Publié le 01 décembre 2010
Jonathan M. Katz, Associated Press
Port-au-Prince
Une note de service rédigée en 2009 par une ambassadrice des États-Unis en Haïti affirme que la première préoccupation du président René Préval face à l'élection présidentielle, qui a eu lieu dimanche, était de s'assurer que le vainqueur ne le forcerait pas à l'exil.
La note, datée de juin 2009 et signée par l'ambassadrice de l'époque, Janet Sanderson, a été rendue publique mercredi par WikiLeaks.
L'ambassade des États-Unis à Port-au-Prince n'a pas voulu confirmer l'authenticité du document.
La note de service, qui montre une connaissance approfondie du fonctionnement interne du gouvernement Préval et d'Haïti en général, est publiée au moment même où les bulletins de vote des élections contestées de dimanche sont compilés.
Les résultats n'ont pas encore été annoncés.
La note affirme que «l'objectif numéro un» de René Préval est «d'orchestrer la transition présidentielle de 2011 de manière à s'assurer que la personne qui sera élue lui permette de rentrer chez lui sans entrave».
«D'après nos conversations, c'est effectivement une question qui pèse lourd pour Préval», ajoute le document.
La crainte de l'exil peut paraître justifiée dans un pays où six présidents ont fui ou ont été contraints à l'exil depuis 1986.
La note pourrait alimenter les rumeurs relayées par l'opposition, selon lesquelles René Préval aurait manipulé le scrutin pour faire élire son successeur désigné, Jude Célestin. Cette perception est à l'origine d'affrontements violents au cours des derniers jours entre des partisans de l'opposition et les casques bleus des Nations unies.
Le parti de René Préval a nié les allégations de fraude et a accusé les candidats rivaux de Jude Célestin de tenter de fomenter un coup d'État.
Le document diplomatique, rédigé sept mois avant le séisme qui a détruit une bonne partie de la capitale haïtienne, décrit René Préval, âgé de 67 ans, comme une personne isolée et indépendante, «prudente devant le changement» et qui «se méfie des gens de l'extérieur».
La note qualifie d'«erratique» le processus décisionnel du président Préval et affirme qu'il a négligé sa santé après avoir combattu un cancer de la prostate, ajoutant qu'il a recommencé à boire.
Paradoxalement, le document juge que M. Préval est «l'homme indispensable d'Haïti» et son seul politicien influent.
«Gérer Préval restera un défi durant le reste de son mandat, mais le faire est la clé de notre succès et de celui d'Haïti», ajoute la note diplomatique.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/fuites-de-wikileaks/201012/01/01-4348327-le-president-haitien-rene-preval-craindrait-detre-force-a-lexil.php
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 2 décembre 2010
Haïti: le choléra continue de se répandre, mais est moins meurtrier
WASHINGTON - L'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre continue de se répandre dans le pays, mais la maladie est moins meurtrière grâce aux efforts mis en place sur le terrain, a indiqué mercredi l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS). "La maladie était mortelle pour 9% des personnes atteintes dans les premiers temps, et ce taux est désormais de 2,3%", a expliqué à l'AFP Donna Eberwine-Villagran porte-parole de cette branche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"La situation s'améliore", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que "le nombre de cas continue d'augmenter".
Selon un nouveau bilan disponible sur le site du ministère haïtien de la Santé mercredi, la maladie a fait 1.817 morts.
Le précédent bilan publié mardi faisait état de 1.751 morts dans le pays, le plus pauvre des Amériques, dévasté en janvier dernier par un séisme qui a fait 250.000 morts et plus d'un million de sinistrés.
Au total, 80.860 personnes ont été touchées par cette maladie très contagieuse et 36.207 personnes ont été hospitalisées.
Selon Mme Eberwine-Villagran, les bilans haïtiens sont largement sous-estimés, mais "il n'y a aucun moyen d'évaluer le nombre de victimes".
Rappelant que "le choléra peut tuer en quelques heures si le patient n'est pas traité", elle explique que le fort taux de mortalité est lié au fait que la population comme les autorités haïtiennes "n'avaient jamais été exposées au choléra auparavant, donc ils ne savaient pas comment réagir".
La porte-parole de l'OPS a rappelé que l'organisation estimait qu'il pouvait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.
Sur le terrain, le ministère de la Santé haïtien, l'OPS et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont effectué une évaluation de 80 centres de soins et jugé que 38 permettaient d'établir des unités de traitement du choléra ou des centres de réhydratation, selon un bulletin de l'OPS publié mercredi.
A terme, "250 centres de réhydratation doivent être installés pour fournir des traitements anti-choléra de première nécessité dans les camps de sinistrés", selon l'organisation.
(©AFP / 01 décembre 2010 23h30)
http://www.romandie.com/infos/news2/101201223001.6g7xhaa5.asp
"La situation s'améliore", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que "le nombre de cas continue d'augmenter".
Selon un nouveau bilan disponible sur le site du ministère haïtien de la Santé mercredi, la maladie a fait 1.817 morts.
Le précédent bilan publié mardi faisait état de 1.751 morts dans le pays, le plus pauvre des Amériques, dévasté en janvier dernier par un séisme qui a fait 250.000 morts et plus d'un million de sinistrés.
Au total, 80.860 personnes ont été touchées par cette maladie très contagieuse et 36.207 personnes ont été hospitalisées.
Selon Mme Eberwine-Villagran, les bilans haïtiens sont largement sous-estimés, mais "il n'y a aucun moyen d'évaluer le nombre de victimes".
Rappelant que "le choléra peut tuer en quelques heures si le patient n'est pas traité", elle explique que le fort taux de mortalité est lié au fait que la population comme les autorités haïtiennes "n'avaient jamais été exposées au choléra auparavant, donc ils ne savaient pas comment réagir".
La porte-parole de l'OPS a rappelé que l'organisation estimait qu'il pouvait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.
Sur le terrain, le ministère de la Santé haïtien, l'OPS et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont effectué une évaluation de 80 centres de soins et jugé que 38 permettaient d'établir des unités de traitement du choléra ou des centres de réhydratation, selon un bulletin de l'OPS publié mercredi.
A terme, "250 centres de réhydratation doivent être installés pour fournir des traitements anti-choléra de première nécessité dans les camps de sinistrés", selon l'organisation.
(©AFP / 01 décembre 2010 23h30)
http://www.romandie.com/infos/news2/101201223001.6g7xhaa5.asp
U.S. Senator says ``political uncertainty'' could cost Haiti billions of dollars
BY JACQUELINE CHARLES AND TRENTON DANIEL jcharles@MiamiHerald.com
PORT-AU-PRINCE -- U.S. lawmarkers and Latin American experts are calling on Haiti's dueling presidential candidates to sit down and resolve the electoral crisis in an effort to seize billions of dollars in reconstruction dollars.
acould cost the dire nation billions of dollars in reconstruction dollars if left unresolved, a powerful U.S. senator said.
Sen. Richard Lugar, R-Ind., will discuss Haiti later today at a hearing of the Senate foreign relations committee. In a prepared statement provided to The Miami Herald the senator, Lugar blames Haitian President René Préval's failure to enact needed reforms for the chaos and irregularities in Sunday's legislative and presidential elections.
``I and others urged President Préval to enact much needed reforms to ensure the credibility of these elections. He refused to do that. As a result, the elections have been fraught with numerous reports of irregularities and fraud,'' Lugar said in the hearing.
Earlier this summer Lugar and others called Préval to change the nine-member Provisional Electoral Council. But the president, noting that he had already changed the CEP before, refused to budge.
``Political uncertainty now threatens to exacerbate the human suffering in Haiti,'' he added.
Since the devastating January earthquake, at least 1. 5 million people remain under tents and tarps and a cholera epidemic has killed more than 1,700 people in the past month.
``The United States has an interest in helping to address the ongoing humanitarian problems in Haiti, and we will continue to do that through various means,'' Lugar said. ``But our willingness to direct funds through the Haitian government depends on the fair, transparent, and legal resolution of the current political crisis.''
Meanwhile, the United Nations peacekeeping mission in Haiti is urging Haitians to be patient and wait on official election results.
``The `quick counts' or opinion polls are not an exact science. Individuals and media should not be guided by the unofficial results, speculation or assumed partial accounts that are currently circulating. The only poll that counts is the one that took place on November 28,'' it said in a statement.
``We call on everyone to be patient and await the announcement of official results of the Dec. 7,'' it added. ``The Provisional Electoral Council should have time and political stability to complete its work, the result will be subject to possible challenge by candidates, political parties and the Haitian people through the legal process of litigation.''
The political tension in the country was especially evident on Tuesday when the UN troops and protesters clashed in a second day of demonstrations in Saint Marc, a western port city north of Port-au-Prince.
Witnesses said UN peacekeepers -- clad in riot gear and carrying riot shields -- fired shots in the air and tear gas in the direction of opposition protesters who were supporting presidential candidate Mirlande Manigat and senatorial candidate Francois Anick Joseph. Protesters retaliated by burning tires and throwing rocks.
A UN spokesman said he had no information on rubber bullets or tear gas used but noted that about 600 protesters had assembled in front of the UN base in Saint Marc.
``They were burning tires and throwing rocks on our forces there,'' said Jean-Francois Vezina, a spokesman for UN police.
Tear gas could be seen down the street from the UN base in Saint Marc Tuesday evening.
``It's Madame Manigat we need for president,'' Suzette Louis, 35, a street merchant, said across the street.
Also on Tuesday, several hundred Manigat supporters marched through Gonaives, a gritty sea port city north of Saint Marc, for a second day. Sen. Youri Latortue led them.
``We only want to show President Préval that the people are not happy with the vote -- it wasn't respected,'' Latortue said after he wrapped up the demonstration Tuesday afternoon.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1951451/some-claim-victory-even-though.html#ixzz16wWjf9ti
http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1951451/some-claim-victory-even-though.html
PORT-AU-PRINCE -- U.S. lawmarkers and Latin American experts are calling on Haiti's dueling presidential candidates to sit down and resolve the electoral crisis in an effort to seize billions of dollars in reconstruction dollars.
acould cost the dire nation billions of dollars in reconstruction dollars if left unresolved, a powerful U.S. senator said.
Sen. Richard Lugar, R-Ind., will discuss Haiti later today at a hearing of the Senate foreign relations committee. In a prepared statement provided to The Miami Herald the senator, Lugar blames Haitian President René Préval's failure to enact needed reforms for the chaos and irregularities in Sunday's legislative and presidential elections.
``I and others urged President Préval to enact much needed reforms to ensure the credibility of these elections. He refused to do that. As a result, the elections have been fraught with numerous reports of irregularities and fraud,'' Lugar said in the hearing.
Earlier this summer Lugar and others called Préval to change the nine-member Provisional Electoral Council. But the president, noting that he had already changed the CEP before, refused to budge.
``Political uncertainty now threatens to exacerbate the human suffering in Haiti,'' he added.
Since the devastating January earthquake, at least 1. 5 million people remain under tents and tarps and a cholera epidemic has killed more than 1,700 people in the past month.
``The United States has an interest in helping to address the ongoing humanitarian problems in Haiti, and we will continue to do that through various means,'' Lugar said. ``But our willingness to direct funds through the Haitian government depends on the fair, transparent, and legal resolution of the current political crisis.''
Meanwhile, the United Nations peacekeeping mission in Haiti is urging Haitians to be patient and wait on official election results.
``The `quick counts' or opinion polls are not an exact science. Individuals and media should not be guided by the unofficial results, speculation or assumed partial accounts that are currently circulating. The only poll that counts is the one that took place on November 28,'' it said in a statement.
``We call on everyone to be patient and await the announcement of official results of the Dec. 7,'' it added. ``The Provisional Electoral Council should have time and political stability to complete its work, the result will be subject to possible challenge by candidates, political parties and the Haitian people through the legal process of litigation.''
The political tension in the country was especially evident on Tuesday when the UN troops and protesters clashed in a second day of demonstrations in Saint Marc, a western port city north of Port-au-Prince.
Witnesses said UN peacekeepers -- clad in riot gear and carrying riot shields -- fired shots in the air and tear gas in the direction of opposition protesters who were supporting presidential candidate Mirlande Manigat and senatorial candidate Francois Anick Joseph. Protesters retaliated by burning tires and throwing rocks.
A UN spokesman said he had no information on rubber bullets or tear gas used but noted that about 600 protesters had assembled in front of the UN base in Saint Marc.
``They were burning tires and throwing rocks on our forces there,'' said Jean-Francois Vezina, a spokesman for UN police.
Tear gas could be seen down the street from the UN base in Saint Marc Tuesday evening.
``It's Madame Manigat we need for president,'' Suzette Louis, 35, a street merchant, said across the street.
Also on Tuesday, several hundred Manigat supporters marched through Gonaives, a gritty sea port city north of Saint Marc, for a second day. Sen. Youri Latortue led them.
``We only want to show President Préval that the people are not happy with the vote -- it wasn't respected,'' Latortue said after he wrapped up the demonstration Tuesday afternoon.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1951451/some-claim-victory-even-though.html#ixzz16wWjf9ti
http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1951451/some-claim-victory-even-though.html
Memo: Haiti leader sought to 'orchestrate' vote
.By JONATHAN M. KATZ Associated Press
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- A leaked memo by a U.S. ambassador to Haiti said President Rene Preval's primary concern ahead of last weekend's election for his successor was to ensure the winner would not force him into exile.
The June 2009 memo sent under the name of then U.S. Ambassador Janet Sanderson was released Wednesday by Wikileaks along with an earlier cable about Preval.
The U.S. Embassy in Port-au-Prince said it could not comment on the documents' authenticity.
The memo, which shows an intimate knowledge of the inner workings of the Preval administration and Haiti in general, has surfaced at an awkward moment. Votes in the disputed election are now being counted.
It says that Preval's "overriding goal is to orchestrate the 2011 presidential transition in such a way as to ensure that whoever is elected will allow him to go home unimpeded. Based on our conversations, this is indeed a matter that looms large for Preval."
The document could feed opposition-stoked rumors that Preval rigged the election to elect his preferred successor, state-run construction company chief Jude Celestin. That perception has fueled violent clashes between opposition-candidate supporters and U.N. peacekeepers.
Preval's Unity party denied it perpetrated fraud and accused Celestin's rival candidates of trying to foment a coup d'etat.
The memo, dated seven months before an earthquake destroyed most of Haiti's capital, paints the now 67-year-old president as isolated, independent, "wary of change and suspicious of outsiders." It calls his political decisionmaking "erratic," says he neglected his health after a bout with protstate cancer and had returned to drinking.
But it also characterizes Preval as "Haiti's indespensible man" and sole influential politican.
"Managing Preval will remain challenging during the remainder of his term yet doing so is key to our success and that of Haiti," the memo said.
It said his main concern was life after the presidency, a natural worry in a country where six presidents have fled or been driven into exile since 1986 - in Jean-Bertrand Aristide's case, twice - and another was imprisoned.
It noted Preval "angrily denied charges that he manipulated the electoral process" for the delayed 2009 legislative elections while rejecting that he was responsibile for the electoral commission's exclusion of the still exiled Aristide's Fanmi Lavalas party. That exclusion carried over to the current election.
On Sunday, nearly every opposition candidate joined together while polls were open to accuse Preval of stealing the election for Celestin and called for the vote to be thrown out. Hundreds attending their mid-day news conference chanted "Arrest Preval!"
The two leading contenders reversed their position Monday. But one, musician Michel Martelly, played on Preval's fears by telling him through a news conference: "Haiti does not want you anymore." Martelly dodged Haitian reporters' questions if he was calling for Preval to be exiled.
A joint Organization of American States-Caribbean Community observer mission say the election appeared to be valid, though it confirmed instances of fraud, voter intimidation and the inability of untold thousands to cast ballots because of confusion on the voter rolls.
A delegation of U.S. Congress members in Haiti for the vote asked the U.S. government to withhold its endorsement of the elections until the fraud claims can be investigated.
U.S. Sen. Richard Lugar, ranking Republican on the Senate Foreign Relations Committee, blamed Preval on Wednesday for the electoral problems, saying he had ignored urged reforms.
"As a result, the elections have been fraught with numerous reports of irregularities and fraud," Lugar said.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1952551/memo-haiti-leader-sought-to-orchestrate.html#ixzz16wKTPAg4
http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1952551/memo-haiti-leader-sought-to-orchestrate.html
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- A leaked memo by a U.S. ambassador to Haiti said President Rene Preval's primary concern ahead of last weekend's election for his successor was to ensure the winner would not force him into exile.
The June 2009 memo sent under the name of then U.S. Ambassador Janet Sanderson was released Wednesday by Wikileaks along with an earlier cable about Preval.
The U.S. Embassy in Port-au-Prince said it could not comment on the documents' authenticity.
The memo, which shows an intimate knowledge of the inner workings of the Preval administration and Haiti in general, has surfaced at an awkward moment. Votes in the disputed election are now being counted.
It says that Preval's "overriding goal is to orchestrate the 2011 presidential transition in such a way as to ensure that whoever is elected will allow him to go home unimpeded. Based on our conversations, this is indeed a matter that looms large for Preval."
The document could feed opposition-stoked rumors that Preval rigged the election to elect his preferred successor, state-run construction company chief Jude Celestin. That perception has fueled violent clashes between opposition-candidate supporters and U.N. peacekeepers.
Preval's Unity party denied it perpetrated fraud and accused Celestin's rival candidates of trying to foment a coup d'etat.
The memo, dated seven months before an earthquake destroyed most of Haiti's capital, paints the now 67-year-old president as isolated, independent, "wary of change and suspicious of outsiders." It calls his political decisionmaking "erratic," says he neglected his health after a bout with protstate cancer and had returned to drinking.
But it also characterizes Preval as "Haiti's indespensible man" and sole influential politican.
"Managing Preval will remain challenging during the remainder of his term yet doing so is key to our success and that of Haiti," the memo said.
It said his main concern was life after the presidency, a natural worry in a country where six presidents have fled or been driven into exile since 1986 - in Jean-Bertrand Aristide's case, twice - and another was imprisoned.
It noted Preval "angrily denied charges that he manipulated the electoral process" for the delayed 2009 legislative elections while rejecting that he was responsibile for the electoral commission's exclusion of the still exiled Aristide's Fanmi Lavalas party. That exclusion carried over to the current election.
On Sunday, nearly every opposition candidate joined together while polls were open to accuse Preval of stealing the election for Celestin and called for the vote to be thrown out. Hundreds attending their mid-day news conference chanted "Arrest Preval!"
The two leading contenders reversed their position Monday. But one, musician Michel Martelly, played on Preval's fears by telling him through a news conference: "Haiti does not want you anymore." Martelly dodged Haitian reporters' questions if he was calling for Preval to be exiled.
A joint Organization of American States-Caribbean Community observer mission say the election appeared to be valid, though it confirmed instances of fraud, voter intimidation and the inability of untold thousands to cast ballots because of confusion on the voter rolls.
A delegation of U.S. Congress members in Haiti for the vote asked the U.S. government to withhold its endorsement of the elections until the fraud claims can be investigated.
U.S. Sen. Richard Lugar, ranking Republican on the Senate Foreign Relations Committee, blamed Preval on Wednesday for the electoral problems, saying he had ignored urged reforms.
"As a result, the elections have been fraught with numerous reports of irregularities and fraud," Lugar said.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1952551/memo-haiti-leader-sought-to-orchestrate.html#ixzz16wKTPAg4
http://www.miamiherald.com/2010/12/01/1952551/memo-haiti-leader-sought-to-orchestrate.html
mercredi 1 décembre 2010
Haïti : les favoris se relancent dans la présidentielle
Par Thierry Oberlé
01/12/2010
Deux des poids lourds de la bataille renoncent à demander l'annulation du premier tour.
