« Immunité n’est pas Impunité » P-au-P, 6 févr. 2012 [AlterPresse] --- Des acteurs dans la vie politique nationale optent pour une comparution, devant la justice haïtienne, des soldats de la mission onusienne en Haïti accusés de viol, lors d’une sortie médiatique au cours du week-end écoulé.
Le sénateur de l’Artibonite Youri Latortue, celui du Centre Francisco Delacruz, l’avocat Fritzon Canton, estiment nécessaire d’encourager une levée de l’immunité des soldats, impliqués dans des actes de malversations et qui devraient être jugés en Haïti.
« Quand on les juge à l’extérieur, rien n’est fait. Il faut que toutes les institutions soient mobilisées pour qu’on puisse lever leur immunité, qu’ils soient jugés et qu’ils soient punis au regard de ce qu’ils ont fait (en Haïti) », a déclaré le sénateur Latortue qui intervenait, le samedi 4 février 2012, dans une émission de débats politiques "Ranmase" sur une station de radio privée (Caraïbes FM) de la capitale.
La levée de l’immunité du principal coupable identifié au code "FPU 11 836" et de celle du commandant de la base est exigée par le président de la commission de sécurité et de justice du sénat. La chambre des sénateurs est déjà saisie à cet effet.
« Il faut que l’immunité ne devienne pas impunité », juge l’avocat Fritzon Canton qui a pris également part à cette sortie médiatique.
Canton voit, dans ce cas, une possibilité pour les Nations Unies de prouver leur dévouement dans la lutte contre les actions portant atteinte à la dignité humaine.
Juger les coupables en Haïti constituerait « un signal très clair », en sorte que les soldats de l’Organisation des Nations Unies (Onu) ne se comportent plus « en bourreaux sexuels, partout où ils passent », ajoute Canton.
Ces considérations surviennent après le viol perpétré contre un adolescent de 14 ans par un soldat du contingent pakistanais de la mission.
Cet acte a été posé, en janvier 2012, dans la ville des Gonaïves (Artibonite, Nord), non loin de la place d’armes (lieu où fut proclamée l’indépendance haïtienne le 1er janvier 1804) dans la maison d’un complice haïtien.
Les soldats pakistanais auraient bénéficié de la complicité de 2 Haïtiens, aujourd’hui incarcérés.
Ces soldats onusiens, qui devront laisser le pays le lundi 27 février 2012 dans le cadre du mouvement des effectifs militaires, auraient offert de l’argent (500 gourdes en monnaie locale, soit près de 15 dollars américains) à l’adolescent violé, juste après que les informations ont été rendues publiques, d’après Youri Latortue.
Le gouvernement haïtien aurait déjà écrit à la mission onusienne dans le pays pour demander la levée d’immunité de ces derniers.
Il s’agit du deuxième cas officiel de viol perpétré contre de jeunes adolescents haïtiens, après celui de Johnny Jean dans la ville de Port-Salut (Sud).
Les soldats uruguayens, accusés d’avoir violé Johnny Jean et rapatriés dans leur pays pour être jugés, ont été libérés au début de l’année 2012.
Alors que la Minustah précise qu’il s’agit d’une « liberté conditionnelle », Johnny Jean et sa famille sont sortis de l’ombre - dans laquelle le scandale les avait forcés à se terrer - pour dénoncer cette libération. [rh kft rc apr 06/02/ 2012 12:19]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12340
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 10 février 2012
Réinventer la politique en Haiti
Peut-on sortir du discours purement compassionnel sur Haïti ? Parfois, à entendre les experts, haïtiens ou étrangers, on en douterait. Capitale de la douleur, Port-au-Prince attire « l’empire humanitaire » depuis le séisme de janvier 2010. Mais le regard n’était-il pas sensiblement le même auparavant ? Haïti, réinventer l’avenir vient de paraître aux éditions de la Maison des sciences de l’homme, sous la direction de Jean-Daniel Rainhorn.
Cet ouvrage de 350 pages rassemble 26 communications ou témoignages issus d’un colloque, dont l’ambition était d’amorcer un dialogue à trois (ou trialogue) entre les intellectuels haïtiens vivant dans leur pays, ceux de la diaspora et les organisations de coopération internationale.
L’ouvrage fourmille d’idées pour la reconstruction ou la refondation d’Haïti : les divergences concernant l’avenir commencent par la terminologie. Les analyses et les diagnostics sont souvent pertinents et leur mise en forme facilite la lecture.
Si on devait exprimer une préférence, on recommanderait le texte de Laënnec Hurbon sur « Religions, politique et mondialisation », qui porte un regard aigu sur l’essor du pentecôtisme.
Cependant, il est étonnant de voir presque 50 pages consacrées à la critique des médias, un sujet très à la mode. D’autant que le décryptage politique de la crise haïtienne brille par son absence. L'aide humanitaire n'échappe pas aux critiques, et c'est normal. L'action des casques bleus des Nations unies pourrait aussi être contestée.
Est-ce un tabou d’envisager de manière critique la responsabilité des hommes politiques et des partis haïtiens ? Est-ce qu’on ne peut pas pointer du doigt l’incompétence coupable de l’ancien président René Préval, élu avec le soutien de tous les « pays amis » ? Fallait-il attendre les révélations de WikiLeaks pour décrire ses faiblesses ?
Avec le nouveau président Michel Martelly, les Haïtiens ne sont sans doute pas sortis de l’impasse politique. Alors, quel est le sens de dénoncer la mise sous tutelle du pays, si on glisse sur la défaillance de l’Etat et si on tait l’irresponsabilité des politiciens ?
Cette évacuation du politique dès qu’il s’agit d’Haïti est commune aux humanitaires, aux coopérants, aux médias et aux universitaires. Ce faisant, les uns et les autres transforment les Haïtiens en objets de leurs discours et leur dénient le statut de sujets. Les victimes méritent aide et compassion, pas ceux qui fuient leurs responsabilités.
Réinventer Haïti suppose de réinventer la politique. Et pour ce faire, il faut commencer par décrypter la politique réellement existante en Haïti, sans complaisance ni paternalisme.
http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/02/09/reinventer-la-politique-en-haiti/
Cet ouvrage de 350 pages rassemble 26 communications ou témoignages issus d’un colloque, dont l’ambition était d’amorcer un dialogue à trois (ou trialogue) entre les intellectuels haïtiens vivant dans leur pays, ceux de la diaspora et les organisations de coopération internationale.
L’ouvrage fourmille d’idées pour la reconstruction ou la refondation d’Haïti : les divergences concernant l’avenir commencent par la terminologie. Les analyses et les diagnostics sont souvent pertinents et leur mise en forme facilite la lecture.
Si on devait exprimer une préférence, on recommanderait le texte de Laënnec Hurbon sur « Religions, politique et mondialisation », qui porte un regard aigu sur l’essor du pentecôtisme.
Cependant, il est étonnant de voir presque 50 pages consacrées à la critique des médias, un sujet très à la mode. D’autant que le décryptage politique de la crise haïtienne brille par son absence. L'aide humanitaire n'échappe pas aux critiques, et c'est normal. L'action des casques bleus des Nations unies pourrait aussi être contestée.
Est-ce un tabou d’envisager de manière critique la responsabilité des hommes politiques et des partis haïtiens ? Est-ce qu’on ne peut pas pointer du doigt l’incompétence coupable de l’ancien président René Préval, élu avec le soutien de tous les « pays amis » ? Fallait-il attendre les révélations de WikiLeaks pour décrire ses faiblesses ?
Avec le nouveau président Michel Martelly, les Haïtiens ne sont sans doute pas sortis de l’impasse politique. Alors, quel est le sens de dénoncer la mise sous tutelle du pays, si on glisse sur la défaillance de l’Etat et si on tait l’irresponsabilité des politiciens ?
Cette évacuation du politique dès qu’il s’agit d’Haïti est commune aux humanitaires, aux coopérants, aux médias et aux universitaires. Ce faisant, les uns et les autres transforment les Haïtiens en objets de leurs discours et leur dénient le statut de sujets. Les victimes méritent aide et compassion, pas ceux qui fuient leurs responsabilités.
Réinventer Haïti suppose de réinventer la politique. Et pour ce faire, il faut commencer par décrypter la politique réellement existante en Haïti, sans complaisance ni paternalisme.
http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/02/09/reinventer-la-politique-en-haiti/
mercredi 8 février 2012
Haïti-Duvalier : Manifestation symbolique pour ne pas oublier les atrocités de la dictature
P-au-P, 7 févr. 2012 [AlterPresse] --- Quelques dizaines de personnes ont répondu à l’appel de plusieurs organismes nationaux de droits humains pour manifester symboliquement devant le ministère de la justice et de la sécurité publique, ce mardi 7 février 2012, qui coïncide avec le 26 e anniversaire de la chute de la dictature des Duvalier en Haïti, a observé l’agence en ligne AlterPresse. Arborant quelques pancartes et entourés d’une unité de la police nationale d’Haïti (Pnh), les maniestantes et manifestants – qui n’étaient pas nombreux – ont réclamé justice et réparation pour les plus de 30 mille victimes du régime Duvalier.
Le sit-in du 7 févier 2012 voulait également interpeller l’opinion sur le mépris que semble afficher l’ordonnance du 30 janvier 2012, du juge instructeur Carvès Jean, laquelle ordonnance souhaite le renvoi de Jean-Claude Duvalier par-devant le tribunal correctionnel pour « détournement de fonds publics » (selon les articles 117 et 118 du code d’instruction criminelle) et non pour les atrocités perpétrées par les sbires de son régime.
Les manifestantes et manifestants assimilent l’ordonnance du 30 janvier du cabinet d’instruction à une gifle pour les nombreuses victimes de Duvalier.
« L’objectif de ce sit-in est d’exiger que les victimes du régime de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier soient entendues par la justice. Il faut organiser un procès équitable contre ce tyran pour les violations des droits humains, les crimes de l’humanité, les crimes de sang, les assassinats, les exécutions extra-judiciaires, perpétrés sous son règne. Il faut permettre que la vérité soit faite sur cette période de dictature », soutient la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh).
Aucune autorité officielle, ni du ministère de la justice devant lequel la manifestation s’est déroulée pacifiquement, n’est venu s’entretenir avec les manifestants qui ont tenu le sit-in sur la voie publique pendant environ 2 heures de temps.
Aucune cérémonie officielle n’a eu lieu, non plus, non seulement pour faire un rappel historique à l’intention de la génération actuelle de jeunes, mais aussi pour évoquer le 26 e anniversaire de la chute de la dictature des Duvalier, le 7 février 1086, quand un soulèvement populaire a forcé Jean-Claude Duvalier et ses proches à fuir Haïti pour trouver refuge en France.
Au contraire, la population vaquait normalement, ce 7 février 2012, à ses activités régulières, dans un contexte habilement orchestré en vue d’essayer d’effacer la mémoire par l’oubli des atrocités de la dictature des Duvalier. Certaines personnes ont le toupet de déclarer qu’il y aurait prescription des nombreux crimes contre l’humanité, commis entre 1957 et 1986.
Revenu à Port-au-Prince le dimanche 16 janvier 2011, Jean-Claude Duvalier a fait fi, en maintes fois, de l’a disposition judiciaire l’assignant à résidence. Il a même participé à des activités officielles, comme la commémoration du deuxième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et joué le rôle de parrain de promotion à une faculté publique de droit, où les étudiants l’ayant invité n’ont eu aucune gêne à tenter de le réhabiliter.
Des interrogations demeurent quant à la possibilité, pour les plaignantes et plaignants contre Jean-Claude Duvalier, de faire appel contre l’ordonnance du 30 janvier 2012, afin de satisfaire la demande nationale et internationale en faveur d’un procès (en bonne et due forme) autour des crimes contre l’humanité commis sous la dictature, il y a plus de 26 ans en 2012. [jep rc apr 07/02/2012 12:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article12344
Le sit-in du 7 févier 2012 voulait également interpeller l’opinion sur le mépris que semble afficher l’ordonnance du 30 janvier 2012, du juge instructeur Carvès Jean, laquelle ordonnance souhaite le renvoi de Jean-Claude Duvalier par-devant le tribunal correctionnel pour « détournement de fonds publics » (selon les articles 117 et 118 du code d’instruction criminelle) et non pour les atrocités perpétrées par les sbires de son régime.
Les manifestantes et manifestants assimilent l’ordonnance du 30 janvier du cabinet d’instruction à une gifle pour les nombreuses victimes de Duvalier.
« L’objectif de ce sit-in est d’exiger que les victimes du régime de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier soient entendues par la justice. Il faut organiser un procès équitable contre ce tyran pour les violations des droits humains, les crimes de l’humanité, les crimes de sang, les assassinats, les exécutions extra-judiciaires, perpétrés sous son règne. Il faut permettre que la vérité soit faite sur cette période de dictature », soutient la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh).
Aucune autorité officielle, ni du ministère de la justice devant lequel la manifestation s’est déroulée pacifiquement, n’est venu s’entretenir avec les manifestants qui ont tenu le sit-in sur la voie publique pendant environ 2 heures de temps.
Aucune cérémonie officielle n’a eu lieu, non plus, non seulement pour faire un rappel historique à l’intention de la génération actuelle de jeunes, mais aussi pour évoquer le 26 e anniversaire de la chute de la dictature des Duvalier, le 7 février 1086, quand un soulèvement populaire a forcé Jean-Claude Duvalier et ses proches à fuir Haïti pour trouver refuge en France.
Au contraire, la population vaquait normalement, ce 7 février 2012, à ses activités régulières, dans un contexte habilement orchestré en vue d’essayer d’effacer la mémoire par l’oubli des atrocités de la dictature des Duvalier. Certaines personnes ont le toupet de déclarer qu’il y aurait prescription des nombreux crimes contre l’humanité, commis entre 1957 et 1986.
Revenu à Port-au-Prince le dimanche 16 janvier 2011, Jean-Claude Duvalier a fait fi, en maintes fois, de l’a disposition judiciaire l’assignant à résidence. Il a même participé à des activités officielles, comme la commémoration du deuxième anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et joué le rôle de parrain de promotion à une faculté publique de droit, où les étudiants l’ayant invité n’ont eu aucune gêne à tenter de le réhabiliter.
Des interrogations demeurent quant à la possibilité, pour les plaignantes et plaignants contre Jean-Claude Duvalier, de faire appel contre l’ordonnance du 30 janvier 2012, afin de satisfaire la demande nationale et internationale en faveur d’un procès (en bonne et due forme) autour des crimes contre l’humanité commis sous la dictature, il y a plus de 26 ans en 2012. [jep rc apr 07/02/2012 12:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article12344
mardi 7 février 2012
Quand Duvalier faisait taire les poètes en les assassinant
On ne fait pas rimer littérature et dictature.
Par Antoine Oury, le mardi 07 février 2012 à 15:28:52
Alors que le rejeton de François Duvalier revient dans le pays qu'il a dévasté sans être spécialement dérangé, l'écrivain Michel Séonnet rend un hommage appuyé à l'une des victimes du régime, le poète haïtien Jacques-Stephen Alexis, en mettant en ligne son ouvrage qui lui est consacré, Jacques-Stephen Alexis, ou Le voyage vers la lune de la belle amour humaine.
Je vous parle d'un temps pas si lointain, quand la famille Duvalier faisait régner une terreur despotique sur Haïti. Nombre d'Haïtiens rêveraient d'amputer cette dynastie-gangrène de l'Histoire, tant les diagnostics despotiques de Papa et Bébé Doc abîmèrent la santé de leur île.
Le règne des Duvalier commence en 1957, alors que le pays est agité par des troubles à la limite de la guerre civile. Les élections organisées par l'armée voient la victoire et l'accession au pouvoir de François Duvalier, qui remue le terreau universel et nauséabond de la pureté de la race en stimulant la haine de la population noire pour les mulâtres, ces Haïtiens dont l'un des deux parents est blanc.
Dix mois après sa victoire, Duvalier est légèrement chahuté par ses opposants et réagit en bon dictateur détestable, à grands coups de purges, d'arrestations arbitraires et de répressions. Il est aidé dans sa funeste tâche par les Tontons macoutes, une milice de fanatiques cruels.
Haïti: sa plage, ses palmiers... et ses despotes
Toutes ces réjouissances atteindront leur point d'orgue en 1964, lorsque Papa Doc se proclamera modestement « président à vie ». Le fiston, Bébé Doc aka Jean-Claude Duvalier, tentera de faire encore mieux que le père, puisqu'il régnera sans partage sur Haïti entre 71 et 86.
Dès 1957, la résistance s'organise du côté des intellectuels humanistes, à l'image de Jacques-Stephen Alexis qui publie le texte La belle amour humaine : « Tel est mon premier vœu pour 1957. Aimons et ayons confiance un peu plus en l'homme de partout, c'est-à-dire en nous-mêmes et que cela se traduise dans nos actes comme dans nos œuvres. » Le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'il y avait du pain sur la planche avec un rigolo comme Duvalier aux commandes.
Dissident et communiste, autant d'adjectifs qu'il ne fait pas bon d'incarner pendant cette époque trouble de l'Histoire haïtienne. Jacques-Stephen Alexis n'hésita pourtant pas à les revendiquer, et créa en 59 le Parti d'Entente Populaire (PEP), proche du PC moscovite. Évidemment, un comportement aussi critique lui vaut l'exil. Alors qu'il revient d'un déplacement à Cuba en 61, il est assassiné par la milice de son ennemi dictateur.
Michel Séonnet a donc tenu à évoquer la mémoire du poète, injustement oublié comme il le fait remarquer sur son site : « Comment se faisait-il que, malgré un long parcours universitaire, des lectures nombreuses, je n'aie jusque-là jamais entendu parlé d'Alexis ? Si encore il avait été un auteur mineur. Mais à une époque où l'on s'intéressait tellement au réalisme magique des écrivains sud-américains, voilà que quelqu'un écrivait caraïbe en français et personne n'en parlait ? Trop noir, Alexis ? Trop communiste ? Il y avait quelque chose de révoltant de se dire qu'à l'assassinat politique avait succédé une sorte d'oubli littéraire ».
Et pour joindre le geste à la parole, il a mis en accès libre ici son ouvrage publié en 83 et désormais épuisé, Jacques-Stephen Alexis, ou le voyage vers la lune de la belle amour humaine, au format ePub et PDF.
Sources :Petits Points Cardinaux
Wikipedia
http://www.actualitte.com/actualite/patrimoine-education/patrimoine/quand-duvalier-faisait-taire-les-poetes-en-les-assassinant-31819.htm
Par Antoine Oury, le mardi 07 février 2012 à 15:28:52
Alors que le rejeton de François Duvalier revient dans le pays qu'il a dévasté sans être spécialement dérangé, l'écrivain Michel Séonnet rend un hommage appuyé à l'une des victimes du régime, le poète haïtien Jacques-Stephen Alexis, en mettant en ligne son ouvrage qui lui est consacré, Jacques-Stephen Alexis, ou Le voyage vers la lune de la belle amour humaine.
Je vous parle d'un temps pas si lointain, quand la famille Duvalier faisait régner une terreur despotique sur Haïti. Nombre d'Haïtiens rêveraient d'amputer cette dynastie-gangrène de l'Histoire, tant les diagnostics despotiques de Papa et Bébé Doc abîmèrent la santé de leur île.
Le règne des Duvalier commence en 1957, alors que le pays est agité par des troubles à la limite de la guerre civile. Les élections organisées par l'armée voient la victoire et l'accession au pouvoir de François Duvalier, qui remue le terreau universel et nauséabond de la pureté de la race en stimulant la haine de la population noire pour les mulâtres, ces Haïtiens dont l'un des deux parents est blanc.
Dix mois après sa victoire, Duvalier est légèrement chahuté par ses opposants et réagit en bon dictateur détestable, à grands coups de purges, d'arrestations arbitraires et de répressions. Il est aidé dans sa funeste tâche par les Tontons macoutes, une milice de fanatiques cruels.
Haïti: sa plage, ses palmiers... et ses despotes
Toutes ces réjouissances atteindront leur point d'orgue en 1964, lorsque Papa Doc se proclamera modestement « président à vie ». Le fiston, Bébé Doc aka Jean-Claude Duvalier, tentera de faire encore mieux que le père, puisqu'il régnera sans partage sur Haïti entre 71 et 86.
