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lundi 10 mars 2008

La presse sportive italienne avait publié la mort de Manno Sanon


Messaggio originale-----
Da: jonasjolivert@free.fr [mailto:jonasjolivert@free.fr]
Inviato: sabato 8 marzo 2008 17.33
A: Gazzetta PostaOggetto: GazzettaOnLine - Porto Franco

Nome e Cognome:Jonas JOLIVERT
Città: MUERTE DE EMMANUEL SANON

Bonjour;
Je suis haïtien et un fan de football et je vous
contacte pour vous informer de la mort d'un joueur de
football de nationalité haïtienne. Il s'appelle Emmanuel Sanon. Ce joueur,
avant centre de la sélection haïtienne de football avait discuté
un match de coupe du monde contre la sélection Italienne
à Munich en 1974, plus particulièrement le 15 Juin. Il
avait marqué un but contre Dino Zoff pour mettre fin
à une invincibilité vieille de 12 matchs internationaux joués sans
encaisser de but. Nous autres les haïtiens nous avons considéré
ce fait comme un exploit même si on avait fini
par perdre le match par trois buts à un. Je
ne sais pas si c'est important pour la presse sportive
italienne mais nous aussi nous avons beaucoup regretté la mort
de ce grand footballeur.
En vous remerciant

Docteur Jonas Jolivert
Marseille, France

Merci, mais nous avons publié la nouvelle sur la
Mort de Sanon le 26-2-2008, avant que tous les autres journaux

(f.li.) Se n' è andato nel sonno Emmanuel
Sanon che fece tremare l' Italia al Mondiale 74. È il 15 giugno, debutto contro Haiti. Gli azzurri non prendono gol da quasi 2 anni (12 partite, Zoff imbattuto per 1143' ) e non perdono da 15 gare. A inizio ripresa, però, rete degli sconosciuti caraibici: Sanon dribbla anche il portiere e diventa quel giorno eroe nazionale. Succede di tutto, compreso il «vaffa» di Chinaglia a Valcareggi: l' Italia vince 3-1, ma Germania 74 è segnata. Sanon si trasferisce poi negli Usa, dove fa anche il taxista. È morto nel sonno il 21 febbraio, in Florida, a 56 anni, sconfitto dalla lunga battaglia contro un tumore al pancreas. Il primo ministro ha deciso un minuto di silenzio per «Manno», l' uomo che «ad Haiti credono ancora abbia sconfitto l' Italia», come ha detto la radio di Port-au-Prince.

Merci
f.li.


dimanche 9 mars 2008

TOUT MORAL COMME UN FANTASME

You are right, toujours moral. Comme un fantasme. Ce n’est pas quelque chose d’étrange. Comme les parfums des orangers au printemps à Séville.
La musique bossanova est partout très, très douce. Presque personne ne peut l’entendre sauf toi et moi, bien sûr. Car c’est moi qui l’ai prise du recoin d’une étoile.
Tu arrives. Tard. Mais pas trop. D’une ligne aérienne qui n’existe pas. Mais qui arrive toujours comme il faut. Elle atterrit toujours sur la mauvaise piste mais ne s’est jamais écrasée
Je te vois arriver. De tes yeux sortent des poèmes ronds. Qui chantent avec un accent de pluie. Tu es gentil. Toujours moral.
On parle et tu écoutes tout ce que je dis. Très attentif, tu me regardes .
On est dans mon petit salon. Pas trop grand. Mais très accueillant, très rose. Tout plein de trous. Au chocolat. Avec des nuages. Collés sur les murs. Avec des recettes pour parler à Shakespeare.
Quand tu parles je peux sentir ton parfum. Ta belle voix. C’est rassurant. La chambre change de couleur. Teint orange. Tout couleur orange. Les rideaux sont oranges. Les murs sont oranges.
La porte se ferme seule et tu me ramènes à toi. Tu caresses une partie de mon cou. Tu passes la main très langoureusement sur ma peau.
Dans un langage que l’on n’écoute pas. Je fais les réponses que tu attends de moi. Mes doigts très doucement caressent ta peau. Ta chemise s’ouvre un peu. Pas trop. Tes mains arrivent à ma taille et mes hanches. Je ferme mes yeux et ma respiration commence à être plus agitée.
Une des bretelles de ma robe tombe. Ta bouche cherche mes épaules et tu embrasses ce petit coin de mon corps. A l’ouverture de la robe se montre une partie de mon soutien gorge transparent. Ma poitrine bouge avec la force de mon cœur.
Tu caresses le tissu qui laisse voir comme se réveillent les deux petits bombons rosés, les pointes de mon plaisir. Sans le vouloir ils se font durs et probablement plus grands. Il y a un esprit vivant dans mes seins. Esprit vivant plein de force qui attire et que est attiré .
Je perds davantage mes forces chaque minute qui passe.
Mes lèvres cherchent ton cou. Ma partie préférée. Très douces, très sensuelles, mes lèvres se baladent sur ta peau. J’ouvre la chemise très lentement. La chaleur de ton torse si masculin laisse plus ouverte mes envies. Préfabriquées.
J’explore, j’examine, je dessine. Avec la pointe de mes doigts. J’arrive de ton cou à ton ventre. Je dessine des lignes avec mes mains tièdes. Avec mes lèvres.
Tu poses tes mains fortes sur mon dos et colles mon corps contre ton corps. Je peux sentir . Des choses qui bougent. Qui s’approchent, qui gonflent. C’est un plaisir étrange.
Tu me prends dans tes bras et on se trouve une petite table. Petite mais forte. Une table qui est arrivée exprès pour nous. Du pays des tables féeriques. Elle est placée au centre de la chambre. Tu me poses assise sur elle. Ça me donne plus de possibilités de chercher, à coïncider avec ta bouche. Sentir tes lèvres sur les miennes pour la première fois. Et c’est si doux.
Pouvoir caresser ta bouche avec un de mes petits doigts aussi. Sentir la douceur et chercher avec ma bouche un de tes doigts. Pouvoir tester son goût. Le mettre entre mes lèvres et jouer avec toute la douceur du monde.
Sentir que ça t’excite davantage. Et simultanément percevoir que le temps de réfléchir est révolu. Que c’est un rêve ou on peut tout faire. Rien n’est interdit. Il n’y a pas la distance. Il n’y a pas les soucis. Il n’y a pas les autres. Il n’y a qu’un fantasme . Et une petite table. Elle est notre priorité.
On n’a pas peur. Le peur reste dehors. En dehors du rêve. En dehors d’une nouvelle explosion. Différente. Ou il n’y a pas de déception. Il n’y a pas de choses à faire. Il n’y a pas d’obligation. La seule obligation c’est vivre le plaisir d’être l’un avec l´autre.
Le temps s’arrête. Tout s’arrête autour de nous. Il n’y a plus de distance. Les habitudes. Les langues. La seule langue est la mienne qui cherche ton torse nu. Qui explore les parties les plus ardentes. Qui cherche les parties les plus sensibles. Et qui guette tes réactions.
Tu m’approches plus et plus. Je peux caresser tes oreilles. Avec ma langue petit à petit.
La chemise tombe par terre. Mon soutien gorge aussi. Ma robe aussi. Ma taille entre tes mains. C’est facile. On peut jauger ma fragilité pendant que je sens la force nouvelle.
Je caresse encore ton ventre nu. Et je cherche de nouveaux mondes. Pendant que tu caresses mon cou. Et ça me fait perdre la conscience. C’est trop bien. C’est moins moral.
Je peux sentir avec mes mains une autre partie de ton corps. Réveillée. Pour la première fois j'expérimente cette sensation. Tu détiens ma poitrine entre tes mains. J’ai un petit oiseau sous les miennes. C’est chaud. C’est plein de force. C’est prêt à exploser en petits morceaux de sucre. Prêt à exploser en petit morceaux d’étoiles minuscules au chocolat.
Je ne demande pas ton autorisation pour laisser libre ce petit soleil placé dans ton corps. Je peux aussi ressentir comme sa force s’évanouit aussi. Un peu. Il a le control que j’ai déjà perdu. Mais il commence à le perdre lui aussi. J’ai avec moi ce nouvel astre. Et je peux jouer avec. Doucement.
En même temps je ne cesse de goûter ta peau, comme le plat le plus délicieux. Ton cou, ta bouche. Je mange petit à petit avec mes lèvres, avec ma langue, la plupart des bouts de ton corps. Et j’ai avec moi un grand trésor très vivant. Très chaud. Très loin d’être contrôlé.
Par hasard, la distance se fait exacte. Ce petit soleil cherche sa place. Et sa place se trouve dans moi. Et je veux le sentir. Je veux sentir en moi toute l’énergie que donne une étoile. Connaître ce que j’ai pas connu avant. Ou ce que j’ai déjà connu mais qu’on veut connaître autrement.
Il connaît son chemin. C’est facile. Tout glisse à son arrivée. C’est comme marcher sur une mousse. Ma respiration se fait plus forte. Mes soupirs se font de fraise. Et je peux te sentir en moi.
Je m’accroche à ton cou avec un nouveau peur de plaisir. Tu rentres en moi avec douceur. Je m’allonge sur la table et tu caresses mon ventre, mon estomac, ma poitrine. Je cherche tes mains avec ma bouche et je peux caresser encore une fois tes doigts. Les sucer un par un.
Je bouge mon petit corps pour augmenter le plaisir. Je m’approche avec la force de mes hanches qui font une danse nouvelle. Ma taille bouge aussi à son rythme. Avec un mouvement différent qui rend tout plus difficile. Plus difficile de contrôler une explosion. Plus difficile de mesurer le plaisir.Tu regardes mon corps bouger. Comme une petite vague. Ma peau douce et tiède, mes poitrines levées, mes soupirs te font exploser sans le faire. Tu caresses mes jambes flexibles qui changent la position de ses rêves.
On change le rythme. Tu fais une pression si douce sur mon ventre, sur ma taille, j’arrive à m’approcher, encore à chercher ta bouche. Je cherche ton cou encore une fois. Je cherche les parties dures aussi avec ma langue. Doucement. Mais avec passion. Sans peur.
Je me sens possédée. Je fais plus intenses mes baisers, mes caresses, mes paroles douces qui susurrent des mots spéciaux.
Avec tout ça, les caresses sans fin, les baisers, les soupirs...une explosion reste très proche. Et la mienne aussi.
Je peux t’entourer de mes jambes. Ainsi, je connais plus mon corps. Je sais exactement comment elles arrivent, les sensations plus fortes.
Je bouge mes hanches contre toi. Avec ma petite force. Avec une flexibilité que j’invente pour ce moment. Avec un rythme de danse nouvelle.
Tu parles un peu, en murmurant des mots, je peux presque crier. Je m’accroche davantage.
Je suis plus et plus rapide car mon corps a trouvé un coin ou le plaisir est né. Ou le plaisir est fait. Un coin inventé pour ça. Que je connais. Qui est juste pour toi : un rêve.
Ce coin caressé une et mille fois fait que mon corps s´évanouisse de plaisir.
C’est trop grand. C’est trop fort. Je perds mes forces.
Mon corps s’ouvre complètement pour me reposer après avoir senti une telle vigueur.Tu continues à chercher plus de lumière. Plus de chaleur. Mais on peut continuer. Je m’allonge encore une fois.
Tu reprends le contrôle de la force. La latitude. Le parfum. La pression. Le rythme. Tu te sens plus libre. Plus proche de toucher la pointe de la lune.
Ton corps demande les morceaux de chocolat. Il demande à atteindre son but. Le rythme est plus coloré, plus fort, plus vite, plus véhément. Comme dans la plus forte explosion que l’on aie eu jamais. Mais rien de violent. Rien de mots forts. Rien que du plaisir. Rien que de l’humidité en moi.
Une bombe d’étoiles liquides arrive et je veux les sentir. C’est fort. C’est doux. C’est presqu’une douleur magique. De petites convulsions de ton corps qui est entré en moi.
Je crie aussi avec cette certitude d’y avoir mis une bonne galaxie de plaisir. Tu te calmes. Moi aussi.
C’est si bon de t’avoir comme ça. Tout calme. Sans pression. détendu. Rassasié. Fatigué. Exténué. Heureux.
Et je m’approche de toi. Douce. Tranquille. En sécurité.
Tu es la. C’est ton rêve.
Tu es avec moi.
Et c’est tout simplement comme ça.
Tu as raison.
Et c’est tout moral.
Auteur: Sara Villegas Gonzalez

