Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 11 septembre 2012
Martelly nie toute implication dans les poursuites fiscales contre Apaid
L'entrepreneur André Apaid est résolu à poursuivre les autorités fiscales haïtiennes qui l'avaient faussement accusé d'évasion fiscale. L'ancien leader de l'organisation Groupe 184, croit être l'objet de persécutions politiques de la part du président Michel Martelly mecontent de ses prises de positions sur le dossier du Conseil Electoral Permanent (CEP).
M. Gervais Charles, l'un des avocats de M. Apaid, rappelle que le chef de l'Etat avait exprimé avec vigueur son opposition à M. Apaid lors de leur dernière rencontre.
Le dossier sera porté par devant les autorités judiciaires soutiennent les avocats qui attirent l'attention sur les préjudices moraux et économiques que l'interdiction de départ à l'encontre l'entrepreneur très actif dans le secteur de la sous-traitance.
Cependant les responsables de la Direction Générale des Impôts (DGI) ont annoncé que la mesure d'interdiction de départ a été levée pour 25 entrepreneurs ayant régularisé leur situation. Ils indiquent que M. Apaid avait en sa possession une franchise de 15 ans délivrée en 2002.
Les autorités fiscales qui n'avaient jamais été informées par les avocats de l'entrepreneur de l'existence de cette franchise avaient continué à émettre des bordereaux pour l'entreprise de M. Apaid.
De son coté le président Martelly nie toute implication dans les poursuites de l'administration fiscale contre les grands contribuables coupables d'évasion fiscale. M. Martelly n'a pas lu la correspondance de M. Apaid estimant que ce dernier sait comment le joindre. Se disant prêt à rencontrer l'homme d'affaire le chef de l'Etat dit n'avoir aucun problème personnel contre son ex collègue du Groupe des 184.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21353
Eddy Damas (UGTG) : La Minustah n'a apporté que peines et tribilasyon aux haïtiens
CCN .Ce livre sur « Ayiti » que vous publiez après un voyage la bas, c'est en quelque sorte un aspect de votre job de militant/communicant ?
Eddy Damas. On serait tenter de le voir ainsi, mais c’est beaucoup plus que cela. C’est une occasion formidable pour moi de contribuer, comme pour un bon nombre de personnes, a kalbandé l’image que nous avons d’Ayiti.
Sans y avoir auparavant mis les pieds, j’ai découvert Ayiti très tôt dans mon adolescence, à travers sa musique et sa poésie. Et ce voyage en quelque sorte, me confortait, et me rassurait en grande partie, dans l’idée que moi je me faisais d’Ayiti. Ainsi donc, avec ce récit je tenais quelque part à rendre on gran loné é respè a Ayiti et à tous le Ayisyen.
CCN. Quand vous débarquez en Ayiti êtes vous surpris de ce que vous voyez, ? l'idée du livre arrive à quel moment ?
E.D. Je ne dirais pas surpris mais plutôt ému. Oui d’une émotion presque enivrante malgré ce premier contact peu réjouissant d’un enfant qui mendie et de la présence d’hommes en arme. Etonnamment j’avais l’impression d’être chez moi. Assailli par tant de choses à la fois, tout décrire et tout écrire fut mon premier réflexe. L’idée du livre arrivera bien plus tard après mon retour.
CCN. Il y a une préface du chanteur Beethova Obas, pourquoi lui ?
E.D. Il y a beaucoup d’artistes ayisyen angajé, comme on dit, mais les textes et la musique de Beethova m’accompagnent toujours dès qu’il s’agit d’Ayiti. C’est comme ça. Il a ces mots, ces notes à lui pour de temps à autres, nous faire « oublier le goût de la détresse d’Ayiti »
Il a cette sensibilité profonde qui vous envellope quand il parle de l’espoir qu’il cultive dans les enfants de son pays. C’est un grand Monsieur qui m’a fait l’honneur de préfacer ce récit. Mèsi Beethova.
CCN. Là bas la Minustah semble être un vrai problème ?
E.D. Un grave problème comme toutes les formes d’ingérence qui caractérisent le pouvoir occidental à travers le monde. Depuis bientôt huit ans (Juin 2004) cette armée d’occupation n’a apporté que peines et tribilasyon au peuple d’Ayiti. Vols, viols, brutalités en tous genres, choléra, et la liste est longue. Il n’y a pas 36000 mil solution : Minista déwo !!!
CCN. Un président ex chanteur de compas : Est ce qu’Ayiti est dans la bonne... cadence ?
E.D. Nous avons tous suivi les conditions dans lesquelles se sont déroulées l’élection du président Martelly en Ayiti. Il a été porté au pouvoir par les états unis et c’est bien dommage. Maintenant les responsabilités qui lui incombent sont énormes, et il le sait. Le peuple haïtien aspire d’abord à « on Ayiti granmoun » Il ne doit jamais l’oublier.
CCN. Pas un seul mot dans votre ouvrage sur la musique, le compas, vous n'avez pas voulu entendre ?
E.D. Comment ne pas vouloir entendre ce compas partout présent. Mais cette fois-ci, la grande présence des femmes et des hommes qui m’entouraient avait pris le dessus.
CCN. Vous ne publiez qu’une douzaine de photos sur la centaine prises, quels ont été les critères de votre choix ?
E.D. En effet, ce fut un véritable dilemme, il fallait faire un choix visant à mieux illustrer le récit. Mais elles sont toutes aussi belles que parlantes. Plus « NOUS », quoi !
CCN. Di sa é vwè sa... és sa vé di Ayiti a jodi pé fé moun gwadloup pè lendepandans ?
E.D. Di sa é vwè sa… C’est bien là que cet adage prend tout son sens. C’est cet écart monumental qu’il y a entre ce que l’on nous a toujours servi sur Haïti et la réalité. C’est d’abord cet aspect là que j’aborde dans ce récit. Dans la Caraïbe, Haïti reste le principal épouvantail repoussoir du pouvoir occidental et singulièrement du pouvoir « kolonyal fwansé » sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Haïti, il ne faut pas le nier, dans l’esprit de bon nombre d’entre nous fait peur dès que l’on parle d’indépendance. Et malheureusement, ce piège fonctionne toujours. Mon récit n’a pas la prétention de tordre le cou à cette mauvaise fable, mais à nous aider à ne plus écouter ces petites comptines mensongères que véhicule cette farce.
CCN. Que retenez-vous de ce séjour?
E.D. Un peuple, un grand peuple .Un pays, un immense péyi. Des Fanm é Nonm qui n’ont jamais abandonnés la lutte pour la vie au quotidien. Des femmes et des hommes qui refusent la fatalité pour ne compter que sur leurs propres moyens afin de modifier leur réalité de tous les jours. Des femmes et des hommes qui ne croient pas en la malédiction que l’on essaie de leur faire porter depuis nanni nannan. En effet, j’ai vu certaines situations misérables que vivent au quotidien certains ayisyen. Mais, eskizé, ce n’est pas cela que j’ai retenu. Je garde plutôt l’image d’un peuple fière combatif et debout. Pas un peuple kouché. Des fanm é de nonm d’une grandeur capable de vous faire prendre conscience de notre petite taille, tizi à bien des égards. Ayiti : Di sa é vwè, sé dé biten diféran
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3957,10-09-2012-hay-ti-eddy-damas-ugtg-y-yla-minustah-n-a-apporty-que-peines-et-tribilasyon-aux-hay-tiens.html
Eddy Damas. On serait tenter de le voir ainsi, mais c’est beaucoup plus que cela. C’est une occasion formidable pour moi de contribuer, comme pour un bon nombre de personnes, a kalbandé l’image que nous avons d’Ayiti.
Sans y avoir auparavant mis les pieds, j’ai découvert Ayiti très tôt dans mon adolescence, à travers sa musique et sa poésie. Et ce voyage en quelque sorte, me confortait, et me rassurait en grande partie, dans l’idée que moi je me faisais d’Ayiti. Ainsi donc, avec ce récit je tenais quelque part à rendre on gran loné é respè a Ayiti et à tous le Ayisyen.
CCN. Quand vous débarquez en Ayiti êtes vous surpris de ce que vous voyez, ? l'idée du livre arrive à quel moment ?
E.D. Je ne dirais pas surpris mais plutôt ému. Oui d’une émotion presque enivrante malgré ce premier contact peu réjouissant d’un enfant qui mendie et de la présence d’hommes en arme. Etonnamment j’avais l’impression d’être chez moi. Assailli par tant de choses à la fois, tout décrire et tout écrire fut mon premier réflexe. L’idée du livre arrivera bien plus tard après mon retour.
CCN. Il y a une préface du chanteur Beethova Obas, pourquoi lui ?
E.D. Il y a beaucoup d’artistes ayisyen angajé, comme on dit, mais les textes et la musique de Beethova m’accompagnent toujours dès qu’il s’agit d’Ayiti. C’est comme ça. Il a ces mots, ces notes à lui pour de temps à autres, nous faire « oublier le goût de la détresse d’Ayiti »
Il a cette sensibilité profonde qui vous envellope quand il parle de l’espoir qu’il cultive dans les enfants de son pays. C’est un grand Monsieur qui m’a fait l’honneur de préfacer ce récit. Mèsi Beethova.
CCN. Là bas la Minustah semble être un vrai problème ?
E.D. Un grave problème comme toutes les formes d’ingérence qui caractérisent le pouvoir occidental à travers le monde. Depuis bientôt huit ans (Juin 2004) cette armée d’occupation n’a apporté que peines et tribilasyon au peuple d’Ayiti. Vols, viols, brutalités en tous genres, choléra, et la liste est longue. Il n’y a pas 36000 mil solution : Minista déwo !!!
CCN. Un président ex chanteur de compas : Est ce qu’Ayiti est dans la bonne... cadence ?
E.D. Nous avons tous suivi les conditions dans lesquelles se sont déroulées l’élection du président Martelly en Ayiti. Il a été porté au pouvoir par les états unis et c’est bien dommage. Maintenant les responsabilités qui lui incombent sont énormes, et il le sait. Le peuple haïtien aspire d’abord à « on Ayiti granmoun » Il ne doit jamais l’oublier.
CCN. Pas un seul mot dans votre ouvrage sur la musique, le compas, vous n'avez pas voulu entendre ?
E.D. Comment ne pas vouloir entendre ce compas partout présent. Mais cette fois-ci, la grande présence des femmes et des hommes qui m’entouraient avait pris le dessus.
CCN. Vous ne publiez qu’une douzaine de photos sur la centaine prises, quels ont été les critères de votre choix ?
E.D. En effet, ce fut un véritable dilemme, il fallait faire un choix visant à mieux illustrer le récit. Mais elles sont toutes aussi belles que parlantes. Plus « NOUS », quoi !
CCN. Di sa é vwè sa... és sa vé di Ayiti a jodi pé fé moun gwadloup pè lendepandans ?
E.D. Di sa é vwè sa… C’est bien là que cet adage prend tout son sens. C’est cet écart monumental qu’il y a entre ce que l’on nous a toujours servi sur Haïti et la réalité. C’est d’abord cet aspect là que j’aborde dans ce récit. Dans la Caraïbe, Haïti reste le principal épouvantail repoussoir du pouvoir occidental et singulièrement du pouvoir « kolonyal fwansé » sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Haïti, il ne faut pas le nier, dans l’esprit de bon nombre d’entre nous fait peur dès que l’on parle d’indépendance. Et malheureusement, ce piège fonctionne toujours. Mon récit n’a pas la prétention de tordre le cou à cette mauvaise fable, mais à nous aider à ne plus écouter ces petites comptines mensongères que véhicule cette farce.
CCN. Que retenez-vous de ce séjour?
E.D. Un peuple, un grand peuple .Un pays, un immense péyi. Des Fanm é Nonm qui n’ont jamais abandonnés la lutte pour la vie au quotidien. Des femmes et des hommes qui refusent la fatalité pour ne compter que sur leurs propres moyens afin de modifier leur réalité de tous les jours. Des femmes et des hommes qui ne croient pas en la malédiction que l’on essaie de leur faire porter depuis nanni nannan. En effet, j’ai vu certaines situations misérables que vivent au quotidien certains ayisyen. Mais, eskizé, ce n’est pas cela que j’ai retenu. Je garde plutôt l’image d’un peuple fière combatif et debout. Pas un peuple kouché. Des fanm é de nonm d’une grandeur capable de vous faire prendre conscience de notre petite taille, tizi à bien des égards. Ayiti : Di sa é vwè, sé dé biten diféran
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3957,10-09-2012-hay-ti-eddy-damas-ugtg-y-yla-minustah-n-a-apporty-que-peines-et-tribilasyon-aux-hay-tiens.html
Football / Coupe Caraïbes : Après les Bermudes, objectif d’Haïti, défaire Porto-Rico
P-au-P, 11 sept. 2012 [AlterPresse] --- La sélection nationale de football d’Haïti aura pour objectif, ce mardi 11 septembre 2012, de vaincre son homologue de Porto Rico afin de gagner le quadrangulaire du groupe I de la coupe Caraïbes des nations de football au stade Sylvio Cator à Port-au-Prince, mettant également aux prises les Bermudes et Saint-Martin.
