Aujourd’hui dimanche, le lendemain du premier mai, tout paraît ralenti. Les agences de presse ont chômé ce week-end. Les nouvelles sur Haïti ne sont pas légions. On est seulement à 110 jours du tremblement de terre. Il serait prématuré de dire que la rareté des informations corresponde déjà à une sorte de lassitude des médias par rapport à la situation d’Haïti.
Fort heureusement d’ailleurs. Nous avions pu disposer d’un peu plus de temps pour revoir les éphémérides et surtout vérifier ce qui faisait l’actualité surtout en 2008 en pleine crise politique suite à l’éviction du gouvernement de Jacques Edouard Alexis, suite aux émeutes de la faim du 8 avril.
La découverte ou redécouverte de certains détails reste assez….rassurante dira-t-on. Par exemple que le gouvernement des Etats –Unis d’Amérique avait déboursé une enveloppe de 20.000.000 de dollars pour Cité Soleil, que le gouvernement canadien avait alloué une enveloppe de 50.000.000 de dollars supplémentaires pour à Haïti, que le directeur du PAM avait annoncé un plan génial pour la restructuration de l’agriculture haïtienne pour réduire l’insécurité alimentaire. Plusieurs dépêches allaient dans ce sens ou le sens du Document National Pour la Réduction de la Pauvreté. Oui aussi bizarre que cela puisse vous paraître un tel document a existé chez nous en Haïti avant le 12 janvier 2010.
Soyons indulgents. Ne me forcez surtout pas à répondre à la question bi-syllabique, trop dérangeant dans certains cas. Alors ? Merde…Il ne fallait surtout pas le répéter…
Mon attention fut attirée et retenue par une dépêche émanant du service de presse de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti, MINUSTAH. En fait la mission internationale annonçait le décès d’un de ses sous-officiers de nationalité brésilienne dans un hôpital De Santo Domingo. Le soldat avait succombé à une hémorragie cérébrale. Donc une hémorragie scientifiquement due soit à une rupture d’un anévrisme intracrânien ou d’une Malformation Vasculaire d'un autre type. Rien de bien important jusque la dans le contenu de la dépêche. Mais le journaliste de la MINUSTAH a poursuivi en faisant savoir qu’il s’agissait d’une maladie imprévisible et indétectable. Il voulait par la signifier que le jeune sous officier, avant son hémorragie, n’avait présenté aucun signe qui aurait pu conduire au diagnostique de sa pathologie.
Mais une maladie imprévisible et indécelable ou indétectable, traduit dans l’univers colloquial haïtien, veut dire tout autre chose. Une maladie venant d’un autre monde. Une maladie inconnue.
Cela me ramène à repenser à une histoire que m’avait racontée un compatriote et ami.
Un vendredi saint, je cherchais éperdument un repas adapté dans le milieu haïtien de la ville. Je me suis fait inviter carrément chez l’ami Tony. Là j’étais sur de pouvoir déguster poissons en sauce à base d’oignons et d’huile d’olive, haricots blancs en sauce, salade de betterave et riz blanc parfumé.
Pendant l’apéritif, après avoir parlé de tout et de rien nous nous sommes retrouvés automatiquement en Haïti. Le pays d’avant-hier. Le pays d’hier. Le pays d’un temps qui a fui trop vite s’enlisant dans la brume et dans ses traces.
A un moment donné il était question de la Minustah, mission de stabilisation pour certains. Force d’occupation pour d’autres.
- Doc, me dit Tony, savez-vous que les soldats de la Minustah ne rentrent jamais dans la Ville de Léogane ?
- Ah bon ? Non Je ne le savais pas. Lui répondis-je en me préparant à écouter un de ces récits à dormir ou faire dormir debout. Mais des récits tout à fait crédibles et éventuellement prouvés dans le contexte de la légende urbaine haïtienne.
- Ils ont très peur et ils ont même été interdits de s’approcher des habitants de cette ville.
- Et pourquoi donc ?
- Doc vous êtes au moins au courant de l’histoire des chèvres.
- Je sais que les haïtiens ont pris l’habitude de les appeler voleurs de cabris.
En fait en Haïti, dans certains villages de l’arrière pays, les paysans élèves des cabris. Ces animaux souvent maigres sont lâchés dans la nature dans des zones très sèches, avec peu de végétation. Ils s’éloignent donc de leurs habitats à la recherche de quoi ruminer. Souvent on les voit perchés sur des rochers dans des régions très accidentées. Très loin des habitations.
Les soldats de la minustah sillonnant le pays ont vite fait de les assimiler à des cabris sauvages et ils ont commencé à les capturer pour agrémenter leur barbecue. Delà ils ont donc mérité en fait leurs pseudonymes de voleurs de cabris.
- En fait Doc, reprit Tony, les gens de Léogane se sont dits qu’ils n’allaient pas se laisser faire. Et chaque soldat de la Minustah qui osait s’aventurer dans la ville recevait un « coup de poudre ».
Tony continua son récit avec le ton le plus convainquant possible. Il me raconta que quelques temps plus tard, quand la poudre a commencé à faire de l’effet c'est-à-dire en provoquant ou déclenchant des maladies bizarres indétectables, il fut intimé l’ordre aux soldats de ne pas trop s’approcher des habitations. Là encore, les haïtiens ont utilisés des animaux domestiques, plus particulièrement les chiens comme vecteur pour faire arriver la poudre jusqu’aux soldats de la Minustah. Les étrangers ne se souciant pas des chiens continuaient à jouer, à toucher et à alimenter les chiens. Même les chiens les plus galleux. Les soldats de l’occupation subissaient encore le même sort sous la forme de maladies incurables.
La pratique, a-t-il poursuivi, a été utilisée de façon intensive par des jeunes nationalistes qui enrageaient à l’idée de voir le sol d’Haïti Thomas, la terre de nos ancêtres, foulée par des bottes étrangères.
Les soldats de la Minustah ont fini par comprendre et ils évitent de séjourner à Léogane.
Malgré le côté incongru et incohérent de l’histoire, je fis semblant d’accepter le récit comme une arole d’évangile. Car toute mécréance ou désaccord de ma part l’aurait poussé à me parler de cas encore plus incroyables d’histoire de personnes chevauchant d’autres personnes converties en chevaux la nuit.
En fait j’ai compris car je suis un haïtien natif-natal…
Docteur Jonas Jolivert
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 16 mai 2010
Oui…Il y aura élections présidentielles en Haïti à la fin de l’année. Plus précisément le 28 Novembre 2010. La communauté internationale a considéré que même dans un pays résumé en un tas de ruines et décombres on peut réaliser des élections présidentielles pour renforcer notre démocratie. Le secrétaire général adjoint de l’OEA (Organisation des Etats Américains) Monsieur Albert Ramdin l’a déclaré hier, au lendemain d’une réunion tenue dans le siège de l’organisation du Groupe des Amis d’Haïti. Celui-ci considère que d’un point de vue technique la réalisation des élections présidentielles est faisable avant la fin de l’année si toute fois les bonnes décisions politiques sont prises à temps.
Cette déclaration aura au moins la vertu de calmer les esprits des politiciens de l’opposition que se sont lancés dans une chasse ouverte à René Préval utilisant arguments fous et prétextes boiteux.
Justement le président Préval suite à cette déclaration a souligné qu’il serait prêt à laisser le pouvoir le 7 février comme le prescrit la Constitution.
L’OEA garantit l’appui logistique nécessaire pour la réalisation des joutes.
Il faut savoir qu’il faudra débourser plus de 60.000.000 de dollars pour les élections présidentielles dans lesquelles le nombre de candidats sans aucune chance de faire plus de 5 pour cent sera très important.
Ce sera un peu burlesque et pitoyable de voir aussi des candidats faire leurs campagnes dans des camps de réfugiés ; au lieu de promesses vides et de t-shirt avec photos et slogans, les candidats donneront des petits sachets de riz, de lait ou de sucre.
Il faut finalement retenir qu’il y aura élections présidentielles en Haïti en novembre prochain.
Les amis d’Haïti l’auront ainsi décidé. Et il faut admettre que tenant compte de la tournure des choses politiques du pays. Ce n’est pas la moins bonne des solutions.
JJ
Cette déclaration aura au moins la vertu de calmer les esprits des politiciens de l’opposition que se sont lancés dans une chasse ouverte à René Préval utilisant arguments fous et prétextes boiteux.
Justement le président Préval suite à cette déclaration a souligné qu’il serait prêt à laisser le pouvoir le 7 février comme le prescrit la Constitution.
L’OEA garantit l’appui logistique nécessaire pour la réalisation des joutes.
Il faut savoir qu’il faudra débourser plus de 60.000.000 de dollars pour les élections présidentielles dans lesquelles le nombre de candidats sans aucune chance de faire plus de 5 pour cent sera très important.
Ce sera un peu burlesque et pitoyable de voir aussi des candidats faire leurs campagnes dans des camps de réfugiés ; au lieu de promesses vides et de t-shirt avec photos et slogans, les candidats donneront des petits sachets de riz, de lait ou de sucre.
Il faut finalement retenir qu’il y aura élections présidentielles en Haïti en novembre prochain.
Les amis d’Haïti l’auront ainsi décidé. Et il faut admettre que tenant compte de la tournure des choses politiques du pays. Ce n’est pas la moins bonne des solutions.
JJ
Le sens commun
Le sens commun
Dans quel monde vivons-nous ?
Dans un article précédent, (Vigile, « On nous "explique" la Grèce ! » ) je cite Monsieur Mikis Theodorakis disant : « ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. »
Le sens commun. ça se perd, comme si ça ne valait plus rien. C’est comme si ça n’existait plus, comme si personne ne pouvait voir la réalité autrement qu’à travers les "études" et les yeux desdits "experts".
Le sens commun c’est le bon sens, le sens des réalités, le jugement, bref, la jugeote. Avec ce journalisme ne rapportant que les discours "d’experts" et les fameuses « études-qui-révèlent » au détriment de la simple réalité flagrante, on en vient à déconsidérer la saine jugeote. Ce simple bon sens qui est bien souvent désarmant de logique pragmatique.
Pour faire accepter l’inacceptable, pour étouffer le sens commun, on s’applique à faire lustrer les titres de ceux qui nous endorment. Combien de fois on pavane le titre en locomotive du propos comme pour justifier sans beaucoup d’efforts ce qui est bien souvent totalement aberrant.
Prenons simplement lorsqu’on "justifie" la hausse de l’essence à la pompe, on nous sort "l’expert" qui nous dit absolument n’importe quoi pour étouffer le sens commun. Imaginez qu’on nous sortirait le bilan financier des pétrolières ! Imaginez qu’on nous sortirait le tableau du cours du brut versus le prix à la pompe versus le profit réalisé. Je crois que le sens commun deviendrait en ébullition et "l’expert" au titre lustré aurait affaire à tenir des propos conséquents sinon, le lustre de son titre en prendrait pour son rhume.
On parle du prix à la pompe, mais on pourrait parler de bien des dossiers, entre autres, politiques où le bon sens est évacué.
Comme le notait monsieur Christian Lambert dans son excellent texte « Des mots pour le dire » :" Je suis ni, ni, ni. mais, j’ai réussi quand même a atteindre une certaine maturité, je suis assez conscient et éveillé pour comprendre en parti la situation dans laquelle nous vivons sur cette planète."
Je crois que nous devons tous retrouver notre salutaire « sens commun ». Il faut utiliser ce que nous avons entre les deux oreilles, même si on ne cesse de nous répéter que les "experts", les "intellectuels" et les "études" sont là pour nous livrer la pensée-clef-en-main.
Il faut cesser de prendre cette opinion-clef-en-main que nous livre les canons médiatiques. Nous sommes en pleine guerre du bon sens où la bataille se fait entre les valeurs (sic) de l’église économique et les valeurs humaines élémentaires.
Plusieurs exemples illustrent cette guerre des valeurs qui se fait à l’aide des canons médiatiques et des spécialistes de l’image et de la perception.
- La crise virtuelle de la Grèce en est un excellent exemple.
- La crise du H1N1 en est un autre.
- La terrible (sic) crise économique de 2008 encore un autre.
Souvenez-vous de la crise "alimentaire" où le riz pourrissait sur les tablettes parce que l’utilisateur-payeur n’avait plus les moyens de manger. (Crise "alimentaire" qu’on disait ! Dans une crise "alimentaire" on manque d’aliments, mais lors de cette crise, on manquait "d’argent". Et où est-elle passée cette crise ? A-t-on mis de nouveaux territoires en culture pour nourrir les affamés ? Non, nous avons nourri les Nestlé de la planète pour qu’il "donne" (sic) leur maigre pitance aux affamés).
- Autre exemple : Les explications clef-en-main des 40 milliards disparues des coffres de notre caisse de dépôt. 40 milliards volatilisés. dans les poches de qui ? (Rien ne se perd rien ne se crée. En tout cas en physique.)
Beaucoup de dossiers méritent que nous dépoussiérions notre salutaire « sens commun ». Il faut suivre l’exemple de Monsieur Lambert et de Monsieur Theodorakis.
