Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 3 juin 2007
Les travaux de modernisation de l'Aéroport vont bon train
Depuis quelques semaines, l'Aéroport international Toussaint Louverture s'est transformé en un véritable chantier où ingénieurs et ouvriers s'activent à transformer l'espace aéroportuaire. Les travaux doivent s'étendre sur plusieurs années. Ces travaux de modernisation actuellement en cours comprennent deux volets, selon les informations fournies par le directeur général de l'Autorité Aéroportuaire National, l'ing. Lionel Isaac:
-un volet d'entretien exécuté exclusivement par des ingénieurs haïtiens relevant de Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN). Ces travaux visant la réfection, par l'apposition de dalles de béton, de l'aire de stationnent des avions très abîmée et qui n'a bénéficié d'aucun service de réhabilitation au cours des dernières décennies passées;
- un volet de préparation à l'installation de ''Jet Bridges'' ( passerelles télescopiques) permettant aux voyageurs de se rendre de l'avion à la salle de débarquement et vice versa sans mettre pieds à terre. D'ici la fin du mois de juillet prochain, informe M. Isaac, si les équipements qui doivent provenir des Etats-Unis et de la République Dominicaine arrivent à temps, trois passerelles pouvant s'adapter à n'importe quel type d'avion seront installées par la firme américaine JCI qui, dans le cadre de ces travaux, a passé un accord de sous-traitance avec une firme haïtienne.
« La détérioration de la piste de stationnement met en péril les moteurs des avions qui fréquentent l'aéroport » explique Lionel Isaac justifiant la nécessité de cette réparation. Quant aux passerelles, c'est un atout considérable au niveau de la sécurité. Quelqu'un qui se trouve sur la rampe ne pourra pas accéder aux avions.
Ça va aussi améliorer le confort des passagers, indique le responsable de l'aéroport (Penser aux débarquements et embarquements en temps de pluie). L'ensemble de ces travaux va coûter environ 3,7 millions de dollars US, soit 2,8 millions dollars pour les travaux préparatoires, 900 000 dollars pour les passerelles.
A souligner que pour l'achat des passerelles, l'aéroport a bénéficié d'un prêt de la American Airlines remboursable par tranche de 25 000 dolars US par mois.
« Nous sommes en train de choisir l'adjudicataire qui doit étudier les travaux devant conduire à la réfection de la piste, précise l'ing. Isaac, annonçant plusieurs autres travaux en cours. Les plans pour la mise en place d'un ''Taxi-way'' sont également en préparation, selon le directeur de l'aéroport qui cite la construction de voies de roulement parallèles, l'agrandissement de l'aire de stationnement, etc. dans la liste des projets de modernisation de l'institution.
Le budget prévu pour la réfection de la piste d'atterrissage est estimé 8 millions de dollars US, ces projets seront opérationnels dans environ deux ans, a fait savoir le responsable de l'Aéroport. Une étude est lancée pour l'actualisation du Plan de Masse ( plan de développement ultérieur) de l'aéroport. Ce plan indiquera la voie à suivre pour tout processus de développement de l'aéroport pour les 40 ans à venir. A cet effet un appel d'offres a été lancé auquel 4 compagnies ont répondu. Dans deux semaines, on connaîtra l'adjudicataire.
Parmi les améliorations apportées au niveau de l'aéroport, il convient de noter le nouveau guichet de la Air France où est disponible la vente des tickets pour les gens qui ne vont pas prendre l'avion dans l'immédiat. Ceci pour éviter l'accès du grand public à l'aéroport et garantir plus de sécurité pour les occupants de l'espace. D'autres compagnies aériennes telles que American Airline et Caribinter ont également appliqué pour avoir un guichet de vente de ticket qui tout en étant situé à l'aéroport permet d'acheter les titres de voyage sans pénétrer dans l'enceinte de l'aérogare.
Une salle d'attente totalement aérée, un restaurant au premier étage, des espace disponibles pour accueillir de nouvelles boutiques, le déménagement de la Téléco, l'agrandissement des toilettes, des portes à fermeture électronique, etc. tout ceci constitue le lot des innovations déjà apportées à l'aéroport international Toussaint Louverture en attendant d'autres.
Par ailleurs, les responsables de l'AAN ont procédé jeudi à un exercice de simulation impliquant le personnel de l'AAN, le corps des Pompiers, l'OFNAC et les lignes aériennes. Ce exercice a permis de tester et de rendre plus performant le personnel de l'AAN en cas d'accident d'avion. D'autres exercices du même genre sont prévus dans les mois prochains, informe le directeur de l'Aéroport qui annonce également des travaux au niveau des aéroports de province.
Cyprien L. Gary
Source Jounal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Commentaires :
Des informations traitant de sujets à caractère plutôt positif qui ne retiennent malheureusement pas souvent l’attention des lecteurs en particulier et des citoyens en général. Les usagers fréquent de l’Aéroport Toussaint Louverture ont du constaté les travaux d’aménagement qui de réalisent pour moderniser cette institution. Ceci d’autant plus que bien souvent, les travaux dans une enceinte qui fonctionne charrient des inconvénient de haut vol.
Cependant il est rassurant de constater que de petits travaux en petits travaux, la toilette de la ville et de ses institutions avance. Ceci doit être divulgué et encouragé avec la même énergie qui se déploie pour critiquer les actions fourbes et patricides.
La fin du monopole asphyxiant de American Airlines n'est pas pour demain!
Trois ans après le désastre, enfin du concret...Au secours de fonds verrettes
Gros-cheval, Terre-Froide, Haut-morne et Soliette sont les quatre localités de la section communale de Fonds-Verrettes concernées par un projet de gestion de risques naturels initié par l'Etat haïtien d'une valeur de 1.375.000 dollars américains. Ces zones comptent parmi celles ayant été les plus dévastées par l'inondation qui a détruit Fonds-Verrettes, il y a trois ans.
L'Association haïtienne pour la maîtrise des eaux et des sols (ASSODLO), chargée d'exécuter le projet pour le compte de l'Etat veut réduire les risques d'inondation et participer au développement des zones concernées.
Pour atteindre ces objectifs, l'ASSODLO doit construire 160 citernes et procéder à la réfection de 40 toitures pour alimentation en eau des exploitants. Elle doit s'assurer du traitement de 120 hectares de ravines, de l'aménagement des versants et l'établissement des pépinières.
L'ASSODLO doit aussi assurer la formation de 1045 leaders paysans et agriculteurs, sans parler de l'aménagement du tronçon de route allant du marché de Forêt des Pins à la localité de Gros-Cheval. « L'aménagement de ce tronçon de route facilitera le transport des produits agricoles, notamment les légumes cultivés à Fonds-Verrettes, vers la capitale. Elle contribuera grandement à donner à la population une alternative à la déforestation », explique l'agronome Luc Pierre-Jean, directeur exécutif de l'ASSODLO.
Prévenir vaut mieux que guérir
« Le fait de lancer ce projet à Forêt des Pins montre que nous voulons nous attaquer enfin aux causes du problème et cesser d'intervenir sur les effets », martèle Ergin Erdem, conseiller technique de la gestion des risques et désastres au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le PNUD, a fait savoir M. Erdem, collabore avec les institutions et les organisations locales dans le but d'éviter la répétition de nouvelles catastrophes.
« La déforestation de la zone a des impacts sur Fonds-Verrettes, Soliette, Auriani, Jimani et d'autres régions proches », dit-il.
Comprenant la nécessité de prévenir plutôt que de guérir, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul A. Bien-Aimé, confirme que le gouvernement s'intéresse dorénavant beaucoup plus à la cause du problème qu'à ses conséquences. « La solution réelle du problème réside dans la protection des bassins versants », dit-il, indiquant que ce projet n'était qu'un début.
« L'Etat haïtien a besoin de 300 millions de gourdes pour résoudre définitivement le problème des bassins versants alors que l'on ne dispose que de 50 millions à travers ce projet», affirme-t-il.
Déploiements des agents forestiers
Toujours dans le but de protéger la Forêt des Pins contre ceux qui coupent les arbres illégalement, le représentant du ministère de l'Environnement, l'ingénieur Ludner Remarrais, promet le déploiement d'une trentaine d'agents forestiers d'ici la semaine prochaine. « Ces agents seront armés et postés dans la forêt», indique-t-il, arguant qu'ils travailleront de concert avec la Police nationale d'Haïti (PNH).
La Participation de la population, facteur de réussite « La population doit aider les agents forestiers car les premiers agents, c'est vous. Nous devons nous unir dans cette lutte qui vise à protéger la richesse de notre pays », reprend le ministre de l'Intérieur, essayant de convaincre la population des risques qu'elle encourt en coupant les arbres.