Dès 1957, la résistance s'organise du côté des intellectuels humanistes, à l'image de Jacques-Stephen Alexis qui publie le texte La belle amour humaine : « Tel est mon premier vœu pour 1957. Aimons et ayons confiance un peu plus en l'homme de partout, c'est-à-dire en nous-mêmes et que cela se traduise dans nos actes comme dans nos œuvres. » Le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'il y avait du pain sur la planche avec un rigolo comme Duvalier aux commandes.
Dissident et communiste, autant d'adjectifs qu'il ne fait pas bon d'incarner pendant cette époque trouble de l'Histoire haïtienne. Jacques-Stephen Alexis n'hésita pourtant pas à les revendiquer, et créa en 59 le Parti d'Entente Populaire (PEP), proche du PC moscovite. Évidemment, un comportement aussi critique lui vaut l'exil. Alors qu'il revient d'un déplacement à Cuba en 61, il est assassiné par la milice de son ennemi dictateur.
Michel Séonnet a donc tenu à évoquer la mémoire du poète, injustement oublié comme il le fait remarquer sur son site : « Comment se faisait-il que, malgré un long parcours universitaire, des lectures nombreuses, je n'aie jusque-là jamais entendu parlé d'Alexis ? Si encore il avait été un auteur mineur. Mais à une époque où l'on s'intéressait tellement au réalisme magique des écrivains sud-américains, voilà que quelqu'un écrivait caraïbe en français et personne n'en parlait ? Trop noir, Alexis ? Trop communiste ? Il y avait quelque chose de révoltant de se dire qu'à l'assassinat politique avait succédé une sorte d'oubli littéraire ».
Et pour joindre le geste à la parole, il a mis en accès libre ici son ouvrage publié en 83 et désormais épuisé, Jacques-Stephen Alexis, ou le voyage vers la lune de la belle amour humaine, au format ePub et PDF.
Sources :Petits Points Cardinaux
Wikipedia
http://www.actualitte.com/actualite/patrimoine-education/patrimoine/quand-duvalier-faisait-taire-les-poetes-en-les-assassinant-31819.htm
Lionel-Edouard Martin « Le Tremblement » : Haïti : lorsque l’envers du décor est l’endroit des décombres
le 7 février 2012 6H49 par les-8-plumes
Quoi de plus paradisiaque qu’une île ? La seule évocation du mot suffit à nous faire rêver. Prononcez-le les yeux fermés, et c’est le doux et frais baiser des vagues de l’océan qui, pétillant à la surface de votre mémoire comme des bulles de champagne au bord des lèvres, vous reviendra à l’esprit en une image représentant vos pieds baignant dans l’onde claire et en une sensation de reconnaissance à l’égard de l’eau qui vous délivre du baiser brûlant des sables de la plage.
Ce qui nous vient à l’esprit, un fois le mot prononcé, image d’Epinal oblige, c’est une plage de sable blanc que borde une ceinture luxuriante et souriante de palmiers dont les troncs semblent moulés sur le modèle d’un hamac, comme s’il revenait au bois le devoir de contrebalancer par cette forme arrondie la rugosité de sa matière et de faire que les contours de l’arbre épousent paisiblement et comme naturellement ceux de notre corps.
Mais il n’y a que dans les contes que les choses restent en l’état et qu’une nature immaculée soit un écrin de sérénité, un jardin pour les hommes où leur histoire sans histoires se trouve pour toujours placée sous le signe du bonheur.
En vérité, tout endroit a son envers et toute médaille son revers.Il suffit de quelques secondes pour que tout bascule, pour que le décor paradisiaque s’écroule et, comme le ferait un décor de théâtre aux panneaux mal fixés, laisse place à une scène dévastée, à un univers de décombres où peut se lire seulement dans les yeux horrifiés des quelques survivants toute l’incompréhension du passage de la douce comédie à laquelle ils étaient conviés à la tragédie dont ils ne reviendront jamais vraiment.
Le livre de Lionel-Edouard Martin est le récit de ces quelques secondes où la terre d’Haïti trembla si fort qu’elle enterra d’un seul coup, avalant les hommes comme Saturne ses enfants, plus de deux cent mille vies. L’auteur ne se contente pas de relater, durant les cent trente pages de son récit, les émotions qui furent les siennes lors du « tremblement », d’une part parce que la seule pensée, ou plutôt (mais c’est une même chose), le seul mot qui vint à l’esprit de cet écrivain, fort talentueux au demeurant et maniant la langue française avec une rare habileté, est un juron, d’autre part parce que nous apprenons avec lui que l’on ne cesse de « trembler » que lorsque l’on a quitté et clairement distancé la terre sinistrée. Le tremblement, pour l’auteur en l’occurrence, aura duré trois jours.
Ce livre est donc le récit des trois jours qui suivirent le tremblement de terre qui secoua Haïti et, par contrecoup et par réplique empathique, le monde entier le 12 janvier 2010 à 16 h 52.Je n’avais jamais lu auparavant de livre de cet auteur, mais j’avais été proprement séduit par la poésie de sa prose et la richesse de son écriture en lisant seulement quelques extraits de ses ouvrages et quelques passages postés sur des sites littéraires ou sur le site de l’auteur lui-même.
Aussi, je voulais savoir comment le tremblement de terre avait, plus que l’homme lui-même (s’il nous est permis de faire cette distinction que je sais par avance ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout), affecté l’écrivain et, partant, l’écriture.
Comme je le présupposais, tout se passe comme si le tremblement avait tant secoué l’écriture que, sans avoir déraciné l’arbre poétique, il avait effeuillé toutes ces circonvolutions et digressions stylistiques qui font toute la richesse et la splendeur de la littérature en temps normal et dont il convenait, là, en ces temps de détresse, de se dépouiller pour que le récit puisse en son authenticité se déployer en un requiem silencieux, ce chant funèbre que l’auteur sait devoir chanter en empruntant la voix muette de l’écriture.
Lisez sans retenue ce texte émouvant qui, sans jamais verser dans le pathétique, vous fera, je l’espère, trembler comme une feuille mais seulement parce qu’il vous aura, par la magie d’une écriture sincère et humble et belle, enraciné dans cette histoire, vous épargnant de vivre le réel de la catastrophe pour mieux vous faire ressentir le trauma sans pareil que la terre inflige aux hommes lorsque le sol, sur lequel mouvement et repos prennent sens, se met à bouger, que tout tremble et que vivants et morts, animés et inanimés, pour quelques secondes seulement, bougent ensemble et dansent dans le chaos.
Hervé Bonnet
Lionel-Edouard Martin, Le Tremblement, éd. Arléa, 12 euros.
Ps : Au moment où je lisais ce livre, je commençais aussi à entamer un texte de Husserl étrangement intitulé « Le terre ne se meut pas »…je vous laisse apprécier la contradiction des deux titres…Sans doute une des manifestations littéraires ou littérales de ce que l’on appelle « l’ironie du sort »…
http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2012/02/07/lionel-edouard-martin-%C2%AB-le-tremblement-%C2%BB-haiti-lorsque-l%E2%80%99envers-du-decor-est-l%E2%80%99endroit-des-decombres/
Quoi de plus paradisiaque qu’une île ? La seule évocation du mot suffit à nous faire rêver. Prononcez-le les yeux fermés, et c’est le doux et frais baiser des vagues de l’océan qui, pétillant à la surface de votre mémoire comme des bulles de champagne au bord des lèvres, vous reviendra à l’esprit en une image représentant vos pieds baignant dans l’onde claire et en une sensation de reconnaissance à l’égard de l’eau qui vous délivre du baiser brûlant des sables de la plage.
Ce qui nous vient à l’esprit, un fois le mot prononcé, image d’Epinal oblige, c’est une plage de sable blanc que borde une ceinture luxuriante et souriante de palmiers dont les troncs semblent moulés sur le modèle d’un hamac, comme s’il revenait au bois le devoir de contrebalancer par cette forme arrondie la rugosité de sa matière et de faire que les contours de l’arbre épousent paisiblement et comme naturellement ceux de notre corps.
Mais il n’y a que dans les contes que les choses restent en l’état et qu’une nature immaculée soit un écrin de sérénité, un jardin pour les hommes où leur histoire sans histoires se trouve pour toujours placée sous le signe du bonheur.
En vérité, tout endroit a son envers et toute médaille son revers.Il suffit de quelques secondes pour que tout bascule, pour que le décor paradisiaque s’écroule et, comme le ferait un décor de théâtre aux panneaux mal fixés, laisse place à une scène dévastée, à un univers de décombres où peut se lire seulement dans les yeux horrifiés des quelques survivants toute l’incompréhension du passage de la douce comédie à laquelle ils étaient conviés à la tragédie dont ils ne reviendront jamais vraiment.
Le livre de Lionel-Edouard Martin est le récit de ces quelques secondes où la terre d’Haïti trembla si fort qu’elle enterra d’un seul coup, avalant les hommes comme Saturne ses enfants, plus de deux cent mille vies. L’auteur ne se contente pas de relater, durant les cent trente pages de son récit, les émotions qui furent les siennes lors du « tremblement », d’une part parce que la seule pensée, ou plutôt (mais c’est une même chose), le seul mot qui vint à l’esprit de cet écrivain, fort talentueux au demeurant et maniant la langue française avec une rare habileté, est un juron, d’autre part parce que nous apprenons avec lui que l’on ne cesse de « trembler » que lorsque l’on a quitté et clairement distancé la terre sinistrée. Le tremblement, pour l’auteur en l’occurrence, aura duré trois jours.
Ce livre est donc le récit des trois jours qui suivirent le tremblement de terre qui secoua Haïti et, par contrecoup et par réplique empathique, le monde entier le 12 janvier 2010 à 16 h 52.Je n’avais jamais lu auparavant de livre de cet auteur, mais j’avais été proprement séduit par la poésie de sa prose et la richesse de son écriture en lisant seulement quelques extraits de ses ouvrages et quelques passages postés sur des sites littéraires ou sur le site de l’auteur lui-même.
Aussi, je voulais savoir comment le tremblement de terre avait, plus que l’homme lui-même (s’il nous est permis de faire cette distinction que je sais par avance ne pas pouvoir tenir jusqu’au bout), affecté l’écrivain et, partant, l’écriture.
Comme je le présupposais, tout se passe comme si le tremblement avait tant secoué l’écriture que, sans avoir déraciné l’arbre poétique, il avait effeuillé toutes ces circonvolutions et digressions stylistiques qui font toute la richesse et la splendeur de la littérature en temps normal et dont il convenait, là, en ces temps de détresse, de se dépouiller pour que le récit puisse en son authenticité se déployer en un requiem silencieux, ce chant funèbre que l’auteur sait devoir chanter en empruntant la voix muette de l’écriture.
Lisez sans retenue ce texte émouvant qui, sans jamais verser dans le pathétique, vous fera, je l’espère, trembler comme une feuille mais seulement parce qu’il vous aura, par la magie d’une écriture sincère et humble et belle, enraciné dans cette histoire, vous épargnant de vivre le réel de la catastrophe pour mieux vous faire ressentir le trauma sans pareil que la terre inflige aux hommes lorsque le sol, sur lequel mouvement et repos prennent sens, se met à bouger, que tout tremble et que vivants et morts, animés et inanimés, pour quelques secondes seulement, bougent ensemble et dansent dans le chaos.
Hervé Bonnet
Lionel-Edouard Martin, Le Tremblement, éd. Arléa, 12 euros.
Ps : Au moment où je lisais ce livre, je commençais aussi à entamer un texte de Husserl étrangement intitulé « Le terre ne se meut pas »…je vous laisse apprécier la contradiction des deux titres…Sans doute une des manifestations littéraires ou littérales de ce que l’on appelle « l’ironie du sort »…
http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2012/02/07/lionel-edouard-martin-%C2%AB-le-tremblement-%C2%BB-haiti-lorsque-l%E2%80%99envers-du-decor-est-l%E2%80%99endroit-des-decombres/
De moins en moins d'enfants étrangers adoptés en France
Le nombre d'enfants étrangers adoptés par des familles françaises a fortement baissé en 2011, en grande partie à cause de la suspension des adoptions en Haïti durant l'année, ce qui suscite la crainte d'associations spécialisées.
Selon le ministère des Affaires étrangères, 1.995 enfants étrangers ont été adoptés en France contre 3.500 en 2010, un chiffre qui avait été gonflé par l'arrivée d'un millier de petits Haïtiens dans la foulée du séisme de janvier 2010. Environ 3.000 enfants avaient été adoptés en 2009.
Courant 2010, les nouvelles adoptions en Haïti ont été suspendues à la fois en raison du séisme et d'un changement juridique, et seulement trente-quatre petits Haïtiens ont été adoptés en France en 2011.
La France a officiellement repris les adoptions dans l'île le 23 décembre dernier, selon un nouveau cadre législatif. Une décision qui ne devrait concerner dans un premier temps que des enfants dont les dossiers avaient été bloqués par les conséquences du tremblement de terre.
Haïti promet de ratifier la convention de La Haye, qui encadre l'adoption internationale en interdisant notamment les adoptions "directes" (les parents adoptants contactent directement les parents d'un enfant à l'étranger), dans le but de lutter contre les trafics d'enfants.
L'île interdit de plus les adoptions individuelles (les adoptants contactent directement les autorités du pays de l'enfant): toute démarche doit passer par un organisme autorisé pour l'adoption (OAA).
A mesure que les pays ratifient la convention de La Haye et interdisent l'adoption individuelle, comme le Vietnam, les conditions d'adoption se durcissent un peu partout, diminuant les possibilités dans certains pays et, par un effet de report, allongeant encore les délais pour adopter dans d'autres pays.
Sur les 1.995 adoptions de 2011, 620 ont été réalisées de façon individuelle. En 2006, près de la moitié des 4.000 adoptions étaient individuelles.
Résultat, depuis 2006, le nombre d'adoptions internationales a baissé de moitié.
Alors que Haïti était en 2009 le premier pays d'origine des enfants adoptés en France, c'est désormais l'Ethiopie qui détient cette place, avec 288 bambins adoptés en 2011. Viennent ensuite la Colombie (286), la Russie (286) et le Vietnam (264).
La baisse régulière du nombre d'adoptions internationales inquiète Enfance et Famille d'Adoption (EFA), qui dit fédérer "93 associations départementales, regroupant 10.000 familles".
Dans un communiqué publié lundi, elle estime que "le dispositif français semble plus inadapté que jamais à l'évolution de l'adoption internationale" et fustige "une gestion au jour le jour, quasiment exclusivement administrative".
EFA demande aux autorités françaises "de renforcer les OAA", "de mieux encadrer l'agrément des organismes" et de mieux coopérer avec les pays d'origine.
Les candidats à l'adoption sont donc confrontés à la fois à des conditions durcies à l'étranger et à un faible nombre d'enfants légalement adoptables en France. Les petits doivent en effet faire l'objet d'un "désintérêt manifeste" de la part de leurs parents, une notion complexe rarement décidée par la justice.
La députée (UMP) Michèle Tabarot a déposé une proposition de loi (PPL) en septembre à l'Assemblée nationale, destinée à remplacer cette notion par celle de "délaissement parental", moins "floue", selon l'exposé des motifs de la PPL, qui devrait avoir un avenir écourté en raison des échéances législatives prochaines.
http://www.lepoint.fr/societe/de-moins-en-moins-d-enfants-etrangers-adoptes-en-france-06-02-2012-1428094_23.php
Selon le ministère des Affaires étrangères, 1.995 enfants étrangers ont été adoptés en France contre 3.500 en 2010, un chiffre qui avait été gonflé par l'arrivée d'un millier de petits Haïtiens dans la foulée du séisme de janvier 2010. Environ 3.000 enfants avaient été adoptés en 2009.
Courant 2010, les nouvelles adoptions en Haïti ont été suspendues à la fois en raison du séisme et d'un changement juridique, et seulement trente-quatre petits Haïtiens ont été adoptés en France en 2011.
La France a officiellement repris les adoptions dans l'île le 23 décembre dernier, selon un nouveau cadre législatif. Une décision qui ne devrait concerner dans un premier temps que des enfants dont les dossiers avaient été bloqués par les conséquences du tremblement de terre.
Haïti promet de ratifier la convention de La Haye, qui encadre l'adoption internationale en interdisant notamment les adoptions "directes" (les parents adoptants contactent directement les parents d'un enfant à l'étranger), dans le but de lutter contre les trafics d'enfants.
L'île interdit de plus les adoptions individuelles (les adoptants contactent directement les autorités du pays de l'enfant): toute démarche doit passer par un organisme autorisé pour l'adoption (OAA).
A mesure que les pays ratifient la convention de La Haye et interdisent l'adoption individuelle, comme le Vietnam, les conditions d'adoption se durcissent un peu partout, diminuant les possibilités dans certains pays et, par un effet de report, allongeant encore les délais pour adopter dans d'autres pays.
Sur les 1.995 adoptions de 2011, 620 ont été réalisées de façon individuelle. En 2006, près de la moitié des 4.000 adoptions étaient individuelles.
Résultat, depuis 2006, le nombre d'adoptions internationales a baissé de moitié.
Alors que Haïti était en 2009 le premier pays d'origine des enfants adoptés en France, c'est désormais l'Ethiopie qui détient cette place, avec 288 bambins adoptés en 2011. Viennent ensuite la Colombie (286), la Russie (286) et le Vietnam (264).
La baisse régulière du nombre d'adoptions internationales inquiète Enfance et Famille d'Adoption (EFA), qui dit fédérer "93 associations départementales, regroupant 10.000 familles".
Dans un communiqué publié lundi, elle estime que "le dispositif français semble plus inadapté que jamais à l'évolution de l'adoption internationale" et fustige "une gestion au jour le jour, quasiment exclusivement administrative".
EFA demande aux autorités françaises "de renforcer les OAA", "de mieux encadrer l'agrément des organismes" et de mieux coopérer avec les pays d'origine.
Les candidats à l'adoption sont donc confrontés à la fois à des conditions durcies à l'étranger et à un faible nombre d'enfants légalement adoptables en France. Les petits doivent en effet faire l'objet d'un "désintérêt manifeste" de la part de leurs parents, une notion complexe rarement décidée par la justice.
La députée (UMP) Michèle Tabarot a déposé une proposition de loi (PPL) en septembre à l'Assemblée nationale, destinée à remplacer cette notion par celle de "délaissement parental", moins "floue", selon l'exposé des motifs de la PPL, qui devrait avoir un avenir écourté en raison des échéances législatives prochaines.
http://www.lepoint.fr/societe/de-moins-en-moins-d-enfants-etrangers-adoptes-en-france-06-02-2012-1428094_23.php
Le Secours populaire mise sur les JO pour aider Haïti
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| Danièle Dohey-Blaise et Jean-Louis Callens veulent profiter de l'effet jeux Olympiques pour créer une dynamique et financer des projets à Haïti. |
Deux ans après le séisme en Haïti, tout reste à faire. Toujours mobilisé, le Secours populaire a eu une idée : profiter des JO de Londres pour récolter des fonds. Aller sur place aurait été trop coûteux. En revanche, la région est une base arrière d'entraînement. Dès fin mars - mais surtout en juin et juillet - l'association proposera à 2 012 jeunes de rencontrer des champions. « En retour, on va leur demander de se mobiliser ou de mobiliser leur club », explique Jean-Louis Callens, le secrétaire départemental du Secours populaire. En organisant par exemple un cross, une rencontre sportive...
Pour l'heure, « on se rapproche des fédérations sportives, indique Danièle Dohey-Blaise, animatrice de la commission sport et solidarité du comité au Secours populaire. Elles sont très ouvertes à ces initiatives-là ». Des contacts prometteurs ont été pris avec des athlètes nordistes, les fédérations françaises de natation et de handball (qui s'entraîneront en juillet dans la région), ainsi que l'équipe handisport, dans la perspective des Jeux paralympiques.
Le coup d'envoi de l'opération sera donné à Calais les 23 et 24 mars, à un tournoi international de gymnastique rythmique auquel participera Delphine Ledoux, championne de France sélectionnée aux JO. « Les gymnastes auront moins la pression, et seront plus disponibles pour les enfants, pour les photos et les autographes », assure-t-elle.
