Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 9 août 2013
Choléra en Haïti: l'ONU est responsable et doit payer
Agence France-Presse NEW YORK
Une étude de la prestigieuse université américaine de Yale confirme la responsabilité de Casques bleus népalais dans l'épidémie de choléra en Haïti et estime que l'ONU a le devoir d'examiner les demandes d'indemnisation des victimes.
L'épidémie a fait plus de 8000 morts depuis octobre 2010 et a infecté près de 650 000 personnes. Une enquête des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite en Haïti par un contingent népalais de la mission de l'ONU dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince.
Mais l'ONU a toujours refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie et avançant l'immunité dont elle bénéficie.
À la suite d'une étude de plusieurs mois, des étudiants et enseignants de Yale spécialisés en droit et en santé publique recommandent notamment à l'ONU de recevoir les plaintes des victimes et de prendre des mesures pour prévenir d'autres catastrophes de ce genre dans le monde.
«En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l'épidémie, l'ONU a failli à ses obligations au regard des lois humanitaires internationales», affirment les auteurs de l'étude.
«Le refus de l'ONU d'établir une commission d'indemnisation pour les victimes de l'épidémie constitue une violation de ses obligations contractuelles envers Haïti au regard des lois internationales».
Les chercheurs de Yale reconnaissent qu'aux termes de la charte des Nations unies et de la Convention sur les privilèges et l'immunité des Nations unies de 1946, l'ONU «est exemptée de toute poursuite devant la plupart des juridictions nationales et internationales».
Mais ils font valoir qu'en raison même de cette immunité, l'organisation devrait conclure avec les pays où sont stationnés ses Casques bleus des accords qui engagent sa responsabilité au cas où son personnel causerait des dommages à la population locale.
Interrogé sur cette étude, le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky a répondu que l'ONU n'avait pas changé de position sur ce dossier et a fait valoir une nouvelle fois les efforts de l'organisation pour lutter contre l'épidémie.
«Tout en considérant que les plaintes ne sont pas recevables, l'ONU fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider la population d'Haïti à surmonter l'épidémie de choléra», a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l'ONU et le gouvernement haïtien avaient lancé un appel de fonds de 100 millions de dollars, dont 40 millions spécifiquement consacrée à la lutte anti-choléra, mais a reconnu que seuls 8,7 millions avaient été rassemblés jusqu'ici.
Les victimes de l'épidémie de choléra se sont mobilisées pour réclamer plusieurs milliards de dollars d'indemnisations et ont averti qu'elles engageraient une action en justice à New York et en Europe si l'ONU s'obstine à refuser d'examiner leurs plaintes.
L'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, une organisation basée aux États-Unis qui les représente, entend réclamer 100 000 dollars pour chaque mort, et 50 000 dollars pour chaque personne infectée par l'épidémie.
HTTP://WWW.LAPRESSE.CA/INTERNATIONAL/AMERIQUE-LATINE/201308/08/01-4678263-CHOLERA-EN-HAITI-LONU-EST-RESPONSABLE-ET-DOIT-PAYER.PHP
Haïti-Justice/Décès du juge Jean Serge Joseph : L’épouse du défunt confirme la présence de Martelly et de Lamothe à une réunion précédant sa mort
P-au-P, 08 août 2013[AlterPresse] ---Rachelle Acelat Joseph, l’épouse du défunt juge Jean Serge Joseph, confirme, sur les ondes de Radio Télé Kiskeya, la participation du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe à une rencontre organisée dans l’après-midi du jeudi 11 juillet 2013, deux jours avant la mort du juge survenue le samedi 13 juillet 2013.
Martelly et Lamothe ont publiquement démenti leur présence à cette réunion dans les médias.Des menaces de mort auraient été proférées contre le juge d’instruction Jean Serge Joseph, présent à cette rencontre organisée au cabinet de Me. Louis Garry Lissade et à laquelle prenait aussi part le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, explique Acelat Joseph rapportant les informations qui lui ont été transmises par son mari.
Le juge a été emmené à cette rencontre par le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Raymond Jean Michel (un proche du pouvoir), précise-t-elle.
Cette rencontre a précédé la mort du juge, survenue, dans des circonstances non encore élucidées, le samedi 13 juillet 2013, à l’Hôpital Bernard Mevs, où il a été conduit d’urgence vers 1:00 am (5:00 gmt) le même jour.
Le juge Joseph aurait avalé une boisson à l’occasion de la rencontre du 11 juillet 2013, rapporte encore Rachelle Acelat Joseph à Radio Télé Kiskeya.
Après avoir prodigué les premiers soins au juge Jean Serge Joseph, après son admission, l’Hôpital Bernard Mevs aurait fait preuve d’une attitude apparemment hostile aux demandes de l’épouse du juge, suivant les mêmes déclarations.
« Je croyais que vous (le doyen) m’aviez dit que vous aviez le contrôle du juge en charge du dossier » : tels auraient été les propos de Martelly, adressés à Me. Raymond Jean Michel en la circonstance, soulignés par l’épouse du juge défunt.
« Où voyez-vous une épouse du président en prison », avait lâché Martelly ironiquement à l’endroit du juge Joseph, toujours selon elle.
D’après la victime, ce dernier a répliqué en ces termes : « là où il y a un État de droit ».
Martelly aurait fait part au juge Joseph qu’il est offusqué par la mesure de justice prise dans cette affaire et qu’il n’arrive à dormir qu’après avoir ingurgité de la drogue », ajoute encore l’épouse du défunt Jean Serge Joseph.
Le juge Joseph était en charge de l’affaire opposant le ministère public aux nommés Sophia Saint Rémy Martelly, l’épouse du président, et Olivier Martelly, leur fils, accusés de corruption, de blanchiment, d’usurpation de fonction et dilapidation des fonds du trésor public.
Le mardi 2 juillet 2013, le juge d’instruction du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Jean Serge Joseph, avait rendu un jugement, ordonnant la mise à disposition, pour la justice, du premier ministre, des ministres ainsi que de grands fonctionnaires conformément à l’article 398 du code d’instruction criminelle.
La participation du président de
La commission sénatoriale ad hoc d’enquête, sur le décès du juge Joseph, aurait recommandé la mise en accusation « pour crime de haute trahison » du président Martelly, du premier ministre Lamothe ainsi que du ministre de la justice Jean Renel Sanon dans le cadre de ce dossier. [emb rc apr 08/08/2013 16:40]
Un bras de fer politique dégénère en combat de rue à la Chambre basse : Fritz Gérald Bourjolly, Jean-René Lochard et les autres ont croisé les gants
Ces scènes de pugilat, apparemment vulgaires, qui déshonorent le Parlement, cachent cependant un enjeu capital : le présumé projet de renvoi, en janvier 2014, d’un deuxième tiers du Sénat que les pro-Martelly ont pratiquement confirmé en obtenant la mise à l’écart des amendements apportés par le Sénat à la loi électorale de 2008
Publié le mercredi 7 août 2013
Le Député d’Aquin (sud), Fritz Gérald Bourjolly, a été frappé au visage mercredi en fin d’après-midi par son collègue de la deuxième circonscription de Port-au-Prince (ouest), Jean-René Lochard, dans une violente bagarre entre les deux hommes dans laquelle étaient également impliqués d’autres élus, lors d’une séance qui a projeté une image désastreuse du Parlement sur fond de graves contentieux politiques.
Ce spectacle lamentable, dont les images ont été diffusées à la télévision, a forcé le bureau de la Chambre basse à suspendre immédiatement la séance qui réunissait une assemblée composée en majorité des membres du bloc progouvernemental PSP et appelée à se prononcer sur plusieurs lois et projets de loi, notamment le récent amendement par le Sénat de la loi électorale de 2008.
Le Grand Corps avait apporté des modifications fixant à six ans le mandat des dix Sénateurs élus en 2009, contrairement à la version initiale de la loi qui stipulait que les élus devaient partir en janvier 2014. La situation allait dégénérer lorsque un vote a entériné une proposition des représentants de la majorité présidentielle modifiant l’ordre du jour et écartant automatiquement des débats la révision de la loi électorale de 2008.
Certains Députés de l’opposition, appartenant pour la plupart au PRI, ont vivement dénoncé à la tribune ce vote comme un stratagème du pouvoir pour atteindre son objectif de renvoyer, en janvier prochain, un deuxième tiers du Sénat et de constater dans la foulée la caducité du Parlement.
Connu pour sa fougue et sa propension à la violence, Fritz Gérald Bourjolly s’est rageusement emparé du rapport d’analyse de la loi de finance 2013-2014 que présentait avec application son collègue Cholzer Chancy.
Des gifles et des coups de poing sont alors partis dans tous les sens, transformant l’hémicycle en une salle de combat où, sans la moindre retenue, les plus costauds faisaient parler la poudre.
Chemises défaites, vestes déchirées, documents piétinés, pupitre renversé, bilan d’une séance à l’issue dramatique dans l’enceinte sacrée d’une institution censée incarner la démocratie et ses plus grandes vertus aux yeux de la nation. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9707
Publié le mercredi 7 août 2013
Le Député d’Aquin (sud), Fritz Gérald Bourjolly, a été frappé au visage mercredi en fin d’après-midi par son collègue de la deuxième circonscription de Port-au-Prince (ouest), Jean-René Lochard, dans une violente bagarre entre les deux hommes dans laquelle étaient également impliqués d’autres élus, lors d’une séance qui a projeté une image désastreuse du Parlement sur fond de graves contentieux politiques.
Ce spectacle lamentable, dont les images ont été diffusées à la télévision, a forcé le bureau de la Chambre basse à suspendre immédiatement la séance qui réunissait une assemblée composée en majorité des membres du bloc progouvernemental PSP et appelée à se prononcer sur plusieurs lois et projets de loi, notamment le récent amendement par le Sénat de la loi électorale de 2008.
Le Grand Corps avait apporté des modifications fixant à six ans le mandat des dix Sénateurs élus en 2009, contrairement à la version initiale de la loi qui stipulait que les élus devaient partir en janvier 2014. La situation allait dégénérer lorsque un vote a entériné une proposition des représentants de la majorité présidentielle modifiant l’ordre du jour et écartant automatiquement des débats la révision de la loi électorale de 2008.
Certains Députés de l’opposition, appartenant pour la plupart au PRI, ont vivement dénoncé à la tribune ce vote comme un stratagème du pouvoir pour atteindre son objectif de renvoyer, en janvier prochain, un deuxième tiers du Sénat et de constater dans la foulée la caducité du Parlement.
Connu pour sa fougue et sa propension à la violence, Fritz Gérald Bourjolly s’est rageusement emparé du rapport d’analyse de la loi de finance 2013-2014 que présentait avec application son collègue Cholzer Chancy.
Des gifles et des coups de poing sont alors partis dans tous les sens, transformant l’hémicycle en une salle de combat où, sans la moindre retenue, les plus costauds faisaient parler la poudre.
Chemises défaites, vestes déchirées, documents piétinés, pupitre renversé, bilan d’une séance à l’issue dramatique dans l’enceinte sacrée d’une institution censée incarner la démocratie et ses plus grandes vertus aux yeux de la nation. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9707
mercredi 7 août 2013
Départ de la MINUSTAH, Port-Salut prêche par l'exemple
Le Nouvelliste | Publié le :05 août 2013
JEANTY Gérard Junior Jounty003@yahoo.fr
Symbole de liberté, la place publique désignée sous le nom de « Résistance », construite récemment à Port-Salut, a été inaugurée le week-end écoulé.
Sur cette place est érigé un mémorial dédié aux victimes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Située sur le boulevard Lafosse, la place publique « Résistance » est considérée comme un symbole évoquant la gloire de cette ville qui avait agi avec bravoure afin de pousser les soldats onusiens hors de ses frontières.
Le mémorial dressé à cet endroit est la représentation d'un Noir qui, après avoir cassé la chaîne par laquelle il était attaché, célèbre sa victoire en levant sa main gauche en l'air tout en piétinant le casque bleu d'un soldat sous lequel se trouvent une multitude de têtes de mort.
De surcroît, tout autour de cette place flotte le bicolore national.
« Cette place publique est construite afin de marquer la grande victoire de cette ville qui a poussé le dos des soldats onusiens, a affirmé Eric Jean-Baptiste, l'homme qui se présente sous un double chapeau : politicien et homme d'affaires.
Nous ne voulons pas que cet exploit tombe dans l'oubli.
La population s'était mobilisée pour dire non à l'occupation étrangère de notre chère Haïti. Elle a lutté de toutes ses forces, à l'instar de nos ancêtres, pour obliger les soldats de la MINUSTAH à vider les lieux. Cette place publique, c'est une façon de fouetter l'orgueil de nos compatriotes haïtiens et de les appeler à la solidarité en vue de chasser la MINUSTAH du reste du pays. »
C'est la même idée partagée par le député de Port-Salut, Sinal Bertrand.
