Rodol Pierre, leader des OP Lavalas, accède à la vice-présidence
décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le représentant de l’église catholique, Frantz Gérard Verret, est devenu président du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP), lors des élections ayant permis tard mardi la formation du bureau, a appris Radio Kiskeya de sources proches de l’institution.
Avec cinq voix sur neuf, M. Verret l’a emporté face à sa collègue Ginette Chérubin, désignée par des organisations féminines.
Le poste de vice-président est revenu à Rodol Pierre issu du secteur dit populaire et considéré comme l’un des chefs de file des organisations populaires Lavalas fidèles à Jean-Bertrand Aristide. M. Pierre qui était candidat unique a obtenu les suffrages des neuf membres du CEP.
Le secrétariat général est confié au pasteur Leonel Raphaël de la communauté protestante.
Enfin, le représentant des handicapés, Gaillot Dorsainvil, a été élu trésorier de l’institution électorale.
Tous les conseillers disposent des mêmes prérogatives, mais des responsabilités particulières sont assumées par les membres du bureau, selon les règlements internes.
Chargé notamment d’organiser les sénatoriales partielles en vue du renouvellement du tiers de la Chambre haute (10 sièges), dont le mandat arrive à terme le 10 janvier 2008, ainsi que les élections indirectes, le nouveau Conseil Electoral Provisoire a déjà eu des séances de travail avec les anciens conseillers et deux représentants de la Primature (siège du gouvernement), le secrétaire général, Ronald Baudin et le directeur de cabinet du Premier ministre Alexis, Guy Fleury.
Le CEP bénéficiera de l’assistance d’un directeur général, Jacques Bernard. Nommé par le président René Préval, en consultation avec les conseillers, le fonctionnaire occupait déjà le même poste au sein de l’équipe qui, sous la présidence de Max Mathurin, avait organisé les élections présidentielles, législatives, municipales et locales de 2006. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4537
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 20 décembre 2007
Jacques Bernard de nouveau aux commandes de l’appareil électoral
Aucun doute du premier ministre quant au succès du « grand patron » du CEP
mercredi 19 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) nommé par arrêté présidentiel, Jacques Bernard, a été installé mercredi matin à son poste par le premier ministre Jacques Edouard Alexis et le président fraîchement élu de l’institution électorale, Frantz Gérard Verret.
Dans son allocution de circonstance, le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance du travail accompli par Jacques Bernard à ce poste qu’il occupait déjà au moment de la tenue de la présidentielle et des législatives de 2006. Il a souligné à ce propos le dynamisme imprimé à l’institution électorale par l’arrivée de Bernard désigné alors « grand patron » de celle-ci par le premier ministre de transition Gérard Latortue. Lui souhaitant bonne chance, Jacques Edouard Alexis a affirmé n’avoir aucun doute sur le succès des élections que devra organiser le CEP sous la houlette de Jacques Bernard.
Intervenant à son tour, Jacques Bernard a remercié les uns et les autres de leur confiance. Il a mis l’accent sur le fait que son retour au CEP constitue une obligation citoyenne. Bernard a souhaité pouvoir réussir la tâche en compagnie des nouveaux membres de l’organisme électoral, sans oublier les attaques et les injures dont il avait été l’objet au cours de la première expérience (référence à peine voilée à ses démêlés avec les conseillers électoraux Patrick Féquière et Louis Gerson Richmé).
Jacques Bernard et François Benoit (conseiller et directeur général du CEP sortant), avaient été présentés à l’Exécutif par le secteur privé des affaires pour faire partie, l’un ou l’autre, des 9 conseillers de l’institution électorale. L’Exécutif a plutôt décidé de le nommer au poste de directeur général.
Le président du nouveau CEP, Frantz G. Verret (désigné par la Conférence Episcopale d’Haïti) a profité de l’installation du directeur général Jacques Bernard pour prendre publiquement l’engagement de mettre fin à la "longue transition politique" en organisant des élections honnêtes et crédibles. Il a donné la garantie que le CEP sera géré en conséquence et que, de concert avec Jacques Bernard, les 9 conseillers coiffant l’institution aboutiront à des résultats satisfaisants.
La cérémonie d’installation de Jacques Bernard s’est déroulée au siège du CEP à Delmas (Nord de Port-au-Prince) en présence, entre autres, du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé ; du ministre de la justice et de la sécurité publique, René Magloire ; de l’ancien président du CEP, Max Mathurin ; de plusieurs parlementaires et de quelques représentants d’organisations et d’institutions internationales. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4540
mercredi 19 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) nommé par arrêté présidentiel, Jacques Bernard, a été installé mercredi matin à son poste par le premier ministre Jacques Edouard Alexis et le président fraîchement élu de l’institution électorale, Frantz Gérard Verret.
Dans son allocution de circonstance, le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance du travail accompli par Jacques Bernard à ce poste qu’il occupait déjà au moment de la tenue de la présidentielle et des législatives de 2006. Il a souligné à ce propos le dynamisme imprimé à l’institution électorale par l’arrivée de Bernard désigné alors « grand patron » de celle-ci par le premier ministre de transition Gérard Latortue. Lui souhaitant bonne chance, Jacques Edouard Alexis a affirmé n’avoir aucun doute sur le succès des élections que devra organiser le CEP sous la houlette de Jacques Bernard.
Intervenant à son tour, Jacques Bernard a remercié les uns et les autres de leur confiance. Il a mis l’accent sur le fait que son retour au CEP constitue une obligation citoyenne. Bernard a souhaité pouvoir réussir la tâche en compagnie des nouveaux membres de l’organisme électoral, sans oublier les attaques et les injures dont il avait été l’objet au cours de la première expérience (référence à peine voilée à ses démêlés avec les conseillers électoraux Patrick Féquière et Louis Gerson Richmé).
Jacques Bernard et François Benoit (conseiller et directeur général du CEP sortant), avaient été présentés à l’Exécutif par le secteur privé des affaires pour faire partie, l’un ou l’autre, des 9 conseillers de l’institution électorale. L’Exécutif a plutôt décidé de le nommer au poste de directeur général.
Le président du nouveau CEP, Frantz G. Verret (désigné par la Conférence Episcopale d’Haïti) a profité de l’installation du directeur général Jacques Bernard pour prendre publiquement l’engagement de mettre fin à la "longue transition politique" en organisant des élections honnêtes et crédibles. Il a donné la garantie que le CEP sera géré en conséquence et que, de concert avec Jacques Bernard, les 9 conseillers coiffant l’institution aboutiront à des résultats satisfaisants.
La cérémonie d’installation de Jacques Bernard s’est déroulée au siège du CEP à Delmas (Nord de Port-au-Prince) en présence, entre autres, du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé ; du ministre de la justice et de la sécurité publique, René Magloire ; de l’ancien président du CEP, Max Mathurin ; de plusieurs parlementaires et de quelques représentants d’organisations et d’institutions internationales. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4540
Jacques Bernard de nouveau aux commandes de l’appareil électoral
Aucun doute du premier ministre quant au succès du « grand patron » du CEP
mercredi 19 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) nommé par arrêté présidentiel, Jacques Bernard, a été installé mercredi matin à son poste par le premier ministre Jacques Edouard Alexis et le président fraîchement élu de l’institution électorale, Frantz Gérard Verret.
Dans son allocution de circonstance, le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance du travail accompli par Jacques Bernard à ce poste qu’il occupait déjà au moment de la tenue de la présidentielle et des législatives de 2006. Il a souligné à ce propos le dynamisme imprimé à l’institution électorale par l’arrivée de Bernard désigné alors « grand patron » de celle-ci par le premier ministre de transition Gérard Latortue. Lui souhaitant bonne chance, Jacques Edouard Alexis a affirmé n’avoir aucun doute sur le succès des élections que devra organiser le CEP sous la houlette de Jacques Bernard.
Intervenant à son tour, Jacques Bernard a remercié les uns et les autres de leur confiance. Il a mis l’accent sur le fait que son retour au CEP constitue une obligation citoyenne. Bernard a souhaité pouvoir réussir la tâche en compagnie des nouveaux membres de l’organisme électoral, sans oublier les attaques et les injures dont il avait été l’objet au cours de la première expérience (référence à peine voilée à ses démêlés avec les conseillers électoraux Patrick Féquière et Louis Gerson Richmé).
Jacques Bernard et François Benoit (conseiller et directeur général du CEP sortant), avaient été présentés à l’Exécutif par le secteur privé des affaires pour faire partie, l’un ou l’autre, des 9 conseillers de l’institution électorale. L’Exécutif a plutôt décidé de le nommer au poste de directeur général.
Le président du nouveau CEP, Frantz G. Verret (désigné par la Conférence Episcopale d’Haïti) a profité de l’installation du directeur général Jacques Bernard pour prendre publiquement l’engagement de mettre fin à la "longue transition politique" en organisant des élections honnêtes et crédibles. Il a donné la garantie que le CEP sera géré en conséquence et que, de concert avec Jacques Bernard, les 9 conseillers coiffant l’institution aboutiront à des résultats satisfaisants.
La cérémonie d’installation de Jacques Bernard s’est déroulée au siège du CEP à Delmas (Nord de Port-au-Prince) en présence, entre autres, du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé ; du ministre de la justice et de la sécurité publique, René Magloire ; de l’ancien président du CEP, Max Mathurin ; de plusieurs parlementaires et de quelques représentants d’organisations et d’institutions internationales. [jmd/RK]
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mercredi 19 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) nommé par arrêté présidentiel, Jacques Bernard, a été installé mercredi matin à son poste par le premier ministre Jacques Edouard Alexis et le président fraîchement élu de l’institution électorale, Frantz Gérard Verret.
Dans son allocution de circonstance, le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance du travail accompli par Jacques Bernard à ce poste qu’il occupait déjà au moment de la tenue de la présidentielle et des législatives de 2006. Il a souligné à ce propos le dynamisme imprimé à l’institution électorale par l’arrivée de Bernard désigné alors « grand patron » de celle-ci par le premier ministre de transition Gérard Latortue. Lui souhaitant bonne chance, Jacques Edouard Alexis a affirmé n’avoir aucun doute sur le succès des élections que devra organiser le CEP sous la houlette de Jacques Bernard.
Intervenant à son tour, Jacques Bernard a remercié les uns et les autres de leur confiance. Il a mis l’accent sur le fait que son retour au CEP constitue une obligation citoyenne. Bernard a souhaité pouvoir réussir la tâche en compagnie des nouveaux membres de l’organisme électoral, sans oublier les attaques et les injures dont il avait été l’objet au cours de la première expérience (référence à peine voilée à ses démêlés avec les conseillers électoraux Patrick Féquière et Louis Gerson Richmé).
Jacques Bernard et François Benoit (conseiller et directeur général du CEP sortant), avaient été présentés à l’Exécutif par le secteur privé des affaires pour faire partie, l’un ou l’autre, des 9 conseillers de l’institution électorale. L’Exécutif a plutôt décidé de le nommer au poste de directeur général.
Le président du nouveau CEP, Frantz G. Verret (désigné par la Conférence Episcopale d’Haïti) a profité de l’installation du directeur général Jacques Bernard pour prendre publiquement l’engagement de mettre fin à la "longue transition politique" en organisant des élections honnêtes et crédibles. Il a donné la garantie que le CEP sera géré en conséquence et que, de concert avec Jacques Bernard, les 9 conseillers coiffant l’institution aboutiront à des résultats satisfaisants.
La cérémonie d’installation de Jacques Bernard s’est déroulée au siège du CEP à Delmas (Nord de Port-au-Prince) en présence, entre autres, du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé ; du ministre de la justice et de la sécurité publique, René Magloire ; de l’ancien président du CEP, Max Mathurin ; de plusieurs parlementaires et de quelques représentants d’organisations et d’institutions internationales. [jmd/RK]
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Menace de sanctions du premier ministre en ce qui concerne le différend entre le directeur général de la PNH et le chef du Parquet du Tribunal civil d
Le chef du gouvernement a évité une rencontre au parlement des deux "belligérants"
jeudi 20 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis, également président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), a publiquement reconnu mercredi l’existence d’un différend entre le chef du Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, et le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol.
Intervenant à ce sujet par-devant la commission justice et sécurité du sénat de la république qui avait convoqué le CSPN, le chef du gouvernement a clairement menacé de sanctions les deux fonctionnaires s’ils n’arrivent pas à s’entendre et à collaborer. Il s’est toutefois gardé de préciser la nature des sanctions qu’il pourrait se voir contraint d’adopter.
Jacques Edouard Alexis a expliqué l’absence des deux fonctionnaires à l’audition (à laquelle ils étaient invités) par le fait qu’il fallait, pour le moment, éviter qu’ils se rencontrent. Mais, il a prévenu que cela ne saurait durer.
Intervenant au cours de l’audition, le président de la commission justice et sécurité du sénat, le sénateur Youri Latortue, a estimé inacceptable le conflit entre Claudy Gassant et Mario Andrésol. Il affirme avoir en ce sens proposé que des sanctions soient prises. Selon lui, les bandits pourraient s’arranger pour profiter du différend entre les deux responsables.
Commentant par ailleurs le refus du chef de la police de se présenter la veille à une « invitation » du Cabinet d’instruction, le premier sénateur de l’Artibonite (Nord) a souhaité que la justice respecte les procédures légales relatives à la convocation des hauts fonctionnaires. Le directeur général de la PNH en est incontestablement un, a souligné le parlementaire, coupant court à une controverse à laquelle s’étaient associés le journaliste Guyler C. Delva (SOS Journalistes, Commission d’appui aux enquêtes sur les journalistes assassinés) et le président de la république lui-même (intervention à l’aéroport international de Port-au-Prince, avant son départ mardi pour Cuba) sur le statut ou non de haut fonctionnaire du chef de la police.
Le Parquet dirigé par Claudy Gassant et le Haut commandement de la PNH sont à couteaux tirés depuis quelque temps. Ce différend a transpiré en maintes occasions, notamment durant la période allant de septembre 2006 à novembre de la même année, lors du conflit ayant opposé le juge d’instruction Napela Saintil et le directeur de la Centrale de Police Judiciaire (DCPJ), Michael Lucius. Claudy Gassant avait alors pris fait et cause pour le juge d’instruction en refusant de traiter, voire même de recevoir, des dossiers émanant de la DCPJ.
Le contentieux entre le Parquet et la PNH allait encore éclater au grand jour, suite à une visite au Parquet en janvier 2007 du chef de la police, du ministre de la justice et du secrétaire d’Etat à la sécurité publique. A l’issue de cette visite, les trois officiels avaient publiquement exprimé des doutes sur l’information donnée par le commissaire du gouvernement Claudy Gassant relative au cambriolage de l’immeuble logeant l’instance judiciaire, dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 janvier 2007. Annonçant alors la perte d’importantes pièces à conviction correspondant à de nombreux dossiers, le magistrat avait pointé du doigt des policiers chargés de la sécurité du bâtiment.
