Par BibliObs Un Haïtien qui créolise «la Recherche» et le spécialiste britannique de Perec: deux traducteurs intrépides parlent de la langue française, de l'humour, du business... bref, de leur métier.
BibliObs/ Guy Régis Junior, vous êtes en train de traduire «A la recherche du temps perdu» en créole. D’où cette idée vous est-elle venue?
Guy Régis Junior En 1986, après le départ de la dictature, les linguistes ont décidé de créer une graphie, de donner une forme standard à la langue créole. Une des premières traductions, c’est la Bible. J’ai remarqué comment la Bible a permis de fixer des langues.
David Bellos C’est le cas de l’Estonien, du gothique, de l’Islandais: les premiers textes qu’on connaît sont des traductions de la Bible. C’est même dommage.
G. Régis Jr Pourquoi dommage?
D. Bellos Parce qu’on aurait pu traduire des choses plus intéressantes. (Rires)
G. Régis Jr D’où la volonté de traduire des textes comme «la Recherche». Je voulais que le créole aille se confronter à un classique, voir comment il peut répondre.
D. Bellos L’été dernier je suis allé en Estonie, rencontrer le traducteur estonien de Perec. Il veut montrer que l’Estonien est assez riche pour accueillir une œuvre de cette envergure. En même temps, en prouvant la richesse de l’Estonien, il l’invente.
David Bellos, vous montrez dans «le Poisson et le bananier», votre histoire de la traduction, qu’il est difficile de définir l’activité du traducteur.
D. Bellos Ce qui distingue la traduction des autres usages de la langue, c’est qu’il y est interdit de passer outre ce qu’on ne comprend pas. C’est une contrainte assez récente, et très sévère. On passe notre temps à remplir les trous, un peu comme on veut. Il n’arrive jamais que deux personnes parlent la même langue.
Vous employez des expressions que je n’utilise pas et vice versa. Comment se fait-il que je vous comprenne? Parce que nous devons justement traduire. Si je vous dis quelque chose et que vous me le répétez mot pour mot, j’en conclurai que vous ne m’avez pas compris.
La traduction pose une question primordiale: comment se fait-il que des humains arrivent à s’entendre? Dans une réception à l’université, j’ai dit à un monsieur un peu rubicond et satisfait que je m’occupais de traduction. Il m’a répondu: «Ah ! La traduction, ce n’est jamais la même chose que l’original.» J’ai commencé à écrire une petite diatribe, et puis je me suis rendu compte du nombre d’idées reçues sur la traduction qu’il fallait balayer. L’enjeu étant de reconstruire une conception de la culture et de la civilisation à partir de cette activité assez mystérieuse.
S’il y a bien un domaine qui devient indispensable, c’est la traduction, avec la multiplication des échanges…
D. Bellos La traduction est partout. Elle est la nature même de notre civilisation. Il y a eu des civilisations sans traduction, le Japon de l’époque Edo, l’Albanie sous Hoxha. Les Romains s’intéressaient très peu à ce qui s’écrivait dans les autres langues. En Inde, jusqu’à récemment, on traduisait peu parce que tout le monde parlait cinq ou six langues. Mais la société européenne est fondée sur la traduction. Depuis plus de 1000 ans.
G. Régis Jr Les Haïtiens doivent beaucoup à la traduction. Il y a eu en Haïti deux actes d’indépendance, l’un en français, l’autre en créole. C’est un pays isolé, situé en Amérique, entouré d’autres pays hispanophones et anglophones. Si j’ai pu lire Gabriel Garcia Marquez qui vit non loin de chez moi, c’est par le français.
D. Bellos Et dans les écoles, quelle langue parle-t-on?
G. Régis Jr On pratique un bilinguisme torturé: les professeurs utilisent le créole pour faire comprendre le français, qui est de moins en moins parlé.
D. Bellos Je remarque que les écrivains haïtiens habitent de plus en plus à New York et à Montréal.
Guy Régis Junior, traduire Proust doit être une entreprise périlleuse…
G. Régis Jr C’est la confrontation de deux visions du monde différentes, de la langue source à la langue-cible. Dans une phrase, par exemple, Proust parle du «craquement organique des boiseries». Comment traduire ça en créole? Le mot «organique» n’existe pas. Le créole ne possède pas ces mots scientifiques. Pour traduire, j’ai dû composer: craquement, corps, bois. «Le craquement du corps de la maison.» Dans beaucoup de cas, je me cogne à ces divisions du monde par le vocabulaire. Les descriptions de personnages sont un casse-tête: le vocabulaire anatomique créole est assez imprécis. Par exemple, j’ai dû inventer un terme pour traduire le mot «joue».
D. Bellos En même temps, si ces deux langues étaient totalement différentes, rien ne passerait. Quand on importe quelque chose d’étranger, on l’importe avec son mot. Et les traducteurs français ne se sont pas gênés à enrichir la langue avec des mots comme café, tomate, bungalow, pyjama. Dans ce sens-là, la traduction est un grand vecteur de la création d’une langue. Le français s’est formé à l’école de la traduction de l’Italien, au XVIe siècle.
Fitzgerald, Döblin, Joyce, Freud: on retraduit beaucoup, ces temps-ci.
G. Régis Jr Jacques Outin disait à propos de «l’Homme sans qualités» de Musil que la traduction d’un livre pareil doit se faire tous les vingt ans.
D. Bellos Heureusement, ça n’est pas le cas. La grande majorité des livres ne sont traduits qu’une fois. Le plus souvent, ces retraductions sont des opérations purement commerciales. Après, chacun a le droit de ne pas aimer une traduction existante, et d’avoir envie de retraduire. Je reçois énormément de courrier de lecteurs, et je vous assure qu’il y a des retraducteurs de Kafka dans chaque chaumière d’Angleterre et dans tous les lofts new-yorkais.
David Bellos consacre un chapitre à la traduction de l’humour. Le rire passe-t-il la barrière de la langue?
G. Régis Jr Je me suis souvent posé la question: a-t-on le même humour partout? Quand je regardais la télévision française en arrivant d’Haïti, je ne comprenais pas tout. Petit à petit, j’ai intégré les mimiques, les jeux de mots.
D. Bellos Oui, mais il y a un effort à faire. On pose souvent la question, mais il faut rappeler que l’humour est une denrée périssable. J’ai beaucoup pratiqué Balzac: il a un sens de l’humour formidable, mais il faut l’apprendre. Je trouve très difficile de le partager avec des étudiants d’aujourd’hui. Ils le trouvent rasoir. L’humour de Shakespeare est devenu incompréhensible. Il faut bien des conférences et des notes en bas de page pour arriver à dire: «Ah ! Ca, c’est un jeu de mot !»
Quel est le texte qui vous a donné le plus de mal?
D. Bellos Dans «la Vie mode d’emploi» de Perec, au chapitre 51, il y a ce compendium qui compte 179 vers, chacun étant un résumé de ce qui est raconté ailleurs dans le roman. Et il se fait que chaque vers compte exactement le même nombre de caractères et d’espaces. Pire encore: dans la première soixantaine, qui comporte soixante caractères par vers, il y a une lettre qui se reproduit en diagonale - la dernière lettre de la première ligne est la même lettre que l’avant-dernière lettre de la seconde ligne, etc. Je ne pouvais pas refuser de traduire cela. J’ai mis un certain temps à trouver le moyen de le faire. Je ne sais pas si c’était le plus difficile, parce que c’était une difficulté technique. Il y a des paragraphes où quelque chose se passe, qui n’est pas formulé. Une dynamique. Lorsqu’on ne la trouve pas, on doit recommencer, et c’est assez difficile de savoir ce qu’on a loupé. Je parlais de Balzac: j’ai récemment essayé de le traduire. J’ai vite renoncé.
G. Régis Jr C’est étonnant que vous parliez de paragraphe, parce que je me suis plusieurs fois fait la réflexion que le paragraphe est la cellule, l’unité de la traduction. Ce n’est pas la phrase.
D. Bellos Le paragraphe est important: il est par exemple admissible de changer le nombre de phrases, et de déplacer des éléments d’une phrase à l’autre à l’intérieur du même paragraphe. Au-delà, on entre dans la réécriture.
Guy Régis Junior, quel est le texte qui vous a donné le plus de fil à retordre?
G. Régis Jr J’ai traduit «l’Etranger», et tout le monde part du principe que le style de Proust est plus complexe. Mais Camus écrit au passé composé… temps qui n’existe pas en créole.
D. Bellos Ainsi que dans la plupart des langues… Je n’aime pas trop ces distinctions entre les styles simples et les styles complexes, les romans et les articles de presse, etc. Chaque acte de traduction possède ses complexités. Dans la traduction littéraire, réputée plus difficile, il n’y a pas ou peu de contrainte de temps. Dans la plupart des autres exercices, en revanche, le traducteur doit aller vite. Autre exemple: ça ne fait rien si un roman, une fois traduit, est rallongé en nombre de signes de 15 ou 20%. Alors que dans la bande-dessinée, dans le sous-titrage, le doublage, dans les traductions de contrats, il y a des longueurs requises, et ces contraintes font appel à des compétences très différentes.
Vous qui le confrontez quotidiennement à d’autres langues, que pensez-vous du français?
D. Bellos C’est une langue assez pauvre. Vous avez quasiment aboli vos patois. Mais le français reste une langue absolument centrale à l’échelle planétaire: en France on traduit beaucoup, et c’est formidable. On ne peut pas en dire autant de l’anglais. Moins de 3% des livres qui sortent dans la librairie anglaise sont traduits. On compte une dizaine de romans traduits du français à l’anglais chaque année.
Pourtant, malgré le peu de traduction, l’anglais vit et évolue, peut-être plus que la langue française. Cela va contre l’idée qu’une langue s’enrichit principalement par la traduction…
D. Bellos Ce qui se passe, c’est que l’anglais est une langue choisie par des écrivains d’autres langues. Certainement le cas des écrivains francophones des Antilles. Maryse Condé dit que si elle avait 50 ans de moins, elle aurait choisi d’écrire en anglais. L’allemand joue ce rôle pour les écrivains japonais, mongoles, turcs et autres. Il y a ce qu’on appelle une littérature exophone en allemand. Ca a été le rôle du français pendant des siècles. Le français était la langue de culture et une bonne partie de la littérature française du XXe siècle a été écrite par des gens qui venaient d’ailleurs. Ce rôle risque d’être obscurci par l’attraction de l’anglais, et de l’allemand pour des raisons plus obscures. La France devrait y prendre garde: elle n’est plus la seule langue au monde que les intellectuels et les écrivains désirent.
G. Régis Jr Il y a explication. Il y a aujourd’hui une distinction radicale, qui n’existait pas du temps de Beckett et de Ionesco, entre la littérature francophone et la littérature française. Quelqu’un comme Salman Rushdie, dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, n’est pas considéré par les écrivains anglophones comme un écrivain hors-langue.
D. Bellos Je n’ai jamais vraiment compris le sens du terme «francophone». Quand je vois la façon dont il est employé, je me demande s’il ne désigne pas la littérature en français écrite par des Noirs.
On découvre dans votre livre que la France est le seul pays à utiliser la mention du type: «En français dans le texte» quand quelque chose est écrit dans sa langue. Pourquoi?
D. Bellos Très simple: c’est une version alternative de votre «cocorico».
Quelque chose à ajouter?
D. Bellos Je demanderais volontiers à mon confrère de dire un peu de Proust en créole.
G. Régis Jr Commençons par le commencement: «Lontan mwen konn kouche bonè. Pafwa, annik balèn mwen etenn, de je mwen fèmen si tèlman vit, mwen pat menm gen tan pou leve ta di tèt mwen : ‘’O ! mwen dòmi.’’»
Propos recueillis par David Caviglioli
Le Poisson et le Bananier, par David Bellos,
traduit par Daniel Loazya,
Flammarion, 394 p., 22,90 euros.
=> Faut-il retraduire les chefs-d'oeuvre?
Source: Ceci est la version complète de l'entretien paru dans "le Nouvel Observateur" du 29 mars 2012.
http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20120406.OBS5667/proust-en-creole.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 10 avril 2012
PROUST TARDUIT EN CREOLE
Doutes sur la conformité du lieu de prière de Stains
Drame L'effondrement d'un plancher a coûté la vie à une fillette, dimanche
«On sentait parfois que le plancher bougeait. » Malgré sa jambe fracturée, cette jeune Haïtienne est retournée lundi devant le pavillon de Stains (Seine-Saint-Denis), où le 1er étage s'est effondré dimanche sous la masse de la centaine de fidèles de la communauté évangélique venus célébrer Pâques. Une fillette de 6 ans est décédée et 32 personnes ont été blessées, dont deux grièvement.
Des travaux récents
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'origine du drame est « la rupture d'une poutre maîtresse » sous le « poids des participants », a indiqué le procureur adjoint de Bobigny. Le pavillon, situé dans une zone industrielle, avait fait l'objet récemment de travaux pour agrandir la capacité d'accueil au 1er étage. D'après la mairie, les services municipaux auraient verbalisé en 2008 le propriétaire du bâtiment pour avoir réalisé un étage supplémentaire sans autorisation. « La maison est juste à côté du chemin de fer. Quand le TGV ou les trains de marchandises passent, les murs tremblent », témoigne un riverain. Pour les institutions évangéliques, ce drame illustre le manque de lieux de cultes mis à disposition des croyants. « Le coût du foncier ne permet pas aux fidèles d'acquérir des lieux adaptés », explique Thierry Le Gall, membre du Conseil national des évangéliques de France. Et selon lui, « certains maires refusent catégoriquement de prêter ou de louer des salles au nom du principe de laïcité ». Un évangélisme des caves existerait-il en France ? « Faute de trouver mieux, ils investissent parfois des lieux nauséabonds », témoigne le pasteur Emmanuel Toussaint, président du Consistoire mondial protestant haïtien. En France, 460 000 personnes seraient évangéliques. Un chiffre multiplié par neuf ces soixante dernières années.
Un juge d'instruction doit être nommé ce mardi matin. Par ailleurs, les gardes à vue du propriétaire du bâtiment et du pasteur ont été prolongées lundi en début de soirée.
WILLIAM MOLINIé
http://www.20minutes.fr/article/913611/doutes-conformite-lieu-priere-stains
Des travaux récents
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'origine du drame est « la rupture d'une poutre maîtresse » sous le « poids des participants », a indiqué le procureur adjoint de Bobigny. Le pavillon, situé dans une zone industrielle, avait fait l'objet récemment de travaux pour agrandir la capacité d'accueil au 1er étage. D'après la mairie, les services municipaux auraient verbalisé en 2008 le propriétaire du bâtiment pour avoir réalisé un étage supplémentaire sans autorisation. « La maison est juste à côté du chemin de fer. Quand le TGV ou les trains de marchandises passent, les murs tremblent », témoigne un riverain. Pour les institutions évangéliques, ce drame illustre le manque de lieux de cultes mis à disposition des croyants. « Le coût du foncier ne permet pas aux fidèles d'acquérir des lieux adaptés », explique Thierry Le Gall, membre du Conseil national des évangéliques de France. Et selon lui, « certains maires refusent catégoriquement de prêter ou de louer des salles au nom du principe de laïcité ». Un évangélisme des caves existerait-il en France ? « Faute de trouver mieux, ils investissent parfois des lieux nauséabonds », témoigne le pasteur Emmanuel Toussaint, président du Consistoire mondial protestant haïtien. En France, 460 000 personnes seraient évangéliques. Un chiffre multiplié par neuf ces soixante dernières années.
Un juge d'instruction doit être nommé ce mardi matin. Par ailleurs, les gardes à vue du propriétaire du bâtiment et du pasteur ont été prolongées lundi en début de soirée.
WILLIAM MOLINIé
http://www.20minutes.fr/article/913611/doutes-conformite-lieu-priere-stains
Haïti : L’heure de vérité pour le premier ministre Laurent Lamothe
10/04/2012Le rapport de la commission sur sa nationalité sera présenté ce mardi La commission spéciale chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, présentera ce mardi 10 avril 2012 son rapport à l’assemblée des sénateurs, a t-on appris.
Dans un premier temps, cet exercice devait se faire le 3 avril dernier. Le retard pris par la commission spéciale a été la raison évoquée pour le report de cette séance. Toutefois 3 des membres de la commission n’ont pas paraphé le document déposé le 3 avril 2012. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé. Ces derniers ont notamment évoqué la non-prise en considération de leur réserve sur la nationalité et la résidence de Lamothe. Cette commission spéciale est composée entre autres de deux anciens présidents du Sénat : Rodolphe Joazile, Kelly Clédor Bastien.