USA : siège du tournoi pré-olympique de la CONCACAF

Le tournoi Préolympique masculin de la zone CONCACAF 2008 aura lieu aux Etats-Unis du 11 au 23 mars dans trois villes d’ou sortiront qualifiés deux pays pour le tournoi olympique de Beijing 2008.
C’est la première fois en huit ans que la Phase finale du Championnat u-23 de la zone CONCACAF aura lieu aux Etats-Unis d’Amérique. L’évènement de 2000 avait eu comme siège a Hershey en Pennsylvania.
Le tournoi de la CONCACAF fera intervenir deux groupes de quatre sélections qui s’affronteront tous contre tous du 11 au 16 mars.
Le groupe A, qui jouera les rencontres du premier tour au stade Raymond James a Tampa en Floride comptera les sélection de Cuba, Honduras, Panama et les USA. Le groupe B avec ses rencontres qui se joueront au stade du home Depot center a Carson Californie est composé de l’actuel champion de la CONCACAF, le Mexique, avec le Canada, Haïti et le Guatemala. Les rencontres se joueront sur deux dates et deux matchs par jour.
Les matchs de demie finale et la finale se joueront à Nashville dans le Tennessee le 20 et le 23 mars respectivement. Les deux finalistes non seulement joueront pour le trophée comme champion U-23 de la CONCACAF mais aussi auront leurs billets pour les jeux olympiques de Beijing 2008.
Les équipes :
CANADA: Avec Nick Dasovic comme directeur technique, le Canada est l’une des équipes de la zone nord qui ont obtenu directement leur classification pour la phase du tournoi pré-olympique masculin de la zone CONCACAF. Les Canadiens n’ont pas joué le tournoi olympique depuis Los Angeles 1984, ou ils atteignirent les quarts de finale mais perdirent aux épreuves de tirs au but 4 :2 contre le Brésil médaillé d’argent. L’autre participation du Canada aux jeux olympiques a été comme pays organisateurs en 1976 à Montréal.
CUBA :Compte le plus grand nombre de présence que n’importe quel autre pays de la zone Caraïbes en jeux olympiques ayant joué des tournois de Montréal (Canada) (1976) et Moscou (URSS) en 1980… Les lions de la Caraïbe sont arrivée en phase finale de la CONCACAF après avoir organisé et gagné le groupe B du premier tour contre Les Iles Caïman, les îles Bermudes et Porto-Rico. Cuba sortit vainqueur du groupe G du deuxième tour après avoir éliminé Grenade et Trinité et Tobago. Raul Gonzalez est l’entraîneur des Lions de la Caraïbes.
GUATEMALA: Avec Rodrigo Kenton aux commandes de l’équipe, les guatémaltèques participent pour la première fois à la phase finale du tournoi pré-olympique masculin de la CONCACAF depuis la version 2000. Ils ont gagné leur ticket pour ce tournoi après avoir hébergé et gagné un tournoi triangulaire contre le Costa Rica et le Nicaragua. Los Chapines comptent le même nombre de participations en jeux olympiques que le Costo Rica (1986, 1976, 1982)
HAITI: En quête de son premier billet pour les jeux olympiques, Haïti est l’un des deux représentants de la zone de la Caraïbe du tournoi Pré-olympique masculin de la zone de la CONCACAF. La sélection bicolore a atteint la phase finale après avoir éliminé lors du premier tour la République Dominicaine et Saint Kitts et Nevis. Haïti accueillit ensuite le tournoi pour le compte du groupe G et sortit vainqueur contre les sélections de Bahamas et de la Jamaïque.

HONDURAS: Un des trois qualifiés de la zone centreamérique pour la phase finale du tournoi préolympique masculin de la zone Concacaf. Le honduras a obtenu son billet en résultant victorieux du triangulaire I par une victoire face au Salvador, et un match nul contre le Panama. Les Catrachos ont été la quatrième nation centraméricaine à participer aux jeux Olympiques quand ils participèrent aux jeux de Sydney en Australie en 2000. Alexis Mendoza est le directeur technique de l’équipe du Honduras.
MEXIQUE: Actuels champions des U-24 de la CONCACAF, le Mexique a participé neuf fois aux jeux Olympiques et c’est le numéro deux de la région. Sa meilleure participation a été le match de barrage pour la médaille de bronze disputé et perdu contre le Japon en 1962 sous le score de deux buts à zéro. LE Mexique a gagné cinq tournois préolympiques et possède un record de 21 matchs sans défaite durant les éliminatoires de la CONCACAF avec sa dernière défaite contre les USA en avril 1962 sous le score sans appel de trois buts à zéro. Le sélectionneur du Mexique est l’ex-goleador du Réal Madrid Hugo Sanchez.

PANAMA: Sous les commande du technicien Alexandre Guimaraes, le Panama a obtenu le dernier ticket de la zonce centre Amérique pour la phase finale du tournoi préolympique 2008 après avoir éliminé le Costa Rica après épreuves de tirs au buts lors d’un match de barrage. Avant la confrontation avec le Costa Rica, le Panama avait fini deuxième du Triangulaire 1 après une victoire contre le Salvador mais ont perdu face au Honduras au goal avérage après un match nul un but partout. Les canaleros, qui cherchent son premier billet aux jeux Olympiques , ont été la première sélection centraméricaine à jouer le match inaugural du tournoi préolympique de la CONCACAF en 1964.
USA: Pays organisateur de la phase finale du tournoi préolympique masculin de la CONCACAF 2008 représente l’équipe de la zone avec le plus grand nombre de participation s aux jeux olympiques (avec 12) mais ils ont gagné une seule fois le tournoi préolympique. C’est la première nation à gagner une partie de football en tournoi olympique contre la sélection de l’Estonie en 1924 sous le score de un but à zéro. Les stars and stripes finirent à la quatrième place lors des jeux de Sydney (Australie ) 2000, représentant sa meilleure participation de l’histoire. La sélection des USA est menée par Peter Nowak comme directeur Technique.
TOURNOI PREOLIMPIQUE MASCULIN CONCACAF 2008: CALENDRIER

Groupe A – Tampa, Florida USA; Raymond James Stadium
11.03.2008: PANAMA – HONDURAS (17:30)---- USA – CUBA (20:00)
13.03.2008: HONDURAS – CUBA (17:30)--------USA – PANAMA (20:00)
15.03.2008: CUBA – PANAMA (16:30)-----------USA – HONDURAS (19:00)