« Le bilan est lourd. La MINUSTAH qui nous a transmis le choléra est responsable des 8 000 morts causés par cette épidémie qui a également affecté 600 000 autres personnes. Cette force d'occupation qui a souillé notre sol a perpétré d'autres crimes atroces dans le pays dont la pendaison d'un jeune Haïtien au Cap-Haitien et le viol du jeune Johnny Jean à Port-Salut.
A travers cette place publique que nous inaugurons, nous voulons envoyer un message au reste du pays. Les 4 000 habitants de cette ville et moi, nous sommes mobilisés pour que les soldats de la force onusienne ne violent pas d'autres jeunes par ici. C'est un exemple à suivre partout dans le reste du pays », a soutenu le parlementaire.
« Du sol soyons seuls maîtres », c'est le slogan affiché sur la place publique « Résistance » qui a été inaugurée dans une atmosphère de carnaval.
Outre sa portée historique, cette place publique est aussi un endroit de divertissement pour les petits enfants. Avant même le déroulement de la cérémonie inaugurale, ces derniers viennent s'amuser comme des fous sur cette place publique dont la construction a été financée par la fondation Eric Jean-Baptiste.
D'autres institutions ont contribué à la réussite de ce projet dont le jardin botanique des Cayes qui a fourni des plantules pour boiser l'espace. Les riverains de cette zone ont aussi collaboré dans la construction de cette place et du mémorial.
JEANTY Gérard Junior
Jounty003@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119722
JEANTY Gérard Junior Jounty003@yahoo.fr
Symbole de liberté, la place publique désignée sous le nom de « Résistance », construite récemment à Port-Salut, a été inaugurée le week-end écoulé.
Sur cette place est érigé un mémorial dédié aux victimes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Située sur le boulevard Lafosse, la place publique « Résistance » est considérée comme un symbole évoquant la gloire de cette ville qui avait agi avec bravoure afin de pousser les soldats onusiens hors de ses frontières.
Le mémorial dressé à cet endroit est la représentation d'un Noir qui, après avoir cassé la chaîne par laquelle il était attaché, célèbre sa victoire en levant sa main gauche en l'air tout en piétinant le casque bleu d'un soldat sous lequel se trouvent une multitude de têtes de mort.
De surcroît, tout autour de cette place flotte le bicolore national.
« Cette place publique est construite afin de marquer la grande victoire de cette ville qui a poussé le dos des soldats onusiens, a affirmé Eric Jean-Baptiste, l'homme qui se présente sous un double chapeau : politicien et homme d'affaires.
Nous ne voulons pas que cet exploit tombe dans l'oubli.
La population s'était mobilisée pour dire non à l'occupation étrangère de notre chère Haïti. Elle a lutté de toutes ses forces, à l'instar de nos ancêtres, pour obliger les soldats de la MINUSTAH à vider les lieux. Cette place publique, c'est une façon de fouetter l'orgueil de nos compatriotes haïtiens et de les appeler à la solidarité en vue de chasser la MINUSTAH du reste du pays. »
C'est la même idée partagée par le député de Port-Salut, Sinal Bertrand.
« Le bilan est lourd. La MINUSTAH qui nous a transmis le choléra est responsable des 8 000 morts causés par cette épidémie qui a également affecté 600 000 autres personnes. Cette force d'occupation qui a souillé notre sol a perpétré d'autres crimes atroces dans le pays dont la pendaison d'un jeune Haïtien au Cap-Haitien et le viol du jeune Johnny Jean à Port-Salut.
A travers cette place publique que nous inaugurons, nous voulons envoyer un message au reste du pays. Les 4 000 habitants de cette ville et moi, nous sommes mobilisés pour que les soldats de la force onusienne ne violent pas d'autres jeunes par ici. C'est un exemple à suivre partout dans le reste du pays », a soutenu le parlementaire.
« Du sol soyons seuls maîtres », c'est le slogan affiché sur la place publique « Résistance » qui a été inaugurée dans une atmosphère de carnaval.
Outre sa portée historique, cette place publique est aussi un endroit de divertissement pour les petits enfants. Avant même le déroulement de la cérémonie inaugurale, ces derniers viennent s'amuser comme des fous sur cette place publique dont la construction a été financée par la fondation Eric Jean-Baptiste.
D'autres institutions ont contribué à la réussite de ce projet dont le jardin botanique des Cayes qui a fourni des plantules pour boiser l'espace. Les riverains de cette zone ont aussi collaboré dans la construction de cette place et du mémorial.
JEANTY Gérard Junior
Jounty003@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119722
Martelly dispose d'un avant-projet de loi électorale revu et corrigé
Roberson Alphonse
« La commission présidentielle pour la réforme de la justice, composée, entre autres des Me Jean Joseph Exumé, Sybil Théard Mevs, Bernard Gousse, Justin Fièvre, qui a planché, à la demande du cabinet du chef de l'Etat, sur l'avant-projet de loi électorale envoyé au président Michel Joseph Martelly par le CTCEP, a remis son rapport », a révélé Lucien Jura au journal ce lundi.
Mercredi, ce texte devra être adopté en Conseil des ministres, avant d'être acheminé au Parlement dans le courant de la semaine, a poursuivi le porte-parole de la présidence, occupé à « mettre des virgules » dans la lettre de transmission de ce document dont le « contenu sera public ».
« Le texte comporte pas mal d'aménagements et de recommandations », a confié Lucien Jura, rappelant que le président Michel Joseph Martelly s'est toujours positionné en faveur de la tenue des élections.
Dans la même veine, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a souligné que ces avancées montrent « qu'il y a une velléité d'acheminer l'avant-projet de loi au Parlement ».
Sur ce terrain, Ralph Théano, fraîchement revenu de vacances, ne voit pas d'obstacles.
« Si nous travaillons avec une majorité à la Chambre des députés, c'est normal qu'elle soutienne le gouvernement », a-t-il expliqué, ajoutant que la majorité, constituée de 55 députés, analyse actuellement la demande d'adhésion de « dix députés, dissidents d'autres blocs ».
« Au Sénat, on est un petit peu confortable. Il y a plus de peur que de mal », a indiqué Ralph Théano.
Le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, ne s'emballe pas. « C'est du maquillage », a-t-il dit, assurant que le président Martelly envoie ce texte parce qu'il a reçu des « pressions de la communauté internationale ». « Si le président voulait organiser des élections, ce n'est pas maintenant qu'il aurait envoyé l'avant-projet de loi en sachant pertinemment que les députés partiront en vacances dans quelques semaines et que la priorité des priorités est accordée au vote du budget de la République », a indiqué Desras Simon Dieuseul.
« Le pays, a-t-il insisté, se dirige vers le chaos ».
D'un revers de main, il a qualifié de « paroles démagogiques » les propos de l'ambassadeur des Etats-Unis, Pamela Ann White, qui a soutenu dans la presse qu'il y a « une possibilité d'organiser les élections en 2013 ». Et son pays, sans faire d'ingérence dans les affaires internes d'Haïti, met 10 millions de dollars sur la table pour la tenue d'élections crédibles, transparentes et pacifiques.
Sur l'avant-projet de loi électorale, Mirlande Hyppolite Manigat souligne avoir entendu à la radio qu'il y aurait une vingtaine d'aménagements dans le texte.
« Attendons de voir le texte et ce qui en reste avant de faire des commentaires », a indiqué la constitutionnaliste et femme politique, contre qui le président Martelly avait lancé une attaque frontale, l'accusant d'être le cerveau d'un coup d'Etat.
Mirlande Manigat, qui avait rembarré cet assaut du chef de l'Etat dans une lettre dans laquelle elle a réaffirmé son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines, a entre-temps eu un dîner avec des diplomates étrangers il y a quelques jours.
« J'ai eu une rencontre sociale. J'étais à un dîner. J'ai rencontré des ambassadeurs. C'est tout. Ce n'était pas une rencontre politique », a assuré Mirlande H. Manigat, qui a affiché son ambition de courir pour le fauteuil présidentiel à nouveau lors de la prochaine présidentielle.
Si Mirlande H. Manigat attend avant de faire des commentaires sur l'avant-projet de loi électorale, en off, un conseiller électoral fourbit ses armes.
« Je suis disposé à contester au Parlement d'éventuels amendements contraires à la volonté du Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) de se libérer des corsets de l'exécutif », a-t-il dit, ajoutant « que la présidence n'a pas qualité pour effectuer des changements dans le texte ».
La pomme de discorde, selon ce conseiller, sera peut-être le poste de directeur général. « Nous voulons que ce soit le Conseil qui nomme le directeur général mais pas le président Martelly qui, à la radio, a toujours dit que le directeur général représente ses yeux au CTECEP », a expliqué ce conseiller.
Le résultat de ces travaux réalisés par d'éminents juristes dans l'intervalle de quatre à cinq semaines provoquera à coup sûr, des débats contradictoires au Parlement et au sein de la société. On ne sait pas combien de temps cela prendra avant que cet avant-projet de loi devient loi.
Techniquement, il faut entre cinq et six mois pour organiser les élections si la loi électorale et les ressources financières sont disponibles, selon des experts en organisation d'élections.
Août est le huitième mois de l'année. Entre-temps, des sources concordantes ont souligné un net regain d'activité de représentants de la communauté internationale en Haïti. Ils sont préoccupés que cette « petite crise » que représente l'incapacité d'Haïti à organiser les élections ne devienne une « grande crise ».
D'autant que les nerfs deviennent un peu plus à fleur de peau à l'approche du 14 janvier, sans un accord sur la fin ou non du mandat d'un autre tiers du Sénat de la République.
Carte pelouse.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119733
« La commission présidentielle pour la réforme de la justice, composée, entre autres des Me Jean Joseph Exumé, Sybil Théard Mevs, Bernard Gousse, Justin Fièvre, qui a planché, à la demande du cabinet du chef de l'Etat, sur l'avant-projet de loi électorale envoyé au président Michel Joseph Martelly par le CTCEP, a remis son rapport », a révélé Lucien Jura au journal ce lundi.
Mercredi, ce texte devra être adopté en Conseil des ministres, avant d'être acheminé au Parlement dans le courant de la semaine, a poursuivi le porte-parole de la présidence, occupé à « mettre des virgules » dans la lettre de transmission de ce document dont le « contenu sera public ».
« Le texte comporte pas mal d'aménagements et de recommandations », a confié Lucien Jura, rappelant que le président Michel Joseph Martelly s'est toujours positionné en faveur de la tenue des élections.
Dans la même veine, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a souligné que ces avancées montrent « qu'il y a une velléité d'acheminer l'avant-projet de loi au Parlement ».
Sur ce terrain, Ralph Théano, fraîchement revenu de vacances, ne voit pas d'obstacles.
« Si nous travaillons avec une majorité à la Chambre des députés, c'est normal qu'elle soutienne le gouvernement », a-t-il expliqué, ajoutant que la majorité, constituée de 55 députés, analyse actuellement la demande d'adhésion de « dix députés, dissidents d'autres blocs ».
« Au Sénat, on est un petit peu confortable. Il y a plus de peur que de mal », a indiqué Ralph Théano.
Le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, ne s'emballe pas. « C'est du maquillage », a-t-il dit, assurant que le président Martelly envoie ce texte parce qu'il a reçu des « pressions de la communauté internationale ». « Si le président voulait organiser des élections, ce n'est pas maintenant qu'il aurait envoyé l'avant-projet de loi en sachant pertinemment que les députés partiront en vacances dans quelques semaines et que la priorité des priorités est accordée au vote du budget de la République », a indiqué Desras Simon Dieuseul.
« Le pays, a-t-il insisté, se dirige vers le chaos ».
D'un revers de main, il a qualifié de « paroles démagogiques » les propos de l'ambassadeur des Etats-Unis, Pamela Ann White, qui a soutenu dans la presse qu'il y a « une possibilité d'organiser les élections en 2013 ». Et son pays, sans faire d'ingérence dans les affaires internes d'Haïti, met 10 millions de dollars sur la table pour la tenue d'élections crédibles, transparentes et pacifiques.
Sur l'avant-projet de loi électorale, Mirlande Hyppolite Manigat souligne avoir entendu à la radio qu'il y aurait une vingtaine d'aménagements dans le texte.
« Attendons de voir le texte et ce qui en reste avant de faire des commentaires », a indiqué la constitutionnaliste et femme politique, contre qui le président Martelly avait lancé une attaque frontale, l'accusant d'être le cerveau d'un coup d'Etat.
Mirlande Manigat, qui avait rembarré cet assaut du chef de l'Etat dans une lettre dans laquelle elle a réaffirmé son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines, a entre-temps eu un dîner avec des diplomates étrangers il y a quelques jours.
« J'ai eu une rencontre sociale. J'étais à un dîner. J'ai rencontré des ambassadeurs. C'est tout. Ce n'était pas une rencontre politique », a assuré Mirlande H. Manigat, qui a affiché son ambition de courir pour le fauteuil présidentiel à nouveau lors de la prochaine présidentielle.
Si Mirlande H. Manigat attend avant de faire des commentaires sur l'avant-projet de loi électorale, en off, un conseiller électoral fourbit ses armes.
