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lundi 8 mars 2010

CONCERT « AFRIK FOR HAÏTI » : Quand la musique africaine se met au service de l’humanitaire

Quelques centaines de mélomanes ont répondu, samedi dernier, à l’appel de Coumba Gawlo Seck, initiatrice d’un méga concert en faveur de Haïti, au stade Léopold Sédar Senghor. Les fonds collectés sont destinés à soutenir le peuple haïtien.

Plusieurs artistes sénégalais et africains ont participé, avant-hier, au stade Léopold Sédar Senghor au méga concert « Afrik for Haïti ». Ils contribuent ainsi à l’effort de solidarité mondiale pour la reconstruction de Haïti où un très grave tremblement de terre est [] survenu le 12 janvier 2010, entraînant plusieurs dégâts matériels et des milliers de pertes en vies humaines. « Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement au stade pour soutenir cette initiative visant à collecter des fonds en faveur de Haïti où nos frères et s½urs sont dans le désarroi. C’est notre devoir de les soutenir », a déclaré l’initiatrice du méga concert, l’artiste et chanteuse sénégalaise, Coumba Gawlo Seck. L’international sénégalais, El Hadji Ousseynou Diouf, a fait aussi le déplacement au stade pour « soutenir cette initiative humanitaire au profit de gens qui sont dans le besoin. Je me réjouis de prendre part à ce concert » a-t-il indiqué. Le public, composé essentiellement de jeunes, a répondu à l’appel des artistes. Ils ont communié, pendant plus de 4 heures, autour de la musique. Tous les genres musicaux étaient au rendez-vous. Des artistes comme Ives Niang, les rappeurs du groupe Bidew bi bous bess, Daradji Family, les chanteurs Sidy Samb et Idrissa Diop, parmi d’autres, ont joué leur partition à travers des play-back. D’autres musiciens et chanteurs comme Wasis Diop, Aicha Koné, Ismaël Lô, Lukua Kanza... sont montés sur le podium avec leur orchestre pour faire plaisir au public avec un éventail de genres musicaux bien apprécié. Il n’y a pas eu une forte affluence, mais les mélomanes se sont bien régalés. Le ministre de la Culture, Mamadou Bousso Lèye et son collègue de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, Mamadou Lamine Keita, ont effectué un bref passage au stade pour saluer l’initiative de l’artiste. Pour rappel, le Téléthon initié par le président de la République, en faveur de Haïti à laquelle les artistes doivent participer, a été reporté à une date ultérieure.

M. DANGNOKHO

http://senepresse.com/senegal-lesoleil.htm

Musique : Concert humanitaire Afrik for Haïti : Tous ensembles, ils ont chanté pour l’île meurtrie

Samedi soir, le menu était des plus alléchants. L’initiatrice du concert humanitaire en faveur des sinistrés d’Haïti, Coumba Gawlo Seck, a réuni pour l’occasion une belle brochette d’artistes au Stade Léopold Sédar Senghor. De quoi faire saliver les mélomanes présents. A tel point qu’ils n’ont pas manqué de taper du poing sur la table, s’impatientant d’être servis. 

Même si la dégustation a démarré plus tard que prévu, l’attente en valait la peine et, en toute fin de compte, le public s’est rassasié. Le contraire aurait été paradoxal dans la mesure où les artistes se sont relayés sur scène de 22 h à 6 h du matin. Les amateurs avaient de l’énergie à revendre. Ce n’est pas Alpha Blondy qui dira le contraire. Il a clos le show au petit matin, acclamé par une foule qui, malgré la veillée qu’elle venait de passer, était d’aplomb comme après une bonne nuit de sommeil. Samedi soir, l’engourdissement était dissipé par les ‘cris du ch½ur’ et pensées pour les victimes du séisme du 12 janvier dernier qui a fait plus de 200.000 morts et presque entièrement détruit Port-au-Prince. Avant le reggaeman ivoirien, d’autres grands noms de la musique ont joué leur partition, de manière magistrale. Il était réconfortant de voir tous ces maestros accorder leurs violons autour de la cause haïtienne. Les divas Aïcha Koné (Côte d'Ivoire) et Oumou Sangaré (Mali), le Congolais Lokua Kanza, le Guinéen Sekouba Bambino, nos compatriotes Omar Pène, Idrissa Diop, Ismaël Lô ou encore Wasis Diop, sont tous venus au chevet de l’île meurtrie. Dignement représenté par le Bidew Bou Bess, Daara J Family, Simon et Matador, le mouvement Hip Hop sénégalais n’était pas en reste. Le public a également apprécié la présence de Pape Diouf et de Yves Niang. Le concert humanitaire a mobilisé de grands artistes autour de l’essentiel. Il aurait pu mobiliser plus de spectateurs, mais ce n’est sans doute pas faute d’avoir essayé. Le collectif Afrik for Haïti a enregistré une chanson qui sera mise en vente sur les plates-formes de téléchargement et chez les distributeurs agréés. Youssou Ndour, Manu Dibango, Papa Wemba, Coumba Gawlo Seck ainsi que d’autres icônes de la musique sénégalaise et africaine poseront leurs voix sur ce single composé par Lokua Kanza. Pour le chanteur congolais, ‘on ne peut pas rester insensible devant une telle catastrophe humaine, et quand on a la possibilité d’ apporter son soutien d’une manière ou d’une autre, c’est un devoir basique en tant qu’être humain, et surtout en tant qu’artiste’. Les fonds tirés du concert et de la vente du disque seront reversés aux autorités haïtiennes.

GROUPE TABOU COMBO : Des musiciens haïtiens ont répondu à l’appel

Ils étaient là. Les chanteurs et musiciens du groupe haïtien Tabou Combo ont contribué au concert humanitaire Afrik for Haïti. Ils ont communié avec le public sénégalais et n’ont pas manqué de saluer l’initiative de Coumba Gawlo Seck. Actuellement basée aux Usa, la bande a fait pas mal de chemin depuis sa création en 1967 dans une petite église d’Haïti. A cette époque ils n’ étaient que deux : Albert Chancy Jr et Herman Nau. Leur groupe s’appelait Los Incognitos de Petion-Ville. En deux ans, les compères acquièrent une telle notoriété qu’ils sont sacrés ‘meilleur groupe musical’ de l’année 1969 par Radio Haïti. Exilés à Brooklyn dans la foulée, les artistes ont tenu à New York leur premier bal sous le nom de Tabou Combo. Leur musique est si entraînante qu’elle vous incite à esquisser des pas de danse. Selon Roger ‘Shoubou’ Eugene, actuel lead vocal du groupe, ‘la popularité de Tabou Combo a amené les membres du groupe à prendre des positions citoyennes importantes, à dénoncer les souffrances du peuple noir et à s’élever contre la mauvaise image d’Haïti’.

Mohamed NDJIM

http://senepresse.com/senegal-walf.htm

dimanche 7 mars 2010

Haiti: des soldats canadiens reviennent de leur mission

Publié le 07 mars 2010 à 07h37 | Mis à jour à 07h40

La Presse Canadienne Québec

Une centaine de militaires de la base de Valcartier reviennent au Québec dimanche soir en provenance d'Haiti.

Les quelque 850 soldats de Valcartier qui participent depuis le séisme de la mi-janvier aux opérations de secours en Haïti rentreront graduellement au pays.