Groupe B – Carson, California USA; Home Depot Center

12.03.2008: HAITI – GUATEMALA (17:30) CANADA – MEXICO (20:00)
14.03.2008: CANADA – HAITI (17:30) MEXICO – GUATEMALA (20:00)
16.03.2008: GUATEMALA – CANADA (15:30)MEXICO – HAITI (18:00)
20.03.2008: Nashville, Tennessee USA; LP Field

SEMIFINALES (17:00) & (20:00)
23.03.2008: Nashville, Tennessee USA; LP Field

TROISIEME PLACE: (13:00)
FINALE: (16:00)
http://www.concacaf.com/view_article.asp?lang=sp&id=4107

Grand-Boulage vit de la paille

Célina François oublie déjà son âge. Avec ses dix enfants - six garçons et quatre filles-, cette femme noire au visage amaigri vit dans l'enfer de l'abandon et de la sécheresse, qui sévit, depuis octobre, à Grand-Boulage, quartier de la première section de Bombardopolis. Son concubin, Iltino Désinor, père de ses enfants, depuis six ans, a abandonné sa famille pour fuir la misère.
Habitant un taudis placé au haut de l'habitation Grand-Boulage, Célina et sa famille ne vivent que des produits du sous-bois. Une situation pas trop différente pour certaines autres familles de cette localité qui, obligées de mettre à l'écart l'agriculture, passent leur temps à confectionner des macoutes - (paniers de jardin), des corbeilles, des sous-plat, tous faits en latanier, et des balais en paille.


Johnny, fils aîné de Célina, prépare les pailles tombées des cocotiers pour la confection de balais que sa maman et sa soeur Mèmène vendent au marché du bourg. « Je les cherche dans les bois et lui, il les prépare », dit Célina. Johnny est l'aîné de la famille. En dépit de sa cécité, il se veut utile à cette famille qu'il porte dans son coeur.
« J'ai perdu la vue, il y a 7 ans, dit-il. C'est grâce au travail de mes deux parents que j'ai pu survivre à cette dure épreuve de typhoïde. Je leur consacre ce qui reste de ma vie. »Grand-Boulage, considérée dans le temps comme le bastion de l'élevage du cabri bombardopolitain, respire au rythme de la décadence. Son petit-mil, "son pois congo", sa patate, son orange amère, son manioc et son arachide disparaissent sous le poids du déboisement entamé quelque temps après l'abattage des cochons créoles, selon Fanel Dupré, ancien maire de Bombardopolis.
- Une misère provoquée
Ce qui contraste à Grand-Boulage et les autres habitations de cette section, c'est qu'au moment où la vie se calcine sur ce mont, des arbres fruitiers résistent aux ardeurs des lilas (buddleia) et des eucalyptus. Orangers, pamplemoussiers, kénépiers... luttent pour se frayer une petite place dans le ciel de ces arbres forestiers dont on n'ignore pas l'appétit pour l'eau. Plus loin, des lianes desséchées de patate et de giraumon abandonnent la lutte. Placée sur le flanc d'un plateau, Grand-Boulage, comme toutes les autres habitations formant la première section communale de Bombardopolis, est très vulnérable et connaît souvent de grands moments de sécheresse
- « Comparée aux deux autres sections formant cette commune, la première section est plus fragile en raison de la qualité de son sol », explique M. Dupré qui souligne que le régime pluviométrique constitue la plus grande préoccupation des habitants. Toutefois, se rappelle-t-il, c'était une terre très fertile.Une ONG qui passait plus de quarante ans à intervenir dans les domaines de l'environnement, de l'alimentation et de l'agriculture dans la région vient de jeter l'éponge, expliquent certains Bombardopolitains. Les méfaits de certaines de ses interventions, en dehors de tout contrôle de l'Etat, commencent à se faire sentir. -
Comment s'y prendre
-
Pour Henry Max Dumornay, un habitant de Bombardopolis, le choix de planter des arbres fruitiers ou forestiers ne devait pas incomber à la seule compétence des ONG. Mais l'accompagnement par l'Etat haïtien est plus qu'urgent dans la mesure où ces acteurs n'agissent que de manière à faire de la publicité. « En plantant des arbres qui croissent rapidement, cela leur donne des résultats sur des périodes record qui garantissent leur financement », dit-il.Selon lui, la situation de misère qui règne dans le Far West est imputable aux ministères de l'Agriculture et de la Planification. « Les ONG font ce qu'elles veulent à cause de l'absence de l'Etat dans la région, dit M. Durmonay. Tandis que des études sont effectuées dans le Far West et je crois que les résultats sont là. A quelle fin ont-ils dépensé pour ces études ? »

Henry Max Dumornay montre du doigt une maisonnette portant le logo du Ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural avec pour indice « Bureau communal de Bombardopolis ». « Il y a plus de 15 ans que ce bureau du MARNDR ne fonctionne plus », lâche-t-il.L'agronome bombardopolitain Allen Henri du bureau de l'ordonnateur national, quant à lui, estime que le bas Nord-Ouest est victime du centralisme caractérisant l'Etat haïtien. Pour lui, chacune des zones de cette région possède ses propres capacités de produire. « Beaucoup d'endroits offrent des possibilités agricoles variées, fait-il remarquer, tandis que d'autres, moins fertiles, donnent des avantages au point de vue de l'élevage et de la pêche. »
Entre-temps, les familles croupissent dans la misère. Condition féminine et aux Affaires sociales ou encore l'Institut du Bien-être social, les habitants de Bombardopolis ignorent ces noms comme l'a dit en riant Célina François, « Ministè fanm, Afè sosyal, he hey ! Connais pas ».

Lima Soirélus

Métropole à l’écoute de ses nombreux auditeurs

A l’occasion du 38 eme anniversaire de radio Métropole, l’émission " Invité du jour" a été réservée aux interventions des auditeurs qui ont formulé des vœux à l’attention de la direction et du staff de la radio.Un auditeur de 40 ans affirme avoir appris à parler avec Métropole qui est sa fréquence de référence. Ce professionnel de saint-marcois, vivant à Port-au-Prince invite le staff à continuer sur sa lancée." Métropole est une belle équipe qu’on ne saurait ignorer, il n’y a pas que Métropole mais il n’y a pas comme Métropole", renchérit un autre fervent auditeur qui salue particulièrement Anne Daphné Lemoine.
Pour une autre auditrice Métropole est un ami présent à chaque instant. " J’avais mis ma radio dans ma valise afin d’écouter Métropole avant une intervention chirurgicale ", révèle t-elle.
Au cours de cette émission spéciale, des auditeurs ont formulé des demandes à l’endroit de la direction. Certains d’entre eux souhaitent que Métropole recommence a fonctionner 24 heures par jour, d’autres réclament une présence sur AM ou la Télé Métropole, ou encore une émission pour les enfants." Métropole c’est ma vie ", lance un auditeur affirmant être un étudiant en économie qui suit régulièrement les émissions de Kesner Pharel.
La Métropole mania est d’autant plus grande que plusieurs auditeurs assurent pouvoir identifier la radio en zappant sans regarder le cadrant. " Quand il y a black out, je sais quand je place l’aiguille sur Métropole, parce que le son est spécial et exceptionnel", explique un auditeur. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13558

A sa 38 eme année Métropole garde sa fraîcheur selon Herby Widmaier

Dans son discours à l’occasion du 38 eme anniversaire de Métropole, le pdg Herby Widmaier, a tenu à mettre l’accent sur l’envergure du travail fourni depuis plusieurs années par des membres du staff. Qualifiant ces membres de la famille de " Jeunes aux cheveux blancs", M. Widmaier a cité Gilbert Fombrun, Claude Innocent, Ketelie Jean Poix, Nancy Roc, Daniel Marcelin, John Chéry, Kesner Pharel et Frantz Courtois.
M. Widmaier a également salué le travail déjà impressionnant réalisé par les jeunes dans la programmation de Métropole, Anne Daphné, Stanley, Sabine et Guyto. Sans oublier une mention spéciale pour le staff de la salle des nouvelles et son chef de file Wendell.
Dans la catégorie des annonces il faut retenir la mise en ligne prochaine des émissions Metropolis et Chronique de l’économie.
Herby Widmaier a su savourer comme ses collaborateurs d’hier et d’aujourd’hui les 38 années de succès de Métropole. " Métropole est la plus ancienne mais ne vieillit pas", assure t-il faisant remarquer qu’en 2008 Métropole garde sa fraîcheur grâce à un staff intelligent. " Nous avons pu garder l’essentiel de notre but, la qualité, un rêve mais aussi une réalité", ajoute t-il. A l’occasion du 38 eme anniversaire de Métropole, Herby Widmaier dit se souvenir comme si c’était hier de la naissance de sa station. ", Roland Dupoux, Bob Lemoine, Kettie Lemoine, Mimi, et moi nous avions donné ensemble le coup d’envoi du 129 AM, a la 29 eme minute", dit-il rappelant que Métropole a été la première station commerciale haïtienne à diffuser des émissions sur la FM en 1970.
Métropole a donné l’exemple puisqu’il y a aujourd’hui une quarantaine de station sur la bande FM, fait remarquer M. Widmaier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13559