De notre envoyé spécial à Port-au-Prince
Le front commun des candidats à la présidentielle demandant l'annulation du premier tour de dimanche a perdu ses ténors. L'universitaire Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly ont finalement considéré que les fraudes attribuées aux partisans du candidat du pouvoir, Jude Célestin, sont moins graves que prévu. Ces défections font voler en éclats la solidarité, très artificielle, entre les principaux adversaires du favori du président sortant, René Préval. Elles réduisent à dix sur dix-huit le nombre de personnalités qui demandent le retour à la case départ d'un processus chaotique.
Le revirement tactique de Mirlande Manigat et de Michel Martelly dit Têt Kalé est avant tout opportuniste. L'intellectuelle et l'artiste ont découvert que les premiers procès-verbaux collectés les donnaient en tête dans les bureaux de vote alors que Jude Célestin, en apparente déroute, n'obtenait qu'une poignée de voix. Très partiels, ces premiers comptages n'ont qu'une valeur indicative, mais il n'en fallait pas plus pour pousser la favorite des sondages et le héros du petit peuple, auteur d'une fin de campagne remarquée, à atténuer leurs critiques.
Convaincu qu'il sera élu président, Michel Martelly considère que l'appel à l'annulation lancé durant le déroulement du scrutin a contribué à réduire le zèle des vandales qui ont saccagé les centres de vote considérés comme des bastions des rivaux de Jude Célestin. S'il a baissé d'un ton dans ses attaques contre les autorités, il n'en a pas moins demandé au président Préval et à son protégé de quitter le pays. Sur le même registre, son ami, la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean a mis en garde contre la violence.
Un fort taux d'abstention
L'avis de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA) est venu conforter ce changement de cap. Selon l'OEA, les irrégularités «aussi sérieuses soient-elles n'invalident pas les élections». Son chef, Colin Grandenson, qui reconnaît un «déficit de crédibilité» au Comité électoral provisoire (CEP) a jugé les demandes d'annulation «précipitées et regrettables». La communauté internationale, qui a investi lourdement dans l'aide à ce pays dévasté, préfère un scrutin au rabais mais abouti à un fiasco total. Amplifié par la désorganisation, le taux d'abstention devrait être très élevé. Seuls, 10 à 20 % des électeurs se seraient rendus aux urnes. Les autres auraient abandonné en cours de route, découragés par la pagaille générale ou ont occulté un rendez-vous dont ils n'attendaient rien.
Les résultats officiels devraient être connus à partir du 5 décembre. Un deuxième tour pourrait se tenir le 16 janvier, dix jours après le premier anniversaire du tremblement de terre.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/30/01003-20101130ARTFIG00785-haiti-les-favoris-se-relancent-dans-la-presidentielle.php
01/12/2010
Deux des poids lourds de la bataille renoncent à demander l'annulation du premier tour.
De notre envoyé spécial à Port-au-Prince
Le front commun des candidats à la présidentielle demandant l'annulation du premier tour de dimanche a perdu ses ténors. L'universitaire Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly ont finalement considéré que les fraudes attribuées aux partisans du candidat du pouvoir, Jude Célestin, sont moins graves que prévu. Ces défections font voler en éclats la solidarité, très artificielle, entre les principaux adversaires du favori du président sortant, René Préval. Elles réduisent à dix sur dix-huit le nombre de personnalités qui demandent le retour à la case départ d'un processus chaotique.
Le revirement tactique de Mirlande Manigat et de Michel Martelly dit Têt Kalé est avant tout opportuniste. L'intellectuelle et l'artiste ont découvert que les premiers procès-verbaux collectés les donnaient en tête dans les bureaux de vote alors que Jude Célestin, en apparente déroute, n'obtenait qu'une poignée de voix. Très partiels, ces premiers comptages n'ont qu'une valeur indicative, mais il n'en fallait pas plus pour pousser la favorite des sondages et le héros du petit peuple, auteur d'une fin de campagne remarquée, à atténuer leurs critiques.
Convaincu qu'il sera élu président, Michel Martelly considère que l'appel à l'annulation lancé durant le déroulement du scrutin a contribué à réduire le zèle des vandales qui ont saccagé les centres de vote considérés comme des bastions des rivaux de Jude Célestin. S'il a baissé d'un ton dans ses attaques contre les autorités, il n'en a pas moins demandé au président Préval et à son protégé de quitter le pays. Sur le même registre, son ami, la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean a mis en garde contre la violence.
Un fort taux d'abstention
L'avis de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA) est venu conforter ce changement de cap. Selon l'OEA, les irrégularités «aussi sérieuses soient-elles n'invalident pas les élections». Son chef, Colin Grandenson, qui reconnaît un «déficit de crédibilité» au Comité électoral provisoire (CEP) a jugé les demandes d'annulation «précipitées et regrettables». La communauté internationale, qui a investi lourdement dans l'aide à ce pays dévasté, préfère un scrutin au rabais mais abouti à un fiasco total. Amplifié par la désorganisation, le taux d'abstention devrait être très élevé. Seuls, 10 à 20 % des électeurs se seraient rendus aux urnes. Les autres auraient abandonné en cours de route, découragés par la pagaille générale ou ont occulté un rendez-vous dont ils n'attendaient rien.
Les résultats officiels devraient être connus à partir du 5 décembre. Un deuxième tour pourrait se tenir le 16 janvier, dix jours après le premier anniversaire du tremblement de terre.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/30/01003-20101130ARTFIG00785-haiti-les-favoris-se-relancent-dans-la-presidentielle.php
LES ELECTIONS EN HAITI EN RELANCEES
Deux candidats ont finalement considéré que les fraudes attribuées au parti au pouvoir du prétendant Jude Célestin n’étaient pas si graves. Heureusement, constate Théodat, car le pays n’a pas les moyens «d'organiser de nouvelles élections». Effectivement, il y a une confusion avec les candidats qui se sont déclarés majoritairement contre le maintien du processus. Je constate que l’un des porte-paroles de ce groupe, Michel Martelly – qui avait été signataire de ce mot d’ordre – s’est rétracté quand il a compris qu’il était peut-être en tête dans le département de l’Ouest. Il dit aujourd’hui attendre démocratiquement le résultat des élections. Il y a donc une certaine confusion, mais c’est la publication des premiers résultats qui va décider de la suite des évènements.
Jean Marie Théodat est professeur à l’école normale supérieure de Port au Prince. Géographe et Maître de conférences à l’Université Paris I – La Sorbonne, il est retourné vivre à Haïti d’où il écrit quotidiennement des chroniques.
Leurs postures sont à mon sens mal inspirées, car ils ont demandé une annulation de vote qui peut leur être très défavorable. En réalité, ils ont pris conscience dans la soirée même, que d’une part, il était peu probable qu’on ait les moyens d’organiser de nouvelles élections, et que d’autre part, ce n’était véritablement pas la priorité. 1.500.000 personnes déplacées vivent encore dans des abris de fortune à Port-au-Prince! Les candidats ont compris que, finalement, il valait mieux accepter des élections imparfaites, plutôt que pas d’élections du tout. Finalement, ce n’est pas une mauvaise chose d’avoir un processus électoral capable d’aller jusqu’à son terme.
Non. Les gens se sentent très concernés par les élections. Dans les rues, les administrations, universités, il y a beaucoup d’échanges sur la politique. Ils misent beaucoup sur elles, et attendent du nouveau président qu’il change significativement la situation. Les difficultés matérielles sont telles, que des élections sans ambages auraient été une véritable surprise. Maintenant tout est une question de mesure: s’il y a eu fraude massive, on le saura très vite, les résultats parleront d’eux-mêmes. Est-ce qu’il y a eu seulement des dysfonctionnements ici et là ? Vu la situation, c’est presque inévitable. Il faut attendre les premiers résultats, et si ces élections sont indignes, je pense qu’on le saura.
Les résultats officiels des élections présidentielles sont attendus à partir du 7 décembre. Un deuxième tour pourrait se tenir le 16 janvier 2011. En attendant, une période instable de contestation, de la part des candidats, mais aussi des haïtiens, est plus que plausible.
Mirlande Manigat, la première dame : Ancienne sénatrice et Première dame de 70 ans. La candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) fait campagne sur l’aide aux démunis, 11 mois après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. Celle que l’on surnomme «Maman» a fait des études à la Sorbonne, avant d’enseigner à Trinidad et au Venezuela.
Il y a une contradiction au sein même de l’électorat entre la province et la capitale, entre le Nord et le Sud. Jude Célestin n’est pas très populaire à Port au Prince, mais il est connu en province. Il n’est donc pas forcément disqualifié pour le second tour. Il a bénéficié de l’argent public pour faire sa campagne, c’est un fait, mais cela ne lui garantit pas automatiquement le fauteuil présidentiel. Je ne pense pas que dans les conditions actuelles d’implication de la communauté internationale, on puisse imposer par la fraude un candidat aux Haïtiens, si ce n’est pas celui choisi par les électeurs.
Nous avons les politiciens que nous avons. Des dix-neuf candidats en lice, il n’y a aucun messie. J’aurai eu peur d’un candidat qui promet monts et merveilles qu’il devienne un tyran, cela s’est déjà vu dans l’histoire du pays. Je me réjouis d’avoir des candidats qui se tiennent dans un même rang. Maintenant, nous verrons à l’usage, car le défi est tellement grand qu’il ne faudra pas attendre très longtemps pour savoir si la personne est à la hauteur ou pas. Maintenant, aura-t-il autour de lui une équipe avec les compétences requises pour changer la situation ?
http://www.streetpress.com/sujet/1295-les-elections-en-haiti-relancees-sil-y-a-eu-fraude-massive-on-le-saura-tres-vite
Jean Marie Théodat est professeur à l’école normale supérieure de Port au Prince. Géographe et Maître de conférences à l’Université Paris I – La Sorbonne, il est retourné vivre à Haïti d’où il écrit quotidiennement des chroniques.
Leurs postures sont à mon sens mal inspirées, car ils ont demandé une annulation de vote qui peut leur être très défavorable. En réalité, ils ont pris conscience dans la soirée même, que d’une part, il était peu probable qu’on ait les moyens d’organiser de nouvelles élections, et que d’autre part, ce n’était véritablement pas la priorité. 1.500.000 personnes déplacées vivent encore dans des abris de fortune à Port-au-Prince! Les candidats ont compris que, finalement, il valait mieux accepter des élections imparfaites, plutôt que pas d’élections du tout. Finalement, ce n’est pas une mauvaise chose d’avoir un processus électoral capable d’aller jusqu’à son terme.
Non. Les gens se sentent très concernés par les élections. Dans les rues, les administrations, universités, il y a beaucoup d’échanges sur la politique. Ils misent beaucoup sur elles, et attendent du nouveau président qu’il change significativement la situation. Les difficultés matérielles sont telles, que des élections sans ambages auraient été une véritable surprise. Maintenant tout est une question de mesure: s’il y a eu fraude massive, on le saura très vite, les résultats parleront d’eux-mêmes. Est-ce qu’il y a eu seulement des dysfonctionnements ici et là ? Vu la situation, c’est presque inévitable. Il faut attendre les premiers résultats, et si ces élections sont indignes, je pense qu’on le saura.
Les résultats officiels des élections présidentielles sont attendus à partir du 7 décembre. Un deuxième tour pourrait se tenir le 16 janvier 2011. En attendant, une période instable de contestation, de la part des candidats, mais aussi des haïtiens, est plus que plausible.
Mirlande Manigat, la première dame : Ancienne sénatrice et Première dame de 70 ans. La candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) fait campagne sur l’aide aux démunis, 11 mois après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. Celle que l’on surnomme «Maman» a fait des études à la Sorbonne, avant d’enseigner à Trinidad et au Venezuela.
Il y a une contradiction au sein même de l’électorat entre la province et la capitale, entre le Nord et le Sud. Jude Célestin n’est pas très populaire à Port au Prince, mais il est connu en province. Il n’est donc pas forcément disqualifié pour le second tour. Il a bénéficié de l’argent public pour faire sa campagne, c’est un fait, mais cela ne lui garantit pas automatiquement le fauteuil présidentiel. Je ne pense pas que dans les conditions actuelles d’implication de la communauté internationale, on puisse imposer par la fraude un candidat aux Haïtiens, si ce n’est pas celui choisi par les électeurs.
Nous avons les politiciens que nous avons. Des dix-neuf candidats en lice, il n’y a aucun messie. J’aurai eu peur d’un candidat qui promet monts et merveilles qu’il devienne un tyran, cela s’est déjà vu dans l’histoire du pays. Je me réjouis d’avoir des candidats qui se tiennent dans un même rang. Maintenant, nous verrons à l’usage, car le défi est tellement grand qu’il ne faudra pas attendre très longtemps pour savoir si la personne est à la hauteur ou pas. Maintenant, aura-t-il autour de lui une équipe avec les compétences requises pour changer la situation ?
http://www.streetpress.com/sujet/1295-les-elections-en-haiti-relancees-sil-y-a-eu-fraude-massive-on-le-saura-tres-vite
Haïti - Élections : Propos «délirants» du Sénateur Joseph Lambert
01/12/2010 16:04:32 Le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme INITE, nous a gratifié hier sur le réseau de la TV nationale, d’un point de Presse, dont nous vous laissons le soin d’apprécier la teneur délirante et d’y réagir...
«Le point de presse de ce jour vise à dénoncer la démagogie des mensonges et des menaces d'une palette de candidats à la présidence, qui ont concoctés une indigeste coalition des contraires, en vue de réclamer l'annulation des élections aux préjudice de tous ceux, électeurs, candidats aux législatives, parties politique, partenaires nationaux et financier internationaux, qui ont consentie d'énorme sacrifice pour la réalisation de ces consultations populaire du 28 novembre 2010.
Sous le prétexte de trouble créés par eux mêmes, et d'irrégularité malicieusement inventés ou gonflés, et mises injustement au compte de notre groupe, identifié comme l'ennemie commun, ils se sont livrés à une abject manipulation de l'opinion publique.
Prévoyant leur défaite dans la bataille du vote, ils ont orchestrés une audacieuse manœuvre politique sous la forme d'un coup d'état électoral en jetant dans les rues des masses aveugles au méprit de la loi et des règles du jeu démocratique. Mais leur action menée contre la vérité, contre le bon sens et contre la démocratie et vouée à l'échec.
Nous ne sommes pas surpris de la déconvenue des imprudents et des naïfs, ni de l'effronterie sans pareil du principal instigateur de ce mouvement déviant, qui dans l'illusion d'une position avantageuse au décompte, a effectué un virage spectaculaire, dont il n'a d'ailleurs pas le monopole en se désolidarisant de ces politiques trop crédules qu'il venait de piéger et de couvrir de ridicule dans un défilé carnavalesque promenant ses posters et criant sa victoire.
Face à une telle situation la plateforme INITE appelle ces candidats, je dis bien CES candidats [et non SES], manipulés, à se ressaisir et à revenir sur le chemin de la légalité démocratique, la seule voie royale de l'alternance qui ne peut se concrétiser que par des élections. En même temps elle [INITE] invite ses partisans à rester serein, à ne pas répondre à la provocation, en dépit des menaces et des agressions dont ils sont l'objet de la part de cette nouvelle forme de GNB, qui ne rêve que d'arrêter la marche vers le progrès des majorités attentives, la plateforme leur demande de garder leur calme, de rester vigilant à ces mots d'ordres et d'attendre que le Conseil Électoral Provisoire, CEP, la seule instance compétente en matière électorale finalise le processus et proclame les résultats.»
http://www.haitilibre.com/article-1806-haiti-elections-propos-delirants-du-senateur-joseph-lambert.html
«Le point de presse de ce jour vise à dénoncer la démagogie des mensonges et des menaces d'une palette de candidats à la présidence, qui ont concoctés une indigeste coalition des contraires, en vue de réclamer l'annulation des élections aux préjudice de tous ceux, électeurs, candidats aux législatives, parties politique, partenaires nationaux et financier internationaux, qui ont consentie d'énorme sacrifice pour la réalisation de ces consultations populaire du 28 novembre 2010.
Sous le prétexte de trouble créés par eux mêmes, et d'irrégularité malicieusement inventés ou gonflés, et mises injustement au compte de notre groupe, identifié comme l'ennemie commun, ils se sont livrés à une abject manipulation de l'opinion publique.
Prévoyant leur défaite dans la bataille du vote, ils ont orchestrés une audacieuse manœuvre politique sous la forme d'un coup d'état électoral en jetant dans les rues des masses aveugles au méprit de la loi et des règles du jeu démocratique. Mais leur action menée contre la vérité, contre le bon sens et contre la démocratie et vouée à l'échec.
Nous ne sommes pas surpris de la déconvenue des imprudents et des naïfs, ni de l'effronterie sans pareil du principal instigateur de ce mouvement déviant, qui dans l'illusion d'une position avantageuse au décompte, a effectué un virage spectaculaire, dont il n'a d'ailleurs pas le monopole en se désolidarisant de ces politiques trop crédules qu'il venait de piéger et de couvrir de ridicule dans un défilé carnavalesque promenant ses posters et criant sa victoire.
Face à une telle situation la plateforme INITE appelle ces candidats, je dis bien CES candidats [et non SES], manipulés, à se ressaisir et à revenir sur le chemin de la légalité démocratique, la seule voie royale de l'alternance qui ne peut se concrétiser que par des élections. En même temps elle [INITE] invite ses partisans à rester serein, à ne pas répondre à la provocation, en dépit des menaces et des agressions dont ils sont l'objet de la part de cette nouvelle forme de GNB, qui ne rêve que d'arrêter la marche vers le progrès des majorités attentives, la plateforme leur demande de garder leur calme, de rester vigilant à ces mots d'ordres et d'attendre que le Conseil Électoral Provisoire, CEP, la seule instance compétente en matière électorale finalise le processus et proclame les résultats.»
http://www.haitilibre.com/article-1806-haiti-elections-propos-delirants-du-senateur-joseph-lambert.html
Haïti - Élections : INITE se dit victime d’un coup d'état électoral raté !
01/12/2010 09:25:04 La plateforme au pouvoir « INITE » a démenti mardi, quelques heures après les déclaration du Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme, avoir admis une possible défaite de son candidat à la présidence Jude Célestin.
INITE accuse la presse d’avoir fait « des interprétations contraire aux propos tenus par le Sénateur Lambert » et précise que « les procès verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat, Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour ».
Mentionnons que d’après Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre de tabulation, mardi à midi, environ 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) attendus avaient été reçus. Sur ces 15,000 PV, plus de 60% ont déjà été traités. « La plupart de ces procès-verbaux viennent de la région métropolitaine de Port-au-Prince » a précisé Alain Gauthier.
Le Sénateur Joseph Lambert, considère que la position commune des candidats réclamant l’annulation des élections « est une manipulation ratée c'est un coup d'état électoral raté » dont INITE serait la victime...
