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mercredi 4 novembre 2009

René Préval pour l’extradition en France d’Amaral Duclona

Le chef de l'Etat a remis au procureur général de la République Dominicaine, Radhamés Jiménez Peña, des documents d'identité devant faciliter le départ de l'ex-chef de gang de la République Dominicaine où il est détenu

Le Président René Préval a reçu à Port-au-Prince le procureur général de la République Dominicaine, Radhamés Jiménez Peña, auquel il a remis des documents d'identité en vue de l'extradition vers la France de l'ancien chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de la capitale), Amaral Duclona, incarcéré en République Dominicaine.

Selon un communiqué du bureau du procureur général relayé mardi par EFE, le chef de l'Etat s'est montré intéressé à ce que le prévenu réponde par-devant la justice française des charges retenues contre lui notamment pour son implication présumée dans l'assassinat, le 31 mai 2005 à Port-au-Prince, du consul honoraire de France au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), Paul-Henri Mourral.

Le communiqué, qui ne précise pas la date de la rencontre entre MM. Préval et Peña, rappelle également qu'Amaral Duclona est accusé en Haïti d'avoir commis des crimes de sang, des enlèvements et des vols.

La Cour suprême de justice dominicaine (SCJ) doit se prononcer mercredi (4 novembre) sur la demande d'extradition française.

Outre le cas Mourral, Duclona, un fugitif déjà inculpé en Haïti, est accusé d'implication dans l'enlèvement suivi du meurtre en 2004 de Claude Bernard Lauture, un homme d'affaires français d'origine haïtienne.

Détenu à Santo Domingo, l'ex-seigneur de la guerre du quartier de Bélékou, à Cité Soleil, continue de nier son identité, se faisant passer pour Berthony Jolicœur.

Le 8 septembre dernier, la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD) avait procédé à son arrestation dans un quartier résidentiel du complexe touristique Casa de Campo, dans la province de La Romana (est de la République Dominicaine), où il menait une vie de pacha.

Les autorités haïtiennes n'ont soumis à leurs homologues dominicaines aucune demande d'extradition du présumé bandit qui avait activement fait campagne pour René Préval, réélu en 2006 à la Présidence d'Haïti (second et dernier mandat).

Durant la période de "l'Opération Bagdad" que les partisans lourdement armés de Jean-Bertrand Aristide avaient déclenchée, à la suite de sa chute en 2004, Amaral Duclona et d'autres redoutables chefs de gang tels Emmanuel Wilmé alias "Dread Wilmé" (décédé), Junior Acdhély surnommé Yoyo Piman (décédé), Evens Jeune dit "Ti Kouto" (décédé en prison), Bélony Pierre surnommé "Pasteur" (emprisonné), Alain Cadet alias "Pinochet" et Jean Oldy Torchon dit "Blade Nasson" avaient semé la terreur à Cité Soleil. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6295



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Le « Gouvernement de la Toussaint » pratiquement prêt à entrer en scène

Un quasi « Procureur de la République » pointe à l'horizon…

La prochaine équipe gouvernementale aurait déjà été constituée pendant le week-end de la Toussaint afin que le Premier Ministre désigné, Jean-Max Bellerive, puisse présenter sa déclaration de politique générale par-devant les deux Chambres du Parlement dès le milieu de la semaine.

Au moins 4 Ministres du Gouvernement démissionnaire devraient conserver leurs portefeuilles. Les Ministères concernés seraient ceux de la Santé, de l'Environnement, des Sports et de l'Intérieur. Un 5ème ministre démissionnaire devrait être permuté au Ministère de la Culture et de la Communication, selon des sources non officielles mais dignes de foi,

Tous les Ministres qui, à tort ou à raison, avaient la réputation d'être « très proches » de la Première Ministre Michèle Pierre Louis, ne devraient pas faire partie du prochain Gouvernement. De nouveaux titulaires sont donc annoncés pour les Ministères des Affaires étrangères, de la Culture et de la Justice.

Au niveau du Ministère de la Justice, une nouvelle Secrétairerie d'Etat chargée des relations avec les Parquets de la République devrait être créée à côté des Secrétaireries d'Etat à la Sécurité Publique et à la Réforme Judiciaire, ouvrant ainsi la voie à l'existence pour la première fois dans le système judiciaire haïtien d'un poste qui, selon la façon dont il est exercé, pourrait éventuellement être assimilé à celui de « Procureur de la République ».

Parmi les « nouveaux venus » au Cabinet ministériel devraient également figurer des Conseillers du Chef de l'Etat dont certains sont réputés être ses « amis proches ».

Les démarches entreprises avec célérité en vue de constituer le nouveau Gouvernement correspondraient à la préoccupation du Chef de l'Etat pour qu'il n'y ait pas de vide institutionnel après le « renversement inattendu » d'un Gouvernement qu'il félicitait il y a peu (le 17 octobre à Marchand-Dessalines) d'avoir instauré la stabilité dans le pays.

Cette célérité doit aussi être mise en rapport avec les exigences internationales pour qu'un nouveau gouvernement soit installé au plus vite afin que l'ensemble des dossiers de coopération en cours et les efforts en vue de diriger les investisseurs étrangers vers Haïti ne soient pas compromis. [jmd/Radio Kiskeya]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6294



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33ème Conférence bi-annuelle du Comité des gouverneurs de Banques Centrales de la CARICOM tenue en Haïti

La 33ème conférence bi annuelle du comité des gouverneurs des banques centrales de la Communauté Caraïbe (CARICOM) s'est tenue le weekend dernier à Port au Prince .
Lors des assises les participants ont souligné que le processus de redémarrage économique sera plus lent que prévu en raison notamment de facteurs externes comme le chômage aux États Unis, la baisse des revenus engendrés par le secteur du tourisme ainsi que celle des transferts courants, rapporte un communiqué de la Banque de la République d'Haïti (BRH).
Ils ont aussi fait une évaluation de la situation économique régionale sévèrement frappée par la crise économique et financière mondiale et ont mis l'accent sur les efforts en cours en vue d'une véritable relance de l'économie des Etats membres, poursuit le communiqué de la banque des banques haïtiennes.
A l'issue de cette 33ème Conférence bi-annuelle du Comité des gouverneurs de Banques Centrales de la CARICOM, les responsables ont souligné la nécessité de poursuivre le processus de renforcement des normes prudentielles en vue de stabiliser et de sécuriser les marchés.
Ils recommandent de renforcer la coopération entre les institutions économiques et financières des pays membres ainsi que le flux d'informations intra-régional.

RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16015



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Dossier Amaral Duclona : Le chef de l'Etat a remis des documents au procureur général de la République Dominicaine

La Cour suprême de justice dominicaine (SCJ) doit se prononcer le 4 novembre prochain sur la demande d'extradition faite par les autorités françaises du chef de gang Amaral Duclona . Les autorités haïtiennes donnent en ce sens carte blanche à leurs homologues dominicaines d'ailleurs aucune demande d'extradition du présumé bandit n'a été faite rapporte l'agence EFE
Le chef de l'Etat haïtien toujours selon EFE s'est montré intéressé à ce que le prévenu réponde par-devant la justice française des charges retenues contre lui.
Le correspondant de Radio Métropole Jean Michel Caroit citant un communiqué du procureur général de la République Dominicaine Radhamés Jiménez Peña confirme que ce dernier a été reçu en audience par Le Président René Préval à Port au Prince
Lors de cette rencontre les autorités haïtiennes ont remis des documents dont l'acte de naissance d'Amaral Duclona et des vidéos au procureur général de la République Dominicaine
Berthony Jolicœur est accusé notamment pour son implication présumée dans l'assassinat, le 31 mai 2005 à Port-au-Prince, du consul honoraire de France au Cap-Haïtien Paul-Henri Mourral.
RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16016



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dimanche 1 novembre 2009

Haiti-Gouvernement-Destitution : L’ONU, inquiète

La MINUSTAH souhaite la mise en place d’un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais
vendredi 30 octobre 2009
P-au-P., 30 oct. 09 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies (ONU) craint que la destitution de la première ministre Michèle Pierre-Louis ce 30 octobre par le sénat affecte la stabilité du pays, mais souligne que c’est une affaire de politique interne.
« C’est une affaire qui relève du sénat haitien », déclare la porte-parole Michèle Montas lors d’une conférence de presse.
Montas considère « légitime » la préoccupation des médias quant à la stabilité politique en Haiti, mais a réitéré que la décision a été prise par le sénat haitien.
Les conséquences de cette décision dépendront de la rapidité avec laquelle un nouveau gouvernement sera mis en place, ajoute la porte-parole.
Dans un communiqué, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) souhaite la mise en place d’un nouveau gouvernement le plus tôt possible.
« Il est (…) essentiel de procéder dans les meilleurs délais à l’installation d’un nouveau Premier Ministre et d’une nouvelle équipe gouvernementale, afin d’éviter tout risque de retour à une période d’instabilité qui pourrait compromettre les perspectives encourageantes apparues récemment dans le domaine des investissements et de la création d’emplois », souligne la MINUSTAH.
La mission onusienne rend hommage au travail accompli par Michèle Pierre-Louis au cours des 14 derniers mois « pour permettre au pays, en dépit d’un contexte international particulièrement difficile, de se remettre des dégâts sans précédent causés par les ouragans de l’été 2008 et de préparer la relance de l’économie ».
Par 18 voix en faveur de la destitution de Michèle Pierre-Louis et une abstention, le sénat, dominé par la plateforme Espoir, partenaire du président René Préval, a voté le renvoi de la première ministre, dont la gestion a été jugée « catastrophique ». [gp apr 30/10/2009 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8940

Haiti-Gouvernement-Destitution : La France souhaite la formation d’un gouvernement dans un bref déla

vendredi 30 octobre 2009
P-au-P., 30 oct. 09 [AlterPresse] --- La France souhaite la formation d’un nouveau gouvernement « dans des délais aussi brefs que possible » en Haiti, suite à la destitution par le sénat ce 30 octobre de la première ministre Michèle Pierre-Louis.
La France forme ce voeu « afin d’éviter tout risque de retour à l’instabilité politique », indique une communication officielle, dont a pris connaissance AlterPresse.
La France continuera d’accompagner le peuple haïtien et les autorités du pays dans leurs efforts de consolidation de la paix et de la stabilité en faveur du développement, indique la même source.
La France rend hommage au travail accompli par le gouvernement de Michèle Pierre-Louis au cours de ces quatorze mois, « durant une période difficile, marquée par les désastres survenus à l’automne 2008 et par la crise internationale dont l’impact sur les populations a également été important ».
La France est « particulièrement reconnaissante » des efforts accomplis par Michèle Pierre-Louis pour relancer l’économie du pays et attirer les investissements étrangers. 
Haiti-Gouvernement-Destitution : Les États-Unis appellent à la nomination rapide d’un premier ministre

Destitution du chef du gouvernement : Position de l’Ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten

