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vendredi 13 avril 2012

Haïti-Politique : La démocratie doit être un produit local dont les partis politiques sont les premiers artisans

P-au-P, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- « La démocratie ne peut être ni exportée, ni importée, mais elle peut être encouragée et soutenue », souligne l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea) qui a organisé dans cette perspective d’encouragement et de soutien, une journée de réflexion avec une centaine de représentants de partis politiques le 11 avril à l’est de la capitale. Déroulée sous le thème « les partis politiques acteurs majeurs de toute démocratie », cette journée de réflexion arrive après maintes rencontres avec les formations politiques et selon une prise en compte de leurs préoccupations, leurs difficultés et leur réalité, indique Idea.
Au menu, un historique de l’évolution des partis politiques en Haïti à partir de 1830, l’importance de ces derniers dans une démocratie.
Des ateliers de travail sur les partis politiques comme mythes et réalités (en Haïti), la nécessité ou non de l’adoption d’un code d’éthique des partis politiques et de l’organisation, ont eu lieu.
La structuration des blocs politiques au parlement, la nécessité ou non de la cooptation d’un pacte de gouvernabilité et la mise en place d’une plateforme de défense des intérêts des partis politiques ont également été au cœur des reflexions.
La thématique proposée par Idea vise surtout à servir de « pistes » aux partis qui sont « les leviers importants de toute démocratie » notamment de la démocratie haïtienne qui en est à « ses balbutiements », précise la directrice du programme d’Idea en Haïti, Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
L’objectif poursuivi est de réunir les partis tout en leur permettant « d’assumer leur responsabilité » dans le pays, en étant des « partis sains qui jouent leur rôle sans frustration », selon les propos de Laurence Jocelyn Lassègue.
L’organisation souhaite un partenariat fructueux avec les acteurs politiques dans la construction démocratique en Haïti, explique Frantz Toussaint, consultant à Idea.
D’autres activités sont prévues pour donner suite aux recommandations issues des ateliers de travail et d’échange.
Parmi les représentants de partis présents, Mirlande Hyppolite Manigat coordonatrice du Rassemblement des démocrates nationaux et progressistes d’Haïti (Rndp) croit que cette initiative est « excellente » et devra permettre une meilleure « convivialité » entre les regroupements politiques.
Éric Prévaut Junior, membre du directoire du parti Lavni (L’avenir) qui a participé aux dernières élections de 2011 estime, pour sa part, que « le pays a certainement besoin de ce genre de rencontres en vue du renforcement des partis politiques ».
Quarante partis étaient invités par Idea qui est une organisation intergouvernementale créée en 1995 dans le but d’apporter du support, surtout d’ordre réflexif, au développement de la démocratie dans les 25 pays où elle est activement présente.
Le parlement, les partis politiques et la question du quota de participation des femmes dans la vie politique, sont les thèmes priorisés par l’organisation.
Idea a ouvert officiellement son premier bureau en Haïti au cours du mois de janvier 2012. [rh kft gp apr 12/4/ 2012 18:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12683

PROJET AVRIL POUR HAITI

Sarah Saïdi
Le projet Avril pour Haïti, lancé en 2010 par des membres du personnel du cégep de Sherbrooke, a entrepris cette année la phase centrale de son projet de soutien à l'éducation en Haïti en choisissant d'apporter son aide au programme de soins infirmiers de l'Institut de formation standard et universel de St-Marc en Haïti.
On n'a pas la prétention de vouloir changer le monde, on souhaite plutôt partager avec les Haïtiens ce qu'on sait faire de mieux: l'école », résume Clermont Olivier, enseignant en politique au cégep de Sherbrooke et membre du comité Avril pour Haïti.
Deux enseignantes de Soins infirmiers et un employé du Service d'internationalisation du cégep se sont déplacés en Haïti le mois dernier pour établir un premier contact avec les gens de l'Institut de St-Marc et identifier leurs besoins. Les membres d'Avril pour Haïti miseront sur leurs ressources et leur expertise en pédagogie pour aider l'Institut dans l'élaboration de programmes, de plans de formation, de plans de cours ou encore dans la formation des maîtres. «Les besoins sont grands, ils manquent de ressources à tous les niveaux. L'Institut n'a même pas de bâtiment, il doit louer des locaux dans d'autres écoles», relate M. Olivier.
D'ici les prochains jours, deux responsables de l'Institut St-Marc se déplaceront à Sherbrooke pour rencontrer les membres du comité Avril pour Haïti. Cette visite servira surtout à élaborer un plan d'action pour les prochaines années, mais aussi à déjà donner aux Haïtiens des outils concrets. «Les gens de l'Institut possèdent du matériel informatique, mais ont besoin d'un coup de main que les techniciens en informatique du cégep pourront leur fournir sans problème», mentionne Clermont Olivier.
Pour assurer la réussite du projet, Avril pour Haïti s'est associé à la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, active en Haïti depuis de nombreuses années. «C'était important pour nous de nous associer à un partenaire solide avec une bonne connaissance du terrain et des contacts pour être sûrs de notre coup», souligne Marie-Claude Dupoy, conseillère en communication au cégep de Sherbrooke.
C'est d'ailleurs la Fondation Paul-Gérin-Lajoie qui a aidé au choix de l'institution d'enseignement. «La Fondation PGL avait déjà des contacts dans la région du nord-ouest de Port-au-Prince, où se situe l'Institut de St-Marc, puis on a choisi un programme qu'on avait en commun: les soins infirmiers», explique Clermont Olivier.
Le cégep de Sherbrooke s'est engagé jusqu'en 2015 avec Avril pour Haïti, mais il n'est pas exclu de continuer le projet au-delà de cette date, affirme Clermont Olivier. Le groupe rêve déjà d'envoyer ses étudiants en stage en Haïti, d'accueillir des étudiants haïtiens au cégep ou d'élargir la collaboration à d'autres secteurs de formation... des idées qui pourront prendre forme au fil des ans.
Par ailleurs, Avril pour Haïti organise la troisième édition de son spectacle-bénéfice, principale activité de financement du projet. Cette année, Damien Robitaille sera le clou de la soirée. Le chanteur québécois s'était d'ailleurs rendu en Haïti au lendemain du séisme de janvier 2010.
Il sera précédé sur scène de seize enseignants en musique du cégep de Sherbrooke, qui interpréteront plusieurs pièces classiques, jazz et populaire. L'artiste haïtien Janice, dit le sonneur, clôturera la soirée.
Le spectacle se tiendra le 18 avril prochain à la salle Alfred-DesRochers. Les billets sont en vente au coût de 20 $ (10$ pour les étudiants) à la Fondation du cégep, pavillon 5, local 31-132 ou au 819 564-6100
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/actualites/201204/12/01-4514804-avril-pour-haiti-un-geste-de-solidarite-pedagogique.php

mercredi 11 avril 2012

EDITO DE L'AFHES DU 11 AVRIL 2012

Bonjour et bonne journée

Aujourd’hui on est le 11 avril 2012…
Dans les éphémérides d’Haïti, l’histoire retient la mort de Clément Jumelle, politicien contemporain de François Duvalier, Louis Déjoie et Daniel Fignolé. On retient surtout qu’il a été un opposant conséquent aurait du se présenter aux élections contre François Duvalier. Les faits qui ont caractérisé sa mort et le déroulement de ses funérailles sont dignes d’un scénario hollywoodien.
Hier, en arrivant à mon travail tout le monde parlait du drame de Stains. En fait jusqu’à présent les journaux continuent à en parler.
Il faut être haïtien et croyant pour ne pas voir en cet accident cet aspect de « drame » qui l’identifie au niveau des médias.
Personnellement l’idée de la mort dans la présence de Dieu est quelque chose qui ne cesse pas de me choquer. Comme je suis souvent choqué par toutes les actions et activités qui engendrent ou provoquent la mort au nom de Dieu. Dans ce sens les guerres saintes restent des aberrations.
Cependant pour un haïtien croyant, c’est sans doute la meilleure façon de mourir et de retrouver son Seigneur, en rendant l’âme juste au moment d’un culte d’adoration. Les gens avec qui j’ai eu à en parler ne comprenaient pas cette approche de la vie ou de la mort.
Ceci explique d’une part le fait que les compatriotes ont rendu grâce et remercié Dieu le lendemain du tremblement de terre du 12 Janvier 2010 et d’autre part l’étonnement des autres qui ne nous comprennent pas.
La presse rapporte aujourd’hui que le pasteur qui officiait et l’administrateur des locaux ont été référés devant les tribunaux avec des charges assez lourdes.
Il serait toute fois étonnant que les victimes portent plaintes contre leur « berger ». En ce qui concerne l’administrateur des locaux c’est une autre histoire.
Quelques mois après le tremblement de terre d’Haïti, un établissement scolaire construit par un pasteur qui avait cru pouvoir se passer des services compétents des ingénieurs et constructeurs agréés, s’était effondré en emportant plus d’une centaine d’écoliers.
Je ne serais pas étonné de savoir que le pasteur en question est bien libre et continue à vaquer à ses occupations.
Pour rentrer dans un domaine un peu plus vivant, après un long débat entre les membres du Sénat haïtien, la nomination de Monsieur Laurent Lamothe a été ratifiée.
On aurait envie d’applaudir et de dire ouf enfin ! La réalité nous démontre toujours que souvent la fin d’une crise se débouche sur le début d’une autre. Avec le système de gouvernement qui régit en Haïti, un premier ministre reste toujours sur la corde raide. Les législateurs haïtiens se congratulent toujours de rappeler que le poste de premier ministre est un poste éminemment politique. Et on est bien au courant de ce que c’est de faire la politique dans les pays pauvres.
Pourtant ce serait pas mal de pouvoir lui laisser le temps à Laurent Lamothe de faire quelque chose pour le pays.
En commençant par rectifier ce qu’il avait mal débuté comme ministre des affaires étrangères. La communauté haïtienne de France pourrait lui en donner quelques exemples !
Personnellement, en considérant Monsieur Lamothe comme faisant partie de l’élite haïtienne qui a souvent été décrite comme une élite répugnante, j’aimerais bien lui laisser une chance de démontrer le contraire.
Sauver la face aux jeunes de cette génération, membre de la haute bourgeoisie haïtienne qui sans aucun doute porte le chapeau peu glorieux de leurs aînés.
Cependant autour de sa ratification par le Sénat plane déjà certains doutes. Des sénateurs font circuler des rumeurs qui voudraient faire comprendre que cette ratification aurait été obtenue à coups de liasses de billets.
Le Sénateur qui a fait cette déclaration ne recevra pas de blâme. Il n’y aura pas non plus d’enquête pour déterminer la véracité de ces rumeurs.
Les haïtiens ne sont pas non plus étonnés par ces rumeurs qui semblent correspondre à une pratique courante.
Nous de notre côté, retenons que l’idée de la formation d’un prochain gouvernement avance dans le bon sens et que bientôt des structures seront mises en places pour favoriser l’amélioration des conditions de vie de tous les haïtiens.
Un vœu pieux certes..Pourquoi ne devrait-on pas rêver ?
Bonne lecture et bonne journée à tous !
Source AFHES : http://www.afhes.org/