« Notre seule préoccupation, c’est d’obtenir la victoire pour terminer en première position », espère le sélectionneur cubain d’Haïti, Blake Cantero.
Il s’exprimait en conférence d’après-match ayant opposé Haïti aux Bermudes le dimanche 9 septembre 2012.
Pour les deux premiers matches d’Haïti, y compris celui joué contre Saint-Martin le vendredi 7 septembre, les joueurs nationaux ont fait montre de baisse de régime, notamment en deuxième période durant les deux parties des 7 et 9 septembre, s’inquiètent des journalistes sportifs.
Après avoir marqué trois buts, de belle facture, en première mi-temps face aux Bermudes, l’équipe haïtienne a paru manquer de fraîcheur en deuxième période. Logiquement, elle a concédé un but qui a laissé des sueurs froides chez les spectateurs, craignant l’éventualité, pour l’équipe visiteuse, de revenir au score, tant toute l’équipe nationale paraissait fébrile.
Scénario à peu près similaire face à Saint-Martin : le onze d’Haïti n’a pu inscrire que deux (2) buts en deuxième période, après avoir outrageusement dominé ses adversaires en première période (5 buts marqués).
« Alors que l’équipe de Porto-Rico nous a pris par surprise, la sélection haïtienne a joué un match techniquement et tactiquement bien organisé. C’est une équipe (Haïti) qui a beaucoup d’avenir et qui peut avancer très loin dans la compétition », estime le sélectionneur de l’équipe des Bermudes, Andrew Bascome.
Son homologue d’Haïti, Blake Cantero, a reconnu avoir modifié son plan antérieur de jeu, malgré de bonnes bases tactiques, en vue d’aller chercher un résultat positif.
« Le match était très intéressant de part et d’autre. Les joueurs des Bermudes ont travaillé pour nous donner une réplique. C’est pourquoi le match a été très difficile en début de période », ajoute-t-il.
Aussi, la sélection nationale d’Haïti n’a-t-elle droit à aucune erreur pour la partie du jour face à Porto Rico.
Après la correction (7-0), infligée à Saint-Martin lors de la première journée du 7 septembre, la sélection nationale d’Haïti l’a emporté, (3-1) le 9 septembre, sur son homologue des Bermudes.
Le public, tout acquis à Haïti, a mis longtemps pour savourer le premier but de son équipe, marqué sur coup franc par Olrish Saurel. Puis, Jean Eudes Maurice a augmente le score. Et Jean Philippe Péguéro corsa l’addition, après un superbe travail au milieu de terrain de Jeff Louis, qui a effacé plusieurs joueurs bermudiens avant d’adresser une bonne passe à Péguéro (3-0 à la mi-temps).
La prestation de la sélection nationale de football d’Haïti sera différente en deuxième période. Plus aucun but ne sera marqué par les joueurs haïtiens qui, au contraire, vont encaisser un but des bermudiens (3-1 score final).
En évitant de se laisser surprendre par des contre-attaques, les footballeurs haïtiens devront se surpasser pour jouer un match plein, en première et en deuxième période, ce mardi 11 septembre 2012, contre Porto Rico qui est provisoirement en tête du classement du groupe I de la coupe Caraïbes des nations (2 matches gagnés, 11 buts pour Porto Rico contre 2 matches gagnés et 10 buts pour Haïti), [jep kft rc apr 11/09/2012 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13386
Haiti – Social : Causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap
Sous le haut patronage du Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, le Bureau du Secrétaire d’Etat à l’intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) et le Projet de Renforcement du Cadre Juridique pour les Personnes Handicapées en Haïti de l’OEA ont organisé ce lundi 10 Septembre à l’hôtel Montana une causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap en Haiti.
Cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l’emploi et au travail adaptés », a été l’occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu’une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque.
Le Chef de l’Etat, qui ne cesse d’intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d’accompagner ce secteur.
« Notre pays a besoin, pour son décollage, de l’apport de tous ses fils et filles et nous n’avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d’intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président.
La présence du Chef de l’Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l’égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap.
« Je regarde cette initiative comme un pas vers l’émergence d’une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d’existence de l’ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. »
Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d’offrir des opportunités égales à tous et promis d’intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-social-causerie-avec-le-secteur-prive-des-affaires-sur-la-problematique-du-handicap/
Cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l’emploi et au travail adaptés », a été l’occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu’une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque.
Le Chef de l’Etat, qui ne cesse d’intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d’accompagner ce secteur.
« Notre pays a besoin, pour son décollage, de l’apport de tous ses fils et filles et nous n’avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d’intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président.
La présence du Chef de l’Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l’égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap.
« Je regarde cette initiative comme un pas vers l’émergence d’une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d’existence de l’ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. »
Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d’offrir des opportunités égales à tous et promis d’intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-social-causerie-avec-le-secteur-prive-des-affaires-sur-la-problematique-du-handicap/
Montardon : un nouvel orphelinat à Port au Prince avec les Calinous d'Haïti
Mirlande Jean, directrice de La maison de l'Espoir à Haïti et Dominique Uthurralt, président des "Calinous d'Haïti", travaillent côte à côte pour aider les enfants haïtiens. (didier rispal)
L'association Les Calinous d'Haïti a été créée en 2004 par des parents ayant adopté des enfants haïtiens de la crèche "La maison de l'espoir", organisme privé, connu et reconnue situé à Port au Prince. Présidée par Dominique Uthurralt l'association a tenu ce week-end son assemblée générale au lycée agricole de Montardon. Cette association compte aujourd'hui 126 membres et plus de 1 000 sympathisants (les dons).
Une école pour les enfants en difficultés
Cette année 2011/2012 a été marquée par un projet de montage financier qui devrait permettre la création d'un nouvel orphelinat sur les hauteurs de Port aux Princes, en zone non inondable. Un terrain de 1 800 m2 a déjà été acheté pour implanter un nouveau bâtiment de 800 m2 sur deux niveaux, qui, en plus d'accueillir 50 enfants, servira également d'école, non seulement pour les locataires, mais aussi pour des enfants en difficultés.
"Les partenaires financiers nous demandent des dossiers de plus en plus complexes à monter" et c'est bien pour cette raison que Louise Roudil, originaire de la drome et étudiante en Master, se rendra début novembre en Haïti pour une durée de 9 mois. Sa mission sera de monter des dossiers de financement et de subventions et surtout de suivre ce projet jusqu'au bout. Sa mission ne coûtera rien aux Calinous d'Haïti, c'est la fondation Crédit Agricole et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques qui subventionnent le projet.
En mai dernier, un certain nombre de partenaires financiers ont été ciblés sur place par Dominique Uthurralt, et l'espoir de voir sortir de terre ce nouvel orphelinat est aujourd'hui bien réel.
L'agence Française de développement apporte son soutien à ce projet ainsi que le conseil régional et l'Union Européenne. "L'année dernière j'étais très inquiète, je ne savais pas si j'allais pouvoir nourrir les enfants, merci à l'association qui nous à permis d'exister encore".
Mirlande Jean, directrice de La maison de l'Espoir à Haïti était présente à Montardon. Cette femme au coeur énorme doit être soutenue, son discours a largement touché les quatre-vingts personnes présentes.
Le bureau
Président Dominique Uthurralt ; vice-président Nathalie Sanclémente ; trésorier Laurent Douin ; secrétaire Christine Moussegnerat
Pour tout renseignement ou pour vos dons : "Les Calinous d'Haïti", 9 rue du Baron Séguier, 64000 Pau. Tél. 06 22 25 25 37
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/09/11/calinous-d-haiti-un-nouvel-orphelinat-a-port-au-prince,1097171.php
dimanche 9 septembre 2012
Turcs et Caïcos reprend les déportations de citoyens haïtiens.-
Les iles Turcs et Caïcos reprendra la déportation de citoyens haïtien arrivés sur ce territoire avant le 10 janvier 2010, a informé aujourd’hui le gouvernement.
Les autorités d’immigration ont suspendu les déportations après le séisme, qui avait fait plus de 300.000 morts et deux millions de sinistrés, même si elles avaient conservé les déportations des personnes reconnues coupable d’un délit.
Selon le communiqué, les haïtiens arrivés avant le tremblement de terre seront déportés mais celui n’a pas éclairci la situation des immigrés illégaux arrivés après le 12 janviers.
Les îles Turc et Caïcos sont situées au nord de l’île d’Haïti, partagée entre les République d’Haïti et Dominicaine, et possède une population estimée à 32.000 habitants.
Des centaines d’Haïtiens ont immigré sur ce territoire, qui dépend des royaumes unis, à la recherche de travail ou d’amélioration de leurs conditions de vie.
L’année dernière les autorités ont déporté plus de 600 haïtiens, après les avoir reconnus coupables d’un délit quelconque.
http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=542591&Itemid=1
La justice uruguayenne fera comparaître le jeune haïtien Johny Jean pour "faux témoignage"
« Il n’a pas été violé »
La défense des militaires des forces uruguayennes accusés de « violence privée » contre le jeune haïtien Johny Jean, a sollicité la comparution du jeune pour avoir donné un « faux témoignage ». Elle l’a aussi accusé de préparer une fausse demande contre l’Uruguay.
Après avoir visualisé la vidéo scandaleuse qui présentait des militaires uruguayens en poste en Haïti entrain de perpétrer un abus sexuel présumé contre le jeune haïtien, les études techniques ont conclu que le jeune « n’a pas été violé ».
Pour cela, la défense des militaires accusés de « violence privée », a requis la convocation du jeune Johny jean pour qu’il comparaisse pour « faux témoignage », selon des informations fournies par le journal El pais.
Le journal affirme que les avocats Gustavo Bordes et Gaston Chavez, qui représentent trois des cinq marins accusés ont présenté un document écrit sollicitant la comparution du jeune, qui avait dit qu’il avait été violé quand il a déclaré devant le juge du vingtième tour Alejandro Guido.
Dans le document il est stipulé que les marins ont exercé la violence nécessaire pour « lui faire une plaisanterie » et ils ont assuré qu’après l’épisode le jeune continua à fréquenter la base militaire, comme il le faisait habituellement.
http://www.lr21.com.uy/politica/1058929-justicia-uruguaya-citara-al-joven-haitiano-johny-jean-por-falso-testimonio
Haïti veut redevenir la «perle des Antilles»
Il y a deux ans, un terrible séisme frappait Haïti. Alors que l'île se remet à peine de la catastrophe, les dirigeants tentent de relancer le tourisme par le biais de grandes campagnes publicitaires.
Une campagne touristique étonnante
Une campagne touristique étonnante a débuté ce weekend à Miami. Un panneau d’affichage gigantesque, situé le long de l’autoroute I-95, vante un nouveau paradis pour les touristes : Haïti.
« Vivez l’expérience. Saisissez l’occasion », peut-on lire sur l’affiche, qui montre une plage de sable fin et une mer bleue azur. Selon l’agence de presse AP, le panneau d’affichage est parrainé par le consulat d’Haïti à Miami et le ministère du tourisme de Port-au-Prince. Une tentative pour le moins déroutante, visant à redorer le blason de l’île et à effacer l’idée de pauvreté et d’instabilité politique qui y règne.
Une île qui se remet à peine de la catastrophe
« Haïti a été progressivement mis au ban du reste du monde en raison de sa situation économique et politique. Maintenant, avec la détermination de l'administration Martelly-Lamothe à améliorer l'image du pays par la voie diplomatique et consulaire des missions, Haïti, la terre de la bravoure, de la dignité et de la liberté, va retrouver son prestige d'antan », a déclaré François Guillaume II, le consul général d'Haïti à Miami, selon HaitiLibre.com.
Mais la terre de la « dignité » croule encore sous les difficultés causées par le séismequ’elle a vécu. Il y a toujours de graves problèmes de logements, et l’épidémie de choléracommence à peine à s’estomper. Pourtant, le gouvernement est toujours désorganisé, et l’argent de l’aide internationale manque terriblement, deux ans après la catastrophe.
Une image qui va être difficile à changer
À l’échelle mondiale, Haïti demeure un « cas de charité », et changer cette image ne sera pas chose facile. Allyn Gaestel, qui est journaliste au Los Angeles Times a souligné ce point dans un article, paru en juillet : « Qui veut siroter un cocktail, sachant, qu’à quelques mètres, desenfants souffrent de malnutrition et se morfondent dans des tentes ? ».
Mais, sans évoquer ces obstacles, la majorité des Haïtiens haut placés pensent que refairede l’île un endroit touristique est tout à fait possible. Les investissements et les projets de constructions touristiques fleurissent, bien que l’argent alloué à la reconstruction ait été systématiquement mal géré.
Le retour des investisseurs ?