M. Bien-Aimé souhaite que la population et les élus locaux collaborent largement au projet. « La réussite dépend de vous », a-t-il lancé à tous, ajoutant que la réussite du projet peut aider l'Etat haïtien à convaincre d'autres bailleurs de fonds afin de résoudre définitivement le problème des bassins versants.Le projet d'urgence de gestion de risques et de désastres durera deux ans. Il est financé par la Banque mondiale et supervisé par le bureau de gestion PL-480.
Jean Gardy Gauthiergauthierjeangardy2001@yahoo.fr
A quoi servent les trottoirs ?
« Les trottoirs sont faits pour les piétons, crache le père d'un jeune écolier qu'il tient par la main en logeant un trottoir de Nazon, occupé par de rutilantes automobiles. Ici, les piétons sont forcés de marcher en pleine rue, alors que certains individus occupent les trottoirs à des fins personnelles. Personne ne dit rien... » Entre la rue Acacia et l'impasse Josué, à Nazon, plus d'une dizaine de voitures à vendre sont exposées presque chaque jour sur les trottoirs. Cet espace réservé normalement aux piétons est accaparé par un particulier qui semble être le propriétaire d'un lave-auto du même endroit, « Christophile auto stop », où d'autres voitures y sont également installées. Sur le pare-brise de chacune d'elles, une grande affiche jaune : For sale, suivi de numéros de téléphone.
12h30. Des élèves reviennent déjà de l'école. Arrivés à la hauteur de Christophile auto stop, ils quittent le trottoir et empruntent la chaussée. Les voitures, qui montent vers le carrefour de l'aéroport et qui descendent vers le Poste Marchand, les frôlent de près. Certains élèves sont en colère : « Ces voitures sur le trottoir nous ennuient tous, dit une élève du Collège Universel de Nazon, sac au dos. Arrivé à l'endroit où elles sont placées, on doit obligatoirement marcher dans la rue. Les responsables devraient prendre les mesures nécessaires avant que quelqu'un ne soit tué. »
Selon les riverains, le concessionnaire dispose ses voitures sur le trottoir depuis l'année dernière. « Après une pause de quelques mois, il a recommencé de plus belle en janvier », raconte, l'air inquiet, un résident de la zone. Une dame dans la quarantaine va plus loin. « Un poste de police se trouve à quelques pas de l'endroit où ce « concessionnaire » expose ses voitures, fait-elle remarquer. Puisque ces voitures empêchent les piétons de circuler librement, pourquoi les policiers n'interviennent pas? Ne sont-ils pas là pour protéger et servir ? » D'autres riverains pointent du doigt les autorités qui, selon eux, n'assument pas leurs responsabilités. « C'est aux responsables de la mairie de prendre les mesures qui s'imposent », déclare, l'air frustré, un jeune homme avant de traverser la rue sous les coups de klaxon d'un automobiliste, furieux. Une situation trop fréquente à Port-au-Prince, surtout dans un moment où les responsables s'adonnent à refaire les trottoirs. Nous y reviendrons.
V.J.J
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Commentaire :
Si les autorités municipales récemment élues peuvent compter dans leur bilan, la prouesse d’avoir libéré et désoccupé les trottoirs du pays, on pourra dire que plus de la moitié du chemin devant conduire à l’assainissement de la ville aura été parcourue.
Justement les autorités antérieures avaient continué à pratiquer le laisser aller néfaste à la vie en société. Ce qui dans un autre concept espacio temporel aurait pu se résoudre rien qu’avec un simple arrêté municipal aujourd’hui relève d’une action titanesque pour déraciner l’illégalité érigée en normalité et en norme.
Aujourd’hui comme hier, avant-hier, l’année dernière, il faut absolument agir. Il est déjà tard, trop tard. Peut être tout est déjà perdu. Il faut une action énergique pour rétablir la loi et l’ordre.
Dans une société pourrie par la corruption et les vices administratifs de toute sorte, dans une société habituée au marronnage de tout poil, il sera difficile de faire rétablir l’autorité de l’état si l’Etat ne fait rien pour démontrer son autorité.
Cette crise ne peut plus durer…
Hautement confidentielle... pour le moment...Le kase fey kouvri sa pou koze-n pa vante" continue...
« C'est une affaire hautement confidentielle », chuchote-on au bureau du Sénat, qui a appelé à la discrétion de ses membres quant à un présumé scandale dans le système bancaire haïtien. Des consignes de discrétion ont également été passés aux parlementaires qui ont affronté, jeudi, le ministre des Affaires sociales, Gérald Germain, et le directeur général de l'Office national d'assurances, Sandro Joseph sur cette question.
L'enjeu financier est de taille : 195 millions de gourdes !
« C'est une situation très grave qui se dessine dans cette affaire, tempête le sénateur Anacacis Jean Hector. Certains responsables de l'Etat ne se soucient guère de l'amélioration des conditions sociales des citoyens. Ils s'enrichissent tout simplement. » Le sénateur de l'Ouest a tenu ces propos à l'issue d'une séance dirigée par le président du grand Corps, Joseph Lambert, qui a décidé de traiter le dossier à huis clos.
Le ministre des Affaires sociales, a récemment dénoncé le sénateur Gabriel Fortuné, aurait exercé des pressions sur le directeur général de l'ONA pour inciter ce dernier à financer à hauteur de 159 millions de gourdes et d'un million de dollars américains (36 millions de gourdes) le redressement de la SHEC que d'aucuns estiment au bord de la faillite.
« La loi m'a fait obligation d'approuver les plans de placement des fonds de l'ONA », a répliqué le ministre Germain. Furieux des récentes accusations du sénateur Fortuné, Gérald Germain a crié à un matraquage médiatique orchestré contre sa personne. Il est de mon devoir de placer ces fonds de l'ONA là où j'estime que c'est nécessaire mais je n'ai jamais usé de ce pouvoir. »
D'autres dossiers sensibles auraient divisé le titulaire du ministère des Affaires sociales et Sandro Joseph qui a été sous le feu des projecteurs en raison de ses investissements somptueux lors de récentes festivités carnavalesques. Il ne pipait mot à sa sortie du Sénat de la République, contrairement à son ministre de tutelle qui estime que certains ont été payés pour un matraquage médiatique.
Ces brouilles bouleversent le ministère des Affaires sociales et l'ONA, dans le contexte de la campagne contre la corruption menée tambour battant par le président René Préval.
Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr
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Commentaires...
Fonctionner à huit clos, creer des commissions internes pour débattre et investiguer des conflits aussi internes, des dénonciations jamais éclaircies constituent les éléments forts du modus opérandi du corps parlementaire.
Nous autres les haïtiens nous sommes tellement habitués à vivre dans l'illégalité que nous rigolons à gorge déployée quand nous écoutons les discours du Président de la République disposé à lancer la croisade contre la corruption.
A force de pratiquer continuellement la corruption dans tous les domaines et dans toutes les sphères de la vie nationale on a du mal à croire qu'un gouvernement composé d'haïtiens arrivent à déraciner ce mal qui nous engloutit de plus en plus profondément dans la misère et dans le discrédit.
Nous sommes très inquiets quand nous apprenons que l'unité de lutte contre la corruption risque de tomber sous tutelle de ce même parlement qui pour beaucoup de gens n'est pas composé de petits anges venus du ciel.
Lutter contre la corruption est un chemin obligé si nous voulons que le pays se redresse. Il est fort déplorable de constater que la bonne volonté du Président de la République ne suffira pas pour entamer cette croisade. Seul contre tous, il aura l'occasion de dire à ces collaborateurs que celui qui est libre de pêchés lance la première pierre.
Encore des scandales non investigués ou tout simplement des enquêtes qui n'en finissent jamais...
"po dyab nou!"
samedi 2 juin 2007
"ESCALVES AU PARADIS" SUITE....Le chancelier dominicain dénoncera la campagne de diffamation contre la République Dominicaine à L’OEA.
Santo Domingo (EFE). La République Dominicaine dénoncera devant la XXXVII Assemblée générale de l’OEA la supposée campagne montée contre elle, par des organisations internationales à cause de mauvais traitement et de la discrimination infligés aux haïtiens qui résident en République Dominicaine, ont informé des sources officielles.
Le Chancelier dominicain, Carlos Morales Troncoso, qui partira demain à destination de Panama pour participer à la réunion, a déclaré aux journalistes qu’il dénoncera devant l’Organisation des Etats Américains (OEA) » les détracteurs qui vivent en diffamant la République Dominicaine.
Le diplomate essaiera que du rendez vous continental, à se célébrer la semaine prochaine, sorte une résolution qui condamne la dite campagne, et a assuré que pour cela il compte sur l’appui des chanceliers des pays membres de l’OEA ».