L'HAMAP revient sur son intervention en Haïti et l'aide apportée par la commune

Sanary Solidarité

Mardi soir l'ONG HAMAP est venue spécialement à Sanary pour présenter ses actions, et plus particulièrement celle effectuée en Haïti suite au tremblement de terre de 2010. La commune de Sanary y avait été partie prenante.

Joël Kaigre a présenté l'ONG HAMAP et l'aide apportée
 par la commune de Sanary en Haïti.
L'organisation non gouvernementale HAMAP est née en 1999 sous l'impulsion de son président fondateur Joël Kaigre. Initialement son nom signifiait "Halte aux mines antipersonnel" mais l'ONG a largement diversifié le cadre de ses actions depuis, entre la branche déminage, la branche ingénierie, la branche éducation et la branche santé. Quelques chiffres: en 2011 l'HAMAP a permis à 73.252 personnes d'accéder à l'eau potable, à 48.614 personnes de recevoir des soins, à 389 enfants d'accéder à l'éducation de base et à 1.536 personnes d'améliorer leur sécurité alimentaire. L'ONG intervient dans une quarantaine de pays, et a une présence accrue et suivie dans une quinzaine, de l'Asie à l'Afrique. Comme le rappelait le président: "on est dans une optique d'aide au développement, on intervient seulement si localement on nous en fait la demande. Mais, selon les circonstances, on peut intervenir pour des missions d'urgence, comme ce fut le cas en 2010 suite au séisme en Haïti. On a répondu à l'appel d'un maire de la commune des Abricots qui devait faire face à un problème de malnutrition et l'arrivée de 40.000 réfugiés". Et de remercier la commune de Sanary qui a participé au projet "sécurité alimentaire et insertion économique par le petit maraîchage aux Abricots": "votre ville nous a envoyé 50 kits de maraîchage et deux pompes pour une valeur de 30.000 euros. Quant on parle de kits, il faut imaginer que chaque kit tournait autour de 10m3. Il a fallu trois semaines de transport avant l'arrivée à la capitale".
Ferdinand Bernhard dira lors de cette réunion: "je félicite le travail de cette ONG car nous avons eu pratiquement un suivi au jour le jour de leurs interventions. Je tiens aussi à remercier le général Vernoux qui nous a permis d'entrer en relation avec cette ONG. Je pense qu'il y a beaucoup à faire chez nous mais cela ne doit pas nous empêcher de porter un regard ailleurs et d'apporter notre soutien sur des projets pragmatiques comme on l'a déjà fait au Burkina Faso". Joël Kaigre expliqua ensuite en détail le projet mené dans la commune des Abricots, située à 14 heures de route de Port au Prince, les difficultés vécues pour faire sortir les containers et les transporter. Puis ce fut l'heure de former la population, et au total ce projet socio-économique aux Abricot aura permis l'installation de 26 parcelles de jardins familiaux, le renforcement de la capacité de 166 jardiniers sur un an et 1.500 personnes en bénéficièrent.

Cette ONG va continuer à mener à bien ses nombreux projets avec les bénévoles qui la constituent. Ils sont d'ailleurs nombreux dans le Var. (Pour plus d'informations: http://hamap.org)

http://www.six-fours.net/actualite/sanary-solidarite-l-hamap-revient-sur-son-intervention-en-haiti-et-l-aide-apportee-par-5261.html

Haïti: nouveau premier ministre

Le Sénat haïtien a approuvé hier soir la nomination de Laurent Lamothe comme nouveau premier ministre lors d'une longue séance entérinant sa désignation par le président Michel Martelly, a-t-on appris de source parlementaire. Le chef de l'Etat d'Haïti avait choisi début mars son ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe pour diriger le prochain gouvernement, suite à la démission du Premier ministre Garry Conille en février dernier après quatre mois seulement à la tête du gouvernement.

Le vote du Sénat a été obtenu aux termes de longues discussions par 19 voix pour, contre 3 et 1 abstention, a annoncé le président de l'assemblée, Simon Dieuseul Desras. Le processus de ratification doit se poursuivre à la chambre des députés avant de voir le nouveau Premier ministre autorisé à présenter sa politique de gouvernement. Son programme doit également être approuvé séparément par les deux chambres du parlement.
Laurent Lamothe, né en août 1972, selon sa page Facebook, a étudié en Haïti et aux Etats-Unis où il a obtenu une licence en sciences politiques à l'université de Barry, en Floride. Il a également obtenu une maîtrise en gestion des affaires à l'université Saint-Thomas. Conseiller personnel du président Martelly dont il est présenté comme l'un des plus proches amis, c'est un ancien joueur de tennis qui a représenté Haïti en Coupe Davis. Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques. En janvier 2010, un violent séisme, dont le pays ne s'est toujours pas relevé, a ravagé la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200.000 morts.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/11/97001-20120411FILWWW00283-haiti-nouveau-premier-ministre.php

mardi 10 avril 2012

Après le drame en région Parisienne : Cécile Untermaier s'exprime


LE VERSANT NOIR DE LA POLITIQUE DES CULTES
Dimanche de Pâques, 8 avril 2012 : dans la région parisienne, une église évangélique s'effondre sur les fidèles, tuant une fillette. La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre : on a mis le pasteur en prison, en garde à vue plus exactement.
Ce fait divers dramatique illustre un aspect peu connu de la politique des cultes, laquelle relève du ministère de l'Intérieur, dont chacun connaît l'actuel titulaire. Les victimes - deux autres personnes ont été gravement blessées dans l'accident- appartiennent majoritairement à la communauté haïtienne. Comme les haïtiens, des ressortissants des autres Antilles ou d'Afrique affluent depuis quelques années à l'Eglise évangélique. Cette dernière fait partie intégrante de la Fédération protestante de France.
Autour de Paris ou dans les grandes villes, les adeptes de la confession évangélique sont parfois contraints, faute d'édifices de culte en nombre suffisant, de se réunir dans des locaux inappropriés et peut-être non conformes aux exigences de sécurité. Heureusement, dira-t-on, le propriétaire des lieux à lui aussi été placé en garde à vue.
Il n'est sans doute pas nécessaire d'épiloguer sur ces carences et les personnes qu'elles affectent, pas plus que sur la responsabilité de la puissance publique à qui elles incombent. Et pourtant... Si la liberté des cultes et le principe d'égalité figurent parmi les libertés fondamentales, leur universalité connaît, comme on le voit, certaines limites.
Cécile Untermaier : Conseillère générale du canton de Sennecey le Grand.
Vice-Présidente du conseil général (en charge de la culture)
Transmis par Daniel DERIOT
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Apres-le-drame-en-region-Parisienne-_-Cecile-Untermaier-s_exprime,2303ab14f5ebd52a0dc78551b072aa2eb23438b8.html

Évangélistes de Stains : les questions après le drame

Seine-Saint-Denis
Vidéo -- L'enfant de deux ans et la femme de 42 ans gravement blessés lors de l'effondrement du plafond d'une salle de culte à Stains, dimanche, sont toujours en soins intensifs, avec un pronostic vital engagé. La trentaine d'autres fidèles, appartenant pour beaucoup à la communauté haïtienne, a été plus légèrement touchée.
Au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de six ans, la justice fait son travail. La polémique enfle aussi.
Le pasteur évangéliste et le propriétaire du local sont toujours interrogés dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « homicide et blessures involontaires aggravés ». Les enquêteurs cherchent à déterminer si des responsabilités individuelles ou collectives peuvent être engagées en raison d'éventuels manquements aux règles de sécurité.
« Spontanée » l'église de Stains, n'était pas affiliée à une union établie - on compte en France 2 000 églises évangéliques ou paroisses, ainsi qu'au moins 500 lieux de cultes épisodiques.
Celui de Stains pouvait-il contenir sans danger, à plus de 2,50 m au-dessus du plancher des vaches, la grosse centaine de personnes présente en ce dimanche de Pâques ?