"Craintes que ce changement de leadership [...] n’affecte l’enthousiasme et l’efficacité des efforts des investisseurs et d’autres partenaires dans les initiatives de support à Haïti"
vendredi 30 octobre 2009, Radio Kiskeya
Déclaration de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique suite au vote de censure adopté par le Sénat haïtien à l’endroit du Premier Ministre Michèle Pierre-Louis
Le gouvernement des Etats-Unis respecte les résultats du processus démocratique en Haïti, selon lesquels le Sénat de la République a enlevé sa confiance au gouvernement du Premier Ministre Michèle Pierre-Louis. L’avenir d’Haïti est entre les mains du peuple haïtien.
Madame Michèle Pierre-Louis a été une personne intelligente, ouverte au dialogue, et bien informée. Elle a su valablement représenter les intérêts de son pays et a été un partenaire important dans le dialogue continu entre Haïti et les États-Unis. Les efforts déployés par Madame Pierre-Louis et son gouvernement dans le cadre du processus de reconstruction suite au passage des ouragans de l’année 2008 et du développement économique méritent un hommage spécial. Nous avons été honorés de travailler avec Madame Pierre-Louis et son gouvernement ; nous serons heureux de poursuivre cette relation de travail positive que nous avons eue avec le gouvernement de Madame Pierre Louis, avec le prochain Premier Ministre.
Ces changements interviennent à un moment crucial dans les efforts qu’ont entrepris les Etats-Unis et ses partenaires de la communauté internationale pour renforcer le bien-être démocratique, économique et social d’Haïti. Nous attendons avec impatience la confirmation dans les meilleurs délais du nouveau Premier Ministre en conformité avec le processus démocratique. Nous craignons que le changement de leadership en ce moment de l’histoire puisse affecter l’enthousiasme et l’efficacité des efforts en cours pour encourager des investisseurs et d’autres partenaires dans les initiatives de support à Haïti. Nous souhaitons donc qu’un nouveau Premier Ministre soit confirmé le plus rapidement possible.
Nous encourageons tous les Haïtiens à travailler ensemble et avec la communauté internationale dans un esprit de coopération en vue de faire face aux nombreuses urgences du pays et afin de maintenir Haïti sur le chemin du développent durable. (Fin texte)
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6291

JEAN MAX BELLERIVE : PREMIER MINISTRE DESIGNE

Le ministre de la Planification et de la coopération externe, Jean Max Bellerive, désigné premier ministre, quelques heures après la destitution par le Sénat du chef du gouvernement, Mme Michèle Pierre Louis
La Chambre basse prête à le ratifier rapidement, selon son président
Le chef de l’Etat, René Préval, a formellement procédé vendredi matin à la désignation de M. Jean Max Bellerive, ministre de la Planification et de la coopération externe du gouvernement Préval/Pierre-Louis, moins de 24 heures après la motion de censure prise par le Sénat contre la première ministre Michèle Duvivier Pierre Louis.
Avant de signer les documents administratifs relatifs à cette désignation, M. Préval, conformément à la Constitution de 1987 en vigueur, avait appelé en consultation les présidents des deux chambres du Parlement haïtien, MM. Kelly Bastien et Louis-Jeune Levaillant.
Lors d’un point de presse à l’issue de la rencontre, le président de la Chambre basse, le député Levaillant a laissé entendre, sans donner de précision, que le chef de l’Etat avait soumis 3 noms, dont celui du ministre de la Planification du gouvernement démissionnaire. Le choix de M. Bellerive s’est révélé être le plus indiqué en raison de sa longue carrière dans l’administration publique haïtienne et de sa maîtrise du domaine et des dossiers de la coopération internationale, a –t-il ajouté.
M. Levaillant a enfin exprimé la disponibilité de la Chambre basse à ratifier le nouveau premier ministre afin que le pays soit rapidement doté d’un nouveau gouvernement.
Économiste de formation, Jean-Max Bellerive a fait ses débuts dans les affaires publiques à la fin de 1999 à titre de directeur du Bureau électoral départemental (BED) de l’Ouest du Conseil Electoral Provisoire (CEP), lors des élections de l’année 2000.
M. Bellerive a travaillé à l’élaboration d’un programme d’apaisement social et d’un autre visant une réforme de l’administration publique sous le gouvernement d’Aristide. Il a aussi été chef de cabinet du premier ministre Jean-Marie Chérestal (2001-2002) et membre du cabinet du premier ministre Yvon Neptune. [jmd/Radio Kiskeya]

A propos d’une « séance historique » au Sénat:Renvoi "programmé" du chef du gouvernement

vendredi 30 octobre 2009, Radio Kiskeya
Le sort en est jeté ! Ils ont voté ! Ils l’ont fait ! Contre vents et marées ! Comme annoncé !
Au terme d’une séance-marathon de plusieurs heures, les 18 sénateurs de LESPWA ont renvoyé la première ministre Michèle Pierre Louis.
Le débat parlementaire comptait-il ? Les arguments des uns et des autres allaient-ils influencer la majorité parlementaire ? Bien sûr que non.
Plus qu’une impression, mais une certitude : il fallait que Michèle Pierre Louis soit renvoyée ! C’était fait à minuit trente quatre ! Mission accomplie.
Mais ? Car il y a toujours un mais.
L’entreprise ne s’est pas révélée des plus aisées pour la majorité de LESPWA et alliés. Le Dr Kelly Bastien, dont l’apparente candeur politique en a reçu un rude coup, a finalement montré ce dont il était capable.
Les arguments étaient de taille ! Jamais certains ne croiraient que le Droit et la Constitution seraient si âprement défendus par des parlementaires qui n’ont certes pas été parmi les grands bénéficiaires du gouvernement Pierre Louis. L’histoire retiendra les noms des sénateurs Youri Latortue, Roudy Hérivaux, Evallière Beauplan, Andris Riché qui ont réussi, par leurs arguments et leur intrépidité, à mettre à nu le mobile bassement politique du camp de LESPWA.
La prestation, marquée du sceau de la rectitude, de la sénatrice Edmonde Supplice Beauzile n’est pas également passée inaperçue.
Le Sénat et le parlement dans son ensemble ne sortiront pas indemnes de la situation née de la séance de jeudi soir. Car, désormais, du parlement haïtien, il faudra parler de l’avant et de l’après 29 octobre 2009. Il est clairement apparu que, comme au bon vieux temps, l’institution s’est complètement mise au service d’un pouvoir politique, ou même d’une personnalité politique. De quoi demain sera-t-il fait ?
Inquiétudes. Préoccupations.
LESPWA et ses alliés, le président Préval lui-même, pourront-ils gérer les retombées de ce retour délibéré aux pratiques caractéristiques d’une époque qu’on croyait à jamais révolue ?
Marvel DANDIN
30 octobre 2009
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6289

Sénat : La Première ministre Michèle Pierre-Louis destituée comme prévu

Une décision contestée de Lespwa et alliés qui, malgré l’opposition acharnée de la minorité, a décidé le renvoi du gouvernement au bout d’une séance historique lourde de conséquences pour le pays

Le Sénat haïtien, contrôlé par la majorité présidentielle Lespwa, a adopté tôt vendredi une motion de censure controversée contre la Première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis par 18 voix pour, 0 contre et une abstention, à l’issue d’une séance marathon marquée par des débats intenses et houleux entre partisans et adversaires de l’interpellation.