Le 16 mars 2012, Lamothe avait remis un lot de 58 documents à la commission d’étude de son dossier. Ses passeports ont été étudiés par deux commissions, l’une sur la nationalité des membres de l’exécutif et l’autre chargée de l’évaluation de sa candidature comme premier ministre de la république.
Des sénateurs, dont Anacacis Jean-Hector (département de l’Ouest), ont accusé certains de ses collègues d’avoir promis leur vote à Lamothe, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, en contrepartie de fortes sommes. Ce que Lamothe n’a pas hésité à faire car il est un « tout moun jwenn » (en français : tout le monde sort gagnant), selon les déclarations d’Anacacis sur certains médias de la capitale.
Né en 1972, Laurent Lamothe prône une diplomatie d’affaires et est considéré comme l’un des hommes forts de Martelly dont il a d’ailleurs financé la campagne électorale. Il a déjà le soutien de plusieurs membres du grand corps.
Le pays est sans gouvernement régulier depuis le 24 février, lorsque l’ancien premier ministre Garry Conille a démissionné après seulement quatre mois à la primature. Les relations tendues avec Michel Martelly, ancien chanteur de Sweet Micky devenu Président de la république, et la rébellion de son cabinet ministériel (dont faisait partie Laurent Lamothe) auraient été les raisons de son départ.
Pour être nommé premier ministre, au regard de l’article 157 de la constitution haïtienne il faut entre autres être Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, être âgé de 30 ans accomplis, être propriétaire en Haïti et y résider depuis 5 années consécutives.
Une fois l’étape du Senat franchie, Lamothe devra attendre le vote de la chambre des députés avant de prononcer sa déclaration de politique générale devant le parlement en chambres séparées.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_l_heure_de_verite_pour_le_premier_ministre_laurent_lamothe,22375.html
Dans un premier temps, cet exercice devait se faire le 3 avril dernier. Le retard pris par la commission spéciale a été la raison évoquée pour le report de cette séance. Toutefois 3 des membres de la commission n’ont pas paraphé le document déposé le 3 avril 2012. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé. Ces derniers ont notamment évoqué la non-prise en considération de leur réserve sur la nationalité et la résidence de Lamothe. Cette commission spéciale est composée entre autres de deux anciens présidents du Sénat : Rodolphe Joazile, Kelly Clédor Bastien.
Le 16 mars 2012, Lamothe avait remis un lot de 58 documents à la commission d’étude de son dossier. Ses passeports ont été étudiés par deux commissions, l’une sur la nationalité des membres de l’exécutif et l’autre chargée de l’évaluation de sa candidature comme premier ministre de la république.
Des sénateurs, dont Anacacis Jean-Hector (département de l’Ouest), ont accusé certains de ses collègues d’avoir promis leur vote à Lamothe, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, en contrepartie de fortes sommes. Ce que Lamothe n’a pas hésité à faire car il est un « tout moun jwenn » (en français : tout le monde sort gagnant), selon les déclarations d’Anacacis sur certains médias de la capitale.
Né en 1972, Laurent Lamothe prône une diplomatie d’affaires et est considéré comme l’un des hommes forts de Martelly dont il a d’ailleurs financé la campagne électorale. Il a déjà le soutien de plusieurs membres du grand corps.
Le pays est sans gouvernement régulier depuis le 24 février, lorsque l’ancien premier ministre Garry Conille a démissionné après seulement quatre mois à la primature. Les relations tendues avec Michel Martelly, ancien chanteur de Sweet Micky devenu Président de la république, et la rébellion de son cabinet ministériel (dont faisait partie Laurent Lamothe) auraient été les raisons de son départ.
Pour être nommé premier ministre, au regard de l’article 157 de la constitution haïtienne il faut entre autres être Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, être âgé de 30 ans accomplis, être propriétaire en Haïti et y résider depuis 5 années consécutives.
Une fois l’étape du Senat franchie, Lamothe devra attendre le vote de la chambre des députés avant de prononcer sa déclaration de politique générale devant le parlement en chambres séparées.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_l_heure_de_verite_pour_le_premier_ministre_laurent_lamothe,22375.html
L’angoisse, puis le deuil. L’accident de Stains a fait une seconde victime. La femme de 42 ans transférée dans un état grave à l'hôpital Beaujeon de Clichy a succombé à ses blessures. La quadragénaire est décédée mardi matin à 10h40, selon une source proche de l’enquête citée par «Le Parisien».
Dimanche, une communauté évangéliste haïtienne célébrait Pâques au premier étage d’un pavillon de la commune, transformé en lieu de culte. En ce jour de fête, entre 100 et 150 fidèles de l'église «Armée des combattants pour Christ nouvelle Jérusalem» s’étaient rassemblés. Vers 14h30, dans un fracas épouvantable, le plancher de la bâtisse s’est effondré.
Une trentaine de victimes
Une fillette de 6 ans a péri écrasée sous les décombres. Grièvement blessée, la femme de 42 ans avait été transportée en urgence vers l’établissement hospitalier des Hauts-de-Seine. Également dans un état critique, une petite fille de 2 ans a été prise ne charge à l’hôpital Necker de Paris. Mardi, son pronostic vital était toujours engagé. L’accident a fait une trentaine de blessés.
Le maire de la commune, Michel Beaumale, a déclaré sur France 2 que le bâtiment n’était pas adapté à ce genre de manifestation. «Il semble à peu près certain qu'il n'y a jamais eu de déclaration [du local comme lieu de culte] ou que ce bâtiment n'a jamais fait l'objet d'une visite par une commission de sécurité.» Les services de la ville auraient constaté en 2008 que des travaux d’extension avaient été réalisés sans autorisation, ce qui aurait abouti à un procès-verbal.
L'enquête* a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Seine-Saint-Denis ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) à Paris. Le gérant de la société civile immobilière propriétaire des locaux et le pasteur organisateur de l’événement qui officiait ont été placés en garde à vue dimanche soir.
«Des perquisitions sont actuellement en cours»
«Selon un premier rapport, établi par l’architecte, qui a été requis par le parquet hier […] il apparaît que le plancher s’est effondré à la suite de la rupture d’une poutre maîtresse, a déclaré lundi après-midi le procureur adjoint de la République de Bobigny, Anne Kostomaroff. Il apparaît également que le plancher constitué de plaques d’aggloméré n’a pas supporté la charge occasionnée par l’événement.»
L’adjointe a indiqué que les gardes à vue des deux hommes seraient prolongées. «Des perquisitions sont actuellement en cours dans différents locaux de la région parisienne, a-t-elle indiqué. Il apparaît nécessaire de recueillir des éléments techniques supplémentaires concernant la construction et l’exploitation de ces locaux, et d’entendre les deux personnes gardées à vue sur les éléments recueillis.» Une information judiciaire doit être ouverte ce mardi.
* Une enquête pour «homicide involontaire et blessures involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement» a été ouverte dimanche.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Stains.-La-femme-de-42-ans-a-succombe-a-ses-blessures-388552/
BONJOUR ET BONNE JOURNEE...LE 10 AVRIL 2012
Bonjour et bonne journée
Aujourd’hui 10 avril 2012 !
C’est quand même pas mal d’avoir eu un jour de congé.
Quand ce jour tombe lundi, c’est carrément le pied ! Pour ceux qui ne travaillent pas le samedi c’est vraiment le top. Ici on dit le pont ! On a le temps de faire le tour du monde.
Dimanche soir, un présentateur d’une émission sportive diffusée sur les ondes d’une chaîne cryptée, a eu à faire une blague en rappelant les gens que s’ils ne travaillaient pas le lendemain, c’était grâce à Jésus. Même sous la couverture d’une plaisanterie je pense que ce fut de bon ton rappeler quand même que le dimanche de pâques rappelle la résurrection du Christ.
Définitivement ces jours m’ont fait un bien fou. J’ai pu me reposer sans pression ; sans me creuser la tête pour savoir où j’allais passer le week-end de pâques.
J’ai fait dimanche et lundi canapé-ordi-télé.
Le week-end de Pâques n’aura pas été cette année synonyme de résurrection et de rédemption pour beaucoup de gens. La lecture de certaines dépêches a remis sur la sellette, cette facette assez rude de la réalité du monde. Il y a eu des massacres au Nigéria, un accident de la circulation avec plus de 27 morts à Morne Tapion à Petit Goâve, un mort au cours de la célébration du culte de résurrection consécutif à l’effondrement du plancher du lieu du culte près de Seine Saint Denis en banlieue parisienne. La congrégation fait partie de la communauté haïtienne.
J’ai trouvé un peu dur d’accepter que l’on puisse mourir pendant la célébration de la victoire de la vie sur la mort et sur le pêché. Mais, semble-t-il, la vie est ainsi faite. La mort fait bien partie de la vie !
Pour essayer de changer de sujet, je me suis réfugié dans l’histoire d’Haïti en me plongeant dans les éphémérides. Là, j’ai appris que le 10 avril 1810, le Général Simon Bolivar laissait la ville de Jacmel d’Haïti pour relancer son combat en faveur de l’émancipation des pays de l’Amérique du Sud de la domination espagnole.
En effet après maintes déboires et une déception venant des instances anglaises qui au dernier moment n’ont pas voulu lui prodiguer l’aide promise, Simon Bolivar avait fait un séjour à Jacmel et a été reçu en héros. Il reçut du Président Pétion Pour plus d’informations à ce sujet, je recommande le travail de l’historien Jean Julien, qui reprit dans des CD formidables toute l’histoire d’Haïti en créole dans une édition qui commémore le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.
Celui-ci raconte que parmi les cadeaux offerts par le chef d’Etat haïtien se trouvait une imprimerie. Simon Bolivar demanda à son homologue haïtien ce que lui, il voudrait avoir comme cadeau en guise de reconnaissance. Pétion lui demanda de libérer sur son passage, tous les noirs qui se trouveraient encore sous le joug de l’esclavage. Et selon ce que rapporte Jean Julien, le premier document édité et imprimé par la machine offerte par Alexandre Pétion fut justement un décret annonçant l’abolition de l’esclavage.
Les rapports entre Haïti et les pays libérés par l’illustre Simon Bolivar n’ont pas connu que des hauts. En fait lors de la première réunion des Etats de l’Amérique, pour donner le premier élan au mouvement regroupant les nations de l’Amérique, le fameux Pan américanisme, Haïti n’a pas été invitée !
Le chancelier vénézuélien, un certain Revenga ne trouva pas d’excuses ni de justifications valables pour expliquer l’absence d’Haïti.
Dans un premier temps, il aurait dit que cela ne concernait que les pays de l’Amérique du Sud. Cet argument ne tint pas beaucoup car il y avait des nations européennes comme le Danemark par exemple.
Après il aurait avoué qu’il ne voyait pas d’un bon œil d’entretenir avec Haïti les mêmes relations que le Venezuela entretenait avec les nations civilisées.
Je vous laisse, amis lecteurs le choix de tirer vous-mêmes vos propres conclusions.
Fort heureusement, la situation a changé depuis. Haïti reçoit du Venezuela en particulier un traitement particulier. Ce traitement s’est encore intensifié dans le bon sens avec l’administration du président Hugo Chavez.
La moralité de cette histoire c’est que nous autres les haïtiens, sans tomber dans la victimisation, nous n’avions pas toujours été bien vus par les autres.
Que des noirs aient poussé une révolution jusqu’à créer une nation, une République noire indépendante en libérant les noirs de l’esclavage, ne fut pas considéré comme une attitude de peuple civilisé.
Des abus de pouvoir, les raisons des plus forts, ont contribué à nous humilier et à expliquer en partie, en grande partie la réalité que nous vivons aujourd’hui.
Chercher à travers les pages de l’histoire les affaires Luders et Rubalcava. Renseignez-vous sur les retombées de la création de la première banque de la République d’Haïti.
Quelqu’un disait que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste.
Et si c’était vrai ?
En attendant, merci d’être encore des nôtres.
Bonne lecture et bonne journée.
JJ
Sources: AFHES http://www.afhes.org/
Aujourd’hui 10 avril 2012 !
C’est quand même pas mal d’avoir eu un jour de congé.
Quand ce jour tombe lundi, c’est carrément le pied ! Pour ceux qui ne travaillent pas le samedi c’est vraiment le top. Ici on dit le pont ! On a le temps de faire le tour du monde.
Dimanche soir, un présentateur d’une émission sportive diffusée sur les ondes d’une chaîne cryptée, a eu à faire une blague en rappelant les gens que s’ils ne travaillaient pas le lendemain, c’était grâce à Jésus. Même sous la couverture d’une plaisanterie je pense que ce fut de bon ton rappeler quand même que le dimanche de pâques rappelle la résurrection du Christ.
Définitivement ces jours m’ont fait un bien fou. J’ai pu me reposer sans pression ; sans me creuser la tête pour savoir où j’allais passer le week-end de pâques.
J’ai fait dimanche et lundi canapé-ordi-télé.
Le week-end de Pâques n’aura pas été cette année synonyme de résurrection et de rédemption pour beaucoup de gens. La lecture de certaines dépêches a remis sur la sellette, cette facette assez rude de la réalité du monde. Il y a eu des massacres au Nigéria, un accident de la circulation avec plus de 27 morts à Morne Tapion à Petit Goâve, un mort au cours de la célébration du culte de résurrection consécutif à l’effondrement du plancher du lieu du culte près de Seine Saint Denis en banlieue parisienne. La congrégation fait partie de la communauté haïtienne.
J’ai trouvé un peu dur d’accepter que l’on puisse mourir pendant la célébration de la victoire de la vie sur la mort et sur le pêché. Mais, semble-t-il, la vie est ainsi faite. La mort fait bien partie de la vie !
Pour essayer de changer de sujet, je me suis réfugié dans l’histoire d’Haïti en me plongeant dans les éphémérides. Là, j’ai appris que le 10 avril 1810, le Général Simon Bolivar laissait la ville de Jacmel d’Haïti pour relancer son combat en faveur de l’émancipation des pays de l’Amérique du Sud de la domination espagnole.
En effet après maintes déboires et une déception venant des instances anglaises qui au dernier moment n’ont pas voulu lui prodiguer l’aide promise, Simon Bolivar avait fait un séjour à Jacmel et a été reçu en héros. Il reçut du Président Pétion Pour plus d’informations à ce sujet, je recommande le travail de l’historien Jean Julien, qui reprit dans des CD formidables toute l’histoire d’Haïti en créole dans une édition qui commémore le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.
Celui-ci raconte que parmi les cadeaux offerts par le chef d’Etat haïtien se trouvait une imprimerie. Simon Bolivar demanda à son homologue haïtien ce que lui, il voudrait avoir comme cadeau en guise de reconnaissance. Pétion lui demanda de libérer sur son passage, tous les noirs qui se trouveraient encore sous le joug de l’esclavage. Et selon ce que rapporte Jean Julien, le premier document édité et imprimé par la machine offerte par Alexandre Pétion fut justement un décret annonçant l’abolition de l’esclavage.
Les rapports entre Haïti et les pays libérés par l’illustre Simon Bolivar n’ont pas connu que des hauts. En fait lors de la première réunion des Etats de l’Amérique, pour donner le premier élan au mouvement regroupant les nations de l’Amérique, le fameux Pan américanisme, Haïti n’a pas été invitée !
Le chancelier vénézuélien, un certain Revenga ne trouva pas d’excuses ni de justifications valables pour expliquer l’absence d’Haïti.
Dans un premier temps, il aurait dit que cela ne concernait que les pays de l’Amérique du Sud. Cet argument ne tint pas beaucoup car il y avait des nations européennes comme le Danemark par exemple.
Après il aurait avoué qu’il ne voyait pas d’un bon œil d’entretenir avec Haïti les mêmes relations que le Venezuela entretenait avec les nations civilisées.
Je vous laisse, amis lecteurs le choix de tirer vous-mêmes vos propres conclusions.
Fort heureusement, la situation a changé depuis. Haïti reçoit du Venezuela en particulier un traitement particulier. Ce traitement s’est encore intensifié dans le bon sens avec l’administration du président Hugo Chavez.
La moralité de cette histoire c’est que nous autres les haïtiens, sans tomber dans la victimisation, nous n’avions pas toujours été bien vus par les autres.