On nous endort. Il faut nous réveiller.
Que se passe-t-il en Grèce ?
Que se passe-t-il dans pratiquement toutes les économies des États du monde ?
Sommes-nous fatalement destinés à devenir des esclaves de la sainte trinité de l’église économique (FMI, BM et OMC) ?
L’Être Humain doit-il accepter de se faire mettre au pas en fonction des "commandements" de l’église économique ?
Ou si au contraire, l’Être Humain devrait se révolter et mettre à leur place ces dieux tout puissants de l’économie ? Ces dieux (sic) mus par la cupidité la plus totale et la plus abjecte.
Notre « sens commun » devrait nous guider vers l’économie RÉELLE et nous libérer de l’économie virtuelle qui nous assujettit. Cette économie où l’on transige du vide, cette économie où le jeu dépravé de la spéculation vise la cupide croissance infinie.
Partout on dit aux gens : vous n’avez plus les moyens de bien vivre. Vos États "providences" n’ont plus les moyens. Vous devez, en tant qu’utilisateurs-payeurs payer ou crever dans votre merde.
Les demandes syndicales sont présentées comme des absurdités, les citoyens qui protestent comme des anarchistes enragés. Bref, le monde nous est présenté uniquement à travers les yeux et les lunettes des prédateurs économiques.
Pourquoi donc nos États n’ont plus les moyens ?
Parce qu’ils nous donnent trop de services ou parce qu’ils n’ont plus le pouvoir de collecter et répartir la richesse ?
Nul besoin de créer de la richesse, elle existe. Il n’y a qu’à dresser les bilans financiers des compagnies qui nous exploitent. En commençant par les pétrolières (Exxon-Mobil, Total, BP, etc.), puis les pharmacies (Pfizer, Merck La Roche, Aventis, GlaxoSmithKline, etc.), puis les banques (JP Morgan, Royal Bank, Citigroup, Goldman Sachs, etc.) et finalement l’industrie agroalimentaire mondiale (Monsanto, Nestlé et Cie).
Nos États n’ont plus les moyens parce qu’ils se font escroqués (avec leur propre aide) par les agences de cotations et les magouilles économiques mondiales (Moodys, Standard & Poor’s, Enron, Goldman Sachs, AIG, FMI, BM, OMC, etc.).
Nos États n’ont plus les moyens parce qu’ils offrent les pays sur un plateau d’argent aux prédateurs économiques mondiaux (ressources naturelles et main-d’ouvre bon marché).
Nos États n’ont plus les moyens parce qu’ils ferment les yeux et même « favorisent » les paradis fiscaux (se souvenir du G20 de Londres. Qu’a-t-on dit ? Et qu’a-t-on fait ?).
Nos États n’ont plus les moyens non pas parce qu’ils dépensent trop, mais plutôt parce qu’ils ne collectent plus.
Et de l’argent, il y en a (Exxon : 45 milliards de profits en 2008, Shell : 26 milliards, Chevron : 24, BP : 21. En voyant ces PROFITS, ça fait plaisir (sic) de payer son essence, avec une bonne taxe "pour sauver l’environnement" !).
L’argent existe, elle est tout simplement honteusement concentrée et ceux qui contrôlent le monde n’ont pas du tout l’intention de partager quoi que ce soit.
La réalité des choses c’est l’église économique qui asservit l’Être Humain tandis que ce devrait être l’Être Humain qui devrait dire aux prêtres économiques : Vos gueules. On en a marre de vos lois. Elles sont injustes, inhumaines et INJUSTIFIABLES. La réalité, ce n’est pas une cote de crédit. La réalité c’est notre sueur, NOS richesses naturelles, NOTRE créativité, NOTRE imagination, NOTRE productivité et cesser de nous faire chier avec la compétitivité à l’échelle mondiale. Nous allons remettre en place nos essentiels outils de protection (protectionnisme) pour compenser les différences propres aux régions aux cultures et à la RÉALITÉ du monde. Le monde N’EST PAS un grand village.
Les peuples et les nations devraient tous se reprendre en main et se réapproprier leur économie réelle. L’économie locale : protectionnisme, nationalisation.
On devrait envoyer notre armée, non pas en Afghanistan, mais saisir les comptes en banques dans les paradis fiscaux de ces fraudeurs légalisés.
Suis-je en plein délire ? Possible, mais il n’empêche que des milliards d’individus survivent à peine (1 ou 2 $ par jour : moins de 1000 $ PAR ANNÉE) et des prédateurs s’approprient les richesses du monde entier pour étancher leur soif insatiable de profit scandaleux, pendant que d’autres n’ont pas d’eau pour boire et se laver ni de chiottes pour chier.
Quand on regarde le monde. 1000 milliards pour sauver l’euro. L’an dernier c’était 1500 milliards pour sauver les banques et les "pauvres" compagnies.
Combien pour sauver Haïti ? Et pire, cet argent qui sauve Haïti, elle enrichit qui ?
Combien pour le Chili ? Vous aviez oublié le Chili ?
Non, c’est scandaleux ! Et pourtant certains coins du monde nous enseignent la sagesse et tentent de modeler plus humainement le monde. À certains endroits, l’économie n’est plus une église, mais un outil.
La création du "Sucré" par l’Union des pays sud-américains (UNASUR) est un exemple à suivre. Plusieurs de ces pays ont mis à la porte le FMI et ont repris leurs économies en main. Les ressources naturelles sont exploitées non pas pour servir la cupidité des prédateurs économiques mondiaux, mais pour servir les besoins des populations et le développement des pays.
Il faut prendre conscience que nous devons être maîtres chez nous en étant maîtres de nos ressources et de nos industries. Nationalisation et gestion publique des secteurs vitaux de nos sociétés (eau, énergie, ressources naturelles, éducation, santé). Il faut élire des dirigeants au service des citoyens et non au service de l’oligarchie mondiale.
Il ne faut pas nous laisser endormir par le discours de ces fourbes qui se foutent éperdument de la misère des gens et qui ne jurent que par la "croissance" de leur portefeuille.
Il faut se rendre compte que ces crises sont virtuelles et créer pour servir ce monde de la spéculation et de l’exploitation sans limites.
Il faut appuyer le courage des Grecs dans la rue, comme celui des Népalais ou encore ces chemises rouges qui demandent plus de justice sociale.
Partout les populations demandent plus de justice sociale, comme nous ici, suite au budget Bachand/Charest protégeant le capital des riches et vidant les minces portefeuilles de la classe jadis moyenne.
Il y a une constante partout à travers le monde capitaliste. Quelques-uns ont tout et des milliards d’individus n’ont rien. Et le pire c’est que cette situation qui semble inéluctable pourrait être corrigée rapidement si une volonté réelle de partage existait (prenons simplement le budget de la défense US : 800 milliards. Imaginez si on dépensait 2000 millions par jour pour corriger les inégalités. Ou si on utilisait les 1000 milliards servant à sauver l’euro ou ces 2000 milliards de l’an dernier.)
Et dire que l’on parle de la crise virtuelle grecque avec le plus grand sérieux !
Serge Charbonneau
Québec
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http://www.legrandsoir.info/La-Grece-et-la-virtualite.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/15/2074448_la-grece-et-la-virtualite.html
Dans quel monde vivons-nous ?
Dans un article précédent, (Vigile, « On nous "explique" la Grèce ! » ) je cite Monsieur Mikis Theodorakis disant : « ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. »
Le sens commun. ça se perd, comme si ça ne valait plus rien. C’est comme si ça n’existait plus, comme si personne ne pouvait voir la réalité autrement qu’à travers les "études" et les yeux desdits "experts".
Le sens commun c’est le bon sens, le sens des réalités, le jugement, bref, la jugeote. Avec ce journalisme ne rapportant que les discours "d’experts" et les fameuses « études-qui-révèlent » au détriment de la simple réalité flagrante, on en vient à déconsidérer la saine jugeote. Ce simple bon sens qui est bien souvent désarmant de logique pragmatique.
Pour faire accepter l’inacceptable, pour étouffer le sens commun, on s’applique à faire lustrer les titres de ceux qui nous endorment. Combien de fois on pavane le titre en locomotive du propos comme pour justifier sans beaucoup d’efforts ce qui est bien souvent totalement aberrant.
Prenons simplement lorsqu’on "justifie" la hausse de l’essence à la pompe, on nous sort "l’expert" qui nous dit absolument n’importe quoi pour étouffer le sens commun. Imaginez qu’on nous sortirait le bilan financier des pétrolières ! Imaginez qu’on nous sortirait le tableau du cours du brut versus le prix à la pompe versus le profit réalisé. Je crois que le sens commun deviendrait en ébullition et "l’expert" au titre lustré aurait affaire à tenir des propos conséquents sinon, le lustre de son titre en prendrait pour son rhume.
On parle du prix à la pompe, mais on pourrait parler de bien des dossiers, entre autres, politiques où le bon sens est évacué.
Comme le notait monsieur Christian Lambert dans son excellent texte « Des mots pour le dire » :" Je suis ni, ni, ni. mais, j’ai réussi quand même a atteindre une certaine maturité, je suis assez conscient et éveillé pour comprendre en parti la situation dans laquelle nous vivons sur cette planète."
Je crois que nous devons tous retrouver notre salutaire « sens commun ». Il faut utiliser ce que nous avons entre les deux oreilles, même si on ne cesse de nous répéter que les "experts", les "intellectuels" et les "études" sont là pour nous livrer la pensée-clef-en-main.
Il faut cesser de prendre cette opinion-clef-en-main que nous livre les canons médiatiques. Nous sommes en pleine guerre du bon sens où la bataille se fait entre les valeurs (sic) de l’église économique et les valeurs humaines élémentaires.
Plusieurs exemples illustrent cette guerre des valeurs qui se fait à l’aide des canons médiatiques et des spécialistes de l’image et de la perception.
- La crise virtuelle de la Grèce en est un excellent exemple.
- La crise du H1N1 en est un autre.
- La terrible (sic) crise économique de 2008 encore un autre.
Souvenez-vous de la crise "alimentaire" où le riz pourrissait sur les tablettes parce que l’utilisateur-payeur n’avait plus les moyens de manger. (Crise "alimentaire" qu’on disait ! Dans une crise "alimentaire" on manque d’aliments, mais lors de cette crise, on manquait "d’argent". Et où est-elle passée cette crise ? A-t-on mis de nouveaux territoires en culture pour nourrir les affamés ? Non, nous avons nourri les Nestlé de la planète pour qu’il "donne" (sic) leur maigre pitance aux affamés).
- Autre exemple : Les explications clef-en-main des 40 milliards disparues des coffres de notre caisse de dépôt. 40 milliards volatilisés. dans les poches de qui ? (Rien ne se perd rien ne se crée. En tout cas en physique.)
Beaucoup de dossiers méritent que nous dépoussiérions notre salutaire « sens commun ». Il faut suivre l’exemple de Monsieur Lambert et de Monsieur Theodorakis.
On nous endort. Il faut nous réveiller.
Que se passe-t-il en Grèce ?
Que se passe-t-il dans pratiquement toutes les économies des États du monde ?
Sommes-nous fatalement destinés à devenir des esclaves de la sainte trinité de l’église économique (FMI, BM et OMC) ?
L’Être Humain doit-il accepter de se faire mettre au pas en fonction des "commandements" de l’église économique ?
Ou si au contraire, l’Être Humain devrait se révolter et mettre à leur place ces dieux tout puissants de l’économie ? Ces dieux (sic) mus par la cupidité la plus totale et la plus abjecte.
Notre « sens commun » devrait nous guider vers l’économie RÉELLE et nous libérer de l’économie virtuelle qui nous assujettit. Cette économie où l’on transige du vide, cette économie où le jeu dépravé de la spéculation vise la cupide croissance infinie.
Partout on dit aux gens : vous n’avez plus les moyens de bien vivre. Vos États "providences" n’ont plus les moyens. Vous devez, en tant qu’utilisateurs-payeurs payer ou crever dans votre merde.
Les demandes syndicales sont présentées comme des absurdités, les citoyens qui protestent comme des anarchistes enragés. Bref, le monde nous est présenté uniquement à travers les yeux et les lunettes des prédateurs économiques.
Pourquoi donc nos États n’ont plus les moyens ?
Parce qu’ils nous donnent trop de services ou parce qu’ils n’ont plus le pouvoir de collecter et répartir la richesse ?
Nul besoin de créer de la richesse, elle existe. Il n’y a qu’à dresser les bilans financiers des compagnies qui nous exploitent. En commençant par les pétrolières (Exxon-Mobil, Total, BP, etc.), puis les pharmacies (Pfizer, Merck La Roche, Aventis, GlaxoSmithKline, etc.), puis les banques (JP Morgan, Royal Bank, Citigroup, Goldman Sachs, etc.) et finalement l’industrie agroalimentaire mondiale (Monsanto, Nestlé et Cie).
Nos États n’ont plus les moyens parce qu’ils se font escroqués (avec leur propre aide) par les agences de cotations et les magouilles économiques mondiales (Moodys, Standard & Poor’s, Enron, Goldman Sachs, AIG, FMI, BM, OMC, etc.).
