Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 19 août 2009
Sortie de la 21è promotion de la PNH
Maxime les exhorte à faire de la loi et des règlements de l'institution leur boussole car force doit toujours rester à la loi pour l'état de droit dont nous rêvons tous, a-t-il dit.
De son côté, le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, a appelé les nouveaux agents et inspecteurs à aider l'institution policière dans son travail pour éradiquer le banditisme sous toutes ses formes à travers le pays. Il les invite à ne jamais oublier que leur efficacité sur le terrain sera appréciée non par rapport au nombre d'arrestations et de procès-verbaux mais par rapport au nombre de conflits sociaux résolus.
Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Jean-Joseph Exumé, présent à la cérémonie en a profité pour faire la promotion du plan de réforme de la PNH.
« Le plan de réforme vise à assurer un service de police efficace, performant et responsable, qui respecte les droits humains, qui combat la corruption sous toutes ses formes afin de gagner la confiance de la population », explique-t-il.
Me Exumé a également insisté sur le fait que la réforme d'une institution ne peut se concevoir et aboutir sans prendre en considération ses membres invités à leur tour à respecter la loi, la discipline et les règlements.
La 21è promotion de policiers administratifs sera, pour la plupart, déployée à la frontière où la présence de la PNH fait défaut.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15690
Les députés fixent le salaire minimum à 125.00 gourdes.
Trente-huit (38) députés de la chambre basse ont voté pour, alors que Trente-six (36) autres ont voté contre ces objections et trois se sont abstenus.
Cette décision de la chambre basse doit à présent être acheminée au Sénat qui devra à son tour se prononcer.Le chef de l'Etat avait proposé 125 gourdes pour le secteur de la sous-traitance suite au vote par les 2 chambres d'un projet de loi sur un salaire minimum à 200 gourdes.
Le député Steven Benoit qui avait présenté le projet de loi, a déclaré accepter le verdict de l'assemblée, tout en déplorant le fait que seuls les 23.000 ouvriers de la sous-traitance ne bénéficieront pas des 200 gourdes.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15687
Le Sénat ratifie à l’unanimité le choix de Mario Andrésol pour 3 années supplémentaires à la direction de la Police Nationale d’Haïti
Mercredi 19 août 2009, Radio Kiskeya
Le Sénat haïtien a ratifié mardi soir à l’unanimité des sénateurs présents le choix du chef de l’Etat en faveur d’un nouveau mandat de trois ans confié à l’actuel Commandant en chef de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol.
D’un quorum fragile, en raison de l’absence jusqu’à présent d’un tiers de son effectif, le Sénat a pu compter, pour cette séance de ratification, sur la présence de 16 des 17 sénateurs en fonction. Quinze d’entre eux, le président du bureau ne jouissant pas du droit de vote, ont voté en faveur du rapport de la Commission justice et sécurité du Grand Corps qui avait justement recommandé la ratification du choix de M. Andrésol.
Au fort du débat ayant précédé le vote, le sénateur de l’Ouest, Jean Hector Anacacis, appuyé de certains de ses collègues, a sollicité que le chef de la police soit présent pour que des questions pertinentes lui soient posées sur son bilan et sur les conditions de travail des policiers. Ce qui fut fait dans les minutes qui suivirent.
Mario Andrésol dut alors répondre à des questions relatives à la ration alimentaire des policiers, à l’assurance médicale et à l’assurance-vie dont ils bénéficient. Il a annoncé qu’en raison des récriminations relatives à la qualité de la nourriture distribuée et aux allégations de corruption qui y sont attachées, il envisageait d’ajuster bientôt les salaires des policiers du montant correspondant à la nourriture qui leur est dispensée quotidiennement. La PNH se déchargerait alors définitivement de l’obligation de la leur fournir.
Il a également promis le renforcement prochain du système d’assurance dont bénéficie le personnel policier.
A l’issue du vote favorable que les sénateurs laissaient d’ailleurs entrevoir après chaque série de questions au chef de la police, ce dernier a remercié le chef de l’Etat, le premier ministre, et les sénateurs pour la confiance placée en lui. Il a estimé que, pour ce second mandat plus difficile à son avis que le premier, il n’a pas droit à l’erreur.
La ratification de M. Andrésol coïncide avec la sortie, dans la matinée, de la 21ème promotion d’agents de la PNH d’un effectif de 468 agents, dont 153 femmes. Par la même occasion, une promotion de 115 inspecteurs de police a été commissionnée.
Le vote de ratification du Commandant en chef de la PNH a été précédé d’un débat qui n’a pas été entièrement épuisé portant sur la question de la validation des pouvoirs des sénateurs élus, la validité des récentes législatives partielles et l’exclusion de celles-ci du parti de l’ancien président Aristide, Fanmi Lavalas. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6105
LE CONGRES DE LA DIASPORA HAITIENNE A MIAMI AOUT 2009
Bref, il y a eu au début du mois d’août le congrès de la Diaspora Haïtienne. Les Haïtiens résidents en république Dominicaine y ont eu droit à une représentation puisque Edwin Paraison faisait partie des intervenants ayant même reçu des plaques de reconnaissance.