Déclarations du Sénateur, ayant donnés lieu a diverses « interprétations » :
« C'est le vérité des urnes, qui déterminera bien sûr les prochains élus que ce soit au niveau présidentiel au niveau législative. [...] Nous sommes en démocratie, la démocratie ne va pas sans conflit mais ce n'est pas pour autant une guerre, ce qui doit faire la différence ce sont les idées et les projets. Nous sommes en démocratie, nous sommes pour l'alternance démocratique du pouvoir. Si l'on rate les élections au niveau présidentiel on va à l'opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections mais nous sommes en démocratie, nous sommes des démocrates convaincu. Mais nous n’en sommes pas encore là »
Le Sénateur Lambert a indiqué qu’INITE avait « déjà en sa possession 4 sénateurs et 23 députés élus ». Une information partisane qu’il faut prendre avec les réserves d’usage, en attendant les résultats préliminaires officiels.
Tout comme des propos attribués au Sénateur Lambert, qui circulent aujourd’hui, ou il aurait déclaré que Jude Célestin était en tête dans la plupart des départements suivit de Mirlande Manigat.... et que « la défaite n’est pas une option »...
En s’en tenant aux seuls faits rapportés officiellement, et non aux rumeurs accusant le parti INITE, et d’autres faits impliquant le Sénateur Lambert et sa réputation en particulier, il va s’en dire qu’il est difficile d’imaginer un seul instant INITE en victime et encore moins d’apporter une quelconque crédibilité aux propos d’un Sénateur dont l’implication dans des actes de violence à Jacmel ont fait l’objet de plusieurs plaintes officielles, juste avant les élections
http://www.haitilibre.com/article-1800-haiti-elections-inite-se-dit-victime-d-un-coup-d-etat-electoral-rate.html
INITE accuse la presse d’avoir fait « des interprétations contraire aux propos tenus par le Sénateur Lambert » et précise que « les procès verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat, Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour ».
Mentionnons que d’après Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre de tabulation, mardi à midi, environ 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) attendus avaient été reçus. Sur ces 15,000 PV, plus de 60% ont déjà été traités. « La plupart de ces procès-verbaux viennent de la région métropolitaine de Port-au-Prince » a précisé Alain Gauthier.
Le Sénateur Joseph Lambert, considère que la position commune des candidats réclamant l’annulation des élections « est une manipulation ratée c'est un coup d'état électoral raté » dont INITE serait la victime...
Déclarations du Sénateur, ayant donnés lieu a diverses « interprétations » :
« C'est le vérité des urnes, qui déterminera bien sûr les prochains élus que ce soit au niveau présidentiel au niveau législative. [...] Nous sommes en démocratie, la démocratie ne va pas sans conflit mais ce n'est pas pour autant une guerre, ce qui doit faire la différence ce sont les idées et les projets. Nous sommes en démocratie, nous sommes pour l'alternance démocratique du pouvoir. Si l'on rate les élections au niveau présidentiel on va à l'opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections mais nous sommes en démocratie, nous sommes des démocrates convaincu. Mais nous n’en sommes pas encore là »
Le Sénateur Lambert a indiqué qu’INITE avait « déjà en sa possession 4 sénateurs et 23 députés élus ». Une information partisane qu’il faut prendre avec les réserves d’usage, en attendant les résultats préliminaires officiels.
Tout comme des propos attribués au Sénateur Lambert, qui circulent aujourd’hui, ou il aurait déclaré que Jude Célestin était en tête dans la plupart des départements suivit de Mirlande Manigat.... et que « la défaite n’est pas une option »...
En s’en tenant aux seuls faits rapportés officiellement, et non aux rumeurs accusant le parti INITE, et d’autres faits impliquant le Sénateur Lambert et sa réputation en particulier, il va s’en dire qu’il est difficile d’imaginer un seul instant INITE en victime et encore moins d’apporter une quelconque crédibilité aux propos d’un Sénateur dont l’implication dans des actes de violence à Jacmel ont fait l’objet de plusieurs plaintes officielles, juste avant les élections
http://www.haitilibre.com/article-1800-haiti-elections-inite-se-dit-victime-d-un-coup-d-etat-electoral-rate.html
Une “normalisation” post-électorale de tous les dangers en Haïti
Mercredi 1er décembre 2010 P-au-P, 1er déc. 2010 [AlterPresse] --- Y a-t-il possibilité de trouver une voie de sortie, sans casse, après le scrutin du dimanche 28 novembre 2010 entaché de fraudes, d’irrégularités et émaillé de violence en Haïti (au moins 2 morts ont été enregistrés) ?
C’est l’une des interrogations chez la population nationale, 72 heures après le déroulement d’un scrutin présidentiel et législatif, qui devait augurer le début d’une alternance politique, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Plusieurs courants, qui s’opposent aujourd’hui sur l’échiquier politique, sont en train d’abattre des cartes afin de tirer leur épingle du jeu.
Le Conseil électoral provisoire (Cep) se lave les mains par rapport aux accusations, constats et demandes d’annulation du vote. Après avoir validé le scrutin, sans considération des irrégularités, il s’apprête à publier des résultats préliminaires le 7 décembre prochain et peut-être entamer un second tour après les contestations.
Tout le matériel de vote (incluant les procès-verbaux des bureaux sur l’ensemble du territoire) devrait arriver ce mercredi 1er décembre au centre de tabulation des résultats, dans la capitale Port-au-Prince, suivant le plan défini par la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah). Les opérations de décompte des voix ont déjà été entamées.
La plateforme présidentielle “Inite” (Unité), qui semble ne pas écarter la possibilité d’une défaite dans la course présidentielle, évoque les options de “cohabitation” ou d’actions “dans l’opposition”, en fonction des résultats qui seront annoncés par l’organisme électoral.
Une dizaine de candidats à la présidence, dont certains affirment avoir rassemblé un ensemble de preuves “irréfutables” des irrégularités du 28 novembre, réclament purement et simplement l’annulation du vote.
Même position chez les regroupements et partis politiques membres des plateformes « Alternative, Libération, Rasanble et Union des citoyens haïtiens pour la démocratie, le développement et l’éducation (Ucadde)” qui avaient appelé au boycott des compétitions du 28 novembre, soupçonnant une planification de fraudes en faveur de la plateforme présidentielle.
Deux autres prétendants, Joseph Michel Martelly de “Repons peyizan” et Myrlande Hyppolite Manigat du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), initialement parmi les favoris de la présidentielle, se désolidarisent du groupe des 10 qu’ils avaient rallié, le 28 novembre, dans la demande d’annulation du vote.
De nouvelles données, non rendues publiques, les mettraient en bonne position dans le suffrage exprimé, malgré la démobilisation, en milieu de journée du vote, d’une bonne partie d’électrices et d’électeurs méfiants, non seulement frustrés de n’avoir pas retrouvé leurs noms sur les listes électorales, mais aussi révoltés de la tournure du processus de vote en différents centres.
72 heures après le vote controversé de dimanche, le Cep n’a communiqué aucun chiffre sur le taux de participation.
Diverses couches de la population, qui s’élèvent contre le désordre enregistré le 28 novembre, s’interrogent sur les décisions à venir quant à la validation d’un scrutin controversé, laquelle risque à nouveau de violer l’expression et la souveraineté de la population quant à l’avenir du pays.
Depuis dimanche, a commencé une série de manifestations-protestations dans les rues contre le mode d’organisation du scrutin, contre l’équipe au pouvoir et sa plateforme, mais également contre la Minustah qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes en démonstration, pour la troisième journée consécutive (du lundi 28 au mardi 30 novembre 2010) à Saint-Marc (Artibonite / Nord).
Un enfant de douze ans, qui avait reçu une balle à la tête lundi 29 novembre, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas de Saint-Marc.
En plusieurs points du territoire national, couvent une mobilisation et une grogne populaires, déjà assorties, ces 3 derniers jours, d’échauffourées avec des jets de pierres et des barricades de pneus usagés enflammés.
Les pays et organisations internationales partenaires d’Haïti, qui ont soutenu le processus ayant abouti au vote controversé du 28 novembre, paraissent afficher une attitude prudente. Tout en préconisant le dialogue entre les différents acteurs, ils ne semblent pas avoir harmonisé une position commune sur ce qui s’est passé le 28 novembre.
Les mouvements alternatifs et organisations d’accompagnement de la population gardent un profil bas sur la dérive et les manipulations électorales observées le 28 novembre.
Un calme apparent commence à régner depuis le mardi 30 novembre. Écolières et écoliers tendent à reprendre le chemin de leurs établissements scolaires. Le transport en commun fonctionne plus ou moins normalement, ainsi que les marchés publics et le commerce informel. Les banques, les supermarchés et divers magasins ont ouvert leurs portes, de même que les bureaux publics et privés.
Cependant, rien n’est encore clair sur les conditions objectives d’un retour à une normalisation de la vie politique en Haïti, dans un contexte encore marqué par des réalités sociales dramatiques, notamment pour les personnes sinistrées et déplacées du tremblement de terre du 12 janvier, ainsi que par les conséquences de l’épidémie de choléra déclarée le 19 octobre 2010. [rc apr 1er/12/2010 10:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10351
C’est l’une des interrogations chez la population nationale, 72 heures après le déroulement d’un scrutin présidentiel et législatif, qui devait augurer le début d’une alternance politique, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Plusieurs courants, qui s’opposent aujourd’hui sur l’échiquier politique, sont en train d’abattre des cartes afin de tirer leur épingle du jeu.
Le Conseil électoral provisoire (Cep) se lave les mains par rapport aux accusations, constats et demandes d’annulation du vote. Après avoir validé le scrutin, sans considération des irrégularités, il s’apprête à publier des résultats préliminaires le 7 décembre prochain et peut-être entamer un second tour après les contestations.
Tout le matériel de vote (incluant les procès-verbaux des bureaux sur l’ensemble du territoire) devrait arriver ce mercredi 1er décembre au centre de tabulation des résultats, dans la capitale Port-au-Prince, suivant le plan défini par la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah). Les opérations de décompte des voix ont déjà été entamées.
La plateforme présidentielle “Inite” (Unité), qui semble ne pas écarter la possibilité d’une défaite dans la course présidentielle, évoque les options de “cohabitation” ou d’actions “dans l’opposition”, en fonction des résultats qui seront annoncés par l’organisme électoral.
Une dizaine de candidats à la présidence, dont certains affirment avoir rassemblé un ensemble de preuves “irréfutables” des irrégularités du 28 novembre, réclament purement et simplement l’annulation du vote.
Même position chez les regroupements et partis politiques membres des plateformes « Alternative, Libération, Rasanble et Union des citoyens haïtiens pour la démocratie, le développement et l’éducation (Ucadde)” qui avaient appelé au boycott des compétitions du 28 novembre, soupçonnant une planification de fraudes en faveur de la plateforme présidentielle.
Deux autres prétendants, Joseph Michel Martelly de “Repons peyizan” et Myrlande Hyppolite Manigat du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), initialement parmi les favoris de la présidentielle, se désolidarisent du groupe des 10 qu’ils avaient rallié, le 28 novembre, dans la demande d’annulation du vote.
De nouvelles données, non rendues publiques, les mettraient en bonne position dans le suffrage exprimé, malgré la démobilisation, en milieu de journée du vote, d’une bonne partie d’électrices et d’électeurs méfiants, non seulement frustrés de n’avoir pas retrouvé leurs noms sur les listes électorales, mais aussi révoltés de la tournure du processus de vote en différents centres.
72 heures après le vote controversé de dimanche, le Cep n’a communiqué aucun chiffre sur le taux de participation.
Diverses couches de la population, qui s’élèvent contre le désordre enregistré le 28 novembre, s’interrogent sur les décisions à venir quant à la validation d’un scrutin controversé, laquelle risque à nouveau de violer l’expression et la souveraineté de la population quant à l’avenir du pays.
Depuis dimanche, a commencé une série de manifestations-protestations dans les rues contre le mode d’organisation du scrutin, contre l’équipe au pouvoir et sa plateforme, mais également contre la Minustah qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes en démonstration, pour la troisième journée consécutive (du lundi 28 au mardi 30 novembre 2010) à Saint-Marc (Artibonite / Nord).
Un enfant de douze ans, qui avait reçu une balle à la tête lundi 29 novembre, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas de Saint-Marc.
En plusieurs points du territoire national, couvent une mobilisation et une grogne populaires, déjà assorties, ces 3 derniers jours, d’échauffourées avec des jets de pierres et des barricades de pneus usagés enflammés.
Les pays et organisations internationales partenaires d’Haïti, qui ont soutenu le processus ayant abouti au vote controversé du 28 novembre, paraissent afficher une attitude prudente. Tout en préconisant le dialogue entre les différents acteurs, ils ne semblent pas avoir harmonisé une position commune sur ce qui s’est passé le 28 novembre.
Les mouvements alternatifs et organisations d’accompagnement de la population gardent un profil bas sur la dérive et les manipulations électorales observées le 28 novembre.
Un calme apparent commence à régner depuis le mardi 30 novembre. Écolières et écoliers tendent à reprendre le chemin de leurs établissements scolaires. Le transport en commun fonctionne plus ou moins normalement, ainsi que les marchés publics et le commerce informel. Les banques, les supermarchés et divers magasins ont ouvert leurs portes, de même que les bureaux publics et privés.
Cependant, rien n’est encore clair sur les conditions objectives d’un retour à une normalisation de la vie politique en Haïti, dans un contexte encore marqué par des réalités sociales dramatiques, notamment pour les personnes sinistrées et déplacées du tremblement de terre du 12 janvier, ainsi que par les conséquences de l’épidémie de choléra déclarée le 19 octobre 2010. [rc apr 1er/12/2010 10:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10351
Haïti - Élections : Le point au centre de traitement
01/12/2010 10:53:43 Mardi à midi, quelque 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) avaient déjà été reçus au centre de traitement (tabulation) ou quelque 600 personnes travaillent depuis lundi matin. Plus de 60% de ces 15,000 PV ont été traité, a confirmé hier, Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre. Il a dit espérer, recevoir l’ensemble des procès-verbaux dressés, d’ici mercredi.
M. Gauthier a fait savoir qu'il existait 6 exemplaires de chaque procès-verbal. « un pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP ».
M. Gauthier a indiqué que « les résultats partiels qui circulent à Port-au-Prince », ne proviennent pas du centre de traitement, mais sont dû à l'existence des six exemplaires de chaque PV et à des comptages parallèles plus ou moins précis, fait par des partis ou candidats.
Le plus sage est d’attendre la proclamation des résultats officiels le 7 décembre, conformément à la loi électorale. Ensuite commencera la période de contestations, par les candidats, et le 20 décembre les résultats définitif seront publiés.
http://www.haitilibre.com/article-1801-haiti-elections-le-point-au-centre-de-traitement.html
M. Gauthier a fait savoir qu'il existait 6 exemplaires de chaque procès-verbal. « un pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP ».
M. Gauthier a indiqué que « les résultats partiels qui circulent à Port-au-Prince », ne proviennent pas du centre de traitement, mais sont dû à l'existence des six exemplaires de chaque PV et à des comptages parallèles plus ou moins précis, fait par des partis ou candidats.
Le plus sage est d’attendre la proclamation des résultats officiels le 7 décembre, conformément à la loi électorale. Ensuite commencera la période de contestations, par les candidats, et le 20 décembre les résultats définitif seront publiés.
http://www.haitilibre.com/article-1801-haiti-elections-le-point-au-centre-de-traitement.html
Haïti-Cholera : 90.000 cas de contamination, dont 1817 morts
P-au-P, 1er déc. 2010 [AlterPresse] --- L’épidémie de cholera a fait 1817 morts, dont 66 nouveaux décès, selon le site du Ministère de la Santé Publique et de la Population(MSPP) qui a présenté un bilan actualisé de l’épidémie. En un mois et demi, près de 90 000 personnes ont été contaminées, ce qui laisse craindre le scenario de 200 000 cas dans les prochains mois, tel que pressenti par les spécialistes.
36 207 personnes ont pu être admises à l’hôpital. Mais les Nippes où la maladie n’est apparue que tardivement, n’a pas enregistré de décès jusqu’ici, alors que l’Artibonite approche des 40 500 cas de contamination.
Les données du ministère demeurent incomplètes pour la Grand Anse, le Nord et le Sud.
Pourtant des alertes émanent sans cesse de ces deux dernières régions décrivent notamment dans la presse une situation d’extrême urgence découlant du cholera. [kft apr 1/12/2010 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10354
36 207 personnes ont pu être admises à l’hôpital. Mais les Nippes où la maladie n’est apparue que tardivement, n’a pas enregistré de décès jusqu’ici, alors que l’Artibonite approche des 40 500 cas de contamination.
Les données du ministère demeurent incomplètes pour la Grand Anse, le Nord et le Sud.
Pourtant des alertes émanent sans cesse de ces deux dernières régions décrivent notamment dans la presse une situation d’extrême urgence découlant du cholera. [kft apr 1/12/2010 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10354
Les Haïtiens ulcérés par la magouille électorale
Les élections générales ont donné lieu à une avalanche de fraudes. Douze candidats demandent leur annulation. Les autorités font comme si de rien n’était. Port-au-Prince (Haïti),envoyée spéciale. Un cycle d’instabilité s’est ouvert dimanche en Haïti. Un de plus dans un pays à genoux depuis le séisme du 12 janvier, au terme d’une supercherie électorale, montée de toutes pièces par l’Organisation des États américains et les Nations unies, sous la supervision des États-Unis.
Devant l’école Jean-Bosco dans Cité soleil, des manifestations sporadiques ont émaillé la journée aux cris d’«À bas Inite», le parti de Jude Celestin, poulain du président René Préval. « Les petits mouns (enfants) meurent, le peuple est dans le chômage, il n’y a pas de travail », dit abattu Pooshon. D’après cet habitant du plus grand bidonville de Port-au-Prince, Inite « a complètement acheté le vote parce que la jeunesse est dans la faim ». Les leaders des quartiers auraient reçu 40 000 gourdes (environ 1 000 dollars) pour forcer à voter Inite. Un joli pactole : le salaire minimum quotidien est de 200 gourdes. À l’intérieur de l’enceinte, ce n’était que cris et empoignades entre des électeurs interdits de voter et des membres de bureaux incompétents. Le tout sous les yeux de la Minustah (mission des Nations unies de stabilisation en Haïti), de la police et d’agents de sécurité d’entreprises privées. Car, autant le dire, ces élections ont surtout été un business.
À Bulding 2004, l’imposant édifice, désormais entouré de bâches depuis le séisme du 12 janvier, la situation était abracadabrantesque. Quatre heures après le début du scrutin, les urnes étaient vides faute… de bulletins pour voter. « C’est du jamais vu, déplore Reginald. Mais les autorités diront que tout s’est bien passé. C’est de la pure magouille électorale. » Même scènes ubuesques à l’école de la Voilière à Delmas 31. « Les gens qui sont sous les décombres ont leur nom sur la liste mais nous qui sommes vivants, nous ne pouvons pas voter », s’emporte Augustin Yonnel. L’électeur est exaspéré. « C’est le peuple qui doit voter, poursuit-il. S’il ne peut pas le faire alors il n’y a pas d’élections. »
Avant même la fermeture des 11 000 bureaux de vote, douze des dix-huit candidats à la présidentielle ont demandé l’annulation des élections. « C’est du brigandage organisé, a fustigé Mirlande Manigat, la favorite, selon les sondages. Des institutions de l’État sont complices de ce brigandage. » Qu’importe. Gaillot Dorsainvil, le président du conseil électoral provisoire, accusé de rouler pour le gouvernement, a qualifié la journée de « réussite », osant même dire que « dans la fièvre électorale, des électeurs n’ont pas réussi à trouver leur bureau de vote ». Le scrutin a pourtant été annulé dans au moins 56 centres. Au moins deux personnes ont été tuées lors d’affrontements entre partisans de candidats. Les Nations unies, elles, ont fait part de « leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents ». Sans plus. Mais comme les États-Unis et l’Union européenne, elles ont leur part dans le marasme ambiant. En imposant cet agenda électoral en décalage total avec les préoccupations de la population, elles ont provoqué davantage d’instabilité. Les résultats électoraux ne devraient pas être connus avant le 5 décembre. Et après ?
