PORT-AU-PRINCE - Le chef de la mission d'observateurs conjointe de l'Organisation des Etats américains (OEA) et des pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom), Colin Granderson, a jugé lundi que les élections en Haïti étaient valides, malgré les "irrégularités". Les élections présidentielle et législatives ont été marquées par une série de violences et d'incidents qui ont poussé une majorité de candidats à demander l'annulation du scrutin présidentiel.
"La mission conjointe ne pense pas que ces irrégularités, aussi sérieuses soient-elles, n'invalident les élections", a déclaré Colin Granderson.
"L'élection, à mon avis, se tient, malgré les irrégularités qui doivent être prises très au sérieux et faire l'objet d'une enquête", a déclaré de son côté le secrétaire général adjoint de l'Organisation des Etats américains (OEA), Albert Ramdin.
Le Conseil électoral provisoire haïtien a validé dimanche le scrutin dans la majorité du pays.
"Le jour des élections a été terni par bon nombre d'irrégularités", a néanmoins noté M. Granderson. Il a énuméré "l'ouverture en retard de bureaux de vote, la difficulté des électeurs pour trouver leur bureau de vote, le bon nombre d'électeurs qui n'ont pas trouvé leur nom sur les registres" et le centre téléphonique censé aider les électeurs à trouver leur bureau qui était "saturé".
Il a pointé "l'atmospère toxique créée par les allégations de fraudes" qui ont été émises par nombre de candidats dans les jours précédant le vote. "A chaque fois qu'il y avait une difficulté" dans un bureau, "tout le monde criait 'fraude'", a-t-il poursuivi.
Dimanche, 12 des 18 candidats en lice pour la présidence avaient demandé l'annulation du scrutin en raison des violences et des incidents qui l'ont émaillé, avant que deux d'entre eux, des favoris, ne décident finalement lundi de rester dans la course.
"La décision de demander l'annulation des élections quelques heures après le début du processus était précipitée et regrettable", a affirmé M. Granderson. La mission d'observation qu'il dirige "demande que ces partis fournissent des preuves au conseil électoral" des allégations de fraudes qu'ils ont émises au moment d'appeler à annuler le scrutin.
En ce qui concerne la préparation du scrutin, M. Granderson a pointé "le déficit de crédibilité" du conseil électoral chargé de l'organisation de l'élection, le manque de formation des membres des bureaux de vote, l'indiscipline des membres de bureaux de vote et le manque de communication pour informer les électeurs en amont du scrutin.
(©AFP / 30 novembre 2010 00h01)
http://www.romandie.com/ats/news/101129230121.99f0352m.asp
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 29 novembre 2010
La crédibilité des élections en Haïti largement contestée
par Pascal Fletcher PORT-AU-PRINCE (Reuters) - Deux autres candidats à la présidence haïtienne ont dénoncé lundi les conditions d'organisation du scrutin de dimanche et réclamé l'annulation de ce premier tour, rapportent des radios locales.
Sur les 18 candidats qui briguaient la magistrature suprême, seuls quatre, dont Jude Célestin, protégé du président sortant René Préval et champion du mouvement Inite (Unité), reconnaissent la validité du scrutin.
Le Conseil électoral provisoire (CEP), ignorant plaintes et manifestations, a annoncé que ces élections s'étaient "dans l'ensemble bien déroulées".
Au lendemain du vote, la tension et l'incertitude régnaient à Port-au-Prince, la capitale portant toujours les stigmates du tremblement de terre qui a fait plus de 250.000 morts le 12 janvier dernier. Dans certains quartiers, des affiches électorales et des bulletins de vote inutilisés jonchaient les rues.
Une centaine de personnes se sont rassemblées près du palais présidentiel, en grande partie effondré depuis le séisme, pour dénoncer les fraudes et réclamer l'annulation des élections.
"Nous ne comprenons vraiment pas ce qui se passe, on attend toujours les résultats", déclarait un électeur, Fritz Etienne. Le CEP a fait savoir qu'il faudrait peut-être une semaine pour connaître les premiers résultats.
Les Haïtiens étaient appelés à élire leur président, les 99 députés de la Chambre et onze des trente membres du Sénat. Les opérations ont été marquées par une grande confusion et, selon l'opposition, par des fraudes massives.
DILEMME
La mission des Nations unies en Haïti (Minustah), ainsi que les observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de la Communauté caraïbe ont fait savoir qu'ils recueillaient des informations sur le déroulement du scrutin avant de se prononcer.
Pour les organisations internationales, accepter le résultat du vote risque de provoquer la colère de l'opposition, le rejeter pourrait affaiblir les autorités qui ont organisé le scrutin - un dilemme potentiellement explosif.
Le Center for Economic and Policy Research, dont le siège est à Washington, considère le vote de dimanche "comme une farce grossière du début à la fin" et parle notamment de bourrage des urnes, comme l'ont dénoncé des opposants qui affirment que "des victimes du tremblement de terre ont voté".
"La communauté internationale devrait rejeter ces élections et affirmer son soutien aux institutions démocratiques", dit Mark Weisbrot, co-directeur du centre. "Sinon, il y aura en Haïti un gouvernement largement considéré comme illégitime."
Weisbrot demande que le CEP, accusé de favoriser Jude Célestin, soit remplacé en vue de l'organisation de nouvelles élections dont le résultat sera crédible.
Des manifestations avaient éclaté dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir. Les stations de radio haïtiennes ont fait état de la mort de deux personnes lors de violences dans le sud du pays.
Le groupe des candidats à la présidence qui demande l'annulation du scrutin comprend les principaux favoris, dont l'ancienne première dame Mirlande Manigat, le musicien Michel Martelly et l'avocat Jean-Henry Céant.
Onze mois après le séisme meurtrier du 12 janvier, le pays est confronté actuellement à une épidémie de choléra qui a fait environ 2.000 morts.
Des émeutes contre les casques bleus ont éclaté ces dernières semaines à la suite de rumeurs accusant le contingent népalais de l'Onu d'avoir été le vecteur de la bactérie du choléra. Ces violences ont compliqué encore un peu plus la lutte contre la maladie ainsi que l'organisation des élections.
Joseph Guyler Delva et Allyn Gaestel; Guy Kerivel pour le service français
Sur les 18 candidats qui briguaient la magistrature suprême, seuls quatre, dont Jude Célestin, protégé du président sortant René Préval et champion du mouvement Inite (Unité), reconnaissent la validité du scrutin.
Le Conseil électoral provisoire (CEP), ignorant plaintes et manifestations, a annoncé que ces élections s'étaient "dans l'ensemble bien déroulées".
Au lendemain du vote, la tension et l'incertitude régnaient à Port-au-Prince, la capitale portant toujours les stigmates du tremblement de terre qui a fait plus de 250.000 morts le 12 janvier dernier. Dans certains quartiers, des affiches électorales et des bulletins de vote inutilisés jonchaient les rues.
Une centaine de personnes se sont rassemblées près du palais présidentiel, en grande partie effondré depuis le séisme, pour dénoncer les fraudes et réclamer l'annulation des élections.
"Nous ne comprenons vraiment pas ce qui se passe, on attend toujours les résultats", déclarait un électeur, Fritz Etienne. Le CEP a fait savoir qu'il faudrait peut-être une semaine pour connaître les premiers résultats.
Les Haïtiens étaient appelés à élire leur président, les 99 députés de la Chambre et onze des trente membres du Sénat. Les opérations ont été marquées par une grande confusion et, selon l'opposition, par des fraudes massives.
DILEMME
La mission des Nations unies en Haïti (Minustah), ainsi que les observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de la Communauté caraïbe ont fait savoir qu'ils recueillaient des informations sur le déroulement du scrutin avant de se prononcer.
Pour les organisations internationales, accepter le résultat du vote risque de provoquer la colère de l'opposition, le rejeter pourrait affaiblir les autorités qui ont organisé le scrutin - un dilemme potentiellement explosif.
Le Center for Economic and Policy Research, dont le siège est à Washington, considère le vote de dimanche "comme une farce grossière du début à la fin" et parle notamment de bourrage des urnes, comme l'ont dénoncé des opposants qui affirment que "des victimes du tremblement de terre ont voté".
"La communauté internationale devrait rejeter ces élections et affirmer son soutien aux institutions démocratiques", dit Mark Weisbrot, co-directeur du centre. "Sinon, il y aura en Haïti un gouvernement largement considéré comme illégitime."
Weisbrot demande que le CEP, accusé de favoriser Jude Célestin, soit remplacé en vue de l'organisation de nouvelles élections dont le résultat sera crédible.
Des manifestations avaient éclaté dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir. Les stations de radio haïtiennes ont fait état de la mort de deux personnes lors de violences dans le sud du pays.
Le groupe des candidats à la présidence qui demande l'annulation du scrutin comprend les principaux favoris, dont l'ancienne première dame Mirlande Manigat, le musicien Michel Martelly et l'avocat Jean-Henry Céant.
Onze mois après le séisme meurtrier du 12 janvier, le pays est confronté actuellement à une épidémie de choléra qui a fait environ 2.000 morts.
Des émeutes contre les casques bleus ont éclaté ces dernières semaines à la suite de rumeurs accusant le contingent népalais de l'Onu d'avoir été le vecteur de la bactérie du choléra. Ces violences ont compliqué encore un peu plus la lutte contre la maladie ainsi que l'organisation des élections.
Joseph Guyler Delva et Allyn Gaestel; Guy Kerivel pour le service français
Élections/Haïti: l'ONU préoccupée
AFP...29/11/2010 L'ONU et la communauté internationale ont exprimé hier "leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents" qui ont émaillé les élections présidentielle et législatives en Haïti, ont indiqué les Nations unies dans un communiqué.
"Les Nations unies et la communauté internationale expriment leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents qui ont émaillé le déroulement du scrutin ce dimanche 28 novembre 2010", est-il écrit dans un communiqué signé de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah).
L'ONU et la communauté internationale "exhortent" la population et les acteurs politiques "à rester calmes, rappelant qu'une éventuelle détérioration de l'état de la sécurité dans le pays aura des conséquences dramatiques immédiates sur le nombre des victimes de l'épidémie de choléra", est-il ajouté.
Le scrutin s'est déroulé dans un climat tendu qui a amené au moins 12 des 18 candidats en lice à demander l'annulation des élections. Les élections ont néanmoins été validées dimanche soir dans la grande partie du pays par le commission électorale haïtienne.
Des bureaux de vote ont été saccagés. L'opposition a accusé le pouvoir d'organiser des fraudes au profit de son candidat, Jude Célestin. De nombreux électeurs n'ont pas pu voter faute de trouver leur bureau de vote. Et des heurts ont fait au moins deux morts.
La Minustah a participé dimanche à la sécurité des opérations de vote en collaboration avec la police haïtienne.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/29/97001-20101129FILWWW00339-electionshaiti-l-onu-preoccupee.php
"Les Nations unies et la communauté internationale expriment leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents qui ont émaillé le déroulement du scrutin ce dimanche 28 novembre 2010", est-il écrit dans un communiqué signé de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah).
L'ONU et la communauté internationale "exhortent" la population et les acteurs politiques "à rester calmes, rappelant qu'une éventuelle détérioration de l'état de la sécurité dans le pays aura des conséquences dramatiques immédiates sur le nombre des victimes de l'épidémie de choléra", est-il ajouté.
Le scrutin s'est déroulé dans un climat tendu qui a amené au moins 12 des 18 candidats en lice à demander l'annulation des élections. Les élections ont néanmoins été validées dimanche soir dans la grande partie du pays par le commission électorale haïtienne.
Des bureaux de vote ont été saccagés. L'opposition a accusé le pouvoir d'organiser des fraudes au profit de son candidat, Jude Célestin. De nombreux électeurs n'ont pas pu voter faute de trouver leur bureau de vote. Et des heurts ont fait au moins deux morts.
La Minustah a participé dimanche à la sécurité des opérations de vote en collaboration avec la police haïtienne.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/29/97001-20101129FILWWW00339-electionshaiti-l-onu-preoccupee.php
Haïti/élection:"une farce" (observateurs)
AFP 29/11/2010 Des observateurs américains ont estimé que le scrutin présidentiel et législatif d'hier en Haïti a été entaché de nombreuses irrégularités et appelé la communauté internationale à rejeter cette "farce évidente".
"Depuis l'absence des bulletins du parti le plus populaire jusqu'aux irrégularités du jour du vote, dont de nombreuses mentions de bourrages d'urnes et le rejet de nombreux électeurs des listes électorales, ces élections ont été une farce évidente du début à la fin", a affirmé le co-directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR), Mark Weisbrot, dans un communiqué publié hier soir.
Un expert de ce centre de recherche, Alex Main, se trouvait en Haïti pour observer la tenue du scrutin et a été témoin de nombreuses irrégularités, notamment d'apparents bourrages d'urnes dans un bureau de vote, a indiqué l'organisation.
Le scrutin s'est déroulé dans un climat tendu qui a amené au moins 12 des 18 candidats en lice à demander l'annulation des élections. Les élections ont néanmoins été validées hier soir dans la plus grande partie du pays par la commission électorale haïtienne, qui avait exclu plusieurs candidats à la succession du président René Préval.
Les résultats du premier tour doivent être diffusés à partir du 5 décembre et un éventuel deuxième tour pourrait avoir lieu le 16 janvier.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/29/97001-20101129FILWWW00513-haitielectionune-farceobservateurs-us.php
"Depuis l'absence des bulletins du parti le plus populaire jusqu'aux irrégularités du jour du vote, dont de nombreuses mentions de bourrages d'urnes et le rejet de nombreux électeurs des listes électorales, ces élections ont été une farce évidente du début à la fin", a affirmé le co-directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR), Mark Weisbrot, dans un communiqué publié hier soir.
Un expert de ce centre de recherche, Alex Main, se trouvait en Haïti pour observer la tenue du scrutin et a été témoin de nombreuses irrégularités, notamment d'apparents bourrages d'urnes dans un bureau de vote, a indiqué l'organisation.
Le scrutin s'est déroulé dans un climat tendu qui a amené au moins 12 des 18 candidats en lice à demander l'annulation des élections. Les élections ont néanmoins été validées hier soir dans la plus grande partie du pays par la commission électorale haïtienne, qui avait exclu plusieurs candidats à la succession du président René Préval.
Les résultats du premier tour doivent être diffusés à partir du 5 décembre et un éventuel deuxième tour pourrait avoir lieu le 16 janvier.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/29/97001-20101129FILWWW00513-haitielectionune-farceobservateurs-us.php
CHOLÉRA en HAITI : Avec 35.000 cas hospitalisés, la flambée se poursuit
Le choléra poursuit sa flambée en Haïti, avec un nouveau rapport du Ministère de la santé haïtien faisant état de plus de 1.700 morts et 34.000 cas de choléra hospitalisés. Les élections du 28 novembre ont interrompu la tâche des organisations humanitaires. L’ONU a souligné la nécessité d'une réponse beaucoup plus forte à l'épidémie de choléra en Haïti et rappelé son appel de fonds, de 164 millions de dollars pour lequel, seuls 20% des fonds ont été réunis à ce jour. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et son bras régional, la Pan-American Health Organization (PAHO), estiment désormais sur la base de la tendance observée ces derniers jours, l'épidémie qui a débuté fin Octobre pourrait affecter 400.000 personnes en Haïti.
C’est la pire des hypothèses envisagées, hypothèse qui serait évitable si les mesures de prévention et de traitement réussissent à atteindre les populations des quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince, et d'autres villes et régions périphériques dans le pays."Cette projection est un appel au réveil», a ainsi déclaré Valerie Amos, responsable des affaires humanitaires de l’ONU, en visite le 24 novembre à Port-au-Prince.
«Nous avons besoin d'investir dans la prévention du choléra à l'échelle nationale en Haïti, ainsi que de renforcer les centres de traitement en augmentant le nombre de professionnels de santé sur le terrain pour soutenir le travail qui a déjà été accompli». "Le pic de l’épidémie n'a pas encore atteint. Si nous ne réagissons pas assez fortement et assez rapidement, plus de gens vont mourir inutilement."
Le nombre de décès établi par le Ministère haïtien s’élève à 1721, mais les experts estiment que la maladie - qui se transmet par des aliments contaminés et l'eau – a peut-être coûté la vie à plus de 2.000 personnes, avec des décès non encore signalés dans les régions éloignées.
L’appel de l’ONU de 164 millions de dollars à investir principalement dans des centres de traitement supplémentaires, des campagnes d'information publique à grande échelle, du matériel médical, des sels de réhydratation, des tablettes de purification d'eau et autres matériels indispensables pour répondre à l'épidémie est très loin d’être réalisé.
Une enquête vient d’être réalisée auprès de 37 partenaires de santé par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) pour identifier les défis majeurs d’une réponse efficace à la propagation de l’épidémie soit la question de la gestion des cadavres, l'élimination des déchets médicaux, la mise en place des centres de santé, les processus d'enregistrement de cas et de décès, et le manque de personnel qualifié.
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-choleacutera-en-haiti-avec-35000-cas-hospitaliseacutes-la-flambeacutee-se-poursuit_4507_lirelasuite.htm#lirelasuite
C’est la pire des hypothèses envisagées, hypothèse qui serait évitable si les mesures de prévention et de traitement réussissent à atteindre les populations des quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince, et d'autres villes et régions périphériques dans le pays."Cette projection est un appel au réveil», a ainsi déclaré Valerie Amos, responsable des affaires humanitaires de l’ONU, en visite le 24 novembre à Port-au-Prince.
«Nous avons besoin d'investir dans la prévention du choléra à l'échelle nationale en Haïti, ainsi que de renforcer les centres de traitement en augmentant le nombre de professionnels de santé sur le terrain pour soutenir le travail qui a déjà été accompli». "Le pic de l’épidémie n'a pas encore atteint. Si nous ne réagissons pas assez fortement et assez rapidement, plus de gens vont mourir inutilement."
Le nombre de décès établi par le Ministère haïtien s’élève à 1721, mais les experts estiment que la maladie - qui se transmet par des aliments contaminés et l'eau – a peut-être coûté la vie à plus de 2.000 personnes, avec des décès non encore signalés dans les régions éloignées.
L’appel de l’ONU de 164 millions de dollars à investir principalement dans des centres de traitement supplémentaires, des campagnes d'information publique à grande échelle, du matériel médical, des sels de réhydratation, des tablettes de purification d'eau et autres matériels indispensables pour répondre à l'épidémie est très loin d’être réalisé.
Une enquête vient d’être réalisée auprès de 37 partenaires de santé par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) pour identifier les défis majeurs d’une réponse efficace à la propagation de l’épidémie soit la question de la gestion des cadavres, l'élimination des déchets médicaux, la mise en place des centres de santé, les processus d'enregistrement de cas et de décès, et le manque de personnel qualifié.
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-choleacutera-en-haiti-avec-35000-cas-hospitaliseacutes-la-flambeacutee-se-poursuit_4507_lirelasuite.htm#lirelasuite
Haïti : Manigat a de "bonnes chances"
AFP ;6 29/11/2010 Mirlande Manigat, qui compte parmi les favoris de l'élection présidentielle en Haïti, a estimé au lendemain du scrutin qu'elle disposait de "bonnes chances de gagner", et s'est dite prête à participer à un éventuel second tour. "Je suis toujours dans la course, j'ai de bonnes chances de gagner les élections", a déclaré Mme Manigat à l'AFP. Elle a également affirmé ne pas faire partie du groupe des 12 candidats qui ont demandé dimanche l'annulation de la consultation.
"On a cité mon nom dans un document, mais je n'ai jamais participé à l'élaboration d'une déclaration, je n'ai pas signé", a ajouté Mme Manigat, qui avait cependant fait une déclaration personnelle demandant l'annulation du scrutin.
"Compte tenu des circonstance dans lesquelles je me trouvais, j'avais demandé l'annulation, mais il y a de nouvelles données, alors je peux revenir sur ma décision", s'est-elle justifiée.
"On a cité mon nom dans un document, mais je n'ai jamais participé à l'élaboration d'une déclaration, je n'ai pas signé", a ajouté Mme Manigat, qui avait cependant fait une déclaration personnelle demandant l'annulation du scrutin.
"Compte tenu des circonstance dans lesquelles je me trouvais, j'avais demandé l'annulation, mais il y a de nouvelles données, alors je peux revenir sur ma décision", s'est-elle justifiée.
Haïti - Organisation de missions sanitaires contre le choléra
Communiqué conjoint de Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes, et de Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de la Santé et de l’Emploi Michèle Alliot-Marie, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes et Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, ont décidé l’organisation de missions sanitaires pour faire face à l’épidémie de choléra en Haïti.
Ainsi, l’envoi la semaine dernière de matériel médical (cathéters, seringues etc.) et de médicaments (antibiotiques, solutions de réhydratation, produits désinfectants), se poursuit par l’arrivée ce jour d’une équipe de professionnels de santé pour assurer le suivi médical des enfants haïtiens en cours d’adoption.
L’équipe médicale, composée d’un médecin pédiatre, de deux infirmiers, de deux puéricultrices et d’un aide soignant, assurera la prise en charge des enfants en cours d’adoption, dans le cadre d’une mission d’une durée d’un mois.