« Avec tous ceux-là dont j’ai parlé ils disent que ceci est injuste et que c’est tiré par les cheveux » assura le diplomate.
Morales Troncoso rend responsables de la campagne de diffamation des organisations non gouvernementales, qu’il n’a pas identifiées ; dans le rang des responsables il cite des groupes de dominicains « mauvais », dont il s’est gardé de révéler les noms, quoiqu’il assure connaître de qui il s’agit parfaitement.
« Ce sont des diffamateurs détracteurs et ennemis de la République Dominicaine, qui vivent en nous faisant perdre notre temps à nous défendre de ce type de diffamation », soutint le chancelier dominicain.
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Commentaires :
Monsieur Morales Troncoso, c’est normal que vous partiez en défense de votre pays, vous avez été nommé justement pour cela. Et on vous comprend. Comme ancien PDG du groupe Gulf and Western, vous devez être bien imbu du calvaire que vivent les haïtiens des bateyes en particulier et les travailleurs haïtiens en général.
ESCLAVES AU PARADIS ....SUITE.... SANS FIN
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Eduardo, qui préfère taire son nom de famille, est né dans un batey insalubre (baraquement d'ouvriers agricoles dans les plantations de canne à sucre) en République dominicaine de parents haïtiens dans la région de Montecristi (nord-ouest).
"J'ai travaillé 15 heures par jour depuis mon enfance comme bracero (coupeur de canne), jamais l'Etat dominicain ne m'a reconnu", explique l'homme au visage marqué, au corps brisé par le labeur. "Puis des militaires dominicains ont raflé un jour de janvier tous les Haïtiens ou ceux qui avaient l'air haïtien, les plus noirs, sur la plantation parce que nous avions protesté sur nos conditions de travail", raconte-t-il.
"Je n'ai pas pu prévenir ma femme ou mes enfants, on m'a pris le seul papier que je possédais, mon permis de travail, puis nous avons été chargés dans des bus, comme des bestiaux et déposés au milieu de la nuit à la frontière", poursuit-il dans un créole teinté de mauvais espagnol.
Depuis Eduardo est hébergé chez un cousin à Canapé-Vert, un quartier de Port-au-Prince perché sur les mornes.
Près de 90% des travailleurs agricoles des plantations de canne à sucre dominicaines contrôlées par l'Etat et par trois familles, les Vicini, les Campollo et les Fanjul, sont des migrants haïtiens ou leurs descendants.
En République dominicaine, Eduardo gagnait à peine un euro en ticket de rationnement pour une tonne et demie de canne coupée. Mais c'est plus qu'il ne peut gagner en Haïti, pays dévasté par des années d'instabilité, que la population tente de fuir parfois au prix de sa vie par la mer vers les Etats-Unis, situés à quelque 900 km ou par la terre, en République dominicaine, où entre 500.000 et 1.000.000 d'Haïtiens vivent selon le Pnud.
Parmi eux, quelque 250.000 enfants apatrides, comme Ricardo, 12 ans, qui travaillait avec sa famille sur une plantation de canne dans la région de Pédernales, au sud-ouest. "Je suis séparé de mes parents, je n'ai pas de nouvelle et ne sais pas ce que je vais faire, je ne connais personne ici", dit le jeune garçon né en République dominicaine. Il dort dans les rues de la capitale haïtienne depuis son expulsion il y a deux semaines.
"Les migrants haïtiens et leurs enfants nés en République dominicaine sont privés des droits les plus élémentaires", dénonce Gerardo Ducos, d'Amnesty International.
Malgré un arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme condamnant la manière dont la République dominicaine traite les enfants d'origine haïtienne, les autorités de ce pays continuent de refuser la nationalité dominicaine aux enfants nés dans le pays de parents sans papiers ou en situation irrégulière.
Victimes de discriminations fondées sur la couleur de la peau, la langue et la nationalité, utilisés comme boucs-émissaires des problèmes socio-économiques du pays, les migrants haïtiens ou leur descendants sont "tout particulièrement visés par les agents de l'immigration lors de contrôles d'identité, qui se soldent souvent par des détentions arbitraires, des mauvais traitements, et des expulsions collectives et massives vers Haïti (20.000 à 30.000 personnes expulsées par an), estimait Amnesty dans un récent rapport.
Comme la majorité de leurs compagnons d'infortune, Eduardo et Ricardo vont tenter de repasser la frontière clandestinement en payant un passeur qui soudoiera les militaires dominicains. "Notre vie est là-bas", disent-ils en coeur.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
vendredi 1 juin 2007
Après "Esclaves au Paradis" de Céline Anaya et les autres, le groupe VICCINI réagit...
Par Odalis Mejia.
Le groupe VICINI a annoncé un investissement de 200 millions au niveau de 34 bateyes proches de l’usine sucrière Colon, près de San Pedro de Macoris ou seront édifiés des habitations, des écoles, des drainages sanitaires et pluviaux.
Des services d’éducation, de santé et d’eau potable seront offerts à plus de 127 familles.
La nouvelle fut annoncée par Campos Moya, vice-président du service de communications du groupe, en présence de David Luther, de l’Institut Dominicain de Développement Intégral (IDDI), entité qui s’occupera de l’administration des œuvres, dont le début est prévu lundi prochain.
De Moya a informé que l’idée c’est de refondre ces bateyes en trois grands conglomérats avec tous les services nécessaires, avec y compris des locaux destinés à la Police Nationale, tout en considérant que ces œuvres marqueront une révolution de l’industrie sucrière de la République Dominicaine.
Il détailla qu'étant donné que les fils des travailleurs de la canne à sucre font partie de leur préocupation, le consortium a débuté il y a quelques mois la construction d’un établissement scolaire proche de l’usine sucrière Colon pour un montant de 30 millions de pesos, établissement qui logeront une bibliothèque, des installations sportives, centre informatique et autres facilités, ce qui fera de cet établissement scolaire le principal centre d’enseignement de la zone Est du pays.
Luther a dit que les maisons seront préfabriquées et résistantes et s’étendront sur 63 mètres carrés. Il n’ pas été encore annoncé sur quelle modalité ces maisons seront attribuées.
Il a exprimé qu’il n’avait pas encore vu une entreprise aussi disposée à transformer les communautés et ses employés, ce qui est attribué à la conjoncture de la relève générationnelle que traverse le groupe VICINI et au processus de mécanisation de ses entreprises.
De Moya a assuré qu’au niveau des bateyes, on accordera une attention prioritaire à la population des vieux et aux enfants, en soutenant que depuis tríos ans, ils appliquent le système de sécurité sociale appuyé sur 17 cliniques et un ARS.
Il informa que le Groupe VICINI posède un total de 34 bateyes localisés dans trois usines sucrières ou résident plusieurs centaines de familles, l’entreprise a donc considéré que « l’amélioration de leur qualité de vie est profitable à l’industrie et à la société dominicaine ».
Luther et De Moya ont offert les informations au cours de leur participation au programme matinal intitulé « EL DIA » que présente le journaliste Huchi Lora, qui précisément ha réalisé des documentaires qui reprennent les conditions dans lesquelles vivent les travailleurs des bateyes.
Il a fait le point en disant que le Groupe VICINI est entrain de concevoir un code de responsabilité social et qu’en plus il embauchera une personne responsable des affaires sociales et coopératives, de la même façon dont cela se fait dans certains pays d’Europe, moyennant lequel il est assuré que ce consortium sera pionnier au niveau du pays.
Article publié (le 25/05/07)sans préciser la source sur le forum de MOUN (http://www.moun.com) en espagnol traduit par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.
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On est tombé par hasard mais avec une certaine satisfaction sur cet article qui aurait été publié une semaine après la réalisation du colloque « Esclaves au Paradis » à Paris et d’autres débats qui ont eu lieu dans plusieurs villes de France.
Cet article, sans rentrer dans les détails, semble vouloir donner raison aux promoteurs d’Esclaves au Paradis. En effet d’après les reportages de la presse, présente lors des débats de Paris, le groupe VICINI, pointé du doigt et mis sur le banc des accusés avait orchestré une vaste campagne pour démonter les arguments de ceux qui les accusent de fomenter l’esclavage moderne.
Parmi les actions rentrant dans le cadre de la contre-offensive du consortium VICINI, il a été mentionné un film diffusé sur Internet, et le témoignage de deux ouvriers haïtiens venus directement des bateyes invités par la famille VICINI pour démontrer qu’il n’existait pas d’esclavage en République Dominicaine.
Toujours est il qu’une semaine après le colloque le groupe VICINI annonce des investissements millionnaires pour humaniser la face des bateyes appartenant au groupe VICINI.
Nous voulons dans un premier temps accepter la bonne volonté et la bonne fois du groupe dans cette tentative d’améliorer les conditions de vie dans les bateyes.