Nous avions eu la curiosité de savoir comment cela s’était déroulé. De prendre connaissance des résolutions et dispositions votées après les débats. Nous avions été déçu de constater que certains discours ont été prononcés en anglais sans traduction ni en Français ni en Créole.
Les bruits autour de la « Haitian Diaspora Marketplace » avec un fond de seulement 2.000.000 de dollars !!! Comme fond d’investissement pour le tourisme, la fabrication, l’agriculture etc…nous ont aussi déçus. 2.000.000 de dollars seulement. On comprend que l’on puisse commencer à construire des latrines dans le pays. Aujourd’hui en 2009….
Bref, nous avons reçu par email, un rapport d’un membre de la Diaspora ayant assisté au congrès de « l’UNITE »…
Lisez ce qui suit si vous êtes intéressés par le congrès de la Diaspora…..
Les minutes du Congrès de Miami
Par Roosevelt Jean-François
Ils étaient quelques centaines à participer la semaine dernière (6-9 août) au congrès de la diaspora haïtienne organisée par le Haitian League au Trump International Beach ressort à Miami. Ce congrès déroulé autour du thème de l’”unité” se voulait être “la grande réunion de la famille haïtienne”.
Jeudi soir, c’était la session d’ouverture. Au lobby de la Trump, les retrouvailles se faisaient drues. Les accolades et embrassades étaient on peut plus enthousiastes. L’atmosphère et le décor étaient plantés pour une grande réunion.
Il est presque 7:00pm, chacun se presse vers l’ascenseur. Rendez-vous au 3ème étage où se tiennent les salles de réception, d’exposition et de réunion réservées pour la circonstance.
Un comité d’accueil assiste les arrivants et vérifie leur identité et réservation. La musique se mélange aux conversations diverses et aux rires de joie et de contentement. Les serveurs passent le vin rouge, blanc, whisky etc… Pas de Prestige ni de Barbancourt. Un léger buffet froid est offert: saucisson, fromage, pain etc…
Dans la salle d’à côté, des exposants mettent la dernière main arrivent et arrangent leurs supports de communication.
Les maitres de cérémonie Herntz Phanor et Bernice Fidelia saluent l’assistance et annoncent l’ouverture du congrès en invitant les gens présents à observer une minute de recueillement “pour nos frères et sœurs qui ont trouvé la mort dans la mer de Turks and Caicos”.
En moins d’une trentaine de secondes, ils invitent le Chairman du congrès, Dr Rudolph Moïse à présenter ses propos de circonstances suivis du saxophoniste Jowee Omicil qui a interprété de façon magistrale l’hymne national américain et la Dessalinienne. Le père Réginald Jean-Marie de l’église Notre Dame d’Haïti de Miami a évoqué la prière.
Puis, ce fut une litanie de discours : Dr Bernier Lauredan, président de The Haitian League,USA; André Pierre, maire de la ville de North Miami, Joseph Célestin, ancien maire de la ville de North Miami, Joséphine Elizée Legros, Co-Chair du congrès; Henryka Manès, de la Floride; Prof. David Elcott de New York University; Sybil Elias, juge à New Jersey; Gérald Germain, ancien Ministre du Commerce et des Affaires Sociales d’Haïti.
Le Premier Ministre Michèle Pierre-Louis figurant dans l’agenda de la soirée était absent. Une autre intervention de sa part annoncée par les organisateurs pour la session plénière du vendredi matin n’a pas eu lieu.
Près d’une vingtaine de sessions regroupant chacune une moyenne d’une dizaine de panélistes étaient organisées pendant une période de 45 minutes. Les thèmes débattus concernaient l’agriculture, l’éducation, la santé, l’environnement, l’énergie, l’investissement, le tourisme, l’artisanat, le développement, les droits humains, les ONG’s, la religion, la diaspora, l’immigration, les médias, les arts et beaucoup, beaucoup d’autres.
Madame Pierre-Louis est arrivée samedi soir au congrès au moment du gala. Elle a salué tout le monde passant d’une table à une autre avant de laisser la salle par une autre porte. La table qui lui était réservée au haut du podium est restée vide pendant toute la soirée.
Clarens Renois et Florence Liautaud qui faisaient office de maîtres de cérémonie ont annoncé que le Premier Ministre était allée se reposer après “un long voyage” venant d’Haïti (Haïti-Miami) dans l’après-midi.
Des plaques d’honneur et de mérite ont été remises à Edwin Paraison de la Fondation Zile en République Dominicaine, Rudolph Moïse, Président du Congrès et Léonnie Hermantin du Lambi Fund.
Parallèlement, Dr Lauredan a reconnu publiquement dans l’assistance certaines personnalités ayant contribué à la tenue du congrès. Puis, il a invité l’assistance à danser Sweet Micky qui a pris place dans la salle des exposants transformée en piste de danse.
L’ambiance était festive avec l’animation du président du Compas et aussi culturelle avec des chorégraphies de quelques jeunes danseurs haitiano-américains.
La dernière journée du congrès, le dimanche 9 aout, a commencé à partir de 7:00am avec un petit déjeuner. L’accès était fermé à 8:00am en raison des conditions de sécurité exigées par la présence de l’ancien président américain Bill Clinton faisant office d’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti.
