Après avoir situé Alexis dans son époque politique, Eddy Arnold Jean en vient à parler du théoricien du « Réalisme merveilleux » hérité des romanciers latino-américains. «Le roman vu par l'auteur de Compère Général Soleil et de Romancero aux Etoiles est un genre hybride résultant de la lucidité du réalisme et de l'émotion du merveilleux, réconciliées pour une exploration sans frontière de l'humain », précise Eddy Arnold Jean.
Les éditions Haïti Demain viennent de faire paraître « L'Itinéraire romanesque de Jacques Stéphen Alexis ». En cette année de célébration de Jacques Roumain, les parutions sur Jacques Séphen Alexis sont un peu isolées. Cependant, Eddy Arnold Jean, comme d'autres critiques littéraires, pense à rappeler à l'opinion qu'il n'existe pas seulement que l'auteur de Gouverneurs de la Rosée comme brillante intelligence dans le roman haïtien.
« L'Hebdo de Georges Anglade » rappelait avec justesse qu'on oublie, dans les grandes opérations publicitaires et éditoriales de l'année, Justin Lhérisson. L'auteur de « La Famille des Pitite Caille » est mort en 1907. D'aucuns se demandent pourquoi on n'a pas célébré les deux auteurs haïtiens très populaires au cours de la même année. On a aussi remarqué que dans le livre publié par le ministère de la Culture et de la Communication, Flaubert Bolivar a eu la sincérité d'affirmer : Mon Roumain à moi c'est Alexis.
Eddy Arnold Jean est de ces critiques qui lient toute approche littéraire à la réalité sociopolitique. Le contexte social que décrit l'auteur n'est pas celui qu'avait connu Jacques Stéphen Alexis. Il est celui de notre quotidien. Ce que Eddy A. Jean considère comme « le chaos et l'universel désordre » ne jette pas de nouveaux projecteurs sur Jacques Séphen Alexis. Pourtant, Eddy Arnold Jean se sent une culpabilité de ne pas dénoncer la « mutation sociale qu'explique en partie le transfert des usines qui s'accompagne de la lente disparition de la classe moyenne n'ayant plus désormais les moyens d'exercer son rôle de médiateur social, tampon amortisseur entre les riches et les déshérités sans espoir ».
Eddy Arnold Jean en profite pour dresser un portrait de la bourgeoisie haïtienne qu'il appelle « L'establishment oligarchique ». « Instruit des leçons de l'histoire, écrit l'auteur, il gouverne par personnes interposées, déléguant son pouvoir à une équipe régnante qui ne met pas en danger le pacte de domination ».Après avoir présenté les conditions de l'existence du peuple comme un enfer, Eddy Arnold Jean souligne que c'est la capitale « qui paie les conséquences outrageantes d'une politique de bureaucratisme et de centralisation poussés. Il s'évidente que près d'un demi million de personnes vivent dans des conditions concentrationnaires ».
Le lecteur s'attendait à ce que l'auteur fasse le lien entre la situation contemporaine et l'univers romanesque d'Alexis, ne serait-ce qu'au niveau de ce que l'écrivain avait prévu sur le plan imaginaire au sujet du prolétariat, par exemple. On sort de l'introduction pour entrer dans le vif du sujet sans une passerelle. Et cela laisse les habitués des textes d'Eddy Arnold Jean sur leur faim.
Dans ce livre qui tombe à point nommé, il y a des chapitres qui mériteraient de meilleures élaborations et d'autres qui étonnent par leur brièveté. On y apprend toutefois qu'Alexis laissa à sa mort deux romans inédits : « L'Eglantine » et « L'Etoile absinthe ».On n'est pas sorti des sentiers battus des analyses autour de Compère Général Soleil, des Arbres musiciens, de L'espace d'un cillement, de Romancero aux Etoiles.
De ces oeuvres l'auteur résume: « C'est d'abord la paupérisation galopante des couches vives du pays à cause de l'incapacité des gouvernements à créer des emplois et à répartir équitablement les ressources du sol. C'est ensuite la recherche des éléments de réponse à la passivité du vaudou dans la bataille pour la recherche d'un mieux-être. C'est enfin l'amour de la Niňa Estrellita et d'El Gaucho qui dynamise leur engagement dans la lutte pour la transformation du paysage sociopolitique haïtien. »
De l'itinéraire d'Alexis, Eddy Arnold Jean a effleuré le cheminement. Il voudrait garder le souvenir du remarquable romancier.
La publication entière de la « Lettre à mes amis les peintres » montre les préoccupations esthétiques nationalistes de l'écrivain. Le domaine de l'art a évolué de façon parallèle aux préoccupations des écrivains. On découvre une autre dimension d'Alexis. « Si les peintres haïtiens veulent chanter les beautés, les duretés et l'avenir de la terre natale, par le contenu de leurs oeuvres et leurs sujets, je leur conseillerais de fuir comme la peste les idéologues, les papes et les sectateurs du formalisme... » Alexis ne serait donc pas proche du "jdanovisme" qui a connu ses beaux jours en Union Soviétique en pleine période de bolchevisme ! Le livre « L'Itinéraire romanesque de Jacques Stéphen Alexis » pèche par une propension à reproduire des documents déjà écrits sur le romancier. Les appendices de Georges Castera, de Frantz Voltaire et de Grégoire Eugène ne sont pas des considérations propres à l'auteur.
On reconnaît toutefois la passion d'Eddy Arnold Jean et l'énergie intellectuelle mise au service de la connaissance des grandes figures de l'histoire littéraire haïtienne.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47263&PubDate=2007-08-23
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 23 août 2007
Des immigrés haïtiens face à l'école française
Vient de paraître, aux Editions L'Harmattan, « Les enfants des migrants haïtiens à l'école ». Il y montre qu'en France les enfants haïtiens sont en majorité en situation d'échec scolaire.
Engager une réflexion sur la situation des enfants des travailleurs immigrés haïtiens face à l'école française a permis à F. Adrien Luzincourt de comprendre que cette communauté existe bel et bien dans ce pays et essaie à tout prix de s'intégrer.
Et comme on le sait, tout enfant qui se trouve sur le sol français a le droit et le devoir d'être scolarisé quelle que soit sa nationalité. En outre, l'école depuis sa création a toujours été considérée comme l'une des institutions -clés de l'intégration française, intégration jugée nécessaire à l'unité nationale.
Cela ne va pas sans heurts, car la plupart des élèves étrangers arrivés en France, parfois après l'âge d'entrée à l'école, accumulent rapidement un retard sur l'âge théorique.Ainsi se sont imposés des courants de pensée visant à modifier les fondements de l'école afin de prendre en compte la diversité culturelle de ses publics. Courants qui s'appuient sur une appréciation sommaire de l'échec scolaire des enfants étrangers qui considèrent leur « étrangeté » comme cause de cet échec et débouchent sur deux thèses idéologiquement antagonistes. L'une dénonçant l'inadaptation de l'école aux spécificités des enfants qu'elle scolarise et préconisant des mesures particulières à leur intention, l'autre attribuant à leur présence le dysfonctionnement de l'institution et incitant à leur exclusion.
D'un autre côté, nier l'école serait une contre-vérité. Cependant affirmer qu'elle est en corrélation avec l'appartenance ethnique est tout aussi erroné. Comment expliquer l'échec massif des enfants du milieu populaire et comment y remédier ? Pourquoi parmi ces enfants il y en a qui réussissent ?Pour mieux comprendre ce problème, M. Luzincourt analyse deux concepts : celui de reproduction et celui de handicap socioculturel. Selon le chercheur, les problématiques de la reproduction et du handicap socioculturel ont mis à mal trois questions fondamentales: celle de la singularité, celle du sens, celle du savoir.Au cours de sa recherche, plusieurs points ont été abordés tels que le problème de la langue, les conditions de vie des familles, la scolarisation des enfants. Pour beaucoup de familles à plus de 60%, la langue constitue une barrière, un handicap, car pour ceux qui viennent dans le cadre de regroupement familial, ils ont du mal à s'intégrer véritablement à l'école. Le problème de l'accompagnement scolaire a été abordé. M. Luzincourt dit constater une satisfaction des parents. Les enfants qui étaient en échec, grâce au soutien, arrivent à réussir à l'école. Bon nombre d'enfants haïtiens se sont livrés à eux-mêmes et ces maisons de quartier sont une sorte de « refuge » pour certains parents qui ne disposent pas un temps nécessaire pour s'occuper de leurs enfants.L'appartenance à une catégorie sociale n'est pas souvent la cause de l'échec scolaire. Toutefois, une corrélation aussi forte, aussi permanente conduit à considérer l'échec scolaire dans son rapport à la société, aux classes sociales à ne plus enfermer ce phénomène ni dans la seule école ni bien entendu dans des manques strictement individuels. Cette corrélation est mise en évidence encore aujourd'hui dans les études statistiques annuelles réalisées par la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'Education nationale.
Dans sa recherche, il s'aperçoit que le niveau d'études atteint par la mère est en corrélation avec l'échec scolaire. L'étude révèle que contrairement à Haïti, ce sont les filles qui réussissent le mieux à l'école. Elles sont en majorité du côté des enfants qui sont nés en France.L'échec scolaire n'est pas une fatalité. On ne peut pas comprendre l'échec scolaire de ces enfants si on ne tient pas compte de ce qui se passe réellement à l'école. C'est ce que F. Adrien Luzincourt a essayé de faire en s'intéressant aux trois acteurs en présence à savoir : l'enfant, la famille, l'institution scolaire.Selon cette étude, 75% des enfants qui viennent dans le cadre de regroupement familial ont redoublé le CP. Parallèlement, les enfants nés en France connaissent un meilleur sort. Ils sont au nombre de 25% à redoubler le CP.Comprendre le problème de l'échec scolaire, c'est d'abord analyser sa logique propre, sa genèse spécifique. Cela implique que l'on étudie l'échec ou la difficulté scolaire, non pas comme absence de réussite, mais comme expérience, événement, une série d'événements dans une histoire personnelle qui doit être posée dans son contenu propre. En gros, les enfants haïtiens manquent un certain nombre d'atouts pour réussir à l'école. Mais il faut les comprendre à partir de ce qu'ils sont et non à partir de ce qui leur manque.Les élèves en difficulté donnent sens à tout ce qui fait sens pour eux. Ils veulent aussi qu'on les comprenne et leur donne les moyens pour réussir.Pour parer à l'échec scolaire, beaucoup de parents haïtiens recourent à l'école privée. Là encore, c'est un parcours du combattant. Il y a vu des jeunes qui attendent deux, voire trois ans pour enfin trouver une place dans une école privée. Parmi les interviewés, il n' y a que 2% qui fréquentent l'enseignement privé.Les enseignants font face à de multiples problèmes divergents dans une salle de classe. Déjà, les élèves sont divergents de par leur culture. Dans ce cas, il faut trouver des techniques appropriées pour chaque élève. Et ce n'est pas sans raison que les jeunes font savoir à Luzincourt qu'ils travaillent bien à l'école quand les « profs » expliquent bien. Il faut trouver les moyens efficaces pour que les élèves apprennent: changer de méthode de travail, faire acquérir d'autres connaissances, ne pas rester figé sur une méthode, améliorer le sens de savoir-faire, être attentif à la progression de chacun.Sans nul doute, les enfants des travailleurs immigrés haïtiens sont en situation d'échec scolaire en France. Son souci était de comprendre pourquoi il y a autant d'enfants qui ne réussissent pas à l'école. En même temps, l'histoire singulière de certains d'entre eux. Parmi ces jeunes, il y en a qui veulent bien s'en sortir et ils demandent de l'aide. Ils ne sont pas tous responsables de leur sort. Il s'agit là encore de traiter l'élève de famille populaire non comme un objet passif, mais comme un acteur dans sa propre histoire. Malgré toutes ces difficultés, il y en a qui réussissent à l'école. Et que le stéréotype immigrés = échec scolaire a beau constituer une fausse évidence. F. Adrien Luzincourt a aussi posé le problème de la violence à l'école, de l'orientation et tout ce que les familles se posent comme problèmes, car leur souci, c'est de voir leurs enfants réussir. Certains parents haïtiens ont un mauvais souvenir de l'école, car eux-mêmes, ils étaient en situation d'échec scolaire. Ils continuent à dire que l'école sert à exclure et non à intégrer dans cette société.
(1) LUZINCOURT (F. Adrien), Les enfants des migrants haïtiens à l'école, L'Harmattan, Paris, 2007, 244 pages.
F. Adrien Luzincourt est arrivé en France en 1994 après une licence de service social à la faculté des Sciences humaines. Il a travaillé comme bénévole au sein d'une association du nom de Comité d'action pour la protection et la promotion des enfants haïtiens (CAPPEH) où il côtoyait les familles haïtiennes en aidant leurs enfants.Né à Liancourt (Haïti), Dr en Sociologie à Paris V (Sorbonne), il a publié de nombreux articles sur la situation sociale et politique en Haïti et les conditions de vie des Haïtiens en France. Il a été professeur d'histoire d'Haïti et de langues vivantes aux différents collèges en Haïti et travailleur social à l'Entreprise publique de Promotion et de logements sociaux (EPPLS) de 1990 à 1994. Il est responsable de projets de développement dans le Bas Artibonite pour l'organisation Solidarité mondiale contre la faim. Il est actuellement directeur de l'Institut de technologie de Liancourt (ITEL).
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46968
Engager une réflexion sur la situation des enfants des travailleurs immigrés haïtiens face à l'école française a permis à F. Adrien Luzincourt de comprendre que cette communauté existe bel et bien dans ce pays et essaie à tout prix de s'intégrer.
Et comme on le sait, tout enfant qui se trouve sur le sol français a le droit et le devoir d'être scolarisé quelle que soit sa nationalité. En outre, l'école depuis sa création a toujours été considérée comme l'une des institutions -clés de l'intégration française, intégration jugée nécessaire à l'unité nationale.
Cela ne va pas sans heurts, car la plupart des élèves étrangers arrivés en France, parfois après l'âge d'entrée à l'école, accumulent rapidement un retard sur l'âge théorique.Ainsi se sont imposés des courants de pensée visant à modifier les fondements de l'école afin de prendre en compte la diversité culturelle de ses publics. Courants qui s'appuient sur une appréciation sommaire de l'échec scolaire des enfants étrangers qui considèrent leur « étrangeté » comme cause de cet échec et débouchent sur deux thèses idéologiquement antagonistes. L'une dénonçant l'inadaptation de l'école aux spécificités des enfants qu'elle scolarise et préconisant des mesures particulières à leur intention, l'autre attribuant à leur présence le dysfonctionnement de l'institution et incitant à leur exclusion.
D'un autre côté, nier l'école serait une contre-vérité. Cependant affirmer qu'elle est en corrélation avec l'appartenance ethnique est tout aussi erroné. Comment expliquer l'échec massif des enfants du milieu populaire et comment y remédier ? Pourquoi parmi ces enfants il y en a qui réussissent ?Pour mieux comprendre ce problème, M. Luzincourt analyse deux concepts : celui de reproduction et celui de handicap socioculturel. Selon le chercheur, les problématiques de la reproduction et du handicap socioculturel ont mis à mal trois questions fondamentales: celle de la singularité, celle du sens, celle du savoir.Au cours de sa recherche, plusieurs points ont été abordés tels que le problème de la langue, les conditions de vie des familles, la scolarisation des enfants. Pour beaucoup de familles à plus de 60%, la langue constitue une barrière, un handicap, car pour ceux qui viennent dans le cadre de regroupement familial, ils ont du mal à s'intégrer véritablement à l'école. Le problème de l'accompagnement scolaire a été abordé. M. Luzincourt dit constater une satisfaction des parents. Les enfants qui étaient en échec, grâce au soutien, arrivent à réussir à l'école. Bon nombre d'enfants haïtiens se sont livrés à eux-mêmes et ces maisons de quartier sont une sorte de « refuge » pour certains parents qui ne disposent pas un temps nécessaire pour s'occuper de leurs enfants.L'appartenance à une catégorie sociale n'est pas souvent la cause de l'échec scolaire. Toutefois, une corrélation aussi forte, aussi permanente conduit à considérer l'échec scolaire dans son rapport à la société, aux classes sociales à ne plus enfermer ce phénomène ni dans la seule école ni bien entendu dans des manques strictement individuels. Cette corrélation est mise en évidence encore aujourd'hui dans les études statistiques annuelles réalisées par la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'Education nationale.
Dans sa recherche, il s'aperçoit que le niveau d'études atteint par la mère est en corrélation avec l'échec scolaire. L'étude révèle que contrairement à Haïti, ce sont les filles qui réussissent le mieux à l'école. Elles sont en majorité du côté des enfants qui sont nés en France.L'échec scolaire n'est pas une fatalité. On ne peut pas comprendre l'échec scolaire de ces enfants si on ne tient pas compte de ce qui se passe réellement à l'école. C'est ce que F. Adrien Luzincourt a essayé de faire en s'intéressant aux trois acteurs en présence à savoir : l'enfant, la famille, l'institution scolaire.Selon cette étude, 75% des enfants qui viennent dans le cadre de regroupement familial ont redoublé le CP. Parallèlement, les enfants nés en France connaissent un meilleur sort. Ils sont au nombre de 25% à redoubler le CP.Comprendre le problème de l'échec scolaire, c'est d'abord analyser sa logique propre, sa genèse spécifique. Cela implique que l'on étudie l'échec ou la difficulté scolaire, non pas comme absence de réussite, mais comme expérience, événement, une série d'événements dans une histoire personnelle qui doit être posée dans son contenu propre. En gros, les enfants haïtiens manquent un certain nombre d'atouts pour réussir à l'école. Mais il faut les comprendre à partir de ce qu'ils sont et non à partir de ce qui leur manque.Les élèves en difficulté donnent sens à tout ce qui fait sens pour eux. Ils veulent aussi qu'on les comprenne et leur donne les moyens pour réussir.Pour parer à l'échec scolaire, beaucoup de parents haïtiens recourent à l'école privée. Là encore, c'est un parcours du combattant. Il y a vu des jeunes qui attendent deux, voire trois ans pour enfin trouver une place dans une école privée. Parmi les interviewés, il n' y a que 2% qui fréquentent l'enseignement privé.Les enseignants font face à de multiples problèmes divergents dans une salle de classe. Déjà, les élèves sont divergents de par leur culture. Dans ce cas, il faut trouver des techniques appropriées pour chaque élève. Et ce n'est pas sans raison que les jeunes font savoir à Luzincourt qu'ils travaillent bien à l'école quand les « profs » expliquent bien. Il faut trouver les moyens efficaces pour que les élèves apprennent: changer de méthode de travail, faire acquérir d'autres connaissances, ne pas rester figé sur une méthode, améliorer le sens de savoir-faire, être attentif à la progression de chacun.Sans nul doute, les enfants des travailleurs immigrés haïtiens sont en situation d'échec scolaire en France. Son souci était de comprendre pourquoi il y a autant d'enfants qui ne réussissent pas à l'école. En même temps, l'histoire singulière de certains d'entre eux. Parmi ces jeunes, il y en a qui veulent bien s'en sortir et ils demandent de l'aide. Ils ne sont pas tous responsables de leur sort. Il s'agit là encore de traiter l'élève de famille populaire non comme un objet passif, mais comme un acteur dans sa propre histoire. Malgré toutes ces difficultés, il y en a qui réussissent à l'école. Et que le stéréotype immigrés = échec scolaire a beau constituer une fausse évidence. F. Adrien Luzincourt a aussi posé le problème de la violence à l'école, de l'orientation et tout ce que les familles se posent comme problèmes, car leur souci, c'est de voir leurs enfants réussir. Certains parents haïtiens ont un mauvais souvenir de l'école, car eux-mêmes, ils étaient en situation d'échec scolaire. Ils continuent à dire que l'école sert à exclure et non à intégrer dans cette société.
(1) LUZINCOURT (F. Adrien), Les enfants des migrants haïtiens à l'école, L'Harmattan, Paris, 2007, 244 pages.
F. Adrien Luzincourt est arrivé en France en 1994 après une licence de service social à la faculté des Sciences humaines. Il a travaillé comme bénévole au sein d'une association du nom de Comité d'action pour la protection et la promotion des enfants haïtiens (CAPPEH) où il côtoyait les familles haïtiennes en aidant leurs enfants.Né à Liancourt (Haïti), Dr en Sociologie à Paris V (Sorbonne), il a publié de nombreux articles sur la situation sociale et politique en Haïti et les conditions de vie des Haïtiens en France. Il a été professeur d'histoire d'Haïti et de langues vivantes aux différents collèges en Haïti et travailleur social à l'Entreprise publique de Promotion et de logements sociaux (EPPLS) de 1990 à 1994. Il est responsable de projets de développement dans le Bas Artibonite pour l'organisation Solidarité mondiale contre la faim. Il est actuellement directeur de l'Institut de technologie de Liancourt (ITEL).