« Je suis disposé à contester au Parlement d'éventuels amendements contraires à la volonté du Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) de se libérer des corsets de l'exécutif », a-t-il dit, ajoutant « que la présidence n'a pas qualité pour effectuer des changements dans le texte ».
La pomme de discorde, selon ce conseiller, sera peut-être le poste de directeur général. « Nous voulons que ce soit le Conseil qui nomme le directeur général mais pas le président Martelly qui, à la radio, a toujours dit que le directeur général représente ses yeux au CTECEP », a expliqué ce conseiller.
Le résultat de ces travaux réalisés par d'éminents juristes dans l'intervalle de quatre à cinq semaines provoquera à coup sûr, des débats contradictoires au Parlement et au sein de la société. On ne sait pas combien de temps cela prendra avant que cet avant-projet de loi devient loi.
Techniquement, il faut entre cinq et six mois pour organiser les élections si la loi électorale et les ressources financières sont disponibles, selon des experts en organisation d'élections.
Août est le huitième mois de l'année. Entre-temps, des sources concordantes ont souligné un net regain d'activité de représentants de la communauté internationale en Haïti. Ils sont préoccupés que cette « petite crise » que représente l'incapacité d'Haïti à organiser les élections ne devienne une « grande crise ».
D'autant que les nerfs deviennent un peu plus à fleur de peau à l'approche du 14 janvier, sans un accord sur la fin ou non du mandat d'un autre tiers du Sénat de la République.
Carte pelouse.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119733
Qu'allons-nous faire de la Minustah ?
Dans un rapport publié ce mardi, l'ONU est mise à l'index pour son implication dans la propagation de l'épidémie de choléra qui, depuis 2010, a tué plus de 8 000 Haïtiens et infecté près d'un million d'autres.
Ce rapport, un de plus, se heurte au mur de la honte et du silence que l'Organisation des Nations unies (ONU) a érigé pour se protéger des demandes de réparation introduites par des plaignants haïtiens.
Même les excuses et les regrets n'entrent pas dans le vocabulaire des diplomates de la multinationale de l'aide que sont l'ONU et ses Casques bleus.
En vertu de la section 29 de la Convention sur les « privilèges et immunités », l'ONU rejette toute demande d'indemnisation des victimes du choléra et de leur famille, rappelle un article de Radio-Canada.
Les autorités haïtiennes ne soutiennent pas les revendications de réparation adressées à l'ONU. Elles font copain-copain avec la principale force armée présente sur le territoire national.
Mardi 6 août, alors que le rapport sur le choléra sortait, Haïti s'associait à l'ONU pour demander au monde cent millions de dollars d'aide. Les cent millions doivent être utilisés en faveur de deux millions de nos compatriotes « menacés par la famine, les maladies et des catastrophes naturelles».
Chaque année, à pareille époque ou après le passage d'une catastrophe naturelle, un appel similaire est lancé. Depuis quelque temps, les résultats sont maigres. L'ONU, Haïti, l'ONU en Haïti ne font plus recette.
Devant une suite de mauvaises nouvelles, que fait encore en Haïti la mission de l'ONU, notre fameuse Minustah ?
Elle reste pour veiller au grain.
Pour nous empêcher de sortir des minces rails du processus démocratique. Elle reste pour appuyer le dernier président élu démocratiquement en date et pour le forcer, s'il hésite ou rechigne, le jour venu, à laisser sa place au suivant démocratiquement élu.
L'ONU, pour sa deuxième mission de maintien de la paix en Haïti, est venue à la demande de couches de la population qui feignent d'oublier leur peur des années 2003-2004.
Elles ne se souviennent que de leurs frustrations de 2006 ou de 2011.
La Minustah est un disgracieux balancier dans le jeu politique. À la veille des prochaines élections, ne faisons pas comme si nous ne le savons pas. Le prix de sa présence est élevé. Cela vaut-il la peine ?
Toute la question est là.
Pour souligner que le compte de la mission est tenu, une place publique a été inaugurée à Port-Salut le week-end écoulé. On y voit un Haïtien piétiner un Casque bleu de l'ONU. Port-Salut est la ville avilie par le comportement des militaires uruguayens. Auteurs d'une parodie ou d'un vrai viol, ces amis venus nous aider nous ont démolis, avant de plier bagage.
La place publique de Port-Salut gifle l'organisation mondiale et ses défauts. Une belle petite revanche. Un acompte.
Ce rapport, un de plus, se heurte au mur de la honte et du silence que l'Organisation des Nations unies (ONU) a érigé pour se protéger des demandes de réparation introduites par des plaignants haïtiens.
Même les excuses et les regrets n'entrent pas dans le vocabulaire des diplomates de la multinationale de l'aide que sont l'ONU et ses Casques bleus.
En vertu de la section 29 de la Convention sur les « privilèges et immunités », l'ONU rejette toute demande d'indemnisation des victimes du choléra et de leur famille, rappelle un article de Radio-Canada.
Les autorités haïtiennes ne soutiennent pas les revendications de réparation adressées à l'ONU. Elles font copain-copain avec la principale force armée présente sur le territoire national.
Mardi 6 août, alors que le rapport sur le choléra sortait, Haïti s'associait à l'ONU pour demander au monde cent millions de dollars d'aide. Les cent millions doivent être utilisés en faveur de deux millions de nos compatriotes « menacés par la famine, les maladies et des catastrophes naturelles».
Chaque année, à pareille époque ou après le passage d'une catastrophe naturelle, un appel similaire est lancé. Depuis quelque temps, les résultats sont maigres. L'ONU, Haïti, l'ONU en Haïti ne font plus recette.
Devant une suite de mauvaises nouvelles, que fait encore en Haïti la mission de l'ONU, notre fameuse Minustah ?
Elle reste pour veiller au grain.
Pour nous empêcher de sortir des minces rails du processus démocratique. Elle reste pour appuyer le dernier président élu démocratiquement en date et pour le forcer, s'il hésite ou rechigne, le jour venu, à laisser sa place au suivant démocratiquement élu.
L'ONU, pour sa deuxième mission de maintien de la paix en Haïti, est venue à la demande de couches de la population qui feignent d'oublier leur peur des années 2003-2004.
Elles ne se souviennent que de leurs frustrations de 2006 ou de 2011.
La Minustah est un disgracieux balancier dans le jeu politique. À la veille des prochaines élections, ne faisons pas comme si nous ne le savons pas. Le prix de sa présence est élevé. Cela vaut-il la peine ?
Toute la question est là.
Pour souligner que le compte de la mission est tenu, une place publique a été inaugurée à Port-Salut le week-end écoulé. On y voit un Haïtien piétiner un Casque bleu de l'ONU. Port-Salut est la ville avilie par le comportement des militaires uruguayens. Auteurs d'une parodie ou d'un vrai viol, ces amis venus nous aider nous ont démolis, avant de plier bagage.
La place publique de Port-Salut gifle l'organisation mondiale et ses défauts. Une belle petite revanche. Un acompte.
De si appétissants petits mensonges
Des hurluberlus, sans heure ni invitation, envahissent la presse pour dire des vérités inventées de toutes pièces.
Grâce à la magie de leur verbe, leur bagout et leur entregent, on ne compte plus les incidents sans lendemain, les assassinats sans victime, les dénonciations sans suite, les statistiques infondées, les arguments sans sens qui ornent les bulletins de nouvelles et les articles.
Ces as des as nous enfument, nous entubent, nous emberlificotent.
L’œil brillant d'audace, deux semaines ou deux mois plus tard, les mêmes hurluberlus reviennent sur les lieux de leur dernière imposture proposer une nouvelle mouture de la vérité de leur invention.
Ces prix Nobel des légendes urbaines ne s'essoufflent jamais.
Leur imagination s'inquiète de la vivacité et de la capacité infinie de leur talent à broder des contours mirifiques ou tragiques au moindre fait divers. D'autres, du même tonneau, manipulent les concepts, travestissent les témoignages, passent outre les preuves, réécrivent l'histoire, distribuent beaux et mauvais rôles comme bon leur semble.
Convaincus que seule l'attention obtenue sous le soleil de ce jour compte, ils lancent le lendemain de nouveaux bobards sans gêne ni honte. Hypnotisés par la lampe de leur génie, les papillons que nous sommes dansent sans fatigue l'entraînante, l'envoûtante, l'ensorcelante mélodie de la vérité fabriquée à l'eau des opinions assisses sur les bases intéressées de leur version de l'histoire telle qu'ils voudraient qu'elle s'écrive. Pour ne pas être en reste, des autorités investies de tous les pouvoirs - premier magistrat, plénipotentiaire, ministre, maire désigné, grande figures de toutes les oppositions, chefs de tous plumages - se lancent aussi dans les travestissements des faits, des opinons, des nouvelles, des dates, des souhaits.
On nous fait tourner en bourrique, on nous fourgue toutes les herbes : les médecines, les purges, les calmantes, les dopantes, les amères, les indigestes, tout.
Devons-nous continuer allégrement à laisser le mot vérité se vider de son sens pour la simple raison que les petits mensonges sont plaisants, appétissants et font passer le temps ?
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119730
Grâce à la magie de leur verbe, leur bagout et leur entregent, on ne compte plus les incidents sans lendemain, les assassinats sans victime, les dénonciations sans suite, les statistiques infondées, les arguments sans sens qui ornent les bulletins de nouvelles et les articles.
Ces as des as nous enfument, nous entubent, nous emberlificotent.
L’œil brillant d'audace, deux semaines ou deux mois plus tard, les mêmes hurluberlus reviennent sur les lieux de leur dernière imposture proposer une nouvelle mouture de la vérité de leur invention.
Ces prix Nobel des légendes urbaines ne s'essoufflent jamais.
Leur imagination s'inquiète de la vivacité et de la capacité infinie de leur talent à broder des contours mirifiques ou tragiques au moindre fait divers. D'autres, du même tonneau, manipulent les concepts, travestissent les témoignages, passent outre les preuves, réécrivent l'histoire, distribuent beaux et mauvais rôles comme bon leur semble.
Convaincus que seule l'attention obtenue sous le soleil de ce jour compte, ils lancent le lendemain de nouveaux bobards sans gêne ni honte. Hypnotisés par la lampe de leur génie, les papillons que nous sommes dansent sans fatigue l'entraînante, l'envoûtante, l'ensorcelante mélodie de la vérité fabriquée à l'eau des opinions assisses sur les bases intéressées de leur version de l'histoire telle qu'ils voudraient qu'elle s'écrive. Pour ne pas être en reste, des autorités investies de tous les pouvoirs - premier magistrat, plénipotentiaire, ministre, maire désigné, grande figures de toutes les oppositions, chefs de tous plumages - se lancent aussi dans les travestissements des faits, des opinons, des nouvelles, des dates, des souhaits.
On nous fait tourner en bourrique, on nous fourgue toutes les herbes : les médecines, les purges, les calmantes, les dopantes, les amères, les indigestes, tout.
Devons-nous continuer allégrement à laisser le mot vérité se vider de son sens pour la simple raison que les petits mensonges sont plaisants, appétissants et font passer le temps ?
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119730
lundi 5 août 2013
Mort suspecte à Haïti: visa refusé pour la femme du juge Joseph
Les proches du juge canado-haïtien Jean Serge Joseph, dont la
mort récente en Haïti soulève la controverse, fulminent.
L'épouse de M. Joseph, qui vit en Haïti, s'est vu refuser une demande de visa par le gouvernement canadien pour assister aux funérailles de son mari à Montréal.
La famille a dû reporter les funérailles prévues pour demain et s'interroge sur les causes de ce refus.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201308/03/01-4676705-mort-suspecte-a-haiti-visa-refuse-pour-la-femme-du-juge-joseph.php
L'épouse de M. Joseph, qui vit en Haïti, s'est vu refuser une demande de visa par le gouvernement canadien pour assister aux funérailles de son mari à Montréal.
La famille a dû reporter les funérailles prévues pour demain et s'interroge sur les causes de ce refus.
«Cette situation est inacceptable. Ce n'est pas
seulement une question de décence, mais carrément de droit», a dit hier Jean
Fils-Aimé, un proche de la victime.
Jean Serge Joseph, un citoyen canadien, est décédé en Haïti le
13 juillet dernier. La cause officielle de la mort est un accident vasculaire
cérébral.
Trois enquêtes en Haïti et une autre du Bureau du coroner du Québec ont toutefois été lancées pour éclaircir les circonstances du décès.
M. Joseph enquêtait sur des allégations de fraude ciblant la famille du président haïtien Michel Martelly au moment de sa mort.
Trois enquêtes en Haïti et une autre du Bureau du coroner du Québec ont toutefois été lancées pour éclaircir les circonstances du décès.
M. Joseph enquêtait sur des allégations de fraude ciblant la famille du président haïtien Michel Martelly au moment de sa mort.
Le corps de M. Joseph a été rapatrié à Montréal le 22 juillet dernier,
où une autopsie a été pratiquée.