Ceci nous permet de féliciter sincèrement le travail de Céline Anaya-Gauthier d’où est partie l’étincelle pour embraser par la suite la conscience collective. Ceci nous permet de reprendre ce dicton qui reconnaît qu’aucune forteresse ne soit imprenable ; il suffit de savoir l’attaquer.
Sans « Esclaves au Paradis » le groupe VICINI n’aurait sans doute pas annoncé cet investissement.
Maintenant il faut surveiller d’une part le déroulement des travaux pour avoir une idée de l’adéquation entre ce qui est annoncé et ce qui se fait dans la pratique.
Nous voudrions croire aussi que l’amélioration des infrastructures au niveau des bateyes permettra un changement dans les conditions de vie de tous les habitants des bateyes et que les haïtiens et leurs descendants ne soient pas exclus.
Imagerie virtuelle: Haïti leader de la Caraïbe
« Haïti dispose actuellement de l'unique laboratoire d'innovation technologique de la Caraïbe», s'enorgueillit Patrick Attié, vice-recteur de l'Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti (ESIH), où est installé le laboratoire. Avec quatre de ses anciens étudiants spécialisés en innovation technologique en France, Patrick Attié s'est donné pour objectif de faire d'Haïti un pays compétitif dans ce domaine.
Il n'est pas le seul à vouloir ce qu'il y a de mieux en cette matière pour notre pays. Les autres dirigeants de l'institution partagent eux aussi son rêve. Pour preuve, ils ont investi quelque 200 mille dollars US dans la mise en place du laboratoire. D'autres investissements seront nécessaires. En ce moment, le programme permet de présenter de façon virtuelle n'importe quel élément de la réalité. Contrairement à l'internet, il ne permet pas seulement de visualiser, mais aussi de s'immerger dans un monde virtuel. Ceux qui visitent le laboratoire installé à l'ESIH peuvent déjà en faire l'expérience. Grâce à un casque équipé d'un petit écran, le visiteur peut être transporté dans une ancienne maison, une ville, etc. D'un simple mouvement de la tête, il peut contempler meubles et tableaux, marcher à travers des corridors virtuels, éviter un trou béant dans le plancher avec les mêmes sueurs froides que s'il était dans une vraie maison, etc.
L'équipe de M. Attié a ainsi numérisé, à partir de photographies, le Parc historique de la Canne à Sucre, qui sera bientôt disponible sur DVD en images virtuelles. « C'est le premier site haïtien que le groupe va mettre en image virtuelle, indique M. Attié, un Français travaillant depuis 20 ans en Haïti. A l'aide d'une manette, on aura la possibilité de marcher virtuellement dans le parc. Comme dans un musée, un guide retracera son histoire. On pourra aussi lui poser quelques questions. » Cette innovation technologique peut être utilisée dans tous les domaines : psychologie, aménagement du territoire, urbanisme, architecture, tourisme, etc. « Avant de réaliser n'importe quelle construction, on peut la mettre en image virtuelle », explique le vice-recteur de l'ESIH.
Patrick Attié croit dur comme fer que ce genre de programme constitue une planche de salut pour Haïti. « C'est une nouvelle possibilité qui est offerte à Haïti. Les Haïtiens pourraient l'utiliser pour faire la promotion de leurs plages et de leurs sites historiques. En un mot, pour relancer le secteur touristique. » Il n'y a pas que le tourisme qui peut profiter des avantages de l'innovation technologique appliquée au monde virtuel. Ce dernier peut aussi servir à des fins de formation, de sensibilisation, d'éducation, etc. Le groupe dirigé par le vice-doyen de l'ESIH et composé de Didier Desmangles, Sandja Télémaque, Ruth Bazelais Pierre et Willy Augustin a le projet de réaliser une application qui aura pour objectif de combattre la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH/Sida. Le programme d'innovation technologique appliquée à la réalité virtuelle en est à ses débuts en Haïti.
Les responsables de l'ESIH se proposent de le diffuser partout dans le pays. En partenariat avec deux universités françaises, l'Institut des sciences et techniques de l'ingénierie d'Angers (ISTIA) et l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers (ENSAM), ils comptent ouvrir d'ici octobre prochain un programme de maîtrise dans le domaine. Les licenciés en informatique, électronique et les autres filières scientifiques pourront décrocher un master II, soit en innovation technologique ou en marketing de l'innovation technologique.
Le projet a le soutien de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF). Deux Haïtiens actuellement en voyage d'études en France - l'un au niveau du doctorat, l'autre de la maîtrise - doivent rejoindre leurs collègues déjà sur le terrain.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Des non-voyants regardent l'avenir autrement
Bedjoanne Sulface, Eddy Lemaire et Berline Sima sont les récipiendaires du Prix Khétia Althémany Sorel des meilleurs élèves non-voyants de l'année. Cette distinction leur a été accordée jeudi lors d'une cérémonie organisée par la Société haïtienne d'aide aux aveugles (SHAA), à l'occasion de la Journée caribéenne des aveugles. Ces récipiendaires ont été récompensés pour avoir réussi avec brio l'année dernière aux examens du baccalauréat 1e et 2e partie.
Recevant son certificat d'excellence et une somme de 5.000 gourdes offerte par la Unibank, Bedjoanne Sulface, une ancienne élève du collège Yves Albert Boucher, y voit un grand effort de compréhension de la situation des non-voyants dans le pays. « Nous avons été longtemps négligés, c'est bon signe qu'on pense à nous maintenant », s'est-elle réjouie tout en évoquant le contexte difficile dans lequel les non-voyants font leurs études en Haïti. « C'est avec détermination et courage que je suis parvenue à boucler mes études classiques, le chemin n'a pas été facile. Nombreux sont ceux qui ont échoué et qui ont abandonné en chemin », a regretté Mlle Sulface. Pour Eddy Lemaire, élève de philo au lycée Anténor Firmin, cette journée témoigne d'une certaine reconnaissance sociale vis-à-vis des non-voyants. « Elle est annonciatrice d'une nouvelle ère et désormais les handicapés visuels peuvent regarder l'avenir autrement », a affirmé Eddy Lemaire. Remerciant la SHAA pour avoir financé ses études classiques pendant sept ans, le récipiendaire sollicite l'appui des secteurs public et privé pour pouvoir continuer ses études universitaires.
Invité spécial à la cérémonie, le Dr Michel Péan, secrétaire d'Etat à l'intégration des handicapés, a, au nom du gouvernement, renouvelé sa détermination de travailler à l'amélioration de la situation des non-voyants dans le pays. 80.000 handicapés visuels sont recensés en Haïti. Ces derniers représentent 1% de la population. « Notre rêve, c'est de parvenir à une intégration massive de ces personnes. Mais nous ne pouvons y arriver sans l'appui inconditionnel de tous les secteurs vitaux du pays.»
M. Péan a profité de l'occasion pour informer la presse de deux initiatives majeures que son administration compte entreprendre dans les prochains jours : la mise sur pied d'une banque de matériel indispensable à la réadaptation et une campagne de sensibilisation à grande échelle. « Voilà pourquoi le prix Khétia Althémany Sorel des meilleurs élèves non-voyants de l'année institué par la SHAA est à féliciter», a déclaré le secrétaire d'Etat.
Le prix Khétia Althémany Sorel porte le nom d'une Haïtienne courageuse qui s'était donnée corps et âme à la cause de cette catégorie négligée en Haïti. Il vise à encourager la scolarisation des personnes handicapées de la vue, revaloriser les personnes frappées de cécité et sensibiliser l'opinion publique haïtienne sur les droits à l'éducation des enfants aveugles et déficients visuels. Le bénéficiaire du prix doit être un non-voyant acceptant le programme de réadaptation de la SHAA. Il doit être affilié à ladite institution et réussir une bonne année académique.
Nélio Joseph
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Commentaires :
Nous avons attendu une action, un mot en faveur du village des aveugles de Montegrande. Nous voulons croire que les habitants de cette région sont inclus en priorité dans les différents programmes de cette nouvelle entité gouvernementale.
La nuit, les trottoirs sont réhabilités...Du Positif...