La présence de ces professionnels de santé en Haïti permettra notamment d’assurer le fonctionnement d’un centre de traitement médicalisé mis en place au sein de l’Ambassade de France, ainsi qu’une veille et un soutien des crèches de Port-au-Prince en lien avec la Croix-Rouge.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/salle-presse_832/declarations_19727/haiti-organisation-missions-sanitaires-contre-cholera_87855.html
Commentaires:
Drôle de mission humanitaire!
Le circuit de déprédation se remet en marche!
Pourtant pas de déclaration de fermeté face au comportement du gouvernement Préval après la farce électorale!
Ainsi, l’envoi la semaine dernière de matériel médical (cathéters, seringues etc.) et de médicaments (antibiotiques, solutions de réhydratation, produits désinfectants), se poursuit par l’arrivée ce jour d’une équipe de professionnels de santé pour assurer le suivi médical des enfants haïtiens en cours d’adoption.
L’équipe médicale, composée d’un médecin pédiatre, de deux infirmiers, de deux puéricultrices et d’un aide soignant, assurera la prise en charge des enfants en cours d’adoption, dans le cadre d’une mission d’une durée d’un mois.
La présence de ces professionnels de santé en Haïti permettra notamment d’assurer le fonctionnement d’un centre de traitement médicalisé mis en place au sein de l’Ambassade de France, ainsi qu’une veille et un soutien des crèches de Port-au-Prince en lien avec la Croix-Rouge.
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/salle-presse_832/declarations_19727/haiti-organisation-missions-sanitaires-contre-cholera_87855.html
Commentaires:
Drôle de mission humanitaire!
Le circuit de déprédation se remet en marche!
Pourtant pas de déclaration de fermeté face au comportement du gouvernement Préval après la farce électorale!
HAÏTI AU CŒUR DES PRÉOCCUPATIONS DU SAINT-SIÈGE
Communiqué du secrétariat général du synode des évêques
ROME, Lundi 29 novembre 2010 (ZENIT.org) - Pour améliorer les conditions de vie en Haïti il faudrait coordonner de manière efficace les aides qui arrivent de l'étranger », peut-on lire dans un communiqué de presse diffusé au terme de la XVème réunion du Conseil spécial pour l'Amérique du secrétariat général du synode des évêques, qui s'est tenue les 16 et 17 novembre dernier au Vatican.
Parmi les signes de préoccupation apparus durant la rencontre, centrée sur les grands thèmes d'actualité liés au continent américain : la situation sociale alarmante d'Haïti, suite au tremblement de terre du 12 janvier qui a fait au moins 250.000 morts, et une épidémie de choléra qui aggrave la situation.
D'après une dernière mise à jour des statistiques, rapportée par l'agence Fides, l'épidémie qui afflige Haïti depuis la mi-octobre, a fait 1.344 morts et plus de 23.377 malades. Le département le plus touché est celui d'Artibonite, où s'est déclenchée l'épidémie, enregistrant la moitié des décès signalés dans tout le pays (701) et près de 13.000 hospitalisations. Dans la capitale, Port-au-Prince, le bilan des victimes s'élève à ce jour à 77.
Les réfugiés, dont le nombre est monté à 1.500.000, sont répartis dans 1.300 camps, dont la plupart se trouvent à la périphérie de la capitale.
« La solidarité concrète de la part de gouvernements étrangers et d'organismes de l'Église, lit-on dans le communiqué final, produirait de meilleurs fruits si les entreprises locales étaient mieux organisées dans la réception des aides reçues ».
Autre préoccupation soulevée durant les travaux du Conseil spécial pour l'Amérique au Vatican, « l'émigration des pays plus pauvres vers des pays plus riches », dont les conséquences s'expriment sous différentes formes : appauvrissement des ressources humaines dans les pays qui subissent l'émigration, problèmes sociaux dans les Etats qui reçoivent des migrants ; graves difficultés pour les immigrés en situation irrégulière et souvent rapatriés par la force dans leurs pays d'origine ».
Enfin, dernières préoccupations, poursuit le communiqué : la production et le trafic de drogue, le trafic d'armes, la violence et la corruption, qui restent de grands défis pour bon nombre d'Etats, malgré quelque succès dans la lutte contre ces plaies sociales ».
Selon les participants à la réunion, certaines lois contraires aux normes éthiques méritent une attention particulière (loi sur l'avortement, sur l'euthanasie et sur les mariages entre personnes de même sexe), ainsi que la présence d'un esprit non conforme aux valeurs chrétiennes dans des domaines comme l'éducation des jeunes et la communication ».
Au plan des vocations religieuses, les participants relèvent une « augmentation assez diversifiée des vocations au sacerdoce selon les pays et les diocèses » et un nouveau dynamisme évangélisateur suite à la Vème Conférence générale de l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes (13-31 mai 2007 à Aparecida) qui a suscité de « nouveaux espoirs ».
Autres aspects positifs soulignés dans le communiqué : une dévotion et une vie spirituelle plus marquée chez les fidèles, une participation plus active des jeunes aux groupes bibliques, et le vif intérêt que les Eglises locales portent au choix du thème : « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne », pour la prochaine assemblée générale ordinaire du synode des évêques qui aura lieu du 7 au 28 octobre 2012 à Rome.
http://www.zenit.org/article-26230?l=french
ROME, Lundi 29 novembre 2010 (ZENIT.org) - Pour améliorer les conditions de vie en Haïti il faudrait coordonner de manière efficace les aides qui arrivent de l'étranger », peut-on lire dans un communiqué de presse diffusé au terme de la XVème réunion du Conseil spécial pour l'Amérique du secrétariat général du synode des évêques, qui s'est tenue les 16 et 17 novembre dernier au Vatican.
Parmi les signes de préoccupation apparus durant la rencontre, centrée sur les grands thèmes d'actualité liés au continent américain : la situation sociale alarmante d'Haïti, suite au tremblement de terre du 12 janvier qui a fait au moins 250.000 morts, et une épidémie de choléra qui aggrave la situation.
D'après une dernière mise à jour des statistiques, rapportée par l'agence Fides, l'épidémie qui afflige Haïti depuis la mi-octobre, a fait 1.344 morts et plus de 23.377 malades. Le département le plus touché est celui d'Artibonite, où s'est déclenchée l'épidémie, enregistrant la moitié des décès signalés dans tout le pays (701) et près de 13.000 hospitalisations. Dans la capitale, Port-au-Prince, le bilan des victimes s'élève à ce jour à 77.
Les réfugiés, dont le nombre est monté à 1.500.000, sont répartis dans 1.300 camps, dont la plupart se trouvent à la périphérie de la capitale.
« La solidarité concrète de la part de gouvernements étrangers et d'organismes de l'Église, lit-on dans le communiqué final, produirait de meilleurs fruits si les entreprises locales étaient mieux organisées dans la réception des aides reçues ».
Autre préoccupation soulevée durant les travaux du Conseil spécial pour l'Amérique au Vatican, « l'émigration des pays plus pauvres vers des pays plus riches », dont les conséquences s'expriment sous différentes formes : appauvrissement des ressources humaines dans les pays qui subissent l'émigration, problèmes sociaux dans les Etats qui reçoivent des migrants ; graves difficultés pour les immigrés en situation irrégulière et souvent rapatriés par la force dans leurs pays d'origine ».
Enfin, dernières préoccupations, poursuit le communiqué : la production et le trafic de drogue, le trafic d'armes, la violence et la corruption, qui restent de grands défis pour bon nombre d'Etats, malgré quelque succès dans la lutte contre ces plaies sociales ».
Selon les participants à la réunion, certaines lois contraires aux normes éthiques méritent une attention particulière (loi sur l'avortement, sur l'euthanasie et sur les mariages entre personnes de même sexe), ainsi que la présence d'un esprit non conforme aux valeurs chrétiennes dans des domaines comme l'éducation des jeunes et la communication ».
Au plan des vocations religieuses, les participants relèvent une « augmentation assez diversifiée des vocations au sacerdoce selon les pays et les diocèses » et un nouveau dynamisme évangélisateur suite à la Vème Conférence générale de l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes (13-31 mai 2007 à Aparecida) qui a suscité de « nouveaux espoirs ».
Autres aspects positifs soulignés dans le communiqué : une dévotion et une vie spirituelle plus marquée chez les fidèles, une participation plus active des jeunes aux groupes bibliques, et le vif intérêt que les Eglises locales portent au choix du thème : « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne », pour la prochaine assemblée générale ordinaire du synode des évêques qui aura lieu du 7 au 28 octobre 2012 à Rome.
http://www.zenit.org/article-26230?l=french
Des joueurs de la LCF...Ligue canadienne de football... en Haïti
Agence QMI Jasmine Franklin EDMONTON - Malgré la frénésie qui a marqué cette semaine de la Coupe Grey, des joueurs de la Ligue canadienne de football n'ont pas perdu de vue les problèmes qui affectent des gens ailleurs dans le monde, notamment en Haïti.
Menés par le joueur des Eskimos d'Edmonton, Kelly Bates, huit footballeurs se rendront dans ce pays éprouvé par un séisme et une épidémie de choléra au cours de la dernière année.
«Je ne sais pas si je suis nerveux, mais je ne peux même pas m'imaginer ce dans quoi je m'embarque, a dit le garde offensif de 35 ans. Ce sera impressionnant.»
Les athlètes atterriront à Port-au-Prince, le 8 janvier prochain, soit quatre jours avant le triste anniversaire de ce tremblement de terre qui a dévasté la capitale et qui a tué plus de 220 000 personnes, en plus d'en blesser 300 000. Ils y passeront sept jours pour participer à l'effort de reconstruction.
«Nous n'aurons qu'à nous adapter et avoir l'esprit ouvert, a dit Bates. Où que nous puissions être utiles, nous irons et nous le serons. Je ne sais pas qui est capable de se préparer pour quelque chose comme ça.»
Bates sera accompagné par ses coéquipiers des Eskimos, Graeme Bell et Aaron Fiacconi. Ray Fontaine, des Alouettes de Montréal, Obed Cétoute, des Roughriders de la Saskatchewan, et Jason Jimenez, des Tiger-Cats de Hamilton, seront du groupe, tout comme deux membres des Blue Bombers de Winnipeg, Yvenson Bernard et Chris Cvetkovic.
Ce voyage aura une signification particulière pour des joueurs comme Fontaine, Cétoute et Bernard, qui ont tous des racines dans ce pays. Après le séisme, Bernard est allé passer six semaines en Haïti pour aider sa famille et sa communauté.
«C'est une opportunité pour l'Association des joueurs de la LCF de prendre part à une bonne cause, a affirmé Bates. De faire partie de quelque chose d'unique et de fascinant.»
Les joueurs bénéficieront du soutien logistique de WestJet, pour leurs déplacements et travailleront de concert avec Oxfam, une organisation qui apporte du réconfort aux Haïtiens, incluant l'apport d'eau potable, d'abris et d’autres nécessités.
http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/football/lcf/archives/2010/11/20101128-231420.html
Menés par le joueur des Eskimos d'Edmonton, Kelly Bates, huit footballeurs se rendront dans ce pays éprouvé par un séisme et une épidémie de choléra au cours de la dernière année.
«Je ne sais pas si je suis nerveux, mais je ne peux même pas m'imaginer ce dans quoi je m'embarque, a dit le garde offensif de 35 ans. Ce sera impressionnant.»
Les athlètes atterriront à Port-au-Prince, le 8 janvier prochain, soit quatre jours avant le triste anniversaire de ce tremblement de terre qui a dévasté la capitale et qui a tué plus de 220 000 personnes, en plus d'en blesser 300 000. Ils y passeront sept jours pour participer à l'effort de reconstruction.
«Nous n'aurons qu'à nous adapter et avoir l'esprit ouvert, a dit Bates. Où que nous puissions être utiles, nous irons et nous le serons. Je ne sais pas qui est capable de se préparer pour quelque chose comme ça.»
Bates sera accompagné par ses coéquipiers des Eskimos, Graeme Bell et Aaron Fiacconi. Ray Fontaine, des Alouettes de Montréal, Obed Cétoute, des Roughriders de la Saskatchewan, et Jason Jimenez, des Tiger-Cats de Hamilton, seront du groupe, tout comme deux membres des Blue Bombers de Winnipeg, Yvenson Bernard et Chris Cvetkovic.
Ce voyage aura une signification particulière pour des joueurs comme Fontaine, Cétoute et Bernard, qui ont tous des racines dans ce pays. Après le séisme, Bernard est allé passer six semaines en Haïti pour aider sa famille et sa communauté.
«C'est une opportunité pour l'Association des joueurs de la LCF de prendre part à une bonne cause, a affirmé Bates. De faire partie de quelque chose d'unique et de fascinant.»
Les joueurs bénéficieront du soutien logistique de WestJet, pour leurs déplacements et travailleront de concert avec Oxfam, une organisation qui apporte du réconfort aux Haïtiens, incluant l'apport d'eau potable, d'abris et d’autres nécessités.
http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/football/lcf/archives/2010/11/20101128-231420.html
Haïti-Elections : Une honte, selon des observateurs
P-au-P, 28 nov. 2010 [AlterPresse] --- Le processus de vote qui s’est déroulé ce dimanche en Haiti, et au cours desquelles deux personnes ont été tuées, est une honte pour les autorités, selon le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
Ce fut « un désordre total, une honte pour le CEP et la mission des Nations Unies dans le pays » a déclaré à AlterPresse Pierre Espérance, directeur du RNDDH, qui observait les opérations de vote dans le département de l’Ouest.
Deux personnes ont été tuées dans des violences qui se sont produites dans le Sud, selon des informations rapportées par des observateurs et non encore confirmées par des autorités policières.
Les 11 000 bureaux de vote ont fermé à 16 heures, comme prévu dans une atmosphère marquée par de nombreuses manifestations anti-gouvernementales dans plusieurs villes du pays.
A Port-au-Prince, le rappeur Wyclef Jean, originairement écarté de la course, Charles Henry Baker (RESPE) et Michel Martelly (Repons Peyizan) ont été remarqués dans ces mobilisations.
De nombreuses irrégularités se sont produites dans le Sud. Des agents de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) ont apporté une liste différente de celle dont disposaient les membres de Bureaux de Vote (BV) à Aquin. Et à Torbeck, des membres de BV ont été surpris en train de déposer les bulletins dans les urnes à la place des électeurs.
Des hommes armés proches du parti au pouvoir ont pénétré dans un centre de vote à Cavaillon afin de s’accaparer de bulletins de vote, témoignent des observateurs. Mais la police a pu récupérer les bulletins et le dépouillement a finalement eu lieu au commissariat de la ville.
Depuis le début de l’après-midi, les observateurs et les mandataires avaient déjà quitté les centres de vote dans le département du Sud-Est, notamment à la vallée de Jacmel.
Le processus avait été suspendu dans la seconde circonscription de cette ville à cause du manque de bulletins pour certains candidats à la députation.
Des affrontements ont également été enregistrés entre sympathisants de plusieurs formations politiques dans le Plateau Central. Ces échauffourées n’ont cependant fait ni de morts ni de blessés. [rh kf gp apr 28/11/2010 18 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10329
Ce fut « un désordre total, une honte pour le CEP et la mission des Nations Unies dans le pays » a déclaré à AlterPresse Pierre Espérance, directeur du RNDDH, qui observait les opérations de vote dans le département de l’Ouest.
Deux personnes ont été tuées dans des violences qui se sont produites dans le Sud, selon des informations rapportées par des observateurs et non encore confirmées par des autorités policières.
Les 11 000 bureaux de vote ont fermé à 16 heures, comme prévu dans une atmosphère marquée par de nombreuses manifestations anti-gouvernementales dans plusieurs villes du pays.
A Port-au-Prince, le rappeur Wyclef Jean, originairement écarté de la course, Charles Henry Baker (RESPE) et Michel Martelly (Repons Peyizan) ont été remarqués dans ces mobilisations.
De nombreuses irrégularités se sont produites dans le Sud. Des agents de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) ont apporté une liste différente de celle dont disposaient les membres de Bureaux de Vote (BV) à Aquin. Et à Torbeck, des membres de BV ont été surpris en train de déposer les bulletins dans les urnes à la place des électeurs.
Des hommes armés proches du parti au pouvoir ont pénétré dans un centre de vote à Cavaillon afin de s’accaparer de bulletins de vote, témoignent des observateurs. Mais la police a pu récupérer les bulletins et le dépouillement a finalement eu lieu au commissariat de la ville.
Depuis le début de l’après-midi, les observateurs et les mandataires avaient déjà quitté les centres de vote dans le département du Sud-Est, notamment à la vallée de Jacmel.
Le processus avait été suspendu dans la seconde circonscription de cette ville à cause du manque de bulletins pour certains candidats à la députation.
Des affrontements ont également été enregistrés entre sympathisants de plusieurs formations politiques dans le Plateau Central. Ces échauffourées n’ont cependant fait ni de morts ni de blessés. [rh kf gp apr 28/11/2010 18 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10329
Haïti: le scrutin validé presque partout
AFP ...29/11/2010 Mise à jour : 06:51 Réagir Les élections présidentielle et législatives en Haïti ont été validées dans la majorité des bureaux de vote hier par le Conseil électoral, son président jugeant la consultation "réussie" malgré des violences et des appels à l'annulation du scrutin.
"La journée électorale est bouclée et réussie", a déclaré le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Gaillot Dorsainvil, lors d'une conférence de presse. "Les élections ont bien sûr été réalisées dans des conditions difficiles mais elles ont bel et bien eu lieu", a-t-il ajouté.
Le CEP a indiqué que le scrutin avait été annulé dans 56 centres de vote seulement sur 1500. Cela ne représente "que 3,5% des centres de vote", a affirmé le président.
"On va étudier au cas par cas les endroits où il y a eu un problème", a précisé le directeur général du CEP, Pierre-Louis Opont. "Dans 48 ou 72 heures, on décidera de ce qu'on fait", a-t-il ajouté.
Dimanche, 4.714.112 électeurs étaient appelés à voter dans 11.181 bureaux de vote, dépendants de 1.500 centres de vote, pour choisir leur président, 99 députés et 11 sénateurs.
La consultation s'est déroulée dans un climat tendu. Des bureaux de vote ont été saccagés. L'opposition a accusé le pouvoir d'organiser des fraudes au profit de son candidat, Jude Célestin. De nombreux électeurs n'ont pas pu voter faute de trouver leur bureau de vote. Et des heurts ont fait au moins deux morts. Ces évènements ont amené au moins 12 des 18 candidats en lice à demander l'annulation de l'élection.
"Nous n'avions pas la prétention d'organiser des élections sans irrégularités. Ce sont des irrégularités qui sont dues aux faiblesses des structures de l'Etat" haïtien, a déclaré le vice-président du CEP, Theleve Toussaint. "Dans la fièvre électorale de la journée, des électeurs n'ont pas réussi à trouver leur bureau de vote", a souligné M. Dorsainvil.
La demande d'annulation formulée par la majorité des candidats "n'est pas formelle", a affirmé M. Opont. "Les CEP ne peut pas se prononcer sur une requête qui n'est pas formelle", a-t-il dit. "Les candidats prennent une position politique, nous, nous faisons un travail technique", a-t-il poursuivi.
Le CEP "sera en mesure de produire un bilan (sur le scrutin) au retour de ses membres partis en région, dans trois jours" et "remercie la population d'avoir participé à l'avancement de la démocratie", a dit M. Dorsainvil.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/29/97001-20101129FILWWW00338-haiti-le-scrutin-valide-presque-partout.php
"La journée électorale est bouclée et réussie", a déclaré le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Gaillot Dorsainvil, lors d'une conférence de presse. "Les élections ont bien sûr été réalisées dans des conditions difficiles mais elles ont bel et bien eu lieu", a-t-il ajouté.
Le CEP a indiqué que le scrutin avait été annulé dans 56 centres de vote seulement sur 1500. Cela ne représente "que 3,5% des centres de vote", a affirmé le président.
"On va étudier au cas par cas les endroits où il y a eu un problème", a précisé le directeur général du CEP, Pierre-Louis Opont. "Dans 48 ou 72 heures, on décidera de ce qu'on fait", a-t-il ajouté.
Dimanche, 4.714.112 électeurs étaient appelés à voter dans 11.181 bureaux de vote, dépendants de 1.500 centres de vote, pour choisir leur président, 99 députés et 11 sénateurs.
La consultation s'est déroulée dans un climat tendu. Des bureaux de vote ont été saccagés. L'opposition a accusé le pouvoir d'organiser des fraudes au profit de son candidat, Jude Célestin. De nombreux électeurs n'ont pas pu voter faute de trouver leur bureau de vote. Et des heurts ont fait au moins deux morts. Ces évènements ont amené au moins 12 des 18 candidats en lice à demander l'annulation de l'élection.
"Nous n'avions pas la prétention d'organiser des élections sans irrégularités. Ce sont des irrégularités qui sont dues aux faiblesses des structures de l'Etat" haïtien, a déclaré le vice-président du CEP, Theleve Toussaint. "Dans la fièvre électorale de la journée, des électeurs n'ont pas réussi à trouver leur bureau de vote", a souligné M. Dorsainvil.
La demande d'annulation formulée par la majorité des candidats "n'est pas formelle", a affirmé M. Opont. "Les CEP ne peut pas se prononcer sur une requête qui n'est pas formelle", a-t-il dit. "Les candidats prennent une position politique, nous, nous faisons un travail technique", a-t-il poursuivi.