Le Secours populaire, qui a chargé ses comités locaux du suivi de ces initiatives, cible les enfants de 8 à 15 ans, d'origine modeste. « Ils ne seront pas que spectateurs, ajoute Danièle Dohey-Blaise. On est dans une logique d'éducation à la solidarité, ce qui donne du sens à leur implication ».
« Tous les fonds iront à Haïti »
L'argent récolté à la suite du tremblement de terre a déjà servi à bâtir une école « en dur », en plus de l'achat de matériel et de tentes. L'école accueille maintenant plus de 800 enfants. « Le drame, c'est que quand ils retournent chez eux, ils continuent à utiliser des eaux polluées » , précise Jean-Louis Callens. Il s'agit désormais de prolonger les canalisations d'eau potable qui ont été installées et de construire un terrain de sport (basket et handball), des sanitaires, ainsi qu'un espace de prévention sur l'hygiène. « Cette manifestation s'ajoutera aux appels aux dons , souligne Danièle Dohey-Blaise. Tous les fonds iront à Haïti ».
Renseignements : 03.20.34.41.41 ; http://www.spf59.fr/
Haïti: l’ONU va-t-elle indemniser les victimes de l’épidémie de choléra ?
Entretien avec Françoise Bouchet-Saulnier, directrice juridique de MSF De retour d’Haïti, Françoise Bouchet-Saulnier, directrice du département juridique de MSF revient sur les demandes d’indemnisations formulées par les victimes de l’épidémie de choléra à l’encontre des casques bleus déployés dans le cadre de la Minustah. Entretien réalisé par Fabrice Weissman.
Depuis le mois d’octobre 2011, MSF a reçu plus de 3 000 demandes de certificats médicaux de la part de patients haïtiens ayant été traités pour le choléra dans ses centres de soins. Pourquoi cette demande soudaine?
Les demandes de certificats ont commencé à se multiplier après la diffusion en mai 2011 du rapport d’experts indépendants de l’ONU sur l’origine de l’épidémie de choléra. Ce rapport reconnaît que l’épidémie a démarré à proximité d’un camp de casques bleus népalais de la Minustah. Il souligne que la souche du vibrion cholérique est identique à celle que l’on trouve au Népal. Il conforte ainsi la thèse, défendue notamment par des épidémiologistes, qui attribue l’origine de l’épidémie à la contamination accidentelle de la rivière Artibonite par les latrines du camp militaire de la Minustah situé près de Mirebalais. En revanche, le rapport impute l’ampleur et la virulence de l’épidémie aux conditions sanitaires déplorables dans le pays dont les Nations unies ne peuvent bien entendu être tenues responsables. Le 3 octobre 2011, des avocats haïtiens qui depuis le mois de mai critiquaient le peu d’empressement des pouvoirs politiques haïtiens à demander des comptes à l’ONU, ont lancé une procédure d’indemnisation. C’est alors que les demandes de certificats médicaux adressés par d’anciens patients à MSF (et à d’autres organisations médicales) ont commencé à affluer pour atteindre près de 500 par jour en décembre.
Devant quelle juridiction les avocats haïtiens ont-ils déposé plainte ?
La Minustah est protégée, comme le système des Nations unies, par les accords sur les immunités diplomatiques. Cela signifie qu’il n’est pas possible de porter plainte devant les tribunaux nationaux. Cependant l’immunité n’est pas synonyme d’impunité. L’accord signé entre le gouvernement haïtien et l’ONU (SOFA pour « Statute of Force Agreement ») prévoit que les demandes d’indemnisations supérieures à une somme précise seront réglées par une commission permanente de réclamation composée de trois personnes: deux nommées respectivement par le secrétaire général de l’ONU et le gouvernement haïtien et un président nommé conjointement par le secrétaire général et le gouvernement. A ce jour, cette commission n’a toujours pas été créée. Seul fonctionne le comité d’indemnisation administratif qui gère les petits dommages directement au siège de la Minustah sur le terrain.
C’est dans cette brèche qu’un cabinet d’avocats haïtien (le Bureau des avocats internationaux) soutenu par l’ONG américaine Institute For justice and Democracy in Haïti s’est engagé. Le 3 octobre 2011, il a adressé une demande d’indemnisation au Secrétariat général au nom de 5 000 victimes. La date du 3 octobre correspond au délai de 6 mois moins un jour après la publication du rapport d’expert qui pourrait être invoqué par les Nations Unies comme échéance pour un dépôt de plainte.
En quoi la responsabilité civile et pénale de la Minustah est-elle potentiellement engagée ?
La plainte ne parle pas de contamination volontaire. Nous ne sommes donc pas dans le cadre d’un acte criminel mais de la responsabilité civile du fait d’autrui. Bien entendu, la plainte ne vise pas les individus qui au sein du contingent népalais auraient importé le vibrion cholérique.
Elle vise l’ONU en tant qu’institution responsable du recrutement des casques bleus, de leur santé, de l’organisation de leurs campements, de la sécurité de leurs installations sanitaires, etc. Les avocats reprochent à la Minustah de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour s’assurer que ses soldats n’étaient pas porteurs du choléra et pour éviter la contamination des eaux de surface par les latrines des camps militaires. Ils accusent également l’ONU d’avoir dissimulé l’origine de l’épidémie et ainsi retardé l’adoption de mesures appropriées pour enrayer sa propagation.
Y a-t-il eu des précédents?
A ma connaissance, c’est la première fois qu’une demande d’indemnisation est formulée pour contamination épidémique. Jusqu’à aujourd’hui, les épidémies étaient plutôt considérées comme des catastrophes naturelles et non comme des événements induits par l’homme. Si la plainte aboutit, cela créera un précédent aux conséquences financières, juridiques et politiques incalculables. C’est pourquoi les Nations unies sont extrêmement inquiètes, tout comme les Etats et les organisations internationales.
La plainte a-t-elle des chances d’aboutir?
Il faut d’abord que la Commission de réclamation soit mise en place. Si tel n’est pas le cas, les plaignants pourraient choisir de porter plainte devant des tribunaux américains, haïtiens ou devant la cour interaméricaine des droits de l’homme pour déni de justice et abus d’immunité. Mais il s’agit d’une procédure longue qui prendrait plusieurs années. Si l’ONU et de nombreux intervenants ont intérêt à faire traîner l’affaire, tel n’est pas le cas d’autres acteurs de la scène politique haïtienne. Il est évident que les enjeux financiers aiguisent ces rapports de force à un moment ou la communauté internationale se désengage financièrement d’Haïti.
Peut-on imaginer que MSF ou une ONG soit un jour visée par une plainte similaire ?
Oui, à condition que soit prouvé un lien de causalité entre son intervention et un préjudice. Mais nous aurions alors affaire à des tribunaux nationaux car nous ne disposons pas du privilège d’immunité de l’ONU qui réserve la gestion de ses contentieux à des commissions d’arbitrage ad hoc.
Cette plainte ouvre le débat sur l’indemnisation civile des dégâts involontaires causés par l’activité d’organismes longtemps placés au dessus des lois et du droit commun. Les ONG doivent intégrer ce devoir de précaution dans leurs activités.
http://humanitaire.blogs.liberation.fr/msf/2012/02/haiti-lonu-va-t-elle-indemniser-les-victimes-de-lepidemie-de-cholra-.html
Depuis le mois d’octobre 2011, MSF a reçu plus de 3 000 demandes de certificats médicaux de la part de patients haïtiens ayant été traités pour le choléra dans ses centres de soins. Pourquoi cette demande soudaine?
Les demandes de certificats ont commencé à se multiplier après la diffusion en mai 2011 du rapport d’experts indépendants de l’ONU sur l’origine de l’épidémie de choléra. Ce rapport reconnaît que l’épidémie a démarré à proximité d’un camp de casques bleus népalais de la Minustah. Il souligne que la souche du vibrion cholérique est identique à celle que l’on trouve au Népal. Il conforte ainsi la thèse, défendue notamment par des épidémiologistes, qui attribue l’origine de l’épidémie à la contamination accidentelle de la rivière Artibonite par les latrines du camp militaire de la Minustah situé près de Mirebalais. En revanche, le rapport impute l’ampleur et la virulence de l’épidémie aux conditions sanitaires déplorables dans le pays dont les Nations unies ne peuvent bien entendu être tenues responsables. Le 3 octobre 2011, des avocats haïtiens qui depuis le mois de mai critiquaient le peu d’empressement des pouvoirs politiques haïtiens à demander des comptes à l’ONU, ont lancé une procédure d’indemnisation. C’est alors que les demandes de certificats médicaux adressés par d’anciens patients à MSF (et à d’autres organisations médicales) ont commencé à affluer pour atteindre près de 500 par jour en décembre.
Devant quelle juridiction les avocats haïtiens ont-ils déposé plainte ?
La Minustah est protégée, comme le système des Nations unies, par les accords sur les immunités diplomatiques. Cela signifie qu’il n’est pas possible de porter plainte devant les tribunaux nationaux. Cependant l’immunité n’est pas synonyme d’impunité. L’accord signé entre le gouvernement haïtien et l’ONU (SOFA pour « Statute of Force Agreement ») prévoit que les demandes d’indemnisations supérieures à une somme précise seront réglées par une commission permanente de réclamation composée de trois personnes: deux nommées respectivement par le secrétaire général de l’ONU et le gouvernement haïtien et un président nommé conjointement par le secrétaire général et le gouvernement. A ce jour, cette commission n’a toujours pas été créée. Seul fonctionne le comité d’indemnisation administratif qui gère les petits dommages directement au siège de la Minustah sur le terrain.
C’est dans cette brèche qu’un cabinet d’avocats haïtien (le Bureau des avocats internationaux) soutenu par l’ONG américaine Institute For justice and Democracy in Haïti s’est engagé. Le 3 octobre 2011, il a adressé une demande d’indemnisation au Secrétariat général au nom de 5 000 victimes. La date du 3 octobre correspond au délai de 6 mois moins un jour après la publication du rapport d’expert qui pourrait être invoqué par les Nations Unies comme échéance pour un dépôt de plainte.
En quoi la responsabilité civile et pénale de la Minustah est-elle potentiellement engagée ?
La plainte ne parle pas de contamination volontaire. Nous ne sommes donc pas dans le cadre d’un acte criminel mais de la responsabilité civile du fait d’autrui. Bien entendu, la plainte ne vise pas les individus qui au sein du contingent népalais auraient importé le vibrion cholérique.
Elle vise l’ONU en tant qu’institution responsable du recrutement des casques bleus, de leur santé, de l’organisation de leurs campements, de la sécurité de leurs installations sanitaires, etc. Les avocats reprochent à la Minustah de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour s’assurer que ses soldats n’étaient pas porteurs du choléra et pour éviter la contamination des eaux de surface par les latrines des camps militaires. Ils accusent également l’ONU d’avoir dissimulé l’origine de l’épidémie et ainsi retardé l’adoption de mesures appropriées pour enrayer sa propagation.
Y a-t-il eu des précédents?
A ma connaissance, c’est la première fois qu’une demande d’indemnisation est formulée pour contamination épidémique. Jusqu’à aujourd’hui, les épidémies étaient plutôt considérées comme des catastrophes naturelles et non comme des événements induits par l’homme. Si la plainte aboutit, cela créera un précédent aux conséquences financières, juridiques et politiques incalculables. C’est pourquoi les Nations unies sont extrêmement inquiètes, tout comme les Etats et les organisations internationales.
La plainte a-t-elle des chances d’aboutir?
Il faut d’abord que la Commission de réclamation soit mise en place. Si tel n’est pas le cas, les plaignants pourraient choisir de porter plainte devant des tribunaux américains, haïtiens ou devant la cour interaméricaine des droits de l’homme pour déni de justice et abus d’immunité. Mais il s’agit d’une procédure longue qui prendrait plusieurs années. Si l’ONU et de nombreux intervenants ont intérêt à faire traîner l’affaire, tel n’est pas le cas d’autres acteurs de la scène politique haïtienne. Il est évident que les enjeux financiers aiguisent ces rapports de force à un moment ou la communauté internationale se désengage financièrement d’Haïti.
Peut-on imaginer que MSF ou une ONG soit un jour visée par une plainte similaire ?
Oui, à condition que soit prouvé un lien de causalité entre son intervention et un préjudice. Mais nous aurions alors affaire à des tribunaux nationaux car nous ne disposons pas du privilège d’immunité de l’ONU qui réserve la gestion de ses contentieux à des commissions d’arbitrage ad hoc.
Cette plainte ouvre le débat sur l’indemnisation civile des dégâts involontaires causés par l’activité d’organismes longtemps placés au dessus des lois et du droit commun. Les ONG doivent intégrer ce devoir de précaution dans leurs activités.
http://humanitaire.blogs.liberation.fr/msf/2012/02/haiti-lonu-va-t-elle-indemniser-les-victimes-de-lepidemie-de-cholra-.html
lundi 6 février 2012
Haïti et le Venezuela signent un macro-accord de coopération
dimanche 5 février 2012
Le Président de la République de Haïti, Michel Martelly, et son homologue vénézuélien Hugo Chavez ont signé, ce 5 Février, un accord-cadre de coopération visant à accroitre l’aide du Venezuela au-delà du Fonds Petro Caribe déjà généreux, et autres formes d’assistance bilatérale et multilatérale offertes par le Venezuela. (L´acteur états-unien Sean Penn, nommé récemment ambassadeur itinérant par le gouvernement haïtien en reconnaissance de son engagement sur le terrain aux côtés de la population, a participé à une des réunions entre les mandataires.)
La signature de ce document qui fait suite à la réunion bilatérale tenue le vendredi 3 Février entre les deux dirigeants, permettra d’augmenter l’aide du Venezuela de façon drastique, et comprendra la coopération, les crédits et l’investissement direct dans les domaines de l’agriculture, la production, le développement industriel, l’énergie et le tourisme entre autres.
Le Venezuela, à travers son accord de coopération avec la Chine, va également ouvrir plusieurs magasins électroménagers en Haïti afin de vendre des produits (réfrigérateurs, radios, panneaux solaires, fours électriques) à des prix réduits et subventionnés à la population. L’accord prévoit de fournir un financement à la population haïtienne pour faciliter l’accès à ces produits.
Cet accord vise aussi la création de coentreprises pour travailler dans les secteurs de l’agriculture, créer des emplois, augmenter la capacité de la production agricole, à travers laquelle Haïti fournira la main d’œuvre et la terre, et le Venezuela la technologie, l’équipement ainsi que le crédit aux agriculteurs. En outre, le Venezuela travaillera également avec des compagnies privées pour les encourager à venir investir en Haïti.
A l’occasion de ce sommet de l’ALBA, les pays membres se sont entendus pour renforcer la coopération avec Haïti par l’intermédiaire d’un « plan spécial » pour Haïti. « Il est de la responsabilité des pays de l’Amérique latine de rester unis pour aider Haïti », a dit le Président Chavez. La coopération accrue entre l’ALBA et Haïti comprendra les investissements, la coopération technique et la formation dans les domaines de la santé, l’éducation, l’énergie, la production agricole et les infrastructures.
Dans le but d’aller de l’avant avec ce plan, il a été convenu que les Ministres des Affaires Etrangères des pays membres de l’ALBA tiennent une séance de travail de deux jours afin d’élaborer un plan de travail détaillé pour cette nouvelle coopération. Cette séance de travail sera organisée dans la ville historique et touristique de Jacmel les 2 et 3 Mars prochains. Haïti recevra cette assistance en préservant son statut de pays observateur au sein de l’ALBA.
Fuente : http://www.avn.info.ve/contenido/ve...
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1921&lang=es
Le Président de la République de Haïti, Michel Martelly, et son homologue vénézuélien Hugo Chavez ont signé, ce 5 Février, un accord-cadre de coopération visant à accroitre l’aide du Venezuela au-delà du Fonds Petro Caribe déjà généreux, et autres formes d’assistance bilatérale et multilatérale offertes par le Venezuela. (L´acteur états-unien Sean Penn, nommé récemment ambassadeur itinérant par le gouvernement haïtien en reconnaissance de son engagement sur le terrain aux côtés de la population, a participé à une des réunions entre les mandataires.)
La signature de ce document qui fait suite à la réunion bilatérale tenue le vendredi 3 Février entre les deux dirigeants, permettra d’augmenter l’aide du Venezuela de façon drastique, et comprendra la coopération, les crédits et l’investissement direct dans les domaines de l’agriculture, la production, le développement industriel, l’énergie et le tourisme entre autres.
Le Venezuela, à travers son accord de coopération avec la Chine, va également ouvrir plusieurs magasins électroménagers en Haïti afin de vendre des produits (réfrigérateurs, radios, panneaux solaires, fours électriques) à des prix réduits et subventionnés à la population. L’accord prévoit de fournir un financement à la population haïtienne pour faciliter l’accès à ces produits.
Cet accord vise aussi la création de coentreprises pour travailler dans les secteurs de l’agriculture, créer des emplois, augmenter la capacité de la production agricole, à travers laquelle Haïti fournira la main d’œuvre et la terre, et le Venezuela la technologie, l’équipement ainsi que le crédit aux agriculteurs. En outre, le Venezuela travaillera également avec des compagnies privées pour les encourager à venir investir en Haïti.
A l’occasion de ce sommet de l’ALBA, les pays membres se sont entendus pour renforcer la coopération avec Haïti par l’intermédiaire d’un « plan spécial » pour Haïti. « Il est de la responsabilité des pays de l’Amérique latine de rester unis pour aider Haïti », a dit le Président Chavez. La coopération accrue entre l’ALBA et Haïti comprendra les investissements, la coopération technique et la formation dans les domaines de la santé, l’éducation, l’énergie, la production agricole et les infrastructures.
Dans le but d’aller de l’avant avec ce plan, il a été convenu que les Ministres des Affaires Etrangères des pays membres de l’ALBA tiennent une séance de travail de deux jours afin d’élaborer un plan de travail détaillé pour cette nouvelle coopération. Cette séance de travail sera organisée dans la ville historique et touristique de Jacmel les 2 et 3 Mars prochains. Haïti recevra cette assistance en préservant son statut de pays observateur au sein de l’ALBA.
Fuente : http://www.avn.info.ve/contenido/ve...
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1921&lang=es
Haïti : Un réseau ambulancier intégré pour assurer les services d'urgence
Le gouvernement haïtien met en place un réseau d'ambulances dans la région de l'Ouest du pays, où se trouve la capitale Port-au-Prince. Le " réseau d'ambulances du département de l'Ouest " est structuré autour de 40 véhicules, dont 35 ont commencé à assurer les services d'urgence à partir du 1er février, informe le secrétaire d'État à la population, Carl Murat Cantave.
Une nouvelle " ligne 116 remplace tous les autres numéros d'urgences ", informe, pour sa part, l'entrepreneur Ralph Sénécal qui sera chargé de l'opérationnalisation du réseau.
Ce numéro d'appel d'urgence facilitera les communications entre les personnes (dans le besoin d'une ambulance) et le réseau.
Le contrôle du réseau est effectué à partir d'un centre de commande, lequel sera placé dans le quartier de Maïs Gâté (périphérie nord de la capitale).
Le centre de commande est constitué d'un sous-centre de communication, d'un dortoir, d'un garage et d'une remise pour les ambulances.
Toutes les ambulances des services publics d'organismes autonomes devront intégrer la chaine ambulancière, prévoient les responsables.
La mise en oeuvre du réseau ambulancier dans l'Ouest devra déboucher progressivement sur la mise en place d'un système ambulancier national et sur l'amélioration progressive des structures sanitaires d'urgence de la capitale, escomptent les responsables du Mspp.
Après l'Ouest, le département de l'Artibonite (Nord), - où une dizaine d'ambulances seraient déjà prêtes à être utilisées - devra être la prochaine étape dans la disponibilité d'un réseau ambulancier national pour la population.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20120206051357.html
Une nouvelle " ligne 116 remplace tous les autres numéros d'urgences ", informe, pour sa part, l'entrepreneur Ralph Sénécal qui sera chargé de l'opérationnalisation du réseau.
Ce numéro d'appel d'urgence facilitera les communications entre les personnes (dans le besoin d'une ambulance) et le réseau.
