Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 9 août 2012
LES JUGEMENTS DE L’HISTORIEN HAITIEN REFUTES
Le Vice-président Rafael Alburquerque a appelé «scandaleux» et «sans fondement juridique" la proposition du professeur et historien haïtien, Paul Joseph Baptiste, qui vise à permettre la libre circulation à travers la frontière avec Haïti comme mesure de résoudre les problèmes frontaliers.
"Aucun pays dans le monde a ouvert ses frontières, mais au contraire, ils renforcent leur surveillance pour avoir un plus grand contrôle de la mobilité humaine", a déclaré Albuquerque.
Pendant ce temps, l'avocat Marino Vinicio Castillo, décrit l'opinion comme un «outrage» à la souveraineté Dominicaine.
En outre, l'ex-général Jose Miguel Soto Jimenez, ancien Ministre des Forces Armées, a déclaré que cette approche est «absurde».
"Je vais le prendre comme un sujet académique, car cela n'a aucun sens", a déclaré José Ricardo Taveras, Directeur de l'immigration, qui a également ajouté que la question de l'immigration est très complexe.
Jose Miguel Soto Jimenez, ancien chef des Forces armées, a qualifié la proposition d’«absurde», parce que tous les pays doivent maintenir leur souveraineté.
"Dans le cas de la République dominicaine, il s'agit d'un sujet de préoccupation des autorités et des intérêts nationaux", a-t-il soutenu.
http://www.listindiario.com.do/la-republica/2012/8/7/242615/Rechazan-juicios-de-historiador-haitiano
Le gouvernement haïtien dénonce que des autorités seraient "impliquées dans des activités subversives"
SANTO DOMINGO, le 5 août (Xinhua) - Le gouvernement haïtien a indiqué que plusieurs autorités sont impliquées dans des activités subversives "pour déstabiliser le pays", en complicité avec un citoyen haïtien qui a été arrêté la semaine dernière, a déclaré aujourd'hui la presse locale.
Le commissaire du gouvernement (Procureur) à Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus, a déclaré que l'affaire se trouvait déjà devant les tribunaux et a annoncé que, bientôt, un juge convoquera certains fonctionnaires qui ont participé à des réunions pour "causer des problèmes dans le pays. "
Senatus n'a pas révélé les identités de l'accusé, mais a déclaré que «beaucoup d'entre eux ont donné de l’argent a des criminels."
"Il y a certaines choses que je ne peux pas dire aux médias", a déclaré le procureur.
Il a ajouté que les suspects sont en collusion avec Jean Robert Vincent, qui a été arrêté la semaine dernière en possession de nombreuses brochures, et selon la direction centrale de la police judiciaire (cellule anticorruption), instigateur des récentes manifestations contre le gouvernement.
La semaine dernière, le secrétaire d'État à la sécurité publique, Reginald Delva, a annoncé l'arrestation de Vincent, accusé d'avoir proféré des menaces contre le président haïtien Martelly Michel en mai dernier, et faisant partie d'un présumé complot contre le président haïtien et pour empêcher la réalisation du carnaval populaire de fleurs, qui s'est tenue la semaine dernière.
Delva a déclaré que le suspect a été arrêté dans une rue de Port-au-Prince et les autorités judiciaires ont ordonné une enquête pour retrouver d'autres membres du réseau.
La semaine dernière, le sénateur Jean Charles Moïse, connu pour son opposition à Michel Martelly a annoncé des manifestations dans les villes du pays contre ses velléités présumées de prendre le contrôle du tribunal électoral.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/7900267.html
Le gouvernement dominicain rejette la suggestion d’accorder l’amnistie aux haïtiens sans papiers.
Saint Domingue le 07/08/2012.- Des déclarations produites par la responsable de l’ONU en République Dominicaine a travers lesquelles elle suggère d’accorder l’amnistie à des milliers d’haïtiens sans papiers résidant en république Dominicaine ont provoqué aujourd’hui le rejet de secteurs officiels qui en appellent au respect de la souveraineté nationale.
La représentante de l’ONU, la citoyenne française Valérie Julliand, a plaidé à la fin de la semaine dernière, pour que l’Etat Dominicain accorde l’amnistie aux haïtiens sans papiers résidant dans le pays depuis plus de dix ans, comme formule pour résoudre l’un des problèmes les plus épineux des relations entre les deux nations.
A ce propos l’ordonnateur des Fonds Européens pour le Développement, Domingo Jimenez, a déclaré devant la presse locale que « personne », peut dicter des règles au pays en matière de migration ou sur autres sujets
Les déclarations du fonctionnaire, formuler après la signature d’un accord de coopération en matière éducative avec la représentante en république Dominicaine de l’Union Européenne, Irène Horej, soulignent que le pays a avancé en ce qui concerne le traitement réservé aux haïtiens qui travaillent dans le pays, même s’il reconnaît qu’il y a des choses à améliorer dans ce sens.
Jimenez a rappelé que La République Dominicaine est un pays souverain, démocratique, avec un état de droit qui le permet revendiquer et définir sa politique en matière de migration face à Tous les citoyens du monde qui vivent Dans ce pays.
Aux déclarations faites par Julliand, s’est opposé récemment le directeur dominicain de Migration, José Ricardo Taveras, en considérant que le pays commettrait “une énorme bourde” si jamais il acceptait cette proposition.
Taveras a dit que le devoir des organisations internationales c’est d’investir en Haïti et comprendre que les politiques migratoires sont du domaine privé et réservé et que chaque Etat a le droit de définir selon sa discrétion les lois régissant la nationalité et la migration.
“Ici, on ne peut pas faire une politique d’amnistie et le jour ou quelqu’un la propose ou l’impose, le peuple doit se révolter”, a-t-il déclaré.
Selon les données officielles, en République Dominicaine résident près d’un million d’haïtiens, sans papiers pour la grande majorité, une population qui a augmenté après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui détruisit une grande partie de Port-au-Prince et d’autres zones du pays.
Le sujet reste l’un des plus douloureux Dans les relations historiquement conflictuelles entre les deux nations qui partagent l’île caribéenne baptisée par les colonisateur « Hispaniola » (Petite Espagne)
http://noticias.lainformacion.com/asuntos-sociales/inmigrantes-ilegales/gobierno-dominicano-rechaza-sugerencia-de-amnistia-a-haitianos-indocumentados_uzUX3SjoQOtBr63I5RA4u5/
mercredi 8 août 2012
Haïti : L’athlète haïtien Samyr Lainé en finale du triple saut homme
P-au-P, 7 août 2012 [AlterPresse] --- L’athlète haïtien Samyr Lainé (né le 17 juillet 1984, de parents haitiens à New York) s’est qualifié, le 6 août 2012, aux Jeux Olympiques de Londres pour participer à la finale de triple saut homme, le jeudi 9 août prochain.
« Nous sommes satisfaits de cette qualification et espérons que Samyr [Lainé] terminera parmi les 8 premiers », indique le secrétaire général du comité olympique haïtien (Coh), Alain Jean-Pierre, membre de la délégation à Londres, contacté par AlterPresse.
« Déjà, il est dans la liste des 15 premiers mondiaux », ajoute-t-il.
Samyr Lainé est le dernier athlète haïtien en lice, et l’espoir pour Haïti de décrocher une médaille pour cette saison.
A cette épreuve, Samyr Lainé a terminé en sixième position du groupe A (sur 13) et dixième sur 26 au classement général avec une performance de 16.81 mètres.
Son record personnel est de 17.39 mètres, réalisé en altitude à Bogotá (Colombie) le 24 juillet 2009 (avec un vent favorable de 1.3 m/s). Il a remporté la médaille d’or lors des championnats d’Amérique centrale et des Caraïbes d’athlétisme 2011 à Mayagüez (Porto Rico) en 17.09 m.
La finale de triple saut homme aura lieu le 9 août 2012 à 19:20 locales, heure de Londres (14:20 en Haïti).
Samyr Lainé aura pour rivaux Adams Lyukman (Russie), Claye Will (États-Unis d’Amérique), Compaore Benjamin (France), Copello Alexis (Cuba), Donato Fabrizio (Italie), Dong Bin (République populaire de Chine), Greco Daniele (Italie), Oke Tosin (Nigeria), Platnitski Dzmitry (Russie), Sands Leevan (Bahamas), Taylor Christian (États-Unis d’Amérique).
Le triple saut est une discipline de l’athlétisme, consistant en trois sauts en longueur consécutifs. Elle est apparue aux Jeux Olympiques en 1986.
A partir d’une course d’élan, l’athlète doit enchaîner trois (3) sauts en ne touchant le sol qu’avec un seul pied.
« Le saut s’effectuera, de telle sorte que le concurrent retombe d’abord sur le pied avec lequel il a pris son appel, puis au second saut sur l’autre pied, à partir duquel le troisième saut sera fait », souligne l’article 186 de l’association internationale des fédérations d’athlétisme (International association of athletics federations / Iaaf). [cp kft rc apr 07/08/2012 11:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13201
LE JEUNE HAITIEN E MONTPELLIER SERA JUGE CE MERCREDI
Le jeune homme avait blessé trois personnes à coup de couteau en mai 2011, dans le centre ville.
La plus violente des agressions avait eu lieu près de la place de la Canourgue, dans l'Ecusson, là où beaucoup de jeunes ont l'habitude de se retrouver. Un jeune étudiant a été touché près du coeur. Il sera sauvé in extremis par les urgentistes.
L'homme de 26 ans qui a porté les coups sera confondu grâce aux caméras de surveillance. Le procès de ce jeune haïtien est prévu ce mercredi.
http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/montpellier--proces-d-un-jeune-haitien--75114445.html
Haïti : Laurent Lamothe remanie en profondeur
Par RFI
En Haïti, le Premier ministre a procédé ce lundi 6 août 2012 à un remaniement du gouvernement. Trois ministres quittent la scène dont celui de l'Intérieur, des Affaires sociales et du Travail ainsi que de l’Éducation. Des changements profonds réalisés moins de trois mois après la mise en place du gouvernement.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La grande surprise de ce remaniement ministériel est sans nul doute le départ de Thierry Mayard-Paul. Ami proche du Président, il occupait le puissant ministère de l'Intérieur et il était une figure majeure de l'équipe Martelly depuis les débuts en politique de cet ancien chanteur populaire. Mais le ministre de la Communication Ardy Jean Gardy a tenu à souligner que cette exclusion du gouvernement ne remettait pas en cause les compétences de Thierry Mayard-Paul qui pourrait se voir confier prochainement un autre poste de responsabilité. Autre grand changement, le premier Ministre Laurent Lamothe laisse le portefeuille des Affaires étrangères, un cumul de fonctions qui avait été sujet à critiques, mais le chef du gouvernement sera désormais aussi à la tête du ministère de la Planification. Haïti a également une nouvelle ministre des Affaires sociales et du Travail et un nouveau ministre de l'Environnement. Enfin moins de deux mois avant la rentrée scolaire, le Premier ministre a choisi de changer son ministre de l'Education. Le premier gouvernement Martelly Lamothe n'aura donc pas tenu 100 jours. Le ministre de la Communication voudrait voir en ces changements la preuve d'une alternance démocratique pour une meilleure gouvernance.
http://www.rfi.fr/ameriques/20120807-haiti-laurent-lamothe-remanie-profondeur
mardi 7 août 2012
Remaniement ministériel : Trois ministres renvoyés dont Thierry Mayard Paul
Outre l’ancien tout-puissant ministre de l’intérieur et ami personnel du chef de l’Etat dont l’avenir au sein du pouvoir restait inconnu, ce premier réajustement de l’ère Martelly/Lamothe provoque aussi le départ des ministres de l’éducation, Réginald Paul, et de l’environnement, Ronald Toussaint ; le Premier ministre Laurent Lamothe abandonne la tête de la diplomatie haïtienne pour le ministère de la planification tandis que deux ministres Ronsard St-Cyr et Josefa Gauthier sont mutés respectivement à l’intérieur et aux affaires sociales
Publié le lundi 6 août 2012
La Primature a annoncé lundi soir le premier remaniement ministériel du gouvernement Martelly/Lamothe opéré par le Premier ministre avec l’approbation du chef de l’Etat et marqué par le renvoi de trois ministres, dont celui de l’intérieur, Thierry Mayard Paul, et le retrait de Laurent Lamothe du poste de chef de la diplomatie haïtienne au profit du portefeuille de la planification.
Très proche du Président Michel Martelly dont il a été, jusqu’à tout récemment, le chef de cabinet, Me Mayard Paul -longtemps considéré comme un poids lourd du régime- perd son portefeuille de ministre de l’intérieur et des collectivité territoriales.
Celui qui serait tombé en disgrâce ces derniers mois est remplacé par Ronsard Saint-Cyr, venu lui du ministère des affaires sociales et du travail.
Josefa Gauthier est la nouvelle titulaire de ce ministère. Elle a dû, en effet, céder sa place de ministre de la planification et de la coopération externe au chef du gouvernement, Laurent Lamothe.
Très critiqué pour sa double casquette difficilement compatible de Premier ministre et de ministre des affaires étrangères, ce dernier trouve son successeur en Pierre Richard Casimir, son ancien adjoint à la chancellerie à titre de secrétaire d’Etat.
Outre Thierry Mayard Paul, deux autres ministres, Réginald Paul et Joseph Ronald Toussaint, ont également fait leurs valises. Le premier est préféré à M. Vanneur Pierre au ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle tandis que le second se voit remplacer au ministère de l’environnement par Jean Vilmond Hilaire, un expert en question environnementale.
Les autres membres du cabinet ministériel sont reconduits.
Ces changements importants, qui interviennent moins de trois mois après l’arrivée, en mai dernier, de Laurent Lamothe à la Primature où il avait succédé à Garry Conille, coïncident avec une crispation de la situation politique et une montée en flèche de la grogne sociale à l’approche de la rentrée scolaire, repoussée d’un mois en raison d’une sévère crise économique.
Un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de l’ancien chanteur Michel Martelly dit "Sweet Micky", son régime n’arrive pas à matérialiser de nombreuses promesses électorales axées sur le "changement", fait l’objet de graves accusations de corruption et d’incurie administrative de la part de certaines voix de l’opposition et serait parallèlement, sur le plan interne, confronté à de terribles luttes de pouvoir.