Cathy Ceïbe
Devant l’école Jean-Bosco dans Cité soleil, des manifestations sporadiques ont émaillé la journée aux cris d’«À bas Inite», le parti de Jude Celestin, poulain du président René Préval. « Les petits mouns (enfants) meurent, le peuple est dans le chômage, il n’y a pas de travail », dit abattu Pooshon. D’après cet habitant du plus grand bidonville de Port-au-Prince, Inite « a complètement acheté le vote parce que la jeunesse est dans la faim ». Les leaders des quartiers auraient reçu 40 000 gourdes (environ 1 000 dollars) pour forcer à voter Inite. Un joli pactole : le salaire minimum quotidien est de 200 gourdes. À l’intérieur de l’enceinte, ce n’était que cris et empoignades entre des électeurs interdits de voter et des membres de bureaux incompétents. Le tout sous les yeux de la Minustah (mission des Nations unies de stabilisation en Haïti), de la police et d’agents de sécurité d’entreprises privées. Car, autant le dire, ces élections ont surtout été un business.
À Bulding 2004, l’imposant édifice, désormais entouré de bâches depuis le séisme du 12 janvier, la situation était abracadabrantesque. Quatre heures après le début du scrutin, les urnes étaient vides faute… de bulletins pour voter. « C’est du jamais vu, déplore Reginald. Mais les autorités diront que tout s’est bien passé. C’est de la pure magouille électorale. » Même scènes ubuesques à l’école de la Voilière à Delmas 31. « Les gens qui sont sous les décombres ont leur nom sur la liste mais nous qui sommes vivants, nous ne pouvons pas voter », s’emporte Augustin Yonnel. L’électeur est exaspéré. « C’est le peuple qui doit voter, poursuit-il. S’il ne peut pas le faire alors il n’y a pas d’élections. »
Avant même la fermeture des 11 000 bureaux de vote, douze des dix-huit candidats à la présidentielle ont demandé l’annulation des élections. « C’est du brigandage organisé, a fustigé Mirlande Manigat, la favorite, selon les sondages. Des institutions de l’État sont complices de ce brigandage. » Qu’importe. Gaillot Dorsainvil, le président du conseil électoral provisoire, accusé de rouler pour le gouvernement, a qualifié la journée de « réussite », osant même dire que « dans la fièvre électorale, des électeurs n’ont pas réussi à trouver leur bureau de vote ». Le scrutin a pourtant été annulé dans au moins 56 centres. Au moins deux personnes ont été tuées lors d’affrontements entre partisans de candidats. Les Nations unies, elles, ont fait part de « leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents ». Sans plus. Mais comme les États-Unis et l’Union européenne, elles ont leur part dans le marasme ambiant. En imposant cet agenda électoral en décalage total avec les préoccupations de la population, elles ont provoqué davantage d’instabilité. Les résultats électoraux ne devraient pas être connus avant le 5 décembre. Et après ?
Cathy Ceïbe
« Soleil d'Haïti a recueilli 50 000 € pour la reconstruction » - Locminé
lundi 29 novembre 2010 Marie-Hélène Lestrohan, présidente de Soleil d'Haïti, l'association dont est partenaire le collège Jean-Pierre-Calloc'h.
Vous étiez au collège en janvier dernier, peu après votre retour d'Haïti où vous avez vécu le séisme. Quelle a été votre action depuis ?
J'ai animé ou mis en oeuvre des conférences, des fêtes, des ventes d'objets de l'artisanat haïtien un peu partout en France avec les 90 membres de Soleil d'Haïti. L'association a ainsi recueilli 50 000 € pour la reconstruction. Ceci a permis de reconstruire l'école Foi d'Abraham à Port-au-Prince que nous parrainons depuis 2007. Elle accueille 140 enfants de 3 à 14 ans. J'y suis retournée en mars. 30 000 € ont été investis entre la reconstruction, le fonctionnement, l'achat de fournitures. Nous assurons aussi le petit-déjeuner des enfants et les salaires des enseignants. Il faut environ 1 500 € par mois. Les grosses ONG n'apportent plus d'aide alimentaire en dehors des camps. Une ineptie qui ne fait que grossir les populations des camps.
Vous semblez remontée contre les ONG ?
Elles ont chacune leur politique. Il n'y a aucune coordination. Le choléra est un exemple. Ces ONG sont en Haïti depuis 50 ans. Pourquoi ne pas avoir pensé à l'assainissement ? Haïti, c'est grand comme la Bretagne. Le choléra est parti en Artibonite. La terre n'a pas tremblé dans cette région. Le choléra est la logique de ce manque de coordination.
Tient-on compte de l'avis des Haïtiens ?
On ne leur laisse pas le soin de décider. Ils ont besoin d'être accompagnés, mais pas besoin d'être assistés comme des enfants. Ils doivent rester maîtres de leur avenir.
Votre point de vue sur les élections législatives et présidentielles ?
Je ne suis pas Haïtienne. Je ne vote pas en Haïti. Mais il reste toujours des gens riches dans ce pays. Il y a toujours de gros 4 x 4 appartenant à des Blancs et conduits par des Noirs. Je sais aussi les fortunes dépensées par certains candidats.
Quels sont les projets de votre association ?
Continuer notre action pour l'école. Les premiers travaux s'achèvent. Nous voulons mettre en route trois classes maternelles, les sanitaires, etc. Nous prévoyons un nouveau budget de 30 000 €. Je ne suis pas découragée. Plus le temps passe, plus je me sens proche de ma grande famille haïtienne.
Vous étiez au collège en janvier dernier, peu après votre retour d'Haïti où vous avez vécu le séisme. Quelle a été votre action depuis ?
J'ai animé ou mis en oeuvre des conférences, des fêtes, des ventes d'objets de l'artisanat haïtien un peu partout en France avec les 90 membres de Soleil d'Haïti. L'association a ainsi recueilli 50 000 € pour la reconstruction. Ceci a permis de reconstruire l'école Foi d'Abraham à Port-au-Prince que nous parrainons depuis 2007. Elle accueille 140 enfants de 3 à 14 ans. J'y suis retournée en mars. 30 000 € ont été investis entre la reconstruction, le fonctionnement, l'achat de fournitures. Nous assurons aussi le petit-déjeuner des enfants et les salaires des enseignants. Il faut environ 1 500 € par mois. Les grosses ONG n'apportent plus d'aide alimentaire en dehors des camps. Une ineptie qui ne fait que grossir les populations des camps.
Vous semblez remontée contre les ONG ?
Elles ont chacune leur politique. Il n'y a aucune coordination. Le choléra est un exemple. Ces ONG sont en Haïti depuis 50 ans. Pourquoi ne pas avoir pensé à l'assainissement ? Haïti, c'est grand comme la Bretagne. Le choléra est parti en Artibonite. La terre n'a pas tremblé dans cette région. Le choléra est la logique de ce manque de coordination.
Tient-on compte de l'avis des Haïtiens ?
On ne leur laisse pas le soin de décider. Ils ont besoin d'être accompagnés, mais pas besoin d'être assistés comme des enfants. Ils doivent rester maîtres de leur avenir.
Votre point de vue sur les élections législatives et présidentielles ?
Je ne suis pas Haïtienne. Je ne vote pas en Haïti. Mais il reste toujours des gens riches dans ce pays. Il y a toujours de gros 4 x 4 appartenant à des Blancs et conduits par des Noirs. Je sais aussi les fortunes dépensées par certains candidats.
Quels sont les projets de votre association ?
Continuer notre action pour l'école. Les premiers travaux s'achèvent. Nous voulons mettre en route trois classes maternelles, les sanitaires, etc. Nous prévoyons un nouveau budget de 30 000 €. Je ne suis pas découragée. Plus le temps passe, plus je me sens proche de ma grande famille haïtienne.
Venue de tous les horizons, la musique joue pour Haïti !
mercredi 01.12.2010, 05:04 - La Voix du Nord Vendredi soir, plusieurs artistes sont venus en aide à l'association Parrainage Haïti, au cours d'un concert organisé par Béthune, Sport et Prestige. Avec le soutien de la municipalité, le théâtre municipal a accueilli le Beffy Big Band, Opus 62, Jewels Make Flowers. Un mélange de style qui a fait vibrer les bois et les coeurs.
Après le séisme qui a touché leur pays en janvier dernier, les Haïtiens vivent dans la misère. L'association Parrainage Haïti n'a pas attendu cette tragédie pour soutenir et aider les enfants haïtiens à se construire un avenir. « Sans aide, nous ne faisons rien. Sans éducation, les enfants ne survivent pas. Ils gardent en eux une grande souffrance. Les dons vont permettre, de leur offrir une scolarité continue jusqu'en fac », déclarait à l'ouverture du concert, Josette Ingelaere, présidente de l'association.
Jazz, classique, rock...
Emmené par cet esprit de solidarité, l'orchestre Beffy Big Band a interprété des musiques de jazz. Les saxophonistes, le piano, les trompettes, et le batteur s'accordaient harmonieusement avec la voix de la chanteuse Maya. Vêtue d'une somptueuse robe rouge, le sourire aux lèvres, elle montait à la fois dans les graves et les aigus. Le public était en admiration, devant le célèbre chant New York, New York . Beffy Big Band a achevé la première partie sur les résonances de Sing, Sing.
À l'étage, les amateurs du classique ont pu se détendre avec Opus 62. Les violons et le violoncelle ont mené la mélodie douce autour d'un décor baroque.
Un tout autre univers s'est présenté en deuxième partie. Les rockeurs et jazzmen de Jewels Make Flowers ont élevé la mesure du son. Sur scène, on retrouve Basilic, notamment Olivier, le chanteur. Avec toujours autant de pêche, ils jouent avec le coeur. Jewels Make Flowers, à l'allure déjanté, était là dans un but précis : pour la cause humanitaire. Le chanteur Olivier, n'a pas hésité à enlever sa chemise, et écrire sur son torse « Help Haïti ! ».
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Secteur_Bethune/2010/12/01/article_venue-de-tous-les-horizons-la-musique-jo.shtml
Après le séisme qui a touché leur pays en janvier dernier, les Haïtiens vivent dans la misère. L'association Parrainage Haïti n'a pas attendu cette tragédie pour soutenir et aider les enfants haïtiens à se construire un avenir. « Sans aide, nous ne faisons rien. Sans éducation, les enfants ne survivent pas. Ils gardent en eux une grande souffrance. Les dons vont permettre, de leur offrir une scolarité continue jusqu'en fac », déclarait à l'ouverture du concert, Josette Ingelaere, présidente de l'association.
Jazz, classique, rock...
Emmené par cet esprit de solidarité, l'orchestre Beffy Big Band a interprété des musiques de jazz. Les saxophonistes, le piano, les trompettes, et le batteur s'accordaient harmonieusement avec la voix de la chanteuse Maya. Vêtue d'une somptueuse robe rouge, le sourire aux lèvres, elle montait à la fois dans les graves et les aigus. Le public était en admiration, devant le célèbre chant New York, New York . Beffy Big Band a achevé la première partie sur les résonances de Sing, Sing.
À l'étage, les amateurs du classique ont pu se détendre avec Opus 62. Les violons et le violoncelle ont mené la mélodie douce autour d'un décor baroque.
Un tout autre univers s'est présenté en deuxième partie. Les rockeurs et jazzmen de Jewels Make Flowers ont élevé la mesure du son. Sur scène, on retrouve Basilic, notamment Olivier, le chanteur. Avec toujours autant de pêche, ils jouent avec le coeur. Jewels Make Flowers, à l'allure déjanté, était là dans un but précis : pour la cause humanitaire. Le chanteur Olivier, n'a pas hésité à enlever sa chemise, et écrire sur son torse « Help Haïti ! ».
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Secteur_Bethune/2010/12/01/article_venue-de-tous-les-horizons-la-musique-jo.shtml
Ils vont construire des maisons en Haïti
Publié le 01 décembre 2010 à 07h33
Brigitte Trahan, Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Huit Trifluviens sont tout récemment partis pour Haïti afin d'aider à construire 16 maisons dans la capitale, Port-au-Prince. Tous membres de l'Assemblée chrétienne de Cap-de-la-Madeleine, ils iront rejoindre un groupe de 16 Allemands afin de les assister dans cette tâche.
Les maisons de bois sont déjà arrivées à Port-au-Prince, par conteneur, en pièces détachées. Le défi consistera à les assembler et à en faire des demeures habitables pour les familles durement éprouvées là-bas.
Deux des ouvriers bénévoles trifluviens sont d'abord partis le 24 novembre tandis que les six autres sont allés les rejoindre le 1er décembre. Ils seront tous de retour au pays le 15 décembre, raconte le principal organisateur, William Francis.
M. Francis avait été approché par un ami d'Allemagne, il y a quelque temps, pour réaliser ce projet. Il en a fait part aux gens de l'Assemblée chrétienne qu'il fréquente et sept personnes ont répondu à l'appel.
Ce qu'il y a de plutôt extraordinaire, dans cette affaire, c'est qu'en plus de fournir la main-d'oeuvre, chacun des bénévoles paiera lui-même son billet d'avion ainsi que son hébergement et sa nourriture là-bas.
«Nous allons être accueillis par une mission baptiste qui possède une auberge. Ils vont faire la nourriture pour nous», raconte M. Francis avant de partir. «Je suis certain que notre santé est entre bonnes mains», dit-il.
Quand on lui demande s'il ne craint pas l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans le pays, M. Francis rétorque que lui et son équipe ont pris leurs précautions. «Nous avons tous nos vaccins», plaide-t-il.
C'est l'équipe allemande qui a fait l'achat des 16 maisons prédécoupées qui seront assemblées un peu à la manière de blocs Lego par les bénévoles.
Elles valent chacune environ 5500 $, sont préfabriquées au Canada et résistantes aux tremblements de terre, dit-il. L'équipe allemande les a achetées grâce à des dons, explique M. Francis.
«Ces maisons sont environ de la dimension d'une grosse remise, soit 12 pieds sur 20. Pour eux, en Haïti, ce sont des châteaux», raconte M. Francis.
C'est la première fois que les membres de l'Assemblée chrétienne de Cap-de-la-Madeleine s'impliquent ainsi à l'étranger. «Je l'avais à coeur», confie M. Francis qui est fort touché par la condition actuelle des Haïtiens.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201012/01/01-4348012-ils-vont-construire-des-maisons-en-haiti.php
Brigitte Trahan, Le Nouvelliste
![]() |
| Devant: William Francis, Jean-Paul Martin et Denis Raymond. À l'arrière: Charles O'Connor, Benjamin Paquin, Gérald Lefebvre et André Thibeau. Photo: François Gervais |
Les maisons de bois sont déjà arrivées à Port-au-Prince, par conteneur, en pièces détachées. Le défi consistera à les assembler et à en faire des demeures habitables pour les familles durement éprouvées là-bas.
Deux des ouvriers bénévoles trifluviens sont d'abord partis le 24 novembre tandis que les six autres sont allés les rejoindre le 1er décembre. Ils seront tous de retour au pays le 15 décembre, raconte le principal organisateur, William Francis.
M. Francis avait été approché par un ami d'Allemagne, il y a quelque temps, pour réaliser ce projet. Il en a fait part aux gens de l'Assemblée chrétienne qu'il fréquente et sept personnes ont répondu à l'appel.
Ce qu'il y a de plutôt extraordinaire, dans cette affaire, c'est qu'en plus de fournir la main-d'oeuvre, chacun des bénévoles paiera lui-même son billet d'avion ainsi que son hébergement et sa nourriture là-bas.
«Nous allons être accueillis par une mission baptiste qui possède une auberge. Ils vont faire la nourriture pour nous», raconte M. Francis avant de partir. «Je suis certain que notre santé est entre bonnes mains», dit-il.
Quand on lui demande s'il ne craint pas l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans le pays, M. Francis rétorque que lui et son équipe ont pris leurs précautions. «Nous avons tous nos vaccins», plaide-t-il.
C'est l'équipe allemande qui a fait l'achat des 16 maisons prédécoupées qui seront assemblées un peu à la manière de blocs Lego par les bénévoles.
Elles valent chacune environ 5500 $, sont préfabriquées au Canada et résistantes aux tremblements de terre, dit-il. L'équipe allemande les a achetées grâce à des dons, explique M. Francis.
«Ces maisons sont environ de la dimension d'une grosse remise, soit 12 pieds sur 20. Pour eux, en Haïti, ce sont des châteaux», raconte M. Francis.
C'est la première fois que les membres de l'Assemblée chrétienne de Cap-de-la-Madeleine s'impliquent ainsi à l'étranger. «Je l'avais à coeur», confie M. Francis qui est fort touché par la condition actuelle des Haïtiens.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201012/01/01-4348012-ils-vont-construire-des-maisons-en-haiti.php
Plusieurs plateformes politiques réclament l'annulation des élections
Les plateformes de l'opposition regroupant l'Alternative, Rasanble, Liberation et l'Uccade ainsi que les organisations populaires Tet Kole réclament l'annulation des elections du 28 novembre. Lors d'une rencontre avec la presse ce mardi, ces différentes plateformes en ont profité pour dénoncer les nombreuses fraudes enregistrées lors du scrutin de dimanche.
Les responsables de ces différentes entités politiques ont fait remarquer que, les élections n'étaient pas possibles le 28 novembre le 28 novembre, ce en dépit de la thèse contraire défendue par une certaine communauté internationale.
Elles ont par contre salué la démarche des candidats dans leur refus d'accepter les résultats et entendent demeurer ferme sur leur position.
Ces différents regroupements politiques invitent tous les démocrates conséquents à unir leurs force pour guider le peuple haïtien dans sa lutte pour faire échouer le coup d'état électoral, qui selon eux est commandité par le président René Préval.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18519
Les responsables de ces différentes entités politiques ont fait remarquer que, les élections n'étaient pas possibles le 28 novembre le 28 novembre, ce en dépit de la thèse contraire défendue par une certaine communauté internationale.
Elles ont par contre salué la démarche des candidats dans leur refus d'accepter les résultats et entendent demeurer ferme sur leur position.
Ces différents regroupements politiques invitent tous les démocrates conséquents à unir leurs force pour guider le peuple haïtien dans sa lutte pour faire échouer le coup d'état électoral, qui selon eux est commandité par le président René Préval.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18519
Divergences de vues entre observateurs nationaux et internationaux sur le scrutin
Les observateurs internationaux estiment que le scrutin du 28 novembre est valide tandis que les observateurs nationaux le considère comme inacceptable. La mission d'observateurs conjointe de l'Organisation des Etats américains (OEA) et des pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom) a jugé que le scrutin du 28 novembre était valide, malgré les "irrégularités". "La mission conjointe ne pense pas que ces irrégularités, aussi sérieuses soient-elles, n'invalident les élections", a déclaré Colin Granderson, chef de la mission d'observateurs conjointe de l'Organisation des Etats américains (OEA) et des pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom).
Cependant les observateurs locaux ont dénoncé les graves irrégularités et fraudes massives enregistrées lors des joutes.