Le père Réginald Jean-Marie a évoqué le sens du leadership et de l’engagement tant nécessaire aujourd’hui pour lancer la rencontre de la matinée.
Il était suivi de l’administrateur intérimaire de l’USAID, Monsieur Alonzo Fulgham, un ancien volontaire du Corps de la Paix en Haïti. Celui-ci a invité les Haïtiens de la Diaspora à investir leur capital et partager leur expertise pour aider à la création d’emplois en Haïti. Il a souligné l’importance du programme dénommé «Haitian Diaspora Marketplace» lancé par l’USAID et la Fondation SOGEBANK qui fournit deux (2) millions de dollars pour soutenir des investissements de la Diaspora haïtienne dans des petites et moyennes entreprises en Haïti et ainsi permettre de créer des emplois dans la fabrication, le tourisme, l'agriculture, la construction, la technologie de l'information et bien d’autres secteurs. L’USAID/Haïti a également lancé un projet pouvant aider les Haïtiens à utiliser des fonds reçus de l’étranger à des fins d’investissements tels des comptes d'épargne, des nantissements pour des prêts d’affaires et d’éducation, et des bourses d’études
Rudolph Moïse remercie le représentant de la USAID et improvise un résumé du contenu de son intervention et des besoins d’Haïti pour le moment. Il continue de parler attendant, dit-il, l’arrivée du Premier Ministre. L’attente devait durer près de 15 minutes et le président du congrès profitait de la circonstance pour étaler ses prouesses personnelles comme médecin, aviateur de l’armée américaine, acteur de cinéma etc…
Le Premier Ministre Michèle Pierre-Louis est rentrée dans la salle en saluant quelques personnalités qui se trouvaient au premier rang. Elle était assistée de son chef de cabinet, Daniel Henrys et du consul d’Haïti à Miami. Elle a présenté un brillant discours en Créole autour du thème de l’unité et dégagé la portée d’un mouvement d’unité pour Haïti à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
Les propos du Premier Ministre étaient entrecoupés d’applaudissements venant de la satisfaction du public présent dans la salle.
Entretemps, un membre du cabinet Clinton fait signe de la main au Dr Lauredan pour venir le trouver en coulisses. Vraisemblablement, il a fait savoir à Lauredan d’aller sur le podium pour demander au Premier Ministre de raccourcir son intervention. Lauredan a passé le message à Moïse qui a acquiescé de la tête. Moïse a gravi le podium en glissant légèrement ses pas vers le Premier Ministre qui parlait. Il a tapé l’épaule gauche du Premier Ministre qui a du suspendre momentanément son discours et lui a chuchoté quelques mots à l’oreille.
Le Premier Ministre a du bâcler la fin de son intervention soulignant qu’on lui a demandé de terminer pour faire la place au Président Clinton. Ce qui a déclenché un malaise dans la salle.
Lauredan a pris la parole pour annoncer Clinton. Celui-ci n’était pas encore prêt et Lauredan s’est lancé dans un one man show tragi-comique pendant plus de quinzaine de minutes. C’était comme un « one man show » dans un lakou du pays devant une dizaine de caméras des stations de télévision et de nombreux invités. L’homme parle de tout, de rien, voire de rien du tout. Puis, il chante et danse. Puis il annoncé « ladies and gentlemen, the president of the United States of America » et sur la huée de l’assistance, il se reprend « pardon, the former… the former president… ».
Clinton a remercié Lauredan pour son extraordinaire présentation et après les salutations d’usage il a rappelé les moments de sa présidence où il était toujours accueilli avec de la musique. Et c’est ce qui lui manquait le plus le plus même 3 mois après avoir quitté le pouvoir.
Puis, il a présenté le préambule de sa mission et sa description de taches. Clinton a annoncé la visite d’une délégation commerciale en Haïti en octobre prochain. Il affirme qu’il ne va pas s’immiscer dans la politique interne et qu’il fa faire le plaidoyer d’Haïti au niveau international.
Roosevelt Jean-François
www.myspace.com/rojefra
Salaire minimum : Préval et les patrons l’emportent à la Chambre basse
Mardi 18 août 2009, Radio Kiskeya
La Chambre des Députés a approuvé mardi par 38 voix pour, 36 contre et 4 abstentions l’objection du Président René Préval à la loi sur le salaire minimum à 200 gourdes (environ 5 dollars), lors d’une troisième et ultime séance consacrée à cette épineuse question à l’origine d’une grande polarisation sociale.
Les vues de l’Exécutif ont triomphé au cours d’un vote serré au bulletin secret après que l’assemblée s’était prononcée en faveur d’une proposition du Député David Génésté (Alyans/Cayes, Sud) demandant l’examen de l’objection du chef de l’Etat en lieu et place du rapport de la commission des affaires sociales. Ce document avait déclenché une vive polémique parmi les élus avec une "solution médiane" de 150 gourdes résultant d’une modification de l’objection présidentielle.