Que des noirs aient poussé une révolution jusqu’à créer une nation, une République noire indépendante en libérant les noirs de l’esclavage, ne fut pas considéré comme une attitude de peuple civilisé.
Des abus de pouvoir, les raisons des plus forts, ont contribué à nous humilier et à expliquer en partie, en grande partie la réalité que nous vivons aujourd’hui.
Chercher à travers les pages de l’histoire les affaires Luders et Rubalcava. Renseignez-vous sur les retombées de la création de la première banque de la République d’Haïti.
Quelqu’un disait que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste.
Et si c’était vrai ?
En attendant, merci d’être encore des nôtres.
Bonne lecture et bonne journée.
JJ
Sources: AFHES http://www.afhes.org/
lundi 9 avril 2012
LES CINQUIEME A SOLIDAIRES AVEC HAITI
Pendant toute l'année, avec leur professeur d'histoire et géographie, les élèves de 5e A ont travaillé sur Haïti dans le cadre du programme d'éducation civique et de sensibilisation à la solidarité.
Parmi leurs différents travaux, ils ont notamment réalisé des marque-pages qu'ils ont vendus. L'argent récolté, 250 € qu'ils ont remis à Camille Ferrié, la présidente de l'association des Amis de Mona, permettra, à sa mesure, de venir en aide aux enfants de « Cœurs Joyeux », une maison d'accueil en Haïti: quinze « restavecs », des orphelins placés dans des familles en tant que domestiques, et quatre orphelins qui avaient perdu leurs parents lors du terrible tremblement de terre.
« Grâce à la somme collectée, ils donnent une chance à une enfant, Cilène Estimé, une petite orpheline de 8 ans nouvellement accueillie par Mona aux Cœurs Joyeux », se félicite Camille Ferrié.
Certes, ces 250 € ne sont qu'une goutte dans l'océan - il faut 2 000 $ par mois pour faire fonctionner la maison d'accueil - mais ils sont le résultat d'une belle preuve de solidarité des collégiens carcassonnais qui parrainent désormais Cilène Estimé.
Les Amis de Mona, 2, rue des Mélèzes, à Carcassonne. Tél. 04 68 25 84 21 ; e-mail :amisdemona@gmail.com
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/09/1326714-les-5e-solidaires-des-enfants-d-haiti.html
Haïti : un Etat « sans scrupule » ?...Le pire nous guette !
Publié le lundi 9 avril 2012
Quelle doit être la dimension d’un scandale qui puisse secouer Haïti et produire l’électrochoc apte à le ressusciter ?
Une telle interrogation doit constituer, aujourd’hui, en Haïti, beaucoup plus qu’une question d’examen. C’est même un thème de recherche universitaire si tant est qu’on soit devenu « un cas » vraiment curieux !
Notre système sociopolitique a fini par défier tous les interdits en gardant un drôle d’équilibre, malgré les perturbations et les soubresauts.
On pavane « san wont », sans vergogne. On patauge dans la boue. Dans la merde, dirait d’autres, moins avenants envers nous. Pourtant, on s’y fait. On s’y complait même.
C’est que, nous avons cessé depuis belle lurette d’évoluer dans un cadre normatif reposant sur la Constitution, les lois et les règles en général. « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè ». Un vieil adage qui résume notre triste histoire de peuple délinquant. Mais, il y a plus, comme slogans : « devan green back, pa gen fè bak ! » ; « lajan se san » ; « lajan pa gen odè » ; « peyi sa a pap chanje » ; « èske se mwen ki ka vin sove Ayiti ? ».
Toutes nos institutions ont été désacralisées par notre tradition de délinquance effrénée. Après avoir subi maints assauts, elles n’ont plus aujourd’hui ni force ni vertu morale et coercitive. Une telle considération vaut autant pour les 3 pouvoirs de l’Etat (exécutif, judiciaire, législatif) et les organismes qui relèvent d’eux que pour les instances morales telles que les églises.
On est vraiment en chute libre !
La précarité chronique de l’existence a fini aussi par éroder nos ressorts moraux. Plus rien n’étonne désormais, dès qu’il s’agit de survie, de réussite économique et de promotion sociale. La morale est plus que jamais à la « débrouillardise », au « brasaj ». Récemment, cela se traduisait par la cocasse mais cynique expression : « naje pou sòti ».
Cette situation s’alimente d’un ensemble de facteurs, tels :
la faillite du système éducatif, et notamment le manque de formation en matière de civisme et d’histoire nationale : on produit autant de médiocres, d’inadaptés que d’apatrides ;
la dépolitisation croissante encouragée et renforcée par les dérives, les manquements et les trahisons des élites politiques : déçus, les gens ne veulent plus entendre parler des « leaders », de la politique et de la démocratie ;
l’acculturation accélérée des couches moyennes traditionnellement engagées dans les mouvements sociaux. Les mass-médias et les voyages à l’étranger sont à prendre en compte concernant ce dernier facteur.
La crise haïtienne, comme l’ont déjà dit plus d’uns, est donc loin d’être strictement politique et économique : elle est aussi sociale, culturelle et surtout morale.
La détérioration des normes éthiques est telle qu’on ne saurait maintenant parler de l’existence de forces morales dans le pays. Il est vrai que l’initiative œcuménique « Religions du Monde » tente de remettre les pendules à l’heure. Mais, elles viennent de très loin ces confessions et sectes qui ont été elles-mêmes sérieusement laminées par les crises successives.
Plus d’anathème sur le vol, l’enrichissement illicite, le gaspillage des ressources publiques, le mépris des intérêts nationaux, la vente du pays « an gwo e an detay ».
Plus de réprobation des manquements aux règles régissant la passation des marchés publics ; c’est le silence absolu concernant le financement occulte des partis et des candidats en période de campagne comme à d’autres époques.
En ce sens, Felix Bautista ne choque pas autant en Haïti que chez lui où prévaut encore la notion de moralité publique ! Le chef de l’Etat Martelly, ne s’attarde pas à démontrer qu’il ne recevrait jamais de l’argent dans ces conditions là. Il préfère déclarer que s’il devait en prendre, ce ne serait pas des « sommes aussi modiques » qu’il empocherait. La journaliste Nuria Piera parle pourtant de plus de 2.5 millions de dollars à M. Martelly, avant et après la campagne électorale !
Ah ! Non ! Pas assez, ici, pour qu’on crie au scandale !
Mais, vraiment, y aura-t-il scandale en Haïti ?
Pas certain, dans ce pays où l’on ne condamne plus l’implication d’officiels dans des activités louches ; dans le trafic illicite des stupéfiants ; dans la production et l’usage de faux !
Pas certain, dans ce pays où l’on a vendu impunément du sang et des cadavres humains ! On s’en souvient.
Pas certain, dans un pays où, de façon éhontée, l’on a vendu des « bras », comme au temps de la traite, pour la coupe de la canne en territoire voisin. On s’en souvient également.
Pas certain, dans ce pays où l’on se fiche de la nationalité et de l’identité des dirigeants.
On s’explique alors pourquoi l’haïtien à l’étranger, est livré à lui-même. Il n’existe pas un Etat haïtien qui défend ses ressortissants en République dominicaine, aux Iles Turcs and Caicos, aux Bahamas, à la Jamaïque, aux Etats-Unis, au Canada, en France, partout !
L’haïtien n’est pas mieux servi chez lui : quel pays au monde se ferait complice d’une mission internationale ou garderait le silence après la mort de plus de 3.000 de ses citoyens suite à une maladie introduite dans ce pays par des membres de cette mission internationale ?
Voilà où nous en sommes en Haïti, en l’an de grâce 2012 !
Certes, on ne saurait ne pas prendre en compte, dans cette lamentable situation, le fait que, dépendant de l’étranger et dirigé directement par le « Blan », les haïtiens ont fini par perdre confiance en eux-mêmes. Le sentiment général est que, autant le pays que notre propre destin ne nous appartiennent plus.
Alors, on se laisse aller, au gré du vent ! Au petit bonheur la chance ! Selon le vieux principe du « bon dieu bon ».
Mais, il arrivera un temps, pire que l’actuel, où l’on ne pourra plus continuer à défier impunément toutes les lois de la sociologie, de l’économie politique et de la vie tout court. Nous avons déjà payé au prix fort nos travers en termes de désastres et de catastrophes accumulés. Mais, c’est absolument sûr que le pire est pour demain si nous continuons à avancer aveuglément sur la voie ténébreuse du « vire voye », du « lese grennen », du « tout voum se do » du « tout koukouy klere pou je l ». Car, il est un fait que pour sortir de l’abime, aucun pays n’a emprunté ces chemins-là. Il est encore temps de se ressaisir. « Pi ta, pi tris ».
Marvel DANDIN
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8720
A Halifax, le Titanic reste insubmersible et fascine les touristes
Halifax
- Expositions, prières, spectacles et même pièce de théâtre sur "l'unique
Noir" à bord: cent ans après, le drame du Titanic anime le tourisme et la
vie culturelle dans le port canadien d'Halifax, où reposent toujours 150
victimes.
Le drapeau de la White Star Line, l'armateur du paquebot, flotte dans les rues
de la grande ville, la plus proche du lieu de la catastrophe du 14 Avril 1912.
Au restaurant "Five Fishermen", on offre pour 46 dollars un menu
Titanic "inspiré par celui offert le jour du naufrage aux passagers de la
première classe", avec des huîtres à la russe à la vodka et au raifort.
Le Titanic est partout. Ses maquettes et ses photos ornent les vitrines des
magasins. Au théâtre, on peut voir une pièce consacrée à "l'unique Noir du
Titanic", l'ingénieur haïtien Joseph Laroche, et dénonçant le racisme de
l'époque. Un chauffeur de taxi évoque spontanément sa grand-mère qui avait vu
les cercueils débarqués dans le port par les sauveteurs arrivés trop tard pour
trouver des survivants. "Maintenant, je le raconte à mes
petits-enfants", dit Bruce Blandin.
Artistes, scientifiques, autorités et musées de Halifax se préparent à
commémorer solennellement la grande catastrophe. Le 14 avril, les
Haligoniens seront invités à un rassemblement, une procession aux chandelles
derrière une charrette portant un cercueil, et feront une minute de silence,
symbolisant l'interruption finale des SOS émis par le paquebot en détresse. Le
15 suivra une cérémonie oecuménique, réunissant chrétiens, musulmans et juifs.
Dans la nuit du 14 au 15 Avril 1912, les quelque 700 survivants du naufrage ont
été recuellis par le paquebot britannique Carpathia, qui les a acheminés à New
York, destination du Titanic. Mais c'est depuis Halifax que sont partis les
vaisseaux, dont deux câbliers, chargés de repêcher les dépouilles, avec à leur
bord fossoyeurs, embaumeurs et cercueils, rappelle Garry Shutlak, un des
responsables des Archives de la province de Nouvelle-Ecosse.
Mémoire vivante de l'histoire du Titanic et conférencier très demandé, M.
Shutlak peut donner des précisions sur le menu casher offert aux passagers de
3e classe ou sur le nombre considérable de voyageurs de nationalité syrienne.
France: une liturgie tourne au cauchemar, un enfant meurt
AFP.- Stains.
Un
enfant de six ans a été tué et plus de 30 personnes blessées dimanche lors de
l'effondrement d'un plancher dans un local de Stains, près de Paris, transformé
en lieu de culte, où plus de cent personnes s'étaient réunies en famille en ce
dimanche de Pâques.
Ce
local est fréquenté par une église évangélique, notamment fréquentée par la
communauté haïtienne, sans lien avec les unions protestantes établies.
Le
pronostic vital est engagé pour un enfant de deux ans, transporté à l'hôpital
Necker à Paris, et une femme de 42 ans, a déclaré le préfet du département
Christian Lambert, qui a évoqué une «urgence relative pour 32 autres personnes»
blessées dans leur chute survenue vers 14H30.
«J'ai
entendu un cri, je me suis retourné et j'ai vu de la poussière, j'ai vu que le
plancher s'était effondré, c'est affreux», a raconté un homme présent qui ne
veut pas donner son nom et se présente comme Frère Patrick.
«Il
y avait une célébration avec entre 100 et 150 personnes au premier étage. Une
partie du premier étage s'est effondrée sous le poids», a précisé le préfet
Lambert. «Les personnes sont tombées avec le plancher.»
Une
source proche de l'enquête précise que la structure a pu être fragilisée par
les danses très rythmées qui accompagnent d'ordinaire ces offices. «Ici c'est
comme une grande famille qui se réunit dans la joie, l'allégresse, un peu comme
le gospel, tous les dimanches, dans un grand culte», raconte Frère Patrick, un des
seuls à accepter de s'exprimer.
Le
bilan aurait pu être encore plus lourd: «Il n'y avait personne en dessous»,
souligne Christian Lambert qui a prévenu que ses services allaient examiner «de
près le problème de la sécurité de cette salle». L'enquête est pour l'heure
menée par le commissariat local.
Ont
été mobilisés quelque 150 sapeurs-pompiers, 48 véhicules et un hélicoptère pour
évacuer les blessés les plus graves vers les hôpitaux.
Dans
une déclaration lue à l'AFP, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a «fait
part de sa profonde émotion et de sa tristesse après cet accident survenu dans
ce lieu de culte évangélique».
Selon
des voisins, cette communauté religieuse fréquente depuis «plus d'un an» ce
local récent situé dans un petit secteur pavillonnaire coincé entre une zone
industrielle et des voies ferrées.
Nombreux
sont les fidèles à s'y presser, selon les voisins. Frère Patrick assure que
l'association «Armée combattants pour Christ nouvelle Jérusalem», y est
installée depuis quatre ans.
Contacté
par l'AFP, le responsable d'une autre communauté évangélique appartenant à
l'église Bethel, située dans la même rue, a déclaré: «C'est la communauté
haïtienne, on les a vus arriver il y a un an, un an et demi, ils font une
location. C'est une salle des fêtes à la base.»
Sur
un total de 1,6 million de protestants en France, environ 460 000 pratiquants
réguliers se réclament du protestantisme évangélique.
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201204/08/01-4513486-france-une-liturgie-tourne-au-cauchemar-un-enfant-meurt.php
dimanche 8 avril 2012
27 MORTS EN HAITI LA VEILLE DE LA RESURRECTION DU CHRIST
Et je cherchais un peu partout dans ma tête et dans mon entourage, un sujet de réflexion appropriée à ce dimanche de pâques. Ce dimanche que le monde chrétien célèbre la résurrection du Christ. La victoire de la vie sur la mort. La victoire du pardon sur le pêché.
Je me demandais comment intéresser ceux qui d’ordinaire ne s’intéressent pas à ce genre de sujet.
Après quelques clicks, j’ai trouvé la base de ma réflexion. La veille de ce dimanche de résurrection dans un pays aussi croyant que le Christ, en Haïti, un accident de la circulation fait au moins 27 morts. Plaçons le décor pour mieux comprendre. Un camion délabré sans doute, jamais contrôlé par les autorités, comme celui dépeint magistralement par notre correspondante Carlie de Port-au-Prince (De la Sécurité Routière) s’engage vers le sud. Il transporte à son bord des kilos de marchandises, des animaux de plusieurs espèces, 66 personnes entassées comme des sardines, entonnant probablement des chansons de louange à Dieu.
Arrivé à Morne Tapion, une pente réputée dangereuse, les freins du camion cèdent. Et celui-ci s’en en contre bas. Des gens déchiquetés, écrasés et triturés. Là il faut une assistance rapide. En Haïti il n’y a pas de service d’ambulance, il n’y a pas de 911 comme l’avait fait remarqué Carlie dans assistance à Personne en Danger.
Il y a des survivants. Des blessés graves. Le centre hospitalier – là il ne faut pas se fier au nom- est vite débordé. Manque de moyens. Pas de médecins. Pas assez de chirurgiens. Ces blessés graves sont condamnés à mort.
Cette fois, dans le défilé incessant des autorités, il manquera cruellement la présence du Président de la République. Il enverra probablement un message de soutien aux blessés, qui seront amputés dans de mauvaises conditions. Le message ira aussi à ceux qui mourront en choc hypovolémique par manque de sang disponible. Le président n’oubliera pas ceux qui mourront par manque d’antibiotiques ou manque de solutés.
Encore une fois il démontrera que lui il est le président de tous les haïtiens.
Ces messages il les enverra depuis sa chambre d’hôpital de Miami, là ou il est allé se faire opérer de l’épaule.