Le chef du Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince avait par la suite échoué, le 2 avril 2007, dans sa tentative de regagner son poste qu’il avait momentané abandonné au fort de la controverse autour du cambriolage. Au moment où il se trouvait au Parquet en train de discuter avec son remplaçant d’alors, Me Fanfan Guérilus, des modalités de sa réintégration au poste, un impressionnant déploiement de policiers de l’unité spécialisée « Swat Team » de la Police Nationale d’Haïti, s’était réalisé aux abords du bâtiment logeant le Parquet. Inquiet de la situation créée par cette « encombrante présence policière », Claudy Gassant avait jugé bon de se retirer.
En diverses occasions, et même dans l’enceinte du parlement il y a deux semaines, Claudy Gassant a publiquement mis en cause la PNH dans la détention préventive prolongée occasionnant le problème de la surpopulation dans les prisons. Il a aussi épinglé la PNH pour le non-respect, dans biens des cas, de la période constitutionnelle et légale de garde à vue (48 heures) et dans la présentation à la justice de dossiers et de rapports bâclés.
Pour leur part, ciblant le système judiciaire dans son ensemble, des dirigeants de la police, dont le commandant en chef Mario Andrésol, ont à maintes reprises dénoncé des magistrats corrompus et les libérations fréquentes, dans certains cas en échange de fortes sommes, de prévenus réputés dangereux.
Quelques uns des plus récents dossiers se trouvant au centre du différend : des tentatives apparentes de la police de renvoyer en taule des individus qu’elle juge dangereux et qui ont été libérés par le Parquet ; l’arrestation d’un commissaire de police dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique, sans que l’Inspection générale de la police ait été préalablement et régulièrment saisie du dossier ; la convocation du chef de la police au Cabinet d’instruction dans le cadre de la même enquête, au mépris du prescrit de la loi sur la convocation en justice des hauts fonctionnaires ; des violations flagrantes des droits humains par des policiers, incluant tortures et meurtres, etc... [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4541
Funérailles du prêtre vodou Wesner Morency
Le fougueux défenseur des croyances ancestrales a été emporté à Paris par une crise cardiaque
jeudi 20 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles du prêtre vaudou bien connu Wesner Morency, président de la commission nationale de structuration du Vodou, ont été chantées mercredi au bureau national d’ethnologie à Port-au-Prince en présence de vodouisants et de personnalités de la société civile.
Agé de 48 ans, M. Morency est décédé le 8 décembre dernier d’une crise cardiaque dans sa chambre d’hôtel à Paris.
La directrice du bureau d’ethnologie, Suze Mathieu, le houngan et chercheur Max Beauvoir et le journaliste et vaudouisant Anthony Pascal "Konpè Filo" ont notamment assisté à la cérémonie funèbre qui s’est déroulée selon les rituels de la religion populaire.
La dépouille du disparu a été inhumée dans la journée à Petit-Goâve (68 km au sud de la capitale), sa ville d’origine.
Alors qu’il était sur le point de devenir prêtre catholique, Wesner Morency avait abandonné le grand séminaire avant d’être quelques années plus tard le "suprême serviteur de l’église vodou d’Haïti" dont il a été le fondateur.
Il poursuivait des études de maîtrise en sociologie dans la capitale française où il vivait avec sa compagne Imelda, une chanteuse haïtienne qui s’est expatriée depuis longtemps. A la Martinique où le couple s’était d’abord installé, le houngan dirigeait à Fort-de-France une boutique spécialisée dans la vente d’objets représentatifs du panthéon vodou.
M. Morency était connu en Haïti comme un ardent défenseur de la religion ancestrale qui était toujours au centre de ses émissions à la radio et à la télévision. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4542
Audition de Mario Andrésol au cabinet d’instruction
mercredi 19 décembre 2007
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a été auditionné mercredi au cabinet d’instruction par le juge Fritzner Fils-Aimé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat, le 3 avril 2000, du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Dominique et du gradien de la station, Jean-Claude Louissaint.
Dans une interview à Radio Kiskeya à l’issue de l’interrogatoire, le commandant de la PNH a indiqué être sur sa décision de ne pas répondre à l’invitation du magistrat instructeur par son souci d’éviter une impasse juridico-légale et une crise instutionnelle que certains souhaitaient provoquer à dessein.
Comentaires :
Nous sommes heureux de voir que Le Directeur de la Police Nationale d’Haïti a su faire preuve de grandeur d’âme pour désamorcer cette querelle intestine dont la naissance méconnaissait dans la conjonture actuelle la hiérarchie et les priorités des organismes de l’état.
Nous sommes de ceux-là qui ont otujours vu en Mario Adrésol l’un de fonctionnaires les plsu intègres et lesplus imbus du sens du devoir. La marche titubéante des forces de l’ordre dans la lutte contre le banditisme ne reflète ni son envie ni sa détermination à combattre les maux de notre société.
Nous savons comme tout le monde qu’il agit les pieds et mains liés à des orientations qui ne sont pas toujours les siennes.
DISKOU ANSYEN MON PE PREZIDAN JEAN BERTRAND ARISTIDE DEPI PEYI LAFRIK DISID
"Si Lovenski Pierre Antoine te ka pale, li ta di :Frè m, poko di m Bòn Ane, tann mwen retounen.
Si Lovenski Pierre Antoine te ka pale, li ta di :Ane 2007 la ale, li ale nèt, li pap tounen ankò.
Eske sa vle di m prale tankou ane 2007 la ?Si Lovenski Pierre Antoine te lib pou kouri, Ala kouri li ta kouri pou retounen vit e prese !M sèten, li tap gentan rive anvan ane 2008 la.E lè sa a, tout viktim, paran ak zanmi viktim Tap fè youn sèl vwa pou nou youn swete lòt :Bòn Ane 2008 ! Bòn Ane 2008 !
Si Lovenski, Lovenski, Lovenski…"
Pandan Bènadèt tap resite ti pwezi sa a nan memwa l,Li santi yon boul san k ap monte nan gòj li; l anvi toufe. Li bloke sou dènye si Lovenski a… Tèt li kòmanse vire.Tout fron l, figi l, tou de pla men l, benyen tranp ak swè.Ou ta di se mouye pitit la gentan mouye tranp nan lapli.Sa rive pandan li te Site Solèy, tou pre legliz Imakile a.Move kout san sa a ak soukous kòlè a tèlman fatige l,Tèt li kòmanse vire, li tonbe pip, devan baryè legliz la.
Bènadèt endispoze. Li blayi fas ba san konesans atè a. La pou la, moun vide sou pitit la ki kouche nan lari a. Sikilasyon bloke. Moun ap kriye, moun ap vide pi rèd. Malgre yo fè Bènadèt respire alkòl, fwote anba pye l, Vide dlo sou tèt li, Bènadèt toujou rete san konesans.
Kòm lopital Sent Katrin pat twò lwen legliz Imakile a,Yo leve l, pote l, kouri dirèk dirèk avè l nan lopital la.Pou sèten moun ki te la, sanble li fè yon kriz kadyak.Kèk lòt panse petèt, li dwe soufri maladi malkadi.Konsa tou genyen ki di sandout se ka fèblès ki fè sa.Feblès se gwo maladi, wi ! Sitou anba lavi chè sa a !Gen de feblès, lè li pran pou seche w,Gade, ya di se lougawou k ap manje w.Alòske lè w gade byen, vrè lougawou a, Li la, se manzè feblès la li menm menm.
Lontan depi yon moun ap depafini sou pye, Yo te konn di se mò yo voye sou moun nan.Kounye a, se grangou a menm ki tounen mò Pou souse moun, fò w mèg jis ou tounen taso.Lè konsa, si w pa jwenn yon zanmi pou kore w,Ou ka tonbe tou long menm janm ak pitit sa a.Mezanmi, gade jan Bènadèt blayi atè a !Li gen 20 tan, men Bènadèt sanble ak Yon demwazèl ki pote laj li anba pye l. Ane sa a, l ap fè filo nan lise Tousen Louvèti. Souvan li sot Site Solèy al jis nan lise a apye.Depi 12 out 2007, li pèdi ni woulib machin,Ni bon jan konsèy Lovenski te abitye ba li.Tankou yon gran frè, Lovenski te konn ede l Met tèt ansanm ak anpil lòt elèv lise Tousen.Se konsa, apre gwo refleksyon, yo rive fòme Yon Oganizasyon djanm ki rele Mèm Amou.
Tousen Louvèti te renmen Pèp Ayisyen anpil.Malgre trayizon 1802 a, Tousen Louvèti te rive Manifeste Mèm Amou an anndedan prizon an. Bon tan, move tan, se te toujou Mèm Amou ! Kote lespri Tousen Louvèti a ap manisfeste,Bon tan, move tan, fòk se toujou Mèm Amou ! Konsa, kou nouvèl endispozyon sa a gaye nan Site a, Brid sou kou, kanmarad yo plonje dirèk nan lopital la. Emosyon. Kè sote. Tèt chaje. Pwoblèm sou pwoblèm. Anpil doulè pou fini yon ane ki te tchak pase tchaka !Anpil sispenn pou kòmanse yon ane tou nouvo, tou nèf !
Anba yon flanm solèy midi ki cho pase dife, Yon delegasyon Oganizasyon Mèm Amou Debake lopital la prese prese e nan mitan yo Genyen yon gran frè ak yon gran sè Bènadèt.Se pa ti boulvèse yo boulvèse ! Sè a rele Jina. Se li menm ki jwe wòl poto mitan nan kay la Paske papa yo mouri e manman yo aletranje.
Jina tap etidye medsin men li kanpe depi lontan. Li menm tou, li se yon bon bon zanmi Lovenski. Depi 12 Out, l ap monte desann chèche l toupatou. Anplis tèt chaje sa a, li gen yon lòt gwo pwòblèm :Rèv Jina se vin yon bon doktè pou ede Site Solèy. Malerezman, li poko janm ka retounen lekòl akoz Kidnapig presidansyèl ki te fèt 29 Fevriye 2004 la.
Jou sa a, nouvo kolon yo te sezi Inivèsite Taba a,Transfòme l an kazèn pou kraze brize inosan.Jiskaprezan, Inivèsite a toujou kontinye ap senyen Anba ni krim koudeta a ni kout ponya trayizon. Kòm Jina se yon demwazèl ki toujou djanm, Li pa kite dekourajnman pote l ale. Okontrè ! Batri moral li chaje ni pou li, ni pou zanmi l. Nan lopital la, jou sa a, yo tonbe sou yon bon mis.Yon mis ki renmen moun Site Solèy anpil anpil. Li rele mis Dada ; se li ki te resevwa Bènadèt. Mis Dada bay garanti malad la pa andanje de mò.Sepandan, li toujou andòmi, kagou; li nan sewòm.Avèk anpil emosyon nan vwa l, Jina, gran sè a, di li :Mis Dada, sil vou plè, pèmèt nou wè l, tanpri tanpri !Tankou yon bon manman, mis Dada di : Ok ! Men…Nou tout pap ka rantre yon sèl kou non ! Pasyans…..Ekzakteman nan moman mis la ap rantre Nan sal ijans la ak Jina, bal fizi, ak wouzi Kòmanse chante tou pre, tou pre lopital la.Moun pantan men pèson pa kouri paske Depi 2004, plizyè miray lopital Sent Katrin Te chaje ak twou bal, gwo kalib kòm piti…
An jeneral, lè cha blende sèkle Site a Tankou yon gwo kan konsantrasyon,Ti bebe kòm gran moun inosan konn Mouri anba bal anndan pwòp kay yo.Zotobre gwo chabrak fè antere anpil inosan,Men yo pa ka fè antere verite a pou tout tan.
Apre disparisyon 6 milyon Jwif akoz Hitler,Jodia Ayiti ap peye pou sa l pa fè, akoz Lisifè. Bon, ou wè ! Koute ! Men sa m ap di a ! Koute kijan menm nan finisman ane a, Zam fann fwa pa sispann chante libera Nan zòrèy malad, enfimyè kòm doktè.Vè de zè aprè midi, gen yon konken rafal katouch Gwo kalib zam fann fwa ki tèlman souke lopital laTankou yon siklòn, soukous la tou reveye Bènadèt.Ouf ! Soulajman ! Bènadèt vivan ! Rafal la reveye l. Donk, yon mal pou ou byen. Zyel louvri gras a Dye !
Pandan gran sè a ap karese li, mande l kijan li santi l,Ti zye Bènadèt rekòmanse fèmen dousman, dousman San l pa janm reyisi di yon mo konsolasyon ak pèson.Touswit, doktè Love ki se yon espesyalis, vi n parèt. Ak anpil koutwazi, li envite mis Dada akonpaye jèn yo Nan yon bèl sal ki tou pre biwo li a paske deyò a myèl. Apre dòk la fin konsilte Bènadèt, li mande pale ak yon paran. Gran sè a, Jina, evidamman prezante l pou pale ak doktè a.Oui ! Bienvenue, mademoiselle ! Ça va beaucoup mieux !Je vois bien qu’elle n’est pas votre fille. Alors, dites-moi !Oui, docteur, vous avez bien raison, elle est ma p’te sœur.
Brip! Yon lòt gwo rafal bal rekòmanse chante libera! Dòk la move. Se yon etranje. Li vin wouj kou tomat.Si w pike l, ou pap jwenn yon gout san. Li di tou ba :Quel concert pour ceux qui ne réclament que Justice!
- Et vous, mademoiselle, sans doute, vous avez peur ?
- Non, docteur, j’ai plutôt peur pour ma sœur.
-Non, mademoiselle, rassurez-vous, ça ira bien.Il s’agit simplement de cultiver la patience.Vos parents, où sont-ils ? Puis-je leur parler ?
- Malheureusement, docteur, ils ne pourront pas venir : Papa est mort, hélas, et notre maman est à l’étranger.S’il y a des médicaments à acheter, je suis prête……
- Non, mademoiselle, il ne faut pas sortir maintenant. Heureusement, nous avons le nécessaire à l’hôpital.Pour le moment, votre sœur a surtout besoin de repos.Pour nous, ‘‘ Optimum medicamentum quies est.’’ C'est-à-dire, ‘‘ Le meilleur médicament est le repos.’’Ça peut durer plusieurs heures, vous comprenez ? Entre temps, vous pouvez rejoindre vos amis, à côté, Et au moment opportun, je vous ferai signe, d’accord ?
- Oui, docteur !
Jina annik kite biwo doktè a, zam marye pi rèd deyò a.Kanta pou kaotchou kap boule, se toupatou nan Site a. Ata sant gaz lakrimojèn rive fofile jis anba nen lopital la. Deyò a an denmon: anwo pa monte, anba pa dessann. Doktè, enfimyè, malad kòm paran bloke la nan lopital la. Ane 2007 la ap di babay, men nan Site a, Nan katye popilè kòm nan tout pwovens, Pa gen gwo fèt ki fèt pou di Bòn Fèt. Se nòmal paske pandan ane 2007 la ap fini, Malere yo menm ap depafini anba malfini. Lontan sou Gouvènman Lavalas, Avan kidnapig 29 fevriye 2004 la,Chen janbe te koute 3 ou 4 dola. Kounye a, chen janbe 4 fwa pi chè. Avan kidnapig 29 fevriye 2004 la,Pèsonn pat bezwen gwo 15 goud Pou achte sèlman yon ti bann apye. Kounye a, se 2 men nan machwè ! Menm pou achte yon ti pate kòde, Trip malere ak malèrèz sanlè kòde Si l pa kapab peye ant 9 a 10 goud. Lè w fin manje, se nòmal pou ou swaf !Ebyen, ou oblije degaje w jwenn 4 dola Pou ou ka reyisi bwè yon gran manjè.