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46968
Enlisement de la procédure judiciaire contre Franck Ciné
Samuel Madistin, avocat de l’un des actionnaires de la Socabank, Franck Ciné, révèle que des autorités judiciaires refusent d’exécuter un arrêt de la cour d’appel de Port-au-Prince, favorable à son client. " Le juge d’instruction en charge du dossier et le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince refusent d’exécuter la décision de la cour d’appel en date du 19 juillet ", dit-il tout en faisant part de son intention de porter plainte contre ces magistrats.
" Comment voulez-vous qu’un commissaire du gouvernement utilise ses gardes du corps comme bourreaux pour appréhender des citoyens, qui ne respecte pas la carrière des fonctionnaires, ni les entreprises privées puisse faire comprendre qu’on mène une lutte contre la corruption", ajoute t-il.
Samuel Madistin qui dénonce des persécutions politiques dans le cadre de cette affaire, soutient que le commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, sera bientôt contraint d’expliquer son comportement par devant les autorités.
Par ailleurs, Samuel Madistin confirme que l’ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti, Reginald Boulos, répondra demain jeudi 23 août à une convocation du commissaire du gouvernement. M. Madistin rejette par avance les motivations de la lettre d’invitation qui fait état de contrebande, corruption et concussion de fonctionnaires.
Dans le même temps des sénateurs de Lespwa, Anacasis Jean Hector et Nenel Cassy, indiquent que les récentes arrestations de quelques entrepreneurs peuvent être assimilées à des persécutions politiques. Ces parlementaires qui croient qu’il y a une manipulation de l’appareil judiciaire, estiment que le chef de l’état doit œuvrer en faveur d’un climat d’apaisement entre les divers secteurs de la société. Ils craignent que l’incarcération de ces hommes d’affaires n’entraîne des hésitations en ce qui a trait aux investissements.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12958
" Comment voulez-vous qu’un commissaire du gouvernement utilise ses gardes du corps comme bourreaux pour appréhender des citoyens, qui ne respecte pas la carrière des fonctionnaires, ni les entreprises privées puisse faire comprendre qu’on mène une lutte contre la corruption", ajoute t-il.
Samuel Madistin qui dénonce des persécutions politiques dans le cadre de cette affaire, soutient que le commissaire du gouvernement, Claudy Gassant, sera bientôt contraint d’expliquer son comportement par devant les autorités.
Par ailleurs, Samuel Madistin confirme que l’ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti, Reginald Boulos, répondra demain jeudi 23 août à une convocation du commissaire du gouvernement. M. Madistin rejette par avance les motivations de la lettre d’invitation qui fait état de contrebande, corruption et concussion de fonctionnaires.
Dans le même temps des sénateurs de Lespwa, Anacasis Jean Hector et Nenel Cassy, indiquent que les récentes arrestations de quelques entrepreneurs peuvent être assimilées à des persécutions politiques. Ces parlementaires qui croient qu’il y a une manipulation de l’appareil judiciaire, estiment que le chef de l’état doit œuvrer en faveur d’un climat d’apaisement entre les divers secteurs de la société. Ils craignent que l’incarcération de ces hommes d’affaires n’entraîne des hésitations en ce qui a trait aux investissements.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12958
Débat sur la nécessité de lancer une vraie campagne contre la corruption
Le sénateur Kelly Bastien, membre de la commission finance du grand corps, et Marilyn Allien, responsable de la fondation Héritage, indiquent que le gouvernement a envoyé des signaux mais n’a pas véritablement lancé une lutte systématique contre la corruption. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le sénateur Bastien et Mme Allien ont mis l’accent sur l’absence de suivi des dossiers de corruption sous le gouvernement lavalas, préparés par la commission d’enquête administrative (CEA) et l’unité centrale de renseignements financiers (Ucref). " L’appareil judiciaire doit faire le suivi de ces dossiers en mettant l’action publique en mouvement contre les personnes accusées", déclare M. Bastien pour qui des cas isolés d’arrestation ne peuvent être considérés comme une lutte contre la corruption. Le premier sénateur du Nord lance un appel à la concertation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire afin de préparer les outils pour la lutte. Selon le sénateur Bastien il faut préparer un agenda législatif spécifique à la lutte contre la corruption qui est un élément fondamental dans la construction d’une société démocratique. Le sénateur Bastien et Mme Allien estiment qu’un renforcement de l’appareil judiciaire est indispensable pour que la lutte contre la corruption soit efficace et impartiale. Il faut nettoyer le système judiciaire des juges corrompus indique Marilyn Allien tout en dénonçant une multiplicité de cas de corruption. Kelly Bastien soutient qu’il convient de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire, lequel doit se soustraire aux pressions des politiques. " Tant que le pouvoir judiciaire ne sera pas indépendante, la lutte contre la corruption ne sera pas équitable et impartiale", ajoute t-ilTout en estimant qu’il y a des signaux clairs du gouvernement Mme Allien souligne que la lutte sera difficile dans l’administration publique puisqu’une majorité de fonctionnaire nie le problème.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12959
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12959
Haiti : Lancement prochain d’une campagne pour l’alphabétisation de 3 millions de personnes
Mercredi 22 août 2007
P-au-P., 22 août. 07 [AlterPresse] --- Le gouvernement projette de lancer le 8 septembre prochain, journée internationale contre l’analphabétisme, une campagne massive d’alphabétisation, selon ce qu’a annoncé le 22 août le secrétaire d’État à l’alphabétisation, Carol Joseph.
Lors d’une rencontre avec des responsables de médias et des artistes, à laquelle a pris part AlterPresse, le secrétaire d’État à l’alphabétisation a fait savoir que la campagne durera trois ans et touchera 3 millions d’illettrés de 14 à 50 ans.
Cette campagne vise à réduire de 90% le nombre d’analphabètes en Haïti, qui se chiffre à 3.042.460, selon des statistiques officiels, ce qui représente 49% de la population haïtienne.
L’analphabétisme touche la majorité de la population active haïtienne, en particulier les filles et les femmes.
La campagne, qui coutera 186 millions de dollars US, soit 62 dollars US par participant, sera menée d’après une méthode télévisuelle, mise au point à Cuba, sur le modèle de la méthode cubaine « Yo si puedo », traduit en Créole par « Wi mwen kapab » (Oui je peux).
10 mille postes de télévision, 10 mille vidéos et 3 millions de livres seront offerts, dans un premier temps, par Cuba.
75.000 centres d’alphabétisation seront ouverts à travers le pays, et recevront chacun 40 participants par jour, divisés en deux groupes de 20.
Le gouvernement veut faire de l’alphabétisation une question de solidarité sociale, de civisme et de patriotisme, a souligné le secrétaire d’État. Il a indiqué que toutes les couches de la société seront invitées à offrir les moyens financiers, logistiques, des espaces de travail et du temps.
Le secrétaire d’État estime que la campagne d’alphabétisation génèrera la création de 100.000 emplois et permettra l’existence sur tout le territoire de matériel et équipement électriques et audiovisuels.
Des années 40 aux années 2000, plusieurs campagnes d’alphabétisation ont été conduites en Haïti, sans pouvoir diminuer significativement le taux d’analphabétisme à travers le pays. [gp apr 22/08/2007 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6331
P-au-P., 22 août. 07 [AlterPresse] --- Le gouvernement projette de lancer le 8 septembre prochain, journée internationale contre l’analphabétisme, une campagne massive d’alphabétisation, selon ce qu’a annoncé le 22 août le secrétaire d’État à l’alphabétisation, Carol Joseph.
Lors d’une rencontre avec des responsables de médias et des artistes, à laquelle a pris part AlterPresse, le secrétaire d’État à l’alphabétisation a fait savoir que la campagne durera trois ans et touchera 3 millions d’illettrés de 14 à 50 ans.
Cette campagne vise à réduire de 90% le nombre d’analphabètes en Haïti, qui se chiffre à 3.042.460, selon des statistiques officiels, ce qui représente 49% de la population haïtienne.
L’analphabétisme touche la majorité de la population active haïtienne, en particulier les filles et les femmes.
La campagne, qui coutera 186 millions de dollars US, soit 62 dollars US par participant, sera menée d’après une méthode télévisuelle, mise au point à Cuba, sur le modèle de la méthode cubaine « Yo si puedo », traduit en Créole par « Wi mwen kapab » (Oui je peux).
10 mille postes de télévision, 10 mille vidéos et 3 millions de livres seront offerts, dans un premier temps, par Cuba.
75.000 centres d’alphabétisation seront ouverts à travers le pays, et recevront chacun 40 participants par jour, divisés en deux groupes de 20.
Le gouvernement veut faire de l’alphabétisation une question de solidarité sociale, de civisme et de patriotisme, a souligné le secrétaire d’État. Il a indiqué que toutes les couches de la société seront invitées à offrir les moyens financiers, logistiques, des espaces de travail et du temps.
Le secrétaire d’État estime que la campagne d’alphabétisation génèrera la création de 100.000 emplois et permettra l’existence sur tout le territoire de matériel et équipement électriques et audiovisuels.
Des années 40 aux années 2000, plusieurs campagnes d’alphabétisation ont été conduites en Haïti, sans pouvoir diminuer significativement le taux d’analphabétisme à travers le pays. [gp apr 22/08/2007 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6331
Haïti-Ouragan : Après Dean, une onde tropicale est localisée à l’est de Porto Rico
Le Canada et les Nations Unies se disent prêts à assister les pays affectés par Dean
mercredi 22 août 2007
P-au-P, 22 août 07 [AlterPresse] --- De fortes pluies et des orages isolés sont à nouveau prévus sur la région des Caraïbes suite à la découverte, le mardi 21 août 2007, d’une onde tropicale à l’est de Porto Rico, annonce le Centre national de météorologie d’Haïti (Cnm) dans un bulletin spécial.
Des averses sectorielles et des orages isolés ont été enregistrés dans la soirée du 21 août, tandis que, la veille, des pluies torrentielles se sont abattues sur Port-au-Prince, la capitale haïtienne, paralysant ainsi la circulation au niveau de plusieurs secteurs.
Dans son bulletin d’information transmis à AlterPresse, le Centre national de météorologie d’Haïti n’a pas fourni de détails sur la formation de cette onde tropicale. Toutefois, aucune tempête tropicale, ouragan ou cyclone, n’est en formation pour les prochaines 48 heures, selon la National Hurricane Center (Centre américain de surveillance des ouragans ; Nhc) basé à Miami, en Floride.
Parallèlement, l’ouragan Dean qui aurait fait au moins 9 morts dans les Caraïbes, s’est renforcé dans le Golfe du Mexique après s’être affaibli durant son passage dans le Yucatan, revenant à la catégorie 5 sur l’échelle Saffir-Simpson.
En Haïti, Dean a officiellement fait 4 morts, 21 blessés et causé d’importants dégâts matériels.
L’aide internationale commence à se mobiliser en faveur de la région des Caraïbes frappée par le passage de l’ouragan Dean.
Le Canada a annoncé le 20 août 2007 une aide immédiate de deux millions de dollars pour assister les pays touchés par l’ouragan Dean. « Le Canada offre une enveloppe immédiate de deux millions de dollars pour les secours et les efforts de réparation nécessaires à la suite de cet ouragan destructeur », a déclaré la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda dans un communiqué.
Cette somme, selon la ministre canadienne, aidera les organismes humanitaires internationaux et les organisations non gouvernementales à répondre aux besoins urgents des personnes durement touchées.
Beverly Oda a en outre indiqué que le Canada est prêt à envoyer une assistance supplémentaire là où ce sera nécessaire et à contribuer aux secours et aux efforts de reconstruction.
Les Nations Unies sont elles aussi prêtes à soutenir les efforts d’assistance avec d’autres mesures, notamment le déblocage de fonds, indique le sud-coréen Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’Onu dans un message transmis par son porte-parole. [do gp apr 22/08/2007 09:15]
Source
*http://www.alterpresse.org/spip.php?article6327
mercredi 22 août 2007
P-au-P, 22 août 07 [AlterPresse] --- De fortes pluies et des orages isolés sont à nouveau prévus sur la région des Caraïbes suite à la découverte, le mardi 21 août 2007, d’une onde tropicale à l’est de Porto Rico, annonce le Centre national de météorologie d’Haïti (Cnm) dans un bulletin spécial.
Des averses sectorielles et des orages isolés ont été enregistrés dans la soirée du 21 août, tandis que, la veille, des pluies torrentielles se sont abattues sur Port-au-Prince, la capitale haïtienne, paralysant ainsi la circulation au niveau de plusieurs secteurs.
Dans son bulletin d’information transmis à AlterPresse, le Centre national de météorologie d’Haïti n’a pas fourni de détails sur la formation de cette onde tropicale. Toutefois, aucune tempête tropicale, ouragan ou cyclone, n’est en formation pour les prochaines 48 heures, selon la National Hurricane Center (Centre américain de surveillance des ouragans ; Nhc) basé à Miami, en Floride.
Parallèlement, l’ouragan Dean qui aurait fait au moins 9 morts dans les Caraïbes, s’est renforcé dans le Golfe du Mexique après s’être affaibli durant son passage dans le Yucatan, revenant à la catégorie 5 sur l’échelle Saffir-Simpson.
En Haïti, Dean a officiellement fait 4 morts, 21 blessés et causé d’importants dégâts matériels.
L’aide internationale commence à se mobiliser en faveur de la région des Caraïbes frappée par le passage de l’ouragan Dean.
Le Canada a annoncé le 20 août 2007 une aide immédiate de deux millions de dollars pour assister les pays touchés par l’ouragan Dean. « Le Canada offre une enveloppe immédiate de deux millions de dollars pour les secours et les efforts de réparation nécessaires à la suite de cet ouragan destructeur », a déclaré la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda dans un communiqué.
Cette somme, selon la ministre canadienne, aidera les organismes humanitaires internationaux et les organisations non gouvernementales à répondre aux besoins urgents des personnes durement touchées.
Beverly Oda a en outre indiqué que le Canada est prêt à envoyer une assistance supplémentaire là où ce sera nécessaire et à contribuer aux secours et aux efforts de reconstruction.
Les Nations Unies sont elles aussi prêtes à soutenir les efforts d’assistance avec d’autres mesures, notamment le déblocage de fonds, indique le sud-coréen Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’Onu dans un message transmis par son porte-parole. [do gp apr 22/08/2007 09:15]
Source
*http://www.alterpresse.org/spip.php?article6327
Haiti-Ouragan : Neuf morts et 1 disparu à la suite du passage de Dean, selon un nouveau bilan partiel
mercredi 22 août 2007
P-au-P., 22 août. 07 [AlterPresse] --- Le passage de l’ouragan Dean dans la nuit du 18 au 19 août en Haïti, a fait officiellement 9 morts, 1 disparu et 25 blessés, selon un nouveau bilan partiel communiqué à la presse par la Protection Civile.
L’ouragan a aussi causé des dégâts jugés modérés sur les plantations et sur les infrastructures dans plusieurs départements.
Cinq morts ont été enregistrés dans le Sud, 2 dans le Sud-ouest, 1 dans le Sud-est et 1 dans l’Ouest. Là où l’ouragan a été le plus meurtrier est Chardonnières (Sud) où il y a eu 3 pertes en vies humaines.
Une personne est portée disparue dans le Nord-est, où il y a eu des vents et pluies provoquant des inondations, notamment à Vallières et à Perche. La route reliant ces deux communautés a été coupée.
Le Sud et le Sud-ouest sont les régions où le plus grand nombre de blessés a été répertorié, soit 10 dans le Sud et 6 dans le Sud-ouest.
La quantité des familles sinistrées s’élève à 4151, dont 3059 dans le Sud.
8244 personnes se retrouvent dans des abris provisoires après que 1167 maisons aient été détruites principalement dans le Sud, le Sud-est, le Sud-ouest, et l’Ouest.
Les dégats enregistrés dans les diverses régions concernent des pertes agricoles, notamment la destruction de plantations de bananes et d’haricots, des pertes de bétails et la chute d’arbres fruitiers.
Les infrastructures routières et les systèmes d’irrigation ont été sérieusement affectés, ainsi que de nombreuses écoles. [gp apr 22/08/2007 09:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6328
P-au-P., 22 août. 07 [AlterPresse] --- Le passage de l’ouragan Dean dans la nuit du 18 au 19 août en Haïti, a fait officiellement 9 morts, 1 disparu et 25 blessés, selon un nouveau bilan partiel communiqué à la presse par la Protection Civile.
L’ouragan a aussi causé des dégâts jugés modérés sur les plantations et sur les infrastructures dans plusieurs départements.
Cinq morts ont été enregistrés dans le Sud, 2 dans le Sud-ouest, 1 dans le Sud-est et 1 dans l’Ouest. Là où l’ouragan a été le plus meurtrier est Chardonnières (Sud) où il y a eu 3 pertes en vies humaines.
Une personne est portée disparue dans le Nord-est, où il y a eu des vents et pluies provoquant des inondations, notamment à Vallières et à Perche. La route reliant ces deux communautés a été coupée.
Le Sud et le Sud-ouest sont les régions où le plus grand nombre de blessés a été répertorié, soit 10 dans le Sud et 6 dans le Sud-ouest.
La quantité des familles sinistrées s’élève à 4151, dont 3059 dans le Sud.
8244 personnes se retrouvent dans des abris provisoires après que 1167 maisons aient été détruites principalement dans le Sud, le Sud-est, le Sud-ouest, et l’Ouest.
Les dégats enregistrés dans les diverses régions concernent des pertes agricoles, notamment la destruction de plantations de bananes et d’haricots, des pertes de bétails et la chute d’arbres fruitiers.
Les infrastructures routières et les systèmes d’irrigation ont été sérieusement affectés, ainsi que de nombreuses écoles. [gp apr 22/08/2007 09:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6328
Haïti-R.Dominicaine : Comprendre au lieu de juger
mercredi 22 août 2007
Analyse
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 22 août 07 [AlterPresse] --- Les migrantes et migrants haïtiens, principalement ceux et celles vivant dans les bateys (habitations situées dans les plantations sucrières) et dans les zones urbaines marginalisées en République Dominicaine, se trouvent au niveau le plus bas de l’échelle sociale, suivis par les Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne, selon les conclusions d’une étude réalisée par Ayacs Mercedes Contreras [1] sur les mécanismes d’exclusion socio-ethnique dans la société dominicaine.
« L’enfermement ethnoculturel basé sur la discrimination opérant à travers des barrières institutionnelles et des pratiques sociales » contre les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne, « l’exclusion du jeu politique et la faible action collective » dérivées de « leur manque de voix et de capacité de mobilisation politique » et « l’enfermement légal » constitueraient, selon la chercheuse, les principaux mécanismes d’exclusion, à la base de ce « désavantage social » dont est victime ce segment de la population dominicaine.
Se basant sur le concept d’exclusion sociale définie comme étant « le processus par lequel des individus ou des groupes humains sont exclus, de manière partielle ou totale, d’une participation pleine à la société où ils vivent », elle utilise les statistiques des entités gouvernementales et étatiques dominicaines, ainsi que celles des centres académiques, des organisations non gouvernementales et internationales, sur le profil socioéconomique (éducation, logement et revenu-consommation) des Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne pour démontrer que la thèse communément acceptée du déficit de capital humain (concrètement le déficit de l’éducation) ne suffit pas à elle seule à expliquer l’exclusion de cette catégorie sociale.
Évidemment, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne ont « un profil éducationnel plus bas que la moyenne de la population dominicaine en général, toutefois plus haut que les migrants haïtiens », reconnaît-elle, après avoir croisé les données tirées du recensement de 2002 avec les résultats de l’enquête réalisée, en 2004, conjointement par la Faculté Latino-américaine des Sciences Sociales (FLACSO) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) sur les migrants haïtiens en République Dominicaine [2].
« Le taux d’analphabétisme (des adultes) de cette minorité (27%) est presque équivalent au double de la moyenne nationale (16%), mais trois fois plus bas que celui des migrants haïtiens (73%) », illustre-t-elle.