Neuf fois plus d'évangélistes qu'en 1950
Peu après l'accident, des élus locaux ont exprimé leurs doutes sur la conformité du local « pas fait pour ce genre de manifestation », a jugé hier, Michel Beaumale, maire PCF de Stains.
« Le préfet m'a dit que la commission de sécurité était passée. La question est de savoir combien de personnes étaient à l'étage » a déclaré hier, la députée de la circonscription, Marie-Georges Buffet. De son côté, le conseil national des Évangéliques de France (CNEF) a indiqué qu'il avait refusé d'accepter l'église de Stains en son sein, car le local n'était pas conforme aux normes de sécurité requises pour accueillir un grand nombre de fidèles.
La France compte environ 1,7 million de protestants, soit environ 3 % de la population. Mais sur les 600 000 « pratiquants réguliers », 460 000 seraient évangéliques, selon le CNEF. Leur nombre, important parmi les populations antillaise, africaine et asiatique, a été multiplié par neuf ces soixante dernières années.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/10/1327649-evangelistes-de-stains-les-questions-apres-le-drame.html

PROUST TARDUIT EN CREOLE

Par BibliObs Un Haïtien qui créolise «la Recherche» et le spécialiste britannique de Perec: deux traducteurs intrépides parlent de la langue française, de l'humour, du business... bref, de leur métier.


BibliObs/  Guy Régis Junior, vous êtes en train de traduire «A la recherche du temps perdu» en créole. D’où cette idée vous est-elle venue?
Guy Régis Junior En 1986, après le départ de la dictature, les linguistes ont décidé de créer une graphie, de donner une forme standard à la langue créole. Une des premières traductions, c’est la Bible. J’ai remarqué comment la Bible a permis de fixer des langues.
David Bellos C’est le cas de l’Estonien, du gothique, de l’Islandais: les premiers textes qu’on connaît sont des traductions de la Bible. C’est même dommage.

G. Régis Jr Pourquoi dommage?
D. Bellos Parce qu’on aurait pu traduire des choses plus intéressantes. (Rires)
G. Régis Jr D’où la volonté de traduire des textes comme «la Recherche». Je voulais que le créole aille se confronter à un classique, voir comment il peut répondre.
D. Bellos L’été dernier je suis allé en Estonie, rencontrer le traducteur estonien de Perec. Il veut montrer que l’Estonien est assez riche pour accueillir une œuvre de cette envergure. En même temps, en prouvant la richesse de l’Estonien, il l’invente.
David Bellos, vous montrez dans «le Poisson et le bananier», votre histoire de la traduction, qu’il est difficile de définir l’activité du traducteur.
D. Bellos Ce qui distingue la traduction des autres usages de la langue, c’est qu’il y est interdit de passer outre ce qu’on ne comprend pas. C’est une contrainte assez récente, et très sévère. On passe notre temps à remplir les trous, un peu comme on veut. Il n’arrive jamais que deux personnes parlent la même langue.
Vous employez des expressions que je n’utilise pas et vice versa. Comment se fait-il que je vous comprenne? Parce que nous devons justement traduire. Si je vous dis quelque chose et que vous me le répétez mot pour mot, j’en conclurai que vous ne m’avez pas compris.
La traduction pose une question primordiale: comment se fait-il que des humains arrivent à s’entendre? Dans une réception à l’université, j’ai dit à un monsieur un peu rubicond et satisfait que je m’occupais de traduction. Il m’a répondu: «Ah ! La traduction, ce n’est jamais la même chose que l’original.» J’ai commencé à écrire une petite diatribe, et puis je me suis rendu compte du nombre d’idées reçues sur la traduction qu’il fallait balayer. L’enjeu étant de reconstruire une conception de la culture et de la civilisation à partir de cette activité assez mystérieuse.
S’il y a bien un domaine qui devient indispensable, c’est la traduction, avec la multiplication des échanges…
D. Bellos La traduction est partout. Elle est la nature même de notre civilisation. Il y a eu des civilisations sans traduction, le Japon de l’époque Edo, l’Albanie sous Hoxha. Les Romains s’intéressaient très peu à ce qui s’écrivait dans les autres langues. En Inde, jusqu’à récemment, on traduisait peu parce que tout le monde parlait cinq ou six langues. Mais la société européenne est fondée sur la traduction. Depuis plus de 1000 ans.
G. Régis Jr Les Haïtiens doivent beaucoup à la traduction. Il y a eu en Haïti deux actes d’indépendance, l’un en français, l’autre en créole. C’est un pays isolé, situé en Amérique, entouré d’autres pays hispanophones et anglophones. Si j’ai pu lire Gabriel Garcia Marquez qui vit non loin de chez moi, c’est par le français.

D. Bellos Et dans les écoles, quelle langue parle-t-on?
G. Régis Jr On pratique un bilinguisme torturé: les professeurs utilisent le créole pour faire comprendre le français, qui est de moins en moins parlé.
D. Bellos Je remarque que les écrivains haïtiens habitent de plus en plus à New York et à Montréal.

Guy Régis Junior, traduire Proust doit être une entreprise périlleuse…
G. Régis Jr C’est la confrontation de deux visions du monde différentes, de la langue source à la langue-cible. Dans une phrase, par exemple, Proust parle du «craquement organique des boiseries». Comment traduire ça en créole? Le mot «organique» n’existe pas. Le créole ne possède pas ces mots scientifiques. Pour traduire, j’ai dû composer: craquement, corps, bois. «Le craquement du corps de la maison.» Dans beaucoup de cas, je me cogne à ces divisions du monde par le vocabulaire. Les descriptions de personnages sont un casse-tête: le vocabulaire anatomique créole est assez imprécis. Par exemple, j’ai dû inventer un terme pour traduire le mot «joue».
D. Bellos En même temps, si ces deux langues étaient totalement différentes, rien ne passerait. Quand on importe quelque chose d’étranger, on l’importe avec son mot. Et les traducteurs français ne se sont pas gênés à enrichir la langue avec des mots comme café, tomate, bungalow, pyjama. Dans ce sens-là, la traduction est un grand vecteur de la création d’une langue. Le français s’est formé à l’école de la traduction de l’Italien, au XVIe siècle.

Fitzgerald, Döblin, Joyce, Freud: on retraduit beaucoup, ces temps-ci.
G. Régis Jr Jacques Outin disait à propos de «l’Homme sans qualités» de Musil que la traduction d’un livre pareil doit se faire tous les vingt ans.
D. Bellos Heureusement, ça n’est pas le cas. La grande majorité des livres ne sont traduits qu’une fois. Le plus souvent, ces retraductions sont des opérations purement commerciales. Après, chacun a le droit de ne pas aimer une traduction existante, et d’avoir envie de retraduire. Je reçois énormément de courrier de lecteurs, et je vous assure qu’il y a des retraducteurs de Kafka dans chaque chaumière d’Angleterre et dans tous les lofts new-yorkais.

David Bellos consacre un chapitre à la traduction de l’humour. Le rire passe-t-il la barrière de la langue?
G. Régis Jr Je me suis souvent posé la question: a-t-on le même humour partout? Quand je regardais la télévision française en arrivant d’Haïti, je ne comprenais pas tout. Petit à petit, j’ai intégré les mimiques, les jeux de mots.
D. Bellos Oui, mais il y a un effort à faire. On pose souvent la question, mais il faut rappeler que l’humour est une denrée périssable. J’ai beaucoup pratiqué Balzac: il a un sens de l’humour formidable, mais il faut l’apprendre. Je trouve très difficile de le partager avec des étudiants d’aujourd’hui. Ils le trouvent rasoir. L’humour de Shakespeare est devenu incompréhensible. Il faut bien des conférences et des notes en bas de page pour arriver à dire: «Ah ! Ca, c’est un jeu de mot !»

