Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 4 juin 2007
RFO PARLE DE LA PARTICIPATION DE LA GUADELOUPE A LA GOLD CUP... DERBY REGIONAL EN PERSPECTIVE HAITI VS GUADELOUPE
La Guadeloupe en Gold Cup
L’équipe de football de Guadeloupe participe, du 6 au 24 juin 2007, à la 9ème édition de la Gold Cup aux Etats-Unis.
1ère participation à la Gold Cup
La Guadeloupe s’apprête à disputer la Gold Cup, une première dans son histoire footballistique. Pourtant, dans les rues de Pointe-à-Pitre, mis à part les amoureux du ballon rond qui trépignent déjà à l’idée de voir à l’œuvre leurs sélection, peu de gens savent réellement l’importance et le prestige d’un tel évènement à travers la région caraïbe et nord-américaine. Les hommes de Roger Salnot, de leur côté, n’ont que faire des on dit. Ils ont déjà plongé dans la compétition. Leur sélectionneur n’a pas eu besoin de les motiver. « Les gars sont conscients de l’enjeu, de la chance qu’ils ont de pouvoir côtoyer ce niveau. Arriver là, c’est une consécration. Une chance à saisir, notamment pour ceux qui souhaitent se faire remarquer
Collectivement même si on termine 4ème et dernier de notre poule, ce sera bien. Nous ne nous mettrons aucune pression inutile. Seulement celle de bien faire... et de ne pas être ridicule », a déclaré Jocelyn Angloma, l’ancien international français, dans les colonnes du bimensuel ultramarin Rootsports. Les joueurs guadeloupéens sont extrêmement motivés et enthousiastes. Pour le conseiller technique régional de la Guadeloupe Franck Louis, en poste depuis septembre 1999, il ne fait aucun doute que la sélection antillaise va défendre son blason. Dans les hautes sphères du football local, une stratégie d’intégration de joueurs professionnels évoluant à l’étranger (Europe) avec de jeunes talents locaux a été défendue, afin d’arriver à rivaliser avec des sélections nationales. « On attend de joueurs professionnels qu’ils apportent leur rigueur, leur professionnalisme dans la préparation, l’entame et la gestion des moments forts d’un match. Nos joueurs locaux sont loin d’être des manchots techniquement, mais la venue des pros doit leur permettre de passer un palier. Ils vont être rassurés. Ils vont bénéficier de l’expérience de leurs coéquipiers plus habitués aux rendez-vous à enjeux. Amateurs et professionnels vont aussi prendre conscience des qualités des uns et des autres. Cette rencontre ne peut qu’être bénéfique à l’ensemble de l’équipe », poursuit Franck Louis.
Les cinq fantastiques
Les éléments « européens », venus rejoindre la sélection guadeloupéenne, sont au nombre de cinq. Grandel est le gardien du temple. Portier du club hollandais du FC Utrecht, le Guadeloupéen se caractérise par un grand gabarit mais des sorties aériennes et dans les pieds très rapides et justes. Il a évolué à Libourne-Saint-Seurin, avec Troyes avant de se poser en Hollande. Il est un des cadres de l’équipe. David Sommeil est un des meilleurs défenseurs français. L’ancien Girondin et Marseillais joue depuis plusieurs saisons en Angleterre. Son sens du placement, ses jaillissements au sol, son bon jeu de tête et sa capacité à marquer à la culotte n’importe quel crack du football en font une pièce maîtresse de l’effectif de Roger Salnot. Miguel Comminges n’est pas forcément le plus connu des joueurs guadeloupéens de l’étranger. Le défenseur de Reims n’est toutefois pas là par hasard. Le défenseur est l’une des valeurs sûres de l’équipe champenoise. Polyvalent, il peut occuper sans problèmes chacun des postes défensifs. Le Dijonnais Mickaël Tacalfred évolue dans le même registre que Comminges. Ensemble, ils devraient apporter cette solidité défensive essentielle à un groupe porté vers l’attaque. Le duo aurait dû être complété par la présence d’un « ancien » de la sélection, le jeune défenseur Marseillais et international espoir Ronald Zubar. Blessé à la cuisse, c’est la mort dans l’âme que le solide défenseur central guadeloupéen a renoncé à la sélection. Il a néanmoins promis de faire le déplacement à Miami (Etats-Unis) pour venir encourager ses potes. En attaque, les Guadeloupéens pourront compter sur l’attaquant vif-argent, de Brest, Richard Socrier.