En ce qui a trait au logement, les conditions (matériel de construction, type de logement, surpopulation, services sanitaires) des Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne sont meilleures que celles des migrants haïtiens, mais pires que celles de n’importe quel autre groupe du pays avec lequel on les compare, poursuit-elle.
Du point de vue du revenu et de la consommation, la chercheuse a utilisé deux variables dénommées « variables proxy », en l’occurrence, le nombre de matériels électrodomestiques et d’autres biens durables (four électrique, appareil de télévision, réfrigérateur, machine à laver, téléphone, automobile, etc.) utilisés, faute de données fiables sur le revenu en République Dominicaine.
Ce groupe social a moins d’accès à ces appareils et biens que toutes les autres catégories en République Dominicaine, devançant seulement les migrants haïtiens, selon la même étude.
Le manque d’informations d’une grande partie de la population des deux pays au sujet de cette situation
Par ailleurs, cette dure réalité à laquelle les migrantes et migrants haïtiens et leurs descendants en République Dominicaine sont en butte est à la fois peu et mal connue par une grande partie de la population des deux pays, selon les différents témoignages et observations recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Ce manque d’informations concernant la situation des migrants haïtiens et de leurs descendants vivant sur le territoire dominicain ne manque pas d’entraîner des conséquences non négligeables sur la formation de l’opinion publique dans les deux pays, sur la possibilité d’ouvrir un débat sérieux, aux niveaux national et binational, autour des rapports entre les deux peuples et sur les jugements et attitudes adoptés par des citoyennes et citoyennes des deux côtés de l’île à l’égard de la problématique de la migration haitiano-dominicaine.
Les conséquences de cette ignorance
Les premiers bénéficiaires de cette carence d’informations, ce sont des secteurs ultranationalistes, dans les deux sociétés, dont les discours, jugés « très dangereux » par plus d’un, tendent de plus en plus à se convertir en l’ « opinion publique » que des citoyennes, citoyens et quelques médias dans les deux pays adoptent de manière acritique.
Ces discours, qui déforment la réalité de la migration haitiano-dominicaine en alimentant des sentiments et parfois des actions xénophobes (contre les citoyennes et citoyens de l’autre nation), contribuent, en grande partie, à empêcher l’ouverture d’un débat de haut niveau, à l’échelle nationale et même binationale, sur la recherche de solutions appropriées et partagées aux différentes problématiques haitiano-dominicaines et à la situation complexe des migrantes et migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine.
Dans son article « Dominicain, Dominicaine comme toi » (en espagnol, "Dominicano, Dominicana como tú") [3], Dirk Leenman s.j. indique que « la majorité de ceux qui réclament l’expulsion des Haïtiens considérés comme illégaux n’ont jamais visité un batey, ni ne sont non plus informés des misérables conditions de vie d’une partie importante de ses habitants. »
« Ils ne savent ni ne veulent savoir, poursuit l’article, comment on les exploite et quels secteurs de l’économie dominicaine, comme l’agriculture et la construction, dépendent en grande partie de la main d’œuvre haïtienne bon marché. »
De la même manière, en Haïti beaucoup de « gens de bien » qui, en dehors de toute considération basée sur des motifs de toutes sortes (politiques, économiques, psychosociales, etc.) poussant et, parfois, obligeant quelques compatriotes à fuir Haïti, s’acharnent à qualifier de « sans honte » ces laissés pour compte qui tentent d’émigrer, sans papiers, vers le pays voisin, en quête de travail.
Faut-il citer la misère, le manque d’opportunités de travail et d’alternatives ; l’exclusion sociale, la violence politique, l’insécurité, la discrimination (du fait d’être paysan, analphabète ou pauvre) ; l’absence de politiques publiques efficaces et capables de réduire et éradiquer la pauvreté ; l’impunité, la corruption, le désespoir d’attendre un changement « tant annoncé » qui n’arrive pas encore, etc. ?
Et que dire du réseau de passeurs et d’autres agents de la toute puissante et fructueuse industrie de la migration irrégulière (militaires, agents de migration, propriétaires de plantations agricoles, etc.) qui s’organisent pour aller chercher et recruter des candidates et candidats à l’émigration dominicaine le long de la frontière commune et, parfois, jusque dans leurs communautés d’origine, en leur promettant monts et merveilles et en leur faisant vendre tous leurs biens afin de payer les frais du voyage.
Contrairement à un emploi bien rémunéré que les passeurs et les recruteurs leur avaient promis, ces dupes se trouvent tout à coup converties, sur le territoire voisin, en main d’œuvre bon marché et presque « servile » dans les plantations agricoles, les bateys, les zones franches et les chantiers de construction.
Au cours du voyage, constamment menacé de se convertir en périple ou en tragédie, les sans papiers haïtiens sont souvent victimes des balles assassines des gardes dominicains surveillant la frontière ou bien succombent à la faim, la soif ou la fatigue après des jours de marche, quand ils ne sont pas tout simplement capturés par les autorités de la république voisine qui les déportent, sans aucune forme de procès, vers leur pays.
« Comprendre au lieu de juger »
À qui profite la situation actuelle des sans papiers haïtiens en République Dominicaine dont le voyage « irrégulier » vers ce pays enrichit les agents de l’industrie de la migration irrégulière et dont la force de travail, efficiente et bon marché, contribue de manière significative à la croissance de l’économie dominicaine ?
Qui s’intéresse réellement au sort de ces centaines de milliers de Dominicaines et Dominicains (entre 150,000 et 500,000, selon la source consultée) condamnés à l’exclusion sociale et ethnique, simplement à cause du sang haïtien qui coule dans leurs veines ?
Qu’est-ce que les différents gouvernements et la société haïtiens ont fait pour arrêter ou, au moins, diminuer cette hémorragie de main d’œuvre et de cerveaux qui fuient Haïti par terre ou par mer, avec ou sans papiers, pour aller vers des cieux moins incléments ?
Et si on essayait de « comprendre au lieu de juger », appliquant le sage conseil du philosophe hollandais, Baruch Spinoza ! [wel gp apr 22/08/2007 00:50]
[1] Estudios Sociales, Comprender la migración haitiana en República Dominicana, número 138, octubre-diciembre 2004, Centro Pedro Francisco Bonó, Santo Domingo.
[2] FLACSO et OIM, Encuesta sobre inmigrantes haitianos en República Dominicana, Búho, Santo Domingo
[3] Estudios sociales, op. cit.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6326*
Analyse
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 22 août 07 [AlterPresse] --- Les migrantes et migrants haïtiens, principalement ceux et celles vivant dans les bateys (habitations situées dans les plantations sucrières) et dans les zones urbaines marginalisées en République Dominicaine, se trouvent au niveau le plus bas de l’échelle sociale, suivis par les Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne, selon les conclusions d’une étude réalisée par Ayacs Mercedes Contreras [1] sur les mécanismes d’exclusion socio-ethnique dans la société dominicaine.
« L’enfermement ethnoculturel basé sur la discrimination opérant à travers des barrières institutionnelles et des pratiques sociales » contre les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne, « l’exclusion du jeu politique et la faible action collective » dérivées de « leur manque de voix et de capacité de mobilisation politique » et « l’enfermement légal » constitueraient, selon la chercheuse, les principaux mécanismes d’exclusion, à la base de ce « désavantage social » dont est victime ce segment de la population dominicaine.
Se basant sur le concept d’exclusion sociale définie comme étant « le processus par lequel des individus ou des groupes humains sont exclus, de manière partielle ou totale, d’une participation pleine à la société où ils vivent », elle utilise les statistiques des entités gouvernementales et étatiques dominicaines, ainsi que celles des centres académiques, des organisations non gouvernementales et internationales, sur le profil socioéconomique (éducation, logement et revenu-consommation) des Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne pour démontrer que la thèse communément acceptée du déficit de capital humain (concrètement le déficit de l’éducation) ne suffit pas à elle seule à expliquer l’exclusion de cette catégorie sociale.
Évidemment, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne ont « un profil éducationnel plus bas que la moyenne de la population dominicaine en général, toutefois plus haut que les migrants haïtiens », reconnaît-elle, après avoir croisé les données tirées du recensement de 2002 avec les résultats de l’enquête réalisée, en 2004, conjointement par la Faculté Latino-américaine des Sciences Sociales (FLACSO) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) sur les migrants haïtiens en République Dominicaine [2].
« Le taux d’analphabétisme (des adultes) de cette minorité (27%) est presque équivalent au double de la moyenne nationale (16%), mais trois fois plus bas que celui des migrants haïtiens (73%) », illustre-t-elle.
En ce qui a trait au logement, les conditions (matériel de construction, type de logement, surpopulation, services sanitaires) des Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne sont meilleures que celles des migrants haïtiens, mais pires que celles de n’importe quel autre groupe du pays avec lequel on les compare, poursuit-elle.
Du point de vue du revenu et de la consommation, la chercheuse a utilisé deux variables dénommées « variables proxy », en l’occurrence, le nombre de matériels électrodomestiques et d’autres biens durables (four électrique, appareil de télévision, réfrigérateur, machine à laver, téléphone, automobile, etc.) utilisés, faute de données fiables sur le revenu en République Dominicaine.
Ce groupe social a moins d’accès à ces appareils et biens que toutes les autres catégories en République Dominicaine, devançant seulement les migrants haïtiens, selon la même étude.
Le manque d’informations d’une grande partie de la population des deux pays au sujet de cette situation
Par ailleurs, cette dure réalité à laquelle les migrantes et migrants haïtiens et leurs descendants en République Dominicaine sont en butte est à la fois peu et mal connue par une grande partie de la population des deux pays, selon les différents témoignages et observations recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Ce manque d’informations concernant la situation des migrants haïtiens et de leurs descendants vivant sur le territoire dominicain ne manque pas d’entraîner des conséquences non négligeables sur la formation de l’opinion publique dans les deux pays, sur la possibilité d’ouvrir un débat sérieux, aux niveaux national et binational, autour des rapports entre les deux peuples et sur les jugements et attitudes adoptés par des citoyennes et citoyennes des deux côtés de l’île à l’égard de la problématique de la migration haitiano-dominicaine.
Les conséquences de cette ignorance
Les premiers bénéficiaires de cette carence d’informations, ce sont des secteurs ultranationalistes, dans les deux sociétés, dont les discours, jugés « très dangereux » par plus d’un, tendent de plus en plus à se convertir en l’ « opinion publique » que des citoyennes, citoyens et quelques médias dans les deux pays adoptent de manière acritique.
Ces discours, qui déforment la réalité de la migration haitiano-dominicaine en alimentant des sentiments et parfois des actions xénophobes (contre les citoyennes et citoyens de l’autre nation), contribuent, en grande partie, à empêcher l’ouverture d’un débat de haut niveau, à l’échelle nationale et même binationale, sur la recherche de solutions appropriées et partagées aux différentes problématiques haitiano-dominicaines et à la situation complexe des migrantes et migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine.
Dans son article « Dominicain, Dominicaine comme toi » (en espagnol, "Dominicano, Dominicana como tú") [3], Dirk Leenman s.j. indique que « la majorité de ceux qui réclament l’expulsion des Haïtiens considérés comme illégaux n’ont jamais visité un batey, ni ne sont non plus informés des misérables conditions de vie d’une partie importante de ses habitants. »
« Ils ne savent ni ne veulent savoir, poursuit l’article, comment on les exploite et quels secteurs de l’économie dominicaine, comme l’agriculture et la construction, dépendent en grande partie de la main d’œuvre haïtienne bon marché. »
De la même manière, en Haïti beaucoup de « gens de bien » qui, en dehors de toute considération basée sur des motifs de toutes sortes (politiques, économiques, psychosociales, etc.) poussant et, parfois, obligeant quelques compatriotes à fuir Haïti, s’acharnent à qualifier de « sans honte » ces laissés pour compte qui tentent d’émigrer, sans papiers, vers le pays voisin, en quête de travail.
Faut-il citer la misère, le manque d’opportunités de travail et d’alternatives ; l’exclusion sociale, la violence politique, l’insécurité, la discrimination (du fait d’être paysan, analphabète ou pauvre) ; l’absence de politiques publiques efficaces et capables de réduire et éradiquer la pauvreté ; l’impunité, la corruption, le désespoir d’attendre un changement « tant annoncé » qui n’arrive pas encore, etc. ?
Et que dire du réseau de passeurs et d’autres agents de la toute puissante et fructueuse industrie de la migration irrégulière (militaires, agents de migration, propriétaires de plantations agricoles, etc.) qui s’organisent pour aller chercher et recruter des candidates et candidats à l’émigration dominicaine le long de la frontière commune et, parfois, jusque dans leurs communautés d’origine, en leur promettant monts et merveilles et en leur faisant vendre tous leurs biens afin de payer les frais du voyage.
Contrairement à un emploi bien rémunéré que les passeurs et les recruteurs leur avaient promis, ces dupes se trouvent tout à coup converties, sur le territoire voisin, en main d’œuvre bon marché et presque « servile » dans les plantations agricoles, les bateys, les zones franches et les chantiers de construction.
Au cours du voyage, constamment menacé de se convertir en périple ou en tragédie, les sans papiers haïtiens sont souvent victimes des balles assassines des gardes dominicains surveillant la frontière ou bien succombent à la faim, la soif ou la fatigue après des jours de marche, quand ils ne sont pas tout simplement capturés par les autorités de la république voisine qui les déportent, sans aucune forme de procès, vers leur pays.
« Comprendre au lieu de juger »
À qui profite la situation actuelle des sans papiers haïtiens en République Dominicaine dont le voyage « irrégulier » vers ce pays enrichit les agents de l’industrie de la migration irrégulière et dont la force de travail, efficiente et bon marché, contribue de manière significative à la croissance de l’économie dominicaine ?
Qui s’intéresse réellement au sort de ces centaines de milliers de Dominicaines et Dominicains (entre 150,000 et 500,000, selon la source consultée) condamnés à l’exclusion sociale et ethnique, simplement à cause du sang haïtien qui coule dans leurs veines ?
Qu’est-ce que les différents gouvernements et la société haïtiens ont fait pour arrêter ou, au moins, diminuer cette hémorragie de main d’œuvre et de cerveaux qui fuient Haïti par terre ou par mer, avec ou sans papiers, pour aller vers des cieux moins incléments ?
Et si on essayait de « comprendre au lieu de juger », appliquant le sage conseil du philosophe hollandais, Baruch Spinoza ! [wel gp apr 22/08/2007 00:50]
[1] Estudios Sociales, Comprender la migración haitiana en República Dominicana, número 138, octubre-diciembre 2004, Centro Pedro Francisco Bonó, Santo Domingo.
[2] FLACSO et OIM, Encuesta sobre inmigrantes haitianos en República Dominicana, Búho, Santo Domingo
[3] Estudios sociales, op. cit.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6326*
Le gouvernement Alexis sous la menace directe d’une interpellation au Sénat
Seule la révocation de Claudy Gassant peut écarter le danger, préviennent les parlementaires
jeudi 23 août 2007,
Radio Kiskeya
Le Sénat haïtien, engagé subitement dans un bras de fer avec l’Exécutif face à la "rébellion" de Claudy Gassant, a adopté tard mercredi soir le principe d’une interpellation conditionnelle du gouvernement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui deviendra effective en cas de maintien à son poste du chef du parquet de Port-au-Prince.
Conformément à la procédure en vigueur, la demande d’interpellation a été introduite par cinq Sénateurs, Gabriel Fortuné, Youri Latortue, Rudolph Boulos, Ricard Pierre et Rodolphe Joazile. Sur une vingtaine de Sénateurs présents, ils faisaient partie de ceux qui souhaitaient laver l’affront rapidement.
En revanche, d’autres comme Jean Hector Anacacis, Yvon Bissereth et Maxime Roumer ont abandonné la salle en manifestant leur profond désaccord avec le projet d’interpellation et l’interprétation de l’absence de M. Gassant.
Aucune date n’a été encore avancée pour l’éventuelle concrétisation de cette menace qui pèse désormais sur Alexis et son cabinet. Pour obtenir l’annulation de la résolution, l’Exécutif devra accomplir un "geste de bonne volonté" en remerciant Claudy Gassant.
Du point de vue constitutionnel, toute interpellation doit se terminer par un vote de confiance ou de censure.
Me Gassant a provoqué le courroux des Sénateurs après avoir ignoré royalement une invitation à accompagner le ministre de la justice, Me René Magloire, à une séance d’information sur le fonctionnement du système pénitentiaire et le rôle du parquet de Port-au-Prince dans l’appareil judiciaire. Difficilement joignable au téléphone, le commissaire aurait sollicité le report à vendredi ou lundi de la séance après avoir invectivé dans la journée son propre supérieur hiérarchique, René Magloire. Le Président du Sénat, Joseph Lambert, affirme avoir été témoin de cet incident regrettable qui s’est produit dans l’enceinte même du minstère de la justice.
La crise entre l’Exécutif et le Parlement a éclaté la veille de la comparution jeudi au parquet de l’homme d’affaires et ancien président de la Chambre comerce, Réginald Boulos. Il devrait être interrogé dans le cadre d’une enquête en cours sur la corruption. spp/RK
------
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4012
jeudi 23 août 2007,
Radio Kiskeya
Le Sénat haïtien, engagé subitement dans un bras de fer avec l’Exécutif face à la "rébellion" de Claudy Gassant, a adopté tard mercredi soir le principe d’une interpellation conditionnelle du gouvernement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui deviendra effective en cas de maintien à son poste du chef du parquet de Port-au-Prince.
Conformément à la procédure en vigueur, la demande d’interpellation a été introduite par cinq Sénateurs, Gabriel Fortuné, Youri Latortue, Rudolph Boulos, Ricard Pierre et Rodolphe Joazile. Sur une vingtaine de Sénateurs présents, ils faisaient partie de ceux qui souhaitaient laver l’affront rapidement.
En revanche, d’autres comme Jean Hector Anacacis, Yvon Bissereth et Maxime Roumer ont abandonné la salle en manifestant leur profond désaccord avec le projet d’interpellation et l’interprétation de l’absence de M. Gassant.
Aucune date n’a été encore avancée pour l’éventuelle concrétisation de cette menace qui pèse désormais sur Alexis et son cabinet. Pour obtenir l’annulation de la résolution, l’Exécutif devra accomplir un "geste de bonne volonté" en remerciant Claudy Gassant.
Du point de vue constitutionnel, toute interpellation doit se terminer par un vote de confiance ou de censure.
Me Gassant a provoqué le courroux des Sénateurs après avoir ignoré royalement une invitation à accompagner le ministre de la justice, Me René Magloire, à une séance d’information sur le fonctionnement du système pénitentiaire et le rôle du parquet de Port-au-Prince dans l’appareil judiciaire. Difficilement joignable au téléphone, le commissaire aurait sollicité le report à vendredi ou lundi de la séance après avoir invectivé dans la journée son propre supérieur hiérarchique, René Magloire. Le Président du Sénat, Joseph Lambert, affirme avoir été témoin de cet incident regrettable qui s’est produit dans l’enceinte même du minstère de la justice.
La crise entre l’Exécutif et le Parlement a éclaté la veille de la comparution jeudi au parquet de l’homme d’affaires et ancien président de la Chambre comerce, Réginald Boulos. Il devrait être interrogé dans le cadre d’une enquête en cours sur la corruption. spp/RK
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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4012
Claudy Gassant au centre d’une crise ouverte entre l’Exécutif et le Parlement
Le chef du parquet de Port-au-Prince a fait un pied de nez aux Sénateurs en refusant de participer à une séance de questionnement
mercredi 22 août 2007,
Radio Kiskeya
Une crise institutionnelle majeure avec de sérieux risques politiques se profilait mercredi soir entre l’Exécutif et le Parlement haïtiens à cause du refus caractérisé du commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, de répondre à une invitation de la commission justice et sécurité du Sénat.
Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, supérieur hiérarchique direct de Gassant, et son collègue Joseph Jasmin, chargé des relations avec le Parlement, se trouvaient sur place depuis 3 heures de l’après-midi (15 heures locales et 20h00 GMT) tandis que le chef du parquet de la capitale continuait manquait à l’appel sans auncune justification claire.
La séance initialement prévue concernait l’augmentation inquiétante du nombre des personnes en détention préventive prolongée dans les prisons et l’intromission inopportune du parquet dans l’instruction d’une série d’affaires contrairement à la mission de poursuite qui lui est strictement assignée dans la chaîne pénale.