Pour ne pas mourir en Haïti, il faut être président de la République. A défaut faire parti du gouvernement. Etre un membre du pouvoir législatif.
On se demande à qui il revient la tâche de faire en sorte qu’il y ait un système de santé qui permette l’accès aux soins médicaux de bonne qualité pour tous. Médecins du monde ? Médecins sans Frontières ?
En effet les gouvernements haïtiens ont souvent d’autres priorités et la santé des haïtiens passent toujours après…après.
Bon rétablissement Monsieur le Président ! Reposez en paix les accidentés de Petit-Goave !
Je me demandais comment intéresser ceux qui d’ordinaire ne s’intéressent pas à ce genre de sujet.
Après quelques clicks, j’ai trouvé la base de ma réflexion. La veille de ce dimanche de résurrection dans un pays aussi croyant que le Christ, en Haïti, un accident de la circulation fait au moins 27 morts. Plaçons le décor pour mieux comprendre. Un camion délabré sans doute, jamais contrôlé par les autorités, comme celui dépeint magistralement par notre correspondante Carlie de Port-au-Prince (De la Sécurité Routière) s’engage vers le sud. Il transporte à son bord des kilos de marchandises, des animaux de plusieurs espèces, 66 personnes entassées comme des sardines, entonnant probablement des chansons de louange à Dieu.
Arrivé à Morne Tapion, une pente réputée dangereuse, les freins du camion cèdent. Et celui-ci s’en en contre bas. Des gens déchiquetés, écrasés et triturés. Là il faut une assistance rapide. En Haïti il n’y a pas de service d’ambulance, il n’y a pas de 911 comme l’avait fait remarqué Carlie dans assistance à Personne en Danger.
Il y a des survivants. Des blessés graves. Le centre hospitalier – là il ne faut pas se fier au nom- est vite débordé. Manque de moyens. Pas de médecins. Pas assez de chirurgiens. Ces blessés graves sont condamnés à mort.
Cette fois, dans le défilé incessant des autorités, il manquera cruellement la présence du Président de la République. Il enverra probablement un message de soutien aux blessés, qui seront amputés dans de mauvaises conditions. Le message ira aussi à ceux qui mourront en choc hypovolémique par manque de sang disponible. Le président n’oubliera pas ceux qui mourront par manque d’antibiotiques ou manque de solutés.
Encore une fois il démontrera que lui il est le président de tous les haïtiens.
Ces messages il les enverra depuis sa chambre d’hôpital de Miami, là ou il est allé se faire opérer de l’épaule.
Pour ne pas mourir en Haïti, il faut être président de la République. A défaut faire parti du gouvernement. Etre un membre du pouvoir législatif.
On se demande à qui il revient la tâche de faire en sorte qu’il y ait un système de santé qui permette l’accès aux soins médicaux de bonne qualité pour tous. Médecins du monde ? Médecins sans Frontières ?
En effet les gouvernements haïtiens ont souvent d’autres priorités et la santé des haïtiens passent toujours après…après.
Bon rétablissement Monsieur le Président ! Reposez en paix les accidentés de Petit-Goave !
Haïti : au moins 27 morts dans un accident de la route
C'est un défi aux normes de la circulation, mais la population n'a pas le choix : en Haïti, des camions transportant des marchandises transportent fréquemment des passagers. C'est ce qui explique le bilan extrêmement lourd d'un accident de la route qui s'est produit samedi sur la route nationale 2, à Petit-Goave, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince.
«Le bilan est passé à 27 morts, des blessés graves sont décédés et d'autres personnes sont dans un état critique», explique Joël Charles, l'administrateur de l'hôpital joint au téléphone. La plupart des victimes de l'accident sont des commerçantes qui avaient pris place dans un camion, au milieu de sacs de produits alimentaires.
Un précédent bilan faisait état de 20 personnes tuées et plus de 40 blessés dont plusieurs grièvement ont été transportées au seul hôpital de la ville, dépassé par l'affluence des blessés et la présence de nombreux curieux arrivés sur les lieux.
66 passagers à bord d'un camion de marchandises
«Au total, 66 personnes, peut-être plus, se trouvaient à bord du véhicule qui s'est renversé au sommet d'une pente raide et dangereuse, une route sur laquelle de nombreux accidents sont souvent enregistrés», a témoigné un juge de paix qui a constaté le sinistre.
Selon le responsable de l'hôpital de Petit-Goave, «17 personnes mortes sur place ont été transportées à la morgue de l'hôpital Notre-Dame, à Petit-Goave, et près d'une dizaine de blessés graves sont décédés après avoir été transportés par des ambulances de la Croix-rouge haïtienne». Ce responsable ajoute que «certains blessés sont dans un état critique, il y a des traumatismes craniens et beaucoup de fractures».
L'hôpital manque d'ambulances, de médecins, de chirurgiens
Le responsable de l'hôpital lance un appel urgent aux autres services des villes voisines : «Nous avons besoin d'ambulances et de médecins, il faut transporter les victimes dans d'autres hôpitaux à Port-au-Prince, la capitale. Nous n'avons pas suffisamment de chirurgiens et d'orthopédistes». Sur une station de radio locale, un journaliste a relayé cet appel : «La population de la ville est dépassée par cet accident tragique et nous avons besoin de personnels médicaux sur place».
Plusieurs heures après l'accident, de nombreux blessés ont pu être évacués dans des hôpitaux de la région dont certains sont tenus par des équipes de Médecins sans frontières. MSF est présent en Haïti depuis le séisme de janvier 2010 qui a ravagé le pays le plus pauvre du continent américain. La semaine dernière, un autre accident avait fait 4 morts et une dizaine de blessés dans la même région. Les accidents sont fréquents sur les routes haïtiennes impliquant des autobus bondés roulant à vive allure, en absence de contrôles routièrs.
LeParisien.fr
samedi 7 avril 2012
Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion
Marion Grosshans Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion, Rennes, PU Rennes, coll. « Le sens social », 2012.
Dans l'imaginaire collectif, le vaudou évoque une série d'images stéréotypées, telles la magie noire, les poupées vaudou, les rituels occultes et la transformation d’êtres humains en zombies. Cette représentation, véhiculée par des films hollywoodiens d’épouvante et à forte teneur en hémoglobine, puise sa source dans la littérature para-anthropologique, c’est-à-dire dans des discours produits par des auteurs qui ont voulu informer des mœurs, coutumes et manières de vivre des populations observées, mais qui n’avaient pas de formation d’ethnologue ou d’anthropologue.
Pour se dégager de ses clichés, Nicolas Vonarx choisit d'écrire vodou, terme vernaculaire souvent repris dans les travaux socio-anthropologiques. Ainsi, dans ce cas et sous cette forme, le vodou traduit bien plus qu'un système de croyances magico-religieuses visant à établir des échanges avec l’invisible. Il s’agit d’un système de soin, où les dimensions magiques et religieuses sont secondaires par rapport à la finalité thérapeutique.
2.- L’ouvrage Le Vodou haïtien : entre médecine, magie et religion est une réédition sous presses françaises (les Presses Universitaires de Rennes) du même ouvrage paru aux Presses de l’Université de Laval (Canada) en août 2011. Il est à noter qu’aucun ajout n’a été apporté à l’édition française, qui est au final une stricte reproduction de la version canadienne.
L’ouvrage a pour base de réflexion la double formation de Nicolas Vonarx (infirmier, puis ethnologue). Il questionne les rapports entre spiritualité et maladie, en s’axant sur les systèmes étiologico-thérapeutiques existant en Haïti. Comme le souligne Raymond Massé dans la préface, l’intérêt majeur de cet ouvrage est de proposer « une relecture révolutionnaire du vodou contemporain, non plus comme religion, mais d’abord et avant tout, comme système de soins » (Vonarx, 2012 : VII).
3.- L’ouvrage commence par une longue ouverture de vingt-trois pages (Préface, Note pour l’usage du mot vodou, Glossaire de quelques mots créoles, Remerciements, Avant-Propos), avant de laisser place à l’Introduction.
Si cet agencement peut rebuter, il se révèle finalement indispensable pour immerger le lecteur dans le sujet et le dégager des prénotions et clichés qu’évoque forcément une telle thématique. Soulignons que la préface de Raymond Massé (spécialiste en anthropologie de la santé) constitue une excellente recension.
En cinq pages menées tambour battant, Massé fournit au lecteur l’envie de lire l’ouvrage, mais aussi le sentiment de se trouver face à une réflexion majeure de l’anthropologie de la maladie.
Dans son Introduction, Nicolas Vonarx fait le point sur l'histoire du vodou et de l'évolution de ses représentations (condamnation de cette pratique, puis curiosité centrée sur la magie, classification dans les religions afro-américaines, et enfin découverte du vodou comme système de soin). L'auteur présente aussi minutieusement sa méthodologie d'enquête et sa problématique : comment les savoirs, les discours et les pratiques interviennent dans les épisodes de la maladie dans la commune rurale de Bwa-Bijou (département de l'Artibonite).
4.- Dans la première partie « Le vodou au sein du pluralisme magico-religieux », la place du vodou comme système thérapeutique est abordée par le biais de parcours de soins. Ceux-ci permettent de percevoir la complexité et le pluralisme de la médecine en Haïti, puisque Vonarx y décrit trois secteurs de santé: la médecine créole (héritage des traditions africaines), la biomédecine ou médecine occidentale (soutenue par les ONG) et les Eglises aux missions de guérison (gestion spirituelle de la maladie).
Même si ces trois secteurs de santé semblent divergents et loin du vodou, il existe des points de rencontre. En effet, l'auteur les montre en interrogeant le choix de devenir thérapeute (vocation, choix divin, contrainte par les esprits), et les modes d'accession au savoir. En analysant chaque pratique séparément, puis en la croisant au vodou, Vonarx parvient à montrer l'enchevêtrement intime qu'il existe entre le médical et le religieux dans la conception de la maladie et le traitement qu'il en est fait en Haïti.
5.- La deuxième partie se consacre exclusivement au vodou à travers l'organisation et le contenu de ce système de soin.
Dans un premier temps, l'auteur décrit les spécificités de ce système en détaillant Les pièces maîtresses qui le composent: les relations entre le thérapeute (oungan ou mambo) et les entités invisibles (iwa). Ces relations sont au centre de la pratique vodou, puisque c'est d'elles que les pouvoirs de soin et de guérison du thérapeute dépendent.
L'auteur poursuit son travail d'ethnographie en détaillant les lieux de pratique et les lieux de pèlerinage vodou. Mais Vonarx ne se limite pas à l'étude d'un phénomène magico-religieux, puisqu'il explore le système explicatif de la maladie vodou et pousse ainsi son travail dans l'anthropologie de la maladie.
Dans la représentation haïtienne, la maladie est le résultat d'un désordre provoqué par l'intervention d'un iwa, c'est-à-dire par un trop perturbateur qui demande un exorcisme (faire sortir cet élément).
La possession est due soit à l'action propre du malade (établissement de mauvais rapport avec un iwa), soit à une tierce personne (envoûtement). La détermination de la cause permet d'organiser la stratégie de guérison. Il s'agit d'une étape primordiale, qui permet d'adopter le traitement approprié.
Grâce à son travail de terrain, Nicolas Vonarx passe en revue toute une série de pratiques qui se recoupent autour du traitement des symptômes, de la réconciliation avec les iwa et de l'engagement à les honorer. Le thérapeute vodou, plus qu'un simple guérisseur, est un devin, une personne armée de magie agressive et un moralisateur.
6.- L'ouvrage montre de manière très détaillée et richement documentée l'importance du vodou dans le système de soin haïtien. L'auteur se garde de faire des généralités et des typologies hâtives, puisqu'il précise qu'il s'agit d'une représentation actuelle du vodou (en fonction des lieux, des époques et des besoins, le vodou a pu être un système magique, religieux ou thérapeutique).
Compte tenu de la finesse de l'enquête et de l'actualité du sujet, l'ouvrage intéressera tout lecteur étudiant l’ethnologie, la médecine, la para-médecine, ou la question de l'intervention médicale en Haïti. Un ouvrage à lire avec autant d'intérêt que l'Anthropologie de la maladie de François Laplantine.
Référence électronique
Marion Grosshans, « Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2012, mis en ligne le 06 avril 2012, consulté le 07 avril 2012.
URL : http://lectures.revues.org/7906
Dans l'imaginaire collectif, le vaudou évoque une série d'images stéréotypées, telles la magie noire, les poupées vaudou, les rituels occultes et la transformation d’êtres humains en zombies. Cette représentation, véhiculée par des films hollywoodiens d’épouvante et à forte teneur en hémoglobine, puise sa source dans la littérature para-anthropologique, c’est-à-dire dans des discours produits par des auteurs qui ont voulu informer des mœurs, coutumes et manières de vivre des populations observées, mais qui n’avaient pas de formation d’ethnologue ou d’anthropologue.
Pour se dégager de ses clichés, Nicolas Vonarx choisit d'écrire vodou, terme vernaculaire souvent repris dans les travaux socio-anthropologiques. Ainsi, dans ce cas et sous cette forme, le vodou traduit bien plus qu'un système de croyances magico-religieuses visant à établir des échanges avec l’invisible. Il s’agit d’un système de soin, où les dimensions magiques et religieuses sont secondaires par rapport à la finalité thérapeutique.
2.- L’ouvrage Le Vodou haïtien : entre médecine, magie et religion est une réédition sous presses françaises (les Presses Universitaires de Rennes) du même ouvrage paru aux Presses de l’Université de Laval (Canada) en août 2011. Il est à noter qu’aucun ajout n’a été apporté à l’édition française, qui est au final une stricte reproduction de la version canadienne.
L’ouvrage a pour base de réflexion la double formation de Nicolas Vonarx (infirmier, puis ethnologue). Il questionne les rapports entre spiritualité et maladie, en s’axant sur les systèmes étiologico-thérapeutiques existant en Haïti. Comme le souligne Raymond Massé dans la préface, l’intérêt majeur de cet ouvrage est de proposer « une relecture révolutionnaire du vodou contemporain, non plus comme religion, mais d’abord et avant tout, comme système de soins » (Vonarx, 2012 : VII).
3.- L’ouvrage commence par une longue ouverture de vingt-trois pages (Préface, Note pour l’usage du mot vodou, Glossaire de quelques mots créoles, Remerciements, Avant-Propos), avant de laisser place à l’Introduction.
Si cet agencement peut rebuter, il se révèle finalement indispensable pour immerger le lecteur dans le sujet et le dégager des prénotions et clichés qu’évoque forcément une telle thématique. Soulignons que la préface de Raymond Massé (spécialiste en anthropologie de la santé) constitue une excellente recension.
En cinq pages menées tambour battant, Massé fournit au lecteur l’envie de lire l’ouvrage, mais aussi le sentiment de se trouver face à une réflexion majeure de l’anthropologie de la maladie.
Dans son Introduction, Nicolas Vonarx fait le point sur l'histoire du vodou et de l'évolution de ses représentations (condamnation de cette pratique, puis curiosité centrée sur la magie, classification dans les religions afro-américaines, et enfin découverte du vodou comme système de soin). L'auteur présente aussi minutieusement sa méthodologie d'enquête et sa problématique : comment les savoirs, les discours et les pratiques interviennent dans les épisodes de la maladie dans la commune rurale de Bwa-Bijou (département de l'Artibonite).
4.- Dans la première partie « Le vodou au sein du pluralisme magico-religieux », la place du vodou comme système thérapeutique est abordée par le biais de parcours de soins. Ceux-ci permettent de percevoir la complexité et le pluralisme de la médecine en Haïti, puisque Vonarx y décrit trois secteurs de santé: la médecine créole (héritage des traditions africaines), la biomédecine ou médecine occidentale (soutenue par les ONG) et les Eglises aux missions de guérison (gestion spirituelle de la maladie).
Même si ces trois secteurs de santé semblent divergents et loin du vodou, il existe des points de rencontre. En effet, l'auteur les montre en interrogeant le choix de devenir thérapeute (vocation, choix divin, contrainte par les esprits), et les modes d'accession au savoir. En analysant chaque pratique séparément, puis en la croisant au vodou, Vonarx parvient à montrer l'enchevêtrement intime qu'il existe entre le médical et le religieux dans la conception de la maladie et le traitement qu'il en est fait en Haïti.
5.- La deuxième partie se consacre exclusivement au vodou à travers l'organisation et le contenu de ce système de soin.