Nos États n’ont plus les moyens parce qu’ils offrent les pays sur un plateau d’argent aux prédateurs économiques mondiaux (ressources naturelles et main-d’ouvre bon marché).
Nos États n’ont plus les moyens parce qu’ils ferment les yeux et même « favorisent » les paradis fiscaux (se souvenir du G20 de Londres. Qu’a-t-on dit ? Et qu’a-t-on fait ?).
Nos États n’ont plus les moyens non pas parce qu’ils dépensent trop, mais plutôt parce qu’ils ne collectent plus.
Et de l’argent, il y en a (Exxon : 45 milliards de profits en 2008, Shell : 26 milliards, Chevron : 24, BP : 21. En voyant ces PROFITS, ça fait plaisir (sic) de payer son essence, avec une bonne taxe "pour sauver l’environnement" !).
L’argent existe, elle est tout simplement honteusement concentrée et ceux qui contrôlent le monde n’ont pas du tout l’intention de partager quoi que ce soit.
La réalité des choses c’est l’église économique qui asservit l’Être Humain tandis que ce devrait être l’Être Humain qui devrait dire aux prêtres économiques : Vos gueules. On en a marre de vos lois. Elles sont injustes, inhumaines et INJUSTIFIABLES. La réalité, ce n’est pas une cote de crédit. La réalité c’est notre sueur, NOS richesses naturelles, NOTRE créativité, NOTRE imagination, NOTRE productivité et cesser de nous faire chier avec la compétitivité à l’échelle mondiale. Nous allons remettre en place nos essentiels outils de protection (protectionnisme) pour compenser les différences propres aux régions aux cultures et à la RÉALITÉ du monde. Le monde N’EST PAS un grand village.
Les peuples et les nations devraient tous se reprendre en main et se réapproprier leur économie réelle. L’économie locale : protectionnisme, nationalisation.
On devrait envoyer notre armée, non pas en Afghanistan, mais saisir les comptes en banques dans les paradis fiscaux de ces fraudeurs légalisés.
Suis-je en plein délire ? Possible, mais il n’empêche que des milliards d’individus survivent à peine (1 ou 2 $ par jour : moins de 1000 $ PAR ANNÉE) et des prédateurs s’approprient les richesses du monde entier pour étancher leur soif insatiable de profit scandaleux, pendant que d’autres n’ont pas d’eau pour boire et se laver ni de chiottes pour chier.
Quand on regarde le monde. 1000 milliards pour sauver l’euro. L’an dernier c’était 1500 milliards pour sauver les banques et les "pauvres" compagnies.
Combien pour sauver Haïti ? Et pire, cet argent qui sauve Haïti, elle enrichit qui ?
Combien pour le Chili ? Vous aviez oublié le Chili ?
Non, c’est scandaleux ! Et pourtant certains coins du monde nous enseignent la sagesse et tentent de modeler plus humainement le monde. À certains endroits, l’économie n’est plus une église, mais un outil.
La création du "Sucré" par l’Union des pays sud-américains (UNASUR) est un exemple à suivre. Plusieurs de ces pays ont mis à la porte le FMI et ont repris leurs économies en main. Les ressources naturelles sont exploitées non pas pour servir la cupidité des prédateurs économiques mondiaux, mais pour servir les besoins des populations et le développement des pays.
Il faut prendre conscience que nous devons être maîtres chez nous en étant maîtres de nos ressources et de nos industries. Nationalisation et gestion publique des secteurs vitaux de nos sociétés (eau, énergie, ressources naturelles, éducation, santé). Il faut élire des dirigeants au service des citoyens et non au service de l’oligarchie mondiale.
Il ne faut pas nous laisser endormir par le discours de ces fourbes qui se foutent éperdument de la misère des gens et qui ne jurent que par la "croissance" de leur portefeuille.
Il faut se rendre compte que ces crises sont virtuelles et créer pour servir ce monde de la spéculation et de l’exploitation sans limites.
Il faut appuyer le courage des Grecs dans la rue, comme celui des Népalais ou encore ces chemises rouges qui demandent plus de justice sociale.
Partout les populations demandent plus de justice sociale, comme nous ici, suite au budget Bachand/Charest protégeant le capital des riches et vidant les minces portefeuilles de la classe jadis moyenne.
Il y a une constante partout à travers le monde capitaliste. Quelques-uns ont tout et des milliards d’individus n’ont rien. Et le pire c’est que cette situation qui semble inéluctable pourrait être corrigée rapidement si une volonté réelle de partage existait (prenons simplement le budget de la défense US : 800 milliards. Imaginez si on dépensait 2000 millions par jour pour corriger les inégalités. Ou si on utilisait les 1000 milliards servant à sauver l’euro ou ces 2000 milliards de l’an dernier.)
Et dire que l’on parle de la crise virtuelle grecque avec le plus grand sérieux !
Serge Charbonneau
Québec
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http://www.legrandsoir.info/La-Grece-et-la-virtualite.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/15/2074448_la-grece-et-la-virtualite.html
Il ne faut pas reconstruire Haïti.
Dans sa chronique du Devoir des 24-25 avril 2010, Gilles Courtemanche pose la question : Faut-il reconstruire Haïti ? Sa réponse, c’est qu’il ne faudrait pas reconstruire le pays dysfonctionnel d’avant le séisme mais d’abord investir dans l’éducation, en en faisant si nécessaire une condition imposée par les bailleurs de fonds.
Pour une rare fois, je ne suis pas du tout d’accord avec lui. D’abord, de qui est-il question dans cette question ? De Nous : faut-il que Nous reconstruisions Haïti ? Il n’en peut être autrement lorsque les choix à faire sont ceux des « bailleurs de fonds ». Sur ce point crucial, je pense que nous sommes enfoncés jusqu’au cou dans l’erreur et l’illusion. L’illusion que nous, avec notre argent et notre culture supérieure, pourrions, si nous le voulions, faire les bons choix et reconstruire un pays viable qui serait mis à la disposition des Haïtiens.
Où, dans le monde ou dans l’histoire, avons-nous vu un pays être construit ou reconstruit par d’autres que ses habitants ? Un pays, ce n’est pas un territoire et des bâtiments. Ce n’est pas non plus une collection de lois qui règlent le fonctionnement des institutions politiques ou économiques. C’est un peuple et la culture qu’il s’est donnée. Penser que nous pourrions reconstruire Haïti, c’est exactement le genre de rêve fou du docteur Frankenstein qui voulait insuffler la vie à une créature obtenue en recousant des parties de corps humains. Et pourtant, dans ce cas, le concepteur pouvait à tout le moins mener son projet farfelu avec la cohérence normale qu’un individu peut fournir, ce qui n’est absolument pas le cas avec les projets farfelus menés par « l’aide internationale » ou « les bailleurs de fonds ».
Les tremblements de terre ne détruisent pas les pays.
Après la dernière guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon, bien plus détruits qu’Haïti par les bombardements, ont bénéficié de plans de financement extérieurs de la part des « bailleurs de fonds » pour faciliter leur reconstruction matérielle mais ils n’ont jamais eu besoin d’être reconstruits en tant que pays, pour la bonne raison que le bombes n’avaient pu détruire que du matériel. Pas la culture ou les institutions. Les Haïtiens ne sont pas moins intelligents que les Allemands ou les Japonais, même si leurs institutions avaient déjà été sabotées bien avant qu’un séisme ne détruise en plus une partie de leurs infrastructures matérielles.
Avant de discuter des choix que Nous pourrions faire pour l’avenir d’Haïti, il faudrait d’abord se demander pourquoi ce pays a pu être désorganisé à ce point, bien avant le séisme du 12 janvier. Cette question demanderait de longs développements, tant notre compréhension générale du sous-développement est viciée par les manipulations et la propagande menées par les vrais maîtres du monde qui tentent de nous faire croire que la pauvreté découle de la surpopulation, du climat ou des catastrophes naturelles, de la culture ou des institutions locales, mais jamais des règles qu’ils ont eux-mêmes imposées dans le jeu des échanges économiques et politiques internationaux.
Depuis qu’ils ont été systématisés aux XVIIIe et XIXe siècles, les rapports internationaux de domination créent de la pauvreté dans certaines zones de la planète, en même temps et pour les mêmes raisons qu’ils accumulent la richesse dans d’autres zones. C’était le cas dans les empires coloniaux et c’est toujours le cas de nos jours, même si la géographie de la richesse s’est un peu complexifiée, mais à partir du milieu du XXe siècle, les choses se sont drôlement aggravées. C’est que les colonies, jusqu’alors gérées par un seul maître à la fois, pouvaient être exploitées à volonté mais elles n’avaient pas à supporter les conséquences désastreuses du régime d’incohérence qui a été établi au moment où elles sont devenus « indépendantes » sur papier mais en réalité soumises à la prédation de n’importe quelle grande puissance politique ou économique. Comme un grand nombre de pays d’Afrique ou d’ailleurs, Haïti a sombré dans les affres d’un nouveau type de sous-développement, issu principalement de l’incohérence des décisions imposées par des maîtres qui s’ignorent les uns les autres : les Grandes Puissances, les multinationales, les organisations internationales, les dizaines de milliers d’ONG (1), les réseaux mafieux, le Pape, etc., et bien sûr aussi les mafias locales et la plupart des gouvernements locaux.
La vraie question
La véritable question qu’il faudrait poser est la suivante : croyons-Nous que, si Nous leur en laissions la chance, les Haïtiens auraient l’intelligence requise pour organiser une société viable et prendre en charge leurs besoins matériels ou autres ?
Du bout des lèvres, tout le monde répondrait « oui » mais les « mais » suivraient rapidement : pas tout de suite, pas sans support, pas sans le concours de la diaspora, etc. Bref, peut-être des Haïtiens le pourraient-ils mais il faudrait d’abord que, d’une façon ou d’une autre, quelqu’un leur apporte un quelconque ingrédient magique tel que « l’éducation ».
Et pourtant, dans l’histoire de l’humanité, la grande majorité des pays ont été créés par des humains sans « éducation », au sens où nous l’entendons de nos jours…
En observant de loin la mise en œuvre des secours dépêchés en Haïti en janvier dernier, il m’a semblé clair que pour la quasi totalité des intervenants et commentateurs, « les Haïtiens » étaient des corps souffrants ou indemnes, affamés ou pas, et aussi des êtres dotés d’émotions humaines mais jamais des personnes douées de compétences qui auraient pu être mises à profit dans l’organisation des secours. Ainsi, plus de deux semaines après le séisme, le maire de Port-au-Prince confiait à un journaliste de La Presse qu’il devait s’en remettre à la gentillesse de tel ou tel employé de l’ONU pour pouvoir utiliser un moment un ordinateur ou faire quelques appels téléphoniques. On avait transporté sur place des dizaines de milliers de secouristes et des tonnes d’équipements mais personne, semble-t-il, n’avait cru utile de fournir des équipements de base à un leader élu pour qu’il puisse mettre ses compétences à profit.
Plus récemment, quand les « bailleurs de fonds » ont annoncé le total de leurs investissements à venir (plus de dix milliards de dollars), la même logique prévalait, même si on a pu demander la signature du Président ou du Premier ministre sur un quelconque document d’acceptation. Tout le problème d’Haïti est là, dans son statut de bénéficiaire n’ayant pas un mot à dire dans les décisions qui le concernent. En attendant, l’avenir qui lui est préparé est à peu de choses près celui du plus grand camp de réfugiés sur la planète – des réfugiés dans leur propre pays.
Les Haïtiens, comme tous les autres peuples de la planète, possèdent de façon innée les compétences nécessaires pour créer des cultures, façonner des institutions et prendre en charge leurs propres besoins – c’est là un simple constat factuel. Ils l’ont fait aussi longtemps qu’ils n’en ont pas été empêchés. Ils n’ont besoin que de liberté, de responsabilité réelle et d’une dignité reconnue mais si on les prive de ces trois ingrédients essentiels pour les réduire à l’état de dépendance, leurs compétences sont momentanément réduites ou anéanties. Si Nous souhaitions vraiment qu’ils puissent prendre leur destin en main, Nous ferions en sorte de reconnaître et de respecter cette dignité, cette liberté et cette responsabilité. Nous cesserions de tout leur imposer, en prétendant assumer nous-mêmes, par pure grandeur d’âme, la responsabilité de leur bien-être ou de leur simple survie.
Nous pourrions faire preuve de solidarité en cas de coup dur, comme nous le faisons lorsqu’une tempête de verglas désorganise temporairement nos services, mais nous n’en profiterions pas pour remettre en place des régimes de dépendance et de déresponsabilisation qui sont ultimement fondés sur la croyance inavouée en l’inaptitude des assistés.
Denis Blondin
Anthropologue
(1) Seulement en Haïti, leur nombre est évalué entre 10,000 et 15,000 mais personne n’en connaît le nombre exact. Dès lors, comment penser que leurs interventions puissent être coordonnées à l’intérieur d’un plan global de développement ?