Mais l'épouse du magistrat, Rachelle Acélat, est toujours en Haïti.
Selon le frère du défunt, Fritz Joseph, le gouvernement a invoqué le fait que Mme Acélat pourrait refuser de retourner en Haïti et rester au Canada pour refuser de lui délivrer un visa.
Mais l'épouse du magistrat, Rachelle Acélat, est toujours en Haïti.
Selon le frère du défunt, Fritz Joseph, le gouvernement a invoqué le fait que Mme Acélat pourrait refuser de retourner en Haïti et rester au Canada pour refuser de lui délivrer un visa.
Immigration Canada garde le silence
Citoyenneté et Immigration Canada n'a pas voulu expliquer à La Presse pourquoi la demande
avait été refusée, invoquant la confidentialité du dossier.
«Nous comprenons la déception des personnes dont les demandes
de visa sont rejetées et sommes attristés par la nouvelle concernant M.
Joseph», a dit un porte-parole du Ministère.
«Les demandes du monde entier sont examinées de façon uniforme
et en fonction des mêmes critères, et ce, peu importe le pays d'origine du
demandeur», précise aussi le Ministère.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201308/03/01-4676705-mort-suspecte-a-haiti-visa-refuse-pour-la-femme-du-juge-joseph.php
Reportaje: Haitianos indocumentados denuncian abusos al tratar de cruzar la frontera con Brasil
Bandas internacionales de tráfico de personas ofrecen sus servicios a inmigrantes de Haití , a quienes cobran entre cuatro y cinco mil dólares.
Miles de haitianos indocumentados dejaron atrás lo poco que les quedó tras el terremoto que sufrió su país años atrás y cayeron en manos de bandas internacionales de tráfico de personas, quienes cobran entre cuatro y cinco mil dólares por llevarlos a Brasil. Lo preocupante son las diversas denuncias en contra de las autoridades peruanas.
"Por la altitud de nuestras fronteras, por las características mismas de lo que significa fronteras vivas y fronteras abiertas, es que fácilmente pueden ingresar, sin necesidad de controlarse, por nuestros puestos de control migratorio, estos ciudadanos.
Y ese tráfico ha sido percibido claramente por la ruta que es de Ecuador", señaló el Superintendente Nacional de Migraciones, Edgard Reymundo.
Uno de los puntos más preocupantes, según el programa Cuarto Poder, es que los inmigrantes haitíanos aseguran que los policías peruanos cobran para poder dejarlos continuar con su camino.
"Entre Cusco a Puerto Maldonado había un chequeo de policías en el que nos quitaron los pasaportes y nos pidieron cien dólares o sino no nos devuelven nuestro pasaportes", denunció uno de los inmigrantes.
Asimismo, otra denuncia es contra los conocidos como 'coyotes' a quienes acusan dedejarlos hasta sin ropa, además de quitarles dinero al no cumplir con promesas de llevarlos a Lima, entre otras cosas.
Finalmente, el Gobierno de Brasil hace esfuerzos para evitar el tráfico de personas, ofreciendo medios para que los haitianos puedan llegar a dicho país de una manera ordenada y legal, y de esta manera, en conjunto con el Gobierno de Perú, evitar las malas actitudes de los 'coyotes' y autoridades locales.
http://www.larepublica.pe/04-08-2013/haitianos-indocumentados-denuncian-abusos-al-tratar-de-cruzar-la-frontera-con-brasil
Miles de haitianos indocumentados dejaron atrás lo poco que les quedó tras el terremoto que sufrió su país años atrás y cayeron en manos de bandas internacionales de tráfico de personas, quienes cobran entre cuatro y cinco mil dólares por llevarlos a Brasil. Lo preocupante son las diversas denuncias en contra de las autoridades peruanas.
"Por la altitud de nuestras fronteras, por las características mismas de lo que significa fronteras vivas y fronteras abiertas, es que fácilmente pueden ingresar, sin necesidad de controlarse, por nuestros puestos de control migratorio, estos ciudadanos.
Y ese tráfico ha sido percibido claramente por la ruta que es de Ecuador", señaló el Superintendente Nacional de Migraciones, Edgard Reymundo.
Uno de los puntos más preocupantes, según el programa Cuarto Poder, es que los inmigrantes haitíanos aseguran que los policías peruanos cobran para poder dejarlos continuar con su camino.
"Entre Cusco a Puerto Maldonado había un chequeo de policías en el que nos quitaron los pasaportes y nos pidieron cien dólares o sino no nos devuelven nuestro pasaportes", denunció uno de los inmigrantes.
Asimismo, otra denuncia es contra los conocidos como 'coyotes' a quienes acusan dedejarlos hasta sin ropa, además de quitarles dinero al no cumplir con promesas de llevarlos a Lima, entre otras cosas.
Finalmente, el Gobierno de Brasil hace esfuerzos para evitar el tráfico de personas, ofreciendo medios para que los haitianos puedan llegar a dicho país de una manera ordenada y legal, y de esta manera, en conjunto con el Gobierno de Perú, evitar las malas actitudes de los 'coyotes' y autoridades locales.
http://www.larepublica.pe/04-08-2013/haitianos-indocumentados-denuncian-abusos-al-tratar-de-cruzar-la-frontera-con-brasil
samedi 3 août 2013
Fabienne Colas : « Montrer un autre visage d’Haïti à Montréal »
JEUDI 1ER AOÛT 2013 / PAR KARDIATOU TRAORÉ
Fabienne Colas, d’origine haïtienne, souhaite mettre en avant la culture de son pays d’origine. C’est ainsi qu’elle crée il y a 7 ans, le festival Haïti en Folie dont la 7ème édition se déroule du 2 au 4 août, à Montréal. Entretien Fabienne Colas, 34 ans, native de Port-au-Prince, est une femme dynamique, qui est sur tous les fronts. Tout en étant actrice et réalisatrice, elle organise des activités entre le Canada, son pays d’accueil et Haiti, son pays d’origine, notamment le festival international « Film Black » de Montréal.
Elle est par ailleurs présidente de la Fondation Fabienne Colas, consacrée à la promotion du cinéma, de l’art et de la culture, elle organise de nombreux festivals, dont le festival Haiti en Folie à Montréal, qui se déroule cette année du 2 au 4 août.
Afrik.com : le festival Haiti en Folie existe depuis 7 ans, comment en avez-vous eu l’idée ?
Fabienne Colas : L’idée de créer ce festival m’est venue tout naturellement lors de ma migration d’Haiti vers Montréal où j’ai pris conscience qu’une forte communauté habitait cette ville. De plus, les médias ne parlaient que des problèmes existant en Haïti. J’ai donc eu le désir de montrer autre chose, de créer un festival mettant en avant Haiti. La création de ce festival a aussi été pour moi, un moyen de donner une visibilité aux artistes haïtiens, afin qu’ils puissent exposer leurs œuvres, faire valoir leur art au grand jour.
Afrik.com : En quoi consiste ce festival ?
Fabienne Colas : C’est un festival qui mélange tous les genres, que ce soit le cinéma, la gastronomie, l’art visuel... Un festival qui se veut être un moment de partage, de rencontres artistiques, culturelles. C’est un festival vivant qui se déroule d’ailleurs en plein air, mais aussi en salle. Le festival « Haiti en Folie » est un festival où on ne se prend pas au sérieux, qui se fait dans la joie et la bonne humeur, ou Haiti est montré avec toute sa folie. L’objectif est de faire découvrir la culture haïtienne au plus grand nombre, de faire des rencontres.
Afrik.com : Il s’agit de la 7ème édition, en quoi se différencie-t-elle des précédentes éditons ?
Fabienne Colas : Lors de cette édition, un très grand volet cinématographique a été créé autour du film de Philippe Niang, Toussaint l’Ouverture qui relate l’histoire de l’esclavage, mais surtout celle d’Haiti. C’est aussi, une édition qui sera au cœur de la littérature haïtienne avec l’exposition de livres de plus de 25 auteurs, pendant deux jours, sous le chapiteau du festival.
Afrik.com : Le festival « Haiti en Folie » met en avant la culture haïtienne, que représente cette culture pour vous ?
Fabienne Colas : Etant d’origine haïtienne, cette culture me représente avant tout. C’est une culture très vivante, une culture qui va à la rencontre de l’autre. C’est aussi pour cela que le festival « Haiti en Folie » regroupe aussi des non haïtiens, tombés amoureux de cette culture, c’est un festival qui est à l’image de Montréal. Les Montréalais ont embrassé ce festival.
Afrik.com : Quel en est d’ailleurs le programme ?
Fabienne Colas : Etant un festival pluridisciplinaire, le programme se veut riche, diversifié et coloré. Plusieurs disciplines sont au programme : la gastronomie, le cinéma, l’art visuel. Cette année, il est prévu une foire artisanale, des spectacles, des projections de films ainsi que des animations musicales. En clôture du festival, un spectacle « Guitare en Folie » est prévu avec quatre virtuoses haïtiens de la guitare : Toto Laraque, Claude Marcelin, Chardavoine et Jude Deslouches.
Afrik.com : Prévoyez-vous une nouvelle édition ?
Fabienne Colas : Je ne me pose pas la question. Pour moi, c’est tout à fait naturel qu’une nouvelle édition ait lieu l’année prochaine.
http://www.afrik.com/fabienne-colas-en-arrivant-a-montreal-j-ai-eu-le-desir-de-montrer-autre-chose-de-l-haiti
Fabienne Colas, d’origine haïtienne, souhaite mettre en avant la culture de son pays d’origine. C’est ainsi qu’elle crée il y a 7 ans, le festival Haïti en Folie dont la 7ème édition se déroule du 2 au 4 août, à Montréal. Entretien Fabienne Colas, 34 ans, native de Port-au-Prince, est une femme dynamique, qui est sur tous les fronts. Tout en étant actrice et réalisatrice, elle organise des activités entre le Canada, son pays d’accueil et Haiti, son pays d’origine, notamment le festival international « Film Black » de Montréal.
Elle est par ailleurs présidente de la Fondation Fabienne Colas, consacrée à la promotion du cinéma, de l’art et de la culture, elle organise de nombreux festivals, dont le festival Haiti en Folie à Montréal, qui se déroule cette année du 2 au 4 août.
Afrik.com : le festival Haiti en Folie existe depuis 7 ans, comment en avez-vous eu l’idée ?
Fabienne Colas : L’idée de créer ce festival m’est venue tout naturellement lors de ma migration d’Haiti vers Montréal où j’ai pris conscience qu’une forte communauté habitait cette ville. De plus, les médias ne parlaient que des problèmes existant en Haïti. J’ai donc eu le désir de montrer autre chose, de créer un festival mettant en avant Haiti. La création de ce festival a aussi été pour moi, un moyen de donner une visibilité aux artistes haïtiens, afin qu’ils puissent exposer leurs œuvres, faire valoir leur art au grand jour.
Afrik.com : En quoi consiste ce festival ?
Fabienne Colas : C’est un festival qui mélange tous les genres, que ce soit le cinéma, la gastronomie, l’art visuel... Un festival qui se veut être un moment de partage, de rencontres artistiques, culturelles. C’est un festival vivant qui se déroule d’ailleurs en plein air, mais aussi en salle. Le festival « Haiti en Folie » est un festival où on ne se prend pas au sérieux, qui se fait dans la joie et la bonne humeur, ou Haiti est montré avec toute sa folie. L’objectif est de faire découvrir la culture haïtienne au plus grand nombre, de faire des rencontres.
Afrik.com : Il s’agit de la 7ème édition, en quoi se différencie-t-elle des précédentes éditons ?
Fabienne Colas : Lors de cette édition, un très grand volet cinématographique a été créé autour du film de Philippe Niang, Toussaint l’Ouverture qui relate l’histoire de l’esclavage, mais surtout celle d’Haiti. C’est aussi, une édition qui sera au cœur de la littérature haïtienne avec l’exposition de livres de plus de 25 auteurs, pendant deux jours, sous le chapiteau du festival.
Afrik.com : Le festival « Haiti en Folie » met en avant la culture haïtienne, que représente cette culture pour vous ?
Fabienne Colas : Etant d’origine haïtienne, cette culture me représente avant tout. C’est une culture très vivante, une culture qui va à la rencontre de l’autre. C’est aussi pour cela que le festival « Haiti en Folie » regroupe aussi des non haïtiens, tombés amoureux de cette culture, c’est un festival qui est à l’image de Montréal. Les Montréalais ont embrassé ce festival.
Afrik.com : Quel en est d’ailleurs le programme ?
Fabienne Colas : Etant un festival pluridisciplinaire, le programme se veut riche, diversifié et coloré. Plusieurs disciplines sont au programme : la gastronomie, le cinéma, l’art visuel. Cette année, il est prévu une foire artisanale, des spectacles, des projections de films ainsi que des animations musicales. En clôture du festival, un spectacle « Guitare en Folie » est prévu avec quatre virtuoses haïtiens de la guitare : Toto Laraque, Claude Marcelin, Chardavoine et Jude Deslouches.