"Le vote a été démocratique, mais je suis déçu du résultat", a confié l’air dépité à l’issue du scrutin le représentant de la circonscription de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Steven Benoît, qui avait introduit la loi portant le salaire minimum à 200 gourdes. Il s’en est pris aux absentéistes du jour dont la voix tonitruante s’était pourtant fait entendre à plusieurs reprises en faveur de la cause des ouvriers à la recherche d’une amélioration de leurs conditions de vie.
Pour sa part, le président de la Chambre basse, Levaillant Louis-Jeune a exprimé sa satisfaction, estimant qu’il n’y avait ni vainqueurs ni vaincus parmi les protagonistes de ce débat social très passionné. Il a promis d’acheminer dès mercredi au Sénat le texte de l’objection du Président Préval tel que voté.
Louis-Jeune a émis le vœu que ses collègues de la Chambre haute emboîteront le pas aux Députés afin que la loi fixant le nouveau salaire minimum à 125 gourdes soit promulguée et effective dès le 1er octobre prochain, au bénéfice des travailleurs du secteur de la sous-traitance.
De violentes manifestations de rue mobilisant des milliers d’ouvriers, d’étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti et de représentants des mouvements sociaux se sont déroulées ces derniers jours à Port-au-Prince en faveur des 200 gourdes, une augmentation spectaculaire considérée comme une mesure de justice sociale incontournable. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6104
Un commentaire :
Si nos parlementaires ne marchaient pas sur la tête, le pays aurait pu se défaire de ce débat entre sourds et muets et faire usage du facteur temps dans des domaines beaucoup plus positifs.
Bien entendu, nous faisons chœur avec ceux qui croient que le salaire payé à un ouvrier haïtien reste dérisoire et scandaleux. Mais nous sommes aussi persuadés qu’une augmentation de 300 pour cent d’un coup, comme une envie de pisser ne saurait être sans effet sur la vie économique du pays.
En guise de commentaire je voudrais juste retracer la chronologie des faits qui entourent cette polémique sur le salaire minimum pour comprendre la dynamique de la réflexion des détenteurs d’un des trois pouvoirs en Haïti.
1.- Un député voulant jouer à Robin des Bois, présente une loi stipulant une augmentation du salaire minimum journalier de 300 pour cent. C'est-à-dire faire passer ce salaire de 70 gourdes à 300 gourdes en tenant compte de l’indexe de l’inflation. Pourquoi 300 ? – Secret de Polichinelle !
2. Les tout-puissants députés adoptent et votent cette loi sans se poser de question. Jusqu’à ce moment, la presse ne dit pas grand-chose sur cette affaire.
3. Le Président René Préval refuse de publier et de faire appliquer la loi en dénonçant les risques de cette augmentation brutale sur l’industrie de la sous-traitance en particulier. A ce moment, tout le monde en parle : les étudiants sont dans les rues manifestent et cassent ; le secteur des affaires appuie sur la sonnette d’alarme. Le président s’apprête à objecter la loi.
4. Les députés qui avaient pourtant voté la loi se rendent compte que peut être il y a du vrai dans le discours du Président de la République. Ils pensent maintenant à étudier plus en profondeur les tenants et les aboutissants de la dynamique de l’augmentation du salaire minimum : Ils ont eu la divine idée, qui leur est venue aussi comme une envie de pisser, de créer une commission pour vérifier l’état de finances des entreprises. Bien entendu on comprend certes que cela n’aurait jamais pu se faire avant de voter la loi ! Ils prennent conscience et acceptent l’idée d’une augmentation à 150 gourdes. Des camps se forment et des obstacles s’érigent.
5. Comme promis, René Preval envoie son objection à la chambre des députés.
6. Après des débats avortés et des rencontres houleuses, les députés – qui avaient voter la loi des 200 gourdes, votent en faveur de l’objection de Préval c’est-à-dire un salaire minimum de 125 gourdes.
Faites vos jeux mesdames et Messieurs !
Pardons faites-vous vos propres idées !
Des averses font un mort et des dégâts à Pernier
lundi 17 août 2009, Radio Kiskeya
Un enfant a été tué et des maisons endommagées à Pernier, une localité de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), dans des inondations et des éboulements qu’ont entraînés de fortes pluies qui se sont abattues dimanche soir sur la capitale et ses environs.
Interrogés sur place, des riverains n’ont pu établir l’identité, le sexe et l’âge de la jeune victime.
Contactée par Radio Kiskeya, la protection civile n’était, de son côté, pas en mesure d’avancer un bilan officiel des dégâts 24 heures après les inondations.
Selon les habitants de Pernier, après seulement deux heures d’averses, la rivière dénommée "Sous Madanm" est sortie de son lit coupant la route en deux et isolant plusieurs quartiers. Pernier 40, où d’importants dégâts ont été enregistrés, est particulièrement affecté.
Diverses maisons ont été inondées et leurs résidents qui ne cachent pas leurs inquiétudes affirment néanmoins n’être pas encore prêts à partir.
Jusqu’à lundi en milieu de journée, seuls des techniciens du ministère des travaux publics étaient sur les lieux avec des tracteurs et des camions pour tenter de rouvrir la route à la circulation automobile.
En raison de sa position géographique et de la proximité de plusieurs bassins versants, la localité de Pernier est particulièrement vulnérable aux précipitations.