Haïti : La Journée internationale des femmes célébrée dans les marchés publics

vendredi 7 mars 2008
P-au-P, 07 mars 08 [AlterPresse] --- Les autorités haïtiennes commémorent, ce 8 mars 2008, la Journée internationale des femmes sous le signe de la « promotion d’un environnement sain pour les marchandes et marchands » et de la « lutte contre la féminisation de la pauvreté », observe l’agence en ligne AlterPresse.
A travers le ministère à la condition féminine et aux droits des femmes (Mcfdf), le gouvernement de Jacques Edouard Alexis profite de cette occasion pour inaugurer les travaux de réhabilitation d’un bloc sanitaire au marché Salomon (sud-ouest), à Port-au-Prince.
La cérémonie d’inauguration est programmée pour le lundi 10 mars 2008.
« Investir dans les femmes et les filles » est le thème retenu par les Nations Unies pour commémorer cette journée. Mais le gouvernement haïtien a choisi de mettre l’accent sur l’environnement à travers son thème national « Yon lòt anviwònman pou machann yo ka vann nan diyite », précise Marie Laurence Jocelyn Lassègue, ministre à la condition féminine.
Les autorités gouvernementales placent leurs démarches dans une perspective de transformation des marchés publics – le principal lieu du commerce de détail – en des espaces salubres et vivables.
« Dans ce secteur, les femmes sont majoritaires et, souvent, ce sont des héroïnes silencieuses qui, dans l’anonymat, se battent comme des forcenées pour élever seules leurs enfants », admet Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Pourtant, soutient la titulaire à la condition féminine, elles évoluent dans des conditions inhumaines qui constituent une atteinte à la dignité de la personne.
Au marché Salomon, 9 toilettes et 13 douches ont été réhabilités au profit des marchandes et marchands qui fréquente ce centre commercial, dont l’espace sera bientôt assaini, rassure la ministre des femmes.
Aux côtés du Mcfdf, les ministères de l’Intérieur, de la santé publique, de l’environnement ainsi que la Mairie de Port-au-Prince participent à l’exécution de ce projet.
Outre l’inauguration du bloc sanitaire au marché Salomon, le gouvernement, dans son programme d’allègement de la pauvreté, procèdera à la remise symbolique de plus de 3000 pondeuses à 75 groupes de femmes ciblées dans les départements du Sud, du Nord-Ouest, de l’Artibonite et de l’Ouest.
Cette action a été notamment mise en place de concert avec la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire de l’Université d’Etat d’Haïti, selon Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Pour la ministre Lassègue, célébrer la date du 8 mars ne constitue aucune priorité pour le gouvernement. L’important, selon la responsable du Mcfdf, c’est l’amélioration des conditions de vie des femmes ainsi que leurs problèmes sociaux.
« Le 8 mars c’est une fois l’an, mais l’égalité entre les sexes est une priorité du gouvernement », souligne Marie Laurence Jocelyn Lassègue qui réaffirme l’engagement de l’équipe dont elle est membre à travailler en faveur d’« une société égalitaire et équitable ».
Pour cette journée internationale des femmes, diverses activités sont tenues dans plusieurs régions du pays. L’organisation féministe « Fanm Solèy Leve » emmenée par Carline Simon –ancienne mairesse de Port-au-Prince – a mis en valeur la participation des femmes haïtiennes dans le secteur de la production. Exposition de produits artisanaux, conférence-débats sur la production agricole et avicole, entre autres, ont eu lieu.
La mairie de Pétionville en profite pour inaugurer un nouveau marché public le samedi 8 mars 2008. [do rc apr 07/03/2008 12 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7020

Environ 200 haïtiens arrêtés en R. Dominicaine

Des commerçants et étudiants haïtiens parmi ces personnes humiliées et rançonnées au cours d’une nouvelle rafle contre l’immigration clandestine
vendredi 7 mars 2008,
Radio Kiskeya

Des inspecteurs de la direction générale de la migration et des membres des Forces Armées Dominicaines ont procédé vendredi à Santiago (155 km au nord de Santo Domingo) à l’arrestation de près de 200 ressortissants haïtiens dont des commerçants et des étudiants qui ont été dépouillés de leurs effets personnels.
Selon le quotidien dominicain El Caribe, certains de nos compatriotes se sont vus confisquer des motocyclettes et bicyclettes qu’ils utilisaient pour la vente de leurs marchandises.
Toutes les personnes arrêtées ont été emmenées à bord de véhicules à la direction des affaires haïtiennes des services d’immigration où leur expulsion était envisagée.
Deux étudiants de l’Université technologique de Santiago (UTESA) ont été appréhendés et menottés. Ils affirment avoir été victimes de l’arbitraire des inspecteurs d’immigration et des militaires malgré qu’ils se soient identifiés.
L’intervention brutale des forces de l’ordre a soulevé des protestions dans le quartier de Calle del sol où les faits se sont produits.
Des milliers d’haïtiens ont été rapatriés ces derniers mois par les autorités dominicaines. Ces opérations de reconduite à la frontière effectuées au mépris des droits fondamentaux de la personne se déroulent souvent sans aucune vérification du statut des rapatriés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4786

Un haïtien parmi 40 boat people interceptés à Porto Rico

32 dominicains et 7 équatoriens également parmi les clandestins refoulés en République Dominicaine
vendredi 7 mars 2008,
Radio Kiskeya

Les garde-côtes américains ont ramené vendredi en République Dominicaine 40 boat people dont un haïtien qui tentaient d’entrer illégalement à Porto Rico, ont annoncé à San Juan des sources officielles citées par EFE.
Outre l’haïtien, 32 dominicains et sept équatoriens avaient été interceptés mercredi à plusieurs kilomètres au sud de l’ilôt de Desecheo, un territoire situé dans le Canal de La Mona entre la République Dominicaine et Porto Rico.
Les garde-côtes et une unité maritime de la police portoricaine étaient arrivés sur les lieux où ils avaient enregistré leurs coordonnées biométriques et leurs empreintes digitales.
Deux des ressortissants dominicains rapatriés avaient été déjà capturés à quatre reprises antérieurement.
Des voyageurs clandestins haïtiens cherchent régulièrement à atteindre Porto Rico, territoire libre associé aux Etats-Unis, à partir de la République Dominicaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4785

samedi 8 mars 2008

De l'aide aux victimes de violence

Médecins du Monde-France a procédé jeudi dans les locaux de l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), à l'inauguration d'une clinique de consultation psychologique pour les personnes victimes de violence. Les victimes sexuelles, physiques et morales y trouveront de l'aide psychothérapeutique.

Les victimes de violence sous toutes les formes sont nombreuses en Haïti. Dans des zones dites autrefois de non-droit, sous les regards impuissants des enfants, des parents ont été soit tués ou violés. Et, ces enfants pour laplupart de vivent encore avec ce traumatisme. D'autres personnes ont été victimes et continuent de l'être encore physiquement ou psychologiquement.

Avec l'ouverture de ce centre de consultation psychologique pour les personnes victimes de violence, Médecins du Monde entend intervenir sur deux fronts.

Selon Katia Henrys, psychologue à Médecins du Monde, l'équipe intervient sur deux aspects dans le cadre de la prise en charge des victimes de violence : une intervention directement auprès des victimes et une intervention indirecte en travaillant avec les prestataires de soins.

« Dans un premier temps, des gens ont été formés pour apporter le premier encadrement aux personnes victimes de violence, on les appelle les prestataires de soins, affirme Katia Henrys. Ces prestataires sont ensuite envoyés dans les cinq structures hospitalières de la zone métropolitaine qui travaillent en partenariat avec Médecins du Monde. Ces cinq structures sont : l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti, Hôpital de la communauté haïtienne, Centre de santé Bernard Mevs, Hôpital de Carrefour et Hôpital de la paix.

Ils accueillent les victimes de violence, les écoutent différemment et ils les déculpabilisent de ce qu'ils ont vécu. » L'intervention directe consiste à donner aux victimes une aide psychothérapeutique, cette aide va au-delà d'une audition de la victime; c'est un travail à long terme, a précisé Katia Henrys. Souvent les gens ont honte de ce qu'ils ont vécu, donc ils refusent d'en parler. Il leur faut du temps avant de se confier à quelqu'un, Médecins du monde se propose de mettre la victime sur surveillance pendant un certain temps.
Selon une étude de la Solidarité femme haïtienne (SOFA), 7 à 8 femmes sur 10 ont vécu des épisodes de violences sous une forme ou une autre. La violence peut avoir des conséquences graves sur le psychique d'une victime tout au long de sa vie, elle amène à la dépression, elle peut même développer chez la victime un sentiment de mépris pour la vie.

Médecins du Monde, présent en Haïti depuis 1994, travaille depuis cinq mois avec les cinq structures hospitalières de la zone métropolitaine précitées, selon Carine Thibaut, coordonnatrice du programme Appui à la prise en charge des victimes de violence de Médecins du Monde France. Elle indique que plus de 600 cas ont été déjà traités dans ces structures hospitalières. Carine Thibaut soutient que la violence et les conséquences de la violence doivent être limitées.
Les heures de consultation dans les cliniques d'aide psychologique pour les personnes victimes de violence- Mardi et jeudi, de 9 heures à 13 heures, hôpital de la communauté haïtienne- lundi, de 13 heures à 17 heures; mardi, de 9 heures à 13 heures et jeudi, de 9 heures à 13 heures, hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti

Robenson Geffrard

Le service sanitaire, un besoin pressant !

Les femmes qui vendent dans les marchés publics de la capitale gagnent leur vie dans la crasse. Les toilettes sont dans un état piteux, pas de dortoir, ni de salles de bains, etc.
Cinq gourdes ! C'est le prix à payer pour utiliser les toilettes immondes du Marché Vallière communément appelé « Marché en bas ». Là-bas, le service sanitaire fait cruellement défaut. Pas de dortoir, ni salle de bains.