Afrik.com : Prévoyez-vous une nouvelle édition ?
Fabienne Colas : Je ne me pose pas la question. Pour moi, c’est tout à fait naturel qu’une nouvelle édition ait lieu l’année prochaine.
http://www.afrik.com/fabienne-colas-en-arrivant-a-montreal-j-ai-eu-le-desir-de-montrer-autre-chose-de-l-haiti
Reconstruction de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti
La reconstruction de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti a été annoncée jeudi 1er août 2013 grâce à la signature d’un contrat de reconstruction entre les ambassadeurs des Etats-Unis, de la France et de l’Espagne, et les ministres haïtiens de l’Economie et de la Santé publique.
A Haïti, le jeudi 1er août 2013, les ambassadeurs des Etats-Unis, de la France et de l’Espagne, et les ministres haïtiens de l’Economie et de la Santé publique ont signé un accord de reconstruction pour l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti.
Le montant de ce contrat s’élève à 41,48 millions de dollars américains.
La nécessité d’avoir un nouvel hôpital
Seule, Haïti aurait eu du mal à subvenir aux coûts des travaux : un programme de coopération a été mis en place dont le budget total est de 83,2 millions de dollars.
Les différents contributeurs sont l’Agence Américaine pour le Développement International, de l’Agence Française de Développement et de la République d’Haïti.
Pour que l’hôpital voie le jour, les travaux ont été confiés à Teyico Elecnor, une firme espagnole.
Les travaux débuteront en septembre 2013 et devraient durer 34 mois. Il sera conforme aux normes en vigueur, et pour être sûr d’offrir les meilleurs soins, il sera en lien direct avec l’ancien hôpital militaire.
L’hôpital devra rester ouvert durant les travaux.
En même temps avec ce nouveau bâtiment, il s’agit d’offrir un nouveau centre universitaire pour les futurs médecins d’Haïti.
http://www.lasantepublique.fr/missions-sociales-et-humanitaires/03082013,reconstruction-de-l-hopital-de-l-universite-d-etat-d-haiti,603.html
Haïti-Jeux francophones : 48 athlètes représenteront le pays en septembre prochain
Lors d’une conférence de presse vendredi au local de l’hôtel Montana, les fédérations locales ont présenté les 48 athlètes qui vont représenter Haïti aux VIIes jeux de la francophonie à Nice (France) du 7 au 15 septembre prochain, a constaté Haïti Press Network.
Plus de 3000 jeunes venant de différents continents dont 48 athlètes haïtiens et artistes de 11 disciplines tels le football, le cyclisme, le judo, le tennis de table, l’athlétisme, la chanson, la danse, la sculpture, la conte, la photographie, hip-hop vont défendre les couleurs du drapeau haïtien en France. « Nous sommes contents de voir Haïti faire partie des différents pays qui participeront à ce jeu et je souhaite aux athlètes de revenir avec beaucoup de souvenirs dans le pays », a déclaré Mme Chantal Moreno, représentante de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’ambassadeur du Canada, Henry Paul Normandie n’a pas hésité à faire l’éloge des jeunes haïtiens en disant que « son pays offrira son aide à la délégation haïtienne en souhaitant aux haïtiens du succès dans ces jeux ».
« Nice est une ville exceptionnelle et je crois que les haïtiens vont bien se détendre et pourront acheter plusieurs souvenirs de ma ville natale », dixit Patrick Nicolosso, ambassadeur de la France.
La participation de la délégation haïtienne aux jeux de la francophonie est organisée par le ministère de la jeunesse, des sports et de l’action civique (MJSAC) et le ministère de la culture dans le but de faire devenir réalité les rêves des jeunes haïtiens en emmenant en septembre prochain, 70 personnes.
« Nous avons pris à cœur cette initiative et ce sera un défi pour nous en tant qu’Haïtien de porter plus haut les couleurs de notre bicolore. Ces jeux sont reconnus sur le plan international et offrent à la jeunesse haïtienne une possibilité d’enrichissement, de stimulation et d’expression de sa vitalité », a fait savoir Magalie Adolphe Racine, la ministre du MJSAC.
Les VIIes jeux de la Francophonie se dérouleront du 7 au 15 septembre prochain à Nice (France).
55 Etats et gouvernements sont engagés dont 3000 jeunes sportifs et artistes y participeront.
Esther Versière esther.v@hpnhaiti.com
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/sport/10076-haiti-jeux-francophones-48-athletes-representeront-le-pays-en-septembre-prochain
Plus de 3000 jeunes venant de différents continents dont 48 athlètes haïtiens et artistes de 11 disciplines tels le football, le cyclisme, le judo, le tennis de table, l’athlétisme, la chanson, la danse, la sculpture, la conte, la photographie, hip-hop vont défendre les couleurs du drapeau haïtien en France. « Nous sommes contents de voir Haïti faire partie des différents pays qui participeront à ce jeu et je souhaite aux athlètes de revenir avec beaucoup de souvenirs dans le pays », a déclaré Mme Chantal Moreno, représentante de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’ambassadeur du Canada, Henry Paul Normandie n’a pas hésité à faire l’éloge des jeunes haïtiens en disant que « son pays offrira son aide à la délégation haïtienne en souhaitant aux haïtiens du succès dans ces jeux ».
« Nice est une ville exceptionnelle et je crois que les haïtiens vont bien se détendre et pourront acheter plusieurs souvenirs de ma ville natale », dixit Patrick Nicolosso, ambassadeur de la France.
La participation de la délégation haïtienne aux jeux de la francophonie est organisée par le ministère de la jeunesse, des sports et de l’action civique (MJSAC) et le ministère de la culture dans le but de faire devenir réalité les rêves des jeunes haïtiens en emmenant en septembre prochain, 70 personnes.
« Nous avons pris à cœur cette initiative et ce sera un défi pour nous en tant qu’Haïtien de porter plus haut les couleurs de notre bicolore. Ces jeux sont reconnus sur le plan international et offrent à la jeunesse haïtienne une possibilité d’enrichissement, de stimulation et d’expression de sa vitalité », a fait savoir Magalie Adolphe Racine, la ministre du MJSAC.
Les VIIes jeux de la Francophonie se dérouleront du 7 au 15 septembre prochain à Nice (France).
55 Etats et gouvernements sont engagés dont 3000 jeunes sportifs et artistes y participeront.
Esther Versière esther.v@hpnhaiti.com
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/sport/10076-haiti-jeux-francophones-48-athletes-representeront-le-pays-en-septembre-prochain
Haïti-Affaire Jean Serge Joseph : Le bureau de la chambre des députés serait un obstacle à l’enquête de la commission parlementaire
P-au-P, 2 août 2013 [AlterPresse] --- L’enquête de la chambre des députés devant éclaircir les circonstances de la mort suspecte du juge Jean Serge Joseph est dans l’impasse faute de pouvoir auditionner le premier ministre, son chauffeur, ses agents de sécurité ainsi que ceux du président Martelly en service le 11 juillet 2013, affirme le député Sadrac Dieudonné, membre de la commission.
Le 11 juillet est la date à laquelle se serait tenue une réunion survoltée entre le juge défunt, Martelly et Lamothe entre autres, selon plusieurs témoignages.
Le juge Joseph aurait alors subi des pressions qui pourraient être à l’origine de sa mort subite le 13 juillet. Ce juge, citoyen canadien d’origine haïtienne, était en charge du dossier d’accusation de corruption et d’usurpation de fonction contre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, et son fils Olivier Martelly.
Le 2 juillet 2012, il avait fait injonction au président de la République d’autoriser plusieurs grands fonctionnaires de l’Etat dont le premier ministre Laurent Lamothe à comparaitre à titre de témoins. « Sur les 15 lettres que nous avons soumises au président Tholbert Alexis, il en a signé 13, le 24 juillet [2013]. Celles adressées à la présidence et à la primature via leur secrétariat général n’ont pas reçu sa signature prétextant qu’il aura le temps. Et voilà qu’il n’est même pas en Haïti.
L’enquête est bloquée », regrette le parlementaire Dieudonné dans une interview téléphonique accordée à AlterPresse. Le député de la circonscription des Gonaïves estime qu’on ne peut pas parler de mauvaise fois du premier ministre ou du président de la République puisqu’ils n’ont pas encore reçu de lettre les invitant à mettre leurs employés à la disposition de la commission d’enquête.
Affirmant une « volonté » du député Alexis « de bloquer l’enquête », Dieudonné avertit qu’avec lui, la « démagogie » tramée par le bureau de la chambre en montant cette commission « n’atterrira pas ». A la fin de la semaine dernière [du 21 au 27 juillet 2013], la commission parlementaire a reçu une correspondance du ministre de la justice, Jean Renel Sanon et du conseiller juridique du premier ministre, Louis Gary Lissade, informant de leur indisponibilité, poursuit-il.
« C’est carrément une fin de non-recevoir de la part de Me Lissade qui n’a même pas daigné mentionner sa disponibilité. Le ministre de la justice, pour sa part nous a laissé la possibilité de choisir une autre date. Ce qu’on comprend. Mais l’absence du président du bureau pour parapher la correspondance bloque encore une fois l’enquête », renchérit Dieudonné.
Le député Tholbert Alexis se trouverait à l’étranger pour le moment. AlterPresse a tenté de le contacter sans succès. Quatre enquêtes tentent de faire la lumière sur la disparition du juge Joseph. [efd kft apr 2/08/2013 14 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14959#.Ufzjl9L0EbA
Le juge Joseph aurait alors subi des pressions qui pourraient être à l’origine de sa mort subite le 13 juillet. Ce juge, citoyen canadien d’origine haïtienne, était en charge du dossier d’accusation de corruption et d’usurpation de fonction contre l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, et son fils Olivier Martelly.
Le 2 juillet 2012, il avait fait injonction au président de la République d’autoriser plusieurs grands fonctionnaires de l’Etat dont le premier ministre Laurent Lamothe à comparaitre à titre de témoins. « Sur les 15 lettres que nous avons soumises au président Tholbert Alexis, il en a signé 13, le 24 juillet [2013]. Celles adressées à la présidence et à la primature via leur secrétariat général n’ont pas reçu sa signature prétextant qu’il aura le temps. Et voilà qu’il n’est même pas en Haïti.
L’enquête est bloquée », regrette le parlementaire Dieudonné dans une interview téléphonique accordée à AlterPresse. Le député de la circonscription des Gonaïves estime qu’on ne peut pas parler de mauvaise fois du premier ministre ou du président de la République puisqu’ils n’ont pas encore reçu de lettre les invitant à mettre leurs employés à la disposition de la commission d’enquête.
Affirmant une « volonté » du député Alexis « de bloquer l’enquête », Dieudonné avertit qu’avec lui, la « démagogie » tramée par le bureau de la chambre en montant cette commission « n’atterrira pas ». A la fin de la semaine dernière [du 21 au 27 juillet 2013], la commission parlementaire a reçu une correspondance du ministre de la justice, Jean Renel Sanon et du conseiller juridique du premier ministre, Louis Gary Lissade, informant de leur indisponibilité, poursuit-il.
« C’est carrément une fin de non-recevoir de la part de Me Lissade qui n’a même pas daigné mentionner sa disponibilité. Le ministre de la justice, pour sa part nous a laissé la possibilité de choisir une autre date. Ce qu’on comprend. Mais l’absence du président du bureau pour parapher la correspondance bloque encore une fois l’enquête », renchérit Dieudonné.
Le député Tholbert Alexis se trouverait à l’étranger pour le moment. AlterPresse a tenté de le contacter sans succès. Quatre enquêtes tentent de faire la lumière sur la disparition du juge Joseph. [efd kft apr 2/08/2013 14 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14959#.Ufzjl9L0EbA
Agence QMI |
01/08/2013
Véronique
HarveyImmersion à Port-au-Prince
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Plus de trois ans après le séisme qui a
ravagé Haïti, en janvier 2010, le pays est enfin prêt à réintégrer le
tourisme... mais pas à n'importe quel prix.
Depuis
le début de 2013, Vacances Transat offre des forfaits pour la «Perle des
Antilles» dans le but de relancer l'économie et de stimuler l'emploi dans le
secteur du tourisme, qui a d'ailleurs été jugé comme prioritaire pour la
relance du pays.
Ainsi,
le voyagiste propose aux touristes de découvrir les décors pittoresques et les
sites historiques de ce pays avec des forfaits mi-découverte, mi-farniente,
soit deux jours dans l'effervescence de Port-au-Prince et cinq jours de détente
sur la Côte des
Arcadins.
Après
seulement quelques mois d'activité, les forfaits offerts ne sont certes pas
parfaits, mais offrent tout de même une expérience unique aux voyageurs en
quête de découverte.
Oubliez
les stations balnéaires typiques des forfaits «tout inclus» proposés par les
différentes destinations soleil.
En
Haïti, l'exploration et le défrichage sont à l'honneur, puisque l'on tente
d'enrichir au maximum les communautés locales avec les profits touristiques. Il
faut ainsi avoir l'esprit ouvert... et des yeux tout le tour de la tête!