Le CEP "sera en mesure de produire un bilan (sur le scrutin) au retour de ses membres partis en région, dans trois jours" et "remercie la population d'avoir participé à l'avancement de la démocratie", a dit M. Dorsainvil.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/29/97001-20101129FILWWW00338-haiti-le-scrutin-valide-presque-partout.php
Les élections en Haïti s'achèvent dans la confusion
Les élections en Haïti se sont achevées dimanche dans la confusion: douze des 18 candidats au scrutin présidentiel, dont c'était le premier tour, ont réclamé son annulation en faisant état de fraudes massives.
Des manifestations ont essaimé dans plusieurs parties du pays à la fermeture des bureaux à 16h00 (21h00 GMT). Les stations de radio haïtiennes ont fait état de la mort de deux personnes lors de violences dans le sud du pays. Une personne blessée par balle par des inconnus dans un bureau de vote de Fort-Liberté, dans le nord-est, a indiqué Radio Caraïbes.
"Nous dénonçons une fraude massive qui a lieu dans tout le pays (...) Nous réclamons l'annulation pure et simple des élections", ont déclaré les douze candidats dans un communiqué conjoint lu aux journalistes dans un hôtel de Port-au-Prince.
Le groupe comprend les principaux candidats de l'opposition à la présidence, dont beaucoup avaient déjà accusé la coalition du président René Préval, Inite (Unité), de chercher à l'emporter par des moyens frauduleux. Parmi eux figurent l'ancienne première dame Mirlande Manigat, le musicien Michel Martelly et l'avocat Jean-Henry Céant.
Le Conseil électoral provisoire a annoncé que les élections s'étaient "dans l'ensemble bien déroulées" à travers le pays, où étaient en place plus de 11.000 bureaux de vote. Il a cependant reconnu quelques difficultés et a dit s'employer à les résoudre.
Les Haïtiens devaient élire leur président, les 99 députés de la Chambre et onze des trente membres du Sénat. Dix-huit candidats à la présidence, 120 au Sénat et 900 pour la Chambre des députés étaient en lice.
INCIDENTS
Des retards ont affecté l'installation de matériel électoral et le début des opérations de vote en divers points, et nombre d'électeurs ont passé des heures à chercher, sous un soleil de plomb, les centres électoraux où leurs noms étaient enregistrés.
Dans le quartier de Tabarre, des électeurs qui ne trouvaient pas leurs noms sur la liste électorale ont mis à sac un bureau de vote installé dans une école. Deux policiers haïtiens qui étaient de faction ont fui les lieux, selon des témoins.
Plus de 12.000 casques bleus de la Minustah, la force des Nations unies dans le pays, étaient déployés pour surveiller les opérations de vote.
Dans le camp de réfugiés de La Pista, où sont regroupés plus de 50.000 rescapés du séisme de janvier qui a fait 250.000 morts, Harold Clerg se plaignait, comme nombre de ses camarades, de n'avoir pu obtenir les nouveaux papiers d'identité qui lui auraient permis d'aller voter.
"Le gouvernement dépense beaucoup d'argent pour faire campagne et larguer des tracts par avion mais nous, nous vivons dans les détritus, la misère et la faim", a-t-il dit à Reuters.
Onze mois après le séisme meurtrier du 12 janvier, le pays est confronté actuellement à une épidémie de choléra qui a fait environ 2.000 morts.
Des émeutes contre les casques bleus ont éclaté ces dernières semaines à la suite de rumeurs accusant le contingent népalais de l'Onu d'avoir été le vecteur de la bactérie du choléra. Ces violences ont compliqué encore un peu plus la lutte contre la maladie ainsi que l'organisation des élections.
Plusieurs candidats à la présidence - le président sortant René Préval ne pouvait se représenter - avaient des chances de l'emporter, mais aucun ne semblait en mesure d'atteindre les 50% nécessaires pour être élu dès le premier tour.
Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse pour le service français
http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-elections-en-haiti-s-achevent-dans-la-confusion_940696.html
Des manifestations ont essaimé dans plusieurs parties du pays à la fermeture des bureaux à 16h00 (21h00 GMT). Les stations de radio haïtiennes ont fait état de la mort de deux personnes lors de violences dans le sud du pays. Une personne blessée par balle par des inconnus dans un bureau de vote de Fort-Liberté, dans le nord-est, a indiqué Radio Caraïbes.
"Nous dénonçons une fraude massive qui a lieu dans tout le pays (...) Nous réclamons l'annulation pure et simple des élections", ont déclaré les douze candidats dans un communiqué conjoint lu aux journalistes dans un hôtel de Port-au-Prince.
Le groupe comprend les principaux candidats de l'opposition à la présidence, dont beaucoup avaient déjà accusé la coalition du président René Préval, Inite (Unité), de chercher à l'emporter par des moyens frauduleux. Parmi eux figurent l'ancienne première dame Mirlande Manigat, le musicien Michel Martelly et l'avocat Jean-Henry Céant.
Le Conseil électoral provisoire a annoncé que les élections s'étaient "dans l'ensemble bien déroulées" à travers le pays, où étaient en place plus de 11.000 bureaux de vote. Il a cependant reconnu quelques difficultés et a dit s'employer à les résoudre.
Les Haïtiens devaient élire leur président, les 99 députés de la Chambre et onze des trente membres du Sénat. Dix-huit candidats à la présidence, 120 au Sénat et 900 pour la Chambre des députés étaient en lice.
INCIDENTS
Des retards ont affecté l'installation de matériel électoral et le début des opérations de vote en divers points, et nombre d'électeurs ont passé des heures à chercher, sous un soleil de plomb, les centres électoraux où leurs noms étaient enregistrés.
Dans le quartier de Tabarre, des électeurs qui ne trouvaient pas leurs noms sur la liste électorale ont mis à sac un bureau de vote installé dans une école. Deux policiers haïtiens qui étaient de faction ont fui les lieux, selon des témoins.
Plus de 12.000 casques bleus de la Minustah, la force des Nations unies dans le pays, étaient déployés pour surveiller les opérations de vote.
Dans le camp de réfugiés de La Pista, où sont regroupés plus de 50.000 rescapés du séisme de janvier qui a fait 250.000 morts, Harold Clerg se plaignait, comme nombre de ses camarades, de n'avoir pu obtenir les nouveaux papiers d'identité qui lui auraient permis d'aller voter.
"Le gouvernement dépense beaucoup d'argent pour faire campagne et larguer des tracts par avion mais nous, nous vivons dans les détritus, la misère et la faim", a-t-il dit à Reuters.
Onze mois après le séisme meurtrier du 12 janvier, le pays est confronté actuellement à une épidémie de choléra qui a fait environ 2.000 morts.
Des émeutes contre les casques bleus ont éclaté ces dernières semaines à la suite de rumeurs accusant le contingent népalais de l'Onu d'avoir été le vecteur de la bactérie du choléra. Ces violences ont compliqué encore un peu plus la lutte contre la maladie ainsi que l'organisation des élections.
Plusieurs candidats à la présidence - le président sortant René Préval ne pouvait se représenter - avaient des chances de l'emporter, mais aucun ne semblait en mesure d'atteindre les 50% nécessaires pour être élu dès le premier tour.
Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse pour le service français
http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-elections-en-haiti-s-achevent-dans-la-confusion_940696.html
Wyclef Jean à la manifestation pour l'annulation de l'élection
Publié le 28 novembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le chanteur Wyclef Jean, écarté de la course à la présidentielle haïtienne en août, était dimanche à Port-au-Prince à la tête d'une manifestation pour demander l'annulation du scrutin en raison de «fraudes» au profit du candidat du parti au pouvoir, a constaté l'AFP.
M. Jean défilait au côté de Michel Martelly, un des favoris à la présidentielle, pour que l'élection soit annulée. M. Martelly ainsi que onze autres candidats à la succession du président René Préval ont demandé plus tôt dimanche que le scrutin soit annulé en raison de «fraudes» opérées pour favoriser Jude Célestin, candidat d'Inite («Unité» en français), le parti de M. Préval.
«On ne doit pas voler le vote populaire», a dit Wyclef Jean à l'AFP alors que le cortège se dirigeait vers le centre-ville de Port-au-Prince.
Plusieurs centaines de personnes participaient à cette manifestation qui avait commencé dans une ambiance festive.
Alors que 12 des 18 candidats à l'élection présidentielle ont réclamé l'annulation du scrutin, le CEP (Conseil électoral provisoire) a indiqué dimanche que le vote se poursuivrait.
«Le vote se poursuit», a affirmé le président du CEP Gaillot Dorsainvil précisant que l'instance, «la seule à pouvoir annuler des élections (...) évaluerait le vote» en fin de journée «pour voir s'il y a lieu de réorganiser des élections» dans certains bureaux.
Par ailleurs, les diplomates amis d'Haïti se sont réunis dimanche, selon une source diplomatique qui a indiqué à l'AFP qu'ils entendaient demander «aux candidats à la présidence d'appeler leurs partisans au calme et aux plus hautes autorités du pays à prendre leurs responsabilités pour que la situation se calme».
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/28/01-4347170-wyclef-jean-a-la-manifestation-pour-lannulation-de-lelection.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4347227_article_POS1
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le chanteur Wyclef Jean, écarté de la course à la présidentielle haïtienne en août, était dimanche à Port-au-Prince à la tête d'une manifestation pour demander l'annulation du scrutin en raison de «fraudes» au profit du candidat du parti au pouvoir, a constaté l'AFP.
M. Jean défilait au côté de Michel Martelly, un des favoris à la présidentielle, pour que l'élection soit annulée. M. Martelly ainsi que onze autres candidats à la succession du président René Préval ont demandé plus tôt dimanche que le scrutin soit annulé en raison de «fraudes» opérées pour favoriser Jude Célestin, candidat d'Inite («Unité» en français), le parti de M. Préval.
«On ne doit pas voler le vote populaire», a dit Wyclef Jean à l'AFP alors que le cortège se dirigeait vers le centre-ville de Port-au-Prince.
Plusieurs centaines de personnes participaient à cette manifestation qui avait commencé dans une ambiance festive.
Alors que 12 des 18 candidats à l'élection présidentielle ont réclamé l'annulation du scrutin, le CEP (Conseil électoral provisoire) a indiqué dimanche que le vote se poursuivrait.
«Le vote se poursuit», a affirmé le président du CEP Gaillot Dorsainvil précisant que l'instance, «la seule à pouvoir annuler des élections (...) évaluerait le vote» en fin de journée «pour voir s'il y a lieu de réorganiser des élections» dans certains bureaux.
Par ailleurs, les diplomates amis d'Haïti se sont réunis dimanche, selon une source diplomatique qui a indiqué à l'AFP qu'ils entendaient demander «aux candidats à la présidence d'appeler leurs partisans au calme et aux plus hautes autorités du pays à prendre leurs responsabilités pour que la situation se calme».
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/28/01-4347170-wyclef-jean-a-la-manifestation-pour-lannulation-de-lelection.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4347227_article_POS1
Scrutin en Haïti: la communauté de Québec choquée
Publié le 29 novembre 2010
Mikaël Lalancette, Le Soleil
(Québec) La communauté haïtienne de Québec savait que la tenue de l'élection présidentielle comportait un risque d'irrégularités, de turbulences et de fraudes. Mais jamais au point de soulever un vaste mouvement réclamant l'annulation pure et simple de l'élection.
«C'est littéralement grossier, il n'y a pas d'autre mot», a réagi le président de l'Association haïtienne de Québec, Adrien Chavannes. «Les gens de la communauté savaient qu'il y aurait des irrégularités, mais on pensait qu'on pourrait quand même faire les choses de façon civilisée.»
Si le représentant de la communauté de 800 membres salue l'unité dont ont fait preuve 13 candidats sur 18 en exigeant l'annulation du scrutin, M. Chavannes espère tout de même que ces derniers iront chercher des appuis de la communauté internationale pour freiner «cette mascarade».
Sans quoi il sera difficile de renverser le couronnement du «dauphin» du président sortant René Préval, Jude Célestin.
«Étant donné la situation dans le pays, ce sera difficile d'avoir une mobilisation populaire contre cette élection. Beaucoup de gens en Haïti ne s'y intéressaient même pas avant qu'elle soit déclenchée», a fait remarquer M. Chavannes.
Rôle du Canada
L'enseignant retraité du Cégep Limoilou a souligné que la communauté internationale devait jouer pleinement son rôle puisque, des 30 millions $ nécessaires à la tenue des élections, 22 seront assumés par cette dernière.
Les deux tiers de cette somme proviendront des États-Unis, du Canada, du Brésil et de l'Union européenne. Cela fait dire à M. Chavannes qu'il y a «des moyens de se faire entendre. Les représentations et les pressions doivent être faites auprès des ambassades de ces pays».
Les observateurs étrangers, veillant à la bonne marche du scrutin, ont une «lourde responsabilité» sur leurs épaules, selon lui. «En ne dénonçant pas les problèmes, les candidats et les observateurs étrangers deviennent eux-mêmes complices du système.»
Les propos du président de l'association de Québec font écho à ceux de Stefan Widmaier, un bachelier en administration de l'Université Laval.
Le jeune Haïtien, qui se tient informé depuis plusieurs jours sur son pays natal par l'entremise des radios haïtiennes sur Internet, a constaté le désintérêt de la population en discutant avec sa mère la veille.
«Elle ne savait même pas si elle irait voter», a indiqué le natif de Port-au-Prince. Lorsque Le Soleil lui a demandé si l'incertitude de sa mère était causée par la faiblesse des candidats ou par l'absence d'intérêt pour l'élection, il a répondu : «Un peu des deux.»
«On s'attendait un peu à ça. Les gens en Haïti veulent entendre parler de la reconstruction du pays, de la situation du choléra. Ce qu'il faut, c'est du changement, un retour de la stabilité, des investissements étrangers et la promotion de l'éducation. Le pays n'avait pas besoin d'une élection truquée», a tranché le jeune homme.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201011/28/01-4347227-scrutin-en-haiti-la-communaute-de-quebec-choquee.php
Mikaël Lalancette, Le Soleil
(Québec) La communauté haïtienne de Québec savait que la tenue de l'élection présidentielle comportait un risque d'irrégularités, de turbulences et de fraudes. Mais jamais au point de soulever un vaste mouvement réclamant l'annulation pure et simple de l'élection.
«C'est littéralement grossier, il n'y a pas d'autre mot», a réagi le président de l'Association haïtienne de Québec, Adrien Chavannes. «Les gens de la communauté savaient qu'il y aurait des irrégularités, mais on pensait qu'on pourrait quand même faire les choses de façon civilisée.»
Si le représentant de la communauté de 800 membres salue l'unité dont ont fait preuve 13 candidats sur 18 en exigeant l'annulation du scrutin, M. Chavannes espère tout de même que ces derniers iront chercher des appuis de la communauté internationale pour freiner «cette mascarade».
Sans quoi il sera difficile de renverser le couronnement du «dauphin» du président sortant René Préval, Jude Célestin.
«Étant donné la situation dans le pays, ce sera difficile d'avoir une mobilisation populaire contre cette élection. Beaucoup de gens en Haïti ne s'y intéressaient même pas avant qu'elle soit déclenchée», a fait remarquer M. Chavannes.
Rôle du Canada
L'enseignant retraité du Cégep Limoilou a souligné que la communauté internationale devait jouer pleinement son rôle puisque, des 30 millions $ nécessaires à la tenue des élections, 22 seront assumés par cette dernière.
Les deux tiers de cette somme proviendront des États-Unis, du Canada, du Brésil et de l'Union européenne. Cela fait dire à M. Chavannes qu'il y a «des moyens de se faire entendre. Les représentations et les pressions doivent être faites auprès des ambassades de ces pays».
Les observateurs étrangers, veillant à la bonne marche du scrutin, ont une «lourde responsabilité» sur leurs épaules, selon lui. «En ne dénonçant pas les problèmes, les candidats et les observateurs étrangers deviennent eux-mêmes complices du système.»
Les propos du président de l'association de Québec font écho à ceux de Stefan Widmaier, un bachelier en administration de l'Université Laval.
Le jeune Haïtien, qui se tient informé depuis plusieurs jours sur son pays natal par l'entremise des radios haïtiennes sur Internet, a constaté le désintérêt de la population en discutant avec sa mère la veille.
«Elle ne savait même pas si elle irait voter», a indiqué le natif de Port-au-Prince. Lorsque Le Soleil lui a demandé si l'incertitude de sa mère était causée par la faiblesse des candidats ou par l'absence d'intérêt pour l'élection, il a répondu : «Un peu des deux.»
«On s'attendait un peu à ça. Les gens en Haïti veulent entendre parler de la reconstruction du pays, de la situation du choléra. Ce qu'il faut, c'est du changement, un retour de la stabilité, des investissements étrangers et la promotion de l'éducation. Le pays n'avait pas besoin d'une élection truquée», a tranché le jeune homme.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201011/28/01-4347227-scrutin-en-haiti-la-communaute-de-quebec-choquee.php
Chaos électoral
Publié le 29 novembre 2010
Agnès Gruda, envoyée spéciale, La Presse
(Port-au-Prince, Haïti) Des électeurs incapables de trouver leur nom sur la liste électorale. Des manifestants qui expriment leur rejet du régime en place: «Nous ne voulons plus du pouvoir du choléra!» Haïti a connu une journée de vote chaotique, hier. L'opposition a dénoncé «la fraude massive qui est en train de se commettre» et appelé à l'annulation des élections. Mais pour l'heure, il n'est pas question d'invalider le scrutin.
Les bureaux de vote n'avaient pas encore fermé leurs portes, hier, quand des milliers de partisans du chanteur Michel Martelly, candidat à la présidence d'Haïti, se sont mis en marche vers le centre de la capitale en dansant dans une atmosphère de carnaval.
«Jude Célestin donne de l'argent, mais moi, j'ai voté pour Martelly», scandait la foule, en faisant allusion au dauphin du président René Préval, à qui on reproche d'avoir tenté d'acheter l'appui des électeurs.
Quelques heures plus tôt, 12 des 18 candidats à la présidence, y compris toutes les figures de proue de l'opposition, dont Michel Martelly et la favorite des sondages, Mirlande Manigat, avaient réclamé l'annulation du vote et la tenue de nouvelles élections.
Dans une rare déclaration unanime, ces politiciens ont dénoncé «la fraude massive qui est en train de se commettre dans tout le pays et dans la majorité des centres de vote.»
Ils ont reproché au Conseil électoral provisoire, responsable de l'organisation du scrutin, d'avoir «trafiqué» les élections, en accord avec le gouvernement de René Préval. Et ils ont appelé la population à manifester pacifiquement en faveur d'un «Haïti nouveau».
Les élections d'hier sont un «désordre organisé par l'État pour garder les gens dans la misère», a lancé Michel Martelly en quittant l'hôtel Caribe où avait eu lieu la conférence de presse.
«Après le tremblement de terre et le choléra, ce vote est le pire des désastres», a dénoncé un autre candidat de l'opposition, Leslie Voltaire.
«Le parti du pouvoir a dépensé des millions pour gagner ces élections, alors que les gens ont faim. Nous voulons la démocratie», s'est exclamée une femme croisée sur la route montant vers l'hôtel Caribe.
Pour qui avait-elle voté? «Mon vote est secret, mais je peux vous dire que j'ai voté contre Inité», a-t-elle répondu, citant le parti du président René Préval.
Vote de rejet
Voilà qui résume bien l'atmosphère qui régnait hier à Port-au-Prince, où l'on sentait un engouement enthousiaste pour le candidat à la tête chauve, Michel Martelly. Mais où dominait surtout le rejet massif du régime en place, désormais associé à l'épidémie de choléra qui a fait plus de 1600 morts depuis cinq semaines.
Les manifestants ont arraché des dizaines d'affiches de Jude Célestin, qui avait tapissé la ville de son visage souriant, rayé d'une moustache. Hier après-midi, des centaines de ces affiches jonchaient les rues de la capitale.
En début d'après-midi, le chanteur Wyclef Jean, dont la candidature à la présidence a été rejetée par le Conseil électoral, a rejoint la camionnette de Michel Martelly qui a défilé devant une population en liesse.
«Je suis très fier, Michel Martelly est un homme généreux, il donne à manger aux gens, moi, j'ai déjà joué au football avec lui, vous imaginez Jude Célestin jouer au football?» a demandé un des manifestants, Marvin Petit-frère, qui exultait au point d'embrasser les passants.
Le climat de fête qui régnait hier à Port-au-Prince n'avait rien à voir avec les manifestations violentes qu'Haïti a connues la semaine dernière. Il n'y avait ni pierres ni pneus brûlés. Mais ailleurs au pays, on a rapporté quelques explosions de violence. À Jacmel, des partisans de Michel Martelly et de Jude Célestin se sont affrontés à coups de pierres. Dans plusieurs villes, des boîtes de scrutin ont été vidées dans la rue. Plusieurs bureaux de vote ont été saccagés et deux personnes ont été tuées dans des affrontements à Aquin, près de la ville des Cayes, selon la presse locale.
Dans la capitale, les manifestants se sont dirigés vers un bureau du Conseil électoral, des pierres ont été lancées et la manifestation a finalement été dispersée au moyen de gaz lacrymogènes.
Vote chaotique
Ces incidents sont survenus à l'issue d'une journée de vote chaotique. D'innombrables électeurs ne parvenaient pas à trouver leur nom sur la liste électorale et ne savaient pas dans quel bureau de scrutin ils devaient voter.