Dans un premier temps, l'auteur décrit les spécificités de ce système en détaillant Les pièces maîtresses qui le composent: les relations entre le thérapeute (oungan ou mambo) et les entités invisibles (iwa). Ces relations sont au centre de la pratique vodou, puisque c'est d'elles que les pouvoirs de soin et de guérison du thérapeute dépendent.
L'auteur poursuit son travail d'ethnographie en détaillant les lieux de pratique et les lieux de pèlerinage vodou. Mais Vonarx ne se limite pas à l'étude d'un phénomène magico-religieux, puisqu'il explore le système explicatif de la maladie vodou et pousse ainsi son travail dans l'anthropologie de la maladie.
Dans la représentation haïtienne, la maladie est le résultat d'un désordre provoqué par l'intervention d'un iwa, c'est-à-dire par un trop perturbateur qui demande un exorcisme (faire sortir cet élément).
La possession est due soit à l'action propre du malade (établissement de mauvais rapport avec un iwa), soit à une tierce personne (envoûtement). La détermination de la cause permet d'organiser la stratégie de guérison. Il s'agit d'une étape primordiale, qui permet d'adopter le traitement approprié.
Grâce à son travail de terrain, Nicolas Vonarx passe en revue toute une série de pratiques qui se recoupent autour du traitement des symptômes, de la réconciliation avec les iwa et de l'engagement à les honorer. Le thérapeute vodou, plus qu'un simple guérisseur, est un devin, une personne armée de magie agressive et un moralisateur.
6.- L'ouvrage montre de manière très détaillée et richement documentée l'importance du vodou dans le système de soin haïtien. L'auteur se garde de faire des généralités et des typologies hâtives, puisqu'il précise qu'il s'agit d'une représentation actuelle du vodou (en fonction des lieux, des époques et des besoins, le vodou a pu être un système magique, religieux ou thérapeutique).
Compte tenu de la finesse de l'enquête et de l'actualité du sujet, l'ouvrage intéressera tout lecteur étudiant l’ethnologie, la médecine, la para-médecine, ou la question de l'intervention médicale en Haïti. Un ouvrage à lire avec autant d'intérêt que l'Anthropologie de la maladie de François Laplantine.
Référence électronique
Marion Grosshans, « Nicolas Vonarx, Le Vodou haïtien. Entre médecine, magie et religion », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2012, mis en ligne le 06 avril 2012, consulté le 07 avril 2012.
URL : http://lectures.revues.org/7906
UNE GAGANATE HAITIENN DU SUPER LOTO DES USA AURAIT PERDU SON TICKET
Une Haïtienne de 37 ans affirme être un des trois mystérieux gagnants de la cagnotte record de 656 millions de dollars aux Etats-Unis: elle assure avoir "perdu" son ticket.
Mirlande Wilson, mère de sept enfants et cheffe d'équipe d'un restaurant McDonald's, avait suscité une frénésie médiatique en début de semaine en affirmant figurer parmi les gagnants. Jeudi, le McDonald's en question avait reçu la protection de policiers tentant de tenir les caméras à l'écart.
"Je l'ai perdu", a déclaré jeudi soir à propos du ticket Mme Wilson, avec un sourire embarrassé, sur une chaîne locale, NBC 4. "Je n'ai pas inventé cette histoire pour attirer l'attention", a assuré cette habitante de Baltimore (Maryland, est), alors que le fait que personne n'ait vu son ticket avait suscité des soupçons.
Elle a rejeté les informations affirmant qu'elle avait caché le fameux ticket sur son lieu de travail. "Comment aurais-je pu avoir eu le ticket, et l'avoir caché derrière une machine à faire des McFlurry (glaces, ndlr)?", a-t-elle dit.
Mystérieux gagnant
Mirlande Wilson a également affirmé que le ticket était seulement le sien et qu'il n'était pas celui acheté en commun avec ses collègues de travail, comme ces derniers l'affirment.
"Personne ne nous a montré le ticket gagnant", a affirmé jeudi devant la presse Stephen Martino, directeur de la loterie du Maryland, prêt à payer les 105'106'389,24 dollars après impôts dus à celui qui a validé vendredi dernier dans cet Etat la combinaison gagnante.
Personne ne s'est d'ailleurs manifesté dans les deux autres Etats où des vainqueurs ont été signalés, l'Illinois (nord) et le Kansas (centre).
La super-cagnotte avait proposé le montant le plus élevé jamais mis sur la table dans une loterie, suscitant une folie du jeu aux quatre coins du pays.
http://www.arcinfo.ch/fr/monde/super-cagnotte-aux-usa-une-haitienne-assure-avoir-perdu-le-ticket-gagnant-577-424717
Mirlande Wilson, mère de sept enfants et cheffe d'équipe d'un restaurant McDonald's, avait suscité une frénésie médiatique en début de semaine en affirmant figurer parmi les gagnants. Jeudi, le McDonald's en question avait reçu la protection de policiers tentant de tenir les caméras à l'écart.
"Je l'ai perdu", a déclaré jeudi soir à propos du ticket Mme Wilson, avec un sourire embarrassé, sur une chaîne locale, NBC 4. "Je n'ai pas inventé cette histoire pour attirer l'attention", a assuré cette habitante de Baltimore (Maryland, est), alors que le fait que personne n'ait vu son ticket avait suscité des soupçons.
Elle a rejeté les informations affirmant qu'elle avait caché le fameux ticket sur son lieu de travail. "Comment aurais-je pu avoir eu le ticket, et l'avoir caché derrière une machine à faire des McFlurry (glaces, ndlr)?", a-t-elle dit.
Mystérieux gagnant
Mirlande Wilson a également affirmé que le ticket était seulement le sien et qu'il n'était pas celui acheté en commun avec ses collègues de travail, comme ces derniers l'affirment.
"Personne ne nous a montré le ticket gagnant", a affirmé jeudi devant la presse Stephen Martino, directeur de la loterie du Maryland, prêt à payer les 105'106'389,24 dollars après impôts dus à celui qui a validé vendredi dernier dans cet Etat la combinaison gagnante.
Personne ne s'est d'ailleurs manifesté dans les deux autres Etats où des vainqueurs ont été signalés, l'Illinois (nord) et le Kansas (centre).
La super-cagnotte avait proposé le montant le plus élevé jamais mis sur la table dans une loterie, suscitant une folie du jeu aux quatre coins du pays.
http://www.arcinfo.ch/fr/monde/super-cagnotte-aux-usa-une-haitienne-assure-avoir-perdu-le-ticket-gagnant-577-424717
vendredi 6 avril 2012
De l’assistance à personne en danger
Un accident de la circulation. Une moto à quatre roues (un Quad) renversée par une voiture dans sa course effrénée. Très peu ou pas de témoins sur un axe peu fréquenté à la tombée de la nuit. Sur les lieux du drame, un peu ou longtemps plus tard un bon samaritain ne retrouva que le corps inanimé de celui qui pilotait cette moto qui avait disparu, que dis-je, qui avait été volée. Il le prit avec lui et l’emmena à l’hôpital ou des collègues médecins allaient identifier et faire le constat du décès de leur ami qui a été dépossédé de son porte feuille et de ses pièces d’identité avec.
Vous me direz que c’est ignoble de heurter un véhicule et de ne pas s’arrêter. Bien sûr. Je vous direz tout de suite que la situation est chez nous, plus compliquée que ça. Il ne s’agit pas pour moi d’innocenter ce lâche chauffard qui a pris la fuite ou cet ignoble individu qui l’a dépouillé. Et ça on ne saura jamais le dire, un jeune homme grièvement blessé ou carrément mort. Mais il s’agit surtout et encore de regarder en face la réalité d’une société qui a su transformer en monstres ses propres citoyens. On a déjà vu des chauffeurs se faire lyncher par la population suite à un accident de la voie publique. Il n’existe pas de moyen efficace visant à sécuriser celui qui est automatiquement jugé coupable. De même qu’il n’existe aucun mécanisme de secours défini, connu et reconnu par la population. Des son plus jeune âge, le petit américain sait qu’en cas d’urgence, il a un recourt à trois chiffres 911.
Chez nous porter secours à une personne en danger reste à la discrétion et relève de la responsabilité de celui qui souhaite s’y engager. « Je wè bouch pe » (on voit mais on ne dit rien). Tant de cas de vols à mains, à l’arraché, de fusillades, de crimes ont été effectués sous les regards passifs de passants, marchands et même des agents des forces de l’ordre.
Ce bon samaritain qui s’est engagé à venir au secours de ce jeune homme baignant dans son sang n’a eu d’autre recours que de le prendre à bord de sa camionnette pour le conduire au centre hospitalier le plus proche.
Remarquez qu’il n’était pas question pour lui de faire appel à un service ambulancier, type SAMU ou SMUR, qui aurait été équipé pour une prise en charge adéquate au cas où il y aurait encore une vie à sauver.
Une lettre pourtant à l’instant me monte à l’esprit. E pour état de droit, mais bon, on n’en est pas encore là. L’abc de l’assistance à personne en danger, un concept dont la définition nous est encore inconnue.
Carlie
Vous me direz que c’est ignoble de heurter un véhicule et de ne pas s’arrêter. Bien sûr. Je vous direz tout de suite que la situation est chez nous, plus compliquée que ça. Il ne s’agit pas pour moi d’innocenter ce lâche chauffard qui a pris la fuite ou cet ignoble individu qui l’a dépouillé. Et ça on ne saura jamais le dire, un jeune homme grièvement blessé ou carrément mort. Mais il s’agit surtout et encore de regarder en face la réalité d’une société qui a su transformer en monstres ses propres citoyens. On a déjà vu des chauffeurs se faire lyncher par la population suite à un accident de la voie publique. Il n’existe pas de moyen efficace visant à sécuriser celui qui est automatiquement jugé coupable. De même qu’il n’existe aucun mécanisme de secours défini, connu et reconnu par la population. Des son plus jeune âge, le petit américain sait qu’en cas d’urgence, il a un recourt à trois chiffres 911.
Chez nous porter secours à une personne en danger reste à la discrétion et relève de la responsabilité de celui qui souhaite s’y engager. « Je wè bouch pe » (on voit mais on ne dit rien). Tant de cas de vols à mains, à l’arraché, de fusillades, de crimes ont été effectués sous les regards passifs de passants, marchands et même des agents des forces de l’ordre.
Ce bon samaritain qui s’est engagé à venir au secours de ce jeune homme baignant dans son sang n’a eu d’autre recours que de le prendre à bord de sa camionnette pour le conduire au centre hospitalier le plus proche.
Remarquez qu’il n’était pas question pour lui de faire appel à un service ambulancier, type SAMU ou SMUR, qui aurait été équipé pour une prise en charge adéquate au cas où il y aurait encore une vie à sauver.
Une lettre pourtant à l’instant me monte à l’esprit. E pour état de droit, mais bon, on n’en est pas encore là. L’abc de l’assistance à personne en danger, un concept dont la définition nous est encore inconnue.
Carlie
AUJOURD'HUI 6 AVRIL
Haiti Recto Verso vous souhaite une excellente journée. Aujourd’hui on est le 6 avril 2012.
On est aussi le vendredi saint. Le jour qui commémore la crucifixion du Christ. EN Haïti c’est un jour férié. Le jour de la bonne bouffe qui va me manquer énormément. Je n’aurai même pas l’occasion d’aller gratter chez des amis puisque je suis au boulot et je vais finir très tard.
Les gens se préparent aussi pour aller à l’église et écouter les sermons autour des sept dernières paroles du Christ. Vous les connaissez les derniers mots prononcés par Jésus Christ avant de rendre l’esprit ?
Voilà on vous les rappelle dans l’ordre et avec les références :
1.- " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné Matthieu 27:46? "
2. " Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font ». Luc 23:34
3. " En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis. " Luc 23:43
4.- " Femme, voici ton fils. ", " Voici ta mère ». Jean 19:26-27
5.- " J'ai soif " : Jean 19:28
6.- " Tout est accompli " Jean 19:30.
7.- " Père, en tes mains je remets mon esprit. (Baddoch efkid ruel). Luc 23:46
Etant enfant, on appréciait les menus et on trouvait moins marrant d’aller à l’église. Ceci, d’autant plus que l’on était en vacances. Le temps assez venteux se prêtait bien à faire monter les cerfs-volants (CAP et GRANDOUS)…Nostalgie quand tu nous tiens !
Bref, hier soir en lisant les dépêches venant d’Haïti, j’ai appris que le président Martelly se trouvait aux USA pour une intervention au niveau de son coude. Le président Chavez du Venezuela se fait soigner à Cuba. René Préval lui aussi s’était fait soigner du cancer de prostate à Cuba. Toute la bourgeoisie haïtienne se fait soigner à l’étranger.
Même les accouchements se font en particulier aux USA. Les gens se disent qu’il faut au moins donner une chance à l’enfant. Comme si la nationalité haïtienne représentait une sorte de tare ou une déveine.
Ceci explique en grande partie le contenu des débats et surtout les crises entre les pouvoir s législatifs et exécutif chez nous, autour de ce problème de la double nationalité.
En fait, les gens qui sont dans l’administration publique n’ont jamais renoncé à leur nationalité mais leurs parents avaient fait le choix délibéré de se prémunir d’une nationalité plus utile et plus intéressante que la nationalité haïtienne.
Mais pour revenir sur la dépêche qui annonce le départ de Michel Martelly pour se faire soigner à l’extérieur je dois dire que plusieurs fois dans l’année, je reçois des dossiers médicaux avec des pathologies souvent traitables et curables qui pour leurs porteurs représentent de vrais arrêts de mort. Car eux, ils ne disposent pas de moyens pour aller à l’extérieur et se faire soigner.
Comme ceux qui sont dans les gouvernements ont ces moyens-là, la mise en place d’un système de soins adéquats et efficace ne représentent jamais une priorité ni pour les gouvernements des Duvalier, ni pour ceux qui ont eu naissance avec les coups d’Etat ni pour l’ère prévalo-aristidienne.
Ceci sert d’explication susceptible de justifier notre désir d’intervenir au sein de l’afhes dans le domaine de la sante…
En attendant joyeuses pâques à tous !
Restez avec nous !
On est aussi le vendredi saint. Le jour qui commémore la crucifixion du Christ. EN Haïti c’est un jour férié. Le jour de la bonne bouffe qui va me manquer énormément. Je n’aurai même pas l’occasion d’aller gratter chez des amis puisque je suis au boulot et je vais finir très tard.
Les gens se préparent aussi pour aller à l’église et écouter les sermons autour des sept dernières paroles du Christ. Vous les connaissez les derniers mots prononcés par Jésus Christ avant de rendre l’esprit ?
Voilà on vous les rappelle dans l’ordre et avec les références :
1.- " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné Matthieu 27:46? "
2. " Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font ». Luc 23:34
3. " En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis. " Luc 23:43
4.- " Femme, voici ton fils. ", " Voici ta mère ». Jean 19:26-27
5.- " J'ai soif " : Jean 19:28
6.- " Tout est accompli " Jean 19:30.
7.- " Père, en tes mains je remets mon esprit. (Baddoch efkid ruel). Luc 23:46
Etant enfant, on appréciait les menus et on trouvait moins marrant d’aller à l’église. Ceci, d’autant plus que l’on était en vacances. Le temps assez venteux se prêtait bien à faire monter les cerfs-volants (CAP et GRANDOUS)…Nostalgie quand tu nous tiens !
Bref, hier soir en lisant les dépêches venant d’Haïti, j’ai appris que le président Martelly se trouvait aux USA pour une intervention au niveau de son coude. Le président Chavez du Venezuela se fait soigner à Cuba. René Préval lui aussi s’était fait soigner du cancer de prostate à Cuba. Toute la bourgeoisie haïtienne se fait soigner à l’étranger.
Même les accouchements se font en particulier aux USA. Les gens se disent qu’il faut au moins donner une chance à l’enfant. Comme si la nationalité haïtienne représentait une sorte de tare ou une déveine.
Ceci explique en grande partie le contenu des débats et surtout les crises entre les pouvoir s législatifs et exécutif chez nous, autour de ce problème de la double nationalité.
En fait, les gens qui sont dans l’administration publique n’ont jamais renoncé à leur nationalité mais leurs parents avaient fait le choix délibéré de se prémunir d’une nationalité plus utile et plus intéressante que la nationalité haïtienne.