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Il-ne-faut-pas-reconstruire-Haiti.html
http://www.lepost.fr/article/2010/05/12/2070768_il-ne-faut-pas-reconstruire-haiti.html
Pour une rare fois, je ne suis pas du tout d’accord avec lui. D’abord, de qui est-il question dans cette question ? De Nous : faut-il que Nous reconstruisions Haïti ? Il n’en peut être autrement lorsque les choix à faire sont ceux des « bailleurs de fonds ». Sur ce point crucial, je pense que nous sommes enfoncés jusqu’au cou dans l’erreur et l’illusion. L’illusion que nous, avec notre argent et notre culture supérieure, pourrions, si nous le voulions, faire les bons choix et reconstruire un pays viable qui serait mis à la disposition des Haïtiens.
Où, dans le monde ou dans l’histoire, avons-nous vu un pays être construit ou reconstruit par d’autres que ses habitants ? Un pays, ce n’est pas un territoire et des bâtiments. Ce n’est pas non plus une collection de lois qui règlent le fonctionnement des institutions politiques ou économiques. C’est un peuple et la culture qu’il s’est donnée. Penser que nous pourrions reconstruire Haïti, c’est exactement le genre de rêve fou du docteur Frankenstein qui voulait insuffler la vie à une créature obtenue en recousant des parties de corps humains. Et pourtant, dans ce cas, le concepteur pouvait à tout le moins mener son projet farfelu avec la cohérence normale qu’un individu peut fournir, ce qui n’est absolument pas le cas avec les projets farfelus menés par « l’aide internationale » ou « les bailleurs de fonds ».
Les tremblements de terre ne détruisent pas les pays.
Après la dernière guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon, bien plus détruits qu’Haïti par les bombardements, ont bénéficié de plans de financement extérieurs de la part des « bailleurs de fonds » pour faciliter leur reconstruction matérielle mais ils n’ont jamais eu besoin d’être reconstruits en tant que pays, pour la bonne raison que le bombes n’avaient pu détruire que du matériel. Pas la culture ou les institutions. Les Haïtiens ne sont pas moins intelligents que les Allemands ou les Japonais, même si leurs institutions avaient déjà été sabotées bien avant qu’un séisme ne détruise en plus une partie de leurs infrastructures matérielles.
Avant de discuter des choix que Nous pourrions faire pour l’avenir d’Haïti, il faudrait d’abord se demander pourquoi ce pays a pu être désorganisé à ce point, bien avant le séisme du 12 janvier. Cette question demanderait de longs développements, tant notre compréhension générale du sous-développement est viciée par les manipulations et la propagande menées par les vrais maîtres du monde qui tentent de nous faire croire que la pauvreté découle de la surpopulation, du climat ou des catastrophes naturelles, de la culture ou des institutions locales, mais jamais des règles qu’ils ont eux-mêmes imposées dans le jeu des échanges économiques et politiques internationaux.
Depuis qu’ils ont été systématisés aux XVIIIe et XIXe siècles, les rapports internationaux de domination créent de la pauvreté dans certaines zones de la planète, en même temps et pour les mêmes raisons qu’ils accumulent la richesse dans d’autres zones. C’était le cas dans les empires coloniaux et c’est toujours le cas de nos jours, même si la géographie de la richesse s’est un peu complexifiée, mais à partir du milieu du XXe siècle, les choses se sont drôlement aggravées. C’est que les colonies, jusqu’alors gérées par un seul maître à la fois, pouvaient être exploitées à volonté mais elles n’avaient pas à supporter les conséquences désastreuses du régime d’incohérence qui a été établi au moment où elles sont devenus « indépendantes » sur papier mais en réalité soumises à la prédation de n’importe quelle grande puissance politique ou économique. Comme un grand nombre de pays d’Afrique ou d’ailleurs, Haïti a sombré dans les affres d’un nouveau type de sous-développement, issu principalement de l’incohérence des décisions imposées par des maîtres qui s’ignorent les uns les autres : les Grandes Puissances, les multinationales, les organisations internationales, les dizaines de milliers d’ONG (1), les réseaux mafieux, le Pape, etc., et bien sûr aussi les mafias locales et la plupart des gouvernements locaux.
La vraie question
La véritable question qu’il faudrait poser est la suivante : croyons-Nous que, si Nous leur en laissions la chance, les Haïtiens auraient l’intelligence requise pour organiser une société viable et prendre en charge leurs besoins matériels ou autres ?
Du bout des lèvres, tout le monde répondrait « oui » mais les « mais » suivraient rapidement : pas tout de suite, pas sans support, pas sans le concours de la diaspora, etc. Bref, peut-être des Haïtiens le pourraient-ils mais il faudrait d’abord que, d’une façon ou d’une autre, quelqu’un leur apporte un quelconque ingrédient magique tel que « l’éducation ».
Et pourtant, dans l’histoire de l’humanité, la grande majorité des pays ont été créés par des humains sans « éducation », au sens où nous l’entendons de nos jours…
En observant de loin la mise en œuvre des secours dépêchés en Haïti en janvier dernier, il m’a semblé clair que pour la quasi totalité des intervenants et commentateurs, « les Haïtiens » étaient des corps souffrants ou indemnes, affamés ou pas, et aussi des êtres dotés d’émotions humaines mais jamais des personnes douées de compétences qui auraient pu être mises à profit dans l’organisation des secours. Ainsi, plus de deux semaines après le séisme, le maire de Port-au-Prince confiait à un journaliste de La Presse qu’il devait s’en remettre à la gentillesse de tel ou tel employé de l’ONU pour pouvoir utiliser un moment un ordinateur ou faire quelques appels téléphoniques. On avait transporté sur place des dizaines de milliers de secouristes et des tonnes d’équipements mais personne, semble-t-il, n’avait cru utile de fournir des équipements de base à un leader élu pour qu’il puisse mettre ses compétences à profit.
Plus récemment, quand les « bailleurs de fonds » ont annoncé le total de leurs investissements à venir (plus de dix milliards de dollars), la même logique prévalait, même si on a pu demander la signature du Président ou du Premier ministre sur un quelconque document d’acceptation. Tout le problème d’Haïti est là, dans son statut de bénéficiaire n’ayant pas un mot à dire dans les décisions qui le concernent. En attendant, l’avenir qui lui est préparé est à peu de choses près celui du plus grand camp de réfugiés sur la planète – des réfugiés dans leur propre pays.
Les Haïtiens, comme tous les autres peuples de la planète, possèdent de façon innée les compétences nécessaires pour créer des cultures, façonner des institutions et prendre en charge leurs propres besoins – c’est là un simple constat factuel. Ils l’ont fait aussi longtemps qu’ils n’en ont pas été empêchés. Ils n’ont besoin que de liberté, de responsabilité réelle et d’une dignité reconnue mais si on les prive de ces trois ingrédients essentiels pour les réduire à l’état de dépendance, leurs compétences sont momentanément réduites ou anéanties. Si Nous souhaitions vraiment qu’ils puissent prendre leur destin en main, Nous ferions en sorte de reconnaître et de respecter cette dignité, cette liberté et cette responsabilité. Nous cesserions de tout leur imposer, en prétendant assumer nous-mêmes, par pure grandeur d’âme, la responsabilité de leur bien-être ou de leur simple survie.
Nous pourrions faire preuve de solidarité en cas de coup dur, comme nous le faisons lorsqu’une tempête de verglas désorganise temporairement nos services, mais nous n’en profiterions pas pour remettre en place des régimes de dépendance et de déresponsabilisation qui sont ultimement fondés sur la croyance inavouée en l’inaptitude des assistés.
Denis Blondin
Anthropologue
(1) Seulement en Haïti, leur nombre est évalué entre 10,000 et 15,000 mais personne n’en connaît le nombre exact. Dès lors, comment penser que leurs interventions puissent être coordonnées à l’intérieur d’un plan global de développement ?
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samedi 15 mai 2010
La BID va prêter 2 milliards de dollars sur dix ans
Agence France-Presse, Port-au-Prince;
La Banque interaméricaine de développement (BID) va octroyer deux milliards de dollars sur 10 ans à Haïti, pays ravagé en janvier par un violent séisme qui a fait de 250 000 à 300 000 morts, a annoncé samedi le président de la BID Luis Alberto Moreno.
«C'est une décision prise par le conseil des gouverneurs de la BID, 200 millions de dollars seront versés chaque année pour des projets en énergie, pour la construction de routes et la refonte du système éducatif», a déclaré M. Moreno lors d'une conférence de presse au palais présidentiel haïtien.
La BID va également effacer la dette du pays le plus pauvre du continent américain auprès de l'institution qui s'élève à 479 millions de dollars.
«Nous sommes en train de finaliser le processus d'élimination de cette dette et désormais nous allons faire uniquement des dons à Haïti», a encore indiqué M. Moreno qui a annoncé d'importants projets routiers financés par la BID en Haïti.
«La Banque interaméricaine de développement a créé un fond de financement non remboursable pour Haïti, les 200 millions prévus par année sur une période de 10 ans serviront à financer des projets conduits sur le terrain», a précisé Eric Pierre représentant d'Haïti à la banque.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/aide-internationale/201005/15/01-4280838-la-bid-va-preter-2-milliards-de-dollars-sur-dix-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
La Banque interaméricaine de développement (BID) va octroyer deux milliards de dollars sur 10 ans à Haïti, pays ravagé en janvier par un violent séisme qui a fait de 250 000 à 300 000 morts, a annoncé samedi le président de la BID Luis Alberto Moreno.
«C'est une décision prise par le conseil des gouverneurs de la BID, 200 millions de dollars seront versés chaque année pour des projets en énergie, pour la construction de routes et la refonte du système éducatif», a déclaré M. Moreno lors d'une conférence de presse au palais présidentiel haïtien.
La BID va également effacer la dette du pays le plus pauvre du continent américain auprès de l'institution qui s'élève à 479 millions de dollars.
«Nous sommes en train de finaliser le processus d'élimination de cette dette et désormais nous allons faire uniquement des dons à Haïti», a encore indiqué M. Moreno qui a annoncé d'importants projets routiers financés par la BID en Haïti.
«La Banque interaméricaine de développement a créé un fond de financement non remboursable pour Haïti, les 200 millions prévus par année sur une période de 10 ans serviront à financer des projets conduits sur le terrain», a précisé Eric Pierre représentant d'Haïti à la banque.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/aide-internationale/201005/15/01-4280838-la-bid-va-preter-2-milliards-de-dollars-sur-dix-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
« Le Programme éducation pour tous » financé par la banque mondiale
La banque Mondiale vient d'accorder un montant de 10 millions de dollars américain au Ministère de l'Education National et de la Formation Professionnelle. Selon le ministre de l'éducation Nationale, Joël Desrosiers Jean Pierre, Cette somme permettra au Ministère de financer le programme baptisé « Education pour tous »
Ce projet vise à octroyer des subventions à des écoles non publiques. Il permet aussi d'éliminer les frais scolaires directement payables à l'école et les frais d'acquisition de manuels scolaires.
Les écoles qui ont été sélectionnées dans le cadre de ce projet bénéficient, pour chaque élève, inscrit d'une subvention couvrant les couts de fonctionnement.
Le ministre a indiqué que ce montant concerne une première liste comportant 969 écoles sur les 1247 établissements scolaires visés. Ces écoles ont été sélectionnées selon des critères bien définis, a expliqué Monsieur Jean-Pierre.
Il a souligné également que depuis quelques années la banque mondiale a toujours supporté le projet d'éducation pour tous.
Pour sa par la directrice régionale d'éducation en Amérique latine et les caraïbes, CHingboon Lee a salué les progrès réalisés par les autorités haïtiennes dans le cadre de ce projet.
Madame Lee a réitéré l'engagement de la banque mondiale à continuer à soutenir le gouvernement haïtien dans ses efforts pour améliorer la qualité de l'enseignement en Haïti.
De son coté le représentant de la banque mondiale, Michael Drabble , a fait remarquer que ce programme sera exécuté dans 8 départements géographiques du pays.
Monsieur Drabble estime que beaucoup reste à faire dans ce domaine en Haïti, vu le nombre élevé d'enfants haïtiens qui n'ont pas accès à l'éducation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17725
Ce projet vise à octroyer des subventions à des écoles non publiques. Il permet aussi d'éliminer les frais scolaires directement payables à l'école et les frais d'acquisition de manuels scolaires.
Les écoles qui ont été sélectionnées dans le cadre de ce projet bénéficient, pour chaque élève, inscrit d'une subvention couvrant les couts de fonctionnement.
Le ministre a indiqué que ce montant concerne une première liste comportant 969 écoles sur les 1247 établissements scolaires visés. Ces écoles ont été sélectionnées selon des critères bien définis, a expliqué Monsieur Jean-Pierre.
Il a souligné également que depuis quelques années la banque mondiale a toujours supporté le projet d'éducation pour tous.
Pour sa par la directrice régionale d'éducation en Amérique latine et les caraïbes, CHingboon Lee a salué les progrès réalisés par les autorités haïtiennes dans le cadre de ce projet.