Plusieurs grandes chaînes hôtelières désirent construire des avant-postes à Haiti, notammentConfort in, Best Western ou encore Marriott, a expliqué l’ambassadeur de l’île, Altidor Paul, au quotidien USA Today. Il a également mentionné la construction en cours d’uncomplexe hôtelier nommé « L’Oasis ». Le bâtiment comptera 130 chambres, trois restaurants et 14 boutiques, pour un coût total de 35 millions de dollars.
« Nous essayons de passer d’un mode de survie à un mode d’investissement », a déclaré Altidor Paul. « Nous ne sommes pas convaincus que l'envoi d'une aide humanitaire à Haïti va nous faire sortir de cette pauvreté. Nous recherchons des capitaux et de la connaissance. »
La « perle des Antilles », entre grandeur et désolation
Dans le passé, Haïti était surnommée « la perle des Antilles », après un boom du tourisme dans les années 1940 et 1950. Cependant, après le règne despotique de François Duvalier, la jet-set internationale a déserté le pays. Puis, en 1970, lorsque Jean « Baby Doc » Duvalierremplaça son père, le tourisme connu une légère hausse, mais diminua de nouveau avec la propagation du sida dans les années 1980.
Le président Michel Martelly espère que la classe moyenne et supérieure, rescapée du tremblement de terre et du précédent gouvernement, voudra investir dans l’économie. Le coup de pouce dont le pays aurait besoin selon lui. Jusqu’à présent, les touristes ont été majoritairement des travailleurs humanitaires et des membres de la diaspora haïtiennevenus voir leur famille. Mais il faut plus de visiteurs et d’investisseurs. Et après plusieurs tentatives de relance du tourisme, espérons que celle-là soit la bonne.
Global Post/Adaptation Henri Lahera pour JOL Press
http://www.jolpress.com/article/international-haiti-tourisme-reconstruction-investissements-seisme-aide-humanitaire-malnutrition-diaspora-hotels-813160.html
Haiti – Economie : Une mission canadienne en Haiti pour explorer les possibilités d’investissement
Le Ministre d’Etat canadien M. Bernard Valcourt à la tête d’une mission canadienne est entré en Haïti ce jeudi pour évaluer les opportunités d’affaires dans le pays, lors d’un point de presse à l’hôtel Montana.
Cette délégation, d’environ 45 investisseurs canadiens, est reçue par le Centre de facilitation des Investissements (CFI) et le conseil présidentiel à l’investissement et le conseil économique et social.
« Cette mission revêt d’une importance particulière pour moi, aux regards des actions entreprises par mon gouvernement pour attirer des investissements directs étrangers en Haïti », a déclaré le Premier ministre haïtien Laurent S. Lamothe.
« La promotion des investissements prives demeure un des axes prioritaires de l’action gouvernementale », a-t-il ajouté.
M. Lamothe a estimé qu’il est important pour que les investissements reprennent en Haïti afin de faciliter la création d’emploi, et de remettre le pays sur la carte d’affaires dans le monde.
« Pour vous compagnies canadiennes qui prennent part à cette mission, Haïti est un marché qui vous permettra notamment de réexporter vers les Etats-Unis », a indiqué M. Georges Andy René, directeur du CFI, aux membres de la délégation.
« Haïti is open for business », tel le slogan du gouvernement, a-t-il-enchérit.
L’ambassadeur du canada en Haïti, M. Henry-Paul Normandin a souligné pour sa part qu’Haïti a une politique de développement économique agressive, engagée sur la création d’emploi et l’un des éléments clé de cette politique c’est la promotion du commerce et de l’investissement.
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-economie-une-mission-canadienne-en-haiti-pour-explorer-les-possibilites-dinvestissement/
Haiti – Economie : Une mission canadienne en Haiti pour explorer les possibilités d’investissement
Le Ministre d’Etat canadien M. Bernard Valcourt à la tête d’une mission canadienne est entré en Haïti ce jeudi pour évaluer les opportunités d’affaires dans le pays, lors d’un point de presse à l’hôtel Montana.
Cette délégation, d’environ 45 investisseurs canadiens, est reçue par le Centre de facilitation des Investissements (CFI) et le conseil présidentiel à l’investissement et le conseil économique et social.
« Cette mission revêt d’une importance particulière pour moi, aux regards des actions entreprises par mon gouvernement pour attirer des investissements directs étrangers en Haïti », a déclaré le Premier ministre haïtien Laurent S. Lamothe.
« La promotion des investissements prives demeure un des axes prioritaires de l’action gouvernementale », a-t-il ajouté.
M. Lamothe a estimé qu’il est important pour que les investissements reprennent en Haïti afin de faciliter la création d’emploi, et de remettre le pays sur la carte d’affaires dans le monde.
« Pour vous compagnies canadiennes qui prennent part à cette mission, Haïti est un marché qui vous permettra notamment de réexporter vers les Etats-Unis », a indiqué M. Georges Andy René, directeur du CFI, aux membres de la délégation.
« Haïti is open for business », tel le slogan du gouvernement, a-t-il-enchérit.
L’ambassadeur du canada en Haïti, M. Henry-Paul Normandin a souligné pour sa part qu’Haïti a une politique de développement économique agressive, engagée sur la création d’emploi et l’un des éléments clé de cette politique c’est la promotion du commerce et de l’investissement.
Haïti-Justice : Trois jours francs à Martelly pour faire retrait de certains arrêtés
P-au-P, 07 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le citoyen Newton St Juste somme le chef de L’Etat, Michel Martelly de rétracter dans un délai de 3 jours francs les arrêtés du 24 janvier 2012 et du 15 juin 2012 créant respectivement la Commission nationale de lutte contre la faim et la malnutrition (Colfam) et la Commission d’Appui à la Coordination des Infrastructures de Sport et d’Accompagnement de la Jeunesse Haïtienne (Cacisajh).
La Colfam et le programme « Aba grangou » sont dirigés par l’épouse de Martelly, Sophia St Rémy Martelly alors que la Cacisajh est coordonnée par son fils Olivier Martelly. « Déclarant au Président de la République d’Haïti, Michel Martelly, qu’un délai de trois jours francs lui est octroyé pour procéder au retrait pur et simple des susdits Arrêtés, et dans le cas contraire, la Juridiction compétente sera saisie aux fins de droit », somment Newton St-Juste et son avocat André Michel dans la requête.
Les arrêtés en question seraient contraires à la Constitution, aux lois de la république et aux principes généraux du droit, selon les informations fournies par St Juste. Selon la requête, ces actes « constituent des atteintes à la stabilité des Institutions Républicaines et une duplication susceptible de servir de prétexte pour dilapider les maigres Deniers Publics appartenant à tous les citoyens haïtiens » Le citoyen St-Juste et son avocat Me André Michel voient l’unilatéralité dans ces actes du président. Ce qui a pour conséquence d’ériger « le népotisme [tendance du président] à favoriser les membres de sa famille en norme de gouvernance par excellence ».
Le 16 août 2012, Newton St Juste a écrit au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Renel Senatus pour dénoncer ces deux proches du président pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs ». Le vendredi 24 août 2012 après l’audition du dénonciateur par le chef du parquet de Port-au-Prince, celui-ci a décidé de classer le dossier sans suite.
« L’interprétation, faite par le parquet des articles 19 et 20 du code d’instruction criminelle, selon laquelle seuls les fonctionnaires de l’État sont habilités à dénoncer les infractions dont ils ont connaissance, constitue une honte pour la communauté juridique haïtienne et une menace adressée aux citoyennes et citoyens dans le cadre de la défense de leurs droits », déplore Saint Juste dans une lettre au parquet le 27 août 2012. Cependant, le citoyen n’en démord pas.
Il compte utiliser tous les pions pour coincer les accusés. Dans une lettre en date du 28 août 2012, adressée à l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en Haïti, Pamela White, Newton Saint Juste réitère sa détermination de traduire Sophia St-Rémy Martelly, épouse du chef de l’État, et leur fils ainé, Olivier Martelly, devant la justice américaine.
Selon St Juste, l’épouse Martelly serait américaine, et il est nécessaire d’ouvrir une enquête pour blanchiment d’argent tant en Haïti qu’aux Etats-Unis d’Amérique. Les citoyens-avocats Newton St Juste et André Michel multiplient de plus en plus des dénonciations de corruption dans l’administration publique impliquant la famille présidentielle.
Dans la foulée, ils reçoivent le support de plusieurs organisations de base de Fanmi Lavalas (de l’ancien président Jean Bertrand Aristide) et de personnalités politiques, dont madame Mirlande Hyppolite Manigat, adversaire malheureuse de Michel Martelly à la dernière présidentielle.
Pour le moment, St Juste et Michel seraient dans la ligne de mire du conseiller spécial de Martelly, Gregory Mayard Paul, qu’ils ont accusés de fomenter un complot visant à les assassiner. Richard Morse du groupe Ram, cousin et conseiller du chef de l’Etat ; Hervé Fourcand et Roody Cazeau (qui serait un déporté), seraient de la liste des comploteurs, selon les avocats St Juste et Michel. [efd kft gp apr 07/09/2012 8 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13373
jeudi 6 septembre 2012
Haïti-Culture : le "concombre-zombi" entre drogue, médicament et… zombi !
par Edner Fils Decime
P-au-P, 5 sept. 2012 [AlterPresse] --- Des fleurs en forme de cloches, blanches ou violettes, le concombre-zombi, de son nom scientifique datura stramonium, est très répandu en Haïti. Tout aussi courante est son utilisation.
A la fois drogue, médicament et employé dans plusieurs des 36 formules de la zombification, le concombre-zombi reste une plante du décor haïtien qui ne dit pas toujours son nom.
Concombre-zombi : au-delà d’une appellation
« C’est un cousin de la tomate, leurs feuilles sont semblables », explique Max Gesner Beauvoir, ingénieur-chimiste et Ati national du vodou haïtien (son chef suprême).
Son fruit est une petite boule avec des épines d’où son appellation de « pomme épineuse ». Il est de la famille des solanacées qui sont des plantes dicotylédones gamopétales à laquelle appartiennent pomme de terre et tomate.
Pourtant, René Toussaint, dans son livre posthume « De la mort à la vie : essai sur le phénomène de zombification en Haïti » fait du concombre-zombi « une variété locale de cucurbitacées sauvages, appelée Momordica Elaterum ».
Toussaint se réfère sûrement au concombre, plante dicotylédone potagère cultivée pour son fruit allongé cylindrique. Il appartient aux cucurbitacées au même titre que le melon.
Depuis les recherches intensives menées entre 1981 et 1983 sous la houlette de Wade Davis, chercheur à l’université de Harvard des Etats-Unis d’Amérique, la nomination avancée par Beauvoir (qui a collaboré à ces recherches également) semble faire autorité.
L’Ati national du vodou invite de plus à ne pas confondre le concombre-zombi avec la plante nommée « Nonie », sorte de pomme à laquelle on accorde beaucoup de vertus extraordinaires.
A éviter … pour rester éveillé
Les effets du datura stramonium sont rapportés par plusieurs habitants de Kenscoff. D’ailleurs, on peut remarquer leurs grandes cloches sur beaucoup de clôtures de propriétés.
« Les voleurs utilisent les cloches [fleurs du concombre-zombi] pour endormir les propriétaires des maisons qu’ils veulent cambrioler. C’est très courant là-haut (à Kenscoff) », témoigne une marchande de feuilles au Marché Salomon.
L’un des plus spectaculaires effets du concombre-zombi c’est qu’une simple exposition, si elle est longue, peut provoquer un profond sommeil, rapporte t-on.
« Certaines personnes rien qu’en nettoyant un buisson de plantes à cloches tombent inconscientes sous l’effet très puissant du concombre », nous confie madame Nicolas Pierre, septuagénaire habitant Furcy.
« C’est une plante extrêmement puissante. Elle est forte comme drogue. J’invite les gens, surtout les jeunes à ne pas s’amuser avec le concombre-zombi », prévient pour sa part l’Ati national s’adressant aux jeunes qui se droguent en buvant des infusions dites « thé [tisane] de cloches ».
Mais d’où vient cette puissance du concombre-zombi ?
Les feuilles et les graines de la plante seraient utilisées comme narcotiques du fait de leur teneur en mélange d’atropine et d’hyosciamine, selon un habitué et utilisateur de cette plante requérant l’anonymat.
L’atropine est un composé organique renfermant un nombre élevé de molécules d’azotes et de base. L’hyosciamine est aussi un alcaloïde.
L’auteur Toussaint soutient, pour sa part que la plante contient une « substance active, l’élatérine, qui possède des effets purgatifs extrêmement violents ».
L’ingénieur-chimiste et houngan, Max Gesner Beauvoir n’y va mollo en comparaison.
« Le Concombre zombi a une puissance anesthésique extraordinaire. Une tête d’épingle de sa substance est de très loin, soit 10 000 fois, plus puissante que la cocaïne » soutient-il.