«Je n'ai pas trouvé mon nom, je ne pourrai pas voter», pestait Dalia, rencontrée à la sortie du bureau de vote du Lycée français, dans Pétionville, une demi-heure avant la fermeture du bureau de scrutin.
Un autre électeur, Paul Ismerand, a passé des heures à chercher son nom lui aussi. Il a fini par le trouver. «Moi, j'ai voté contre ce gouvernement. Nous ne voulons plus du pouvoir du choléra!»
Louis Smith s'est rendu tôt hier matin au lycée Sainte-Anne, à Cité-Soleil, célèbre bidonville de Port-au-Prince, où il devait travailler comme scrutateur. «Je suis arrivé à 3h du matin, mais je me suis rendu compte que ma place avait été prise», a-t-il déploré.
Pas question d'annulation
Avec le déroulement chaotique du vote, les dénonciations de fraude et l'appel au report de l'élection, le Conseil électoral provisoire a fini par admettre qu'il y avait eu des problèmes dans une centaine de centres de vote. Mais pas question d'annuler l'élection, le Conseil n'ayant pas reçu de demande formelle en ce sens.
La veille du vote, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains, Colin Granderson, a dit prendre au sérieux les rumeurs dénonçant les changements de dernière minute sur les listes de superviseurs des bureaux de vote. Mais dans l'ensemble, il a dit faire confiance aux «verrous» que le Conseil électoral avait instaurés contre la fraude.
La conférence de presse au cours de laquelle la mission de l'OEA devait faire ses premières observations, hier, a été annulée après l'appel à la suspension du scrutin. La mission a déployé 118 observateurs internationaux pour suivre le vote dans environ 11 000 bureaux de scrutin.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/29/01-4347251-chaos-electoral.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4347246_article_POS2
Agnès Gruda, envoyée spéciale, La Presse
(Port-au-Prince, Haïti) Des électeurs incapables de trouver leur nom sur la liste électorale. Des manifestants qui expriment leur rejet du régime en place: «Nous ne voulons plus du pouvoir du choléra!» Haïti a connu une journée de vote chaotique, hier. L'opposition a dénoncé «la fraude massive qui est en train de se commettre» et appelé à l'annulation des élections. Mais pour l'heure, il n'est pas question d'invalider le scrutin.
Les bureaux de vote n'avaient pas encore fermé leurs portes, hier, quand des milliers de partisans du chanteur Michel Martelly, candidat à la présidence d'Haïti, se sont mis en marche vers le centre de la capitale en dansant dans une atmosphère de carnaval.
«Jude Célestin donne de l'argent, mais moi, j'ai voté pour Martelly», scandait la foule, en faisant allusion au dauphin du président René Préval, à qui on reproche d'avoir tenté d'acheter l'appui des électeurs.
Quelques heures plus tôt, 12 des 18 candidats à la présidence, y compris toutes les figures de proue de l'opposition, dont Michel Martelly et la favorite des sondages, Mirlande Manigat, avaient réclamé l'annulation du vote et la tenue de nouvelles élections.
Dans une rare déclaration unanime, ces politiciens ont dénoncé «la fraude massive qui est en train de se commettre dans tout le pays et dans la majorité des centres de vote.»
Ils ont reproché au Conseil électoral provisoire, responsable de l'organisation du scrutin, d'avoir «trafiqué» les élections, en accord avec le gouvernement de René Préval. Et ils ont appelé la population à manifester pacifiquement en faveur d'un «Haïti nouveau».
Les élections d'hier sont un «désordre organisé par l'État pour garder les gens dans la misère», a lancé Michel Martelly en quittant l'hôtel Caribe où avait eu lieu la conférence de presse.
«Après le tremblement de terre et le choléra, ce vote est le pire des désastres», a dénoncé un autre candidat de l'opposition, Leslie Voltaire.
«Le parti du pouvoir a dépensé des millions pour gagner ces élections, alors que les gens ont faim. Nous voulons la démocratie», s'est exclamée une femme croisée sur la route montant vers l'hôtel Caribe.
Pour qui avait-elle voté? «Mon vote est secret, mais je peux vous dire que j'ai voté contre Inité», a-t-elle répondu, citant le parti du président René Préval.
Vote de rejet
Voilà qui résume bien l'atmosphère qui régnait hier à Port-au-Prince, où l'on sentait un engouement enthousiaste pour le candidat à la tête chauve, Michel Martelly. Mais où dominait surtout le rejet massif du régime en place, désormais associé à l'épidémie de choléra qui a fait plus de 1600 morts depuis cinq semaines.
Les manifestants ont arraché des dizaines d'affiches de Jude Célestin, qui avait tapissé la ville de son visage souriant, rayé d'une moustache. Hier après-midi, des centaines de ces affiches jonchaient les rues de la capitale.
En début d'après-midi, le chanteur Wyclef Jean, dont la candidature à la présidence a été rejetée par le Conseil électoral, a rejoint la camionnette de Michel Martelly qui a défilé devant une population en liesse.
«Je suis très fier, Michel Martelly est un homme généreux, il donne à manger aux gens, moi, j'ai déjà joué au football avec lui, vous imaginez Jude Célestin jouer au football?» a demandé un des manifestants, Marvin Petit-frère, qui exultait au point d'embrasser les passants.
Le climat de fête qui régnait hier à Port-au-Prince n'avait rien à voir avec les manifestations violentes qu'Haïti a connues la semaine dernière. Il n'y avait ni pierres ni pneus brûlés. Mais ailleurs au pays, on a rapporté quelques explosions de violence. À Jacmel, des partisans de Michel Martelly et de Jude Célestin se sont affrontés à coups de pierres. Dans plusieurs villes, des boîtes de scrutin ont été vidées dans la rue. Plusieurs bureaux de vote ont été saccagés et deux personnes ont été tuées dans des affrontements à Aquin, près de la ville des Cayes, selon la presse locale.
Dans la capitale, les manifestants se sont dirigés vers un bureau du Conseil électoral, des pierres ont été lancées et la manifestation a finalement été dispersée au moyen de gaz lacrymogènes.
Vote chaotique
Ces incidents sont survenus à l'issue d'une journée de vote chaotique. D'innombrables électeurs ne parvenaient pas à trouver leur nom sur la liste électorale et ne savaient pas dans quel bureau de scrutin ils devaient voter.
«Je n'ai pas trouvé mon nom, je ne pourrai pas voter», pestait Dalia, rencontrée à la sortie du bureau de vote du Lycée français, dans Pétionville, une demi-heure avant la fermeture du bureau de scrutin.
Un autre électeur, Paul Ismerand, a passé des heures à chercher son nom lui aussi. Il a fini par le trouver. «Moi, j'ai voté contre ce gouvernement. Nous ne voulons plus du pouvoir du choléra!»
Louis Smith s'est rendu tôt hier matin au lycée Sainte-Anne, à Cité-Soleil, célèbre bidonville de Port-au-Prince, où il devait travailler comme scrutateur. «Je suis arrivé à 3h du matin, mais je me suis rendu compte que ma place avait été prise», a-t-il déploré.
Pas question d'annulation
Avec le déroulement chaotique du vote, les dénonciations de fraude et l'appel au report de l'élection, le Conseil électoral provisoire a fini par admettre qu'il y avait eu des problèmes dans une centaine de centres de vote. Mais pas question d'annuler l'élection, le Conseil n'ayant pas reçu de demande formelle en ce sens.
La veille du vote, le chef de la mission d'observation de l'Organisation des États américains, Colin Granderson, a dit prendre au sérieux les rumeurs dénonçant les changements de dernière minute sur les listes de superviseurs des bureaux de vote. Mais dans l'ensemble, il a dit faire confiance aux «verrous» que le Conseil électoral avait instaurés contre la fraude.
La conférence de presse au cours de laquelle la mission de l'OEA devait faire ses premières observations, hier, a été annulée après l'appel à la suspension du scrutin. La mission a déployé 118 observateurs internationaux pour suivre le vote dans environ 11 000 bureaux de scrutin.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/29/01-4347251-chaos-electoral.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4347246_article_POS2
Élections en Haïti: la communauté de Montréal inquiète
Publié le 29 novembre 2010
Catherine Handfield, La Presse
Gaston Charles attendait des clients hier après-midi dans une station de taxis du Vieux-Montréal. Comme la plupart des chauffeurs d'origine haïtienne, il suivait le déroulement des élections en direct à la radio ethnique montréalaise CPAM.
Lorsque La Presse l'a abordé, il venait tout juste d'apprendre que 12 candidats avaient réclamé l'annulation du scrutin en raison des «fraudes» et des «irrégularités» visant, selon eux, à favoriser Jude Célestin, candidat du président sortant René Préval.
«Ce n'est pas bon, ça, ce n'est pas bon, a-t-il laissé tomber en hochant la tête de gauche à droite. Ça fait longtemps que le processus démocratique est installé en Haïti, mais force est de constater que ce n'est toujours pas une vraie démocratie.»
Il rappelle que les élections législatives de 2000 en Haïti, gagnées par le parti de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, ont également été entachées d'allégations de fraude.
«C'est la même chose qui continue, a-t-il déploré. René Préval est proche d'Aristide, et maintenant, il veut que son candidat soit élu. On ne peut accepter ça. La communauté internationale doit le dénoncer.»
La démocratie haïtienne est encore précaire, convient Frantz Benjamin, membre actif de la communauté haïtienne montréalaise. «Dans un pays comme Haïti, où tout le monde est unanime sur la faiblesse de toutes les institutions, il est clair que la démocratie est encore un processus et qu'on n'y est pas encore», a-t-il dit.
«Vers un réel changement»
Selon lui, les élections devraient inciter les institutions et les organismes présents en Haïti à réfléchir sur leur façon d'intervenir. «Et le peuple haïtien devrait participer à cet exercice-là», a-t-il souligné.
Claudel Toussaint, membre actif de la communauté et gestionnaire à la Ville de Montréal, qualifie la situation actuelle de «désolante» et «préoccupante».
Si les allégations de fraude s'avèrent, dit-il, il s'agirait d'un échec pour les institutions électorales haïtiennes, pour le pouvoir en place, mais aussi pour les pays étrangers qui ont investi des millions en Haïti.
Aussi imparfait soit-il, le scrutin d'hier constitue malgré tout un «passage obligé» vers un réel changement en Haïti. «Le pouvoir actuel a atteint ses limites dans la gestion de la crise du séisme de janvier. Il faut faire place à un renouveau économique, culturel, institutionnel, social et psychologique.»
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/29/01-4347246-elections-en-haiti-la-communaute-de-montreal-inquiete.php
Catherine Handfield, La Presse
Gaston Charles attendait des clients hier après-midi dans une station de taxis du Vieux-Montréal. Comme la plupart des chauffeurs d'origine haïtienne, il suivait le déroulement des élections en direct à la radio ethnique montréalaise CPAM.
Lorsque La Presse l'a abordé, il venait tout juste d'apprendre que 12 candidats avaient réclamé l'annulation du scrutin en raison des «fraudes» et des «irrégularités» visant, selon eux, à favoriser Jude Célestin, candidat du président sortant René Préval.
«Ce n'est pas bon, ça, ce n'est pas bon, a-t-il laissé tomber en hochant la tête de gauche à droite. Ça fait longtemps que le processus démocratique est installé en Haïti, mais force est de constater que ce n'est toujours pas une vraie démocratie.»
Il rappelle que les élections législatives de 2000 en Haïti, gagnées par le parti de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, ont également été entachées d'allégations de fraude.
«C'est la même chose qui continue, a-t-il déploré. René Préval est proche d'Aristide, et maintenant, il veut que son candidat soit élu. On ne peut accepter ça. La communauté internationale doit le dénoncer.»
La démocratie haïtienne est encore précaire, convient Frantz Benjamin, membre actif de la communauté haïtienne montréalaise. «Dans un pays comme Haïti, où tout le monde est unanime sur la faiblesse de toutes les institutions, il est clair que la démocratie est encore un processus et qu'on n'y est pas encore», a-t-il dit.
«Vers un réel changement»
Selon lui, les élections devraient inciter les institutions et les organismes présents en Haïti à réfléchir sur leur façon d'intervenir. «Et le peuple haïtien devrait participer à cet exercice-là», a-t-il souligné.
Claudel Toussaint, membre actif de la communauté et gestionnaire à la Ville de Montréal, qualifie la situation actuelle de «désolante» et «préoccupante».
Si les allégations de fraude s'avèrent, dit-il, il s'agirait d'un échec pour les institutions électorales haïtiennes, pour le pouvoir en place, mais aussi pour les pays étrangers qui ont investi des millions en Haïti.
Aussi imparfait soit-il, le scrutin d'hier constitue malgré tout un «passage obligé» vers un réel changement en Haïti. «Le pouvoir actuel a atteint ses limites dans la gestion de la crise du séisme de janvier. Il faut faire place à un renouveau économique, culturel, institutionnel, social et psychologique.»
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/29/01-4347246-elections-en-haiti-la-communaute-de-montreal-inquiete.php
Haïti: deux morts et des candidats qui réclament l'annulation du scrutin
Les élections présidentielles en Haïti tournent au réglement de comptes. La plupart des candidats continuent de réclamer l'annulation du scrutin. Des affrontements dans les rues ont fait deux morts. L'Onu en appelle au calme. Mise à jour : 29.11.2010, 08h30
Haïti n'avait pas besoin de ça. Après le violent séisme qui a ravagé le pays en janvier dernier, c'est à une nouvelle tempête, politique cette fois, que les habitants doivent faire face.
Ce lundi matin, treize des dix-neuf candidats aux élections présidentielles et législatives continuent de réclamer l'annulation du scrutin d'hier.
Ils dénoncent des «fraudes organisées à haut niveau» alors que le scrutin a été validé cette nuit dans la majorité des bureaux de vote.
A la suite de cette journée de vote, des milliers de manifestants ont défilé dimanche soir à Port-au-Prince, accusant le pouvoir en place de fraudes destinées à favoriser le candidat Jude Célestin. La candidate Mirlande Manigat, une des favoris a relayé cette demande via son porte-parole, Patrice Dumond. «Il ne s'agit pas uniquement de fraudes, c'est un véritable scandale, un véritable kidnapping des élections», a t-il déclaré à la mi-journée.
Le scrutin a été marqué dimanche par plusieurs scènes de violence dans différents bureaux de vote qui ont fermé à l'heure prévue. Beaucoup ont été saccagés et de nombreux affrontements entre rivaux politiques auraient fait deux morts et plusieurs blessés.
L'ONU et la communauté internationale ont exprimé dimanche «leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents», et exhorté la population et les acteurs politiques «à rester calmes».
Qui pour le second tour ?
Mirlande Manigat avait déjà évoqué le risque de fraudes plusieurs jours avant la consultation. Autre candidat pas du tout content du déroulement de ce scrutin, Jacques Edouard Alexis. Lui aussi, il a invoqué une succession d'irrégularités. Il a également mis en cause le rôle du président sortant René Préval dans l'organisation du scrutin. «Je ne veux plus d'élection avec (René) Préval», a-t-il dit.
C'est le cas également de Yvon Neptune. Mais «que propose-t-on après?», s'est-il demandé au cours de la même conférence de presse que ses concurrents réclamant l'annulation du vote. «Que peut-on faire en attendant de bonnes élections? Il faut une solution concertée entre tous les candidats», a t-il dit.
Moins d’un an après le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, faisant 250 000 morts, 4,7 millions d’électeurs devaient élire hier le successeur du président René Préval, à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat.
19 candidats se disputaient ce premier tour mais seulement 3 pourraient émerger du lot. Le candidat du pouvoir sortant Jude Célestin, l'ex-Première dame Mirlande Manigat, universitaire de 70 ans et diplômée de la Sorbonne et la star de la chanson Michel Martelly semblent les mieux placés pour se qualifier pour le second tour de la présidentielle.
http://www.leparisien.fr/international/haiti-deux-morts-et-des-candidats-qui-reclament-l-annulation-du-scrutin-28-11-2010-1169379.php
Haïti n'avait pas besoin de ça. Après le violent séisme qui a ravagé le pays en janvier dernier, c'est à une nouvelle tempête, politique cette fois, que les habitants doivent faire face.
Ce lundi matin, treize des dix-neuf candidats aux élections présidentielles et législatives continuent de réclamer l'annulation du scrutin d'hier.
Ils dénoncent des «fraudes organisées à haut niveau» alors que le scrutin a été validé cette nuit dans la majorité des bureaux de vote.
A la suite de cette journée de vote, des milliers de manifestants ont défilé dimanche soir à Port-au-Prince, accusant le pouvoir en place de fraudes destinées à favoriser le candidat Jude Célestin. La candidate Mirlande Manigat, une des favoris a relayé cette demande via son porte-parole, Patrice Dumond. «Il ne s'agit pas uniquement de fraudes, c'est un véritable scandale, un véritable kidnapping des élections», a t-il déclaré à la mi-journée.
Le scrutin a été marqué dimanche par plusieurs scènes de violence dans différents bureaux de vote qui ont fermé à l'heure prévue. Beaucoup ont été saccagés et de nombreux affrontements entre rivaux politiques auraient fait deux morts et plusieurs blessés.
L'ONU et la communauté internationale ont exprimé dimanche «leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents», et exhorté la population et les acteurs politiques «à rester calmes».
Qui pour le second tour ?
Mirlande Manigat avait déjà évoqué le risque de fraudes plusieurs jours avant la consultation. Autre candidat pas du tout content du déroulement de ce scrutin, Jacques Edouard Alexis. Lui aussi, il a invoqué une succession d'irrégularités. Il a également mis en cause le rôle du président sortant René Préval dans l'organisation du scrutin. «Je ne veux plus d'élection avec (René) Préval», a-t-il dit.
C'est le cas également de Yvon Neptune. Mais «que propose-t-on après?», s'est-il demandé au cours de la même conférence de presse que ses concurrents réclamant l'annulation du vote. «Que peut-on faire en attendant de bonnes élections? Il faut une solution concertée entre tous les candidats», a t-il dit.
Moins d’un an après le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, faisant 250 000 morts, 4,7 millions d’électeurs devaient élire hier le successeur du président René Préval, à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat.
19 candidats se disputaient ce premier tour mais seulement 3 pourraient émerger du lot. Le candidat du pouvoir sortant Jude Célestin, l'ex-Première dame Mirlande Manigat, universitaire de 70 ans et diplômée de la Sorbonne et la star de la chanson Michel Martelly semblent les mieux placés pour se qualifier pour le second tour de la présidentielle.
http://www.leparisien.fr/international/haiti-deux-morts-et-des-candidats-qui-reclament-l-annulation-du-scrutin-28-11-2010-1169379.php
L'épidémie de choléra en Haïti importée, selon un épidémiologiste réputé
De Deborah PASMANTIER (AFP) – PARIS — L'épidémie de choléra en Haïti a été importée, la souche ne pouvant provenir ni de l'environnement ni des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier, a déclaré à l'AFP le professeur français Renaud Piarroux, épidémiologiste de retour d'une mission pour le gouvernement haïtien.
Le Pf Piarroux, spécialiste du choléra revenu dimanche d'une mission de trois semaines en Haïti à la demande du ministère haïtien de la Santé et de l'ambassade de France est formel : l'épidémie "n'est pas liée au séisme, elle ne provient pas non plus d'une souche environnementale".
"Cela a commencé dans le centre du pays. Pas au bord de la mer ni dans les camps de sinistrés (où vivent 1,3 million de personnes). L?épidémie ne peut donc être d'origine locale. C'est-à-dire que c'est importé", explique ce chef de service dans un hôpital de Marseille (sud de la France).
Selon des responsables haïtiens, les premiers cas sont apparus mi-octobre sur les bords d?un affluent du fleuve de l'Artibonite, à proximité de la base des Casques bleus népalais de la Mission de l'ONU en Haïti (Minustah) à Mirebalais (centre).
Ces derniers ont été accusés par une partie de la population d'avoir importé la maladie qui a fait plus de 1.640 morts.
Le docteur français Gérard Chevallier, qui a travaillé avec le professeur Piarroux, a récemment estimé que "la probabilité épidémiologique est élevée".
Des accusations démenties par la Minustah qui a indiqué que les tests réalisés dans les latrines et eaux du camp népalais étaient "négatifs".
"L'épidémie a explosé sur un mode extrêmement violent le 19 octobre avec plusieurs milliers de cas et plusieurs centaines de morts en quelques jours après que de très nombreuses personnes ont bu l'eau du fleuve dans le delta de l'Artibonite. On n'a jamais vu ça en termes de rapidité de démarrage depuis l?épidémie autour de Goma (ex-Zaïre) en 1994", poursuit le professeur Piarroux.
La bactérie se transmet généralement d'homme à homme. Elle peut aussi se transmettre par de l'eau "mais normalement avant d'arriver à toucher plusieurs milliers de personnes, il se passe des semaines ou des mois. Là, on parle de jours", poursuit l'épidémiologiste qui a fait de nombreuses missions sur le choléra en Afrique.
L'épidémie a aussi connu "une vitesse de diffusion exceptionnelle car les gens ont fui et amené en quelques jours le choléra dans de nombreuses communes à la périphérie de l'Artibonite". Elle va continuer à s'étendre, mais avec une vitesse de propagation bien moins rapide notamment dans le sud du pays, selon M. Piarroux.