Madame Lee a réitéré l'engagement de la banque mondiale à continuer à soutenir le gouvernement haïtien dans ses efforts pour améliorer la qualité de l'enseignement en Haïti.
De son coté le représentant de la banque mondiale, Michael Drabble , a fait remarquer que ce programme sera exécuté dans 8 départements géographiques du pays.
Monsieur Drabble estime que beaucoup reste à faire dans ce domaine en Haïti, vu le nombre élevé d'enfants haïtiens qui n'ont pas accès à l'éducation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17725
vendredi 14 mai 2010
Les plages de l'Ile à Vache attendent les touristes
Agence France-Presse, Ile à Vache
Pas de Casques bleus, pas de routes, des villages pittoresques et des plages paradisiaques: l'Ile à Vache constitue une exception en Haïti. À tel point qu'un tourisme de luxe avait commencé à s'y développer. Mais depuis le séisme, les clients ont disparu.
Comme tout le sud-ouest du pays, ce territoire de 50 km2, situé à une demi-heure de bateau de la ville des Cayes, a été totalement épargné par le tremblement du terre du 12 janvier.
Les enfants n'ont jamais arrêté l'école, les cultures n'ont pas été perdues et les plages de sable blanc n'ont connu aucun débarquement de sinistrés fuyant le chaos de Port-au-Prince.
Et les 15.000 habitants, descendants d'esclaves ou de Noirs américains venus s'installer au XIXe siècle à l'initiative du président Abraham Lincoln, ont continué à vivre au rythme des couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, des combats de coqs et des chants de mainates.
Mais cette île idyllique, présentée comme la dernière totalement vierge des Antilles, a malgré tout été une victime indirecte de la catastrophe qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts selon l'ONU.
«Aucun touriste n'est venu pendant les deux mois qui ont suivi le séisme. On a perdu 47.000 dollars», raconte Didier Boulard, un Français qui a ouvert il y a neuf ans un hôtel de 20 chambres construit sur les hauteurs d'une petite baie qui servait de refuge aux pirates aux XVIe et XVIIe siècles.
Avec une cinquantaine d'associés, ce natif du Mans a investi 2,8 millions de dollars pour ouvrir le premier établissement touristique de l'île. Pour entretenir la longue piscine à l'eau de mer et les chambres luxueuses installées dans des cases créoles, le complexe emploie d'ordinaire 40 personnes. Ils ne sont désormais plus que 25.
«Avant le tremblement de terre, on commençait à équilibrer le budget. Pour la première fois l'année dernière on a fait un petit bénéfice», poursuit-il.
Ce week-end, il n'a reçu que huit personnes: cadres de l'ONU, travailleurs humanitaires ou journalistes. «Ca reprend un peu», se console M. Boulard.
Symbole de ce redémarrage timide, l'hôtel accueille pendant une semaine une «vraie» touriste: une retraitée venue de la banlieue de Montréal après avoir vu un reportage de la télévision publique Radio-Canada.
«C'est du tourisme solidaire. Je suis venue ici pour dépenser mes devises étrangères dans un pays qui en a bien besoin», confie Francine Leclerc, avouant que tous ses proches voient d'un très mauvais oeil son séjour en Haïti.
Avec ses coups d'états à répétitions et ses catastrophes naturelles, le pays le plus pauvre des Amériques souffrait déjà d'une bien mauvaise presse et seuls de rares guides de voyage lui consacraient quelques pages.
Alors avec le séisme, tous les efforts pour en faire la promotion ont été anéantis.
Pourtant, se persuade M. Boulard, «le potentiel du tourisme en Haïti est colossal: les pays voisins accueillent 10 millions de touristes chaque année. (...) 40 000 chambres pourraient être construites dans le pays, c'est le chantier du siècle!».
Mais toutes les infrastructures font défaut. À commencer, pour l'Ile à Vache, la présence d'un aéroport international aux Cayes.
Dans l'immédiat, l'homme d'affaires lorgne la manne financière que représentent les milliers d'expatriés envoyés en Haïti par l'ONU et les ONG après le séisme. Mais en raison des règles de sécurité leur interdisant de prendre leurs semaines de repos en Haïti, ils vont dépenser leurs devises dans les îles voisines, telles la République dominicaine, la Guadeloupe ou la Martinique.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/autres-destinations/amerique-latine/201005/14/01-4280339-les-plages-de-lile-a-vache-attendent-les-touristes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
Pas de Casques bleus, pas de routes, des villages pittoresques et des plages paradisiaques: l'Ile à Vache constitue une exception en Haïti. À tel point qu'un tourisme de luxe avait commencé à s'y développer. Mais depuis le séisme, les clients ont disparu.
Comme tout le sud-ouest du pays, ce territoire de 50 km2, situé à une demi-heure de bateau de la ville des Cayes, a été totalement épargné par le tremblement du terre du 12 janvier.
Les enfants n'ont jamais arrêté l'école, les cultures n'ont pas été perdues et les plages de sable blanc n'ont connu aucun débarquement de sinistrés fuyant le chaos de Port-au-Prince.
Et les 15.000 habitants, descendants d'esclaves ou de Noirs américains venus s'installer au XIXe siècle à l'initiative du président Abraham Lincoln, ont continué à vivre au rythme des couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, des combats de coqs et des chants de mainates.
Mais cette île idyllique, présentée comme la dernière totalement vierge des Antilles, a malgré tout été une victime indirecte de la catastrophe qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts selon l'ONU.
«Aucun touriste n'est venu pendant les deux mois qui ont suivi le séisme. On a perdu 47.000 dollars», raconte Didier Boulard, un Français qui a ouvert il y a neuf ans un hôtel de 20 chambres construit sur les hauteurs d'une petite baie qui servait de refuge aux pirates aux XVIe et XVIIe siècles.
Avec une cinquantaine d'associés, ce natif du Mans a investi 2,8 millions de dollars pour ouvrir le premier établissement touristique de l'île. Pour entretenir la longue piscine à l'eau de mer et les chambres luxueuses installées dans des cases créoles, le complexe emploie d'ordinaire 40 personnes. Ils ne sont désormais plus que 25.
«Avant le tremblement de terre, on commençait à équilibrer le budget. Pour la première fois l'année dernière on a fait un petit bénéfice», poursuit-il.
Ce week-end, il n'a reçu que huit personnes: cadres de l'ONU, travailleurs humanitaires ou journalistes. «Ca reprend un peu», se console M. Boulard.
Symbole de ce redémarrage timide, l'hôtel accueille pendant une semaine une «vraie» touriste: une retraitée venue de la banlieue de Montréal après avoir vu un reportage de la télévision publique Radio-Canada.
«C'est du tourisme solidaire. Je suis venue ici pour dépenser mes devises étrangères dans un pays qui en a bien besoin», confie Francine Leclerc, avouant que tous ses proches voient d'un très mauvais oeil son séjour en Haïti.
Avec ses coups d'états à répétitions et ses catastrophes naturelles, le pays le plus pauvre des Amériques souffrait déjà d'une bien mauvaise presse et seuls de rares guides de voyage lui consacraient quelques pages.
Alors avec le séisme, tous les efforts pour en faire la promotion ont été anéantis.
Pourtant, se persuade M. Boulard, «le potentiel du tourisme en Haïti est colossal: les pays voisins accueillent 10 millions de touristes chaque année. (...) 40 000 chambres pourraient être construites dans le pays, c'est le chantier du siècle!».
Mais toutes les infrastructures font défaut. À commencer, pour l'Ile à Vache, la présence d'un aéroport international aux Cayes.
Dans l'immédiat, l'homme d'affaires lorgne la manne financière que représentent les milliers d'expatriés envoyés en Haïti par l'ONU et les ONG après le séisme. Mais en raison des règles de sécurité leur interdisant de prendre leurs semaines de repos en Haïti, ils vont dépenser leurs devises dans les îles voisines, telles la République dominicaine, la Guadeloupe ou la Martinique.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/autres-destinations/amerique-latine/201005/14/01-4280339-les-plages-de-lile-a-vache-attendent-les-touristes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
Enfants «volés» en Haïti: une Américaine risque six mois de prison
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le ministère public haïtien a requis jeudi six mois de prison ferme contre la missionnaire américaine Laura Silsby, arrêtée fin janvier alors qu'elle essayait de quitter le pays avec 33 enfants haïtiens, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le verdict sera prononcé dans les prochains jours, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.
Mme Silsby est présentée comme la chef d'un groupe de 10 Américains baptistes arrêtés fin janvier avec 33 enfants haïtiens sans papiers à la frontière dominicaine. Les neuf autres personnes ont été libérées.
Laura Silsby était initialement poursuivie pour «enlèvement de mineurs» et «association de malfaiteurs» mais ces charges ont été abandonnées. Elle comparaît maintenant pour «voyage irrégulier» avec un groupe de 33 enfants.
«Le juge ne peut pas ordonner la condamnation de Mme Silsby, parce qu'après le (séisme du) 12 janvier la frontière avec la République dominicaine était ouverte», a expliqué l'un des deux avocats haïtiens de la défense, Me Jean Renel Tessier.
Au moment de leur arrestation, les 10 Américains avaient expliqué avoir agi avec de bonnes intentions, croyant que les enfants étaient orphelins, mais certains parents ont déclaré de leur côté qu'ils avaient conclu avec eux un accord pour leur laisser les enfants.
Les 33 petits Haïtiens ont depuis retrouvé leurs familles après avoir séjourné dans un orphelinat de l'ONG américaine Save the children.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/14/01-4280305-enfants-voles-en-haiti-une-americaine-risque-six-mois-de-prison.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2
Le ministère public haïtien a requis jeudi six mois de prison ferme contre la missionnaire américaine Laura Silsby, arrêtée fin janvier alors qu'elle essayait de quitter le pays avec 33 enfants haïtiens, a-t-on appris de sources judiciaires.
Le verdict sera prononcé dans les prochains jours, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.
Mme Silsby est présentée comme la chef d'un groupe de 10 Américains baptistes arrêtés fin janvier avec 33 enfants haïtiens sans papiers à la frontière dominicaine. Les neuf autres personnes ont été libérées.
Laura Silsby était initialement poursuivie pour «enlèvement de mineurs» et «association de malfaiteurs» mais ces charges ont été abandonnées. Elle comparaît maintenant pour «voyage irrégulier» avec un groupe de 33 enfants.
«Le juge ne peut pas ordonner la condamnation de Mme Silsby, parce qu'après le (séisme du) 12 janvier la frontière avec la République dominicaine était ouverte», a expliqué l'un des deux avocats haïtiens de la défense, Me Jean Renel Tessier.
Au moment de leur arrestation, les 10 Américains avaient expliqué avoir agi avec de bonnes intentions, croyant que les enfants étaient orphelins, mais certains parents ont déclaré de leur côté qu'ils avaient conclu avec eux un accord pour leur laisser les enfants.
Les 33 petits Haïtiens ont depuis retrouvé leurs familles après avoir séjourné dans un orphelinat de l'ONG américaine Save the children.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/14/01-4280305-enfants-voles-en-haiti-une-americaine-risque-six-mois-de-prison.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2
La mobilisation anti-Préval tend à s’amplifier
Plusieurs centaines de manifestants dans les rues de Petit-Goâve jeudi pour exiger le départ du chef de l’Etat à la veille de nouvelles journées de protestation prévues lundi et mardi à Port-au-Prince et en province jeudi 13 mai 2010, Radio Kiskeya
La contestation politico-sociale à laquelle fait face depuis plusieurs jours le régime de René Préval s’est encore accentuée jeudi avec l’entrée en scène de Petit-Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince) où plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour réclamer le départ du chef de l’Etat accusé de vouloir "instaurer une nouvelle dictature" en Haïti et de "brader" la souveraineté nationale.
Parcourant sans incident les rues de la cité Faustin Soulouque, les protestataires ont affirmé en avoir assez de la tactique de M. Préval qui vient de faire approuver coup sur coup au Parlement deux lois portant respectivement sur son maintien au pouvoir si nécessaire jusqu’au 14 mai 2011 et la prorogation de l’état d’urgence pour une période supplémentaire de 18 mois.
Les tenants de la mobilisation antigouvernementale à Petit-Goâve, la première dans cette ville traditionnellement à l’avant-garde des insurrections populaires, ont fait savoir que le mouvement ne s’arrêtera pas tant que René Préval n’aura pas quitté ses fonctions.
Parallèlement, les dirigeants de plusieurs partis et organisations politiques de l’opposition réunis au sein du Collectif pour un autre 18 mai ont promis de manifester mardi comme prévu en rejetant catégoriquement la décision du maire du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), Michel St-Croix, d’interdire tout rassemblement non officiel le jour de la fête du drapeau.
Les représentants de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et de Fanmi Lavalas ont appelé leurs partisans à se mobiliser en vue d’exiger la démission du Président de la république dont le mandat constitutionnel prendra fin le 7 février de l’an prochain.