Ces premières inondations coïncident avec la formation dans l’Océan Atlantique des trois premières tempêtes tropicales de l’année, Ana, Bill et Claudette. La première ne représentait plus lundi une menace directe pour Haïti tandis que la seconde pourrait épargner la Caraïbe, selon les différents modèles de prévision.
La saison cyclonique prend fin le 30 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6103
mardi 18 août 2009
La procédure de validation à l'ordre du jour au sénat
La procédure de validation qui a été diversement interprétée par des juristes et des hommes politiques divisent les sénateurs.
Le sénateur Buissereth confirme sa décision de ne pas valider les pouvoirs des sénateurs issus des élections contestées par Fanmi Lavalas.
Le parti avait été exclu des joutes par les conseillers électoraux.Toutefois Yvon Buissereth promet de participer à la séance ce qui permettra d'obtenir le quorum indispensable pour la réalisation de la procédure.
Réagissant à la procédure de validation au cas par cas prônée par son collègue Youri Latortue, le sénateur Buissereth fait remarquer que la constitution et les règlements internes du sénat sont muets sur ce dossier.
Il invite les juristes à respecter la loi et éviter des comportements démagogiques.
De son coté, le sénateur Anacacis Jean Hector confirme qu'il ne participera pas à la séance de validation des pouvoirs des élus.
Il préconise la formation d'un bureau d'âge ce qui permettra aux nouveaux élus de participer pleinement à la séance.
Même s'il refuse de valider les pouvoirs de ces élus, le sénateur Jean Hector promet de collaborer avec eux.
Au cours de la séance de ce mardi, les sénateurs devront également sanctionner le rapport de la commission justice et sécurité qui recommande la nomination de Mario Andrésol au poste de directeur général de la PNH.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15684
Troisième séance sur le salaire minimum à la chambre basse
Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, informe que le dossier a été longuement débattu lors de la conférence des présidents des commissions permanentes.
Les députés n'avaient pas pu, lors des séances des 4 et 12 aout, se prononcer sur l'objection du chef de l'Etat relative à un salaire minimum de 125 gourdes pour les ouvriers de la sous traitance. La séance du 12 aout avait été reportée en raison de la décision d'une trentaine d'élus d'infirmer le quorum.
Le président de la chambre basse espère que les " pro 200 gourdes" n'utiliseront plus la stratégie consistant à infirmer le quorum, mais signale qu'aucun accord n'a pu être conclu en ce sens. Il souhaite que le débat se déroule normalement afin que l'assemblée puisse trancher sur le dossier.
Levaillant Louis Jeune n'a pas voulu faire de commentaires sur la possibilité de l'adoption de l'objection amendée. De nombreux élus critiquent la proposition médiane de 150 gourdes, estimant qu'elle est inconstitutionnelle.
Ces élus dont Hugues Célestin insistent sur la nécessité pour que l'assemblée accepte ou rejette les 125 gourdes proposés par le président Préval. La séance de ce mardi devrait également permettre aux députés de voter la loi sur les frais scolaires adoptée depuis plusieurs mois par le sénat.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15686
Plusieurs secteurs sont préoccupés par la rentrée scolaire
Commentant les médiocres résultats des élèves au baccalauréat, le ministre Jean Pierre a soutenu que ceux ci reflètent la réalité du système. Il met l'accent sur la nécessité de réaliser des efforts importants au niveau fondamental afin d'améliorer les résultats au baccalauréat.
Pendant ce temps, des organisations de la société civile appellent les autorités haïtiennes à améliorer l'offre scolaire.
La Communauté Environnementale des Citoyens Haïtiens (COECH) a organisé samedi dernier une marche avec fanfare dans les rues de Carrefour afin d'attirer l'attention sur les millions d'enfants vulnérables qui n'ont pas accès à l'éducation.
Les marcheurs portaient des pancartes appelant le secteur privé et les autorités locales et nationales et les organisations internationales à adopter des dispositions pour que les parents aient les ressources suffisantes pour envoyer leurs enfants à l'école.
La marche avec fanfare et corps d'honneur avait attiré l'attention des milliers de passants et riverains sur le tronçon de la route entre Diquini et Carrefour Paloma.
Le coordonateur général de COECH, Remy Jean Lemeck, soutient que l'éducation est l'une des priorités de son organisation qui œuvre à l'amélioration des conditions de vies de la population.
La COECH préconise l'action citoyenne pour favoriser la relance de l'économie grâce à des investissements dans la production nationale.Rappelant que l'éducation est la clé du développement, M. Lemeck a révélé que son organisation a accordé mille bourses pour la fondamentale et le secondaire aux enfants de Carrefour.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15685
Le Corps National des Enseignants Haïtiens dénonce leur condition de travail et menace d'entrer en grève
Le secrétaire général du CONEH, Paul Saint Preux, a fait savoir qu'un nombre important d'enseignants se trouvent actuellement dans une situation précaire pour n'avoir pas reçu de salaires depuis plusieurs années.
Il a indiqué que ces enseignants qui avaient observé des arrêts de travail dans plusieurs régions du pays durant l'année académique 2008-2009, sont toujours dans la même situation, ils ne sont ni nommés ni rémunérés alors qu'ils sont dans le système depuis des années.