A ce stade, "à peu près la moitié des communes du pays sont touchées plus ou moins fortement", selon les constatations faites par le professeur sur le terrain. "On en est à plus de 70.000 cas, on peut facilement imaginer qu'on atteigne les 200.000. Mais il n'y aura pas des dizaines de milliers de morts ni de pic majeur".
Plusieurs zones restent très vulnérables en particulier dans les montagnes situées au nord de la plaine de l'Artibonite. "Ce sont des zones rurales avec des villages isolés où il y a peu d'accès aux soins et où l?eau potable manque. Par endroits, on compte déjà plus d'un mort pour 1.000 habitants".
La situation est également très tendue dans certaines zones urbaines, telles que le faubourg de Cité Soleil à Port-au-Prince et la ville de Cap-Haïtien (nord).
Le professeur, qui remettra un rapport au ministère français des Affaires étrangères, estime que l'accès aux soins et leur qualité sont "bons" avec une létalité autour de 1% dans la plupart des structures d'accueil.
Il estime également que la récente mise en place avec les Haïtiens d'un système permettant de recueillir les informations sur le choléra dans chaque commune, avec un délai de deux ou trois jours, devrait permettre de mieux cibler la prise en charge des malades.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9OIg7n4IvdkZPTYQy9iF7XW9sdQ?docId=CNG.3aa9b2b331e0e7147832516f5b8ae5c0.7e1
Le Pf Piarroux, spécialiste du choléra revenu dimanche d'une mission de trois semaines en Haïti à la demande du ministère haïtien de la Santé et de l'ambassade de France est formel : l'épidémie "n'est pas liée au séisme, elle ne provient pas non plus d'une souche environnementale".
"Cela a commencé dans le centre du pays. Pas au bord de la mer ni dans les camps de sinistrés (où vivent 1,3 million de personnes). L?épidémie ne peut donc être d'origine locale. C'est-à-dire que c'est importé", explique ce chef de service dans un hôpital de Marseille (sud de la France).
Selon des responsables haïtiens, les premiers cas sont apparus mi-octobre sur les bords d?un affluent du fleuve de l'Artibonite, à proximité de la base des Casques bleus népalais de la Mission de l'ONU en Haïti (Minustah) à Mirebalais (centre).
Ces derniers ont été accusés par une partie de la population d'avoir importé la maladie qui a fait plus de 1.640 morts.
Le docteur français Gérard Chevallier, qui a travaillé avec le professeur Piarroux, a récemment estimé que "la probabilité épidémiologique est élevée".
Des accusations démenties par la Minustah qui a indiqué que les tests réalisés dans les latrines et eaux du camp népalais étaient "négatifs".
"L'épidémie a explosé sur un mode extrêmement violent le 19 octobre avec plusieurs milliers de cas et plusieurs centaines de morts en quelques jours après que de très nombreuses personnes ont bu l'eau du fleuve dans le delta de l'Artibonite. On n'a jamais vu ça en termes de rapidité de démarrage depuis l?épidémie autour de Goma (ex-Zaïre) en 1994", poursuit le professeur Piarroux.
La bactérie se transmet généralement d'homme à homme. Elle peut aussi se transmettre par de l'eau "mais normalement avant d'arriver à toucher plusieurs milliers de personnes, il se passe des semaines ou des mois. Là, on parle de jours", poursuit l'épidémiologiste qui a fait de nombreuses missions sur le choléra en Afrique.
L'épidémie a aussi connu "une vitesse de diffusion exceptionnelle car les gens ont fui et amené en quelques jours le choléra dans de nombreuses communes à la périphérie de l'Artibonite". Elle va continuer à s'étendre, mais avec une vitesse de propagation bien moins rapide notamment dans le sud du pays, selon M. Piarroux.
A ce stade, "à peu près la moitié des communes du pays sont touchées plus ou moins fortement", selon les constatations faites par le professeur sur le terrain. "On en est à plus de 70.000 cas, on peut facilement imaginer qu'on atteigne les 200.000. Mais il n'y aura pas des dizaines de milliers de morts ni de pic majeur".
Plusieurs zones restent très vulnérables en particulier dans les montagnes situées au nord de la plaine de l'Artibonite. "Ce sont des zones rurales avec des villages isolés où il y a peu d'accès aux soins et où l?eau potable manque. Par endroits, on compte déjà plus d'un mort pour 1.000 habitants".
La situation est également très tendue dans certaines zones urbaines, telles que le faubourg de Cité Soleil à Port-au-Prince et la ville de Cap-Haïtien (nord).
Le professeur, qui remettra un rapport au ministère français des Affaires étrangères, estime que l'accès aux soins et leur qualité sont "bons" avec une létalité autour de 1% dans la plupart des structures d'accueil.
Il estime également que la récente mise en place avec les Haïtiens d'un système permettant de recueillir les informations sur le choléra dans chaque commune, avec un délai de deux ou trois jours, devrait permettre de mieux cibler la prise en charge des malades.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9OIg7n4IvdkZPTYQy9iF7XW9sdQ?docId=CNG.3aa9b2b331e0e7147832516f5b8ae5c0.7e1
dimanche 28 novembre 2010
Haïti-présidentielle: scrutin contesté
Par FTV avec AFP Les bureaux de vote ont fermé dimanche soir en Haïti à l'issue du premier tour de la présidentielle, déjà contesté
Douze des 18 candidats à la présidentielle ont réclamé dimanche l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes". Ils ont été rejoints par des milliers de manifestants à Port-au-Prince.
Près de 5 millions d'Haïtiens étaient appelés à choisir dimanche leur nouveau président ainsi que leurs parlementaires (99 députés et 11 sénateurs).
Douze candidats sur 18, dont Mirlande Manigat, Michel Martelly et Jacques-Edouard Alexis, ont dénoncé dimanche dans une déclaration commune "un complot du gouvernement et du Conseil électoral provisoire (CEP) pour trafiquer les élections au profit du candidat du parti au pouvoir".
"Il ne s'agit pas uniquement de fraudes, c'est un véritable scandale, un véritable kidnapping des élections", a dénoncé de son côté le porte-parole de Mme Manigat, qui fait figure de favorite.
Des milliers de manifestants ont défilé dimanche soir à Port-au-Prince pour exiger l'annulation du scrutin présidentiel, accusant le pouvoir en place de fraudes destinées à favoriser le candidat du parti au pouvoir, Jude Celestin.
Un scrutin émaillé d'incidents
Plusieurs incidents sont survenus dans des bureaux de vote durant le scrutin de dimanche qui s'est achevé à 16h locales (21h GMT).
Les opérations de vote ont déjà été annulées dans deux villes du nord d'Haïti, suite à des violences qui ont fait au moins deux blessés, tandis qu'un centre de vote a été saccagé à Port-au-Prince.
A Petit-Goâve, au sud-ouest d'Haïti , la police a tiré en l'air pour disperser la foule, a indiqué la mission de l'ONU dans le pays (Minustah).
A Desdunes, dans le nord, après des incidents et des coups de feu qui ont fait des blessés, la Minustah avait envoyé dimanche matin une demi-douzaine de véhicules blindés "pour reprendre le contrôle de la situation" et faire reprendre le déroulement du scrutin qui a été interrompu.
Plus tôt dimanche, le chef de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, avait affirmé que les élections se passaient dans un climat "paisible", malgré "des incidents mineurs".
3200 agents de police de l'ONU assurent la sécurité des élections aux côtés de 4200 agents de sécurité et 4500 agents de la police nationale haïtienne.
Deux favoris face au candidat du parti au pouvoir
Soutenue par les classes moyennes et intellectuelles, Mme Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, pourrait bénéficier d'un vote de rejet du parti au pouvoir, dont les affiches jaunes et vertes à l'effigie de Jude Célestin recouvrent le pays. "Les Haïtiens ne veulent pas de la continuité. Ils veulent le changement, voire la rupture", a déclaré la candidate.
Jude Célestin, 48 ans, protégé du président sortant, est le candidat du parti au pouvoir. René Préval ne pouvait pas se représenter.
Un troisième candidat, Michel Martelly, plus connu sous son nom de chanteur, Sweet Micky, populaire auprès des jeunes, arriverait en troisième position, selon les sondages.
Les Cayes : un mort parmi les partisans de Martelly
La campagne a été marquée par des affrontements entre partisans des différents candidats qui avaient fait deux morts lundi dernier.
Le candidat Michel Martelly, a-t-on appris samedi de sa porte-parole Karine Beauvoir, a été victime d'un "attentat" dans la soirée de vendredi dans la ville des Cayes.
Un chantier de reconstruction titanesque
La tâche sera titanesque pour reconstruire le pays, un des plus pauvres du monde, après le séisme du 12 janvier qui a tué 250.000 personnes et jeté hors de chez eux plus d'un millions de sinistrés, qui ne sont toujours pas relogés.
Le chaos a été aggravé par l'épidémie de choléra, qui a tué au moins 1648 personnes depuis la mi-octobre et provoqué des violences contre les Casques bleus de l'Onu, accusés par certains d'avoir importé la maladie.
http://info.france2.fr/monde/haiti-presidentielle-scrutin-conteste-66048033.html
Douze des 18 candidats à la présidentielle ont réclamé dimanche l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes". Ils ont été rejoints par des milliers de manifestants à Port-au-Prince.
Près de 5 millions d'Haïtiens étaient appelés à choisir dimanche leur nouveau président ainsi que leurs parlementaires (99 députés et 11 sénateurs).
Douze candidats sur 18, dont Mirlande Manigat, Michel Martelly et Jacques-Edouard Alexis, ont dénoncé dimanche dans une déclaration commune "un complot du gouvernement et du Conseil électoral provisoire (CEP) pour trafiquer les élections au profit du candidat du parti au pouvoir".
"Il ne s'agit pas uniquement de fraudes, c'est un véritable scandale, un véritable kidnapping des élections", a dénoncé de son côté le porte-parole de Mme Manigat, qui fait figure de favorite.
Des milliers de manifestants ont défilé dimanche soir à Port-au-Prince pour exiger l'annulation du scrutin présidentiel, accusant le pouvoir en place de fraudes destinées à favoriser le candidat du parti au pouvoir, Jude Celestin.
Un scrutin émaillé d'incidents
Plusieurs incidents sont survenus dans des bureaux de vote durant le scrutin de dimanche qui s'est achevé à 16h locales (21h GMT).
Les opérations de vote ont déjà été annulées dans deux villes du nord d'Haïti, suite à des violences qui ont fait au moins deux blessés, tandis qu'un centre de vote a été saccagé à Port-au-Prince.
A Petit-Goâve, au sud-ouest d'Haïti , la police a tiré en l'air pour disperser la foule, a indiqué la mission de l'ONU dans le pays (Minustah).
A Desdunes, dans le nord, après des incidents et des coups de feu qui ont fait des blessés, la Minustah avait envoyé dimanche matin une demi-douzaine de véhicules blindés "pour reprendre le contrôle de la situation" et faire reprendre le déroulement du scrutin qui a été interrompu.
Plus tôt dimanche, le chef de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, avait affirmé que les élections se passaient dans un climat "paisible", malgré "des incidents mineurs".
3200 agents de police de l'ONU assurent la sécurité des élections aux côtés de 4200 agents de sécurité et 4500 agents de la police nationale haïtienne.
Deux favoris face au candidat du parti au pouvoir
Soutenue par les classes moyennes et intellectuelles, Mme Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, pourrait bénéficier d'un vote de rejet du parti au pouvoir, dont les affiches jaunes et vertes à l'effigie de Jude Célestin recouvrent le pays. "Les Haïtiens ne veulent pas de la continuité. Ils veulent le changement, voire la rupture", a déclaré la candidate.
Jude Célestin, 48 ans, protégé du président sortant, est le candidat du parti au pouvoir. René Préval ne pouvait pas se représenter.
Un troisième candidat, Michel Martelly, plus connu sous son nom de chanteur, Sweet Micky, populaire auprès des jeunes, arriverait en troisième position, selon les sondages.
Les Cayes : un mort parmi les partisans de Martelly
La campagne a été marquée par des affrontements entre partisans des différents candidats qui avaient fait deux morts lundi dernier.
Le candidat Michel Martelly, a-t-on appris samedi de sa porte-parole Karine Beauvoir, a été victime d'un "attentat" dans la soirée de vendredi dans la ville des Cayes.
Un chantier de reconstruction titanesque
La tâche sera titanesque pour reconstruire le pays, un des plus pauvres du monde, après le séisme du 12 janvier qui a tué 250.000 personnes et jeté hors de chez eux plus d'un millions de sinistrés, qui ne sont toujours pas relogés.
Le chaos a été aggravé par l'épidémie de choléra, qui a tué au moins 1648 personnes depuis la mi-octobre et provoqué des violences contre les Casques bleus de l'Onu, accusés par certains d'avoir importé la maladie.
http://info.france2.fr/monde/haiti-presidentielle-scrutin-conteste-66048033.html
Elections agitées en Haïti: 12 candidats pour une annulation
28.11.2010, 14h22 Douze des 18 candidats à l'élection présidentielle en Haïti et des milliers d'Haïtiens manifestant à Port-au-Prince ont réclamé dimanche l'annulation du scrutin, dénonçant des "fraudes" au cours d'un premier tour émaillé d'incidents qui ont fait des blessés.
Les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives ont fermé comme prévu à 16H00 (21H00 GMT), tandis que des milliers de manifestants se regroupaient à Port-au-Prince réclamant que le scrutin soit annulé en raison de "fraudes".
Le chanteur Wyclef Jean, écarté de la course à la présidentielle haïtienne en août, était dimanche dans la capitale à la tête d'une de ces manifestations pour demander l'annulation du scrutin.
"On ne doit pas voler le vote populaire", a-t-il dit à l'AFP.
Des candidats, parmi lesquels des favoris tels Mirlande Manigat, le chanteur populaire Michel Martelly ainsi que Jacques-Edouard Alexis, ont dénoncé dans une déclaration commune "un complot du gouvernement et du Conseil électoral provisoire (CEP) pour trafiquer les élections au profit du candidat du parti au pouvoir".
Des Casques bleus de l'ONU et des policiers ont été envoyés en renfort devant le siège du CEP.
"Il ne s'agit pas uniquement de fraudes, c'est un véritable scandale, un véritable kidnapping des élections", avait plus tôt déclaré à l'AFP le porte-parole de Mme Manigat, Patrice Dumond. Mme Manigat avait déjà évoqué le risque de fraudes plusieurs jours avant la consultation.
Près de 5 millions d'Haïtiens étaient appelés à choisir leur président parmi 18 candidats, ainsi que leurs parlementaires, dans un pays mis à genoux par le séisme du 12 janvier 2010 et touché par une épidémie de choléra.
Jude Célestin, protégé du président sortant, est le candidat d'Inité, le parti au pouvoir.
Les opérations de vote ont été annulées dans deux villes du nord d'Haïti, suite à des violences qui ont fait au moins deux blessés, tandis qu'un centre de vote a été saccagé à Port-au-Prince dans le quartie de Tabarre.
"Une trentaine de personnes sont arrivées d'un coup et ont tout saccagé. Ils n'avaient pas leurs noms sur les listes et ne pouvaient pas voter", a expliqué un responsable du centre de vote.
A Desdunes, dans le nord, après des incidents et des coups de feu qui ont fait des blessés, la mission de l'ONU en Haïti (Minustah) a envoyé dimanche matin une demi-douzaine de véhicules blindés, a indiqué le maire de cette localité de 42.000 habitants, Wesner Archelus.
Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Gaillot Dorsainvil, a indiqué que son instance, "la seule à pouvoir annuler des élections (...) évaluerait le vote" en fin de journée "pour voir s'il y a lieu de réorganiser des élections" dans certains bureaux.
Par ailleurs, les diplomates amis d'Haïti s'étaient réunis dans la journée, selon une source diplomatique qui a indiqué qu'ils entendaient demander "aux candidats à la présidence d'appeler leurs partisans au calme et aux plus hautes autorités du pays à prendre leurs responsabilités pour que la situation se calme".
Le chef de la Minustah, Edmond Mulet, a assuré que "la décision du peuple sera respectée".
La tâche qui attend le nouveau chef de l'Etat est immense. A la crise sanitaire née de l'épidémie de choléra qui a fait 1.648 morts, s'ajoute la question du sort du million d'Haïtiens jetés à la rue par le séisme dévastateur du 12 janvier au cours duquel plus de 250.000 personnes sont mortes.
Les résultats du premier tour doivent être diffusés à partir du 5 décembre tandis que la passation de pouvoir entre René Préval et le nouveau président est prévue le 7 février, après un éventuel deuxième tour le 16 janvier.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/elections-agitees-en-haiti-12-candidats-pour-une-annulation-28-11-2010-1169283.php
Les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives ont fermé comme prévu à 16H00 (21H00 GMT), tandis que des milliers de manifestants se regroupaient à Port-au-Prince réclamant que le scrutin soit annulé en raison de "fraudes".
Le chanteur Wyclef Jean, écarté de la course à la présidentielle haïtienne en août, était dimanche dans la capitale à la tête d'une de ces manifestations pour demander l'annulation du scrutin.
"On ne doit pas voler le vote populaire", a-t-il dit à l'AFP.
Des candidats, parmi lesquels des favoris tels Mirlande Manigat, le chanteur populaire Michel Martelly ainsi que Jacques-Edouard Alexis, ont dénoncé dans une déclaration commune "un complot du gouvernement et du Conseil électoral provisoire (CEP) pour trafiquer les élections au profit du candidat du parti au pouvoir".
Des Casques bleus de l'ONU et des policiers ont été envoyés en renfort devant le siège du CEP.
"Il ne s'agit pas uniquement de fraudes, c'est un véritable scandale, un véritable kidnapping des élections", avait plus tôt déclaré à l'AFP le porte-parole de Mme Manigat, Patrice Dumond. Mme Manigat avait déjà évoqué le risque de fraudes plusieurs jours avant la consultation.
Près de 5 millions d'Haïtiens étaient appelés à choisir leur président parmi 18 candidats, ainsi que leurs parlementaires, dans un pays mis à genoux par le séisme du 12 janvier 2010 et touché par une épidémie de choléra.
Jude Célestin, protégé du président sortant, est le candidat d'Inité, le parti au pouvoir.
Les opérations de vote ont été annulées dans deux villes du nord d'Haïti, suite à des violences qui ont fait au moins deux blessés, tandis qu'un centre de vote a été saccagé à Port-au-Prince dans le quartie de Tabarre.
"Une trentaine de personnes sont arrivées d'un coup et ont tout saccagé. Ils n'avaient pas leurs noms sur les listes et ne pouvaient pas voter", a expliqué un responsable du centre de vote.
A Desdunes, dans le nord, après des incidents et des coups de feu qui ont fait des blessés, la mission de l'ONU en Haïti (Minustah) a envoyé dimanche matin une demi-douzaine de véhicules blindés, a indiqué le maire de cette localité de 42.000 habitants, Wesner Archelus.
Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Gaillot Dorsainvil, a indiqué que son instance, "la seule à pouvoir annuler des élections (...) évaluerait le vote" en fin de journée "pour voir s'il y a lieu de réorganiser des élections" dans certains bureaux.
Par ailleurs, les diplomates amis d'Haïti s'étaient réunis dans la journée, selon une source diplomatique qui a indiqué qu'ils entendaient demander "aux candidats à la présidence d'appeler leurs partisans au calme et aux plus hautes autorités du pays à prendre leurs responsabilités pour que la situation se calme".
Le chef de la Minustah, Edmond Mulet, a assuré que "la décision du peuple sera respectée".
La tâche qui attend le nouveau chef de l'Etat est immense. A la crise sanitaire née de l'épidémie de choléra qui a fait 1.648 morts, s'ajoute la question du sort du million d'Haïtiens jetés à la rue par le séisme dévastateur du 12 janvier au cours duquel plus de 250.000 personnes sont mortes.
Les résultats du premier tour doivent être diffusés à partir du 5 décembre tandis que la passation de pouvoir entre René Préval et le nouveau président est prévue le 7 février, après un éventuel deuxième tour le 16 janvier.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/elections-agitees-en-haiti-12-candidats-pour-une-annulation-28-11-2010-1169283.php
Haitian candidates allege widespread fraud in national election
From Ivan Watson, CNN
November 28, 2010 -- Updated 2025 GMT (0425 HKT)
Port-Au-Prince, Haiti (CNN) -- The front-runner in Haiti's presidential race denounced Sunday's national elections, calling for a complete annulment of the vote due to irregularities and ballot-box stuffing.
"I am asking my country's citizens, I am asking the Conseil Electoral Provisor, the government, and I'm telling the international community that as the leading candidate I'm asking for the formal cancellation of the elections," Mirlande Manigat told CNN.
At the same time, 11 of the 18 presidential candidates gathered at a hotel in Port-au-Prince for what contender Michel Martelly billed as a press conference "to denounce today's massive fraud all over the country."
In a joint communique, the candidates called for the elections to be annulled, posing a serious challenge to the credibility of Haiti's vote.
And they made an appeal to the Haitian people that could lead to trouble in the hours and days to come.
"We ask the people to mobilize right now to show their opposition to the election," candidate Josette Bijoux said to the raucous crowd.
"We need a new Haiti without fraud," he added.
Before taking the stage to issue the communique with his fellow presidential contenders, candidate Leslie Voltaire told CNN that the election was "just like the cholera," referring to the epidemic spreading across the country.