Sans surprise, les Sénateurs de Lespwa et alliés ont renvoyé Mme Pierre-Louis et son gouvernement qui ne s’étaient pas présentés au Parlement arguant que les motifs de l’interpellation n’étaient pas précisés alors que l’issue du vote était connue à l’avance.
Seul le Sénateur Jean William Jeanty (Konba/Nippes, sud-ouest) a fait abstention.
Le vote s’est déroulé peu après minuit (00h34 locales et 05h34 GMT) en l’absence de six Sénateurs qui avaient auparavant dénoncé l’inconstitutionnalité de la séance en s’appuyant notamment sur les articles 107 et 107.1 de la constitution relatifs à la limitation des pouvoirs du corps législatif (Chambre des Députés et Sénat) en session extraordinaire, comme c’est le cas actuellement.
Youri Latortue (AAA/Artibonite, nord), Rudy Hérivaux (Lavalas/Ouest), Evallière Beauplan (Pont/Nord-Ouest), Andris Riché (OPL/Grand’Anse, sud-ouest), Edmonde Supplice Beauzile (Fusion/Centre) ont abandonné la salle de séance au terme d’un réquisitoire solidement argumenté qui risque de jeter le doute sur la légitimité de ce vote de censure.
Non contents d’avoir souvent pris le dessus dans les débats sur des membres d’une majorité restés pour la plupart sans réaction et accusés d’exécuter l’agenda du Président René Préval, les leaders de l’opposition au Sénat ont d’ailleurs annoncé leur intention de poursuivre leur croisade contre l’illégalité du vote qui s’est déroulé sur deux jours. A cet effet, une correspondance sera adressée à la Première ministre Michèle Pierre-Louis pour lui demander de continuer à exercer ses fonctions en ignorant la motion de censure.
Pour leur part, les représentants de la majorité au pouvoir ont approuvé une résolution en trois points selon laquelle le bureau de la Chambre haute doit signifier sa destitution à Michèle Pierre-Louis et inviter le chef de l’Etat à engager des consultations avec les présidents des deux Chambres en vue de désigner un nouveau Premier ministre.
Dans ce qui pourrait être, de l’avis de certains observateurs, une victoire à la Pyrrhus, le président du Sénat, Kély Bastien, issu de Lespwa, a probablement perdu des plumes. En manque d’autorité sur une assemblée tempétueuse, il a adopté une posture jugée trop partisane et manquant de hauteur de vue. Son leadership risque d’être désormais mis à mal.
Amie proche du Président René Préval, mais en froid avec ce dernier depuis quelques mois, la Première ministre destituée, qui bénéficiait du soutien de la communauté internationale, était arrivée à la Villa d’Accueil (siège de la Primature) il y a tout juste un an, en septembre 2008.
Deuxième Première ministre de l’histoire d’Haïti -après Claudette Werleigh (1995-1996) -, elle est également devenue le deuxième chef de gouvernement à être censuré après son prédécesseur Jacques-Edouard Alexis, sévèrement sanctionné par le Sénat, le 12 avril 2008, à la suite d’émeutes de la faim meurtrières qui avaient menacé la stabilité du pays.
Haïti fait face à nouveau à un vide politique risqué, à quelques mois d’échéances constitutionnelles cruciales devant conduire, fin 2010, aux élections présidentielles et au moment où s’amorçait une certaine relance de l’économie après des années d’agonie et d’interminables turbulences politiques. spp/Radio Kiskeya

Jean Max Bellerive nouveau premier ministre désigné

Le chef de l'État haïtien a fait choix de Jean Max bellerive comme nouveau chef du gouvernement en remplacement de Madame Michèle Duvivier Pierre Louis qui a été destituée dans la nuit de jeudi à vendredi par les sénateurs membres de la Plateforme Politique Lespwa et alliés.
Dans une correspondance adressée aux présidents des deux chambres, M. Préval a confirmé le choix fait de Jean Max Bellerive comme chef du prochain gouvernement.
Le président de la République a ajouté deux nouveaux points au menu de la convocation à l'extraordinaire du corps législatif en date du 23 septembre dernier, à savoir : la ratification du choix du premier ministre et le vote de confiance de sa déclaration de politique générale.
Plusieurs secteurs de la société haïtienne, ont élevé la voix pour dénoncer le limogeage de la première ministre, Michèle Pierre-Louis par les parlementaires proche du pouvoir en place.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16014

