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jeudi 18 décembre 2008

Des partis politiques portent encore les séquelles des violences de Lavalas

Plusieurs partis politiques portent encore les séquelles de l'attaque des militants lavalas le 17 décembre 2001. Les locaux des partis et les résidences de nombreux dirigeants politiques, membres de la Convergence démocratique, dont la Konfédérasyon Inité démokratik (KID), le Mouvement Chrétien pour une Nouvelle Haïti (Mochrena), l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et le Konakom notamment, avaient été incendiés ou saccagés par des groupes armés se réclamant du parti de Jean Bertrand Aristide au pouvoir.

Le pasteur Luc Mesadieu, chef de file du Mochrena, affirme avoir eu la vie sauve miraculeusement parce que sa tête avait été mise à prix par le chef du groupe armé dénommé " armée cannibale".

Un des agents de la sécurité reprochée du pasteur Mesadieu a été assassiné par les militants lavalas. " Il a été brûlé vif", révèle Luc Mesadieu faisant remarquer que les lavalassiens avaient également incendié 4 véhicules du parti, la résidence et l'école du vice président du parti.

7 ans après, Luc Mesadieu a présent à la mémoire les exactions commises par les militants lavalas contre les partis de l'opposition. Evans Paul, dirigeant du KID aujourd'hui chef de file de l'Alliance, lui aussi n'est pas prêt d'oublier cette triste et tragique soirée qu'il n'espère plus revivre.

Les séquelles mentales et financières de cette nuit noire du 17 décembre sont plus vives pour Evans Paul qui avait refusé les frais de dédommagement accordés par le gouvernement d'Aristide. " Je pense que moralement ce n'était pas bien de recevoir l'argent des contribuables parce que la faute incombait aux partisans d'Aristide", dit-il rappelant qu'il avait été attaqué en justice par le propriétaire de la maison incendiée.

Il s'agissait du troisième local du KID incendié à l'occasion de violences politiques. Toutefois M. Paul attire l'attention sur le climat d'apaisement et de tolérance qui s'est instauré avec l'accession de René Préval. Le chef de file de l'Alliance croit même déceler une certaine modération chez les militants lavalas prompts autrefois à détruire leurs opposants.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14509

L'Unicef préoccupé par les enfants les plus pauvres d'Haïti

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) et l'Université de Bristol (Angleterre) ont réalisé une étude sur la pauvreté absolue des enfants en Haïti.
Selon cette étude 70% d'enfants vivant en Haïti n'ont pas accès à au moins un des sept services sociaux de base, qui sont l'alimentation, l'accès à l'eau potable et aux facilités d'hygiène et d'assainissement, à l'éducation, à la santé, à l'habitat et à l'information. 54% d'entre eux vivaient dans un habitat indécent et dans des conditions de promiscuité et 11% n'avaient jamais été scolarisés. Il n'est dans l'intérêt de personne que 7 enfants haïtiens sur 10 souffrent de maux causés par la privation grave et que plus de 4 enfants sur 10 grandissent dans les terribles conditions de la pauvreté absolue. L'administrateur de l'Unicef en Haïti, Donatien Tameco Chimikem, affirme que le rapport concerne les enfants de 0 à 18 ans dans toutes les régions du pays.
Interrogé sur l'action de l'Unicef, il annonce que l'organisation pourrait réaliser une réorientation de son action. " A partir de 2009 nous irons vers les familles et les enfants le plus pauvres ", dit-il faisant remarquer qu'il faudra réaliser des transferts conditionnés de fonds.
L'administrateur de l'Unicef informe que les trois axes prioritaires de l'action de cet organisme concernent les ménages, les prestataires de service et les politiques. Interrogé sur la réaction des autorités haïtiennes suite à la publication du rapport, M. Chimikem se réjouit que le chef de cabinet du Premier Ministre ait annoncé que le gouvernement tiendra compte des informations et des recommandations du rapport.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14504

La coopération française a décaissé 600 000 euros dans le programme co-développement