Voici la composition officielle du cabinet ministériel remanié :
. Premier ministre et ministre de la planification et de la coopération externe, Laurent Lamothe
. Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Ronsard St-Cyr
. Ministre des affaires étrangères et des cultes, Pierre Richard Casimir
. Ministre de la santé publique et de la population, Dr Florence Duperval Guillaume
. Ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Vanneur Pierre
. Ministre des travaux publics, transports, énergie et communications, Jacques Rousseau
. Ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin
. Ministre du commerce et de l’industrie, Wilson Laleau
. Ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Yanick Mézile
. Ministre de l’environnement, Jean Vilmond Hilaire
. Ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique, Jean Roosvelt René
. Ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice
. Ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano
. Ministre de la défense nationale, Rodolphe Joazile
. Ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Renel Sanon
. Ministre de l’économie et des finances, Marie-Carmelle Jean Marie
. Ministre de la communication et de l’information, Ady Jean Gardy
. Ministre de la culture, Mario Dupuy
. Ministre de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural, agronome Thomas Jacques
. Ministre des affaires sociales et du travail, Josefa Gauthier
. Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de la sécurité énergétique, René Jean Jumeau
. Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée des droits de l’homme et de la lutte contre la corruption et la pauvreté extrême, Rose-Anne Auguste
Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de la promotion de la paysannerie, Marie Mimose Félix. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9030
lundi 6 août 2012
Haïti-Météo : Ernesto s’éloigne, alerte jaune levée
P-au-P, 6 août 2012 [AlterPresse] --- Après le passage ce week-end de la tempête tropicale Ernesto à proximité du sud d’Haïti, le Centre national de météorologie (Cnm), le Secrétariat national de gestion des risques et désastres (Sngrd) et la Direction de la protection civile (Dpc) lèvent l’alerte de vigilance jaune en vigueur depuis le samedi 4 août, dans un bulletin rendu public ce lundi 6 août.
En revanche, il est toujours demandé aux habitants des zones à risques de rester vigilants en cas d’orages et de coups de vents qui pourraient causer des éboulements, inondations ou des glissements de terrains.
La tempête tropicale Ernesto laissant derrière elle des résidus convectifs et une masse d’air humide, le temps sera nuageux et venteux. Des pluies intermittentes et des orages isolés sont attendus partout dans le pays aujourd’hui lundi 6 août et demain mardi 7 août 2012 en Haïti, informe le Centre national de météorologie (Cnm).
A la suite de la tempête, les températures seront supportables voire agréables durant la nuit, ajoute le Cnm.
La cinquième dépression tropicale, devenue la tempête tropicale Ernesto le jeudi 2 août, n’a pas représenté un danger immédiat pour Haïti mais le Grand Sud a été sensible aux effets indirects du phénomène. A partir de samedi soir, les départements du Sud-Est, du Sud, de la Grande-Anse, des Nippes et de l’Ouest ont connu une dégradation de leurs conditions météorologiques.
Ernesto a particulièrement causé des dégâts dans le département du Sud. Les vents forts ont provoqué des chutes d’arbres et des bananeraies ont été dévastés à Côteaux et Torbeck. Les pluies ont causé des crues dans la ravine du Sud (Cayes), la rivière de l’Acul (Chantal) et la rivière Grand-Passe (Roche à Bateau).
Une source locale indique à AlterPresse que la mer était encore agitée sur la cote sud du pays dans la matinée de ce 6 aout.
Le département du Sud-Est a lui aussi connu des vents forts dans la nuit de samedi à dimanche.
Dans les autres départements, des vents modérés ont accompagné des pluies fines et intermittentes. La mer agitée, principal danger engendré par le passage de la tempête, a causé dimanche matin un naufrage à Anse-à-Galets (département de l’Ouest). Les cinq occupants de l’embarcation, une femme et quatre hommes, ont été secourus, selon les autorités.
Après son passage en Jamaique, la tempête Ernesto atteint actuellement les côtes d’Amérique Centrale. Avec des vents de 85 km/heure et des bourrasques beaucoup plus puissantes, Ernesto se déplace vers l’ouest à une vitesse de 32 km/h. [cp kft gp apr 6/08/2012 10:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13190
Haïti – Diaspora : Pour une intégration des Haïtiens vivant à l’étranger
P-au-P, 6 août 2012 [AlterPresse] --- « Oui ! Il faut qu’un jour la diaspora (haïtienne) puisse pouvoir intervenir dans les affaires politiques haïtiennes ».
Cette déclaration a été faite, en France, par le ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice.
Le ministre, qui a rencontré la plateforme des associations franco-haïtiennes (Pafha), en France le 27 juillet 2012, s’est prononcé en faveur d’une participation de la diaspora haïtienne dans la gestion de l’État, tout en posant des balises.
La diaspora haïtienne, couramment appelée "le onzième département d’Haïti". apporte un souffle important à la vie économique du pays avec les transferts de devises, argumente Supplice.
A ce titre, la diaspora haïtienne a « le droit et la responsabilité de vouloir participer et d’avoir un mot à dire dans les questions de la politique haïtienne ».
Supplice juge également nécessaire de faire un inventaire de la potentialité de cette diaspora, en vue de savoir ce que chaque haïtienne / chaque haïtien - qui évoluent en terre étrangère - peuvent apporter dans le cadre de la reconstruction du pays.
Au cours de la rencontre avec la Pafha, ont été abordés d’autres points, importants pour une meilleure intégration des Haïtiennes et Haïtiens de l’extérieur.
Parmi ces éléments importants, figurent la nécessité pour la diaspora haïtienne de se fédérer, de s’organiser en association pour devenir représentative dans les pays où elle évolue.
Quant à la participation de la diaspora à la vie politique, Daniel Supplice croit que ces Haïtiennes et Haïtiens doivent, au départ, avoir leurs cartes d’identification nationale, s’inscrire sur une liste électorale. Ensuite, il faudra que le système de vote soit mis en place.
L’identification de chaque Haïtienne et de chaque Haïtien, la modification des lois électorales et les moyens pour mettre en œuvre ces initiatives, sont d’autres étapes à franchir, aux yeux de Daniel Supplice. a
Au nom du gouvernement du premier ministre Laurent Lamothe, Supplice a promis de faciliter l’acquisition de passeports haïtiens aux gens de la diaspora, de travailler à une refonte des lois sur l’acquisition de biens en Haïti, en sorte que les femmes et hommes de la diaspora haïtienne puissent acheter, sans problème, des propriétés dans le pays.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13194
Haïti-Pnh : Une organisation de droits humains critique le comportement de la police dans le Nord
Correspondance Wedlyne Jacques
Cap-Haïtien, 6 août 2012 [AlterPresse] --- L’organisme universitaire des droits humains (Oudh) met en cause l’avenir des acquis démocratiques, dans le Nord, au regard d’actes de banditisme répétés impliquant des agents de la police nationale d’Haïti (Pnh).
" L’institution policière du Nord fonctionne mal. Certains agents de la Pnh travailleraient à la solde de bandits, plutôt que de protéger la population contre ces derniers, conformément à leur mission, dénonce Barthélémy Décimus Jean Noël, directeur exécutif de l’organisme universitaire des droits humains.
Les cas de bastonnade de civils au Cap-Haïtien, dans les activités culturelles et musicales pour avoir entonné le slogan populaire « se moun yo ye ? » (littéralement en français : sont-ils humains ?), l’implication d’au moins 9 policiers dans l’enlèvement, puis l’assassinat de l’homme d’affaires Richardson Coissy, sont, entre autres, des scandales qui ont éclaboussé la Pnh dans le Nord entre mai et juillet 2012.
De plus, dans la nuit du 28 au 29 juillet 2012, deux policiers en civil, le visage dissimulé par des cagoules, ont agressé et dépouillé, d’une très forte somme d’argent,une famille à Limonade (à 13 km au nord du Cap-Haïtien).
Face à cette situation, l’Oudh invite les hauts responsables de la police dans le Nord à se ressaisir.
L’organisme universitaire des droits humains recommande notamment « le reformatage de la Pnh » dans le Nord afin que, dit-il, le fossé existant entre la population et la police nationale soit banni.
Ce qui devrait contribuer à garantir un meilleur fonctionnement du département en matière de sécurité et de paix publiques.
Plusieurs dossiers, relatifs à l’implication de certains agents de la Pnh dans le Nord dans des actes criminels, sont au cabinet d’instruction au parquet du tribunal civil au Cap-Haïtien.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13195http://www.alterpresse.org/spip.php?article13195
Haiti – Education : Le MENFP confirme le report de la rentrée
Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) confirme le report de la rentrée des classes au 1er Octobre 2012 sur tout le territoire haïtien. Le MENFP enjoint aux acteurs du système éducatif, en particulier, aux directeurs d’établissements scolaires afin de respecter cette nouvelle date.
Le premier ministre, Laurent Salvador Lamothe avait déjà annoncé cette décision lors d’une rencontre qu’il a eue avec la Commission Economie et Finances de la Chambre Basse du Parlement haïtien autour du projet de budget national pour l’exercice fiscal 2012-2013. Laurent Lamothe affirme avoir pris cette mesure afin que les parents puissent disposer de suffisamment de temps pour préparer la rentrée.
En ce sens, le chef du gouvernement fait savoir que le gouvernement va mettre en œuvre trois plans d’urgence qui offriront des milliers d’emplois aux familles. « Le Service Métropolitain de Collecte de Résidus Solides (SMCRS) va offrir 25 mille emplois à travers un programme national d’assainissement », promet M. Lamothe.
« Grace à des travaux de curage manuels, le Travaux Publics Transports Energie et Communication va créer entre 10.000 à 15.000 emplois », ajoute M. Lamothe.
La Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Joséphat Gauthier, indique de son côté qu’une enveloppe de 600 millions de gourdes va être débloquée pour ces travaux. Ces fonds seront repartis à raison de 200 millions aux TPTEC, 200 millions au Ministère de l’Agriculture et 200 millions du SMCRS.
http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-education-le-menfp-confirme-le-report-de-la-rentree/
Trafic de drogue : La PNH détruit 2,27 tonnes de cocaïne et marijuana
Près de deux tonnes et demie de drogues ont été brûlées lors d'une opération de destruction organisée par le Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) de la Police Nationale d'Haïti (PNH), ce vendredi 3 août 2012.
Ce stock, issu de saisies effectuées lors d'opérations de la PNH depuis 2008 dans tout le pays, a été détruit sur un terrain proche de Ganthier (Ouest) en présence du Ministre de la Justice, Jean Renel Sanon, du Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique, Réginald Delva, du Directeur Général de la PNH Mario Andrésol, et du Directeur Général de la Police Judiciaire, Godson Aurélus.
Analysé par un juge de paix et conservée dans les locaux de la Direction Générale de la Police Judiciaire (DCPJ) à Tabarre (Port-au-Prince), le stock, composé de 1.608 kilos de marijuana et de 453 kg de cocaïne saisis lors d'opérations policières anti-drogue sur les 4 dernières années, a ensuite été transporté sous haute sécurité sur un terrain à l'extérieur de Ganthier, à l'Est de la capitale, pour y être enterré, recouverts de pneus puis incendié. L'opération de destruction, sanctionnée par la présence de deux magistrats, a duré près de six heures, soit de 9h30 à 15h30, le temps pour l'importante quantité de drogue de se consumer totalement. Quelques 150 policiers du BLTS et de la DCPJ étaient déployés pour l'occasion, accompagnés de 80 de leurs homologues de la Police des Nations Unies, des Unités de Police Formées indiennes et jordaniennes de la MINUSTAH qui sécurisaient le périmètre et de 20 soldats du contingent de génie militaire brésilien qui ont préparé les deux fosses devant accueillir les 2,27 tonnes de drogue.
Minustah
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21194http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21194
Haïti-Lutte anti-corruption : Augmentation de 34.7% des recettes collectées par la Dgi, selon Ulcc
P-au-P, 06 août 2012 [AlterPresse] ---Du 1er au 30 juillet 2012, les recettes collectées par la direction générale des impôts (Dgi) sont estimées à 1,2 milliard de gourdes [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui] contre 913 millions au mois de juillet 2011, soit une augmentation de 34. 7 %, indique le comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment et la corruption dans un communique transmis à AlterPresse.
2,3 milliards de gourdes ont été collectés par l’Administration générale des douanes (Agd), au cours de même mois de juillet 2012, contre 1, 8 milliards de gourdes au mois précédent (juin 2012), accusant un accroissement de recettes de 500 millions de gourdes, soit une augmentation d’environ 28 %.
Cette estimation n’inclut pas la valeur taxable des marchandises saisies et qui sont en traitement, précise l’unité de lutte contre la corruption (Ulcc), laquelle fait partie du comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale le blanchiment et la corruption, mis en place il y a environ un mois en Haïti.
Les chiffres, relatifs à ces recettes, sont avancés par le comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment et la corruption, coordonné par l’Ulcc.
Pour le même mois de juillet 2012, cent cinquante trois (153) saisies de marchandises, dont la nature n’est pas précisée dans le communiqué, ont été effectuées par des agents douaniers, notamment à Ganthier (à l’est de la capitale), à Morne à Cabris et Mirebalais (au nord-est de Port-au-Prince), et à Source Matelas (au nord de la capitale).
Ces résultats ont été atteints dans le cadre de la campagne de lutte contre l’évasion fiscale et la corruption, lancée au cours du mois de juillet 2012 par les institutions membres du comité interinstitutionnel comme la Dgi, l’Agd, l’Ulcc, selon le communiqué.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13193
Haïti-Justice : 5 présumés meurtriers de quatre enfants de Marbial, arrêtés par la police de Jacmel
Correspondance Pierre Paul Ancion
Jacmel, 6 août 2012 [AlterPresse] --- L’un des présumés assassins de quatre (4) enfants, tués récemment à Marbial, a accusé la mère des victimes d’être impliquée, selon les informations recueillies par AlterPresse.
« Si c’est moi l’assassin, pourquoi toi, leur mère, tu ne t’es pas opposée et n’as pas appelé à ton secours ? Tu les as tués et les a recouverts d’un drap », a réagi Wilfrid Louverture, mis sous les verrous par la police départementale en compagnie de 4 autres suspects, tôt dans la matinée du vendredi 03 août 2012.
Laurana Chéry (15 mois), Sophiana Chéry (3 ans), Tony Chéry (4 ans) et Mirlanda Chéry (7 ans) ont été battus à mort, le 1er août 2012, en présence de leur mère, Andrée Chéry, qui est maintenant en garde à vue.
Le drame est survenu après qu’une tante des enfants, Jésula Saint Surin (sœur de la mère) aurait indiqué à sa sœur que les enfants seraient sous l’effet d’un maléfice et que son mari, Wilfrid Louverture (un prétendu houngan : prêtre du Vodou haïtien), pourrait les guérir.
Wilfrid Louverture se serait fait accompagner de son frère, Roland Louverture, pour commettre le forfait au domicile de la mère des victimes.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13197
vendredi 3 août 2012
Haïti - Quatre enfants d'une même famille tués par un sorcier
03 Août 2012 - 13:33
Quatre enfants d'une même famille ont été retrouvés morts jeudi dans la maison familiale après avoir été traités par un sorcier qui prétendait les guérir d'une maladie mystérieuse dans une petite localité au sud d'Haïti, a-t-on appris vendredi auprès d'un responsable local.