Dans une déclaration à la presse, le Président du Sénat, Joseph Lambert, a fait injonction au chef du parquet de se présenter sans délai à la Chambre haute et a directement mis en cause le Président René Préval et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis dans cette affaire. Constatant que le pays s’acheminait vers une crise, le Sénateur de la plate-forme présidentielle Lespwa (Espoir) a estimé qu’en ignorant l’invitation du Sénat, "le commissaire Gassant jouissait de la complicité ou de la tolérance du chef du gouvernement ou du chef de l’Etat". Lambert en a profité pour souligner que la stabilité politique recherchée au seuil du second mandat de Préval ne se résumait pas à un simple partage politique du pouvoir.
Lors d’une séance spéciale qualifiée "d’historique", le Président Lambert a supplié ses collègues d’accorder un "sursis de 24 heures à la nation", le temps de permettre au ministre de la justice de faire les consultations nécessaires avant l’adoption des mesures appropriées.
Intervenant brièvement, Me René Magloire dont la sagesse a été saluée par des membres de l’assemblée, s’est déclaré "très déçu par l’absence du commissaire Claudy Gassant, mais sans pouvoir la qualifier". MM. Magloire et Jasmin ont été finalement autorisés à regagner leur domicile au bout d’une attente longue de ...huit heures.
Parallèlement, l’idée de la préparation d’un projet de résolution en vue de réclamer le limogeage immédiat de Claudy Gassant considéré comme un "fonctionnaire en rébellion" a été momentanément abandonnée. spp/RK
---------
source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4009
mercredi 22 août 2007,
Radio Kiskeya
Une crise institutionnelle majeure avec de sérieux risques politiques se profilait mercredi soir entre l’Exécutif et le Parlement haïtiens à cause du refus caractérisé du commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, de répondre à une invitation de la commission justice et sécurité du Sénat.
Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, supérieur hiérarchique direct de Gassant, et son collègue Joseph Jasmin, chargé des relations avec le Parlement, se trouvaient sur place depuis 3 heures de l’après-midi (15 heures locales et 20h00 GMT) tandis que le chef du parquet de la capitale continuait manquait à l’appel sans auncune justification claire.
La séance initialement prévue concernait l’augmentation inquiétante du nombre des personnes en détention préventive prolongée dans les prisons et l’intromission inopportune du parquet dans l’instruction d’une série d’affaires contrairement à la mission de poursuite qui lui est strictement assignée dans la chaîne pénale.
Dans une déclaration à la presse, le Président du Sénat, Joseph Lambert, a fait injonction au chef du parquet de se présenter sans délai à la Chambre haute et a directement mis en cause le Président René Préval et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis dans cette affaire. Constatant que le pays s’acheminait vers une crise, le Sénateur de la plate-forme présidentielle Lespwa (Espoir) a estimé qu’en ignorant l’invitation du Sénat, "le commissaire Gassant jouissait de la complicité ou de la tolérance du chef du gouvernement ou du chef de l’Etat". Lambert en a profité pour souligner que la stabilité politique recherchée au seuil du second mandat de Préval ne se résumait pas à un simple partage politique du pouvoir.
Lors d’une séance spéciale qualifiée "d’historique", le Président Lambert a supplié ses collègues d’accorder un "sursis de 24 heures à la nation", le temps de permettre au ministre de la justice de faire les consultations nécessaires avant l’adoption des mesures appropriées.
Intervenant brièvement, Me René Magloire dont la sagesse a été saluée par des membres de l’assemblée, s’est déclaré "très déçu par l’absence du commissaire Claudy Gassant, mais sans pouvoir la qualifier". MM. Magloire et Jasmin ont été finalement autorisés à regagner leur domicile au bout d’une attente longue de ...huit heures.
Parallèlement, l’idée de la préparation d’un projet de résolution en vue de réclamer le limogeage immédiat de Claudy Gassant considéré comme un "fonctionnaire en rébellion" a été momentanément abandonnée. spp/RK
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http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4009
La journée des artistes
LE FILM DE LA JOURNEE - L'Espagne et le Nigeria ont rejoint le Brésil en huitièmes de finale. Pourtant, les deux formations ont connu des émotions bien différentes lors de cette cinquième journée de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007. Les champions d'Afrique en titre ont ainsi remporté une victoire pleine de panache (3:0) face au Japon à Gwangyang, grâce notamment aux exploits d'un Rabiu Ibrahim au sommet de son art.
De leur côté, les Européens ont dû attendre le temps additionnel de leur match contre la Syrie pour s'imposer (2:1). Dans l'ensemble, la journée a plutôt bien réussi aux débutants. Si les Syriens ont finalement rendu les armes au terme d'une lutte héroïque, les Haïtiens ont fait encore mieux en arrachant un point à la France (1:1). La rencontre est restée incertaine jusqu'au bout, mais ce résultat ne fait en définitive l'affaire d'aucune des deux équipes. Le Groupe D est encore loin d'avoir livré tous ses secrets puisque, en dehors du Nigeria, déjà assuré d'être présent au tour suivant, aucune des trois équipes n'a véritablement réussi à faire la différence sur ses rivales.
On se souvient que, pour son entrée en lice, le Honduras avait donné des sueurs froides à l'Espagne avant de s'effondrer en fin de match, pour s'incliner finalement 2:4. Cette fois encore, les représentants de la zone CONCACAF ont démontré qu'ils avaient parfaitement leur place à ce niveau en ouvrant le score face à l'Argentine. Les Sud-américains ont toutefois réussi à répliquer à quelques secondes du repos, avant de dérouler en seconde période pour s'imposer largement 4:1.
Des joueurs décisifsCette cinquième journée de compétition a également été marquée par les exploits de plusieurs numéros 10 de talent. Fran Mérida, héritier du floquage de David Silva (Valence) à Finlande 2003, s'est ainsi illustré en ouvrant le score face à la Syrie. Toutefois, sur le plan du style, c'est plutôt du côté de Cesc Fabregas, autre star de l'épreuve nordique, qu'il faut chercher les ressemblances avec le nouveau meneur de jeu espagnol. Le fait est d'autant plus remarquable que les deux hommes évoluent actuellement tous deux à Arsenal.
Pour les supporters nigérians, Jay-Jay Okocha incarne le génie à l'état pur. Pourtant, certains n'hésitent pas à comparer le jeune Rabiu Ibrahim, très en vue depuis le début du tournoi avec les Golden Eaglets, à l'ancien Parisien. S'il n'a pas marqué contre le Japon, son influence sur le jeu de son équipe a été particulièrement sensible tout au long de la rencontre.
Le très créatif Santiago Fernández fut également l'un des grands protagonistes du match entre l'Argentine et le Honduras. Mais, malgré son incontestable talent, le numéro 10 argentin s'est fait voler la vedette par Nicolas Mazzola. Entré en jeu en début de deuxième mi-temps, l'attaquant d'Independiente s'est offert un doublé.
Un autre remplaçant s'est également mis en évidence aujourd'hui : Solaiman Solaiman. Le Syrien a un temps redonné l'espoir aux siens en égalisant sur penalty, jusqu'à ce que Daniel Aquino, entré à la 71ème minute en lieu et place d'Asier Illarramendi, n'offre la victoire à l'Espagne dans le temps additionnel.
Pas de chanceCertaines équipes sont passées tout près de l'exploit aujourd'hui. Alors que la Syrie et l'Espagne étaient encore à égalité, Tamer Haj Mohamd a cru au miracle en voyant sa reprise de la tête se diriger sous la barre transversale... jusqu'à ce que David De Gea écarte le danger du bout des doigts. Sur l'action suivante, les Espagnols remontaient le terrain à la vitesse grand V et inscrivaient le but de la victoire (2:1).
La France peut elle aussi nourrir quelques regrets. A l'heure de jeu, un magnifique coup franc d'Henri Saviet, la réplique parfaite du but inscrit contre le Nigeria, était dévié sur la barre par Dorleans Shelson. Sur le rebond, le poteau droit venait cette fois à la rescousse des Haïtiens. Les Français auraient pu arracher la décision sur penalty à la dernière minute de jeu, mais la frappe du capitaine Said Mehamha s'envolait dans le ciel de Gwangyang.
Joris Delle, le portier français, a lui aussi dû s'employer à plusieurs reprises face aux attaquants haïtiens. Peterson Desrivieres et Peterson Joseph ont multiplié les tirs, sans toutefois parvenir à le prendre en défaut.
Si elle avait fini au fond des filets, la magnifique frappe du Japonais Manabu Saito n'aurait peut-être pas changé le sort de la rencontre, mais elle aurait en tout cas figuré en bonne place dans le classement des plus beaux buts de la compétition. Après avoir récupéré le ballon au milieu de terrain, le jeune prodige s'est lancé dans une incroyable série de dribbles, effaçant trois défenseurs avant de placer une frappe qui échouait au ras du poteau.
Décidément, la chance n'était pas avec Saito aujourd'hui. Ce manque de réussite ne l'a pourtant pas empêché de démontrer toute l'étendue de son talent. Saito, Ibrahim, Mérida ou encore Mazzola, autant de noms que le grand public pourrait être amené à entendre fréquemment au cours des années à venir.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=577916.html#la+journee+artistes
De leur côté, les Européens ont dû attendre le temps additionnel de leur match contre la Syrie pour s'imposer (2:1). Dans l'ensemble, la journée a plutôt bien réussi aux débutants. Si les Syriens ont finalement rendu les armes au terme d'une lutte héroïque, les Haïtiens ont fait encore mieux en arrachant un point à la France (1:1). La rencontre est restée incertaine jusqu'au bout, mais ce résultat ne fait en définitive l'affaire d'aucune des deux équipes. Le Groupe D est encore loin d'avoir livré tous ses secrets puisque, en dehors du Nigeria, déjà assuré d'être présent au tour suivant, aucune des trois équipes n'a véritablement réussi à faire la différence sur ses rivales.
On se souvient que, pour son entrée en lice, le Honduras avait donné des sueurs froides à l'Espagne avant de s'effondrer en fin de match, pour s'incliner finalement 2:4. Cette fois encore, les représentants de la zone CONCACAF ont démontré qu'ils avaient parfaitement leur place à ce niveau en ouvrant le score face à l'Argentine. Les Sud-américains ont toutefois réussi à répliquer à quelques secondes du repos, avant de dérouler en seconde période pour s'imposer largement 4:1.
Des joueurs décisifsCette cinquième journée de compétition a également été marquée par les exploits de plusieurs numéros 10 de talent. Fran Mérida, héritier du floquage de David Silva (Valence) à Finlande 2003, s'est ainsi illustré en ouvrant le score face à la Syrie. Toutefois, sur le plan du style, c'est plutôt du côté de Cesc Fabregas, autre star de l'épreuve nordique, qu'il faut chercher les ressemblances avec le nouveau meneur de jeu espagnol. Le fait est d'autant plus remarquable que les deux hommes évoluent actuellement tous deux à Arsenal.
Pour les supporters nigérians, Jay-Jay Okocha incarne le génie à l'état pur. Pourtant, certains n'hésitent pas à comparer le jeune Rabiu Ibrahim, très en vue depuis le début du tournoi avec les Golden Eaglets, à l'ancien Parisien. S'il n'a pas marqué contre le Japon, son influence sur le jeu de son équipe a été particulièrement sensible tout au long de la rencontre.
Le très créatif Santiago Fernández fut également l'un des grands protagonistes du match entre l'Argentine et le Honduras. Mais, malgré son incontestable talent, le numéro 10 argentin s'est fait voler la vedette par Nicolas Mazzola. Entré en jeu en début de deuxième mi-temps, l'attaquant d'Independiente s'est offert un doublé.
Un autre remplaçant s'est également mis en évidence aujourd'hui : Solaiman Solaiman. Le Syrien a un temps redonné l'espoir aux siens en égalisant sur penalty, jusqu'à ce que Daniel Aquino, entré à la 71ème minute en lieu et place d'Asier Illarramendi, n'offre la victoire à l'Espagne dans le temps additionnel.
Pas de chanceCertaines équipes sont passées tout près de l'exploit aujourd'hui. Alors que la Syrie et l'Espagne étaient encore à égalité, Tamer Haj Mohamd a cru au miracle en voyant sa reprise de la tête se diriger sous la barre transversale... jusqu'à ce que David De Gea écarte le danger du bout des doigts. Sur l'action suivante, les Espagnols remontaient le terrain à la vitesse grand V et inscrivaient le but de la victoire (2:1).
La France peut elle aussi nourrir quelques regrets. A l'heure de jeu, un magnifique coup franc d'Henri Saviet, la réplique parfaite du but inscrit contre le Nigeria, était dévié sur la barre par Dorleans Shelson. Sur le rebond, le poteau droit venait cette fois à la rescousse des Haïtiens. Les Français auraient pu arracher la décision sur penalty à la dernière minute de jeu, mais la frappe du capitaine Said Mehamha s'envolait dans le ciel de Gwangyang.
Joris Delle, le portier français, a lui aussi dû s'employer à plusieurs reprises face aux attaquants haïtiens. Peterson Desrivieres et Peterson Joseph ont multiplié les tirs, sans toutefois parvenir à le prendre en défaut.
Si elle avait fini au fond des filets, la magnifique frappe du Japonais Manabu Saito n'aurait peut-être pas changé le sort de la rencontre, mais elle aurait en tout cas figuré en bonne place dans le classement des plus beaux buts de la compétition. Après avoir récupéré le ballon au milieu de terrain, le jeune prodige s'est lancé dans une incroyable série de dribbles, effaçant trois défenseurs avant de placer une frappe qui échouait au ras du poteau.
Décidément, la chance n'était pas avec Saito aujourd'hui. Ce manque de réussite ne l'a pourtant pas empêché de démontrer toute l'étendue de son talent. Saito, Ibrahim, Mérida ou encore Mazzola, autant de noms que le grand public pourrait être amené à entendre fréquemment au cours des années à venir.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=577916.html#la+journee+artistes
mercredi 22 août 2007
Les déclarations
François Blaquart, sélectionneur de la France
"Nous sommes évidemment très déçus. Nous avons buté sur une très bonne équipe, et je tiens à les féliciter pour leurs performances. Ils méritaient autant que nous de gagner, de même qu'ils méritaient de gagner face au Japon. Nous avons joué à dix et raté un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves à surmonter, autant pour moi sur le banc que pour eux sur le terrain. J'ai le sentiment que nous aurions pu gagner, autant aujourd'hui que contre le Nigeria; Maintenant, on sait qu'il faudra batailler ferme pour le troisième match. C'est notre première finale. Par rapport aux erreurs de ce soir, je ne suis pas déçu des actions de jeu, mais de la volonté qu'on a montrée. Nous avons été trop gentils et nous n'avons toujours réussi à trouver la capacité d'exprimer nos qualités."
Jean Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti
"Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier. Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir. D'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. Quand on vous fait un cadeau, il faut savoir s'en contenter. Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match."
Joris Delle, gardien de but de la France "Sur le penalty, je suis sorti très vite et malheureusement j'ai fauché l'attaquant. Le penalty a été tiré deux fois, donc j'ai eu deux chances de me rattraper. Cel'a pas été le cas. C'est frustrant parce que c'est de ma faute si nous prenons ce but alors que menons 1:0 et que nous pouvons tranquillement gérer. Personnellement, depuis le début du tournoi, je suis déçu de mes performances, mais il reste encore un match à aller gagner. Cela demande une remise en question de toute l'équipe, mais je suis persuadé que si nous nous imposons, c'est une autre équipe de France qu'on verra par la suite.
Peterson Desrivieres, joueur d'Haiti
"Même si j'ai du tirer deux fois le penalty, je n'ai ressenti aucune pression. Je l'ai répété souvent à l'entraînement et mon entraîneur m'a toujours dit que quel que soit le lieu, le moment, ou l'importance du match, je dois tirer chaque coupe de pied arrêté comme si j'étais à l'entraînement : relâché ! Marquer face à la France, c'est important. Pour nous, c'est un père qui a ouvert la voie à son fils. L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père."
"Nous sommes évidemment très déçus. Nous avons buté sur une très bonne équipe, et je tiens à les féliciter pour leurs performances. Ils méritaient autant que nous de gagner, de même qu'ils méritaient de gagner face au Japon. Nous avons joué à dix et raté un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves à surmonter, autant pour moi sur le banc que pour eux sur le terrain. J'ai le sentiment que nous aurions pu gagner, autant aujourd'hui que contre le Nigeria; Maintenant, on sait qu'il faudra batailler ferme pour le troisième match. C'est notre première finale. Par rapport aux erreurs de ce soir, je ne suis pas déçu des actions de jeu, mais de la volonté qu'on a montrée. Nous avons été trop gentils et nous n'avons toujours réussi à trouver la capacité d'exprimer nos qualités."
Jean Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti

"Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier. Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir. D'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. Quand on vous fait un cadeau, il faut savoir s'en contenter. Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match."
Joris Delle, gardien de but de la France "Sur le penalty, je suis sorti très vite et malheureusement j'ai fauché l'attaquant. Le penalty a été tiré deux fois, donc j'ai eu deux chances de me rattraper. Cel'a pas été le cas. C'est frustrant parce que c'est de ma faute si nous prenons ce but alors que menons 1:0 et que nous pouvons tranquillement gérer. Personnellement, depuis le début du tournoi, je suis déçu de mes performances, mais il reste encore un match à aller gagner. Cela demande une remise en question de toute l'équipe, mais je suis persuadé que si nous nous imposons, c'est une autre équipe de France qu'on verra par la suite.
Peterson Desrivieres, joueur d'Haiti
"Même si j'ai du tirer deux fois le penalty, je n'ai ressenti aucune pression. Je l'ai répété souvent à l'entraînement et mon entraîneur m'a toujours dit que quel que soit le lieu, le moment, ou l'importance du match, je dois tirer chaque coupe de pied arrêté comme si j'étais à l'entraînement : relâché ! Marquer face à la France, c'est important. Pour nous, c'est un père qui a ouvert la voie à son fils. L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père."
Haïti tient son exploit, la France s'en sort bien (1:1)
La France a souffert et concédé un surprenant match nul face à Haïti lors de la rencontre du Groupe D disputée sur la pelouse du Soccer Only Field de Gwangyang ce mercredi 22 août. Les affaires françaises semblent bien engagées dès la 13ème minute lorsque Damien Le Tallec ouvre le score. Sur un centre de Thibaut Bourgeois, la déviation de l'attaquant semble sans danger pour Dorleans Shelson, mais le portier laisse filer le cuir entre ses jambes (1:0). Les Caribéens refont leur retard huit minutes plus tard quand Joris Delle fauche Valdo Normil dans la surface. Peterson Desrivieres transforme le penalty et rétablit la parité. (1:1, 21').
Tout s'accélère en deuxième période lorsque le Français Badis Lebbihi reçoit deux cartons jaunes en trois minutes. Dans la foulée, les protégés de François Blaquart touchent la barre et le poteau tandis que Delle sort deux parades sur des frappes lointaines.
Les occasions se multiplient mais les filets ne tremblent plus. Le capitaine français Said Mehamha manquera même un penalty à la 89ème minute. Les deux équipes inscrivent leur premier point. S'il a des saveurs de victoire pour les Haïtiens, il laisse en revanche un goût amer dans la bouche des Français
France et Haïti dos à dos (1-1)
Un article du site interet de la fédération Française de Football
Battue dimanche (2-1) par le Nigeria, la sélection nationale des moins de 17 ans avait rendez-vous aujourd'hui avec son homologue haïtienne. A Gwangyang, ce second rendez-vous du groupe D s'est soldé par un score de parité, après deux réalisations dans la première demi-heure de jeu.
Les joueurs de François Blaquart trouvaient l'ouverture dans le premier quart de jeu grâce à Damien Le Tallec (1-0, 13ème), mais les Haïtiens de Jean-Yves Labaze parvenaient à égaliser moins de dix minutes plus tard sur penalty (1-1, 21ème). A la pause, le buteur tricolore cédait sa place à Emmanuel Rivière. Mais peu après le retour des vestiaires, les coéquipiers de Saïd Mehamha se voyaient réduits à dix, après un deuxième avertissement signifié à Badis Lebbihi. En infériorité numérique durant une demi-heure, les Tricolores ne sont pas parvenus à tromper Shelson une seconde fois, malgré un penalty en leur faveur dans les dernières minutes du temps règlementaire. Prochain rendez-vous samedi face au Japon, vainqueur d'Haïti 3-1 dimanche et battu aujourd'hui par le Nigeria sur le score de 3-0.