Le programme co-développement de la Coopération française a marqué le 12 décembre dernier son premier anniversaire. En cette occasion les représentants des gouvernements français et haïtien ont exprimé leur satisfaction en raison du bon déroulement du programme.
L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Christian Connan, informe que 7 000 haïtiens dans 6 départements géographiques sont les principaux bénéficiaires des 12 projets. " Le coût moyen d'un projet est de 63 000 euros", indique le diplomate français qui se déclare satisfait de la réalisation de ces projets. Le programme de co-développement a financé des projets dans plusieurs domaines dont, la production agricole, la culture de Jatropha en vue de la production de biodiesel, l'électrification, la production d'énergie éolienne et la réinsertion des malentendants. " C'est un bilan positif", lance le diplomate français faisant remarquer qu'il a fallu du temps pour expliquer les différents détails des projets. Port-au-Prince, avec 5 projets est le plus grand bénéficiaire de la première année du programme de co-développement de la Coopération française. Christian Connan soutient que 600 000 euros ont été décaissés pour la réalisation de ces projets signalant qu'un comité a été chargé de la sélection de dits projets. Outre les représentants de la coopération française et du ministère haïtien des affaires étrangères, des personnalités de la société civile et des élus locaux ont été impliqués dans la sélection des projets. " Les décisions ont été prises par consensus et on a toujours suivi l'avis des comités de sélection", ajoute M. Connan.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14503

mercredi 17 décembre 2008

Urgent appel du PAM en faveur de 12 pays dont Haïti

Une nouvelle crise pourrait survenir en 2009 si 76 millions de dollars ne sont pas récoltés pour nourrir 1,4 millions d’haïtiens, prévient la directrice de l’agence onusienne, Josette Sheeran, au cours d’une visite en Inde
mardi 16 décembre 2008,
Radio Kiskeya

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé mardi un appel urgent à la communauté internationale afin qu’elle apporte à la lutte contre la faim le soutien financier nécessaire pour prévenir l’éclatement, début 2009, d’une nouvelle crise alimentaire dans plusieurs pays du tiers-monde dont Haïti.
« Sans un apport rapide de financements, des millions de personnes en Haïti, en République Démocratique du Congo (RDC), en Ethiopie, au Kenya et dans d’autres régions du monde où sévit la faim, épuiseront leurs réserves de nourriture d’ici à la fin mars, faute de stocks », a averti la directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran, au cours d’une visite à New Delhi.
L’agence onusienne, qui estime qu’elle devra fournir dans les mois à venir une assistance alimentaire à 100 millions de personnes dans le monde, précise qu’elle aura besoin de 5,2 milliards de dollars dès le Nouvel An.
Mme Sheeran a rappelé le rôle de la faim dans des troubles sociaux. A titre d’exemple, elle a cité Haïti où, la montée vertigineuse des prix des produits de base et le déclin du pouvoir d’achat de la population, avaient provoqué en avril dernier des émeutes meurtrières à l’origine de la chute du Premier ministre Jacques Edouard Alexis renvoyé par le Sénat.
Haïti figure parmi les douze pays du monde où le PAM compte mener des opérations humanitaires majeures en 2009. 76 millions de dollars devraient être mobilisés pour assurer la survie de 1,4 millions d’haïtiens.
Mais, l’agence onusienne qui dépend totalement de contributions volontaires et de dons pour la réalisation de ses différents programmes ne dispose pas encore des ressources nécessaires pour intervenir ici et dans d’autres pays comme l’Afghanistan, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan ou encore le Zimbabwe. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5518