Quel est le texte qui vous a donné le plus de mal?
D. Bellos Dans «la Vie mode d’emploi» de Perec, au chapitre 51, il y a ce compendium qui compte 179 vers, chacun étant un résumé de ce qui est raconté ailleurs dans le roman. Et il se fait que chaque vers compte exactement le même nombre de caractères et d’espaces. Pire encore: dans la première soixantaine, qui comporte soixante caractères par vers, il y a une lettre qui se reproduit en diagonale - la dernière lettre de la première ligne est la même lettre que l’avant-dernière lettre de la seconde ligne, etc. Je ne pouvais pas refuser de traduire cela. J’ai mis un certain temps à trouver le moyen de le faire. Je ne sais pas si c’était le plus difficile, parce que c’était une difficulté technique. Il y a des paragraphes où quelque chose se passe, qui n’est pas formulé. Une dynamique. Lorsqu’on ne la trouve pas, on doit recommencer, et c’est assez difficile de savoir ce qu’on a loupé. Je parlais de Balzac: j’ai récemment essayé de le traduire. J’ai vite renoncé.
G. Régis Jr C’est étonnant que vous parliez de paragraphe, parce que je me suis plusieurs fois fait la réflexion que le paragraphe est la cellule, l’unité de la traduction. Ce n’est pas la phrase.
D. Bellos Le paragraphe est important: il est par exemple admissible de changer le nombre de phrases, et de déplacer des éléments d’une phrase à l’autre à l’intérieur du même paragraphe. Au-delà, on entre dans la réécriture.
Guy Régis Junior, quel est le texte qui vous a donné le plus de fil à retordre?
G. Régis Jr J’ai traduit «l’Etranger», et tout le monde part du principe que le style de Proust est plus complexe. Mais Camus écrit au passé composé… temps qui n’existe pas en créole.
D. Bellos Ainsi que dans la plupart des langues… Je n’aime pas trop ces distinctions entre les styles simples et les styles complexes, les romans et les articles de presse, etc. Chaque acte de traduction possède ses complexités. Dans la traduction littéraire, réputée plus difficile, il n’y a pas ou peu de contrainte de temps. Dans la plupart des autres exercices, en revanche, le traducteur doit aller vite. Autre exemple: ça ne fait rien si un roman, une fois traduit, est rallongé en nombre de signes de 15 ou 20%. Alors que dans la bande-dessinée, dans le sous-titrage, le doublage, dans les traductions de contrats, il y a des longueurs requises, et ces contraintes font appel à des compétences très différentes.

Vous qui le confrontez quotidiennement à d’autres langues, que pensez-vous du français?
D. Bellos C’est une langue assez pauvre. Vous avez quasiment aboli vos patois. Mais le français reste une langue absolument centrale à l’échelle planétaire: en France on traduit beaucoup, et c’est formidable. On ne peut pas en dire autant de l’anglais. Moins de 3% des livres qui sortent dans la librairie anglaise sont traduits. On compte une dizaine de romans traduits du français à l’anglais chaque année.
Pourtant, malgré le peu de traduction, l’anglais vit et évolue, peut-être plus que la langue française. Cela va contre l’idée qu’une langue s’enrichit principalement par la traduction…

D. Bellos Ce qui se passe, c’est que l’anglais est une langue choisie par des écrivains d’autres langues. Certainement le cas des écrivains francophones des Antilles. Maryse Condé dit que si elle avait 50 ans de moins, elle aurait choisi d’écrire en anglais. L’allemand joue ce rôle pour les écrivains japonais, mongoles, turcs et autres. Il y a ce qu’on appelle une littérature exophone en allemand. Ca a été le rôle du français pendant des siècles. Le français était la langue de culture et une bonne partie de la littérature française du XXe siècle a été écrite par des gens qui venaient d’ailleurs. Ce rôle risque d’être obscurci par l’attraction de l’anglais, et de l’allemand pour des raisons plus obscures. La France devrait y prendre garde: elle n’est plus la seule langue au monde que les intellectuels et les écrivains désirent.

G. Régis Jr Il y a explication. Il y a aujourd’hui une distinction radicale, qui n’existait pas du temps de Beckett et de Ionesco, entre la littérature francophone et la littérature française. Quelqu’un comme Salman Rushdie, dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, n’est pas considéré par les écrivains anglophones comme un écrivain hors-langue.
D. Bellos Je n’ai jamais vraiment compris le sens du terme «francophone». Quand je vois la façon dont il est employé, je me demande s’il ne désigne pas la littérature en français écrite par des Noirs.

On découvre dans votre livre que la France est le seul pays à utiliser la mention du type: «En français dans le texte» quand quelque chose est écrit dans sa langue. Pourquoi?
D. Bellos Très simple: c’est une version alternative de votre «cocorico».

Quelque chose à ajouter?
D. Bellos Je demanderais volontiers à mon confrère de dire un peu de Proust en créole.
G. Régis Jr Commençons par le commencement: «Lontan mwen konn kouche bonè. Pafwa, annik balèn mwen etenn, de je mwen fèmen si tèlman vit, mwen pat menm gen tan pou leve ta di tèt mwen : ‘’O ! mwen dòmi.’’»

Propos recueillis par David Caviglioli
Le Poisson et le Bananier, par David Bellos,
traduit par Daniel Loazya,
Flammarion, 394 p., 22,90 euros.

=> Faut-il retraduire les chefs-d'oeuvre?
Source: Ceci est la version complète de l'entretien paru dans "le Nouvel Observateur" du 29 mars 2012.
http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20120406.OBS5667/proust-en-creole.html

Doutes sur la conformité du lieu de prière de Stains

Drame L'effondrement d'un plancher a coûté la vie à une fillette, dimanche
«On sentait parfois que le plancher bougeait. » Malgré sa jambe fracturée, cette jeune Haïtienne est retournée lundi devant le pavillon de Stains (Seine-Saint-Denis), où le 1er étage s'est effondré dimanche sous la masse de la centaine de fidèles de la communauté évangélique venus célébrer Pâques. Une fillette de 6 ans est décédée et 32 personnes ont été blessées, dont deux grièvement.
Des travaux récents
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'origine du drame est « la rupture d'une poutre maîtresse » sous le « poids des participants », a indiqué le procureur adjoint de Bobigny. Le pavillon, situé dans une zone industrielle, avait fait l'objet récemment de travaux pour agrandir la capacité d'accueil au 1er étage. D'après la mairie, les services municipaux auraient verbalisé en 2008 le propriétaire du bâtiment pour avoir réalisé un étage supplémentaire sans autorisation. « La maison est juste à côté du chemin de fer. Quand le TGV ou les trains de marchandises passent, les murs tremblent », témoigne un riverain. Pour les institutions évangéliques, ce drame illustre le manque de lieux de cultes mis à disposition des croyants. « Le coût du foncier ne permet pas aux fidèles d'acquérir des lieux adaptés », explique Thierry Le Gall, membre du Conseil national des évangéliques de France. Et selon lui, « certains maires refusent catégoriquement de prêter ou de louer des salles au nom du principe de laïcité ». Un évangélisme des caves existerait-il en France ? « Faute de trouver mieux, ils investissent parfois des lieux nauséabonds », témoigne le pasteur Emmanuel Toussaint, président du Consistoire mondial protestant haïtien. En France, 460 000 personnes seraient évangéliques. Un chiffre multiplié par neuf ces soixante dernières années.
Un juge d'instruction doit être nommé ce mardi matin. Par ailleurs, les gardes à vue du propriétaire du bâtiment et du pasteur ont été prolongées lundi en début de soirée.
WILLIAM MOLINIé
http://www.20minutes.fr/article/913611/doutes-conformite-lieu-priere-stains

Haïti : L’heure de vérité pour le premier ministre Laurent Lamothe

10/04/2012Le rapport de la commission sur sa nationalité sera présenté ce mardi La commission spéciale chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, présentera ce mardi 10 avril 2012 son rapport à l’assemblée des sénateurs, a t-on appris.
Dans un premier temps, cet exercice devait se faire le 3 avril dernier. Le retard pris par la commission spéciale a été la raison évoquée pour le report de cette séance. Toutefois 3 des membres de la commission n’ont pas paraphé le document déposé le 3 avril 2012. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé. Ces derniers ont notamment évoqué la non-prise en considération de leur réserve sur la nationalité et la résidence de Lamothe. Cette commission spéciale est composée entre autres de deux anciens présidents du Sénat : Rodolphe Joazile, Kelly Clédor Bastien.
Le 16 mars 2012, Lamothe avait remis un lot de 58 documents à la commission d’étude de son dossier. Ses passeports ont été étudiés par deux commissions, l’une sur la nationalité des membres de l’exécutif et l’autre chargée de l’évaluation de sa candidature comme premier ministre de la république.
Des sénateurs, dont Anacacis Jean-Hector (département de l’Ouest), ont accusé certains de ses collègues d’avoir promis leur vote à Lamothe, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, en contrepartie de fortes sommes. Ce que Lamothe n’a pas hésité à faire car il est un « tout moun jwenn » (en français : tout le monde sort gagnant), selon les déclarations d’Anacacis sur certains médias de la capitale.
Né en 1972, Laurent Lamothe prône une diplomatie d’affaires et est considéré comme l’un des hommes forts de Martelly dont il a d’ailleurs financé la campagne électorale. Il a déjà le soutien de plusieurs membres du grand corps.
Le pays est sans gouvernement régulier depuis le 24 février, lorsque l’ancien premier ministre Garry Conille a démissionné après seulement quatre mois à la primature. Les relations tendues avec Michel Martelly, ancien chanteur de Sweet Micky devenu Président de la république, et la rébellion de son cabinet ministériel (dont faisait partie Laurent Lamothe) auraient été les raisons de son départ.
Pour être nommé premier ministre, au regard de l’article 157 de la constitution haïtienne il faut entre autres être Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, être âgé de 30 ans accomplis, être propriétaire en Haïti et y résider depuis 5 années consécutives.
Une fois l’étape du Senat franchie, Lamothe devra attendre le vote de la chambre des députés avant de prononcer sa déclaration de politique générale devant le parlement en chambres séparées.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_l_heure_de_verite_pour_le_premier_ministre_laurent_lamothe,22375.html


L’angoisse, puis le deuil. L’accident de Stains a fait une seconde victime. La femme de 42 ans transférée dans un état grave à l'hôpital Beaujeon de Clichy a succombé à ses blessures. La quadragénaire est décédée mardi matin à 10h40, selon une source proche de l’enquête citée par «Le Parisien».
Dimanche, une communauté évangéliste haïtienne célébrait Pâques au premier étage d’un pavillon de la commune, transformé en lieu de culte. En ce jour de fête, entre 100 et 150 fidèles de l'église «Armée des combattants pour Christ nouvelle Jérusalem» s’étaient rassemblés. Vers 14h30, dans un fracas épouvantable, le plancher de la bâtisse s’est effondré.