Depuis la mi-avril, les habitants de Lalue, de Musseau (Delmas 48) et de la rue Métellus (Route de Frères) connaissent le bonheur de circuler sur des trottoirs fraîchement refaits. Un événement tellement rare en Haïti que, de mémoire d'homme, personne ne rappelle la dernière qu'on a vu une initiative pareille. Pas étonnant que tous s'en félicitent. « On ne voit pas cela tous les jours, se réjouit un septuagénaire du quartier de Musseau, où l'on effectue actuellement des travaux de réhabilitation des trottoirs. Réparer ou construire des trottoirs est des plus ordinaire partout ailleurs, mais en Haïti, le fait n'est pas banal. J'applaudis des deux mains les actuels dirigeants des Travaux publics pour cette initiative.» Le tronçon de route compris entre Delmas 19 et Delmas 48 ; celui de la rue Marcadieu (Bourdon) jusqu'à l'extrémité de la Rue Panaméricaine (Pétion-Ville) ; la Route de Frères ; la route de Nazon et de Christ-Roi ; la portion de route allant de Fontamara 49 à Martissant 1 ; celle reliant Thor 67 à Waney 89... sont les zones où les trottoirs vont faire peau neuve. "C'est grâce à un financement du Trésor public que le ministère des Travaux publics, Transports et Communications procédera bientôt à la réfection de tous les trottoirs bordant ces tronçons de route, dit un haut responsable du ministère sous couvert d'anonymat. Ceci, dans une perspective d'amélioration des voies de circulation à travers toute la zone métropolitaine."
Autre innovation, la majorité des travaux sont effectués durant la nuit. Ceci pour éviter d'obstruer la route aux heures de pointe et pendant le reste de la journée. A partir de 21 heures, des camions et d'autres engins lourds du MTPTC s'affairent sur plusieurs artères de la zone métropolitaine. Éclairés par de grands projecteurs, des dizaines de travailleurs s'activent sur les trottoirs. "Malgré la nuit, on travaille sans trop de difficulté", dit l'un d'eux.
Marcelin, un maçon corpulent faisant partie du quart de nuit pour la réfection des trottoirs sur la route de Bourdon, aime bien travailler quand la circulation automobile n'est pas trop dense. « Nous ne dérangeons pas les automobilistes et nous non plus ne sommes pas dérangés durant notre travail », explique-t-il, avant de retourner vivement à son travail. Interrogés sur la question de sécurité, la majorité de ces travailleurs répondent qu'ils ne craignent rien du tout, car les habitants des zones touchées par ces travaux sont tellement contents qu'ils veillent sur eux.
Si ces travaux de réhabilitation des trottoirs réjouissent le coeur de bien des gens, d'autres sont plutôt pessimistes quant à l'avenir de cette initiative. Car, s'interrogent-ils, « à quoi servent des trottoirs neufs si les piétons n'y ont même pas accès ». En effet, à Port-au-Prince et dans beaucoup d'autres villes du pays, les trottoirs ne servent pas seulement qu'à la circulation piétonne. Le petit commerce, les garages de rue, les ferronniers, les menuisiers, les tenanciers de borlette, de matériaux de construction... occupent anarchiquement les trottoirs, obligeant les piétons à prendre la chaussée, au risque de se faire heurter par les automobiles.
Rien pour inquiéter notre fonctionnaire des Travaux publics. "Avant même d'entamer ces travaux, nous avons eu des rencontres avec les maires de ces différentes zones pour la récupération des trottoirs. Tout ça va changer bientôt ».Vérification faite aux Mairies de Port-au-Prince et de Delmas, on a effectivement commencé à chasser les occupants illégaux des trottoirs de certaines routes et quartiers. Toutefois, des mesures drastiques et systématiques doivent être prises pour leur libération définitive. Car, comme un yoyo, les petits marchands reviennent constamment à la charge. Mais tenons-nous en aux promesses des maires qui ont clamé à leur installation que durant leur mandat les trottoirs serviront aux piétons, les routes aux véhicules et les marchés aux marchands. Parce que si l'État décide de faire le trottoir, cela doit être pour de bon.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Guy Philippe fait des révélations embarrassantes
L'ex-commandant de l'organisation paramilitaire dénommée Front de résistance nationale (FRN), Guy Philippe, vient de dénoncer dans la presse les anciens mécènes qui ont financé le mouvement armé ayant conduit au renversement du président Jean-Bertrand Aristide en février 2004.Guy Philippe n'a pas ménagé ses mots à l'endroit de ses anciens fournisseurs d'armes, de munitions et d'argent lors de la lutte armée entreprise à partir de la République dominicaine en 2003. L'opposition « officielle » avait jusqu'ici toujours nié avoir entretenu des relations avec les rebelles, dont Guy Philippe était le chef. Mais le pouvoir Lavalas avait toujours insinué qu'une frange du secteur privé des affaires était alors de connivence avec « le bras armé de l'opposition».
Peu après l'arrestation de son compagnon d'armes aux Gonaïves, Wilfort Ferdinand alias Tiwil, le 26 mai en cours, Guy Philippe est sorti de son silence pour dénoncer des membres du secteur privé des affaires et de la classe politique qui auraient financé son mouvement et qui aujourd'hui feignent d'ignorer la provenance des armes du FRN.
Embarrassantes, n'est-ce pas ?Sur les ondes de Signal FM, l'ex-chef des rebelles s'est dit « étonné d'entendre des membres du secteur des affaires s'interroger sur la provenance de l'arsenal » que le Front avait à sa disposition pour rendre possible les événements du 29 février 2004. André Apaid Jr du Groupe des 184+, Evans Paul de KID/Alyans, l'ancien sénateur Dany Toussaint du MODEREH, Serges Gilles du PANPRA (NDLR : FUSION actuellement) et Himmler Rébu du GREH font partie des mécènes identifiés publiquement par Guy Philippe.
Le Nouvelliste a tenté de rencontrer les personnalités mises en cause par l'ancien commissaire municipal de police de Delmas. La plupart d'entre elles ne seraient pas à Port-au-Prince pour le moment. Cependant, deux d'entre elles, Serge Gilles de la FUSION et Himmler Rébu du GREH, ont admis avoir rencontré à plusieurs reprises Guy Philippe en Haïti et/ou en République dominicaine avant le départ d'Aristide.Profil bas et démentis
Toutefois, la plupart des accusés se sont inscrits en faux contre les allégations de Guy Philippe les concernant. Cependant, l'un d'entre eux n'écarte pas la possibilité que l'ex-chef des rebelles ait été effectivement financé, en armes et en munitions, par certains membres de l'ancienne opposition à Aristide.En effet, l'ancien candidat à la présidentielle du 7 février 2006, Serge Gilles, reconnaît avoir rencontré à plusieurs occasions le chef des rebelles. Mais il nie avoir financé son mouvement armé. « Je n'ai rien à voir ni de près ni de loin avec ce qu'il dit. Tous ceux qui me connaissent doivent rire en entendant de telles déclarations », a laissé entendre l'ancien leader du PANPRA.
« Tout ce qu'il dit me concernant sont des inventions pures et simples », a-t-il ajouté, arguant que la Convergence démocratique, dont le parti PANPRA était membre, était « favorable à des méthodes pacifiques pour venir à bout d'Aristide». Une part de vérité !« J'ai effectivement rencontré à deux reprises le commissaire Guy Philippe en République dominicaine, a renchéri, pour sa part, Himmler Rébu. On a discuté d'Haïti et des problèmes auxquels il est confronté en territoire voisin. Mais il n'a jamais été question d'une affaire d'armes, ni d'argent », s'est ravisé le leader du GREH, rappelant que Guy Philippe était alors en exil en République Dominicaine.
M. Rébu n'écarte pas l'éventualité que des membres de l'ancienne opposition à Aristide aient financé la rébellion du Nord et de l'Artibonite conduite par Guy Philippe et consorts. « Je crois qu'il peut avoir un peu de vérité dans ce qu'il dit. Il y a certainement des gens qui lui ont apporté de l'aide, soit en argent, soit en armes et/ou en munitions. Mais en ce qui me concerne, il n'a jamais fait de sollicitation. Et c'est ce mélange, cet amalgame qui me dérange », a encore avancé le colonel des FAD'H.
Les révélations de Guy Philippe surviennent dans le contexte où des membres de l'ancienne armée cannibale, alliée du FRN, viennent d'être arrêtés aux Gonaïves pour avoir fait du tort à la population civile. Wilfort Ferdinand dit Tiwil, un ancien expulsé des Etats-Unis, a été appréhendé aux Gonaïves sous l'accusation d'avoir tué une fillette de six ans, Francesca Gabriel, en octobre 2004. Wilfort Ferdinand avait, dans des déclarations dans la presse, formellement reconnu avoir commis ce crime.Perquisitions, confiscations et arrestations
Mardi soir et mercredi matin, la police des Gonaïves et la MINUSTAH ont opéré des perquisitions dans plusieurs maisonnettes et dans les locaux d'une station de radio communautaire à Raboteau, fief de Tiwil. Des munitions, trois véhicules, de la cocaïne et d'autres objets ont été confisqués chez Tiwil et son compagnon d'armes, Jerry Bien-Aimé. Des chargeurs et de munitions pour armes de différents calibres ont été retrouvés. Parmi les trois véhicules, l'un portait une plaque d'immatriculation Service de l'Etat. Des appareils photo, des téléphones cellulaires et une somme de 25.000 gourdes ont été également saisis. Une vingtaine de personnes ont été appréhendées par les forces de l'ordre lors de cette descente des lieux dans ce quartier populeux réputé pour ses mouvements subversifs cycliques.