HRV Commente:
SI ce qu’elle dit est vrai, les pauvres sont mal barrés. Dans l’état actuel des choses je vois mas comment la communauté internationale vivant cette période crise pré-récession va justement changer d’habitude et s’occuper de la faim des pauvres.
Généralement les riches donnent en soutirant de leurs surplus. Aujourd’hui on parle surtout de déficit donc des milliards et des milliards pour luter contre la faim au Congo et en Haïti reste l’expression d’un vœu pieux.
Et qui plus est, vouloir résoudre le problème de la faim dans le monde par la distribution de rations d’aliments c’est vouloir prendre le taureau par la queue et non par les cornes. Il faudra voir les choses dans une réflexion sur le long terme. Travailler pour de bon et en dehors des discours tirés de la politicaillerie domestique à la relance de la production agricole dans une logique de relance de production nationale globale et intégrale.
C’est loin d’être le cas en Haïti et tout pousse à croire que l’histoire des galettes de boue mime du Caviar devant les horreurs alimentaires à venir :

LES NOSTALGIQUES ARISTIDIENS REPRENNENT LES RUES

Les milliers de lavalassiens commémorent l'élection d'Aristide
Des milliers de lavalassiens ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince, hier pour commémorer le 18 eme anniversaire de l'élection de Jean Bertrand Aristide. D'imposants dispositifs sécuritaires avaient été déployés dans des points stratégiques dont le palais national, la Primature et le Pénitencier National.
Les manifestants, provenant des divers quartiers populaires de la capitale, n'ont pu se présenter devant le siège de la Présidence mais ont tout de même fait passer leur message au président René Préval notamment. Réclamant le retour de Jean Bertrand Aristide en exil depuis 4 ans, les manifestants ont défilé dans plusieurs rues de la capitale portant des T-shirts à l'effigie de l'ancien président.
Ils ont accusé le chef de l'état de n'avoir pas respecté sa promesse de permettre le "retour physique" de M. Aristide, en exil en Afrique du Sud. "Nous avons voté Préval parce qu'il avait promis de faire revenir Aristide", a expliqué un manifestant.
De plus, les participants à la manifestation ont déploré que la majorité des haïtiens n'aient toujours pas accès aux soins de santé, à l'éducation, au travail, à l'alimentation et à une justice équitable. Des anciens parlementaires du parti Lavalas, ont participé à la manifestation qui a pris fin au Champ-de-mars,Renversé par un coup d'état en septembre 1991, Jean Bertrand Aristide était revenu au pouvoir de 1994 à 1996 puis de 2001 à 2004. Une insurrection avait provoqué sa chute et son départ en exil le 29 février 2004.
Cette manifestation ne s'est pas déroulée sans heurts, deux policiers ont été blessés par des tessons de bouteilles. De plus des pare-brises de véhicules ont été cassés et des personnes rançonnées.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14494

16 décembre : Plusieurs milliers de partisans d’Aristide dans les rues
Le retour de l’ex-Président Lavalas réclamé à cor et à cri à l’occasion du 18e anniversaire des élections historiques du 16 décembre 1990
mardi 16 décembre 2008,
Radio Kiskeya