"Les quatre enfants, trois filles et un garçon, dont l'aînée était de âgée de 7 ans et la benjamine de 15 mois, auraient subi des sévices infligés par le guérisseur qui les avaient pris en charge pour les soigner. Ils ont été ensuite abandonnés dans le lit de leur mère", a expliqué Wilfrid Brission, responsable de la localité de Marbial (sud) joint au téléphone par l'AFP.
Selon des voisins, le guérisseur, un prêtre vaudou assisté de son frère, avait fait croire à la mère des victimes que les enfants étaient possédés par un démon et qu'il pouvait chasser le diable qui les habitait.
"Pour traiter les victimes, le sorcier et son frère les ont frappés à plusieurs reprises et les enfants seraient morts suite à ces coups", a raconté M. Brisson, responsable du Conseil d'administration de la section communale de Marbial.
Les meurtriers présumés se sont enfuis à Port-au-Prince, la capitale.
Les autorités locales ont annoncé l'ouverture d'une enquête et la mère des enfants a été placée en garde à vue.
AFP
http://www.afreeknews.com/sports.php?sport_id=2125
Haïti : combattre le choléra, une priorité
En Haïti, le choléra frappe toujours. Plus de 30,507 nouveaux cas et 235 décès ont été signalés depuis le début de l'année 2012 et les chiffres sont en augmentation. Dans ce contexte, combattre l’épidémie demeure une urgente priorité.
Le Comité de Coordination des ONGs Internationales (CCO Haïti), en faisant le point sur les moyens mis en œuvre et les interventions passées, appelle les acteurs nationaux et internationaux à se mobiliser pour lutter contre la maladie. Il formule 3 recommandations.
L'épidémie de choléra qui a frappé Haïti en Octobre 2010 a tué à ce jour plus de 7.000 et touché plus de 570.000 personnes. Répondre à l'épidémie continue à être une urgente priorité à la mi-2012. Seule la mise en œuvre et le maintien d’importants programmes dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'assainissement et de la promotion de l'hygiène permettront de limiter efficacement la propagation de la maladie.
Le Comité de Coordination des ONG Internationales (CCO Haïti) appelle les acteurs nationaux et internationaux à protéger les vies de milliers d'Haïtiens. La saison des ouragans rend extrêmement vulnérables les populations rurales et urbaines qui n’ont qu’un accès limité à l'eau et l'assainissement et peu ou pas d’accès aux services de santé ; comme les près de 400 0000 haïtiens déplacés par le séisme du 12 janvier 2010 et qui vivent encore dans des camps.
Situation actuelle
Selon le ministère de la Santé haïtien (MSPP), plus de 30,507 nouveaux cas et 235 décès ont été signalés depuis le début de l'année 2012 et les chiffres sont en augmentation. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu'au total environ 170 000 personnes seront touchées au cours de l’année 2012.
Le manque de financement s'est traduit par une diminution des acteurs travaillant sur la prise en charge du choléra. Ainsi, en septembre on comptait 44 acteur sante. Ils ne sont plus que 38 en mai 2012. Cette diminution a des répercussions sur les capacités de prise en charge au niveau globale. Sur la période de Août 2011 à Juin 2012, le nombre de Centres de traitement du choléra (CTC) a diminué de 38 à 20, et le nombre d'unités de traitement du choléra de 205 à 74.
Beaucoup des personnels de santé du gouvernement employés dans les CTC n'ont pas reçu leurs salaires depuis plusieurs mois, certains d’entre eux ont organisé des grèves pour faire valoir leurs droits. Cette situation nuit grandement à l'efficacité de la réponse au choléra. Il est également établit que le MSPP fait face à de nombreuses difficultés dans la gestion de ses moyens logistiques et la maintenance de son parc automobile. Certains rapports mentionnent notamment des retards pris dans la gestion de la collecte des cadavres.
Les fonds disponibles pour répondre au cholera sont limités dans le temps. A titre d’exemple, la disponibilité de fonds dédiés à la réponse choléra du Bureau de la Commission Européenne d'Aide Humanitaire (ECHO) s’achèvera en décembre 2012.
En effet, l’allocation de fonds est étroitement liée au nombre de cas signalés; cette pratique n’encourage pas une programmation intégrant une réponse d’urgence en Eau, Hygiène et Assainissement ainsi qu’une réponse durable en infrastructures.
La faiblesse du système de contrôle et de surveillance épidémiologique empêche de saisir l’ampleur de l’épidémie. Selon une estimation du MSPP, entre le 27 mars et le 26 avril 2012, seulement 57,8% des 341 rapports répertoriant les cas de choléra ont été quotidiennement soumis par les départements. Ces lacunes dans la collecte de l’information ont de graves répercussions sur la capacité de réponse.
Recommandations
1. Résoudre les problèmes institutionnels, y compris les salaires impayés, afin d’améliorer la qualité des soins et de minimiser le nombre de décès liés à la maladie.
Le ministère haïtien de la Santé doit réaffirmer sa position plaçant le choléra comme une question de santé publique et se donner les moyens de le traiter comme tel. Il est essentiel que MSPP, prenne les mesures nécessaires pour veiller à ce que les ressources financières et humaines mobilisées soient maintenues en place après la fin de la saison cyclonique. Des évaluations approfondies sont nécessaires pour identifier et résoudre les problèmes dans le système de surveillance épidémiologique et à améliorer la collecte des données et la distribution de matériel dans les CTC, UTC et des Centres de Traitement de la Diarrhée Aigüe (ADTCs). Le MSPP se doit de renforcer son rôle de leadership et de coordination des rôles tant au niveau central et départemental.
2. Des fonds supplémentaires pour le choléra doivent être alloues pour soutenir la capacité d'appoint en vue de prévenir et traiter le choléra.
Bien que moins grave l'année dernière, la situation actuelle sur le terrain est bien plus préoccupante que les statistiques ne la dépeignent. Un appui supplémentaire des bailleurs de fonds au MSPP et aux acteurs humanitaires doit être fourni afin d’assurer une réponse globale à l’épidémie, comprenant la surveillance, la prise en charge médicale, l'assistance technique, et le renforcement des capacités du personnel et des institutions médicales nationaux. Des financements supplémentaires sont également nécessaires pour soutenir l'intégration de la prévention du choléra et de la gestion des cas dans les programmes et infrastructures de santé déjà existants, ainsi que pour la mise en œuvre de nouveaux programmes communautaires et primaires de santé.
3. Stratégies et mécanismes de financement devraient soutenir une approche globale et intégrée de prévention et de soins.
L'OMS a identifié Haïti comme étant l'un des pays les plus exposés à une insécurité liée à l’eau. De ce fait, une réponse efficace à l’épidémie de choléra nécessite une approche globale et intégrée pour la prévention et la prise en charge médicale du choléra. Une souplesse plus importante des mécanismes de financements serait nécessaire afin de permettre la réallocation des fonds en cas d'urgence.
L’harmonisation des stratégies des bailleurs de fonds humanitaires et de développement est également importante pour permettre une réponse adaptée aux besoins actuels en matière de prévention et de prise en charge du choléra.
http://www.actioncontrelafaim.org/fr/content/haiti-combattre-le-cholera-une-priorite
http://www.haitilibre.com/article-6285-haiti-sports-marlena-wesh-qualifiee-pour-les-demi-finales-du-400-metres.html
Haïti: après l'horreur, les Jeux
Publié le 03 août 2012 à 07h08 | Mis à jour le 03 août 2012 à 07h08
(Londres) La délégation haïtienne à Londres est minuscule. Elle entrerait même tout entière dans une voiture. Ses chances de médailles? Nulles. Mais pour le pays ravagé par un tremblement de terre meurtrier il y a deux ans, être cet été aux Jeux olympiques a valeur de symbole.
Les Jeux olympiques de Linouse Desravines, porte-drapeau d'Haïti, n'auront duré que deux minutes et 10 secondes. À son premier combat, une judoka mongole a saisi le revers de son judogi et l'a renversée d'un coup sec. Desravines a terminé sur le tapis, éliminée.
«Je suis triste, déçue», s'est contenté de dire l'athlète après sa sortie rapide. La tête basse, elle semblait pétrifiée. À ses côtés, son entraîneur lui tenait les épaules comme pour la consoler. Comme elle était classée 51e mondiale, personne ne croyait en ses chances. «Mais elle pensait pouvoir gagner une médaille pour Haïti», a murmuré l'entraîneur.
Linouse Desravines, native de Limonade, dans le nord du pays, fait partie des cinq athlètes haïtiens qualifiés pour les Jeux de Londres. Une délégation plus petite que celle à Pékin, quatre ans plus tôt, qui en comptait huit. Mais une victoire pour le pays durement frappé en janvier 2010 par un séisme qui a fait plus de 300 000 morts et 1 million de sans-abris.
«Qu'Haïti soit présent aux Jeux était important pour nous. C'est symbolique», explique à La Presse le premier ministre Laurent Lamothe, qui était en tribune pour assister au combat de la judoka. «Ça montre qu'Haïti commence à se remettre du séisme, de la catastrophe, de la tragédie. On est ici pour montrer qu'on commence à se mettre debout.»
Le séisme n'a épargné ni les athlètes ni les infrastructures sportives. Trois des cinq pistes d'athlétisme du pays sont encore utilisées pour loger des sans-abri. Une coéquipière de Desravines a perdu son père dans le séisme: démoralisée, la judoka Ange Jean-Baptiste, qui était à Pékin, n'a pas su se qualifier pour Londres.
«Ç'a été très difficile de qualifier des athlètes pour Londres, mais on y est arrivé», admet le premier ministre Lamothe.
Desravines est la preuve vivante de cette difficulté. Elle est la seule des porte-couleurs d'Haïti qui vive encore dans l'île. Les quatre autres, tous qualifiés en athlétisme, habitent les États-Unis et font partie d'équipes universitaires. Privé de moyens, privé des millions nécessaires pour façonner des athlètes d'élite, le gouvernement a dû recourir à la diaspora.
«Avec le niveau de vie actuel en Haïti, c'est très difficile d'avoir un niveau de préparation élevé pour les athlètes, a expliqué le chef de mission de la délégation haïtienne, Fritz-Gérald Fong. C'est une réalité malheureuse: nous manquons d'infrastructures, nous manquons d'entraîneurs, nous manquons d'encadrement technique et le séisme n'a pas aidé en détruisant toutes les infrastructures sportives.»
Parmi les expatriés qui représentent Haïti à Londres se trouve l'ancien colocataire de Mark Zuckerberg. Né aux États-Unis de parents haïtiens, Samyr Laine est même le 14e membre à vie de Facebook. Cet expert du triple saut a partagé une chambre avec le jeune entrepreneur à sa première année d'université, à Harvard. Aujourd'hui diplômé en droit, il a créé une fondation pour venir en aide à Haïti.
«Le budget total du comité olympique haïtien est de 400 000dollars, a affirmé M. Laine à Reuters. Celui du comité olympique américain est de 170 millions!»
«Les gens ne se rendent pas compte, mais ça coûte très cher d'envoyer des athlètes aux Jeux, surtout que pour nous, un billet d'avion coûte 2000, 3000 dollars, dit M. Fong. Il faut voyager pour les tournois, pour les camps d'entraînement. C'est impossible.»
Plusieurs comités olympiques «amis» - dont celui du Mexique, de la France, des États-Unis - sont venus en aide aux athlètes haïtiens en les accueillant gratuitement lors de camps d'entraînement.
Malgré ce manque de moyens, les athlètes haïtiens croient vraiment en leurs chances, comme l'atteste le chagrin de Linouse Desravines. Mais à voir la petite troupe aux couleurs d'Haïti déambuler aux côtés de ces athlètes chinois, américains ou australiens pris en charge à coups de millions par l'État, on se dit que les résultats importent peu.
«Nous sommes un petit groupe et nous sommes tous très proches, note Samyr Laine. C'est très émotionnel.»
http://www.lapresse.ca/sports/londres-2012/201208/03/01-4561949-haiti-apres-lhorreur-les-jeux.php
Haïti : Le Cspj officiellement divisé sur le choix des représentants de l’institution au Conseil Electoral Permanent
P-au-P, 02 août 2012 [AlterPresse] --- Cinq membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj ont « décidé de contester (…) de la manière la plus formelle » la procédure utilisée pour désigner les trois représentants du Cspj au Conseil Électoral Permanent (CEP).
Les 5 membres ont fait parvenir une lettre datée du 02 août 2012 au président du Cspj, Anel Alexis Joseph, pour lui signifier leur position sur cette procédure qui n’est « pas conforme à la loi », selon le document, dont copie a été obtenue par AlterPresse.
Les noms de Antoine Norgaisse, Max Elibert, Pharaon Gustave, Dilia Lemaire et Néhémy Joseph figurent au bas du document. Cependant Antoine Norgaisse ne l’a pas paraphée.
Un communiqué transmis à la presse par la présidence le 24 juillet dernier a rendu publique la decision du Cspj de lui communiquer ses trois représentants au sein du CEP.
La décision de Me Joseph semble être empreinte d’unilatéralité puisque, ses collègues lui soulignent qu’il a été « le seul à choisir les trois noms, comme il est mentionné dans le procès verbal dressé à cet effet. »
Les signataires demandent au président Joseph de « rétracter les trois noms (…) déjà communiqués à la présidence (…) et de reprendre le processus en vue d’arriver à la désignation des trois noms de la liste des douze pré-sélectionnés ».
Les membres-contestataires de la décision du Cspj rappellent au président que l’article 13 de la loi créant cette institution fixe « à cinq au moins de ses membres, le quorum pour toute délibération dudit Conseil ».
« Cependant pour ce cas précis, vous n’étiez que quatre dans la salle de réunion et l’un de vous s’est abstenu de signer le procès-verbal dressé en la circonstance. De plus, la voix du président n’est réputée prépondérante qu’à l’égalité des voix aux fins de départager », précise la lettre de contestation.
Des voix se sont élevées pour dénoncer le caractère « illégal et arbitraire » de la décision du président du Cspj également président de la cour de cassation. Il a été nommé à ce poste le 5 octobre 2011 par le président de la république, Michel Joseph Martelly.
Certains ont insinué que la décision d’Anel Alexis Joseph découle d’une instrumentalisation de celui-ci par la présidence pour assurer sa main mise sur l’appareil électoral. [efd gp apr 02/08/2012 15 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13178
Du Coke en Haïti à la Sainte Paix au Québec
PAR HUGO JONCAS . Les Affaires . 04-08-2012
En moins de 20 ans, Les Brasseurs RJ sont devenus la plus grande microbrasserie du Québec. Le producteur de la Belle Gueule et de la Tremblay incarne la réussite incontestée dans l'industrie québécoise du houblon. Les patrons, la famille Jaar, ont appris le métier en exploitant le monopole du Coca-Cola en Haïti !