"Ils sont prêts à faire la grève dès le début de l'année scolaire si leur situation n'est pas régularisé, a averti Paul Saint Preux, ajoutant que, dans un esprit de solidarité syndicale, les enseignants qui reçoivent régulièrement leur chèque participeront eux aussi à ce mouvement.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15683
lundi 17 août 2009
Haïti grippe AH1N1 : une dizaine de personnes Testées positifs
Le docteur Alex Larsen, ministre de la santé publique, tente de rassurer la population face à la menace que représente la grippe porcine.
« Ne vous inquiétez pas », indique le docteur Larsen, qui annonce à la population que toutes les mesures sont déjà prises pour éviter l'expansion de cette nouvelle maladie.
Il s'agit d'une grippe qui exige les mêmes réflexes de protection que tous les autres types de grippe c'est-à-dire les mesures d'hygiène habituelles, ajoute le titulaire du ministère de la santé publique.
A signaler Grâce à la disponibilité en Haïti d'une machine dénommée real time-polymérase Chain réaction [RT-PCR] qui permet de diagnostiquer les personnes présentant les symptômes de la grippe A(H1N1), la surveillance est renforcée et de nombreux tests ont pu être réalisés dans le pays , .
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15677
Le gouvernement haïtien condamne l'attaque contre un véhicule de l'ambassade américaine par des manifestants
La chancellerie haïtienne a condamné les incidents survenus le lundi 10 août à Port-au-Prince au cours desquels un véhicule affecté au service du Chargé d'affaires des Etats-Unis d'Amérique en Haïti, M. Tomas C. TIGHE, a été la cible de jets de pierres lancés par des manifestants.
Dans un communiqué, le ministère des haïtien des affaires étrangères Condamne cet « incident malheureux » et exprime ses « sincères regrets aux membres de la mission diplomatique des Etats-Unis d'Amérique en Haïti ».
La Chancellerie en profite pour rappeler aux haïtiens le respect dû aux prescrits de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15681
Le salaire minimum, pomme de discorde entre les députés
Les présidents des commissions permanentes de la chambre basse devront analyser ce lundi les différentes options envisagées dans le cadre du débat sur le salaire minimum. Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, et ses collègues devront fixer une nouvelle date pour la tenue d'une troisième séance consacrée au vote de l'objection du chef de l'Etat.
Entre temps, le groupe des pro 200 gourdes se serait renforcé avec l'arrivée de 6 nouveaux députés.
Sachant que son groupe est toujours minoritaire, le père de la loi sur le salaire minimum appelle d'autres collègues à se rejoindre son camp. Le député de Pétion ville fait remarquer que l'acceptation des objections du chef de l'Etat contribuera à affaiblir le Parlement. Il souhaite que les élus aillent vite en besogne pour éviter que la législature ne prenne fin sans le vote de cette loi.
Par ailleurs, les députés Steven Benoit, Jonas Coffi et Acluche Louis Jeune apportent leur appui aux étudiants et ouvriers réclamant le vote de la loi sur le salaire minimum. Rappelant que le droit de manifester est garanti par la constitution, ces élus invitent les autorités judiciaires à prendre en considération les dossiers des manifestants incarcérés.
Les 3 élus avaient rendu visite vendredi dernier aux deux étudiants incarcérés au Pénitencier National.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15678
Un haïtien échappe à l'expulsion (de France)
Un sans-papiers haïtien, qui devait être expulsé ce lundi, a été libéré dans l'après-midi après avoir refusé d'embarquer à bord de l'avion, a révélé le Réseau Education Sans Frontières (RESF).
Tony Nicolas, père de famille de 43 ans, devait prendre un avion, au départ de l'aéroport de Paris-Orly à destination de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Jusqu'à sa libération dans l'après-midi, nous ne savions pas quel sort lui serait réservé", a précisé à un responsable de RESF.
Après avoir été reconduit au centre de rétention du Mesnil-Hamelot, Tony Nicolas a finalement pu retrouver sa famille. "Mais devant la pression des élus et de la presse, ils se sont dégonflés. C'est une vraie victoire", a-t-il ajouté. Des militants de RESF et de la Ligue des Droits de l'Homme, ainsi que des élus de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), où résident l'homme et sa famille, s'étaient rassemblés devant le comptoir d'enregistrement du vol, pour montrer aux passagers la photo de M. Nicolas, sa femme et leurs filles de onze et deux ans.
Tony Nicolas avait été interpellé à Pau (Pyrénées-Atlantiques) le 3 août, et placé au centre de rétention d'Hendaye, précise encore RESF.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15682
Démantèlement par la Police Dominicaine d’une bande composée d’haïtiens qui commettaient leurs forfaits à Santiago de los Caballeros.
Tous les deux avaient des noms espagnols et de fausses cartes d’identité dominicaines. Les deux haïtiens résidaient dans le secteur de fondo de la Botella. Selon les enquêteurs , ils se seraient échappés ils y a quelques mois d’une prison haïtienne ou ils purgeaient des peine pour des crimes et des braquage commis dans leur pays
La Policie a dit que les deux immigrants étrangers se sont présentés à la résidence du commerçant Francisco Noel Díaz et après l'avoir mis en joue avec un pistolet marque Taurus neuf millimètres, l'ont dépouillé de quatre paires de tennis, une chaîne et une bague en or, ainsi que quatre cellulaires et 3.800 pesos.