Plusieurs milliers de partisans de Jean-Bertrand Aristide ont exigé le « retour à court terme » de leur leader et annoncé leur intention de « reconquérir prochainement le pouvoir politique », lors d’une manifestation organisée mardi à Port-au-Prince pour commémorer le 18e anniversaire de l’accession de Lavalas au pouvoir.
« Nous sommes le courant politique majoritaire et Titid (Aristide) le leader le plus populaire », ont scandé des dirigeants de Fanmi Lavalas, dont René Civil, le leader de JPP qui haranguait une foule compacte au Champ de Mars, sur la place de la Constitution, point de chute de la manifestation. Plusieurs des orateurs s’en sont pris au Président René Préval qu’ils l’ont, une nouvelle fois, accusé de ne pas avoir honoré sa promesse de faire revenir Aristide, un engagement qu’il aurait pris lors des élections de 2006.
L’ex-Sénateur Lavalas Yvon Feuillé a appelé le chef de l’Etat à se pencher sérieusement sur le retour d’ici mars 2009 de Jean-Bertrand Aristide qui s’est exilé en Afrique du Sud depuis 2004.
D’autres dirigeants à l’image de l’ancien délégué du Sud, Jacques Mathelier, affirmé que des démarches seront entreprises auprès du futur Président démocrate américain, Barack Obama, dès son intronisation prévue le 20 janvier. Il lui sera notamment demandé de faire en sorte que le chef de Fanmi Lavalas soit à Port-au-Prince dès le 7 février, date anniversaire de la chute, en 1986, de la dictature des Duvalier.
Plusieurs parlementaires en fonction dont le président de la Chambre des Députés se joints aux manifestants. Pierre Eric Jean-Jacques a justifié sa présence par son désir de voir tous les exilés, Jean-Bertrand Aristide en tête, rentrer au bercail.
Cette nouvelle mobilisation des partisans de Lavalas a été marquée par quelques incidents mineurs. Un policier a été blessé à la main à coups de pierres, ce qui a porté les forces de l’ordre à tirer des coups de feu en l’air. Certains manifestants ne décoléraient pas contre les unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui avaient établi un périmètre de sécurité autour du Palais National, empêchant tout accès au site ultrasécurisé.
Portant des t-shirts et des pancartes à l’effigie de leur leader les manifestants qui étaient partis devant la résidence d’Aristide à Tabarre (banlieue nord de la capitale) ont sillonné diofférents quartiers, dont le bidonville de Cité Soleil (nord), avant de mettre fin à leur mouvement au Champ de Mars (centre).
Elu triomphalement une première fois, lors des élections histroriques de 1990, Jean-Betrand Aristide n’avait pas pu boucler en 2004 son deuxième mandat et, sous des pressions diplomatiques, populaires et armées il avait abandonné le pouvoir.spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5519

L'interpellation du ministre des finances devrait avoir lieu le 14 janvier

Le sénateur Anacacis Jean Hector tient mordicus à l'interpellation du ministre des finances annonçant le 14 janvier comme date retenue pour la séance au grand corps.
Le parlementaire suit de près le processus d'interpellation soulignant que le président de la commission doit adresser dans le meilleur délai une lettre au président du sénat pour informer l'exécutif. Se déclarant insatisfait de la politique économique du gouvernement, Anacacis Jean Hector a présenté ses griefs contre le ministre Dorsainvil. Il critique le flou entretenu par le ministère des finances sur les 7/12 de l'enveloppe de l'appui budgétaire, estimé à 24 milliards de gourdes. " Est-ce que ce montant a été décaissé par l'International et n'a pas été utilisé ou bien est-ce que ce montant n'a jamais été décaissé par manque de projet", s'interroge le sénateur Jean Hector. Il rapporte que des ONG avaient été confronté à des difficultés financières durant la période de liquidation des affaires courantes parce que les fonds d'appui n'avaient pas été décaissés. De plus, il critique la politique néolibérale qui empêche la subvention dans les domaines de l'agriculture, de la santé et l'éducation. " 28 millions de dollars de profit par les banques et aucun crédit n'a été accordé aux paysans, c'est le résultat de la politique de Daniel Dorsainvil ", lance le sénateur Jean Hector pour qui le ministre Dorsainvil contribue à la paupérisation de la population. " Quel est la politique d'investissement du gouvernement", s'interroge Anacacis Jean Hector rappelant que 70% de la population est au chômage.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14496