"We have since this morning (witnessed) other elements which convince us that an operation is in play now in Haiti in order to jeopardize the election itself," said Manigat, who joined the other candidates for the afternoon press conference.
Her campaign manager, Wimine St. Pierre, told CNN that Manigat "is asking to void the election across the entire territory of the country because of irregularities and the ballot boxes were already stuffed with votes for Jude Celestin," the hand-picked candidate of outgoing President Rene Preval.
Polls opened early Sunday as voters struggling to overcome January's massive earthquake and a spreading cholera epidemic cast their ballots for president and other lawmakers.
Haitians lined up at polling centers inside temporary shelters that are being used as classrooms 10 months after January's 7.0-magnitude earthquake destroyed many of the city's schools.
Voters have three ballots to fill out: a green one for president, and blue and brown ballots to elect lawmakers to the Senate and parliament.
At three polling stations in the capital, CNN journalists witnessed large numbers of voters complaining that they were unable to vote because their names were missing from voter rolls.
"I voted here in 2006. My name is not on the voter list. I can't vote now. This has been done intentionally by the electoral board," one person, Delcius Jean, told CNN.
Lamise Elmidor, the supervisor at one of the station's, said Haiti's main electoral body, the Conseil Electoral Provisoir, changed the rules in this year's election. Unlike past years, voters cannot cast their ballots if their names are not found on the voting lists.
Meanwhile, the rubble-strewn streets of the capital, Port-au-Prince, were eerily quiet as Haitian authorities imposed strict measures to ensure security after past votes were plagued with violence and allegations of fraud.
Only drivers with special passes from the CEP were allowed to operate cars or motorcycles Sunday anywhere on Haiti's roadways, according to CEP spokesman Richardson Dumel.
Businesses are also banned from selling alcohol, he said, and gun licenses have been temporarily suspended until Monday.
Haiti, which has endured near constant health and environmental crises, is facing a growing cholera epidemic affecting nearly 70,000 people that many feared could further scare voters from the polls.
Tensions rose ahead of the elections in which 18 candidates are running for the post of president. Seats are also up for grabs in the Senate and in the lower house of parliament.
Nearly all of the candidates have campaigned on similar platforms -- fighting corruption, creating jobs, and addressing a series of natural disasters that has left the Caribbean nation reeling and prompted many to urge for a postponement of Sunday's vote.
According to electoral law, a candidate must win 50 percent of the vote or else the election goes to a second-round runoff -- a possibility in such a crowded field of contenders.
Among the candidates is Michel Martelly, perhaps Haiti's most flamboyant politician.
Martelly's penchant for dressing in drag and organizing raucous street parties in the Haitian capital has made him a popular choice among portions of the electorate.
"Yes, I've been the bad boy," Martelly told CNN last week. "But the people of Haiti believe in that rebel status that I'm selling" which he said gives him an image of being "strong" and "courageous."
His style clashes sharply with that of the more soft-spoken Manigat, a former first lady.
The 70-year-old conservatively-dressed Sorbonne Ph.D stands to be Haiti's first female president.
Her husband, Leslie Manigat, was elected president in 1988 under the Assembly of Progressive National Democrats (RDNP) party, but managed to hold onto the office only four months following his election.
"It was a coup d'etat," Manigat told CNN last week. "A military coup against him. And we had to go again in exile for two years," she said.
Leslie Manigat ran again in 2006, losing to Preval in a controversial election in which Preval failed to secure more than 50 percent of the vote, but managed to avoid a mandatory runoff.
Meanwhile, the runup to the vote has included violence.
A clash between rival campaigns Friday night prompted the United Nations to send in police to Les Cayes in southern Haiti to monitor election activity.
Last Monday, clashes erupted between supporters of two rival candidates in another southern town, resulting in at least two deaths.
And earlier this month, angry crowds in the Haitian capital tore down posters of Preval's hand-picked candidate, Jude Celestin, amid frustrations with the country's corrupt and often ineffective leadership.
Celestin, whose well-funded campaign has occasionally featured airplanes dropping confetti, currently leads the largest bloc of politicians competing for seats in both houses of the Haitian parliament.
"Tempers are flaring, there is some political discontent," said Bernice Roberts, senior Haiti analyst with the International Crisis Group. "There is a perpetual crisis of confidence among political actors. Plus there's a high level of social frustration regarding the response to the earthquake, regarding the response to cholera."
According to Haiti's Ministry of Public Health, more than 1,600 people have died as a result of the cholera epidemic that was first discovered on the island last month. More than 60,000 people have been treated for the deadly bacteria.
"All of these kind of things adds up to the pressure that we have," said Max Beauvoir, Haiti's "Supreme Servitor," or highest-ranking voodoo priest. "To the point where for a problem, we don't waste time to wonder is this the cholera that got this one here, or was it the politics or was it the earthquake? It's all one. It's a vital disaster."
Beauvoir, meanwhile, said he's "praying for peace on election day."
http://edition.cnn.com/2010/WORLD/americas/11/28/haiti.elections/index.html
November 28, 2010 -- Updated 2025 GMT (0425 HKT)
Port-Au-Prince, Haiti (CNN) -- The front-runner in Haiti's presidential race denounced Sunday's national elections, calling for a complete annulment of the vote due to irregularities and ballot-box stuffing.
"I am asking my country's citizens, I am asking the Conseil Electoral Provisor, the government, and I'm telling the international community that as the leading candidate I'm asking for the formal cancellation of the elections," Mirlande Manigat told CNN.
At the same time, 11 of the 18 presidential candidates gathered at a hotel in Port-au-Prince for what contender Michel Martelly billed as a press conference "to denounce today's massive fraud all over the country."
In a joint communique, the candidates called for the elections to be annulled, posing a serious challenge to the credibility of Haiti's vote.
And they made an appeal to the Haitian people that could lead to trouble in the hours and days to come.
"We ask the people to mobilize right now to show their opposition to the election," candidate Josette Bijoux said to the raucous crowd.
"We need a new Haiti without fraud," he added.
Before taking the stage to issue the communique with his fellow presidential contenders, candidate Leslie Voltaire told CNN that the election was "just like the cholera," referring to the epidemic spreading across the country.
"We have since this morning (witnessed) other elements which convince us that an operation is in play now in Haiti in order to jeopardize the election itself," said Manigat, who joined the other candidates for the afternoon press conference.
Her campaign manager, Wimine St. Pierre, told CNN that Manigat "is asking to void the election across the entire territory of the country because of irregularities and the ballot boxes were already stuffed with votes for Jude Celestin," the hand-picked candidate of outgoing President Rene Preval.
Polls opened early Sunday as voters struggling to overcome January's massive earthquake and a spreading cholera epidemic cast their ballots for president and other lawmakers.
Haitians lined up at polling centers inside temporary shelters that are being used as classrooms 10 months after January's 7.0-magnitude earthquake destroyed many of the city's schools.
Voters have three ballots to fill out: a green one for president, and blue and brown ballots to elect lawmakers to the Senate and parliament.
At three polling stations in the capital, CNN journalists witnessed large numbers of voters complaining that they were unable to vote because their names were missing from voter rolls.
"I voted here in 2006. My name is not on the voter list. I can't vote now. This has been done intentionally by the electoral board," one person, Delcius Jean, told CNN.
Lamise Elmidor, the supervisor at one of the station's, said Haiti's main electoral body, the Conseil Electoral Provisoir, changed the rules in this year's election. Unlike past years, voters cannot cast their ballots if their names are not found on the voting lists.
Meanwhile, the rubble-strewn streets of the capital, Port-au-Prince, were eerily quiet as Haitian authorities imposed strict measures to ensure security after past votes were plagued with violence and allegations of fraud.
Only drivers with special passes from the CEP were allowed to operate cars or motorcycles Sunday anywhere on Haiti's roadways, according to CEP spokesman Richardson Dumel.
Businesses are also banned from selling alcohol, he said, and gun licenses have been temporarily suspended until Monday.
Haiti, which has endured near constant health and environmental crises, is facing a growing cholera epidemic affecting nearly 70,000 people that many feared could further scare voters from the polls.
Tensions rose ahead of the elections in which 18 candidates are running for the post of president. Seats are also up for grabs in the Senate and in the lower house of parliament.
Nearly all of the candidates have campaigned on similar platforms -- fighting corruption, creating jobs, and addressing a series of natural disasters that has left the Caribbean nation reeling and prompted many to urge for a postponement of Sunday's vote.
According to electoral law, a candidate must win 50 percent of the vote or else the election goes to a second-round runoff -- a possibility in such a crowded field of contenders.
Among the candidates is Michel Martelly, perhaps Haiti's most flamboyant politician.
Martelly's penchant for dressing in drag and organizing raucous street parties in the Haitian capital has made him a popular choice among portions of the electorate.
"Yes, I've been the bad boy," Martelly told CNN last week. "But the people of Haiti believe in that rebel status that I'm selling" which he said gives him an image of being "strong" and "courageous."
His style clashes sharply with that of the more soft-spoken Manigat, a former first lady.
The 70-year-old conservatively-dressed Sorbonne Ph.D stands to be Haiti's first female president.
Her husband, Leslie Manigat, was elected president in 1988 under the Assembly of Progressive National Democrats (RDNP) party, but managed to hold onto the office only four months following his election.
"It was a coup d'etat," Manigat told CNN last week. "A military coup against him. And we had to go again in exile for two years," she said.
Leslie Manigat ran again in 2006, losing to Preval in a controversial election in which Preval failed to secure more than 50 percent of the vote, but managed to avoid a mandatory runoff.
Meanwhile, the runup to the vote has included violence.
A clash between rival campaigns Friday night prompted the United Nations to send in police to Les Cayes in southern Haiti to monitor election activity.
Last Monday, clashes erupted between supporters of two rival candidates in another southern town, resulting in at least two deaths.
And earlier this month, angry crowds in the Haitian capital tore down posters of Preval's hand-picked candidate, Jude Celestin, amid frustrations with the country's corrupt and often ineffective leadership.
Celestin, whose well-funded campaign has occasionally featured airplanes dropping confetti, currently leads the largest bloc of politicians competing for seats in both houses of the Haitian parliament.
"Tempers are flaring, there is some political discontent," said Bernice Roberts, senior Haiti analyst with the International Crisis Group. "There is a perpetual crisis of confidence among political actors. Plus there's a high level of social frustration regarding the response to the earthquake, regarding the response to cholera."
According to Haiti's Ministry of Public Health, more than 1,600 people have died as a result of the cholera epidemic that was first discovered on the island last month. More than 60,000 people have been treated for the deadly bacteria.
"All of these kind of things adds up to the pressure that we have," said Max Beauvoir, Haiti's "Supreme Servitor," or highest-ranking voodoo priest. "To the point where for a problem, we don't waste time to wonder is this the cholera that got this one here, or was it the politics or was it the earthquake? It's all one. It's a vital disaster."
Beauvoir, meanwhile, said he's "praying for peace on election day."
http://edition.cnn.com/2010/WORLD/americas/11/28/haiti.elections/index.html
Le point sur les élections en Haïti - 12h30 Heure de l’Est
Devant le nombre croissant d’irrégularités à travers le pays, une coalition de quatre candidats notables s’apprêtent à demander une annulation du scrutin Dimanche 28 novembre 2010,
Radio Kiskeya
En fin de matinée, les problèmes d’accès des mandataires de partis politique aux centres de vote ainsi que les omissions de nombreux citoyens sur les listes électorales se sont révélés d’une ampleur nationale.
En dépit des déclarations effectuées par le président du CEP, la situation ne semble pas en voie de se résorber. En mi-journée, une coalition de candidats à la présidence incluant Jean-Henry Céant, Jacques-Édouard Alexis, Charles Henri Baker et Michel Martelly s’apprêtaient à demander une annulation "pure et simple" du scrutin. Des rumeurs persistantes veulent que Mirlande Manigat, meneuse des sondages, rejoingnent leur camp.
Car un peu plus tôt, Mme Mirlande Hyppolite Manigat y était allée de déclarations fracassantes au sortir du bureau de vote de Delmas 18 lorsqu’elle a affirmé qu’il y a eu "fraudes massives de la part des partisans de INITE. Ils ont dormi dans les centres de votes, des urnes ont été remplies, des membres de INITE armés devant les bureaux de vote ont demandé aux citoyens pour qui ils allaient voter, des urnes ont été brûlées." Elle a par ailleurs exhorté "La police, la Minustha et les observateurs internationaux à prendre leurs responsabilités" car cette situation est "inacceptable".
Cette journée avait commencé avec des retards dans l’ouverture des centres ainsi que des perturbations, notamment dans la commune de Desdunes dans l’Artibonite. Des coups de feu y ont retenti tout au long de la matinée, des centres de votes y ont été fermés et le maire a échappé à une tentative d’enlèvement.
Le président Préval, Michel Martelly, Mirlande Manigat et Jacques-Édouard Alexis ont voté ce matin.
Toutefois, plusieurs citoyens parlent déjà d’élections "gâtées".
Plus de détails, un peu plus tard...
Radio Kiskeya/HI
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7269
Radio Kiskeya
En fin de matinée, les problèmes d’accès des mandataires de partis politique aux centres de vote ainsi que les omissions de nombreux citoyens sur les listes électorales se sont révélés d’une ampleur nationale.
En dépit des déclarations effectuées par le président du CEP, la situation ne semble pas en voie de se résorber. En mi-journée, une coalition de candidats à la présidence incluant Jean-Henry Céant, Jacques-Édouard Alexis, Charles Henri Baker et Michel Martelly s’apprêtaient à demander une annulation "pure et simple" du scrutin. Des rumeurs persistantes veulent que Mirlande Manigat, meneuse des sondages, rejoingnent leur camp.
Car un peu plus tôt, Mme Mirlande Hyppolite Manigat y était allée de déclarations fracassantes au sortir du bureau de vote de Delmas 18 lorsqu’elle a affirmé qu’il y a eu "fraudes massives de la part des partisans de INITE. Ils ont dormi dans les centres de votes, des urnes ont été remplies, des membres de INITE armés devant les bureaux de vote ont demandé aux citoyens pour qui ils allaient voter, des urnes ont été brûlées." Elle a par ailleurs exhorté "La police, la Minustha et les observateurs internationaux à prendre leurs responsabilités" car cette situation est "inacceptable".
Cette journée avait commencé avec des retards dans l’ouverture des centres ainsi que des perturbations, notamment dans la commune de Desdunes dans l’Artibonite. Des coups de feu y ont retenti tout au long de la matinée, des centres de votes y ont été fermés et le maire a échappé à une tentative d’enlèvement.
Le président Préval, Michel Martelly, Mirlande Manigat et Jacques-Édouard Alexis ont voté ce matin.
Toutefois, plusieurs citoyens parlent déjà d’élections "gâtées".
Plus de détails, un peu plus tard...
Radio Kiskeya/HI
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7269
Le point sur les élections en Haïti - 13h30 Heure de l’est
On s’achemine vraisemblablement vers une contestation majeure des élections et une demande démission du Président René Préval Dimanche 28 novembre 2010, Radio Kiskeya
La presse nationale et internationale se trouvent présentement au Karibe Convention Center pour la déclaration conjointe des partis politiques qui s’apprêtent à dénoncer le processus électoral et demander la démission du président Ren-é Préval.
Mme Mirlande Manigat qui réclame l’annulation du scrutin en raison d’irrégularités et de fraudes s’apprêterait à rejoindre la coalition des candidats contre le scrutin.
En fin de matinée, les problèmes d’accès des mandataires de partis politique aux centres de vote ainsi que les omissions de nombreux citoyens sur les listes électorales se sont révélés d’une ampleur nationale.
Cette journée avait commencé avec des retards dans l’ouverture des centres ainsi que des perturbations, notamment dans la commune de Desdunes dans l’Artibonite. Des coups de feu y ont retenti tout au long de la matinée, des centres de votes y ont été fermés et le maire a échappé à une tentative d’enlèvement.
Le président Préval, Michel Martelly, Mirlande Manigat et Jacques-Édouard Alexis ont voté ce matin.
Toutefois, plusieurs citoyens parlent déjà d’élections "gâtées".
Plus de détails, un peu plus tard...
Radio Kiskeya/HI
http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1089893036601291753
La presse nationale et internationale se trouvent présentement au Karibe Convention Center pour la déclaration conjointe des partis politiques qui s’apprêtent à dénoncer le processus électoral et demander la démission du président Ren-é Préval.
Mme Mirlande Manigat qui réclame l’annulation du scrutin en raison d’irrégularités et de fraudes s’apprêterait à rejoindre la coalition des candidats contre le scrutin.
En fin de matinée, les problèmes d’accès des mandataires de partis politique aux centres de vote ainsi que les omissions de nombreux citoyens sur les listes électorales se sont révélés d’une ampleur nationale.
Cette journée avait commencé avec des retards dans l’ouverture des centres ainsi que des perturbations, notamment dans la commune de Desdunes dans l’Artibonite. Des coups de feu y ont retenti tout au long de la matinée, des centres de votes y ont été fermés et le maire a échappé à une tentative d’enlèvement.
Le président Préval, Michel Martelly, Mirlande Manigat et Jacques-Édouard Alexis ont voté ce matin.
Toutefois, plusieurs citoyens parlent déjà d’élections "gâtées".
Plus de détails, un peu plus tard...
Radio Kiskeya/HI
http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1089893036601291753
Haïti - Élections : Le premier ministre confirme les irrégularités
28/11/2010 10:09:25 Haïti - Élections : Le premier ministre confirme les irrégularités
Le Premier ministre Jean Max Bellerive vient de voter, contrairement au Président Préval qui déclare que tout se déroule bien dans cette journée électorale, il confirme qu’il y a bien des irrégularités dans le processus.
Cap-Haïtien (Dondon) des électeurs signalent des urnes préremplies avec des bulletins du candidats INITE.
Les numéros prévu pour savoir où voter ne fonctionne plus... Digicel vient de mettre un numéro d'infos pour les électeurs qui ne savent pas ou aller voter c’est le : 2811
Au Lycée Calisterne Fouchard (Carrefour Feuille), il semblerait que seuls les mandataires de la plateforme INITE soient autorisés à faire leur travail de surveillance tous les autres mandataires seraient exclus... Ce qui devrait faciliter la tâche à INITE pour organiser des fraudes...
On rapporte des bourrages d’urnes au centre ville (Isidor Boisrond), les observateurs du Centre National d’Observation (CNO) ne peuvent pas accéder aux urnes pour constater les fraudes....
À Hinche, des électeurs attendent depuis plus de 4 heures l'ouverture du centre Dumarsais Estime, espérons que le centre de vote ouvrira avant 4:00 heure de l’après midi, heure de fermeture...
A l'heure actuelle, l'impression générale qui se dégage est une faible participation. Là où les électeurs sont nombreux les bureaux de vote semblent dysfonctionnels. Par contre, le nombre de bulletins de vote lui, semble en pleine croissance...(avec ou sans électeurs...).
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1770-haiti-elections-le-premier-ministre-confirme-les-irregularites.html
Le Premier ministre Jean Max Bellerive vient de voter, contrairement au Président Préval qui déclare que tout se déroule bien dans cette journée électorale, il confirme qu’il y a bien des irrégularités dans le processus.
Cap-Haïtien (Dondon) des électeurs signalent des urnes préremplies avec des bulletins du candidats INITE.
Les numéros prévu pour savoir où voter ne fonctionne plus... Digicel vient de mettre un numéro d'infos pour les électeurs qui ne savent pas ou aller voter c’est le : 2811
Au Lycée Calisterne Fouchard (Carrefour Feuille), il semblerait que seuls les mandataires de la plateforme INITE soient autorisés à faire leur travail de surveillance tous les autres mandataires seraient exclus... Ce qui devrait faciliter la tâche à INITE pour organiser des fraudes...
On rapporte des bourrages d’urnes au centre ville (Isidor Boisrond), les observateurs du Centre National d’Observation (CNO) ne peuvent pas accéder aux urnes pour constater les fraudes....
À Hinche, des électeurs attendent depuis plus de 4 heures l'ouverture du centre Dumarsais Estime, espérons que le centre de vote ouvrira avant 4:00 heure de l’après midi, heure de fermeture...
A l'heure actuelle, l'impression générale qui se dégage est une faible participation. Là où les électeurs sont nombreux les bureaux de vote semblent dysfonctionnels. Par contre, le nombre de bulletins de vote lui, semble en pleine croissance...(avec ou sans électeurs...).
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1770-haiti-elections-le-premier-ministre-confirme-les-irregularites.html
Haïti-Élections : L’organisme électoral maintient le cap jusqu’au bout, malgré la demande d’annulation du scrutin
Début de protestations et manifestations antigouvernementales P-au-P, 28 nov. 2010 [AlterPresse] --- A moins de 2 heures de la fermeture officielle des bureaux de vote, le Conseil électoral provisoire (Cep) affirme maintenir le cap jusqu’à la fin de la journée de vote de ce dimanche 28 novembre 2010, précisent les autorités électorales dans un point de presse au cours duquel elles n’ont pas tenu compte de la demande officielle d’annulation du scrutin, faite auparavant par une douzaine de candidates et candidats (sur 19 officiellement en lice) à la présidence.