Les forces de l’ordre sont invitées à assurer la sécurité des manifestants qui doivent défiler dans la deuxième ville du pays alors que la presse locale n’a pu confirmer les propos du maire St-Croix selon lesquels il aurait décidé conjointement avec la PNH d’empêcher la marche en raison de la tenue parallèle d’une cérémonie officielle de commémoration de la création du bicolore national.
A Port-au-Prince, où une foule nombreuse avait répondu lundi à l’appel d’une opposition hétéroclite déterminée à mettre un terme au règne politique de René Préval, de nouveaux rassemblements sont annoncés pour lundi et mardi prochains.
Une série de protestations antigouvernementales relativement importantes ont été enregistrées au cours des dernières semaines dans différentes villes de province.
De plus en plus critiqué pour sa gestion "irresponsable" de l’après-séisme au moment où des centaines de milliers de sinistrés sont encore livrés à eux-mêmes, quatre mois après la tragédie du 12 janvier, le chef de l’Etat bénéficie du soutien de la communauté internationale omniprésente et dirige désormais un régime fonctionnant en dehors de tout contrôle du Parlement après le départ lundi de la Chambre des Députés et d’un tiers du Sénat.
Aucune date n’a encore été fixée pour l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives qui devrait être confiée à l’actuel Conseil électoral provisoire jugé pourtant partisan et illégitime par l’opposition et des représentants de la société civile.
Dévastateur pour Haïti au point de vue économique, social et institutionnel, le tremblement de terre a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés, selon les estimations des autorités. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6759
La contestation politico-sociale à laquelle fait face depuis plusieurs jours le régime de René Préval s’est encore accentuée jeudi avec l’entrée en scène de Petit-Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince) où plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour réclamer le départ du chef de l’Etat accusé de vouloir "instaurer une nouvelle dictature" en Haïti et de "brader" la souveraineté nationale.
Parcourant sans incident les rues de la cité Faustin Soulouque, les protestataires ont affirmé en avoir assez de la tactique de M. Préval qui vient de faire approuver coup sur coup au Parlement deux lois portant respectivement sur son maintien au pouvoir si nécessaire jusqu’au 14 mai 2011 et la prorogation de l’état d’urgence pour une période supplémentaire de 18 mois.
Les tenants de la mobilisation antigouvernementale à Petit-Goâve, la première dans cette ville traditionnellement à l’avant-garde des insurrections populaires, ont fait savoir que le mouvement ne s’arrêtera pas tant que René Préval n’aura pas quitté ses fonctions.
Parallèlement, les dirigeants de plusieurs partis et organisations politiques de l’opposition réunis au sein du Collectif pour un autre 18 mai ont promis de manifester mardi comme prévu en rejetant catégoriquement la décision du maire du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), Michel St-Croix, d’interdire tout rassemblement non officiel le jour de la fête du drapeau.
Les représentants de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et de Fanmi Lavalas ont appelé leurs partisans à se mobiliser en vue d’exiger la démission du Président de la république dont le mandat constitutionnel prendra fin le 7 février de l’an prochain.
Les forces de l’ordre sont invitées à assurer la sécurité des manifestants qui doivent défiler dans la deuxième ville du pays alors que la presse locale n’a pu confirmer les propos du maire St-Croix selon lesquels il aurait décidé conjointement avec la PNH d’empêcher la marche en raison de la tenue parallèle d’une cérémonie officielle de commémoration de la création du bicolore national.
A Port-au-Prince, où une foule nombreuse avait répondu lundi à l’appel d’une opposition hétéroclite déterminée à mettre un terme au règne politique de René Préval, de nouveaux rassemblements sont annoncés pour lundi et mardi prochains.
Une série de protestations antigouvernementales relativement importantes ont été enregistrées au cours des dernières semaines dans différentes villes de province.
De plus en plus critiqué pour sa gestion "irresponsable" de l’après-séisme au moment où des centaines de milliers de sinistrés sont encore livrés à eux-mêmes, quatre mois après la tragédie du 12 janvier, le chef de l’Etat bénéficie du soutien de la communauté internationale omniprésente et dirige désormais un régime fonctionnant en dehors de tout contrôle du Parlement après le départ lundi de la Chambre des Députés et d’un tiers du Sénat.
Aucune date n’a encore été fixée pour l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives qui devrait être confiée à l’actuel Conseil électoral provisoire jugé pourtant partisan et illégitime par l’opposition et des représentants de la société civile.
Dévastateur pour Haïti au point de vue économique, social et institutionnel, le tremblement de terre a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés, selon les estimations des autorités. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6759
Pas de semences OGM en Haiti, selon le ministre de l’agriculture
P-au-P., 13 mai 2010 [AlterPresse] --- Le ministre de l’agriculture, Joanas Gué, dément l’introduction de semences transgéniques en Haiti et déclare que l’offre faite au gouvernement par la multinationale Mosanto ne contient pas d’Organismes génétiquement modifiés (OGM). Le gouvernement a pris « toutes les précautions avant d’accepter l’offre de la multinationale Mosanto de faire un don de 475 947 kg de semences de maïs hybride, ainsi que de 2067 kg de semences de légumes », affirme le ministre Gué lors d’une conférence de presse le 12 mai.
Le Père spiritain Jean-Yves Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial à Port-au-Prince, s’était alarmé à l’annonce de la distribution d’intrants Monsanto aux paysans haïtiens.
« Monsanto va ‘offrir’ aux paysans haïtiens un cadeau empoisonné », écrit le prêtre dans une déclaration qui a été reprise par AlterPresse. « Monsanto présente ce ‘don’ aux paysans haïtiens comme une aide généreuse. Mais, pour avoir le droit de resemer après, il faudra payer chaque fois des droits à Monsanto », ajoute-t-il.
« Monsanto a déjà commencé à distribuer des semences OGM de maïs dans les régions de Gonaïves, Kenscoff, Pétion-Ville, Cabaret, Arcahaie, Croix-des-Bouquets et Mirebalais », indique le Père Urfier.
Selon le ministre, Haïti n’a pas la capacité de gérer les OGM. « Je ne peux pas autoriser l’introduction en Haiti de semences "Roundup ready" ou de toute autre variété transgénique », martèle-t-il. [gp apr 13/05/2010 12 :00]
Le Père spiritain Jean-Yves Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial à Port-au-Prince, s’était alarmé à l’annonce de la distribution d’intrants Monsanto aux paysans haïtiens.
« Monsanto va ‘offrir’ aux paysans haïtiens un cadeau empoisonné », écrit le prêtre dans une déclaration qui a été reprise par AlterPresse. « Monsanto présente ce ‘don’ aux paysans haïtiens comme une aide généreuse. Mais, pour avoir le droit de resemer après, il faudra payer chaque fois des droits à Monsanto », ajoute-t-il.
« Monsanto a déjà commencé à distribuer des semences OGM de maïs dans les régions de Gonaïves, Kenscoff, Pétion-Ville, Cabaret, Arcahaie, Croix-des-Bouquets et Mirebalais », indique le Père Urfier.
Selon le ministre, Haïti n’a pas la capacité de gérer les OGM. « Je ne peux pas autoriser l’introduction en Haiti de semences "Roundup ready" ou de toute autre variété transgénique », martèle-t-il. [gp apr 13/05/2010 12 :00]
Haiti-Monsanto : Le Père Urfier rectifie sa dénonciation
Vendredi 14 mai 2010 P-au-P., 13 mai 2010 [AlterPresse] --- Le Père spiritain Jean-Yves Urfié, rectifie la dénonciation qu’il a faite de l’introduction de semences transgéniques en Haiti suite à une offre de la multinationale Monsanto.
« Je dois honnêtement rectifier ma dénonciation, car d’après un agronome digne de foi, il y aurait eu une offre réelle de 400 tonnes de semences OGM (Organismes génétiquement modifiés), mais le Ministre (de l’agriculture, Joanas) Gué, personnellement, a rejeté cette offre », reconnait-il dans une lettre en date du 13 mai dont copie est parvenue à AlterPresse
Auparavant, dans une conférence de presse le 12 mai, le ministre de l’agriculture a démenti l’introduction d’intrants OGM en Haiti et a déclaré que l’offre faite au gouvernement par la Mosanto ne contient pas d’éléments transgéniques.
Le gouvernement a pris « toutes les précautions avant d’accepter l’offre de la multinationale Mosanto de faire un don de 475 947 kg de semences de maïs hybride, ainsi que de 2067 kg de semences de légumes », a affirmé le ministre.
Le Père Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial à Port-au-Prince, avait considéré l’offre de Monsanto comme « un cadeau empoisonné ».
« L’honnêteté m’oblige à rectifier », écrit -il dans sa lettre du 13 mai. [gp apr 13/05/2010 20 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9521
« Je dois honnêtement rectifier ma dénonciation, car d’après un agronome digne de foi, il y aurait eu une offre réelle de 400 tonnes de semences OGM (Organismes génétiquement modifiés), mais le Ministre (de l’agriculture, Joanas) Gué, personnellement, a rejeté cette offre », reconnait-il dans une lettre en date du 13 mai dont copie est parvenue à AlterPresse
Auparavant, dans une conférence de presse le 12 mai, le ministre de l’agriculture a démenti l’introduction d’intrants OGM en Haiti et a déclaré que l’offre faite au gouvernement par la Mosanto ne contient pas d’éléments transgéniques.
Le gouvernement a pris « toutes les précautions avant d’accepter l’offre de la multinationale Mosanto de faire un don de 475 947 kg de semences de maïs hybride, ainsi que de 2067 kg de semences de légumes », a affirmé le ministre.
Le Père Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial à Port-au-Prince, avait considéré l’offre de Monsanto comme « un cadeau empoisonné ».
« L’honnêteté m’oblige à rectifier », écrit -il dans sa lettre du 13 mai. [gp apr 13/05/2010 20 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9521
Charles Henry Baker contre le départ anticipé de René Préval
Contrairement aux autres partis politiques, Le Respé se prononce contre un départ prématuré du Président Préval. C'est ce qu'a affirmé le responsable de cette formation politique, Charles Henry Baker. Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, le responsable du Respé a indiqué que son parti a pris ses distances par rapport aux secteurs qui réclament le départ du Chef de l 'État avant la fin de son mandat.
« Je crois qu'il faut tout simplement rappeler le président à l'ordre afin qu'il puisse mettre de la discipline dans son travail, ce qui favorisera l'avancement du pays » a déclaré Charles Henry Baker qui conditionne le départ du numéro un (1) haïtien à la tenue d'élections dans le pays.
Toutefois, il exhorte tous les secteurs à maintenir la mobilisation en vue de forcer le Président de la République à respecter la constitution et à organiser des joutes crédibles avant la fin de cette année.
« L'accent doit être mis aujourd'hui sur les conditions dans lesquelles les prochaines élections vont se tenir dans le pays, mais non sur le renvoi du Président. », a indiqué, monsieur Baker, qui plaide en faveur de l'organisation d'élections générales dans le pays en novembre 2009.
Par ailleurs, l'homme d'affaire qui avait terminé en troisième position lors de la présidentielle de 2006, annonce sa candidature à la succession de René Préval.
EJ/Radio Métropole Haïti
« Je crois qu'il faut tout simplement rappeler le président à l'ordre afin qu'il puisse mettre de la discipline dans son travail, ce qui favorisera l'avancement du pays » a déclaré Charles Henry Baker qui conditionne le départ du numéro un (1) haïtien à la tenue d'élections dans le pays.
Toutefois, il exhorte tous les secteurs à maintenir la mobilisation en vue de forcer le Président de la République à respecter la constitution et à organiser des joutes crédibles avant la fin de cette année.
« L'accent doit être mis aujourd'hui sur les conditions dans lesquelles les prochaines élections vont se tenir dans le pays, mais non sur le renvoi du Président. », a indiqué, monsieur Baker, qui plaide en faveur de l'organisation d'élections générales dans le pays en novembre 2009.
Par ailleurs, l'homme d'affaire qui avait terminé en troisième position lors de la présidentielle de 2006, annonce sa candidature à la succession de René Préval.
EJ/Radio Métropole Haïti
1.7 millions d'haïtiens vivent actuellement sous des tentes selon l'OCHA
Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l'aide humanitaire (l'OCHA) a révélé que le nombre de personnes sous des tentes est de loin supérieur à la quantité de sinistrés recensés après la catastrophe du 12 janvier. 1.7 millions de personnes vivent actuellement sous des tentes, ce qui dépasse largement les 1.5 millions de sans-abri recensés après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier, a indiqué la porte parole de l'OCHA, France Hurtubise.
Madame Hurtubise a souligné la volonté des Nations Unies de poursuivre avec le processus de relocalisation des milliers de sinistrés dans des nouveaux centres d'hébergement déjà disponibles.
L'OCHA a fait remarquer que plus 235.000 personnes ont été relogées dans plusieurs camps, repartis un peu partout au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Par ailleurs, l'organisation annonce que plus de 60 mille tentes ont été distribuées à plus d'un million de sinistrés à travers le pays.
Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l'aide Humanitaire s'engage à s'impliquer d'avantage dans le processus de reconstruction du pays.
EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17721
Madame Hurtubise a souligné la volonté des Nations Unies de poursuivre avec le processus de relocalisation des milliers de sinistrés dans des nouveaux centres d'hébergement déjà disponibles.
L'OCHA a fait remarquer que plus 235.000 personnes ont été relogées dans plusieurs camps, repartis un peu partout au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Par ailleurs, l'organisation annonce que plus de 60 mille tentes ont été distribuées à plus d'un million de sinistrés à travers le pays.
Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l'aide Humanitaire s'engage à s'impliquer d'avantage dans le processus de reconstruction du pays.
EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17721
Vers la modernisation de l'Office des Postes d'Haïti
L'Union Postale Universelle, annonce qu'elle va mettre sur pied un projet devant permettre la modernisation de l'Office des Postes d'Haïti sérieusement affectés par le séisme du 12 janvier. Ce projet dont le montant s'élève à 600 mille dollars américains vise à restructurer le service postal haïtien.
Selon la directrice de l'Office des postes d'Haïti, ce projet facilitera également l'achat de véhicules et de matériel devant faciliter le fonctionnement de l'institution.
La construction d'un nouveau bâtiment devant loger le bureau central au Parc Industriel de Port-au-Prince est également en cours, fait remarquer le site de l'ONU.
Il est aussi prévu un don de logiciel financier de la Coopérative télématique de l'UPU qui doit permettre à l'Office des postes d'optimiser entre autres ses services de transferts d'argent électroniques.
Depuis Le 10 mai le service de distribution de courriers au niveau de l'office des Postes, recommence à fonctionner timidement grâce à un appui technique de l'Union Postale Universelle qui vient de lever l'embargo qu'elle avait imposé à Haïti suite à la catastrophe du 12 janvier.
Mais selon Margarette Emile, directrice générale de l'Office des Postes d'Haïti, les citoyens haïtiens avaient déjà commencé à recevoir du courrier en provenance des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de la France depuis la fin du mois d'avril.
EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17720
Selon la directrice de l'Office des postes d'Haïti, ce projet facilitera également l'achat de véhicules et de matériel devant faciliter le fonctionnement de l'institution.
La construction d'un nouveau bâtiment devant loger le bureau central au Parc Industriel de Port-au-Prince est également en cours, fait remarquer le site de l'ONU.
Il est aussi prévu un don de logiciel financier de la Coopérative télématique de l'UPU qui doit permettre à l'Office des postes d'optimiser entre autres ses services de transferts d'argent électroniques.
Depuis Le 10 mai le service de distribution de courriers au niveau de l'office des Postes, recommence à fonctionner timidement grâce à un appui technique de l'Union Postale Universelle qui vient de lever l'embargo qu'elle avait imposé à Haïti suite à la catastrophe du 12 janvier.
Mais selon Margarette Emile, directrice générale de l'Office des Postes d'Haïti, les citoyens haïtiens avaient déjà commencé à recevoir du courrier en provenance des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de la France depuis la fin du mois d'avril.
EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17720
Le PAM lance un nouvel appel à l'aide pour Haïti
La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) Josette Sheeran a appelé la communauté internationale à maintenir la solidarité avec le peuple haïtien. Au terme d'une visite de 48 heures, Mme Sheeran a soutenu qu'Haïti n'est pas encore sorti de la période de crise. " Nous devons nous préparer pour la saison des pluies et les ouragans", a-t-elle martelé.
Elle a révélé que le PAM avait pré positionné de la nourriture et du matériel d'urgence dans plusieurs régions dans le but de venir en aide aux Haïtiens les plus exposés aux catastrophes naturelles.
Mme Sheeran a fait part des difficultés rencontrées dans l'effort humanitaire. «Nous avons réalisé que les urgences aujourd'hui sont très complexes, en fait les plus complexes que nous ayons jamais expérimentées», a-t-elle précisé.
Mme Sheeran en compagnie de la pop star Christina Aguilera a visité une cantine scolaire à Port-au-Prince. Christina Aguilera avait participé récemment à un télé ton de MTV qui avait permis de collecter plus de 60 millions de dollars en faveur d'Haïti.
La directrice du PAM s'était également rendue dans des villes de province.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17719
Elle a révélé que le PAM avait pré positionné de la nourriture et du matériel d'urgence dans plusieurs régions dans le but de venir en aide aux Haïtiens les plus exposés aux catastrophes naturelles.
Mme Sheeran a fait part des difficultés rencontrées dans l'effort humanitaire. «Nous avons réalisé que les urgences aujourd'hui sont très complexes, en fait les plus complexes que nous ayons jamais expérimentées», a-t-elle précisé.
Mme Sheeran en compagnie de la pop star Christina Aguilera a visité une cantine scolaire à Port-au-Prince. Christina Aguilera avait participé récemment à un télé ton de MTV qui avait permis de collecter plus de 60 millions de dollars en faveur d'Haïti.
La directrice du PAM s'était également rendue dans des villes de province.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17719
Haïti- Reconstruction : Brésil et Venezuela apportent les premières contributions
Deux Etats latino-américains, Brésil et Venezuela, ont décroché les premières places en ce qui a trait au décaissement des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti. Les deux pays sud américains ont versé 150 millions de dollars qui seront utilisés dans le cadre du Plan d'Action pour la Reconstruction et le Développement d'Haïti. L'ambassadeur du Venezuela à Port-au-Prince, Pedro Gonzalez, a indiqué hier que son pays a décaissé 100 millions de dollars en faveur de la reconstruction d'Haïti. Le diplomate vénézuélien souhaite que le plan de reconstruction soit bien élaboré et que le programme puisse être réalisé sous le leadership des autorités haïtiennes.
La moitié de l'enveloppe du Venezuela a été accordée dans le cadre de l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (Alba).
L'ambassadeur Gonzalez a attiré l'attention sur l'intérêt des pays latino-américains à contribuer à la reconstruction d'Haïti.
Mardi dernier le gouvernement brésilien était devenu le premier pays à contribuer au Fonds pour la Reconstruction d'Haïti (FRH). Le Secrétaire général du ministère des Relations extérieures du Brésil, Antonio de Aguiar Patriota, avait signé au siège de la Banque Mondiale une contribution de 55 millions de dollars pour la caisse du Fonds pour la Reconstruction d'Haïti.
De son coté, le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a soutenu qu'il est urgent de transformer les promesses en réalité pour le peuple Haïtien. Le Brésil a une longue histoire d'amitié avec Haïti et a apporté un soutien essentiel au maintien de la paix et des efforts de sécurité au cours des dernières années a insisté M. Zoellick.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17718
La moitié de l'enveloppe du Venezuela a été accordée dans le cadre de l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (Alba).
L'ambassadeur Gonzalez a attiré l'attention sur l'intérêt des pays latino-américains à contribuer à la reconstruction d'Haïti.
Mardi dernier le gouvernement brésilien était devenu le premier pays à contribuer au Fonds pour la Reconstruction d'Haïti (FRH). Le Secrétaire général du ministère des Relations extérieures du Brésil, Antonio de Aguiar Patriota, avait signé au siège de la Banque Mondiale une contribution de 55 millions de dollars pour la caisse du Fonds pour la Reconstruction d'Haïti.
De son coté, le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a soutenu qu'il est urgent de transformer les promesses en réalité pour le peuple Haïtien. Le Brésil a une longue histoire d'amitié avec Haïti et a apporté un soutien essentiel au maintien de la paix et des efforts de sécurité au cours des dernières années a insisté M. Zoellick.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17718
Deux humanitaires enlevés à Pétion ville
Deux travailleurs humanitaires ont été enlevés le mardi 11 mai 2010 révèle le porte parole de la Minustah, Georges Ola Davies. Les autorités policières onusiennes n'ont pas voulu fournir plus d'informations sur cet rapt enregistré à Pétion ville. La cellule contre enlèvement de la Direction Centrale de la Police Judiciaire a déjà lancé une enquête sur ce dossier. Les cas de kidnapping avait considérablement diminué à la fin de l'année 2009.
Les spécialistes en sécurité publique et les autorités policières estiment que les cas d'enlèvement enregistrés après le séisme sont liés à une tentative des évadés de reconstituer des gangs.
Des autorités policières haïtiennes et onusiennes ont promis d'intensifier les efforts en vue de capturer plus de 4 000 évadés.
567 fugitifs ont été appréhendés depuis le 12 janvier avait indiqué en début de semaine le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. D'autres fugitifs moins chanceux ont été lynchés par la population. Deux cas de lynchage ont été enregistrés à Cité Soleil et Paloma ( Carrefour ).
Les récents cas d'enlèvement d'étrangers ont été enregistrés dans la commune de Pétion ville, où les activités commerciales se sont intensifiées après le séisme.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17715
Les spécialistes en sécurité publique et les autorités policières estiment que les cas d'enlèvement enregistrés après le séisme sont liés à une tentative des évadés de reconstituer des gangs.
Des autorités policières haïtiennes et onusiennes ont promis d'intensifier les efforts en vue de capturer plus de 4 000 évadés.
567 fugitifs ont été appréhendés depuis le 12 janvier avait indiqué en début de semaine le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. D'autres fugitifs moins chanceux ont été lynchés par la population. Deux cas de lynchage ont été enregistrés à Cité Soleil et Paloma ( Carrefour ).
Les récents cas d'enlèvement d'étrangers ont été enregistrés dans la commune de Pétion ville, où les activités commerciales se sont intensifiées après le séisme.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17715
Le maire des Cayes est l'objet d'une procédure judiciaire
Le commissaire du gouvernement des Cayes, Alix Civil, affirme qu'une procédure judiciaire est lancée contre le maire de cette ville, Pierre Yvon Chéry. Ce dernier est accusé d'avoir blessé par balles Frito Frazil. Même si une entente a été trouvée entre les parties sur le plan civil, le chef du Parquet veut poursuivre l'affaire sur le plan pénal. Les autorités judiciaires sont déterminés à poursuivre l'affaire qui remonte au 23 avril.
Le porte parole de la police des Cayes, Luckner Alphonse confirme qu'un mandat d'arrêt a été décerné en début de semaine à l'encontre du maire Chéry.
L'intéressé nie avoir gagné le maquis pour fuir les forces de l'ordre. Le Maire Yvon Chéry explique que lundi dernier il était comme d'habitude à son bureau.
Il révèle avoir eu au cours de la semaine des entretiens avec les responsables du ministère de l'intérieur autour du dossier.
Interrogé par radio Métropole sur les circonstances de l'incident, Yvon Chéry explique que Frito Frazil avait tenté de l'agresser avec un couteau.
M. Frazil a été atteint d'un projectile à la jambe lorsque le maire a fait usage de son arme à feu.
Yvon Chéry dénonce l'instrumentalisation de cet incident par ses ennemis politiques. Il soutient que les persécutions ont débuté lorsqu'il a entrepris de déplacer les containers dans la ville.
Tout en étant surpris des déclarations du chef du Parquet, le maire Chéry signale que le dossier a été déjà transmis à un juge instructeur.
LLM / Radio Métropole Haïti
Le porte parole de la police des Cayes, Luckner Alphonse confirme qu'un mandat d'arrêt a été décerné en début de semaine à l'encontre du maire Chéry.
L'intéressé nie avoir gagné le maquis pour fuir les forces de l'ordre. Le Maire Yvon Chéry explique que lundi dernier il était comme d'habitude à son bureau.
Il révèle avoir eu au cours de la semaine des entretiens avec les responsables du ministère de l'intérieur autour du dossier.
Interrogé par radio Métropole sur les circonstances de l'incident, Yvon Chéry explique que Frito Frazil avait tenté de l'agresser avec un couteau.
M. Frazil a été atteint d'un projectile à la jambe lorsque le maire a fait usage de son arme à feu.
Yvon Chéry dénonce l'instrumentalisation de cet incident par ses ennemis politiques. Il soutient que les persécutions ont débuté lorsqu'il a entrepris de déplacer les containers dans la ville.
Tout en étant surpris des déclarations du chef du Parquet, le maire Chéry signale que le dossier a été déjà transmis à un juge instructeur.
LLM / Radio Métropole Haïti
HAITIENS! SI ON ARRETAIT NOS CONNERIES
Qui aurait imaginé qu’après 122 jours du terrible tremblement de terre qui a ébranlé les faibles et rares structures de la nation haïtienne, avec des milliers de personnes vivant dans les rues, des millions vivant de la charité humanitaire, les haïtiens au lieu de se mettre d’accord pour panser quelques plaies et essayer de reconstruire sur des bases plus réelles et plus adaptées serait entrain de s’arracher les cheveux pour s’accaparer du pouvoir ?
La situation d’Haïti devrait sans aucun doute rentrer dans ces fameuses rubriques titrées comme incroyables mais vrai ou l’insolite.
Après maintes promesses, après moult conférences, après des résolutions vastes et chimériques, on ne sent pas encore la moindre ébauche de coordination ou de mise en place pour les différentes phases d’un plan bien mené et bien conçu.
Toutes les organisations non gouvernementales continuent à gérer l’urgence. Elles n’oublient pas de faire un clin d’œil aux personnes généreuses de cette terre car donner à manger a plus d’un million de personnes ce n’est surtout pas de la tarte.