Une compagnie haïtienne, cible d'attaque d'un syndicat dominicain

Le directeur de Capital Coach Line, Hugues Jean François, dénonce les attaques, "terroristes" contre les bus de sa compagnie assurant le trajet Port-au-Prince – Santo Domingo.La Capital Coach Line est l'unique compagnie haïtienne assurant la liaison par voie terrestre entre les deux pays à coté de 4 compagnies dominicaines et du syndicat des travailleurs de Jimani. Les membres de ce syndicat, qui comptent une trentaine de bus sur le trajet, ont lancé ces dernières semaines des attaques contre les véhicules de la Capital Coach Line. " Les 19 novembre et 5 décembre nos bus ont été attaqués par des membres de cette organisation", déclare M. Jean François pour qui il s'agit d'attaques terroristes. " Un de nos passagers a été blessé et les pare-brises de l'un de l'un de nos bus ont été cassés", soutient M. Jean François expliquant que les passagers avaient dû verser une rançon de 300 dollars américains à ces individus. Interrogé sur les motifs de ces attaques, le directeur de Capitale Coach Line signale que le syndicat veut empêcher à un second bus d'effectuer le trajet quotidiennement. " Nous avons reçu l'autorisation de fonctionner en République Dominicaine", dit-il assurant que la compagnie est autorisée à effectuer 3 voyages par jour. " Il s'agit d'actes terroristes parce qu'ils mettent en danger la vie des passagers ", argue M. Jean François espérant une intervention de l'organisme dominicain en charge du dossier. Frustré, le directeur de Capital Coach Line déplore qu'une compagnie travaillant dans la légalité en Haïti et en République Dominicaine doit se battre contre des délinquants. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Jean François a sollicité l'intervention des ministères haïtiens des affaires étrangères, du tourisme, des transports et du commerce dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14495

mardi 16 décembre 2008

Le président René Préval « sur la sellette » pour le retour au pays de Jean Bertrand Aristide, à l’occasion du 18ème anniversaire de la 1ère élection

Beaucoup d’espoir des « lavalassiens » dans la prochaine entrée en fonction aux Etats-Unis du président démocrate Barack Obama
mardi 16 décembre 2008, Radio Kiskeya
Les militants lavalas (partisans de l’ancien président Jean Bertrand Aristide) ont de nouveau réclamé lundi le retour de leur leader réfugié en Afrique du Sud, à l’occasion du 18ème anniversaire mardi des élections libres et démocratiques du 16 décembre 1990 ayant porté ce dernier au pouvoir pour la première fois.
Ils ont en ce sens formellement .exigé du président René Préval le respect de « l’accord » qu’ils disent avoir conclu avec lui en échange de leur vote en sa faveur en 2006, pour un second mandat présidentiel. L’actuel chef de l’Etat se serait engagé auprès d’eux en ce qui concerne le retour d’Aristide. C’est la raison pour laquelle ils étaient des centaines de milliers à participer au scrutin du 7 février 2006 et à manifester pour exiger, disent-ils, la proclamation de la victoire du candidat de la Plate forme LESPWA.
Le retour d’Aristide et l’exigence faite à Préval devront être les principales revendications qui seront exprimées lors des manifestations de commémoration du 16 décembre projetées dans tout le pays, ont fait savoir les militants lavalas lors d’un point de presse au siège de la Plateforme de Résistance du Bel-Air (quartier défavorisé situé au centre de Port-au-Prince où Aristide compte encore de nombreux partisans).
Ils disent être d’autant plus déterminés à mettre la pression sur le pouvoir en place qu’un nouveau président américain entre bientôt en fonction.
Les partisans de l’ancien président Aristide traduisent en ce sens un sentiment largement répandu parmi eux à savoir que le président sortant américain George W. Bush et le parti républicain des Etats-Unis sont naturellement hostiles à Aristide qu’ils ont d’ailleurs renversé en 2004, avec le concours de la France et du Canada. Ils ont à maintes reprises exprimé leur profession de foi « démocrate », plaçant beaucoup d’espoir en l’accession au pouvoir de Barack Obama et dans le « Black caucus » du parti démocrate américain au sein duquel l’ancien curé de Saint Jean Bosco compterait encore de nombreux alliés. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5515