Le processus électoral suit son cours, “nous avons donné autorisation au candidat Jude Célestin, dont le numéro d’identification nationale ne se trouvait pas sur la liste électorale du lycée de Pétionville (à l’est de la capitale), de voter à ce bureau”, indiquent les officiers électoraux, parmi eux le président du Cep Gaillot Dorsainvil et son directeur général Pierre-Louis Opont.
Cependant, l’organisme électoral annonce une évaluation globale de la journée de vote, ce dimanche 28 novembre, sur la base des rapports que fourniront les membres de l’appareil électoral.
De nombreuses irrégularités, comprenant des actes de violence (au moins 1 personne a été tuée dans une circonscription électorale du Sud du pays), ont marqué les premières heures du scrutin dans la plupart des départements géographiques, rapportent les correspondants des médias de la capitale Port-au-Prince.
Les opérations électorales ont été suspendues vers 2:30 locales (19:30 gmt) en différents endroits, en raison d’actes de sabotage et de sac de bureaux de vote, suivant les témoignages.
Beaucoup d’électrices et d’électeurs sont sortis frustrés du mode d’organisation du vote de ce dimanche et ont manifesté leur colère par rapport à l’ensemble d’irrégularités constatées pendant la journée du vote de ce dimanche 28 novembre.
Plusieurs électrices et électeurs ont entamé une mobilisation dans les rues, à l’est de la capitale, pour appuyer la demande d’annulation du scrutin de dimanche.
Déjà, des analystes craignent l’apparition d’une nouvelle crise politique qui semble se profiler à l’horizon, avec le mode de gestion du processus électoral de 2010 et l’absence de réponse appropriée devant la gravité de la situation. [rc apr 28/11/2010 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10325
Le processus électoral suit son cours, “nous avons donné autorisation au candidat Jude Célestin, dont le numéro d’identification nationale ne se trouvait pas sur la liste électorale du lycée de Pétionville (à l’est de la capitale), de voter à ce bureau”, indiquent les officiers électoraux, parmi eux le président du Cep Gaillot Dorsainvil et son directeur général Pierre-Louis Opont.
Cependant, l’organisme électoral annonce une évaluation globale de la journée de vote, ce dimanche 28 novembre, sur la base des rapports que fourniront les membres de l’appareil électoral.
De nombreuses irrégularités, comprenant des actes de violence (au moins 1 personne a été tuée dans une circonscription électorale du Sud du pays), ont marqué les premières heures du scrutin dans la plupart des départements géographiques, rapportent les correspondants des médias de la capitale Port-au-Prince.
Les opérations électorales ont été suspendues vers 2:30 locales (19:30 gmt) en différents endroits, en raison d’actes de sabotage et de sac de bureaux de vote, suivant les témoignages.
Beaucoup d’électrices et d’électeurs sont sortis frustrés du mode d’organisation du vote de ce dimanche et ont manifesté leur colère par rapport à l’ensemble d’irrégularités constatées pendant la journée du vote de ce dimanche 28 novembre.
Plusieurs électrices et électeurs ont entamé une mobilisation dans les rues, à l’est de la capitale, pour appuyer la demande d’annulation du scrutin de dimanche.
Déjà, des analystes craignent l’apparition d’une nouvelle crise politique qui semble se profiler à l’horizon, avec le mode de gestion du processus électoral de 2010 et l’absence de réponse appropriée devant la gravité de la situation. [rc apr 28/11/2010 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10325
Des bulletins et des ruines
Les électeurs choisissent ce dimanche 28 novembre leur nouveau président et leurs parlementaires. Sur fond d’épidémie de choléra, de slogans antiétrangers et d’exaspération sociale.
Le futur président haïtien devra avoir les nerfs solides. Ce n’est pas d’un État qu’il héritera, mais d’un champ de ruines traversé d’innombrables tensions. Onze mois après le séisme du 12 janvier, qui fit 250 000 victimes, les Haïtiens vivent dans un stress permanent. Ils sont pourtant appelés à élire, le 28 novembre (le 16 janvier, en cas de second tour), le successeur de René Préval, ainsi que 99 députés et 11 sénateurs.
Les menaces se multiplient. Un nouveau séisme dans la région de Port-au-Prince n’est pas exclu. Un nouvel ouragan non plus, après la tempête Tomas, qui, début novembre, a fait 21 morts, 9 disparus et 25 000 sans-abri. Et puis il y a ce maudit choléra… L’épidémie, qui touche désormais l’ensemble du pays, suscite les plus vives inquiétudes. Le 12 novembre, alors que le dernier bilan faisait état de 796 morts (plus de 1 000 quatre jours plus tard) et de 12 000 hospitalisations, l’ONU a lancé un appel à l’aide d’urgence. Pour contrer la maladie, il lui faut trouver 163,8 millions de dollars (120 millions d’euros) dans les plus brefs délais.
Dans les camps, « c’est la panique, tout le monde a peur d’être contaminé. La colère gronde et cela pourrait avoir une influence sur le vote des électeurs », témoigne Rosny Desroches, porte-parole de l’Initiative de la société civile, une fédération de plusieurs organisations non politiques.
En attendant, ce sont les quelque dix mille Casques bleus présents sur place qui trinquent. Le 15 novembre, dans le centre du pays, des manifestants s’en sont pris à des soldats népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), accusés par la foule d’être à l’origine de l’épidémie. À Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants réclamant le départ des Casques bleus ont fait, le même jour, deux morts et une vingtaine de blessés.
La conjonction de l’épidémie, des élections (financées à 80 % par la communauté internationale) et des séquelles du séisme rend la situation « explosive », estime Michel Forst, le représentant des Nations unies sur la question des droits humains en Haïti. La période comprise entre le premier et le second tour (lequel semble inévitable) sera « à très haut risque ». « Le contexte n’est pas idéal, concède Rosny Desroches, mais Préval arrive en fin de mandat, on a besoin d’un président légitime.
Quelle participation ?
Mais le sera-t-il, alors que l’opposition dénonce déjà des fraudes et des tentatives d’intimidation ? Et que le taux de participation risque d’être faible, tant la population semble avoir perdu confiance dans la classe politique ? Lors des sénatoriales de 2009, le taux de participation était de 11 %, contre 63 % lors de la présidentielle de 2006. Le choléra pourrait en outre inciter une partie des électeurs à ne pas se déplacer. Les sondages réalisés par le bureau d’enquête Brides pour le compte des milieux d’affaires pourraient ainsi être démentis.
Pour l’heure, ils placent l’universitaire Mirlande Manigat (70 ans) largement en tête des dix-neuf prétendants avec 30 % des intentions de vote, neuf points devant le candidat du pouvoir, l’ingénieur Jude Célestin (48 ans). Suivent, assez loin, le chanteur Michel Martelly, le notaire Jean-Henry Céant, l’industriel Charles Baker et l’ancien Premier ministre Jacques-Édouard Alexis.
Populaire dans les classes moyennes, l’élite intellectuelle notamment, et bien implantée dans l’ensemble du pays, Manigat, pourtant piètre oratrice, est donnée gagnante en cas de second tour face à Célestin. Affiches, meetings et spots télé, le dauphin de Préval a pourtant dépensé sans compter au cours de la campagne. Une tactique qui choque ceux qu’il entend séduire : les plus pauvres. « Ils se disent qu’avec tout cet argent il serait possible de les faire sortir des camps », indique Rosny Desroches. Ils sont encore 1 million à y croupir
Le futur président haïtien devra avoir les nerfs solides. Ce n’est pas d’un État qu’il héritera, mais d’un champ de ruines traversé d’innombrables tensions. Onze mois après le séisme du 12 janvier, qui fit 250 000 victimes, les Haïtiens vivent dans un stress permanent. Ils sont pourtant appelés à élire, le 28 novembre (le 16 janvier, en cas de second tour), le successeur de René Préval, ainsi que 99 députés et 11 sénateurs.
Les menaces se multiplient. Un nouveau séisme dans la région de Port-au-Prince n’est pas exclu. Un nouvel ouragan non plus, après la tempête Tomas, qui, début novembre, a fait 21 morts, 9 disparus et 25 000 sans-abri. Et puis il y a ce maudit choléra… L’épidémie, qui touche désormais l’ensemble du pays, suscite les plus vives inquiétudes. Le 12 novembre, alors que le dernier bilan faisait état de 796 morts (plus de 1 000 quatre jours plus tard) et de 12 000 hospitalisations, l’ONU a lancé un appel à l’aide d’urgence. Pour contrer la maladie, il lui faut trouver 163,8 millions de dollars (120 millions d’euros) dans les plus brefs délais.
Dans les camps, « c’est la panique, tout le monde a peur d’être contaminé. La colère gronde et cela pourrait avoir une influence sur le vote des électeurs », témoigne Rosny Desroches, porte-parole de l’Initiative de la société civile, une fédération de plusieurs organisations non politiques.
En attendant, ce sont les quelque dix mille Casques bleus présents sur place qui trinquent. Le 15 novembre, dans le centre du pays, des manifestants s’en sont pris à des soldats népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), accusés par la foule d’être à l’origine de l’épidémie. À Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants réclamant le départ des Casques bleus ont fait, le même jour, deux morts et une vingtaine de blessés.
La conjonction de l’épidémie, des élections (financées à 80 % par la communauté internationale) et des séquelles du séisme rend la situation « explosive », estime Michel Forst, le représentant des Nations unies sur la question des droits humains en Haïti. La période comprise entre le premier et le second tour (lequel semble inévitable) sera « à très haut risque ». « Le contexte n’est pas idéal, concède Rosny Desroches, mais Préval arrive en fin de mandat, on a besoin d’un président légitime.
Quelle participation ?
Mais le sera-t-il, alors que l’opposition dénonce déjà des fraudes et des tentatives d’intimidation ? Et que le taux de participation risque d’être faible, tant la population semble avoir perdu confiance dans la classe politique ? Lors des sénatoriales de 2009, le taux de participation était de 11 %, contre 63 % lors de la présidentielle de 2006. Le choléra pourrait en outre inciter une partie des électeurs à ne pas se déplacer. Les sondages réalisés par le bureau d’enquête Brides pour le compte des milieux d’affaires pourraient ainsi être démentis.
Pour l’heure, ils placent l’universitaire Mirlande Manigat (70 ans) largement en tête des dix-neuf prétendants avec 30 % des intentions de vote, neuf points devant le candidat du pouvoir, l’ingénieur Jude Célestin (48 ans). Suivent, assez loin, le chanteur Michel Martelly, le notaire Jean-Henry Céant, l’industriel Charles Baker et l’ancien Premier ministre Jacques-Édouard Alexis.
Populaire dans les classes moyennes, l’élite intellectuelle notamment, et bien implantée dans l’ensemble du pays, Manigat, pourtant piètre oratrice, est donnée gagnante en cas de second tour face à Célestin. Affiches, meetings et spots télé, le dauphin de Préval a pourtant dépensé sans compter au cours de la campagne. Une tactique qui choque ceux qu’il entend séduire : les plus pauvres. « Ils se disent qu’avec tout cet argent il serait possible de les faire sortir des camps », indique Rosny Desroches. Ils sont encore 1 million à y croupir
Des bulletins et des ruines
Les électeurs choisissent ce dimanche 28 novembre leur nouveau président et leurs parlementaires. Sur fond d’épidémie de choléra, de slogans antiétrangers et d’exaspération sociale.
Le futur président haïtien devra avoir les nerfs solides. Ce n’est pas d’un État qu’il héritera, mais d’un champ de ruines traversé d’innombrables tensions. Onze mois après le séisme du 12 janvier, qui fit 250 000 victimes, les Haïtiens vivent dans un stress permanent. Ils sont pourtant appelés à élire, le 28 novembre (le 16 janvier, en cas de second tour), le successeur de René Préval, ainsi que 99 députés et 11 sénateurs.
Les menaces se multiplient. Un nouveau séisme dans la région de Port-au-Prince n’est pas exclu. Un nouvel ouragan non plus, après la tempête Tomas, qui, début novembre, a fait 21 morts, 9 disparus et 25 000 sans-abri. Et puis il y a ce maudit choléra… L’épidémie, qui touche désormais l’ensemble du pays, suscite les plus vives inquiétudes. Le 12 novembre, alors que le dernier bilan faisait état de 796 morts (plus de 1 000 quatre jours plus tard) et de 12 000 hospitalisations, l’ONU a lancé un appel à l’aide d’urgence. Pour contrer la maladie, il lui faut trouver 163,8 millions de dollars (120 millions d’euros) dans les plus brefs délais.
Dans les camps, « c’est la panique, tout le monde a peur d’être contaminé. La colère gronde et cela pourrait avoir une influence sur le vote des électeurs », témoigne Rosny Desroches, porte-parole de l’Initiative de la société civile, une fédération de plusieurs organisations non politiques.
En attendant, ce sont les quelque dix mille Casques bleus présents sur place qui trinquent. Le 15 novembre, dans le centre du pays, des manifestants s’en sont pris à des soldats népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), accusés par la foule d’être à l’origine de l’épidémie. À Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants réclamant le départ des Casques bleus ont fait, le même jour, deux morts et une vingtaine de blessés.
La conjonction de l’épidémie, des élections (financées à 80 % par la communauté internationale) et des séquelles du séisme rend la situation « explosive », estime Michel Forst, le représentant des Nations unies sur la question des droits humains en Haïti. La période comprise entre le premier et le second tour (lequel semble inévitable) sera « à très haut risque ». « Le contexte n’est pas idéal, concède Rosny Desroches, mais Préval arrive en fin de mandat, on a besoin d’un président légitime.
Quelle participation ?
Mais le sera-t-il, alors que l’opposition dénonce déjà des fraudes et des tentatives d’intimidation ? Et que le taux de participation risque d’être faible, tant la population semble avoir perdu confiance dans la classe politique ? Lors des sénatoriales de 2009, le taux de participation était de 11 %, contre 63 % lors de la présidentielle de 2006. Le choléra pourrait en outre inciter une partie des électeurs à ne pas se déplacer. Les sondages réalisés par le bureau d’enquête Brides pour le compte des milieux d’affaires pourraient ainsi être démentis.
Pour l’heure, ils placent l’universitaire Mirlande Manigat (70 ans) largement en tête des dix-neuf prétendants avec 30 % des intentions de vote, neuf points devant le candidat du pouvoir, l’ingénieur Jude Célestin (48 ans). Suivent, assez loin, le chanteur Michel Martelly, le notaire Jean-Henry Céant, l’industriel Charles Baker et l’ancien Premier ministre Jacques-Édouard Alexis.
Populaire dans les classes moyennes, l’élite intellectuelle notamment, et bien implantée dans l’ensemble du pays, Manigat, pourtant piètre oratrice, est donnée gagnante en cas de second tour face à Célestin. Affiches, meetings et spots télé, le dauphin de Préval a pourtant dépensé sans compter au cours de la campagne. Une tactique qui choque ceux qu’il entend séduire : les plus pauvres. « Ils se disent qu’avec tout cet argent il serait possible de les faire sortir des camps », indique Rosny Desroches. Ils sont encore 1 million à y croupir.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2602p058.xml0/
Le futur président haïtien devra avoir les nerfs solides. Ce n’est pas d’un État qu’il héritera, mais d’un champ de ruines traversé d’innombrables tensions. Onze mois après le séisme du 12 janvier, qui fit 250 000 victimes, les Haïtiens vivent dans un stress permanent. Ils sont pourtant appelés à élire, le 28 novembre (le 16 janvier, en cas de second tour), le successeur de René Préval, ainsi que 99 députés et 11 sénateurs.
Les menaces se multiplient. Un nouveau séisme dans la région de Port-au-Prince n’est pas exclu. Un nouvel ouragan non plus, après la tempête Tomas, qui, début novembre, a fait 21 morts, 9 disparus et 25 000 sans-abri. Et puis il y a ce maudit choléra… L’épidémie, qui touche désormais l’ensemble du pays, suscite les plus vives inquiétudes. Le 12 novembre, alors que le dernier bilan faisait état de 796 morts (plus de 1 000 quatre jours plus tard) et de 12 000 hospitalisations, l’ONU a lancé un appel à l’aide d’urgence. Pour contrer la maladie, il lui faut trouver 163,8 millions de dollars (120 millions d’euros) dans les plus brefs délais.
Dans les camps, « c’est la panique, tout le monde a peur d’être contaminé. La colère gronde et cela pourrait avoir une influence sur le vote des électeurs », témoigne Rosny Desroches, porte-parole de l’Initiative de la société civile, une fédération de plusieurs organisations non politiques.
En attendant, ce sont les quelque dix mille Casques bleus présents sur place qui trinquent. Le 15 novembre, dans le centre du pays, des manifestants s’en sont pris à des soldats népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), accusés par la foule d’être à l’origine de l’épidémie. À Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants réclamant le départ des Casques bleus ont fait, le même jour, deux morts et une vingtaine de blessés.
La conjonction de l’épidémie, des élections (financées à 80 % par la communauté internationale) et des séquelles du séisme rend la situation « explosive », estime Michel Forst, le représentant des Nations unies sur la question des droits humains en Haïti. La période comprise entre le premier et le second tour (lequel semble inévitable) sera « à très haut risque ». « Le contexte n’est pas idéal, concède Rosny Desroches, mais Préval arrive en fin de mandat, on a besoin d’un président légitime.
Quelle participation ?
Mais le sera-t-il, alors que l’opposition dénonce déjà des fraudes et des tentatives d’intimidation ? Et que le taux de participation risque d’être faible, tant la population semble avoir perdu confiance dans la classe politique ? Lors des sénatoriales de 2009, le taux de participation était de 11 %, contre 63 % lors de la présidentielle de 2006. Le choléra pourrait en outre inciter une partie des électeurs à ne pas se déplacer. Les sondages réalisés par le bureau d’enquête Brides pour le compte des milieux d’affaires pourraient ainsi être démentis.
Pour l’heure, ils placent l’universitaire Mirlande Manigat (70 ans) largement en tête des dix-neuf prétendants avec 30 % des intentions de vote, neuf points devant le candidat du pouvoir, l’ingénieur Jude Célestin (48 ans). Suivent, assez loin, le chanteur Michel Martelly, le notaire Jean-Henry Céant, l’industriel Charles Baker et l’ancien Premier ministre Jacques-Édouard Alexis.
Populaire dans les classes moyennes, l’élite intellectuelle notamment, et bien implantée dans l’ensemble du pays, Manigat, pourtant piètre oratrice, est donnée gagnante en cas de second tour face à Célestin. Affiches, meetings et spots télé, le dauphin de Préval a pourtant dépensé sans compter au cours de la campagne. Une tactique qui choque ceux qu’il entend séduire : les plus pauvres. « Ils se disent qu’avec tout cet argent il serait possible de les faire sortir des camps », indique Rosny Desroches. Ils sont encore 1 million à y croupir.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2602p058.xml0/
Haïti vote sous tension aujourd'hui
Dimanche 28 novembre 2010 Edmond Mulet, chef civil de la Mission des Nations Unies depuis janvier, se dit prêt à garantir la sécurité pendant les élections.
Haïti.De notre correspondante
Pourquoi ces élections maintenant ?
Après le tremblement de terre, tout le monde disait « il faut faire un gouvernement provisoire... ». Mais pourquoi passer par un gouvernement provisoire quand on peut passer directement à un gouvernement légitime ? On a dû rappeler aux différents acteurs haïtiens l'article 134 de la Constitution haïtienne qui établit que les élections doivent s'organiser la dernière année du mandat présidentiel, le dernier dimanche du mois de novembre. Bien sûr, il y a eu accusation d'ingérence.
Craignez-vous des incidents et des intimidations ?
On a vu dans le passé comment on brûlait parfois des centres de vote, comment on créait des violences pour annuler le résultat... Mais les incidents au Cap-Haïtien et à Hinche sont le produit de manipulations, nous sommes victimes de beaucoup de frustration. Nous travaillons en appui de la Police Nationale. Nous avons identifié ensemble les centres de vote « rouges », « verts » et « jaunes » selon la tradition et le contexte politique de chaque région. Nous sommes prêts pour garantir la sécurité le jour des élections.
Beaucoup d'armes circulent ?
J'ai rencontré les candidats qui ont émis les accusations de distribution d'armes mais on n'a pas trouvé une seule preuve. Je ne pense pas qu'il y a eu de distribution d'armes nouvelles mais plutôt des armes qui ont changé de mains. Certains utilisent la nervosité de la population pour attirer l'attention.
Recueilli parNicole SIMEON.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Haiti-vote-sous-tension-aujourd-hui-_3637-1602022_actu.Htm
Haïti.De notre correspondante
Pourquoi ces élections maintenant ?
Après le tremblement de terre, tout le monde disait « il faut faire un gouvernement provisoire... ». Mais pourquoi passer par un gouvernement provisoire quand on peut passer directement à un gouvernement légitime ? On a dû rappeler aux différents acteurs haïtiens l'article 134 de la Constitution haïtienne qui établit que les élections doivent s'organiser la dernière année du mandat présidentiel, le dernier dimanche du mois de novembre. Bien sûr, il y a eu accusation d'ingérence.
Craignez-vous des incidents et des intimidations ?
On a vu dans le passé comment on brûlait parfois des centres de vote, comment on créait des violences pour annuler le résultat... Mais les incidents au Cap-Haïtien et à Hinche sont le produit de manipulations, nous sommes victimes de beaucoup de frustration. Nous travaillons en appui de la Police Nationale. Nous avons identifié ensemble les centres de vote « rouges », « verts » et « jaunes » selon la tradition et le contexte politique de chaque région. Nous sommes prêts pour garantir la sécurité le jour des élections.