Depi izin siman d Ayiti ak minotri fin Konvèti nan relijyon privatizasyon an,Pri siman ak farin ap file monte, monte Monte pou depase tèt katedral pòtoprens.Si moun serye nan vrè sektè prive Ayisyen an Pa met ansanm ak moun ki serye anndan Leta a Pou fè bon patenarya san koripsyon, san magouy,Siklòn lavichè a fenk kòmanse miltipliye viktim.
Donk, pap gen ni lapè nan tèt ni lapè nan vant. Dayè kijan pou Pèp Ayisyen gen lapè nan tèt Lè zam fann fwa sa yo ap gwonde san rete Nan zòrey kretyen vivan? In ! Koute ! Koute! Pandan Site Solèy ap tranble anba kout zam,Doktè a resevwa yon kout fil ki di l pa bouje,Lè sitiyasyon an kalme, sekirite a pase chèche l. Mezanmi, nou pa bezyen mande jan dòk la kontrarye !Erezman, nan moman sa yo, li renmen pwofite fè lekti.
Depi kèk semèn, dòk la gen sou biwo l yon bon bon liv Ki fenk parèt sou Ayiti, sou kidnapig 29 fevriye 2004 la.Anpatan, tit kokenn liv sa a limen yon gwo limyè souAyiti ki toujou nan koma e sou kidnapig yon Prezidan.Moun ki ekri liv sa a rele Randall Robenson.Se yon Ameriken, yon potorik gason ki save, E ki fò anpil nan ekri liv pou defann dwa moun. Lè l kòmanse simaye verite a, li pa pè pèpap. Li deja ekri plizyè lòt gwo liv k ap klere je moun. Kanta pou denyè liv sa a ki fenk parèt sou Ayiti a,Se sa nèt ! Toupatou, se chapo ba ! Onè Respè !Se pou sa menm, dòk la toujou gen liv la avè l. Malgre li fache paske li poko ka deplase,Kou l rekomanse li liv Randall la, gade non, M sye jyenn ni sewòm, ni vitamin gratis ti cheri.Tèmomèt moral dòk la tèlman monte wo, wo,Li ranje blouz blanch li sou do l chèlbèreman,Li ranje kokenn liv li anba bra l bwòdèreman,E li di : Bon ! M anfòm ! M konn sa m pra l fè ! Ban m pwofite fwote kèk lide ak jèn Site Solèy !Wi, ban m pwofite fè yon bon jan koze ak jèn yo.Ya ede m konpare analiz pa yo ak sa k nan liv la !Menm kote a, li di mis Dada : vide frijidè a,Pote yon bon kolasyon pou Jina ak lòt jèn yo.Nou pral eseye fè radyografi sitiyasyon an.
(A suivre)...
Si Lovenski Pierre Antoine te ka pale, li ta di :Ane 2007 la ale, li ale nèt, li pap tounen ankò.
Eske sa vle di m prale tankou ane 2007 la ?Si Lovenski Pierre Antoine te lib pou kouri, Ala kouri li ta kouri pou retounen vit e prese !M sèten, li tap gentan rive anvan ane 2008 la.E lè sa a, tout viktim, paran ak zanmi viktim Tap fè youn sèl vwa pou nou youn swete lòt :Bòn Ane 2008 ! Bòn Ane 2008 !
Si Lovenski, Lovenski, Lovenski…"
Pandan Bènadèt tap resite ti pwezi sa a nan memwa l,Li santi yon boul san k ap monte nan gòj li; l anvi toufe. Li bloke sou dènye si Lovenski a… Tèt li kòmanse vire.Tout fron l, figi l, tou de pla men l, benyen tranp ak swè.Ou ta di se mouye pitit la gentan mouye tranp nan lapli.Sa rive pandan li te Site Solèy, tou pre legliz Imakile a.Move kout san sa a ak soukous kòlè a tèlman fatige l,Tèt li kòmanse vire, li tonbe pip, devan baryè legliz la.
Bènadèt endispoze. Li blayi fas ba san konesans atè a. La pou la, moun vide sou pitit la ki kouche nan lari a. Sikilasyon bloke. Moun ap kriye, moun ap vide pi rèd. Malgre yo fè Bènadèt respire alkòl, fwote anba pye l, Vide dlo sou tèt li, Bènadèt toujou rete san konesans.
Kòm lopital Sent Katrin pat twò lwen legliz Imakile a,Yo leve l, pote l, kouri dirèk dirèk avè l nan lopital la.Pou sèten moun ki te la, sanble li fè yon kriz kadyak.Kèk lòt panse petèt, li dwe soufri maladi malkadi.Konsa tou genyen ki di sandout se ka fèblès ki fè sa.Feblès se gwo maladi, wi ! Sitou anba lavi chè sa a !Gen de feblès, lè li pran pou seche w,Gade, ya di se lougawou k ap manje w.Alòske lè w gade byen, vrè lougawou a, Li la, se manzè feblès la li menm menm.
Lontan depi yon moun ap depafini sou pye, Yo te konn di se mò yo voye sou moun nan.Kounye a, se grangou a menm ki tounen mò Pou souse moun, fò w mèg jis ou tounen taso.Lè konsa, si w pa jwenn yon zanmi pou kore w,Ou ka tonbe tou long menm janm ak pitit sa a.Mezanmi, gade jan Bènadèt blayi atè a !Li gen 20 tan, men Bènadèt sanble ak Yon demwazèl ki pote laj li anba pye l. Ane sa a, l ap fè filo nan lise Tousen Louvèti. Souvan li sot Site Solèy al jis nan lise a apye.Depi 12 out 2007, li pèdi ni woulib machin,Ni bon jan konsèy Lovenski te abitye ba li.Tankou yon gran frè, Lovenski te konn ede l Met tèt ansanm ak anpil lòt elèv lise Tousen.Se konsa, apre gwo refleksyon, yo rive fòme Yon Oganizasyon djanm ki rele Mèm Amou.
Tousen Louvèti te renmen Pèp Ayisyen anpil.Malgre trayizon 1802 a, Tousen Louvèti te rive Manifeste Mèm Amou an anndedan prizon an. Bon tan, move tan, se te toujou Mèm Amou ! Kote lespri Tousen Louvèti a ap manisfeste,Bon tan, move tan, fòk se toujou Mèm Amou ! Konsa, kou nouvèl endispozyon sa a gaye nan Site a, Brid sou kou, kanmarad yo plonje dirèk nan lopital la. Emosyon. Kè sote. Tèt chaje. Pwoblèm sou pwoblèm. Anpil doulè pou fini yon ane ki te tchak pase tchaka !Anpil sispenn pou kòmanse yon ane tou nouvo, tou nèf !
Anba yon flanm solèy midi ki cho pase dife, Yon delegasyon Oganizasyon Mèm Amou Debake lopital la prese prese e nan mitan yo Genyen yon gran frè ak yon gran sè Bènadèt.Se pa ti boulvèse yo boulvèse ! Sè a rele Jina. Se li menm ki jwe wòl poto mitan nan kay la Paske papa yo mouri e manman yo aletranje.
Jina tap etidye medsin men li kanpe depi lontan. Li menm tou, li se yon bon bon zanmi Lovenski. Depi 12 Out, l ap monte desann chèche l toupatou. Anplis tèt chaje sa a, li gen yon lòt gwo pwòblèm :Rèv Jina se vin yon bon doktè pou ede Site Solèy. Malerezman, li poko janm ka retounen lekòl akoz Kidnapig presidansyèl ki te fèt 29 Fevriye 2004 la.
Jou sa a, nouvo kolon yo te sezi Inivèsite Taba a,Transfòme l an kazèn pou kraze brize inosan.Jiskaprezan, Inivèsite a toujou kontinye ap senyen Anba ni krim koudeta a ni kout ponya trayizon. Kòm Jina se yon demwazèl ki toujou djanm, Li pa kite dekourajnman pote l ale. Okontrè ! Batri moral li chaje ni pou li, ni pou zanmi l. Nan lopital la, jou sa a, yo tonbe sou yon bon mis.Yon mis ki renmen moun Site Solèy anpil anpil. Li rele mis Dada ; se li ki te resevwa Bènadèt. Mis Dada bay garanti malad la pa andanje de mò.Sepandan, li toujou andòmi, kagou; li nan sewòm.Avèk anpil emosyon nan vwa l, Jina, gran sè a, di li :Mis Dada, sil vou plè, pèmèt nou wè l, tanpri tanpri !Tankou yon bon manman, mis Dada di : Ok ! Men…Nou tout pap ka rantre yon sèl kou non ! Pasyans…..Ekzakteman nan moman mis la ap rantre Nan sal ijans la ak Jina, bal fizi, ak wouzi Kòmanse chante tou pre, tou pre lopital la.Moun pantan men pèson pa kouri paske Depi 2004, plizyè miray lopital Sent Katrin Te chaje ak twou bal, gwo kalib kòm piti…
An jeneral, lè cha blende sèkle Site a Tankou yon gwo kan konsantrasyon,Ti bebe kòm gran moun inosan konn Mouri anba bal anndan pwòp kay yo.Zotobre gwo chabrak fè antere anpil inosan,Men yo pa ka fè antere verite a pou tout tan.
Apre disparisyon 6 milyon Jwif akoz Hitler,Jodia Ayiti ap peye pou sa l pa fè, akoz Lisifè. Bon, ou wè ! Koute ! Men sa m ap di a ! Koute kijan menm nan finisman ane a, Zam fann fwa pa sispann chante libera Nan zòrèy malad, enfimyè kòm doktè.Vè de zè aprè midi, gen yon konken rafal katouch Gwo kalib zam fann fwa ki tèlman souke lopital laTankou yon siklòn, soukous la tou reveye Bènadèt.Ouf ! Soulajman ! Bènadèt vivan ! Rafal la reveye l. Donk, yon mal pou ou byen. Zyel louvri gras a Dye !
Pandan gran sè a ap karese li, mande l kijan li santi l,Ti zye Bènadèt rekòmanse fèmen dousman, dousman San l pa janm reyisi di yon mo konsolasyon ak pèson.Touswit, doktè Love ki se yon espesyalis, vi n parèt. Ak anpil koutwazi, li envite mis Dada akonpaye jèn yo Nan yon bèl sal ki tou pre biwo li a paske deyò a myèl. Apre dòk la fin konsilte Bènadèt, li mande pale ak yon paran. Gran sè a, Jina, evidamman prezante l pou pale ak doktè a.Oui ! Bienvenue, mademoiselle ! Ça va beaucoup mieux !Je vois bien qu’elle n’est pas votre fille. Alors, dites-moi !Oui, docteur, vous avez bien raison, elle est ma p’te sœur.
Brip! Yon lòt gwo rafal bal rekòmanse chante libera! Dòk la move. Se yon etranje. Li vin wouj kou tomat.Si w pike l, ou pap jwenn yon gout san. Li di tou ba :Quel concert pour ceux qui ne réclament que Justice!
- Et vous, mademoiselle, sans doute, vous avez peur ?
- Non, docteur, j’ai plutôt peur pour ma sœur.
-Non, mademoiselle, rassurez-vous, ça ira bien.Il s’agit simplement de cultiver la patience.Vos parents, où sont-ils ? Puis-je leur parler ?
- Malheureusement, docteur, ils ne pourront pas venir : Papa est mort, hélas, et notre maman est à l’étranger.S’il y a des médicaments à acheter, je suis prête……
- Non, mademoiselle, il ne faut pas sortir maintenant. Heureusement, nous avons le nécessaire à l’hôpital.Pour le moment, votre sœur a surtout besoin de repos.Pour nous, ‘‘ Optimum medicamentum quies est.’’ C'est-à-dire, ‘‘ Le meilleur médicament est le repos.’’Ça peut durer plusieurs heures, vous comprenez ? Entre temps, vous pouvez rejoindre vos amis, à côté, Et au moment opportun, je vous ferai signe, d’accord ?
- Oui, docteur !
Jina annik kite biwo doktè a, zam marye pi rèd deyò a.Kanta pou kaotchou kap boule, se toupatou nan Site a. Ata sant gaz lakrimojèn rive fofile jis anba nen lopital la. Deyò a an denmon: anwo pa monte, anba pa dessann. Doktè, enfimyè, malad kòm paran bloke la nan lopital la. Ane 2007 la ap di babay, men nan Site a, Nan katye popilè kòm nan tout pwovens, Pa gen gwo fèt ki fèt pou di Bòn Fèt. Se nòmal paske pandan ane 2007 la ap fini, Malere yo menm ap depafini anba malfini. Lontan sou Gouvènman Lavalas, Avan kidnapig 29 fevriye 2004 la,Chen janbe te koute 3 ou 4 dola. Kounye a, chen janbe 4 fwa pi chè. Avan kidnapig 29 fevriye 2004 la,Pèsonn pat bezwen gwo 15 goud Pou achte sèlman yon ti bann apye. Kounye a, se 2 men nan machwè ! Menm pou achte yon ti pate kòde, Trip malere ak malèrèz sanlè kòde Si l pa kapab peye ant 9 a 10 goud. Lè w fin manje, se nòmal pou ou swaf !Ebyen, ou oblije degaje w jwenn 4 dola Pou ou ka reyisi bwè yon gran manjè.
Depi izin siman d Ayiti ak minotri fin Konvèti nan relijyon privatizasyon an,Pri siman ak farin ap file monte, monte Monte pou depase tèt katedral pòtoprens.Si moun serye nan vrè sektè prive Ayisyen an Pa met ansanm ak moun ki serye anndan Leta a Pou fè bon patenarya san koripsyon, san magouy,Siklòn lavichè a fenk kòmanse miltipliye viktim.
Donk, pap gen ni lapè nan tèt ni lapè nan vant. Dayè kijan pou Pèp Ayisyen gen lapè nan tèt Lè zam fann fwa sa yo ap gwonde san rete Nan zòrey kretyen vivan? In ! Koute ! Koute! Pandan Site Solèy ap tranble anba kout zam,Doktè a resevwa yon kout fil ki di l pa bouje,Lè sitiyasyon an kalme, sekirite a pase chèche l. Mezanmi, nou pa bezyen mande jan dòk la kontrarye !Erezman, nan moman sa yo, li renmen pwofite fè lekti.