Philippe Jaar a fait ses premiers pas dans les entreprises familiales au début des années 1990 à la Brasserie de la Couronne. L'entreprise a le permis de fabrication et de distribution du Coke à Port-au-Prince. Mais en 1998, Philippe Jaar est devenu directeur des Brasseurs RJ, l'homme de confiance à Montréal de son père et de son oncle, Roger et Raymond Jaar, actionnaires de la microbrasserie.
Dans la salle de conférence attenante à l'usine du Plateau-Mont-Royal, il ouvre deux bouteilles de sa nouvelle Belle Gueule Hefeweizen, une bière de blé allemande bien ronde, aux arômes de banane et de clou de girofle, arrivée sur les tablettes le 1er juin. «Ça fait longtemps qu'on travaille dessus», dit-il fièrement, avec son fort accent haïtien.
Puis, nous goûtons la nouvelle Sainte-Paix au pamplemousse et à l'orange, directement sortie de la cuve. La bière saisonnière est disponible depuis le 25 juin.
Le liquide n'est pas encore prêt, mais Philippe Jaar exhibe également l'emballage de la toute dernière invention de RJ. Croisement entre une India Pale Ale surhoublonnée et une bière de type belge, la Death Valley sera costaude, tant par son amertume que son taux d'alcool de 8 %. Une représentation du célèbre désert américain du même nom illustrera les caisses, et le produit sera en magasin à compter de la fin juillet.
Ces nouvelles bières viendront enrichir le portefeuille de RJ, déjà bien garni. En plus de ses propres produits, l'entreprise distribue plusieurs grandes marques importées : Carlsberg, Grolsch, Kronenbourg, Boris, Bitburger... En 2008, l'entreprise a même racheté les parts de 45 % que détenait Moosehead dans l'un de ses concurrents montréalais, la Brasserie McAuslan.
Rompus à la grande distribution dans des conditions extrêmes en Haïti, les Jaar exploitent aujourd'hui le quatrième réseau de distribution de bière le plus étendu du Québec, après ceux des géants Molson-Coors, Labatt (InBev) et Sleeman-Unibroue (Sapporo).
«Ça a été assez difficile, dit le patriarche Roger Jaar, joint à ses bureaux de Miami. Par contre, l'expérience qu'on a gagnée avec Coca-Cola dans le marketing et la distribution nous a aidés pas mal.»
Sortir de l'île
Entrepreneur en construction prospère, Roger Jaar cherchait à investir à l'étranger après le coup d'État de Raoul Cédras, en 1991.
Il a notamment préparé l'ouverture d'une microbrasserie dans South Beach, à Miami, avec des cadres de son usine de Coca-Cola de Port-au-Prince, les Québécois Sylvain et Éric Boudreault.
Ses deux employés sont ensuite partis en vacances dans leur village, l'Anse-Saint-Jean, au Saguenay. «Et puis, ils m'appellent et me disent : "Pourquoi on ne ferait pas ça ici ? Il y a des subventions, on s'occupe de tout..." Moi j'ai dit OK, pas de problème.»
C'est ainsi que la famille d'entrepreneurs haïtiens a construit une petite brasserie au fin fond du Saguenay. «Mais les gens préféraient boire de la Molson, de la Labatt, dit Roger Jaar. Après quelques années, j'ai réalisé que les consommateurs de microbrasseries étaient à Montréal.»
À la suite de discussions infructueuses avec Les Brasseurs du Nord, de Blainville (Boréale), les Jaar ont finalement acheté la brasserie GMT du Plateau-Mont-Royal, en plein coeur de la métropole, en septembre 1998. «Un mois après, j'achetais le Cheval Blanc», dit-il.
Retour aux sources
Près de 14 ans plus tard, l'aventure québécoise des Jaar a bien tourné. Les Brasseurs RJ fabriquent maintenan environ 105 000 hectolitres par an. L'entreprise compte environ 250 employés, et son chiffre d'affaires est d'environ 70 millions de dollars, en incluant la distribution.
Ces dernières années, RJ s'était faite plus parcimonieuse dans le lancement de nouvelles bières, alors que des dizaines de petites microbrasseries voyaient pourtant le jour aux quatre coins du Québec. «On était en train de perdre notre image de vraie microbrasserie, croit même Roger Jaar. On allait vers le volume...»
Les Brasseurs RJ ont peut-être un peu trop misé sur la distribution de bières importées, ajoute-t-il. «À court terme, c'est intéressant, à cause des profits ; mais à long terme, on pousse les marques des autres, dit-il. Je ne vais pas en accepter d'autres en distribution.» En cette ère de grande effervescence pour les petits fabricants de bières savoureuses et typées, RJ a donc décidé de se «recentrer».
Une vingtaine de marques, Produits de Brasseurs RJ:
gamme Belle Gueule, Tremblay, Cheval Blanc, Coup de Grisou, Sainte-Paix, Death Valley, Snoreau, gamme d'Achouffe, Cap Espoir,
Produits de la Brasserie McAuslan (détenue à 45 % par RJ):
gamme Saint-Ambroise, gamme Griffon, Moosehead (brassée sous licence),
Produits importés et distribués: Grolsch, Carlsberg, Bitburger, Boris, Kostritzer, Kronenbourg 1664, Tuborg
Volume de production des usines des Brasseurs RJ
MONTRÉAL
100 000 hectolitres
ANSE-SAINT-JEAN
5 000 hectolitres
Source : Brasseurs RJ
COCA-CHAOS À PORT-AU-PRINCE
Produire du Coca-Cola en Haïti fait figure de sport extrême, comparé au microbrassage québécois. En 30 ans d'embouteillage là-bas, la famille Jaar a dû composer avec trois coups d'État, des infrastructures ravagées, un embargo pétrolier et des ennuis douaniers constants. Mais surtout, les Jaar ont fait le deuil de plusieurs employés.
En septembre dernier, Marie Colin a été tuée par balle dans sa voiture près du bidonville de Cité Soleil, à Port-au-Prince, alors qu'elle rentrait du travail. Elle était directrice des ressources humaines de la Brasserie de la Couronne, l'usine des Jaar qui embouteille le Coca-Cola et d'autres boissons gazeuses. Le meurtre a laissé les employés de l'usine sous le choc.
«Moi je n'étais même pas au courant, dit Roger Jaar. Je suis allé à l'usine le lendemain du meurtre pour une rencontre prévue avec elle.» C'est à ce moment-là qu'il a appris la consternante nouvelle.
À l'époque où il était directeur de la Brasserie de la Couronne de 1991 à 1995, Sylvain Boudreault a vécu les problèmes de violence sous la dictature de Cédras. «Des fois, il y avait des corps le long de la route, près de l'usine. À un moment donné, mes deux gardes de sécurité se sont fait abattre pendant la nuit», raconte l'ancien homme de confiance des Jaar.
Les relations avec le millier d'employés de la Brasserie de la Couronne ont aussi entraîné leur lot de problèmes. En 2006 et 2009, le mouvement de travailleurs Batay Ouvriye a lancé une campagne pour dénoncer l'entreprise (revenus sous le salaire minimum, heures supplémentaires non rémunérées, renvoi de militants syndicaux...) «Chacune des usines d'embouteillage d'Haïti gagne son profit en ne payant pas ce qui est dû aux ouvriers», assure Didier Dominique, porte-parole à Batay Ouvriye, joint à Port-au-Prince.
Roger Jaar dément : «Comment pourrait-on payer en dessous du salaire minimum ? Il est de trois dollars par jour ! On paye largement au-dessus.»
3,5 M$ Investissement dans l'achat d'une nouvelle salle de brassage complètement automatisée à l'usine de la rue de la Roche, sur le Plateau-Mont-Royal, à Montréal | Source : Brasseurs RJ
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/agroalimentaire/du-coke-en-haiti-a-la-sainte-paix-au-quebec/547167
La mission de l’ONU à Haïti devrait se prolonger
Huit ans après le lancement de l’opération MINUSTAH, l’opération doit être reconfigurée pour mieux atteindre ses objectifs mais un retrait prochain n’est pas envisagé, y compris par ses détracteurs. Plus de deux ans après le tremblement de terre particulièrement dévastateur qui avait frappé Haïti, le pays traverse toujours une crise politique, sociale et économique de grande ampleur selon International Crisis Group.
En dépit de l’aide apportée à la reconstruction par l’opération de maintien de la paix de l’ONU, celle-ci est assez impopulaire auprès des habitants haïtiens. Le rapport du think tank International Crisis Group publié aujourd’hui évoque la fierté de la population, mais rappelle aussi deux événements venus entacher la mission humanitaire. En plus des pertes humaines et matérielles immenses provoquées par le séisme de janvier 2010, la population a été ravagée par une épidémie de choléra qui s’est répandue très rapidement dans le pays. Or le virus aurait probablement été rapporté de l’extérieur par un membre bénévole de l’opération MINUSTAH, qui a vite été pris comme bouc-émissaire et occulté la raison principale de l’épidémie : le manque cruel de structures médicales et de campagnes de préventions sanitaires.
La rancune contre les membres d’associations humanitaires s’explique aussi par le peu de résultats concrets en dépit de fonds très conséquents, dont une partie serait détournée au détriment du gouvernement, renforçant les accusations d’ingérence. Les autorités haïtiennes, les pays d’Amérique latine qui fournissent des troupes à Haïti ainsi que les principaux pays donateurs doivent se réunir au cours du mois afin de discuter des modalités de reconfiguration de MINUSTAH. Le renouvellement du mandat de l’opération doit pour sa part avoir lieu en octobre prochain. Une démilitarisation de cette assistance est prévue, ayant pour objectif de devenir une mission politique soutenue par le Conseil de Sécurité de l’ONU d’ici à 2016. Le retrait des troupes ne devrait pas avoir lieu avant au moins 5 ans et l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président, afin d’assurer une transition politique démocratique.
L’opération est sujette à de nombreuses critiques, mais même ceux qui les formulent reconnaissent qu’un retrait prochain des troupes de l’ONU serait nuisible au pays. Les autorités ne sont pas encore en mesure d’assurer la sécurité de ses citoyens, de faire appliquer la loi et elles doivent encore faire leurs preuves en termes de stabilité politique. Celle-ci semble en bonne voie, un an après l’élection du président Michel Martelly, mais quelques incidents ponctuels rappellent la fragilité de cette amélioration, à l’instar des troubles en marge Carnaval des Fleurs. Organisée la semaine dernière pour la première fois depuis 40 ans, cette fête populaire s’est bien déroulée dans l’ensemble mais a été le théâtre d’affrontements entre gangs rivaux, faisant 3 morts et des dizaines de blessés.
Les Etats-Unis ont quant à eux réaffirmé leur engagement auprès d’Haïti à l’occasion de la visite officielle du premier ministre haïtien Laurent Lamothe à Washington la semaine dernière. La secrétaire d’Etat Hilary Clinton a déclaré lors d’une conférence de presse : « J’ai fait d’Haïti une priorité en termes de politique extérieure et me suis engagée à changer la manière dont nous agissons à Haïti, en passant de travailler en Haïti à travailler avec Haïti. » Son mari et ancien président Bill Clinton s’était rendu à Haïti récemment, accompagné du sénateur et chirurgien Bill Frist. Ils ont depuis annoncé l’allocation de nouvelles subventions pour former des médecins haïtiens dans le principal hôpital de l’île. Agissant par le biais de l’association The Clinton Bush Haiti Fund grant dont le capital s’élève à 442 100 dollars, Frist a qualifié ce financement « d’investissement de long-terme dans la vitalité du pays. »
Sources : International Crisis Group, Haiti Libre, The Caribbean Journal,Le Parisien
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article6931http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article6931
Haïti-Violence/Martissant : Du jamais vu
P-au-P, 02 août 2012 [AlterPresse] --- « C’est la première fois de ma vie que je vois une force de police incendier les résidences d’une population. C’est intolérable, la police ne peut pas attaquer des innocents ». Ce sont les déclarations de Silbrun Rosier, 58 ans, père de 9 enfants, habitant le quartier de Martissant depuis plus de 30 ans.
En effet à la suite de l’intervention de la Police nationale d’Haïti à Martissant pour tenter d’appréhender des agresseurs armés qui ont attaqué une patrouille de police dans ce quartier dans la matinée du mardi 31 juillet 2012, les mots « incendie criminel, bastonnade, vandalisme » reviennent dans les témoignages sur le comportement des agents de l’Unité de maintien de l’ordre.
« Bruler des maisons est un acte de banditisme. La justice doit dire son mot. C’est un crime contre l’humanité », juge Rosier.
Le fil des évènements
« J’étais en train d’acheter un pâté pour un enfant quand un groupe armé a fait feu sur une voiture de police. Le véhicule a perdu l’équilibre et a abouti dans un réservoir d’eau du Carrefour Leclerc », explique le témoin. Il est environ 8 heures du matin.
A peine sorti de son inquiétude pour la vie des policiers, il est plongé dans une peur profonde quand il les voit « sortir dans la voiture, courir et tirer dans tous les sens à hauteur d’homme en plus ».
« Comme d’autres résidents, je me suis donc caché derrière un arbre pour ne pas être touché par les balles policières » poursuit-il.
Environ 60 minutes plus tard
Du haut de la terrasse de sa maison, Rosier voit arriver « une flotte de 4 à 5 voitures de la police. Les policiers quoique tapant violemment sur les portes des résidents n’ont eu aucune réponse ».
Vexés de l’attitude des riverains, les agents des forces de l’ordre « ont enlevé les tôles d’un temple vodou pour y effectuer des fouilles ».
« Ensuite, ils se sont postés près de la rue s’amusant à passer à tabac tous ceux qui se sont aventurés dans la zone : hommes, femmes et enfants », relate Rosier, offusqué. Il s’est vu obligé d’appeler le « 38 11 11 11 pour dénoncer les agissements des policiers ».
Ce numéro est celui du Centre de renseignements et des opérations (Cro) de la police haïtienne.
« Entre temps arrive un camion Udmo (Unité départementale de maintien de l’ordre) dont les occupants commencent à tabasser des gents et à mettre le feu aux motocyclettes stationnées dans la zone », explique ce père de famille.
« J’ai assisté impuissant à la casse de la voiture-taxi de marque Nissan d’un de mes enfants », se lamente Rosier.
« C’est horrifiant de voir des agents de l’ordre mettre le feu de leurs propres mains aux maisons de Charilus (résident de Martissant) et de la marchande de fritures Jelène qui s’est réfugiée dans sa maison », reproche le témoin expliquant que c’est « la première fois » qu’il assiste à « une telle scène depuis Duvalier » (chassé du pouvoir en 1986).
Finalement, aux environs de « 14 heures, les agents de l’Udmo ont mis fin à l’opération criminelle contre la population de Martissant ».
Rosier affirme détenir les numéros d’immatriculation des voitures de police et du camion de l’Udmo.