Une trentaine de victimes
Une fillette de 6 ans a péri écrasée sous les décombres. Grièvement blessée, la femme de 42 ans avait été transportée en urgence vers l’établissement hospitalier des Hauts-de-Seine. Également dans un état critique, une petite fille de 2 ans a été prise ne charge à l’hôpital Necker de Paris. Mardi, son pronostic vital était toujours engagé. L’accident a fait une trentaine de blessés.
Le maire de la commune, Michel Beaumale, a déclaré sur France 2 que le bâtiment n’était pas adapté à ce genre de manifestation. «Il semble à peu près certain qu'il n'y a jamais eu de déclaration [du local comme lieu de culte] ou que ce bâtiment n'a jamais fait l'objet d'une visite par une commission de sécurité.» Les services de la ville auraient constaté en 2008 que des travaux d’extension avaient été réalisés sans autorisation, ce qui aurait abouti à un procès-verbal.
L'enquête* a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Seine-Saint-Denis ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) à Paris. Le gérant de la société civile immobilière propriétaire des locaux et le pasteur organisateur de l’événement qui officiait ont été placés en garde à vue dimanche soir.
«Des perquisitions sont actuellement en cours»
«Selon un premier rapport, établi par l’architecte, qui a été requis par le parquet hier […] il apparaît que le plancher s’est effondré à la suite de la rupture d’une poutre maîtresse, a déclaré lundi après-midi le procureur adjoint de la République de Bobigny, Anne Kostomaroff. Il apparaît également que le plancher constitué de plaques d’aggloméré n’a pas supporté la charge occasionnée par l’événement.»

L’adjointe a indiqué que les gardes à vue des deux hommes seraient prolongées. «Des perquisitions sont actuellement en cours dans différents locaux de la région parisienne, a-t-elle indiqué. Il apparaît nécessaire de recueillir des éléments techniques supplémentaires concernant la construction et l’exploitation de ces locaux, et d’entendre les deux personnes gardées à vue sur les éléments recueillis.» Une information judiciaire doit être ouverte ce mardi.
* Une enquête pour «homicide involontaire et blessures involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement» a été ouverte dimanche.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Stains.-La-femme-de-42-ans-a-succombe-a-ses-blessures-388552/

BONJOUR ET BONNE JOURNEE...LE 10 AVRIL 2012

Bonjour et bonne journée

Aujourd’hui 10 avril 2012 !
C’est quand même pas mal d’avoir eu un jour de congé.
Quand ce jour tombe lundi, c’est carrément le pied ! Pour ceux qui ne travaillent pas le samedi c’est vraiment le top. Ici on dit le pont ! On a le temps de faire le tour du monde.
Dimanche soir, un présentateur d’une émission sportive diffusée sur les ondes d’une chaîne cryptée, a eu à faire une blague en rappelant les gens que s’ils ne travaillaient pas le lendemain, c’était grâce à Jésus. Même sous la couverture d’une plaisanterie je pense que ce fut de bon ton rappeler quand même que le dimanche de pâques rappelle la résurrection du Christ.
Définitivement ces jours m’ont fait un bien fou. J’ai pu me reposer sans pression ; sans me creuser la tête pour savoir où j’allais passer le week-end de pâques.
J’ai fait dimanche et lundi canapé-ordi-télé.
Le week-end de Pâques n’aura pas été cette année synonyme de résurrection et de rédemption pour beaucoup de gens. La lecture de certaines dépêches a remis sur la sellette, cette facette assez rude de la réalité du monde. Il y a eu des massacres au Nigéria, un accident de la circulation avec plus de 27 morts à Morne Tapion à Petit Goâve, un mort au cours de la célébration du culte de résurrection consécutif à l’effondrement du plancher du lieu du culte près de Seine Saint Denis en banlieue parisienne. La congrégation fait partie de la communauté haïtienne.
J’ai trouvé un peu dur d’accepter que l’on puisse mourir pendant la célébration de la victoire de la vie sur la mort et sur le pêché. Mais, semble-t-il, la vie est ainsi faite. La mort fait bien partie de la vie !
Pour essayer de changer de sujet, je me suis réfugié dans l’histoire d’Haïti en me plongeant dans les éphémérides. Là, j’ai appris que le 10 avril 1810, le Général Simon Bolivar laissait la ville de Jacmel d’Haïti pour relancer son combat en faveur de l’émancipation des pays de l’Amérique du Sud de la domination espagnole.
En effet après maintes déboires et une déception venant des instances anglaises qui au dernier moment n’ont pas voulu lui prodiguer l’aide promise, Simon Bolivar avait fait un séjour à Jacmel et a été reçu en héros. Il reçut du Président Pétion Pour plus d’informations à ce sujet, je recommande le travail de l’historien Jean Julien, qui reprit dans des CD formidables toute l’histoire d’Haïti en créole dans une édition qui commémore le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.
Celui-ci raconte que parmi les cadeaux offerts par le chef d’Etat haïtien se trouvait une imprimerie. Simon Bolivar demanda à son homologue haïtien ce que lui, il voudrait avoir comme cadeau en guise de reconnaissance. Pétion lui demanda de libérer sur son passage, tous les noirs qui se trouveraient encore sous le joug de l’esclavage. Et selon ce que rapporte Jean Julien, le premier document édité et imprimé par la machine offerte par Alexandre Pétion fut justement un décret annonçant l’abolition de l’esclavage.
Les rapports entre Haïti et les pays libérés par l’illustre Simon Bolivar n’ont pas connu que des hauts. En fait lors de la première réunion des Etats de l’Amérique, pour donner le premier élan au mouvement regroupant les nations de l’Amérique, le fameux Pan américanisme, Haïti n’a pas été invitée !
Le chancelier vénézuélien, un certain Revenga ne trouva pas d’excuses ni de justifications valables pour expliquer l’absence d’Haïti.
Dans un premier temps, il aurait dit que cela ne concernait que les pays de l’Amérique du Sud. Cet argument ne tint pas beaucoup car il y avait des nations européennes comme le Danemark par exemple.
Après il aurait avoué qu’il ne voyait pas d’un bon œil d’entretenir avec Haïti les mêmes relations que le Venezuela entretenait avec les nations civilisées.
Je vous laisse, amis lecteurs le choix de tirer vous-mêmes vos propres conclusions.
Fort heureusement, la situation a changé depuis. Haïti reçoit du Venezuela en particulier un traitement particulier. Ce traitement s’est encore intensifié dans le bon sens avec l’administration du président Hugo Chavez.
La moralité de cette histoire c’est que nous autres les haïtiens, sans tomber dans la victimisation, nous n’avions pas toujours été bien vus par les autres.
Que des noirs aient poussé une révolution jusqu’à créer une nation, une République noire indépendante en libérant les noirs de l’esclavage, ne fut pas considéré comme une attitude de peuple civilisé.
Des abus de pouvoir, les raisons des plus forts, ont contribué à nous humilier et à expliquer en partie, en grande partie la réalité que nous vivons aujourd’hui.
Chercher à travers les pages de l’histoire les affaires Luders et Rubalcava. Renseignez-vous sur les retombées de la création de la première banque de la République d’Haïti.
Quelqu’un disait que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste.
Et si c’était vrai ?
En attendant, merci d’être encore des nôtres.
Bonne lecture et bonne journée.
JJ
Sources: AFHES http://www.afhes.org/

lundi 9 avril 2012

LES CINQUIEME A SOLIDAIRES AVEC HAITI


Pendant toute l'année, avec leur professeur d'histoire et géographie, les élèves de 5e A ont travaillé sur Haïti dans le cadre du programme d'éducation civique et de sensibilisation à la solidarité.
Parmi leurs différents travaux, ils ont notamment réalisé des marque-pages qu'ils ont vendus. L'argent récolté, 250 € qu'ils ont remis à Camille Ferrié, la présidente de l'association des Amis de Mona, permettra, à sa mesure, de venir en aide aux enfants de « Cœurs Joyeux », une maison d'accueil en Haïti: quinze « restavecs », des orphelins placés dans des familles en tant que domestiques, et quatre orphelins qui avaient perdu leurs parents lors du terrible tremblement de terre.
« Grâce à la somme collectée, ils donnent une chance à une enfant, Cilène Estimé, une petite orpheline de 8 ans nouvellement accueillie par Mona aux Cœurs Joyeux », se félicite Camille Ferrié.
Certes, ces 250 € ne sont qu'une goutte dans l'océan - il faut 2 000 $ par mois pour faire fonctionner la maison d'accueil - mais ils sont le résultat d'une belle preuve de solidarité des collégiens carcassonnais qui parrainent désormais Cilène Estimé.
Les Amis de Mona, 2, rue des Mélèzes, à Carcassonne. Tél. 04 68 25 84 21 ; e-mail :amisdemona@gmail.com
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/09/1326714-les-5e-solidaires-des-enfants-d-haiti.html



Haïti : un Etat « sans scrupule » ?...Le pire nous guette !