Le directeur exécutif de l'Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desrosches, affirme que les dirigeants de plusieurs organisations de la société civile dont, Conseil National d'Observation (CNO), Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conane), Initiative de la Société Civile (ISC) et Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) considèrent que ces élections sont inacceptables. M. Desrosches n'est pas surpris par ce fiasco puisque dit-il le gouvernement et les autorités électorales n'avaient pas tenu compte de leurs propositions. Il appelle à une concertation entre les acteurs politiques afin de sortir le pays de l'impasse.
Cet avis est partagé par Edouard Paultre, coordonnateur du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conane). Il qualifie les élections de mascarade en raison des fraudes massives et graves irrégularités rapportées par les observateurs a travers le pays.
Edouard Paultre et Rosny Desroches estiment que les élections contestées peuvent déboucher sur une crise. Ils appellent à une conférence des acteurs politiques en vue de préparer un agenda pour de nouvelles élections.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18518
Cependant les observateurs locaux ont dénoncé les graves irrégularités et fraudes massives enregistrées lors des joutes.
Le directeur exécutif de l'Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desrosches, affirme que les dirigeants de plusieurs organisations de la société civile dont, Conseil National d'Observation (CNO), Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conane), Initiative de la Société Civile (ISC) et Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) considèrent que ces élections sont inacceptables. M. Desrosches n'est pas surpris par ce fiasco puisque dit-il le gouvernement et les autorités électorales n'avaient pas tenu compte de leurs propositions. Il appelle à une concertation entre les acteurs politiques afin de sortir le pays de l'impasse.
Cet avis est partagé par Edouard Paultre, coordonnateur du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conane). Il qualifie les élections de mascarade en raison des fraudes massives et graves irrégularités rapportées par les observateurs a travers le pays.
Edouard Paultre et Rosny Desroches estiment que les élections contestées peuvent déboucher sur une crise. Ils appellent à une conférence des acteurs politiques en vue de préparer un agenda pour de nouvelles élections.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18518
Des milliers manifestants réclament l'annulation des élections contestées
Des manifestations anti gouvernementales ont été enregistrées dans plusieurs villes hier lundi notamment à Saint Marc, Gonaïves, Petit Goave, Carrefour et Jacmel. Les manifestants qui à chaque fois ont érigé des barricades de pneus enflammés réclament l'annulation du scrutin du 28 novembre. Ils dénoncent les fraudes massives et les graves irrégularités réalisées pour le compte de la plateforme présidentielle Inité.
A Saint Marc des accrochages entre casques bleus et manifestants ont fait une quinzaine de blessés. Les soldats ont utilisé leurs armes pour répondre à une provocation des manifestants devant leur baraquement à Pivert. Les manifestants ont également fêté la victoire selon eux de la candidate du RDNP, Mirlande Manigat.
Au Gonaïves, le sénateur Youri Latortue et l'ex-député Arcene Dieujuste étaient à la tête de la manifestation. Les protestataires qui scandaient la victoire de Mme Manigat ont dénoncé des fraudes massives de la part des partisans de l'Inité. Le sénateur Latortue a également dénoncé les irrégularités qui ont empêché à 20 % de l'électorat d'exercer leur droit de vote.
A Jacmel les manifestants ont érigé des barricades de pneus enflammés pour protester contre les fraudes. Rassemblés à l'initiative de l'organisation Cros, les manifestants ont également réclamé le départ de René Préval et le renvoi des conseillers électoraux.
A Petit-Goave Plusieurs centaines de manifestants ont revendiqué la victoire de Mirlande Manigat. Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat et à la plateforme Inité.
A Port-au-Prince, Carrefour et Delmas des attroupements ont été enregistrés. Les manifestants ont provoqué un climat de panique en lançant des jets de pierres. A Carrefour une manifestation a été dispersée par les forces de l'ordre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18517
A Saint Marc des accrochages entre casques bleus et manifestants ont fait une quinzaine de blessés. Les soldats ont utilisé leurs armes pour répondre à une provocation des manifestants devant leur baraquement à Pivert. Les manifestants ont également fêté la victoire selon eux de la candidate du RDNP, Mirlande Manigat.
Au Gonaïves, le sénateur Youri Latortue et l'ex-député Arcene Dieujuste étaient à la tête de la manifestation. Les protestataires qui scandaient la victoire de Mme Manigat ont dénoncé des fraudes massives de la part des partisans de l'Inité. Le sénateur Latortue a également dénoncé les irrégularités qui ont empêché à 20 % de l'électorat d'exercer leur droit de vote.
A Jacmel les manifestants ont érigé des barricades de pneus enflammés pour protester contre les fraudes. Rassemblés à l'initiative de l'organisation Cros, les manifestants ont également réclamé le départ de René Préval et le renvoi des conseillers électoraux.
A Petit-Goave Plusieurs centaines de manifestants ont revendiqué la victoire de Mirlande Manigat. Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat et à la plateforme Inité.
A Port-au-Prince, Carrefour et Delmas des attroupements ont été enregistrés. Les manifestants ont provoqué un climat de panique en lançant des jets de pierres. A Carrefour une manifestation a été dispersée par les forces de l'ordre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18517
Haiti-Élections : Pourquoi le scrutin du 28 novembre 2010 ne peut pas être annulé par le CEP ?
mercredi 1er décembre 2010 Débat
Par Odéël DORCÉUS *
Soumis à AlterPresse le 30 novembre 2010
L’intérêt général est l’intérêt de tous.
Finance mondiale
Ne faisons pas une fixation sur M. Préval, M. Célestin,… ils ne perdront rien, c’est Haïti qui perdra !
Financièrement, ces élections ne peuvent pas être annulées car elles coûtent 29 millions de dollars US [1]. Dans ce budget de 29 millions $, la république d’Haïti a participé à hauteur d’environ 7 millions de dollars US [2] soit 24%.
Dans un contexte de crise financière mondiale, sachant que les banques ont déjà été renflouées par les contribuables (plus de 700 milliards de $ au USA [3] et plus de 500 milliards € en Europe) ; sachant par ailleurs que le bloc européen cherche à sauver certains pays de la faillite – Grèce (110 milliards d’euros), Irlande (80 milliards d’euros), nous devons nous dire qu’Haïti n’est pas seul dans le monde.
La dette publique des Etats-Unis s’élève à 13.050,826 milliards de dollars au 1er juin 2010 [4].
La dette publique de la France s’élève à 1591,5 milliards d’euros. [5]
Ces pays sont nos principaux bailleurs. Lorsqu’une nation nous fait un don (hors l’argent prêté), elle délaisse une partie de sa population ou reporte à plus tard des travaux.
La raison d’Etat doit être au dessus des individus
Mesdames, Messieurs revenons sur terre, faisons preuve pour une fois de maturité. Notre mentalité mue depuis 1957, soyons adultes. Ce n’est pas le moment pour exercer l’art de la tricherie et d’hypothéquer l’avenir du pays pour un individu. D’autant plus que beaucoup d’entre vous ne perdrons pas leurs privilèges.
Depuis le séisme du 12 janvier 2010, les survivants et le peuple haïtiens ont acquis à notre cause l’opinion publique internationale (l’opinion de grandes nations dites démocratiques qui sont parmi « nos amis »). Nous ne sommes plus seuls dans le monde !
L’opinion publique internationale face à l’ONU et aux dirigeants haïtiens (présents et futurs)
Cette opinion publique internationale cherche à comprendre l’Histoire et l’étranglement de l’Etat haïtien. Il serait suicidaire pour les hommes et femmes du CEP, les conseillers politiques, le Président de la République, le ministre de l’intérieur et surtout l’ONU avec sa composante MINUSTHA (militaires présents sur le terrain) d’encourager les tricheries pour sauver l’élection d’un homme ou d’une femme à la présidence d’Haïti.
Une solution envisageable
Supposons que les élections soient annulées, alors, est-ce que nous aurons résolu notre équation qui consiste à avoir un gouvernement stable pour entamer le chantier de la reconstruction ? Compte tenu qu’il reste quelques mois au mandat de M. Préval, les citoyens sensés proposent que les candidats, le CEP et les responsables politiques retiennent les bureaux où les votes se sont déroulés normalement afin de donner un résultat acceptable par tous.
L’opinion publique internationale face au peuple haïtien
Nous ne pouvons pas prendre le risque de justifier à l’opinion mondiale que la seule issue pour notre pays est d’être absorbée par une quelconque nation. A moins que le plan soit déjà écrit : ceux qui ont les ventres remplis ont souvent plusieurs coups d’avance sur les miséreux qui cherchent à survivre !
Aux hommes et aux femmes politiques inexpérimentés, il faut modérer vos propos…vous pouvez avoir des fanatiques derrières vous. Nous comptons suffisamment de morts après le séisme, le choléra, le cyclone,…
Aux citoyens et citoyennes, vous devez rester vigilants mais vous devez aussi garder la tête froide. Rappelez-vous que l’opinion publique internationale veut comprendre les raisons qui font que cet Etat est démembré et que la population reste dans cette pauvreté inimaginable. Nous devons rester fermes en agissant sans violence. L’intérêt général est l’intérêt de tous.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10346
Par Odéël DORCÉUS *
Soumis à AlterPresse le 30 novembre 2010
L’intérêt général est l’intérêt de tous.
Finance mondiale
Ne faisons pas une fixation sur M. Préval, M. Célestin,… ils ne perdront rien, c’est Haïti qui perdra !
Financièrement, ces élections ne peuvent pas être annulées car elles coûtent 29 millions de dollars US [1]. Dans ce budget de 29 millions $, la république d’Haïti a participé à hauteur d’environ 7 millions de dollars US [2] soit 24%.
Dans un contexte de crise financière mondiale, sachant que les banques ont déjà été renflouées par les contribuables (plus de 700 milliards de $ au USA [3] et plus de 500 milliards € en Europe) ; sachant par ailleurs que le bloc européen cherche à sauver certains pays de la faillite – Grèce (110 milliards d’euros), Irlande (80 milliards d’euros), nous devons nous dire qu’Haïti n’est pas seul dans le monde.
La dette publique des Etats-Unis s’élève à 13.050,826 milliards de dollars au 1er juin 2010 [4].
La dette publique de la France s’élève à 1591,5 milliards d’euros. [5]
Ces pays sont nos principaux bailleurs. Lorsqu’une nation nous fait un don (hors l’argent prêté), elle délaisse une partie de sa population ou reporte à plus tard des travaux.
La raison d’Etat doit être au dessus des individus
Mesdames, Messieurs revenons sur terre, faisons preuve pour une fois de maturité. Notre mentalité mue depuis 1957, soyons adultes. Ce n’est pas le moment pour exercer l’art de la tricherie et d’hypothéquer l’avenir du pays pour un individu. D’autant plus que beaucoup d’entre vous ne perdrons pas leurs privilèges.
Depuis le séisme du 12 janvier 2010, les survivants et le peuple haïtiens ont acquis à notre cause l’opinion publique internationale (l’opinion de grandes nations dites démocratiques qui sont parmi « nos amis »). Nous ne sommes plus seuls dans le monde !
L’opinion publique internationale face à l’ONU et aux dirigeants haïtiens (présents et futurs)
Cette opinion publique internationale cherche à comprendre l’Histoire et l’étranglement de l’Etat haïtien. Il serait suicidaire pour les hommes et femmes du CEP, les conseillers politiques, le Président de la République, le ministre de l’intérieur et surtout l’ONU avec sa composante MINUSTHA (militaires présents sur le terrain) d’encourager les tricheries pour sauver l’élection d’un homme ou d’une femme à la présidence d’Haïti.
Une solution envisageable
Supposons que les élections soient annulées, alors, est-ce que nous aurons résolu notre équation qui consiste à avoir un gouvernement stable pour entamer le chantier de la reconstruction ? Compte tenu qu’il reste quelques mois au mandat de M. Préval, les citoyens sensés proposent que les candidats, le CEP et les responsables politiques retiennent les bureaux où les votes se sont déroulés normalement afin de donner un résultat acceptable par tous.
L’opinion publique internationale face au peuple haïtien
Nous ne pouvons pas prendre le risque de justifier à l’opinion mondiale que la seule issue pour notre pays est d’être absorbée par une quelconque nation. A moins que le plan soit déjà écrit : ceux qui ont les ventres remplis ont souvent plusieurs coups d’avance sur les miséreux qui cherchent à survivre !
Aux hommes et aux femmes politiques inexpérimentés, il faut modérer vos propos…vous pouvez avoir des fanatiques derrières vous. Nous comptons suffisamment de morts après le séisme, le choléra, le cyclone,…
Aux citoyens et citoyennes, vous devez rester vigilants mais vous devez aussi garder la tête froide. Rappelez-vous que l’opinion publique internationale veut comprendre les raisons qui font que cet Etat est démembré et que la population reste dans cette pauvreté inimaginable. Nous devons rester fermes en agissant sans violence. L’intérêt général est l’intérêt de tous.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10346
Haïti-Elections : Le comptage des voix avance
P-au-P, 01 déc. 2010 [AlterPresse] --- Les opérations de comptage des voix se poursuivent 72 heures après la tenue des élections législatives et présidentielles du 28 novembre, entachées de fraudes, d’irrégularités et émaillées de violence. La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), chargée du transport des matériels de vote, annonce à AlterPresse que selon son plan tout le matériel « devrait être à Port-au-Prince ce mercredi 1er décembre ».
De son coté, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) affirme ne pas avoir encore reçu les données en provenance de ce centre. Et aucune information sur le pourcentage de participation au scrutin du 28 novembre n’est communiquée.
Une centaine de personnes sont engagées dans cette tâche, selon ce qu’a constaté AlterPresse lors d’une visite au Centre de Tabulation, situé dans un parc industriel de la périphérie nord de la capitale.
Un seul observateur international portant une veste de l’Organisation des ’Etats Américains (OEA), a pu être remarqué sur place. Les employés interrogés, affirment qu’aucun autre observateur ne s’est présenté de la matinée.
Dans la vaste salle, où les machines d’une usine de sous-traitance avaient du être alignées auparavant, les employés du CEP, en veste rouge, assis devant des ordinateurs, s’occupent de la saisie des données.
D’autres en veste bleu sont assis ou font des va et vient avec des lots de procès verbaux sous le bras, sous le regard des agents de la MINUSTAH, affectés à la sécurité, et des membres civils de la mission. [kft gp apr 01/12/2010 06:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10348
De son coté, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) affirme ne pas avoir encore reçu les données en provenance de ce centre. Et aucune information sur le pourcentage de participation au scrutin du 28 novembre n’est communiquée.
Une centaine de personnes sont engagées dans cette tâche, selon ce qu’a constaté AlterPresse lors d’une visite au Centre de Tabulation, situé dans un parc industriel de la périphérie nord de la capitale.
Un seul observateur international portant une veste de l’Organisation des ’Etats Américains (OEA), a pu être remarqué sur place. Les employés interrogés, affirment qu’aucun autre observateur ne s’est présenté de la matinée.
Dans la vaste salle, où les machines d’une usine de sous-traitance avaient du être alignées auparavant, les employés du CEP, en veste rouge, assis devant des ordinateurs, s’occupent de la saisie des données.
D’autres en veste bleu sont assis ou font des va et vient avec des lots de procès verbaux sous le bras, sous le regard des agents de la MINUSTAH, affectés à la sécurité, et des membres civils de la mission. [kft gp apr 01/12/2010 06:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10348
Nouvelles manifestations à St-Marc où un premier mort a été enregistré
La MINUSTAH repousse une fois de plus plusieurs miliers de protestataires déterminés à obtenir l’annulation du scrutin de dimanche et le départ des casques bleus Mardi 30 novembre 2010, Radio Kiskeya
Les agents de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont fait usage mardi de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes qui manifestaient pour la troisième journée consécutive à St-Marc (Artibonite, nord), dans le cadre d’un mouvement de protestation contre les élections ayant déjà fait 1 mort et une vingtaine de blessés.
Incommodés par les grenades lacrymogènes lancées contre les positions des manifestants, des habitants du quartier de Pivert ont du abandonner leur résidence pour se réfugier ailleurs.
Un enfant de douze ans, qui avait reçu lundi une balle à la tête, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas.
Les manifestants, favorables pour la plupart à la candidate à la présidence Mirlande Manigat, réclament depuis dimanche l’annulation des élections jugées frauduleuses et le retrait des casques bleus.
Les soldats brésiliens déployés à St-Marc ont beau employer la manière forte, ils n’ont pu faire plier jusqu’ici les protestataires engagés dans une véritable intifada.
Dans la commune proche de Grande Saline, plus d’une dizaine de maisons et un véhicule ont été incendiés, à l’occasion de ce même mouvement.
Aux Gonaïves, de nombreux manifestants conduits par le Sénateur Youri Latortue ont encore gagné les rues mardi pour proclamer ce qu’ils considèrent comme la victoire de Mme Manigat aux élections.
Un peu plus tôt, les partisans de Jean Henry Céant, un des rivaux de la candidate du RDNP, avaient manifesté dans la Cité de l’indépendance en vue d’exiger l’annulation pure et simple du scrutin.
Depuis dimanche, de violentes protestations anti-gouvernermentales ont secoué plusieurs villes d’Haïti suites aux tournures dramatiques prises par la journée électorale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7279
Les agents de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont fait usage mardi de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes qui manifestaient pour la troisième journée consécutive à St-Marc (Artibonite, nord), dans le cadre d’un mouvement de protestation contre les élections ayant déjà fait 1 mort et une vingtaine de blessés.
Incommodés par les grenades lacrymogènes lancées contre les positions des manifestants, des habitants du quartier de Pivert ont du abandonner leur résidence pour se réfugier ailleurs.
Un enfant de douze ans, qui avait reçu lundi une balle à la tête, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas.
Les manifestants, favorables pour la plupart à la candidate à la présidence Mirlande Manigat, réclament depuis dimanche l’annulation des élections jugées frauduleuses et le retrait des casques bleus.
Les soldats brésiliens déployés à St-Marc ont beau employer la manière forte, ils n’ont pu faire plier jusqu’ici les protestataires engagés dans une véritable intifada.
Dans la commune proche de Grande Saline, plus d’une dizaine de maisons et un véhicule ont été incendiés, à l’occasion de ce même mouvement.
Aux Gonaïves, de nombreux manifestants conduits par le Sénateur Youri Latortue ont encore gagné les rues mardi pour proclamer ce qu’ils considèrent comme la victoire de Mme Manigat aux élections.
Un peu plus tôt, les partisans de Jean Henry Céant, un des rivaux de la candidate du RDNP, avaient manifesté dans la Cité de l’indépendance en vue d’exiger l’annulation pure et simple du scrutin.
Depuis dimanche, de violentes protestations anti-gouvernermentales ont secoué plusieurs villes d’Haïti suites aux tournures dramatiques prises par la journée électorale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7279
Eventuelle défaite aux présidentielles : INITE souffle le chaud et le froid
Le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme au pouvoir, revient sur une déclaration qui laissait entrevoir que INITE serait sur le point de concéder la victoire et évoque un "coup d’état électoral raté" contre son parti qui aurait raflé de nombreux sièges au Parlement La plateforme au pouvoir INITE a démenti mardi avoir admis une possible défaite de son candidat à la présidence, Jude Célestin, quelques heures après que le Sénateur Joseph Lambert avait affirmé que le parti officiel pourrait passer à l’opposition ou entrer dans une cohabitation avec le parti vainqueur des présidentielles.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le coordonnateur général de INITE a indiqué que ses dirigeants sont des démocrates qui croient en l’alternance politique et a dénoncé un "coup d’état électoral raté" qui visait sa formation.