Quand on n’observe la situation de loin en prenant le recul et en se basant sur ce qui s’est déjà passé en Haïti, nous avons le droit de nous sentir ensevelis sous une couche épaisse d’inquiétude.
Haïti ne possède aucun secteur organisé capable de prendre part activement au défi qui s’est dressé devant le monde au dessous des décombres laissés par le tremblement de terre de janvier. Là on se réfère à un vrai secteur capable de coopter les revendications de tout un pays. On ignore volontairement ces mobilisables monnayables et utilisables qui sont poussés par des politiciens leaders de partis politiques édentés sans militants qui en matière d’opinions et d’actions n’existent que pour exister.
En fait le seul secteur qui peut s’arroger le droit de présenter un semblant d’organisation c’est bien le « gouvernement ». Préval et Bellerive ont eu la chance de se retrouver à la tête du pays le 12 janvier 2010. Et qu’on le veuille ou non ils incarnent l’autorité. Cette autorité de l’état que personne n’a jamais sentie ou ressentie.
Les manipulations politiques ont pris le dessus sur la situation chaotique de ce pays. Tout le monde utilise une langue de bois commune pour continuer à faire usage du politiquement correct. Rien ne changera ni en Haïti ni pour les haïtiens si tout le monde persiste et signe dans cette direction.
Nous avons toujours voulu rentrer dans la tête des décideurs d’Haïti pour essayer de capter leurs points de vue sur la situation du pays. Les entendre dire justement ce qu’ils racontent à leurs femmes, leurs enfants, leurs amis, leurs amants, leur maîtresses quand ils rentrent de mission. Les discours souvent trop optimismes contrastent de façon flagrante avec la réalité du pays.
Personne n’ose introduire le doit dans la plaie pour essayer de la guérir. On évite de crever l’abcès. Sans trop savoir pourquoi. Les discours résonnent faux. Divergents. Creux et vides.
Que l’actuel président essaie de tenter un coup de force pour rester au pouvoir est aussi nul et inutile que les voix de l’opposition qui scandent à qui veut l’entendre que René Preval devra quitter le pouvoir sous la pression des manifestations qui vont s’intensifier dans tous le pays.
Elles le sont tout aussi bien, l’écho des voix qui reprennent ces refrains désuets et démodés qui réclament le retour de tous les exilés politiques y compris l’ancien prêtre-défroqué-président Aristide.
Et quand un politicien voulant se mettre du côté de la faveur des hordes lavalassiennes, clament haut et fort que l’ancien tout-puissant de Tabare doit revenir en Haïti, c’est carrément indécent.
Haïti aujourd’hui a besoin de compétences réelles pratiques. Haïti doit faire la cour aux investisseurs. Si Jean Bertrand Aristide et Jean Claude Duvalier sont capables de démontrer qu’ils peuvent se ranger dans l’une de ses catégories, qu’ils demandent là ou ils se trouvent cachés des autorisations de laisser leur terre d’exil. Le cas échéant qu’ils oublient Haïti comme nous tous nous essayons d’enterrer ce passé que nous n’avions jamais su gérer.
L’héritage de ces deux dictateurs est trop lourd à porter. Leur poids n’a cessé de nous handicaper.
Après deux siècles, l’activité politique en Haïti continue a se renfermer dans des moules morbides. La lutte pour le pouvoir et le pouvoir à tout prix. Nos politiciens sont incapables de comprendre aujourd’hui que la donne a changé dans le monde. Le pouvoir politique n’est qu’une sorte facétie, une sorte de leurre et que l’utilité de ce pouvoir est justement de protéger et sauvegarder le vrai pouvoir, le pouvoir économique des puissants.
Tandis que le monde s’engouffre la tête et le cul en avant dans une crise financière sans précédent, Une crise qui semble dépasser toutes les compétences politiques actuelles, en Haïti nous ne nous posons pas les questions adéquates. Personne ne se demande ce que deviendra le pays si sous l’effet de la crise, les pays qui ont promis de l’argent à Haïti se retrouvaient dans l’obligation de ne pas les honorer.
Peu de gens se soucie de comment agir pour essayer de mutualiser et de tirer le maximum de profit du peu que l’on recevra de ces sommes mirobolantes promises.
Si on se dépouillait une fois pour toutes de la langue de bois, on dirait ces vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire, même quand elles réfléchissent les caractères de l’évidence.
Après la lecture d’une approche savante d’un ancien diplomate haïtien sur ce qu’il a intitulé le « pari » américain en Haïti ou il était question de la vision américaine de la reconstruction d’Haïti, un commentaire a beaucoup attiré mon attention. Le lecteur considéra que pendant l’exécution du plan américain, on devrait administrer des somnifères à tous les haïtiens ; de façon à ce que le projet puisse être conduit jusqu’au bout sans encombres.
Aujourd’hui, le pire ennemi des haïtiens ne doit pas être déniché au sein de la communauté internationale. Le pire ennemi d’Haïti est Haïti. Si un effort n’est pas fait pour éradiquer ces pratiques qui nous ont acculés au bord du gouffre avant le 12 janvier 2010.
Ceux qui veulent sérieusement aider Haïti doivent eux aussi tenir compte du côté archaïque et non adapté de leurs visions d’antan pour balayer tous ces déchets qui ont été érigés comme base de notre modus operandi pendant des siècles.
SI SEULEMENT ON POUVAIT ETRE SERIEUX CETTE FOIS-CI !
La situation d’Haïti devrait sans aucun doute rentrer dans ces fameuses rubriques titrées comme incroyables mais vrai ou l’insolite.
Après maintes promesses, après moult conférences, après des résolutions vastes et chimériques, on ne sent pas encore la moindre ébauche de coordination ou de mise en place pour les différentes phases d’un plan bien mené et bien conçu.
Toutes les organisations non gouvernementales continuent à gérer l’urgence. Elles n’oublient pas de faire un clin d’œil aux personnes généreuses de cette terre car donner à manger a plus d’un million de personnes ce n’est surtout pas de la tarte.
Quand on n’observe la situation de loin en prenant le recul et en se basant sur ce qui s’est déjà passé en Haïti, nous avons le droit de nous sentir ensevelis sous une couche épaisse d’inquiétude.
Haïti ne possède aucun secteur organisé capable de prendre part activement au défi qui s’est dressé devant le monde au dessous des décombres laissés par le tremblement de terre de janvier. Là on se réfère à un vrai secteur capable de coopter les revendications de tout un pays. On ignore volontairement ces mobilisables monnayables et utilisables qui sont poussés par des politiciens leaders de partis politiques édentés sans militants qui en matière d’opinions et d’actions n’existent que pour exister.
En fait le seul secteur qui peut s’arroger le droit de présenter un semblant d’organisation c’est bien le « gouvernement ». Préval et Bellerive ont eu la chance de se retrouver à la tête du pays le 12 janvier 2010. Et qu’on le veuille ou non ils incarnent l’autorité. Cette autorité de l’état que personne n’a jamais sentie ou ressentie.
Les manipulations politiques ont pris le dessus sur la situation chaotique de ce pays. Tout le monde utilise une langue de bois commune pour continuer à faire usage du politiquement correct. Rien ne changera ni en Haïti ni pour les haïtiens si tout le monde persiste et signe dans cette direction.
Nous avons toujours voulu rentrer dans la tête des décideurs d’Haïti pour essayer de capter leurs points de vue sur la situation du pays. Les entendre dire justement ce qu’ils racontent à leurs femmes, leurs enfants, leurs amis, leurs amants, leur maîtresses quand ils rentrent de mission. Les discours souvent trop optimismes contrastent de façon flagrante avec la réalité du pays.
Personne n’ose introduire le doit dans la plaie pour essayer de la guérir. On évite de crever l’abcès. Sans trop savoir pourquoi. Les discours résonnent faux. Divergents. Creux et vides.
Que l’actuel président essaie de tenter un coup de force pour rester au pouvoir est aussi nul et inutile que les voix de l’opposition qui scandent à qui veut l’entendre que René Preval devra quitter le pouvoir sous la pression des manifestations qui vont s’intensifier dans tous le pays.
Elles le sont tout aussi bien, l’écho des voix qui reprennent ces refrains désuets et démodés qui réclament le retour de tous les exilés politiques y compris l’ancien prêtre-défroqué-président Aristide.
Et quand un politicien voulant se mettre du côté de la faveur des hordes lavalassiennes, clament haut et fort que l’ancien tout-puissant de Tabare doit revenir en Haïti, c’est carrément indécent.
Haïti aujourd’hui a besoin de compétences réelles pratiques. Haïti doit faire la cour aux investisseurs. Si Jean Bertrand Aristide et Jean Claude Duvalier sont capables de démontrer qu’ils peuvent se ranger dans l’une de ses catégories, qu’ils demandent là ou ils se trouvent cachés des autorisations de laisser leur terre d’exil. Le cas échéant qu’ils oublient Haïti comme nous tous nous essayons d’enterrer ce passé que nous n’avions jamais su gérer.
L’héritage de ces deux dictateurs est trop lourd à porter. Leur poids n’a cessé de nous handicaper.
Après deux siècles, l’activité politique en Haïti continue a se renfermer dans des moules morbides. La lutte pour le pouvoir et le pouvoir à tout prix. Nos politiciens sont incapables de comprendre aujourd’hui que la donne a changé dans le monde. Le pouvoir politique n’est qu’une sorte facétie, une sorte de leurre et que l’utilité de ce pouvoir est justement de protéger et sauvegarder le vrai pouvoir, le pouvoir économique des puissants.
Tandis que le monde s’engouffre la tête et le cul en avant dans une crise financière sans précédent, Une crise qui semble dépasser toutes les compétences politiques actuelles, en Haïti nous ne nous posons pas les questions adéquates. Personne ne se demande ce que deviendra le pays si sous l’effet de la crise, les pays qui ont promis de l’argent à Haïti se retrouvaient dans l’obligation de ne pas les honorer.
Peu de gens se soucie de comment agir pour essayer de mutualiser et de tirer le maximum de profit du peu que l’on recevra de ces sommes mirobolantes promises.
Si on se dépouillait une fois pour toutes de la langue de bois, on dirait ces vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire, même quand elles réfléchissent les caractères de l’évidence.
Après la lecture d’une approche savante d’un ancien diplomate haïtien sur ce qu’il a intitulé le « pari » américain en Haïti ou il était question de la vision américaine de la reconstruction d’Haïti, un commentaire a beaucoup attiré mon attention. Le lecteur considéra que pendant l’exécution du plan américain, on devrait administrer des somnifères à tous les haïtiens ; de façon à ce que le projet puisse être conduit jusqu’au bout sans encombres.
Aujourd’hui, le pire ennemi des haïtiens ne doit pas être déniché au sein de la communauté internationale. Le pire ennemi d’Haïti est Haïti. Si un effort n’est pas fait pour éradiquer ces pratiques qui nous ont acculés au bord du gouffre avant le 12 janvier 2010.
Ceux qui veulent sérieusement aider Haïti doivent eux aussi tenir compte du côté archaïque et non adapté de leurs visions d’antan pour balayer tous ces déchets qui ont été érigés comme base de notre modus operandi pendant des siècles.
SI SEULEMENT ON POUVAIT ETRE SERIEUX CETTE FOIS-CI !
Haïti: deux travailleurs humanitaires enlevés
Deux travailleurs humanitaires ont été enlevés en début de semaine en Haïti par des inconnus, a annoncé jeudi la mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti (Minustah).«Il s'agit bien de deux étrangers qui travaillent pour une organisation humanitaire qui ont été enlevés», a déclaré à l'AFP Jean-François Vézina, de la police de l'ONU, refusant de révéler l'identité des personnes.Les deux étrangers ont été enlevés dans la banlieue de Pétion-ville à l'est de Port-au-Prince.On ignorait jeudi si les ravisseurs avaient réclamé des rançons pour libérer leurs otages, comme c'est généralement le cas.«Ce que je peux vous dire, c'est que nous (l'ONU) enquêtons sur cette affaire. Une enquête est également conduite par la police nationale d'Haïti (PNH)», a encore indiqué le porte-parole de la police de l'ONU en Haïti.
Deux travailleurs humanitaires ont été enlevés en début de semaine en Haïti par des inconnus, a annoncé jeudi la mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti (Minustah).
«Il s'agit bien de deux étrangers qui travaillent pour une organisation humanitaire qui ont été enlevés», a déclaré à l'AFP Jean-François Vézina, de la police de l'ONU, refusant de révéler l'identité des personnes.
Les deux étrangers ont été enlevés dans la banlieue de Pétion-ville à l'est de Port-au-Prince.
On ignorait jeudi si les ravisseurs avaient réclamé des rançons pour libérer leurs otages, comme c'est généralement le cas.
«Ce que je peux vous dire, c'est que nous (l'ONU) enquêtons sur cette affaire. Une enquête est également conduite par la police nationale d'Haïti (PNH)», a encore indiqué le porte-parole de la police de l'ONU en Haïti.
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