Le contrôle du réseau est effectué à partir d'un centre de commande, lequel sera placé dans le quartier de Maïs Gâté (périphérie nord de la capitale).
Le centre de commande est constitué d'un sous-centre de communication, d'un dortoir, d'un garage et d'une remise pour les ambulances.
Toutes les ambulances des services publics d'organismes autonomes devront intégrer la chaine ambulancière, prévoient les responsables.
La mise en oeuvre du réseau ambulancier dans l'Ouest devra déboucher progressivement sur la mise en place d'un système ambulancier national et sur l'amélioration progressive des structures sanitaires d'urgence de la capitale, escomptent les responsables du Mspp.
Après l'Ouest, le département de l'Artibonite (Nord), - où une dizaine d'ambulances seraient déjà prêtes à être utilisées - devra être la prochaine étape dans la disponibilité d'un réseau ambulancier national pour la population.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20120206051357.html
Haiti : Nette diminution de la violence faite aux femmes dans les camps de déplacés
Une nette diminution de la violence faite aux femmes et aux filles est observée dans les camps, selon un rapport d'enquête publié le 2 février par la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh). Les organisations qui ont fourni des données pour l'enquête indiquent avoir constaté une nette diminution par rapport aux années antérieures.
La Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa) a enregistré cent sept (107) cas de violence au premier semestre de l'année 2010. Pour le second semestre allant de juillet à décembre de la même année, la Sofa a reçu cent soixante-dix cas en provenance des camps d'hébergement.
Par contre, de janvier à octobre 2011, les cas enregistrés sont de cent un (101). Le Comité des femmes victimes pour les victimes (sigle créole Kofaviv) a enregistré environ six cent (600) cas de violences pour l'année 2010 (mi-janvier à décembre). Il a reçu quatre cent trente-quatre (434) cas de violences pour l'année 2011 (janvier à décembre).
Parmi ces cas, deux cent trente-huit (238) concernent des filles. L'Unité de lutte contre les violences faites aux femmes (Ulcvff) de la Police nationale d'Haïti (Pnh) affirme avoir reçu sept cent vingt-six (726) cas pour la période allant d'avril à décembre de l'année 2010.
Pour l'année 2011, cette entité de la police nationale a enregistré cinq cent vingt et un (521) cas. La situation actuelle contraste avec celle qui prévalait au lendemain du terrible séisme de janvier 2010 lorsque "les femmes et les filles étant considérées comme des catégories vulnérables ont dû faire face à de sérieuses difficultés" indique le rapport.
" L'absence d'électricité dans certaines rues de l'aire métropolitaine, le manque d'intimité dans les camps de fortune surpeuplés et dépourvus de murs d'enceinte, ainsi que les espaces sanitaires sans protection rendent les femmes et les filles particulièrement vulnérables aux violences et au harcèlement sexuel ", precise le responsable de programme observatoire en Droits humains de la POHDH, Djérie Abellard Merisier.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20120206053131.html
La Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa) a enregistré cent sept (107) cas de violence au premier semestre de l'année 2010. Pour le second semestre allant de juillet à décembre de la même année, la Sofa a reçu cent soixante-dix cas en provenance des camps d'hébergement.
Par contre, de janvier à octobre 2011, les cas enregistrés sont de cent un (101). Le Comité des femmes victimes pour les victimes (sigle créole Kofaviv) a enregistré environ six cent (600) cas de violences pour l'année 2010 (mi-janvier à décembre). Il a reçu quatre cent trente-quatre (434) cas de violences pour l'année 2011 (janvier à décembre).
Parmi ces cas, deux cent trente-huit (238) concernent des filles. L'Unité de lutte contre les violences faites aux femmes (Ulcvff) de la Police nationale d'Haïti (Pnh) affirme avoir reçu sept cent vingt-six (726) cas pour la période allant d'avril à décembre de l'année 2010.
Pour l'année 2011, cette entité de la police nationale a enregistré cinq cent vingt et un (521) cas. La situation actuelle contraste avec celle qui prévalait au lendemain du terrible séisme de janvier 2010 lorsque "les femmes et les filles étant considérées comme des catégories vulnérables ont dû faire face à de sérieuses difficultés" indique le rapport.
" L'absence d'électricité dans certaines rues de l'aire métropolitaine, le manque d'intimité dans les camps de fortune surpeuplés et dépourvus de murs d'enceinte, ainsi que les espaces sanitaires sans protection rendent les femmes et les filles particulièrement vulnérables aux violences et au harcèlement sexuel ", precise le responsable de programme observatoire en Droits humains de la POHDH, Djérie Abellard Merisier.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20120206053131.html
Etonnants voyageurs en Haïti - 4 - Ecrire pour ne pas mourir
Marie Chaudey - publié le 05/02/2012 Quatrième et dernier volet de notre carnet de route en Haïti où notre envoyée spéciale Marie Chaudey a suivi le festival Etonnants Voyageurs, de retour à Port-au-Prince deux ans après le tremblement de terre. Aujourd'hui, leçon de littérature avec l'écrivain Dany Lafferrière. Un carnet de route accompagné des images du photographe Jean-Christian Bourcart.
Dernier jour du festival, avec un passionnant débat le matin sur la manière dont le journaliste et l’écrivain traitent différemment de la réalité du monde. On a envie de citer Dany Lafferrière, quand il confie que la première fois où il a écrit, dans les moments qui ont suivi le séisme, c’était « pour se cacher à l’intérieur des mots, avec l’idée qu’un homme qui est en train d’écrire ne peut pas mourir.
Le séisme n’allait pas m’atteindre puisque je n’étais pas disponible : je l’étais pour la littérature». Et encore : « Le journalisme m’a appris l’art de l’observation, la possibilité d’écouter la rumeur du monde, l’exigence de sortir de la maison contrairement au cliché qui veut que l’écrivain reste enfermé chez lui. J’ai toujours rêvé de pouvoir faire les deux, en retenant la leçon d’Hemingway : écrire avec un côté implacable, une phrase sèche, et puis mettre un petit feu sous la phrase, pour qu’il y ait brusquement un tremblé qui se fasse sous les yeux du lecteur ».
Et clôture en beauté avec une lecture musicale d’Arthur H, accompagné de son musicien Nicolas Repac. Des textes splendides des plus grands poètes de la Caraïbe : Césaire, Glissant, Depestre, servis par la belle voix profonde du chanteur et par la musique singulière de son complice, à la guitare ou à la flûte à harmonique – un fabuleux instrument en céramique dont le musicien parvient à extraire les sons les plus étranges. Instants de réelle émotion à la fin du spectacle quand Arthur H a remercié le public en créole, et dit tout son bonheur d’avoir partagé la ferveur et la passion qui ont animé les rencontres du festival, de bout en bout.
http://www.lavie.fr/culture/livres/etonnants-voyageurs-en-haiti-4-ecrire-pour-ne-pas-mourir-05-02-2012-23853_30.php
Dernier jour du festival, avec un passionnant débat le matin sur la manière dont le journaliste et l’écrivain traitent différemment de la réalité du monde. On a envie de citer Dany Lafferrière, quand il confie que la première fois où il a écrit, dans les moments qui ont suivi le séisme, c’était « pour se cacher à l’intérieur des mots, avec l’idée qu’un homme qui est en train d’écrire ne peut pas mourir.
Le séisme n’allait pas m’atteindre puisque je n’étais pas disponible : je l’étais pour la littérature». Et encore : « Le journalisme m’a appris l’art de l’observation, la possibilité d’écouter la rumeur du monde, l’exigence de sortir de la maison contrairement au cliché qui veut que l’écrivain reste enfermé chez lui. J’ai toujours rêvé de pouvoir faire les deux, en retenant la leçon d’Hemingway : écrire avec un côté implacable, une phrase sèche, et puis mettre un petit feu sous la phrase, pour qu’il y ait brusquement un tremblé qui se fasse sous les yeux du lecteur ».
Et clôture en beauté avec une lecture musicale d’Arthur H, accompagné de son musicien Nicolas Repac. Des textes splendides des plus grands poètes de la Caraïbe : Césaire, Glissant, Depestre, servis par la belle voix profonde du chanteur et par la musique singulière de son complice, à la guitare ou à la flûte à harmonique – un fabuleux instrument en céramique dont le musicien parvient à extraire les sons les plus étranges. Instants de réelle émotion à la fin du spectacle quand Arthur H a remercié le public en créole, et dit tout son bonheur d’avoir partagé la ferveur et la passion qui ont animé les rencontres du festival, de bout en bout.
http://www.lavie.fr/culture/livres/etonnants-voyageurs-en-haiti-4-ecrire-pour-ne-pas-mourir-05-02-2012-23853_30.php
Haiti / Carnaval : Jacmel, 4e dimanche pré-carnavalesque : entre couleurs et déguisement
Par Sylvestre Fils Dorcilus Ce dimanche 5 février ramène le 4e dimanche pré-carnavalesque en Haiti, et, à Jacmel, en prélude à sa traditionnelle « carnaval national », fixé au 12 février, autour du thème : « Kilti nou se nanm nou. »
À une semaine des festivités du carnaval de Jacmel, les responsables de l’Administration communale de Jacmel et de la Délégation départementale du Sud’Est présentent, à la population jacmélienne, les reines qui vont-être défilées dans le carnaval national.
Par ailleurs, à l’approche de la plus grande manifestation socioculturelle, les ouvriers s’activent à finaliser, à travers les rues principales réservées pour le parcours, les préparatifs : stands, masques, décorations, couleurs, déguisements...
« Nous devons finir avec les travaux avant dimanche et nous ferons de notre mieux pour respecter le délai », indique un ébéniste.
Comme chaque dimanche, des milliers de fêtards défilent aux côtés des dizaines de groupes masqués, des bandes à pieds, des groupes sonores.
À l’initiative du sénateur Joseph Lambert (Inite/Sud’Est), dont le mandat arrive à terme en mai 2012, des dizaines de groupes masqués, de bandes à pieds, de groupes sonores ont défilé, vendredi soir et samedi, à Bréman, une localité de Jacmel, à l’occasion de la 1ère édition de « Festi Bréman naval ».
Des officiels du gouvernement, entre autres le premier ministre Garry Conille, des parlementaires du Sud’Est, en particulier, ont assisté au lancement de cette édition de Festi Bréman naval.
Le gouvernement, à travers le ministère de la Culture et de la Communication, a décaissé cinq millions de gourdes pour l’organisation du carnaval national de cette ville et les trois jours gras les 19, 20, et 21 Février.
Depuis l’année 1992, les artisans de Jacmel constituent l’essence, le fondement même du carnaval haïtien.
Source:bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1180-Haiti-Carnaval-Jacmel-4e-dimanche-pre-carnavalesque-entre-couleurs-et-deguisement.html
À une semaine des festivités du carnaval de Jacmel, les responsables de l’Administration communale de Jacmel et de la Délégation départementale du Sud’Est présentent, à la population jacmélienne, les reines qui vont-être défilées dans le carnaval national.
Par ailleurs, à l’approche de la plus grande manifestation socioculturelle, les ouvriers s’activent à finaliser, à travers les rues principales réservées pour le parcours, les préparatifs : stands, masques, décorations, couleurs, déguisements...
« Nous devons finir avec les travaux avant dimanche et nous ferons de notre mieux pour respecter le délai », indique un ébéniste.
Comme chaque dimanche, des milliers de fêtards défilent aux côtés des dizaines de groupes masqués, des bandes à pieds, des groupes sonores.
À l’initiative du sénateur Joseph Lambert (Inite/Sud’Est), dont le mandat arrive à terme en mai 2012, des dizaines de groupes masqués, de bandes à pieds, de groupes sonores ont défilé, vendredi soir et samedi, à Bréman, une localité de Jacmel, à l’occasion de la 1ère édition de « Festi Bréman naval ».
Des officiels du gouvernement, entre autres le premier ministre Garry Conille, des parlementaires du Sud’Est, en particulier, ont assisté au lancement de cette édition de Festi Bréman naval.
Le gouvernement, à travers le ministère de la Culture et de la Communication, a décaissé cinq millions de gourdes pour l’organisation du carnaval national de cette ville et les trois jours gras les 19, 20, et 21 Février.
Depuis l’année 1992, les artisans de Jacmel constituent l’essence, le fondement même du carnaval haïtien.
Source:bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1180-Haiti-Carnaval-Jacmel-4e-dimanche-pre-carnavalesque-entre-couleurs-et-deguisement.html
CARNET DE ROUTE: Etonnants voyageurs en Haïti - 3e étape - Graines d'espoir
Marie Chaudey - publié le 04/02/2012 Notre envoyée spéciale Marie Chaudey nous livre le troisième volet de son carnet de route en Haïti, au coeur de cet événement culturel qui, deux ans après le tremblement de terre, apporte sa pierre à la reconstruction tant attendue. Un carnet de route accompagné des images du photographe Jean-Christian Bourcart.
Aujourd’hui, échappée belle vers la montagne au Nord-Est de Port-au-Prince, en compagnie de la romancière Yanick Lahens. Végétation luxuriante et petite brise fraîche : on a vite fait d’oublier la congestion assourdissante du centre-ville. La route grimpe de village en village, Laboule, Thomassin, Kenscoff, marchés animés aux étals de fruits mûrs qui mettent l’eau à la bouche, chevreaux entravés aux ridelles des camionnettes. Au-delà de 1000 mètres, la vue est splendide sur la baie de Port-au-Prince, tout autant que sur les pentes abruptes et sculptées de cultures en terrasse des mornes environnantes. Nous roulons bientôt au milieu des pins, loin des clichés d’Haïti la miséreuse. C’est l’une des raisons pour lesquelles Yanick Lahens a tenu à nous amener dans ces parages. Mais aussi parce que deux étudiants de son association de formation audio-visuelle réalisent ici un documentaire. Leur lieu de tournage est un périmètre escarpé planté de serres flambant neuves, dans une zone où l’on cultive traditionnellement des fleurs. Ici, à 1600 mètres, une association de jeunes producteurs de chrysanthèmes, œillets et glaïeuls s’est développée avec le concours de l’USaid. L’idée de Yanick Lahens en amenant ses stagiaires filmer d’autres jeunes ici ?Montrer des initiatives en milieu populaire qui marchent. Le documentaire sera ensuite projeté dans des écoles à Port-au-Prince. Une manière de jeter des ponts entre des univers qui s’ignorent. Sans oublier de répondre au besoin crucial de formation, credo de l’écrivaine engagée dont vous suivrez l’itinéraire littéraire et citoyen d’ici quelques jours dans les pages de La Vie.
Descente
Sur le chemin du retour, Yanick Lahens écoute la radio plein pot : le pays est en pleine crise politique après un accès d’autoritarisme du président Martelly, l’ex-chanteur à succès qui est en train de se dévoiler petit à petit comme un virulent populiste de droite. Son sourire ultrabrite est omniprésent dans les rues de la capitale haïtienne, affiché sur des panneaux qui vantent ses bons résultats – il aurait ainsi remis 900 000 élèves sur les bancs de l’école. Une bonne part d’intox, selon notre écrivaine, qui ne peut s’empêcher de rappeler avec malice le titre d’un des tubes du crooner quand il chantait encore sous le nom de Sweet Micky : « Bandit légal »… Sans commentaire
Sous la tôle, la culture
Nous avons très vite retrouvé les encombrements, le camp de tentes du Champ de mars, les tas de gravats dans le bas de la ville. A deux pas du stade, dans un quartier très populaire nommé « bas peudechose » (sic), nous découvrons un modeste centre culturel au toit de tôle mais tenu par des jeunes gens, comédiens, chanteurs, musiciens, qui en veulent. Yanick Lahens finance ici une bibliothèque. Ses protégés nous ont préparé un vrai spectacle : un texte de Césaire au rythme fiévreux du tam-tam. Impeccable.
Poésie à La Fokal
La scène est ce soir partagée par deux grands pros : le comédien français François Marthouret et l’artiste haïtienne Magali Comeau-Denis. Bel hommage rendu à deux poètes majeurs d’Haïti : René Philoctète, disparu en 1992 – « et sans façon, j’ai mis mon cœur à partager comme un gâteau » … Et le toujours bien vivant Georges Castera : « Je t’écris pour t’apprendre/ que j’ai longtemps parlé avec les poings/serrés/pour ne pas crier avec/l’horizon qui fait naufrage ». Pour prolonger la magie du moment, on goûtera aux deux recueils publiés chez Actes sud : « Poèmes des îles qui marchent » de René Philoctète ; et « L'encre est ma demeure » de Georges Castera, des anthologies établies et préfacées par Lyonel Trouillot.
http://www.lavie.fr/culture/livres/etonnants-voyageurs-en-haiti-3e-etape-l-echappee-belle-04-02-2012-23847_30.php
Aujourd’hui, échappée belle vers la montagne au Nord-Est de Port-au-Prince, en compagnie de la romancière Yanick Lahens. Végétation luxuriante et petite brise fraîche : on a vite fait d’oublier la congestion assourdissante du centre-ville. La route grimpe de village en village, Laboule, Thomassin, Kenscoff, marchés animés aux étals de fruits mûrs qui mettent l’eau à la bouche, chevreaux entravés aux ridelles des camionnettes. Au-delà de 1000 mètres, la vue est splendide sur la baie de Port-au-Prince, tout autant que sur les pentes abruptes et sculptées de cultures en terrasse des mornes environnantes. Nous roulons bientôt au milieu des pins, loin des clichés d’Haïti la miséreuse. C’est l’une des raisons pour lesquelles Yanick Lahens a tenu à nous amener dans ces parages. Mais aussi parce que deux étudiants de son association de formation audio-visuelle réalisent ici un documentaire. Leur lieu de tournage est un périmètre escarpé planté de serres flambant neuves, dans une zone où l’on cultive traditionnellement des fleurs. Ici, à 1600 mètres, une association de jeunes producteurs de chrysanthèmes, œillets et glaïeuls s’est développée avec le concours de l’USaid. L’idée de Yanick Lahens en amenant ses stagiaires filmer d’autres jeunes ici ?Montrer des initiatives en milieu populaire qui marchent. Le documentaire sera ensuite projeté dans des écoles à Port-au-Prince. Une manière de jeter des ponts entre des univers qui s’ignorent. Sans oublier de répondre au besoin crucial de formation, credo de l’écrivaine engagée dont vous suivrez l’itinéraire littéraire et citoyen d’ici quelques jours dans les pages de La Vie.
Descente
Sur le chemin du retour, Yanick Lahens écoute la radio plein pot : le pays est en pleine crise politique après un accès d’autoritarisme du président Martelly, l’ex-chanteur à succès qui est en train de se dévoiler petit à petit comme un virulent populiste de droite. Son sourire ultrabrite est omniprésent dans les rues de la capitale haïtienne, affiché sur des panneaux qui vantent ses bons résultats – il aurait ainsi remis 900 000 élèves sur les bancs de l’école. Une bonne part d’intox, selon notre écrivaine, qui ne peut s’empêcher de rappeler avec malice le titre d’un des tubes du crooner quand il chantait encore sous le nom de Sweet Micky : « Bandit légal »… Sans commentaire
Sous la tôle, la culture
Nous avons très vite retrouvé les encombrements, le camp de tentes du Champ de mars, les tas de gravats dans le bas de la ville. A deux pas du stade, dans un quartier très populaire nommé « bas peudechose » (sic), nous découvrons un modeste centre culturel au toit de tôle mais tenu par des jeunes gens, comédiens, chanteurs, musiciens, qui en veulent. Yanick Lahens finance ici une bibliothèque. Ses protégés nous ont préparé un vrai spectacle : un texte de Césaire au rythme fiévreux du tam-tam. Impeccable.
