie), grenier de la capitale pour les produits vivriers (bananes, etc) a vu ses plantations complètement ravagées et la rivière Courjol a débordé son lit habituel pour se déverser carrément sur la nationale No 1 et sur les résidences et les jardins des paysans. Le bilan matériel et les têtes de bétail emportées sont considérables; la zone tout comme le plateau central (la dernière victime en date) mettront des années avant éventuellement de se remettre de ce véritable drame. Aux Gonaïves, la cité interdite, la ville morte, les secours ne peuvent toujours pas arriver alors que les services compétents y compris les soldats de la mission de stabilisation des nations unies en Haïti continuent de découvrir de nouveaux cadavres qui étaient cachés sous des tonnes de boues. Combien y a t-il de morts dans la ville après le passage de l'ouragan Hanna ? Personne ne peut le dire avec certitude. Alors que la protection civile avance le chiffre de 170 à 200, des sources internationales comme les médias français parlent de 500 morts. En raison de plusieurs ponts de la région, notamment celui jeté sur la rivière de Montrouis qui sont soit en très mauvais état (hors service) ou tout carrément écroulés, et des vents violents qui avaient empêché aux hélicoptères de la MINUSTAH de survoler la zone, l'aide aux sinistrés ne peut arriver et des survivants de la catastrophe qui font face à une pénurie d'eau et de nourriture meurent de faim ou à cause des maladies provoquées par la situation sanitaire déplorable qui y est observée.
Le plateau central et le Nord (Cap-haïtien compris) qui sont très souvent épargnés par ces intempéries ont été, cette fois-ci, les véritables proies de Ike qui ont fait d'énormes dégâts dans ces régions. La ville de Hinche a été presqu'entièrement inondée. Le premier sénateur du Centre, Mme Edmonde Supplice Beauzile a confié à Infohaiti.net ce lundi qu'elle ne savait à quelle porte frapper pour aider les nombreuses victimes qui crient au secours et les abris provisoires sont ou bien trop étroits et mal entretenus ou bien il n'y a pas de nourriture pour les permettre de se maintenir en vie.
Le ministère de l'Education Nationale a été obligé de reporter la rentrée des classes initialement prévue pour le 1er Septembre (ensuite 8 septembre) au 6 Octobre, question de permettre à l'Etat de remettre en état de fonctionnement les nombreux établissements privés et publics du pays qui ont été endommagés ou détruits et aussi de dégager ceux qui servent d'abris provisoires aux victimes. De toute façon, les habitants des villes et les paysans qui ont tout perdu dans ces cyclones (récoltes, animaux, maisons etc..) n'auraient pu faire face dans l'immédiat aux exigences de la rentrée. Mais, la question est de savoir s'ils vont jamais pouvoir y faire face.
Jean Monard Metellus
Infohaiti
La migration interne embarrasse les secours mardi 9 septembre 2008 P-au-P, 09 Sept. 08 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies (Onu) s’apprête à lancer un appel d’urgence visant à récolter 100 millions de dollars pour aider Haïti à faire face aux inondations dévastatrices provoquées par des ouragans en série, entre le 16 août et le 7 septembre 2008, apprend l’agence en ligne AlterPresse. « Nous allons lancer un appel international pour des fonds d’urgence dès demain, qui va être diffusé à New York, à Genève et au monde entier avec l’accord du gouvernement [haïtien] et au nom des Nations Unies », annonce Joël Boutroue, coordinateur résident et humanitaire de l’Onu en Haïti. Au-delà de l’aide humanitaire, « il va y avoir des activités qui ne sont pas purement humanitaires, mais qui sont aussi importantes », informe Boutroue. Ces activités, selon le fonctionnaire onusien, consisteront en la relance de l’agriculture haïtienne, au nettoyage des canaux, « des activités pour injecter de l’argent dans l’économie, qui pourront donner du travail aux familles démunies ». Joël Boutroue a fait ces déclarations ce 9 septembre 2008 lors d’une conférence au siège de la Mission des nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) avec la participation des différentes agences onusiennes. Les dommages au niveau des infrastructures routières empêchent, selon Boutroue, l’acheminement de l’aide dans les régions durement touchées par les ouragans en série qui ont balayé Haïti. A défaut des