Le contingent canadien offre au peuple haïtien des services médicaux d'urgence, une expertise en matière de génie, une mobilité terrestre, ainsi qu'un soutien à la sécurité.
Le ministre canadien de la Défense Peter MacKay est en Haiti ce week-end.

Michaëlle Jean en Haïti pour la journée de la femme

Publié le 07 mars 2010 à 13h49

Mis à jour à 13h55


Agence France-Presse Washington
La gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, se rendra en Haïti lundi, son pays d'origine, pour célébrer la journée internationale de la femme, alors que le pays tente de se reconstruire près de deux mois après le séisme dévastateur du 12 janvier.
«Nous savons que l'île endure de terribles souffrances en raison du séisme et de la pauvreté, déjà endémique avant la catastrophe», a dit la gouverneure générale avant un voyage de trois jours au cours duquel la représentante de la reine Elizabeth II, chef d'État en titre du Canada se rendra aussi en République dominicaine voisine.
«Dans ces situations de crise et de déstabilisation, les femmes continuent de pourvoir aux besoins de leurs enfants et des leurs. Cette année, la journée internationale de la femme aura pour moi une signification d'autant plus émouvante que je serai aux côtés de ces Haïtiennes qui déploient tous les efforts pour se relever de l'hécatombe et reconstruire», a ajouté Michaëlle Jean.
«Les Haïtiennes sont reconnues pour leur tempérament, leur détermination, leur courage et leur force», a poursuivi Mme Jean sur son blog disant s'attendre «au pire quant à l'état des lieux» du pays.
La gouverneure générale du Canada est née à Port-au-Prince en 1957 et a passé ses vacances estivales pendant son enfance dans le ville côtière de Jacmel, touchée par le séisme. Elle a quitté le pays avec sa famille à l'âge de 11 ans pour fuir la dictature des Duvalier.
Au cours de sa visite, Mme Jean doit rencontrer le président René Préval et le premier ministre Jean-Max Bellerive, ainsi que des représentants de la société civile.
Son séjour fait suite à celui du ministre de la Défense du Canada, Peter MacKay, qui a rendu visite ce week-end au contingent militaire canadien de 1 500 soldats déployés en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/07/01-4258205-michaelle-jean-en-haiti-pour-la-journee-de-la-femme.php

Le corps d'un Montréalais retrouvé dans l'hôtel Montana

Le corps d'Alexandre Bitton, un résident de Pierrefonds, a été retrouvé dans les décombres de l'Hôtel Montana, à Port-au-Prince. Les proches de l'homme de 36 ans, père d'un garçon de 2 ans, ont reçu la triste nouvelle mercredi, 49 jours après le séisme. «On avait un petit espoir, mais on s'était fait à l'idée», a dit Chantal Laniel, une amie de M. Bitton.
Le corps M. Bitton a été retrouvé avec ses papiers d'identité, mais il faut une identification par un coroner avec sa fiche dentaire avant de rapatrier sa dépouille, ce qui ne pourra pas être fait avant lundi.
C'est le gouvernement canadien qui s'occupe de rapatrier les corps.

M. Bitton était consultant en informatique. Il s'était rendu en Haïti pour son travail. Il était l'un des derniers Canadiens qu'on continuait de rechercher dans les décombres du Montana.

La semaine dernière, ses parents avaient publié une lettre ouverte au premier ministre Stephen Harper et au ministre Lawrence Cannon, pour se plaindre du «mur infranchissable que (leur) gouvernement a établi entre nous et les informations sur nos êtres chers».

Jusqu'ici, le ministère des Affaires internationales confirme 42 décès de Canadiens et 33 sont toujours portés disparus.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/15/01-939624-le-corps-dun-montrealais-retrouve-dans-lhotel-montana.php

Bill Clinton réclame plus d'aide en faveur d'Haïti

L'émissaire spécial des Nation unies pour Haïti, Bill Clinton a exprimé hier mardi son insatisfaction par rapport à la faible quantité d'aide accordée par la communauté internationale à Haïti après le séisme du 12 janvier.
L'ancien président américain a fait ces déclarations alors qu'il participait à une téléconférence qui a réunie toutes les agences de Nations Unies ainsi que plusieurs organisations internationale qui travaillent actuellement dans le pays après la catastrophe.
Dans un communiqué publié par son bureau l'émissaire spécial, invite l'organisation mondiale à accorder plus d'aide aux rescapés du séisme du 12 janvier. Du même coup, il souhaite la participation des Nations Unis en vue de l'amélioration des conditions d'hébergement des sans abris haïtiens à l'approche de la saison pluvieuse.
« Je pense que les besoins humanitaires des haïtiens doivent être abordés en même temps que la préparation de la saison cyclonique, c'est pour cette raison que je sollicite plus de tentes , de bâches et de latrines en faveur des sinistrés », a déclaré Bill Clinton, tout en faisant savoir que les personnes qui vivent actuellement dans des camps de fortune sont aussi exposées à des inondations et de glissements de terrain.
Monsieur Clinton souhaite le renforcement du secteur agricole haïtien, tout en plaidant en faveur d'une meilleure coordination entre la communauté internationale, le gouvernement haïtien et tous les autres acteurs impliqués dans le cadre de la gestion de l'aide humanitaire.
Rappelons, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- Moon, avait demandé à l'ex-président américain Bill Clinton de coordonner l'aide internationale à Haïti pour favoriser la reconstruction du pays qui a été ravagé après le tremblement de terre du 12 janvier.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17115

Le CDC d’Atlanta met en garde contre une épidémie de malaria post-séisme

Des centaines de milliers de personnes potentiellement exposées à cette maladie transmissible alors qu’une douzaine de cas d’infection sont officiellement recensés ; l’alerte du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies ne rejoint pas le dernier bilan de l’OPS/OMS globalement rassurant Samedi 6 mars 2010, Radio Kiskeya
Des centaines de milliers de sinistrés du tremblement de terre ayant dévasté Haïti, contraints de vivre depuis deux mois dans des conditions sanitaires précaires, pourraient attraper la malaria, a averti samedi dans un communiqué le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), basé à Atlanta (Géorgie, USA).
"Ceux qui vivent entre les décombres, dans les rues, ou dans baraques improvisées, tout comme les personnes qui s’occupent de l’aide humanitaire, sont sérieusement exposés à des risques de malaria", a estimé l’organisme officiel américain de surveillance en matière de santé publique.

Entre le 12 janvier, date de la tragédie, et le 25 février, le CDC a enregistré 11 cas de personnes qui ont contracté la malaria lors d’un séjour en Haïti, en particulier des personnels d’organisations humanitaires.

Le centre précise que de nombreux cas d’infection n’ont pas encore été détectés.

Par ailleurs, l’armée américaine affirme avoir dénombré au moins six soldats tombés malades dans le cadre de la mission humanitaire lancée par l’administration Obama en faveur des populations haïtiennes sinistrées.

Le CDC rappelle que le parasite plasmodium falciparum, responsable du paludisme, est très répandu en Haïti et est à l’origine de "la forme la plus grave et mortelle" de la maladie.

Les conclusions alarmantes du Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies contrastent cependant avec le dernier relevé de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS/OMS) selon lequel, malgré la détection de certains cas, une grave épidémie de paludisme ne serait pas à craindre après le séisme du 12 janvier.