Poésie à La Fokal
La scène est ce soir partagée par deux grands pros : le comédien français François Marthouret et l’artiste haïtienne Magali Comeau-Denis. Bel hommage rendu à deux poètes majeurs d’Haïti : René Philoctète, disparu en 1992 – « et sans façon, j’ai mis mon cœur à partager comme un gâteau » … Et le toujours bien vivant Georges Castera : « Je t’écris pour t’apprendre/ que j’ai longtemps parlé avec les poings/serrés/pour ne pas crier avec/l’horizon qui fait naufrage ». Pour prolonger la magie du moment, on goûtera aux deux recueils publiés chez Actes sud : « Poèmes des îles qui marchent » de René Philoctète ; et « L'encre est ma demeure » de Georges Castera, des anthologies établies et préfacées par Lyonel Trouillot.
http://www.lavie.fr/culture/livres/etonnants-voyageurs-en-haiti-3e-etape-l-echappee-belle-04-02-2012-23847_30.php
vendredi 3 février 2012
AINSI VA LE MONDE CE 3 FEVRIER 2012
Nouvelle flambée de violences en Egypte, deux morts
Deux manifestants sont morts asphyxiés vendredi au Caire, alors que le pays est secoué par de nouvelles violences à la suite du match de football meurtrier de Port Saïd.
Deux manifestants sont morts vendredi au Caire, asphyxiés par des gaz lacrymogènes, ont indiqué des sources médicales alors qu'une nouvelle flambée de violences traverse l'Egypte après le drame du match de football meurtrier à Port-Saïd.
Ces deux victimes ont été transportées à l'hôpital inconscientes après s'être jointes aux manifestants dans la capitale, près du ministère de l'Intérieur, où la police anti-émeutes tirait des gaz lacrymogènes et les protestataires ripostaient par des jets de pierres.
Les affrontements ont repris vendredi en Egypte entre policiers et manifestants réclamant le départ du pouvoir militaire, dans une nouvelle flambée de violences après le drame du match de football meurtrier à Port-Saïd.
Deux touristes enlevés
Dans un incident isolé, des bédouins ont enlevé deux touristes américaines et leur guide égyptien après avoir arrêté leur bus sur la route du monastère de Sainte-Catherine, dans le sud de la péninsule du Sinaï, selon des responsables de la sécurité. Les ravisseurs réclament la libération de proches emprisonnés…
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012387757-nouvelle-flambee-de-violences-en-egypte-deux-morts
Douch, bourreau khmer rouge
L'ex-tortionnaire en chef de la prison de Phnom Penh a été condamné à perpétuité en appel.
Le bourreau restera en prison. Kaing Guek Eav, alias Douch, l'ex-tortionnaire en chef de la prison des Khmers rouges à Phnom Penh, a été condamné ce vendredi en appel à la perpétuité pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Voici quelques éléments pour comprendre les faits, le tribunal et les affaires en cours.
Le mouvement révolutionnaire des Khmers rouges prend le pouvoir au Cambodge le 17 avril 1975. Pol Pot veut construire une utopie marxiste. Il abolit la religion, les écoles, la monnaie, vide les villes au profit de fermes collectives dans les campagnes. Paranoïaque, le régime multiplie les purges que justifient de multiples «complots». Deux millions de Cambodgiens, soit environ un quart de la population, meurent d'épuisement, de famine, de maladie ou à la suite de tortures et d'exécutions.
Douch, né le 17 novembre 1942 dans un village de la province de Kompong Thom, au nord de Phnom Penh, a été professeur de mathématiques avant de rejoindre les Khmers rouges en 1967. La photo ci-contre, non datée précisément, a été prise entre 1975 et 1979.
Il devient à cette période chef de Tuol Sleng, ou S-21, la prison centrale de la capitale cambodgienne. Un ancien lycée reconverti en véritable machine de mort. Au moins 12 380 adultes et enfants y ont été détenus et torturés avant d'être exécutés. Très rares sont les prisonniers de Douch qui ont survécu à leur détention.
http://www.liberation.fr/monde/01012387744-douch-bourreau-khmer-rouge
Pas de discrimination envers les entreprises étrangères pour l'approvisionnement en terres rares (PM chinois) La Chine ne procède à aucune discrimination à l'égard des entreprises étrangères en matière d'approvisionnement en terres rares. La politique et le quota pour les entreprises chinoises et étrangères sont identiques, a déclaré le Premier ministre chinois Wen Jiabao.
M. Wen s'est exprimé ainsi vendredi lors de sa rencontre avec des hommes d'affaires chinois et allemands en marge de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Guangzhou, capitale de la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.
La Chine se souciait auparavant peu de la protection de l'environnement ou du développement durable, ce qui a entraîné une exploitation excessive des terres rares et un prix d'offre très bas, a indiqué M. Wen.
"Même si nous avons désormais conscience de la nécessité de mener un développement durable des terres rares, nous continuons de fournir 90% des besoins mondiaux de ces métaux avec moins de 50% des réserves mondiales", a souligné M. Wen. Selon lui, les entreprises chinoises et étrangères font face aux mêmes normes au niveau de la protection de l'environnement et du développement écologique durable.
Les terres rares, un groupe de 17 éléments, sont des métaux largement utilisés dans la fabrication de produits de hautes technologies, allant des téléviseurs à écran plat aux lasers, en passant par les voitures hybrides.
La Chine a fixé un quota d'exportation pour les terres rares en 2012 quasiment identique à celui de 2011. Les exportations de ces métaux ont totalisé 14 750 tonnes durant les onze premiers mois de l'année 2011, soit seulement 49% du quota total.
Guangzhou est la deuxième escale de la visite de trois jours en Chine de Mme Merkel. Avant son arrivée dans la ville, elle a rencontré le président Hu Jintao et le législateur suprême Wu Bangguo vendredi matin à Beijing
http://french.cri.cn/781/2012/02/03/443s269140.htm
PARIS ET WASHINGTON METTENT A PRESSION SUR WADE
Des heurts ont déjà fait cinq morts parmi les opposants au président sénégalais.
Les heurts s'enchaînent à Dakar. Mercredi soir, c'est l'Université Cheikh Anta Diop, au centre de la capitale sénégalaise, qui était le théâtre d'affrontements entre les forces de l'ordre et des étudiants. Ils protestaient contre la mort, la veille, de l'un des leurs lors de la dispersion d'une précédente manifestation. La mort de ce jeune homme, qui aurait été renversé par une voiture de police, porte à cinq le nombre de victimes des heurts. Un bilan lourd pour un pays peu habitué aux violences politiques.
La colère des étudiants et d'une large partie des Sénégalais fait suite à la décision d'Abdoulaye Wade, 86 ans dont douze passés au pouvoir, de se présenter à sa succession moyennant un tour de passe-passe constitutionnel lors du scrutin du 26 février prochain. Le président se dit malgré tout serein, réduisant la contestation à une simple «brise». «Une brise est un vent léger qui secoue les feuilles des arbres, mais elle ne devient jamais un ouragan», a-t-il expliqué.
Son entourage mise sur un essoufflement des manifestants. Le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe les partis politiques d'opposition et la société civile, a comme seul mot d'ordre l'hostilité à une nouvelle candidature Wade et il tarde à rebondir. Ses responsables promettent une nouvelle stratégie pour les jours à venir mais ils peinent à définir un objectif précis.
Les divisions au sein du M23, composé de plusieurs leaders eux-mêmes candidats à la présidentielle, se font plus patentes. La campagne, qui commence officiellement dimanche, ne devrait pas arranger les choses.
Pour Abdoulaye Wade, les soucis se concentrent paradoxalement hors du Sénégal. Washington a ainsi très clairement exprimé son mécontentement face à la tournure prise par les événements dans un pays considéré comme l'une des plus stables démocraties d'Afrique.
«L'attitude digne d'un chef d'État serait de céder la place à la prochaine génération. La démocratie sénégalaise est assez mûre pour se tourner vers la génération suivante», a réaffirmé lundi Victoria Nuland, la porte-parole du département d'État américain…
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/02/01003-20120202ARTFIG00802-paris-et-washington-mettent-wade-sous-pression.php
Les Syriens manifestent à Hama, les discussions se poursuivent à l’ONU
Les Syriens se mobilisent pour commémorer le 30e anniversaire du massacre de Hama. Dans le même temps, au Conseil de sécurité de l'ONU, les discussions se poursuivent pour finaliser la mouture édulcorée du projet de résolution contre Damas.
Le Conseil de sécurité de l'ONU poursuit, ce vendredi, les discussions pour tenter de mettre au point une nouvelle trame au projet de résolution contre le régime syrien que ses membres veulent mettre au vote dans les jours qui viennent. En attendant, en Syrie, la mobilisation ne faiblit pas contre le régime de Bachar al-Assad et la répression qui a causé la mort de 6 000 personnes depuis le mois de mars dernier se poursuit. Les militants anti-régime appellent à manifester à Hama pour commémorer le 30e anniversaire du massacre qui s'était déroulé en ville, en février 1982, pour mettre un terme à une tentative d'insurrection des Frères musulmans. Le point sur la situation.
Le nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité finalisé ? …
Lire la suite ici : http://www.france24.com/fr/20120203-syriens-manifestent-hama-discussions-nouveau-texte-russie-onu-conseil-securite
Les témoignages effrayants des enfants torturés en Syrie
Le régime ne recule devant rien en Syrie pour mater la révolte. Un rapport de Human Rights Watch met en lumière les tortures subies par les enfants, dont près de 400 ont déjà été tués par l'armée de Bachar el-Assad.
Hossam a 13 ans. Il y a quelques mois, les forces syriennes l'arrêtent et l'enferment dans une cellule. «Ils m'ont électrocuté en me posant sur le ventre une pince pour électrocuter le bétail. Je me suis évanoui. Quand ils m'ont interrogé une deuxième fois, ils m'ont battu et électrocuté de nouveau. La troisième fois, ils avaient des pinces avec lesquelles ils m'ont arraché les ongles des pieds. Ils m'ont dit: ''Souviens toi bien, nous arrêtons les adultes et les enfants, et nous les tuons tous''». Le témoignage d'Hossam, qui a fuit la Syrie avec sa famille après sa captivité, est l'un de ceux recueillis par l'association de protection des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Dans son rapport sur la situation en Syrie, Lois Whitman, directrice de la section enfants HRW, souligne que le régime méprise toutes les lois et les conventions internationales en s'attaquant à des mineurs, dont certains n'ont que 11 ans
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/03/01003-20120203ARTFIG00536-les-temoignages-effrayants-des-enfants-tortures-en-syrie.php
Deux manifestants sont morts asphyxiés vendredi au Caire, alors que le pays est secoué par de nouvelles violences à la suite du match de football meurtrier de Port Saïd.
Deux manifestants sont morts vendredi au Caire, asphyxiés par des gaz lacrymogènes, ont indiqué des sources médicales alors qu'une nouvelle flambée de violences traverse l'Egypte après le drame du match de football meurtrier à Port-Saïd.
Ces deux victimes ont été transportées à l'hôpital inconscientes après s'être jointes aux manifestants dans la capitale, près du ministère de l'Intérieur, où la police anti-émeutes tirait des gaz lacrymogènes et les protestataires ripostaient par des jets de pierres.
Les affrontements ont repris vendredi en Egypte entre policiers et manifestants réclamant le départ du pouvoir militaire, dans une nouvelle flambée de violences après le drame du match de football meurtrier à Port-Saïd.
Deux touristes enlevés
Dans un incident isolé, des bédouins ont enlevé deux touristes américaines et leur guide égyptien après avoir arrêté leur bus sur la route du monastère de Sainte-Catherine, dans le sud de la péninsule du Sinaï, selon des responsables de la sécurité. Les ravisseurs réclament la libération de proches emprisonnés…
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012387757-nouvelle-flambee-de-violences-en-egypte-deux-morts
Douch, bourreau khmer rouge
L'ex-tortionnaire en chef de la prison de Phnom Penh a été condamné à perpétuité en appel.
Le bourreau restera en prison. Kaing Guek Eav, alias Douch, l'ex-tortionnaire en chef de la prison des Khmers rouges à Phnom Penh, a été condamné ce vendredi en appel à la perpétuité pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Voici quelques éléments pour comprendre les faits, le tribunal et les affaires en cours.
Le mouvement révolutionnaire des Khmers rouges prend le pouvoir au Cambodge le 17 avril 1975. Pol Pot veut construire une utopie marxiste. Il abolit la religion, les écoles, la monnaie, vide les villes au profit de fermes collectives dans les campagnes. Paranoïaque, le régime multiplie les purges que justifient de multiples «complots». Deux millions de Cambodgiens, soit environ un quart de la population, meurent d'épuisement, de famine, de maladie ou à la suite de tortures et d'exécutions.
Douch, né le 17 novembre 1942 dans un village de la province de Kompong Thom, au nord de Phnom Penh, a été professeur de mathématiques avant de rejoindre les Khmers rouges en 1967. La photo ci-contre, non datée précisément, a été prise entre 1975 et 1979.
Il devient à cette période chef de Tuol Sleng, ou S-21, la prison centrale de la capitale cambodgienne. Un ancien lycée reconverti en véritable machine de mort. Au moins 12 380 adultes et enfants y ont été détenus et torturés avant d'être exécutés. Très rares sont les prisonniers de Douch qui ont survécu à leur détention.
http://www.liberation.fr/monde/01012387744-douch-bourreau-khmer-rouge
Pas de discrimination envers les entreprises étrangères pour l'approvisionnement en terres rares (PM chinois) La Chine ne procède à aucune discrimination à l'égard des entreprises étrangères en matière d'approvisionnement en terres rares. La politique et le quota pour les entreprises chinoises et étrangères sont identiques, a déclaré le Premier ministre chinois Wen Jiabao.
M. Wen s'est exprimé ainsi vendredi lors de sa rencontre avec des hommes d'affaires chinois et allemands en marge de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Guangzhou, capitale de la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.
La Chine se souciait auparavant peu de la protection de l'environnement ou du développement durable, ce qui a entraîné une exploitation excessive des terres rares et un prix d'offre très bas, a indiqué M. Wen.
"Même si nous avons désormais conscience de la nécessité de mener un développement durable des terres rares, nous continuons de fournir 90% des besoins mondiaux de ces métaux avec moins de 50% des réserves mondiales", a souligné M. Wen. Selon lui, les entreprises chinoises et étrangères font face aux mêmes normes au niveau de la protection de l'environnement et du développement écologique durable.
Les terres rares, un groupe de 17 éléments, sont des métaux largement utilisés dans la fabrication de produits de hautes technologies, allant des téléviseurs à écran plat aux lasers, en passant par les voitures hybrides.
La Chine a fixé un quota d'exportation pour les terres rares en 2012 quasiment identique à celui de 2011. Les exportations de ces métaux ont totalisé 14 750 tonnes durant les onze premiers mois de l'année 2011, soit seulement 49% du quota total.
Guangzhou est la deuxième escale de la visite de trois jours en Chine de Mme Merkel. Avant son arrivée dans la ville, elle a rencontré le président Hu Jintao et le législateur suprême Wu Bangguo vendredi matin à Beijing
http://french.cri.cn/781/2012/02/03/443s269140.htm
PARIS ET WASHINGTON METTENT A PRESSION SUR WADE
Des heurts ont déjà fait cinq morts parmi les opposants au président sénégalais.
Les heurts s'enchaînent à Dakar. Mercredi soir, c'est l'Université Cheikh Anta Diop, au centre de la capitale sénégalaise, qui était le théâtre d'affrontements entre les forces de l'ordre et des étudiants. Ils protestaient contre la mort, la veille, de l'un des leurs lors de la dispersion d'une précédente manifestation. La mort de ce jeune homme, qui aurait été renversé par une voiture de police, porte à cinq le nombre de victimes des heurts. Un bilan lourd pour un pays peu habitué aux violences politiques.
La colère des étudiants et d'une large partie des Sénégalais fait suite à la décision d'Abdoulaye Wade, 86 ans dont douze passés au pouvoir, de se présenter à sa succession moyennant un tour de passe-passe constitutionnel lors du scrutin du 26 février prochain. Le président se dit malgré tout serein, réduisant la contestation à une simple «brise». «Une brise est un vent léger qui secoue les feuilles des arbres, mais elle ne devient jamais un ouragan», a-t-il expliqué.
Son entourage mise sur un essoufflement des manifestants. Le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe les partis politiques d'opposition et la société civile, a comme seul mot d'ordre l'hostilité à une nouvelle candidature Wade et il tarde à rebondir. Ses responsables promettent une nouvelle stratégie pour les jours à venir mais ils peinent à définir un objectif précis.
Les divisions au sein du M23, composé de plusieurs leaders eux-mêmes candidats à la présidentielle, se font plus patentes. La campagne, qui commence officiellement dimanche, ne devrait pas arranger les choses.
Pour Abdoulaye Wade, les soucis se concentrent paradoxalement hors du Sénégal. Washington a ainsi très clairement exprimé son mécontentement face à la tournure prise par les événements dans un pays considéré comme l'une des plus stables démocraties d'Afrique.
«L'attitude digne d'un chef d'État serait de céder la place à la prochaine génération. La démocratie sénégalaise est assez mûre pour se tourner vers la génération suivante», a réaffirmé lundi Victoria Nuland, la porte-parole du département d'État américain…
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/02/01003-20120202ARTFIG00802-paris-et-washington-mettent-wade-sous-pression.php
Les Syriens manifestent à Hama, les discussions se poursuivent à l’ONU
Les Syriens se mobilisent pour commémorer le 30e anniversaire du massacre de Hama. Dans le même temps, au Conseil de sécurité de l'ONU, les discussions se poursuivent pour finaliser la mouture édulcorée du projet de résolution contre Damas.
Le Conseil de sécurité de l'ONU poursuit, ce vendredi, les discussions pour tenter de mettre au point une nouvelle trame au projet de résolution contre le régime syrien que ses membres veulent mettre au vote dans les jours qui viennent. En attendant, en Syrie, la mobilisation ne faiblit pas contre le régime de Bachar al-Assad et la répression qui a causé la mort de 6 000 personnes depuis le mois de mars dernier se poursuit. Les militants anti-régime appellent à manifester à Hama pour commémorer le 30e anniversaire du massacre qui s'était déroulé en ville, en février 1982, pour mettre un terme à une tentative d'insurrection des Frères musulmans. Le point sur la situation.
Le nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité finalisé ? …
Lire la suite ici : http://www.france24.com/fr/20120203-syriens-manifestent-hama-discussions-nouveau-texte-russie-onu-conseil-securite
Les témoignages effrayants des enfants torturés en Syrie
Le régime ne recule devant rien en Syrie pour mater la révolte. Un rapport de Human Rights Watch met en lumière les tortures subies par les enfants, dont près de 400 ont déjà été tués par l'armée de Bachar el-Assad.
Hossam a 13 ans. Il y a quelques mois, les forces syriennes l'arrêtent et l'enferment dans une cellule. «Ils m'ont électrocuté en me posant sur le ventre une pince pour électrocuter le bétail. Je me suis évanoui. Quand ils m'ont interrogé une deuxième fois, ils m'ont battu et électrocuté de nouveau. La troisième fois, ils avaient des pinces avec lesquelles ils m'ont arraché les ongles des pieds. Ils m'ont dit: ''Souviens toi bien, nous arrêtons les adultes et les enfants, et nous les tuons tous''». Le témoignage d'Hossam, qui a fuit la Syrie avec sa famille après sa captivité, est l'un de ceux recueillis par l'association de protection des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Dans son rapport sur la situation en Syrie, Lois Whitman, directrice de la section enfants HRW, souligne que le régime méprise toutes les lois et les conventions internationales en s'attaquant à des mineurs, dont certains n'ont que 11 ans
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/03/01003-20120203ARTFIG00536-les-temoignages-effrayants-des-enfants-tortures-en-syrie.php
jeudi 2 février 2012
Un Haïtien , JULES DELSON, expulsé du pays , CANADA
Agence QMI OTTAWA – Un vingtième individu qui figure sur la liste des criminels d'origine étrangère recherchés par les autorités fédérales a été arrêté mardi dans la région de Toronto.
Ian Getfield, âgé de 37 ans, originaire de la Jamaïque, est interdit de territoire au Canada après avoir été reconnu coupable de plusieurs accusations, notamment de possession de stupéfiants, de vol de moins de 5000$, de voies de fait, de défaut de comparaître et de deux accusations d'entrave au travail d'un agent de la paix. Getfield est détenu par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).
L'Agence a aussi annoncé l'expulsion de Delson Jules, un Haïtien de 41 ans qui vivait à Saint-Hubert, au Québec. Il a été renvoyé du Canada, mardi.