Fiche technique France-Haïti : 1-1 à Gwangyang, Mondial en Corée du Sud, match du groupe D Buts : Le Tallec (13ème) - Desrivières (21ème s.p.) pour Haïti.
Groupe France : Delle, Saunier, Sakho, Mehamha (cap.), Mvila, Le Tallec (puis Rivière, 46ème), Bourgeois (puis Acapandie 78ème), Lebbihi (expulsé 57ème), Nelson, Ndiaye, Saivet. Réserve : Duplus, Villard, Riff, Camara, Lusinga, Keita, Bazile, Atrous.
Haïti : Shelson, Jérome, Gregory, Desrivières, Bitielo, Vorbe (puis Wiselet, 71ème), Widson, Herold Junior, Normil (puis Luxama, 89ème), Joseph (puis Geraldy, 75ème), Guemsly Junior.
Antonio Mesa
mercredi 22 août 2007 - 11h55
Battue dimanche (2-1) par le Nigeria, la sélection nationale des moins de 17 ans avait rendez-vous aujourd'hui avec son homologue haïtienne. A Gwangyang, ce second rendez-vous du groupe D s'est soldé par un score de parité, après deux réalisations dans la première demi-heure de jeu.
Les joueurs de François Blaquart trouvaient l'ouverture dans le premier quart de jeu grâce à Damien Le Tallec (1-0, 13ème), mais les Haïtiens de Jean-Yves Labaze parvenaient à égaliser moins de dix minutes plus tard sur penalty (1-1, 21ème). A la pause, le buteur tricolore cédait sa place à Emmanuel Rivière. Mais peu après le retour des vestiaires, les coéquipiers de Saïd Mehamha se voyaient réduits à dix, après un deuxième avertissement signifié à Badis Lebbihi. En infériorité numérique durant une demi-heure, les Tricolores ne sont pas parvenus à tromper Shelson une seconde fois, malgré un penalty en leur faveur dans les dernières minutes du temps règlementaire. Prochain rendez-vous samedi face au Japon, vainqueur d'Haïti 3-1 dimanche et battu aujourd'hui par le Nigeria sur le score de 3-0.
Fiche technique France-Haïti : 1-1 à Gwangyang, Mondial en Corée du Sud, match du groupe D Buts : Le Tallec (13ème) - Desrivières (21ème s.p.) pour Haïti.
Groupe France : Delle, Saunier, Sakho, Mehamha (cap.), Mvila, Le Tallec (puis Rivière, 46ème), Bourgeois (puis Acapandie 78ème), Lebbihi (expulsé 57ème), Nelson, Ndiaye, Saivet. Réserve : Duplus, Villard, Riff, Camara, Lusinga, Keita, Bazile, Atrous.
Haïti : Shelson, Jérome, Gregory, Desrivières, Bitielo, Vorbe (puis Wiselet, 71ème), Widson, Herold Junior, Normil (puis Luxama, 89ème), Joseph (puis Geraldy, 75ème), Guemsly Junior.
Antonio Mesa
mercredi 22 août 2007 - 11h55
Haïti arrache le nul face à la France
Des haïtiens en grande forme et chanceux ont sauvé le point du match nul face à la France lors de la troisième rencontre du Groupe D de la Coupe du monde des moins de 17 ans.
Les français avaient ouvert le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Sur un centre de Thibaut Bourgeois, la déviation de l'attaquant semble sans danger pour Dorleans Shelson, mais le portier laisse filer le cuir entre ses jambes.
Les haïtiens trouveront l’égalisation huit minutes plus tard quand Peterson Desrivieres transforme un penalty suite à une faute de Joris Delle sur Valdo Normil dans la surface. Après l’expulsion de Badis Lebbihi pour cumul de cartons jaunes, les français ont touché la barre et le poteau à deux reprises, et le capitaine français Said Mehamha manquera un penalty à la 89ème minute.
Les haïtiens s’en sort bien même s’ils avaient espéré engranger les trois points de la victoire avant d’affronter les Nigériens."Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier", déclare l’entraîneur haïtiens Yves Labaze.
Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir dit-il précisant "d'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. " Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match", ajoute t-il.Les haïtiens espèrent réaliser d’autres bonnes performances durant cette coupe du monde. Le buteur, Desrivieres estime que la France est comme un père qui a ouvert la voie à son fils. " L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père", ajoute t-il.Composition de la sélection haïtienne.
1 Dorleans SHELSON
2 Mechack JEROME
3 Ismael GREGORY
4 Peterson DESRIVIERES
6 Jean Jacques BITIELO
7 Fabien VORBE (-71')
8 Saint Cyr WIDNER
10 Charles HEROLD JUNIOR
11 Valdo NORMIL (-89') 14 Peterson JOSEPH (C) (-75')
17 Joseph GUEMSLY JUNIOR
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12957
Les français avaient ouvert le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Sur un centre de Thibaut Bourgeois, la déviation de l'attaquant semble sans danger pour Dorleans Shelson, mais le portier laisse filer le cuir entre ses jambes.
Les haïtiens trouveront l’égalisation huit minutes plus tard quand Peterson Desrivieres transforme un penalty suite à une faute de Joris Delle sur Valdo Normil dans la surface. Après l’expulsion de Badis Lebbihi pour cumul de cartons jaunes, les français ont touché la barre et le poteau à deux reprises, et le capitaine français Said Mehamha manquera un penalty à la 89ème minute.
Les haïtiens s’en sort bien même s’ils avaient espéré engranger les trois points de la victoire avant d’affronter les Nigériens."Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier", déclare l’entraîneur haïtiens Yves Labaze.
Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir dit-il précisant "d'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. " Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match", ajoute t-il.Les haïtiens espèrent réaliser d’autres bonnes performances durant cette coupe du monde. Le buteur, Desrivieres estime que la France est comme un père qui a ouvert la voie à son fils. " L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père", ajoute t-il.Composition de la sélection haïtienne.
1 Dorleans SHELSON
2 Mechack JEROME
3 Ismael GREGORY
4 Peterson DESRIVIERES
6 Jean Jacques BITIELO
7 Fabien VORBE (-71')
8 Saint Cyr WIDNER
10 Charles HEROLD JUNIOR
11 Valdo NORMIL (-89') 14 Peterson JOSEPH (C) (-75')
17 Joseph GUEMSLY JUNIOR
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12957
La Suisse prolonge d'un an le gel des comptes de Duvalier
Le gouvernement suisse a décidé aujourd’hui de prolonger pour une année supplémentaire le blocage de l'ensemble des comptes détenus en Suisse par l'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, a-t-on appris de source officielle.
Estimés à 4,6 millions d'euros, les fonds devaient être débloqués au 1er septembre, trois mois après une première échéance. Le gouvernement helvétique a décidé de maintenir pour douze mois supplémentaires le gel des fonds. Sinon, ils auraient pu être restitués à l'ancien dictateur, a indiqué le porte-parole du gouvernement Oswald Sigg. Jean-Claude Duvalier, qui vit en France, et son entourage sont accusés par le gouvernement haïtien d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur en 1986. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La demande d'entraide judiciaire d’ Haïti pour récupérer ces fonds n'a jamais abouti. Les autorités suisses ont, en conséquence, décrété en juin 2002 puis en 2005 un gel unilatéral des fonds Duvalier, mais cette mesure expirait une première fois le 2 juin dernier, lorsque la décision d'une première prolongation a été prise in-extremis. Depuis, la Suisse réfléchit même au moyen de confisquer les fonds acquis illégalement par des dirigeants corrompus. Il n'est "pas satisfaisant" de voir que le gouvernement pourrait bientôt être contraint de restituer des avoirs à la famille de Jean-Claude Duvalier, avait reconnu en juin dernier le ministère des affaires étrangères en réponse à la question d'un député.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12956
Estimés à 4,6 millions d'euros, les fonds devaient être débloqués au 1er septembre, trois mois après une première échéance. Le gouvernement helvétique a décidé de maintenir pour douze mois supplémentaires le gel des fonds. Sinon, ils auraient pu être restitués à l'ancien dictateur, a indiqué le porte-parole du gouvernement Oswald Sigg. Jean-Claude Duvalier, qui vit en France, et son entourage sont accusés par le gouvernement haïtien d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur en 1986. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La demande d'entraide judiciaire d’ Haïti pour récupérer ces fonds n'a jamais abouti. Les autorités suisses ont, en conséquence, décrété en juin 2002 puis en 2005 un gel unilatéral des fonds Duvalier, mais cette mesure expirait une première fois le 2 juin dernier, lorsque la décision d'une première prolongation a été prise in-extremis. Depuis, la Suisse réfléchit même au moyen de confisquer les fonds acquis illégalement par des dirigeants corrompus. Il n'est "pas satisfaisant" de voir que le gouvernement pourrait bientôt être contraint de restituer des avoirs à la famille de Jean-Claude Duvalier, avait reconnu en juin dernier le ministère des affaires étrangères en réponse à la question d'un député.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12956
Haïti-R.Dominicaine : Les migrants haïtiens et leurs descendants revendiquent un traitement plus juste
mardi 21 août 2007
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les gouvernements haïtien et dominicain n’ont pas encore inclus dans leur agenda les revendications des migrantes et migrants haïtiens, ainsi que celles de leurs descendants, en faveur d’un traitement plus juste sur le territoire dominicain, estiment des leaders associatifs haïtiens et dominicains d’origine haïtienne qui se sont confiés à AlterPresse.
Les actuels gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine manifestent un intérêt de plus en plus croissant pour intensifier et harmoniser leurs relations diplomatiques, mais ils demeurent « indifférents » à la situation difficile et inhumaine à laquelle les migrants haitiens leurs descendants se trouvent confrontés en République Dominicaine, déclarent ces responsables d’associations rencontrés à Santo Domingo.
Ils critiquent aussi les visites réciproques de plusieurs délégations officielles et la célébration pompeuse de réunions diplomatiques et d’accords binationaux en « faisant totalement fi de nos justes revendications ».
« En définitive, quelles sont les priorités des deux gouvernements en ce qui concerne notre situation ? », se demande l’un d’eux, perplexe.
« Tu ne te rends pas compte que, quand notre président, René Préval, vient en République Dominicaine, nous ne le voyons qu’à la télévision, assis près de Leonel Fernández (son homologue dominicain), en train de manger, de boire et de bavarder ; pourtant, il ne s’approche jamais de nous pour nous saluer, pour nous parler, nous demander comment nous vivons, afin de voir ce qu’il peut faire pour nous qui souffrons de beaucoup de discriminations, d’abus et de violations de droits humains ici », déclare un autre, indigné.
La « stratégie médiatique » des deux administrations dénoncée par des migrants haïtiens
Les actuels chefs d’état, haïtien et dominicain, se sont évertués à tisser et maintenir des relations très cordiales entre eux. Outre des accords binationaux en perspective dans des domaines relatifs à la santé, l’agriculture, l’environnement, le développement, le commerce, etc., les deux présidents n’ont cessé de manifester leur amitié devant la presse et l’opinion publique.
Récemment, d’autres acteurs dominicains et haïtiens, dont des parlementaires, des hommes et des femmes d’affaire, des médecins, des historiens et des artistes, ont emboîté le pas à travers des visites réciproques, des partenariats, des activités conjointement organisées, etc. Ils manifestent leur volonté de contribuer, à partir de leur champ d’action respectif, au rapprochement des deux peuples.
Ce processus visant à harmoniser les relations entre les deux nations est, cependant, considéré par des leaders des associations de migrantes et migrants haïtiens basées dans la capitale dominicaine comme des « actions médiatiques qui ont pour seul objectif de faire croire à tout le monde que tout va bien dans les rapports entre les deux pays, tout en essayant de cacher, de cette manière, la situation d’exploitation, de discrimination et de violations de droits humains vécue au quotidien par les migrantes, les migrants et leurs descendants en République Dominicaine ».
Ce groupe de migrants dénonce aussi « la stratégie des deux gouvernements » qui consistent, à leur avis, à « éluder les thèmes et problèmes considérés comme la pomme de discorde dans les relations haitiano-dominicaines ».
Les conditions infrahumaines de vie et de travail des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine, ainsi que les violations de leurs droits fondamentaux, les déportations brutales et massives, l’absence de lois et de politiques migratoires justes et claires, la marginalisation sociale, la discrimination raciale, le déni de justice, constituent, selon eux, quelques points délicats que les deux administrations tenteraient d’esquiver et auxquels, pourtant, ces migrants réclament des solutions urgentes.
De plus en plus abandonnés
Les migrantes et migrants haïtiens, interviewés par AlterPresse, se sont prononcés aussi sur le comportement des représentants diplomatiques de leur pays en République Dominicaine. Ils affirment qu’ils se sentent de plus en plus abandonnés par la mission diplomatique haïtienne dans la république voisine.
« Quand les autorités dominicaines commettent une injustice contre nous ou contre d’autres compatriotes et nous nous rendons à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo pour chercher de l’aide, eux, qui sont supposés nous représenter ici, ne nous prennent pas en considération, ils ne nous écoutent même pas ; ils nous répondent, la majorité des fois, d’un air indifférent, qu’ils ne disposent pas de temps pour se mêler de ces genres d’affaires », se plaint un migrant, l’air découragé.
Un autre fustige l’attitude des fonctionnaires qui « nous demandent beaucoup d’argent, quand nous allons là-bas pour renouveler un passeport ou pour solliciter un papier quelconque afin de nous inscrire à l’Université ou de faire d’autres démarches ». Parfois « ils nous font payer plus que ce que le document coûte réellement », ajoute-t-il.
De leur côté, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne se lamentent de ce que l’État et le gouvernement dominicains continuent de leur nier le droit à la nationalité dominicaine ; un droit qui, pourtant, est établi par le jus soli (principe selon lequel toute personne a droit à la nationalité du pays où elle est née) reconnu par l’article 11 de la Constitution Dominicaine actuellement en vigueur et renforcé par plusieurs arrêts de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (Cidh), argumentent-ils.
Cet état d’« apatrides » dans lequel ils se trouvent les prive de leurs droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, les condamnant ainsi à une situation de précarité et de vulnérabilité généralisée, expliquent-ils.
Le défi de regarder l’avenir en apprenant du passé et en étant attentif au présent
« Est-il possible de construire de bonnes relations entre les deux peuples quand nos gouvernements continuent de se montrer de plus en plus insensibles et indifférents aux mauvais traitements qu’on nous inflige actuellement en République Dominicaine ? Ne faisons-nous pas partie des deux peuples ? », s’interrogent des militants d’organisations haïtiennes et dominico-haïtiennes basées à la Capitale dominicaine.
« Quand est-ce qu’il y aura assez d’emplois là-bas (en Haïti) afin que nous puissions retourner y vivre en toute tranquillité, avec dignité et à l’abri de mauvais traitements et même de massacres dont nos ancêtres furent victimes ici (en République Dominicaine) aux temps du président dominicain (Rafael) Trujillo et dont nous continuons de souffrir au compte-gouttes ? », soupire un travailleur migrant haïtien.
Les peuples et gouvernements des deux pays, se partageant une même île, doivent relever le défi de regarder l’avenir en face, tout en apprenant de leur histoire commune et en évitant de répéter les erreurs et monstruosités du passé, tel que le massacre, orchestré en 1937 par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo contre des milliers d’Haïtiennes, d’Haïtiens et de Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne et à la peau noire, qui, soixante-dix ans (1937-2007) plus tard, continue d’envenimer les rapports entre les deux nations. [wel gp apr 21/08/2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6325
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les gouvernements haïtien et dominicain n’ont pas encore inclus dans leur agenda les revendications des migrantes et migrants haïtiens, ainsi que celles de leurs descendants, en faveur d’un traitement plus juste sur le territoire dominicain, estiment des leaders associatifs haïtiens et dominicains d’origine haïtienne qui se sont confiés à AlterPresse.
Les actuels gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine manifestent un intérêt de plus en plus croissant pour intensifier et harmoniser leurs relations diplomatiques, mais ils demeurent « indifférents » à la situation difficile et inhumaine à laquelle les migrants haitiens leurs descendants se trouvent confrontés en République Dominicaine, déclarent ces responsables d’associations rencontrés à Santo Domingo.
Ils critiquent aussi les visites réciproques de plusieurs délégations officielles et la célébration pompeuse de réunions diplomatiques et d’accords binationaux en « faisant totalement fi de nos justes revendications ».
« En définitive, quelles sont les priorités des deux gouvernements en ce qui concerne notre situation ? », se demande l’un d’eux, perplexe.
« Tu ne te rends pas compte que, quand notre président, René Préval, vient en République Dominicaine, nous ne le voyons qu’à la télévision, assis près de Leonel Fernández (son homologue dominicain), en train de manger, de boire et de bavarder ; pourtant, il ne s’approche jamais de nous pour nous saluer, pour nous parler, nous demander comment nous vivons, afin de voir ce qu’il peut faire pour nous qui souffrons de beaucoup de discriminations, d’abus et de violations de droits humains ici », déclare un autre, indigné.
La « stratégie médiatique » des deux administrations dénoncée par des migrants haïtiens
Les actuels chefs d’état, haïtien et dominicain, se sont évertués à tisser et maintenir des relations très cordiales entre eux. Outre des accords binationaux en perspective dans des domaines relatifs à la santé, l’agriculture, l’environnement, le développement, le commerce, etc., les deux présidents n’ont cessé de manifester leur amitié devant la presse et l’opinion publique.
Récemment, d’autres acteurs dominicains et haïtiens, dont des parlementaires, des hommes et des femmes d’affaire, des médecins, des historiens et des artistes, ont emboîté le pas à travers des visites réciproques, des partenariats, des activités conjointement organisées, etc. Ils manifestent leur volonté de contribuer, à partir de leur champ d’action respectif, au rapprochement des deux peuples.
Ce processus visant à harmoniser les relations entre les deux nations est, cependant, considéré par des leaders des associations de migrantes et migrants haïtiens basées dans la capitale dominicaine comme des « actions médiatiques qui ont pour seul objectif de faire croire à tout le monde que tout va bien dans les rapports entre les deux pays, tout en essayant de cacher, de cette manière, la situation d’exploitation, de discrimination et de violations de droits humains vécue au quotidien par les migrantes, les migrants et leurs descendants en République Dominicaine ».
Ce groupe de migrants dénonce aussi « la stratégie des deux gouvernements » qui consistent, à leur avis, à « éluder les thèmes et problèmes considérés comme la pomme de discorde dans les relations haitiano-dominicaines ».
Les conditions infrahumaines de vie et de travail des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine, ainsi que les violations de leurs droits fondamentaux, les déportations brutales et massives, l’absence de lois et de politiques migratoires justes et claires, la marginalisation sociale, la discrimination raciale, le déni de justice, constituent, selon eux, quelques points délicats que les deux administrations tenteraient d’esquiver et auxquels, pourtant, ces migrants réclament des solutions urgentes.
De plus en plus abandonnés
Les migrantes et migrants haïtiens, interviewés par AlterPresse, se sont prononcés aussi sur le comportement des représentants diplomatiques de leur pays en République Dominicaine. Ils affirment qu’ils se sentent de plus en plus abandonnés par la mission diplomatique haïtienne dans la république voisine.
« Quand les autorités dominicaines commettent une injustice contre nous ou contre d’autres compatriotes et nous nous rendons à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo pour chercher de l’aide, eux, qui sont supposés nous représenter ici, ne nous prennent pas en considération, ils ne nous écoutent même pas ; ils nous répondent, la majorité des fois, d’un air indifférent, qu’ils ne disposent pas de temps pour se mêler de ces genres d’affaires », se plaint un migrant, l’air découragé.
Un autre fustige l’attitude des fonctionnaires qui « nous demandent beaucoup d’argent, quand nous allons là-bas pour renouveler un passeport ou pour solliciter un papier quelconque afin de nous inscrire à l’Université ou de faire d’autres démarches ». Parfois « ils nous font payer plus que ce que le document coûte réellement », ajoute-t-il.
De leur côté, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne se lamentent de ce que l’État et le gouvernement dominicains continuent de leur nier le droit à la nationalité dominicaine ; un droit qui, pourtant, est établi par le jus soli (principe selon lequel toute personne a droit à la nationalité du pays où elle est née) reconnu par l’article 11 de la Constitution Dominicaine actuellement en vigueur et renforcé par plusieurs arrêts de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (Cidh), argumentent-ils.
Cet état d’« apatrides » dans lequel ils se trouvent les prive de leurs droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, les condamnant ainsi à une situation de précarité et de vulnérabilité généralisée, expliquent-ils.