En dépit de tout, Guy Philippe prend quand même la défense de son ex-compagnon d'armes, Wilfort Ferdinand, transféré depuis à Port-au-Prince pour être interrogé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Toutefois, en ce qui concerne les crimes de droit commun commis par ce dernier dans la Cité de l'Indépendance après le départ du président Aristide, l'ancien chef paramilitaire estime « normal que Tiwil réponde devant la justice des faits qui lui sont reprochés».
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Commentaires :
La fin ne justifie-t-elle pas toujours les moyens ?
Pourquoi ressent–on une telle peur à avouer sa participation dans l’insurrection qui devrait aboutir au départ de Jean Bertrand Aristide ?
Les déclarations de Guy Philippe contiennent probablement des vérités que l’on voudrait cacher.
Que celui qui ne voulait pas le départ de Jean Bertrand Aristide fasse un pas en avant.
Importante saisie de drogue en Haïti : 420 kilos de cocaïne interceptés, 10 suspects dont 4 policiers et 2 colombiens arrêtés
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Police internationale des Nations Unies (UNPOL) ont procédé jeudi à la saisie de 420 kilogrammes de cocaïne et à l’arrestation de 10 individus dont quatre policiers haïtiens, ont annoncé la PNH et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Répartie en 14 gros paquets bien scellés, la drogue qui arrivait des Côtes de Fer (Sud-Est), a été interceptée à hauteur de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince) lors d’un contrôle sur la nationale #2.
"Une longue course-poursuite a été engagée avec des voitures qui refusaient de répondre à l’injonction de la police haïtienne. Nous avons alors fait appel à la MINUSTAH", a affirmé un policier ayant participé à l’opération.
Outre les quatre membres de la PNH, quatre civils de nationalité haïtienne et deux ressortissants colombiens ont été appréhendés. Transférés à Port-au-Prince sous forte escorte militaire onusienne, ils ont été remis à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Tous ces prévenus devraient comparaître dans les prochains jours devant leur juge naturel.`
" Nous avons saisi environ 420 kilos de cocaïne et interpellé une dizaine de personnes dont deux Colombiens qui transportaient la drogue avec des policiers haïtiens", a indiqué le porte-parole de la police nationale d’Haïti (PNH). Il précise que trois fusils d’assaut et des armes de poing ont été également confisqués.
La drogue sera acheminée à l’agence anti-drogue des Etats-Unis (DEA), précise la MINUSTAH dans un communiqué. Sa valeur marchande est estimée à plus de 8 millions de dollars par la PNH. "Il s’agit de la plus importante saisie de drogue réalisée par la police haïtienne depuis le début de l’année et la deuxième plus importante réussie par l’institution de sa création il y a 13 ans", soutient le commissaire Lerebours.
Trois véhicules transportaient la précieuse cargaison vers Port-au-Prince. L’un d’eux, une Nissan Patrol appartenant à la maison de location de voiture Deluxe Rent A Car, portait une plaque d’immatriculation officielle, selon la police.
Le troisième véhicule a eu le temps de prendre la fuite, ses occupants ayant repéré à distance la présence du barrage de police.
A la suite de cette action spectaculaire, qui a mobilisé différentes unités de la Police Nationale dans le cadre d’une alerte générale, les forces de l’ordre, accompagnées d’un juge de paix, ont perquisitionné jeudi soir la résidence d’un des prévenus à Laboule 12 (banlieue est de Port-au-Prince). Des armes de guerre y ont été saisies.
La mission onusienne souligne que "la réussite de cette opération conjointe est à inscrire dans le cadre d’une campagne en cours contre le trafic illicite de stupéfiants en Haïti, devenu un lieu de transit significatif pour la drogue acheminée aux Etats-Unis".
Malgré la croisade anti-drogue annoncée par le Président René Préval dans diverses interventions ici et à l’étranger, le rôle d’Haïti dans le narcotrafic international demeure une source d’inquiétude grandissante pour les Etats-Unis. De récents rapports américains ont fait état de fréquentes liaisons aériennes suspectes entre le Vénézuéla, Haïti et la République Dominicaine d’où sont exportées des cargaisons de cocaïne à destination des marchés américain et européen.
Des experts dominicains et de la DEA doivent diriger dans les prochains jours à Port-au-Prince des séances d’entraînement à l’intention des agents du Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) en vue de donner un coup d’accélérateur à la mobilisation contre les narcotrafiquants en Haïti. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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420 kilos de cocaïne pour un montant de huit millions de dollars, des civils, 4 policiers et deux colombiens, un prévenu résident à Laboule, voilà autant d’indices permettant de faire le diagnostic précis du problème de trafic de drogues en Haïti.
Une charge de cocaïne circulant « librement » avec la bénédiction de certains agents de la Police Nationale d’Haïti. Le prévenu n’habite pas cité soleil ou Martissant mais laboule, quartier chic des hauteurs en banlieue !
Le prix 8.000.000 de dollars.
Cette transaction vient de très haut. Des secteurs puissants manipulant beaucoup de secteurs de la vie nationale.
Les policiers corrompus arrêtés ont sans doute reçu l’ordre de protéger la cargaison.
Les éléments pour une enquête au sommet sont là. Présents. Comme le nez au milieu de la face.
En suivant les branches et les ramifications on peut sans aucun problème atteindre le tronc et la racine de l’arbre.
Les forces de l’ordre et les secteurs concernés ont-ils suffisamment dans les pantalons pour pouvoir secouer cet arbre aux racines profondes et nombreuses ?
En attendant, nous sommes plus proches de la fameuses phrases de la chanson « Merci » de notre Ansy Dérose National ou il écrit « Mèsi, pou lanmou ke ou ban mwen, kase fèy kouvri sa, pou koze-m pa vante ».
Graves inondations dans le Nord, le Nord-Est et le Nord-Ouest d’Haïti
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
Des inondations provoquées par des pluies diluviennes enregistrées depuis lundi dans différentes régions d’Haïti ont affecté plus de 2.600 maisons à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) et coupé cette commune du reste du pays, a indiqué le maire principal Gaston Estima au micro du correspondant régional de Radio Kiskeya.
Aucune victime n’a été encore enregistrée. Cependant, la vie est paralysée à Saint-Louis du Nord dont les habitants ont fui massivement vers les montagnes, selon l’élu visiblement alarmé.
Le pont reliant la Commune et Port-de-Paix, chef-lieu du département du Nord-Ouest, a été sérieusement endommagé dans la nuit de mercredi à jeudi. La circulation automobile était pratiquement impossible. Les véhicules de transport public ont dû rester en stationnement.
Des pertes importantes de marchandises et des dégâts dans les plantations agricoles ont été également rapportés.
Le maire Estima a souhaité l’intervention d’urgence des autorités compétentes en vue de porter secours aux nombreux sinistrés recensés.
Ailleurs, dans le Nord-Ouest, des sentiments d’inquiétude gagnaient la population particulièrement à Port-de-Paix où la pluie ne s’est arrêtée que jeudi matin. Aucun bilan d’éventuels dégâts n’était disponible.
Dans le Nord-Est, des inondations ont touché mercredi soir des localités de Ouanaminthe et de Fort-Liberté à la frontière haïtiano-dominicaine où les sinistrés n’étaient pas encore dénombrés. La situation était similaire au Trou du Nord (Nord).
Dans cette région, la commune de Limonade avait déjà connu des moments difficiles mardi soir à cause d’une pluviométrie supérieure à la normale.
En raison du croisement de deux systèmes localisés entre Haïti et la Jamaïque, le niveau d’alerte est passé mercredi de jaune à orange avec de sérieux risques d’inondations et de glissements de terrain à l’échelle nationale. Le plan national de gestion des risques et désastres activé depuis le début de la semaine a été maintenu.
Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres a appelé les résidents des zones à risques à faire preuve de la plus grande prudence et à se déplacer en cas de menaces d’aggravation de la situation. Ils sont particulièrement priés d’éviter les rivières en crue et les ravins.
Des brigades de la protection civile ont été dépêchées dans plusieurs régions afin de procéder à l’évaluation des besoins et de déterminer les mesures à envisager.
Après quatre jours consécutifs de pluies alternées, le temps restait maussade jeudi à Port-au-Prince.
Le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Sémelfort, a indiqué à Radio Kiskeya qu’aucune amélioration des conditions météo n’est attendue avant samedi.