Dès votre arrivée à Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, vous
êtes littéralement immergé dans la culture haïtienne, qui regorge de vie et de
couleur. Mais la pauvreté et la misère sont toujours présentes.
Toutefois, contrairement à l'image misérabiliste projetée par
les médias du monde entier, Haïti n'est pas en si mauvais état. D'ailleurs, la
perspective de voir des touristes profiter de leur beau pays en tant que
simples visiteurs et non en «apprentis sauveurs» semble enchanter les Haïtiens.
Il
s'agit en fait d'un véritable retour aux sources pour ces derniers, car il fut
un temps où la «Perle des Antilles» était considérée comme une destination
tropicale prisée, au même titre que la République dominicaine, Cuba et le Mexique.
Durant
ces deux jours passés à Port-au-Prince, les vacanciers ont la chance de
découvrir la beauté des paysages et de s'immiscer au coeur de l'action avec des
visites de musées, de marchés et de villages typiques, comme celui de
Nouailles, où des artisans convertissent le métal recyclé en oeuvres d'art.
Sur
le chemin du retour, les touristes ont également la chance de visiter la
fabrique de rhum Barbancourt, qui, à en croire ses nombreuses distinctions lors
de la compétition International Wine and Spirit, produit l'une des meilleures liqueurs
du monde.
DÉCOUVRIR LA «PERLE DES ANTILLES» : HAÏTI CHÉRIE…Plage de rêve
Agence QMI |
01/08/2013
Véronique
HarveyVie nocturne
À la suite de ces deux journées de découverte, il est maintenant
temps d'oublier tous ses soucis et de profiter pleinement des magnifiques
plages de la Côte
des Arcadins, qui n'a d'ailleurs rien à envier aux stations balnéaires les plus
prisées de ce monde. Des six hôtels qui longent la côte, le 24
Heures a eu la chance
d'en visiter trois.
-Le
Wahoo Bay est le plus petit hôtel de la côte avec sa vingtaine de chambres
coquettes et semble tout indiqué pour ceux qui recherchent une ambiance
festive. D'ailleurs, les dimanches après-midi y sont particulièrement
mouvementés.
-L'hôtel
Moulin-sur-Mer semble être l'endroit par excellence pour les vacanciers en
quête de tranquillité. Le site est luxuriant, le personnel est discret et la
plage est tout simplement magnifique.
-Le
Club Indigo est situé sur l'ancien site du Club Med et se positionne comme la
destination de rêve pour les petites familles. Avec son immense plage de sable
blanc et ses installations pour les touts petits, cet hôtel est définitivement
le plus imposant de la côte.
Durant
ces cinq jours de farniente, les vacanciers peuvent demeurer sur le site de
leur hôtel respectif et se prélasser sur la plage ou en profiter pour s'offrir
des excursions personnalisées, offertes par une toute nouvelle agence de voyages
gérée par deux Français d'origine : Touris Lakay. Celle-ci propose des visites
de sites culturels, naturels et historiques selon vos désirs et vos moyens.
De toutes les activités proposées par le forfait Transat, la
soirée Découverte de la vie nocturne se positionne définitivement comme un
incontournable. Après un arrêt à La réserve, un petit bar où règne une ambiance
saxo tropicale, les vacanciers se déplacent au cœur du Quartier latin pour
danser sur des rythmes latins, interprétés par un orchestre haitiano-cubain.
Ces deux arrêts servent principalement à mettre la table pour la destination
finale : l'hôtel Oloffson, où l'orchestre RAM fait résonner sa musique racine,
aussi connue sous le terme vaudou rock, toute la nuit durant. Préparez-vous à
danser!
DÉCOUVRIR LA «PERLE DES ANTILLES» : HAÏTI CHÉRIE…Évitez les tracas
Agence QMI |
01/08/2013
Véronique Harvey
Relance en cours
De notre point de vue, le plus grand problème en Haïti, comme
dans la plupart des pays en voie de développement, se situe dans
l'organisation. Le pays est à ce point désorganisé que le trafic est
omniprésent du matin au soir, en raison du manque de signalisation routière,
que les déchets inondent les rues et qu'un simple arrêt à l'aéroport Toussaint
Louverture est une véritable «expérience» en soi.
Mais,
en adhérant aux forfaits offerts par Vacances Transat, heureusement, toutes ces
péripéties ne sont que passagères. Ainsi, pour un voyage sans tracas, nous
conseillons de faire confiance à Transat et d'éviter de vous aventurer en Haïti
par vous-mêmes.
En résumé, Haïti est en pleine période de relance et
sollicite l'appui des touristes étrangers pour assurer son retour, à commencer
par la diaspora haïtienne, qui totalise près de quatre millions de personnes à
travers le monde, dont près de 90 000 établies à Montréal.
La ministre du Tourisme en Haïti, Stéphanie Balmir Villedrouin,
travaille d'ailleurs d'arrache-pied pour changer l'image du pays et attirer la
diaspora de la première et de la deuxième génération, qui n'ont encore jamais
visité «leur pays».
Mme
Balmir Villedrouin travaille également de pair avec le gouvernement pour
renforcer la sécurité dans le pays en implantant, entre autres, une toute
nouvelle police touristique.
Le
plan de relance du pays prévoit aussi développer le secteur touristique et
encourager les Haïtiens à s'investir davantage dans cette industrie en
améliorant la formation de l'école hôtelière de Port-au-Prince et en ouvrant
sous peu une toute nouvelle école spécialisée dans le tourisme.
Ainsi,
avec l'appui de tout un chacun, la «Perle des Antilles» devrait retrouver sa
brillance d'antan d'ici peu.
Haïti-Politique : Le Rdnp réagit aux piques de Martelly concernant un « coup d’Etat »
P-au-P, 1er
août 2013 [AlterPresse] --- Le parti Rassemblement des démocrates nationaux
progressistes (Rdnp) « n’a jamais prôné, et ne prône pas de coup
d’État ».
Le Rdnp, dirigé par Mirlande Manigat, adversaire du président Michel Martelly lors de la présidentielle de2010, a
réagi, dans une note le mercredi 31 juillet, aux propos du président Michel
Martelly en marge du dernier jour des festivités carnavalesques (30 juillet) et
rapportés par le journal Nouvelliste.
Le président a laissé entendre qu’une « dame » serait « à la tête d’[un] groupe qui veut fomenter un coup d’État ».
« Elle exagère (…) Une dame qui a déjà pris un coup d’État, elle devrait être la première personne à faire des plaidoiries contre le coup d’État qui n’est pas dans le système démocratique », a poursuivi le chef de l’Etat selon le journal.
Martelly n’a toutefois pas cité le nom de sa rivale aux élections présidentielles.
Mais celle-ci a été immédiatement concernée par le putsch du haut commandement des Forces armées d’Haïti en 1988, contre son époux Lesly François Manigat, le président d’alors.
Lesly Manigat n’avait passé que trois mois au pouvoir.
Dans sa note du 31 juillet le parti de Mirlande Manigat sort de ses gonds.
Le Rdnp « n’a jamais été associé ni en 1991 ni en 2004 (…) à ceux qui faisaient du coup d’État la seule réponse aux crises politiques », écrit le parti dans sa note.
Une référence à peine voilée au fait que Michel Martelly a des liens avec les militaires ayant renversé par les armes du président Jean Bertrand Aristide en 1991 et soutenu des actions, dont des manifestations, qui ont conduit au départ forcé en exil d’Aristide en 2004.
Le Rdnp considère cette déclaration de Michel Martelly comme une diversion pour détourner l’attention de la population des préoccupations du moment, telles, la mort subite du juge Jean Serge Joseph, le chômage et la paupérisation des classes moyennes.
L’actuel mot d’ordre du secrétariat général du parti Rdnp aux adhérents c’est le « calme » et une « mobilisation » alliée à de la « vigilance » pour « de vraies élections » d’ici la fin de l’année en cours.
Le projet de loi électorale préparé par le Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep) attend depuis déjà un mois au niveau du cabinet de la présidence.
Martelly a répété à plusieurs reprises que son équipe prendra le temps qu’il faut pour analyser le projet de loi électorale, tout en proposant à plusieurs reprises de se contenter de la loi électorale de 2008.
Une attitude qui inquiète des secteurs politiques mais aussi ceux de la société civile haïtienne, craignant une stratégie du président pour ne pas organiser les élections. [srh kft gp apr 01/08/2013 13 :30
Le Rdnp, dirigé par Mirlande Manigat, adversaire du président Michel Martelly lors de la présidentielle de
Le président a laissé entendre qu’une « dame » serait « à la tête d’[un] groupe qui veut fomenter un coup d’État ».
« Elle exagère (…) Une dame qui a déjà pris un coup d’État, elle devrait être la première personne à faire des plaidoiries contre le coup d’État qui n’est pas dans le système démocratique », a poursuivi le chef de l’Etat selon le journal.
Martelly n’a toutefois pas cité le nom de sa rivale aux élections présidentielles.
Mais celle-ci a été immédiatement concernée par le putsch du haut commandement des Forces armées d’Haïti en 1988, contre son époux Lesly François Manigat, le président d’alors.
Lesly Manigat n’avait passé que trois mois au pouvoir.
Dans sa note du 31 juillet le parti de Mirlande Manigat sort de ses gonds.
Le Rdnp « n’a jamais été associé ni en 1991 ni en 2004 (…) à ceux qui faisaient du coup d’État la seule réponse aux crises politiques », écrit le parti dans sa note.
Une référence à peine voilée au fait que Michel Martelly a des liens avec les militaires ayant renversé par les armes du président Jean Bertrand Aristide en 1991 et soutenu des actions, dont des manifestations, qui ont conduit au départ forcé en exil d’Aristide en 2004.
Le Rdnp considère cette déclaration de Michel Martelly comme une diversion pour détourner l’attention de la population des préoccupations du moment, telles, la mort subite du juge Jean Serge Joseph, le chômage et la paupérisation des classes moyennes.
L’actuel mot d’ordre du secrétariat général du parti Rdnp aux adhérents c’est le « calme » et une « mobilisation » alliée à de la « vigilance » pour « de vraies élections » d’ici la fin de l’année en cours.
Le projet de loi électorale préparé par le Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep) attend depuis déjà un mois au niveau du cabinet de la présidence.
Martelly a répété à plusieurs reprises que son équipe prendra le temps qu’il faut pour analyser le projet de loi électorale, tout en proposant à plusieurs reprises de se contenter de la loi électorale de 2008.
Une attitude qui inquiète des secteurs politiques mais aussi ceux de la société civile haïtienne, craignant une stratégie du président pour ne pas organiser les élections. [srh kft gp apr 01/08/2013 13 :30
Haïti-Affaire Jean Serge Joseph : Le rapport du Senat est prêt
Martelly et Lamothe à couteaux tirés, selon le sénateur Moise
P-au-P, 1er août 2013 [AlterPresse] --- Le rapport d’enquête du sénat sur la mort subite du juge Jean Serge Joseph est prêt et sera présenté à l’assemblé le mardi 6 août prochain, apprend AlterPresse de source parlementaire.La commission sénatoriale avait prévu de présenter son rapport après le carnaval des fleurs (28, 29 et 30 juillet).
En revanche, du côté de la commission de la chambre basse aucune date n’est avancée. Le travail des députés serait entravé par des divergences entre le groupe Parlementaire pour la stabilité et le progrès (Psp), qui soutient le pouvoir, et le groupe Parlementaire pour le renforcement institutionnel (Pri).
Le décès soudain du juge Jean Serge Joseph qui enquêtait sur un dossier de corruption mettant en cause l’épouse et le fils ainé du président Martelly fait l’objet de quatre enquêtes dont une lancée au Canada où le corps du magistrat a été transporté par sa famille.
Soulevant de graves suspicions sur le président et son premier ministre, cette affaire connait d’étonnants rebondissements. Le dernier est provoqué par le sénateur Jean Charles Moise, opposant au pouvoir en place.
Dans une déclaration faite sur la radio privée Vision 2000, il réitère la thèse d’un empoisonnement contre le juge Joseph. Selon lui, Martelly aurait accusé Lamothe de lui avoir conseillé un tel acte pour se débarrasser du juge instructeur.
« Le président Michel Martelly ainsi que le premier ministre Laurent Lamothe sont en parfait désaccord autour de la mort du juge Jean Serge Joseph », indique le sénateur du Nord.
« Non seulement Martelly a des problèmes avec Laurent Lamothe, mais la famille du président aussi a des difficultés avec le premier ministre. Ces deux hommes sont des malins, tôt ou tard la population saura la vérité autour de ce dossier, parce que l’un accuse l’autre », ajoute-t-il.
Une déclaration qui intervient alors que plusieurs tags hostiles à Lamothe sont remarqués sur les murs de la capitale, notamment à Peguy-Ville (périphérie est), quartier de résidence du chef de l’Etat.