Selon des estimations officielles, qui seraient loin de refléter la réalité, la catastrophe a fait plus de 222.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya

Deux haïtiens arrêtés en Bolivie pour trafic d’enfants

Nouveau rebondissement dans l’affaire des mineurs haïtiens qui a également permis d’épingler une bolivienne samedi 6 mars 2010, Radio Kiskeya
Un juge de la cour de justice bolivienne de Santa Cruz a ordonné samedi l’incarcération de deux haïtiens et d’une bolivienne accusés d’implication dans le trafic d’enfants et d’adolescents haïtiens à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé, rapporte EFE.
Les deux compatriotes, Dorvil ainsi connu, âgé de 50 ans, et une femme de 24 ans dont l’identité n’a pas été révélée, ont été envoyés en taule à cause de leur incapacité à expliquer la situation d’une vingtaine de mineurs arrivés en Bolivie avec des autorisations de départ signées d’avocats haïtiens.
Le juge Zenòn Rodrìguez a pris cette décision à l’issue d’un interrogatoire mené par l’intermédiaire d’interprètes, a déclaré Pura Cuéllar, responsable au parquet de Santa Cruz de l’unité des victimes spéciales.
Le même motif a été invoqué pour justifier l’arrestation d’une bolivienne qui n’était pas en mesure de dire comment trois mineurs haïtiens s’étaient retrouvés chez elle.
19 enfants âgés de six à seize ans, arrivés en provenance d’Haïti parmi un groupe de 88 personnes, ont été conduits dans des centres d’accueil.
La police recherche activement huit autres jeunes compatriotes dont le lieu de séjour à Santa Cruz n’est pas encore identifié.
Le parquet de la ville bolivienne située à la frontière avec le Paraguay et le Brésil soutient que les voyageurs avaient quitté Port-au-Prince deux jours avant le séisme du 12 janvier et ne peuvent pas donc être considérés comme des victimes directes de la catastrophe. Pour atteindre le pays andin, ils avaient transité successivement par la République Dominicaine, le Panama et le Pérou.
La justice a demandé à la chancellerie bolivienne de diligenter une enquête sur la valeur juridique des documents de voyage ayant permis aux adultes du groupe des 88 d’effectuer toutes les étapes du périple avec des enfants dont ils ne sont pas les parents.
Depuis quelques jours, cette affaire n’a cessé de défrayer la chronique dans la province bolivienne. spp/Radio Kiskeya

Le président de la Fédération Protestante d’Haïti appelle au calme après de graves menaces d’un groupe de vodouisants contre les protestants

Le chef suprême du vodou n’écarte pas le recours aux armes samedi 6 mars 2010, Radio Kiskeya
Le président de la Fédération Protestante d’Haïti (FPH), le pasteur Sylvain Exantus, a condamné samedi sur les ondes de Radio Kiskeya les menaces formulées à l’encontre des protestants par des vodouisants regroupés au sein de l’organisation « Misyon Men Fò » qui réagissaient à des actes de violence de protestants à leur encontre.
Les vodouisants, qui font également partie de l’équipe de Radio Télé Boucan Vodou International, émettant de Léogane, ont menacé vendredi, au cours d’une conférence de presse, d’incendier un certain nombre de temples évangéliques et d’exécuter des protestants pour chaque sanctuaire du vodou détruit par ces derniers.
Présente à la conférence de presse, la prêtresse Evonie Georges Auguste, vice-présidente d’une association nationale de vodouisants, a pour sa part justifié de telles menaces par la prière de Boukman (prêtre vodou qui fut à l’origine de la révolte générale des esclaves dans le Nord de Saint-Domingue en 1791), qui consacre le recours à la violence et à la vengeance contre les abus.
Le pasteur Sylvain Exantus a lancé un appel au calme et à la paix en cette période difficile que traverse le pays (référence aux dégâts causés par le séisme). Il a annoncé une rencontre prochaine entre les secteurs concernés et le Ministère des Cultes en vue d’aplanir les difficultés entre les membres des deux sectes.
Interrogé sur les propos fielleux des vodouisants, leur chef suprême, Max Beauvoir, a estimé samedi tout à fait justifiée une telle prise de position vu que l’Etat n’a pas réagi contre des protestants qui avaient empêché à coups de pierres une cérémonie vodou la semaine dernière sur une place publique à Cité Soleil. « Nous n’écartons pas le recours aux armes pour nous défendre », déclare-t-il, précisant que « jamais des vodouisants n’ont attaqué des gens ».
Invoquant la liberté des cultes consacrée par la Constitution, le Ministère des Cultes avait condamné dans un communiqué les actes de violence perpétrés contre des violences à Cité Soleil, ainsi que des diatribes lancées à la radio par un pasteur protestant contre le vodou.
Les vodouisants ont décidé d’intenter une action en justice contre leurs agresseurs. [jmd/ Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6605