Publié le lundi 9 avril 2012
Quelle doit être la dimension d’un scandale qui puisse secouer Haïti et produire l’électrochoc apte à le ressusciter ?
Une telle interrogation doit constituer, aujourd’hui, en Haïti, beaucoup plus qu’une question d’examen. C’est même un thème de recherche universitaire si tant est qu’on soit devenu « un cas » vraiment curieux !
Notre système sociopolitique a fini par défier tous les interdits en gardant un drôle d’équilibre, malgré les perturbations et les soubresauts.
On pavane « san wont », sans vergogne. On patauge dans la boue. Dans la merde, dirait d’autres, moins avenants envers nous. Pourtant, on s’y fait. On s’y complait même.
C’est que, nous avons cessé depuis belle lurette d’évoluer dans un cadre normatif reposant sur la Constitution, les lois et les règles en général. « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè ». Un vieil adage qui résume notre triste histoire de peuple délinquant. Mais, il y a plus, comme slogans : « devan green back, pa gen fè bak ! » ; « lajan se san » ; « lajan pa gen odè » ; « peyi sa a pap chanje » ; « èske se mwen ki ka vin sove Ayiti ? ».
Toutes nos institutions ont été désacralisées par notre tradition de délinquance effrénée. Après avoir subi maints assauts, elles n’ont plus aujourd’hui ni force ni vertu morale et coercitive. Une telle considération vaut autant pour les 3 pouvoirs de l’Etat (exécutif, judiciaire, législatif) et les organismes qui relèvent d’eux que pour les instances morales telles que les églises.
On est vraiment en chute libre !
La précarité chronique de l’existence a fini aussi par éroder nos ressorts moraux. Plus rien n’étonne désormais, dès qu’il s’agit de survie, de réussite économique et de promotion sociale. La morale est plus que jamais à la « débrouillardise », au « brasaj ». Récemment, cela se traduisait par la cocasse mais cynique expression : « naje pou sòti ».
Cette situation s’alimente d’un ensemble de facteurs, tels :
  la faillite du système éducatif, et notamment le manque de formation en matière de civisme et d’histoire nationale : on produit autant de médiocres, d’inadaptés que d’apatrides ;
  la dépolitisation croissante encouragée et renforcée par les dérives, les manquements et les trahisons des élites politiques : déçus, les gens ne veulent plus entendre parler des « leaders », de la politique et de la démocratie ;
  l’acculturation accélérée des couches moyennes traditionnellement engagées dans les mouvements sociaux. Les mass-médias et les voyages à l’étranger sont à prendre en compte concernant ce dernier facteur.
La crise haïtienne, comme l’ont déjà dit plus d’uns, est donc loin d’être strictement politique et économique : elle est aussi sociale, culturelle et surtout morale.
La détérioration des normes éthiques est telle qu’on ne saurait maintenant parler de l’existence de forces morales dans le pays. Il est vrai que l’initiative œcuménique « Religions du Monde » tente de remettre les pendules à l’heure. Mais, elles viennent de très loin ces confessions et sectes qui ont été elles-mêmes sérieusement laminées par les crises successives.
Plus d’anathème sur le vol, l’enrichissement illicite, le gaspillage des ressources publiques, le mépris des intérêts nationaux, la vente du pays « an gwo e an detay ».
Plus de réprobation des manquements aux règles régissant la passation des marchés publics ; c’est le silence absolu concernant le financement occulte des partis et des candidats en période de campagne comme à d’autres époques.
En ce sens, Felix Bautista ne choque pas autant en Haïti que chez lui où prévaut encore la notion de moralité publique ! Le chef de l’Etat Martelly, ne s’attarde pas à démontrer qu’il ne recevrait jamais de l’argent dans ces conditions là. Il préfère déclarer que s’il devait en prendre, ce ne serait pas des « sommes aussi modiques » qu’il empocherait. La journaliste Nuria Piera parle pourtant de plus de 2.5 millions de dollars à M. Martelly, avant et après la campagne électorale !
Ah ! Non ! Pas assez, ici, pour qu’on crie au scandale !
Mais, vraiment, y aura-t-il scandale en Haïti ?
Pas certain, dans ce pays où l’on ne condamne plus l’implication d’officiels dans des activités louches ; dans le trafic illicite des stupéfiants ; dans la production et l’usage de faux !
Pas certain, dans ce pays où l’on a vendu impunément du sang et des cadavres humains ! On s’en souvient.
Pas certain, dans un pays où, de façon éhontée, l’on a vendu des « bras », comme au temps de la traite, pour la coupe de la canne en territoire voisin. On s’en souvient également.
Pas certain, dans ce pays où l’on se fiche de la nationalité et de l’identité des dirigeants.
On s’explique alors pourquoi l’haïtien à l’étranger, est livré à lui-même. Il n’existe pas un Etat haïtien qui défend ses ressortissants en République dominicaine, aux Iles Turcs and Caicos, aux Bahamas, à la Jamaïque, aux Etats-Unis, au Canada, en France, partout !
L’haïtien n’est pas mieux servi chez lui : quel pays au monde se ferait complice d’une mission internationale ou garderait le silence après la mort de plus de 3.000 de ses citoyens suite à une maladie introduite dans ce pays par des membres de cette mission internationale ?
Voilà où nous en sommes en Haïti, en l’an de grâce 2012 !
Certes, on ne saurait ne pas prendre en compte, dans cette lamentable situation, le fait que, dépendant de l’étranger et dirigé directement par le « Blan », les haïtiens ont fini par perdre confiance en eux-mêmes. Le sentiment général est que, autant le pays que notre propre destin ne nous appartiennent plus.
Alors, on se laisse aller, au gré du vent ! Au petit bonheur la chance ! Selon le vieux principe du « bon dieu bon ».
Mais, il arrivera un temps, pire que l’actuel, où l’on ne pourra plus continuer à défier impunément toutes les lois de la sociologie, de l’économie politique et de la vie tout court. Nous avons déjà payé au prix fort nos travers en termes de désastres et de catastrophes accumulés. Mais, c’est absolument sûr que le pire est pour demain si nous continuons à avancer aveuglément sur la voie ténébreuse du « vire voye », du « lese grennen », du « tout voum se do » du « tout koukouy klere pou je l ». Car, il est un fait que pour sortir de l’abime, aucun pays n’a emprunté ces chemins-là. Il est encore temps de se ressaisir. « Pi ta, pi tris ».
Marvel DANDIN
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8720

A Halifax, le Titanic reste insubmersible et fascine les touristes


Halifax - Expositions, prières, spectacles et même pièce de théâtre sur "l'unique Noir" à bord: cent ans après, le drame du Titanic anime le tourisme et la vie culturelle dans le port canadien d'Halifax, où reposent toujours 150 victimes.
Le drapeau de la White Star Line, l'armateur du paquebot, flotte dans les rues de la grande ville, la plus proche du lieu de la catastrophe du 14 Avril 1912. Au restaurant "Five Fishermen", on offre pour 46 dollars un menu Titanic "inspiré par celui offert le jour du naufrage aux passagers de la première classe", avec des huîtres à la russe à la vodka et au raifort.
Le Titanic est partout. Ses maquettes et ses photos ornent les vitrines des magasins. Au théâtre, on peut voir une pièce consacrée à "l'unique Noir du Titanic", l'ingénieur haïtien Joseph Laroche, et dénonçant le racisme de l'époque. Un chauffeur de taxi évoque spontanément sa grand-mère qui avait vu les cercueils débarqués dans le port par les sauveteurs arrivés trop tard pour trouver des survivants. "Maintenant, je le raconte à mes petits-enfants", dit Bruce Blandin.
Artistes, scientifiques, autorités et musées de Halifax se préparent à commémorer solennellement la grande catastrophe.  Le 14 avril, les Haligoniens seront invités à un rassemblement, une procession aux chandelles derrière une charrette portant un cercueil, et feront une minute de silence, symbolisant l'interruption finale des SOS émis par le paquebot en détresse. Le 15 suivra une cérémonie oecuménique, réunissant chrétiens, musulmans et juifs.
Dans la nuit du 14 au 15 Avril 1912, les quelque 700 survivants du naufrage ont été recuellis par le paquebot britannique Carpathia, qui les a acheminés à New York, destination du Titanic. Mais c'est depuis Halifax que sont partis les vaisseaux, dont deux câbliers, chargés de repêcher les dépouilles, avec à leur bord fossoyeurs, embaumeurs et cercueils, rappelle Garry Shutlak, un des responsables des Archives de la province de Nouvelle-Ecosse.
Mémoire vivante de l'histoire du Titanic et conférencier très demandé, M. Shutlak peut donner des précisions sur le menu casher offert aux passagers de 3e classe ou sur le nombre considérable de voyageurs de nationalité syrienne.