Jules, qui s'est rendu aux autorités fédérales le 17 janvier, à Montréal, avait été déclaré coupable de harcèlement criminel, de voies de fait et d'avoir proféré des menaces. Il s'agit du dixième individu sur la liste de l'ASFC à être expulsé du pays.
«Il n'y a pas de place chez nous pour ceux qui, par la tromperie et la criminalité, profitent de l'accueil généreux du Canada et menacent la sécurité de nos collectivités et de nos citoyens», a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2012/02/20120201-163618.html
Ian Getfield, âgé de 37 ans, originaire de la Jamaïque, est interdit de territoire au Canada après avoir été reconnu coupable de plusieurs accusations, notamment de possession de stupéfiants, de vol de moins de 5000$, de voies de fait, de défaut de comparaître et de deux accusations d'entrave au travail d'un agent de la paix. Getfield est détenu par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).
L'Agence a aussi annoncé l'expulsion de Delson Jules, un Haïtien de 41 ans qui vivait à Saint-Hubert, au Québec. Il a été renvoyé du Canada, mardi.
Jules, qui s'est rendu aux autorités fédérales le 17 janvier, à Montréal, avait été déclaré coupable de harcèlement criminel, de voies de fait et d'avoir proféré des menaces. Il s'agit du dixième individu sur la liste de l'ASFC à être expulsé du pays.
«Il n'y a pas de place chez nous pour ceux qui, par la tromperie et la criminalité, profitent de l'accueil généreux du Canada et menacent la sécurité de nos collectivités et de nos citoyens», a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2012/02/20120201-163618.html
Haïti-Santé/Ethanol : Les autorités rassurent
P-au-P, 1 févr. [AlterPresse] --- L’éthanol ne présente « aucun danger » pour la consommation, déclare le président de la commission santé au Sénat, Wesner Polycarpe, en marge d’une rencontre institutionnelle le mardi 31 janvier 2012. Le sénateur Polycarpe a eu des discussions avec la ministre de la santé et de la population, Florence Duperval Guillaume, et le directeur de ce ministère, Gabriel Timothée, autour de la circulation de l’éthanol sur le marché haïtien et l’inquiétude que cela soulève.
En janvier 2012, la population de Léogâne (à une trentaine de km au sud de la capitale) a intercepté plusieurs barils d’éthanol et mis le feu à certains.
Il y a une confusion entre le méthanol, produit dangereux, et l’éthanol, inoffensif et largement utilisé dans les boissons et le domaine médical, tient à préciser la ministre Duperval Guillaume,
« L’essentiel, c’est de rassurer la population sur la différence existant entre le méthanol - qui est un poison violent, capable de causer la mort de façon rapide - et l’éthanol - qui est un produit alcoolisé -. Nous retrouvons l’éthanol dans plusieurs substances, notamment les pansements et les liqueurs. L’éthanol n’a pas d’effets néfastes », explique t-elle.
Le méthanol a déjà causé la mort de près d’une quinzaine de personnes dans deux sections communales de l’Arcahaie (à une trentaine de km au nord de Port-au-Prince) en janvier 2011.
De son côté, le sénateur Polycarpe annonce des mesures pour calmer les planteurs qui voient leur production d’alcool perdre du terrain face à l’éthanol, massivement importé ces derniers jours.
Cette situation soulève, notamment à Léogâne, une grogne, aggravée par la peur d’éventuels risques de consommation de l’éthanol.
Il faut que les planteurs de Léogâne « comprennent que ce n’est pas le produit qui a un problème, parce que le ministère du commerce reconnait quatre grands distributeurs dans le pays. C’est l’usage abusif de cet alcool, qui représente un accroc majeur à la production nationale. L’utilisation de l’éthanol tend à s’étendre... sur le marché haïtien », continue la ministre Duperval Guillaume.
Plusieurs planteurs auraient abandonné la culture de la canne à sucre, destinée à la fabrication de l’alcool local, pour la culture de bananes sans le moindre contrôle sur la provenance des intrants.
Le sénateur Polycarpe rassure. Des pistes de solution sont en train d’être envisagées dans le but de calmer les planteurs par rapport à l’importation de l’éthanol, affirme t-il.
Une commission interministérielle, réunissant les ministères de la santé publique et de la population, du commerce, de l’économie et des finances ainsi que de l’agriculture, a été formée autour de la question.
Il s’agit selon le sénateur Polycarpe de « produire des résultats concrets sur l’échantillon qui se trouve entre les mains de la population de Léogane, et d’encadrer surtout les agriculteurs dans plusieurs domaines ».
Le manque de contrôle sur l’importation de l’éthanol en Haïti est vivement dénoncé à Léogâne.
Les planteurs revendiquent, entre autres, la garantie d’avoir des matériels et des moyens pouvant leur permettre de travailler, tels des tracteurs, un système adéquat de canalisation et d’arrosage, des crédits dans des banques agricoles, des crédits pour l’obtention d’engrais, de semences, et la règlementation de l’usage des terres. [jep kft rc apr 01/02/2012 12:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12308
Commentaire:
Vers la disparition de notre bon vieux clairin ou notre tafia. Des agriculteurs haïtiens et les propriétaires de guildives devront encore une fois laisser la place aux importateurs qui ne paient surement pas d'impôts. Ainsi va Haïti..
En janvier 2012, la population de Léogâne (à une trentaine de km au sud de la capitale) a intercepté plusieurs barils d’éthanol et mis le feu à certains.
Il y a une confusion entre le méthanol, produit dangereux, et l’éthanol, inoffensif et largement utilisé dans les boissons et le domaine médical, tient à préciser la ministre Duperval Guillaume,
« L’essentiel, c’est de rassurer la population sur la différence existant entre le méthanol - qui est un poison violent, capable de causer la mort de façon rapide - et l’éthanol - qui est un produit alcoolisé -. Nous retrouvons l’éthanol dans plusieurs substances, notamment les pansements et les liqueurs. L’éthanol n’a pas d’effets néfastes », explique t-elle.
Le méthanol a déjà causé la mort de près d’une quinzaine de personnes dans deux sections communales de l’Arcahaie (à une trentaine de km au nord de Port-au-Prince) en janvier 2011.
De son côté, le sénateur Polycarpe annonce des mesures pour calmer les planteurs qui voient leur production d’alcool perdre du terrain face à l’éthanol, massivement importé ces derniers jours.
Cette situation soulève, notamment à Léogâne, une grogne, aggravée par la peur d’éventuels risques de consommation de l’éthanol.
Il faut que les planteurs de Léogâne « comprennent que ce n’est pas le produit qui a un problème, parce que le ministère du commerce reconnait quatre grands distributeurs dans le pays. C’est l’usage abusif de cet alcool, qui représente un accroc majeur à la production nationale. L’utilisation de l’éthanol tend à s’étendre... sur le marché haïtien », continue la ministre Duperval Guillaume.
Plusieurs planteurs auraient abandonné la culture de la canne à sucre, destinée à la fabrication de l’alcool local, pour la culture de bananes sans le moindre contrôle sur la provenance des intrants.
Le sénateur Polycarpe rassure. Des pistes de solution sont en train d’être envisagées dans le but de calmer les planteurs par rapport à l’importation de l’éthanol, affirme t-il.
Une commission interministérielle, réunissant les ministères de la santé publique et de la population, du commerce, de l’économie et des finances ainsi que de l’agriculture, a été formée autour de la question.
Il s’agit selon le sénateur Polycarpe de « produire des résultats concrets sur l’échantillon qui se trouve entre les mains de la population de Léogane, et d’encadrer surtout les agriculteurs dans plusieurs domaines ».
Le manque de contrôle sur l’importation de l’éthanol en Haïti est vivement dénoncé à Léogâne.
Les planteurs revendiquent, entre autres, la garantie d’avoir des matériels et des moyens pouvant leur permettre de travailler, tels des tracteurs, un système adéquat de canalisation et d’arrosage, des crédits dans des banques agricoles, des crédits pour l’obtention d’engrais, de semences, et la règlementation de l’usage des terres. [jep kft rc apr 01/02/2012 12:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12308
Commentaire:
Vers la disparition de notre bon vieux clairin ou notre tafia. Des agriculteurs haïtiens et les propriétaires de guildives devront encore une fois laisser la place aux importateurs qui ne paient surement pas d'impôts. Ainsi va Haïti..
Haïti-Éducation : Des enseignants menacent d’entrer en grève dans le département du Centre
mercredi 1er février 2012 Correspondance Ronel Odatte
Hinche (Haïti), 1 févr. 2012 [AlterPresse] --- Des enseignants dans des écoles publiques à Hinche menacent d’entamer une grève à partir de la première semaine de février 2012 pour exiger le versement de quatre mois d’arriérés de salaire et l’octroi d’un contrat de travail, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Engagés dans le programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (Psugo) depuis le 3 octobre 2011, ces enseignants indiquent qu’ils ne savent pas encore comment fonctionne le programme.
« Nous travaillons depuis 4 mois sans rien toucher, et nos enfants ne peuvent même pas avoir un plat chaud », déplore Louis Sainturin, porte parole du groupe dénommé « Enseignants de l’école universelle ».
Le 24 janvier dernier, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a publié une note concernant la question des nominations et des arriérés de salaire.
Les contrats de travail pour les enseignants appelés pour répondre aux besoins du Psugo sont finalisés uniquement pour le Sud-Est, le Nord-Est, le Sud et la Grande Anse, selon le ministère.
Pour les autres départements, le processus est en cours.
Le ministère affirme aussi qu’il a réactivé la question des arriérés de salaire.
Dix mille enseignants ont déjà été régularisés et « la plupart ont reçu leur chèque depuis belle lurette », signale la note.
Mais, dans le Plateau central, outre la condition des enseignants, c’est celle des établissements scolaires qui préoccupe.
Certains professeurs des écoles publiques, qui menacent d’observer un arrêt de travail, indiquent qu’il leur faut parcourir plusieurs kilomètres à pied avant d’arriver sur leurs lieux de travail.
Des écoles « zonbi »
« Quatre enseignants pour des centaines d’élèves, et les cours sont dispensés sous des arbres… Nous sommes obligés de placer des draps sous ces manguiers afin de nous faciliter la tâche. Alors, quelle est la politique de l’État haïtien en matière d’éducation ? »
C’est ainsi que réagit Anélus Lafortune, l’un des membres du comité de gestion de l’école nationale de Colombier (2 e section communale de Savanette), un établissement public établi depuis 25 ans.
« J’ai vu de mes propres yeux à Matelgate( 1 re section communale de Cerca-la-Source) des enfants en état de nécessité extrême qui veulent s’éduquer, mais les conditions sont infrahumaines », décrit, pour sa part, la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Alternative-Centre).
Beauzile évoque les sections communales de Cerca-la-Source et de Thomassique (haut Plateau central), où des enfants vont le ventre vide et pieds nus à l’école.
« Il n’y a pas d’écoles dans les sections communales, et nous devons penser à en construire », indique le député de Maissade, Romain Musset (MAS/haut Plateau central).
Romain Musset reconnait qu’il est du devoir des autorités d’offrir aux enfants une éducation de qualité.
Le directeur départemental du ministère de l’éducation nationale, Muller Julesaint, déclare que son bureau a déjà transmis la liste des écoles qui fonctionnent soit sous des manguiers, des tentes, soit à l’intérieur d’églises.
Il annonce la construction de 20 nouveaux établissements scolaires par l’État haïtien au profit des enfants du Plateau Central.
« Nous sommes confiants dans la réussite du Psugo, malgré les difficultés économiques qui empêchent certains parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Mais, ce qui est sûr, c’est que, dans deux ans, tout sera normal », prédit le directeur départemental de l’éducation, qui déclare que tout ne peut pas se faire en un jour.
En tout cas , la présidence affirme avoir permis, en quatre mois, à 903 mille enfants de bénéficier de son programme, contre 770 mille au départ.
Sur son site internet, le ministère de l’éducation nationale parle, de son côté, de plus d’un million d’enfants.
Des chiffres qui changent. Des chiffres également contestés par des syndicats d’enseignants.
Les chiffres mentionnés ne collent ni avec les données du ministère, ni avec la réalité sur le terrain, soulignent ces syndicats. [ro kft rc apr 1/02/2012 10 :57]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12306
Hinche (Haïti), 1 févr. 2012 [AlterPresse] --- Des enseignants dans des écoles publiques à Hinche menacent d’entamer une grève à partir de la première semaine de février 2012 pour exiger le versement de quatre mois d’arriérés de salaire et l’octroi d’un contrat de travail, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Engagés dans le programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (Psugo) depuis le 3 octobre 2011, ces enseignants indiquent qu’ils ne savent pas encore comment fonctionne le programme.
« Nous travaillons depuis 4 mois sans rien toucher, et nos enfants ne peuvent même pas avoir un plat chaud », déplore Louis Sainturin, porte parole du groupe dénommé « Enseignants de l’école universelle ».
Le 24 janvier dernier, le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a publié une note concernant la question des nominations et des arriérés de salaire.
Les contrats de travail pour les enseignants appelés pour répondre aux besoins du Psugo sont finalisés uniquement pour le Sud-Est, le Nord-Est, le Sud et la Grande Anse, selon le ministère.
Pour les autres départements, le processus est en cours.
Le ministère affirme aussi qu’il a réactivé la question des arriérés de salaire.
Dix mille enseignants ont déjà été régularisés et « la plupart ont reçu leur chèque depuis belle lurette », signale la note.
Mais, dans le Plateau central, outre la condition des enseignants, c’est celle des établissements scolaires qui préoccupe.
Certains professeurs des écoles publiques, qui menacent d’observer un arrêt de travail, indiquent qu’il leur faut parcourir plusieurs kilomètres à pied avant d’arriver sur leurs lieux de travail.
Des écoles « zonbi »
« Quatre enseignants pour des centaines d’élèves, et les cours sont dispensés sous des arbres… Nous sommes obligés de placer des draps sous ces manguiers afin de nous faciliter la tâche. Alors, quelle est la politique de l’État haïtien en matière d’éducation ? »
C’est ainsi que réagit Anélus Lafortune, l’un des membres du comité de gestion de l’école nationale de Colombier (2 e section communale de Savanette), un établissement public établi depuis 25 ans.
« J’ai vu de mes propres yeux à Matelgate( 1 re section communale de Cerca-la-Source) des enfants en état de nécessité extrême qui veulent s’éduquer, mais les conditions sont infrahumaines », décrit, pour sa part, la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Alternative-Centre).
Beauzile évoque les sections communales de Cerca-la-Source et de Thomassique (haut Plateau central), où des enfants vont le ventre vide et pieds nus à l’école.
« Il n’y a pas d’écoles dans les sections communales, et nous devons penser à en construire », indique le député de Maissade, Romain Musset (MAS/haut Plateau central).
Romain Musset reconnait qu’il est du devoir des autorités d’offrir aux enfants une éducation de qualité.
Le directeur départemental du ministère de l’éducation nationale, Muller Julesaint, déclare que son bureau a déjà transmis la liste des écoles qui fonctionnent soit sous des manguiers, des tentes, soit à l’intérieur d’églises.
Il annonce la construction de 20 nouveaux établissements scolaires par l’État haïtien au profit des enfants du Plateau Central.
« Nous sommes confiants dans la réussite du Psugo, malgré les difficultés économiques qui empêchent certains parents d’envoyer leurs enfants à l’école. Mais, ce qui est sûr, c’est que, dans deux ans, tout sera normal », prédit le directeur départemental de l’éducation, qui déclare que tout ne peut pas se faire en un jour.
En tout cas , la présidence affirme avoir permis, en quatre mois, à 903 mille enfants de bénéficier de son programme, contre 770 mille au départ.
Sur son site internet, le ministère de l’éducation nationale parle, de son côté, de plus d’un million d’enfants.
Des chiffres qui changent. Des chiffres également contestés par des syndicats d’enseignants.
Les chiffres mentionnés ne collent ni avec les données du ministère, ni avec la réalité sur le terrain, soulignent ces syndicats. [ro kft rc apr 1/02/2012 10 :57]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12306
Brève visite de Dilma Russeff en Haïti
La présidente de la république fédérative du Brésil, Dilma Russeff a effectué une visite de quelques heures ce mercredi en Haïti. Par cette visite Mme Russef voulais renforcer les relations entre les deux pays. En cette occasion, le président de la république a profité pour solliciter la collaboration du Brésil dans la promotion de l'investissement en Haïti.
A la tête d'une importante délégation, Mme Rousseff a été accueillie par le président Martelly et son épouse Sophia.
Le cortège du chef d'état Brésilien a ensuite rapidement rejoint le palais national.
Arrivé au palais, les deux chefs ont eu des discussions autour de différents points notamment dans le domaine de la coopération entre les deux pays.
Apres plusieurs heures passées en tête à tête les présidents haïtien et Brésilien ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant la parole en la circonstance, le chef de l'état, après avoir salué l'arrivée de madame Roussef, a saisi l'occasion pour solliciter la collaboration du gouvernement Brésilien pour promouvoir l'investissement en Haïti.
Tout en mettant en avant des possibilités de crédit favorables aux éventuels investisseurs. Un appel auquel a répondu favorablement la présidente du Brésil.
Rappelons que la visite éclair en Haïti de la présidente Brésilienne était la deuxième d'une tournée Latino Américaine, qui l'a conduit en début de semaine à Cuba.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20335
A la tête d'une importante délégation, Mme Rousseff a été accueillie par le président Martelly et son épouse Sophia.
Le cortège du chef d'état Brésilien a ensuite rapidement rejoint le palais national.
Arrivé au palais, les deux chefs ont eu des discussions autour de différents points notamment dans le domaine de la coopération entre les deux pays.
Apres plusieurs heures passées en tête à tête les présidents haïtien et Brésilien ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant la parole en la circonstance, le chef de l'état, après avoir salué l'arrivée de madame Roussef, a saisi l'occasion pour solliciter la collaboration du gouvernement Brésilien pour promouvoir l'investissement en Haïti.
Tout en mettant en avant des possibilités de crédit favorables aux éventuels investisseurs. Un appel auquel a répondu favorablement la présidente du Brésil.
Rappelons que la visite éclair en Haïti de la présidente Brésilienne était la deuxième d'une tournée Latino Américaine, qui l'a conduit en début de semaine à Cuba.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20335
Haïti : Dilma Rousseff promet des visas spécifiques pour les immigrés haïtiens
REUTERS/Swoan ParkerPar RFI Après Cuba, Dilma Rousseff s'est rendue mercredi 1er février 2012 en Haïti. La présidente du Brésil a abordé avec son homologue haïtien Michel Martelly, deux dossiers cruciaux pour les relations bilatérales : l’immigration illégale et le retrait progressif des casques bleus brésiliens déployés en Haïti. Sensible aux difficultés rencontrées par Haïti, Dilma Rousseff a annoncé la création d’un visa permanent spécifique pour les Haïtiens.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Dilma Rousseff est venue à Port-au-Prince pour renouveler les accords de coopération avec Haïti dans les domaines de la santé, de l'énergie et de l'agriculture. Mais la présidente brésilienne a surtout fait part de sa préoccupation pour les Haïtiens qui ont immigré illégalement au Brésil et qui vivent aujourd'hui dans des conditions inquiétantes. Tout en renforçant la lutte contre les réseaux de passeurs, le Brésil va favoriser l'obtention de visa pour les familles haïtiennes, comme le confirme la présidente du Brésil.
«A travers ces mesures, le gouvernement brésilien, sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires auxquelles doit faire face Haïti, a créé une catégorie supplémentaire de visas permanents, exclusifs pour les Haïtiens, dont la concession n'est pas subordonnée à la démonstration, par exemple, d'un contrat d'emploi au Brésil, et ceci pour une durée de cinq ans. Nous pourrons recevoir dans cette catégorie de visa jusqu'à 1 200 familles haïtiennes par an. De la même façon, nous légaliserons les familles qui se trouvent déjà au Brésil».
Dilma Rousseff a également indiqué que le Brésil travaillait au retrait progressif de ses Casques bleus. Aucun calendrier précis n'a encore été établi mais 300 soldats brésiliens devraient prochainement quitter la Minustah à laquelle ils sont intégrés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Dilma Rousseff est venue à Port-au-Prince pour renouveler les accords de coopération avec Haïti dans les domaines de la santé, de l'énergie et de l'agriculture. Mais la présidente brésilienne a surtout fait part de sa préoccupation pour les Haïtiens qui ont immigré illégalement au Brésil et qui vivent aujourd'hui dans des conditions inquiétantes. Tout en renforçant la lutte contre les réseaux de passeurs, le Brésil va favoriser l'obtention de visa pour les familles haïtiennes, comme le confirme la présidente du Brésil.