"Nous sommes pour l’alternance démocratique. Si on rate les élections au niveau présidentiel, on va à l’opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections", a déclaré le Sénateur Lambert qui s’est empressé d’ajouter qu’on en est pas encore là.
Affirmant que la plateforme voulait qu’un Président élu remplace le chef de l’Etat sortant, René Préval, le parlementaire en a profité pour dénoncer une tentative de manipulation de l’opinion publique à travers des "informations farfelues" véhiculées, dit-il, sur les noms des candidats susceptibles d’aller au deuxième tour.
Dans une note de presse, INITE, qui attribue à des agences de presse des "informations et interprétations contraires" aux propos tenus, soutient que les procès-verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat "Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour".
Toutefois, en réponse à une question lors de sa conférence de presse, le dirigeant politique a révélé que la plateforme présidentielle se préparait à exercer des recours contre les résultats préliminaires des élections dont la publication devrait intervenir à partir du 7 décembre.
Interrogé sur l’extrême discrétion de Jude Célestin, invisible depuis les élections très controversées de dimanche, le coordonnateur général précise qu’il est "chez lui, serein, attendant le verdict des urnes".
Joseph Lambert, pour qui son camp disposerait déjà de trois ou quatre sièges au Sénat et de 23 à la chambre des Députés, appelle les partisans de INITE à garder leur calme et à éviter les provocations.
Parlant d’un scrutin présidentiel et législatif "globalement réussi", il a toutefois déploré des irrégularités ou faiblesses de la machine électorale notamment dans le département de l’ouest.
Le deuxième Sénateur du sud-est a aussi fait état d’un ensemble d’attaques violentes perpétrées au cours de la journée électorale de dimanche contre les représentants de la plateforme présidentielle. Il n’hésite pas à accuser Jean-Robert Bossé, candidat à la députation de l’Alternative dans la circonscription d’Aquin (sud), d’être le commanditaire de l’assassinat de trois militants de INITE qui auraient été tués dans un autobus.
Enfin, M. Lambert n’était pas en mesure de chiffrer le budget de campagne de la plateforme dont la puissante machine de propagande a orchestré un véritable déferlement de spots publicitaires dans les médias et l’affichage surmultiplié de photos dans toutes les villes du pays.
45% des procès-verbaux ont été acheminés au centre de tabulation où le processus de dépouillement du scrutin a commencé depuis lundi, selon les responsables du Conseil électoral qui annoncent déjà des mesures correctives en vue du second tour.
Marquées par des irrégularités en cascade et des interventions violentes de présumés partisans zélés du pouvoir dans divers centres de vote, les élections ont plongé Haïti dans une nouvelle impasse laissant les acteurs politiques divisés sur la suite des événements face à un CEP de plus en plus discrédité. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7280
Commentaires:
Quand on pense à Monsieur Jude Celestion on a envie de reprendre la réplique du dramaturge Molière "Mais que diable est-il venu faire dans cette galère". Cette phrase ne sert surtout pas à dédouaner le candidat à la présidence de sa participation à cette farce qui a contribuer à faire de nous la risée du monde encore une fois.
Cependant, contre la campagne sans programme de l'actuel président René Préval lors des élections de 2006, la plate forme a présenté un candidat sans programme mais surtout muet et fuyard.
Pendant la durée de la campagne électorale, Jude Celestin a catégoriquement refusé d'être vu en public. Et au niveau de la presse ça a été plutôt une sorte d'Omerta car les journalistes avaient pas mal de chose à lui dire.
En effet cette histoire de démêlé avec le fisc américain qui a permis de révéler le montant de ses investissements dans l'immobilier n'a pas été élucidée. surtout la question autour de l'achat d'une maison qui coûterait plus d'un million de dollars.
Il est clair que quelqu'un d'autre a accepté d'endosser la responsabilité de tout ce qui gravitait autour de cette affaire. Rien d'étonnant ni de trop net s'il s'agit d'un candidat présenté comme le futur président de la République.
Aujourd'hui les nouvelles qui semblent vouloir l'exclure du premier tour remplissent d'une certaine satisfaction tous ceux qui aiment ce pays.
On en avait un peu marre de cette continuité qui a fait ses preuves depuis 1986 avec ce pays aussi délabré dont nous héritons aujourd'hui.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le coordonnateur général de INITE a indiqué que ses dirigeants sont des démocrates qui croient en l’alternance politique et a dénoncé un "coup d’état électoral raté" qui visait sa formation.
"Nous sommes pour l’alternance démocratique. Si on rate les élections au niveau présidentiel, on va à l’opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections", a déclaré le Sénateur Lambert qui s’est empressé d’ajouter qu’on en est pas encore là.
Affirmant que la plateforme voulait qu’un Président élu remplace le chef de l’Etat sortant, René Préval, le parlementaire en a profité pour dénoncer une tentative de manipulation de l’opinion publique à travers des "informations farfelues" véhiculées, dit-il, sur les noms des candidats susceptibles d’aller au deuxième tour.
Dans une note de presse, INITE, qui attribue à des agences de presse des "informations et interprétations contraires" aux propos tenus, soutient que les procès-verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat "Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour".
Toutefois, en réponse à une question lors de sa conférence de presse, le dirigeant politique a révélé que la plateforme présidentielle se préparait à exercer des recours contre les résultats préliminaires des élections dont la publication devrait intervenir à partir du 7 décembre.
Interrogé sur l’extrême discrétion de Jude Célestin, invisible depuis les élections très controversées de dimanche, le coordonnateur général précise qu’il est "chez lui, serein, attendant le verdict des urnes".
Joseph Lambert, pour qui son camp disposerait déjà de trois ou quatre sièges au Sénat et de 23 à la chambre des Députés, appelle les partisans de INITE à garder leur calme et à éviter les provocations.
Parlant d’un scrutin présidentiel et législatif "globalement réussi", il a toutefois déploré des irrégularités ou faiblesses de la machine électorale notamment dans le département de l’ouest.
Le deuxième Sénateur du sud-est a aussi fait état d’un ensemble d’attaques violentes perpétrées au cours de la journée électorale de dimanche contre les représentants de la plateforme présidentielle. Il n’hésite pas à accuser Jean-Robert Bossé, candidat à la députation de l’Alternative dans la circonscription d’Aquin (sud), d’être le commanditaire de l’assassinat de trois militants de INITE qui auraient été tués dans un autobus.
Enfin, M. Lambert n’était pas en mesure de chiffrer le budget de campagne de la plateforme dont la puissante machine de propagande a orchestré un véritable déferlement de spots publicitaires dans les médias et l’affichage surmultiplié de photos dans toutes les villes du pays.
45% des procès-verbaux ont été acheminés au centre de tabulation où le processus de dépouillement du scrutin a commencé depuis lundi, selon les responsables du Conseil électoral qui annoncent déjà des mesures correctives en vue du second tour.
Marquées par des irrégularités en cascade et des interventions violentes de présumés partisans zélés du pouvoir dans divers centres de vote, les élections ont plongé Haïti dans une nouvelle impasse laissant les acteurs politiques divisés sur la suite des événements face à un CEP de plus en plus discrédité. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7280
Commentaires:
Quand on pense à Monsieur Jude Celestion on a envie de reprendre la réplique du dramaturge Molière "Mais que diable est-il venu faire dans cette galère". Cette phrase ne sert surtout pas à dédouaner le candidat à la présidence de sa participation à cette farce qui a contribuer à faire de nous la risée du monde encore une fois.
Cependant, contre la campagne sans programme de l'actuel président René Préval lors des élections de 2006, la plate forme a présenté un candidat sans programme mais surtout muet et fuyard.
Pendant la durée de la campagne électorale, Jude Celestin a catégoriquement refusé d'être vu en public. Et au niveau de la presse ça a été plutôt une sorte d'Omerta car les journalistes avaient pas mal de chose à lui dire.
En effet cette histoire de démêlé avec le fisc américain qui a permis de révéler le montant de ses investissements dans l'immobilier n'a pas été élucidée. surtout la question autour de l'achat d'une maison qui coûterait plus d'un million de dollars.
Il est clair que quelqu'un d'autre a accepté d'endosser la responsabilité de tout ce qui gravitait autour de cette affaire. Rien d'étonnant ni de trop net s'il s'agit d'un candidat présenté comme le futur président de la République.
Aujourd'hui les nouvelles qui semblent vouloir l'exclure du premier tour remplissent d'une certaine satisfaction tous ceux qui aiment ce pays.
On en avait un peu marre de cette continuité qui a fait ses preuves depuis 1986 avec ce pays aussi délabré dont nous héritons aujourd'hui.
Post-election violence reported in Haitian town
By JONATHAN M. KATZ The Associated Press
Tuesday, November 30, 2010; 11:20 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Protesters demanding cancellation of Haiti's weekend presidential election clashed with U.N. peacekeepers Tuesday, the United Nations mission and Haitian radio reported.
Radio Kisekya said at least 15 people had been injured in two days of demonstrations north of the capital.
U.N. police sent reinforcements Tuesday but had no reports of injuries, police spokesman Jean-Francois Vezina said.
Rampant disorganization and allegations of fraud hang over Sunday's critical vote for president, a third of the Senate and all of the lower house.
The winner of the presidential race will have to deal with Haiti's crushing poverty, a cholera epidemic that has killed more than 1,700 people and post-earthquake reconstruction - including overseeing billions of promised aid dollars from the United States and other nations.
Violent protests that caused several deaths occurred across northern Haiti before the election, fed by suspicions shared by public health experts that the cholera epidemic was caused by a contingent of U.N. peacekeepers.
While votes were still being cast Sunday, nearly all the major presidential candidates alleged government-backed hopeful Jude Celestin was benefiting from fraud and called for the election to be canceled. On Monday, however, leading contenders Mirlande Manigat and Michel Martelly backtracked and said the vote should stand.
Radio Kiskeya said that most of the people protesting Tuesday in St. Marc were supporters of Manigat. A powerful senator also led pro-Manigat protests farther north in Gonaives.
Martelly told supporters in a Tuesday address: "We will win this battle. Stay mobilized."
Haiti's provisional electoral council said problems were limited and called the election a success. Organization of American States observers acknowledged many voters had been disenfranchised by disorganization, intimidation and violence but called the vote valid.
But a delegation of U.S. Congress members led by Rep. James Clyburn of South Carolina voiced "serious concerns" about the election.
"We urge the U.S. government, the OAS and the UN to give full consideration to the charges of fraud and abuse and to await the result of any investigation before passing judgment on the conduct of Haiti's elections," the legislators said in a statement Tuesday.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/30/AR2010113006244.html
Tuesday, November 30, 2010; 11:20 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Protesters demanding cancellation of Haiti's weekend presidential election clashed with U.N. peacekeepers Tuesday, the United Nations mission and Haitian radio reported.
Radio Kisekya said at least 15 people had been injured in two days of demonstrations north of the capital.
U.N. police sent reinforcements Tuesday but had no reports of injuries, police spokesman Jean-Francois Vezina said.
Rampant disorganization and allegations of fraud hang over Sunday's critical vote for president, a third of the Senate and all of the lower house.
The winner of the presidential race will have to deal with Haiti's crushing poverty, a cholera epidemic that has killed more than 1,700 people and post-earthquake reconstruction - including overseeing billions of promised aid dollars from the United States and other nations.
Violent protests that caused several deaths occurred across northern Haiti before the election, fed by suspicions shared by public health experts that the cholera epidemic was caused by a contingent of U.N. peacekeepers.
While votes were still being cast Sunday, nearly all the major presidential candidates alleged government-backed hopeful Jude Celestin was benefiting from fraud and called for the election to be canceled. On Monday, however, leading contenders Mirlande Manigat and Michel Martelly backtracked and said the vote should stand.
Radio Kiskeya said that most of the people protesting Tuesday in St. Marc were supporters of Manigat. A powerful senator also led pro-Manigat protests farther north in Gonaives.
Martelly told supporters in a Tuesday address: "We will win this battle. Stay mobilized."
Haiti's provisional electoral council said problems were limited and called the election a success. Organization of American States observers acknowledged many voters had been disenfranchised by disorganization, intimidation and violence but called the vote valid.
But a delegation of U.S. Congress members led by Rep. James Clyburn of South Carolina voiced "serious concerns" about the election.
"We urge the U.S. government, the OAS and the UN to give full consideration to the charges of fraud and abuse and to await the result of any investigation before passing judgment on the conduct of Haiti's elections," the legislators said in a statement Tuesday.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/30/AR2010113006244.html
Michel Martelly, el cantante antisistema, encabeza el escrutinio con un 37% de apoyo
El partido de Préval reconoce la derrota en Haití
« L’ouragan Michel Martelly a emporté le tout puissant président René Préval avec un tel impact qu’il à même annihilé les tentatives de fraude électoral préparé par le gouvernement haïtien ». Un article du journal espagnol Publico.es parle en ces termes de la victoire de Michel Martelly…El huracán Michel Martelly se ha llevado por delante al todopoderoso presidente René Préval con tanta contundencia que incluso ha desbaratado los intentos de fraude electoral diseñados por el Gobierno haitiano. "La Unidad está lista para aceptar el cambio democrático", reconoció el senador Joseph Lambert, jefe de campaña del partido gubernamental.
El cantante antisistema encabeza los resultados preliminares con un 37% de los votos, frente a la conservadora Manigat, que superaba el 31%. Muy por debajo, Jude Celestin, candidato de la Unidad y yerno de Preval, se conformaba con un 12%. La noticia, adelantada por Público, corrió ayer como la pólvora en la opinión pública haitiana y provocó la reacción de sus políticos. En un mensaje dirigido a la nación, Martelly, transformado ahora en hombre de Estado, enfatizó: "El pueblo no ha permitido que lo engañen otra vez. Esta batalla la ganaremos; sigan movilizados. El día de la liberación está por llegar".
Las declaraciones de ambos políticos estuvieron precedidas de innumerables tiras y aflojas entre candidatos, Gobierno y organismos internacionales, que han apostado porque las urnas proporcionen un líder para Haití y también un socio capaz de gestionar 10.000 millones de dólares para la reconstrucción del país caribeño.
"La Unidad está lista para aceptar el cambio democrático"
Préval defendió con uñas y dientes la transparencia del proceso, avalado también por la OEA, pero finalmente claudicó ante la fuerza de las urnas. Celestin resultó a la postre un candidato muy débil, sobre el que recayó toda la ira de un pueblo hastiado de su presidente. El Plan Putin, ideado por Préval para continuar mandando convertido en el primer ministro de su yerno, cae así demolido por las ansias de cambio que Martelly, famoso cantante de kompa haitiana, ha sido capaz de transmitir.
De esta forma, Martelly y Manigat competirán el 16 de enero por la presidencia, a la que llegarán sin apoyos en el Congreso ni en el Senado, donde el partido de Préval seguirá siendo mayoritario.
http://www.publico.es/internacional/349460/el-partido-de-preval-reconoce-la-derrota-en-haiti
mardi 30 novembre 2010
Élections en Haïti: le Canada assure sa coopération
Publié le 30 novembre 2010 Hugo de Grandpré, La Presse
(Ottawa) Le gouvernement canadien a lancé un appel au calme vers Haïti, hier, et signalé sa volonté de travailler avec le vainqueur des élections.
«Le gouvernement du Canada va poursuivre sa collaboration avec le gouvernement actuel et son successeur», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, en matinée.
Ottawa a fait cette déclaration quelques heures avant que l'Organisation des États américains n'annonce que, malgré les anomalies signalées depuis dimanche, elle considère l'élection comme valide.
Des actes de violence, des manifestations et des problèmes d'organisation ont été signalés. Ces irrégularités ont même poussé 12 des 18 candidats à réclamer la suspension du processus électoral. Ils ont invoqué l'existence d'une fraude pour favoriser le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin.
«Malgré le caractère sérieux de ces irrégularités, elles n'ont pas invalidé le processus électoral», a néanmoins dit le chef de la mission d'observation, Colin Granderson.
Le ministre Cannon a quant à lui rappelé l'importance du maintien d'un climat propice à la reconstruction du pays, dévasté par un séisme meurtrier au mois de janvier dernier.
«Il est très important que, cette fois, tout le monde essaie de rester calme et que les acteurs politiques encouragent les gens en ce sens», a-t-il insisté.
Ces commentaires faisaient écho à ceux du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a soutenu qu'«une détérioration dans la situation de sécurité aurait un impact immédiat sur les efforts menés pour contenir l'épidémie de choléra».
Avec l'Agence France-Presse
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201011/30/01-4347622-elections-en-haiti-le-canada-assure-sa-cooperation.php
(Ottawa) Le gouvernement canadien a lancé un appel au calme vers Haïti, hier, et signalé sa volonté de travailler avec le vainqueur des élections.
«Le gouvernement du Canada va poursuivre sa collaboration avec le gouvernement actuel et son successeur», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, en matinée.
Ottawa a fait cette déclaration quelques heures avant que l'Organisation des États américains n'annonce que, malgré les anomalies signalées depuis dimanche, elle considère l'élection comme valide.
Des actes de violence, des manifestations et des problèmes d'organisation ont été signalés. Ces irrégularités ont même poussé 12 des 18 candidats à réclamer la suspension du processus électoral. Ils ont invoqué l'existence d'une fraude pour favoriser le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin.
«Malgré le caractère sérieux de ces irrégularités, elles n'ont pas invalidé le processus électoral», a néanmoins dit le chef de la mission d'observation, Colin Granderson.
Le ministre Cannon a quant à lui rappelé l'importance du maintien d'un climat propice à la reconstruction du pays, dévasté par un séisme meurtrier au mois de janvier dernier.
«Il est très important que, cette fois, tout le monde essaie de rester calme et que les acteurs politiques encouragent les gens en ce sens», a-t-il insisté.
Ces commentaires faisaient écho à ceux du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a soutenu qu'«une détérioration dans la situation de sécurité aurait un impact immédiat sur les efforts menés pour contenir l'épidémie de choléra».
Avec l'Agence France-Presse
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201011/30/01-4347622-elections-en-haiti-le-canada-assure-sa-cooperation.php
L'EPREUVE de force
(Port-au-Prince) Le chef de la mission internationale d'observation des élections haïtiennes, Colin Granderson, a un tout petit filet de voix. Quand il a suggéré hier, en conférence de presse, que les Haïtiens auraient dû faire davantage d'efforts pour aller voter, je n'étais pas certaine d'avoir bien compris.
Mais il l'a répété, et là, je me suis pincée: avions-nous vécu, lui et moi, le même événement, dans le même pays, au même moment?
Car dans la campagne électorale que j'ai suivie depuis deux semaines, j'ai vu des gens prêts à faire de gros, gros efforts pour exercer leur droit de vote. Des centaines d'électeurs ont attendu pendant des heures sous un soleil de plomb pour obtenir leur carte électorale.
Et dimanche, ils étaient nombreux à courir d'un bureau de scrutin à l'autre dans l'espoir de trouver enfin celui qui leur était assigné. La pagaille était indescriptible et je trouvais qu'ils avaient bien du mérite.
Mais il est vrai que Colin Granderson ne vit pas tout à fait sur la même planète que moi. Sa planète à lui, c'est la diplomatie. Il a sûrement d'excellentes raisons de minimiser les dérapages qui ont été observés un peu partout au pays le jour du vote. Et de conclure que, malgré d'«importantes irrégularités», il n'y avait pas lieu de remettre en question la validité du processus électoral.
Je comprends cela. Mais moi qui n'aspire à aucune carrière diplomatique, je peux dire librement ce que j'ai entendu, observé et confirmé auprès de quelques personnes bien informées durant mes deux semaines de reportage en Haïti.