Ses vertus médicinales
Selon plusieurs marchandes de feuilles interrogées par AlterPresse et un « médecin-feuille –houngan » haïtien qui souhaite rester anonyme, le concombre-zombi, dans des proportions qu’ils n’ont pas voulu communiquer, calme toutes sortes de douleurs provoquées par l’asthme et les palpitations.
La plante soigne aussi, selon ces sources, les maladies de la peau, les rhumatismes et les démangeaisons.
« J’ai déjà traité des cas d’oppression par une infusion d’une feuille et d’une graine dans une 1/2 litre d’eau bouillante. Le malade en a bu 4 tasses par jour », informe notre « médecin-feuille ».
Les lombagos (douleur rhumatismale dans la région lombaire du dos), les furoncles (‘’klou’’ en créole haïtien) peuvent être soulagés avec des feuilles de datura chauffées et enduites d’huile de Palma Christi, indique ce guérisseur.
« Il suffit d’appliquer tout ça sous forme de compresses [chaudes] sur les endroits qui vous font mal », préconise une marchande de feuille de Delmas 32.
Pour frictionner les personnes souffrant de rhumatisme et de démangeaisons des parties génitales, notre « médecin-feuille-houngan » anonyme préconise « des feuilles pilées et mises à macérer dans de l’huile de Palma Christi ».
Concombre-zombi et zombification : toute une histoire
Mais pourquoi la tradition a t-elle voulu dénommer la plante « concombre-zombi » ? Max Gesner Beauvoir, l’Ati national du vodou, ne cache pas qu’il ne sait pas.
Est-ce en rapport avec son utilisation dans les procédés de zombification ?
Beauvoir peut seulement soutenir que la plante avait ce nom en Haïti et dans les Antilles avant même que Wade Davis et son équipe aient, entre 1981 et 1983, « décelé la présence de ce datura dans plusieurs des 36 formules de préparations pour la zombification ».
Malgré son nom, il est curieux de remarquer qu’il n’est pas le plus commun des substances utilisées.
« On utilise beaucoup plus le poisson froufrou (de nom scientifique Tétrodon) appelé encore poisson-coffre ou poisson-globe. Cet animal se gonfle d’eau ou d’air quand il est menacé », rapporte Max Beauvoir relayant les conclusions du docteur japonais, Cao.
Ce poisson renferme dans ces viscères un poison mortel, la tétrodotoxine qui peut provoquer une paralysie mortelle en bloquant la propagation de l’influx nerveux. [efd apr 05/09/2012 13 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13361
Haiti – Sécurité : Plus de 50% d’augmentation du montant des recettes générées pour le mois d’août
La coordination des brigades d’intervention (BMI) a acheminé le rapport relatif aux différentes opérations de contrôle menées dans le cadre de la lutte contre la contrebande entre le 1er au 21 août 2012. Le montant des recettes générées au cours de ces interventions est estimé à plus de 5 millions de gourdes soit une augmentation de 54,60% par rapport au mois de juillet dernier, a-t-on lu dans le rapport.
330 saisies ont été effectuées durant la période allant du 1er au 31 juillet dans le cadre de la lutte contre la contrebande, relate le rapport de la Coordination des brigades d’intervention (BMI). Parmi les 330 cas, 148 ont été réglés et 181 sont encore en saisie conservatoire.
Ces opérations ont été menées dans 5 postes de contrôle du pays. Il s’agit des postes de Terrier Rouge, Ganthier, Morne à Cabrit, Source Matelas et Brache.
Selon le rapport, le montant des recettes générées dans ces différents postes durant le mois d’aout s’élève à plus de 5 millions de gourdes. Les recettes sont réparties ainsi : 633 458,28 de gourdes à Terrier Rouge ; 2 393 353,98 au poste de Ganthier ; 246 215,16 gourdes à Morne Cabrit ; 1 273 587,23 gourdes au poste de Source Matelas ; et 510 055,51 au poste de Brache.
Les opérations de la BMI sont menées par des agents des douanes, la Police nationale, de la Direction nationale des impôts (DGI), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), les parquets de la république et coordonnées par l’Unité de la lutte contre la corruption (ULCC).
Dans une interview exclusive accordée, M. Antoine Atouriste, directeur de l’ULCC, a qualifié de « très satisfaisantes » les opérations dont les résultats, selon lui, ont dépassé leur espérance.
« L’objectif visé, ce n’est pas arrêter des gens, ni de faire pression sur personne, il s’agit d’augmenter les assiettes fiscales, de récupérer une partie des 500 millions de dollars que l’état haïtien perd chaque année », a précisé M. Atouriste, déclarant qu’un état qui ne remplit pas ses fonctions régaliennes perd sa raison d’être.
Selon l’ancien colonel des Forces armées d’Haïti, cette démarche vise également à sensibiliser la population en l’informant sur ce que dit la loi en matière de lois fiscales et des obligations faites de payer l’état.
Il s’agit également, selon le directeur de l’ULCC, de rappeler aux agents de la fonction publique qu’ils sont des privilégiés, il sont donc appelés à remplir patriotiquement leur devoir.
Par ailleurs, M. Atouriste a déclaré que la brigade fait un travail technique et que les opérations ne font exception de personne et qu’elles ne tiennent compte ni du sexe, ni de la classe des contribuables.
Il a rappelé que l’institution qu’il dirige ne fait pas de la politique sinon une politique de moralisation des agents de la fonction publique, d’augmentation des assiettes fiscales, de promotionr la bonne gouvernance et la transparence de la gestion de la chose publique.
HaitiNews509
Haiti – Sécurité : Le CSPN parle sécurité à la Chambre des Députés
Le Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti (CSPN), conduit par le Premier Ministre, Laurent Lamothe, a répondu à l’invitation de la Commission Permanente de la Justice et de la Sécurité Publique de la Chambre des Députés mardi autour la recrudescence de l’insécurité à Port-au-Prince et la mise en œuvre d’un plan de sécurité nationale.
Le premier ministre Lamothe a exposé aux députés les dispositions adoptées pour faire face à cette situation et maintenir un climat de sécurité stable dans le pays. Il a fait état de la nécessité « de redoubler les efforts dans un « plan sécuritaire de base » baptisé « opération Boukle potoprens ».
« Nous avons également demandé que la police ait une présence plus accentuée dans la rue ; ces derniers jours, la présence a augmenté, il y a beaucoup plus de points de contrôle », a-t-il fait savoir.
Le premier ministre a aussi mentionné les mesures prises « pour renforcer l’Unité Anti-Kidnapping, qui avait très peu de policiers. Depuis que le nouveau Directeur Général est arrivé, nous avons passé des instructions claires pour la renforcer, pour qu’elle soit plus présente sur le territoire », a-t-il dit.
Les technologies de communications vont être mises au service de la sécurité. « Nous avons eu 3 rencontres avec les opérateurs de téléphone cellulaire, pour leur demander de collaborer avec le gouvernement, concernant notamment la vente des cartes SIM qui se faisait sans identification de l’acheteur [...] », a souligné le chef du gouvernement.
Le directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Godson Aurélus, a fait savoir que la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) travaillait sur un plan d’opération baptisé Dragon 2, à coté de Boukle Pòtoprens qui est réactivée.
«Tous les moyens sont disponibles pour lancer ces deux opérations en même temps », a-t-il argumenté, précisant que « l’objectif de l’opération Dragon 2, c’est que toutes les unités de la DCPJ, la Brigade de recherche et d’investigation (BRI), la Brigade de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS), la Brigade Criminelle, la Cellule Contre Enlèvement ainsi que le bureau de renseignement judiciaire au sein de la DCPJ, forment un Task Force [...] pour rechercher sur le terrain les bandits qu’ils ont dans leurs dossiers et procéder à leur arrestation [...] ».
Plusieurs cas d’assassinat et d’enlèvement ont été recensés à Port-au-Prince et dans ses environs au cours des deux dernières semaines. Les personnes revenant de la banque sont devenues les principales cibles des bandits.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-securite-le-cspn-parle-securite-a-la-chambre-des-deputes/
Haïti – Politique : Cep, du surplace
P-au-P, 05 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le combat d’appellation, de position ou d’intérêt, continue de rythmer les échanges entre le président Joseph Michel Martelly et le sénat haïtien, sur la formation d’un conseil électoral qui devra organiser les prochains scrutins législatifs et municipaux, lesquels permettront d’élire 10 sénateurs et 140 conseils communaux, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Une nouvelle appellation « conseil électoral permanent conjoncturel », est, entre-temps, une probable piste d’entente, dégagée entre les deux parties à la suite d’une rencontre tenue dans la soirée du mardi 4 septembre 2012 à l’est de la capitale haïtienne.
17 sénateurs sur 20 ont répondu à cette invitation de Martelly.
Une telle institution, ainsi qualifiée, n’existe nulle part dans la Constitution haïtienne de 1987, ni dans la version amendée de la Constitution, contestée, reproduite par l’administration de Martelly/Lamothe.
En tout cas, ce modèle reste le seul clignotant de « compromis », selon les déclarations de Martelly qui n’entend, en aucun cas, revenir sur sa décision de mettre en place un conseil permanent de 6 membres, déjà objet de contestations de la classe politique en raison des soupçons d’accointance avec l’actuelle administration politique.
Martelly ne s’est embarrasse d’aucun scrupule pour faire installer 6 membres, soit les 3 représentants de l’exécutif et ceux du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), dont la procédure de désignation - par le juge Anel Alexis Joseph - reste controversée.
La vision de Martelly, pour un "conseil électoral conjoncturel", auquel il tient mordicus au qualificatif de ’permanent", repose sur une proposition du sénateur de la Grande Anse (Sud-Ouest), Andris Riché qui a également pris part à la rencontre du 4 septembre.
D’ailleurs, « nous sommes presque sur la bonne voie », a affirmé Martelly, en marge de l’activité.
Une perception, qui n’est pas unanimement partagee.
D’autres sénateurs, notamment Stevenson Yrvenson Benoît de l’Ouest, continuent de maintenir leur position initiale. Ils optent pour un conseil électoral provisoire, qui n’aura pour tâche que d’organiser les élections pour le renouvellement du tiers du senat et pour le scrutin de 140 conseils municipaux.
Des scrutins, qui auraient du avoir lieu en 2011, il y a déjà plus de 10 mois.
Pour le président de la commission de santé au sénat, Wetsner Polycarpe, qui a boudé la réunion , ce "conseil électoral permanent conjoncturel" (Cepc), dont parle Martelly « n’est qu’une autre forme de conseil électoral présidentiel », qu’il veut établir pour rafler les prochaines élections.
Le sénateur Polycarpe critique l’ancien chanteur. Il estime que Martelly campe sur des idées fixes, en méprisant la position des sénateurs.
Ce que semble confirmer une autre affirmation de Michel Martelly pour l’occasion : « Je suis ouvert à écouter ce qu’ils (les sénateurs) ont à dire, dans la mesure qu’on accepte ce qui est déjà fait », maintient Martelly.
« Un pas est déjà fait (…) »,ajoute Martelly, qui veut parler du conseil électoral permanent qu’il a formé avec 6 membres, soit les 3 représentants de l’exécutif et ceux du Cspj.
Une démarche, que la version décriée, dite reproduite de la Constitution amendée, n’admet pas, car il faut 9 représentants, venant des 3 pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire).
Le parlement et des organismes sociaux déplorent la manière, dont le choix des représentants du Cspj a été fait, sans un vote équitable.
Martelly défend l’erreur au lieu de la réparer…
Arrêté sur sa position, le chef de l’État juge : « dire que le Cspj a mal fait (son choix), c’est s’immiscer dans ses affaires (…) ».
Et, pour consacrer l’écart, Martelly ajoute « une institution jeune à droit à l’erreur, c’est démocratique ».
Par rapport aux 6 conseillers électoraux "permanents", qu’il a déjà installés, Martelly avance qu’ « on n’a pas le pouvoir de les faire rétracter ».
« On n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les affaires du conseil électoral permanent (Cep) », renforce Martelly.
Deux autres sénateurs, Jean Charles Moïse et Maxime Roumer, n’ont pas répondu à l’invitation du président qui, dès le départ, a mentionné l’idée figée de la permanence d’un conseil électoral incomplet et mis en doute.
D’aucuns rappellent combien cette impasse politique a été provoquée par un amendement de la Constitution du 29 mars 1987 : initié sous l’administration de René Garcia Préval dans une seule langue (le Français en septembre 2009, le Créole écarté, contrairement aux prescriptions constitutionnelles), non débattu par les secteurs vitaux de la nation, non promulgué et non signé à date, et encouragé par le regroupement politique “Inite” (unité) qui voudrait s’accaparer (avec le régime actuel) de toutes les instances de pouvoir, en mettant de côté l’ensemble des acquis démocratiques issus de la chute de Jean-Claude Duvalier en 1986.
La Constitution de 1987 avait écarté toute participation, voire toute velléité d’immixtion du pouvoir politique dans les affaires électorales, au profit d’instances indépendantes comme les collectivités territoriales.