Depi kèk semèn, dòk la gen sou biwo l yon bon bon liv Ki fenk parèt sou Ayiti, sou kidnapig 29 fevriye 2004 la.Anpatan, tit kokenn liv sa a limen yon gwo limyè souAyiti ki toujou nan koma e sou kidnapig yon Prezidan.Moun ki ekri liv sa a rele Randall Robenson.Se yon Ameriken, yon potorik gason ki save, E ki fò anpil nan ekri liv pou defann dwa moun. Lè l kòmanse simaye verite a, li pa pè pèpap. Li deja ekri plizyè lòt gwo liv k ap klere je moun. Kanta pou denyè liv sa a ki fenk parèt sou Ayiti a,Se sa nèt ! Toupatou, se chapo ba ! Onè Respè !Se pou sa menm, dòk la toujou gen liv la avè l. Malgre li fache paske li poko ka deplase,Kou l rekomanse li liv Randall la, gade non, M sye jyenn ni sewòm, ni vitamin gratis ti cheri.Tèmomèt moral dòk la tèlman monte wo, wo,Li ranje blouz blanch li sou do l chèlbèreman,Li ranje kokenn liv li anba bra l bwòdèreman,E li di : Bon ! M anfòm ! M konn sa m pra l fè ! Ban m pwofite fwote kèk lide ak jèn Site Solèy !Wi, ban m pwofite fè yon bon jan koze ak jèn yo.Ya ede m konpare analiz pa yo ak sa k nan liv la !Menm kote a, li di mis Dada : vide frijidè a,Pote yon bon kolasyon pou Jina ak lòt jèn yo.Nou pral eseye fè radyografi sitiyasyon an.
(A suivre)...
mercredi 19 décembre 2007
L'ONU enquête sur des accusations de fraude concernant deux de ses missions (Monde)
L'ONU enquête sur des allégations de fraude et de mauvaise gestion en matière d'acquisitions concernant ses opérations de maintien de la paix en République démocratique du Congo (RDC) et en Haïti, a indiqué mardi sa porte-parole, Michèle Montas. Mme Montas commentait un article paru mardi dans le Washington Post selon lequel une commission spéciale de l'ONU avait découvert des cas de "fraude, corruption, gaspillage et mauvaise gestion", à la fois au siège de l'Organisation et dans des missions de paix, "concernant des fonds d'une valeur cumulée de plus de 610 millions de dollars."
Elle a souligné que l'enquête de cette commission "avait été lancée à l'initiative de l'ONU." "Nous sommes préoccupés par les allégations contenues dans l'article (du Washington Post), nous voulons qu'elles fassent l'objet d'une enquête complète et que si nécessaire, des procédures criminelles soient engagées", a déclaré à la presse l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad. "Nous sommes très attachés à des procédures d'acquisition qui soient ouvertes, transparentes et efficaces," a-t-il ajouté.
"Et nous sommes en faveur de la poursuite du travail de la commission spéciale qui a découvert certaines des irrégularités, des impropriétés mentionnées dans l'article." Ces dernières allégations, qui font suite à d'autres révélations de cas de corruption dans des procédures d'acquisition de l'ONU, notamment le scandale du programme "pétrole contre nourriture" en Irak, font surface au moment où les Etats membres tentent de s'entendre sur un projet de budget pour l'Organisation mondiale pour les deux années à venir, que les Etats-Unis considèrent trop élevé.
La commission budgétaire de l'Assemblée générale a fixé à mercredi la date butoir pour approuver un projet de budget de 4,2 milliards de dollars présenté par le secrétaire général, Ban Ki-moon, pour 2008 et 2009. "Il est certain que le budget proposé est trop élevé," avait déclaré M. Khalilzad la semaine dernière. "Nous aimerions voir où des économies pourraient être faites. Nous discutons avec d'autres gros contributeurs et d'autres pays influents au sein des Nations unies."
"Les cas d'employés accusés de malversations en rapport avec les acquisitions concernant la Minustah (la mission de l'ONU en Haïti) et la Monuc (en RDC) sont en cours d'examen dans le système de justice interne de l'ONU en conformité avec les procédures établies", a dit Mme Montas. En août, cinq employés civils de la Monuc avaient été suspendus à la suite d'irrégularités en matière d'acquisitions, à la suite d'investigations conduites par le Bureau de surveillance et de contrôle interne (OIOS) de l'ONU.
Elle a souligné que l'enquête de cette commission "avait été lancée à l'initiative de l'ONU." "Nous sommes préoccupés par les allégations contenues dans l'article (du Washington Post), nous voulons qu'elles fassent l'objet d'une enquête complète et que si nécessaire, des procédures criminelles soient engagées", a déclaré à la presse l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad. "Nous sommes très attachés à des procédures d'acquisition qui soient ouvertes, transparentes et efficaces," a-t-il ajouté.
"Et nous sommes en faveur de la poursuite du travail de la commission spéciale qui a découvert certaines des irrégularités, des impropriétés mentionnées dans l'article." Ces dernières allégations, qui font suite à d'autres révélations de cas de corruption dans des procédures d'acquisition de l'ONU, notamment le scandale du programme "pétrole contre nourriture" en Irak, font surface au moment où les Etats membres tentent de s'entendre sur un projet de budget pour l'Organisation mondiale pour les deux années à venir, que les Etats-Unis considèrent trop élevé.
La commission budgétaire de l'Assemblée générale a fixé à mercredi la date butoir pour approuver un projet de budget de 4,2 milliards de dollars présenté par le secrétaire général, Ban Ki-moon, pour 2008 et 2009. "Il est certain que le budget proposé est trop élevé," avait déclaré M. Khalilzad la semaine dernière. "Nous aimerions voir où des économies pourraient être faites. Nous discutons avec d'autres gros contributeurs et d'autres pays influents au sein des Nations unies."
"Les cas d'employés accusés de malversations en rapport avec les acquisitions concernant la Minustah (la mission de l'ONU en Haïti) et la Monuc (en RDC) sont en cours d'examen dans le système de justice interne de l'ONU en conformité avec les procédures établies", a dit Mme Montas. En août, cinq employés civils de la Monuc avaient été suspendus à la suite d'irrégularités en matière d'acquisitions, à la suite d'investigations conduites par le Bureau de surveillance et de contrôle interne (OIOS) de l'ONU.
Le Mercosur exprime un soutien fort à Haïti
Les quatre pays du bloc économique sud-américain et leurs six associés saluent particulièrement l’action de la MINUSTAH
Décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les pays du Marché Commun du Sud (Mercosur) et leurs associés ont apporté mardi soir à Montevideo un soutien sans équivoque au processus politique en cours en Haïti et à la présence des casques bleus, à l’issue d’un sommet d’une journée .
"Le Mercosur apporte son plus ferme appui à la consolidation du processus démocratique en Haïti, soulignant tout spécialement le travail réalisé par la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH) avec la participation de plusieurs pays latinoaméricains", indique le texte de la déclaration finale du sommet rendue publique dans la capitale uruguayenne et relayée par l’agence espagnole EFE.
Sept Etats sud-américains, dont les quatre membres du Mercosur, font partie de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers.
Les Présidents brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva, paraguayen, Nicanor Duarte, leur nouvelle homologue argentine, Cristina Fernàndez de Kirchner ainsi que l’hôte de la réunion, l’uruguayen Tabaré Vàzquez se sont également penchés sur d’autres questions régionales en appuyant particulièrement le dirigeant bolivien Evo Morales confronté à une grave crise institutionnelle.
Outre ses quatre membres à part entière, le Mercosur, plus grand bloc économique en Amérique latine, compte six pays partenaires, la Bolivie, le Chili, le Pérou, l’Equateur, la Colombie et le Vénézuéla. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4534
Décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les pays du Marché Commun du Sud (Mercosur) et leurs associés ont apporté mardi soir à Montevideo un soutien sans équivoque au processus politique en cours en Haïti et à la présence des casques bleus, à l’issue d’un sommet d’une journée .
"Le Mercosur apporte son plus ferme appui à la consolidation du processus démocratique en Haïti, soulignant tout spécialement le travail réalisé par la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH) avec la participation de plusieurs pays latinoaméricains", indique le texte de la déclaration finale du sommet rendue publique dans la capitale uruguayenne et relayée par l’agence espagnole EFE.
Sept Etats sud-américains, dont les quatre membres du Mercosur, font partie de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers.
Les Présidents brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva, paraguayen, Nicanor Duarte, leur nouvelle homologue argentine, Cristina Fernàndez de Kirchner ainsi que l’hôte de la réunion, l’uruguayen Tabaré Vàzquez se sont également penchés sur d’autres questions régionales en appuyant particulièrement le dirigeant bolivien Evo Morales confronté à une grave crise institutionnelle.
Outre ses quatre membres à part entière, le Mercosur, plus grand bloc économique en Amérique latine, compte six pays partenaires, la Bolivie, le Chili, le Pérou, l’Equateur, la Colombie et le Vénézuéla. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4534
Honneur et Mérite aux Haïtiens de la Diaspora
Décembre 2007
Note de Presse du GARR
Document soumis à AlterPresse le 18 décembre 2007
A l’occasion de la Journée Internationale de Solidarité avec les migrants-es, célébrée le 18 décembre, le GARR salue le courage et la solidarité des deux millions et plus d’Haïtiens-Haïtiennes qui se trouvent à l’étranger et qui ont toujours manifesté un attachement inlassable au pays.
Leur contribution, à travers des transferts d’argent, permettent à plusieurs familles de subvenir à leurs besoins en alimentation, éducation, logement etc.
Des réussites individuelles, dans les domaines sportif, culturel, artistique, financier et politique, ont des retombées positives sur l’image du pays et le moral de la population.
Très souvent, les efforts de la diaspora apportent un baume à la morosité de notre quotidien et nous autorisent à rêver d’un meilleur pays.
Lorsque des groupes d’intérêts veulent capitaliser sur nos difficultés de peuple pour nous humilier et nous dominer, des voix nombreuses et déterminées s’élèvent dans la diaspora, pour défendre notre dignité.
Pour toutes ces raisons, il est bon d’avoir pour eux/elles, une pensée spéciale à l’occasion de cette Journée Internationale consacrée aux migrants-es.
Il est urgent que les autorités haïtiennes inscrivent ces deux millions de personnes sur leur agenda et recherchent une forme de synergie entre les initiatives individuelles et une démarche susceptible d’enclencher un processus de développement intégré.
Le GARR profite de l’occasion pour saluer d’une manière spéciale, des immigrants-es haïtiens qui font face à de grandes difficultés, notamment l’impossibilité de visiter le pays, faute de documentation.
Nous avons également une pensée particulière à l’intention de plus d’une douzaine de travailleurs migrants haïtiens qui ont péri dans les récentes inondations survenues en République Dominicaine suite au passage de la tempête tropicale Olga. Ce drame témoigne de la situation de vulnérabilité qui affecte certains groupes d’Haïtiens-Haïtiennes à l’extérieur.
Le GARR veut espérer que le pays connaîtra des jours plus sereins et une plus grande unité entre Haïtiens-Haïtiennes de l’intérieur et de l’extérieur pour le bonheur du pays.
En cette Journée de Solidarité avec les Migrants-es, le GARR salue les multiples expressions de solidarité internationale autour du sort de nos coupeurs de canne haïtiens, entre autres, à travers l’Exposition itinérante « Esclaves au Paradis », visitée déjà par plusieurs milliers de personnes. Il invite les citoyens et citoyennes à faire preuve de solidarité en continuant à signer la pétition produite en faveur de ce groupe de travailleurs migrants de l’autre côté de la frontière.
Colette Lespinasse Coordonnatrice du Bureau Exécutif
NB. La pétition disponible au local du GARR sis au no 13 de la 1ere rue Rivière à Port-au-Prince
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6769
Note de Presse du GARR
Document soumis à AlterPresse le 18 décembre 2007
A l’occasion de la Journée Internationale de Solidarité avec les migrants-es, célébrée le 18 décembre, le GARR salue le courage et la solidarité des deux millions et plus d’Haïtiens-Haïtiennes qui se trouvent à l’étranger et qui ont toujours manifesté un attachement inlassable au pays.
Leur contribution, à travers des transferts d’argent, permettent à plusieurs familles de subvenir à leurs besoins en alimentation, éducation, logement etc.
Des réussites individuelles, dans les domaines sportif, culturel, artistique, financier et politique, ont des retombées positives sur l’image du pays et le moral de la population.
Très souvent, les efforts de la diaspora apportent un baume à la morosité de notre quotidien et nous autorisent à rêver d’un meilleur pays.
Lorsque des groupes d’intérêts veulent capitaliser sur nos difficultés de peuple pour nous humilier et nous dominer, des voix nombreuses et déterminées s’élèvent dans la diaspora, pour défendre notre dignité.
Pour toutes ces raisons, il est bon d’avoir pour eux/elles, une pensée spéciale à l’occasion de cette Journée Internationale consacrée aux migrants-es.
Il est urgent que les autorités haïtiennes inscrivent ces deux millions de personnes sur leur agenda et recherchent une forme de synergie entre les initiatives individuelles et une démarche susceptible d’enclencher un processus de développement intégré.
Le GARR profite de l’occasion pour saluer d’une manière spéciale, des immigrants-es haïtiens qui font face à de grandes difficultés, notamment l’impossibilité de visiter le pays, faute de documentation.
Nous avons également une pensée particulière à l’intention de plus d’une douzaine de travailleurs migrants haïtiens qui ont péri dans les récentes inondations survenues en République Dominicaine suite au passage de la tempête tropicale Olga. Ce drame témoigne de la situation de vulnérabilité qui affecte certains groupes d’Haïtiens-Haïtiennes à l’extérieur.
Le GARR veut espérer que le pays connaîtra des jours plus sereins et une plus grande unité entre Haïtiens-Haïtiennes de l’intérieur et de l’extérieur pour le bonheur du pays.
En cette Journée de Solidarité avec les Migrants-es, le GARR salue les multiples expressions de solidarité internationale autour du sort de nos coupeurs de canne haïtiens, entre autres, à travers l’Exposition itinérante « Esclaves au Paradis », visitée déjà par plusieurs milliers de personnes. Il invite les citoyens et citoyennes à faire preuve de solidarité en continuant à signer la pétition produite en faveur de ce groupe de travailleurs migrants de l’autre côté de la frontière.
Colette Lespinasse Coordonnatrice du Bureau Exécutif
NB. La pétition disponible au local du GARR sis au no 13 de la 1ere rue Rivière à Port-au-Prince
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6769
Haiti-France : Vaches solidaires
Par Cindy Drogue
P-au-P.déc. 07 [AlterPresse] --- Les paysans haitiens, en majorité des femmes, ont bénéficié en 2007 de 75 vaches, résultat d’une campagne de solidarité mise en place par l’organisation haïtienne Veterimed en partenariat avec le Collectif Haiti de France, Vétérinaires sans Frontières et d’autres institutions et particuliers, apprend l’agence AlterPresse.
Ce programme, intitulé « Eleveurs solidaires », s’inspire du système de gardiennage traditionnel tout en l’adaptant pour permettre à des investisseurs européens de l’appuyer à travers un engagement de leur part sur une durée raisonnable fixée à 4 ans, explique Michel Chancy, Directeur de Veterimed.
L’investisseur désireux de contribuer au développement de l’élevage laitier en Haïti acquiert une jeune vache prête à entrer en reproduction. Cette vache est confiée à un(e) producteur(trice) haïtien(ne), qui la prend en gardiennage pour une durée de 4 ans.