infrastructures routières en piteux état, la représentante du Programme alimentaire mondial (PAM), Myrta Kaulard, souhaite, de son côté, avoir d’autres moyens pour envoyer des secours dans les zones sinistrées. « Les routes continuent à être un enjeu formidable », estime Myrta Kaulard qui « espère avoir beaucoup plus de bateaux ». A date, le PAM a distribué 282 tonnes de vivres pour satisfaire les besoins de 42 263 personnes, dont 10 645 personnes aux Gonaïves, - ville (de l’Artibonite, Nord) la plus secouée par les passages des ouragans de ces quatre dernières semaines sur le territoire national. Du 3 au 9 septembre 2008, les militaires de la Minustah ont aménagé un pont aérien qui leur a permis d’effectuer 46 vols pour acheminer l’aide. Pour sa part, le coordinateur résident du Pnud pense qu’ « il est extrêmement difficile d’assister une population en mouvement ». Aux Gonaïves, des membres de la population sinistrée ont entamé un mouvement de migration interne vers d’autres zones qui n’ont pas été affectées par les ouragans (Gustav, Hanna et Ike), signale Boutroue. Les actions humanitaires, concentrées sur les Gonaïves, seront étendues vers d’autres départements géographiques affectés, selon Joël Boutroue qui estime qu’« Haïti a été frappée durement à cause d’infrastructures déjà très faibles, mais aucun pays n’aurait pu faire face à cela ». De nombreuses dispositions ont été déployées pour assister les populations sinistrées, indiquent les responsables onusiens à Port-au-Prince. Pour l’heure, « le risque d’épidémie de diarrhée est très élevé pour les familles en abris », selon Annamaria Laurini, représentante de la branche en Haïti du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef). L’assistance de l’Unicef compte réduire ce risque au maximum, en s’assurant que les gens puissent avoir accès à des mesures d’hygiène de base. [do rc apr 09/09/2008 15 :00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7676
Mardi 9 septembre 2008 P-au-P, 09 sept. 08 [AlterPresse] --- Le nouveau gouvernement en Haiti, dirigé par la Première ministre Michèle Duvivier Pierre Louis depuis le 5 septembre, cherche à mettre en place des mécanismes susceptibles de faciliter une articulation et une meilleure coordination des secours aux communautés touchées par le passage de 4 cyclones successifs du 16 août au 7 septembre 2008, selon les informations dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. Le dernier cyclone dénommé Ike a fait 66 morts, (dont 60 à Cabaret, à 23 kilomètres au nord de la capitale), 14 disparus et une cinquantaine de blessés , selon un bilan provisoire fourni par la direction de la protection civile nationale. “Le nouveau gouvernement déploie maintenant des efforts pour apporter des réponses sur le terrain, notamment le déblocage des routes obstruées par la boue et la furie des eaux, ainsi que l’acheminement d’eau potable et de nourriture aux communautés affectées”, indique à AlterPresse une source proche du bureau de la cheffe de gouvernement. Suivant cette source, l’équipe de Pierre-Louis entend servir d’interface aux diverses organisations nationales et internationales, intéressées dans l’accompagnement de la situation post-catastrophes, afin de faciliter l’ensemble des opérations, tout en regroupant l’ensemble des informations permettant de mieux coordonner les actions en cours. Des émissaires seront dépêchés dans chaque zone afin de réaliser une évaluation pertinente des nouvelles conditions, dans lesquelles évoluent les différentes populations concernées à la suite des dommages causés par les pluies incessantes. Par ailleurs, le ministère haïtien des affaires étrangères a convié l’ensemble des consulats du pays à l’extérieur à mobiliser la communauté de la diaspora par des dispositifs institutionnels pour l’envoi d’aide sur le territoire national. Après une tournée le samedi 6 septembre au Bas Plateau Central (Nord-Est), où des infrastructures (ponts) ont été détruites, Pierre-Louis a survolé, le mardi 9 septembre, des zones sinistrées, dont Gonaïves - la plus frappée par les inondations -, à bord d’un hélicoptère rendu disponible dans le cadre de l’aide des Etats Unis d’Amérique.[gp rc apr 09/09/2008 17:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7677