« La fumée ne peut déloger le propriétaire de sa propre maison (proverbe haitien) » répond Rosier à ses voisins l’invitant à laisser le quartier où il vit depuis plus de 30 ans. [efd gp apr 02/08/2012 13 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13177
mercredi 1 août 2012
Haïti: 3 morts et des dizaines de blessés lors du "carnaval des fleurs"
Trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées à Port-au-Prince dans les violences qui ont émaillé les deux premiers jours du "carnaval des fleurs", où se sont rendues des centaines de milliers de personnes, a-t-on appris de source policière.
"Deux personnes ont été tuées lundi soir, l'une à l'arme blanche et l'autre suite à des coups reçus sur la tête. Un danseur a été tué dimanche tandis que six personnes ont été blessées par balles lors d'affrontements entre groupes rivaux", a indiqué mardi à l'AFP Frantz Lerebours, porte-parole de la police nationale d'Haïti (PNH).
Selon la même source, 24 personnes ont été blessées lundi, contre 56 la veille.
Le "carnaval des fleurs" organisé pour la première fois en Haïti depuis plus de 40 ans a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale et sur la grande place du Champ de mars, proche du palais présidentiel en ruines depuis le séisme qui a ravagé le pays en 2010, faisant plus de 200.000 morts.
Le président haïtien Michel Martelly, un ancien musicien populaire et grand animateur du carnaval, est descendu plusieurs fois dans les rues au milieu de la foule pour prendre part aux festivités qui s'achèvent ce mardi, selon des images diffusées par la télévision nationale.
Malgré les échauffourées des deux premiers jours, le responsable du comité organisateur Jean-Dany Pierre-François avait estimé que c'était "un grand succès populaire". "Je crois que près d'un million de personnes ont participé au premier jour du carnaval (dimanche)", s'était-il réjoui.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-3-morts-et-des-dizaines-de-blesses-lors-du-carnaval-des-fleurs-31-07-2012-2108926.php
Centenares de dominicanos marchan en rechazo de presencia haitianos ilegales
01-08-2012 / 1:40: h EFE
Centenares de pobladores de 20 barrios del sur de la ciudad dominicana de Santiago (norte) se manifestaron hoy para exigir la repatriación de miles de haitianos indocumentados que se han establecido en sus comunidades después del terremoto que asoló Haití el 12 de enero de 2010.
Los manifestantes, que portaban pancartas y lanzaron consignas contra de la presencia masiva de haitianos ilegales, recorrieron calles de los sectores San José, La Mina y la Doble Vía de la Villa.
Exigieron, además, que el Gobierno declare no gratas y expulse del país a las ONG que presionan a las autoridades de migración locales para que no ejecuten las repatriaciones de haitianos indocumentados.
Los manifestantes fueron vigilados por agentes de la Policía Nacional que portaban armas largas y gases lacrimógenos.
Pedro Paulino, Angelita Villamán, José Alberto Peña y José Francisco Consuegra, principales dirigentes de la Coordinadora de Organizaciones Comunitarias y de Juntas de Vecinos del sur de Santiago, denunciaron que sus sectores han sido ocupados por miles de haitianos y que muchos de ellos se dedican a delinquir.
Los líderes comunitarios se quejaron porque, según ellos, con frecuencia a sus comunidades llegan decenas haitianos desde su país y que las autoridades de migración no hacen nada para controlar esa situación.
Subrayaron que Haití repatría a los dominicanos que entran a su territorio sin documentos y que nadie dice nada y que eso mismo deben hacer las autoridades dominicanas.
En ese sentido, advirtieron de que si la Dirección General de Migración no actúa contra los extranjeros indocumentados, lo harán ellos y convocarán a una huelga en más de 40 barrios de la zona.
"República Dominicana es un país pobre que no puede cargar con la pobreza de sus vecinos; grandes potencias nos presionan para que aceptemos esa gran avalancha de haitianos ilegales, pero por qué Francia, Estados Unidos, Canadá y otras naciones, si en verdad son tan generosas con la desgracia de Haití, no se los llevan a sus territorios", dijo José Alberto Peña, portavoz del conglomerado de organizaciones comunitarias.
Mientras los dominicanos marchaban, otro grupo de haitianos se concentraron frente a una escuela para protestar lo que consideran actitudes "racistas y discriminatorias" en su contra.
Los representantes de la comunidad haitiana en San José la Mina y otros barrios del sur de Santiago, Muchell Pierre, Tony Sean y Tukeme Selumour reconocieron en declaraciones a Efe que algunos de sus compatriotas se dedican a cometer actos delictivos, pero que la mayoría son buenos y trabajadores.
"Lo que sucede es que entre una buena parte de la comunidad dominicana hay un rechazo histórico en contra de los haitianos, no nos quieren ver en su país y por eso es que se están produciendo esas protestas, no por más nada", dijo a Efe Tukeme Selumour.
http://www.abc.es/agencias/noticia.asp?noticia=1223350
DIPUTADOS HAITIANOS VISITAN EMBUTIDORAS
Jairon Severino; jairon.severino@listindiario.com
Santo Domingo
La Asociación de Fabricantes de Embutidos y Procesadores de Carnes recibió ayer a una comisión de diputados y funcionarios haitianos que cumplen un programa de visitas en las principales empresas productoras de embutidos en territorio dominicano. Su misión es conocer de cerca los estándares de calidad que implementa la industria dominicana de productos cárnicos.
Los integrantes de la comisión de Salud, que estará en territorio dominicano hasta el 2 de este mes, está integrada por los diputados Bertrand Sinal, presidente de la comisión; Fanel Salomon, vicepresidente; Worms Perrilus, de la comisión de Relaciones Exteriores; Johnson Dieujuste, presidente de la comisión de Agricultura y Medio Ambiente; así como Maguerite Vincent, microbiólogo de Agricultura de Haití.
La visita de los legisladores haitianos es a propósito de la prohibición que declaró su gobierno a todos los productos cárnicos dominicanos, a raíz de un informe publicado por el Instituto Nacional de Protección de los Derechos del Consumidor (ProConsumidor) sobre la calidad del salami, pero que ha recibido críticas de diversos sectores.
El programa con la comisión haitiana incluye visitas a empresas del sector formal en conjunto con la Asociación de Embutidores del Cibao que permitirán conocer los procesos de operaciones y calidad de los principales fabricantes de embutidos, así como también programar reuniones para estrechar las relaciones con las autoridades más relevantes del sector.
La visita ha sido motivada por la importancia que tiene la venta de salami en el mercado haitiano y por la posibilidad latente de que se pudiese tomar una acción con el cierre del comercio transfronterizo que afectaría al sector de embutidos, así como a otros sectores de la economía dominicana. En su primer día en el país hicieron recorridos por Induveca, Sigma Alimentos, Productos Karnú y otras empresas.
Recorrido
La principal empresa de embutidos del país, Induveca, abrió ayer a la prensa las puertas de su fábrica en La Vega. Lo hizo para dejar claro que el proceso de elaboración de embutidos cumple con los más exigentes estándares de calidad.
Los ejecutivos de la empresa explicaron todo lo concerniente a los controles de calidad con que se cumplen cada uno de los pasos o niveles que deben agotarse hasta obtener un producto que es reconocido por la mayoría de los consumidores dominicanos.
La gerente de Innovación de Cárnicos, Sandra Grullón Camilo, estuvo al frente de un recorrido al que fue invitado LISTÍN DIARIO.
La ejecutiva mostró los certificados de calidad ISO en sus diferentes versiones, los cuales avalan a Induveca por sus procesos estandarizados para entregar una calidad estable en cada uno de los productos que despacha al mercado.
“Estas son certificaciones internacionales y tenemos también nuestra certificación ambiental interno que se debe a unos cumplimientos de parámetros ambientales, la cual es mediante un informe que entrega el Ministerio de Medio Ambiente”, explicó Sandra Grullón Camilo, gerente de innovación cárnicos.
El recorrido se inició por la última etapa del proceso de producción. Es parte del protocolo que se sigue para evitar cualquier dificultad por contaminación. La ejecutiva de Induveca dio una explicación respecto al área de productos terminados.
“Por cuestiones sanitarias empezaremos el flujo en el último nivel. Siempre es así”, explicó. En el proceso de despacho o liberación, según explicó, se llena una documentación en la que se indica el producto, la fecha y otras características que establecen que el Departamento de Calidad aplicó sus controles.
La temperatura interna en la planta de producción está entre 0 y 5 grados, la cual es la recomendada internacionalmente para los productos cárnicos.
Según la ejecutiva, la empresa recibe de manera permanente personal del Ministerio de Salud Pública, la Dirección General de Normas y Sistemas de Calidad, de entidades independientes y técnicos internacionales que mantienen una vigilancia permanente en cada uno de los procesos. Aseguró que cualquier autoridades está en la libertad de entrar cuando lo considere de lugar.
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EXPLICACIONES TÉCNICAS
INOCUIDAD DEL PROCESO: Un detalle que destacan Alexis Santana, de manufactura, y Sandra Grullón Camilo, de Innovación de Cárnicos, es que en la zona de despacho también se continúa con la cadena de frío hasta los centros de distribución, lo que garantiza aún más la calidad de los productos e inocuidad que se requiere para llegar a los consumidores.
“Aquí implica lo que es la cocción completa de los productos, mediante una etapa de pasteurización, y una vez alcance su temperatura de cocción es enfriado de manera brusca para lograr el choque térmico. Así queda un producto terminado y completamente refrigerado. Utilizados una tecnología de punta, pues sólo hay tres hornos de esta naturaleza en todo el mundo”, explicó Sanana.
Mientras, Grullón Camilo no sólo se refiere a la tecnología que utiliza Induveca con esos dos hornos, sino también a que la capacidad de procesamiento es de 18,000 libras por hora, el primero, y de 12,000 el segundo, para un total de 30,000 libras cada hora. La empresa puede procesar cada día 720,000 libras de salami. Este cálculo no incluye otros productos.
“El personal que maneja estos equipos es de alta calificación técnica. Todo se maneja a través de un panel digital, lo que indica que no se toca en ningún momento el producto. Este proceso de cocción ofrece garantía máxima de que todo será perfecto. El proceso de cocción dura alrededor de dos y 45 minutos y es totalmente automatizado”, explicó la ejecutiva de Induveca.
Aseguran que los controles para mantener la calidad del producto están a cada paso.
http://www.listindiario.com.do/economia-y-negocios/2012/7/31/241849/Legisladores-haitianos-verifican-salamis-en-RD
Primer ministro de Haití destaca logros de su viaje a Reino Unido
SANTO DOMINGO, 30 jul (Xinhua) -- El primer ministro de Haití, Laurent Lamothe, destacó los logros de su reciente visita
SANTO DOMINGO, 30 jul (Xinhua) -- El primer ministro de Haití, Laurent Lamothe, destacó los logros de su reciente visita al Reino Unido, donde se reunió con personalidades de la monarquía y del gobierno británico, y participó en la ceremonia inaugural de los 30 Juegos Olímpicos de Londres.
La oficina de prensa del funcionario haitiano informó hoy en Puerto Príncipe que el viaje de Lamothe se llevó a cabo del miércoles 25 al sábado 28 de este mes.
Fue diseñado como parte de una nueva estrategia de la política exterior haitiana y para representar al país en el ámbito del deporte, señaló el comunicado.
El jefe de gobierno haitiano se reunió con el príncipe Carlos de Inglaterra y con el ministro británico de Relaciones Exteriores, William Hague, además del presidente del Comité Olímpico Internacional, Jacques Rogge, y con funcionarios de la Federación Internacional de Fútbol Asociado (FIFA).
Entre los logros obtenidos de la visita oficial, el primer ministro destacó el restablecimiento de relaciones diplomáticas entre Haití y el Reino Unido, a través de la instalación de representaciones oficiales en Puerto Príncipe y Londres después de más de 40 años.
Lamothe llegó a Londres procedente de Washington, Estados Unidos, donde se reunió con la secretaria de Estado de ese país, Hillary Clinton, y con funcionarios del Fondo Monetario Internacional (FMI) y del Banco Mundial (BM).
El primer ministro también se entrevistó con el secretario general de la Organización de Estados Americanos (OEA), el chileno José Miguel Insulza.
Antes de volar a Londres, Lamothe anunció que la organización de las elecciones legislativas y locales de medio término, que posiblemente se llevarán a cabo en noviembre, requerirán unos 16 millones de dólares.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/7893176.html
La oficina de prensa del funcionario haitiano informó hoy en Puerto Príncipe que el viaje de Lamothe se llevó a cabo del miércoles 25 al sábado 28 de este mes.
Fue diseñado como parte de una nueva estrategia de la política exterior haitiana y para representar al país en el ámbito del deporte, señaló el comunicado.
El jefe de gobierno haitiano se reunió con el príncipe Carlos de Inglaterra y con el ministro británico de Relaciones Exteriores, William Hague, además del presidente del Comité Olímpico Internacional, Jacques Rogge, y con funcionarios de la Federación Internacional de Fútbol Asociado (FIFA).
Entre los logros obtenidos de la visita oficial, el primer ministro destacó el restablecimiento de relaciones diplomáticas entre Haití y el Reino Unido, a través de la instalación de representaciones oficiales en Puerto Príncipe y Londres después de más de 40 años.
Lamothe llegó a Londres procedente de Washington, Estados Unidos, donde se reunió con la secretaria de Estado de ese país, Hillary Clinton, y con funcionarios del Fondo Monetario Internacional (FMI) y del Banco Mundial (BM).
El primer ministro también se entrevistó con el secretario general de la Organización de Estados Americanos (OEA), el chileno José Miguel Insulza.
Antes de volar a Londres, Lamothe anunció que la organización de las elecciones legislativas y locales de medio término, que posiblemente se llevarán a cabo en noviembre, requerirán unos 16 millones de dólares.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/7893176.html
Haití deporta a siete dominicanos por trabajar ilegalmente en ese país
Los afectados residían en ese país desde hace varios años indica la nota. El Gobierno de Haití ha deportado a siete dominicanos por trabajar sin documentos legales en ese país, reporta este martes la agencia de noticias Xinhua. La decisión, precisa la agencia es una inusual acción realizada por autoridades haitianas de migración de Haití. Tomando en consideración que miles de ciudadanos haitianos residen en Republica Dominicana de manera ilegal.
La agencia de prensa china establece que los dominicanos, que residían en Haití desde hacía varios años, fueron deportados de Cabo Haitiano, 378 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, luego de ser apresados por agentes de policía de esa ciudad, la segunda más importante del país.
"Nos recogieron de nuestros centros de trabajo, nos encerraron en celdas como si fuéramos delincuentes y antes de devolvernos al país, no nos dieron agua ni alimentos", dijo al matutino el dominicano Manuel Santos, uno de los repatriados.