Le défi de regarder l’avenir en apprenant du passé et en étant attentif au présent
« Est-il possible de construire de bonnes relations entre les deux peuples quand nos gouvernements continuent de se montrer de plus en plus insensibles et indifférents aux mauvais traitements qu’on nous inflige actuellement en République Dominicaine ? Ne faisons-nous pas partie des deux peuples ? », s’interrogent des militants d’organisations haïtiennes et dominico-haïtiennes basées à la Capitale dominicaine.
« Quand est-ce qu’il y aura assez d’emplois là-bas (en Haïti) afin que nous puissions retourner y vivre en toute tranquillité, avec dignité et à l’abri de mauvais traitements et même de massacres dont nos ancêtres furent victimes ici (en République Dominicaine) aux temps du président dominicain (Rafael) Trujillo et dont nous continuons de souffrir au compte-gouttes ? », soupire un travailleur migrant haïtien.
Les peuples et gouvernements des deux pays, se partageant une même île, doivent relever le défi de regarder l’avenir en face, tout en apprenant de leur histoire commune et en évitant de répéter les erreurs et monstruosités du passé, tel que le massacre, orchestré en 1937 par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo contre des milliers d’Haïtiennes, d’Haïtiens et de Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne et à la peau noire, qui, soixante-dix ans (1937-2007) plus tard, continue d’envenimer les rapports entre les deux nations. [wel gp apr 21/08/2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6325
Adoption et trafic d'enfants en Haïti:
Haiti : Après 2 ans d’enfer dans un orphelinat… Une cinquantaine d’enfants retrouvent leurs familles à Jérémie
mardi 21 août 2007
Jérémie (Haiti), 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les responsables locaux du Ministère des affaires sociales à Jérémie (Sud-ouest) ont remis à leurs parents la semaine dernière une cinquantaine d’enfants qui avaient été confiés à des représentants d’un orphelinat à Port-au-Prince dénommé « Souris d’Amour ».
Après deux ans passés dans cette crèche, ces enfants sont pour la plupart méconnaissables. Leur état de santé s’est dégradé.
C’est à la suite de démarches menées conjointement par le Ministère des affaires sociales, l’Organisation internationale de la migration (OIM) et l’Initiative départementale contre la traite et le trafic d’enfants (IDETT) que ces enfants ont pu être retrouvés et remis à leurs parents, a fait savoir le directeur des affaires sociales à Jérémie, Joël Jean Baptiste.
Les parents venus accueillir leurs enfants, tout en se réjouissant d’avoir pu retrouver ces derniers, étaient très attristés par leur état de santé. Ces pères et mères de famille demandent à l’Etat haïtien de les assister. [vs gp apr 21/08/2007 14:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6324
mardi 21 août 2007
Jérémie (Haiti), 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les responsables locaux du Ministère des affaires sociales à Jérémie (Sud-ouest) ont remis à leurs parents la semaine dernière une cinquantaine d’enfants qui avaient été confiés à des représentants d’un orphelinat à Port-au-Prince dénommé « Souris d’Amour ».
Après deux ans passés dans cette crèche, ces enfants sont pour la plupart méconnaissables. Leur état de santé s’est dégradé.
C’est à la suite de démarches menées conjointement par le Ministère des affaires sociales, l’Organisation internationale de la migration (OIM) et l’Initiative départementale contre la traite et le trafic d’enfants (IDETT) que ces enfants ont pu être retrouvés et remis à leurs parents, a fait savoir le directeur des affaires sociales à Jérémie, Joël Jean Baptiste.
Les parents venus accueillir leurs enfants, tout en se réjouissant d’avoir pu retrouver ces derniers, étaient très attristés par leur état de santé. Ces pères et mères de famille demandent à l’Etat haïtien de les assister. [vs gp apr 21/08/2007 14:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6324
Quatre présumés narcotrafiquants dont une haïtienne arrêtés à Jimanì
Arrivés de Port-au-Prince, ils ont été surpris à la frontière haïtiano-dominicaine en possession d’un paquet de marijuana
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya
Le chauffeur d’un autobus et trois passagers en provenance de Port-au-Prince ont été arrêtés mardi à Jimanì, ville située à la frontière haïtiano-dominicaine, en possession d’un paquet de marijuana, rapporte le quotidien dominicain El Caribe.
Trois ressortissants dominicains, Almed Rafael Gàmez, Manuel Antonio Bàez et Gerson Filomeno Yedys et une haïtienne, Sonia Racine, ont été appréhendés par des agents de la Direction nationale dominicaine de contrôle des drogues (DNCD), du J-2 des Forces Armées et de la direction générale des douanes.
Le groupe rentrait à Santo Domingo à bord d’un autobus de la compagnie dénommée Asobus après un séjour dans la capitale hattienne.
La drogue a été découverte dans un sac à main.
L’affaire a été confiée au chef du parquet de Jimanì, Rudy Medrano Pérez, qui, lui-même, doit l’acheminer à un juge d’instruction. Les quatre présumés trafiquants de drogue devraient être jugés bientôt.
Au cours de la même journée de mardi, une curaçaolaise en partance pour l’Italie a été arrêtée à l’aéroport Las Américas parce qu’elle transportait des dizaines de boules de crack dans son estomac.
Les raids contre les narcotrafiquants se sont nettement accentués ces derniers mois en République Dominicaine, l’un des principaux territoires de transit de la région avec Haïti. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4003
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya
Le chauffeur d’un autobus et trois passagers en provenance de Port-au-Prince ont été arrêtés mardi à Jimanì, ville située à la frontière haïtiano-dominicaine, en possession d’un paquet de marijuana, rapporte le quotidien dominicain El Caribe.
Trois ressortissants dominicains, Almed Rafael Gàmez, Manuel Antonio Bàez et Gerson Filomeno Yedys et une haïtienne, Sonia Racine, ont été appréhendés par des agents de la Direction nationale dominicaine de contrôle des drogues (DNCD), du J-2 des Forces Armées et de la direction générale des douanes.
Le groupe rentrait à Santo Domingo à bord d’un autobus de la compagnie dénommée Asobus après un séjour dans la capitale hattienne.
La drogue a été découverte dans un sac à main.
L’affaire a été confiée au chef du parquet de Jimanì, Rudy Medrano Pérez, qui, lui-même, doit l’acheminer à un juge d’instruction. Les quatre présumés trafiquants de drogue devraient être jugés bientôt.
Au cours de la même journée de mardi, une curaçaolaise en partance pour l’Italie a été arrêtée à l’aéroport Las Américas parce qu’elle transportait des dizaines de boules de crack dans son estomac.
Les raids contre les narcotrafiquants se sont nettement accentués ces derniers mois en République Dominicaine, l’un des principaux territoires de transit de la région avec Haïti. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4003
Le père Edner Devalcin rattrapé dans sa tombe par son passé controversé
Dans un déballage sans précédent au Sénat, la chanteuse Yolette Lagrandeur a affirmé qu’elle et de nombreuses jeunes filles ont été contaminées par le prêtre Lavalas décédé récemment du Sida ; informés de cette situation scandaleuse, Mgr Serge Miot et des prêtres n’auraient jamais réagi ; la transmission volontaire du Sida bientôt un crime
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya
Un mois exactement après le décès du prêtre Lavalas Edner Devalcin, son ex-petite amie, la chanteuse Yolette Lagrandeur, séropositive depuis un certain temps, a témoigné mardi devant le Sénat haïtien sur sa cohabitation infernale avec le défunt et la responsabilité présumée de ce dernier dans la transmission du virus du Sida à une quantité de jeunes filles.
Invitée par la commission justice et sécurité de la Chambre haute à exposer l’ampleur de son drame existentiel dans le cadre d’une séance publique, Mme Lagrandeur a décrit avec un luxe de détails les traits surprenants de la personnalité et de l’état mental du religieux. Avec une tristesse infinie dans sa voix et dans ses yeux, mais parvenant à surmonter son émotion, elle a accusé le père Devalcin de l’avoir délibérément infectée, brutalisée, terrorisée et humiliée.
Le témoignage accablant de l’artiste a parfaitement concordé avec ses récentes déclarations sur les ondes de Radio Kiskeya dans lesquelles elle avait révélé les épisodes dramatiques de sa vie de femme battue, jetée en prison, hospitalisée et menacée de mort par le curé qui n’hésitait pas à utiliser son revolver pour se faire obéir. Dans un langage résolument direct et sans fard, Yolette Lagrandeur a étalé au grand jour la violence, la haine, l’égocentrisme et l’autoritarisme qui, selon elle, caractérisaient le personnage. Elle l’a présenté comme un obsédé sexuel qui se servait de l’autorité morale de ses fonctions sacerdotales et de sa puissance politique sous le régime Lavalas pour multiplier ses conquêtes féminines et propager parmi ses partenaires la maladie dont il souffrait depuis des années.
"Si je meurs aujourd’hui, il faut savoir que ce n’est pas le Sida qui en sera directement responsable, mais de préférence les nombreux coups que le père Devalcin m’a assénés notamment aux temporaux", a déclaré la jeune femme venue spécialement des Etats-Unis pour répondre à l’invitation des Sénateurs. Des mesures de sécurité spéciales ont dû être adoptées par le directeur général de la police, Mario Andrésol, pour rendre possibles le voyage et son séjour en Haïti.
Dans son exposé, l’ancienne chanteuse du groupe Racine Tokay a accusé nommément l’Archevêque coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot et des prêtres dont Madelon Eustache de n’avoir rien fait pour neutraliser Edner Devalcin et bloquer son entreprise de destruction alors qu’ils étaient au courant de ses activités sexuelles débridées. Le silence des autorités ecclésiastiques a permis au disparu de draguer en toute impunité et d’infecter de nombreuses demoiselles de son ancienne paroisse de Saintard, près de l’Arcahaie (nord).
Des chanteuses de Tokay seraient également aujourd’hui séropositives.
La plaignante, qui s’est déjà constituée partie civile, a également accusé Gladys Sénat de l’avoir précipitée avec cynisme dans les bras du prêtre.
Bonne samaritaine, Yolette Lagrandeur souhaite pouvoir enrayer la multiplication des séropositifs victimes de la méchanceté des uns et des autres. Mais, au nom des torts irréparables qu’elle a subis, elle exige justice et réparation.
A l’issue de l’audition, le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice et sécurité, a annoncé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le dossier et la présentation prochaine d’une proposition de loi visant à faire de la transmission volontaire du VIH/Sida un crime impliquant des dispositions pénales draconiennes. Le leader de Latibonit Ann Aksyon (LAA) s’est déclaré profondément choqué par les révélations de Yolette Lagrandeur. Il estime qu’elles constituent une mise en accusation de l’Etat haïtien et de l’église catholique dont les pouvoirs ont été utilisés, dans ce cas comme dans d’autres, à des fins personnelles et contraires à leur mission.
Les Sénateurs ont compati au sort de l’artiste et promis de l’accompagner dans sa lutte pour la vie.
Selon la version officielle, Edner Devalcin, 56 ans, est décédé de mort naturelle le 23 juillet dernier à l’hôpital Saint François de Salles. Mais, Yolette Lagrandeur soutient qu’il s’est au contraire suicidé en avalant des barbituriques pour mettre fin à ses souffrances.
Ses funérailles ont été chantées le 6 août.
Très proche de Jean-Bertrand Aristide et idéologue déclaré de Lavalas, Devalcin, "tonton" pour les intimes, faisait partie d’un groupe de prêtres qui étaient profondément liés à l’ancien régime. Officiellement attachés à leurs conditions d’hommes d’église, ils ont montré un appétit vorace pour le pouvoir et ses attributs locaux, la foule, la violence, le sexe et l’argent. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4002
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya
Un mois exactement après le décès du prêtre Lavalas Edner Devalcin, son ex-petite amie, la chanteuse Yolette Lagrandeur, séropositive depuis un certain temps, a témoigné mardi devant le Sénat haïtien sur sa cohabitation infernale avec le défunt et la responsabilité présumée de ce dernier dans la transmission du virus du Sida à une quantité de jeunes filles.
Invitée par la commission justice et sécurité de la Chambre haute à exposer l’ampleur de son drame existentiel dans le cadre d’une séance publique, Mme Lagrandeur a décrit avec un luxe de détails les traits surprenants de la personnalité et de l’état mental du religieux. Avec une tristesse infinie dans sa voix et dans ses yeux, mais parvenant à surmonter son émotion, elle a accusé le père Devalcin de l’avoir délibérément infectée, brutalisée, terrorisée et humiliée.
Le témoignage accablant de l’artiste a parfaitement concordé avec ses récentes déclarations sur les ondes de Radio Kiskeya dans lesquelles elle avait révélé les épisodes dramatiques de sa vie de femme battue, jetée en prison, hospitalisée et menacée de mort par le curé qui n’hésitait pas à utiliser son revolver pour se faire obéir. Dans un langage résolument direct et sans fard, Yolette Lagrandeur a étalé au grand jour la violence, la haine, l’égocentrisme et l’autoritarisme qui, selon elle, caractérisaient le personnage. Elle l’a présenté comme un obsédé sexuel qui se servait de l’autorité morale de ses fonctions sacerdotales et de sa puissance politique sous le régime Lavalas pour multiplier ses conquêtes féminines et propager parmi ses partenaires la maladie dont il souffrait depuis des années.
"Si je meurs aujourd’hui, il faut savoir que ce n’est pas le Sida qui en sera directement responsable, mais de préférence les nombreux coups que le père Devalcin m’a assénés notamment aux temporaux", a déclaré la jeune femme venue spécialement des Etats-Unis pour répondre à l’invitation des Sénateurs. Des mesures de sécurité spéciales ont dû être adoptées par le directeur général de la police, Mario Andrésol, pour rendre possibles le voyage et son séjour en Haïti.
Dans son exposé, l’ancienne chanteuse du groupe Racine Tokay a accusé nommément l’Archevêque coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot et des prêtres dont Madelon Eustache de n’avoir rien fait pour neutraliser Edner Devalcin et bloquer son entreprise de destruction alors qu’ils étaient au courant de ses activités sexuelles débridées. Le silence des autorités ecclésiastiques a permis au disparu de draguer en toute impunité et d’infecter de nombreuses demoiselles de son ancienne paroisse de Saintard, près de l’Arcahaie (nord).
Des chanteuses de Tokay seraient également aujourd’hui séropositives.
La plaignante, qui s’est déjà constituée partie civile, a également accusé Gladys Sénat de l’avoir précipitée avec cynisme dans les bras du prêtre.
Bonne samaritaine, Yolette Lagrandeur souhaite pouvoir enrayer la multiplication des séropositifs victimes de la méchanceté des uns et des autres. Mais, au nom des torts irréparables qu’elle a subis, elle exige justice et réparation.
A l’issue de l’audition, le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice et sécurité, a annoncé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le dossier et la présentation prochaine d’une proposition de loi visant à faire de la transmission volontaire du VIH/Sida un crime impliquant des dispositions pénales draconiennes. Le leader de Latibonit Ann Aksyon (LAA) s’est déclaré profondément choqué par les révélations de Yolette Lagrandeur. Il estime qu’elles constituent une mise en accusation de l’Etat haïtien et de l’église catholique dont les pouvoirs ont été utilisés, dans ce cas comme dans d’autres, à des fins personnelles et contraires à leur mission.
Les Sénateurs ont compati au sort de l’artiste et promis de l’accompagner dans sa lutte pour la vie.
Selon la version officielle, Edner Devalcin, 56 ans, est décédé de mort naturelle le 23 juillet dernier à l’hôpital Saint François de Salles. Mais, Yolette Lagrandeur soutient qu’il s’est au contraire suicidé en avalant des barbituriques pour mettre fin à ses souffrances.
Ses funérailles ont été chantées le 6 août.
Très proche de Jean-Bertrand Aristide et idéologue déclaré de Lavalas, Devalcin, "tonton" pour les intimes, faisait partie d’un groupe de prêtres qui étaient profondément liés à l’ancien régime. Officiellement attachés à leurs conditions d’hommes d’église, ils ont montré un appétit vorace pour le pouvoir et ses attributs locaux, la foule, la violence, le sexe et l’argent. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4002
Marche pacifique de la Fondation 30 septembre en faveur de Lovinsky Pierre Antoine
Mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya
La Fondation 30 septembre a annoncé l’organisation d’une marche pacifique mercredi à Port-au-Prince en vue de réclamer la libération de son coordonnateur, Lovinsky Pierre Antoine, enlevé depuis dimanche dernier selon ses proches.
Lors d’une conférence de presse mardi, le numéro deux de l’organisation pro Lavalas, Wilson Mésilien, a invité tous les secteurs à se joindre à cette mobilisation afin de mettre la pression à la fois sur les ravisseurs et les autorités.
Il a exhorté ceux qui retiennent M. Pierre Antoine à le relâcher immédiatement, car "en tant que défenseur des droits humains, il peut leur être utile aussi". Dans le même temps, Mésilien a reproché aux forces de l’ordre de n’avoir pas jusqu’à présent utilisé les moyens dont elles disposent pour mettre fin à la prise d’otage. Un appel a été lancé dans ce sens au Président René Préval, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Une rançon de 300.000 dollars serait réclamée.
Lundi, l’un des porte-parole de la base de Fanmi Lavalas, Deshomme Présengloire, avait également exigé des autorités le retour dans sa famille de Lovinsky Pierre Antoine après une déclaration menaçante de son collègue Jean-Marie Samedy, assimilable à un appel à la violence.
Lovinsky Pierre Antoine, qui à l’origine était censé défendre les victimes du coup d’Etat de 1991 à travers la Fondation 30 septembre, est aujourd’hui un des dirigeants de Fanmi Lavalas. Il serait d’ailleurs, l’un des candidats désignés de ce parti aux élections prévues à la fin de l’année dans le cadre du renouvellement du tiers du Sénat.
D’autre part, la cellule des organisations de base de Fanmi Lavalas se félicite du retour après un an et demi d’absence du père Gérard Jean-Juste, officiellement parti en janvier 2006 pour se faire soigner aux Etats-Unis.
Représentant attitré d’Aristide depuis son exil en février 2004, le prêtre est accusé d’implication dans l’enlèvement suivi de l’assassinat du journaliste Jacques Roche, le 14 juillet 2005. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4005
Radio Kiskeya
La Fondation 30 septembre a annoncé l’organisation d’une marche pacifique mercredi à Port-au-Prince en vue de réclamer la libération de son coordonnateur, Lovinsky Pierre Antoine, enlevé depuis dimanche dernier selon ses proches.
Lors d’une conférence de presse mardi, le numéro deux de l’organisation pro Lavalas, Wilson Mésilien, a invité tous les secteurs à se joindre à cette mobilisation afin de mettre la pression à la fois sur les ravisseurs et les autorités.
Il a exhorté ceux qui retiennent M. Pierre Antoine à le relâcher immédiatement, car "en tant que défenseur des droits humains, il peut leur être utile aussi". Dans le même temps, Mésilien a reproché aux forces de l’ordre de n’avoir pas jusqu’à présent utilisé les moyens dont elles disposent pour mettre fin à la prise d’otage. Un appel a été lancé dans ce sens au Président René Préval, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Une rançon de 300.000 dollars serait réclamée.
Lundi, l’un des porte-parole de la base de Fanmi Lavalas, Deshomme Présengloire, avait également exigé des autorités le retour dans sa famille de Lovinsky Pierre Antoine après une déclaration menaçante de son collègue Jean-Marie Samedy, assimilable à un appel à la violence.
Lovinsky Pierre Antoine, qui à l’origine était censé défendre les victimes du coup d’Etat de 1991 à travers la Fondation 30 septembre, est aujourd’hui un des dirigeants de Fanmi Lavalas. Il serait d’ailleurs, l’un des candidats désignés de ce parti aux élections prévues à la fin de l’année dans le cadre du renouvellement du tiers du Sénat.
D’autre part, la cellule des organisations de base de Fanmi Lavalas se félicite du retour après un an et demi d’absence du père Gérard Jean-Juste, officiellement parti en janvier 2006 pour se faire soigner aux Etats-Unis.
Représentant attitré d’Aristide depuis son exil en février 2004, le prêtre est accusé d’implication dans l’enlèvement suivi de l’assassinat du journaliste Jacques Roche, le 14 juillet 2005. spp/RK
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Des responsables de syndicats critiquent le programme de privatisation du gouvernement et estiment que les autorités n'ont aucun plan réel d'améliorat
Port-au-Prince, le 21 Août 2007 ; (AHP) ; Des responsables de syndicats ont estimé mardi que l'administration Préval-Alexis n'avait aucun plan réel visant à améliorer les conditions de vie des citoyens haïtiens.