La Minustah souhaite la désignation d'un nouveau premier ministre


Les responsables de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) affirment avoir pris acte de la motion de censure adoptée par le Sénat à l'encontre du gouvernement de Michèle Pierre Louis.
Tout en rendant hommage au travail accompli par Mme Pierre Louis au cours de ces 14 derniers mois, la Minustah salue " l'esprit de collaboration constructive dont les membres du gouvernement ont fait preuve dans leurs échanges avec les partenaires internationaux d'Haïti.
Faisant remarquer que le renvoi du gouvernement intervient à un moment critique dans les efforts de stabilisation, les responsables de la mission onusienne souhaitent la formation d'un nouveau gouvernement dans le meilleur délai. " Il est donc essentiel de procéder dans les meilleurs délais à l'installation d'un nouveau Premier Ministre et d'une nouvelle équipe gouvernementale, afin d'éviter tout risque de retour à une période d'instabilité qui pourrait compromettre les perspectives encourageantes apparues récemment dans le domaine des investissements et de la création d'emplois", précise le communiqué.
Dans le même temps la mission onusienne appelle tous les secteurs de la société haïtienne, à œuvrer en vue de relever les nombreux défis et échéances auxquels le pays est confronté, et répondre aux besoins et aux aspirations du peuple haïtien.
LLM

Les sénateurs Latortue, Herriveaux et Beauplan, principaux orateurs de la séance d'interpellation

10 heures d'intervention n'ont pas permis aux principaux orateurs du grand corps, Youri Latortue, Rudy Heriveaux et Evaliere Beauplan de d'empêcher le renvoi du gouvernement de Michèle Pierre Louis. Les sénateurs Heriveaux ( Lavalas) Beauplan (PONT), Latortue (AAA) ont pu au cours de leur intervention fait etat de l'inconstitutionnalité de l'interpellation de la Première Ministre.
Le sénateur Latortue a fait valoir que le sénat étant en session extraordinaire selon l'article 107 de la constitution il ne saurait y avoir interpellation. " Les sénateurs sont tenus de respecter le menu de la convocation du chef de l'Etat", a martelé Youri Latortue.
Cet argument a été rejeté par le vice président du sénat, Michel Clérié, qui a rappelé que le sénat siège en permanence.
Les trois sénateurs se sont évertués à sensibiliser le président du sénat Kelly Bastien sur l'inconstitutionnalité de la séance. En dépit des efforts des trois sénateurs ayant bénéficié de l'appui du sénateur Andrice Riché, le président du sénat a soutenu que les deux arguments qui s'affrontaient se valent.
Même s'il a admis que le sénat était en session extraordinaire, le sénateur Bastien n'a pas répondu aux attentes des trois sénateurs qui réclamaient l'annulation de la séance.
Sous les protestations véhémentes des trois sénateurs, le président du sénat a réalisé le vote qui a permis à l'assemblée de rejeter la proposition du sénateur Latortue.
Les 18 sénateurs de Lespwa se sont retrouvés seuls dans la salle à l'issue d'un débat à huit clos. Ces sénateurs de Lespwa et alliés ont voté pratiquement à l'unanimité le renvoi du gouvernement de Michèle Pierre Louis.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16011

Le groupe minoritaire au sénat demande au premier ministre d'ignorer la motion de censure


Le groupe minoritaire au sénat annonce leur intention de poursuivre leur campagne contre l'illégalité du vote qui s'est déroulé au sénat de la république
Une correspondance sera adressée à la Première ministre Michèle Pierre-Louis pour lui demander de continuer à exercer ses fonctions en ignorant la motion de censure déclare youry Latortue
Le parlementaire continue de s'appuyer notamment sur les articles 107 et 107.1 de la constitution relatifs à la limitation des pouvoirs du corps législatif (Chambre des Députés et Sénat) en session extraordinaire, comme c'est le cas actuellement.
Les arguments présentés par le groupe minoritaire sur l'inopportunité de la séance d'interpellation de la première ministre Pierre-Louis n'ont pas ébranlé la position des 18 autres sénateurs qui prévoyaient de destituer le gouvernement.
Le sénat fonctionne en permanence et peut, en conséquence, décider « souverainement » d'interpeller tout membre du gouvernement, ont argué quelques-uns des 18 sénateurs en faveur de la motion de censure, et dont beaucoup n'ont pipé mot pendant le débat soutenu par les autres sénateurs
Reste à savoir maintenant la position de Michèle Pierre-Louis qui était à la tète du gouvernement et combien de temps prendra le président René Préval pour choisir un nouveau premier ministre et convoquer, à nouveau, le corps législatif à l'extraordinaire
RHD 

Le sénat haïtien renvoi le gouvernement de Michèle Pierre-Louis

Comme annoncé depuis quelques jours, la majorité présidentielle au sénat de la république a décidé de renvoyer l´équipe de Michèle Duvivier Pierre-Louis sous prétexte d' « une situation d'insécurité grave et d'une réalité dramatique de la faim » qui frapperaient le pays.
Après plus de 10 heures de débats souvent houleux 18 sénateurs ont vote en faveur de la destitution et une abstention. .
Le groupe minoritaire, composé de 6 sénateurs, a laissé l'hémicycle avant la phase finale de la séance, arguant que les normes ne permettaient pas de poursuivre les travaux après minuit. .
Le sénat a voté en même temps une résolution qui considère désormais Michèle Pierre-Louis en tant que première ministre démissionnaire et demande au président René Préval de prendre les dispositions nécessaires pour combler le vide gouvernemental. .
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16009

Le premier ministre haïtien ne s'est pas présenté à la séance d'interpellation

Le premier ministre haïtien qui est menacée de renvoi par une majorité de parlementaires de la Plate forme présidentielle lors d'une séance d'interpellation ne s'est pas présenté au parlement ce jeudi 29 octobre 2009