Entre diez y quince dominicanos son devueltos cada día en la frontera entre ambos países por el paso de Jimaní-Malpasse, 282 kilómetros al oeste de Santo Domingo, por haber alterado las fechas del visado provisto por las autoridades haitianas, dijo a "Listín Diario" Edwidge Laguerre, inspector de migración de Haití.
"La mayoría son camioneros a los que el documento se les ha vencido", dijo el funcionario al medio dominicano.
Haití y República Dominicana comparten la isla La Española, en el centro del Caribe, y con cierta frecuencia confrontan problemas debido a históricas rencillas y a la presencia de al menos un millón de indocumentados haitianos en territorio dominicano según organizaciones locales (600.000 según el gobierno haitiano).
En marzo pasado, el Grupo de Apoyo a los Repatriados y Refugiados (GARR), una organización de defensa de los derechos de los inmigrantes de Haití, señaló en un informe que entre enero del 2011 y enero de este año, 15.647 haitianos fueron llevados a la fuerza a los puestos fronterizos para ser deportados a su país.
Puerto Príncipe ha reclamado un mejor trato para sus ciudadanos el territorio de su vecino, pero las autoridades dominicanas niegan que maltraten a los extranjeros.
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=20198
La agencia de prensa china establece que los dominicanos, que residían en Haití desde hacía varios años, fueron deportados de Cabo Haitiano, 378 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, luego de ser apresados por agentes de policía de esa ciudad, la segunda más importante del país.
"Nos recogieron de nuestros centros de trabajo, nos encerraron en celdas como si fuéramos delincuentes y antes de devolvernos al país, no nos dieron agua ni alimentos", dijo al matutino el dominicano Manuel Santos, uno de los repatriados.
Entre diez y quince dominicanos son devueltos cada día en la frontera entre ambos países por el paso de Jimaní-Malpasse, 282 kilómetros al oeste de Santo Domingo, por haber alterado las fechas del visado provisto por las autoridades haitianas, dijo a "Listín Diario" Edwidge Laguerre, inspector de migración de Haití.
"La mayoría son camioneros a los que el documento se les ha vencido", dijo el funcionario al medio dominicano.
Haití y República Dominicana comparten la isla La Española, en el centro del Caribe, y con cierta frecuencia confrontan problemas debido a históricas rencillas y a la presencia de al menos un millón de indocumentados haitianos en territorio dominicano según organizaciones locales (600.000 según el gobierno haitiano).
En marzo pasado, el Grupo de Apoyo a los Repatriados y Refugiados (GARR), una organización de defensa de los derechos de los inmigrantes de Haití, señaló en un informe que entre enero del 2011 y enero de este año, 15.647 haitianos fueron llevados a la fuerza a los puestos fronterizos para ser deportados a su país.
Puerto Príncipe ha reclamado un mejor trato para sus ciudadanos el territorio de su vecino, pero las autoridades dominicanas niegan que maltraten a los extranjeros.
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DETECTADA EN MAYO PASADO: Gobierno haitiano admite mutación en cepa de cólera
Empero, dijo que la mutación es tan pequeña que no debe implicar una modificación en la estrategia para combatir la dolencia.
Puerto Príncipe, 18 jul (PL) La directora general de Salud en Haití, Marie Guirlene, admitió hoy la existencia de una mutación en la cepa de cólera que afecta el país, aunque opinó que no es lo suficientemente notable como para cambiar el plan estratégico de lucha contra la enfermedad.
La variación en la bacteria fue detectada en mayo pasado por expertos del Centro para el Control y Prevención de Enfermedades, de Estados Unidos, sin embargo, las autoridades haitianas mantuvieron silencio al respecto hasta la fecha.
En declaraciones recogidas por la agencia local Haiti Press Network, Guirlene consideró que la mutación es tan pequeña que no debe implicar una modificación en la estrategia para combatir la dolencia.
Según la investigación estadounidense, a medida que los haitianos enfermos desarrollan cierta inmunidad a la bacteria original, esta muta y entonces puede volver a contagiar a esas personas.
Esa condición conlleva a que el cólera se volvería una enfermedad endémica, o sea tan común como un catarro, lo que haría fracasar cualquier proyecto de vacunación.
Al menos siete mil 418 personas murieron por cólera en Haití desde el inicio de la epidemia en octubre de 2010 hasta inicios de julio de este año, según las últimas cifras del Ministerio de Salud.
No obstante, el director de Epidemiología de ese organismo, Roc Magloire, anunció que la incidencia mortal de la enfermedad disminuyó considerablemente en las últimas semanas, de tres mil 794 casos reportados a mil 418.
Una investigación inicial realizada por el Centro para el Control y la Prevención de Enfermedades indicó que la epidemia fue importada por el personal de una base nepalí de la Misión de las Naciones Unidas para la Estabilización de Haití (Minustah).
Otro estudio realizado a inicios de 2011 por un investigador francés concluyó también que el origen de la cepa se debía a la presencia de los cascos azules nepalíes, quienes supuestamente defecaron en las cercanías del río Artibonite.
Ese cauce, uno de los principales de Haití, es utilizado por miles de personas para lavar, beber, pescar o bañarse.
Sin embargo, otro grupo de investigadores estadounidenses sugirieron en junio pasado que la epidemia es causada por dos cepas distintas de la bacteria y no solo por una de origen oriental.
lac/lio
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=19921
La variación en la bacteria fue detectada en mayo pasado por expertos del Centro para el Control y Prevención de Enfermedades, de Estados Unidos, sin embargo, las autoridades haitianas mantuvieron silencio al respecto hasta la fecha.
En declaraciones recogidas por la agencia local Haiti Press Network, Guirlene consideró que la mutación es tan pequeña que no debe implicar una modificación en la estrategia para combatir la dolencia.
Según la investigación estadounidense, a medida que los haitianos enfermos desarrollan cierta inmunidad a la bacteria original, esta muta y entonces puede volver a contagiar a esas personas.
Esa condición conlleva a que el cólera se volvería una enfermedad endémica, o sea tan común como un catarro, lo que haría fracasar cualquier proyecto de vacunación.
Al menos siete mil 418 personas murieron por cólera en Haití desde el inicio de la epidemia en octubre de 2010 hasta inicios de julio de este año, según las últimas cifras del Ministerio de Salud.
No obstante, el director de Epidemiología de ese organismo, Roc Magloire, anunció que la incidencia mortal de la enfermedad disminuyó considerablemente en las últimas semanas, de tres mil 794 casos reportados a mil 418.
Una investigación inicial realizada por el Centro para el Control y la Prevención de Enfermedades indicó que la epidemia fue importada por el personal de una base nepalí de la Misión de las Naciones Unidas para la Estabilización de Haití (Minustah).
Otro estudio realizado a inicios de 2011 por un investigador francés concluyó también que el origen de la cepa se debía a la presencia de los cascos azules nepalíes, quienes supuestamente defecaron en las cercanías del río Artibonite.
Ese cauce, uno de los principales de Haití, es utilizado por miles de personas para lavar, beber, pescar o bañarse.
Sin embargo, otro grupo de investigadores estadounidenses sugirieron en junio pasado que la epidemia es causada por dos cepas distintas de la bacteria y no solo por una de origen oriental.
lac/lio
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mardi 31 juillet 2012
Le Brésil et l'Equateur prêts à aider Haïti pour former une armée
Mis à jour le 31.07.12 à 08h57
Le Brésil et l'Equateur ont accepté d'aider Haïti à restaurer son armée pour remplacer la force de maintien de la paix de l'ONU qui protège le pays depuis 1994, a-t-on appris auprès de sources brésiliennes et équatoriennes. Le président Michel Martelly souhaite depuis près d'un an rétablir une armée, estimant que les Haïtiens préfèreraient voir leur pays être protégé par ses propres troupes que par les forces de l'ONU. Les forces armées haïtiennes ont été supprimées en 1994 par l'ancien président Jean-Baptiste Aristide, qui avait été renversé quatre ans plus tôt par un coup d'Etat militaire.
«Le Brésil va apporter son savoir-faire pour aider Haïti à rebâtir son armée», a indiqué un porte-parole du ministère brésilien de la Défense. Le Brésil va dépêcher une équipe militaire à Haïti dans les deux ou trois prochaines semaines pour évaluer la situation, a ajouté le porte-parole. Selon un responsable du ministère équatorien de la Défense, l'Equateur s'est également engagé à apporter son aide.
Réserves
La volonté de restaurer l'armée, dans un pays qui peine toujours à se remettre du séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier 2010, risque de se heurter à de fortes réserves tant dans l'opinion publique que chez les bailleurs de fonds internationaux. Les violations des droits de l'homme attribuées jadis à l'armée pourraient être un facteur de division, et les dépenses occasionnées par son rétablissement risquent d'être vues d'un mauvais oeil par ceux qui souhaitent donner la priorité à la reconstruction du pays.
«Nous voulons créer une force qui contribuera au développement, nous aidera à faire face aux catastrophes naturelles, à protéger nos frontières et à apporte son soutien sur des question sécuritaires lorsque la police est submergée», a dit Michel Martelly à Rentiers. «Nous parlons avec d'autres partenaires qui ont des inquiétudes, notamment en raison des anciennes méthodes de l'armée haïtienne qui a été impliquée dans des violations de droits de l'homme et des coups d'Etat.»
Reuters
http://www.20minutes.fr/ledirect/979207/bresil-equateur-prets-aider-haiti-former-armee
Haïti - Diaspora : TF1 n'a pas diffusé les images du défilé de la délégation haïtienne aux J.O (lettre ouverte)
31/07/2012 09:27:31
Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir les siens. En effet, les images de la délégation haïtienne aux J.O. de Londres, ont été injustement « zappées » par TF1. Dans une lettre ouverte au Groupe de Télévision Français, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe (FEDHE) exprime sa très grande déception et demande au Groupe de télévision français, sinon des excuses, tout au moins la rediffusion de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été ignorées par TF1.
Lettre ouverte :
« Groupe TF1
1, quai du Point du Jour
92100 Boulogne Billancourt
Paris, le 30 juillet 2012
A l’attention de Madame Catherine Nayl
Directrice de l’information
CC. M. Harry Roselmack
M. Gilles Bouleau,
“CSA”
Madame, Messieurs,
La Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe tient, par ce courrier, à vous exprimer sa très grande déception après un grave incident lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, lequel a frappé en plein cœur les 200,000 Haïtiens vivant en France. Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir défiler ses athlètes.
La délégation haïtienne à Londres a été effacée par TF1, « zappée », diriez-vous, de vos écrans ; les commentateurs faisant le choix de ne s’intéresser qu’aux seuls athlètes français. S’il est vrai que nous comprenons l’enthousiasme qu’a pu solliciter chez vos commentateurs le passage des athlètes tricolores, nous nous interrogeons en revanche sur le fait d’avoir balayé les sportifs haïtiens. Pour quelles raisons ?
Compte tenu du professionnalisme dont sait faire preuve votre chaîne, la seule d’ailleurs, en France, à avoir acquis les droits de rediffusion de cet événement planétaire, nous prenons la liberté de penser qu’il ne peut s’agir d’une simple erreur.
Nous n’ignorons rien des énormes enjeux publicitaires que représentent ces athlètes et ces Jeux pour TF1. Nous savons aussi que la marque France doit être vue, comprise, appréciée, aimée. Nous-mêmes y sommes très attachés, pétris des valeurs républicaines, soucieux des liens historiques forts qui unissent la France à Haïti, deux nations sœurs, liées par une histoire coloniale à rebondissements. Vous savez donc, comme nous, qu’au Stade de Stratford ce vendredi soir, il n’était pas seulement question de sport mais aussi d’images, de visibilité. D’où notre colère de l’absence de la marque Haïti sur vos antennes.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les caméras du monde entier, les vôtres comprises, se sont tournées vers Haïti. Depuis, le pays panse ses plaies et maintenant Haiti est en phase de reconstruction.. Sa présence à Londres participe de cette reconstruction. Le sens de notre passage s’inscrivait non seulement dans un cadre strictement sportif mais aussi et surtout, par ces temps difficiles pour nous, dans un cadre politique. La marque Haïti, comme la marque France, doit être vue. C’est son droit légitime, surtout quand le monde entier peut la voir lors d’une fête aussi importante.
Madame, Messieurs, le fait d’avoir ignoré le passage des athlètes haïtiens n’a pas blessé uniquement les Haïtiens, ou les franco-haïtiens. Cette faute – volontaire ? – a profondément choqué tous ceux qui croient dans les valeurs de l’olympisme : partage, RESPECT, universalité. Aussi, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe, attend-elle de vos équipes sinon des excuses publiques dans l’une de vos émissions de grande écoute du moins des explications. L’idéal serait la diffusion, enfin, de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été injustement ignorées par TF1. Ce sera justice.
Loin de nous l’idée de nous ériger en procureurs malhabiles et de mauvaise foi. Vous comprendrez cependant notre émotion et notre colère légitimes.
Dans l’attente de la prise en compte de nos remarques ci-dessus, recevez, Madame, Messieurs, l’expression de nos distinguées salutations.
Pour la Fédération Diaspora Haïtienne d’Europe FEDHE
Samuel Colin
Délégué Général
P.S : Cette lettre sera diffusée sur les réseaux sociaux et sera envoyée aux associations franco-haïtiennes ainsi qu’aux représentants du gouvernement haïtien en France. »
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-6265-haiti-diaspora-tf1-n-a-pas-diffuse-les-images-du-defile-de-la-delegation-haitienne-aux-jo-lettre-ouverte.html
Commentaires:
Cet évènement qui avait provoqué l'hilarité de mon fils, ne m'avait pas fait rire. Je faisais la remarque à une très bonne amie avec qui j'avais partagé mon envie d'écrire et d'interpeller les gens de TF1. J'applaudis donc cette initiative de la fédération de la Diaspora Haïtienne d'Europe qui ne doit pas laisser passer ce fait comme quelque chose de banal.
L'une des (premières) victimes d'une attitude que l'on pourrait cataloguer de chauviniste est votre serviteur. J'ai suivi toute la cérémonie qui me semblait assez lourde par moment dans le but de voir défilé nos athlètes. Au moment de la présentation des délégations, je me suis confortablement placé devant mon écran de télévision. mon appareil photo mis sur trépied. Mon caméscope en main. Mille vérifications ont été réalisées pour immortaliser ce moment. Le défilé pour moi n'a eu d'intérêt qu'à l'approche des pays dont les noms commençaient par la lettre H. Pour ne rien rater j'ai commencé à suivre avec assiduité le défilé à partir du Gabon, gwam etc...
Pourtant, ceux qui ont assuré la retransmission de la soirée d'ouverture avaient parlé d'Haïti. Toujours avec les mêmes mots. Peu importe le contexte. en effet au passage de la délégation de la Dominique, ils ont eu l'intelligence d'établir un distinguo entre la Dominique et la république Dominicaine. Ils ont été jusqu'à rappeler que la République Dominicaine représentait une puissance dans le monde du baseball. Ce qui est vrai! mais ils ont introduit Haïti dans la narration pour décrire le côté saisissant que l'on découvrait quand on survolait les deux pays à basse altitude et que l'on pouvait observer la différence entre (la pseudo opulence) de la République Dominicaine et la pauvreté criante d'Haïti!...