Pourquoi l'Afrique doit aider Haïti

01/03/2010 09:25:09

La rédaction web de Jeune Afrique
Par : Adame Ba Konaré
Lorsque l’on évoque Haïti, en fonction de la génération à laquelle on appartient au Mali et en Afrique, deux réponses surgissent à l’esprit : Duvalier et ses tontons macoutes, la pauvreté, un pays parmi les plus pauvres du monde. Mais pour beaucoup de gens, Haïti, c’est aussi Toussaint Louverture, et surtout la première république noire du monde. Pour autant, pourquoi l’Afrique doit-elle continuer de mobiliser des fonds pour soutenir Haïti, frappé le 12 janvier dernier par le séisme tragique que l’on sait ?
Parce que d’abord, au-delà de la relation charnelle avec Haïti, Haïti dite fille aînée de l’Afrique, alors que les thèses sur l’inégalité des races faisaient florès en Europe, ce furent les intellectuels haïtiens qui se firent les défenseurs de la race noire.
Pour eux tous, comme l’a écrit l’un des représentants les plus illustres de cette intelligentsia, Price Hannibal, Haïti représentait « La Mecque, la Judée de la race noire, le pays (…) où doit aller en pèlerinage, au moins une fois dans sa vie, tout homme ayant du sang africain dans les artères ; car c’est là que le nègre s’est fait homme ; c’est là qu’en brisant ses fers, il a condamné irrévocablement l’esclavage. »1 Mieux, c’est à Haïti que les Africains ont inversé les rôles en se substituant à leurs maîtres, pour créer, en ce coin des Amériques, une nouvelle patrie pour l’homme noir.
Illustration vivante de la montée irrésistible d’une Afrique unie face à l’oppression et à la domination, après avoir été le « porte-étendard de la race noire en Amérique », Haïti a revendiqué haut et fort son rôle historique qui était d’œuvrer à l’évolution générale de ses congénères. C’était même sa raison d’être internationale.2
Aimé Césaire dira que « Haïti n’a pas conquis la liberté seulement pour elle, elle a conquis la liberté pour tous les hommes de couleur, peut-être pour tout un continent. » 3
Quand les Belges ont quitté le Congo belge (actuelle RD Congo) en 1960, ce furent les intellectuels haïtiens qui montèrent en première ligne pour venir former les jeunes Congolais. Auparavant, ils avaient apporté leur soutien à la Guinée, après que les Français eurent plié bagages en représailles à la proclamation de l’indépendance de ce pays en 1958.
Ce sont encore eux, les intellectuels haïtiens, qui ont prolongé le mouvement panafricaniste germé dans ce qu’on a appelé le triangle anglophone et dont les figures de proue, l’Américain W.E.B. Dubois, Georges Padmore de Trinidad et Marcus Garvey de Jamaïque, ont marqué certains chefs d’Etats Africains dont Kwame Nkrumah du Ghana, Jomo Kenyata du Kenya ou Nandi Azikiwé du Nigéria.
L’historien Elikia Mbokolo soutient même que le mouvement de la négritude fut l’héritier du renouveau littéraire haïtien en même temps que de la renaissance nègre de Harlem4 .
Comment ne pas citer, dans ce registre-là, Price-Mars, décédé en 1969, Price-Mars, le chantre de la revendication des racines africaines, qui a intégré la Société Africaine de Culture (la SAC), cette maison pionnière de la réhabilitation de la culture africaine, avec sa revue Présence Africaine, créée en 1947 par le Sénégalais Alioune Diop et dont il prendra plus tard la tête.
Ce n’est pas tout, à partir de l’occupation américaine des années 1915-1934, Haïti a prôné sur le terrain une doctrine de « retour au peuple », pas pour l’éduquer ou l’instruire, mais pour inculquer en lui les valeurs africaines : les contes, les mœurs, les croyances, les pratiques sociales et les formes de sociabilité.
Bref, l’intelligentsia haïtienne a suscité un vaste mouvement de retour à l’Afrique. « Nous n’avons de chances d’être nous-mêmes que si nous ne répudions aucune part de l’héritage ancestral. Eh bien ! cet héritage, il est pour les huit dixièmes un don de l’Afrique. », s’écrie Price-Mars5 .
Tenaillé par cette inextinguible soif d’Afrique, Roger Dorsinville, une autre plume célèbre de Haïti, vint s’installer entre 1961 et 1986 au Libéria et ensuite au Sénégal, liant l’acte à la parole6 . Et je pourrais continuer à citer des exemples.
La dette d’amour n’est pas une dette remboursable. La solidarité avec Haïti est juste un devoir de reconnaissance et de justice, si nous sortons du cadre étriqué de notre nationalisme pour voir large, pour voir Afrique. Vous l’aurez compris, je suis dans une posture panafricaniste.
Solidarité avec Haïti ensuite parce que je crois, au-delà de toute autre considération, que la solidarité est un devoir humain.
Evidemment, le Mali, l’Afrique sont logés à la même enseigne que Haïti : pays et continent pauvres, rongés par les mêmes maux que Haïti. Mais oh ! Devrions-nous pour autant refuser d’aider Haïti ? Ne serait-ce pas là une attitude égoïste ? Ne serait-ce pas faire bon marché de la solidarité sociale fortement ancrée en Afrique ? Cette Afrique où, on a beau être pauvre, on a toujours quelque chose à partager même si c’est par une présence, de beaux mots ou un simple sourire. Y’a t-il meilleure richesse pour un Homme que la victoire sur ses pulsions égoïstes ? Eh bien ! Ces pulsions égoïstes, osons les défier. Montons à l’assaut des barricades honteuses qui bloquent la voie à nos penchants altruistes.
Evidemment, l’aide que nous pouvons apporter peut paraître dérisoire comparativement aux milliards débloqués par les puissances nanties mais je professe mon credo : je crois en la solidarité dans la pauvreté ; je crois en la solidarité entre les pauvres, je crois en la solidarité entre tous les humains ; je crois en la solidarité avec notre environnement.
Mes derniers mots seront pour nos frères et sœurs les Haïtiens, un peuple chaleureux et courageux qui défie le chaos, un peuple dont la diaspora a donné au Canada sa Gouverneure générale et à la communauté internationale de nombreux cadres. Des mots pour dire que nous leur faisons confiance pour se reconstruire et assumer leur part de responsabilité dans le redressement de leur patrie.
A ces souhaits et à ce message, j’associe tous ces hommes et toutes ces femmes du Mali et d’Afrique qui ont connu et habité Haïti. Enfin, aux Haïtiens d’ici et d’ailleurs dont je partage la douleur, aux Haïtiens maliens et aux Maliens haïtiens, vous si près de nous, je vous dis tout simplement courage. Que Dieu bénisse Haïti. Amen.
http://www.jeuneafrique.com/Article_ARTJAWEB20100304124507_afrique-pauvrete-aime-cesaire-diasporapourquoi-l-afrique-doit-aider-haiti.html
 1De la Réhabilitation de la race noire par la république d’Haïti (1900).
2La Diaspora Africaine, Tribune culturelle panafricaine, Spécial printemps 2006 : Le panafricanisme au 21ème siècle par Le professeur Elikia M’Bokolo. Paris, Avril 2006.

3Les voix de l’écriture, Aimé Césaire, Paris, Radio France Internationale, 1996, rapporté par Elikia Mbokolo in « La diaspora Africaine », opus cit.

4Elikia Mbokolo ibid.

5Price-Mars, DR.J. 1928, Ainsi parla l’oncle. Essai d’ethnographie, Compiègne, Imprimerie de Compiègne. (Bibliothèque haïtienne.)

6Haïti, fille aînée de l’Afrique in Jeune Afrique Haïti année Zéro, N° 2558 du 17 au 23 janvier 2010

Haiti-Seisme : Une pièce prémonitoire de Franck Etienne, prochainement représentée à l’Unesco

samedi 6 mars 2010 P-au-P., 06 mars 2010 [AlterPresse] --- “Melovivi” ou “Le piège”, une pièce écrite en novembre 2009 par l’artiste, écrivain FranckEtienne, sera jouée le lundi 22 mars 2010 par l’auteur et l’acteur Garnel Innocent, à l’auditorium à Paris de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), au terme d’un colloque sur Haïti, auquel est convié Franck Etienne.
“Melovivi” ou “le piège” raconte l’histoire de “2 individus enfermés, prisonniers dans un espace délabré, dévasté, sans issue, à la suite d’un désastre. Pour ne pas crever dans ce lieu d’enfermement, les 2 individus parlent, déparlent, délirent sur les malheurs provoquées par les prédateurs de la planète”. [rc gp apr 06/03/2010 12:30]

De nombreux artistes africains de renom en concert à Dakar en solidarité avec Haïti