On attribue aussi à la bande composée d’haïtiens , l’agression perpétrée contre Juan Carlos García Diloné, à qui ils ont porté de chez lui 11.500 dollars et 257 mille pesos dominicains, les trois cellulaires et l’arme à feu utilisé pour commettre les crimes selon Cordero Paredes.
Le fonctionnaire déclare que trois autres haïtiens sans papiers qui font partie de la bande dangereuse sont poursuivis, tandis que des recherches sont réalisées sur les deux détenus pour déterminer s’ils ont des liens avec quelques personnes retrouvées mortes à Santiago. Le porte-parole de la police à Santiago a dit que c'est inquiétant et alarmant le nombre de haïtiens impliqués dans des actes délictueux dans beaucoup de quartiers de Santiago et de la région du Cibao.
Auteur Ricardo Santana -
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=111773
Traduction : D.L pour Haïti Recto Verso
vendredi 14 août 2009
Cité Soleil : Des casques bleus de l’ONU auteurs de graves exactions, dont des actes de cambriolage, selon deux responsables d’une association de vodo
vendredi 14 août 2009, Radio Kiskeya
Les casques bleus de l’ONU déployés à Cité Soleil se comporteraient désormais en véritable force d’occupation en se rendant coupables de graves exactions et de violences gratuites à l’encontre de la population, ont déclaré jeudi à Radio Kiskeya deux responsables d’une association de vodouisants de ce vaste bidonville situé au Nord de Port-au-Prince.
« Outre le fait que les gens sont brutalement fouillés sans raison apparente, ils sont également dépossédés de l’argent qu’ils possèdent éventuellement », ont fait savoir Jean Sony Vatil et Emilio Oscar, respectivement coordonnateur et secrétaire général de la Fédération des Vodouisants de Cité Soleil (FEVOCS). Ils font même état d’un cas flagrant de cambriolage par des casques bleus d’une maison spécialisée dans des prêts sur gages dans le quartier de Soleil 17, où ils auraient emporté des bijoux et d’autres objets de valeur.
Déplorant le fait que leurs plaintes au Bureau de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) se trouvant dans la zone de BATIMAT soient restées sans suite, MM. Oscar et Vatil ont déclaré que la population de la cité ne sait plus à quel saint se vouer en raison de la terreur qu’y font régner les casques bleus. « Ils n’appréhendent personne, mais ils vous frappent délibérément sans que vous ayez commis un quelconque forfait », ajoutent-ils.
Relevant que la MINUSTAH et la Police Nationale d’Haïti avaient commencé à réaliser un travail positif à Cité Soleil où le calme revenait progressivement, Vatil et Oscar ont déploré la situation qui y prévaut actuellement. Ils ont aussi exprimé leur regret de constater que les policiers nationaux présents dans la zone n’affichent pas de comportement différent de celui de leurs collègues étrangers vis-à-vis de la population.
Les deux responsables de FEVOCS présentent enfin comme un véritable motif d’inquiétude le fait que, selon leurs informations, les ex-bandes armées de Cité Soleil sont en pleine reconstitution, en raison du relâchement de la PNH et de la MINUSTAH dans la lutte contre le banditisme dans la zone . [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6096
La séance de ratification du directeur de la PNH remise à mardi
jeudi 13 août 2009, Radio Kiskeya
La séance de ratification du choix du commandant en chef désigné de la Police Nationale, Mario Andrésol, initialement prévue jeudi au Sénat a dû être reportée à mardi prochain faute de quorum à la suite du retrait surprenant d’un élu de l’Organisation du peuple en lutte (OPL).
Des 18 Sénateurs en fonction, seuls 15 s’étaient présentés. Manquaient à l’appel Michel Clérié (Fusion/Grand’Anse, sud-ouest) actuellement en voyage et Jean Hector Anacacis (Lespwa/Ouest) pour des motifs restés inconnus.
Quant au troisième absent, Joseph Pierre-Louis (OPL/Nippes, sud-ouest), il était bel et bien dans l’assemblée avant de disparaître soudainement sans fournir la moindre explication. Le parlementaire a pratiquement laissé le Palais Législatif incognito après le départ de ses collègues.
Constatant que le Sénateur de l’OPL était "porté disparu", le président Kély Bastien a immédiatement reconnu qu’il était impossible d’atteindre le quorum. Rappelant que l’assemblée devait rendre son verdict sur le rapport de la commission justice et sécurité, le numéro un du Sénat a estimé que la Chambre haute devrait décider rapidement de la ratification ou non du directeur général de la PNH.
Selon M. Bastien, un consensus a pu être dégagé en vue de la tenue de la séance mardi.
Pour sa part, le président de la commission justice et sécurité, Youri Latortue, a attribué l’échec de la séance à l’OPL. Le parti était, soutient-il, en consultation avec ses deux élus, Andris Riché et Joseph Pierre-Lousi, afin de déterminer l’attitude qu’ils devraient avoir en la circonstance.