Pour revenir au défilé, je ne sais plus quelle nation avait précédé Haïti, mais juste avant, la production de TF1 est partie vers la délégation française pour faire la chasse aux personnalités qui s'amusaient: Laura Fessel, Tony Parker et bien d'autres...Pendant ce temps, assis devant la télé, j'ai entendu les maîtres de cérémonie annoncer « HAITI » tandis que je regardais un banqueteur français filmer les l'évènement pour sa famille et ses amis!
Heureusement qu’une amie depuis Haïti, m’a envoyé une photo de ma délégation !
Je ne sais pas si la production de TF1 a imaginé à un certain moment, combien d'Haïtiens ont été frustrés et bernés, victimes d'une injustice inconsciente. Ce qui, n'aurait pas du se produire en se basant sur le caractère universel d'un tel évènement.
TF1 depuis ce jour a surement perdu au moins un téléspectateur...MOI!
Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir les siens. En effet, les images de la délégation haïtienne aux J.O. de Londres, ont été injustement « zappées » par TF1. Dans une lettre ouverte au Groupe de Télévision Français, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe (FEDHE) exprime sa très grande déception et demande au Groupe de télévision français, sinon des excuses, tout au moins la rediffusion de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été ignorées par TF1.
Lettre ouverte :
« Groupe TF1
1, quai du Point du Jour
92100 Boulogne Billancourt
Paris, le 30 juillet 2012
A l’attention de Madame Catherine Nayl
Directrice de l’information
CC. M. Harry Roselmack
M. Gilles Bouleau,
“CSA”
Madame, Messieurs,
La Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe tient, par ce courrier, à vous exprimer sa très grande déception après un grave incident lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, lequel a frappé en plein cœur les 200,000 Haïtiens vivant en France. Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir défiler ses athlètes.
La délégation haïtienne à Londres a été effacée par TF1, « zappée », diriez-vous, de vos écrans ; les commentateurs faisant le choix de ne s’intéresser qu’aux seuls athlètes français. S’il est vrai que nous comprenons l’enthousiasme qu’a pu solliciter chez vos commentateurs le passage des athlètes tricolores, nous nous interrogeons en revanche sur le fait d’avoir balayé les sportifs haïtiens. Pour quelles raisons ?
Compte tenu du professionnalisme dont sait faire preuve votre chaîne, la seule d’ailleurs, en France, à avoir acquis les droits de rediffusion de cet événement planétaire, nous prenons la liberté de penser qu’il ne peut s’agir d’une simple erreur.
Nous n’ignorons rien des énormes enjeux publicitaires que représentent ces athlètes et ces Jeux pour TF1. Nous savons aussi que la marque France doit être vue, comprise, appréciée, aimée. Nous-mêmes y sommes très attachés, pétris des valeurs républicaines, soucieux des liens historiques forts qui unissent la France à Haïti, deux nations sœurs, liées par une histoire coloniale à rebondissements. Vous savez donc, comme nous, qu’au Stade de Stratford ce vendredi soir, il n’était pas seulement question de sport mais aussi d’images, de visibilité. D’où notre colère de l’absence de la marque Haïti sur vos antennes.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les caméras du monde entier, les vôtres comprises, se sont tournées vers Haïti. Depuis, le pays panse ses plaies et maintenant Haiti est en phase de reconstruction.. Sa présence à Londres participe de cette reconstruction. Le sens de notre passage s’inscrivait non seulement dans un cadre strictement sportif mais aussi et surtout, par ces temps difficiles pour nous, dans un cadre politique. La marque Haïti, comme la marque France, doit être vue. C’est son droit légitime, surtout quand le monde entier peut la voir lors d’une fête aussi importante.
Madame, Messieurs, le fait d’avoir ignoré le passage des athlètes haïtiens n’a pas blessé uniquement les Haïtiens, ou les franco-haïtiens. Cette faute – volontaire ? – a profondément choqué tous ceux qui croient dans les valeurs de l’olympisme : partage, RESPECT, universalité. Aussi, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe, attend-elle de vos équipes sinon des excuses publiques dans l’une de vos émissions de grande écoute du moins des explications. L’idéal serait la diffusion, enfin, de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été injustement ignorées par TF1. Ce sera justice.
Loin de nous l’idée de nous ériger en procureurs malhabiles et de mauvaise foi. Vous comprendrez cependant notre émotion et notre colère légitimes.
Dans l’attente de la prise en compte de nos remarques ci-dessus, recevez, Madame, Messieurs, l’expression de nos distinguées salutations.
Pour la Fédération Diaspora Haïtienne d’Europe FEDHE
Samuel Colin
Délégué Général
P.S : Cette lettre sera diffusée sur les réseaux sociaux et sera envoyée aux associations franco-haïtiennes ainsi qu’aux représentants du gouvernement haïtien en France. »
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-6265-haiti-diaspora-tf1-n-a-pas-diffuse-les-images-du-defile-de-la-delegation-haitienne-aux-jo-lettre-ouverte.html
Commentaires:
Cet évènement qui avait provoqué l'hilarité de mon fils, ne m'avait pas fait rire. Je faisais la remarque à une très bonne amie avec qui j'avais partagé mon envie d'écrire et d'interpeller les gens de TF1. J'applaudis donc cette initiative de la fédération de la Diaspora Haïtienne d'Europe qui ne doit pas laisser passer ce fait comme quelque chose de banal.
L'une des (premières) victimes d'une attitude que l'on pourrait cataloguer de chauviniste est votre serviteur. J'ai suivi toute la cérémonie qui me semblait assez lourde par moment dans le but de voir défilé nos athlètes. Au moment de la présentation des délégations, je me suis confortablement placé devant mon écran de télévision. mon appareil photo mis sur trépied. Mon caméscope en main. Mille vérifications ont été réalisées pour immortaliser ce moment. Le défilé pour moi n'a eu d'intérêt qu'à l'approche des pays dont les noms commençaient par la lettre H. Pour ne rien rater j'ai commencé à suivre avec assiduité le défilé à partir du Gabon, gwam etc...
Pourtant, ceux qui ont assuré la retransmission de la soirée d'ouverture avaient parlé d'Haïti. Toujours avec les mêmes mots. Peu importe le contexte. en effet au passage de la délégation de la Dominique, ils ont eu l'intelligence d'établir un distinguo entre la Dominique et la république Dominicaine. Ils ont été jusqu'à rappeler que la République Dominicaine représentait une puissance dans le monde du baseball. Ce qui est vrai! mais ils ont introduit Haïti dans la narration pour décrire le côté saisissant que l'on découvrait quand on survolait les deux pays à basse altitude et que l'on pouvait observer la différence entre (la pseudo opulence) de la République Dominicaine et la pauvreté criante d'Haïti!...
Pour revenir au défilé, je ne sais plus quelle nation avait précédé Haïti, mais juste avant, la production de TF1 est partie vers la délégation française pour faire la chasse aux personnalités qui s'amusaient: Laura Fessel, Tony Parker et bien d'autres...Pendant ce temps, assis devant la télé, j'ai entendu les maîtres de cérémonie annoncer « HAITI » tandis que je regardais un banqueteur français filmer les l'évènement pour sa famille et ses amis!
Heureusement qu’une amie depuis Haïti, m’a envoyé une photo de ma délégation !
Je ne sais pas si la production de TF1 a imaginé à un certain moment, combien d'Haïtiens ont été frustrés et bernés, victimes d'une injustice inconsciente. Ce qui, n'aurait pas du se produire en se basant sur le caractère universel d'un tel évènement.
TF1 depuis ce jour a surement perdu au moins un téléspectateur...MOI!
Haïti: la colère gronde dans les bidonvilles menacés par les bulldozers
Sur les collines qui surplombent Pétion-Ville, quartier cossu à l'est de Port-au-Prince habité autrefois par les riches haïtiens, les constructions anarchiques occupent de plus en plus de terrain.
Les éboulements meurtriers qui ont frappé les quartiers surpeuplés et le risque d'hécatombe lors de catastrophes naturelles poussent les autorités à envisager le déplacement des résidents de bidonvilles.
Mais elles risquent, ce faisant, de se heurter à la colère de la population délogée.
Récemment, à l'annonce de mesures d'éviction, des habitants en colère sont sortis des cabanes exposées aux intempéries et descendus dans les rues de la capitale pour affronter la police.
"Ils doivent nous passer sur le corps pour nous déloger. C'est ça la récompense du président à notre vote?", lance Sylvestre Véus, la trentaine, les yeux rouges de colère, parmi les manifestants. Selon lui, "il n'y a pas de danger" dans son quartier, appelé Jalousie.
Jalousie est un de ces bidonvilles qui entourent la capitale d'Haïti. Planté au flanc de la colline en face de Pétion-Ville, les masures y sont collées les unes aux autres, comme tout au long du massif montagneux qui borde la capitale.
"Ce quartier existe depuis plus de 60 ans, je suis né ici", dit William Jean, 62 ans, assis sur une banquette en face de l'unique porte de sa petite demeure. "Au début, il n'y avait que quelques rares maisons", se souvient-t-il.
Aujourd'hui, 21% de la population de la commune de Pétion-Ville vit dans ce faubourg, où les maisons montent en escalier les unes après les autres, jusqu'au sommet de la colline complètement déboisée.
Après le séisme de 2010, qui a fait plus de 200.000 morts et d'un million de sinistrés, de nombreux sans-abri sont allés s'établir dans ces bidonvilles qui ont pour noms Jalousie, Tchétchénie, Désermithe ou Canapé Vert. Ils s'étirent sur un massif montagneux de 4.000 hectares jonché de tentes et d'abris provisoires à perte de vue.
Au total, plus de 250.000 personnes vivent dans 50.000 maisons dans ces quartiers.
Les électeurs oubliés
"Chaque crise sociopolitique a poussé son lot de personnes à venir s'établir ici comme dans les autres ghettos de Port-au-Prince", explique Sylvestre Telfort, responsable d'une organisation de défense des intérêts des résidents de Jalousie.
Celui-ci encourage cependant les gens vivant dans les ravines à se déplacer comme demandé et préconise le dialogue entre les autorités et les personnes concernées.
"C'est dans les bidonvilles qu'on vient chercher les électeurs, après on les oublie!", tempête Jocelyn Louis, assis sur son vélo. "Je dis non! Personne ne peut nous arracher à cette terre".
Jocelyn s'en prend à "l'Etat en retard" qui n'intervient "jamais à temps" et "ne respecte pas la Constitution qui garantit un logement à chaque fils de ce pays". Les voisins opinent, accusant pêle-mêle les gouvernements successifs et les élus locaux qui "ne font rien pour le peuple et donnent tous les avantages aux riches".
Pour Deracin Joseph, un notable de Jalousie, les autorités seraient même complices de la concession d'espace à des propriétaires de luxueuses villas.
Une passante enceinte soupire en désignant les grandes résidences cachées derrière de hauts murs surmontés de barbelés: "Ils veulent nous déloger, mais les propriétaires des maisons à deux et trois étages continueront à jouir de leur position".
"C'est un dossier délicat. Il y a une gestion politique, une gestion sociale et une gestion technique à faire", reconnaît le ministre de l'Environnement, Jean Ronald St-Cyr. "Il faut faire quelque chose", répète-t-il.
En attendant, il envisage la destruction d'environ 2.000 maisonnettes érigées à proximité des ravines et propose une indemnité, de six mois à un an, pour les habitants concernés ainsi que l'interdiction de toute nouvelle construction.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-la-colere-gronde-dans-les-bidonvilles-menaces-par-les-bulldozers-26-07-2012-2102926.php
QUOI DE NEUF!
Bonjour, amis bloggeurs ! Bonjour fidèles lecteurs d’Haïti Recto Verso !
Après un mois d’absence sur la toile nous sommes revenus. Vous êtes déjà assez habitués avec ces périodes d’absence qui surviennent toujours à la même époque. Elle correspond à nos vacances. Vacances, quand elles ne riment pas avec farniente ou les pieds dans l’eau, signifie le temps de refaire le plein. Nous avions opté pour garder un profil plutôt bas. Nous avons préféré observer et nous garder d’émettre des coups de gueule.
Tout compte fait, nous n’avions pas pris de vraies vacances. Nous sommes partis voir pour comprendre et agir. Nous sommes allés en Haïti, là nous avons pu voir un pays qui se remue doucement, manifestant le désir de se relever. Nous avons eu l’impression qu’il manque encore un petit quelque chose. Peut être, passer de la résilience à l’indignation pour s’auto-estimer par rapports aux adversités et aux faux amis ? Sans doute comprendre les enjeux dans leurs vrais sens pour s’armer des meilleurs atouts pour les affronter victorieusement ?
Trente mois après, pour ne pas froisser des sentiments, le bilan reste assez mitigé. Tout dépend du côté ou l’on se place. Le pays a surement repris sa physionomie d’avant le 12 janvier 2010. Certains « espaces vides » rappellent qu’il manque ici et là certains édifices. Mieux encore, le Palais National encore à genou est sans doute le seul élément qui ramène encore les souvenirs cruels et dramatiques du tremblement de terre. S’il est vrai que l’on observe très peu de décombres, il n’y a pas non plus de chantiers grouillant de monde comme témoin d’une vaste reconstruction.
La place du Champ de Mars est vidée des camps de déplacés. Le parc Sainte Thérèse de Pétion Ville et le Stade Sylvio Cator aussi. Ne demandons pas dans quelles conditions ces évacuations ont été effectuées.
Sur le plan politique nous avions envie de dire que c’est le statut quo. Les deux pouvoirs principaux, le législatif et l’exécutif, refusent catégoriquement de se mettre d’accord pour affronter les défis qui semblent les dépasser de plusieurs coudées. Un scandale succède à un autre qui est vite oublié. Des parlementaires qui changent de côté en s’alliant à leurs adversaires d'hier au gré des caprices de leurs besoins et intérêts.