Tabou Combo, qui sera de la partie, a participé à l’enregistrement de la chanson « Afrik for Haiti » samedi 6 mars 2010, Radio Kiskeya
De célèbres artistes africains, dont Manu Dibango, Lokua Kanza, Aïcha Koné, Coumba Gawlo Seck et le Tabou Combo participeront au grand concert de solidarité avec Haïti qui doit se dérouler ce samedi au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar (Sénégal).
Les artistes et orchestres invités viennent de la Côte d’Ivoire, du Congo, du Mali, d’Haïti, de la Guinée, du Cameroun et du Sénégal.
Le concert fera suite à une autre initiative de solidarité consistant en l’enregistrement par ces artistes et orchestres de la chanson « Afrik for Haiti » écrite et composée par le chanteur congolais Lokua Kanza. Les musiciens auront à y ajouter des mots de leur propre langue.
Auteur des paroles de la chanson Haïti on ne te laissera pas dans l’oubli, Lokua Kanza se dit ‘très touché’ par le tremblement de terre survenu en Haïti et qui a emporté beaucoup de vies. Il estime qu’il fallait agir vite parce que Haïti, « c’est une partie de nous et de nos âmes qu’il ne faut pas laisser tomber ». L’artiste pense que sa voix est la seule chose qu’il possède pour réconforter « les parents qui cherchent désespérément leurs enfants sous les décombres ».
« Malgré nos énormes difficultés, nous allons faire quelque chose », a déclaré le célèbre saxophoniste et compositeur camerounais Manu Dibango.
Des stars du football telles que El Hadj Ousseynou Diouf, Didier Drogba et Samuel Eto’o devraient également prendre part à l’événement.
La reconstruction d’écoles en Haïti va être privilégiée grâce à la collecte de fonds prévue dans le cadre d’Afrik for Haïti, à l’initiative de la chanteuse Coumba Gawlo Seck.
L’opération « Afrik for Haiti » s’est déroulée en 3 phases. La première a consisté en l’enregistrement de la chanson du même nom, du 1er au 5 mars. La participation des musiciens africains au téléthon organisé par le président Abdoulaye Wade le 5 mars à la place du Souvenir africain, a représenté la seconde phase. La troisième phase de l’opération est le grand concert de ce samedi. [jmd/Radio Kiskeya]http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6603

Aux côtés d'Haïti par Son Excellence Michaëlle Jean

Aux côtés d'Haïti par Son Excellence Michaëlle Jean
Il y a davantage pour moi qu'un retour au pays natal dévasté alors que je m'apprête à me rendre en Haïti les 8 et 9 mars prochains, puis toujours sur l'île, le 10 mars en République dominicaine qui a déployé des efforts considérables au pire de la catastrophe et aujourd'hui encore.
Je me sens portée par la vague immense de sympathie et de gestes de solidarité manifestée par des milliers de Canadiennes et de Canadiens de tous les horizons, par la mobilisation immédiate des équipes gouvernementales et de nos organisations non gouvernementales, par la remarquable efficacité de nos soldats déployés d'urgence là-bas. Encore une fois, alors que j'étais à Vancouver dans l'enthousiasme des Jeux olympiques, combien de gens sont venus me voir pour me faire part de leurs initiatives et de leurs soucis pour Haïti. La ville de Vancouver, à l'instar d'autres municipalités au pays, tout comme le Comité International Olympique et le Comité Olympique de Vancouver, a généreusement contribué à la campagne d'aide. Je tiens à dire tout cela aux Haïtiennes et aux Haïtiens pour qu'ils sachent qu'ils ne sont pas seuls.
Je m'attends au pire quant à l'état des lieux. Il m'importe cependant d'aller à la rencontre de celles et ceux qui sont à l'œuvre pour la reconstruction d'Haïti. J'arriverai alors que l'on célèbrera la Journée internationale de la femme. Non sans raison, car les Haïtiennes sont reconnues pour leur tempérament, leur détermination, leur courage et leurs forces. Le mouvement des femmes dans ce pays de tous les défis est central et remarquablement fiable et organisé. Il n'est pas surprenant que le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies se soit tourné vers ces organisations pour la distribution des vivres sur le terrain. Je souhaite, au nom du Canada, être à leurs côtés alors que plusieurs de leurs cheffes de file ont péri dans les décombres. Parmi elles, des amies, des femmes qui avaient tissé des liens importants avec des associations canadiennes vouées à la défense des droits, à la lutte pour la justice et l'équité, à l'élaboration de programmes de coopération et de développement humain dont les femmes sont les principaux piliers. Sans les femmes d'Haïti et sans leurs perspectives et leur concours, la reconstruction n'est pas viable. Il faut leur rendre hommage et soutenir leurs efforts. Elles ont besoin d'être entendues et que leurs voix résonnent au-delà des frontières.
Appuyée par mon mari Jean-Daniel Lafond, je serai aussi accompagnée de trois délégués : le maire de Montréal, monsieur Gérald Tremblay, qui a jumelé sa ville à Port-au-Prince, mobilisé la Fédération canadienne des municipalités et qui est le vice-président de l'Association Internationale des Maires Francophones; la vice-rectrice des relations internationales de l'Université de Montréal, madame Mireille Mathieu, qui est aussi responsable du développement pour l'Agence universitaire de la Francophonie; la directrice de l'Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND), madame Denyse Côté, qui est aussi chercheuse au Département de travail social à l'Université du Québec en Outaouais. Tous, ont des liens de longue date, la volonté et une expertise incontournable des partenariats nécessaires pour accompagner Haïti.
Nous serons ensemble pour constater l'organisation et l'impact des secours déployés ces dernières semaines, pour participer également aux rencontres avec la société civile où il sera question des besoins pour la remise sur pied des infrastructures en matière d'éducation, de gouvernance, de santé et de relance de l'économie.
De Port-au-Prince à Léogâne et à Jacmel, il sera important de constater, d'entendre, de saluer, d'encourager, partout sur notre passage, la vie qui s'accroche et qui reprend ses droits.
Source: Le Bureau du secrétaire du gouverneur général. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17148

MacKay en Haïti ce weekend

Peter MacKay, ministre de la Défense du Canada, rendra visite aux soldats en Haïti ce weekend en vue de superviser les progrès accomplis à la suite du terrible séisme qui a frappé Haïti en janvier dernier.


Le ministre se rendra à bord du NCSM Athabaskan qui est déployée au large des côtes de Léogâne, ville à l'ouest de Port-au-Prince située près de l'épicentre du séisme du 12 janvier et qui a été presque complètement rasée, dans les installations médicales et les camps d'abris temporaires ainsi qu'à l'ambassade canadienne pour discuter avec les militaires des FC.
« Les Forces canadiennes jouent un rôle crucial en créant les conditions nécessaires pour que gouvernement haïtien et les organismes de secours puissent subvenir aux nouveaux besoins d'Haïti, déclare le ministre MacKay. Puisque les Forces canadiennes atteignent les objectifs en ce qui concerne le secours d'urgence, nous transférerons nos responsabilités aux partenaires locaux et aux organismes civils. »
Le Canada compte encore «plus de 1.500» militaires sur le terrain, sur les quelque 2.000 qu'il avait déployés «pour une période de 30 à 60 jours» après le séisme, a indiqué un porte-parole du ministère, Jay Paxton.
Les FC continuent d'offrir leur soutien et leur aide par leur collaboration et leur participation à la MINUSTAH, la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti.
La visite de M. MacKay intervient avant celle que doit aussi effectuer en Haïti, à partir de lundi, la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, elle-même d'origine haïtienne. Le Premier ministre Stephen Harper s'y était également rendu en février. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17149

samedi 6 mars 2010

Haïti: le bilan des morts canadiens monte à 44 personnes


Publié le 05 mars 2010 à 20h05 | Mis à jour le 05 mars 2010 à 20h10
Agence France-Presse
Ottawa
Le nombre de Canadiens tués dans le séisme du 12 janvier en Haïti a encore augmenté vendredi, le ministère des Affaires étrangères confirmant 44 décès, contre 42 jeudi, tandis que 30 personnes étaient toujours portées disparues.
Les personnes disparues sont des Canadiens qui se trouvaient dans la zone touchée par le séisme et dont les familles sont sans nouvelles depuis la catastrophe qui a fait plus de 222 000 morts selon les autorités.
Depuis le séisme, quelque 6 500 Canadiens ont été retrouvés en vie, dont plus de 4 600 ont été rapatriés au Canada, selon le bilan publié par le ministère des Affaires étrangères.