Mais pour revenir sur la dépêche qui annonce le départ de Michel Martelly pour se faire soigner à l’extérieur je dois dire que plusieurs fois dans l’année, je reçois des dossiers médicaux avec des pathologies souvent traitables et curables qui pour leurs porteurs représentent de vrais arrêts de mort. Car eux, ils ne disposent pas de moyens pour aller à l’extérieur et se faire soigner.
Comme ceux qui sont dans les gouvernements ont ces moyens-là, la mise en place d’un système de soins adéquats et efficace ne représentent jamais une priorité ni pour les gouvernements des Duvalier, ni pour ceux qui ont eu naissance avec les coups d’Etat ni pour l’ère prévalo-aristidienne.
Ceci sert d’explication susceptible de justifier notre désir d’intervenir au sein de l’afhes dans le domaine de la sante…
En attendant joyeuses pâques à tous !
Restez avec nous !
Pennautier. Solidarité haïtienne à Na Loba
Une fenêtre s'est ouverte samedi dernier sur Haïti. Une fenêtre sur l'espoir et la solidarité. Au nom de l'association dont elle est présidente, Les Amis de Mona, Camille Ferrié, après avoir adressé ses remerciements à la mairie de Pennautier pour son soutien, a refait l'histoire de Mona. Réfugiée en France de 1992 à 2006, cette Haïtienne, de retour dans son pays, a consacré son existence à la condition des femmes et des orphelins dans cette région, ravagée par les tragédies. Mais Mona ne peut tout faire seule.
Créé en 2006 l'association Les Amis de Mona soutient son engagement et se mobilise en multipliant les actions afin de pouvoir collecter des fonds nécessaires. Elle multiplie les concerts, les spectacles et autres activités comme balades, repas solidaires… Le concert organisé à Na Loba et la présence sur scène de trois chorales Cazilhac, Douzens pour un récital commun et Chœur de Louve, de Pennautier, a ravi le public d'un répertoire éclectique et bien maîtrisé.
Ce n'est certainement qu'une goutte d'eau au vu des besoins, mais des manifestations comme celle-là ont déjà permis de nombreuses réalisations : création d'orphelinat, jardins potagers, coopératives de femmes…
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/06/1324792-pennautier-solidarite-haitienne-a-na-loba.html
Créé en 2006 l'association Les Amis de Mona soutient son engagement et se mobilise en multipliant les actions afin de pouvoir collecter des fonds nécessaires. Elle multiplie les concerts, les spectacles et autres activités comme balades, repas solidaires… Le concert organisé à Na Loba et la présence sur scène de trois chorales Cazilhac, Douzens pour un récital commun et Chœur de Louve, de Pennautier, a ravi le public d'un répertoire éclectique et bien maîtrisé.
Ce n'est certainement qu'une goutte d'eau au vu des besoins, mais des manifestations comme celle-là ont déjà permis de nombreuses réalisations : création d'orphelinat, jardins potagers, coopératives de femmes…
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/06/1324792-pennautier-solidarite-haitienne-a-na-loba.html
L’appel au secours d’un franco-haïtien « Mes filles courent un grand danger »
Originaire d’Haïti, un père de famille d’Epinal tente de faire venir auprès de lui ses deux filles restées dans son pays d’origine. Mais il se heurte à un incompréhensible blocage de la part de l’ambassade de France à Port-au-Prince. «J e suis français. Dire le contraire, c’est un manque de respect à mon égard », s’offusque Guyto Joseph. D’une courtoisie sans faille et d’un tempérament affable, cet homme de 39 ans a le sourire qui se crispe lorsque l’on remet en cause sa nationalité.
Car même s’il est né à Haïti, il est français. Et plutôt deux fois qu’une. Juridiquement d’une part. Parce que sa mère est française. Moralement ensuite. Parce que la France est le pays dans lequel il a choisi d’aller vivre, lorsqu’il a quitté son île natale il y a 20 ans.
Il a d’abord rallié la Guadeloupe où sa mère était vendeuse sur les marchés. Puis, après un passage par les Etats-Unis, le temps d’une formation, il a débarqué en métropole. A Epinal. C’était en 1998. Quatorze ans plus tard, il est toujours dans la Cité des Images. Il est parfaitement inséré. Il a fondé un foyer. Il est marié et a deux enfants. Il a aussi un boulot stable. Il s’occupe de l’entretien et de la maintenance au collège Jules-Ferry.
Bref, c’est un citoyen français ordinaire. Et, comme tout citoyen français, ses enfants ont la même nationalité que lui. Cela concerne ceux qu’il a eus avec son épouse. Une adolescente de 14 ans et un petit garçon de 4 ans. Mais aussi les deux filles issues d’une précédente union, lorsqu’il était jeune, avec une Haïtienne.
L’une, Fernia, a 19 ans. L’autre, Johana, en a 18. Guyto Joseph a toujours gardé des contacts avec elles. Il est allé les voir, aussi souvent que possible, à Haïti et il leur a envoyé de l’argent dès qu’il a commencé à travailler. « J’ai toujours fait de mon mieux pour subvenir à leurs besoins », insiste-t-il.
Depuis plusieurs années, le Spinalien d’adoption essaie également de les faire venir dans l’Hexagone. En vain. Il se heurte à une situation kafkaïenne. Au départ, en 2007, il s’agissait juste de leur organiser un séjour de vacances pour qu’elles découvrent le pays de leur père. « J’ai fait plein de démarches auprès de l’ambassade de France à Haïti mais cela n’a pas marché. Je demandais un visa de tourisme mais on me l’a refusé de façon logique. Car mes filles ont en fait la double nationalité, haïtienne et française. Elles n’ont donc pas besoin d’un visa pour entrer en France. Il leur faut juste un passeport français pour pouvoir passer la douane haïtienne », explique Guyto Joseph.
En 2009, il revient à la charge. Pour que ses deux filles puissent venir suivre des études en France. Il demande donc le fameux passeport français auquel elles ont en principe droit. Il réunit tout un tas de documents permettant de l’obtenir. Il a notamment deux certificats de nationalité émanant du ministère de la Justice qui établissent qu’elles sont bel et bien françaises.
Au milieu du chaos haïtien
On lui demande d’amener tous ces documents en main propre à l’ambassade de France à Port-au-Prince. Ce qu’il fait. Il s’envole pour Haïti en juin 2010. Soit six mois après le tremblement de terre qui a dévasté l’île. A sa sortie de l’avion, il ne reconnaît plus son pays d’origine. « Il n’y avait plus rien debout. Surtout à Port-au-Prince. Surtout dans le quartier où mes deux filles habitent avec leur mère. Elles vivaient toutes les trois dans une tente, devant ce qui reste de leur maison ».
Guyto Joseph pense que l’obtention d’un passeport n’est qu’une formalité et qu’il va repartir avec ses enfants. Erreur. L’ambassade bloque. Il y a soi-disant des vérifications à faire. Au bout de 15 jours, il doit embarquer seul pour Paris. Il est obligé de laisser ses deux filles derrière lui, dans l’indescriptible chaos où a basculé Haïti après le séisme. « Je n’ai pas pu les regarder en face en partant. Il n’y a pas de mot pour décrire la souffrance que j’ai ressenti », témoigne le père de famille.
Depuis, il bombarde de lettres et de mails l’ambassade de France à Port-au-Prince. Mais rien ne bouge. « Il y a eu beaucoup de fraude par le passé, à Haïti, avec les actes d’état civiles, en particulier avec les reconnaissances d’enfants. Des vérifications sont donc indispensables. D’autant que les différents documents fournis par monsieur Joseph présentent des incohérences sur lesquelles il convient de lever le doute », justifie un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui a contacté l’ambassade. Sans précision, toutefois sur les « incohérences » ni sur le type de «vérifications» à effectuer. Qui plus est, cela n’explique pas du tout pourquoi la procédure traîne depuis… 2 ans.
« Tout est racket là-bas »
De quoi faire exploser la patience et les nerfs du Spinalien. D’autant qu’il affirme que ces deux filles « courent un grand danger » actuellement en Haïti. Par sa faute. Indirectement : « Là-bas, certains pensent que, comme j’habite en France, j’ai beaucoup d’argent. Mes filles sont donc victimes de jalousie et de haine. On les menace et on essaye de leur faire du mal », raconte Guyto Joseph qui évoque des agressions basées sur le vaudou, un culte qui mêle magie noire et religion. Vu d’Occident, cela peut prêter à sourire. Mais à Haïti, c’est quelque chose de très sérieux, voire de carrément dangereux.
Guyto Joseph n’est toutefois pas prêt à tout pour sortir ces filles de là : « Tout est racket là-bas. Y compris à l’ambassade de France. Si j’avais 5 000 ou 6 000 €, je suis certain que les passeports seraient vite faits. Mais je ne veux pas de ça. J’ai des droits et mes enfants aussi. Je veux les faire valoir ». Le père de famille a donc fini, il y a quelques semaines, par frapper à la porte du bureau d’un avocat, en l’occurrence Me David Collot.
Pour le juriste spinalien, il n’y a pas l’ombre d’une ambiguïté : rien ne peut empêcher les filles de son client de rallier l’Hexagone. Et il est prêt à lancer des procédures devant la justice pour faire respecter un principe simple : « Les jeunes filles sont françaises et on ne peut pas interdire à des Françaises de venir en France ». Cela paraît évident. Et pourtant…
Christophe GOBIN
http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2012/04/06/mes-filles-courent-un-grand-danger
Car même s’il est né à Haïti, il est français. Et plutôt deux fois qu’une. Juridiquement d’une part. Parce que sa mère est française. Moralement ensuite. Parce que la France est le pays dans lequel il a choisi d’aller vivre, lorsqu’il a quitté son île natale il y a 20 ans.
Il a d’abord rallié la Guadeloupe où sa mère était vendeuse sur les marchés. Puis, après un passage par les Etats-Unis, le temps d’une formation, il a débarqué en métropole. A Epinal. C’était en 1998. Quatorze ans plus tard, il est toujours dans la Cité des Images. Il est parfaitement inséré. Il a fondé un foyer. Il est marié et a deux enfants. Il a aussi un boulot stable. Il s’occupe de l’entretien et de la maintenance au collège Jules-Ferry.
Bref, c’est un citoyen français ordinaire. Et, comme tout citoyen français, ses enfants ont la même nationalité que lui. Cela concerne ceux qu’il a eus avec son épouse. Une adolescente de 14 ans et un petit garçon de 4 ans. Mais aussi les deux filles issues d’une précédente union, lorsqu’il était jeune, avec une Haïtienne.
L’une, Fernia, a 19 ans. L’autre, Johana, en a 18. Guyto Joseph a toujours gardé des contacts avec elles. Il est allé les voir, aussi souvent que possible, à Haïti et il leur a envoyé de l’argent dès qu’il a commencé à travailler. « J’ai toujours fait de mon mieux pour subvenir à leurs besoins », insiste-t-il.
Depuis plusieurs années, le Spinalien d’adoption essaie également de les faire venir dans l’Hexagone. En vain. Il se heurte à une situation kafkaïenne. Au départ, en 2007, il s’agissait juste de leur organiser un séjour de vacances pour qu’elles découvrent le pays de leur père. « J’ai fait plein de démarches auprès de l’ambassade de France à Haïti mais cela n’a pas marché. Je demandais un visa de tourisme mais on me l’a refusé de façon logique. Car mes filles ont en fait la double nationalité, haïtienne et française. Elles n’ont donc pas besoin d’un visa pour entrer en France. Il leur faut juste un passeport français pour pouvoir passer la douane haïtienne », explique Guyto Joseph.
En 2009, il revient à la charge. Pour que ses deux filles puissent venir suivre des études en France. Il demande donc le fameux passeport français auquel elles ont en principe droit. Il réunit tout un tas de documents permettant de l’obtenir. Il a notamment deux certificats de nationalité émanant du ministère de la Justice qui établissent qu’elles sont bel et bien françaises.
Au milieu du chaos haïtien
On lui demande d’amener tous ces documents en main propre à l’ambassade de France à Port-au-Prince. Ce qu’il fait. Il s’envole pour Haïti en juin 2010. Soit six mois après le tremblement de terre qui a dévasté l’île. A sa sortie de l’avion, il ne reconnaît plus son pays d’origine. « Il n’y avait plus rien debout. Surtout à Port-au-Prince. Surtout dans le quartier où mes deux filles habitent avec leur mère. Elles vivaient toutes les trois dans une tente, devant ce qui reste de leur maison ».
Guyto Joseph pense que l’obtention d’un passeport n’est qu’une formalité et qu’il va repartir avec ses enfants. Erreur. L’ambassade bloque. Il y a soi-disant des vérifications à faire. Au bout de 15 jours, il doit embarquer seul pour Paris. Il est obligé de laisser ses deux filles derrière lui, dans l’indescriptible chaos où a basculé Haïti après le séisme. « Je n’ai pas pu les regarder en face en partant. Il n’y a pas de mot pour décrire la souffrance que j’ai ressenti », témoigne le père de famille.
Depuis, il bombarde de lettres et de mails l’ambassade de France à Port-au-Prince. Mais rien ne bouge. « Il y a eu beaucoup de fraude par le passé, à Haïti, avec les actes d’état civiles, en particulier avec les reconnaissances d’enfants. Des vérifications sont donc indispensables. D’autant que les différents documents fournis par monsieur Joseph présentent des incohérences sur lesquelles il convient de lever le doute », justifie un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui a contacté l’ambassade. Sans précision, toutefois sur les « incohérences » ni sur le type de «vérifications» à effectuer. Qui plus est, cela n’explique pas du tout pourquoi la procédure traîne depuis… 2 ans.
« Tout est racket là-bas »
De quoi faire exploser la patience et les nerfs du Spinalien. D’autant qu’il affirme que ces deux filles « courent un grand danger » actuellement en Haïti. Par sa faute. Indirectement : « Là-bas, certains pensent que, comme j’habite en France, j’ai beaucoup d’argent. Mes filles sont donc victimes de jalousie et de haine. On les menace et on essaye de leur faire du mal », raconte Guyto Joseph qui évoque des agressions basées sur le vaudou, un culte qui mêle magie noire et religion. Vu d’Occident, cela peut prêter à sourire. Mais à Haïti, c’est quelque chose de très sérieux, voire de carrément dangereux.
Guyto Joseph n’est toutefois pas prêt à tout pour sortir ces filles de là : « Tout est racket là-bas. Y compris à l’ambassade de France. Si j’avais 5 000 ou 6 000 €, je suis certain que les passeports seraient vite faits. Mais je ne veux pas de ça. J’ai des droits et mes enfants aussi. Je veux les faire valoir ». Le père de famille a donc fini, il y a quelques semaines, par frapper à la porte du bureau d’un avocat, en l’occurrence Me David Collot.
Pour le juriste spinalien, il n’y a pas l’ombre d’une ambiguïté : rien ne peut empêcher les filles de son client de rallier l’Hexagone. Et il est prêt à lancer des procédures devant la justice pour faire respecter un principe simple : « Les jeunes filles sont françaises et on ne peut pas interdire à des Françaises de venir en France ». Cela paraît évident. Et pourtant…
Christophe GOBIN
http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2012/04/06/mes-filles-courent-un-grand-danger
jeudi 5 avril 2012
Haïti : Michel Martelly s’absente huit jours pour raison médicale dans un contexte compliqué
P-au-P, 5 avril 2012 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly a quitté Haïti mercredi 4 avril pour la Floride où il doit subir une nouvelle opération à l’épaule, annonce son bureau de presse, alors que le contexte politique s’échauffe. Le président sera de retour le 12 avril prochain juste à temps pour accueillir le président du Mexique, Felipe Calderon, attendu pour sa première visite officielle en Haïti.
Il s’agit de la seconde intervention chirurgicale que le président haïtien va subir en l’espace de six mois. Entre le 27 octobre et le 3 novembre 2011, Michel Martelly avait été aux Etats-Unis pour se faire opérer à l’épaule gauche.
Dans l’intervalle, un député en fonction avait été arrêté, Arnel Belizaire, créant l’une des plus graves crises jusqu’à ce jour de son mandat.
Michel Martelly quitte le pays, cette fois, alors que le processus de ratification de son premier ministre désigné, Laurent Lamothe, semble approcher d’une étape décisive.
Selon le président du Senat, Dieusseul Simon Desras, la séance de ratification doit avoir lieu le 10 avril, soit deux jours avant le retour prévu de Martelly.