L’exécutif de son côté, surtout la présidence, continue à faire cavalier seul sur des dossiers et des actions qui peuvent être jugées comme contradictoires. Les programmes d’assistance ne sont pas bien expliqués. Ils portent des noms qui évoquent surtout la misère et l’égocentricité partisane : « Ti manman chéri » (Petite maman chérie), la carte rose…
Il faut cependant noter quelques mesures qui tendent vers une organisation simple et débutante de la vie sociale en Haïti. La je pointe positivement du doigt le service de circulation qui veut sévir de façon radicale contre les mauvaises habitudes au volant. Ce sont certes des mesures simples. On pourrait se demander pourquoi elles n’étaient pas encore appliquées dans une capitale si mal gérée. Parmi les plus récentes on peut évoquer le port de la ceinture de sécurité, l’obligation de porter les enfants en bas âge dans des sièges appropriés, des radars placés sur les axes routiers…
Le paradoxe qu’il fallait relever avant ces mesures c’est que le pays a un besoin cruel d’argent dans une société qui n’est pas habituée à payer des impôts. Pour des raisons justifiées ou pas. L’application des règles du code de la route permet à la fois de protéger des vies et d’augmenter les recettes de l’état. Un bon ami résidant en Haïti, me disait que pour lui c’était comme une sorte de réflexe. Dès qu’il arrive aux Etats-Unis ou en République Dominicaine, au volant il met automatiquement sa ceinture de sécurité. Cependant à Port-au-Prince, il ne se sent pas de s’emmerder avec ce truc, dans ce merdier !...
Nous avions visité l’école et les enfants de la Fondation « SEEDS FOR THE FUTURE » (SEMENCES POUR L’AVENIR), cette école dont les enfants reçoivent une attention particulière de la part du personnel soignant de l’hôpital Privé Clairval et de quelques amis. Nous avions pu évaluer leurs besoins tout en leur assurant notre soutien.
Nous avions aussi travaillé avec beaucoup d’organisations qui s’occupent de l’enfance défavorisée. Cette partie « pilier » de la société haïtienne en bute à de vraies difficultés. Les problèmes et les besoins sont les mêmes, pour des enfants qui risquent d’être happés par l’engrange de la délinquance ou de la prostitution. FONDACIRE, Fondation Croire, Investir, Réussir travail dans ce domaine et nous pensons pouvoir faire passer le message de ces enfants défavorisés jusqu’aux gens de bonne volonté qui ont compris que cette forme de coopération peut se révéler très productive pour la société haïtienne…
Enfin, nous avions rencontré Nephtalie Ilisse, cette fille miraculée qui avait été prise en charge à Marseille, en 2007, après un vaste mouvement de solidarité sans précédent qui avait permis de recueillir les fonds nécessaires pour couvrir les frais d’une chirurgie cérébelleuse, magistralement réalisée par le Docteur Gabriel LENA de l’hôpital La Timone.
Nous l’avions vue, guérie de sa maladie avec des séquelles prévues. Selon les parents, qui sont encore extrêmement reconnaissants envers toux ceux qui avaient rendu possible cet exploit, elle n’a plus mal à la tête, elle ne vomit plus, elle n’a pas de nausées. Scientifiquement parlant, elle ne présente plus de syndrome d’hypertension intracrânienne.
Nous avions été agréablement surpris de voir qu’elle se rappelait de tout le monde en particulier de tous ceux qui ont été proches d’elle durant son séjour à Marseille. Elle a mentionné sans erreur, des noms comme Anne Marie Straboni, Marie Dominique Ohresser, Valérie Ranchin.
Nous voudrions profiter de cet instant pour envoyer nos plus vifs remerciements à ceux qui ont contribué à redonner la vie à cette demoiselle qui aujourd’hui a treize ans. Nous pensons au service de Air France qui avait mis â notre disposition des billets d’avion pour faciliter le voyage, à aviation sans frontières qui avait dépêché un de ses membres pour accompagner Nephtalie et sa mère depuis Port-au-Prince jusqu’à Marseille et pendant le trajet dans l’autre sens, à tous les donateurs qui nous ont proportionné généreusement « le nerf de la guerre ». Nous avons dans ce sens une pensée particulière pour l’ensemble des supporters de l’Olympique de Marseille qui avaient pris part à cette action avec un très grand cœur…
Nephtalie serait heureuse de revenir en France pour remercier Marseille de ce qui a été fait en sa faveur…
Nous avions traversé la frontière entre Haïti et la République Dominicaine. Mon Dieu quel Bordel!
Nous sommes allés vers le plateau central. Une zone géographique regorgeant une potentialité enviée pour le développement et le désenclavement. Avec cette route nationale numéro 3, à mettre dans les grandes réalisations du président Preval, il ne manque que ce rien pour en faire une zone pilote.
Et que dire de la visite de "PELIGRE", cette force de la nature apprivoisée dans un décor de rêve pour alimenter en électricité le pays. A l'époque de son inauguration, les slogans propagandistes pro François Duvalier disait que seul Duvalier pouvait conquérir l'énergie de Péligre pour la donner à son peuple. Près de cinquante ans plus tard, cette centrale hydroélectrique continue à être la seule pourvoyeuse du peu d'énergie électrique dont bénéficient la capitale et le reste du pays...Les slogans disaient-ils la vérité sur un ton de malédiction ou de prophétie?
Nous avions suivi aussi la première phase du tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde des moins de 17 ans. Nous avons vu avec une certaine délectation une sélection de jeunes grenadiers pétris de talents. Leur défaut, c'est d'être haïtiens! Que dire de cette perle qui joue en milieu offensif droit, Derival Jean Wesner. Une vraie perle. Mais nous connaissons déjà la fin de l'histoire. La fédération n'aura pas les moyens suffisants pour assurer la préparation de ces jeunes qui pourraient déjà être considérés comme la base de la sélection pour la coupe du monde de 2018.
Pourtant dans ce même pays on peu disposer de plus d'un million de dollars pour un carnaval des fleurs en juillet. Parler de fleurs dans un pays déboisés à plus de 90% ! Cinq mois après le carnaval national. Un évènement réalisé sans raison du dimanche à Mardi. Comme si en juillet il y avait un mardi gras aussi. Un carême en juillet. Pourquoi ne pas avoir organisé ces festivités chères aux haïtiens sur un week-end ? Quelqu'un devra expliquer aux autorités ce que représente en matière de productivité et de recette fiscale une journée et demie de congé.
Voilà, amis lecteurs, un résumé assez succinct de nos activités de vacances. Nous restons à votre disposition pour plus de renseignements et nous sommes comme d’habitude, ouverts au débat contradictoire positif comme forme de contribution pour faire avancer les esprits et les choses.
Merci et bonne lecture !
Juillet 31/2012
Marseille, France
Après un mois d’absence sur la toile nous sommes revenus. Vous êtes déjà assez habitués avec ces périodes d’absence qui surviennent toujours à la même époque. Elle correspond à nos vacances. Vacances, quand elles ne riment pas avec farniente ou les pieds dans l’eau, signifie le temps de refaire le plein. Nous avions opté pour garder un profil plutôt bas. Nous avons préféré observer et nous garder d’émettre des coups de gueule.
Tout compte fait, nous n’avions pas pris de vraies vacances. Nous sommes partis voir pour comprendre et agir. Nous sommes allés en Haïti, là nous avons pu voir un pays qui se remue doucement, manifestant le désir de se relever. Nous avons eu l’impression qu’il manque encore un petit quelque chose. Peut être, passer de la résilience à l’indignation pour s’auto-estimer par rapports aux adversités et aux faux amis ? Sans doute comprendre les enjeux dans leurs vrais sens pour s’armer des meilleurs atouts pour les affronter victorieusement ?
Trente mois après, pour ne pas froisser des sentiments, le bilan reste assez mitigé. Tout dépend du côté ou l’on se place. Le pays a surement repris sa physionomie d’avant le 12 janvier 2010. Certains « espaces vides » rappellent qu’il manque ici et là certains édifices. Mieux encore, le Palais National encore à genou est sans doute le seul élément qui ramène encore les souvenirs cruels et dramatiques du tremblement de terre. S’il est vrai que l’on observe très peu de décombres, il n’y a pas non plus de chantiers grouillant de monde comme témoin d’une vaste reconstruction.
La place du Champ de Mars est vidée des camps de déplacés. Le parc Sainte Thérèse de Pétion Ville et le Stade Sylvio Cator aussi. Ne demandons pas dans quelles conditions ces évacuations ont été effectuées.
Sur le plan politique nous avions envie de dire que c’est le statut quo. Les deux pouvoirs principaux, le législatif et l’exécutif, refusent catégoriquement de se mettre d’accord pour affronter les défis qui semblent les dépasser de plusieurs coudées. Un scandale succède à un autre qui est vite oublié. Des parlementaires qui changent de côté en s’alliant à leurs adversaires d'hier au gré des caprices de leurs besoins et intérêts.
L’exécutif de son côté, surtout la présidence, continue à faire cavalier seul sur des dossiers et des actions qui peuvent être jugées comme contradictoires. Les programmes d’assistance ne sont pas bien expliqués. Ils portent des noms qui évoquent surtout la misère et l’égocentricité partisane : « Ti manman chéri » (Petite maman chérie), la carte rose…
Il faut cependant noter quelques mesures qui tendent vers une organisation simple et débutante de la vie sociale en Haïti. La je pointe positivement du doigt le service de circulation qui veut sévir de façon radicale contre les mauvaises habitudes au volant. Ce sont certes des mesures simples. On pourrait se demander pourquoi elles n’étaient pas encore appliquées dans une capitale si mal gérée. Parmi les plus récentes on peut évoquer le port de la ceinture de sécurité, l’obligation de porter les enfants en bas âge dans des sièges appropriés, des radars placés sur les axes routiers…
Le paradoxe qu’il fallait relever avant ces mesures c’est que le pays a un besoin cruel d’argent dans une société qui n’est pas habituée à payer des impôts. Pour des raisons justifiées ou pas. L’application des règles du code de la route permet à la fois de protéger des vies et d’augmenter les recettes de l’état. Un bon ami résidant en Haïti, me disait que pour lui c’était comme une sorte de réflexe. Dès qu’il arrive aux Etats-Unis ou en République Dominicaine, au volant il met automatiquement sa ceinture de sécurité. Cependant à Port-au-Prince, il ne se sent pas de s’emmerder avec ce truc, dans ce merdier !...
Nous avions visité l’école et les enfants de la Fondation « SEEDS FOR THE FUTURE » (SEMENCES POUR L’AVENIR), cette école dont les enfants reçoivent une attention particulière de la part du personnel soignant de l’hôpital Privé Clairval et de quelques amis. Nous avions pu évaluer leurs besoins tout en leur assurant notre soutien.
Nous avions aussi travaillé avec beaucoup d’organisations qui s’occupent de l’enfance défavorisée. Cette partie « pilier » de la société haïtienne en bute à de vraies difficultés. Les problèmes et les besoins sont les mêmes, pour des enfants qui risquent d’être happés par l’engrange de la délinquance ou de la prostitution. FONDACIRE, Fondation Croire, Investir, Réussir travail dans ce domaine et nous pensons pouvoir faire passer le message de ces enfants défavorisés jusqu’aux gens de bonne volonté qui ont compris que cette forme de coopération peut se révéler très productive pour la société haïtienne…
Enfin, nous avions rencontré Nephtalie Ilisse, cette fille miraculée qui avait été prise en charge à Marseille, en 2007, après un vaste mouvement de solidarité sans précédent qui avait permis de recueillir les fonds nécessaires pour couvrir les frais d’une chirurgie cérébelleuse, magistralement réalisée par le Docteur Gabriel LENA de l’hôpital La Timone.
Nous l’avions vue, guérie de sa maladie avec des séquelles prévues. Selon les parents, qui sont encore extrêmement reconnaissants envers toux ceux qui avaient rendu possible cet exploit, elle n’a plus mal à la tête, elle ne vomit plus, elle n’a pas de nausées. Scientifiquement parlant, elle ne présente plus de syndrome d’hypertension intracrânienne.
Nous avions été agréablement surpris de voir qu’elle se rappelait de tout le monde en particulier de tous ceux qui ont été proches d’elle durant son séjour à Marseille. Elle a mentionné sans erreur, des noms comme Anne Marie Straboni, Marie Dominique Ohresser, Valérie Ranchin.
Nous voudrions profiter de cet instant pour envoyer nos plus vifs remerciements à ceux qui ont contribué à redonner la vie à cette demoiselle qui aujourd’hui a treize ans. Nous pensons au service de Air France qui avait mis â notre disposition des billets d’avion pour faciliter le voyage, à aviation sans frontières qui avait dépêché un de ses membres pour accompagner Nephtalie et sa mère depuis Port-au-Prince jusqu’à Marseille et pendant le trajet dans l’autre sens, à tous les donateurs qui nous ont proportionné généreusement « le nerf de la guerre ». Nous avons dans ce sens une pensée particulière pour l’ensemble des supporters de l’Olympique de Marseille qui avaient pris part à cette action avec un très grand cœur…
Nephtalie serait heureuse de revenir en France pour remercier Marseille de ce qui a été fait en sa faveur…
Nous avions traversé la frontière entre Haïti et la République Dominicaine. Mon Dieu quel Bordel!
Nous sommes allés vers le plateau central. Une zone géographique regorgeant une potentialité enviée pour le développement et le désenclavement. Avec cette route nationale numéro 3, à mettre dans les grandes réalisations du président Preval, il ne manque que ce rien pour en faire une zone pilote.
Et que dire de la visite de "PELIGRE", cette force de la nature apprivoisée dans un décor de rêve pour alimenter en électricité le pays. A l'époque de son inauguration, les slogans propagandistes pro François Duvalier disait que seul Duvalier pouvait conquérir l'énergie de Péligre pour la donner à son peuple. Près de cinquante ans plus tard, cette centrale hydroélectrique continue à être la seule pourvoyeuse du peu d'énergie électrique dont bénéficient la capitale et le reste du pays...Les slogans disaient-ils la vérité sur un ton de malédiction ou de prophétie?
Nous avions suivi aussi la première phase du tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde des moins de 17 ans. Nous avons vu avec une certaine délectation une sélection de jeunes grenadiers pétris de talents. Leur défaut, c'est d'être haïtiens! Que dire de cette perle qui joue en milieu offensif droit, Derival Jean Wesner. Une vraie perle. Mais nous connaissons déjà la fin de l'histoire. La fédération n'aura pas les moyens suffisants pour assurer la préparation de ces jeunes qui pourraient déjà être considérés comme la base de la sélection pour la coupe du monde de 2018.
Pourtant dans ce même pays on peu disposer de plus d'un million de dollars pour un carnaval des fleurs en juillet. Parler de fleurs dans un pays déboisés à plus de 90% ! Cinq mois après le carnaval national. Un évènement réalisé sans raison du dimanche à Mardi. Comme si en juillet il y avait un mardi gras aussi. Un carême en juillet. Pourquoi ne pas avoir organisé ces festivités chères aux haïtiens sur un week-end ? Quelqu'un devra expliquer aux autorités ce que représente en matière de productivité et de recette fiscale une journée et demie de congé.
Voilà, amis lecteurs, un résumé assez succinct de nos activités de vacances. Nous restons à votre disposition pour plus de renseignements et nous sommes comme d’habitude, ouverts au débat contradictoire positif comme forme de contribution pour faire avancer les esprits et les choses.
Merci et bonne lecture !
Juillet 31/2012
Marseille, France
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