Mardi 9 septembre 2008 P-au-P, 09 Sept. 08 [AlterPresse] --- Des secteurs nationaux organisés de la société haïtienne lancent un appel de solidarité en faveur des victimes des familles, sinistrées à la suite des inondations dévastatrices provoquées par les ouragans Gustav, Hanna et Ike en Haïti, entre le 16 août et le 7 septembre 2008, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse. Parmi ces secteurs, figure la Chambre de commerce et d’industrie d’ Haïti (CCIH) qui annonce un téléthon de solidarité pour le dimanche 13 septembre 2008. Parallèlement, le Comité technique d’appui à la jeunesse (Cotaj) et l’Association des Journalistes haïtiens (AJH) prévoient des opérations de collecte de fonds et d’habits au profit des populations les plus affectées. Dès le 8 septembre 2008, le Cotaj a tenu, dans ses locaux, une opération d’aide d’urgence en vue d’assister 600 jeunes des Gonaïves (Artibonite, Nord) et de Cayes-Jacmel (Sud-Est). Les jeunes d’Haïti (garçons et filles) sont appelés à se « mobiliser afin de soutenir cette action de solidarité en faveur de leurs pairs en apportant des articles d’hygiène, de premiers soins et/ou des vêtements ». Cette aide, selon les responsables du Cotaj, consistera en la fourniture de kits d’hygiène, de premiers soins et d’un repas chaud par jour pendant une semaine. Les bureaux de Idejen à Pétion-Ville, du Volontariat pour le développement d’Haïti (VDH) à Port-au-Prince, de la Faculté publique d’Odontologie, de l’organisation non gouvernementale Plan Haïti et de la Maison des jeunes du VDH à Jacmel sont les différents points de collecte de cette assistance. Une initiative du même genre est prévue pour ce jeudi 11 septembre 2008 au siège de l’AJH à Port-au-Prince, où les journalistes et autres citoyens intéressés auront l’occasion de manifester leur solidarité envers les sinistrés des Gonaïves. Le journaliste Jacques Desrosiers, secrétaire général de l’AJH, invite ses consoeurs et confrères à participer massivement à cette journée de solidarité. Plusieurs citoyennes et citoyens ont individuellement manifesté leur désir d’assister les victimes de ces inondations dévastatrices survenues dans plusieurs régions du pays. Un jeune homme a même confié à AlterPresse avoir rassemblé des vêtements pour remettre à la mairie de sa commune au profit des sinistrés. Un geste qui, selon lui, devrait être envisagé par d’autres citoyens sensibilisés. Dans des forums de discussion sur Internet, des Haïtiennes et Haïtiens d’ici et de l’étranger appellent à des collectes de fonds au profit des personnes touchées par ces inondations en série. « Même l’envoi d’un dollar sera bienvenu, mais soyez généreux, car nos compatriotes en Haïti sont vraiment dans l’extrême besoin des choses des plus élémentaires », peut-on lire dans un forum de discussion. [do rc apr 09/09/2008 13 :45]
Un geste de solidarité résultant d’une conversation que le Président brésilien a eue avec son homologue cubain, Raùl Castro mardi 9 septembre 2008, Radio Kiskeya Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva a ordonné mardi l’envoi d’une cargaison d’aliments et de médicaments au bénéfice des nombreux sinistrés laissés en Haïti et à Cuba par les derniers ouragans et tempêtes tropicales, ont annoncé des officiels à Brasilia . Selon le porte-parole du Palai Présidentiel du Planalto cité par EFE, cette décision a été prise à l’issue d’une conversation téléphonique entre le chef de l’Etat et son homologue cubain, Raùl Castro. "Le Président Lula reste très impressionné par l’ampleur des dégâts et a décidé que l’aide devait être envoyée immédiatement", ont indiqué des sources gouvernementales. Une équipe formée par Lula afin de coordonner l’aide humanitaire devait déterminer mercredi la quantité d’aliments et de médicaments que Brasilia entend expédier à Port-au-Prince et à La Havane. Haïti, où au moins 317 personnes ont été tuées et entre 750.000 et un million d’autres sont sinistrées, est le pays le plus affecté par le passage en quelques semaines des cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike. Pour sa part, Cuba, qui avait déjà enregistré la destruction de 140.000 maisons lors du passage de Gustav, le mois dernier, peine à se relever des dégâts énormes provoqués dans les provinces centrales et orientales par l’ouragan Ike qui a fait dimanche 4 morts et 20 blessés dans l’île. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5264