«A travers ces mesures, le gouvernement brésilien, sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires auxquelles doit faire face Haïti, a créé une catégorie supplémentaire de visas permanents, exclusifs pour les Haïtiens, dont la concession n'est pas subordonnée à la démonstration, par exemple, d'un contrat d'emploi au Brésil, et ceci pour une durée de cinq ans. Nous pourrons recevoir dans cette catégorie de visa jusqu'à 1 200 familles haïtiennes par an. De la même façon, nous légaliserons les familles qui se trouvent déjà au Brésil».
Dilma Rousseff a également indiqué que le Brésil travaillait au retrait progressif de ses Casques bleus. Aucun calendrier précis n'a encore été établi mais 300 soldats brésiliens devraient prochainement quitter la Minustah à laquelle ils sont intégrés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Dilma Rousseff en Haïti pour resserrer les liens
…"Le Brésil et Haïti filent le parfait amour", titre le quotidien de Port-au-Prince au lendemain de la visite de la présidente du Brésil Dilma Roussef. Le président d'Haïti Michel Martelly a sollicité le soutien du Brésil pour plusieurs projets en cours, rapporte le journal, notamment le programme national de lutte contre la faim, Aba Grangou, et un projet de construction massive de logements sociaux. En revanche, dans son éditorial, Frantz Duval s'inquiète d'un manque de "gestes forts" dans la relation entre Haïti et le Brésil, "cet ami que nous aimons tant".
http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE 2 FEVRIER 2012
Egypte: une émeute lors match de foot fait plus de 70 morts, l'armée déployée
74 personnes sont mortes mercredi soir dans des violences qui ont éclaté après un match de football entre 2 équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd.L'armée a été déployée dans la ville.
Le sport a viré au bain de sang. Au moins 74 personnes sont mortes mercredi soir dans des heurts qui ont éclaté après un match de football entre deux équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd, selon un bilan des hôpitaux. Une centaine de personnes sont blessées. Ce bilan, encore provisoire, en fait l'un des matches les plus meurtriers de l'histoire du football.
Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel l'équipe de Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Egypte, sa première défaite (3-1) de la saison, au 17e jour du championnat national. Les supporteurs d'al-Masry ont lancé des pierres, des bouteilles et des fusées éclairantes contre ceux d'al-Ahly, déclenchant les violences, selon des témoins. Des supporteurs se sont affrontés à coups de poings, et selon des sources médicales, plusieurs sont morts ou ont été blessés à l'arme blanche.
Lire la suite : http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-une-emeute-lors-match-de-foot-fait-70-morts-l-armee-deployee-6969005.html
Syrie : des offres d'exil pour Assad étudiées à l'Onu
Selon des sources occidentales proches des discussions aux Nations unies, les pays occidentaux et les Etats arabes sont en contact sur un possible exil de Bachar al-Assad. Trois pays seraient disposés à accueillir le président syrien sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois.
A ce stade, aucun signe ne suggère néanmoins qu'Assad serait prêt à quitter son pays, d'autant plus que la Russie continue de faire bloc derrière lui pour empêcher le vote d'une résolution. Mercredi, Alain Juppé a cependant indiqué que l'attitude de Moscou était "moins négative" et qu'il espérait un vote la semaine prochaine.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/syrie-des-offres-d-exil-pour-assad-etudiees-a-l-onu-6969069.html
Syrie: le bilan s'alourdit à 59 morts, Moscou reste inflexible
DAMAS (AFP) - Les puissances occidentales et la Ligue arabe se heurtent à l'intransigeance de la Russie qui a prévenu qu'elle mettrait son veto à toute résolution de l'ONU pour mettre fin aux violences en Syrie qui ont fait mercredi au moins 59 morts.
"Nous n'autoriserons aucun texte que nous considèrerons comme erroné et qui conduirait à une aggravation du conflit. Nous ne permettrons pas son adoption", a affirmé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, selon les agences de presse russes.
Cependant, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a dit mercredi avoir noté, "pour la première fois", l'attitude "moins négative de la Russie" au cours de la réunion la veille à New York du Conseil de sécurité, laissant entrevoir un espoir d'adopter une résolution soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe.
http://www.liberation.fr/depeches/01012387467-syrie-le-bilan-s-alourdit-a-59-morts-moscou-reste-inflexible
Naufrage d'un ferry en Papouasie-Nouvelle-Guinée
SYDNEY (Reuters) - Plus de 230 personnes ont pu être secourues après le naufrage jeudi d'un ferry au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec environ 350 personnes à son bord, rapportent les autorités australiennes.
Le naufrage du MV Rabaul Queen s'est produit à 16km au large des côtes alors que le ferry effectuait une liaison entre l'île de New Britain et la ville de Lae (nord).
Selon l'AMSA, l'agence australienne de sécurité maritime qui participe aux opérations de secours, 238 personnes ont été secourues et plus d'une centaine de passagers restent toujours portés disparus.
Huit bateaux, dont des navires marchands, sont à l'oeuvre, appuyés par des avions de recherche en mer, dans l'espoir de retrouver des survivants près de 12 heures après le naufrage, selon l'AMSA.
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/naufrage-d-un-ferry-en-papouasie-nouvelle-guinee-02-02-2012-1426616_240.php
Selon un rapport secret américain, ils s'apprêteraient à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014.
Soutenus par leurs alliés pakistanais, les talibans s'apprêtent à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014. Serait-ce un échec majeur de la politique occidentale menée en Afghanistan depuis dix ans et dont l'un des buts avait été de chasser du pouvoir les talibans alliés à al-Qaida, puis d'empêcher leur retour? C'est en substance ce que suggère le contenu du rapport secret américain transmis à l'Otan le mois dernier.
Ses conclusions, en tout cas, sont en contradiction totale avec les déclarations des chefs militaires et politiques occidentaux, qui assurent au contraire que les insurgés afghans ont reculé, ¬affaiblis par la nouvelle politique de contre-insurrection (surge). Et que les forces de sécurité afghanes, police et armée, seront bientôt assez fortes pour assurer la sécurité du pays et résister à la pression des talibans.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00731-les-talibans-prets-a-prendre-le-controle-de-l-afghanistan.php
Le rapport secret de l'Otan sur le double jeu pakistanais
Ce document décrit dans le détail la collusion entre les services secrets pakistanais et les talibans afghans.
La nature incestueuse des liens qui unissent les services de renseignements pakistanais (ISI) aux talibans afghans était connue depuis de longues années par les capitales occidentales. Mais le rapport secret compilé par des officiers américains en Afghanistan, basé sur 27.000 interrogatoires de plus de 4000 détenus talibans ou membres d'al-Qaida et transmis aux commandants de l'Otan le mois dernier, est une véritable bombe.
Le document, intitulé «l'état des talibans», repris mercredi par le Times et la BBC, décrit pour la première fois en détail les relations intimes et la collusion existant entre le gouvernement et les services pakistanais d'un côté, les talibans afghans de l'autre. L'État pakistanais aurait ainsi mis en place un réseau complexe d'espions et d'intermédiaires chargés de donner des conseils stratégiques aux talibans combattant la coalition.
Un soutien concret aux insurgés …
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00510-le-rapport-secret-de-l-otan-sur-le-double-jeu-pakistanais.php
Nouveaux affrontements à Dakar après le décès d'un manifestant
SÉNÉGAL - La candidature du président sortant continue d'attiser les tensions...
Les forces de sécurité sénégalaises sont de nouveau intervenues mercredi pour disperser plusieurs centaines de manifestants à Dakar, au lendemain de la mort d'un étudiant lors d'un rassemblement contre la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février.
Poursuivis par la police jusque dans leur campus
Des jeunes manifestants qui criaient «Wade démission!» ont incendié un bus sur l'une des artères principales de la capitale puis ont lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les forces de l'ordre ont poursuivi les protestataires jusque sur le campus d'une université, ont précisé des témoins.
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/monde/872064-nouveaux-affrontements-dakar-apres-deces-manifestant
Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a remporté largement les primaires du Likoud.
Plus populaire que jamais en Israël, Benyamin Nétanyahou a, sans surprise, remporté les primaires de son parti, le Likoud. Avec 75% des voix, le premier ministre israélien devance largement son rival, Moshe Feiglin, qui n'a obtenu que 25% des suffrages, selon les premiers résultats diffusés mercredi.
Mais le fait qu'un quart des électeurs du Likoud se soient ralliés à ce représentant des colons vient néanmoins ternir le succès de Nétanyahou.
Souvent considéré à l'étranger comme un représentant de la droite dure israélienne, Nétanyahou est régulièrement attaqué par l'aile droite de son parti comme un dangereux modéré, incapable de résister aux pressions américaines et prêt à tous les compromis, notamment sur la question des colonies.
Feiglin, largement soutenu par les colons, avait fait campagne sur ce thème. Les 25% de suffrages obtenus par son courant lui permettront de peser sur la désignation des candidats du parti aux prochaines législatives, et d'assurer aux colons les premières places de la liste.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00733-israel-vers-des-legislatives-anticipees.php
Mitt Romney prend une option sur l'investiture
Sa victoire en Floride lui rend le statut de favori des primaires républicaines. Mais Newt Gingrich compte s'accrocher jusqu'au «Super Mardi».
Dans la foulée de son écrasante victoire en Floride mardi 31 janvier, le candidat Mitt Romney va bénéficier de la protection des services secrets américains. C'est un petit signe, mais qui en dit long. Fort de son succès massif dans la primaire républicaine de «l'État du soleil» - un microcosme représentatif de l'Amérique où il a remporté 47% des suffrages, laissant son principal adversaire, Newt Gingrich, à 14 points -, l'ancien gouverneur du Massachusetts est maintenant clairement en route vers la nomination de son parti pour la présidentielle. Parce qu'il a ramassé une mise très large - engrangeant les votes des grands centres urbains, des femmes, des Latinos et réussissant à diviser les Tea Party et les évangélistes -, ce financier mormon de 64 ans regagne son statut de grand favori, effaçant l'échec de la Caroline du Sud, où l'ancien «speaker» Newt Gingrich l'avait mis K.-O. par surprise.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/02/01003-20120202ARTFIG00529-mitt-romney-prend-une-option-sur-l-investiture.php
Dilma Rousseff en Haïti pour resserrer les liens
Le Brésil et Haïti filent le parfait amour", titre le quotidien de Port-au-Prince au lendemain de la visite de la présidente du Brésil Dilma Roussef. Le président d'Haïti Michel Martelly a sollicité le soutien du Brésil pour plusieurs projets en cours, rapporte le journal, notamment le programme national de lutte contre la faim, Aba Grangou, et un projet de construction massive de logements sociaux. En revanche, dans son éditorial, Frantz Duval s'inquiète d'un manque de "gestes forts" dans la relation entre Haïti et le Brésil, "cet ami que nous aimons tant".
Lire la suie ici : http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
Le Brésil retire 300 casques bleus de Haïti
La présidente brésilienne Dilma Rousseff a annoncé mercredi à Port-au-Prince que le Brésil allait retirer 300 de ses casques bleus basés en Haïti.
Mme Rousseff a déclaré que le contingent brésilien affecté à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) verrait ses effectifs passer de 2 200 à 1 900 hommes, conformément au plan de retrait progressif défini par les Nations Unies.
"La reconstruction a fait des progrès, mais Haïti est encore confronté à bien des défis. Le Brésil continuera à soutenir Haïti", a-t-elle affirmé, précisant que la coopération entre les deux pays se poursuivrait dans plusieurs domaines.
Pour ce qui est de l'immigration, la présidente a indiqué que le Brésil accorderait au cours des cinq prochaines années 1 200 visas par an à des ressortissants haïtiens, afin de venir en aide à ce pays profondément marqué par le tremblement de terre dévastateur survenu il y a deux ans.
Mme Rousseff est arrivée à Port-au-Prince pour une visite d'une journée, après sa visite officielle à Cuba. Elle rendra visite au contingent brésilien de la MINUSTAH avant de regagner le Brésil.
Lire la suite ici : http://french.cri.cn/621/2012/02/02/301s268992.htm
Haïti : Dilma Rousseff promet des visas spécifiques pour les immigrés haïtiens
Après Cuba, Dilma Rousseff s'est rendue mercredi 1er février 2012 en Haïti. La présidente du Brésil a abordé avec son homologue haïtien Michel Martelly, deux dossiers cruciaux pour les relations bilatérales : l’immigration illégale et le retrait progressif des casques bleus brésiliens déployés en Haïti. Sensible aux difficultés rencontrées par Haïti, Dilma Rousseff a annoncé la création d’un visa permanent spécifique pour les Haïtiens.
Lire la suite ici : http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Haïti-Coopération : Le Brésil ouvert à recevoir des familles haïtiennes, mais gare aux passeurs
P-au-P, 2 fév. 2012 [AlterPresse] --- « (…) Nous sommes prêts à recevoir les citoyens haïtiens qui choisiraient de chercher de nouvelles opportunités au Brésil (…) », déclare à la presse la présidente brésilienne Dilma Roussef lors d’une brève visite le 1 er février à Port-au-Prince.
Le Brésil, qui se veut sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires haïtiennes a crée une catégorie de visas permanents exclusivement pour les Haïtiens.
Ce pays pourra « recevoir dans cette catégorie de visas jusqu’à 1 200 familles haïtiennes par an (…) sur un délai de 5 ans », précise la cheffe d’État.
Cette disposition est annoncée alors que 284 migrants (es) haïtiens(nes) ont été bloqués cette semaine sur la frontalière brésilienne avec le Pérou.
Cette situation résulterait de l’œuvre de passeurs, membres de réseaux « de criminels et de magouilleurs » qu’il faut combattre, selon la présidente Roussef.
Lire la suite ici : http://www.alterpresse.org/spip.php?article12315
74 personnes sont mortes mercredi soir dans des violences qui ont éclaté après un match de football entre 2 équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd.L'armée a été déployée dans la ville.
Le sport a viré au bain de sang. Au moins 74 personnes sont mortes mercredi soir dans des heurts qui ont éclaté après un match de football entre deux équipes égyptiennes dans la ville de Port Saïd, selon un bilan des hôpitaux. Une centaine de personnes sont blessées. Ce bilan, encore provisoire, en fait l'un des matches les plus meurtriers de l'histoire du football.
Les affrontements ont commencé lorsque l'arbitre a sifflé la fin du match au cours duquel l'équipe de Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Egypte, sa première défaite (3-1) de la saison, au 17e jour du championnat national. Les supporteurs d'al-Masry ont lancé des pierres, des bouteilles et des fusées éclairantes contre ceux d'al-Ahly, déclenchant les violences, selon des témoins. Des supporteurs se sont affrontés à coups de poings, et selon des sources médicales, plusieurs sont morts ou ont été blessés à l'arme blanche.
Lire la suite : http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-une-emeute-lors-match-de-foot-fait-70-morts-l-armee-deployee-6969005.html
Syrie : des offres d'exil pour Assad étudiées à l'Onu
Selon des sources occidentales proches des discussions aux Nations unies, les pays occidentaux et les Etats arabes sont en contact sur un possible exil de Bachar al-Assad. Trois pays seraient disposés à accueillir le président syrien sur leur sol pour tenter de mettre un terme à la crise sanglante que traverse la Syrie depuis dix mois.
A ce stade, aucun signe ne suggère néanmoins qu'Assad serait prêt à quitter son pays, d'autant plus que la Russie continue de faire bloc derrière lui pour empêcher le vote d'une résolution. Mercredi, Alain Juppé a cependant indiqué que l'attitude de Moscou était "moins négative" et qu'il espérait un vote la semaine prochaine.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/syrie-des-offres-d-exil-pour-assad-etudiees-a-l-onu-6969069.html
Syrie: le bilan s'alourdit à 59 morts, Moscou reste inflexible
DAMAS (AFP) - Les puissances occidentales et la Ligue arabe se heurtent à l'intransigeance de la Russie qui a prévenu qu'elle mettrait son veto à toute résolution de l'ONU pour mettre fin aux violences en Syrie qui ont fait mercredi au moins 59 morts.
"Nous n'autoriserons aucun texte que nous considèrerons comme erroné et qui conduirait à une aggravation du conflit. Nous ne permettrons pas son adoption", a affirmé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, selon les agences de presse russes.
Cependant, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a dit mercredi avoir noté, "pour la première fois", l'attitude "moins négative de la Russie" au cours de la réunion la veille à New York du Conseil de sécurité, laissant entrevoir un espoir d'adopter une résolution soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe.
http://www.liberation.fr/depeches/01012387467-syrie-le-bilan-s-alourdit-a-59-morts-moscou-reste-inflexible
Naufrage d'un ferry en Papouasie-Nouvelle-Guinée
SYDNEY (Reuters) - Plus de 230 personnes ont pu être secourues après le naufrage jeudi d'un ferry au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec environ 350 personnes à son bord, rapportent les autorités australiennes.
Le naufrage du MV Rabaul Queen s'est produit à 16km au large des côtes alors que le ferry effectuait une liaison entre l'île de New Britain et la ville de Lae (nord).
Selon l'AMSA, l'agence australienne de sécurité maritime qui participe aux opérations de secours, 238 personnes ont été secourues et plus d'une centaine de passagers restent toujours portés disparus.
Huit bateaux, dont des navires marchands, sont à l'oeuvre, appuyés par des avions de recherche en mer, dans l'espoir de retrouver des survivants près de 12 heures après le naufrage, selon l'AMSA.
Lire la suite ici : http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/naufrage-d-un-ferry-en-papouasie-nouvelle-guinee-02-02-2012-1426616_240.php
Selon un rapport secret américain, ils s'apprêteraient à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014.
Soutenus par leurs alliés pakistanais, les talibans s'apprêtent à reprendre le pouvoir après le retrait des forces de l'Otan prévu en 2014. Serait-ce un échec majeur de la politique occidentale menée en Afghanistan depuis dix ans et dont l'un des buts avait été de chasser du pouvoir les talibans alliés à al-Qaida, puis d'empêcher leur retour? C'est en substance ce que suggère le contenu du rapport secret américain transmis à l'Otan le mois dernier.
Ses conclusions, en tout cas, sont en contradiction totale avec les déclarations des chefs militaires et politiques occidentaux, qui assurent au contraire que les insurgés afghans ont reculé, ¬affaiblis par la nouvelle politique de contre-insurrection (surge). Et que les forces de sécurité afghanes, police et armée, seront bientôt assez fortes pour assurer la sécurité du pays et résister à la pression des talibans.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00731-les-talibans-prets-a-prendre-le-controle-de-l-afghanistan.php
Le rapport secret de l'Otan sur le double jeu pakistanais
Ce document décrit dans le détail la collusion entre les services secrets pakistanais et les talibans afghans.
La nature incestueuse des liens qui unissent les services de renseignements pakistanais (ISI) aux talibans afghans était connue depuis de longues années par les capitales occidentales. Mais le rapport secret compilé par des officiers américains en Afghanistan, basé sur 27.000 interrogatoires de plus de 4000 détenus talibans ou membres d'al-Qaida et transmis aux commandants de l'Otan le mois dernier, est une véritable bombe.
Le document, intitulé «l'état des talibans», repris mercredi par le Times et la BBC, décrit pour la première fois en détail les relations intimes et la collusion existant entre le gouvernement et les services pakistanais d'un côté, les talibans afghans de l'autre. L'État pakistanais aurait ainsi mis en place un réseau complexe d'espions et d'intermédiaires chargés de donner des conseils stratégiques aux talibans combattant la coalition.
Un soutien concret aux insurgés …
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00510-le-rapport-secret-de-l-otan-sur-le-double-jeu-pakistanais.php
Nouveaux affrontements à Dakar après le décès d'un manifestant
SÉNÉGAL - La candidature du président sortant continue d'attiser les tensions...
Les forces de sécurité sénégalaises sont de nouveau intervenues mercredi pour disperser plusieurs centaines de manifestants à Dakar, au lendemain de la mort d'un étudiant lors d'un rassemblement contre la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février.