Paradoxalement, Martelly voudrait profiter de la version dite “reproduite” de la Constitution de 1987, qu’il a concoctée avec la complicité du président de la Cour de Cassation [Anel Alexis Joseph, qu’il a nommé] et des présidents des deux chambres, Simon Dieuseul Desras et Levaillant Louis Jeune. [srh kft rc apr 05/09/2012 15:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13366
mercredi 5 septembre 2012
Haïti–Développement : Kadef/Belladère souhaite la mise en place d’infrastructures durables sur tous les points frontaliers
Correspondance Shella Chauvette
Belladère, 05 sept. 2012 [AlterPresse] --- Créer un environnement économique stable et propice, pouvant attirer des investisseurs dans les zones frontalières, et améliorer la situation des habitantes et habitants s’avèrent nécessaires pour donner une autre image d’Haïti, souligne le comité d’action pour le développement frontalier (Kadef) lors d’échanges multisectoriels, tenus le samedi 1e septembre 2012 à Belladère et auxquels a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Kadef entend attirer l’attention des autorités étatiques sur les problèmes d’infrastructures, existant à différents points de la frontière haïtiano-dominicaine, notamment à Belladere (frontière commune avec Commendador / Elias Pina), Ouanaminthe (Dajabon / République Dominicaine), Fond Parisien (Malpaso / Jimani, Anse-à-Pitre (Pedernales).
Rendre les frontières plus accessibles, faire venir des investisseurs afin de les développer et les réhabiliter demeure la préoccupation du comité, qui souhaite la création d’emplois dans une perspective de changer les conditions de vie des habitantes et habitants.
« Pendant que pour la plupart des zones, la pêche et la mer tiennent une place prépondérante dans leurs sources de revenus, il est plutôt question de frontière à Belladère », déclare la secrétaire de Kadef, Yvonne Monclaire.
Les échanges multisectoriels du 1er septembre 2012 à Belladère avaient pour objectif, non seulement d’analyser les problèmes enregistrés sur la frontière, mais aussi de clôturer un ensemble d’activités réalisées par l’organisation locale Kadef dans différentes sections communales, notamment à Quartier Baptiste, en août 2012. Il s’agissait aussi de définir un plan de développement pour les sections, comme Dos-Palais.
Avec la collaboration de différents organismes des zones frontalières, les initiateurs de la rencontre préconisent une meilleure prise en charge des réalités dans les frontières, par un corps de police spécialisé et bien équipé, capable de faire respecter les droits des concitoyennes et concitoyens.
Faisant un état des lieux des zones frontalières, le représentant de l’institut (étasunien) pour la démocratie (Ndi), Jude Jeudy, exhorte les communautés frontalières à prendre des initiatives en vue de contribuer à identifier les problèmes et les besoins existants.
« Il faut être plus obtimiste, plus pragmatique, rationnel et avoir d’autres stratégies, si on ne veut pas que ces initiatives échouent », pense t-il.
Quand les Haïtiennes et les Haïtiens traversent la frontière, des soldats dominicains les empêchent de rentrer en les bousculant, constate Jeudy, qui suggère une présence policière constante pour maintenir l’ordre et la discipline sur la frontière.
De son coté, Jean Phèdre Delva, un autre membre de Kadef, critique l’irresponsabilité de l’Etat qui ne fait rien pour favoriser la construction, sur un carreau de terre (déjà) disponible, d’un complexe éducatif et culturel (bibliothèque, espace Internet, centre de loisirs, etc.) pour l’épanouissement des jeunes à Belladère.
« Les organisations sociales en République Dominicaine semblent mieux organisées que celles en’Haïti », signale Delva, qui plaide pour un appui des organisations sociales haïtiennes dans la mise en œuvre des projets durables avec les organisations établies en divers points frontaliers sur le territoire national.
Déroulée au local du groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), la rencontre multisectorielle du 1er septembre 2012 à Belladère a réuni une quarantaine de représentantes et représentants de divers organisations, comme le Kadef, le Garr ainsi que d’organisations de femmes, et des délégués du quartier Baptiste et des trois sections communales (Renth-Maté, Riyaibe, Roy-Sec) de Belladère. [sc emb rc apr 05/09/2012 1:12]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13359
L'UE intensifie son aide à Haïti frappée par une tempête tropicale
L'Union européenne (UE) intensifie ses efforts d'assistance en Haïti pour venir en aide aux personnes les plus touchées par la tempête tropicale Isaac et renforcer leur capacité de résistance aux tempêtes à venir, a déclaré lundi la Commission européenne dans un communiqué.
L'exécutif de l'UE a annoncé une nouvelle enveloppe de 3 millions d'euros destinée à fournir des kits de purification d'eau, des bâches en plastique, des abris temporaires et des équipements d'urgence aux sinistrés haïtiens, a indiqué le communiqué, précisant qu'une attention particulière serait accordée à la fourniture d'eau potable et d'infrastructures d'assainissement adéquates pour éviter les épidémies de choléra.
"Notre aide vise à atteindre plus de 20.000 familles touchées par Isaac en Haïti. L'évaluation de nos experts après la tempête révèle une situation très préoccupante, en particulier dans les zones rurales précédemment touchées par une sécheresse", a déclaré la commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réponse aux crises, Kristalina Georgieva, citée dans le communiqué.
Les chiffres préliminaires montrent que 100.000 personnes ont été affectées par les fortes pluies et les ventes violents provoqués par le cyclone tropical Isaac qui a frappé Haïti au cours de la nuit du 24 août.
La tempête a engendré des risques particulièrement élevés pour ce pays pauvre où, deux ans et demi après le séisme de magnitude 7, 0, environ 400.000 personnes continuent à vivre dans des camps et sont vulnérables aux fortes pluies, aux inondations et aux coulées de boue.
Suite au passage de la tempête Isaac en Haïti, les experts d'ECHO, Service humanitaire et de Protection civile de la Commission européenne, participent activement à l'évaluation des dégâts en vue d'une réponse immédiate de l'UE à la situation d'après-tempête.
Depuis 2011, la Commission européenne et ses partenaires contribuent à hauteur de 9,6 millions d'euros à la préparation des populations vulnérables haïtiennes pour les saisons cycloniques, à travers sa Direction générale d'Aide Humanitaire et Protection Civile.
La préparation à la tempête aura sauvé beaucoup de vies, et confirme que les fonds humanitaires de l'UE s'élevant à plus de 184 millions d'euros depuis 2009, revêtent une importance vitale pour la population d'Haïti.
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/7936301.html
Le judoka Mathieu Gouth revient de Haïti
Saint-Marcel
le 05/09/2012 par Jean-Jacques Vadot (CLP)
Mathieu Gouth, licencié au club de judo de Saint-Marcel, est de retour après avoir mené à bien un projet de reconstitution d’une école de judo en Haïti. Le rêve est réalisé.
Suite aux événements tragiques survenus en 2010 en Haïti, de nombreux clubs de judo ont été détruits. Un groupe de judokas bourguignons, notamment les jeunes ceintures noires, se sont donné pour mission d’aider à la reconstitution d’une école de judo en Haïti. Ce projet de solidarité qui véhicule les valeurs fondamentales du judo (entraide et prospérité mutuelle) a été monté par la Ligue de Bourgogne de judo et les jeunes judokas.
Une expérience unique
L’originalité de ce projet a abouti au départ de trois jeunes Bourguignons pour Haïti dont Mathieu Gouth, licencié au club de Saint-Marcel, club cher à son président Gabriel Guéry. C’est avec certes beaucoup de fatigue mais avec le sourire aux lèvres que les JCNB sont rentrés en France, satisfaits de leur aventure.
« C’est une expérience unique, forte en émotions qui nous restera gravée en mémoire et nous aidera aujourd’hui à davantage relativiser. Parfois frustrés, il a fallu que l’on s’arme de patience pour accomplir nos missions et même plus que ce qui a été initialement prévu. Cela a été un dur combat mené contre les procédures administratives haïtiennes notamment pour récupérer le container et le matériel récolté », avise Mathieu Gouth. « Merci à tous les judokas, à nos proches, à nos partenaires, à tous ceux qui se sont impliqués dans ce projet de solidarité sans qui il n’aurait pu être mené à son terme. »
Près de 150 jeunes Haïtiens (9-15ans), non pratiquants, ont été initiés au judo. Environ 120 judokas pratiquants ont bénéficié d’un stage de judo. 40 professeurs et futurs professeurs ont bénéficié d’un stage de formation, etc. Les JNCB ont participé également à la reconstitution d’un club de judo et fourni du matériel, des manuels scolaires, des livres pour reconstituer une bibliothèque, etc.
http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2012/09/05/le-judoka-mathieu-gouth-revient-de-haiti
Haïti –Culture : Plus de 20 millions de gourdes de profits pour l’État, issus du carnaval des fleurs 2012
P-au-P, 4 sept. 2012 [AlterPresse] --- La tenue, les dimanche 29, lundi 30 et mardi 31 juillet 2012 à Port-au-Prince du carnaval des fleurs (une pratique empruntée à la dictature des Duvalier (François et Jean=Claude Duvalier, 22 septembre 1957 – 7 février 1986) aurait rapporté plus de 20 millions de gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) à l’État haïtien, selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.
Le trésor public a pu induire cette somme bénéfique (d’environ 300 mille dollars américains) de la location de stands et d’espaces publicitaires, informent le ministère de la culture et le comité d’organisation des festivités, lors d’une rencontre avec la presse le 3 septembre au centre de la capitale.
A l’occasion de ce carnaval des fleurs 2012, le gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe a décaissé un montant de 65 millions de gourdes, dont une partie a financé le paiement des dettes encourues pour le carnaval dit décentralisé, déroulé aux Cayes (Sud) les dimanche 19, lundi 20 et mardi 21 février 2012.
L’administration politique du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Lamothe prévoit d’organiser un carnaval d’animateurs dj - qui sélectionnent et diffusent de la musique à l’intention de public varié (ceux plus connus sous le nom de “disc jockeys”) - à la date du dimanche 23 septembre 2012 et un concours de musique populaire appelée “troubadour” avant la fin de l’année. [srh rc apr 04/09/2012 11:39]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13356
Haïti-Football : 14 expatriés appelés à la rescousse pour les éliminatoires de la Coupe Caraïbes après trois matches-tests négatifs
P-au-P, 04 sept. 2012 [AlterPresse] --- Quatorize (14) des joueurs expatriés d’Haïti, évoluant dans des compétitions de football en Amérique et en Europe, sont appelés en renfort pour compléter l’effectif de la sélection nationale senior, dans le cadre des éliminatoires de la coupe Caraïbes des nations de football (10e édition), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Haïti, Porto Rico, Saint-Martin et Bermudes s’affronteront au premier tour du tournoi des Caraïbes, qui se tient du vendredi 7 au mardi 11 septembre 2012 au stade Sylvio Cator de la capitale Port-au-Prince. [1]
Les trois dernières prestations de la sélection senior de football se sont terminés, en août 2012, sur des scores décevants (2 victoires étriquées et une défaite) face à 2 clubs de première division nationale en Haïti.
Face au Don Bosco de Pétionville, la sélection nationale de football l’a emporté sur le score d’1 but à zéro. Puis, elle a gagné 1-0, puis baissé pavillon 1-2 face au football interclub association (Fica) du Cap-Haïtien.
Seulement 3 joueurs expatriés évoluent en Amérique : Jean Marc Alexandre (San Jose Earthquakes/USA), et Peterson Joseph (Kansas City/USA) dans la Major Soccer League (MLS) des États-Unis d’Amérique, puis Judlin Aveska (Independiente /Argentine).
Les 10 autres joueurs, convoqués par le sélectionneur cubain Israël Blake Cantero, prêtent leurs services comme footballeurs en Europe.
Il s’agit de : Johnny Placide (Havre/France), Jean-Jacques Pierre (Caen/France), Kévin Pierre Lafrance (FK Viktoria Zizkov/République tchèque), Réginald Goreux (Standard de Liège /Belgique), Kim Jaggy (FC Wil/Suisse), James Jean-François (Le Mans FC /France), Frantz Bertin (Alki Larnaca/Chypre), Jean Sony Alcénat (SC FC Petrolul Ploiesti/Roumanie), Jeff Louis (AS Nancy/France), Kervens Fils Belfort (Le Mans/France) et Jean Eudes Maurice (PSG/France).
2 joueurs locaux (D1 Haïti), Hérold Charles Junior et Wild Donald Guerrier sont exclus de la sélection nationale pour cause d’abandon lors des récentes compétitions sportives nationales. [jep rc apr 04/09/2012 17:21]
[1] Le calendrier prévu est le suivant :
Vendredi 7 septembre 2012, Porto Rico vs Bermudes (5:00 pm = 21:00 gmt) et Haïti vs Saint-Martin (7:00 pm locales) ;
Dimanche 9 septembre 2012, Porto Rico vs Saint-Martin et Haïti vs Bermudes ;
Mardi 11 septembre 2012, Saint-Martin vs Bermudes (5:00 pm locales) et Haïti vs Porto Rico (7:00 pm locales).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13357
Haïti/sud-est/Côtes –de- Fer: inondée, et menacée de choléra, de malaria, et de diarrhée.