Le seul espace réservé pour uriner ou déféquer dégage une odeur puante au point que les usagers retroussent le nez et crachotent même après avoir laissé les lieux.
Les hommes, moins gênés, s'exercent à faire des acrobaties pour uriner. Les femmes ne le peuvent pas. Elles sont obligées de s'accroupir dans les cellules abjectes, barbouillées de matières fécales. C'est dégoûtant et très inquiétant pour leur santé, mais elles ne peuvent faire autrement. Elles gagnent leur vie dans la crasse.

La réalité n'est pas trop différente pour les commerçantes du marché de la Croix-des-Bossales. Outre le phénomène d'insécurité, les bandits qui les rançonnent à tout bout de champ, les camions qui renversent et écrasent leurs marchandises, elles ne jouissent pas du service sanitaire. Finie l'intimité. Ces femmes utilisent des pans de mur ou d'autres coins pour uriner. Pas moyens non plus d'éviter les infections et maladies d'ordre bactériologique.

Le marché Salomon n'est pas exempt de cet inconfort généralisé. Les marchandes évoluent dans des conditions inhumaines : pas de tentes suffisantes pour se protéger du soleil. Les « madan sara », les véritables fers de lance du commerce au Centre-ville, notamment celles qui viennent des villes de province, ne disposent pas d'endroit où se reposer.
Elles passent la nuit dans les dépôts ou dans les camions hyper chargés « Nous sommes obligés de passer la nuit sur nos sacs de charbon, dans des entrepôts, raconte Renelia Oscar », une marchande de charbon.

Cette année, l'Etat haïtien, par le biais du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), a décidé de jeter un coup d'oeil sur ce secteur important dans l'économie haïtienne. « Yon lòt anviwonman pou machann yo ka vann nan diyite », est le thème retenu pour commémorer la journée mondiale de la femme.
Pour ce faire, les responsables du MCFDF, avec le soutien d'autres ministères, vont accorder une attention spéciale aux commerçantes du Marché Salomon.

Le lundi 10 mars 2008, à compter de 10 hres a.m, le MCFDF procédera à l'inauguration de neuf toilettes et neuf douches au profit de ces marchandes. Un ouf de soulagement pour les marchandes. « C'est la première fois, depuis 1980, qu'on nous apporte du soutien. J'applaudis l'idée de réhabilitation des toilettes, nous en avons grandement besoin, précise Daniella Charles», une marchande de charbon.

Samedi, les autorités municipales de Pétion-Ville, vont finalement inaugurer le marché public de cette commune. Ce marché mesurant 4 mille mètres carrés est doté d'une infirmerie et de toilettes modernes et pourrait accueillir près de 9 mille commerçants(es).

Des actions appréciables mais qu'on doit multiplier dans les différents marchés publics de la capitale où des femmes croupissent dans la saleté, s'exposant ainsi aux infections et aux maladies.

Jean Max St Fleur
Rébecca S. Cadeau

La présidente s'en va, la Première Dame arrive

Haïti vient d'accueillir, hier jeudi, la présidente de l'Argentine, Mme Cristina Elisabet Fernàndez de Kirchner et doit accueillir la semaine prochaine la première dame des Etats-Unis, Madame Laura Bush. Deux visites qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas.
La présidente de l'Argentine, Cristina Elisabet Fernàndez de Kirchner a laissé Port-au-Prince hier soir à destination de la République dominicaine suite à une brève visite de quelques heures, alors que la première dame des Etats-Unis, Laura Bush, est attendue le 13 mars prochain à la capitale haïtienne pour une visite de 24 heures.

Mme Kirchner est à sa première visite en Haïti. A son arrivée à Port-au-Prince, elle a été accueillie par les ministres de la Justice René Magloire, et des Haïtiens vivant à l'Etranger, Jean V. Généus, ainsi que par l'ambassadeur argentin accrédité à Port-au-Prince, le diplomate Juan Ernesto Lòpez. On remarquait également le numéro 2 de la MINUSTAH, Luiz Carlos Da Costa ; et le commandant des troupes onusiennes en Haïti, Carlos Alberto Dos Santos Cruz.

La délégation présidentielle comprend notamment les ministres argentins des Affaires étrangères, Jorge Taiana ; de la Défense, Nilda Garré ; et de la Planification, Julio Levida ainsi que du chef d'Etat-major de l'armée argentine, le brigadier général Jorge Chevalie qui a précédé la présidente à Port-au-Prince.

Au cours de sa visite de quelques heures, la nouvelle présidente argentine a salué la « mission hautement humanitaire » de son pays envers Haïti à travers la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Arrivé à Port-au-Prince en provenance de Caracas, où elle a planché sur la crise latino-américaine née de la mort en Equateur du numéro deux des FARC, Raùl Reyes, le chef argentin s'est ensuite rendu au Palais présidentiel où il s'est entretenu avec son homologue haïtien René Préval.

L'ambassadeur argentin accrédité à Port-au-Prince, Juan Ernesto Lòpez, a confié à la presse que les discussions ont porté sur « le renforcement des liens d'amitié, de coopération et de solidarité entre les deux pays ». Il en a profité pour « renouveler la volonté de son pays de coopérer avec Haïti en vue de l'aider à changer sa situation socio-économique ». Suite à ce tête-à-tête entre les deux dirigeants, Mme Kirchner s'est envolée pour Santo-Domingo où elle participe au XXe Sommet du Groupe de Rio tenu en la république voisine jeudi et vendredi.


A l'hôpital argentin de la MINUSTAH où elle s'était rendue avant sa visite de courtoisie au palais présidentiel, Mme Kirchner a salué ses compatriotes en bottes ou en blouse déployés en Haïti sous le parapluie de l'ONU. « Il ne s'agit pas d'une mission militaire, mais d'une mission profondément humanitaire approuvée par le Parlement argentin et les institutions démocratiques », a-t-elle dit avant de passer les troupes en revue.
Après avoir fait part des progrès qu'elle dit constater dans le pays depuis l'arrivée de la mission onusienne en Haïti en 2004, Mme Kirchner a rappelé que celle-ci vise « la consolidation des institutions démocratiques haïtiennes en vue d'améliorer la santé, l'éducation et le développement économique », tout en félicitant ses compatriotes qui, selon elle, accomplissent leur tâche avec « honneur et dignité ».

Arrivée au pouvoir en octobre 2007, Cristina Kirchner pour sa part succède à son mari Nestor Kirchner à la tête de l'Argentine. Elle est la deuxième femme présidente en exercice en Amérique latine après Michèle Bachelet (Chili) élue et la deuxième femme à gouverner ce pays après Estela Martinez de Peron élue le 1er juillet 1974 et renversée par les militaires 24 mars 1976.
Entre-temps, la Première Dame des Etats-Unis est attendue dans nos murs jeudi prochain dans le cadre d'une visite humanitaire de 48 heures.
Laura Bush, épouse du président américain, George W. Bush, devra apporter son soutien aux projets américains en Haïti relatifs à l'éducation, à la lutte contre la pandémie du Sida et également contre le cancer du sein. La première dame des Etats-Unis sera en Haïti dans le but de souligner l'importance de l'aide américaine à la lutte contre le VIH/Sida et le cancer du sein dans le pays, a annoncé, mercredi, l'un des porte-parole de la Maison-Blanche, Mme Dana Perino.

Madame Bush profitera de cette visite officielle pour assurer la promotion de l'assistance que reçoit Haïti de Washington en matière d'éducation, et compte visiter un projet éducatif de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et un centre de traitement où sont soignées des personnes vivant avec le Sida (PV/VIH).

Le lendemain de sa visite, la première dame laissera la capitale haïtienne à destination de Mexico où elle aura des activités portant sur les mêmes sujets et sur la coopération américano-mexicaine.

La visite de Mme Bush entre dans le cadre du plan d'urgence du PEPFAR, le plan d'urgence du président des Etats-Unis en matière de lutte contre le Sida. A partir de ce programme, Washington accorde une aide spéciale à Port-au-Prince et à une quinzaine d'autres pays d'Amérique et d'Afrique affectés par cette pandémie.