Le choix du/de la bénéficiaire est décidé collectivement par le comité paysan. Dans 80% des cas ce sont des femmes qui bénéficient des ces « vaches solidaires » puisque bien souvent ce sont elles les plus vulnérables et misérables, souligne Chancy. La vache leur est cédée sous contrat avec l’Association locale et VETERIMED et après 2 jours de formation avec un agronome et un vétérinaire.
A ce jour, il y a eu 170 bénéficiaires dont 19 en 2004/2005, 52 en 2005/2006 et 75 en 2007.
Veterimed s’est donné pour mission d’aider, par la formation, la recherche et l’appui technique en santé et production animale des éleveurs haïtiens pour augmenter leur production et leurs revenus. Cette organisation est surtout connue pour son action dans la production laitière.
Lait à gogo
Veterimed a lancé en 2002 le programme « Lèt Agogo » (Lait à gogo) qui met en place un réseau de micro laiteries où les paysans peuvent vendre leur lait qui leur assure ainsi un revenu additionnel stable. « Lèt Agogo » est aussi le nom commercial d’une série de produits laitiers disponibles sur le marché tel que le « Yawout » qui est un yogourt frais naturel ou aux fruits et « Lèt-Bèf » qui est du lait entier stérilisé aromatisé de chocolat ou de vanille et citronnelle.
Aujourd’hui 13 laiteries sont en fonctionnement à travers le pays. Limonade, Bon Repos, Torbeck et Jacmel. ont été crées en 2002, Verrettes et Ouanaminthe en 2003, Thomazeau, Léogane et Arcahaie en 2005, Forêt-des-Pins en 2006, Marmelade, Cap Rouge et Hinche cette année. Une seule, celle de Tomazeau a fermé..
Pour les 13 laiteries qui sont opérationnelles, toutes fonctionnent sur leurs ressources propres c’est à dire par le système rentable de l’achat-vente. Toutes les laiteries du Réseau Lèt Agogo, sont des initiatives de groupes locaux (organisation de jeune, coopératives d’éleveurs ou autres associations locales) mais elles fonctionnent sous la supervision technique de VETERIMED qui est propriétaire du label « Lèt Agogo ».
Les responsables des laiteries sont recrutés sur place. Au niveau de chaque laiterie, les paysans producteurs possèdent une partie importante du capital et sont regroupés au sein d’une organisation de producteur de lait. Aujourd’hui, environ 1000 producteurs de lait approvisionnent les laiteries Lèt Agogo.
Le lait transformé s’écoule dans différents débouchés : les commerces, les chariots ambulants et dans les cantines scolaires. Les cantines scolaires, programme de distribution de lait du ministère de l’éducation national, représente depuis septembre 2007 le débouché le plus important (un peu plus de 50% de la production des laiteries).
44 écoles sont concernées soit 26 000 rations par semaine. « Ce débouché est une aubaine mais qui comporte des risques » selon Michel Chancy. Tout repose en effet sur la capacité des laiteries à gérer leurs surplus durant les vacances scolaires.
Les chariots ambulants sont opérationnels dans 7 villes du pays : Limonade, Cap Haïtien, Marmelade, Pétion-Ville, Port au Prince, Verrettes et Jacmel. Leur efficacité quand à la vente de produits est fluctuante et dépend beaucoup du dynamisme des opérateurs/vendeurs, confie Michel Chancy.
Pendant les mois de décembre 2006 et janvier 2007, le chariot de Pétion-Ville a été, selon le directeur de Veterimed, « le plus gros point de vente du pays, dépassant même les volumes de vente du plus important super-marché ! ». [cd gp apr 18/12/2007 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6768
P-au-P.déc. 07 [AlterPresse] --- Les paysans haitiens, en majorité des femmes, ont bénéficié en 2007 de 75 vaches, résultat d’une campagne de solidarité mise en place par l’organisation haïtienne Veterimed en partenariat avec le Collectif Haiti de France, Vétérinaires sans Frontières et d’autres institutions et particuliers, apprend l’agence AlterPresse.
Ce programme, intitulé « Eleveurs solidaires », s’inspire du système de gardiennage traditionnel tout en l’adaptant pour permettre à des investisseurs européens de l’appuyer à travers un engagement de leur part sur une durée raisonnable fixée à 4 ans, explique Michel Chancy, Directeur de Veterimed.
L’investisseur désireux de contribuer au développement de l’élevage laitier en Haïti acquiert une jeune vache prête à entrer en reproduction. Cette vache est confiée à un(e) producteur(trice) haïtien(ne), qui la prend en gardiennage pour une durée de 4 ans.
Le choix du/de la bénéficiaire est décidé collectivement par le comité paysan. Dans 80% des cas ce sont des femmes qui bénéficient des ces « vaches solidaires » puisque bien souvent ce sont elles les plus vulnérables et misérables, souligne Chancy. La vache leur est cédée sous contrat avec l’Association locale et VETERIMED et après 2 jours de formation avec un agronome et un vétérinaire.
A ce jour, il y a eu 170 bénéficiaires dont 19 en 2004/2005, 52 en 2005/2006 et 75 en 2007.
Veterimed s’est donné pour mission d’aider, par la formation, la recherche et l’appui technique en santé et production animale des éleveurs haïtiens pour augmenter leur production et leurs revenus. Cette organisation est surtout connue pour son action dans la production laitière.
Lait à gogo
Veterimed a lancé en 2002 le programme « Lèt Agogo » (Lait à gogo) qui met en place un réseau de micro laiteries où les paysans peuvent vendre leur lait qui leur assure ainsi un revenu additionnel stable. « Lèt Agogo » est aussi le nom commercial d’une série de produits laitiers disponibles sur le marché tel que le « Yawout » qui est un yogourt frais naturel ou aux fruits et « Lèt-Bèf » qui est du lait entier stérilisé aromatisé de chocolat ou de vanille et citronnelle.
Aujourd’hui 13 laiteries sont en fonctionnement à travers le pays. Limonade, Bon Repos, Torbeck et Jacmel. ont été crées en 2002, Verrettes et Ouanaminthe en 2003, Thomazeau, Léogane et Arcahaie en 2005, Forêt-des-Pins en 2006, Marmelade, Cap Rouge et Hinche cette année. Une seule, celle de Tomazeau a fermé..
Pour les 13 laiteries qui sont opérationnelles, toutes fonctionnent sur leurs ressources propres c’est à dire par le système rentable de l’achat-vente. Toutes les laiteries du Réseau Lèt Agogo, sont des initiatives de groupes locaux (organisation de jeune, coopératives d’éleveurs ou autres associations locales) mais elles fonctionnent sous la supervision technique de VETERIMED qui est propriétaire du label « Lèt Agogo ».
Les responsables des laiteries sont recrutés sur place. Au niveau de chaque laiterie, les paysans producteurs possèdent une partie importante du capital et sont regroupés au sein d’une organisation de producteur de lait. Aujourd’hui, environ 1000 producteurs de lait approvisionnent les laiteries Lèt Agogo.
Le lait transformé s’écoule dans différents débouchés : les commerces, les chariots ambulants et dans les cantines scolaires. Les cantines scolaires, programme de distribution de lait du ministère de l’éducation national, représente depuis septembre 2007 le débouché le plus important (un peu plus de 50% de la production des laiteries).
44 écoles sont concernées soit 26 000 rations par semaine. « Ce débouché est une aubaine mais qui comporte des risques » selon Michel Chancy. Tout repose en effet sur la capacité des laiteries à gérer leurs surplus durant les vacances scolaires.
Les chariots ambulants sont opérationnels dans 7 villes du pays : Limonade, Cap Haïtien, Marmelade, Pétion-Ville, Port au Prince, Verrettes et Jacmel. Leur efficacité quand à la vente de produits est fluctuante et dépend beaucoup du dynamisme des opérateurs/vendeurs, confie Michel Chancy.
Pendant les mois de décembre 2006 et janvier 2007, le chariot de Pétion-Ville a été, selon le directeur de Veterimed, « le plus gros point de vente du pays, dépassant même les volumes de vente du plus important super-marché ! ». [cd gp apr 18/12/2007 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6768
Un tap-tap pour transporter Wyclef
Wyclef Jean a été circulé en tap-tap, dimanche, pour son défilé programmé plusieurs heures à l'avance par les organisateurs de sa visite en Haïti en compagnie des superstars américaines Akon et Matt Damon. « Depuis septembre dernier Wyclef avait annoncé qu'il viendrait en Haïti et circulerait en tap-tap », affirme d'un air enchanté Ancener Petit-Bois, président de l'Association professionnelle des Artisans Tap-tap et Autobus haïtiens (APATAH).« Le tap-tap c'est tout ce qu'il faut surtout lorsqu'on n'a pas tout son temps », a déclaré Wyclef Jean, qui s'était dissimulé dans ce véhicule pour n'avoir pas disposé de temps pour parler aux gens qui l'attendaient à l'entrée de l'hôtel et sur tout le parcours. La superstar haïtiano-américaine a laissé son hôtel - Hôtel Montana - dans un bwafouye construit par cette association pour exposition. Wyclef a fait tout son parcours dans le tap-tap en compagnie de plusieurs personnes chargées de l'organisation de sa tournée. De son hôtel, il s'est rendu au commissariat de Delmas 33 où il allait organiser une petite fête pour les jeunes gens placés en garde à vue.
Wyclef a obtenu la grâce pour deux des membres de la Fondation Yélé Haïti - son organisation - retrouvés dans ce centre policier. Il s'est dirigé ensuite à la Place Boyer où il s'est entretenu avec des jeunes et des enfants. Les organisateurs ont beaucoup travaillé pour mettre à la disposition de Wyclef cette oeuvre d'art qu'il a beaucoup admiré en décembre 2006 lors du festival film Jacmel, s'est rappelé M. Petit-Bois. Le bwafouye qui se trouvait aux Etats-Unis après sa brillante participation à une exposition à Montréal a été bloqué à la douane de Port-au-Prince. « Ce n'est que samedi que les responsables du ministère du Tourisme ont fait diligence pour le rendre à l'APATAH », dit M. Petit-Bois. « Heureusement leurs efforts n'ont pas été vains. Il s'est félicité d'avoir fait son chemin dans le tap-tap », s'est réjoui le président de l'APATAH.L'APATAH a réalisé ce tap-tap, grâce à la générosité de la Automeca qui a, depuis plus d'une année, prêté à cette association un camion Isuzu NKR. VISITES D’INSPECTION DES MONUMENTS HISTORIQUES / Le Palais de la Belle-Rivière et le fort de la Crête-à-Pierrot
Par Chénald Augustin chenald@lematinhaiti.com
Du 6 au 10 décembre dernier, nous avons accompagné le directeur général de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), l’architecte Daniel Élie à une visite d’inspection de monuments historiques dans le Nord d’Haïti. Notre première étape fut la Petite-Rivière de l’Artibonite où se trouvent le Palais de la Belle-Rivière et le fort de la Crête-à-Pierrot.Communément appelé Palais aux 365 portes en raison de ses nombreuses ouvertures, le Palais de la Belle-Rivière fut construit en 1820 par Louis Dupeyrac pour servir de résidence à Henri 1er, alors roi d’Haïti. « Placé sur une hauteur dominant le bourg de la Petite-Rivière, il devait avoir une vue imprenable sur la Plaine de l’Artibonite depuis Verrettes au Sud-Est jusque qu’à la baie des Gonaïves au Nord-Ouest, nous renseigne la fiche d’identification des monuments historique dressée par l’Ispan. Encore en chantier lors de la chute du royaume du Nord en 1820, la construction, qui devait probablement recevoir un second niveau, resta inachevée.Le Palais de la Belle-Rivière – nommé ainsi à cause de son voisinage avec le fleuve Artibonite – est le second palais construit par Christophe après celui de Sans-Souci à Milot. Il s’agissait pour celui-ci de consolider son pouvoir dans la vaste région agricole de l’Artibonite.
Première intervention sur le monument Lors de la première campagne de sauvegarde de nos monuments historiques, lancé sous le gouvernement de Sténio Vincent, d’importants travaux de restauration furent entrepris au Palais de la Belle-Rivière, en 1932. À cette occasion, il fut décidé de doter le palais d’une couverture en tôle ondulée soutenue par une charpente en bois. La structure du palais, alors en ruines, fut consolidée, ses murs revêtus d’un enduit de ciment et ses nombreuses ouvertures dotées de volets en bois. Si la restauration architecturale a pour but « de conserver la structure historique ainsi que sa fonction portante, et d’en révéler la valeur culturelle en améliorant la lisibilité de son intégrité historique, de ses stades antérieurs et de sa conception originale », l’intervention de Vincent a quelque peu raté cet objectif. Cependant, elle a pu néanmoins freiner le délabrement du monument, assurer sa protection contre les intempéries et transmettre aux générations futures, avec les moyens du bord et les connaissances techniques d’alors, un formidable témoin de la vision d’Henry Christophe, nous explique l’architecte Daniel Élie.
Un complexe administratif et éducatif Quelques années plus tard, le Palais de la Belle-Rivière abrita une école communale de cycle primaire (École Madame Pageot) et logea différents bureaux de l’État dont la mairie, le bureau des Contributions (la succursale de la Direction générale des Impôts), le service des télégraphies terrestres qui sera transformé plus tard en bureau de service national des Télécommunications (la Téléco). Le Palais abrita le bureau local des Volontaires de la sécurité nationale qui valut au Palais son premier «déchoukaj » en 1986. Le Palais de la Belle-Rivière a été classé Patrimoine national par arrêté.
Le Palais de la Belle-Rivière présente un plan rectangulaire de 68 mètres de long sur 11 mètres de large, auquel est adossée à la façade Ouest une vaste rotonde d’environ douze mètres de diamètre. Celle-ci précède une galerie formée d’arcades successives longeant complètement l’édifice. La façade Est, arrière, se singularise en son axe par une avancée surmontée d’un fronton en béton armé ajouté lors de l’intervention en 1932. Les murs sont de maçonnerie, de moellons liés par un mortier de chaux et parementées de briques rouges aux arêtes.
Un monument abandonné
Le Palais actuellement, quoique sous le contrôle de la mairie, est, faute de moyens financiers, dans un état d’abandon complet. L’intérieur de l’édifice est jonché d’immondices. Bon nombre de tôles manque à la couverture. Certaines pièces sont presque à ciel ouvert. Des pans de murs sont sérieusement attaqués par l’humidité et l’infiltration d’eau de pluie. Des ouvertures sont démunies de volets. Et lorsqu’elles en sont pourvues, celles-ci sont défoncées ou branlantes. Des gosses revenant de l’école profitent de cette situation pour se payer une bonne partie de football avant de regagner leurs demeures. Des chèvres fréquentent également les lieux… La carcasse de ce qui fut un temps un camion est abandonnée sur la cour Est du Palais et semble s’y agripper comme pour chercher un ultime souffle. La cour arrière est déserte, rocailleuse et poussiéreuse. Le Palais de la Belle-Rivière constitue cependant la fierté des Rivartibonitiens.