Colloque sur la reconstruction: invitation à faire des affaires

Publié le 06 mars 2010 à 05h00 | Mis à jour à 07h10

Louise Leduc
La Presse
Les entreprises québécoises ne doivent pas être mal à l'aise d'aller brasser des affaires en Haïti et de venir chercher «leur part du gâteau de la reconstruction».
«L'humanitaire, c'est bien joli, mais ça ne dure pas. Les intérêts, ça, ça dure.» C'est ce qu'a déclaré hier le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, au colloque sur la reconstruction d'Haïti qui avait lieu depuis deux jours à l'École polytechnique.
«Beaucoup de gens se demandent s'il y a un pilote dans l'avion. Oui, il y a un pilote. Et il y a même un copilote», a dit M. Bellerive.
Plusieurs copilotes, en fait, à entendre parler le premier ministre, qui ne peut refuser l'aide internationale, mais qui sait que ce n'est pas la solution. «Avant le séisme, il y avait 70% de chômeurs. Maintenant c'est 90%. La population risque de s'habituer à ne pas travailler. J'ai peur que les enfants, les adolescents attendent le camion qui va passer avec l'eau, qu'ils attendent le camion qui va arriver avec la nourriture. Il faut donner un minimum aux gens, mais il ne faut pas tuer l'idée du travail.»
«Tout le reste a échoué. La seule chose qu'on n'a pas essayée, c'est un plan préparé par les Haïtiens, pour les Haïtiens, évalué par les Haïtiens.»
À cette phrase, les quelque 600 personnes présentes ont applaudi à tout rompre. Elles n'ont pas bronché, cependant, quand, quelques minutes plus tard, le premier ministre a déclaré: «Je ne suis pas intéressé aux chiffres (à l'argent nécessaire à la reconstruction). J'ai besoin d'engagements sur des projets concrets. Que faut-il construire? Dans quels délais? L'évaluation des coûts, ça viendra après.»
Cela dit, non sans contradiction avec sa volonté de voir des entreprises québécoises débarquer en masse et avec la volonté de mettre en place un plan haïtien, M. Bellerive a noté plus tard dans son allocution que, chaque jour, il reçoit de 200 à 300 offres de services d'entreprises nationales et internationales. Très clairement, il a dit que son gouvernement n'avait pas les moyens d'étudier ces offres actuellement.
Parce que c'est trop tôt? Parce que, comme il l'a dit ensuite, l'heure n'est toujours pas à la reconstruction, mais aux besoins pressants, à ces 700 000 enfants haïtiens qui ne vont pas à l'école, à tous ces gens qui vivent encore dans des tentes?
En tout cas, il n'a pas fait de mystère sur la vitesse à laquelle iront les choses. En point de presse, il n'a pas dit pendant combien de temps il estimait que des gens vivraient encore dans des tentes, mais il a reconnu qu'il ne faudrait pas se surprendre que cela dure des années.
Faut-il reconstruire Port-au-Prince là où elle se trouve, en plein sur une faille sismique? En point de presse, le premier ministre a balayé la question d'un revers de main, disant qu'il n'y avait pas de réflexion à ce sujet dans son gouvernement, mais une décision. La capitale restera là où elle se trouve.
La veille, en entrevue, Edwin Paraison, ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, avait affirmé au contraire que c'était là une question importante à laquelle le gouvernement réfléchissait toujours.
Fait inusité - de mémoire, on n'a pas vu souvent des premiers ministres canadiens et québécois faire la même chose -, le premier ministre Bellerive a répondu aux questions de l'auditoire, questions qui n'étaient pas arrangées avec le gars des vues.
M. Bellerive en avait aussi une pour ses compatriotes en exil: «Tout le monde a son petit plan de retour, tout le monde envoie de l'argent à l'oncle, en Haïti, qui a son petit bout de mur à réparer, mais il n'y a rien de structuré. Vous ne revenez plus au pays que lors de funérailles ou de mariages. Vos enfants ne sont même plus de la diaspora, ils sont canadiens, américains. Il faudrait qu'ils gardent un lien avec Haïti. Vos enfants et vos petits-enfants sont-ils seulement intéressés à entendre parler d'Haïti?»
«Maintenant, oui», ont répondu à voix haute plusieurs Haïtiens dans la salle.