Laura Bush est la deuxième Prémière Dame américaine à visiter Haïti pendant les dix dernières années. Avant elle, Hilary Clinton, épouse du président d'alors, William Jefferson Clinton, avait rendu visite au pays.
Samuel BAUCICAUT
baucicaut@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55204&PubDate=2008-03-07

René Magloire esquive la commission sénatoriale sur la nationalité

- Le président de la commission sénatoriale spéciale sur la nationalité, Youri Latortue critique le comportement du ministre de la justice, René Magloire, qui ne s’est pas présenté pour faire dépôt de ses pièces hier jeudi.
- Le sénateur Latortue dit ne pas comprendre le comportement du ministre Magloire qui augmente les suspicions sur sa nationalité. " La semaine dernière, il avait réclamé un délai de 8 jours et n’avait pas voulu répondre aux questions des membres de la commission", rappelle le sénateur Latortue qui espère que certains ministres ne se présenteront pas comme des obstacles au travail de la commission.
- Tout en soulignant que le ministre Magloire ne pourra pas fuir indéfiniment les sénateurs, le président de la commission accorde un nouveau délai de 5 jours au ministre de la justice. " C’est un ministre responsable de la souveraineté nationale, j’espère qu’il pourra se ressaisir", déclare Youri Latortue.
- Au contraire du ministre Magloire, le président de la commission salue le comportement du ministre des finances, Daniel Dorsainvil, qui a soumis ses pièces et répondu aux questions des membres de la commission.
- Par ailleurs, le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) a refusé de remplir le formulaire soumis aux sénateurs par la commission expliquant avoir déjà rempli de telles formulaires. " Il n’y aucune rumeurs me concernant", dit-il précisant que ses dossiers peuvent être consultés au CEP.
- De plus, le sénateur Anacacis ne voit pas l’utilité de cette investigation sur la nationalité puisque," les troupes etrangeres occupent le pays et que les élections seront organisées grâce au financement des pays étrangers".-
Parallèlement, le sénateur Ultimo Compère (Lespwa), soupçonné d’être détenteur d’un passeport américain a rejeté mercredi dernier les allégations faisant croire qu’il aurait fait défection du grand corps.
- Le troisième sénateur du Plateau Central a révélé qu’au moins un autre membre du grand corps est de nationalité canadienne refusant de décliner l’identité de cette personne. Le sénateur Compère se déclare disposé à rentrer au pays afin d’exercer son mandat, faisant valoir qu’un complot serait à la base des dénonciations le concernant.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13554

René Magloire esquive la commission sénatoriale sur la nationalité

- Le président de la commission sénatoriale spéciale sur la nationalité, Youri Latortue critique le comportement du ministre de la justice, René Magloire, qui ne s’est pas présenté pour faire dépôt de ses pièces hier jeudi.
- Le sénateur Latortue dit ne pas comprendre le comportement du ministre Magloire qui augmente les suspicions sur sa nationalité. " La semaine dernière, il avait réclamé un délai de 8 jours et n’avait pas voulu répondre aux questions des membres de la commission", rappelle le sénateur Latortue qui espère que certains ministres ne se présenteront pas comme des obstacles au travail de la commission.
- Tout en soulignant que le ministre Magloire ne pourra pas fuir indéfiniment les sénateurs, le président de la commission accorde un nouveau délai de 5 jours au ministre de la justice. " C’est un ministre responsable de la souveraineté nationale, j’espère qu’il pourra se ressaisir", déclare Youri Latortue.
- Au contraire du ministre Magloire, le président de la commission salue le comportement du ministre des finances, Daniel Dorsainvil, qui a soumis ses pièces et répondu aux questions des membres de la commission.
- Par ailleurs, le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) a refusé de remplir le formulaire soumis aux sénateurs par la commission expliquant avoir déjà rempli de telles formulaires. " Il n’y aucune rumeurs me concernant", dit-il précisant que ses dossiers peuvent être consultés au CEP.
- De plus, le sénateur Anacacis ne voit pas l’utilité de cette investigation sur la nationalité puisque," les troupes etrangeres occupent le pays et que les élections seront organisées grâce au financement des pays étrangers".-
Parallèlement, le sénateur Ultimo Compère (Lespwa), soupçonné d’être détenteur d’un passeport américain a rejeté mercredi dernier les allégations faisant croire qu’il aurait fait défection du grand corps.
- Le troisième sénateur du Plateau Central a révélé qu’au moins un autre membre du grand corps est de nationalité canadienne refusant de décliner l’identité de cette personne. Le sénateur Compère se déclare disposé à rentrer au pays afin d’exercer son mandat, faisant valoir qu’un complot serait à la base des dénonciations le concernant.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13554

Marie Laurence Lassegue appelle à maintenir la mobilisation pour les droits des femmes

Une vingtaine d’organisation féministes et plus de 200 organisations de femmes, recensées à travers Haïti, s’activent à défendre les intérêts des femmes qui représentent 52% de la population. Agir sur la condition féminine c’est investir dans la société fait remarquer la ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Marie Laurence Jocelyn Lassegue, qui annonce que les responsables du ministère répondront aux invitations des organisations à l’occasion du 8 mars, journée mondiale de la femme.

Tout en admettant que des pas importants ont été franchis dans la lutte pour améliorer les conditions de vies de la femme haïtienne, Mme Lassegue explique qu’il n’y a aucune raison de baisser la garde. Au nombre des points importants, la criminalisation du viol et la possibilité pour tous les médecins de délivrer des certificat médicaux aux femmes victimes de violences sexuelles.

" La violence n’a pas de justification, nous devons tout mettre en œuvre pour la combattre, qu’il s’agisse de violence contre les femmes, les filles ou les petits garçons", argue t-elle.- Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Mme Lassegue a indiqué qu’au cours de cette année, son ministère entend également réaliser des activités en faveur des marchandes. " Nous organiserons des activités dans l’un des marchés publiques de Port-au-Prince, et nous envisageons de favoriser la réfection des sanitaires ", insiste t-elle tout en émettant le vœu que les " madan sara" ( marchandes achetant des denrées en province pour les vendre à la capitale) disposent de dortoirs dans les marchés.
Dans le même temps, la ministre Lassegue croit qu’il faut continuer le programme de sensibilisation notamment dans les écoles pour changer la mentalité qui pousse l’homme à avoir recours à la violence contre la femme. " La violence est inacceptable, il n’y a pas de cause valable ; il y a des femmes qui sont battues parce qu’une chemise est mal repassée" déclare Mme Lassegue qui invite les partenaires à dialoguer pour trouver des solutions aux problèmes.
" Si deux personnes ne peuvent vraiment pas vivre ensemble qu’elles se séparent", argue la ministre à la condition féminine. " Là où il y a violence, il ne peut pas y avoir d’amour", soutient Marie Laurence Jocelyn Lassegue invitant les juges à sévir quand il y a harcèlement ou violence.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13555

Cristina Fernàndez salue la "mission hautement humanitaire" de l’Argentine en Haïti

Au cours d’une brève visite à Port-au-Prince avant sa participation au sommet du Groupe de Rio à Santo Domingo, la Présidente argentine a rencontré les casques bleus déployés par Buenos Aires et son homologue haïtien René Préval
vendredi 7 mars 2008,
Radio Kiskeya

La Présidente argentine Cristina Fernàndez de Kirchner a salué jeudi soir l’action humanitaire des casques bleus argentins déployés en Haïti lors d’une visite de courtoisie de quelques heures au cours de laquelle elle s’est entretenue avec son homologue haïtien René Préval.
Accompagnée notamment de ses ministres des affaires étrangères, Jorge Taiana, de la défense, Nilda Garré et de la planification, Julio Levida ainsi que du chef d’Etat-Major de l’armée argentine, le brigadier général Jorge Chevalier, la dirigeante sud-américaine s’est rendue à son arrivée à l’hôpital militaire onusien Unité Sanitaire 8 niveau 2 tenu par 57 membres du bataillon argentin.
"Il ne s’agit pas d’une mission militaire, mais d’une mission profondément humanitaire approuvée par les institutions démocratiques", a affirmé le chef de l’Etat en s’adressant aux troupes argentines.
"Je vous salue chers compatriotes, vous qui, en uniforme ou sans uniforme, apportez de l’aide au peuple haïtien", a poursuivi Mme Fernàndez en se félicitant de la contribution de son pays à la "consolidation des institutions démocratiques haïtiennes en vue d’améliorer la santé, l’éducation et le développement économique". Elle s’est déclarée enfin fière de voir les soldats de la paix accomplir avec "honneur et dignité une tâche très difficile".
Avant de s’envoler pour Santo Domingo où elle participe vendredi au XXe sommet du Groupe de Rio, Cristina Fernàndez s’est rendue au Palais National (siège de la Présidence) où elle a eu un tête-à-tête avec le Président Préval. L’ambassadeur argentin à Port-au-Prince, Juan Ernesto Lòpez, a indiqué que les discussions devaient porter sur le "renforcement des liens d’amitié, de coopération et de solidarité entre les deux pays".
Contrairement à ce qui avait été annoncé, la Présidente n’a pas visité le gros des troupes argentines déployé aux Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince).
A son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture, Mme Fernàndez a été accueillie par les ministres de la justice, René Magloire et des haïtiens vivant à l’étranger, Jean Généus de même que l’ambassadeur Ernesto Lòpez, le numéro deux de la MINUSTAH, Luiz Carlos Da Costa et le commandant des troupes onusiennes, Carlos Alberto Dos Santos Cruz.
Présent en Haïti depuis 2004, le bataillon argentin compte un personnel militaire et civil de 510 membres et fait partie de la légion sud-américaine de la mission onusienne forte de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

vendredi 7 mars 2008

Du nouveau dans le football haïtien...Bravo Monsieur Préval

Le président de la République René Préval aurait, selon un membre de la Fédération haïtienne de football, pris la disposition d'accorder une pension viagère à tous les joueurs de la sélection nationale de football de 1974.
Les joueurs disparus bénéficieraient de ce privilège à titre posthume et ce sont les membres de leur proche famille qui en jouiraient.
Le gouvernement aurait pris aussi l'engagement d'accompagner les sélections nationales haïtiennes, dans les compétitions à venir, selon cette même source.
Un calendrier chargé attend plus de six sélections nationales de football qui doivent disputer les différentes compétitions internationales devant déboucher soit sur une phase finale de Coupe du Monde, soit sur une phase finale des Jeux Olympiques.
Pour cela un budget de cent quatre vint millions de gourdes a été préparé en vue de la Coupe du Monde sud africaine avec la sélection A, la Coupe du monde nigérianne en catégorie des moins de vingt ans, la Coupe du Monde égyptienne en catégorie de moins de dix-sept ans, la phase finale des Jeux Olympiques, la Coupe des Nations caribéennes et les éliminatoires de la Coupe du Monde féminine mais aussi une subvention aux clubs de première, deuxième et troisième division ainsi que le football féminin jusqu'en 2010.