Le fort de la Crête-à-Pierrot
À environ un kilomètre du Palais de la Belle Rivière, vers l’est, sur un roc dominant la vallée de l’Artibonite et le bourg de la Petite-Rivière, se trouve le fort de la Crête à Pierrot. La fiche d’inventaire dressé par les techniciens de l'Ispan nous fournit à nouveau de précieuses informations sur la valeur historique de ce monument : « Le fort de la Crête-àPierrot est située sur un monticule de l’habitation Dupuy, à l’entrée des gorges des Cahos. Cette habitation a appartenu à Nappe Petit-Fils qui en fit don aux affranchis de l’Artibonite, peu de temps avant l’occupation anglaise à Saint-Domingue (1794-1796). Ils fortifièrent cette position lors des différends avec Borel et les saliniers en 1790 (Thomas Madiou). Laplaine Sterling et Guy L’Ainé qui construisirent le fort lui donnèrent le nom de Crête-à-Pierrot ».
À suivre…
Mardi 18 décembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10238
Du 6 au 10 décembre dernier, nous avons accompagné le directeur général de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), l’architecte Daniel Élie à une visite d’inspection de monuments historiques dans le Nord d’Haïti. Notre première étape fut la Petite-Rivière de l’Artibonite où se trouvent le Palais de la Belle-Rivière et le fort de la Crête-à-Pierrot.Communément appelé Palais aux 365 portes en raison de ses nombreuses ouvertures, le Palais de la Belle-Rivière fut construit en 1820 par Louis Dupeyrac pour servir de résidence à Henri 1er, alors roi d’Haïti. « Placé sur une hauteur dominant le bourg de la Petite-Rivière, il devait avoir une vue imprenable sur la Plaine de l’Artibonite depuis Verrettes au Sud-Est jusque qu’à la baie des Gonaïves au Nord-Ouest, nous renseigne la fiche d’identification des monuments historique dressée par l’Ispan. Encore en chantier lors de la chute du royaume du Nord en 1820, la construction, qui devait probablement recevoir un second niveau, resta inachevée.Le Palais de la Belle-Rivière – nommé ainsi à cause de son voisinage avec le fleuve Artibonite – est le second palais construit par Christophe après celui de Sans-Souci à Milot. Il s’agissait pour celui-ci de consolider son pouvoir dans la vaste région agricole de l’Artibonite.
Première intervention sur le monument Lors de la première campagne de sauvegarde de nos monuments historiques, lancé sous le gouvernement de Sténio Vincent, d’importants travaux de restauration furent entrepris au Palais de la Belle-Rivière, en 1932. À cette occasion, il fut décidé de doter le palais d’une couverture en tôle ondulée soutenue par une charpente en bois. La structure du palais, alors en ruines, fut consolidée, ses murs revêtus d’un enduit de ciment et ses nombreuses ouvertures dotées de volets en bois. Si la restauration architecturale a pour but « de conserver la structure historique ainsi que sa fonction portante, et d’en révéler la valeur culturelle en améliorant la lisibilité de son intégrité historique, de ses stades antérieurs et de sa conception originale », l’intervention de Vincent a quelque peu raté cet objectif. Cependant, elle a pu néanmoins freiner le délabrement du monument, assurer sa protection contre les intempéries et transmettre aux générations futures, avec les moyens du bord et les connaissances techniques d’alors, un formidable témoin de la vision d’Henry Christophe, nous explique l’architecte Daniel Élie.
Un complexe administratif et éducatif Quelques années plus tard, le Palais de la Belle-Rivière abrita une école communale de cycle primaire (École Madame Pageot) et logea différents bureaux de l’État dont la mairie, le bureau des Contributions (la succursale de la Direction générale des Impôts), le service des télégraphies terrestres qui sera transformé plus tard en bureau de service national des Télécommunications (la Téléco). Le Palais abrita le bureau local des Volontaires de la sécurité nationale qui valut au Palais son premier «déchoukaj » en 1986. Le Palais de la Belle-Rivière a été classé Patrimoine national par arrêté.
Le Palais de la Belle-Rivière présente un plan rectangulaire de 68 mètres de long sur 11 mètres de large, auquel est adossée à la façade Ouest une vaste rotonde d’environ douze mètres de diamètre. Celle-ci précède une galerie formée d’arcades successives longeant complètement l’édifice. La façade Est, arrière, se singularise en son axe par une avancée surmontée d’un fronton en béton armé ajouté lors de l’intervention en 1932. Les murs sont de maçonnerie, de moellons liés par un mortier de chaux et parementées de briques rouges aux arêtes.
Un monument abandonné
Le Palais actuellement, quoique sous le contrôle de la mairie, est, faute de moyens financiers, dans un état d’abandon complet. L’intérieur de l’édifice est jonché d’immondices. Bon nombre de tôles manque à la couverture. Certaines pièces sont presque à ciel ouvert. Des pans de murs sont sérieusement attaqués par l’humidité et l’infiltration d’eau de pluie. Des ouvertures sont démunies de volets. Et lorsqu’elles en sont pourvues, celles-ci sont défoncées ou branlantes. Des gosses revenant de l’école profitent de cette situation pour se payer une bonne partie de football avant de regagner leurs demeures. Des chèvres fréquentent également les lieux… La carcasse de ce qui fut un temps un camion est abandonnée sur la cour Est du Palais et semble s’y agripper comme pour chercher un ultime souffle. La cour arrière est déserte, rocailleuse et poussiéreuse. Le Palais de la Belle-Rivière constitue cependant la fierté des Rivartibonitiens.
Le fort de la Crête-à-Pierrot
À environ un kilomètre du Palais de la Belle Rivière, vers l’est, sur un roc dominant la vallée de l’Artibonite et le bourg de la Petite-Rivière, se trouve le fort de la Crête à Pierrot. La fiche d’inventaire dressé par les techniciens de l'Ispan nous fournit à nouveau de précieuses informations sur la valeur historique de ce monument : « Le fort de la Crête-àPierrot est située sur un monticule de l’habitation Dupuy, à l’entrée des gorges des Cahos. Cette habitation a appartenu à Nappe Petit-Fils qui en fit don aux affranchis de l’Artibonite, peu de temps avant l’occupation anglaise à Saint-Domingue (1794-1796). Ils fortifièrent cette position lors des différends avec Borel et les saliniers en 1790 (Thomas Madiou). Laplaine Sterling et Guy L’Ainé qui construisirent le fort lui donnèrent le nom de Crête-à-Pierrot ».
À suivre…
Mardi 18 décembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10238
Comme des damnés de la terre
Le paysan est livré à lui-même. On a cure de ses misères, de ses besoins dans un pays en « crise alimentaire » où les agronomes labourent les bureaux climatisés en attendant l'aide internationale.A Tuffet, 2e section communale des Cayes, tout homme qui se respecte doit se mettre au travail dès l'aube. Les tirs au flanc ne sont pas tolérés. Clausel Ferrier, fils de cultivateur, le sait bien. Une houe à la main, un vieux chapeau sur la tête, un maillot troué sur le dos, il sarcle chaque recoin de son champ de pistache alors que le soleil, radieux, tape et chasse le frisquet des brises de ce matin de décembre. Le front ruisselant de sueur, ce père de cinq enfants confie s'être adonné à la culture de la pistache à cause de la chute des prix du maïs, de la flambée de l'engrais et de l'eau qui ne coule plus dans un vieux canal d'irrigation construit au milieu des années quarante.
Sûr de lui, il explique que « la culture d'un hectare de maïs nécessite 12 sacs d'engrais.
Et que le sac, en quelques mois, est passé de 500 à 1200 gourdes tandis que la petite marmite de maïs en grain se vend à 20 gourdes après avoir atteint la barre des 35 gourdes ». L'acceptation en don par l'Etat haïtien d'un surplus de production de maïs venant de l'Argentine aurait cassé les reins des paysans en provoquant la chute des cours et une baisse de la production locale, se rappelle-t-il avoir entendu dire un agronome, il y a quelques années.« L'Etat n'a cure du paysan. Mais l'Etat n'est pas l'unique responsable », fait remarquer Clausel contant, dans la même veine, les humiliations subies par d'autres paysans de la zone, regroupés au sein d'associations qui ont essayé en vain de trouver des crédits dans des banques commerciales ayant pignon sur rue dans tout le pays. « Le paysan est seul, il n'a pas de subvention », martèle-t-il en jurant ses grands dieux de ne pas aller gonfler les bidonvilles de Port-au-Prince avec sa femme et ses enfants. Le défi de l'eauIndispensable à l'agriculture, l'eau est devenue une denrée rare à Tuffet et dans les localités avoisinantes alimentées par le canal, confie Clausel. Le temps de passer ses récriminations une fois à la maison sur un bol de patate douce, il chausse une vielle godasse et prend, en compagnie de Valcourt Joseph Vilnor et de Paul André Chéry, la direction de Moreau. « L'eau est retenue en haut », dit-t-il en pointant du doigt le canal sec comme le désert du Sahara à quelques pas de « Eglise Dévouée pour Christ » de Tuffet.

Toutefois, à Moreau, non loin de Ferme Leblanc, elle coule, généreuse, en dépit de la réduction de son débit causée par la coupe effrénée d'arbres magnifiques et verdoyants dans les bassins versants avoisinants. « Avant, un comité planifiait la distribution. Chacune des 39 localités, de Major à Fondfrède, avait accès à l'eau au moins une fois par semaine », soutient-il en déplorant les conflits enregistrés dans le passé. Une femme enceinte a été battue par un homme suite à une dispute à cause de l'eau du canal, regrette Clausel qui appelle, au passage, au forage de puits comme alternative.
Léger confirmeLe paysan haïtien est effectivement abandonné, confirme l'agronome Pierre Léger, président de la Chambre de commerce du Grand Dud (Sud, Sud-Est, Grand'Anse et Nippes). « Les agronomes sont en train de labourer les bureaux de Damien. Ces monstres rongeurs attendent l'aide internationale », crache-t-il en expliquant comment l'aide internationale peut être déstabilisante si elle n'est pas bien canalisée. « Haïti n'est pas pauvre. Faisons la révolution économique », appelle l'industriel qui plaide en faveur du désenclavement du Grand Sud.Le ministère de l'Agriculture, qui ne repose son action que sur le financement des bailleurs de fonds, a une réputation de gestionnaire de projet. Ce qui, estime-t-on, constitue un handicap à l'élaboration et à l'application d'une stratégie de développement de l'agriculture.

Au classement de la catastrophe
Au moment où l'on tire la sonnette d'alarme sur le déclin de l'agriculture locale, Haïti, selon la FAO, fait partie des 37 pays au monde qui sont en "situation de crise alimentaire". Le pays est confronté à des situations sévères d'insécurité alimentaire localisée, souligne le rapport 2007 de cet organisme des Nations unies, qui préconise une assistance externe rapide pour les pays concernés. Cette situation résulte des graves inondations des derniers mois, fait-on remarquer.En dépit de sa détermination à lutter contre vents et marées, rien ne dit que Clausel, comme des centaines de milliers de paysans avant lui, n'ira pas gonfler les bidonvilles de la capitale ou risquer sa vie sur un rafiot en tentant d'atteindre les Etats-Unis ou les Bahamas. Du reste, il boit la tasse de la misère et de l'oubli jusqu'à la lie. L'autre aurait dit de lui qu'il est le damné de la terre.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52062&PubDate=2007-12-17
Au moment où l'on tire la sonnette d'alarme sur le déclin de l'agriculture locale, Haïti, selon la FAO, fait partie des 37 pays au monde qui sont en "situation de crise alimentaire". Le pays est confronté à des situations sévères d'insécurité alimentaire localisée, souligne le rapport 2007 de cet organisme des Nations unies, qui préconise une assistance externe rapide pour les pays concernés. Cette situation résulte des graves inondations des derniers mois, fait-on remarquer.En dépit de sa détermination à lutter contre vents et marées, rien ne dit que Clausel, comme des centaines de milliers de paysans avant lui, n'ira pas gonfler les bidonvilles de la capitale ou risquer sa vie sur un rafiot en tentant d'atteindre les Etats-Unis ou les Bahamas. Du reste, il boit la tasse de la misère et de l'oubli jusqu'à la lie. L'autre aurait dit de lui qu'il est le damné de la terre.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52062&PubDate=2007-12-17
Lueur d'humanité pour les restavèk
Pareille à ces dizaines -voire même des centaines- de milliers d'enfants au destin tragique, *Cristela, née et élevée dans une province du Sud, a connu l'enfer de la domesticité au lendemain de la disparition de ses père et mère. Jadis humiliée, désespérée, l'adolescente, fréquentant aujourd'hui le Foyer Maurice Sixto, retrouve progressivement le sourire.Quatorze ans accomplie, passablement vêtue de son uniforme, *Cristela, restavèk éprouvée, n'a pour estime que sa scolarité. Cette maigrelette en 3e année fondamentale au Foyer Maurice Sixto, malgré elle, n'a pas caché son bonheur de connaître la civilité d'une salle de classe comme tant d'autres adolescents de son milieu à Carrefour. « J'aime être à l'école, c'est l'endroit idéal où un enfant puisse se retrouver », soupire t-elle, les yeux pleins de vie et de rêves. A son âge, d'autres gosses jouissant d'une enfance relativement normale s'installent déjà en secondaire. Cristela, elle, est moins préoccupée par le niveau d'études que par la joie de lire et écrire à un moment où des dizaines -voire même des centaines- de milliers de ses pairs vivent en état d'asservissement ou sont carrément réduits en ''esclavage''.
Pareille à ces enfants au destin tragique, Cristela, née et élevée dans une province du Sud, a connu l'enfer de la domesticité au lendemain de la disparition de ses père et mère. « Ma tante -formule de politesse généralement utilisée pour nommer la responsable de la famille d'accueil- m'a invité à suivre ses pas à Port-au-Prince, me promettant une vie décente capable de m'épargner de la solitude orpheline, se rappelle Cristela toute pensive. Je l'ai suivie avec entrain ». Là commence le calvaire de l'adolescente. Il lui revient en propre, au lendemain de son arrivée, de s'occuper assidûment des tâches ménagères : faire la vaisselle, laver les linges, aller à la recherche de l'eau, etc. « Le droit aux loisirs m'est pratiquement refusé ; Et le comble de mon malheur, ce sont les longues fessées qui récompensent la moindre maladresse et le moindre oubli », dit-elle, avec une note d'amertume dans la voix.
La raison de vivre de Cristela aujourd'hui, c'est son droit de pouvoir aller à l'école. Elle s'en est accrochée aussi solidement qu'elle semble être prête à se battre pour le garder intact. Fort heureusement, personne n'a jamais osé le lui enlever. « Beaucoup d'enfants se sont vus empêchés par leur famille d'accueil de fréquenter le Foyer Maurice Sixto en dépit du fait qu'elles n'ont aucun frais à payer pour leur formation académique, dénonce Wénès Jeanty, directeur exécutif de cette institution. Ces familles avancent, comme prétexte, que leur domestique dispose de peu de temps pour s'occuper de leurs tâches quotidiennes ».