Le rapport de la commission d’étude du dossier de Laurent Lamothe est déposé au Senat depuis 48 heures, mais sans la signature de trois membres de la commission. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé.
Par ailleurs, depuis le début de la semaine, le président de la République est au cœur d’un scandale de corruption. Après un communiqué de dénégation jugé « fantaisiste » par la journaliste qui a découvert ce qui semble être le pot aux roses, Martelly a fait savoir qu’il ne se faisait « aucun souci ». [kft gp apr 5/04/2012 9 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12651
Il s’agit de la seconde intervention chirurgicale que le président haïtien va subir en l’espace de six mois. Entre le 27 octobre et le 3 novembre 2011, Michel Martelly avait été aux Etats-Unis pour se faire opérer à l’épaule gauche.
Dans l’intervalle, un député en fonction avait été arrêté, Arnel Belizaire, créant l’une des plus graves crises jusqu’à ce jour de son mandat.
Michel Martelly quitte le pays, cette fois, alors que le processus de ratification de son premier ministre désigné, Laurent Lamothe, semble approcher d’une étape décisive.
Selon le président du Senat, Dieusseul Simon Desras, la séance de ratification doit avoir lieu le 10 avril, soit deux jours avant le retour prévu de Martelly.
Le rapport de la commission d’étude du dossier de Laurent Lamothe est déposé au Senat depuis 48 heures, mais sans la signature de trois membres de la commission. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé.
Par ailleurs, depuis le début de la semaine, le président de la République est au cœur d’un scandale de corruption. Après un communiqué de dénégation jugé « fantaisiste » par la journaliste qui a découvert ce qui semble être le pot aux roses, Martelly a fait savoir qu’il ne se faisait « aucun souci ». [kft gp apr 5/04/2012 9 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12651
Haïti-Rép. Dominicaine/Corruption : La journaliste Nuria Piera dénonce des persécutions contre ses sources supposées
jeudi 5 avril 2012 P-au-P, 5 avril 2012 [AlterPresse] --- Le gouvernement dominicain serait en train de persécuter les présumées sources de la journaliste Nuria Piera, qui a dévoilé une affaire de corruption mettant en cause notamment le sénateur et homme d’affaires dominicain Félix Bautista et le président haïtien Michel Martelly.
Dans une déclaration écrite diffusée dans la soirée du 4 avril, Nuria Piera explique que, suite à la diffusion de son reportage "La route des millions", qui implique Bautista, plusieurs personnes lui ont confié leurs préoccupations parce que les services d’intelligence du gouvernement de Leonel Fernandez sont en train de les persécuter, annonce un site d’information dominicain.
Les personnes persécutées seraient soupçonnées par le pouvoir dominicain d’avoir remis les documents à la journaliste.
Etrange, juge Nuria Piera, quand ces mêmes autorités ont tenté de discréditer son reportage. Piera se dit encore inquiète que les autorités s’en prennent injustement à des citoyens qui n’ont rien à voir avec le dossier.
Avec une douzaine de pages d’informations bancaires et de transactions authentifiées, Piera a découvert que Michel Martelly, avant et après son arrivée à la présidence d’Haïti, aurait accepté des sommes atteignant un total de 2,5 millions de dollars américains de la part de Felix Bautista.
Bautista, qui aurait aussi versé 250 mille dollars à la candidate Mirlande Manigat lors des élections de 2010, aurait été en plus gâté avec des contrats de reconstruction irréguliers pour un montant de plus de 300 millions de dollars américains.
Les documents ont également été confiés au prestigieux quotidien français Le Monde.
Jusqu’ici, Martelly, Manigat et Bautista ont démenti les informations. Mais Nuria Piera rappelle que le Watergate a tout aussi été démenti par les autorités américaines de l’époque. [kft apr 5/04/2012 10:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12652
Dans une déclaration écrite diffusée dans la soirée du 4 avril, Nuria Piera explique que, suite à la diffusion de son reportage "La route des millions", qui implique Bautista, plusieurs personnes lui ont confié leurs préoccupations parce que les services d’intelligence du gouvernement de Leonel Fernandez sont en train de les persécuter, annonce un site d’information dominicain.
Les personnes persécutées seraient soupçonnées par le pouvoir dominicain d’avoir remis les documents à la journaliste.
Etrange, juge Nuria Piera, quand ces mêmes autorités ont tenté de discréditer son reportage. Piera se dit encore inquiète que les autorités s’en prennent injustement à des citoyens qui n’ont rien à voir avec le dossier.
Avec une douzaine de pages d’informations bancaires et de transactions authentifiées, Piera a découvert que Michel Martelly, avant et après son arrivée à la présidence d’Haïti, aurait accepté des sommes atteignant un total de 2,5 millions de dollars américains de la part de Felix Bautista.
Bautista, qui aurait aussi versé 250 mille dollars à la candidate Mirlande Manigat lors des élections de 2010, aurait été en plus gâté avec des contrats de reconstruction irréguliers pour un montant de plus de 300 millions de dollars américains.
Les documents ont également été confiés au prestigieux quotidien français Le Monde.
Jusqu’ici, Martelly, Manigat et Bautista ont démenti les informations. Mais Nuria Piera rappelle que le Watergate a tout aussi été démenti par les autorités américaines de l’époque. [kft apr 5/04/2012 10:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12652
Haïti-Football : Deux matches amicaux de l’équipe haïtienne à Boston pour la préparation de la Digicel Cup
P-au-P, 5 avril 2012 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football compte se rendre à Boston (Etats-Unis) les 20 et 22 avril prochain, dans l’objectif de disputer deux matchs amicaux face à des équipes d’universités américaines pour préparer la compétition de la Digicel Cup et collecter des fonds pour finaliser la construction de l’Hôpital de Mirebalais (Est), selon les informations recueillis par AlterPresse. Ces deux matchs seront disputés face à l’équipe de l’Université de Harvard et l’équipe de l’Université de Dallemond.
« Nous sommes en phase de préparation, nous avions déjà un budget pour la préparation de cette compétition, mais nous n’avons encore aucun fond disponible pour la réalisation », indique le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football, Carlo Marcelin.
Il précise que le budget a déjà été soumis au gouvernement ainsi qu’aux différents sponsors de la sélection.
D’autre part, plusieurs joueurs qui évoluent dans des clubs étrangers ont été contactés pour voir s’ils seront disponibles durant la période de la compétition.
La direction technique Nationale de la Fédération, a reçu la confirmation d’au moins vingt trois joueurs. Seul le joueur Wilgens Louis sera absent, en raison d’une fracture à la cheville.
Les prochains matches de Boston entrent également dans le cadre de la préparation de l’équipe nationale qui doit disputer du 25 au 29 août le premier tour des éliminatoires de la Coupe Caraïbes dans le groupe B, composé des Iles Caïmans (pays hôte), Bahamas et Bermudes.
Par ailleurs, un groupe d’entraîneurs cubains doit arriver dans le pays pour prendre les rênes de l’équipe nationale en vue des échéances internationales.
La sélection haïtienne de football, éliminée lors des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, a repris les entraînements le mardi 3 avril au stade Sylvio Cator. [jep gp apr 05/04/12 12 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12655
« Nous sommes en phase de préparation, nous avions déjà un budget pour la préparation de cette compétition, mais nous n’avons encore aucun fond disponible pour la réalisation », indique le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football, Carlo Marcelin.
Il précise que le budget a déjà été soumis au gouvernement ainsi qu’aux différents sponsors de la sélection.
D’autre part, plusieurs joueurs qui évoluent dans des clubs étrangers ont été contactés pour voir s’ils seront disponibles durant la période de la compétition.
La direction technique Nationale de la Fédération, a reçu la confirmation d’au moins vingt trois joueurs. Seul le joueur Wilgens Louis sera absent, en raison d’une fracture à la cheville.
Les prochains matches de Boston entrent également dans le cadre de la préparation de l’équipe nationale qui doit disputer du 25 au 29 août le premier tour des éliminatoires de la Coupe Caraïbes dans le groupe B, composé des Iles Caïmans (pays hôte), Bahamas et Bermudes.
Par ailleurs, un groupe d’entraîneurs cubains doit arriver dans le pays pour prendre les rênes de l’équipe nationale en vue des échéances internationales.
La sélection haïtienne de football, éliminée lors des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, a repris les entraînements le mardi 3 avril au stade Sylvio Cator. [jep gp apr 05/04/12 12 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12655
Haïti: protocole pour la création d'une réserve centrale des bibliothèques
PORT-AU-PRINCE, 5 avr 2012 (AFP) - 05.04.2012 20:07 Bibliothèque Sans Frontières (BSF) a signé avec le Rectorat de l'Université d'Haïti un protocole pour la construction d'une réserve centrale des bibliothèques universitaires haïtiennes d'une capacité de 300.000 ouvrages, a-t-on appris jeudi.
"Nous sommes en train d'identifier des partenaires pour le projet d'un coût total de cinq millions d'euros, mais nous avons déjà commencé la collecte des ouvrages", a déclaré à l'AFP Patrick Veil, directeur de l'ONG française BSF. La signature de cet accord a eu lieu mercredi.
Pour le moment, la bibliothèque de l'Université publique d'Haïti compte quelque 10.000 livres dispersés dans les différentes facultés de la capitale.
"Elle va passer à 300.000 (livres) dans deux à trois ans. C'est le nouveau modèle qui se développe aussi bien en France, avec le Centre technique du livre, qu'aux Etats-Unis, dans des universités comme Yale", a souligné M. Veil.
La réserve centrale qui sera le principal lieu de stockage et de conservation des collections universitaires en Haïti va être érigée sur le prochain campus de l'Université d'Etat, au nord de la capitale, a annoncé BSF.
Après le séisme qui a frappé Haïti en 2010, BSF a mené plusieurs opérations en Haïti. L'organisation a aidé à la reconstruction de la Bibliothèque nationale et a offert une bibliothèque numérique à l'Université publique. Elle a aussi lancé un programme de lecture et de bibliothèques dans les camps de déplacés.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Haiti-protocole-pour-la-creation-d-une-reserve-centrale-des-bibliotheques.htm?&rub=5&xml=120405200701.xffzugzv.xml
"Nous sommes en train d'identifier des partenaires pour le projet d'un coût total de cinq millions d'euros, mais nous avons déjà commencé la collecte des ouvrages", a déclaré à l'AFP Patrick Veil, directeur de l'ONG française BSF. La signature de cet accord a eu lieu mercredi.
Pour le moment, la bibliothèque de l'Université publique d'Haïti compte quelque 10.000 livres dispersés dans les différentes facultés de la capitale.
"Elle va passer à 300.000 (livres) dans deux à trois ans. C'est le nouveau modèle qui se développe aussi bien en France, avec le Centre technique du livre, qu'aux Etats-Unis, dans des universités comme Yale", a souligné M. Veil.
La réserve centrale qui sera le principal lieu de stockage et de conservation des collections universitaires en Haïti va être érigée sur le prochain campus de l'Université d'Etat, au nord de la capitale, a annoncé BSF.
Après le séisme qui a frappé Haïti en 2010, BSF a mené plusieurs opérations en Haïti. L'organisation a aidé à la reconstruction de la Bibliothèque nationale et a offert une bibliothèque numérique à l'Université publique. Elle a aussi lancé un programme de lecture et de bibliothèques dans les camps de déplacés.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Haiti-protocole-pour-la-creation-d-une-reserve-centrale-des-bibliotheques.htm?&rub=5&xml=120405200701.xffzugzv.xml
XIL AU CREPUSCULE
Par Pierre René-Worms Exil au crépuscule de Philomé Robert est le témoignage poignant d’un journaliste parti un matin exercer son métier d’informer et devant fuir Haïti pour sauver sa tête.
De Radio Vision 2000 à RFI puis France24, c’est le parcours d’un combattant de la démocratie contraint à un exil sans lendemain.
Par quel miracle une journée de lundi se termine-t-elle par un aller simple Port-au-Prince Paris ? Comment se fait-il qu’un journaliste se retrouve en exil quand il ne faisait que son métier par un matin de décembre ?
Dans un Port-au-Prince où les balles sifflent, une ville livrée aux partisans du président Jean-Bertrand Aristide ouvertement hostiles à la presse indépendante, la vie d’un journaliste ne vaut pas grand-chose. Exil au crépuscule raconte la fuite d’un journaliste pour sauver sa peau. Il mêle regards sur l'exil, sentiments d'arrachement, coups de colère. Le tout empreint d'un regard sans concession sur le système politique qui a prévalu en Haïti pendant les années 2000 sous le règne du couple Aristide-Préval.
Mais, au-delà du récit d’un départ précipité vers une France à découvrir, Exil au crépuscule livre un implacable réquisitoire contre un régime qui prenait trop de libertés avec les libertés en Haïti. C’est aussi un cri vibrant en faveur du Droit et du devoir d’informer.
Ancien journaliste de Radio Vision 2000 à Port-au-Prince et de RFI à Paris, Philomé Robert est présentateur des éditions d’informations du week-end sur la chaine française d’informations internationales France 24.
Diplômé de la faculté de Linguistique appliquée et de la faculté de Droit de Port-au-Prince, de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et de Sciences Po à Paris, Philomé Robert vit à Paris depuis 10 ans. Exil au crépuscule est son premier livre. Il est par ailleurs co-auteur d’un ouvrage intitulé Haïti réinventer l’avenir publié début 2011 conjointement aux éditions de la Maison des sciences de l’homme et de l’Université d’Etat d’Haïti sur la vie en Haïti avant, pendant et après le séisme du 12 janvier 2010.
Exil au crépuscule, une coédition Editions Apopsix/RFI en vente en librairies.
http://www.rfi.fr/boutique/20120404-exil-crepuscule
De Radio Vision 2000 à RFI puis France24, c’est le parcours d’un combattant de la démocratie contraint à un exil sans lendemain.
Par quel miracle une journée de lundi se termine-t-elle par un aller simple Port-au-Prince Paris ? Comment se fait-il qu’un journaliste se retrouve en exil quand il ne faisait que son métier par un matin de décembre ?
Dans un Port-au-Prince où les balles sifflent, une ville livrée aux partisans du président Jean-Bertrand Aristide ouvertement hostiles à la presse indépendante, la vie d’un journaliste ne vaut pas grand-chose. Exil au crépuscule raconte la fuite d’un journaliste pour sauver sa peau. Il mêle regards sur l'exil, sentiments d'arrachement, coups de colère. Le tout empreint d'un regard sans concession sur le système politique qui a prévalu en Haïti pendant les années 2000 sous le règne du couple Aristide-Préval.
Mais, au-delà du récit d’un départ précipité vers une France à découvrir, Exil au crépuscule livre un implacable réquisitoire contre un régime qui prenait trop de libertés avec les libertés en Haïti. C’est aussi un cri vibrant en faveur du Droit et du devoir d’informer.
Ancien journaliste de Radio Vision 2000 à Port-au-Prince et de RFI à Paris, Philomé Robert est présentateur des éditions d’informations du week-end sur la chaine française d’informations internationales France 24.
Diplômé de la faculté de Linguistique appliquée et de la faculté de Droit de Port-au-Prince, de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et de Sciences Po à Paris, Philomé Robert vit à Paris depuis 10 ans. Exil au crépuscule est son premier livre. Il est par ailleurs co-auteur d’un ouvrage intitulé Haïti réinventer l’avenir publié début 2011 conjointement aux éditions de la Maison des sciences de l’homme et de l’Université d’Etat d’Haïti sur la vie en Haïti avant, pendant et après le séisme du 12 janvier 2010.
Exil au crépuscule, une coédition Editions Apopsix/RFI en vente en librairies.
http://www.rfi.fr/boutique/20120404-exil-crepuscule
mercredi 4 avril 2012
Jimmy Colas remonte sur le ring le mois prochain
Un championnat de France à Istres pour le Boxeur Jimmy Colas, il n'a plus boxé depuis 5 mois (défaite contre BONSU), l'Istréen d'origine Haïtienne rencontrera le 12 mai Franck Haroche.Jimmy Colas évoque son prochain rendez-vous le mois prochain.
"Je me prépare pour le championnat de Fance qui aura lieu le 12 mai prochain dans ma ville Istres.
Après l'annulation du combat le 12 octobre 2011 contre Cédric VITU, j'ai rencontré BONSU en Belgique le 11 novembre où j'ai réalisé un très beau combat mais les juges en ont décidé autrement en accordant la victoire à mon adversaire.