Avec l'accompagnement promis par le gouvernement, la sélection nationale A commencera son travail foncier le 31 mars prochain sous la houlette de Wagneau Eloi.
Enock Néré

nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55086&PubDate=2008-03-06
Commentaires:
Une excellente nouvelle si on se place dans la peau des joueurs qui se trouvent actuellement aux USA pour participer dans la phase finale des éliminatoires des jeux olympiques de Beijing l’été prochain. Les nouvelles décrivant les conditions de préparation des joueurs sont carrément invraisemblables.
Nous espérons une bonne gestion de ces fonds alloués au football.
HAITI RECTO VERSO Applaudit des deux mains et des deux pieds la décision de Président Préval d’accorder une pension aux joueurs de la Sélection "Toup pou yo".
Nous l’avions suggéré nous aussi dans notre rubrique ou nous nous posons des questions.Bravo et merci Preval.

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... Voilà ce que nous avions écrit ce matin (décalage horaire en notre faveur en france) dans notre rubrique "QUESTION" de HAITI RECTO VERSO:"Juste avant son départ de l’ancien premier ministre haïtien ayant assuré la transition après le départ de Jean Bertrand Aristide avait fait voté une loi lui octroyant une jolie petite pension comme ancien chef du gouvernement. On se rappelle encore le scandale des voitures Lexus destinées au résidant de Boca Raton. Pourquoi l’actuel gouvernement en fait pas voter une loi pour accorder une pension commode aux anciens joueurs de la sélection TOUP POU YO, pour services rendus à la nation ?(06/03/08) "

Que les non-fans de football nous pardonnent

Depuis quelques jours, HAITI RECTO VERSO conjugue le football au présent au passé et au futur, simple et composé. Toutes les nouvelles tournent autour de Emmanuel Manno Sanon, le goleador haïtien de la sélection finaliste de la coupe du monde de Munich de 1974. Celui qui avait mis de fort belle manière un point final au record de 12 match internationaux sans encaisser de but du portier italien Dino Zoff le 15 juin 1974.
Trop trop rare pour ne pas être signalé, retenu et divulgué. A travers la mort de Manno Sanon, une des plus belles pages de l’histoire d’Haïti a été déterrée et dépoussiérée sans doute au meilleur moment pour montrer que malgré notre pauvreté, malgré nos divisions, malgré les différences profondes qui ébrèchent notre société on avait pu atteindre le sommet dans une discipline sportive pour la gloire et le bonheur de tout un peuple.
Depuis 1974, cette génération avait disparu dans la mémoire collective. Ils s’appelaient Henry Francillon, Pierre Bayonne, Wilner Nazaire, Ernst Jean Joseph, Arsène Auguste Pelao, Jean Claude Désir, Philippe Vorbe, Claude Barthélemy, Guy François, Guy SainVil, Emmanuel Sanon. Menés tantôt par Antoine Tassy, tantôt par René Vertus, ils avaient construit une hégémonie incontestée dans la région.
Après un tournoi final ayant eu lieu à Port-au-Prince, Haïti allait gagner le droit de représenter la zone de la CONCACAF à Munich après avoir éliminé le Mexique, Le Guatemala, Trinidad et Tobago, les Antilles Néerlandaises.
La Dessalinienne entonnée dans une atmosphère indescriptible provoqua un déferlement de gouttes patriotiques qui perlèrent les visages de ces héros, possédés de l’âme de Toussaint et Capois Lamort, et tâchèrent le rouge et le noir couleurs et symbole de l’espoir de toute une nation.
Sur un plan purement sportif il faudra se rappeler que la sélection Haïtienne de 1974 avait tenu en échec pendant une mi-temps la sélection Italienne des Gigi Rivas, Dino Zoff, des Orlando Betega. Mieux encore en deuxième période Cette sélection allait rentrer dans l’histoire du football. Sur un dégagement de Wilner Nazaire, Philippe Vorbe allait adresser une passe lumineuse à Emmanuel Manno Sanon qui fonça tel un bolide battre le gardien Dino Zoff mettant fin à une période de douze matchs sans encaisser le moindre but.
Bref, après ce que nous considérons comme la plus grande prouesse jamais réalisée par des haïtiens après l’indépendance, ces joueurs s’immergèrent dans un anonymat poignant et injuste qui pour certains mimaient l’effacement et la disparition.
Hors mis certains joueurs comme Philippe Vorbe et Ernst Jean Joseph les haïtiens ne savent pas ce que sont devenus des joueurs comme Jean Claude Désir, Pierre Bayonne, Henri Francillon et les autres.
L’Hommage rendu à Manno Sanon au stade Silvio Cator restera dans les anales sportives du pays et sur la liste des réalisations de ce gouvernement décrié.

A mi chemin entre la génération JPP et l’attente de la rupture, le gouvernement de Preval a rendu justice en reconnaissant en deux occasions l’importance de ce groupe.
Entre admiration et recueillement je me suis replongé dans l’atmosphère de 1974. Les interventions de Philippe Vorbe et du président de la fédération haïtienne de football ont arraché tout ce qui avait de sensibilité et d’émotions en moi. J’ai pleuré comme le soir de la défaite de cette sélection face au Mexique un but à zéro. J’avais mal malgré la qualification pour la coupe du monde.
Trop rare pour ne pas en parler. Ce fut une grande première. Un gouvernement qui reconnaît la valeur des fils de ce pays c’est un gouvernement qui montre une voix différente et plus nette de celle du JPP ou du «lavalassement ».
Nous qui animons HAITI RECTO VERSO, nous cherchons à la loupe des motifs d’espoir que nous partageons avec toux ceux qui s’intéressent à ce pays , ce peuple et cette nation. Nous cherchons aussi à contaminer les hommes et les femmes de bonne volonté de ce virus qui nous habite nous façonne et nous inculque notre raison d’être et rehausse notre essence.
Aujourd’hui il s’agit d’un joueur de football demain ce sera hommage à tout un peuple qui aura pris conscience de sa force et de ces valeurs pour travailler main dans la main derrière un objectif commun qui reste et demeurera le développement d’Haïti pour léguer aux enfants de nos petits enfants un coin ou ils se sentent vraiment souverains, libres et heureux.
DL 08/03/08

MONDE DE MERRRRRDE!

Tous les matins en partant au volant de ma voiture ce qui me manquait le plus c’était mon poste de radio. En voiture, sur la route dans les bouchons sans radio était pire qu’une journée dans le sud de la France sans soleil.
Depuis que j’avais troqué ma Mercedes Benz contre une vieille polo j’avais fait tacitement le choix de me dépouiller de mon poste de radio capable de lire plus de cinq heures de musique sur un CD en format MP3.
Il était évident que je supportais pas du tout l’idée de faire 7 kilomètres et demie en une heure et surtout sans musique.
Pourtant je disposais bine d’un poste de radio dans ma vieille polo. Il était même doté d’un lecteur de cassette. L’ancien propriétaire s’était même arrangé pour me laisser des cassettes. Elle contenaient mieux que de la musique. Des réflexions profondes sur la quête du bonheur, comment ne pas rater sa vie, flirter avec le bonheur au quotidien. Des thèmes encore plus soporifiques dans les bouchons.
L’ancien propriétaire semblait avoir tout prévu. Il avait donc pré syntonisé des stations de radio au cas ou. Entre Radio dialogue, France Info, France Culture et Rire et chansons, j’avais choisi rire et chanson.
En effet le premier sketch écouté la toute première fois m’avait fait presque-mourir de rire. Il s’agissait d’une jeune femme argumentant les erreurs de ceux qui travaillaient dans l’usine de montage des humains. Elle regrettait par exemple le fait qu’une femme ne puisse pas regarder directement ses fesses sans l’intermédiaire d’un miroir. Pourtant des options il y en avait : ou placer les fesses devant, ou permettre à la tête de tourner à 360 degrés.
Depuis je captais tout le temps Rire et chanson. Mais après deux semaines je pouvais réciter par cœur les diatribes des sketch de Coluche, Elie Semoun, Jean Marie Bigard etc…Cela devenait presqu’énervant de voir certains comiques se foutre de la gueule du monde.
Je me suis donc ravisé et me suis lancé dans l’aventure de changer et de capter une autre station. Par malheur je me suis arrêté sur le cadran sur une station diffusant des informations de l’actualité en continue.
La première information dérangeante fut donc celle qui annonçait une future grâce pour les condamnés de l’affaire de l’arche de zoe. Tout le monde se rappelle le battage médiatique dont a été l’objet cette affaire dont la lumière n’a pas été complètement faite. Après une mise en scène maladroitement orchestrée par le chef de l’état de Tchad, la justice Tchadienne avait condamné à plusieurs années de travaux forcés aux auteurs de cette affaire qui avait l’air d’un vulgaire trafic d’enfant maquillé d’un humanisme de couverture.
Le président Français avait donc diligenté la rapatriement des français et leurs peines avaient été troquées contre huit ans de prison.
Entre temps le gouvernement Tchadien se trouvait en proie aux éternels rebelles qui infestent tout le continent africain. Le chef d’état Tchadien s’en est sorti fort de l’appui militaire français. Et voici les inculpés français sur le point de bénéficier d’une grâce présidentielle !
Mais la nouvelle qui m’a fait regretter de m’informer tôt le matin fut celle relatant le drame vécu aujourd’hui des enfants israéliens. En fait selon les nouvelles un abruti illuminé je ne sais par l’emprise de quelle doctrine, pénétra dans l’enceinte d’une bibliothèque scolaire, sortit toute une artillerie, ouvrit le feu sur les enfants. Bilan : 8 morts, 36 blessés.
D’autres abrutis de la bande de Gaza du côté palestinien jubilent comme ce jour du 9 septembre 2001.
Mais comme on dit c’est un prêté pour un rendu. Les israéliens pas plus intelligents vont lancer des missiles en représailles. Il y aura des morts. Des enfants tués, des femmes et des hommes. Just for fun. Au nom de Dieu. Pendant ce temps les autres continuent à parler de PAIX.
J’ai du mal à comprendre cette pratique de tuer au nom de Dieu. Dieu qui est supposé bon.
Bref voilà une bonne façon de se gâcher une journée. Juste en écoutant les émissions de nouvelles. J’ai l’habitude de dire que je lis le journal une fois par moi car les nouvelles sont toujours les mêmes. Les décors et les lieux changent. Mais les acteurs sont toujours les mêmes ici ou ailleurs l’homme dans toute sa splendeur.
Enfin de compte pour tout évacuer on a envie de reprendre cette phrase que les guignols de l’info auraient attribué à un ex premier ministre socialiste : Monde de Merrrrde !