Foyer Maurice Sixto, lieu de civilité, d'humanité
C'est en l'année 1989 en réponse à « Sentaniz », lodyans populaire de Maurice Sixto -posant dans son inhumanité, et sa barbarie la problématique de la domesticité en Haïti, agitée avant lui par Justin Lhérisson dans « Zoune Chez Sa Ninainne »- que le Foyer a été fondé par le prêtre Miguel Jean-Baptiste. Le foyer fournit une assistance éducative, psychologique et affective aux enfants en domesticité dans la commune de Carrefour. « L'espace, dans sa philosophie, est un plaidoyer sur la nécessité urgente d'une prise de conscience collective du phénomène en vue de modifier le comportement des familles d'accueil qui infligent de lourdes peines à ces pauvres enfants », explique Wénès Jeanty. Le directeur exécutif soutient que c'est une honte pour le pays qu'à l'échelle internationale on continue à dénoncer, 203 ans après le miracle de l'indépendance et 13 ans après avoir ratifié la Convention relative aux droits de l'Enfant, l'esclavage moderne en Haïti.
Financé par ''Terre des Hommes Suisse'' et supporté par UNICEF dans ses projets ponctuels, le Foyer Maurice Sixto est un lieu de civilité, d'humanité et d'apprentissage où plus de 350 restavèk se côtoient, se frottent et se socialisent. Majoritairement des filles, les moins de 15 ans suivent un cycle normal de scolarisation jusqu'à la 4e année fondamentale avant d'intégrer d'autres centres d'enseignement de la zone. Ce que Wénès Jeanty appelle une forme subtile de réinsertion sociale. Au-delà de 15 ans, ils suivent des cours d'alphabétisation et sont orientés vers des professions manuelles. Au Foyer, tous ont droit à un repas chaque jour et des séances d'animation qui leur permettront, même l'espace d'un cillement, de retrouver la joie de vivre loin de la geôle et de l'enfer que représente souvent le toit d'accueil.
Bien qu'il demeure encore criant -le dernier recensement de l'UNICEF fait état de 200 000 enfants domestiques- le problème de la domesticité en Haïti, a fait remarquer M. Jeanty, interpelle de plus en plus de consciences. Beaucoup de comportements ont changé suite à des campagnes de sensibilisation. Des institutions nationales, relativement nombreuses, et internationales sont de plus en plus conscientes du phénomène : d'où le prix des Droits de l'Homme de la République française 2007 décerné au Foyer Maurice Sixto. Le problème est posé avec acuité dans les médias par des organismes des droits humains. Mais le phénomène ne disparaîtra pas, reconnaît le numéro 2 de la Fondation Maurice Sixto, s'il n'y a aucune volonté politique de transformer la société haïtienne, si nos valeureux paysans ne sont pas encadrés, si l'Etat ne crée pas des écoles dans les zones les plus reculées du pays pour contenir l'exode rural, si rien n'est fait pour casser cette dichotomie « moun an deyò/ moun lavil », ... s'il n'y a pas une politique de création d'emplois pour réduire le chômage et la misère en Haïti.
_________
* Cristela est un nom d'emprunt qui protège l'identité véritable de cette adolescente en 3e année fondamentale au Foyer Maurice Sixto.
Nélio Joseph
La raison de vivre de Cristela aujourd'hui, c'est son droit de pouvoir aller à l'école. Elle s'en est accrochée aussi solidement qu'elle semble être prête à se battre pour le garder intact. Fort heureusement, personne n'a jamais osé le lui enlever. « Beaucoup d'enfants se sont vus empêchés par leur famille d'accueil de fréquenter le Foyer Maurice Sixto en dépit du fait qu'elles n'ont aucun frais à payer pour leur formation académique, dénonce Wénès Jeanty, directeur exécutif de cette institution. Ces familles avancent, comme prétexte, que leur domestique dispose de peu de temps pour s'occuper de leurs tâches quotidiennes ».
Foyer Maurice Sixto, lieu de civilité, d'humanité
C'est en l'année 1989 en réponse à « Sentaniz », lodyans populaire de Maurice Sixto -posant dans son inhumanité, et sa barbarie la problématique de la domesticité en Haïti, agitée avant lui par Justin Lhérisson dans « Zoune Chez Sa Ninainne »- que le Foyer a été fondé par le prêtre Miguel Jean-Baptiste. Le foyer fournit une assistance éducative, psychologique et affective aux enfants en domesticité dans la commune de Carrefour. « L'espace, dans sa philosophie, est un plaidoyer sur la nécessité urgente d'une prise de conscience collective du phénomène en vue de modifier le comportement des familles d'accueil qui infligent de lourdes peines à ces pauvres enfants », explique Wénès Jeanty. Le directeur exécutif soutient que c'est une honte pour le pays qu'à l'échelle internationale on continue à dénoncer, 203 ans après le miracle de l'indépendance et 13 ans après avoir ratifié la Convention relative aux droits de l'Enfant, l'esclavage moderne en Haïti.

Financé par ''Terre des Hommes Suisse'' et supporté par UNICEF dans ses projets ponctuels, le Foyer Maurice Sixto est un lieu de civilité, d'humanité et d'apprentissage où plus de 350 restavèk se côtoient, se frottent et se socialisent. Majoritairement des filles, les moins de 15 ans suivent un cycle normal de scolarisation jusqu'à la 4e année fondamentale avant d'intégrer d'autres centres d'enseignement de la zone. Ce que Wénès Jeanty appelle une forme subtile de réinsertion sociale. Au-delà de 15 ans, ils suivent des cours d'alphabétisation et sont orientés vers des professions manuelles. Au Foyer, tous ont droit à un repas chaque jour et des séances d'animation qui leur permettront, même l'espace d'un cillement, de retrouver la joie de vivre loin de la geôle et de l'enfer que représente souvent le toit d'accueil.
Bien qu'il demeure encore criant -le dernier recensement de l'UNICEF fait état de 200 000 enfants domestiques- le problème de la domesticité en Haïti, a fait remarquer M. Jeanty, interpelle de plus en plus de consciences. Beaucoup de comportements ont changé suite à des campagnes de sensibilisation. Des institutions nationales, relativement nombreuses, et internationales sont de plus en plus conscientes du phénomène : d'où le prix des Droits de l'Homme de la République française 2007 décerné au Foyer Maurice Sixto. Le problème est posé avec acuité dans les médias par des organismes des droits humains. Mais le phénomène ne disparaîtra pas, reconnaît le numéro 2 de la Fondation Maurice Sixto, s'il n'y a aucune volonté politique de transformer la société haïtienne, si nos valeureux paysans ne sont pas encadrés, si l'Etat ne crée pas des écoles dans les zones les plus reculées du pays pour contenir l'exode rural, si rien n'est fait pour casser cette dichotomie « moun an deyò/ moun lavil », ... s'il n'y a pas une politique de création d'emplois pour réduire le chômage et la misère en Haïti.
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* Cristela est un nom d'emprunt qui protège l'identité véritable de cette adolescente en 3e année fondamentale au Foyer Maurice Sixto.
Nélio Joseph
mardi 18 décembre 2007
Un prévenu réputé dangereux et soupçonné d’implication dans des crimes de sang, libéré pour la seconde fois en moins de 2 mois par le commissaire du g
Apparent nouveau bras de fer entre le Parquet et la Police
mardi 18 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, a ordonné samedi la libération du nommé Pierre Richard Mulus (alias « Kanson Fè »), individu réputé dangereux, auteur de meurtres et d’autres actes répréhensibles perpétrés notamment dans la zone de Martissant (banlieue sud de la capitale).
Libéré une première fois le 7 novembre 2007 dans le cadre du programme de décongestionnement des prisons initié par le chef du Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, Pierre Richard Mulus a été de nouveau appréhendé par la police le 7 décembre 2007.à Martissant 23 où, selon des riverains, il avait recommencé à terroriser la population.
Ce jour là, « Kanson Fè » aurait échappé de justesse au lynchage que s’apprêtait à lui faire subir une foule en colère. Dans l’échauffourée qui s’est alors produite, incluant des tirs attribués par certains à des partisans de Pierre Richard Mulus et, par d’autres, à la police, au moins deux personnes ont été tuées par balle, dont une adolescente de 13 ans, et d’autres blessées. Il s’en est suivie la mise en isolement d’au moins 3 policiers pour implication présumée dans les incidents.
Le 14 décembre, conduit au Parquet du Tribunal civil par des agents du Commissariat de Port-au-Prince, le prévenu Pierre Richard Mulus n’est pas reçu, encore moins son dossier, selon des sources policières. L’explication qui aurait alors été donnée aux policiers est que Me Claudy Gassant avait passé des instructions pour ce dossier ne soit pas reçu.
Le 15 décembre, nouveau développement : Me Claudy Gassant ordonne la libération immédiate de Pierre Richard, alias « Kanson Fè ».
De sérieuses charges pèsent encore sur l’individu au moment où il bénéficie de cette nouvelle mesure d’élargissement prise par le chef du Parquet de Port-au-Prince.
Déjà, réagissant le 14 novembre dernier aux « libérations arbitraires » ordonnées par le Parquet, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) soulignait le fait que le nommé Pierre Richard (alias Kanson Fè) avait été appréhendé le 15 février 2007 pour association de malfaiteurs et implication présumée dans l’assassinat, le 31 décembre 2006 à Martissant, du nommé Jean Baptiste Hilaire.
Pierre Richard Mulus est aussi soupçonné d’implication dans le meurtre perpétré en décembre 2006 à Martissant sur la personne du policier Kandy Jean Baptiste de la Compagnie d’intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO), selon des sources policières.
Sa première arrestation en février 2007 était également en rapport avec de nombreux cas de vol, de séquestration de personnes enlevées et d’exactions sur de paisibles citoyens, indiquent les mêmes sources. Relaxé le 7 novembre 2007 par le Parquet parmi d’autres prisonniers victimes de détention préventive prolongée, « Kanson Fè » aurait rapidement repris du service. Des habitants de Martissant ont dénoncé ses menées sur les ondes de plusieurs radios de la capitale.
Son nom est associé au meurtre perpétré le 13 novembre 2007 à Martissant 9 sur la personne du chauffeur de transport public Rosier Guyto (30 ans). La victime, n’ayant pas obtempéré à l’ordre de l’agresseur de lui verser un montant de mille gourdes, a été abattue sur le champ.
Le 11 décembre 2007, un frère de la victime, Pierre Louis Eddy (26 ans) porte formellement plainte contre Pierre Richard Mulus qu’il accuse d’être l’homme qui a abattu Rosier Guyto. Quelqu’un qui s’est présenté à la police comme témoin oculaire de l’incident, le nommé Sanon Maurius (39 ans), soutient que c’est bien Pierre Richard Mulus, dont il ne connaissait pas alors le nom, qui a perpétré l’acte. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4532
Commentaires :
C’est dommage, écœurant et inadmissible qu’un bras de fer aussi loin. L’absurdité bat son plein au sein de cette société en agonie ou les valeurs sont carrément foulées aux pieds. Nous comprenons mal comment dans un pays ou les plus hauts fonctionnaires de l’état ne semblent plus dominer les principes élémentaires autour de la hiérarchie des intérêts on puisse s’attendre à une relance de l’économie à une réduction de la pauvreté.
Aujourd’hui Maître Claudy Gassant – Si ce criminel est bien coupable des faits qui lui sont imputés- en dehors des supposés vices de forme retrouvé dans les dossiers qui renforcent l’accusation, est tout simplement entrain de dire aux haïtiens de l’étranger qui regardent par la fenêtre se demandant s’ils doivent retourner au pays de ne plus caresser le rêve de venir mettre à contribution leurs compétences et leurs savoir-faire.
Nous ne voyons pas comment on pourrait faire renaître l’espoir dans cette atmosphère morbide d’une jungle peuplée des pires espèces. Si le découragement fini par s’emparer de ceux là qui couvent de façon continue l’espoir de jours meilleurs et qui se blottissent contre l’idée de renouveau et de nouveau départ, c’est la patience est plus amère quand son fruit regorge la saveur du fiel.
Nos « amis » par contre auront une toute autre lecture. Ils seront définitivement convaincus de notre incapacité de résoudre nos problèmes et stopper cette défense en enfer et arrêter l’agonie d’une nation. La communauté internationale a essayé beaucoup de choses. Des attitudes et des activités qui n’épousent que très peu les sens de nos besoins et de nos attentes et pas du tout le sens de nos intérêts.
Ce qui l’empêche de faire une vraie main mise sur le pays par une occupation en bonne et due forme doit être très mince, si cette possibilité n’est pas noyée dans un désir ardent et cacher de nous voir croupir jusqu’à « néantisation ».
Aujourd’hui, la société doit rendre note et ne pas avoir honte de pointer du doigt comme complice celui qui a rendu cette sorte de licence pour tuer à ce prétendu criminel. Le prochain meurtre d’un citoyen quelconque perpétré par ce Pierre Richard Mulus tombera sur la toute et seule responsabilité du Commissaire de gouvernement qui aura aujourd’hui décrété son élargissement.
Et, si les citoyens détiennent les informations concernant les fonctions du commissaire du gouvernement, ils comprendront qu’il n’y a plus personne pour les protéger. La légitime défense s’impose et est déjà pardonnée !
mardi 18 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, a ordonné samedi la libération du nommé Pierre Richard Mulus (alias « Kanson Fè »), individu réputé dangereux, auteur de meurtres et d’autres actes répréhensibles perpétrés notamment dans la zone de Martissant (banlieue sud de la capitale).
Libéré une première fois le 7 novembre 2007 dans le cadre du programme de décongestionnement des prisons initié par le chef du Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, Pierre Richard Mulus a été de nouveau appréhendé par la police le 7 décembre 2007.à Martissant 23 où, selon des riverains, il avait recommencé à terroriser la population.
Ce jour là, « Kanson Fè » aurait échappé de justesse au lynchage que s’apprêtait à lui faire subir une foule en colère. Dans l’échauffourée qui s’est alors produite, incluant des tirs attribués par certains à des partisans de Pierre Richard Mulus et, par d’autres, à la police, au moins deux personnes ont été tuées par balle, dont une adolescente de 13 ans, et d’autres blessées. Il s’en est suivie la mise en isolement d’au moins 3 policiers pour implication présumée dans les incidents.
Le 14 décembre, conduit au Parquet du Tribunal civil par des agents du Commissariat de Port-au-Prince, le prévenu Pierre Richard Mulus n’est pas reçu, encore moins son dossier, selon des sources policières. L’explication qui aurait alors été donnée aux policiers est que Me Claudy Gassant avait passé des instructions pour ce dossier ne soit pas reçu.
Le 15 décembre, nouveau développement : Me Claudy Gassant ordonne la libération immédiate de Pierre Richard, alias « Kanson Fè ».
De sérieuses charges pèsent encore sur l’individu au moment où il bénéficie de cette nouvelle mesure d’élargissement prise par le chef du Parquet de Port-au-Prince.