Ces syndicalistes réagissaient, lors d'une conférence de presse, sur le processus de privatisation des entreprises publiques enclenché par l'équipe au pouvoir.
L'aliénation des entreprises de l'Etat dont la Téléco, l'Electricité d'Haïti et l'Autorité portuaire nationale (APN), ne vise pas l'amélioration de la qualité de vie de la population, a fait savoir Gassandy Brave, un des responsables du syndicat des employés de la compagnie nationale de téléphone (Téléco) qui appelle ainsi, les employés des entreprises visées à se mobiliser pour barrer la route à ce processus.
Il a souligné que la privatisation n'a jamais profité aux pays qui en ont fait l'expérience, tout en étant plus avancés économiquement que le notre.
En renvoyant arbitrairement, a-t-il dit, plus de 1500 employés de la Téléco, le gouvernement est en train de mener une lutte contre la population et le mouvement syndical.
Pour sa part, un responsable du MODEP, Guy Numa, a fait savoir que tout un ensemble d'activités ont déjà été organisées par des organisations syndicales et sociales dans le but de porter la population à se soulever contre le processus de privatisation des entreprises de l'Etat.
Cet ancien activiste du mouvement GNB a affirmé qu'une lettre ouverte a été acheminée la semaine dernière aux parlementaires pour leur demander d'assumer leurs responsabilités dans le dossier de la privatisation.
« Ni les parlementaires qui ont les prérogatives d'exercer un contrôle sur l'exécutif, ni la population n'ont été consultés par le gouvernement au moment de mettre en mouvement la machine de la privatisation, a dit M. Numa qui promet que les responsables seront obligés de revoir leur politique.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Ces syndicalistes réagissaient, lors d'une conférence de presse, sur le processus de privatisation des entreprises publiques enclenché par l'équipe au pouvoir.
L'aliénation des entreprises de l'Etat dont la Téléco, l'Electricité d'Haïti et l'Autorité portuaire nationale (APN), ne vise pas l'amélioration de la qualité de vie de la population, a fait savoir Gassandy Brave, un des responsables du syndicat des employés de la compagnie nationale de téléphone (Téléco) qui appelle ainsi, les employés des entreprises visées à se mobiliser pour barrer la route à ce processus.
Il a souligné que la privatisation n'a jamais profité aux pays qui en ont fait l'expérience, tout en étant plus avancés économiquement que le notre.
En renvoyant arbitrairement, a-t-il dit, plus de 1500 employés de la Téléco, le gouvernement est en train de mener une lutte contre la population et le mouvement syndical.
Pour sa part, un responsable du MODEP, Guy Numa, a fait savoir que tout un ensemble d'activités ont déjà été organisées par des organisations syndicales et sociales dans le but de porter la population à se soulever contre le processus de privatisation des entreprises de l'Etat.
Cet ancien activiste du mouvement GNB a affirmé qu'une lettre ouverte a été acheminée la semaine dernière aux parlementaires pour leur demander d'assumer leurs responsabilités dans le dossier de la privatisation.
« Ni les parlementaires qui ont les prérogatives d'exercer un contrôle sur l'exécutif, ni la population n'ont été consultés par le gouvernement au moment de mettre en mouvement la machine de la privatisation, a dit M. Numa qui promet que les responsables seront obligés de revoir leur politique.
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Situation de grande tension lundi à Aquin lors d'une manifestation des habitants pour réclamer l'électricité au lendemain du passage de Dean
Aquin, le 21 août 2007 ;(AHP)- Les habitants de la commune d'Aquin avec à leur tête le député de la circonscription, Emmanuel Fritz Bourjolly, ont manifesté lundi pour réclamer des autorités gouvernementales, de l'essence pour faire fonctionner les génératrices qui alimentent la ville en électricité.
De nombreux secteurs jugent anormal et très grave que les habitants d'Aquin aient organisé un tel mouvement au lendemain du passage d'un cyclone, pendant que les autorités s'apprêtaient à acheminer de l'aide aux régions sinistrées.
Ils ont assimilé à de l'irresponsabilité la participation du député à un tel mouvement. C'est ce dernier qui aurait signé la note informant de la manifestation.
Selon le député, les manifestants n'entendaient par bloquer les véhicules qui devaient transporter de l'aide aux victimes de Dean mais ont entrepris leur mouvement pour forcer les autorités à assumer leurs responsabilités.
M. Bourjolly a déploré le fait que les autorités, au lieu d'approcher la population à l'amiable, ont dépêché des policiers haïtiens et des soldats onusiens pour disperser la foule par la force, ce qui a occasionné des blessés, a-t-il déploré.
C'est de fait la PNH et la MINUSTAH qui sont intervenus pour débloquer la route.
Des jets de pierres et de bouteilles ont répondu aux tirs en l'air des forces de l'ordre, mettant en danger la vie de la population et des voyageurs qui se trouvaient sur la route.
La population d'Aquin serait privée d'électricité depuis plus d'une année faute de carburant, a dit M. Bourjolly qui dit compter sur la bonne volonté du gouvernement pour résoudre définitivement ce problème, pour éviter a-t-il dit, la répétition de pareilles situations.
Selon certaines informations, c'est la communauté aquinoise de l'étranger qui aurait fait l'acquisition des génératrices qui fonctionnent à Aquin.
Et tout ce que la population réclame c'est du carburant pour les faire fonctionner.
AHP 21 août 2007 1:35 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
De nombreux secteurs jugent anormal et très grave que les habitants d'Aquin aient organisé un tel mouvement au lendemain du passage d'un cyclone, pendant que les autorités s'apprêtaient à acheminer de l'aide aux régions sinistrées.
Ils ont assimilé à de l'irresponsabilité la participation du député à un tel mouvement. C'est ce dernier qui aurait signé la note informant de la manifestation.
Selon le député, les manifestants n'entendaient par bloquer les véhicules qui devaient transporter de l'aide aux victimes de Dean mais ont entrepris leur mouvement pour forcer les autorités à assumer leurs responsabilités.
M. Bourjolly a déploré le fait que les autorités, au lieu d'approcher la population à l'amiable, ont dépêché des policiers haïtiens et des soldats onusiens pour disperser la foule par la force, ce qui a occasionné des blessés, a-t-il déploré.
C'est de fait la PNH et la MINUSTAH qui sont intervenus pour débloquer la route.
Des jets de pierres et de bouteilles ont répondu aux tirs en l'air des forces de l'ordre, mettant en danger la vie de la population et des voyageurs qui se trouvaient sur la route.
La population d'Aquin serait privée d'électricité depuis plus d'une année faute de carburant, a dit M. Bourjolly qui dit compter sur la bonne volonté du gouvernement pour résoudre définitivement ce problème, pour éviter a-t-il dit, la répétition de pareilles situations.
Selon certaines informations, c'est la communauté aquinoise de l'étranger qui aurait fait l'acquisition des génératrices qui fonctionnent à Aquin.
Et tout ce que la population réclame c'est du carburant pour les faire fonctionner.
AHP 21 août 2007 1:35 PM
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La Fondation 30 septembre organise ce mercredi une marche pacifique pour réclamer le retour sain et sauf de leur coordonnateur porté disparu depuis le
Port-au-Prince, le 21 août 2007 ;(AHP)- La Fondation 30 Septembre a annoncé pour ce mercredi l'organisation d'une marche pacifique, dans les rues de Port-au-Prince, pour réclamer la libération du coordonnateur général de l'organisation, Lorvensky Pierre Antoine.
M. Pierre Antoine a laissé sa maison depuis le 12 août dernier et le véhicule à bord duquel il se trouvait a été retrouvé dans la zone de Delmas.
Lors d'une conférence de presse, le coordonnateur adjoint de la Fondation, Wilson Mésilien, a déclaré que Lorvinsky Pierre Antoine doit rejoindre sain et sauf les membres de sa famille.
Il appelle les autorités haïtiennes et la communauté internationale via la MINUSTAH, à assumer leurs responsabilités pour faire toute la lumière sur la disparition de M. Pierre-Antoine.
Wilson Mésilien dit compter également sur la collaboration de tous les autres secteurs en participant à la marche pacifique de mercredi.
Les manifestants auront à faire 7 tours du palais présidentiel avec des bougies allumées une façon d'inviter l'Exécutif à œuvrer à l'instauration d'un système de justice qui accorde une égale importance aux différents secteurs du pays, a dit M. Mésilien.
Dans ses plus récentes interventions, Lovinski Pierre-Antoine réclamait justice pour les victimes d'exactions et de massacres sous le régime Latortue, la libération des prisonniers politiques incarcérés depuis 2004 et le départ de la MINUSTAH.
AHP 21 août 2007 1:05 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
M. Pierre Antoine a laissé sa maison depuis le 12 août dernier et le véhicule à bord duquel il se trouvait a été retrouvé dans la zone de Delmas.
Lors d'une conférence de presse, le coordonnateur adjoint de la Fondation, Wilson Mésilien, a déclaré que Lorvinsky Pierre Antoine doit rejoindre sain et sauf les membres de sa famille.
Il appelle les autorités haïtiennes et la communauté internationale via la MINUSTAH, à assumer leurs responsabilités pour faire toute la lumière sur la disparition de M. Pierre-Antoine.
Wilson Mésilien dit compter également sur la collaboration de tous les autres secteurs en participant à la marche pacifique de mercredi.
Les manifestants auront à faire 7 tours du palais présidentiel avec des bougies allumées une façon d'inviter l'Exécutif à œuvrer à l'instauration d'un système de justice qui accorde une égale importance aux différents secteurs du pays, a dit M. Mésilien.
Dans ses plus récentes interventions, Lovinski Pierre-Antoine réclamait justice pour les victimes d'exactions et de massacres sous le régime Latortue, la libération des prisonniers politiques incarcérés depuis 2004 et le départ de la MINUSTAH.
AHP 21 août 2007 1:05 PM
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Des parlementaires réclament une main levée d'écrou en faveur du PDGT de la Haitel: le sénateur Anacacis dit regretter la légèreté qui entoure le trai
Port-au-Prince, le 20 Août 2007 ; (AHP)- Plusieurs parlementaires ont réclamé lundi une main levée d'écrou en faveur du PDGT de la Haitel mis aux arrêts depuis 3 mois sous l'accusation d'implication dans la faillite présumée de la banque privée Socabank.
"Il n'est pas normal que M. Ciné soit privée de sa liberté pendant tout ce temps, alors qu'il n'y a encore aucune évidence de sa culpabilité, a fait savoir le sénateur Jean Hector Anacacis dénonçant la gestion de ce dossier par les autorités.
Selon lui, le PDG de la Haïtel aurait du être frappé d'une mesure d'interdiction de départ jusqu'à ce que le dossier soit clos.
Et s'il est reconnu coupable des accusations qui pèsent contre lui, l'Etat pourrait procéder à la saisie d'une partie de ses biens, a indiqué le parlementaire.
Il a ajouté que dans le cas contraire, l'homme d'affaire serait en situation d'engager une poursuite judiciaire contre l'Etat et réclamer des dommages et intérêts, car cette détention préventive qui n'en finit pas affecte de façon considérable le fonctionnement de sa société et pourrait même causer sa faillite.
Plusieurs secteurs ont fait savoir que le sort fait à Ciné actuellement hospitalisé est en partie lié à un règlement de compte.
Anacacis a dit regretter par ailleurs que les dossiers relatifs à certains cas de corruption soient traités avec beaucoup de légèreté.
Réagissant sur le cas de l'ancien président de la Chambre de Commerce et d'industrie invité jeudi au parquet, le sénateur estime que les autorités devraient se montrer prudentes dans le traitement des dossiers impliquant des investisseurs.
La lutte contre la corruption est importante pour le développement du pays et marche de pair avec le projet de société du gouvernement qui entend créer des conditions favorables à une amélioration de la qualité de vie des citoyens haïtiens.
Toutefois, il y a, a-t-il dit, une forme de traitement pour les hommes d'affaires impliqués dans la corruption.
Il a suggéré entre autres que ces derniers paient une caution qui servirait à réaliser des projets en faveur de la communauté haïtienne
Il existe, selon M. Anacacis, un réseau mafieux dans l'administration publique que les autorités doivent démanteler dans le cadre d'une lutte efficace contre la corruption.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Commentaires :
L’AHP a pêché par omission en oubliant de replacer dans ce contexte le scandale qui a éclaboussé certains membres du sénat suivant des accusations d’un membre de ce corps qui avait pointé du doigt certains confrères qui auraient acceptés des pots de vin pour voter une résolution en faveur de la socabank.
La commission d’enquêtes crées par les membres de ce sénat avait rendu compte des résultats qui ont eu du mal a convaincre de la bonne conduite des sénateurs accusés !
"Il n'est pas normal que M. Ciné soit privée de sa liberté pendant tout ce temps, alors qu'il n'y a encore aucune évidence de sa culpabilité, a fait savoir le sénateur Jean Hector Anacacis dénonçant la gestion de ce dossier par les autorités.
Selon lui, le PDG de la Haïtel aurait du être frappé d'une mesure d'interdiction de départ jusqu'à ce que le dossier soit clos.
Et s'il est reconnu coupable des accusations qui pèsent contre lui, l'Etat pourrait procéder à la saisie d'une partie de ses biens, a indiqué le parlementaire.
Il a ajouté que dans le cas contraire, l'homme d'affaire serait en situation d'engager une poursuite judiciaire contre l'Etat et réclamer des dommages et intérêts, car cette détention préventive qui n'en finit pas affecte de façon considérable le fonctionnement de sa société et pourrait même causer sa faillite.
Plusieurs secteurs ont fait savoir que le sort fait à Ciné actuellement hospitalisé est en partie lié à un règlement de compte.
Anacacis a dit regretter par ailleurs que les dossiers relatifs à certains cas de corruption soient traités avec beaucoup de légèreté.
Réagissant sur le cas de l'ancien président de la Chambre de Commerce et d'industrie invité jeudi au parquet, le sénateur estime que les autorités devraient se montrer prudentes dans le traitement des dossiers impliquant des investisseurs.
La lutte contre la corruption est importante pour le développement du pays et marche de pair avec le projet de société du gouvernement qui entend créer des conditions favorables à une amélioration de la qualité de vie des citoyens haïtiens.
Toutefois, il y a, a-t-il dit, une forme de traitement pour les hommes d'affaires impliqués dans la corruption.
Il a suggéré entre autres que ces derniers paient une caution qui servirait à réaliser des projets en faveur de la communauté haïtienne
Il existe, selon M. Anacacis, un réseau mafieux dans l'administration publique que les autorités doivent démanteler dans le cadre d'une lutte efficace contre la corruption.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Commentaires :
L’AHP a pêché par omission en oubliant de replacer dans ce contexte le scandale qui a éclaboussé certains membres du sénat suivant des accusations d’un membre de ce corps qui avait pointé du doigt certains confrères qui auraient acceptés des pots de vin pour voter une résolution en faveur de la socabank.
La commission d’enquêtes crées par les membres de ce sénat avait rendu compte des résultats qui ont eu du mal a convaincre de la bonne conduite des sénateurs accusés !
Le directeur général de L'ULCC estime utopique la réduction de la pauvreté d'ici 2015 en Haïti, si l'on ne s'attaque pas sérieusement au problème de l
Port-au-Prince, le 20 août 2007 ;(AHP)- Le directeur général de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Amos Durosier, a fait savoir lundi qu'il était utopique de penser pouvoir lancer le pays sur les rails du développement et réduire la pauvreté d'ici 2015 en Haïti, si l'on ne s'attaque pas sérieusement au problème de la corruption.
M. Durosier intervenait au Karibe Convention Center à Port-au-Prince, à l'occasion de l'ouverture d'un colloque de 4 jours, sur les stratégies nationales à mettre en place dans le cadre de la lutte anti-corruption.
L'éradication de la corruption est devenue, a-t-il dit, une priorité pour le gouvernement haïtien.
"Il nous faut passer de l'ère des conflits et des luttes intestines sans grandeur à une ère de bonne gestion publique et de développement économique, a lancé M. Durosier, soulignant l'engagement du président René Préval à lutter contre la corruption dans le pays.
Rappelant des propos contenus dans le discours du 18 mai 2007 du président René Préval à l'occasion de la fête du drapeau, le responsable de l'ULCC a indiqué que le gouvernement ne sous-estime pas les réseaux de pouvoirs politiques et économiques bien établis qui entretiennent le phénomène de la corruption sous toutes ses formes.
Amos Durosier a estimé également que la convention des Nations Unies en matière de lutte contre la corruption ratifiée par le parlement haïtien, facilite notamment la restitution des biens volés par des dirigeants corrompus et vient compléter la convention interaméricaine qui a été, a-t-il dit, la boussole des actions de l'ULCC, dans la mise en application de son programme annuel de travail.
Il nous faut obtenir quelques résultats rapides, sinon, on va perdre confiance, a déclaré M. Durosier, estimant indispensable l'implication de la presse, de la société civile et de la haute fonction publique dans cette lutte.
Il nous faut aussi beaucoup de jugements dans ce tournant difficile puisqu'il faut trouver l'équilibre entre poursuivre les auteurs de corruption et faire en sorte que notre démarche ne soit assimilée à une chasse aux sorcières, a dit M. Durosier.
De son côté, le ministre de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a déclaré que des instructions formelles ont déjà été passées à la Direction Générale des Douanes et la Direction Générale des Impôts (DGI) pour qu'elles améliorent le service d'assistance aux contribuables et aux usagers, dans le cadre de cette lutte.
Selon M. Dorsainvil, la DGD et la DGI doivent mettre à contribution les moyens technologiques appropriés pour permettre aux importateurs et aux contribuables de calculer eux-mêmes le montant de leurs bordereaux avant qu'ils aient à se présenter à leurs bureaux.
Le phénomène complexe qu'est la corruption, avec toutes ses implications et ses ramifications est à combattre sous toutes ses formes puisqu'il est de nature à menacer l'effort de récupération et de relance économique, à entraver notre projet de lutte contre la pauvreté, à fausser sinon à obscurcir les règles du jeu et à réduire du coup notre compétitivité et notre productivité, a insisté M. Dorsainvil.
Cette lutte, a-t-il souligné, concerne tous les secteurs du pays. Il a donné la garantie que les efforts seront poursuivis, du côté des autorités, en vue de rendre les finances publiques plus transparentes, d'augmenter les recettes de l'Etat, d'engager des dépenses nécessaires et utiles et d'investiguer aux fins de poursuite des cas de corruption.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a pour sa part réitéré l'engagement de son gouvernement à poursuivre une lutte sans merci contre ce phénomène qui menace le projet démocratique national.
Trop souvent Haïti est injustement singularisé comme le lieu par excellence des pratiques de corruption sans rappeler les importantes connexions internationales qui dans bien des cas déclenchent et alimentent de telles activités sur nos rives, a souligné M. Alexis, citant comme illustration le cas de la drogue qu'Haïti ne produit pas.
Selon lui, la corruption recèle un coefficient particulièrement élevé d'ignominie dans les pays à faibles revenus et devient tout bonnement révoltante quand dans ces pays des officiels de haut rang gaspillent et volent, a-t-il dit, les ressources destinées au financement d'activités allant dans le sens des besoins et aspirations des citoyens et des citoyennes maintenus dans l'indignité absolue.
Le chef du gouvernement a fait savoir que la démarche anti-corruption s'inscrit fondamentalement dans le cadre de la lutte pour l'instauration de la démocratie en Haïti qui représente une étape incontournable de la refondation de l'Etat.
Haïti a besoin d'une nouvelle génération de serviteurs de l'Etat, à la rectitude exemplaire, a-t-il lancé.
---------
Source
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
M. Durosier intervenait au Karibe Convention Center à Port-au-Prince, à l'occasion de l'ouverture d'un colloque de 4 jours, sur les stratégies nationales à mettre en place dans le cadre de la lutte anti-corruption.
L'éradication de la corruption est devenue, a-t-il dit, une priorité pour le gouvernement haïtien.
"Il nous faut passer de l'ère des conflits et des luttes intestines sans grandeur à une ère de bonne gestion publique et de développement économique, a lancé M. Durosier, soulignant l'engagement du président René Préval à lutter contre la corruption dans le pays.