Quelques heures avant la tenue de la séance Michelle Pierre-Louis a, dans une lettre envoyée au Sénat, indiqué qu'elle ne se présentera pas au parlement.
Le premier ministre estime inutile une telle démarche puisque la décision des sénateurs interpellateurs de destituer son gouvernement est déjà arrêtée.
D'autre part, le Premier ministre affirme qu'elle n'a pas pu obtenir les documents relatifs à l'interpellation qu'elle exigeait du Sénat mercredi après-midi, avant d'inviter les sénateurs de Lespwa (Espoir) à prendre leurs responsabilités.
Une copie de la lettre du premier ministre a été distribuée à tous les sénateurs
RD
 


jeudi 29 octobre 2009

L'OEA suit de prés la situation politique en Haïti

L'Organisation des États Américains (OEA), continue de suivre l'évolution de la situation politique en Haïti annonce l'ambassadeur Albert Ramdin.
Le secrétaire général adjoint de l'OEA croit qu' Il est nécessaire que toutes les parties continuent de soutenir le processus de stabilité politique et d'appuyer le regain d'intérêt démontré par la communauté internationale, financière et commerciale à investir en Haïti.
Par ailleurs, l'OEA évalue la meilleure manière d'assister le Conseil Électoral Provisoire (CEP) dans l'organisation des élections législatives et présidentielles de 2010 précise le diplomate.
Le Groupe des amis d'Haïti, s'était réuni à Washington en compagnie d'autres institutions en vue de lancer une plate-forme électronique pour l'échange d'informations sur le dossier haïtien.
RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16004



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Le suspens persiste quant à la présence du premier ministre au Senat de la République.

C'est toujours le suspens au sénat de la république à quelques heures de la séance d'interpellation du chef du gouvernement haïtien.
Tôt ce jeudi il était difficile de dire si Michèle Duvivier Pierre Louis compte se présenter au parlement pour répondre aux questions des sénateurs. .
La première ministre a écrit mercredi au bureau du grand corps pour demander une copie du procès-verbal de la séance du 22 octobre dernier (séance à laquelle la motion d'interpellation a été présentée) et une liste des thèmes qui seront débattues lors des débats ce jeudi.
Dans sa lettre, Michèle Pierre-Louis a une nouvelle fois dénoncé le manque d'élégance des sénateurs qui affirment déjà qu'elle sera censurée alors que la séance n'a pas encore été organisée. .
Dans sa réponse, le président du sénat Kelly Bastien a indiqué au chef du gouvernement que les parlementaires ne sont pas tenus de lui soumettre le procès verbal d'une séance tenue au sénat, encore moins de lui soumettre le questionnaire demandé. .
Madame Pierre Louis est menacée de renvoi par une majorité de parlementaires de la Plate forme présidentielle lors d'une séance d'interpellation au parlement haïtien. .
RD

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Les avis sont partagés au sénat avant la séance d'interpellation

La séance d'interpellation de la Première Ministre Michèle Pierre Louis divise le grand corps en deux camps.
A quelques heures de la séance d'interpellation les sénateurs de Leswpa, le parti au pouvoir, affichaient une grande détermination à renvoyer le gouvernement alors que les sénateurs de l'opposition dont ceux de l'OPL et de l'AAA apportaient un support inattendu à Mme Pierre. Les sénateurs de l'opposition sont curieusement montés au créneau pour s'opposer au renvoi du gouvernement arguant que cette stratégie entrainerait une instabilité politique.
Le sénateur de L'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Andrice Riché, dénonce le comportement des sénateurs de Lespwa qui veulent déstabiliser le gouvernement alors que des investisseurs étrangers se préparent à investir dans le pays. Il déplore la légèreté des nouveaux sénateurs de Lespwa qui se sont empressés d'interpeller la Première Ministre sur le dossier des 197 millions de dollars du fonds d'urgence.
De leur coté, les sénateurs de Lespwa ont réaffirmé leur détermination à décerner un vote de censure au gouvernement.
Le sénateur Joseph Lambert soutient que la séance d'interpellation de ce 29 octobre symbolise un abattoir pour Michèle Pierre Louis. Faisant remarquer que 18 sénateurs de Lespwa sont prêts à renvoyer le gouvernement, le chef de file de Combite sud est menace de démissionner si Michèle Pierre Louis obtient un vote de confiance.
Même si le sénateur Anacacis Jean Hector est plus modéré, il estime que le départ du gouvernement est une nécessité. Le sénateur élu dans l'Ouest croit que la communauté internationale et les autres secteurs opposés au renvoi de Mme Pierre Louis ont fait une mauvaise lecture de la situation.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16003



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Arrestation de sept présumés auteurs et complices du hold-up du 5 octobre 2009 à la SOGEXPRESS de Delmas

Implication de nombreux ex-policiers et de policiers sur le point d'être écartés de l'institution

Sept présumés auteurs et complices du spectaculaire hold-up du 5 octobre 2009 à la succursale du bureau de transfert SOGEXPRESS de Delmas 30 (Nord de Port-au-Prince), ont été présentés mercredi à la presse au Commissariat de police de Delmas 33.

Au nombre de ces bandits présumés appréhendés le samedi 24 octobre à Delmas 31 au cours d'une opération policière, figurent des ex-membres de la Police Nationale d'Haïti (PNH) et des policiers faisant l'objet de mesures conservatoires de l'Inspection générale de la police, avant leur éventuelle exclusion de l'institution. L'un d'entre eux, le nommé Josué Pierre Louis, a été présenté par la police comme l'auteur intellectuel du hold-up.

Selon le prévenu Louckenson Jean-Pierre, Josué Pierre Louis leur aurait suggéré d'abattre le Commissaire de Delmas, Carl Henri Boucher, arrivé sur les lieux. C'est la raison pour laquelle un projectile avait atteint son véhicule au moment où, après avoir perpétré l'acte, les bandits tentaient de s'échapper.

Un dénommé « Ti Blanc » qui aurait personnellement abattu le responsable de la succursale, Makis Maresco, est encore activement recherché.

La police a permis à la presse de visionner une partie des images du hold-up obtenues grâce au système de surveillance de la banque.

Des pistolets de calibre 38 appartenant à la Police Nationale d'Haïti (PNH) ont été confisqués au cours de l'opération de samedi à Delmas 31. Un pistolet de calibre 9 mm ayant été utilisé lors du hold-up a été retrouvé en possession de l'ancien policier Saint-Vil Noé qui est sorti de prison en avril dernier où il se trouvait pour vol et agression sexuelle.