HRV commente: Avec l'argent accumulé par tous les moyens, aristide et ses partisans ont certes la capacité de rassembler et de faire de manifestations. Mais il ne fait plus partie des solutions des problèmes du pays.
Dans cette conjoncture de crise mondiale et de récession, le président historique américain dera faire fasse à des échéances dont dépendra le futur de l'humanité.
JE ne suis pas sûr que la question Aristide aura une place dans l'emploi du temps chargé de l'administration OBAMA. Et que les Lavalassiens se détrompent, la présence d'une CLINTON dans cette administration ne saurait être vue comme la garantie d'un allié à la question aristide.
Les forces qui ont chassé Aristide au pouvoir devront chercher des consensus sur des questions cruciales pour le devenir de la planète et dans ce contexte les sujets de discordance ne seront pas soulevés...
Donc messieurs les lavalassiens continuer à rêver mais il est tard trop tard our votre poulain qui n'a pas su utiliser l'opportunité qui lui a été servie pour atteindre l'unité et la réconciliation nationale. Le bouillon rechauffé risque de faire vomir et comme disent les disciples de la langue de Cervantes: EN aguas pasadas no mueve molino!

L'AEC préoccupée par les problèmes environnementaux d'Haïti

" Impacts des changements climatiques et aggravation des catastrophes naturelles dans la caraïbe" a été le thème débattu lors d'une rencontre de haut niveau organisée par l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC) au Caribe Convention Center samedi dernier. Ce séminaire s'inscrit dans le cadre de l'élaboration d'un document pour la première session de la plateforme régionale.

Le secrétaire général de l'AEC, Luiz Fernando Fala, a dans une intervention, mis l'accent sur la nécessité d'analyser la situation haïtienne. " Haïti est un cas spécial, il faut agir dès maintenant", lance t-il attirant l'attention sur le rôle prépondérant que doit jouer le gouvernement haïtien. " Nous voulons vous aider mais il faut que les haïtiens fassent des efforts urgents ", ajoute t-il.

De son coté, le représentant du secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Pablo Gonzalez, a exprimé la préoccupation des dirigeants de l'organisation hémisphérique face aux changements climatiques. " Nous oeuvrons dans le domaine de l'énergie alternative dans la caraïbe pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre", explique t-il.

Des scientifiques mexicains, vénézuéliens et trinidadiens, prix Nobel de la paix sur l'environnement en 2007, sont intervenus dans le cadre de ce séminaire dont l'objectif était également de sensibiliser les autres pays sur la situation environnementale d'Haïti. Le professeur Mexicain, Ricardo Zapata, a fait ressortir le lien entre la déforestation des bassins versants, la production de charbon et l'exode rural.

Dans son intervention le ministre haïtien de l'environnement, Jean Marie Claude Germain, a mis l'accent sur la nécessité d'entreprendre des actions urgentes pour résoudre les problèmes environnementaux du pays.

Rappelant les dégâts causés par les récents cyclones, M. Germain a soutenu que la question des " risques et désastres, s'est posée comme le catalyseur d'une prise de conscience sur l'urgence des enjeux environnementaux liés à des processus physiques terrestres exacerbés par les changements climatiques".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14485

Le député Lemeran est préoccupé par le retard dans le dépôt du budget

La loi de finances 2008 -2009 n'a pas été soumise hier aux parlementaires contrairement à l'annonce faite par la Première ministre Michèle Pierre Louis au début de ce mois.

Le président de la commission finance de la chambre basse, Jean Marcel Lemeran, estime que ce report prouve que Mme Pierre Louis ne maîtrise tous les paramètres dans la procédure de dépôt de la loi de finance. Il déplore le manque de coordination au sein de l'exécutif dans le cadre de ce dossier. " Mme Pierre Louis a eu deux rendez vous manqués avec le parlement, puisque les dates du 22 novembre et 15 décembre n'ont pas été respectés pour le dépôt du budget", ajoute t-il.

Le président de la commission finance croit savoir que les ministères de la planification et des finances n'ont pas encore finalisé les projets de budget de fonctionnement et d'investissement.

Réagissant à la convocation des parlementaires en session extraordinaire par le chef de l'état, le député Jean Marcel Lemeran fait remarquer qu'en janvier 2009 il n'y aura pas encore de budget. " Il est difficile de mobiliser les parlementaires en cette fin d'année", argue t-il faisant remarquer que l'analyse de la loi de finance ne peut débuter avant le 22 décembre.