Déjà, réagissant le 14 novembre dernier aux « libérations arbitraires » ordonnées par le Parquet, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) soulignait le fait que le nommé Pierre Richard (alias Kanson Fè) avait été appréhendé le 15 février 2007 pour association de malfaiteurs et implication présumée dans l’assassinat, le 31 décembre 2006 à Martissant, du nommé Jean Baptiste Hilaire.
Pierre Richard Mulus est aussi soupçonné d’implication dans le meurtre perpétré en décembre 2006 à Martissant sur la personne du policier Kandy Jean Baptiste de la Compagnie d’intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO), selon des sources policières.
Sa première arrestation en février 2007 était également en rapport avec de nombreux cas de vol, de séquestration de personnes enlevées et d’exactions sur de paisibles citoyens, indiquent les mêmes sources. Relaxé le 7 novembre 2007 par le Parquet parmi d’autres prisonniers victimes de détention préventive prolongée, « Kanson Fè » aurait rapidement repris du service. Des habitants de Martissant ont dénoncé ses menées sur les ondes de plusieurs radios de la capitale.
Son nom est associé au meurtre perpétré le 13 novembre 2007 à Martissant 9 sur la personne du chauffeur de transport public Rosier Guyto (30 ans). La victime, n’ayant pas obtempéré à l’ordre de l’agresseur de lui verser un montant de mille gourdes, a été abattue sur le champ.
Le 11 décembre 2007, un frère de la victime, Pierre Louis Eddy (26 ans) porte formellement plainte contre Pierre Richard Mulus qu’il accuse d’être l’homme qui a abattu Rosier Guyto. Quelqu’un qui s’est présenté à la police comme témoin oculaire de l’incident, le nommé Sanon Maurius (39 ans), soutient que c’est bien Pierre Richard Mulus, dont il ne connaissait pas alors le nom, qui a perpétré l’acte. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4532
Commentaires :
C’est dommage, écœurant et inadmissible qu’un bras de fer aussi loin. L’absurdité bat son plein au sein de cette société en agonie ou les valeurs sont carrément foulées aux pieds. Nous comprenons mal comment dans un pays ou les plus hauts fonctionnaires de l’état ne semblent plus dominer les principes élémentaires autour de la hiérarchie des intérêts on puisse s’attendre à une relance de l’économie à une réduction de la pauvreté.
Aujourd’hui Maître Claudy Gassant – Si ce criminel est bien coupable des faits qui lui sont imputés- en dehors des supposés vices de forme retrouvé dans les dossiers qui renforcent l’accusation, est tout simplement entrain de dire aux haïtiens de l’étranger qui regardent par la fenêtre se demandant s’ils doivent retourner au pays de ne plus caresser le rêve de venir mettre à contribution leurs compétences et leurs savoir-faire.
Nous ne voyons pas comment on pourrait faire renaître l’espoir dans cette atmosphère morbide d’une jungle peuplée des pires espèces. Si le découragement fini par s’emparer de ceux là qui couvent de façon continue l’espoir de jours meilleurs et qui se blottissent contre l’idée de renouveau et de nouveau départ, c’est la patience est plus amère quand son fruit regorge la saveur du fiel.
Nos « amis » par contre auront une toute autre lecture. Ils seront définitivement convaincus de notre incapacité de résoudre nos problèmes et stopper cette défense en enfer et arrêter l’agonie d’une nation. La communauté internationale a essayé beaucoup de choses. Des attitudes et des activités qui n’épousent que très peu les sens de nos besoins et de nos attentes et pas du tout le sens de nos intérêts.
Ce qui l’empêche de faire une vraie main mise sur le pays par une occupation en bonne et due forme doit être très mince, si cette possibilité n’est pas noyée dans un désir ardent et cacher de nous voir croupir jusqu’à « néantisation ».
Aujourd’hui, la société doit rendre note et ne pas avoir honte de pointer du doigt comme complice celui qui a rendu cette sorte de licence pour tuer à ce prétendu criminel. Le prochain meurtre d’un citoyen quelconque perpétré par ce Pierre Richard Mulus tombera sur la toute et seule responsabilité du Commissaire de gouvernement qui aura aujourd’hui décrété son élargissement.
Et, si les citoyens détiennent les informations concernant les fonctions du commissaire du gouvernement, ils comprendront qu’il n’y a plus personne pour les protéger. La légitime défense s’impose et est déjà pardonnée !
Quatre importantes organisations paysannes haïtiennes renforcent leur collaboration pour faire face aux problèmes de l’heure
Après deux jours de discussions dans le Sud-est
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les dirigeants de 4 importantes organisations paysannes haïtiennes ont annoncé lundi dans un communiqué conjoint, leur décision de renforcer leur collaboration pour faire face aux problèmes de l’heure, dont la cherté de la vie, l’occupation du pays par des forces étrangères, l’option néo-libérale des autorités, la perte de la souveraineté nationale, le déclin de la production agricole et la dégradation de l’environnement.
Réunis les 13 et 14 décembre derniers dans la localité de « Zoranje » (Sud-est), les dirigeants de la Coordination Régionale des Organisations du Sud-est (Sigle créole KROS), du Mouvement des Paysans de Papaye (Hinche, Centre) du Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye et « Tèt kole pou yon ti mouvman ti peyizan ayisyen », ont passé en revue leurs différentes prises de position au cours des dernières années, relevant les erreurs commises tout au long de leur combat. Ils ont notamment analysé leur engagement dans les efforts en vue de l’accession de Lavalas au pouvoir, leurs rapports avec le pouvoir lavalas et d’autres secteurs dans la lutte en vue de la conquête du pouvoir.
En résumé, ils ont résolu de divorcer avec toutes les pratiques susceptibles de les diviser, de rétablir la communication entre eux et de définir les règles en vue d’une collaboration et d’un fonctionnement basés sur la transparence.
Ils ont par ailleurs décidé de développer des rapports avec toute autre organisation partageant leur point de vue , leur vision en vue de la construction d’un état responsable, défenseur des intérêts du pays et de la majorité de la population haïtienne.
Les signataires du communiqué des 4 organisations sont : l’ancien ministre de l’agriculture, Gérald Mathurin et Denise Desmarattes(KROS) ; Chavannes Jean Baptiste (MPP) ; Ruth Dérilus et Taléus Christophe (MPNKP) ; Vernicia Joseph et Rosnel Jean-Baptiste de Tèt Kole. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4530
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Les dirigeants de 4 importantes organisations paysannes haïtiennes ont annoncé lundi dans un communiqué conjoint, leur décision de renforcer leur collaboration pour faire face aux problèmes de l’heure, dont la cherté de la vie, l’occupation du pays par des forces étrangères, l’option néo-libérale des autorités, la perte de la souveraineté nationale, le déclin de la production agricole et la dégradation de l’environnement.
Réunis les 13 et 14 décembre derniers dans la localité de « Zoranje » (Sud-est), les dirigeants de la Coordination Régionale des Organisations du Sud-est (Sigle créole KROS), du Mouvement des Paysans de Papaye (Hinche, Centre) du Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye et « Tèt kole pou yon ti mouvman ti peyizan ayisyen », ont passé en revue leurs différentes prises de position au cours des dernières années, relevant les erreurs commises tout au long de leur combat. Ils ont notamment analysé leur engagement dans les efforts en vue de l’accession de Lavalas au pouvoir, leurs rapports avec le pouvoir lavalas et d’autres secteurs dans la lutte en vue de la conquête du pouvoir.
En résumé, ils ont résolu de divorcer avec toutes les pratiques susceptibles de les diviser, de rétablir la communication entre eux et de définir les règles en vue d’une collaboration et d’un fonctionnement basés sur la transparence.
Ils ont par ailleurs décidé de développer des rapports avec toute autre organisation partageant leur point de vue , leur vision en vue de la construction d’un état responsable, défenseur des intérêts du pays et de la majorité de la population haïtienne.
Les signataires du communiqué des 4 organisations sont : l’ancien ministre de l’agriculture, Gérald Mathurin et Denise Desmarattes(KROS) ; Chavannes Jean Baptiste (MPP) ; Ruth Dérilus et Taléus Christophe (MPNKP) ; Vernicia Joseph et Rosnel Jean-Baptiste de Tèt Kole. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4530
Bref séjour à Port-au-Prince du chancelier taïwanais, James Huang
Taipei envisage de contribuer au développement de l’agriculture haïtienne
mardi 18 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie taïwanaise, James Huang, a effectué comme prévu une brève visite à Port-au-Prince samedi dernier, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères taïwanais cité mardi par Radio Taiwan International.
Au cours de son passage à Port-au-Prince, M. Huang s’est entretenu notamment avec le Président René Préval. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération économique entre les deux pays et l’aide que Taipei peut apporter au développement de l’agriculture en Haïti.
Cependant, la Présidence haïtienne est restée muette sur cete visite comme sur beaucoup d’autres.
Le chancelier taïwanais s’était rendu auparavant en République Dominicaine où il a été décoré de l’ordre national Christophe Colomb.
Haïti et la République Dominicaine figurent parmi 24 pays au monde ayant maintenu leurs relations diplomatiques avec Taïwan et continué à lui reconnaître un statut d’Etat souverain au grand dam de Pékin.
Mécontente des relations privilégiées existant entre les autorités haïtiennes et sa "province rebelle", la Chine Populaire a déjà menacé d’exercer son droit de veto au Conseil de sécurité contre le renouvellement du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) déployée en Haïti depuis 2004. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4531
mardi 18 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie taïwanaise, James Huang, a effectué comme prévu une brève visite à Port-au-Prince samedi dernier, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères taïwanais cité mardi par Radio Taiwan International.
Au cours de son passage à Port-au-Prince, M. Huang s’est entretenu notamment avec le Président René Préval. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération économique entre les deux pays et l’aide que Taipei peut apporter au développement de l’agriculture en Haïti.
Cependant, la Présidence haïtienne est restée muette sur cete visite comme sur beaucoup d’autres.
Le chancelier taïwanais s’était rendu auparavant en République Dominicaine où il a été décoré de l’ordre national Christophe Colomb.
Haïti et la République Dominicaine figurent parmi 24 pays au monde ayant maintenu leurs relations diplomatiques avec Taïwan et continué à lui reconnaître un statut d’Etat souverain au grand dam de Pékin.
Mécontente des relations privilégiées existant entre les autorités haïtiennes et sa "province rebelle", la Chine Populaire a déjà menacé d’exercer son droit de veto au Conseil de sécurité contre le renouvellement du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) déployée en Haïti depuis 2004. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4531
Haïti créditée d’une croissance économique de 3,5% en 2007, selon la CEPAL
Troisième année consécutive de croissance positive, mais le chômage reste extrêmement élevé
mardi 18 décembre 2007,
Radio Kiskeya
L’économie haïtienne a enregistré une croissance de 3,5% en 2007, maintenant une tendance favorable pour la troisième année consécutive, selon le rapport annuel de la Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL) qui vient d’être rendu public à Santiago du Chili.
L’organe onusien chargé de monitorer les économies de la région souligne que des résultats relativement positifs ont caractérisé les indicateurs macroéconomiques de l’année fiscale 2006/2007, premier exercice budgétaire complet de l’adiministration Préval/Alexis arrivée au pouvoir à la mi-2006.
Cependant, le document intitulé "Bilan préliminaire des économies de l’Ámérique latine et de la Caraïbe" montre aussi que la croissance reste très modeste dans plusieurs secteurs, ce qui indique que la relance de l’économie mérite d’être encore consolidée.
Parallèlement, la CEPAL souligne que les graves déficiences des infrastructures, particulièrement en matière énergétique, peuvent représenter une menace pour une relance économique soutenue même si en 2008 le Produit Intérieur Brut (PIB) devrait connaître une croissance de 4%, selon les projections.
Le taux d’inflation s’est situé au cours des douze derniers mois autour de 7,9%, soit une baisse de 4,5 points en rythme annuel par rapport à l’exercice précédent. Ces bons points sont attribués à la politique du gouvernement, mais aussi et surtout à la stabilité des taux de change.
Le déficit fiscal qui correspond à 1,5% du PIB a pu être comblé sans aucun financement de la Banque Centrale se félicite la CEPAL qui relève que, pour la première fois depuis dix ans, la balance des paiements accuse un excédent de 99 millions de dollars.
La lutte contre l’évasion fiscale, la fraude et la corruption annoncée par le gouvernement a apparemment joué un rôle important dans les résultats enregistrés.
Enfin, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes déplore la persistance de la stagnation du marché de l’emploi dans un pays confronté au chômage de masse.
En dépit de ce bilan relativement intéressant dressé par la CEPAL, l’économie nationale, très peu compétitive, reste la plus faible de toute l’Amérique latine et de la Caraïbe. Seul le Mexique a connu un taux de croissance égal à celui d’Haïti (3,5%) et de loin inférieur à la moyenne régionale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4525
Pour rire :
Vous avez dit macroéconomie ?...ahhhh ok !
Sixième anniversaire de l’attaque contre les partis politiques
Les chefs de partis politiques se souviennent de la journée du 17 décembre 2001 comme l’un des pires moments de leur existence. A l’époque des militants du parti d’Aristide, Fanmi Lavalas, avaient incendié les locaux de plusieurs partis politiques de l’opposition en représailles à une rumeur non vérifiée de coup d’état. Le chef de file de l’Alliance, Evans Paul espère qu’il ne vivra plus des moments aussi terribles, et se réjouit du climat d’apaisement politique instauré dans le pays depuis environ deux ans à l’initiative du président René Préval. Selon M. Paul, la présidence et le gouvernement n’encouragent pas les actes de violence enregistrés dans le pays comme ce fut le cas sous le gouvernement d’Aristide. Tout en rappelant que des actes de violence sont enregistrés dans tous les pays du monde, M. Paul appelle tous les acteurs politiques à œuvrer en vue de consolider le climat d’apaisement politique. De plus, Evans Paul croit qu’il faut adopter des dispositions pour faire baisser la violence sociale. De son coté, le leader du Mouvement Chrétien pour une nouvelle Haïti ( Mochrenah), Luc Mesadieu, affirme avoir été sauvé in extremis de l’attaque des lavalasiens au cours duquel son garde du corps a été tué. " Ma maison a été incendié ainsi que 4 véhicules", dit-il précisant que l’église et la résidence du vice président du parti ont été également incendiées. A l’époque l’Union Européenne (UE) avait reprouvé les actions violentes déclenchées à la capitale comme en province par des Organisations Populaires (OP)” contre des responsables de l’opposition. Les Quinze disent “réprouver, sans réserve, les violences et intimidations dont sont victimes ces derniers temps, et en toute impunité, certains médias “. Pour sa part, l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) avait condamné l’explosion de violence sous toutes ses formes et quelle qu’en soit la provenance qui a marqué la journée du 17 décembre 2001 et qui s’est soldée par des pertes en vies humaines et différents actes de vandalisme.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13328
Pour rire :
Masèl kokob man chalan dèyè-w…Atansyon K-plim men nawoum maselis dèyè-w !
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13328
Pour rire :
Masèl kokob man chalan dèyè-w…Atansyon K-plim men nawoum maselis dèyè-w !
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