France: une liturgie tourne au cauchemar, un enfant meurt

 AFP.- Stains.

Un enfant de six ans a été tué et plus de 30 personnes blessées dimanche lors de l'effondrement d'un plancher dans un local de Stains, près de Paris, transformé en lieu de culte, où plus de cent personnes s'étaient réunies en famille en ce dimanche de Pâques.
Ce local est fréquenté par une église évangélique, notamment fréquentée par la communauté haïtienne, sans lien avec les unions protestantes établies.
Le pronostic vital est engagé pour un enfant de deux ans, transporté à l'hôpital Necker à Paris, et une femme de 42 ans, a déclaré le préfet du département Christian Lambert, qui a évoqué une «urgence relative pour 32 autres personnes» blessées dans leur chute survenue vers 14H30.
«J'ai entendu un cri, je me suis retourné et j'ai vu de la poussière, j'ai vu que le plancher s'était effondré, c'est affreux», a raconté un homme présent qui ne veut pas donner son nom et se présente comme Frère Patrick.
«Il y avait une célébration avec entre 100 et 150 personnes au premier étage. Une partie du premier étage s'est effondrée sous le poids», a précisé le préfet Lambert. «Les personnes sont tombées avec le plancher.»
Une source proche de l'enquête précise que la structure a pu être fragilisée par les danses très rythmées qui accompagnent d'ordinaire ces offices. «Ici c'est comme une grande famille qui se réunit dans la joie, l'allégresse, un peu comme le gospel, tous les dimanches, dans un grand culte», raconte Frère Patrick, un des seuls à accepter de s'exprimer.
Le bilan aurait pu être encore plus lourd: «Il n'y avait personne en dessous», souligne Christian Lambert qui a prévenu que ses services allaient examiner «de près le problème de la sécurité de cette salle». L'enquête est pour l'heure menée par le commissariat local.
Ont été mobilisés quelque 150 sapeurs-pompiers, 48 véhicules et un hélicoptère pour évacuer les blessés les plus graves vers les hôpitaux.
Dans une déclaration lue à l'AFP, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a «fait part de sa profonde émotion et de sa tristesse après cet accident survenu dans ce lieu de culte évangélique».
Selon des voisins, cette communauté religieuse fréquente depuis «plus d'un an» ce local récent situé dans un petit secteur pavillonnaire coincé entre une zone industrielle et des voies ferrées.
Nombreux sont les fidèles à s'y presser, selon les voisins. Frère Patrick assure que l'association «Armée combattants pour Christ nouvelle Jérusalem», y est installée depuis quatre ans.
Contacté par l'AFP, le responsable d'une autre communauté évangélique appartenant à l'église Bethel, située dans la même rue, a déclaré: «C'est la communauté haïtienne, on les a vus arriver il y a un an, un an et demi, ils font une location. C'est une salle des fêtes à la base.»
Sur un total de 1,6 million de protestants en France, environ 460 000 pratiquants réguliers se réclament du protestantisme évangélique.
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201204/08/01-4513486-france-une-liturgie-tourne-au-cauchemar-un-enfant-meurt.php

dimanche 8 avril 2012

27 MORTS EN HAITI LA VEILLE DE LA RESURRECTION DU CHRIST

Et je cherchais un peu partout dans ma tête et dans mon entourage, un sujet de réflexion appropriée à ce dimanche de pâques. Ce dimanche que le monde chrétien célèbre la résurrection du Christ. La victoire de la vie sur la mort. La victoire du pardon sur le pêché.

Je me demandais comment intéresser ceux qui d’ordinaire ne s’intéressent pas à ce genre de sujet.
Après quelques clicks, j’ai trouvé la base de ma réflexion. La veille de ce dimanche de résurrection dans un pays aussi croyant que le Christ, en Haïti, un accident de la circulation fait au moins 27 morts. Plaçons le décor pour mieux comprendre. Un camion délabré sans doute, jamais contrôlé par les autorités, comme celui dépeint magistralement par notre correspondante Carlie de Port-au-Prince (De la Sécurité Routière) s’engage vers le sud. Il transporte à son bord des kilos de marchandises, des animaux de plusieurs espèces, 66 personnes entassées comme des sardines, entonnant probablement des chansons de louange à Dieu.
Arrivé à Morne Tapion, une pente réputée dangereuse, les freins du camion cèdent. Et celui-ci s’en en contre bas. Des gens déchiquetés, écrasés et triturés. Là il faut une assistance rapide. En Haïti il n’y a pas de service d’ambulance, il n’y a pas de 911 comme l’avait fait remarqué Carlie dans assistance à Personne en Danger.
Il y a des survivants. Des blessés graves. Le centre hospitalier – là il ne faut pas se fier au nom- est vite débordé. Manque de moyens. Pas de médecins. Pas assez de chirurgiens. Ces blessés graves sont condamnés à mort.
Cette fois, dans le défilé incessant des autorités, il manquera cruellement la présence du Président de la République. Il enverra probablement un message de soutien aux blessés, qui seront amputés dans de mauvaises conditions. Le message ira aussi à ceux qui mourront en choc hypovolémique par manque de sang disponible. Le président n’oubliera pas ceux qui mourront par manque d’antibiotiques ou manque de solutés.
Encore une fois il démontrera que lui il est le président de tous les haïtiens.
Ces messages il les enverra depuis sa chambre d’hôpital de Miami, là ou il est allé se faire opérer de l’épaule.
Pour ne pas mourir en Haïti, il faut être président de la République. A défaut faire parti du gouvernement. Etre un membre du pouvoir législatif.
On se demande à qui il revient la tâche de faire en sorte qu’il y ait un système de santé qui permette l’accès aux soins médicaux de bonne qualité pour tous. Médecins du monde ? Médecins sans Frontières ?
En effet les gouvernements haïtiens ont souvent d’autres priorités et la santé des haïtiens passent toujours après…après.
Bon rétablissement Monsieur le Président ! Reposez en paix les accidentés de Petit-Goave !

Haïti : au moins 27 morts dans un accident de la route


C'est un défi aux normes de la circulation, mais la population n'a pas le choix : en Haïti, des camions transportant des marchandises transportent fréquemment des passagers. C'est ce qui explique le bilan extrêmement lourd d'un accident de la route qui s'est produit samedi sur la route nationale 2, à Petit-Goave, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince.
«Le bilan est passé à 27 morts, des blessés graves sont décédés et d'autres personnes sont dans un état critique», explique Joël Charles, l'administrateur de l'hôpital joint au téléphone. La plupart des victimes de l'accident sont des commerçantes qui avaient pris place dans un camion, au milieu de sacs de produits alimentaires.
Un précédent bilan faisait état de 20 personnes tuées et plus de 40 blessés dont plusieurs grièvement ont été transportées au seul hôpital de la ville, dépassé par l'affluence des blessés et la présence de nombreux curieux arrivés sur les lieux.

66 passagers à bord d'un camion de marchandises
«Au total, 66 personnes, peut-être plus, se trouvaient à bord du véhicule qui s'est renversé au sommet d'une pente raide et dangereuse, une route sur laquelle de nombreux accidents sont souvent enregistrés», a témoigné un juge de paix qui a constaté le sinistre.
Selon le responsable de l'hôpital de Petit-Goave, «17 personnes mortes sur place ont été transportées à la morgue de l'hôpital Notre-Dame, à Petit-Goave, et près d'une dizaine de blessés graves sont décédés après avoir été transportés par des ambulances de la Croix-rouge haïtienne». Ce responsable ajoute que «certains blessés sont dans un état critique, il y a des traumatismes craniens et beaucoup de fractures».