La semaine dernière, des pluies torrentielles avaient fait au moins cinq morts et une douzaine de blessés dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne.
La saison cyclonique, qui s’ouvre officiellement vendredi (1er juin) pour s’achever le 30 novembre, pourrait être de toute l’histoire l’une des plus actives dans l’Océan Atlantique, selon les prévisions du Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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L'angoisse nationale avec l'arrivée de la saison des pluies et des cyclones. Les ombres et les spectres qui hantent les décombres de Fonds Verrèttes et des Gonaïves parcourent lensemble du territoire national pour semer l'angoisse et la peur ....
jeudi 31 mai 2007
Cineastas venezolanos cuestionan financiamiento de film de Danny Glover
La coproducción, un filme sobre el líder independentista haitiano Francois-Dominique Toussaint Louverture, tiene un presupuesto de 30 millones, y la Villa del Cine, adscrita al ministerio de la Cultura de Venezuela, aportará 18 millones de dólares.
"La cantidad que nuestro gobierno le acaba de asignar a su proyecto, de manera discrecional y secreta, serviría para financiar 36 películas venezolanas", dice la carta dirigida al actor de "Arma Mortal".
"Procedimientos como el utilizado por usted ante nuestro gobierno para financiar su proyecto son un precedente desmoralizante y poco formativo para las generaciones futuras del cine venezolano", dice el texto, que critica la falta de concurso en este caso.
Según los cineastas, el mensaje a los jóvenes sería "que no hay que concursar, no hay que competir, porque resulta más eficaz hacerse de favores políticos para realizar las películas".
Glover, presidente del Foro TransAfrica y quien debutará como director con este filme, ha apoyado al gobierno del presidente Hugo Chávez.
En su carta, los cineastas señalaron que "sin que se trate de resentimientos, es el Sr. Glover quien debería de traer dólares a Venezuela".
El ministro de Cultura de Venezuela, Francisco Sesto, defendió la coproducción con Glover, al asegurar que "los recursos asignados a este film se invertirán únicamente en Venezuela y no saldrán al exterior".
"De esta manera, generarán empleo y arrojarán una enorme experiencia al cine nacional", indicó en una carta pública.
El ministro afirmó además que "pensar que con esto se le está quitando dinero al cine nacional es necedad, pues estos recursos no salen del presupuesto ordinario, sino de un crédito adicional".
AFP
Une vingtaine d’arrestations lors d’une descente des forces de l’ordre aux Gonaïves
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
Une vingtaine d’individus ont été arrêtés et des munitions confisquées lors d’une descente militaro-policière mercredi dans le quartier populaire de Raboteau aux Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince) où se trouve la base du chef de gang Wilfort Ferdinand dit "Ti Will", incarcéré depuis samedi.
Des policiers haïtiens et des soldats onusiens ont perquisitionné les résidences de Ti Will et de Jerry Bien-Aimé, un autre redoutable leader de "L’armée cannibale". Des chargeurs et munitions pour armes de différents calibres ont été retrouvés. Trois véhicules dont un immatriculé Service de l’Etat, des appareils photo, des téléphones cellulaires, une substance soupçonnée d’être de la drogue et une somme de 25.000 gourdes (environ 600 dollars) ont été également confisqués.
Les personnes arrêtées sont impliquées dans des activités de banditisme et doivent être déférées rapidement devant les autorités judiciaires compétentes, selon le nouveau commissaire de police des Gonaïves, Ernst Dorfeuille. Il accuse Ti Will et ses acolytes d’avoir entraîné des habitants de certains quartiers populaires dans la consommation de la drogue et la délinquance.
M. Dorfeuille assure que l’offensive lancée contre les gangs ne s’arrêtera pas.
Wilfort Ferdinand a été capturé samedi dernier dans une station de radio de la Cité de l’indépendance, au cours d’une opération très musclée qui avait fait un mort et plusieurs blessés. Il est accusé d’avoir tué, en octobre 2004, une fillete de six ans, Francesca Gabriel, un crime que l’intéressé avait reconnu avoir commis.
Ti Will a été l’un des principaux fers de lance de "L’armée cannibale", un puissant gang sponsorisé par Lavalas mais qui, pour se venger de l’assassinat de son chef Amiot Métayer dit "Cubain", en septembre 2003, avait déclenché une rébellion armée contre Jean-Bertrand Aristide. Parallèlement, dans le reste du pays, une opposition pacifique d’une grande diversité politique et sociale affrontait le Président Lavalas qui allait démissionner en février 2004 et s’exiler en Afrique avec ses proches. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Des descentes inattendues dans les quartiers chauds, des check points élevés sans avertir dans différentes artères de la capitale et les grandes villes de province sont les activités qui doivent s'instaurer de façon normale et fréquentes dans l'agenda des forces de l'odre.
Ces actions provoqueront un double effet. Elles sauront rassurer la population et dissuader les bandits. Ne as les réaliser voudrait dire que le pays et la population sont livrés à la merci de gangs armés.
Le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle son soutien au gouvernement haïtien et à la MINUSTAH
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré son "fort appui au gouvernement haïtien et à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dans leurs efforts conjoints visant à maintenir la stabilité et à réaliser des progrès en Haïti", lors d’une rencontre mercredi après-midi avec le représentant spécial du Secrétaire général, Edmond Mulet.
Dans une déclaration rendue publique jeudi à New York, l’ambassadeur adjoint des Etats-Unis à l’ONU, Alejandro Wolff, dont le pays exerce au cours mois de mai la présidence tournante du Conseil de sécurité, souligne que le diplomate guatémaltèque a présenté un compte-rendu des récents développements enregistrés en Haïti. Après avoir entendu son exposé, les quinze membres de l’organe suprême des Nations Unies ont exprimé leur satisfaction face aux efforts entrepris actuellement par la MINUSTAH en vue d’appuyer la Police Nationale d’Haïti dans la "lutte contre la violence des gangs". Ils ont également salué les "initiatives visant à mettre en application le plan de réforme de la PNH, particulièrement le début du processus d’épuration et souhaité que des efforts supplémentaires soient déployés afin de faire avancer le processus de réforme du système judiciaire".
Le Conseil de sécurité s’est félicité du travail réalisé par la MINUSTAH qui a permis le bon déroulement du cycle des élections de 2006 et a appelé les casques bleus à apporter la sécurité et le soutien logistique nécessaires à l’organisation des sénatoriales prévues en automne prochain.
Un tiers des 30 sièges du Sénat doit être renouvelé tous les deux ans, selon la constitution haïtienne.
Les membres du Conseil de sécurité se déclarent, d’autre part, "déterminés à continuer à observer de près l’évolution de la situation et à travailler en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes afin de "consolider les progrès réalisés et d’assurer un environnement stable capable de favoriser la gouvernance démocratique, la croissance économique et la distribution de l’aide humanitaire".
Avant d’arriver à New York, Edmond Mulet a effectué une visite au Canada -son pays d’origine- au cours de laquelle il n’a pas écarté une résurgence de la violence en Haïti en réaction à l’offensive annoncée du Président René Préval contre la corruption.
Successeur du chilien Juan Gabriel Valdés, l’ambassadeur guatémaltèque dirige depuis juin 2006 la mission onusienne qui compte environ 8.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Du Je m'aime.. je m'adore!
ROUMAIN SOCIAL VOUS CONNAISSEZ ?
Nous proposons cet article, magnifique dans son contenu, publié par Alterpresse à la considération de ceux-là qui par manque de temps sont devenus des lecteurs d’informations de deuxième, troisième voire quatrième main. Il peut éventuellement servir de source d’inspiration à ceux-là qui travaillent dans le monde associatif et se retrouvent à cours d’idées ou en quêtes de partenaires fiables.
L’association « Roumain social » revêt une importance de marque pendant les célébrations de l’année JACQUES ROUMAIN.
Pourquoi ne pas « joindre l’utile à l’agréable » en réalisant un buffet-débat autour de l’auteur de Gouverneurs de la rosée et que les fonds recueillis soient destinés et utilisés au profit des œuvres de cette association ?
Bonne Lecture à tous !
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Haiti : Faire vivre l’esprit de Jacques Roumain dans des activités sociales à Gros-Morne
jeudi 31 mai 2007
Depuis 7 ans, une association dénommée « Roumain Social » s’est lancée dans des activités humanitaires de solidarité avec les enfants démunis de Gros-Morne (Nord), pour leur permettre d’aller à l’école.
Mobilisant les cotisations des élèves du lycée Jacques Roumain de Gros-Morne, l’association a pu venir en aide à 400 enfants de 7 à 10 ans.
Aujourd’hui, « Roumain Social » recherche des appuis pour pouvoir mettre en place un Centre Educatif et Professionnel pour tous les enfants déshérités de Gros-Morne.