Hier à 19h15 | Par BZ
La commune de Côtes-de-Fer s’éteint à petit feu, une extinction due à divers problèmes, calamités que vivent au quotidien sa population. Du 29 au 31 Août dernier une inondation a mis à genou la ville des Côtes de Fer. Quelques heures de pluie qui a mis en crue les ravines sèches des localités Laplaine et Abri.
L’eau venue d’Abri zone surplombant le cimetière communal a lessivé celui-ci et s’est mise avec l’eau venue de Laplaine pour inonder d’une eau boueuse épaisse et nauséabonde la ville entière. Quatre vingt dix neuf pour cent des maisons du centre ville de Côtes de Fer sont inondées par cette boue blanchâtre.
La population de Côtes-de –Fer est ‘’décapitalisée’’, livrée à lui-même, elle a tout perdu, seulement quelques organisations humanitaires comme la Croix Rouge, Handicape international l’accompagnent depuis ce jour. Samedi premier septembre dernier bonzouti.com présent à Côtes -de- Fer a constaté le sénateur de la République, élu du sud-est Edwin Zenny distribuant quelques enveloppes contenant un peu d’argent à quelques citoyens de Côtes-de-Fer, pendant que le délégué départemental du sud-est, Pierre Michel Lafontant effectuait une visite d’évaluation.
‘’Notre système d’addiction en eau est complètement détruit donc l’accès à l’eau nous devient très difficile. Nous étions obligés de nous rendre à Aquin dans le département du Sud pour acheter de l’eau potable. Cependant Handicap International vient de mettre en place un blader de 10,000 Litres pour que les gens puissent s’approvisionner en eau potable. La DINEPA a également envoyé un camion d’eau’’ a expliqué un citoyen de la cité.
Celui-ci a aussi avancé que ‘’des gens continuent à s’approvisionner dans une source appelée ‘’sous dèyè Pansyon’’ à cause d’une pension religieuse située en amont, malheureusement la latrine de cet établissement religieux se trouve directement sur la source polluant ainsi l’eau’’.
La population de Côtes de Fer a faim. Bonzouti.com a eu la chance de discuter avec des représentants communaux d’ONG œuvrant dans la zone, ceux-ci craignent une famine sévère dans les jours à venir.
La population de Côtes de –Fer est constituée en majorité de deux groupes de gens les vieillards et les très jeunes, les deux groupes les plus vulnérables, les jeunes laissent tous leur berceau pour la capitale, l’étranger, la ville des Cayes ou Jacmel donc il est urgent pour le gouvernement Lamothe d’intervenir à Côtes-de-Fer. Une distribution urgente de produits alimentaires et de kits d’hygiène s’impose.
Notons que 44 milles citoyens vivent à Côtes de Fer mais 600 familles seulement peuplent le centre ville. La pèche est la principale activité économique de cette zone, qui a un centre de sante, un tribunal de paix.
Source:Bonzouti.com
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http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1484-Haiti-sud-est-Cotes-de-Fer-inondee-et-menacee-de-cholera-de-malaria-et-de-diarrhee-.html
Haïti - Social : Le Gouvernement vient en aide aux riverains de Côte-de-fer
04/09/2012 11:24:37
Le Président Michel Joseph Martelly, a dépêché, samedi 1er Septembre, une délégation dans la commune de Côte-de-Fer, pour évaluer les dégâts causés par les pluies diluviennes, survenues les 30 et 31 Août.
http://www.haitilibre.com/article-6557-haiti-social-le-gouvernement-vient-en-aide-aux-riverains-de-cote-de-fer.html
Des entrepreneurs déplorent des poursuites légales injustes
Plusieurs hommes d'affaires haïtiens critiquent la mesure d'interdiction de départ adoptée par les autorités fiscales et judiciaires.
L'entrepreneur André Apaid, a été empêché par les agents de l'Immigration de prendre l'avion à destination des Etats-Unis hier après midi. En colère l'homme d'affaires a révélé que son absence à une réunion d'affaire importante peut entrainer des conséquences néfastes pour son entreprise qui garanti plusieurs milliers d'emplois.
M. Apaid a nié avoir des créances envers le fisc et s'étonne que son nom figure sur la liste des personnalités coupables d'évasion fiscale. Ce qui s'est passé est grave, s'est plaint M. Apaid pour qui d'autres motifs inavouables sont à la base de cette décision.
C'est également l'avis du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Hervé Denis. Il s'insurge contre la mesure d'interdiction de départ qu'il qualifie de brutale. Cette politique du coup de poing est contreproductive de l'avis de M. Denis qui plaide pour une approche harmonieuse dans le cadre d'un partenariat public- privé. Tout en réaffirmant sa détermination à œuvrer en faveur de l'augmentation de l'assiette fiscale, M. Denis juge que les entrepreneurs ciblés font partie de la catégorie saine du secteur privé.
Le président de la CCIH également épinglé par les autorités fiscales nie toute évasion fiscale. Il assure que l'entreprise dont il est actionnaire à contesté certaines créances de la Direction Générale des Impôts (DGI).
C'est le cas également pour M. André Morneau qui selon son avocat, Edwin Cock, a contesté par devant les autorités judiciaires la dette de 82 millions de gourdes.
LLM / radio Métropole Haïti
Haïti-Commerce : Lancement des opérations de dénombrement des entreprises privées
P-au-P, 4 sept. 2012 [AlterPresse] --- « Où sont les entreprises, que font-elles et qui en sont les propriétaires ? » : c’est avec cette question que le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, a lancé, le lundi 3 septembre 2012, un processus de recensement des entreprises privées, apprend AlterPresse.
« Il faut avoir une base de données pour savoir ce qu’elles sont et si elles peuvent recevoir l’aide de l’État », se veut, exigeant, le chef de gouvernement.
Annoncé à la fin du mois d’août 2012 par le ministère du commerce et de l’industrie (Mci), ce processus de recensement des institutions commerciales et industrielles devrait permettre une meilleure gestion et un meilleur contrôle en les cartographiant.
Pour le lancement des opérations, Lamothe et le ministre du commerce, Wilson Laleau, ont décidé de visiter l’ancienne minoterie d’Haïti une usine de production de farine privatisée depuis 1998 sous le label des ‘Moulins d’Haïti’’.
L’entreprise ‘Moulins d’Haïti’’ est, de fait, la première à remplir le questionnaire d’enquête. Les raisons de ce choix ne sont pas communiquées par les autorités.
La démarche de dénombrement des entreprises, qui concerne celles reconnues ou non par l’État, mobilise cinq cents (500) jeunes et quarante deux (42) superviseurs pour tout le territoire national.
Toutefois, plus de 80% des activités économiques fonctionnent dans l’informel, selon le premier ministre.
La première phase des opérations de recensement aura lieu, au départ, dans les départements du Nord, du Sud et de l’Oeust.
Le contrôle de la qualité des produits, en circulation sur le marché haïtien, est un autre objectif poursuivi avec le projet de cartographie des entreprises privées, formelles et informelles.
La somme, disposée à la réalisation des opérations, ainsi que la durée de l’action ne sont pas précisées.
L’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe vient de dénoncer une soixantaine d’entreprises, qui seraient en retard de paiement avec le fisc et appelées à comparaître par-devant la justice haïtienne.
Cette liste de 60 était d’abord de 300, explique Lamothe, qui souligne que les autres entreprises, ayant été informées, ont vite pris le chemin de la direction générale des impôts (Dgi).
Ce qu’il invite d’ailleurs les autres entreprises à faire. [srh rc apr 04/09/2012 11:17]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13355
Haïti/BSF: les bibliothèques créées ou reconstruites après le séisme revivent
Bibliothèques sans frontières (BSF) va inaugurer cette semaine en Haïti des structures de lectures publiques, scolaires et universitaires haïtiennes, frappées par le séisme de janvier 2010, que l'association a permis de créer ou de reconstruire.
Au total, ce sont plus de 460 structures haïtiennes qui ont bénéficié de l'appui de BSF depuis trois ans grâce à la dotation de 750.000 euros du Grand Prix culturel de la Fondation Louis D-Institut de France attribué à l'association en 2010, ont précisé mardi l'Institut et BSF dans un communiqué commun.
La visite en Haïti de Gabriel de Broglie, chancelier de l'Institut de France, et de Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, à partir de mercredi, permettra de faire le bilan de ces réalisations et des partenariats locaux mis en oeuvre depuis 2010, a poursuivi le communiqué.
Aux côtés de Patrick Weil, président de BSF, ils inaugureront notamment la bibliothèque numérique de l'université d'Etat d'Haïti, créée par BSF, et la bibliothèque du ministère haïtien des Affaires étrangères, entièrement reconstruite après le séisme. Ils découvriront également le "BiblioTaptap", la bibliothèque mobile qui dessert depuis juillet une quinzaine de lieux dans la région de Port-au-Prince.
Mme Carrère d'Encausse donnera aussi une conférence autour du thème "Le français en partage: langue et littérature en Haïti et en France" et M. de Broglie s'exprimera sur "Haïti dans la francophonie".
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120904.AFP7679/haiti-bsf-les-bibliotheques-creees-ou-reconstruites-apres-le-seisme-revivent.html
lundi 3 septembre 2012
Haïti-Tourisme : Bras de fer entre la mairie et la direction départementale du ministère dans le Sud
Cayes, 02 sept. 2012 [AlterPresse] --- La direction départementale Sud du tourisme entreprend des travaux d’aménagement des principaux sites touristiques du département du Sud, d’Aquin à Tiburon, indique la directrice départementale du tourisme, Carine Condé.
Cependant, ces travaux ne sont pas vus d’un bon œil par la commission communale intérimaire des Cayes, qui se dit exclue des démarches, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
Renforcement des structures d’accueil des sites, aménagement physique et structurel, installation de blocs hydro-sanitaires : la direction departementale du tourisme a donné le coup d’envoi d’une vaste initiative.
Le ministère a un plan de formation des restaurateurs, hôteliers, des hommes et femmes de service et des guides-touristiques en vue d’améliorer les services offerts, fait savoir Carine Condé.
La direction départementale a déjà répertorié plus d’une vingtaine de sites à restaurer, à travers tout le département, dans le cadre de la politique du ministère, ajoute Condé.
A Gelée, localité située à environ 4 kilomètres au sud-est de la ville des Cayes, la direction départementale a entrepris la première phase des travaux d’infrastructures sanitaires et l’aménagement physique d’une partie de la plage.
Il y a environ 2 semaines, la nouvelle commission communale intérimaire des Cayes a demandé de suspendre les activités pour n’avoir pas été mise en courant de la faisabilité de ces travaux.
L’ancienne administration communale élue, mise a pied par l’actuelle administration politique, avait, non seulement autorisé la réalisation des travaux, mais aussi participé activement à la conception du projet d’aménagement de la plage, révèle à AlterPresse une source proche de l’administration communale.
Interrogés par AlterPresse, des habitants de Gelée (localité de la 1re section communale des Cayes) critiquent les autorités communales.
Pierre Michel Janvier, de l’Union des jeunes pour l’avancement de Gelée, déclare apporter son support à la direction départementale du tourisme pour le projet.
Pour sa part, le coordonnateur du groupement communautaire de Gelée, Jean Ronald Pierre-Louis, fait état de la mauvaise gestion de la plage par les autorités municipales.
Pierre-Louis leur demande de se ressaisir pour éviter tout éventuel soulèvement de la population contre elles.
La mairie souhaite seulement avoir des informations sur le déroulement des activités du projet et exercer un certain contrôle en tant que gestionnaire de la plage, avance, dans une entrevue à AlterPresse, l’ingénieur Aubierge Saint-Cyr, accusé d’être à l’origine du blocage des travaux.
« Nous ne faisons qu’exécuter un ordre de nos supérieurs hiérarchiques », argue Saint-Cyr, soulignant avoir, en personne, participé à la conception du projet.
AlterPresse a tenté en vain de joindre les maires intérimaires pour des explications supplémentaires. [js kft rc apr 02/09/2012 0:22]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13332
Un projet de création d'une école de pêche à Haïti - Crozon
jeudi 30 août 2012
André-Jean Le Floch vient de passer quatre mois en Haïti pour le compte de l'association crozonnaise Jeune Corail, en faveur d'une association locale, Haïtien L'Asoch devenue aujourd'hui Jeune Corail Haïti, toutes les deux présidées par le Dr Carmelle.
Si André-Jean a dû prolonger son séjour sur le terrain, c'est que les demandes d'aides sont très importantes et pas toujours faciles à réaliser, faute de moyens. Dans ce pays pauvre, il reste beaucoup à faire, et malgré les sommes importantes qui leur sont donnés, les Haïtiens ne voient rien venir et sont très déçus par les promesses faites et non-tenues.