Un autre pistolet ayant également servi aux bandits a été identifié comme étant l'arme de service du policier Jude Jean Michel qui avait abandonné la PNH depuis quelque temps. Il a été lui aussi appréhendé, même si son implication dans le hold-up n'a pas encore été établie. [jmd/ Radio Kiskeya]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6284



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Le sénateur Joseph Lambert menace de démissionner si la première ministre Michèle Pierre Louis demeure à son poste après la séance d’interpellation

« Elle est comme une bête qu'on traîne à l'abattoir », déclare le parlementaire

L'ancien président du Sénat, le sénateur Joseph Lambert (Sud-Est, LESPWA), a solennellement annoncé mercredi qu'il démissionnera si, après la séance d'interpellation jeudi au Sénat de la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis, cette dernière demeure à son poste.

« Mme Pierre-Louis est comme une bête qu'on traîne à l'abattoir », a lancé le parlementaire pour convaincre de l'inévitable renversement du gouvernement. Il ajoute en ce sens qu'ils sont déjà 18 sur 29 sénateurs à avoir adopté la ferme résolution de renvoyer le gouvernement.

A une question sur des pressions exercées par la communauté internationale pour empêcher la chute du gouvernement, Joseph Lambert a reproché aux diplomates étrangers de s'être totalement fourvoyés en se rendant ailleurs qu'au Sénat. [jmd/Radio Kiskeya]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6285



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Haïti-Politique : Peu avant l’interpellation de M. Pierre-Louis, l’OEA souligne la nécessité de maintenir la stabilité

mercredi 28 octobre 2009P-au-P., 28 oct. 09 [AlterPresse] --- Quelques heures avant l'interpellation au sénat ce 29 octobre de la première ministre Michèle Pierre-Louis, le secrétaire général adjoint de l'Organisation des États Américains (OEA), l'ambassadeur Albert Ramdin fait valoir la nécessité de maintenir la stabilité politique en Haïti.

Il est nécessaire que toutes les parties continuent de soutenir le processus de stabilité politique et d'appuyer le regain d'intérêt démontré par la communauté internationale, financière et commerciale à investir en Haïti, selon le diplomate.
Ramdin a fait ces déclarations lors d'une réunion à Washington du Groupe des pays amis d'Haïti, durant laquelle la situation politique et un éventuel changement de gouvernement ont été évoqués par le représentant d'Haïti à l'OEA, Duly Brutus.
A Port-au-Prince, des sénateurs ont réaffirmé ces dernières heures leur disposition à destituer l'actuel gouvernement.
Le secrétaire général adjoint de l'organisation hémisphérique a indiqué que l'OEA continuera de suivre l'évolution de la situation politique en Haïti.
En même temps, l'OEA évalue la meilleure manière d'assister le Conseil Électoral Provisoire (CEP) dans l'organisation des élections législatives et présidentielles de 2010.
Un autre sujet abordé lors de cette réunion était celui de la mise en œuvre d'un Programme interaméricain pour Haïti, afin de « renforcer les synergies » dans la coopération régionale avec le pays, a souligné Albert Ramdin.
Le secrétaire général adjoint de l'OEA, qui joue le rôle de président du Groupe des amis d'Haïti, a annoncé que l'OEA et 4 autres institutions interaméricaines (IICA, OPS, PADF et BID) lanceront une plate-forme électronique pour l'échange d'informations sur le dossier haïtien.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8933


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ETRE HAITIEN EN REPUBLIQUE DOMINICAINE...HAITIANNISATION DE LA FRONTIERE DOMINICIANE

Haïti Recto Verso vous présente la traduction d'un article journalistique ou il est question d'un pan de la réalité des haïtiens qui vivent en République Dominicaine.  Notre intérêt c'est de parler aussi de « nos oubliés de la frontière ». Ces articles ont été écrits pour dénoncer ce qui est vécu comme l'haïtiannisation de la région frontalière de la République Dominicaine. A force d'en parler, à force d'y mettre un certain ton, la peinture de cette réalité peut servir à alimenter certains sentiments. Cependant en les lisant de façon objective, avec un certain recul on peut facilement y voir ou se trouvent les victimes ainsi que les bourreaux…Bonne lecture !
MASSIVE IMMIGRATION HAITIENNE DANS LA ZONE: Des haïtiens s'installent dans les villages frontaliers
Adriana Peguero - 9/28/2009
Traduction : Haïti Recto Verso