L'hôpital manque d'ambulances, de médecins, de chirurgiens
Le responsable de l'hôpital lance un appel urgent aux autres services des villes voisines : «Nous avons besoin d'ambulances et de médecins, il faut transporter les victimes dans d'autres hôpitaux à Port-au-Prince, la capitale. Nous n'avons pas suffisamment de chirurgiens et d'orthopédistes». Sur une station de radio locale, un journaliste a relayé cet appel : «La population de la ville est dépassée par cet accident tragique et nous avons besoin de personnels médicaux sur place».
Plusieurs heures après l'accident, de nombreux blessés ont pu être évacués dans des hôpitaux de la région dont certains sont tenus par des équipes de Médecins sans frontières. MSF est présent en Haïti depuis le séisme de janvier 2010 qui a ravagé le pays le plus pauvre du continent américain. La semaine dernière, un autre accident avait fait 4 morts et une dizaine de blessés dans la même région. Les accidents sont fréquents sur les routes haïtiennes impliquant des autobus bondés roulant à vive allure, en absence de contrôles routièrs.
LeParisien.fr

samedi 7 avril 2012

Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion

Marion Grosshans Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion, Rennes, PU Rennes, coll. « Le sens social », 2012.
Dans l'imaginaire collectif, le vaudou évoque une série d'images stéréotypées, telles la magie noire, les poupées vaudou, les rituels occultes et la transformation d’êtres humains en zombies. Cette représentation, véhiculée par des films hollywoodiens d’épouvante et à forte teneur en hémoglobine, puise sa source dans la littérature para-anthropologique, c’est-à-dire dans des discours produits par des auteurs qui ont voulu informer des mœurs, coutumes et manières de vivre des populations observées, mais qui n’avaient pas de formation d’ethnologue ou d’anthropologue.
Pour se dégager de ses clichés, Nicolas Vonarx choisit d'écrire vodou, terme vernaculaire souvent repris dans les travaux socio-anthropologiques. Ainsi, dans ce cas et sous cette forme, le vodou traduit bien plus qu'un système de croyances magico-religieuses visant à établir des échanges avec l’invisible. Il s’agit d’un système de soin, où les dimensions magiques et religieuses sont secondaires par rapport à la finalité thérapeutique.

2.- L’ouvrage Le Vodou haïtien : entre médecine, magie et religion est une réédition sous presses françaises (les Presses Universitaires de Rennes) du même ouvrage paru aux Presses de l’Université de Laval (Canada) en août 2011. Il est à noter qu’aucun ajout n’a été apporté à l’édition française, qui est au final une stricte reproduction de la version canadienne.
L’ouvrage a pour base de réflexion la double formation de Nicolas Vonarx (infirmier, puis ethnologue). Il questionne les rapports entre spiritualité et maladie, en s’axant sur les systèmes étiologico-thérapeutiques existant en Haïti. Comme le souligne Raymond Massé dans la préface, l’intérêt majeur de cet ouvrage est de proposer « une relecture révolutionnaire du vodou contemporain, non plus comme religion, mais d’abord et avant tout, comme système de soins » (Vonarx, 2012 : VII).

3.- L’ouvrage commence par une longue ouverture de vingt-trois pages (Préface, Note pour l’usage du mot vodou, Glossaire de quelques mots créoles, Remerciements, Avant-Propos), avant de laisser place à l’Introduction.
Si cet agencement peut rebuter, il se révèle finalement indispensable pour immerger le lecteur dans le sujet et le dégager des prénotions et clichés qu’évoque forcément une telle thématique. Soulignons que la préface de Raymond Massé (spécialiste en anthropologie de la santé) constitue une excellente recension.
En cinq pages menées tambour battant, Massé fournit au lecteur l’envie de lire l’ouvrage, mais aussi le sentiment de se trouver face à une réflexion majeure de l’anthropologie de la maladie.
Dans son Introduction, Nicolas Vonarx fait le point sur l'histoire du vodou et de l'évolution de ses représentations (condamnation de cette pratique, puis curiosité centrée sur la magie, classification dans les religions afro-américaines, et enfin découverte du vodou comme système de soin). L'auteur présente aussi minutieusement sa méthodologie d'enquête et sa problématique : comment les savoirs, les discours et les pratiques interviennent dans les épisodes de la maladie dans la commune rurale de Bwa-Bijou (département de l'Artibonite).

4.- Dans la première partie « Le vodou au sein du pluralisme magico-religieux », la place du vodou comme système thérapeutique est abordée par le biais de parcours de soins. Ceux-ci permettent de percevoir la complexité et le pluralisme de la médecine en Haïti, puisque Vonarx y décrit trois secteurs de santé: la médecine créole (héritage des traditions africaines), la biomédecine ou médecine occidentale (soutenue par les ONG) et les Eglises aux missions de guérison (gestion spirituelle de la maladie).
Même si ces trois secteurs de santé semblent divergents et loin du vodou, il existe des points de rencontre. En effet, l'auteur les montre en interrogeant le choix de devenir thérapeute (vocation, choix divin, contrainte par les esprits), et les modes d'accession au savoir. En analysant chaque pratique séparément, puis en la croisant au vodou, Vonarx parvient à montrer l'enchevêtrement intime qu'il existe entre le médical et le religieux dans la conception de la maladie et le traitement qu'il en est fait en Haïti.

5.- La deuxième partie se consacre exclusivement au vodou à travers l'organisation et le contenu de ce système de soin.
 Dans un premier temps, l'auteur décrit les spécificités de ce système en détaillant Les pièces maîtresses qui le composent: les relations entre le thérapeute (oungan ou mambo) et les entités invisibles (iwa). Ces relations sont au centre de la pratique vodou, puisque c'est d'elles que les pouvoirs de soin et de guérison du thérapeute dépendent.
 L'auteur poursuit son travail d'ethnographie en détaillant les lieux de pratique et les lieux de pèlerinage vodou. Mais Vonarx ne se limite pas à l'étude d'un phénomène magico-religieux, puisqu'il explore le système explicatif de la maladie vodou et pousse ainsi son travail dans l'anthropologie de la maladie.
Dans la représentation haïtienne, la maladie est le résultat d'un désordre provoqué par l'intervention d'un iwa, c'est-à-dire par un trop perturbateur qui demande un exorcisme (faire sortir cet élément).
La possession est due soit à l'action propre du malade (établissement de mauvais rapport avec un iwa), soit à une tierce personne (envoûtement). La détermination de la cause permet d'organiser la stratégie de guérison. Il s'agit d'une étape primordiale, qui permet d'adopter le traitement approprié.
Grâce à son travail de terrain, Nicolas Vonarx passe en revue toute une série de pratiques qui se recoupent autour du traitement des symptômes, de la réconciliation avec les iwa et de l'engagement à les honorer. Le thérapeute vodou, plus qu'un simple guérisseur, est un devin, une personne armée de magie agressive et un moralisateur.

6.- L'ouvrage montre de manière très détaillée et richement documentée l'importance du vodou dans le système de soin haïtien. L'auteur se garde de faire des généralités et des typologies hâtives, puisqu'il précise qu'il s'agit d'une représentation actuelle du vodou (en fonction des lieux, des époques et des besoins, le vodou a pu être un système magique, religieux ou thérapeutique).
Compte tenu de la finesse de l'enquête et de l'actualité du sujet, l'ouvrage intéressera tout lecteur étudiant l’ethnologie, la médecine, la para-médecine, ou la question de l'intervention médicale en Haïti. Un ouvrage à lire avec autant d'intérêt que l'Anthropologie de la maladie de François Laplantine.

Référence électronique

Marion Grosshans, « Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2012, mis en ligne le 06 avril 2012, consulté le 07 avril 2012.
URL : http://lectures.revues.org/7906

UNE GAGANATE HAITIENN DU SUPER LOTO DES USA AURAIT PERDU SON TICKET

Une Haïtienne de 37 ans affirme être un des trois mystérieux gagnants de la cagnotte record de 656 millions de dollars aux Etats-Unis: elle assure avoir "perdu" son ticket.

Mirlande Wilson, mère de sept enfants et cheffe d'équipe d'un restaurant McDonald's, avait suscité une frénésie médiatique en début de semaine en affirmant figurer parmi les gagnants. Jeudi, le McDonald's en question avait reçu la protection de policiers tentant de tenir les caméras à l'écart.
"Je l'ai perdu", a déclaré jeudi soir à propos du ticket Mme Wilson, avec un sourire embarrassé, sur une chaîne locale, NBC 4. "Je n'ai pas inventé cette histoire pour attirer l'attention", a assuré cette habitante de Baltimore (Maryland, est), alors que le fait que personne n'ait vu son ticket avait suscité des soupçons.
Elle a rejeté les informations affirmant qu'elle avait caché le fameux ticket sur son lieu de travail. "Comment aurais-je pu avoir eu le ticket, et l'avoir caché derrière une machine à faire des McFlurry (glaces, ndlr)?", a-t-elle dit.

Mystérieux gagnant
Mirlande Wilson a également affirmé que le ticket était seulement le sien et qu'il n'était pas celui acheté en commun avec ses collègues de travail, comme ces derniers l'affirment.
"Personne ne nous a montré le ticket gagnant", a affirmé jeudi devant la presse Stephen Martino, directeur de la loterie du Maryland, prêt à payer les 105'106'389,24 dollars après impôts dus à celui qui a validé vendredi dernier dans cet Etat la combinaison gagnante.
Personne ne s'est d'ailleurs manifesté dans les deux autres Etats où des vainqueurs ont été signalés, l'Illinois (nord) et le Kansas (centre).
La super-cagnotte avait proposé le montant le plus élevé jamais mis sur la table dans une loterie, suscitant une folie du jeu aux quatre coins du pays.
http://www.arcinfo.ch/fr/monde/super-cagnotte-aux-usa-une-haitienne-assure-avoir-perdu-le-ticket-gagnant-577-424717