Poursuivis par la police jusque dans leur campus
Des jeunes manifestants qui criaient «Wade démission!» ont incendié un bus sur l'une des artères principales de la capitale puis ont lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les forces de l'ordre ont poursuivi les protestataires jusque sur le campus d'une université, ont précisé des témoins.
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/monde/872064-nouveaux-affrontements-dakar-apres-deces-manifestant
Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a remporté largement les primaires du Likoud.
Plus populaire que jamais en Israël, Benyamin Nétanyahou a, sans surprise, remporté les primaires de son parti, le Likoud. Avec 75% des voix, le premier ministre israélien devance largement son rival, Moshe Feiglin, qui n'a obtenu que 25% des suffrages, selon les premiers résultats diffusés mercredi.
Mais le fait qu'un quart des électeurs du Likoud se soient ralliés à ce représentant des colons vient néanmoins ternir le succès de Nétanyahou.
Souvent considéré à l'étranger comme un représentant de la droite dure israélienne, Nétanyahou est régulièrement attaqué par l'aile droite de son parti comme un dangereux modéré, incapable de résister aux pressions américaines et prêt à tous les compromis, notamment sur la question des colonies.
Feiglin, largement soutenu par les colons, avait fait campagne sur ce thème. Les 25% de suffrages obtenus par son courant lui permettront de peser sur la désignation des candidats du parti aux prochaines législatives, et d'assurer aux colons les premières places de la liste.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/01/01003-20120201ARTFIG00733-israel-vers-des-legislatives-anticipees.php
Mitt Romney prend une option sur l'investiture
Sa victoire en Floride lui rend le statut de favori des primaires républicaines. Mais Newt Gingrich compte s'accrocher jusqu'au «Super Mardi».
Dans la foulée de son écrasante victoire en Floride mardi 31 janvier, le candidat Mitt Romney va bénéficier de la protection des services secrets américains. C'est un petit signe, mais qui en dit long. Fort de son succès massif dans la primaire républicaine de «l'État du soleil» - un microcosme représentatif de l'Amérique où il a remporté 47% des suffrages, laissant son principal adversaire, Newt Gingrich, à 14 points -, l'ancien gouverneur du Massachusetts est maintenant clairement en route vers la nomination de son parti pour la présidentielle. Parce qu'il a ramassé une mise très large - engrangeant les votes des grands centres urbains, des femmes, des Latinos et réussissant à diviser les Tea Party et les évangélistes -, ce financier mormon de 64 ans regagne son statut de grand favori, effaçant l'échec de la Caroline du Sud, où l'ancien «speaker» Newt Gingrich l'avait mis K.-O. par surprise.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2012/02/02/01003-20120202ARTFIG00529-mitt-romney-prend-une-option-sur-l-investiture.php
Dilma Rousseff en Haïti pour resserrer les liens
Le Brésil et Haïti filent le parfait amour", titre le quotidien de Port-au-Prince au lendemain de la visite de la présidente du Brésil Dilma Roussef. Le président d'Haïti Michel Martelly a sollicité le soutien du Brésil pour plusieurs projets en cours, rapporte le journal, notamment le programme national de lutte contre la faim, Aba Grangou, et un projet de construction massive de logements sociaux. En revanche, dans son éditorial, Frantz Duval s'inquiète d'un manque de "gestes forts" dans la relation entre Haïti et le Brésil, "cet ami que nous aimons tant".
Lire la suie ici : http://www.courrierinternational.com/breve/2012/02/02/dilma-rousseff-en-haiti-pour-resserrer-les-liens
Le Brésil retire 300 casques bleus de Haïti
La présidente brésilienne Dilma Rousseff a annoncé mercredi à Port-au-Prince que le Brésil allait retirer 300 de ses casques bleus basés en Haïti.
Mme Rousseff a déclaré que le contingent brésilien affecté à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) verrait ses effectifs passer de 2 200 à 1 900 hommes, conformément au plan de retrait progressif défini par les Nations Unies.
"La reconstruction a fait des progrès, mais Haïti est encore confronté à bien des défis. Le Brésil continuera à soutenir Haïti", a-t-elle affirmé, précisant que la coopération entre les deux pays se poursuivrait dans plusieurs domaines.
Pour ce qui est de l'immigration, la présidente a indiqué que le Brésil accorderait au cours des cinq prochaines années 1 200 visas par an à des ressortissants haïtiens, afin de venir en aide à ce pays profondément marqué par le tremblement de terre dévastateur survenu il y a deux ans.
Mme Rousseff est arrivée à Port-au-Prince pour une visite d'une journée, après sa visite officielle à Cuba. Elle rendra visite au contingent brésilien de la MINUSTAH avant de regagner le Brésil.
Lire la suite ici : http://french.cri.cn/621/2012/02/02/301s268992.htm
Haïti : Dilma Rousseff promet des visas spécifiques pour les immigrés haïtiens
Après Cuba, Dilma Rousseff s'est rendue mercredi 1er février 2012 en Haïti. La présidente du Brésil a abordé avec son homologue haïtien Michel Martelly, deux dossiers cruciaux pour les relations bilatérales : l’immigration illégale et le retrait progressif des casques bleus brésiliens déployés en Haïti. Sensible aux difficultés rencontrées par Haïti, Dilma Rousseff a annoncé la création d’un visa permanent spécifique pour les Haïtiens.
Lire la suite ici : http://www.rfi.fr/ameriques/20120202-haiti-dilma-rousseff-visas-immigres-haitiens-Michel-martelly-port-au-prince-bresil
Haïti-Coopération : Le Brésil ouvert à recevoir des familles haïtiennes, mais gare aux passeurs
P-au-P, 2 fév. 2012 [AlterPresse] --- « (…) Nous sommes prêts à recevoir les citoyens haïtiens qui choisiraient de chercher de nouvelles opportunités au Brésil (…) », déclare à la presse la présidente brésilienne Dilma Roussef lors d’une brève visite le 1 er février à Port-au-Prince.
Le Brésil, qui se veut sensible aux difficultés sociales, économiques et humanitaires haïtiennes a crée une catégorie de visas permanents exclusivement pour les Haïtiens.
Ce pays pourra « recevoir dans cette catégorie de visas jusqu’à 1 200 familles haïtiennes par an (…) sur un délai de 5 ans », précise la cheffe d’État.
Cette disposition est annoncée alors que 284 migrants (es) haïtiens(nes) ont été bloqués cette semaine sur la frontalière brésilienne avec le Pérou.
Cette situation résulterait de l’œuvre de passeurs, membres de réseaux « de criminels et de magouilleurs » qu’il faut combattre, selon la présidente Roussef.
Lire la suite ici : http://www.alterpresse.org/spip.php?article12315
mercredi 1 février 2012
Il retient les accusations pour détournement de fonds, mais pas celles visant les crimes commis contre les opposants.
« Baby Doc » sera-t-il un jour jugé ? Un an après le retour surprise de Jean-Claude Duvalier en Haïti, la perspective d’un procès permettant à la justice de faire la lumière sur les crimes commis sous son régime, de 1971 à 1986, semble s’éloigner. Lundi 30 janvier, le juge d’instruction en charge du dossier a recommandé un renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds, refusant de retenir les plaintes pour crimes contre l’humanité déposées par d’anciens opposants et leurs proches.
Inquiétude
Cette annonce, en forme de camouflet pour les victimes, n’est pas encore définitive : le procureur peut ne pas suivre l’avis du juge et exiger une poursuite de l’instruction visant l’ancien homme fort du pays, âgé aujourd’hui de 60 ans. Mais les informations en provenance de Port-au-Prince sont néanmoins très inquiétantes pour les militants des droits de l’homme.
« C’est une grande déception, quantité d’informations que nous avons transmises au juge d’instruction n’ont pas été prises en compte, réagit Javier Zuniga, conseiller spécial d’Amnesty International. Nous n’avons pas encore de précisions sur cette annonce, le juge ayant refusé de publier son ordonnance. Nous sommes impatients de connaître les arguments invoqués pour refuser les plaintes pour crimes contre l’humanité. »
Dans son rapport présenté en septembre à Port-au-Prince, l’organisation de défense des droits de l’homme avait assuré qu’il « existe suffisamment d’éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d’homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s’apparentent à des crimes contre l’humanité ».
La qualification de crimes contre l’humanité rendrait ces crimes non prescriptibles. « Par ailleurs, poursuit Javier Zuniga, les cas de disparitions ne peuvent être proscrits, le crime étant considéré comme encore en cours tant que les corps ne sont pas retrouvés. » C’est cette interprétation qui a permis, dans de nombreux pays d’Amérique latine, et notamment au Chili, de juger des militaires impliqués dans les dictatures des sombres décennies 1970 et 1980.
Demi-surprise
L’annonce de la justice haïtienne ne constitue qu’une demi-surprise, compte tenu du contexte politique : le nouveau président haïtien, Michel Martelly, au pouvoir depuis mai 2011, est en effet proche des milieux duvaliéristes, et son gouvernement compte dans ses rangs des fils de ministres du régime Duvalier.
En octobre, le président a même effectué une visite au domicile de l’ancien dictateur, en résidence surveillée depuis le début des procédures, qui a aussi pris part cette année à une cérémonie officielle à l’occasion du deuxième anniversaire du séisme. Sous couvert de « réconciliation nationale », le présent chef de l’État a même évoqué la semaine dernière la possibilité d’un pardon, avant de revenir sur ses propos le lendemain.
Si la recommandation du juge d’instruction était confirmée, les victimes auraient encore la possibilité de faire appel, notamment devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Mais les proches des victimes comptent sur la communauté internationale pour rappeler à Haïti ses engagements en matière de lutte contre l’impunité.
À Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est déclaré mardi 31 janvier « extrêmement déçu » et « préoccupé » que l’ancien dirigeant soit seulement traduit en justice pour détournement de fonds plutôt que d’être jugé pour les « sérieuses violations des droits de l’homme » commises durant sa présidence. « Il ne peut y avoir de réconciliation véritable et de pardon sans justice », a insisté Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat.
GILLES BIASSETTE
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Baby-Doc-ne-devrait-pas-etre-juge-pour-crimes-contre-l-humanite-_EP_-2012-01-31-764108
Inquiétude
Cette annonce, en forme de camouflet pour les victimes, n’est pas encore définitive : le procureur peut ne pas suivre l’avis du juge et exiger une poursuite de l’instruction visant l’ancien homme fort du pays, âgé aujourd’hui de 60 ans. Mais les informations en provenance de Port-au-Prince sont néanmoins très inquiétantes pour les militants des droits de l’homme.
« C’est une grande déception, quantité d’informations que nous avons transmises au juge d’instruction n’ont pas été prises en compte, réagit Javier Zuniga, conseiller spécial d’Amnesty International. Nous n’avons pas encore de précisions sur cette annonce, le juge ayant refusé de publier son ordonnance. Nous sommes impatients de connaître les arguments invoqués pour refuser les plaintes pour crimes contre l’humanité. »
Dans son rapport présenté en septembre à Port-au-Prince, l’organisation de défense des droits de l’homme avait assuré qu’il « existe suffisamment d’éléments permettant de poursuivre en justice Jean-Claude Duvalier pour les nombreux cas de détention arbitraire, de torture, de mort en détention, d’homicide et de disparition qui ont eu lieu sous son régime et dont certains s’apparentent à des crimes contre l’humanité ».
La qualification de crimes contre l’humanité rendrait ces crimes non prescriptibles. « Par ailleurs, poursuit Javier Zuniga, les cas de disparitions ne peuvent être proscrits, le crime étant considéré comme encore en cours tant que les corps ne sont pas retrouvés. » C’est cette interprétation qui a permis, dans de nombreux pays d’Amérique latine, et notamment au Chili, de juger des militaires impliqués dans les dictatures des sombres décennies 1970 et 1980.
Demi-surprise
L’annonce de la justice haïtienne ne constitue qu’une demi-surprise, compte tenu du contexte politique : le nouveau président haïtien, Michel Martelly, au pouvoir depuis mai 2011, est en effet proche des milieux duvaliéristes, et son gouvernement compte dans ses rangs des fils de ministres du régime Duvalier.
En octobre, le président a même effectué une visite au domicile de l’ancien dictateur, en résidence surveillée depuis le début des procédures, qui a aussi pris part cette année à une cérémonie officielle à l’occasion du deuxième anniversaire du séisme. Sous couvert de « réconciliation nationale », le présent chef de l’État a même évoqué la semaine dernière la possibilité d’un pardon, avant de revenir sur ses propos le lendemain.
Si la recommandation du juge d’instruction était confirmée, les victimes auraient encore la possibilité de faire appel, notamment devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Mais les proches des victimes comptent sur la communauté internationale pour rappeler à Haïti ses engagements en matière de lutte contre l’impunité.
À Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est déclaré mardi 31 janvier « extrêmement déçu » et « préoccupé » que l’ancien dirigeant soit seulement traduit en justice pour détournement de fonds plutôt que d’être jugé pour les « sérieuses violations des droits de l’homme » commises durant sa présidence. « Il ne peut y avoir de réconciliation véritable et de pardon sans justice », a insisté Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat.
GILLES BIASSETTE
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Baby-Doc-ne-devrait-pas-etre-juge-pour-crimes-contre-l-humanite-_EP_-2012-01-31-764108
L'ancien dictateur d'Haïti serait jugé pour détournements de fonds mais pas pour crimes contre l'humanité.
Un an après être subrepticement revenu en Haïti après vingt-cinq années d'exil en France, Jean-Claude Duvalier pourrait remporter son pari osé: aujourd'hui âgé de 60 ans, l'ancien dictateur finira peut-être tranquillement sa vie en son pays ravagé par la cupidité et les atrocités de sa famille, les désastres naturels, les épidémies et bien d'autres malheurs. Mardi, le juge d'instruction chargé d'étudier son dossier a simplement recommandé son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds. «Bébé Doc» qui, à la suite de son père, «Papa Doc», mit en coupe réglée Haïti de 1971 à 1986, ne devrait donc pas répondre des nombreux crimes imputables à son sanglant régime. Saisi dès le retour de Jean-Claude Duvalier, le juge Carves Jean aura mis un an pour boucler son instruction. C'est désormais au tribunal correctionnel de décider d'éventuellement poursuivre «Bébé Doc» pour détournements de fonds, et donc de préciser la hauteur d'un préjudice généralement évalué à plusieurs centaines de millions de dollars de fonds publics. Une telle accusation est passible de cinq années de prison. Reynolds Georges, l'avocat de Jean-Claude Duvalier, fait cependant valoir que ces faits sont prescrits.
«C'est du pain bénit»
C'est un revers pour nombre d'ONG, la Commission interaméricaine des droits de l'homme et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Cette dernière organisation, par la voix de son porte-parole, Rupert Colville, s'est dès hier déclarée «extrêmement déçue» que l'ancien dictateur ne puisse être jugé pour «les très graves violations des droits de l'homme, tortures, viols et exécutions extrajudiciaires» dont il est accusé.
En septembre 2011, Amnesty International avait pointé dans un épais dossier «le recours généralisé à la torture» dans les prisons des casernes Dessalines, de fort Dimanche et du pénitencier national et, toujours entre 1971 et 1986 en Haïti, les «disparitions forcées». Pour l'ONG, celui qui était chef de l'État haïtien à l'époque devait être poursuivi pour crimes contre l'humanité. Plusieurs des victimes du régime de «Bébé Doc», telle la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole de l'ONU, avaient expliqué qu'«organiser un procès contre Duvalier, ce serait un signe de la fin de l'impunité en Haïti».
Mais rien n'est parfait en ce pauvre pays. Dans son édition de mardi, Le Nouvelliste notait que Jean-Claude Duvalier «échappe au pire, mais n'aura pas à savourer le meilleur: un non-lieu… Ni relaxe, ni procès majeur, c'est du pain bénit. Sauf pour les victimes».
Les autorités haïtiennes souhaitent-elles tourner la page «Bébé Doc»? Il y a un an, le retour chez lui de Jean-Claude Duvalier avait précédé celui de Jean-Bertrand Aristide, un autre président haïtien que ses exactions avaient contraint à l'exil. La campagne présidentielle battait alors son plein. Michel Martelly, le candidat qui a depuis été élu président, comme son opposante de l'époque, avait accueilli ces hommes que la justice internationale n'est jamais parvenue à juger. Aux États-Unis comme en France, les poursuites contre Jean-Claude Duvalier n'ont notamment pas abouti.
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/31/01003-20120131ARTFIG00601-la-justice-haitienne-exonere-bebe-doc.php
Commentaires:
Je fais partie des gens que la théorie du complot insupporte terriblement. Cependant je suis en droit de dire que ces ONG, les commissions de droit de l'homme et même l'ONU versent actuellement des larmes de crocodile. C'est trop facile aujourd'hui de laisser "le bébé" dans les bras supportés par de faibles épaules de la justice haïtienne. Tout le monde est au courant des déficiences structurelles de cette instance; tout le monde est conscient de la situation cahotique du pays, pourquoi n'avoir pas jugé Jean-Claude Duvalier devant la Cour Pénale internationale pendant qu'il séjournait en France. Pourquoi avoir fermé les yeux sur son retour "en douce" en Haïti.
Alors là messieurs les "grands", laissez les victimes pleurer l'injustice manifeste des autorités haïtiennes mais de grâce, fouttez nous la paix avec vos incantations hypocrites !
«C'est du pain bénit»
C'est un revers pour nombre d'ONG, la Commission interaméricaine des droits de l'homme et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Cette dernière organisation, par la voix de son porte-parole, Rupert Colville, s'est dès hier déclarée «extrêmement déçue» que l'ancien dictateur ne puisse être jugé pour «les très graves violations des droits de l'homme, tortures, viols et exécutions extrajudiciaires» dont il est accusé.
En septembre 2011, Amnesty International avait pointé dans un épais dossier «le recours généralisé à la torture» dans les prisons des casernes Dessalines, de fort Dimanche et du pénitencier national et, toujours entre 1971 et 1986 en Haïti, les «disparitions forcées». Pour l'ONG, celui qui était chef de l'État haïtien à l'époque devait être poursuivi pour crimes contre l'humanité. Plusieurs des victimes du régime de «Bébé Doc», telle la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole de l'ONU, avaient expliqué qu'«organiser un procès contre Duvalier, ce serait un signe de la fin de l'impunité en Haïti».
Mais rien n'est parfait en ce pauvre pays. Dans son édition de mardi, Le Nouvelliste notait que Jean-Claude Duvalier «échappe au pire, mais n'aura pas à savourer le meilleur: un non-lieu… Ni relaxe, ni procès majeur, c'est du pain bénit. Sauf pour les victimes».
Les autorités haïtiennes souhaitent-elles tourner la page «Bébé Doc»? Il y a un an, le retour chez lui de Jean-Claude Duvalier avait précédé celui de Jean-Bertrand Aristide, un autre président haïtien que ses exactions avaient contraint à l'exil. La campagne présidentielle battait alors son plein. Michel Martelly, le candidat qui a depuis été élu président, comme son opposante de l'époque, avait accueilli ces hommes que la justice internationale n'est jamais parvenue à juger. Aux États-Unis comme en France, les poursuites contre Jean-Claude Duvalier n'ont notamment pas abouti.
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/31/01003-20120131ARTFIG00601-la-justice-haitienne-exonere-bebe-doc.php
Commentaires:
Je fais partie des gens que la théorie du complot insupporte terriblement. Cependant je suis en droit de dire que ces ONG, les commissions de droit de l'homme et même l'ONU versent actuellement des larmes de crocodile. C'est trop facile aujourd'hui de laisser "le bébé" dans les bras supportés par de faibles épaules de la justice haïtienne. Tout le monde est au courant des déficiences structurelles de cette instance; tout le monde est conscient de la situation cahotique du pays, pourquoi n'avoir pas jugé Jean-Claude Duvalier devant la Cour Pénale internationale pendant qu'il séjournait en France. Pourquoi avoir fermé les yeux sur son retour "en douce" en Haïti.
Alors là messieurs les "grands", laissez les victimes pleurer l'injustice manifeste des autorités haïtiennes mais de grâce, fouttez nous la paix avec vos incantations hypocrites !
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