Dans des dizaines de communautés, plus de 80% de la population est de nationalité haïtienne
Los Arroyos, Pedernales.- Ils arrivent en bandes sous l'ombre de la lune, certains meurent de faim et de soif  dans leur entêtement à s'établir en territoire dominicain, en traversant la cordillère du Bahoruco, racontent les gens. "Nous sommes venus ici à la recherche de la vie, parce que là-bas les temps sont durs. Ici nous trouvons du travail, nous trouvons de quoi manger et de quoi envoyer à la famille là-bas" dit Monsieur Louis Sensili, qui avec un ami est parti d'Haïti à pied sans déjeuner  en route pour la République Dominicaine. Il raconta qu'il est très facile d'atteindre ce pays, parce que le voyage dure seulement dix heures et il ne rencontre jamais de problème pour rentrer ou sortir, pour cette raison il le fait fréquemment  avec la même liberté dont il jouit pour passer d'un endroit à un autre dans son  propre pays.
IL s'agit d'une immigration pacifique d'haïtiens "a alerté le sénateur pour la province de Pédernales, Dionis Sanchez, en précisant que cette province possède des dizaines de communautés avec plus de 80% des gens de nationalité haïtienne, parce que les anciens habitans dominicains ont émigré vers d'autres contrées.
Parmi ces communautés on cite, Los Arroyos, Mencía, Aguas Negras, Las Mercedes, La Manigua, Los Altagracianos, Los Cayucos, Sitio Nuevo, Sitio Quemao, Zumbú, Los Mogotes et  La Seiba.
"Ce qui se passe c'est que les dominicains ont abandonné leurs maisons à la recherche de meilleurs horizons, et les haïtiens les ont occupées en quête du même trésor", a-t-il expliqué. Mencia enclavée dans la chaîne de montagne du Bahoruco, il y a dix ans , était une communauté prospère à cause de sa production agricole, mais aujourd'hui à peine y vivent quelques dominicains.
Sanchez a souligné  qu'ici, les maisons construites par l'ex président Balaguer sont habitées en totalité par des haïtiens, parce que leurs propriétaires les ont laissées seules et ceci a attiré des haïtiens qui eux aussi cherchent à sortir de la misère.
La mairesse de la communauté, Adalgisa Matos, dit connaître des personnes qui ont vendu leurs maisons pour 5.000 pesos aux haïtiens." Au niveau du chef lieu de la province, il existe des quartiers  ou habitent exclusivement des haïtiens.
Ici nous avons le camp de l'aviation et d'autres qui se trouvent derrière le cimetière municipal" a-t-elle révélé.
Dans toutes les communautés établies dans les environs de la chaine du Bahoruco et autres zones rurales de Pedernales, il y a une présence haïtienne massive, assurent les dirigeants communautaires et les présidents des juntes de voisins.
Jorgillo Segura a souligné que l'immigration haïtienne en territoire dominicain ne peut être détenue et se manifeste comme une rivière en cru. Malgré l'exode des dominicains, les haïtiens maintiennent la production agricole.
Il assure que souvent dans les montagnes de pedernales on rencontre des cadavres d'Haïtiens, qui meurent probablement de faim, de soif et d'épuisement. « Ces gens sont désespérés et nos autorités se croisent les bras. Les haïtiens nous ont chassés de notre territoire. Aujourd'hui, ils possèdent les maisons qui nous appartenaient ainsi que les exploitations agricoles », a-t-il ajouté.
Leur présence dans la zone se fait sentir quand on parcourt ces communautés, sur le trajet en effet, les seules personnes que croise le visiteur sont de nationalité haïtienne ; se déplaçant à moto, a pieds ou à cheval, et en arrivant à destination c'est comme si on se retrouvait en territoire haïtien.
Jorgillio Segura croit que dans les antres des montagnes de Pedernales doivent résider plus de 500.000 haïtiens ; la grande majorité travaillant dans la production agricole selon le système de moitié..
Monsieur Pedro Pascual, habitant de la communauté Las Mercedes, a informé de son côté que l'exode des haïtiens vers la République Dominicaine a connu une certaine croissance durant ces trois dernières années.
 
Jorgilio Segura señaló que en las montañas de Pedernales deben haber más de 500 mil haitianos viviendo, la mayoría dedicada a la producción agrícola a media.
El señor Pedro Pascual, habitante de Las Mercedes, informó que el éxodo de haitianos hacia esa zona de República Dominicana se ha incrementado en los últimos tres años.
Les "jardins" et les produits
La production agricole de Pédernales  se base totalement sur la main d'œuvre haïtienne expliquent les dirigeants et les autorités de la région. Cependant, la majorité des jardins a été cédé aux haïtiens selon le système de moitié.
On donne la terre et les semences aux haïtiens  qui travaillent la terre et au moment de la récolte, le fruit du travail se partage en deux.
Le gérant adjoint de la Banque Agricole de Barahona, Ramon Lazala, a expliqué qu'une bourse de 50.000.000 de financement se trouve à la disposition  pour la production d'oignons, pommes de terre, haricots, fruits et légumes, avocat et la production animale.
ILS VIVENT COMME EN HAITI…L'HERITAGE
Les haïtiens ont amené avec eux  leurs problèmes, parce qu'ils vivent dans les mêmes conditions de pauvreté, misère, promiscuité et la culture de leur pays.
Les enfants déambulent nus de la tête aux pieds, sales, affamés et quand arrive la nuit, ils couchent dans des nattes ou dans une sorte de nid fait de feuilles de bananiers, quoiqu'il y en a dont les parents ont monté des lits sur des pieux pour qu'ils ne soient pas la cible de bestioles  quand ils dorment. 
Ils utilisent le bois pour cuisiner leurs aliments et habitent dans des maisonnettes en carton.
Les fillettes jusqu'à l'âge de six ans ne portent que des culottes très sales et les garçonnets de cet âge sont souvent nus, même dans le froid le plus cruel. Ils restent pieds nus toute la journée et quand arrive enfin quelque chose à manger, très peu ont l'accès à une cuillère, parce que rares sont les maisons qui disposent d'ustensiles de cuisine. Cependant, la Planification familiale est un sujet inconnu, car le manque de ressources ne permet pas aux couples de l'utiliser pour freiner la procréation.
Autorités et représentants de la communauté
Dionis Sanchez, Sénateur pour la Province de Pedernales
« Nous autres, nous n'avons pas les capacités, comme pays, d'assumer la responsabilité de prendre en charge une nation. Déjà, 30% des ressources consacrées aux soins de santé est absorbé par des citoyens haïtiens, pour cette raison il est indispensable que des pays plus puissants interviennent »
Adalgisa Matos, Maire de Pédernales
« Les dominicains sont entrain de partir d'ici. Ils nous laissent seuls, mais ils sont poussés par le besoin qui les oblige à abandonner leurs maisons et leurs propriétés ».
Ici les jeunes de la brousse n'ont pas d'avenir, s'ils ne partent pas faire des études à la Capitale ?
Jorgilio Segura, dirigeant communautaire
« Nous on est déjà dehors. Les haïtiens nous ont déjà chassés d'ici et je suis inquiet du laisser aller des autorités. Les haïtiens passent par là et peu à peu ont occupé nos montagnes et personne ne fait rien de rien »
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=116308
 


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