Interrogé sur la décentralisation du budget, le député Jean Marcel Lemeran rappelle qu'il s'agit de l'une des préoccupations des parlementaires de la 48 eme législature qui ont créé un fonds spécial pour les communes.

Le président de la commission finance de la chambre basse déplore que l'exécutif ne soit jamais parvenu à respecter le délai pour le dépôt de la loi de finances.

Plusieurs organisations de la société civile, dont l'Initiative de la Société Civile (ISC), le Conseil Acteurs non Etatiques (Conane), souhaitent que le budget 2008 – 209 soit décentralisé. Le directeur de l'ISC, Rosny Desroches, rappelle que 30 à 40 % du budget sont alloués pour le département de l'Ouest. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14486

Les députés convoqués en session extraordinaire pour le vote du budget

Le président du sénat haïtien, Kelly Bastien, annonce que le chef de l'état a convoqué les parlementaires en session extraordinaire à partir du 18 décembre afin de voter le projet de loi de finances 2008- 2009. Le sénateur Bastien informe que selon la procédure le projet de budget pourra être déposé après la séance en assemblée nationale du 18 décembre.

Le président du sénat s'est entretenu hier avec la Première Ministre, Michèle Pierre Louis, autour de la meilleure formule pour le dépôt de la loi de finances. Il soutient que les députés pourront travailler sur le projet de loi avant Noël et au début de janvier 2009. " Il y a une situation d'urgence et nous espérons que les députés, consacreront des jours pour analyser la loi de finances ", ajoute t-il.

" D'autres lois fiscales pouvant faciliter l'application de la loi sur le budget pourraient être également analysées ", fait remarquer que le président du sénat qui se prononce en faveur d'une décentralisation du budget. " Quand le budget est centralisé les directions départementales sont dépourvues de ressources", dit-il estimant qu'une déconcentration doit précéder la décentralisation.

Le sénateur Bastien croit toutefois qu'il faut définir les priorités nationales tout en appliquant le processus de décentralisation.

En ce qui concerne l'apport de la communauté internationale dans le budget, le président du sénat signale que des fonds d'appui au budget sont gérés par des ONG. " Il faut réduire la dépendance par rapport à l'international ", dit-il espérant que dans deux ans le budget de fonctionnement de l'état ne dépendra plus de l'aide internationale.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14488

Affaire Monique Pierre : Ansy Coulanges au cabinet d’instruction
L’un des avocats de la défense, Rigaud Duplan, réclame la libération de ses clients et dénonce une fois de plus le parquet de Port-au-Prince
lundi 15 décembre 2008, Radio Kiskeya
Ansy Coulanges, le co-détenu du commissaire de police Ernst Dorfeuille, dans le cadre de l’enquête ouverte sur le rapt suivi de l’exécution de Monique Pierre, a été interrogé lundi par le juge instructeur Jean-Claude Rigueur.
Pour cette nouvelle audition au cabinet d’instruction, M. Coulanges était le seul à comparaître.
Contestant une fois de plus la procédure engagée contre ses clients, l’un des avocats de la défense, Rigaud Duplan, a exigé la libération immédiate des deux hommes. Il estime qu’aucun des chefs d’accusation retenus contre MM. Dorfeuille et Coulanges ne s’est avéré fondé.
Me Duplan, qui croit que des forces occultes sont à l’origine de l’incarcération et du maintien en prison du commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, nord) et de son ami, en a profité pour s’en prendre à nouveau au chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis.
Pour étayer leurs arguments, les avocats de la défense ont fait circuler au Palais de justice de Port-au-Prince un pamphlet dénonçant l’emprisonnement de leurs clients. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5512
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Kidnapping : Un agent de la PNH et un ex-policier arrêtés
Poursuite d’une offensive anti-kidnapping au sein même de l’institution
lundi 15 décembre 2008, Radio Kiskeya
Un policier en service actif et un ancien policier ont été arrêtés lundi à Port-au-Prince lors d’une nouvelle offensive des forces de l’ordre contre les gangs impliqués dans le kidnapping crapuleux, au lendemain de la capture d’un autre ex-membre de l’institution activement recherché.
Au cours de deux opérations séparées, l’agent de la PNH a été appréhendé au Canapé-Vert (est) tandis que l’autre suspect a été intercepté à Lilavois 8, en Plaine (banlieue nord), a indiqué une source proche de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Afin de faciliter la progression de l’enquête en cours, les autorités policières ont préféré taire momentanément l’identité et l’unité d’affectation du policier mis aux arrêts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5513
HRV commente: Les Forces Armées d'Haïti ont été démobilisées depuis 1995 par initiative de Jean Bertrand Aristide secondée par la communauté internationale. Une police Nationale professionnelle préparée par les fameux amis d'Haïti devrait assurer la relève.
Après treize ans d'existence de La Police Nationale d'Haïti voilà le profil de notre seule institution destinée à faire régner l'ordre et la discipline.
Aujourd'hui les agents de la PNH font partie des individus les plus dangereux de la nation.
Pendant ces premières années aux commandes, Mario Andrésol n'avait cessé de dénoncer cette police devenue un repère de brigands après avoir été longtemps politisée et vassalisée par Jean Bertrand Aristide.
Maintenant qu'est ce qu'on attend pour admettre que la politique qui voulait faire de la PNH une institution de prestige capable non seulement d'assumer les rôles des FADH et surtout éviter de tomber dans ces erruers a complètement échoué?