La petite fille qui ne pleurait pas


Publié le 05 mars 2010 à 15h00 | Mis à jour le 05 mars 2010 à 13h28
Katia Gagnon
La Presse
Chaque jour, pendant des mois, Jayne, Jim et leur petit Maxime ont allumé une bougie avant de souper. Tous les trois, ils disaient à Esther, la petite soeur haïtienne, qu'ils pensaient à elle, ici, à Montréal. Qu'ils avaient hâte qu'elle soit parmi eux. C'est Maxime qui soufflait la bougie. Il avait 2 ans quand le rituel a commencé. Esther est arrivée le mois dernier. Maxime a maintenant 5 ans.
Pendant deux ans et demi, cette famille d'origine américaine qui vit sur le Plateau-Mont-Royal a attendu la petite Esther. «Dans la plupart des pays, on est jumelé avec l'enfant à la fin des formalités. En Haïti, c'est l'inverse. On est jumelés, et après les formalités commencent. Psychologiquement, c'est très différent», raconte Jayne Engle Warnick, 43 ans.
Jayne et Jim, 45 ans, enseignant à l'université McGill, ont toujours voulu adopter. Ils ont conçu leur premier enfant et, ensuite, ils ont décidé de lancer leur projet. Tout de suite, ils se sont tournés vers Haïti. «Nous avons beaucoup de liens avec ce pays. Mon frère travaille là-bas depuis 25 ans. Il a une conjointe haïtienne, des enfants.»
Il y a 30 mois, on leur a présenté la photo de la petite Esther, 10 mois, abandonnée par sa mère à l'orphelinat Foyer de Sion. Ils ont accepté. Et l'atroce attente a commencé. «Savoir que mon enfant était là-bas sans pouvoir m'assurer qu'elle allait bien, qu'on s'occupait bien d'elle, qu'elle recevait de l'amour, ç'a été épouvantable, raconte Jayne. L'attente nous a semblé éternelle.»
En août dernier, Jayne s'est rendue à Port-au-Prince pour passer une semaine avec la petite. On lui a emmené l'enfant à l'hôtel, où elle a dû demeurer toute la semaine avec Esther. Elle n'était pas autorisée à aller ailleurs avec l'enfant. Quand on lui a mis Esther dans les bras, la petite n'a eu aucune réaction. «Elle était complètement inerte», se rappelle Jayne. Dans la chambre, elle s'est assise et est demeurée totalement immobile.
«Elle regardait partout mais ne bougeait pas. Elle ne demandait rien.» Pourtant, quand Jayne lui a offert un verre d'eau, elle a bu. Avidement. Un, deux, trois verres. Quand Jayne lui a offert à manger, elle a tout engouffré. Goulûment.
En une semaine, Esther n'a pas versé une larme. Elle ne pleurait jamais, a noté sa mère adoptive.
«Dès la deuxième journée, j'ai vu un changement. Elle a ri quand je lui ai chatouillé les pieds.» Puis, la mère et la petite ont joué. Surtout dans la chambre. Esther était terrorisée par l'extérieur. Il faut dire qu'elle ne quittait jamais les murs du Foyer de Sion. Dans ce bunker de béton, des dizaines d'enfants vivaient entassés les uns sur les autres. Trois enfants couchaient dans chaque lit. Il n'y avait pas un jouet. Et les enfants ne sortaient pratiquement jamais.
Jayne a pleuré quand elle a dû replacer sa fille au Foyer de Sion après une semaine. Elle lui avait donné une grenouille verte. Une semaine plus tard, un bénévole est passé à l'orphelinat. Il a raconté à Jayne que la petite avait toujours la grenouille. Elle était affreusement sale, mais Esther ne voulait rien savoir de la laisser.
N'eût été le 12 janvier, Jayne, Jim et Maxime attendraient probablement encore Esther. Mais il y a eu le tremblement de terre. Jayne a mis sur pied un «centre de commandement?» dans le salon du petit appartement du Plateau. Télé, internet, Skype, Twitter, tous les moyens ont été bons pour entrer en communication avec Haïti. «Je ne pouvais pas me sortir de la tête l'image de cette petite fille qui ne pleure pas. Est-elle morte? Blessée? En choc? Et quoi qu'elle endure, elle ne pleure pas.»
Deux jours plus tard, elle a eu des nouvelles. Les enfants allaient bien. Quand la responsable de l'agence d'adoption l'a jointe quelques jours plus tard pour lui demander de venir avec elle à Port-au-Prince récupérer les enfants, elle a tout de suite accepté. Au terme d'un épuisant voyage de deux jours, les deux femmes sont arrivées sur place.
Il y avait une montagne de travail à faire. Remplir les visas pour 30 enfants, organiser le départ... La veille du grand voyage, les 30 enfants passent la nuit à l'ambassade après avoir engouffré un énorme chaudron de spaghettis préparés par le personnel. «Certains enfants étaient surexcités, d'autres, terrorisés. Ils n'avaient aucune idée de ce qui leur arrivait», raconte Jayne.
Dans l'avion, Esther a pleuré pour la première fois.
Le lendemain, la mère et la fille sont enfin arrivées à la maison. La fillette, qui a la taille d'un enfant de 18 mois, s'adapte très bien, raconte sa maman. «Elle parle constamment, se déplace, joue avec ses jouets», explique Jayne, qui essaie, ce matin, de faire des tresses à sa fille. Pas facile. «Je vais apprendre!» dit-elle en riant.
Esther s'échappe des mains de sa maman. Elle fait des cabrioles sur un petit matelas, joue avec les perles de bois qui iront dans ses cheveux. Elle monte sur un tabouret. «Ready?» dit Jayne. «Weady!» dit la petite en riant. Et elle se laisse tomber dans ses bras.
Un autre grand saut dans la courte vie d'Esther.

De Wideline à Rosalie

Publié le 05 mars 2010 à 15h00 | Mis à jour le 05 mars 2010 à 13h13
Katia Gagnon
La Presse
Depuis un mois, Elyse Dupuis ne dort pas très bien. Elle couche sur un petit matelas, dans la chambre de ses deux enfants. À sa droite, le lit de son fils de 4 ans, Ismaël. Derrière elle, le lit de bébé de sa fille de 2 ans, Rosalie. Pour que les deux enfants consentent à s'endormir, maman doit leur tenir la main. Deux petites mains marron lovées dans les grandes mains blanches d'Elyse, dont les bras s'engourdissent lentement jusqu'à ce que les deux enfants tombent enfin dans le sommeil.
Les enfants d'Elyse sont haïtiens. Ils ont passé plusieurs mois dans des orphelinats, à Port-au-Prince, avant d'aboutir ici, à Valleyfield, dans le bungalow de Mme Dupuis. Ismaël est arrivé il y a un an et demi. Et Rosalie, à la fin du mois de janvier, après avoir vécu de très près le séisme. Elyse Dupuis, 45 ans, les élève seule. Haïti est l'un des rares pays à accepter la candidature des mères célibataires.
Elyse Dupuis en voulait, des enfants. Elle a été servie. À l'époque où elle a adopté Ismaël, on déconseillait aux parents adoptants de séjourner à Port-au-Prince. Trop dangereux. Pour aller chercher les enfants, on procédait comme suit?: embarquement dans l'avion à 10?h. Arrivée à Port-au-Prince vers 15?h. Retour dans le même avion, qui décollait une heure plus tard. Elyse Dupuis et les autres parents adoptants sont arrivés, hors d'haleine, dans le hall de l'aéroport, où les enfants attendaient. Elle a pris son petit garçon, qui ne l'avait jamais vue. Elle est repartie au pas de course vers l'avion avec un enfant hurlant.
Ismaël a continué de hurler pendant des jours. «Il était constamment en crise. Il criait, il pleurait, il donnait des coups de pied partout. Il n'y avait rien à faire.» Pendant plus d'un an, Ismaël a été constamment collé sur elle. Il dormait dans son lit. Il n'acceptait de se faire prendre par personne d'autre.
Ismaël avait été abandonné par sa mère haïtienne. Sevré du jour au lendemain. Le petit a passé plus d'un an à l'orphelinat, où deux dames s'occupaient seules d'une cinquantaine d'enfants. Pour elles, Ismaël était un enfant difficile. «C'est ce qui était écrit dans les rapports», raconte Elyse Dupuis. Quand elle repense à ces mots durs, elle se met à pleurer. «Il veut tellement se faire aimer.»
Jamais Ismaël n'a voulu parler de sa vie là-bas. «Il est né le jour où il est monté dans l'avion avec moi.»
Malgré ces mois d'enfer avec un enfant en crise, Elyse Dupuis a voulu un autre bébé. Au mois d'août dernier, on lui a proposé la petite Wideline, un an et demi. Elle aussi abandonnée. Elyse a accepté. En novembre, elle s'est rendue voir la petite.
«Elle avait vu sa mère biologique le jour de sa fête, le 10 novembre. Mois, je suis arrivée le 12. On lui a dit: "Viens voir maman, Wideline." Mais moi, j'étais qui, pour elle? Une étrangère», raconte Elyse Dupuis. Pendant une semaine, elle s'est promenée à l'orphelinat avec la petite dans les bras. «Elle n'acceptait rien d'autre.» Même pas les baisers. Lorsque Elyse essayait de la bécoter, elle la repoussait de sa petite main.
«À la fin, elle avait un tout petit sourire quand elle me voyait.»
Lorsqu'elle est revenue à Valleyfield, Elyse savait qu'elle allait devoir patienter encore avant que Wideline ne devienne Rosalie, le nom qu'elle avait choisi pour sa fille. Pour Ismaël, elle avait patienté 15 mois. Mais le 12 janvier, les choses ont brutalement changé.
Elyse a vu les premières images du séisme à la télé. «Haïti, c'est le pays de mes enfants. J'étais bouleversée.» Mais les nouvelles étaient encourageantes: tous les petits de la crèche Coeur d'enfants, où vivait Wideline, étaient en vie. Pendant 17 jours, Elyse Dupuis a attendu. Puis, elle a enfin reçu un téléphone. Wideline était dans l'avion. «Je m'étais promis que l'arrivée au Québec se ferait mieux qu'avec Ismaël. Mais finalement, ç'a été presque pire. Elle est passée de mains étrangères en mains étrangères pendant 24 heures.»
À l'arrivée, Elyse Dupuis a pris dans ses bras un nouveau bébé hurlant. Rosalie a pleuré toute la soirée. La nuit venue, la maman a couché les deux enfants avec elle, dans son lit. La petite avait la tête enfouie entre ses seins. Son petit corps était blotti tout contre elle. «Si elle avait pu rentrer au dedans, elle l'aurait fait.» Elyse n'osait pas bouger. Elle pas beaucoup dormi.
Le lendemain, la petite a pleuré toute la journée.
Depuis, Rosalie ne quitte pas les bras de sa mère. Elle est minuscule, de la taille d'un bébé de 1 an. Elle adore le beurre d'arachide et refuse que quiconque touche à son assiette lorsqu'il y reste de la nourriture. La petite est coquette, ramasse chaque miette tombée sur sa robe rose et refuse obstinément de quitter ses jolis souliers neufs.
La petite dans les bras, Elyse Dupuis me montre des photos d'Ismaël. Sur le premier cliché, l'enfant est assis sur ses genoux à l'aéroport, petit, maigre, de grands yeux hagards. Sur la seconde, prise à peine trois mois plus tard, son visage déjà plus rond arbore un immense sourire. Et sur le troisième, la photo prise à la garderie en octobre dernier, il est radieux, un petit homme costaud, les bras croisés sur son chandail bleu.
Parions que sa petite soeur suivra le même chemin.
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/adoption-en-direct/201003/05/01-4257785-de-wideline-a-rosalie.php