De nombreuses actions
En quatre mois, André-Jean a mis en place un centre nutritionnel, acheté un second véhicule Tap-Tap pour assurer les huit parrainages locaux établis par les associations, distribué des repas aux enfants orphelins ou abandonnés.
Une première en Haïti
Il a participé à fabriquer et mouiller une base de pêche (DCP) devant le village de Phaëton pour assurer la reproduction du poisson et surtout élaborer un important projet de création d'une école de pêche pour les jeunes défavorisés du Cap-Haïtien (2 e ville du pays, a plus d'un million d'habitants) et des départements du Nord, en collaboration avec l'organisme SOS village d'enfants et en partenariat avec la coopérative de pêcheurs locaux la Coppra forte de 150 membres. Il reste maintenant à trouver les financements.
Si cette école pouvait être ouverte, ce serait une première en Haïti car il n'en existe aucune dans le pays. Toutes les autorités consultées sont favorables au projet et les ont encouragées pour le réaliser. Ce serait une avancée considérable pour toute l'île. Même la Minustah (Nations Unis) est très favorable au projet.
De plus, à la demande des pêcheurs, il est prévu de fabriquer et de mouiller de nombreuses bases de pêche (DCP).
André-Jean va tous les ans de un à quatre mois sur le terrain depuis 17 ans. Il a réalisé de nombreux projets et avait, il y a 5 ans, mis en place une base de ce type qui donne aujourd'hui d'excellents résultats.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-projet-de-creation-d-une-ecole-de-peche-a-Haiti-_29042-avd-20120830-63481767_actuLocale.Htm
Haïti-Isaac : Des paysans appellent l’Etat à subventionner la production agricole
correspondance Ethzard Cassagnol
Fonds Verrettes, 3 septembre 2012 [AlterPresse] --- Des paysannes et paysans de la commune de Fonds-Verrettes, victimes lors du passage de la tempête tropicale Isaac, demandent aux autorités de leur venir en aide en subventionnant leurs activités agricoles, selon les témoignages recueillis par AlterPresse.
Les personnes victimes du désastre, pour la plupart des paysannes et paysans, exigent de l’État un programme de subvention immédiate de la production agricole, pour qu’elles puissent relancer leurs activités.
S’ils ne reçoivent pas ce support institutionnel dans les jours à venir, la faim s’abattra sur leurs familles, craignent ces paysans.
Jusqu’à présent, aucune disposition n’a été mise en place par les autorités étatiques pour permettre à ces familles de faire face à leurs besoins.
Pendant le passage d’Isaac sur Haïti, six (6) personnes ont trouvé la mort non loin de Fonds Verrettes.
Quatre (4) femmes, qui venaient d’acheter des biscuits, sont décédées sur le chemin du retour à Gros Cheval (grande habitation). Elles sont originaires de « Pays pourri », une section communale de Ganthier.
Les deux autres personnes, un enfant et une femme, sont mortes respectivement à Forêts des Pins et à Oriani. La femme en question est décédée à la suite d’un effondrement de maison.
Aucun blessé n’a été enregistré.
Plus de 43 pour cent de têtes de bétail emportées et 66 pour cent de jardins détruits : tel est le bilan provisoire dressé par les paysans à Fonds-Verrettes.
825 maisons, dont 194 complètement détruites, ont été endommagées à Fonds-Verrettes , selon le bilan transmis par les autorités.
116 familles ont été déplacées, par la protection civile, vers des abris provisoires à l’approche du passage de la tempête Isaac (les vendredi 24 et samedi 25 août 2012), de peur que leurs maisons ne s’effondrent au passage de la tempête tropicale.
Ces 116 familles sont retournées vivre dans les mêmes zones à risque qu’auparavant, en général près de ravins. Elles continuent toujours de faire face à des problèmes de sécurité et de mauvaises conditions de vie.
Par ailleurs, cinq (5) nouveaux cas de choléra viennent d’être enregistrés à Fonds-Verrettes, selon les dernières informations transmises à AlterPresse.
Ces personnes infectées reçoivent actuellement des soins dans un centre de santé communautaire de la zone.
Le dernier bilan, émis par la protection civile après le passage de la tempête tropicale Isaac - qui a causé d’importants dégâts à l’habitat et à l’agriculture, fait état de 24 morts, 3 disparus et 42 blessés. [ec emb kft rc apr 03/09/2012 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13344
L'avenir du créole est-il lié à celui du peuple en Haiti ?
Le créole haïtien représente une de ces langues jeunes sur la valeur de laquelle plusieurs intellectuels, en Haïti même, ont du mal à se mettre d’accord. C’est à se demander d’où vient cette résistance, cette hystérie collective, en Haïti et ailleurs, qui consiste à nier au créole - malgré son statut de langue officielle au même titre que le français - la place qui lui correspond dans le patrimoine culturel du monde moderne. Les linguistes de toutes les tendances reconnaissent que chaque langue projette une vision du monde déterminée, une cosmovision qui particularise ses locuteurs par rapport à ceux des autres langues. Y aurait-il une caractéristique du créole haïtien qui refléterait l’alourdissement, l’inhibition, la paralysie de ce peuple à se structurer, à se prendre en main ? Pour répondre à cette question importante, interrogeons la sémiotique. Cette vaste discipline que Charles Sanders Pierce distingue de la sémiologie, englobe aussi la linguistique. Elle se définit, rappelons-le, comme la science de la production, de la codification et de la communication des signes.
Avec l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804, nait en Amérique un cas unique au monde. La première république noire souveraine des temps modernes. Il est évident qu’elle ne disposait d’aucun repaire, d’aucun terme de comparaison. La France de l’époque symbolisait aux yeux de l’Amérique, notamment des Etats-Unis qu’elle avait aidé à se libérer, et du reste de l’Europe, une référence incontournable. Le rayonnement de ses lettres, le triomphe de sa révolution, l’universalité des principes qui s’en dégageaient, en faisaient un phare dans le monde. C’était tout naturellement que sa langue s’imposait dans toutes les cours européennes et est demeurée longtemps la langue de la diplomatie. De Varsovie à Athènes, de Berlin à Moscou, tout le monde voulait parler français. Dans un univers ainsi polarisé, « Les révolutionnaires (haïtiens) en mal de cohésion sociale » ont « copi(é) le seul modèle qui s’offrit à leur intelligence », celui des maitres qu’ils avaient vaincus, comme l’a si clairement exprimé l’anthropologue haïtien Jean-Price Mars.
Mais ces Haïtiens eux-mêmes, étaient le produit des esclaves venus du Dahomey, de la Guinée, du Bénin, du Sénégal, et parlaient des langues diverses. Pourquoi les faisait-on venir d’horizons si distincts ? Par calcul. En ignorant les langues et les cultures les uns des autres, en provenant de tribus différentes, ils ne risqueraient pas de se liguer entre eux pour affecter les intérêts de leurs oppresseurs et s’en libérer. Mais l’homme est un animal social. Son besoin de communication est inné. De cette nécessité vitale, de ce désir de contact avec l’autre naquit le créole. Cette langue s’est tissée grâce au français que les esclaves guettaient des lèvres de leurs maitres et aux nombreux dialectes africains des tribus dont les ressortissants étaient jetés sur les côtes d’Haïti. Elle est donc relativement jeune. Mais elle a souffert d’un handicap. Les maitres ne valorisaient que leur propre langue. Tout ce qui ne leur appartenait pas, langue, religion et couleur était différent, barbare. Les Grecs et les Romains antiques ne jugeaient pas autrement ce qui faisait son apparition hors des murs de leur cité. En tout cas, l’étymologie du terme barbare ne fait que le confirmer. Comment l’esclave qui se regardait avec les yeux du maitre, ne succomberait-ils pas à la tentation de reproduire son système de valeur ? Comment saurait-il éviter de sombrer dans cette crise d’identité frisant l’aliénation ? Celle qui vous porte à ne vous regarder qu’à travers le prisme de l’autre ? Cette déconstruction mentale, ce conflit individuel, était d’autant plus grave et profond, qu’aucune campagne d’éducation efficace n’a jamais été mise sur pied pour en éradiquer les séquelles. De sorte que le mal se perpétue. Haïti n’ayant pas été le seul pays à éprouver cette autocensure, c’est au nom de millions d’hommes que parlait Frantz Fanon dans cette analyse géniale intitulée Peau noire et masques blancs. Pour se distinguer de leur propre groupe d’appartenance, ceux qui parlaient le créole étaient les premiers à le dénigrer.
C’était évident que tant que le modèle à suivre arriverait de l’extérieur, la situation risquait de ne pas s’améliorer. Car comment demander à des puissances colonisatrices de reconnaitre et de valoriser une nation née d’une victoire sur le colonialisme et sur l’esclavage ? Comment leur demander de précipiter la fin de cet esclavage dans lequel puisait sa sève la révolution industrielle ? Est-ce pour rien que la France a attendu 20 ans avant de reconnaitre l’indépendance d’Haïti 44 ans avant d’abolir l’esclavage sur ses territoires ? Est-ce par hasard que les Etats-Unis aient libéré ses esclaves 59 ans après l’indépendance d’Haïti ? Le Vatican lui-même n’a couru le risque de signer un concordat avec Haïti qu’en 1860. Soit 56 ans après sa libération.
Ce contexte d’un XIXème siècle profondément marqué par l’ethnocentrisme était favorable à l’apparition de l’anthropologie physique. Cette étape sombre dans l’histoire de l’anthropologie. En effet, c’est l’époque où le mythe, la pseudoscience dénommée la phrénologie (ou craniologie) faisait son entrée dans le monde. Une discipline qui défrayait la chronique en prétendant établir comme un principe objectif que le caractère et les fonctions intellectuelles d’un individu sont déterminés par la forme de son crâne. Mais l’anthropologie culturelle est venue à la rescousse. Dès lors, rien d’étonnant que l’un des pionniers de cette face lumineuse de la discipline mentionnée ait été un Haïtien, Anténor Firmin. Ce qui peut-être explique paradoxalement que son œuvre majeur dans le domaine, De l’égalité des races humaines, publiée en 1885, ait connu un ostracisme complet pendant plus d’un siècle.
Au milieu de ces péripéties séculaires, les intellectuels haïtiens se sont vus confrontés à un grave dilemme. Comment orienter l’éducation dans le pays ? À partir du français ou du créole ? Le français, d’une part, représentait la langue du maitre, celle dont la valeur est attestée par le nombre de locuteurs et l’engouement qu’elle suscite parmi les nations les plus avancées. Le français représente donc une véritable fenêtre ouverte sur le monde après avoir été un butin de guerre, une arme de combat pour les esclaves libérés eux-mêmes. D’autre part, le créole, langue jeune, méprisée par le colonisateur comme inférieure, ne présageait rien de favorable pour des relations soutenues de ses locuteurs avec le reste du monde.
Mais dans ce conflit inégal, où doit-on chercher la vérité ?
Avant toute discussion, peut-être faudrait-il rappeler aux Haïtiens eux-mêmes qu’aucun critère strictement linguistique ne permet de distinguer une langue d’un dialecte ou d’un patois, ces deux derniers termes n’ayant qu’une charge péjorative. C’est pourquoi, seuls les critiques agressifs, dans leur accès de colère y ont recours pour intimider leurs interlocuteurs timorés. Ainsi que l’a fait ce journaliste dominicain, Julio Gautreau qui, pour contester la création d’une chaire de créole proposée par l’Université Autonome de Santo Domingo, parlait du créole comme d’« un patois, (d’) un jargon confus des Haïtiens ».
Comme les systèmes linguistiques ne se différencient pas des systèmes culturels, on peut appliquer aux premiers certaines conditions des seconds. Or « la vraie leçon à tirer de l’anthropologie culturelle est plutôt que, pour affirmer qu’une culture est supérieure à une autre, il faut fixer des paramètres. C’est une chose de définir ce qu’est une culture, et une autre de dire sur la base de quels paramètres nous la jugeons ». (À reculons comme une écrevisse, Umberto Eco, Grasset, Paris 2006, pp. 274-275)
En laissant de coté ces discussions oiseuses, sans compliquer inutilement le débat, on peut parler de la langue maternelle des Haïtiens en ayant recours à un concept mathématique. Qui a jamais pu résoudre une équation du second degré avant d’en savoir résoudre du premier degré ? On part de ce qui est connu pour déterminer ce qui est inconnu. On ne peut bien apprendre une discipline nouvelle qu’en s’appuyant sur ce qu’on en sait déjà. Le créole semble dans ce contexte, l’instrument le plus efficace pour assimiler rationnellement d’autres connaissances y compris celle du français. Ce même raisonnement vaut aussi pour les langues autochtones du Canada, des Etats-Unis ou d’ailleurs. De nombreuses études révèlent en effet que les enfants apprennent beaucoup mieux dans leur langue maternelle que dans n’importe quelle autre. Y aurait-il un concept d’enfant dont seraient exclus les enfants haïtiens ? En tout cas, voilà d’importants sujets de méditations et d’analyses pour les didacticiens et les pédagogues de tous les horizons.