Accordant une certaine crédibilité aux membres de la commission sénatoriale, le sénateur Jean Charles Moise assure que « si l’on rate Martelly dans la chambre basse, il ne s’en sortira pas à la chambre haute ».
Si les suspicions contre Martelly s’avéraient fondées, il risquerait, suivant le rapport des forces, une mise en accusation du parlement, ce qu’ont déjà menacé certains parlementaires. Une mise en accusation qui pourrait aboutir à sa destitution. [jep kft gp apr 1/08/2013 15 :40]
HAITIANOS EN ARGENTINA
"Haití querida, no hay un país mejor que tú, tenía que dejarte para comprender tu valor, tenía que echarte de menos para poder apreciarte. Para sentir realmente qué significas para mí". Así dicen las letras en francés de una canción que los haitianos en Posadas la repiten como una plegaria cada vez que se reúnen para celebrar el aniversario de ese país caribeño.
La enciclopedia de la web informa que es un país de las Antillas, situado en la parte occidental de la isla La Española y que limita al Norte con el océano Atlántico, al Sur y Oeste con el mar Caribe o de las Antillas y al Este con la República Dominicana.
Pero es mucho más que eso, para los chicos que salieron un día de esas tierras para buscar un mejor futuro, de acuerdo con sus expectativas. Y fue así que algunos de ellos tomaron un avión y en sus mochilas, además de cargar sus ropas y otros objetos personales, le sumaron sus sueños y esperanzas. La aeronave no sintió ese peso de más pero el contingente sabía que tenían mucho más valor que el equipaje trasladado.
El trabajo documental comienza con la bella Isabela Moise cantando aquella canción, mientras espera a otros compatriotas elaborando una comida típica del país caribeño. Es 1ro de enero y van a celebrar la declaración de la independencia de la isla de un país europeo, Francia. (de 1804, varios años antes de la Revolución de Mayo argentina).
"No podemos dejar que nuestro país muera", le insta a sus compañeros de ruta, al recordarle que ya está casi lista la casa, con sólo detalles para la decoración que se merece una fiesta patria.
Perseguir los sueños
Isabela Moise hace más de 5 años que está en Argentina. El año pasado se recibió de enfermera profesional y trabaja en el Hospital Materno Neo Natal de Posadas.
"El cuadro que yo tenía pintado de esto era diferente, no solo yo sino de todo el grupo, éramos 30 chicos pero luchamos y seguimos. Hemos logrado el objetivo que era venir a estudiar", comenta en la entrevista realizada por el equipo universitario de la Unam.
Pero explica que no viajaron porque querían vivir alguna aventura tipo cinematográfica sino por necesidad. "La educación tiene mucho valor para nosotros porque desde chicos nuestros padres, nos dicen que lo mejor que nos pueden dejar es el saber, que te hace otra persona. Y eso lo tenemos bien grabado, no tiene precio".
En tanto, otro joven haitiano, Jonas Dumas, comenta que su país es muy valiente, con una cultura caliente, comida picante, muchos colores. "Es un lindo pueblo", expresa no sin un dejo de nostalgia.
Según recuerda, la educación superior allá es muy excluyente, con una sola Universidad pública que tiene cupos. Entonces, si la familia puede ayudar económicamente lo mejor es ir a otro país a estudiar porque las universidades privadas son muy caras.
"Cuando tuve la oportunidad de viajar lo hice, nunca me imaginé estar en Argentina, surgió como de casualidad", asevera como sincerándose.
Luego agrega que cuando llegó tuvo que empezar a leer muchos documentos en castellano, mirar mucha televisión y relacionarse con la gente del lugar.
Para él, todo es sorpresa. Tanto la naturaleza como la cuestión cultural y social. "Un haitiano no construye una amistad en poco tiempo, lleva meses. Invitarlo a su casa no es tan fácil. Acá me sorprendió la rapidez con que la gente te invitaba a cenar con su familia", sostiene aún maravillado por la calidez humana que encontró sin mucha dificultad.
Hacia un país racista?
En cambio, Wilky Desrosin tuvo muchas dudas al parecer antes de emprender el viaje a hacia el Sur del continente. Y todo por los pre conceptos que a diario le advertían sobre la idiosincracia argenta, de fama mundial.
"Imaginaba otra cosa, imaginaba que eran todos blancos, 90 por ciento racista como se ve desde afuera pero cuando llegué, empecé a convivir con la gente y vi que no era cierto. Al principio para mi era muy difícil, por el idioma", cuenta el joven.
Incluso recordó que a su llegada desde que se subió por primera vez a un colectivo ya estaba sorprendido. "Tomaban mate, se pasaban de uno a otro y le decía a mi primo ´mirá,esta gente se está drogando´. Luego me dijeron que era una costumbre. Cuando lo tomé por primera vez me quemé, también mi primo", dice y se ríe recordando la anécdota.
Por su parte, Dimitry Dorcely no había tanta diferencia entre lo que le decían en Haití y lo que encontró acá. Y así lo manifiesta: "Para mi era como la gente comentaba, cuando veñía tele y fútbol, siempre hablaban de esas cosas".
Sin embargo, a Marc Gamael la cosa pintaba fea. Y no era para menos, ya en el Aeropuerto haitiano, antes de venir, le decían que iba a tener problemas porque Argentina era un país "muy racista".
Pero esos comentarios no lo amedrentaron. Y se vino igual. "A mi esas cosas no me importan. Yo quiero una educación, cuando llegué era diferente", recuerda.
Volver, el dilema
Chrislor Michaud, por su parte, en Posadas tiene una esposa y una hija. Trabaja en una despensa, pollería y frutería que se llama "Katy Katy de Haití".
Contó que su sueño siempre fue casarse con una argentina, quizás movida por su pasión futbolera. Es que es fanático de la Selección nacional desde que estaba viviendo en su país. Y veía los partidos por la tele, soñando alguna vez venir a tierra gaucha
Vino y cumplió ese deseo. Y ahora tiene una hermosa hija que se llama Alana Katarina Michaud. "Es preciosa, un regalo de Dios", dice.
"Volver siempre está en la cabeza, uno tiene su familia allá pero acá uno ya tiene su vida propia", coinciden los jóvenes haitianos, estudiantes universitarios en su mayoría.
Jonas cree que con sus conocimientos y su experiencia ganadas en tierras extrañas puede ayudar y ser útil a su país.
Sus amigos, en tanto, dicen que "por ahora, sólo por ahora" sólo regresarían a las antillas para visitarla.
"Tenemos la etiqueta de ser el país más pobre del mundo, pero en mi país dicen "casa es casa, no importe como esté la casa pero el hogar es el hogar. Extraño a mi país", se sincera Isabela al final de la nota como resumiendo un sentimiento afin a todos sus compañeros.
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Casa es Casa
Ficha técnica
Dirección: Nicolás Franco Quiroga
Producción General: Simone Gil Mondavi
Producción: Belén Fonceca; Laura Dos Santos; Horacio Correa
Cámara: Elio Valdez; José Luis Monte
Edición: Carlos F. Dreger
Guión: Andrea Arzamendia; Alexandra Ramírez
Sonido: Cristian Quiroz
Iluminación; Sergio Centurión
Escenografía: Lourdes Benítez
Coordinación General: Rubén Zamboni, José Luis Monte
Carrera de Comunicación Social
Facultad de Humanidades
Unam
vendredi 2 août 2013
Un mort et des centaines de blessés au carnaval d'Haïti
Une personne est morte accidentellement et des centaines d'autres ont été légèrement blessées dans des altercations ou des accidents dus à l'alcool lors du "carnaval des fleurs", organisé depuis dimanche 28 juillet à Port-au-Prince.
Un homme âgé d'une trentaine d'années est mort dimanche en tombant du haut d'un char, selon la police haïtienne. Au total, environ 800 personnes, dont quatre enfants en bas âge, ont été soignées par les services de secours dimanche et lundi pour des malaises, des accidents ou des blessures à l'arme blanche. "Ce qui est alarmant, ce sont les nombreux jeunes, en majorité des filles, retrouvées en état d'ébriété. Ils auraient consommé de l'alcool et de la drogue", a-t-on souligné de source médicale.
Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux deux premières journées du carnaval qui se déroule sous les yeux du président Michel Martelly, un ex-chanteur populaire, lui-même ancien grand animateur de ce carnaval d'été. Les festivités sécurisées par plus de 6 000 policiers – sur les quelque 10 000 que compte le pays – se tiennent de dimanche à mardi sur une grande place publique proche du palais présidentiel, détruit lors du séisme de 2010 qui avait fait plus de 250 000 morts.
"Le carnaval est un grand succès populaire. Cela va servir à promouvoir le tourisme et aura des retombées économiques intéressantes", a soutenu le président Martelly face aux critiques émanant d'associations et de partis d'opposition, qui ont notamment critiqué le fait qu'il débutait le 28 juillet, jour du débarquement en 1915 de troupes américaines en Haïti.
D'autres ont critiqué les sommes dépensées dans l'organisation du carnaval, près de 2 millions de dollars, arguant qu'elles auraient pu servir à soulager la misère de ceux qui vivent encore dans des abris de fortune plus de trois ans après le séisme qui a ravagé le pays.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/07/30/un-mort-et-des-centaines-de-blesses-au-carnaval-d-haiti_3455585_3222.html
LA DIASPORA HAITIENNE AUX USA INTERPELLE LE GOUVERNEMENT
Lettre ouverte au Gouvernement d’Haïti :
« M. le Président Michel Joseph Martelly ;
M. le Président du Sénat, Simon Dieuseul Desras ;
M. le Président dela Chambre des députés, Jean Alexis Tolbert,
La récente démission de Mme Bernice Fidélia, Ministre des Haïtiens Vivant à l'Étranger (MHAVE), a mis au premier plan la question de la double nationalité, son application et ses limites, en vertu dela Constitution haïtienne amendée de 2012, en ce qui attrait au droit de la diaspora d’assumer des charges publiques, ou d’être nommée à des fonctions politiques en Haïti. Les détails sur les raisons invoquées par la Ministre Fidélia pour sa démission ne sont pas encore disponibles. Le communiqué de presse publié par la Primature manque également de détails et de précision. Plusieurs observateurs en Haïti et à l'étranger ont conclu que la possession d'un passeport américain par la ministre serait la cause probable de sa démission soudaine.
Nous demandons au gouvernement d'Haïti d'inviter des représentants de la diaspora à participer aux prochaines consultations concernant le choix des dirigeants, et le travail de fond du MHAVE. Ce ministère est essentiel pour favoriser la création d’un environnement propice à encourager la participation des membres qualifiés de la diaspora au service d'Haïti et de son peuple. Nous apprécions le fait que le Gouvernement haïtien ait rapidement nommé le Ministre des Affaires Étrangères, M. Casimir, comme ministre « de tutelle » au cours de la transition vers une nouvelle direction du MHAVE.
Les récents amendements à la constitution haïtienne de 1987, votés en mai 2011 par la 49e législature, qui prirent effet et entrèrent pleinement en vigueur le 19 Juin 2012, date à laquelle ils furent promulgués par le Président Martelly, restaurèrent pleinement la nationalité haïtienne à tous les Haïtiens qui détiennent des passeports étrangers, et accordèrent la citoyenneté aux enfants nés à l'étranger d'une mère haïtienne et d'un père haïtien. Les amendements constitutionnels pertinents qui furent publiés dans Le Moniteur n° 96, le 19 juin 2012, sont comme suit :
Article 11 : « Possèdela Nationalité Haïtienne d’origine, tout individu né d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne qui eux-mêmes sont nés Haïtiens et n’avaient jamais renoncé à leur nationalité. »
Article 11.1 : «La Loi établit les conditions dans lesquelles un individu peut acquérir la nationalité haïtienne. »
Article 12 : « Tout Haïtien est soumis à l’ensemble des droits, devoirs et obligations attachés à sa nationalité haïtienne. Aucun Haïtien ne peut faire prévaloir sa nationalité étrangère sur le Territoire dela République d’Haïti. »
Note : Les articles 12.1, 12.2, 13, 14 et 15 dela Constitution de 1987 qui traitaient de la nationalité haïtienne sont supprimés dans la constitution de 1987.
Note: La multiple nationalité est admise dansla Constitution haïtienne par l’abrogation de la Constitution de 1987 et l’adoption de l’article 12 de la Déclaration d’amendements.
Article 16 : « La jouissance, l’exercice des droits civils et politiques constituent la qualité du citoyen, la suspension et la perte de ces droits sont réglées parla Loi. »
Article 172.1 : « Pour être nommé Ministre, il faut: 1.) être Haïtien et administrer la preuve d’avoir répondu à l’ensemble de ses obligations en tant que citoyen fiscalement domicilié en Haïti, y posséder des biens immobiliers pouvant garantir et protéger l’Etat et ne détenir aucune autre nationalité au moment de la nomination ; 2.) être âgé de trente (30) ans accomplis ; 3.) jouir de ses droits civils et politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante ; 4.) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics. »
Depuis l’entrée en vigueur de ces amendements, il y a eu une insuffisance d’action de la part de notre Assemblée législative et de nos responsables gouvernementaux qui n’ont, jusqu’à présent, articulé, proposé, ou soumis aucune « lois » pour « réglementer »... l'exercice des droits civiques et politiques constituant la « qualité de la citoyenneté ».