Premier constat: je m'attendais à trouver un peuple apathique, trop occupé à survivre pour s'intéresser à des élections. Faux: partout où je suis allée, des camps de déplacés aux chic quartiers de la capitale, j'ai rencontré des gens qui discutaient avec passion de l'avenir de leur pays.
Certains ne juraient que par Mirlande Manigat, d'autres étaient de véritables groupies de Michel Martelly, d'autres enfin préféraient des candidats plus marginaux, pour un tas de bonnes ou de mauvaises raisons. Mais presque tous les gens à qui j'ai pu parler étaient d'accord sur un point: le régime actuel doit céder la place. Le ras-le-bol est généralisé.
Conclusion: la candidature de Jude Célestin, que le président René Préval a choisi comme dauphin, est totalement artificielle, gonflée aux millions de dollars qui lui ont permis de placarder son visage d'un bout à l'autre du pays. D'après ce que j'ai pu entendre à Port-au-Prince, à Cap-Haïtien ou à Jacmel, si Jude Célestin a pu se classer deuxième dans les sondages, c'est parce que ces sondages n'étaient pas faits selon les règles de l'art. Et si jamais il devait remporter le vote, ce serait la meilleure preuve de fraude électorale...
Quatrième constat: il est possible que le chaos de dimanche ait été le fruit d'une désorganisation involontaire. Mais, chose certaine, quand une vingtaine de personnes s'agglutinent en hurlant autour d'un bureau de vote, tous les tours de passe-passe deviennent possibles.
L'autre certitude, c'est que le régime actuel était prêt à tout pour garder le pouvoir. Dans certains bureaux de vote, on a assisté à de véritables festivals de bourrage d'urnes. Mais certains de ces bulletins de vote finiront par être rejetés. Et dans l'ensemble, l'ampleur de la fraude est difficile à évaluer.
D'ailleurs, malgré leur coup d'éclat de dimanche, où ils ont appelé à l'annulation du vote, aucun des deux leaders les plus populaires, Michel Martelly et Mirlande Manigat, ne veut vraiment recommencer à zéro. Chacun espère que, malgré les irrégularités, le dépouillement des votes finira par jouer en sa faveur. Ils se gardent donc toutes les portes ouvertes, au cas où...
Le 7 décembre prochain, le Conseil électoral provisoire doit annoncer les résultats préliminaires du scrutin. Le régime actuel gagnera-t-il son pari en propulsant Jude Célestin jusqu'au deuxième tour de la présidentielle? Si oui, comment la population réagira-t-elle? Sinon, que fera le gouvernement?
Une délicate épreuve de force s'engage en Haïti. D'un côté, un régime menacé qui a la force du pouvoir. De l'autre, des candidats qui peuvent s'appuyer sur la colère populaire. Et entre les deux, une communauté internationale qui ne sait plus sur quel pied danser. Et qui se demande jusqu'où elle peut soutenir un régime détesté sans risquer l'explosion sociale - dont les premiers signes se font déjà sentir dans quelques coins du pays
Mais il l'a répété, et là, je me suis pincée: avions-nous vécu, lui et moi, le même événement, dans le même pays, au même moment?
Car dans la campagne électorale que j'ai suivie depuis deux semaines, j'ai vu des gens prêts à faire de gros, gros efforts pour exercer leur droit de vote. Des centaines d'électeurs ont attendu pendant des heures sous un soleil de plomb pour obtenir leur carte électorale.
Et dimanche, ils étaient nombreux à courir d'un bureau de scrutin à l'autre dans l'espoir de trouver enfin celui qui leur était assigné. La pagaille était indescriptible et je trouvais qu'ils avaient bien du mérite.
Mais il est vrai que Colin Granderson ne vit pas tout à fait sur la même planète que moi. Sa planète à lui, c'est la diplomatie. Il a sûrement d'excellentes raisons de minimiser les dérapages qui ont été observés un peu partout au pays le jour du vote. Et de conclure que, malgré d'«importantes irrégularités», il n'y avait pas lieu de remettre en question la validité du processus électoral.
Je comprends cela. Mais moi qui n'aspire à aucune carrière diplomatique, je peux dire librement ce que j'ai entendu, observé et confirmé auprès de quelques personnes bien informées durant mes deux semaines de reportage en Haïti.
Premier constat: je m'attendais à trouver un peuple apathique, trop occupé à survivre pour s'intéresser à des élections. Faux: partout où je suis allée, des camps de déplacés aux chic quartiers de la capitale, j'ai rencontré des gens qui discutaient avec passion de l'avenir de leur pays.
Certains ne juraient que par Mirlande Manigat, d'autres étaient de véritables groupies de Michel Martelly, d'autres enfin préféraient des candidats plus marginaux, pour un tas de bonnes ou de mauvaises raisons. Mais presque tous les gens à qui j'ai pu parler étaient d'accord sur un point: le régime actuel doit céder la place. Le ras-le-bol est généralisé.
Conclusion: la candidature de Jude Célestin, que le président René Préval a choisi comme dauphin, est totalement artificielle, gonflée aux millions de dollars qui lui ont permis de placarder son visage d'un bout à l'autre du pays. D'après ce que j'ai pu entendre à Port-au-Prince, à Cap-Haïtien ou à Jacmel, si Jude Célestin a pu se classer deuxième dans les sondages, c'est parce que ces sondages n'étaient pas faits selon les règles de l'art. Et si jamais il devait remporter le vote, ce serait la meilleure preuve de fraude électorale...
Quatrième constat: il est possible que le chaos de dimanche ait été le fruit d'une désorganisation involontaire. Mais, chose certaine, quand une vingtaine de personnes s'agglutinent en hurlant autour d'un bureau de vote, tous les tours de passe-passe deviennent possibles.
L'autre certitude, c'est que le régime actuel était prêt à tout pour garder le pouvoir. Dans certains bureaux de vote, on a assisté à de véritables festivals de bourrage d'urnes. Mais certains de ces bulletins de vote finiront par être rejetés. Et dans l'ensemble, l'ampleur de la fraude est difficile à évaluer.
D'ailleurs, malgré leur coup d'éclat de dimanche, où ils ont appelé à l'annulation du vote, aucun des deux leaders les plus populaires, Michel Martelly et Mirlande Manigat, ne veut vraiment recommencer à zéro. Chacun espère que, malgré les irrégularités, le dépouillement des votes finira par jouer en sa faveur. Ils se gardent donc toutes les portes ouvertes, au cas où...
Le 7 décembre prochain, le Conseil électoral provisoire doit annoncer les résultats préliminaires du scrutin. Le régime actuel gagnera-t-il son pari en propulsant Jude Célestin jusqu'au deuxième tour de la présidentielle? Si oui, comment la population réagira-t-elle? Sinon, que fera le gouvernement?
Une délicate épreuve de force s'engage en Haïti. D'un côté, un régime menacé qui a la force du pouvoir. De l'autre, des candidats qui peuvent s'appuyer sur la colère populaire. Et entre les deux, une communauté internationale qui ne sait plus sur quel pied danser. Et qui se demande jusqu'où elle peut soutenir un régime détesté sans risquer l'explosion sociale - dont les premiers signes se font déjà sentir dans quelques coins du pays
Haïti: le conseil électoral a reçu 45% des procès-verbaux des élections
PORT-AU-PRINCE - Le conseil électoral provisoire (CEP) chargé de l'organisation des élections présidentielle et législatives en Haïti avait reçu mardi à la mi-journée 45% des procès-verbaux des bureaux de vote dans son centre de traitement. Mardi à midi, quelque 15.000 des 33.500 procès verbaux attendus avaient été reçus, a indiqué à l'AFP Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre. Sur ces 15.000 PV, 10.000 ont été traités, soit près de 30% des procès verbaux qui doivent être saisis.
La "plupart" de ces procès-verbaux viennent de la région métropolitaine de Port-au-Prince, a-t-il précisé.
Des cartons remplis d'enveloppes transparentes scellées contenant les procès-verbaux des élections continuaient d'arriver mardi de tout le pays, a constaté l'AFP.
Ces PV sont identifiés par un lecteur optique grâce à un code barre. Il y a ensuite un contrôle visuel pour examiner leur conformité. Ceux qui ne posent pas problème font l'objet d'une saisie informatique validée par deux agents puis d'un ultime contrôle avant de partir aux archives.
Ceux qui posent problème, une minorité, sont envoyés en "quarantaine", a expliqué Alain Gauthier.
"Une bonne partie de ces PV en quarantaine sont jugés irréguliers ou frauduleux", a-t-il dit. Ils sont alors examinés par des avocats. Si une fraude est constatée, tous les votes du candidat à qui la fraude a profité sont annulés dans le bureau de vote où le PV a été dressé.
Le centre de traitement espère avoir reçu tous les procès-verbaux dressés "dans les 24 heures", a dit M. Gauthier. La saisie et la validation de ces PV seront assurées jusqu'au 6 décembre et les résultats seront transmis au CEP le 7 décembre, a-t-il encore précisé.
Quelque 600 personnes travaillent dans ce centre depuis lundi matin.
M. Gauthier a en outre précisé qu'il existait six exemplaires de chaque procès-verbal. Il y a un PV pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP.
Interrogé sur les résultats qui commencent à circuler sous le manteau dans Port-au-Prince, M. Gauthier a précisé que le centre de tabulation ne communiquait aucun résultat et se concentrait sur l'aspect technique de sa tâche.
Il peut néanmoins y avoir des "comptages" parallèles plus ou moins précis, compte-tenu de l'existence de six exemplaires de chaque PV, a-t-il dit. "C'est comme ça dans toutes les élections", a-t-il noté.
Les élections ont donné lieu à des incidents qui ont fait plusieurs morts, tandis qu'une majorité des 18 candidats à la présidentielle ont exigé dimanche l'annulation du scrutin qui a finalement été validé dans la grande partie du pays par la CEP.
(©AFP / 30 novembre 2010 22h17)
http://www.romandie.com/ats/news/101130211727.xrbin61u.asp
La "plupart" de ces procès-verbaux viennent de la région métropolitaine de Port-au-Prince, a-t-il précisé.
Des cartons remplis d'enveloppes transparentes scellées contenant les procès-verbaux des élections continuaient d'arriver mardi de tout le pays, a constaté l'AFP.
Ces PV sont identifiés par un lecteur optique grâce à un code barre. Il y a ensuite un contrôle visuel pour examiner leur conformité. Ceux qui ne posent pas problème font l'objet d'une saisie informatique validée par deux agents puis d'un ultime contrôle avant de partir aux archives.
Ceux qui posent problème, une minorité, sont envoyés en "quarantaine", a expliqué Alain Gauthier.
"Une bonne partie de ces PV en quarantaine sont jugés irréguliers ou frauduleux", a-t-il dit. Ils sont alors examinés par des avocats. Si une fraude est constatée, tous les votes du candidat à qui la fraude a profité sont annulés dans le bureau de vote où le PV a été dressé.
Le centre de traitement espère avoir reçu tous les procès-verbaux dressés "dans les 24 heures", a dit M. Gauthier. La saisie et la validation de ces PV seront assurées jusqu'au 6 décembre et les résultats seront transmis au CEP le 7 décembre, a-t-il encore précisé.
Quelque 600 personnes travaillent dans ce centre depuis lundi matin.
M. Gauthier a en outre précisé qu'il existait six exemplaires de chaque procès-verbal. Il y a un PV pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP.
Interrogé sur les résultats qui commencent à circuler sous le manteau dans Port-au-Prince, M. Gauthier a précisé que le centre de tabulation ne communiquait aucun résultat et se concentrait sur l'aspect technique de sa tâche.
Il peut néanmoins y avoir des "comptages" parallèles plus ou moins précis, compte-tenu de l'existence de six exemplaires de chaque PV, a-t-il dit. "C'est comme ça dans toutes les élections", a-t-il noté.
Les élections ont donné lieu à des incidents qui ont fait plusieurs morts, tandis qu'une majorité des 18 candidats à la présidentielle ont exigé dimanche l'annulation du scrutin qui a finalement été validé dans la grande partie du pays par la CEP.
(©AFP / 30 novembre 2010 22h17)
http://www.romandie.com/ats/news/101130211727.xrbin61u.asp
Le parti au pouvoir en Haïti admet une possible défaite électorale
Haïti confronté à une crise politique ouverte
Article publié le : mardi 30 novembre 2010 Par RFI
Deux jours après les élections générales, la situation est toujours plus que floue en Haïti. Alors que certains observateurs internationaux valident prudemment le scrutin, et deux favoris à la présidentielle se rallient finalement au processus électoral, d'autres candidats continuent à réclamer l'annulation du vote. L'inquiétude est palpable que ce soit parmi la population haïtienne ou au niveau de la communauté internationale qui a appelé tous les acteurs au calme et au dialogue.
Ces dernières 48 heures ont été riches en rebondissements. Premièrement, 12 candidats à la présidence d'Haïti ont appelé à l'annulation du scrutin, car les élections ont été, selon eux, entachées de nombreuses irrégularités imputées au pouvoir en place au profit du candidat Jude Célestin.
Mais cette « coalition de Karibe », comme la presse haïtienne a appelé cette contestation conjointe des 12 candidats, n'a pas tenu longtemps. Ce lundi 29 novembre 2010, deux membres de ce groupe et non des moindres, car il s'agit de deux favoris du scrutin, à savoir Mirlande Manigat et Michel Martelly, se sont finalement ralliés au processus électoral.
De leur côté, les dix candidats contestataires restants continuent de réclamer l'annulation du vote. Ils ont envoyé une demande officielle en ce sens au Conseil électoral provisoire et annoncent être en mesure de livrer des preuves de fraudes.
Les observateurs internationaux semblent quant à eux aussi divisés que la classe politique haïtienne. L'Organisation des Etats américains juge les élections valides, tout en soulignant, « les irrégularités sérieuses », alors que les observateurs américains du Center for Economic and Policy Research ont appelé la communauté internationale à rejeter cette « farce évidente ».
http://www.rfi.fr/ameriques/20101130-haiti-confronte-une-crise-politique-ouverte
Deux jours après les élections générales, la situation est toujours plus que floue en Haïti. Alors que certains observateurs internationaux valident prudemment le scrutin, et deux favoris à la présidentielle se rallient finalement au processus électoral, d'autres candidats continuent à réclamer l'annulation du vote. L'inquiétude est palpable que ce soit parmi la population haïtienne ou au niveau de la communauté internationale qui a appelé tous les acteurs au calme et au dialogue.
Ces dernières 48 heures ont été riches en rebondissements. Premièrement, 12 candidats à la présidence d'Haïti ont appelé à l'annulation du scrutin, car les élections ont été, selon eux, entachées de nombreuses irrégularités imputées au pouvoir en place au profit du candidat Jude Célestin.
Mais cette « coalition de Karibe », comme la presse haïtienne a appelé cette contestation conjointe des 12 candidats, n'a pas tenu longtemps. Ce lundi 29 novembre 2010, deux membres de ce groupe et non des moindres, car il s'agit de deux favoris du scrutin, à savoir Mirlande Manigat et Michel Martelly, se sont finalement ralliés au processus électoral.
De leur côté, les dix candidats contestataires restants continuent de réclamer l'annulation du vote. Ils ont envoyé une demande officielle en ce sens au Conseil électoral provisoire et annoncent être en mesure de livrer des preuves de fraudes.
Les observateurs internationaux semblent quant à eux aussi divisés que la classe politique haïtienne. L'Organisation des Etats américains juge les élections valides, tout en soulignant, « les irrégularités sérieuses », alors que les observateurs américains du Center for Economic and Policy Research ont appelé la communauté internationale à rejeter cette « farce évidente ».
http://www.rfi.fr/ameriques/20101130-haiti-confronte-une-crise-politique-ouverte
Haïti : "il nous faut du personnel expatrié contre le choléra"
le 30 novembre 2010 à 15h37, mis à jour le 30 novembre 2010 à 16:05 Dossier : Séisme en Haïti
Trois questions à ...- Marc Ferrier, responsable du recrutement de MSF France, explique à TF1 News pourquoi l'ONG lance un appel à candidatures pour rejoindre ses équipes qui luttent contre l'épidémie.
TF1 News : MSF lance un appel aux candidatures en France pour partir vous aider en Haïti contre le choléra. Pourquoi ?
Marc Ferrier : C'est vrai que ce genre d'appel de notre part est assez rare. La raison est simple : l'urgence est considérable. L'épidémie de choléra est partie très vite. Depuis son apparition en octobre, MSF France, qui dispose de cinq gros projets sur l'ensemble du pays et de petites unités en périphérie des villes, a déjà soigné 7.600 patients, donc 2.300 touchés sévèrement. Ces chiffres risquent malheureusement d'augmenter très vite.
Or le personnel haïtien n'est pas assez expérimenté pour lutter contre la maladie puisque la dernière épidémie de choléra remonte à plus de cinq ans. Il nous faut donc renforcer notre personnel expatrié -actuellement 65 personnes- pour former et encadrer notre personnel local -environ 600 personnes-. La situation d'urgence étant très fatigante et l'épidémie s'installant dans la durée, il faut relever régulièrement les expatriés. Nous devons donc "mettre le paquet" sur le recrutement.
TF1 News : Quels types de profils recherchez-vous ?
M.F. : Des médecins ayant au minimum soutenu leur thèse et/ou une licence de remplacement, des infirmiers avec deux ans d'expérience professionnelle, des logisticiens avec deux ans d'expérience professionnelle. Une expérience dans l'humanitaire n'est pas obligatoire. En revanche, l'expérience du traitement du choléra est appréciée, même si une formation est dispensée avant le départ. Dans un premier temps, nous proposions des missions d'un mois. Désormais, ce seront des missions de deux à trois mois. Les premières personnes recrutées (sur les 300 premières candidatures reçues) sont parties en Haïti le week-end dernier.
TF1 News : Vous ne doublez pas cet appel aux recrutements d'un appel aux dons ?
M.F. : Non. En règle générale, à MSF, nous ne lançons pas d'appel aux dons pour un projet spécifique. C'est d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit d'une crise sanitaire comme le choléra qui n'est pas très cher et assez facile à soigner. Nous avons de l'argent pour cette mission. Ce dont nous manquons et ce qu'il nous faut, ce sont vraiment des ressources humaines.
Le site de MSF pour postuler en ligne
le 30 novembre 2010 à 15:37
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-11/haiti-nous-avons-besoin-de-personnel-expatrie-contre-le-cholera-6169175.html
Trois questions à ...- Marc Ferrier, responsable du recrutement de MSF France, explique à TF1 News pourquoi l'ONG lance un appel à candidatures pour rejoindre ses équipes qui luttent contre l'épidémie.
TF1 News : MSF lance un appel aux candidatures en France pour partir vous aider en Haïti contre le choléra. Pourquoi ?
Marc Ferrier : C'est vrai que ce genre d'appel de notre part est assez rare. La raison est simple : l'urgence est considérable. L'épidémie de choléra est partie très vite. Depuis son apparition en octobre, MSF France, qui dispose de cinq gros projets sur l'ensemble du pays et de petites unités en périphérie des villes, a déjà soigné 7.600 patients, donc 2.300 touchés sévèrement. Ces chiffres risquent malheureusement d'augmenter très vite.
Or le personnel haïtien n'est pas assez expérimenté pour lutter contre la maladie puisque la dernière épidémie de choléra remonte à plus de cinq ans. Il nous faut donc renforcer notre personnel expatrié -actuellement 65 personnes- pour former et encadrer notre personnel local -environ 600 personnes-. La situation d'urgence étant très fatigante et l'épidémie s'installant dans la durée, il faut relever régulièrement les expatriés. Nous devons donc "mettre le paquet" sur le recrutement.