Pour Leibniz, la langue est l’un des plus beaux monuments que peut bâtir un peuple. Cela commence de toute évidence par les chefs-d’œuvre graduellement produits dans cette langue qui la fixent et lui donnent sa physionomie propre. Poèmes, chansons, romans, contes, proverbes, sont autant de voies distinctes pour atteindre le même objectif. Dans le cas d’Haïti, le processus cristallisé par le premier roman en créole haïtien, Dezafi, de Frankétienne, s’est initié depuis bien longtemps. Et il ne fait que continuer. Mais cela ne suffira jamais. Il reste un travail périphérique, extralinguistique, à entreprendre pour donner à ce nouveau-né toute la latitude dont il a besoin pour accroitre sa robustesse et prendre la place qui lui correspond. La langue, ce n’est jamais exclusivement la langue. De par sa nature même, elle entre dans le cadre de ce que Marcel Mauss appelle un fait social global. Elle subit l’influence de l’histoire, de la politique, de l’économie, de la culture du peuple qui la parle. Un travail plus approfondi et à plus long terme attend donc d’être réalisé pour donner de la matière à cette langue qui n’aura jamais que le prestige de ses propres locuteurs. Car c’est de cela qu’il s’agit. La génération actuelle des éducateurs et surtout des politiciens haïtiens a-t-elle la volonté et la détermination d’atteindre un si noble objectif ?
Publié par Renos Dossous
http://haiti-nette.blogspot.fr/2012/08/lavenir-du-creole-est-il-lie-celui-du.html
vendredi 31 août 2012
Des automobilistes grognent, la police ne bronche pas : Bouclez-la !
Bouclez-la ! La police colle à tour de bras des contraventions pour « non-port de la ceinture de sécurité ». A Pétion-Ville, cela irrite. Et des automobilistes ne la bouclent pas, ils crient à la discrimination. Pire, au harcèlement. « Ce n’est pas possible, on a l’impression que tous les policiers du Service de la circulation, en faction à Pétion-Ville, n’ont qu’une mission : donner des contraventions », fulmine Jean Joseph, un entrepreneur dans la trentaine. « Ils ne conseillent pas, mais verbalisent, pénalisent », ajoute-t-il, irrité aussi par ce qu’il appelle un « harcèlement à but lucratif ».
Sur la fiche de contravention, il n’y a pas d'article sur le port de la ceinture, proteste Jean. En fin de compte, ce sont les affaires à Pétion-Ville que l’on pénalise. Car, outre le remorquage systématique des véhicules, la police place désormais des sabots pour immobiliser des véhicules mal stationnés, déplore-t-il, sarcastique pourtant en évoquant l’anarchie tolérée sur la voie publique dans le reste du pays, où des véhicules de transport en commun parquent des gens comme du bétail.
Cela n’attire pas l’attention du Service de la circulation. Mais cette dernière est d’une grande bienveillance à l’égard des automobilistes de Pétion-Ville que l’on prend pour des « gran nèg », ironise Francis, 36 ans, qui souligne en revanche n’être pas opposé aux normes et aux règles clairement signalées sur la voie publique.
« Non, il n’y a ni discrimination ni harcèlement contre les automobilistes à Pétion-Ville. C’est dans cette commune que l’opération pour le port de la ceinture de sécurité a commencé. C’est pour cela que des gens peuvent avoir cette impression. Mais nos policiers font ce même travail à Delmas, à Carrefour, à Croix-des-Bouquets, à Port-au-Prince et dans d’autres communes de la zone métropolitaine », répond le commissaire divisionnaire Will Dimanche, responsable de la DCPR. Cette mesure n’est pas encore appliquée à l’échelle nationale uniquement à cause d’un problème d’effectif, ajoute-t-il, confirmant que l’article 42 de la loi du 4 avril 1986 régit les contraventions au Code de la route. « Cet article oblige le port de la ceinture de sécurité et du casque pour les motocyclistes », soutient Will Dimanche, qui rejette fermement une quelconque motivation financière dans les opérations de la DCPR. « La police gagne quand la circulation est fluide, quand il y a moins d’accidents de la route », déclare Will Dimanche. « L’automobiliste qui s’est mal garé paie 2 500 gourdes pour que le sabot soit enlevé. La DGI, pour le compte de l’Etat haïtien, perçoit 1 000 gourdes de ce montant et 15 % de TCA sur les 1 500 reviennent à la compagnie privée effectuant ces opérations, indique-t-il. Pour les remorquages, 4 000 gourdes sont exigées. Sur ce montant, l’Etat ne perçoit rien. Cependant, une partie est versée au crédit de la DCPR car celle-ci effectue des opérations, notamment de libération de la voie publique des carcasses de véhicules », explique Will Dimanche.
Convaincu que ces mesures difficiles à accepter visent à garantir la sûreté et la sécurité des usagers de la voie publique, Will Dimanche affiche de la satisfaction face à la réduction du nombre d’accidents sur les routes nationales. « Les postes de radars sur les nationales numéro 1, 2 et 3 ont dissuadé les camionneurs de faire des excès de vitesse », indique le commissaire divisionnaire. En général, les gens sont réticents au changement. Cependant, on doit accepter qu’Haïti est un pays. Il y a des règles et des normes à respecter », argumente Will Dimanche, ajoutant que tout le monde porte la ceinture de sécurité à l’étranger sans rouspéter. « C’est, comme son nom l’indique, une ceinture de sécurité. Si elle n’était pas nécessaire, les constructeurs d'automobiles ne l’auraient pas mise dans chaque véhicule », souligne Will Dimanche. C’est pour votre sécurité. Bouclez-la !», confirme-t-il, décidé à continuer sur sa lancée, malgré la grogne des uns et des autres…
Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108580
Et si enfin le «décollage» (take-off) devenait réalité ?
La volonté présidentielle d’accès généralisé au crédit est louable; en effet, vouloir du crédit pour tous part d’un bon sentiment. Seulement, même dans un Etat de bien-être (le «welfare state», le banquier n’est tenté de jeter de l’argent par la fenêtre. D’abord, l’argent au chaud dans son coffre-fort n’est pas le sien, il appartient au déposant. Ensuite, le réflexe de rétention est automatique chez le banquier. Aucun employé de banque n’assiste de gaieté de cœur aux retraits massifs de la clientèle. La raison tient en ce que, à un rythme ininterrompu, à une cadence soutenue, les désirs de retrait massif finissent par déstabiliser le système.
La confiance réciproque
Pour enrayer une panique des déposants, rien de mieux que la diligence de la Banque centrale à inonder de numéraire la banque menacée. Dès lors que celle-ci prouve sa capacité à répondre aux demandes multiples des épargnants, le calme revient. Les files se défont devant les guichets. En somme, la confiance est revenue. Et même la banque commerciale place la confiance à son plus haut exposant en traitant avec un client potentiel. Et sur quelle base accorde-t-elle un prêt ? Réponse : En fonction de la solvabilité de l’éventuel emprunteur. Comment est-on solvable ? On l’est par sa capacité à honorer son obligation, en un mot à rembourser le prêteur aux termes convenus.
Le statut d’entrepreneur pour emprunter
Quels sont les opérateurs (économiques) aptes à gagner la confiance du banquier (du prêteur) ? Grosso modo, ce sont les entrepreneurs. Dans quelle que soit l’activité entreprise, on est digne d’intérêt aux yeux du banquier. Toute l’habileté consiste à obtenir le premier financement. Et quand on paie rubis sur ongle (bref quand on est réglo) et avec les habitudes de contracter affaire, la confiance est acquise. L’entrepreneur commercial, l’entrepreneur petit ou moyen, l’entrepreneur agricole, l’entrepreneur industriel, tous présentent de l’intérêt pour le banquier. Les demandes de financement doivent être justifiées. Et même, dépendamment de l’importance du projet – agricole, hôtelier ou industriel –, le banquier réclame une étude préalable. C’est dire que le crédit, c’est du sérieux. Le banquier ne l’accorde qu’avec l’intuition (l’intime conviction) de bien miser l’avoir des déposants. Comme quoi il fait une bonne affaire en ajoutant à son livre des clients un nouvel emprunteur.
Ecarté le critère du crédit à la consommation
Pour les besoins de la démonstration, il n’est point nécessaire d’évoquer le crédit à la consommation dont le bénéficiaire est jugé sur son revenu, c’est-à-dire son pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat de son salaire ou de ses rentes est le critère qui est retenu par le banquier en cas de sollicitation d’un financement pour l’équipement de la maison ou du ménage.
The bargaining power
En dehors de ces cas de figure, il est illusoire d’espérer voir le banquier se débarrasser des avoirs à lui confiés. Le défi majeur à relever par le gouvernement est de mettre du pouvoir d’achat entre les mains de la population, comme nous ne cessons de le répéter. Comment ? En incitant les investisseurs à placer leurs mises dans tous les secteurs productifs. Seulement voilà, les investissements agricoles ne sont pas valorisés, je veux dire appréciés à leur juste valeur. Pourtant, l’agriculture absorbe des bras. Ces jours-ci, on observe un regain d’intérêt dans l’infrastructure hôtelière. Encourageant. Seulement, l’Ecole hôtelière d’Haïti réclame de l’aide pour couvrir le territoire afin d’assurer la formation des jeunes, désireux d’œuvrer dans le secteur. Je retiens ces deux secteurs d’activité parce que l’industrialisation exige un effort colossal que nous sommes incapables pour le moment de déployer. Illustration : Supposons la soudaine éclosion de l’industrie pharmaceutique, où trouver les chimistes en nombre suffisant ? Déjà, pour les brasseries existantes, leur nombre est restreint. Et ce type de formation s’installe dans la durée.
L’exemple sud-coréen
On n’en finirait pas d’identifier les conditions pour sortir du chômage massif, de relever les freins dans le désir légitime du mieux-être de la population, mais on entrevoit déjà la difficulté de transformer le rêve du crédit généralisé en réalité. Je crois plutôt que les élites (économiques et socioprofessionnelles) ont du pain sur la planche. Que faut-il faire pour vaincre leurs réticences ? Et si le gouvernement se dotait d’un véritable plan de développement comme l'a fait le général Park Thung-Hee en Corée du Sud ? En trois grands bonds, en trois décennies (1950-1960, 1960-1970 et 1970-1980), l’économie sud-coréenne est passée de l’arriération à l’industrialisation. Il y eut à la base la volonté d’un homme, d’un militaire, autrement dit sa vision. L’exemple sud-coréen est dans tous les esprits.
Jean-Claude Boyer Jc2boyere@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108068
La révolution mains propres-caisses pleines
Le gouvernement Martelly-Lamothe est sur pied de guerre. Contre les contrebandiers et les mauvais contribuables. C’est au pas de charge, avec la loi comme boussole, que le Comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment des avoirs et la corruption mène ses opérations.
Les résultats sont tangibles. Les millions enflent les caisses du Trésor public depuis le lancement des actions. Des tonnes de marchandises sont saisies. Des fonctionnaires indélicats sont aux arrêts. Des listes de contribuables en contravention sont rendues publiques. D’autres mesures sont attendues.
Dans le train des sanctions, le numéro 1 de la Direction générale des impôts laisse fuiter l’information qu’une liste de soixante retardataires récalcitrants a été dressée. Les désignés seront interdits de quitter le pays dans les jours qui viennent.
C’est comme un "lagè-avèti-pa-tiye-kokobe" ou un venez-mettre-vos-devoirs-au-propre. La DGI avertit avant de sévir. Cette annonce est un tournant dans la lutte contre les mauvais contribuables.
La détermination de l’administration est sans faille. Selon ce qui se dit, le président de la République a donné toute latitude à son Premier ministre pour conduire cette mission mains propres, caisses pleines. Laurent Lamothe s’y adonne sans réserve. Chaque jour, il réclame plus de résultats à ses hommes sur le terrain.
Le président Martelly le dit à la blague très sérieusement : il n’interviendra pas pour alléger le courroux de la loi contre ceux qui ne versent pas à César ce qui est dû à César.
Dans les mois qui viennent, les recettes vont s’envoler, les prix aussi, craignent certains qui se disent que la détente fiscale bénéficiait à tout le monde. Sauf au Trésor public.
Consommer moins cher ou construire l’Etat de nos rêves est un dilemme. Plus de moyens pour plus de projets, aucun contribuable ne peut s’y opposer ouvertement. Souhaiter vivre dans un autre pays commence par des taxes acquittées.
Martelly et Lamothe vont cependant devoir donner plus que ce qu’ils récolteront dans un pays qui adore recevoir sans contrepartie.
Faire payer ce qui revient à l’Etat, faire payer de plus en plus de contribuables, faire de chaque citoyen un assujetti à l’impôt, c’est une révolution qui est en cours. Nul ne peut prédire ce qu’il en adviendra.
Frantz Duval
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108543
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