Nous sommes pleinement conscients du fait que l'article 172.1, en particulier, semble faire obstacle à la nomination à un poste ministériel, ou l’acceptation dudit poste, par les ressortissants haïtiens possédant une nationalité double ou multiple. Cependant, où sont les lois, les règlements, les protocoles, et les procédures pour l’application de cette loi? Par exemple, ne devrait-il pas y avoir avant ou même après l’acceptation de la nomination, un délai de grâce, au cours duquel un candidat aurait la possibilité de surmonter les obstacles érigés par la loi, afin de devenir admissible à cette opportunité de servir son pays. Ne devrait-on pas faire une exception pour le poste de Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger ? L’exigence de résidence, ne devrait-elle pas être changée, pour permettre à un tel ministre de mieux servir la diaspora ? Une telle absence de réglementation et de considération rend vulnérables les meilleurs et les plus brillants, ou un membre de la diaspora particulièrement compétent, qui seraient disposés à faire les sacrifices nécessaires pour servir leur pays.
En tant que Président dela Fédération de la Diaspora Haïtienne (FDH), constituée de plusieurs organismes énumérés ci-dessous, je propose, par conséquent, de convoquer avec la plus grande urgence, une réunion à Port-au-Prince, entre les autorités constitutionnelles d'Haïti et les dirigeants de la diaspora. Cette réunion a pour but d’obtenir des éclaircissements sur les règles qui régissent la procédure de sélection des membres de la diaspora pour accéder aux fonctions publiques en Haïti. Quelles sont les mesures concrètes, les lois, les règlements, les procédures, et les modalités pour parvenir à la réinsertion de nos citoyens vivant dans la diaspora? La diaspora mérite une vision encore plus claire quant aux règlements que le Gouvernement haïtien et la législature entreprennent de mettre en vigueur pour effectuer les amendements constitutionnels qui octroient la double/multiple citoyenneté aux Haïtiens nés en Haïti, qui détiennent des passeports étrangers, et aux Haïtiens nés d'une mère haïtienne ou d’un père haïtien.
Nous savons tous que la diaspora haïtienne est une composante essentielle de la vie haïtienne. Dans de nombreuses réunions auxquelles j'ai assisté, à l'étranger ou en Haïti, sur les questions concernant la diaspora, d'innombrables représentants d’Haïti, au plus haut niveau, ont toujours clairement indiqué combien le soutien de la diaspora est précieux et indispensable pour Haïti, et ont loué la valeur potentielle que la diaspora haïtienne apporte au développement d'une Haïti moderne. J'ai lu plusieurs études et rapports émanant de nombreuses organisations internationales, qui proclament constamment la nécessité de la participation active, et de l’investissement de la diaspora haïtienne dans la reconstruction d'Haïti. De nombreuses études académiques ont également abouti à la même conclusion. Dans le récent Forum Mondial de la diaspora qui s'est tenu à Dublin, en Irlande, et, simultanément, aux États-Unis, en Mai 2013, les dirigeants mondiaux s’accordèrent à l’unanimité sur le fait que l'un des vecteurs les plus importants pour le progrès et la croissance soutenue des pays en voie de développement est leur diaspora. Haïti ne peut pas continuer à faire figure d'exception.
Environ 4 million d'Haïtiens résident en dehors d'Haïti. Selonla Banque mondiale, 84% des professionnels haïtiens forment partie de ceux qui résident en dehors d'Haïti. Des données statistiques facilement accessibles calculent le montant annuel des envois de fonds de la diaspora aux familles en Haïti à près de 2 milliards de USD. D’après une loi récemment adoptée par le gouvernement d’Haïti, des prélèvements sur les transferts d'argent et les appels téléphoniques entrants en Haïti rapportent d'importants revenus supplémentaires au pays, destinés à l'éducation et aux infrastructures. Les voyages quotidiens en Haïti des familles et des amis, à partir d'une multitude de pays, s’ajoutent aux importantes contributions socio-économiques de la diaspora à Haïti.
En dépit de toutes ces contributions tangibles, notre gouvernement Haïtien continue de tergiverser sur la pleine intégration de sa diaspora. La clameur continue à s’élever haut et fort pour réclamer une Haïti qui invite et permet la participation active de tous ses fils et de toutes ses filles dans les affaires de la nation, à tous les niveaux. Notre avenir dépend de la réintégration virtuelle, réelle, et totale de la capacité de la diaspora. Nos élus, que ce soit au niveau du pouvoir exécutif ou législatif, ont jusqu'ici négligé de prendre les initiatives qui s’imposent, pour établir un plan d'action concernant les mesures à prendre pour qu’un Haïtien ayant la double nationalité puisse obtenir son passeport, sa carte d'identité nationale, ou connaître les mesures à prendre pour commencer à se réinsérer dans la vie de son pays. Cela pourrait, en l’occurrence, constituer un nouveau flux de revenus important pour Haïti.
Nous devons remédier à ce problème afin d'aider Haïti. Nous ne pouvons nous permettre de laisser se prolonger cette situation de mépris persistant à l’égard de nos compatriotes de la diaspora, et en ignorer les conséquences pour notre société. En tant que Président dela FDH , je renouvelle mon appel pour une séance d'urgence afin de remédier à cette situation, et aboutir à une solution satisfaisante et durable.
Patriotiquement Vôtre,
Joseph M. Bernadel
Président, Fédération dela Diaspora Haïtienne »
Composition dela Fédération de la Diaspora Haïtienne :
La Fédération de la Diaspora Haïtienne est composée des organismes suivants : Organisation Nationale pour l'Avancement des Haïtiens - Colonel Commissaire Joseph Baptiste, DDS ; Association des Médecins Haïtiens à L'Étranger - Pierre Paul Cadet, MD ; Haïtien Resource Développent Foundation - Aldy Castor, MD ; Chambre Haïtien-Américaine de Commerce de la Floride - Mme Paola Pierre ; Rethink Haïti - Major Joseph Bernadel ; Congrès Haïtien pour Fortifier Haïti - Maitre Marie Lynn Toussaint ; Professionnels Haïtiens de la Philadelphie - Mme Florcy Morisset ; Coalition de l’Alliance Haïtienne de la Géorgie - Mme Delbie Noel ; Ingénieurs et Scientifiques Haïtiano-Américains – M. Marco Léveillé ; Haitian Hometown Associations Resource Group – Mme Katleen Felix ; Syndicats Mondiaux – M. Fabrice Armand ; FDHE-Europe – M. Samuel Colin ; La Société Haïti-Jamaïque – Mme Myrtha Désulmé.
« M. le Président Michel Joseph Martelly ;
M. le Président du Sénat, Simon Dieuseul Desras ;
M. le Président de
La récente démission de Mme Bernice Fidélia, Ministre des Haïtiens Vivant à l'Étranger (MHAVE), a mis au premier plan la question de la double nationalité, son application et ses limites, en vertu de
Nous demandons au gouvernement d'Haïti d'inviter des représentants de la diaspora à participer aux prochaines consultations concernant le choix des dirigeants, et le travail de fond du MHAVE. Ce ministère est essentiel pour favoriser la création d’un environnement propice à encourager la participation des membres qualifiés de la diaspora au service d'Haïti et de son peuple. Nous apprécions le fait que le Gouvernement haïtien ait rapidement nommé le Ministre des Affaires Étrangères, M. Casimir, comme ministre « de tutelle » au cours de la transition vers une nouvelle direction du MHAVE.
Les récents amendements à la constitution haïtienne de 1987, votés en mai 2011 par la 49e législature, qui prirent effet et entrèrent pleinement en vigueur le 19 Juin 2012, date à laquelle ils furent promulgués par le Président Martelly, restaurèrent pleinement la nationalité haïtienne à tous les Haïtiens qui détiennent des passeports étrangers, et accordèrent la citoyenneté aux enfants nés à l'étranger d'une mère haïtienne et d'un père haïtien. Les amendements constitutionnels pertinents qui furent publiés dans Le Moniteur n° 96, le 19 juin 2012, sont comme suit :
Article 11 : « Possède
Article 11.1 : «
Article 12 : « Tout Haïtien est soumis à l’ensemble des droits, devoirs et obligations attachés à sa nationalité haïtienne. Aucun Haïtien ne peut faire prévaloir sa nationalité étrangère sur le Territoire de
Note : Les articles 12.1, 12.2, 13, 14 et 15 de
Note: La multiple nationalité est admise dans
Article 16 : « La jouissance, l’exercice des droits civils et politiques constituent la qualité du citoyen, la suspension et la perte de ces droits sont réglées par
Article 172.1 : « Pour être nommé Ministre, il faut: 1.) être Haïtien et administrer la preuve d’avoir répondu à l’ensemble de ses obligations en tant que citoyen fiscalement domicilié en Haïti, y posséder des biens immobiliers pouvant garantir et protéger l’Etat et ne détenir aucune autre nationalité au moment de la nomination ; 2.) être âgé de trente (30) ans accomplis ; 3.) jouir de ses droits civils et politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante ; 4.) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics. »
Depuis l’entrée en vigueur de ces amendements, il y a eu une insuffisance d’action de la part de notre Assemblée législative et de nos responsables gouvernementaux qui n’ont, jusqu’à présent, articulé, proposé, ou soumis aucune « lois » pour « réglementer »... l'exercice des droits civiques et politiques constituant la « qualité de la citoyenneté ».
Nous sommes pleinement conscients du fait que l'article 172.1, en particulier, semble faire obstacle à la nomination à un poste ministériel, ou l’acceptation dudit poste, par les ressortissants haïtiens possédant une nationalité double ou multiple. Cependant, où sont les lois, les règlements, les protocoles, et les procédures pour l’application de cette loi? Par exemple, ne devrait-il pas y avoir avant ou même après l’acceptation de la nomination, un délai de grâce, au cours duquel un candidat aurait la possibilité de surmonter les obstacles érigés par la loi, afin de devenir admissible à cette opportunité de servir son pays. Ne devrait-on pas faire une exception pour le poste de Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger ? L’exigence de résidence, ne devrait-elle pas être changée, pour permettre à un tel ministre de mieux servir la diaspora ? Une telle absence de réglementation et de considération rend vulnérables les meilleurs et les plus brillants, ou un membre de la diaspora particulièrement compétent, qui seraient disposés à faire les sacrifices nécessaires pour servir leur pays.
En tant que Président de
Nous savons tous que la diaspora haïtienne est une composante essentielle de la vie haïtienne. Dans de nombreuses réunions auxquelles j'ai assisté, à l'étranger ou en Haïti, sur les questions concernant la diaspora, d'innombrables représentants d’Haïti, au plus haut niveau, ont toujours clairement indiqué combien le soutien de la diaspora est précieux et indispensable pour Haïti, et ont loué la valeur potentielle que la diaspora haïtienne apporte au développement d'une Haïti moderne. J'ai lu plusieurs études et rapports émanant de nombreuses organisations internationales, qui proclament constamment la nécessité de la participation active, et de l’investissement de la diaspora haïtienne dans la reconstruction d'Haïti. De nombreuses études académiques ont également abouti à la même conclusion. Dans le récent Forum Mondial de la diaspora qui s'est tenu à Dublin, en Irlande, et, simultanément, aux États-Unis, en Mai 2013, les dirigeants mondiaux s’accordèrent à l’unanimité sur le fait que l'un des vecteurs les plus importants pour le progrès et la croissance soutenue des pays en voie de développement est leur diaspora. Haïti ne peut pas continuer à faire figure d'exception.
Environ 4 million d'Haïtiens résident en dehors d'Haïti. Selon
En dépit de toutes ces contributions tangibles, notre gouvernement Haïtien continue de tergiverser sur la pleine intégration de sa diaspora. La clameur continue à s’élever haut et fort pour réclamer une Haïti qui invite et permet la participation active de tous ses fils et de toutes ses filles dans les affaires de la nation, à tous les niveaux. Notre avenir dépend de la réintégration virtuelle, réelle, et totale de la capacité de la diaspora. Nos élus, que ce soit au niveau du pouvoir exécutif ou législatif, ont jusqu'ici négligé de prendre les initiatives qui s’imposent, pour établir un plan d'action concernant les mesures à prendre pour qu’un Haïtien ayant la double nationalité puisse obtenir son passeport, sa carte d'identité nationale, ou connaître les mesures à prendre pour commencer à se réinsérer dans la vie de son pays. Cela pourrait, en l’occurrence, constituer un nouveau flux de revenus important pour Haïti.
Nous devons remédier à ce problème afin d'aider Haïti. Nous ne pouvons nous permettre de laisser se prolonger cette situation de mépris persistant à l’égard de nos compatriotes de la diaspora, et en ignorer les conséquences pour notre société. En tant que Président de
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