TF1 News : Quels types de profils recherchez-vous ?
M.F. : Des médecins ayant au minimum soutenu leur thèse et/ou une licence de remplacement, des infirmiers avec deux ans d'expérience professionnelle, des logisticiens avec deux ans d'expérience professionnelle. Une expérience dans l'humanitaire n'est pas obligatoire. En revanche, l'expérience du traitement du choléra est appréciée, même si une formation est dispensée avant le départ. Dans un premier temps, nous proposions des missions d'un mois. Désormais, ce seront des missions de deux à trois mois. Les premières personnes recrutées (sur les 300 premières candidatures reçues) sont parties en Haïti le week-end dernier.
TF1 News : Vous ne doublez pas cet appel aux recrutements d'un appel aux dons ?
M.F. : Non. En règle générale, à MSF, nous ne lançons pas d'appel aux dons pour un projet spécifique. C'est d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit d'une crise sanitaire comme le choléra qui n'est pas très cher et assez facile à soigner. Nous avons de l'argent pour cette mission. Ce dont nous manquons et ce qu'il nous faut, ce sont vraiment des ressources humaines.
Le site de MSF pour postuler en ligne
le 30 novembre 2010 à 15:37
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-11/haiti-nous-avons-besoin-de-personnel-expatrie-contre-le-cholera-6169175.html
J’ai fait un rêve pour Haïti…
30 Novembre 2010 Par Grotius «Les hommes sont responsables de leurs malheurs. Il n’y a pas de catastrophe naturelle chez nous, dans les pays pauvres. Les victimes du séisme en Haïti ne sont pas des morts naturelles. Les victimes du choléra n’ont plus» écrit Joseph Kuria Mutura. Jospeh est un étudiant kenyan. Il vit et travaille à Korogocho, l’un des plus grands bidonvilles du Kenya. De là-bas, Kuria Mutura a écrit aux Haïtiens…
Combien de morts ? Je veux dire quand les médias internationaux feront une addition macabre : le séisme + le choléra = ?… Nul ne le sait aujourd’hui. Les chercheurs sérieux ou les humanitaires habitués à de tels «terrains» pensent que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint et rappellent l’exemple du Zimbabwe, plus de 4000 décès. Le tremblement de terre est arrivé à un moment où le pays n’avait pas encore eu le temps de se remettre des violents ouragans qui en 2008 avaient fait un millier de morts et détruit les habitations d’un million de personnes.
En dépit des apparences, les événements qui ont marqué l’histoire de Haïti depuis sa découverte par Christophe Colomb – remontons aussi loin, n’entrent pas tous dans la catégorie des catastrophes naturelles. Permettez-moi, depuis la «banlieue» de Nairobi ce rappel : Haïti a été le théâtre de plusieurs révolutions et coups d’Etat qui ont paralysé le développement économique du pays et l’ont relégué au rang des pays les plus pauvres de la planète.
A la lecture des sources historiques, le contraste est frappant… Au 16ème siècle, Haïti était une île dont les richesses représentaient plus d’un quart de l’économie française. Au 17ème siècle, les esclaves vainquirent les Français et firent de l’île la première nation qui abolit la traite et l’esclavage. Les Etats-Unis ne tardèrent pas envahir l’île et une nouvelle page de l’histoire débuta.
Ce qui avait commencé en triomphe se termina en malédiction et aujourd’hui Haïti vit les séquelles de décennies de la mauvaise gestion de régimes corrompus. Les systèmes d’éducation et de santé publique sont dégradés et ne suffisent pas à répondre aux besoins d’une population croissante qui de surcroît vit dans des conditions d’insalubrité et de pollution environnementale indescriptibles.
A la lumière de ma propre expérience dans le bidonville de Korogocho, il me paraît évident que dans une telle situation le désespoir prend le dessus et que l’instinct de survie fait oublier tout scrupule. Aujourd’hui je peux lire l’accablement sur les visages des Haïtiens qui ont vu leur nation s’enfoncer dans la destruction en dépit de l’aide internationale. Venir à bout de l’épidémie de choléra est un défi quasi insurmontable parce que les populations à risque vivent dans des camps de toile, que les services sanitaires sont déficients, que l’accès à l’eau potable est très difficile.
Ces préoccupations m’obsèdent mais en même temps je repense à l’hymne national haïtien qui proclame que «Pour le drapeau, pour la patrie mourir est beau ! Notre passé nous crie: Ayez l’âme aguerrie! Mourir est beau pour le drapeau, pour la patrie.» J’approuve la déclaration de l’ex-président américain Clinton pour qui «cette catastrophe est l’occasion de corriger les fautes du passé» et je ne suis pas loin de penser qu’à travers le monde nombreux sont ceux qui sont d’accord avec cet engagement affiché. Cette situation, aussi douloureuse soit-elle, fournit l’occasion à la patrie des esclaves émancipés de prouver au monde que les crises vécues par Haïti ne sont pas le signe d’une malédiction irréversible et que la communauté internationale tout entière se doit de faire le maximum pour reconstruire la démocratie dans ce pays.
Le moment est propice pour que les Haïtiens et les Haïtiennes prennent leur destin en main et avec l’aide de Dieu reconstruisent les infrastructures médicales qui permettront de faire baisser le taux de mortalité infantile en s’assurant que tous les enfants aient accès aux vaccinations et aux soins. Il s’agit de mettre en place un système de sécurité sociale et un réseau national d’infrastructures médicales qui couvre l’ensemble du territoire national et non pas seulement la capitale. Les politiciens seront-ils à la hauteur de ces ambitions ? On peut en douter, malheureusement.
Seule l’éducation permettra que la génération montante adopte les valeurs d’intégrité et de redevabilité qui leur permettront de changer le mode de gestion du pays à l’avenir et ceci dépend en dans une large mesure de l’aide que la communauté internationale accordera à la reconstruction des écoles et des infrastructures éducatives. Il ne faut pas se voiler la face. Le Sénégal, lui, s’est engagé à accueillir 163 étudiants haïtiens pour la durée de leurs études et on ne peut qu’espérer que cette promesse sera tenue jusqu’au bout.
Les pays développés devraient en faire autant en établissant des filières de leurs établissements scolaires et universitaires dans toutes les régions d’Haïti, ce qui de mon point de vue vaut mieux que d’inviter les étudiants haïtiens à se rendre à l’étranger et à quitter – peut-être définitivement, leur pays.
Je crois pouvoir dire à nos frères haïtiens que c’est maintenant le moment qu’ils ont si longtemps attendu. Comme le Pape lui-même l’a dit (permettez à un croyant cette référence) : «Il faut que les choses changent» et seuls les Haïtiens pourront effacer ce que beaucoup estiment être une malédiction. J’ai rêvé une autre Haïti…
Combien de morts ? Je veux dire quand les médias internationaux feront une addition macabre : le séisme + le choléra = ?… Nul ne le sait aujourd’hui. Les chercheurs sérieux ou les humanitaires habitués à de tels «terrains» pensent que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint et rappellent l’exemple du Zimbabwe, plus de 4000 décès. Le tremblement de terre est arrivé à un moment où le pays n’avait pas encore eu le temps de se remettre des violents ouragans qui en 2008 avaient fait un millier de morts et détruit les habitations d’un million de personnes.
En dépit des apparences, les événements qui ont marqué l’histoire de Haïti depuis sa découverte par Christophe Colomb – remontons aussi loin, n’entrent pas tous dans la catégorie des catastrophes naturelles. Permettez-moi, depuis la «banlieue» de Nairobi ce rappel : Haïti a été le théâtre de plusieurs révolutions et coups d’Etat qui ont paralysé le développement économique du pays et l’ont relégué au rang des pays les plus pauvres de la planète.
A la lecture des sources historiques, le contraste est frappant… Au 16ème siècle, Haïti était une île dont les richesses représentaient plus d’un quart de l’économie française. Au 17ème siècle, les esclaves vainquirent les Français et firent de l’île la première nation qui abolit la traite et l’esclavage. Les Etats-Unis ne tardèrent pas envahir l’île et une nouvelle page de l’histoire débuta.
Ce qui avait commencé en triomphe se termina en malédiction et aujourd’hui Haïti vit les séquelles de décennies de la mauvaise gestion de régimes corrompus. Les systèmes d’éducation et de santé publique sont dégradés et ne suffisent pas à répondre aux besoins d’une population croissante qui de surcroît vit dans des conditions d’insalubrité et de pollution environnementale indescriptibles.
A la lumière de ma propre expérience dans le bidonville de Korogocho, il me paraît évident que dans une telle situation le désespoir prend le dessus et que l’instinct de survie fait oublier tout scrupule. Aujourd’hui je peux lire l’accablement sur les visages des Haïtiens qui ont vu leur nation s’enfoncer dans la destruction en dépit de l’aide internationale. Venir à bout de l’épidémie de choléra est un défi quasi insurmontable parce que les populations à risque vivent dans des camps de toile, que les services sanitaires sont déficients, que l’accès à l’eau potable est très difficile.
Ces préoccupations m’obsèdent mais en même temps je repense à l’hymne national haïtien qui proclame que «Pour le drapeau, pour la patrie mourir est beau ! Notre passé nous crie: Ayez l’âme aguerrie! Mourir est beau pour le drapeau, pour la patrie.» J’approuve la déclaration de l’ex-président américain Clinton pour qui «cette catastrophe est l’occasion de corriger les fautes du passé» et je ne suis pas loin de penser qu’à travers le monde nombreux sont ceux qui sont d’accord avec cet engagement affiché. Cette situation, aussi douloureuse soit-elle, fournit l’occasion à la patrie des esclaves émancipés de prouver au monde que les crises vécues par Haïti ne sont pas le signe d’une malédiction irréversible et que la communauté internationale tout entière se doit de faire le maximum pour reconstruire la démocratie dans ce pays.
Le moment est propice pour que les Haïtiens et les Haïtiennes prennent leur destin en main et avec l’aide de Dieu reconstruisent les infrastructures médicales qui permettront de faire baisser le taux de mortalité infantile en s’assurant que tous les enfants aient accès aux vaccinations et aux soins. Il s’agit de mettre en place un système de sécurité sociale et un réseau national d’infrastructures médicales qui couvre l’ensemble du territoire national et non pas seulement la capitale. Les politiciens seront-ils à la hauteur de ces ambitions ? On peut en douter, malheureusement.
Seule l’éducation permettra que la génération montante adopte les valeurs d’intégrité et de redevabilité qui leur permettront de changer le mode de gestion du pays à l’avenir et ceci dépend en dans une large mesure de l’aide que la communauté internationale accordera à la reconstruction des écoles et des infrastructures éducatives. Il ne faut pas se voiler la face. Le Sénégal, lui, s’est engagé à accueillir 163 étudiants haïtiens pour la durée de leurs études et on ne peut qu’espérer que cette promesse sera tenue jusqu’au bout.
Les pays développés devraient en faire autant en établissant des filières de leurs établissements scolaires et universitaires dans toutes les régions d’Haïti, ce qui de mon point de vue vaut mieux que d’inviter les étudiants haïtiens à se rendre à l’étranger et à quitter – peut-être définitivement, leur pays.
Je crois pouvoir dire à nos frères haïtiens que c’est maintenant le moment qu’ils ont si longtemps attendu. Comme le Pape lui-même l’a dit (permettez à un croyant cette référence) : «Il faut que les choses changent» et seuls les Haïtiens pourront effacer ce que beaucoup estiment être une malédiction. J’ai rêvé une autre Haïti…
Martelly y Manigat ganan las elecciones de Haití según datos de la ONU
Jacobo G. García (enviado especial)
Puerto Príncipe
La calle y los despachos de Haití siguen siendo un hervidero de negociaciones al máximo nivel tras la denuncia de 15 de los 18 candidatos de "fraude masivo" en las elecciones del domingo. Sin embargo, y después de que la misión de observación de la OEA avalara la votación, los primeros datos o 'quick pools' que manejan confidencialmente tanto la ONU como los propios candidatos, señalan que el cantante Michel Martelly habría ganado las elecciones.
Según confirmaron a ELMUNDO.es fuentes diplomáticas y de la oficina del propio Martelly, los resultados que tienen en su poder la comunidad internacional, señalan que el popular cantante de Kompa ganó en ciudades como Puerto Príncipe (dónde se concentra el 40% del voto), Cabo Haitiano y Los Cayos. En segunda posición se situaría otra candidata opositora, la conservadora Mirlande Manigat.
Porcentajes
Segun los datos preliminares de cuatro departamentos y a los que tuvo acceso este periódico indican que Martelly logró el 39% de los votos, Manigat el 31% y el candidato oficialista Jude Celestin el 12%. Segun estos números habría una segunda vuelta el 16 de enero.
Después de conocer, de forma privada, estos datos el propio Martelly, que el domingo fue el primero en dar un puñetazo en la mesa, reculó y dio marcha atrás a su postura radical de "romper las elecciones". En la rueda de prensa ofrecida este lunes 'Sweet Micky', como es conocido, se mostró como un 'hombre de Estado' dispuesto a aceptar los resultados electorales e insistió en que "debe respetarse la voluntad de la gente".
A diferencia del día anterior Martelly dijo que está dispuesto a aceptar la decisión de la Comisión Electoral, si decide no suspender las elecciones. Este organismo había anunciado horas que las elecciones habían sido un "éxito" y que el recuento seguía adelante después de comprobar que el "fraude masivo", enunciado por la gran mayoría de candidatos, fue en realidad un problema puntual localizado sólo en 55 de las 1.500 mesas electorales. "No firmé el documento que solicita la anulación de las elecciones", dijo el candidato presidencial para explicar su nueva postura.
Negociación con la ONU
Este cambio radical respondía a que el cantante 'antisistema' negociaba con la ONU que su delegación en Haití (Minustah) ofreciera, a pesar de que la ley lo impide, un primer resultado que llevara algo de calma a la calle. Durante todo el día la obsesión de los cascos azules desplegados en Haití fue pedir "responsabilidad al popular cantante" para evitar disturbios. Porque Martelly gana no sólo en las urnas si no en la calle.
Los datos que pudo conocer este periódico coinciden con los rastreos que, a pie de urna, realizaron también el día de votación medios haitianos como radio Signal con gente distribuída en gran parte de los colegios del país.
Miedo a la calle
El miedo de la comunidad internacional sigue siendo que la alegre y multitudinaria caravana rosa que del domingo recorrió de forma espontánea las calles de Puerto Príncipe en señal de protesta se transformara en un incontrolable movimiento que se lanzara contra todo y contra todos. Sobretodo contra el actual Gobierno y su candidato, Jude Celestin, al que acusan de orquestar el fraude.
De hecho mientras candidatos, ONU y consejo electoral negociaban en la sombra, Martelly amenazaba con movilizar a sus huestes al grito de: "¡Nou bouke, nou bouke!" (¡estamos cansados!) y "arresten a Preval" tal y como ocurrió nada más cerrar los colegios.
Puerto Príncipe, donde Martelly es capaz de controlar a su gente, seguía tranquila este lunes. No así otras poblaciones de Haití como Saint-Marc y Gonaives donde se levantaron barricadas y lo manifestantes arremetieron incluso contra los cascos azules que tuvo que disuadir a la población con disparos al aire. En Puerto Príncipe los incidentes fueron puntuales y cientos de jóvenes intentaron tomar el derruido Palacio Presidencia para exigir la renuncia del gobierno.
http://www.elmundo.es/america/2010/11/30/noticias/1291084403.html
Puerto Príncipe
La calle y los despachos de Haití siguen siendo un hervidero de negociaciones al máximo nivel tras la denuncia de 15 de los 18 candidatos de "fraude masivo" en las elecciones del domingo. Sin embargo, y después de que la misión de observación de la OEA avalara la votación, los primeros datos o 'quick pools' que manejan confidencialmente tanto la ONU como los propios candidatos, señalan que el cantante Michel Martelly habría ganado las elecciones.
Según confirmaron a ELMUNDO.es fuentes diplomáticas y de la oficina del propio Martelly, los resultados que tienen en su poder la comunidad internacional, señalan que el popular cantante de Kompa ganó en ciudades como Puerto Príncipe (dónde se concentra el 40% del voto), Cabo Haitiano y Los Cayos. En segunda posición se situaría otra candidata opositora, la conservadora Mirlande Manigat.
Porcentajes
Segun los datos preliminares de cuatro departamentos y a los que tuvo acceso este periódico indican que Martelly logró el 39% de los votos, Manigat el 31% y el candidato oficialista Jude Celestin el 12%. Segun estos números habría una segunda vuelta el 16 de enero.
Después de conocer, de forma privada, estos datos el propio Martelly, que el domingo fue el primero en dar un puñetazo en la mesa, reculó y dio marcha atrás a su postura radical de "romper las elecciones". En la rueda de prensa ofrecida este lunes 'Sweet Micky', como es conocido, se mostró como un 'hombre de Estado' dispuesto a aceptar los resultados electorales e insistió en que "debe respetarse la voluntad de la gente".
A diferencia del día anterior Martelly dijo que está dispuesto a aceptar la decisión de la Comisión Electoral, si decide no suspender las elecciones. Este organismo había anunciado horas que las elecciones habían sido un "éxito" y que el recuento seguía adelante después de comprobar que el "fraude masivo", enunciado por la gran mayoría de candidatos, fue en realidad un problema puntual localizado sólo en 55 de las 1.500 mesas electorales. "No firmé el documento que solicita la anulación de las elecciones", dijo el candidato presidencial para explicar su nueva postura.
Negociación con la ONU
Este cambio radical respondía a que el cantante 'antisistema' negociaba con la ONU que su delegación en Haití (Minustah) ofreciera, a pesar de que la ley lo impide, un primer resultado que llevara algo de calma a la calle. Durante todo el día la obsesión de los cascos azules desplegados en Haití fue pedir "responsabilidad al popular cantante" para evitar disturbios. Porque Martelly gana no sólo en las urnas si no en la calle.
Los datos que pudo conocer este periódico coinciden con los rastreos que, a pie de urna, realizaron también el día de votación medios haitianos como radio Signal con gente distribuída en gran parte de los colegios del país.
Miedo a la calle
El miedo de la comunidad internacional sigue siendo que la alegre y multitudinaria caravana rosa que del domingo recorrió de forma espontánea las calles de Puerto Príncipe en señal de protesta se transformara en un incontrolable movimiento que se lanzara contra todo y contra todos. Sobretodo contra el actual Gobierno y su candidato, Jude Celestin, al que acusan de orquestar el fraude.
De hecho mientras candidatos, ONU y consejo electoral negociaban en la sombra, Martelly amenazaba con movilizar a sus huestes al grito de: "¡Nou bouke, nou bouke!" (¡estamos cansados!) y "arresten a Preval" tal y como ocurrió nada más cerrar los colegios.
Puerto Príncipe, donde Martelly es capaz de controlar a su gente, seguía tranquila este lunes. No así otras poblaciones de Haití como Saint-Marc y Gonaives donde se levantaron barricadas y lo manifestantes arremetieron incluso contra los cascos azules que tuvo que disuadir a la población con disparos al aire. En Puerto Príncipe los incidentes fueron puntuales y cientos de jóvenes intentaron tomar el derruido Palacio Presidencia para exigir la renuncia del gobierno.
http://www.elmundo.es/america/2010/11/30/noticias/1291084403.html
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