Je me suis ensuite préparé pour combattre de nouveau contre VITU le 15 décembre. Ce combat a malheureusement été reporté au 28 Janvier puis encore reporté au 3 mars pour finalement ne pas avoir lieu.
Coté préparation, je n'ai pas changé mes habitudes. Mon frère James, mon entraineur soutenu par Manu Dolzanelli, mon entraîneur de Paris , ma préparation s'effectue sur Istres. Je suis également une préparation spécifique grâce à mes sparing partner's et notamment Matthieu Vanbaelinghem qui est une fausse garde et me donne les répliques.
Mon objectif est de devenir Champion de France dans ma ville devant mon public, pour mes enfants et ma famille.
Depuis 2007, avec l'arrivée de notre nouveau président Stéphane Tomas et son équipe, ainsi que James Colas en tant qu'entraîneur, et moi même en tant qu'entraîneur d'aèroboxe (110 adhérents), le club n'a cessé d'augmenter ses performances, notamment en terme de nombre d'adhérents mais aussi en terme de titres (champions de France, champions Régionaux)"
http://www.maritima.info/actualites/sports/martigues/2561/jimmy-colas-remonte-sur-le-ring-le-mois-prochain.html
United Nations Still Denies Its Troops Brought Cholera To Haiti
Picture this: soldiers from a foreign army are stationed near the headwaters of the Mississippi River. Sewage running from their base has long polluted the waterway, but the authorities never paid attention. One day, a new rotation of soldiers arrives, carrying a deadly bacteria never before seen in the United States. It enters the water. People get sick, then die. The infection spreads from St. Louis to Memphis to New Orleans, explodes along the Gulf Coast, and from there to every state in the union. Overwhelmed health responders watch in horror as family after family succumbs. Within a year, five percent of Americans have fallen seriously ill and thousands have died. The president tells a terrified and exhausted nation that it will cost more than the annual national budget to control the disease. Yet no court can hold the soldiers accountable for negligence, or even get them to acknowledge their role in causing the outbreak. “It doesn't matter,” an army spokesman says. Such a nightmare is happening right now in Haiti. Cholera erupted on the shores of the country's most important river in the fall of 2010, downstream from a base that housed U.N. soldiers from Nepal. The disease has sickened half a million people and killed at least 7,000. As health officials and bureaucrats bicker over the best response, the disease is surging again with the spring rains. Haitians are left struggling to deal with the unending epidemic, caused by the very soldiers dispatched to protect them.
A year and a half ago, that last sentence would have been incendiary. Most foreigners assumed that cholera was part of the impoverished country's landscape, a result of the squalid living conditions that many Haitians found themselves in after the country’s massive 2010 earthquake. Suggesting otherwise was seen as an exercise in reckless scapegoating. But as the Associated Press correspondent in Port-au-Prince, it quickly became clear to me that there was more to the story. For one thing, the outbreak had first been noticed outside of the quake zone in the country's rice-growing heartland. More startlingly, no one had ever before recorded an outbreak of cholera in Haiti. Our resulting investigation in late 2010, along with those of Harvard microbiologists, a French-led team of epidemiologists and others would uncover a mountain of evidence pointing to the U.N. base as the source of the outbreak. Today Bill Clinton, the U.N. Special Envoy to Haiti, can casually link the peacekeepers to the epidemic. A summary of the facts to date can sit comfortably as the lead story in Sunday's New York Times.
But one key group still insists upon doubting the cholera’s source. The U.N. Stabilization Mission in Haiti, or MINUSTAH, has steadfastly refused to accept the evidence of its negligence. Aware of its nosediving popularity in Haiti eight years after it was installed, the U.N. has become increasingly defensive in the face of criticism there. The spokesman for United Nations Secretary-General Ban Ki-moon, Martin Nesirky, reiterated on Monday that “it was not possible to be conclusive about how cholera was introduced into Haiti … and, therefore, at this point, I don’t have any further comment.”
Nesirky ignores the overwhelming evidence implicating the U.N. soldiers: that the disease first appeared in the water next to their base, and that the bacterium was, in the words of a 2011 panel appointed under pressure by the U.N., a “perfect match” for cholera circulating 9,000 miles away in Nepal. But he is right that there will probably never be a smoking gun--a thermal video, one might imagine, of the index Vibrio cholerae microbe sloughing out of the base into the Artibonite River system. That is in large part because, as soon as the U.N. base was implicated, principal agencies including the U.N. World Health Organization and U.S. Centers for Disease Control and Prevention refused to investigate in the critical months when such evidence might have still been present. (Many major U.S. news outlets followed their lead, ignoring the story for weeks and then blasting the very idea of trying to pinpoint the epidemic's origin.)
The ever-clarifying picture of how cholera came to Haiti has clear implications for public health. A conversation about how to move troops and other large groups of people from one side of the world to the other without putting vulnerable populations at risk has already begun. The U.N. has quietly removed the Nepalese soldiers from their base, replaced by a Uruguayan contingent that dug a new path for the river farther away from its perimeter and stopped dumping its waste in overflowing pits across the street. It is also installing water treatment centers on 28 of its bases throughout Haiti, and taking measures to ensure water can no longer go out of U.N. camps, according to mission spokeswoman Sylvie Van Den Wildenberg.
But that alone is of little solace to the people still suffering cholera's wrath nearby. Many of the epidemic's first victims still live around the base in Meille, a collection of concrete, thatch and mud houses spread thin amongst the banana trees. Children splash around in the babbling river where the infection began, women washing and bathing on rocks in the sun. Jonas Fleury used to sell homemade liquor and food to the Nepalese soldiers. He was one of the first to be hospitalized, and his cousin was one of the first to die. “The U.N. polluted the river. I don't drink from it anymore,” he said, his eyes flashing with fury.
Meanwhile at least one group is pursuing redress by legal means. Following the lead of victims of negligence from Love Canal to BP's Deepwater Horizon, a team of lawyers has filed a petition for relief on behalf of 5,000 cholera victims. The action brought by the Institute for Justice and Democracy in Haiti, a longtime opponent of the peacekeepers, demands the U.N. pay reparations for “gross negligence, recklessness and deliberate indifference.” Their petition also calls for the U.N. to fund a national program for clean water, adequate sanitation and appropriate medical treatment. Some of those items are nice ideas to which the U.N. agencies have paid lip service, but they are currently under no obligation to implement any of them. Moreover, the U.N.'s forces are protected by a standard agreement shielding its troops from prosecution in the country where they are deployed. If the case proceeds, it could change the ways that soldiers and responders are moved, and conduct themselves, around the world. Such a goal would seem theoretical or even irrelevant to some. But not when it's your river.
Like The Daily Beast on Facebook and follow us on Twitter for updates all day long.
Jonathan M. Katz was the Associated Press correspondent in Haiti from 2007 to 2011. His forthcoming book about the earthquake and response, The Big Truck That Went By (Palgrave Macmillan), recently won the J. Anthony Lukas Work-in-Progress Award given by Columbia Journalism School and the Nieman Foundation for Journalism at Harvard.
For inquiries, please contact The Daily Beast ateditorial@thedailybeast.com.
http://www.thedailybeast.com/articles/2012/04/04/united-nations-still-denies-its-troops-brought-cholera-to-haiti.html
A year and a half ago, that last sentence would have been incendiary. Most foreigners assumed that cholera was part of the impoverished country's landscape, a result of the squalid living conditions that many Haitians found themselves in after the country’s massive 2010 earthquake. Suggesting otherwise was seen as an exercise in reckless scapegoating. But as the Associated Press correspondent in Port-au-Prince, it quickly became clear to me that there was more to the story. For one thing, the outbreak had first been noticed outside of the quake zone in the country's rice-growing heartland. More startlingly, no one had ever before recorded an outbreak of cholera in Haiti. Our resulting investigation in late 2010, along with those of Harvard microbiologists, a French-led team of epidemiologists and others would uncover a mountain of evidence pointing to the U.N. base as the source of the outbreak. Today Bill Clinton, the U.N. Special Envoy to Haiti, can casually link the peacekeepers to the epidemic. A summary of the facts to date can sit comfortably as the lead story in Sunday's New York Times.
But one key group still insists upon doubting the cholera’s source. The U.N. Stabilization Mission in Haiti, or MINUSTAH, has steadfastly refused to accept the evidence of its negligence. Aware of its nosediving popularity in Haiti eight years after it was installed, the U.N. has become increasingly defensive in the face of criticism there. The spokesman for United Nations Secretary-General Ban Ki-moon, Martin Nesirky, reiterated on Monday that “it was not possible to be conclusive about how cholera was introduced into Haiti … and, therefore, at this point, I don’t have any further comment.”
Nesirky ignores the overwhelming evidence implicating the U.N. soldiers: that the disease first appeared in the water next to their base, and that the bacterium was, in the words of a 2011 panel appointed under pressure by the U.N., a “perfect match” for cholera circulating 9,000 miles away in Nepal. But he is right that there will probably never be a smoking gun--a thermal video, one might imagine, of the index Vibrio cholerae microbe sloughing out of the base into the Artibonite River system. That is in large part because, as soon as the U.N. base was implicated, principal agencies including the U.N. World Health Organization and U.S. Centers for Disease Control and Prevention refused to investigate in the critical months when such evidence might have still been present. (Many major U.S. news outlets followed their lead, ignoring the story for weeks and then blasting the very idea of trying to pinpoint the epidemic's origin.)
The ever-clarifying picture of how cholera came to Haiti has clear implications for public health. A conversation about how to move troops and other large groups of people from one side of the world to the other without putting vulnerable populations at risk has already begun. The U.N. has quietly removed the Nepalese soldiers from their base, replaced by a Uruguayan contingent that dug a new path for the river farther away from its perimeter and stopped dumping its waste in overflowing pits across the street. It is also installing water treatment centers on 28 of its bases throughout Haiti, and taking measures to ensure water can no longer go out of U.N. camps, according to mission spokeswoman Sylvie Van Den Wildenberg.
But that alone is of little solace to the people still suffering cholera's wrath nearby. Many of the epidemic's first victims still live around the base in Meille, a collection of concrete, thatch and mud houses spread thin amongst the banana trees. Children splash around in the babbling river where the infection began, women washing and bathing on rocks in the sun. Jonas Fleury used to sell homemade liquor and food to the Nepalese soldiers. He was one of the first to be hospitalized, and his cousin was one of the first to die. “The U.N. polluted the river. I don't drink from it anymore,” he said, his eyes flashing with fury.
The U.N. Stabilization Mission in Haiti has steadfastly refused to accept the evidence of its negligence.
In another time and place, Fleury might have a responsive government, or a forum in which to demand accountability from the organization that ruined his neighborhood, killed his relatives and changed his way of life. But he does not. That leaves the question to others: What should happen when the people who respond to one set of crises are responsible for creating another? How do peacekeepers intend to promote the rule of law in a country where they are now widely seen as having acted with impunity? By trying to slam the door on inquiry about the origin of the epidemic, they took the debate out of the hands of health authorities and handed it many of Haiti's less savory political actors, who have gladly stoked a nation's anger for their own ends.Meanwhile at least one group is pursuing redress by legal means. Following the lead of victims of negligence from Love Canal to BP's Deepwater Horizon, a team of lawyers has filed a petition for relief on behalf of 5,000 cholera victims. The action brought by the Institute for Justice and Democracy in Haiti, a longtime opponent of the peacekeepers, demands the U.N. pay reparations for “gross negligence, recklessness and deliberate indifference.” Their petition also calls for the U.N. to fund a national program for clean water, adequate sanitation and appropriate medical treatment. Some of those items are nice ideas to which the U.N. agencies have paid lip service, but they are currently under no obligation to implement any of them. Moreover, the U.N.'s forces are protected by a standard agreement shielding its troops from prosecution in the country where they are deployed. If the case proceeds, it could change the ways that soldiers and responders are moved, and conduct themselves, around the world. Such a goal would seem theoretical or even irrelevant to some. But not when it's your river.
Like The Daily Beast on Facebook and follow us on Twitter for updates all day long.
Jonathan M. Katz was the Associated Press correspondent in Haiti from 2007 to 2011. His forthcoming book about the earthquake and response, The Big Truck That Went By (Palgrave Macmillan), recently won the J. Anthony Lukas Work-in-Progress Award given by Columbia Journalism School and the Nieman Foundation for Journalism at Harvard.
For inquiries, please contact The Daily Beast ateditorial@thedailybeast.com.
http://www.thedailybeast.com/articles/2012/04/04/united-nations-still-denies-its-troops-brought-cholera-to-haiti.html
Haïti : hausse des cas de choléra avec l'arrivée des pluies
Le nombre de nouveaux cas de choléra en Haïti a augmenté avec l'arrivée de la saison des pluies, a annoncé mardi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Dans son bulletin mensuel, le bureau affirme que les nouveaux cas de choléra se sont principalement déclarés dans l'ouest et le nord du pays. Les autorités haïtiennes ont enregistré 77 nouveaux cas par jour dans le pays au début du mois de mars, qui marque le début de la saison des pluies.
Des équipes médicales ont été déployées pour tenter de freiner la propagation de la maladie, mais leurs efforts sont compliqués par un manque de coordination et l'absence de salaires pour payer les employés des centres de traitement du choléra gérés par les autorités haïtiennes, selon le bulletin de l'ONU.
Les opérations quotidiennes du gouvernement haïtien ont été majoritairement suspendues depuis la démission inattendue du premier ministre Garry Conille en février, à cause d'un conflit avec le président Michel Martelly. M. Martelly a nommé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, pour le remplacer, mais on ne sait pas quand le Parlement votera pour le confirmer dans son poste.
Les nouveaux cas de choléra surviennent après une diminution constante des cas depuis juin 2011, où l'on recensait des pointes de plus de 1000 nouveaux cas par jour. Selon l'organisation américaine Partners in Health, le nombre de cas est passé de 19 000 en avril 2011 à plus de 50 000 deux mois plus tard.
L'organisation veut introduire un vaccin contre le choléra en Haïti, mais la distribution du vaccin est suspendue le temps qu'un comité d'éthique se penche sur le programme.
L'épidémie de choléra en Haïti, considérée comme la plus importante du monde, a tué plus de 7000 personnes et en a infecté 530 000 autres, selon les autorités haïtiennes de la santé.
La maladie a probablement été introduite dans le pays par un contingent de Casques bleus originaires du Népal, où la maladie est très répandue, après le séisme dévastateur de janvier 2010.
Le choléra est causé par une bactérie présente dans l'eau et la nourriture contaminées. La maladie peut tuer une personne infectée en quelques heures, mais elle peut être traitée facilement si la personne se présente rapidement aux services de santé.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/04/03/009-haiti-hausse-cholera-onu.shtml
Des équipes médicales ont été déployées pour tenter de freiner la propagation de la maladie, mais leurs efforts sont compliqués par un manque de coordination et l'absence de salaires pour payer les employés des centres de traitement du choléra gérés par les autorités haïtiennes, selon le bulletin de l'ONU.
Les opérations quotidiennes du gouvernement haïtien ont été majoritairement suspendues depuis la démission inattendue du premier ministre Garry Conille en février, à cause d'un conflit avec le président Michel Martelly. M. Martelly a nommé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, pour le remplacer, mais on ne sait pas quand le Parlement votera pour le confirmer dans son poste.
Les nouveaux cas de choléra surviennent après une diminution constante des cas depuis juin 2011, où l'on recensait des pointes de plus de 1000 nouveaux cas par jour. Selon l'organisation américaine Partners in Health, le nombre de cas est passé de 19 000 en avril 2011 à plus de 50 000 deux mois plus tard.
L'organisation veut introduire un vaccin contre le choléra en Haïti, mais la distribution du vaccin est suspendue le temps qu'un comité d'éthique se penche sur le programme.
L'épidémie de choléra en Haïti, considérée comme la plus importante du monde, a tué plus de 7000 personnes et en a infecté 530 000 autres, selon les autorités haïtiennes de la santé.
La maladie a probablement été introduite dans le pays par un contingent de Casques bleus originaires du Népal, où la maladie est très répandue, après le séisme dévastateur de janvier 2010.
Le choléra est causé par une bactérie présente dans l'eau et la nourriture contaminées. La maladie peut tuer une personne infectée en quelques heures, mais elle peut être traitée facilement si la personne se présente rapidement aux services de santé.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/04/03/009-haiti-hausse-cholera-onu.shtml
Inscription à :
Articles (Atom)