ADOPTION EN DIRECT


Les images de ces petits orphelins haïtiens débarquant des avions de secours, après le séisme, dans les bras de leurs parents adoptifs, ont ému le Québec tout entier. Au total, 162 enfants ont été rapatriés d'urgence dans les familles qui avaient décidé, parfois depuis plusieurs années, de les adopter. Ces enfants ont subi un choc important lors du tremblement de terre, qui s'ajoute, dans la liste des traumatismes, à l'abandon de leurs parents biologiques et à la vie quotidienne dans un orphelinat bondé. Comment s'adapteront-ils à leur nouvelle vie?
Dans les prochains mois, la journaliste Katia Gagnon suivra deux familles de la grande région de Montréal, qui ont respectivement accueilli Rosalie, 2 ans, et Esther, 4 ans.
Nous vous les présentons aujourd'hui et vous invitons, par la suite, à suivre ce reportage réalisé en temps réel en exclusivité sur Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/adoption-en-direct/201003/05/01-4257781-adoption-en-direct.php

La reconstruction d'Haïti au centre des discussions à Montréal

Le dossier de la reconstruction d'Haïti est actuellement au centre des discussions au Canada dans le cadre d'un colloque qui a débuté hier à l'Université Polytechnique de Montréal.

Une haute délégation haïtienne conduite par le premier ministre Jean Max Bellevrive participe à cette réunion qui a fait la une dans les medias canadiens.

Le maire de Montréal Gérald Tremblay qui participe à ce colloque historique a réitéré son soutien entier à la reconstruction d'Haïti et surtout de la ville de Port-au-Prince qui est jumelée à sa ville. En ce sens Monsieur Tremblay annonce que Montréal va investir un million de dollars dans la capitale haïtienne.

Lors de la première journée, Plusieurs experts en urbanisme et en architecture se sont exprimés sur les priorités de la reconstruction de Port-au-Prince et des autres régions sinistrées après le tremblement de terre du 12 janvier.

Ce colloque qui se déroule autour du thème « reconstruire Haïti horizon 2030 » est une initiative du Groupe de Réflexions et d'actions pour une Haïti nouvelle (GRAHN) .Il a pu bénéficier d'un support financier de l'Université polytechnique de Montréal,et de plusieurs autres Institutions Supérieures.  

Plus de 600 personnes venues un peu partout à travers le monde participent actuellement à cet événement qui prendra fin ce vendredi.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17142

EJ 

Le Sénat américain approuve un allégement de la dette d'Haïti

Le Sénat américain a adopté vendredi un projet de loi favorisant l'allègement de la dette d'Haïti dans le monde, afin de faciliter la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier.

Le projet de loi a été approuvé par acclamation à la chambre haute. La commission des Affaires étrangères avait adopté ce texte à l'unanimité le 24 février dernier. Cette mesure, élaborée par le démocrate Chris Dodd et son collègue républicain Richard Lugar, ordonne au représentant américain auprès du FMI et d'autres institutions financières, ainsi qu'au secrétaire d'Etat américain, d'agir pour obtenir l'allégement de la dette haïtienne dans le monde.

Par ailleurs, le texte insiste pour que toute nouvelle aide à Haïti prenne la forme de subventions et non de prêts. "Les Haïtiens ont une longue et difficile route devant eux", a indiqué vendredi le sénateur Dodd avant d'ajouter : "mais aujourd'hui le Sénat des Etats-Unis leur a clairement fait savoir qu'ils ne seront pas seuls". M. Lugar a ajouté que "le Sénat va continuer d'examiner des mesures pour aider Haïti et parvenir à une plus grande stabilité". En outre, le projet appelle à la création d'un fonds international pour Haïti afin d'investir dans les infrastructures (réseau électrique, routes, ponts, installations sanitaires et reboisement).

Les pays du G7 ont déjà annoncé début février qu'ils allaient annuler toute la dette bilatérale d'Haïti. Mais la dette d'Haïti à l'égard de ce groupe de pays (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Japon) était déjà relativement faible. La dette extérieure publique totale d'Haïti s'élevait, fin septembre 2008, à 1,88 milliard de dollars, selon des chiffres du Club de Paris. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) estime que la reconstruction d'Haïti va coûter 14 milliards de dollars.

Jeudi soir, une commission de la Chambre des représentants américaine a approuvé une mesure similaire, qui doit encore être adoptée en séance plénière.

AFP 
 http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17147

Michaëlle Jean et des délégués canadiens en Haïti ce lundi

La gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, sera en Haïti les 8 et 9 mars. Elle sera accompagnée de son époux, Monsieur Jean-Daniel Lafond et de délégués canadiens œuvrant dans les secteurs de la condition féminine, de l'éducation et de la politique municipale, les délégués mettront leur expertise et leurs connaissances à profit lors de leurs rencontres avec leurs homologues haïtiens et dominicains.

Les membres de la délégation sont : le Maire de Montréal, Gérald Tremblay, membre de la Fédération canadienne des municipalités, vice-président de Cités et gouvernements Locaux Unis (CGLU), et vice-président de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), Denyse Côté, Professeure titulaire et chercheure à l'Université du Québec en Outaouais, et directrice de l'Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND) et Mireille Mathieu, Vice-rectrice aux relations internationales de l'Université de Montréal et vice-rectrice désignée de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF)  

Plus d'informations sur la visite de Michaëlle Jean en Haïti sur http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17108 
N/ Radio Métropole Haïti