Allocation viagère à la sélection de 1974 : plusieurs mondialistes au rendez-vous

Philippe Vorbe, qui salue cette initiative, révèle que plusieurs des anciennes gloires du football vivent dans la gêne

lundi 15 décembre 2008, Radio Kiskeya

Plusieurs anciennes gloires du football national se sont présentées lundi au bureau de pension civile du ministère des finances dans le cadre de l’attribution d’une allocation viagère aux membres de la sélection historique ayant représenté Haïti à la Coupe du monde de 1974, en Allemagne.

S’exprimant au nom de ses anciens coéquipiers expatriés, Philippe Vorbe, l’un des piliers de la génération « Toup Pou Yo », a rendu hommage à « l’humanisme du Président René Préval » et à la « célérité » des parlementaires qui ont rendu possible la concrétisation d’une vieille promesse. Présent dès le premier jour de la remise annoncée d’un chèque mensuel de 35.000 gourdes à chacun des ex-mondialistes, Vorbe était venu s’enquérir des formalités administratives auxquelles sont assujettis les bénéficiaires. « Il faudra déterminer pour ceux qui résident à l’étranger si un mandataire local ou international, via les consulats d’Haïti, sera nécessaire pour retirer les chèques », a déclaré à Radio Kiskeya l’ex-international haïtien. Cette même procédure devra être appliquée pour permettre aux familles des joueurs décédés d’avoir accès au montant disponible.

Philippe Vorbe avoue que cette allocation de l’Etat représente une bouée de sauvetage pour la plupart des acteurs de l’âge d’or du football national confrontés aujourd’hui à l’extrême précarité.

Trois autres membres de l’équipe « Toup Pou Yo », Guy Saint-Vil, Ernst Jean-Joseph et Mario Léandre étaient également présents à l’annexe du ministère des finances.

Les deux Chambres du Parlement ont récemment approuvé une loi proposée par l’Exécutif afin de traduire les sentiments de reconnaissance de la nation envers ses anciennes idoles, une première dans l’histoire sportive du pays.

Le Président Préval avait, il est vrai, rendu hommage, en 2007, aux plus dignes des représentants du football haïtien.

Mais, le dépôt et l’adoption du texte de loi ont été accélérés par le décès au début de l’année du mythique attaquant Emmanuel Sanon auteur d’un but d’anthologie contre le monumental portier italien Dino Zoff, lors de l’unique participation à une phase finale de Coupe du monde, en 1974. spp//Radio Kiskeya

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