Beaucoup d'armes circulent ?
J'ai rencontré les candidats qui ont émis les accusations de distribution d'armes mais on n'a pas trouvé une seule preuve. Je ne pense pas qu'il y a eu de distribution d'armes nouvelles mais plutôt des armes qui ont changé de mains. Certains utilisent la nervosité de la population pour attirer l'attention.
Recueilli parNicole SIMEON.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Haiti-vote-sous-tension-aujourd-hui-_3637-1602022_actu.Htm
Haïti-Elections : Préval, parmi les premiers à voter
P-au-P, 28 novembre 2010 [AlterPresse] --- Le président de la République, René Préval, a jeté son bulletin dans l’urne ce 28 novembre en début de matinée. « Aujourd’hui c’est un grand jour. Les élections ont lieu à la date prévue et nous espérons que le second tour aura lieu à la date prévue », a-t-il déclaré aux journalistes.
René Préval a aussi formulé l’espoir que les élections se déroulent « bien » et dans le « calme ».
« J’espère que cela va continuer pendant toute la journée pour que nous puissions renouveler le personnel politique qui est une condition essentielle pour la reconstruction d’Haïti », a déclaré l’actuel président, avant d’ajouter : « j’espère que le prochain président fera lui aussi tout son mandat parce que ce n’est pas normal que des présidents fassent des mandats tronqués ».
Après avoir voté ce matin du 28 novembre, l’actuel premier ministre Jean Max Bellerive a lui aussi estimé que « globalement, les élections se déroulent dans le calme et [que] les citoyens se rendent aux urnes ».
Quelques incidents ont cependant émaillé le début de cette journée électorale, selon Jean-Max Bellerive, particulièrement dans la localité de Desdunes (Nord) où des affrontements ont eu lieu entre différents groupes.
La sécurité a été renforcée dans la zone et après un retour au calme, les opérations électorales étaient sur le point de reprendre, a assuré le premier ministre.
Jean-Max Bellerive a invité les partis politiques à dire à leurs partisans que « le plus important est que les gens puissent librement exprimer leur choix lors du vote aujourd’hui ».
« La violence n’est pas une solution », a déclaré l’actuel premier ministre, invitant la population à se rendre aux urnes. Il a aussi exprimé le désir que la « volonté [de la population] soit respectée ».
Les élections qui doivent permettre de renouveler l’exécutif, une partie du sénat et la chambre des députés ont débuté assez timidement ce dimanche. Contrairement au scrutin du 7 février 2006, il n’y a pas encore une grande affluence de la population.
Dans certains centres, le vote a été temporairement suspendu en raison d’un retard dans la livraison de bulletins, comme au Lycée Fritz Pierre Louis au centre ville.
Des mandataires en colère campent devant plusieurs centres où ils se sont vus refuser l’entrée. Leur nom ne figurerait pas sur la liste, selon les responsables. [kft mm apr 28/11/2010 10:35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10318
René Préval a aussi formulé l’espoir que les élections se déroulent « bien » et dans le « calme ».
« J’espère que cela va continuer pendant toute la journée pour que nous puissions renouveler le personnel politique qui est une condition essentielle pour la reconstruction d’Haïti », a déclaré l’actuel président, avant d’ajouter : « j’espère que le prochain président fera lui aussi tout son mandat parce que ce n’est pas normal que des présidents fassent des mandats tronqués ».
Après avoir voté ce matin du 28 novembre, l’actuel premier ministre Jean Max Bellerive a lui aussi estimé que « globalement, les élections se déroulent dans le calme et [que] les citoyens se rendent aux urnes ».
Quelques incidents ont cependant émaillé le début de cette journée électorale, selon Jean-Max Bellerive, particulièrement dans la localité de Desdunes (Nord) où des affrontements ont eu lieu entre différents groupes.
La sécurité a été renforcée dans la zone et après un retour au calme, les opérations électorales étaient sur le point de reprendre, a assuré le premier ministre.
Jean-Max Bellerive a invité les partis politiques à dire à leurs partisans que « le plus important est que les gens puissent librement exprimer leur choix lors du vote aujourd’hui ».
« La violence n’est pas une solution », a déclaré l’actuel premier ministre, invitant la population à se rendre aux urnes. Il a aussi exprimé le désir que la « volonté [de la population] soit respectée ».
Les élections qui doivent permettre de renouveler l’exécutif, une partie du sénat et la chambre des députés ont débuté assez timidement ce dimanche. Contrairement au scrutin du 7 février 2006, il n’y a pas encore une grande affluence de la population.
Dans certains centres, le vote a été temporairement suspendu en raison d’un retard dans la livraison de bulletins, comme au Lycée Fritz Pierre Louis au centre ville.
Des mandataires en colère campent devant plusieurs centres où ils se sont vus refuser l’entrée. Leur nom ne figurerait pas sur la liste, selon les responsables. [kft mm apr 28/11/2010 10:35]
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Haïti: Des urnes dans un champ de ruines
Les craintes de fraude planent sur la présidentielle, dans un pays ravagé par le séisme et le choléra. Depuis un mois, chez les Dolcy, les repas de famille sont animés. La mère, la fille, le fils : chacun défend un candidat différent pour l’élection présidentielle prévue demain. Dans leur shelter flambant neuf, une petite cabane en bois venue remplacer leur tente de fortune, les débats sont quotidiens. "On essaye tous de se convaincre que l’autre se trompe, c’est la démocratie!", s’amuse Ronald, le fils.
Les Dolcy font partie des 1,3 million de déplacés qui vivent toujours dans un camp, onze mois après le séisme du 12 janvier. Aujourd’hui, comme 4,7 millions de Haïtiens, ils sont appelés à élire le successeur du président René Préval ainsi que 99 parlementaires et 11 sénateurs. La nouvelle majorité aura la lourde tâche de rebâtir un pays ravagé par le tremblement de terre, le passage du cyclone Tomas et l’épidémie de choléra qui frappe l’île depuis octobre et a fait, selon le dernier bilan, 1.648 morts.
Autour de la cabane des Dolcy, dans le camp Carradeux, les tentes à perte de vue le disputent aux shelters roses, verts et turquoise construits par les ONG. Près de 70.000 personnes s’y sont installées progressivement depuis janvier. Deuxième plus grand camp de la capitale, Carradeux a été choisi avec six autres pour accueillir les bureaux de vote destinés aux déplacés. "Tous ont été installés en zone rouge", explique David Berthomier, policier français chargé de la sécurité du scrutin dans les camps.
L’officier fait référence au classement mis en place par la police haïtienne en collaboration avec l’ONU: vert pour les 891 sites les moins dangereux ; jaune pour 238 autres ; rouge pour les 354 les plus sensibles. Ce matin, dès 6 heures, dix militaires des forces spéciales, deux des Nations unies et leurs collègues haïtiens seront postés autour des deux bureaux de vote.
En premier, la crainte des violences et des tricheries
Ailleurs, 3.200 policiers et 8.000 militaires internationaux ont été envoyés aux quatre coins de l’île. Des milliers d’observateurs nationaux et internationaux, en plus des agents électoraux formés par les Nations unies, s’assureront aussi de la bonne tenue de l’élection. Malgré ce dispositif, David Berthomier reste conscient des failles du système: "Seulement deux bureaux de vote pour 70.000 personnes et un dépouillement sur place en pleine nuit dans un camp mal éclairé, cela va être difficile à gérer… Mais, attention, nous n’entrerons pas dans les bureaux de vote, sauf demande d’intervention. Nous ne devons pas être accusés d’influencer le processus électoral."
Cette crainte d’ingérence angoisse moins les habitants de Carradeux que les risques de violences et de tricheries. La famille Dolcy, comme le président du comité de quartier, affirme avoir été menacée à plusieurs reprises par les partisans d’un des candidats en lice. "Ils viennent chez nous avec leurs armes en nous disant qu’ils sauront si on a bien voté", affirme Huyguette, la mère de famille. Elle sera seule dans l’isoloir, "mais tout de même, ça fait réfléchir"… Cette violence a encore troublé la campagne vendredi soir. L’un des candidats, Michel Martelly, star de la musique kompas reconvertie en politique, a été la cible d’une embuscade, aux Cayes (sud), avec son équipe. Bilan de l’attaque: un mort et plusieurs blessés.
Les soupçons de fraude qui pourraient entacher le scrutin inquiètent également. Interrogée par le JDD, Mirlande Manigat, favorite de l’élection, se montre pessimiste. Epouse de l’ex-président Leslie Manigat, renversé par un coup d’Etat militaire en 1988, la candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes est en tête des sondages devant Jude Célestin (beau-frère de l’actuel président René Préval et candidat du parti au pouvoir), Michel Martelly, Charles-Henri Backer (un industriel puissant) et Jean-Henry Céant, un notaire qui a tenté de fédérer les anciens partisans des ex-présidents Duvalier et Aristide. Mirlande Manigat, qui se dit "centriste de gauche", affirme que "500 bureaux de vote fictifs ont été créés et [que] 500.000 faux bulletins de vote circulent déjà".
Philippe R.J. Augustin, directeur du registre électoral, confie: "Cela va être très compliqué. Qui peut garantir que les 3.300 agents des bureaux de vote et leurs superviseurs ne sont pas achetables Il faut s’assurer aussi que les gens ne voteront pas plusieurs fois car l’encre [les doigts des votants seront marqués] peut être retirée avec du dissolvant." Et d’ajouter: "La seule garantie contre la fraude est la participation massive de la population aux élections." Ainsi, les fraudes, si elles ne sont pas généralisées, ne pourront-elles pas influencer le résultat final.
http://www.20minutes.fr/article/630159/monde-haiti-elections-commence-confusion
Les Dolcy font partie des 1,3 million de déplacés qui vivent toujours dans un camp, onze mois après le séisme du 12 janvier. Aujourd’hui, comme 4,7 millions de Haïtiens, ils sont appelés à élire le successeur du président René Préval ainsi que 99 parlementaires et 11 sénateurs. La nouvelle majorité aura la lourde tâche de rebâtir un pays ravagé par le tremblement de terre, le passage du cyclone Tomas et l’épidémie de choléra qui frappe l’île depuis octobre et a fait, selon le dernier bilan, 1.648 morts.
Autour de la cabane des Dolcy, dans le camp Carradeux, les tentes à perte de vue le disputent aux shelters roses, verts et turquoise construits par les ONG. Près de 70.000 personnes s’y sont installées progressivement depuis janvier. Deuxième plus grand camp de la capitale, Carradeux a été choisi avec six autres pour accueillir les bureaux de vote destinés aux déplacés. "Tous ont été installés en zone rouge", explique David Berthomier, policier français chargé de la sécurité du scrutin dans les camps.
L’officier fait référence au classement mis en place par la police haïtienne en collaboration avec l’ONU: vert pour les 891 sites les moins dangereux ; jaune pour 238 autres ; rouge pour les 354 les plus sensibles. Ce matin, dès 6 heures, dix militaires des forces spéciales, deux des Nations unies et leurs collègues haïtiens seront postés autour des deux bureaux de vote.
En premier, la crainte des violences et des tricheries
Ailleurs, 3.200 policiers et 8.000 militaires internationaux ont été envoyés aux quatre coins de l’île. Des milliers d’observateurs nationaux et internationaux, en plus des agents électoraux formés par les Nations unies, s’assureront aussi de la bonne tenue de l’élection. Malgré ce dispositif, David Berthomier reste conscient des failles du système: "Seulement deux bureaux de vote pour 70.000 personnes et un dépouillement sur place en pleine nuit dans un camp mal éclairé, cela va être difficile à gérer… Mais, attention, nous n’entrerons pas dans les bureaux de vote, sauf demande d’intervention. Nous ne devons pas être accusés d’influencer le processus électoral."
Cette crainte d’ingérence angoisse moins les habitants de Carradeux que les risques de violences et de tricheries. La famille Dolcy, comme le président du comité de quartier, affirme avoir été menacée à plusieurs reprises par les partisans d’un des candidats en lice. "Ils viennent chez nous avec leurs armes en nous disant qu’ils sauront si on a bien voté", affirme Huyguette, la mère de famille. Elle sera seule dans l’isoloir, "mais tout de même, ça fait réfléchir"… Cette violence a encore troublé la campagne vendredi soir. L’un des candidats, Michel Martelly, star de la musique kompas reconvertie en politique, a été la cible d’une embuscade, aux Cayes (sud), avec son équipe. Bilan de l’attaque: un mort et plusieurs blessés.
Les soupçons de fraude qui pourraient entacher le scrutin inquiètent également. Interrogée par le JDD, Mirlande Manigat, favorite de l’élection, se montre pessimiste. Epouse de l’ex-président Leslie Manigat, renversé par un coup d’Etat militaire en 1988, la candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes est en tête des sondages devant Jude Célestin (beau-frère de l’actuel président René Préval et candidat du parti au pouvoir), Michel Martelly, Charles-Henri Backer (un industriel puissant) et Jean-Henry Céant, un notaire qui a tenté de fédérer les anciens partisans des ex-présidents Duvalier et Aristide. Mirlande Manigat, qui se dit "centriste de gauche", affirme que "500 bureaux de vote fictifs ont été créés et [que] 500.000 faux bulletins de vote circulent déjà".
Philippe R.J. Augustin, directeur du registre électoral, confie: "Cela va être très compliqué. Qui peut garantir que les 3.300 agents des bureaux de vote et leurs superviseurs ne sont pas achetables Il faut s’assurer aussi que les gens ne voteront pas plusieurs fois car l’encre [les doigts des votants seront marqués] peut être retirée avec du dissolvant." Et d’ajouter: "La seule garantie contre la fraude est la participation massive de la population aux élections." Ainsi, les fraudes, si elles ne sont pas généralisées, ne pourront-elles pas influencer le résultat final.
http://www.20minutes.fr/article/630159/monde-haiti-elections-commence-confusion
Haïti: Les élections ont commencé dans la confusion
Créé le 28.11.10 à 16h06 -- Mis à jour le 28.11.10 à 16h19
VOTE - L'épidémie de choléra et la désorganisation menacent la bonne tenue des élections...
La crainte de l'épidémie de choléra qui a fait environ 2.000 morts depuis un mois pourrait inciter de nombreux électeurs à rester chez eux. Les Haïtiens sont appelés à élire leur président, les 99 députés de la Chambre et onze des trente membres du Sénat. Dix-huit candidats à la présidence, 120 au Sénat et 900 pour la Chambre des députés sont en lice.
Au lycée Alexandre-Pétion de Port-au-Prince, le personnel électoral installait toujours les urnes et les tables une demi-heure après l'heure officielle du début des opérations, fixée à 06h00 (11h00 GMT). Les listes électorales et les bulletins de vote n'étaient toujours pas arrivés.
Dans un autre bureau de vote, gardé par des casques bleus brésiliens près du Champ-de-Mars, en plein centre-ville, il n'y avait pas d'électricité et les responsables devaient se servir de la faible lumière de leurs téléphones portables pour préparer et mettre en place le matériel électoral, dans l'obscurité du petit matin.
«La misère et la faim»
Bien après l'heure officielle de l'ouverture du bureau, un petit groupe de jeunes électeurs patientait devant le bâtiment. «Je veux voter parce que je veux le changement, un changement qui serve le peuple», déclarait l'un d'entre eux, Cherenfant Descius.
Des informations faisaient état d'autres retards dans l'ouverture des bureaux, gardés par plus de 11.000 casques bleus de la Minustah, la force des Nations unies dans le pays.
Dans le camp de réfugiés de La Pista, qui abrite plus de 50.000 rescapés du séisme de janvier qui a fait 250.000 morts, Harold Clerg se plaignait, comme nombre de ses camarades, de n'avoir pu obtenir les nouveaux papiers d'identité qui lui auraient permis d'aller voter. «Le gouvernement dépense beaucoup d'argent pour faire campagne et larguer des tracts par avion mais nous, nous vivons dans les détritus, la misère et la faim», a-t-il dit à Reuters.
Les favoris
Plusieurs candidats à la présidence -le président sortant René Préval ne pouvait se représenter- ont des chances de l'emporter mais aucun ne semble en mesure d'atteindre les 50% nécessaires pour être élu dès le premier tour, ce qui laisse présager qu'un second tour sera nécessaire le 16 janvier.
Parmi les mieux placés, Mirlande Manigat est à 70 ans l'une des grandes figures de l'opposition. Professeur d'université, cette ancienne première dame de Haïti pourrait devenir la première présidente du pays. Son époux, Leslie Manigat, a été pendant seulement quatre mois chef de l'Etat, en 1988, avant d'être déposé par un coup d'Etat militaire.
Jude Célestin, un ingénieur de 48 ans, est le candidat de la plate-forme au pouvoir, INITE (Unité). Nouveau venu en politique, il jouit d'une réputation de technicien et de travailleur acharné. En tant que protégé de René Préval, il pourrait pâtir des critiques qui ont visé la gestion par le pouvoir de l'après-séisme et de l'épidémie de choléra.
Jacques-Edouard Alexis, 63 ans, a été à deux reprises Premier ministre. Il a décidé d'entrer dans la course sous les couleurs du petit parti Mobilisation pour le progrès en Haïti (MPH), dirigé par Samir Mourra, un Américano-Haïtien frappé d'inéligibilité lors des élections de 2006.
Michel Martelly, 49 ans, dit "Sweet Mickey", est un musicien très connu, star de la danse Kompa qui mêle les rythmes afros et latinos. Bien qu'il manque d'expérience politique, Martelly attire des foules étonnamment importantes à ses meetings, notamment des jeunes. Il est le candidat du parti Repons Peyizan.
http://www.20minutes.fr/article/630159/monde-haiti-elections-commence-confusion
VOTE - L'épidémie de choléra et la désorganisation menacent la bonne tenue des élections...
La crainte de l'épidémie de choléra qui a fait environ 2.000 morts depuis un mois pourrait inciter de nombreux électeurs à rester chez eux. Les Haïtiens sont appelés à élire leur président, les 99 députés de la Chambre et onze des trente membres du Sénat. Dix-huit candidats à la présidence, 120 au Sénat et 900 pour la Chambre des députés sont en lice.
Au lycée Alexandre-Pétion de Port-au-Prince, le personnel électoral installait toujours les urnes et les tables une demi-heure après l'heure officielle du début des opérations, fixée à 06h00 (11h00 GMT). Les listes électorales et les bulletins de vote n'étaient toujours pas arrivés.
Dans un autre bureau de vote, gardé par des casques bleus brésiliens près du Champ-de-Mars, en plein centre-ville, il n'y avait pas d'électricité et les responsables devaient se servir de la faible lumière de leurs téléphones portables pour préparer et mettre en place le matériel électoral, dans l'obscurité du petit matin.
«La misère et la faim»
Bien après l'heure officielle de l'ouverture du bureau, un petit groupe de jeunes électeurs patientait devant le bâtiment. «Je veux voter parce que je veux le changement, un changement qui serve le peuple», déclarait l'un d'entre eux, Cherenfant Descius.
Des informations faisaient état d'autres retards dans l'ouverture des bureaux, gardés par plus de 11.000 casques bleus de la Minustah, la force des Nations unies dans le pays.
Dans le camp de réfugiés de La Pista, qui abrite plus de 50.000 rescapés du séisme de janvier qui a fait 250.000 morts, Harold Clerg se plaignait, comme nombre de ses camarades, de n'avoir pu obtenir les nouveaux papiers d'identité qui lui auraient permis d'aller voter. «Le gouvernement dépense beaucoup d'argent pour faire campagne et larguer des tracts par avion mais nous, nous vivons dans les détritus, la misère et la faim», a-t-il dit à Reuters.
Les favoris
Plusieurs candidats à la présidence -le président sortant René Préval ne pouvait se représenter- ont des chances de l'emporter mais aucun ne semble en mesure d'atteindre les 50% nécessaires pour être élu dès le premier tour, ce qui laisse présager qu'un second tour sera nécessaire le 16 janvier.
Parmi les mieux placés, Mirlande Manigat est à 70 ans l'une des grandes figures de l'opposition. Professeur d'université, cette ancienne première dame de Haïti pourrait devenir la première présidente du pays. Son époux, Leslie Manigat, a été pendant seulement quatre mois chef de l'Etat, en 1988, avant d'être déposé par un coup d'Etat militaire.
Jude Célestin, un ingénieur de 48 ans, est le candidat de la plate-forme au pouvoir, INITE (Unité). Nouveau venu en politique, il jouit d'une réputation de technicien et de travailleur acharné. En tant que protégé de René Préval, il pourrait pâtir des critiques qui ont visé la gestion par le pouvoir de l'après-séisme et de l'épidémie de choléra.
Jacques-Edouard Alexis, 63 ans, a été à deux reprises Premier ministre. Il a décidé d'entrer dans la course sous les couleurs du petit parti Mobilisation pour le progrès en Haïti (MPH), dirigé par Samir Mourra, un Américano-Haïtien frappé d'inéligibilité lors des élections de 2006.
Michel Martelly, 49 ans, dit "Sweet Mickey", est un musicien très connu, star de la danse Kompa qui mêle les rythmes afros et latinos. Bien qu'il manque d'expérience politique, Martelly attire des foules étonnamment importantes à ses meetings, notamment des jeunes. Il est le candidat du parti Repons Peyizan.
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