L’association a soumis la présentation/bilan suivante à AlterPresse.
Tout a commencé en 1999 à partir d’une idée du professeur de Chimie et de Biologie du lycée Jacques ROUMAIN, Monsieur Gaston JEAN. A la suite de plusieurs rencontres et réflexions avec la direction et les autres professeurs du lycée, ces derniers ont organisé une réunion le 8 mai de la même année rassemblant une trentaine d’élèves afin de donner naissance à l’Association « Roumain Social ».
Un comité de 9 membres, à raison d’un représentant par classe, est formé le même jour. Le Comité a nommé l’association « Roumain Social » parce qu’elle a vu le jour au sein du lycée qui porte le nom du romancier haïtien Jacques Roumain.
Cette association est créée dans le but d’encadrer les enfants généralement méprisés et délaissés (soit 400 âgés de 7 à 10 ans) dont les rues de la ville de Gros-Morne constituent leur unique espace vital.
Si personne ne s’occupe d’eux, ils risquent de sombrer dans la délinquance, ce qui représenterait un danger pour notre Communauté et notre pays. Il s’agit d’une démarche humanitaire, une action de solidarité avec ces futurs citoyens que sont les enfants. Les activités de « Roumain Social » sont supervisées par une autre association constituée d’anciens élèves du lycée (L’Amicale des Anciens Elèves).
Pour financer son programme, une entente a été trouvée entre la direction du Lycée et l’ensemble des élèves pour qu’ils cotisent 50 centimes de gourdes (environ un centime d’euro) chaque vendredi. Ce qui était loin de répondre aux besoins du programme d’autant plus que tous les élèves n’étaient pas disposés à cotiser. Ainsi, de 50 centimes hebdomadaires, la direction a proposé aux élèves volontaires d’apporter 25 gourdes par an (52 centimes d’euro) pour alimenter la caisse de l’association.
C’est ainsi qu’au début de l’année scolaire 1999-2000, le comité s’est réuni plusieurs fois avec les enfants intéressés par le programme de scolarisation et a pu financer la scolarité de 16 enfants des rues. Mais, l’action de « Roumain Social » ne s’arrête pas là.
Elle vient également en aide à des enfants qui ont été obligés d’arrêter l’école faute de moyens économiques, spécialement les orphelins.
Malgré les difficultés et incompréhensions rencontrées, l’association n’a pas cessé son programme. « Roumain Social » a un grand besoin du support de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté afin de poursuivre ses activités et atteindre son noble objectif qui est la réalisation d’un Centre Educatif et Professionnel pour tous les enfants déshérités.
BILAN DE 7 ANNEES D’ACTIVITES
Voici comment « Roumain Social » a utilisé l’argent des cotisations reçu à la direction du Lycée durant les 7 années écoulées (1999-2006) :
1-Année scolaire 1999-2000, « Roumain Social » a dépensé 10944 gourdes (228 euros) pour acheter des uniformes, des livres, des cahiers, des stylos à bille, des crayons, payer l’écolage, etc. Le nombre de bénéficiaires s’est élevé à 16 enfants.
2- Année scolaire 2000-2001 : 8455 gourdes (176 euros) pour 13 enfants (les dépenses de cette année ne concernent que l’écolage et les fournitures classiques).
3- Année scolaire 2001-2002 : 12494 gourdes (260 euros) pour 19 enfants.
4- Année scolaire 2002-2003 : 13099 gourdes (273 euros) pour 17 enfants.
5- Année scolaire - 2003-2004 : 16526 gourdes (344 euros) pour 18 enfants.
6- Année scolaire 2004-2005 : 32547 gourdes (677 euros) pour 23 enfants.
7- Année scolaire 2005-2006 : 32071 gourdes (667 euros) pour 20 enfants.
N.B. Durant les 2 dernières années, l’association a organisé 3 fêtes culturelles pour les enfants. Les dépenses effectuées en la circonstance sont inclues dans celles des années scolaires.
Pour les 7 années scolaires écoulées, « Roumain Social » a financé l’école pour 126 enfants. 126136 gourdes (2624 euros) ont été ainsi dépensées.
L’argent dépensé par l’Association « Roumain Social » pour les enfants aurait pu être plus élevé que les 126136 gourdes si certains établissements scolaires n’accordaient pas des demi-bourses notamment aux élèves du secondaire.
Pour les années à venir, « Roumain Social » aura besoin de l’appui de tous pour continuer à sortir les enfants de la rue pour leur bien et celui de la communauté.
Le montant des cotisations des élèves s’élève à 87375 gourdes (1818 euros) pour les 7 années scolaires. La différence provient des bénéfices réalisés sur la plastification de documents et la vente d’uniformes du Lycée effectuées par l’association.
N.B. une gourde = 0.02080 euro (valeur 16/10/06)
VENEZUELA : Siguen lios por cierre RCTV
El ministro del Interior, Pedro Carreño, declaró el martes que desde el pasado 27 de mayo se han presentado en el país 97 protestas en las que fueron detenidas 182 personas, la mayoría de ellas estudiantes universitarios y menores de edad.
Carreño indicó que algunos de los detenidos fueron liberados, pero no precisó cifras, y que “107 niños y niñas, menores de edad” fueron presentados ante la Fiscalía General para abrirles procesos.
El Ministerio Público dijo en un comunicado que 30 menores fueron pasados a tribunales por incurrir en obstaculización de la vía, y alteración del orden público.
El gobernador del estado de Zulia y ex candidato presidencial Manuel Rosales demandó la libertad “para esos muchachos y esas muchachas, de inmediato, que no los traten como delincuentes”.
En declaraciones a la prensa, el líder opositor manifestó que “el pueblo de Venezuela hace uso del mandato constitucional y reclama por la libertad en todas sus manifestaciones. Reclama por el derecho a la propiedad privada.
http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=23776#
Un petit coup d'oeil aux amants de la langue de CERVANTES... Bientôt la version traduite en français par Thom Gato
mercredi 30 mai 2007
Haïti battue par Trinidad et écartée de la finale du tournoi international Digicel
Une défaite face à des réservistes trinidadiens une semaine avant l’entrée en lice de l’équipe dans la Gold Cup
mardi 29 mai 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne de football s’est inclinée contre toute attente face à Trinidad et Tobago (0-1) lundi soir au stade Hasely Crawford de Port of Spain dans le cadre du tournoi international Digicel, un quadrangulaire préparatoire à la Gold Cup (Coupe d’Or) prévue du 6 au 24 juin aux Etats-Unis, rapporte l’Associated Press.
Opposés à une sélection expérimentale -en l’absence des mondialistes de 2006- les champions de la Caraïbe ont fait preuve de maladresses offensives avant de sombrer dans les quinze dernières minutes et d’encaisser leur première défaite depuis janvier. De plus, ils ont été victimes d’un arbitrage maison et des cas de blessures ont été enregistrés dont celui du valeureux capitaine Pierre-Richard Bruni.
A la 17e minute, Pierre-Roland St-Jean a vu son tir repoussé par l’excellent portier trinidadien Marvin Phillip. Le stratège haïtien Brunel Fucien allait lui aussi buter à la 72e minute sur ce gardien en état de grâce alors qu’il tentait d’ouvrir le score.
Trois minutes plus tard (75’), André Toussaint, qui porte un nom parfaitement haïtien, a scellé le sort du match en glissant le ballon entre les jambes du gardien des Bicolores, Fénelon Gabart, trop avancé. Le réalisateur venait d’hériter d’une passe précise d’Errol McFarlane.
Au chapitre des incidents, l’entraîneur d’Haïti, Luis Armelio Garcia, a été expulsé pour ses protestations répétées contre l’attitude partisane de l’arbitre.
Battus 1-2 en janvier dernier par une pimpante équipe haïtienne lors de la finale de la Coupe Caraïbe Digicel, les "Soca Warriors" ont obtenu leur revanche et se sont, du même coup, qualifiés pour la finale de ce tournoi qui les mettra aux prises à la sélection U-23 du Mexique.
Les jeunes aztèques ont finalement vaincu St. Vincent et Grenadines aux tirs au but 8 à 7 après un nul 0-0 à la fin du temps réglementaire. Ils affronteront les trinidadiens pour le titre mercredi soir à compter de 19 heures locales (00h GMT).
Auparavant, Haïti disputera contre St. Vincent le match comptant pour la troisième place de cette compétition qui coïncide avec le 10e anniversaire de l’opérateur caribéen de téléphonie mobile Digicel.
La contre-performance du onze national est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient à une semaine du début de la Gold Cup. spp/RK
Le premier ministre annonce un remaniement du cabinet ministériel
Source Radio Métropole sur http://www.metropolehaiti.com