La commission a recommandé l’approbation du choix du chef de l’Etat de reconduire Mario Andrésol pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la PNH, une institution qu’il dirige depuis 2006.spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6095
La terreur des motards : Un ex-colonel blessé par balle, un ancien directeur général de la CAMEP attaqué
jeudi 13 août 2009, Radio Kiskeya
Les bandits armés circulant à moto ont encore réussi des attaques ciblées sans coup férir ces dernières 48 heures à Port-au-Prince, blessant notamment un ancien officier supérieur des Forces Armées d’Haïti.
L’ex-colonel Philippe Carrenard, ancien commandant adjoint du Pénitencier National, a été atteint de deux balles lors d’un hold-up mercredi devant son domicile à la ruelle Rivière (centre-est de Port-au-Prince). Peu après une transaction dans une banque commerciale, trois motards l’avaient poursuivi et dépouillé de son argent.
Transporté dans un centre hospitalier où il a été opéré, le colonel Carrenard se trouvait jeudi dans un état stable.
Une seconde attaque à mains armées impliquant une fois de plus trois individus à moto s’est produite jeudi matin. Devant sa résidence à Delmas 65 (est de Port-au-Prince), un ancien directeur général de la Centrale métropolitaine d’eau potable (CAMEP) est sorti indemne d’une agression fulgurante. Msi, les malfrats ont eu le temps d’emporter la somme qu’il venait de tirer d’une succursale de la Unibank à Delmas 71.
D’autres actes d’insécurité ont été enregistrés ces derniers jours à la capitale, notamment une attaque de pirates de route contre un autobus revenant de St-Marc (Artibonite, nord). Les passagers ont été dévalisés.
La direction de la circulation avait annoncé la semaine dernière l’interdiction formelle pour les motocyclettes de transporter trois personnes. Une mesure qui tarde à devenir effective alors que les motos ont été l’origine de nombreux actes criminels ces derniers mois. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6092
Kelly Bastien constate que le sénat fonctionne au ralenti
Certains élus, dont Youri Latortue (AAA), ont attendu plus de 4 heures avant d'être informés du report de la séance au mardi 18 aout.
Pourtant le chef de l'Etat avait réclamé le bénéfice de l'urgence pour ce dossier important pour le fonctionnement du dispositif sécuritaire.Le président du sénat, Kelly Bastien, s'est évertué vainement à rassembler ses collègues pour cette séance qui devrait sauf surprise permettre la confirmation de la nomination de Mario Andrésol.
Outre Michel Clerié et Anacacis Jean Hector, les 16 autres sénateurs étaient présents au grand corps au cours de la journée. Toutefois la séance a été reportée parce que le sénateur Joseph Pierre Louis (OPL) s'est retiré alors que la sénatrice Semephise Gilles venait d'arriver au Parlement.
La décision du sénateur Pierre Louis s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) qui avait annoncé récemment le boycott des séances en signe de protestation contre les résultats des élections sénatoriales.
Le président du sénat Kelly Bastien déplore le comportement des sénateurs de l'OPL et annonce avoir obtenu un accord de plusieurs élus pour la tenue de la séance du 18 aout. De plus, le sénateur Bastien signale qu'en raison du quorum fragile le bilan de cette session sera très maigre.
Les sénateurs devront plancher sur des projet de loi importants tel celui sur les partis politiques, le budget sans oublier la validation des pouvoirs des élus du 21 juin.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15673
Nouveau pas vers la récupération des fonds Duvalier
Le Tribunal pénal fédéral (TPF) à Bellinzone a rejeté le dernier recours contre la remise ordonnée en février dernier par l'Office fédéral de la justice (OFJ). Le jugement déboute une fondation liechtensteinoise proche de l'entourage de Duvalier.
Le TPF a estimé qu'il fallait qualifier d'organisation criminelle au sens du droit suisse la structure mise en place par Jean-Claude Duvalier et ses proches consistant à user du pouvoir absolu du chef de l'Etat afin de faire régner un climat de terreur à Haïti et de procurer à ses membres des revenus considérables par le détournement systématique de fonds publics.
Le titulaire du compte s'est borné à affirmer de façon vague que les avoirs déposés avaient "pour unique origine la fortune personnelle de Mme Simone Duvalier", mère de Jean-Claude Duvalier. Faute d'avoir pu apporter la preuve que les fonds saisis n'étaient pas d'origine criminelle, le tribunal a conclu qu'ils devaient être remis à l'Etat requérant. Cette décision peut faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral (TF) dans les dix jours.
Le mois dernier, le TF confirmait la décision du TPF de rejeter un premier recours contre la décision de l'OFJ. Il émanait de deux personnes se disant victimes du clan Duvalier qui exigeaient une indemnisation de 1,75 million de dollars. Sans recours contre la présente décision du TPF ou en cas de confirmation par le TF, quelque 7,6 millions de FS de "Bébé Doc" bloqués en Suisse seront remis à Haïti. Les autorités haïtiennes font grief à l'ancien président d'avoir, vidé les caisses de l'Etat, transférant les fonds détournés qui s'élèveraient à plusieurs centaines de millions de dollars, dans des établissements bancaires à l'étranger.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15674