Rappelant des propos contenus dans le discours du 18 mai 2007 du président René Préval à l'occasion de la fête du drapeau, le responsable de l'ULCC a indiqué que le gouvernement ne sous-estime pas les réseaux de pouvoirs politiques et économiques bien établis qui entretiennent le phénomène de la corruption sous toutes ses formes.
Amos Durosier a estimé également que la convention des Nations Unies en matière de lutte contre la corruption ratifiée par le parlement haïtien, facilite notamment la restitution des biens volés par des dirigeants corrompus et vient compléter la convention interaméricaine qui a été, a-t-il dit, la boussole des actions de l'ULCC, dans la mise en application de son programme annuel de travail.
Il nous faut obtenir quelques résultats rapides, sinon, on va perdre confiance, a déclaré M. Durosier, estimant indispensable l'implication de la presse, de la société civile et de la haute fonction publique dans cette lutte.
Il nous faut aussi beaucoup de jugements dans ce tournant difficile puisqu'il faut trouver l'équilibre entre poursuivre les auteurs de corruption et faire en sorte que notre démarche ne soit assimilée à une chasse aux sorcières, a dit M. Durosier.
De son côté, le ministre de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a déclaré que des instructions formelles ont déjà été passées à la Direction Générale des Douanes et la Direction Générale des Impôts (DGI) pour qu'elles améliorent le service d'assistance aux contribuables et aux usagers, dans le cadre de cette lutte.
Selon M. Dorsainvil, la DGD et la DGI doivent mettre à contribution les moyens technologiques appropriés pour permettre aux importateurs et aux contribuables de calculer eux-mêmes le montant de leurs bordereaux avant qu'ils aient à se présenter à leurs bureaux.
Le phénomène complexe qu'est la corruption, avec toutes ses implications et ses ramifications est à combattre sous toutes ses formes puisqu'il est de nature à menacer l'effort de récupération et de relance économique, à entraver notre projet de lutte contre la pauvreté, à fausser sinon à obscurcir les règles du jeu et à réduire du coup notre compétitivité et notre productivité, a insisté M. Dorsainvil.
Cette lutte, a-t-il souligné, concerne tous les secteurs du pays. Il a donné la garantie que les efforts seront poursuivis, du côté des autorités, en vue de rendre les finances publiques plus transparentes, d'augmenter les recettes de l'Etat, d'engager des dépenses nécessaires et utiles et d'investiguer aux fins de poursuite des cas de corruption.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a pour sa part réitéré l'engagement de son gouvernement à poursuivre une lutte sans merci contre ce phénomène qui menace le projet démocratique national.
Trop souvent Haïti est injustement singularisé comme le lieu par excellence des pratiques de corruption sans rappeler les importantes connexions internationales qui dans bien des cas déclenchent et alimentent de telles activités sur nos rives, a souligné M. Alexis, citant comme illustration le cas de la drogue qu'Haïti ne produit pas.
Selon lui, la corruption recèle un coefficient particulièrement élevé d'ignominie dans les pays à faibles revenus et devient tout bonnement révoltante quand dans ces pays des officiels de haut rang gaspillent et volent, a-t-il dit, les ressources destinées au financement d'activités allant dans le sens des besoins et aspirations des citoyens et des citoyennes maintenus dans l'indignité absolue.
Le chef du gouvernement a fait savoir que la démarche anti-corruption s'inscrit fondamentalement dans le cadre de la lutte pour l'instauration de la démocratie en Haïti qui représente une étape incontournable de la refondation de l'Etat.
Haïti a besoin d'une nouvelle génération de serviteurs de l'Etat, à la rectitude exemplaire, a-t-il lancé.
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Source
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
mardi 21 août 2007
Football U-17 : Haïti contre la France, une rencontre à couleur historique

Mardi 21 août 2007
par Djems Olivier
Le match Haïti-France, dans le cadre de la Fifa World Cup 2007 des moins de 17 ans (U-17), prend déjà une couleur historique. Cette rencontre, programmée pour ce 22 août 2007, sera-t-elle l’occasion pour les jeunes bleus et rouges de consolider la révolution de 1804 ?
P-au-P, 21 août 07 [AlterPresse] --- Alors que les deux sélections nationales espèrent décrocher un billet qualificatif pour le second tour de cette Coupe du monde U-17 – qui se tient en Corée du Sud -, les avis sont contraires quant à une victoire française, situant ce match dans l’histoire de la révolution haïtienne contre son ancienne puissance colonisatrice, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Ce match, tant attendu, est programmé pour ce mercredi 22 août 2007 (3:00 AM locales = 8 :00 Gmt). Une date, qui ramène le 216 e anniversaire du soulèvement général des esclaves de Saint-Domingue ayant conduit à la proclamation de l’Indépendance d’Haïti, le 1 er janvier 1804.
Souvenir du congrès du Bois-Caïman
Le 14 août 1791, soit une semaine avant ce soulèvement, il y eût, à Bois-Caïman, dans la plaine du Nord, un congrès réunissant de nombreux esclaves sous les auspices de Boukman.
Ce premier acte de la révolution des esclaves prit la forme d’une cérémonie vaudoue. En quelques jours, toutes les plantations du Nord furent réduites en flammes et un millier de blancs, massacrés. Les bandes d’esclaves poursuivirent leur mouvement jusqu’à la proclamation de l’Indépendance nationale.
Deux siècles plus tard, Haïti se trouve face à son ancienne puissance coloniale dans le domaine du football. Les petits Haïtiens devraient affronter les bleuets à bras-le-corps, pour gagner une seconde bataille contre les Français.
Un match entre David et Goliath
« Le match contre la France, par rapport à notre passé commun, c’est un peu l’affrontement entre un père et son fils (…) Il y a parfois de la rivalité, mais toujours du respect », affirme le sélectionneur haïtien Jean Yves Philogène Labaze, interrogé par un Journaliste de la Fédération internationale de football (Fifa).
Pour François Blaquart, entraîneur de l’équipe de France, « Haïti, c’est comme un membre de la famille. On ne peut que se réjouir de leur présence et les féliciter d’être arrivés à ce niveau ».
Voilà pourquoi, le match Haïti-France est, selon la Fédération internationale de Football Association (Fifa), « une affaire de famille ».
En Haïti, tout le monde attend de célébrer une victoire haïtienne contre l’ancienne métropole, comme c’était le cas pour le Nigeria qui a tenu en échec l’équipe française, d’entrée de jeu dans cette compétition, par deux buts à un.
Haïti partage le Groupe D avec la France, le Japon et le Nigeria. Battus par le Japon (3-1) en couverture de ce championnat mondial, les Haïtiens U-17 n’ont rien à perdre face aux Français avant d’affronter les Golden Eagles du Nigeria.
« S’il faut rester dans cette coupe du monde, nous devons coûte que coûte battre les petits Français pour consolider les acquis de 1804 », estime un jeune haïtien, fanatique de football, questionné par AlterPresse.
Pour les joueurs français, ce n’est nullement une question d’histoire, mais de qualification. Pour eux, ce sont les trois points qui comptent.
« Pour nous, il s’agit surtout d’aller chercher la victoire. C’est évidemment un match particulier, mais sans doute plus pour eux que pour nous. Ils seront encore plus motivés contre la France que contre les autres équipes », indique le jeune attaquant français Damien Le Tallec.
L’avant-centre français souhaite rester en Corée du Sud jusqu’au 9 septembre pour disputer la grande finale de cette coupe du monde.
« Nous devons gagner nos deux matches pour réaliser le premier objectif. Si nous nous qualifions, nous penserons alors aux matches suivants, l’un après l’autre. Mais, nous sommes optimistes », soutient-il.
Le Sélectionneur haïtien, optimiste malgré tout…
En tout cas, ce sont les résultats qui comptent. La sélection haïtienne est en Corée du Sud pour apprendre des expériences d’autres grandes nations en matière de football.
« Jouer des rencontres face à de grandes nations, c’est comme si nous posions des questions à nos aînés. Nous avons posé des questions au Japon et nous avons reçu les réponses : un manque d’attention et de concentration et nous encaissons trois buts. Maintenant, nous avons nos premières réponses. Mais nous apprenons vite, et ces questions, nous ne les poserons plus contre la France », affirme Jean Yves Labaze, optimiste.
« Tout le monde nous présente comme les petits poucets du groupe, et même du tournoi, mais cela ne nous fait pas peur. Lors des qualifications, nous étions dans la même situation et regardez le résultat. Nous avons joué sans complexe face au Mexique et cela nous a réussi. Haïti est en Corée aujourd’hui, alors que les champions en titre n’y sont pas », expliquait le sélectionneur haïtien quelques heures avant l’ouverture de la compétition.
Dans ce cas, Haïti n’a d’autre choix que d’engranger trois points face à la France pour conserver toutes ses chances de qualification – même une place de meilleure équipe troisième – pour les huitièmes de finale.
D’aucuns pensent que l’unique et superbe but haïtien, marqué face au Japon par le jeune Guemsly Joseph Junior, devrait servir de catalyseur aux protégés de Jean Yves Philogène Labaze pour se faire découvrir par les riches clubs européens. [do rc apr 21/08/2007 11 :50]
Le match Haïti-France, dans le cadre de la Fifa World Cup 2007 des moins de 17 ans (U-17), prend déjà une couleur historique. Cette rencontre, programmée pour ce 22 août 2007, sera-t-elle l’occasion pour les jeunes bleus et rouges de consolider la révolution de 1804 ?
P-au-P, 21 août 07 [AlterPresse] --- Alors que les deux sélections nationales espèrent décrocher un billet qualificatif pour le second tour de cette Coupe du monde U-17 – qui se tient en Corée du Sud -, les avis sont contraires quant à une victoire française, situant ce match dans l’histoire de la révolution haïtienne contre son ancienne puissance colonisatrice, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Ce match, tant attendu, est programmé pour ce mercredi 22 août 2007 (3:00 AM locales = 8 :00 Gmt). Une date, qui ramène le 216 e anniversaire du soulèvement général des esclaves de Saint-Domingue ayant conduit à la proclamation de l’Indépendance d’Haïti, le 1 er janvier 1804.
Souvenir du congrès du Bois-Caïman
Le 14 août 1791, soit une semaine avant ce soulèvement, il y eût, à Bois-Caïman, dans la plaine du Nord, un congrès réunissant de nombreux esclaves sous les auspices de Boukman.
Ce premier acte de la révolution des esclaves prit la forme d’une cérémonie vaudoue. En quelques jours, toutes les plantations du Nord furent réduites en flammes et un millier de blancs, massacrés. Les bandes d’esclaves poursuivirent leur mouvement jusqu’à la proclamation de l’Indépendance nationale.
Deux siècles plus tard, Haïti se trouve face à son ancienne puissance coloniale dans le domaine du football. Les petits Haïtiens devraient affronter les bleuets à bras-le-corps, pour gagner une seconde bataille contre les Français.
Un match entre David et Goliath
« Le match contre la France, par rapport à notre passé commun, c’est un peu l’affrontement entre un père et son fils (…) Il y a parfois de la rivalité, mais toujours du respect », affirme le sélectionneur haïtien Jean Yves Philogène Labaze, interrogé par un Journaliste de la Fédération internationale de football (Fifa).
Pour François Blaquart, entraîneur de l’équipe de France, « Haïti, c’est comme un membre de la famille. On ne peut que se réjouir de leur présence et les féliciter d’être arrivés à ce niveau ».
Voilà pourquoi, le match Haïti-France est, selon la Fédération internationale de Football Association (Fifa), « une affaire de famille ».
En Haïti, tout le monde attend de célébrer une victoire haïtienne contre l’ancienne métropole, comme c’était le cas pour le Nigeria qui a tenu en échec l’équipe française, d’entrée de jeu dans cette compétition, par deux buts à un.
Haïti partage le Groupe D avec la France, le Japon et le Nigeria. Battus par le Japon (3-1) en couverture de ce championnat mondial, les Haïtiens U-17 n’ont rien à perdre face aux Français avant d’affronter les Golden Eagles du Nigeria.
« S’il faut rester dans cette coupe du monde, nous devons coûte que coûte battre les petits Français pour consolider les acquis de 1804 », estime un jeune haïtien, fanatique de football, questionné par AlterPresse.
Pour les joueurs français, ce n’est nullement une question d’histoire, mais de qualification. Pour eux, ce sont les trois points qui comptent.
« Pour nous, il s’agit surtout d’aller chercher la victoire. C’est évidemment un match particulier, mais sans doute plus pour eux que pour nous. Ils seront encore plus motivés contre la France que contre les autres équipes », indique le jeune attaquant français Damien Le Tallec.
L’avant-centre français souhaite rester en Corée du Sud jusqu’au 9 septembre pour disputer la grande finale de cette coupe du monde.
« Nous devons gagner nos deux matches pour réaliser le premier objectif. Si nous nous qualifions, nous penserons alors aux matches suivants, l’un après l’autre. Mais, nous sommes optimistes », soutient-il.
Le Sélectionneur haïtien, optimiste malgré tout…
En tout cas, ce sont les résultats qui comptent. La sélection haïtienne est en Corée du Sud pour apprendre des expériences d’autres grandes nations en matière de football.
« Jouer des rencontres face à de grandes nations, c’est comme si nous posions des questions à nos aînés. Nous avons posé des questions au Japon et nous avons reçu les réponses : un manque d’attention et de concentration et nous encaissons trois buts. Maintenant, nous avons nos premières réponses. Mais nous apprenons vite, et ces questions, nous ne les poserons plus contre la France », affirme Jean Yves Labaze, optimiste.
« Tout le monde nous présente comme les petits poucets du groupe, et même du tournoi, mais cela ne nous fait pas peur. Lors des qualifications, nous étions dans la même situation et regardez le résultat. Nous avons joué sans complexe face au Mexique et cela nous a réussi. Haïti est en Corée aujourd’hui, alors que les champions en titre n’y sont pas », expliquait le sélectionneur haïtien quelques heures avant l’ouverture de la compétition.
Dans ce cas, Haïti n’a d’autre choix que d’engranger trois points face à la France pour conserver toutes ses chances de qualification – même une place de meilleure équipe troisième – pour les huitièmes de finale.
D’aucuns pensent que l’unique et superbe but haïtien, marqué face au Japon par le jeune Guemsly Joseph Junior, devrait servir de catalyseur aux protégés de Jean Yves Philogène Labaze pour se faire découvrir par les riches clubs européens. [do rc apr 21/08/2007 11 :50]
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Source
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6323
Commentaires :
J’ai relu plusieurs fois l’approche de ce journaliste qui à mon sens va un peu loin dans ses considérations autour d’un match de football qui va opposer deux nations qui ont partagé une histoire commune.
Ces idées sont plus fortes que celles exprimées par la presse lors d’une confrontation entre les USA et l’IRAN mené par les Ayatollah.
Cependant je pense qu’il est impossible de ne recadrer dans le contexte haïtien cette confrontation dans un plan extra sportif en faisant appel à notre histoire. Je dis bien dans le contexte haïtien car ils sont nombreux les français qui à l’image de l’attaquant de la sélection française de moins de 17 ans qui ignorent les liens historiques entre Haïti et la France.
Loin de prendre ce fait comme un acte d’ignorance de la part des français cette méconnaissance de l’intersection de l’histoire de France et d’Haïti a été longtemps voulue par les gouvernements et l’administration français qui n’incluent pas dans leurs manuels d’histoire les éléments historiques de leur ancienne colonie.
Il faut se rappeler que tandis que l’empereur Jean Jacques Dessalines déclarait l’indépendance d’Haïti le premier janvier 1804, dans une cérémonie des plus fastueuse, Napoléon Bonaparte se faisait sacrer empereur.
La défaite de ses troupes des mains de l’armée indigène formée par les anciens esclaves aurait représenté une tache et un point obscur de sa couronne. Deux siècles plus tard, rien n’a été fait pour rétablir cette vérité de l’histoire puisque ce même Napoléon avait eu à dire que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste. Les principes chers aux français ont été appliqués à la lettre par les esclaves qui ont créé HAITI. D’un point de vue idéologique HAITI devrait représenter la fierté de l’idéal français !
Nous autres haïtiens résidant en France nous nous servons de la moindre occasion pour combler ce vide.
Nous comprenons certainement qu’une activité sportive ou autre qui mettra aux prises haïtiens et français ne pousse pas à remuer les cendres pour redorer notre blason et nous ressources dans cette victoire qui nous a permis de rentrer de plein pied et la tête haute dans l’universel !
Pour un match de football il faut trouver les mots justes pour rameuter les troupes et faire monter l’adrénaline. La sélection Haïtienne des moins de 17 ans a eu une prestation de haut niveau technique mais ils ont flanché par manque d’expérience par un mental d’amateurs. Si la révolution haïtienne peut servir a reforger ce mental pendant les quatre vingt dix minutes du match que Labaze leur parle alors de Toussaint Louverture, de Jean Jacques Dessalines, de Capois La Mort, de la bataille de vertières, de la bataille de la ravine à couleuvre.
Qu’il leur fasse répéter ce texte que nous rapporte le livre d’histoire de Roger Dorsainville : « quand un boulet lui renverse son chapeau, en avant en avant crie t-il quand même, quand un boulet lui renverse son cheval, en avant en avant crie –t-il quand même, les boulets sont de la poussière »
Ouf ! Je me suis laissé emporter…Il ne s’agit que d’un match de football. On ne lâche surtout rien les jeunes !
GRENADIERS A L’ASSAUT !!!
Dr JJ 21/08/07
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6323
Commentaires :
J’ai relu plusieurs fois l’approche de ce journaliste qui à mon sens va un peu loin dans ses considérations autour d’un match de football qui va opposer deux nations qui ont partagé une histoire commune.
Ces idées sont plus fortes que celles exprimées par la presse lors d’une confrontation entre les USA et l’IRAN mené par les Ayatollah.
Cependant je pense qu’il est impossible de ne recadrer dans le contexte haïtien cette confrontation dans un plan extra sportif en faisant appel à notre histoire. Je dis bien dans le contexte haïtien car ils sont nombreux les français qui à l’image de l’attaquant de la sélection française de moins de 17 ans qui ignorent les liens historiques entre Haïti et la France.
Loin de prendre ce fait comme un acte d’ignorance de la part des français cette méconnaissance de l’intersection de l’histoire de France et d’Haïti a été longtemps voulue par les gouvernements et l’administration français qui n’incluent pas dans leurs manuels d’histoire les éléments historiques de leur ancienne colonie.
Il faut se rappeler que tandis que l’empereur Jean Jacques Dessalines déclarait l’indépendance d’Haïti le premier janvier 1804, dans une cérémonie des plus fastueuse, Napoléon Bonaparte se faisait sacrer empereur.
La défaite de ses troupes des mains de l’armée indigène formée par les anciens esclaves aurait représenté une tache et un point obscur de sa couronne. Deux siècles plus tard, rien n’a été fait pour rétablir cette vérité de l’histoire puisque ce même Napoléon avait eu à dire que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste. Les principes chers aux français ont été appliqués à la lettre par les esclaves qui ont créé HAITI. D’un point de vue idéologique HAITI devrait représenter la fierté de l’idéal français !
Nous autres haïtiens résidant en France nous nous servons de la moindre occasion pour combler ce vide.
Nous comprenons certainement qu’une activité sportive ou autre qui mettra aux prises haïtiens et français ne pousse pas à remuer les cendres pour redorer notre blason et nous ressources dans cette victoire qui nous a permis de rentrer de plein pied et la tête haute dans l’universel !
Pour un match de football il faut trouver les mots justes pour rameuter les troupes et faire monter l’adrénaline. La sélection Haïtienne des moins de 17 ans a eu une prestation de haut niveau technique mais ils ont flanché par manque d’expérience par un mental d’amateurs. Si la révolution haïtienne peut servir a reforger ce mental pendant les quatre vingt dix minutes du match que Labaze leur parle alors de Toussaint Louverture, de Jean Jacques Dessalines, de Capois La Mort, de la bataille de vertières, de la bataille de la ravine à couleuvre.
Qu’il leur fasse répéter ce texte que nous rapporte le livre d’histoire de Roger Dorsainville : « quand un boulet lui renverse son chapeau, en avant en avant crie t-il quand même, quand un boulet lui renverse son cheval, en avant en avant crie –t-il quand même, les boulets sont de la poussière »
Ouf ! Je me suis laissé emporter…Il ne s’agit que d’un match de football. On ne lâche surtout rien les jeunes !
GRENADIERS A L’ASSAUT !!!
Dr JJ 21/08/07
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