DL 08/03/08

FOOTBALL / FUNERAILLES NATIONALES / Ultime hommage à Emmanuel Sanon !

Par Marc-Kenson Joseph
jmarckenson@lematinhaiti.com
Dans une mosaïque d’uniformes scolaires, le stade Sylvio Cator a accueilli, ce mercredi 5 mars, environ huit mille personnes pour honorer la mémoire d’Emmanuel « Manno » Sanon, mort d’un cancer du pancréas, le 21 février dernier, à 56 ans.
Il fait 7 h au stade Sylvio Cator. Un dispositif de sécurité impressionnant, assuré par la garde présidentielle et les corps spécialisés de la Police nationale d’Haïti (PNH), s’observe aux environs du stade. La dépouille mortelle d’Emmanuel « Manno » Sanon est exposée au centre du terrain devant un stand qui rassemble sa famille, ses proches et ses coéquipiers de la fameuse sélection « Toup pou yo » de 1974. Aux quatre coins du stade, des portraits géants du premier buteur de l’histoire d’une sélection nationale haïtienne en phase finale de Coupe du monde s’exposent au regard des participants. Le décor est planté. Au fur et à mesure arrivent des membres des délégations des clubs de football, des sympathisants, des passionnés, des représentants et chefs de partis politiques, des représentants du Pouvoir judiciaire, d’autres du Législatif et d’autres encore de l’Exécutif. La grande majorité demeure les délégations d’élèves. Ces derniers caquètent chaque fois que l’on diffuse le morceau musical identifiant la Sélection de 74. Mais les yeux restent figés sur le centre du terrain. On passe devant le cercueil dans lequel repose la dépouille mortelle et on s’y arrête rien que pour quelques secondes.
Manno : « Le chevalier du football haïtien »Ce mercredi, on dirait que le stade revivait les exploits de Manno et qu’il s’agissait de son dernier match. À cor et à cri, on citait son nom ou on l’applaudissait. Même le président René Préval et le Premier ministre Jacques Édouard Alexis se mêlaient de la partie avec les hauts fonctionnaires de l’État.Philippe Vorbe, Jean-Claude Désir dit Tom Pouce et Ernst JeanJoseph, tous trois coéquipiers et joueurs préférés de Manno sur le plan local, ne peuvent contenir leurs larmes. « C’est quelque chose de spécial auquel on ne s’attendait pas vraiment », confie Vorbe, très ému par l’ampleur de cette cérémonie qui honore, a-t-il dit, toute la promotion des années 70. « C’est une partie de nous qui s’en va », a conclu l’ancien milieu de terrain de « Toup pou yo », qualifiant Manno de « chevalier du football haïtien ». Interviewé par le reporter du Matin, Tom Pouce a préféré insister sur les talents du plus grand attaquant de l’histoire du football haïtien. Pour Ernst Jean-Joseph, coéquipier du premier buteur de l’histoire d’une sélection nationale haïtienne en phase finale de Coupe du monde, dès qu’on évoque le nom de Manno Sanon, de grands souvenirs lui remontent.
L’immortelSelon Reynald Dévilmé, ancien coéquipier de Manno en sélection nationale et au Don Bosco de Pétion-Ville, celui-ci avait un rêve. Celui de voir Haïti participer à une autre Coupe du monde. Il a décrit Manno Sanon comme « un symbole pour la nation haïtienne, un homme simple et modeste ». Le président de la Fédération haïtienne de football (FHF) considère les funérailles nationales de Manno Sanon comme un « devoir de mémoire, un devoir de réparation » envers la Sélection de 1974. Yves « Dadou » Jean Bart, témoin de l’évolution du célèbre joueur en tant que chroniqueur sportif des années 70, a appelé les jeunes à suivre l’exemple de ce fils des quartiers populaires.
Dans cette lignée, le président du Don Bosco de Pétion-Ville a déclaré que le numéro « 10 », porté par l’emblématique joueur au sein du Don Bosco, ne sera plus porté au sein du Club, et a remis un maillot du club frappé de ce numéro fétiche, à la veuve du défunt, en signe de reconnaissance.
Le ministre de l’Éducation nationale voit également en Manno un modèle pour la jeunesse haïtienne. En ce sens, a annoncé Gabriel Bien-Aimé, le championnat interscolaire sera bientôt rebaptisé « Coupe Emmanuel Sanon ». Mannno a fait ses débuts dans le championnat interscolaire où il a été sacré champion dans la catégorie U-17. Le ministre Bien-Aimé a lancé un appel à l’unité. « Haïti est comme une équipe de football. Nous formons une équipe pour gagner le championnat contre la misère, contre l’analphabétisme », a-t-il martelé.
D’un autre côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports et de l’Action civique, Fritz Bélizaire, a évoqué les performances d’Emmanuel Sanon dans le championnat scolaire, la Coupe Pradel, la Sélection nationale en tant que joueur mais aussi en tant qu’entraîneur. « Manno est parti pour l’autre monde, mais il ne mourra jamais dans l’esprit et le cœur des Haïtiens, car son nom constituera une référence pour les sportifs, toutes générations confondues. Les jeunes d’aujourd’hui et de demain doivent et devront prononcer son nom avec ferveur parce qu’il est la preuve de notre potentialité […] », a déclaré Fritz Bélizaire.
Le leader politique Evans Paul s’est ainsi exprimé au terme des funérailles : « Ce 5 mars est un jour important pour le foot haïtien, mais également pour l’image du pays. L’image de solidarité, particulièrement des jeunes de moins de 30 ans qui n’ont pas véritablement connu Manno. C’est le moment de reconnaissance des valeurs ».
La cérémonie prit fin aux environs de 10 heures, après la sonnerie aux morts jouée par un musicien de la fanfare du Palais national. Le cercueil a été porté jusqu’à la barrière sud du stade Sylvio Cator par les membres de la Sélection nationale « Toup pou yo ». le cadavre de Emmanuel « Manno » Sanon a été, quelques minutes plus tard, incinéré dans une entreprise funéraire de la capitale.jeudi 6 mars 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11619

René Magloire esquive la commission sénatoriale sur la nationalité

Le président de la commission sénatoriale spéciale sur la nationalité, Youri Latortue critique le comportement du ministre de la justice, René Magloire, qui ne s’est pas présenté pour faire dépôt de ses pièces hier jeudi.
Le sénateur Latortue dit ne pas comprendre le comportement du ministre Magloire qui augmente les suspicions sur sa nationalité.
" La semaine dernière, il avait réclamé un délai de 8 jours et n’avait pas voulu répondre aux questions des membres de la commission", rappelle le sénateur Latortue qui espère que certains ministres ne se présenteront pas comme des obstacles au travail de la commission.
Tout en soulignant que le ministre Magloire ne pourra pas fuir indéfiniment les sénateurs, le président de la commission accorde un nouveau délai de 5 jours au ministre de la justice. " C’est un ministre responsable de la souveraineté nationale, j’espère qu’il pourra se ressaisir", déclare Youri Latortue.
Au contraire du ministre Magloire, le président de la commission salue le comportement du ministre des finances, Daniel Dorsainvil, qui a soumis ses pièces et répondu aux questions des membres de la commission.
Par ailleurs, le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) a refusé de remplir le formulaire soumis aux sénateurs par la commission expliquant avoir déjà rempli de telles formulaires. " Il n’y aucune rumeurs me concernant", dit-il précisant que ses dossiers peuvent être consultés au CEP.
De plus, le sénateur Anacacis ne voit pas l’utilité de cette investigation sur la nationalité puisque," les troupes etrangeres occupent le pays et que les élections seront organisées grâce au financement des pays étrangers".
Parallèlement, le sénateur Ultimo Compère (Lespwa), soupçonné d’être détenteur d’un passeport américain a rejeté mercredi dernier les allégations faisant croire qu’il aurait fait défection du grand corps.Le troisième sénateur du Plateau Central a révélé qu’au moins un autre membre du grand corps est de nationalité canadienne refusant de décliner l’identité de cette personne. Le sénateur Compère se déclare disposé à rentrer au pays afin d’exercer son mandat, faisant valoir qu’un complot serait à la base des dénonciations le concernant.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13554