Angloma, chef de file de la nouvelle génération
Mais la star du groupe est bel est bien Jocelyn Angloma, l’un des plus beaux palmarès du football français. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille et international A avec les Bleus est le plus âgé donc le plus expérimenté. A 39 ans, le natif de Morne-à-l’Eau reconverti en milieu de terrain défensif et parfois offensif est le fer de lance de la sélection. Vainqueur de la Ligue des champions 1993 avec l’OM face au Milan AC son aura reste intacte aussi bien auprès des joueurs des autres nations représentés en Gold Cup qu’auprès de ses coéquipiers. Le règlement de la Gold Cup autorise une formation comme la Guadeloupe, assimilée à la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) à faire appel à des éléments internationaux n’ayant plus porté le maillot national depuis au moins cinq ans. Ce qui est son cas. La Guadeloupe a beau partir dans l’inconnu, mais avec une telle équipe il est peu probable qu’elle se retrouve dans la situation de la victime expiatoire. Puis avec des joueurs du cru très adroits devant le but adverse comme Dominique Mocka, Loïc Lebon et Ludovic Gotin qui culmine à 6 buts chacun depuis le 19 août 2006, la Guadeloupe peut réellement atteindre son objectif. « Sur le papier, il faut être réaliste. Nous avons très peu de chance de nous qualifier. Dans notre groupe des formations nationales telles que le Canada, Haïti et surtout le Costa Rica nous sont supérieures. Maintenant une bonne entame de tournoi peut nous ouvrir les portes du rêve. Nous sommes conscients d’être le petit poucet de la compétition. Je pense toutefois que viser des quarts de finale est un objectif censé », émet Franck Louis. Jocelyn Angloma abondait dans le même sens, toujours dans Rootsports, lorsqu’il déclare que : « Le tirage au sort de notre poule avec Costa Rica, Canada et Haïti, est très difficile (...) Nous y allons pour jouer notre va-tout. Pour faire bonne figure. Même si nous restons réalistes. Nous sommes bien sûr, sur le papier, la formation la plus faible des quatre. Mais c’est bien connu, le football peut parfois conduire à des surprises. »
Coup d’envoi le 6 juin
Cette 9ème édition de la Gold Cup de la CONCACAF, équivalent d’une Coupe d’Afrique ou encore d’une Coupe d’Europe des nations, rassemble les douze meilleures nations actuelles du bassin Caraïbe. Le tournoi se tient cette année, du 6 au 24 juin 2007, aux Etats-Unis, sur six sites disséminés dans plusieurs agglomérations du pays (l’Orange Bowl de Miami, Le Home depot Center de Los Angeles, le Reliant Stadium de Boston, le Reliant Stadium de Houston et le Soldier Field de Chicago). Les formations au départ de la compétition caribéenne sont Cuba, Honduras, Panama, Mexique, Salvador, Guatemala, Trinité et Tobago, Etats-Unis, Canada, Haïti, Costa Rica et Guadeloupe. Réparties dans trois poules de quatre équipes, seules les deux premiers du groupe se qualifient pour les quarts de finale. La Guadeloupe a de redoutables et expérimentés adversaires. A commencer par le Canada, classé à la 94ème place mondiale, dont la colonne vertébrale est composée majoritairement de joueurs européens naturalisés et évoluant dans le championnat nord-américain (MLS). Le jeu pratiqué par les hommes de Dale Mitchell est rapide, athlétique à la manière des anglo-saxons et posé au sol. Les protégés de Rodolfo Villalobos sont 50ème au classement FIFA. Le Costa Rica reste sur trois participations d’affilée en phase finale de Coupe du monde. Cette même équipe a tenu la dragée haute à l’équipe de France de football, en septembre 2005, ayant même mené 2 buts à 0 avant d’être rejoint au score et dépassé à la marque dans les derniers instants du match. Rodé aux joutes internationales, le Costa Rica a une grande expérience des rencontres à enjeux. Le jeu costaricain est léché, car les joueurs sont techniques. Déroulant un jeu ultra-rapide à une touche de balle et toute en déviation, les expérimentés Costaricains apparaissent comme les favoris de leur groupe.
Haïti/Guadeloupe, le derby régional
Enfin, l’équipe d’Haïti, récent vainqueur de la Coupe des Caraïbes, 2 buts à 1, contre le pays hôte Trinité et Tobago, est une équipe très rude sur l’homme. La 85ème meilleure équipe du monde, entraînée par le Cubain Luis Amelio Garcia, se démarque aussi par la vitesse de son jeu en mouvement porté vers l’avant. Ses joueurs très présents dans les duels, le sont aussi en attaque où certains d’entre eux, talentueux et efficaces, se distinguent par leur rapidité. Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes à Trinité et Tobago, la Guadeloupe s’était inclinée 3 buts à 1. Tout comme la formation des petites Antilles française, la nation de Toussaint Louverture n’évoluait pas avec l’intégralité de ses professionnels, notamment le défenseur nantais Jean-Jacques Pierre.
La rencontre Haïti/Guadeloupe, programmée le 6 juin à l’Orange Bowl de Miami, a des parfums de derby. Les joueurs des deux formations parlent le créole et usent couramment de la langue française. Leurs histoires s’entrecoupent et la géographie humaine fait que de nombreux Haïtiens ont choisis la Guadeloupe pour vivre.
« Nos deux formations se respectent. Nous sommes francophones, eux aussi. Les Haïtiens nous connaissent bien. Ils sont nombreux à habiter la Guadeloupe. Maintenant, Haïti n’est pas une petite nation de football. Ce pays possède une vraie histoire avec le football. En 1974, l’île a participé à la Coupe du monde. Les joueurs sont dépositaires d’une identité de jeu et d’une grande histoire avec le football. Puis, ce sport est si populaire chez eux que dans les difficultés du quotidien le football apporte à la population une fenêtre vers le rêve. L’enjeu est tout autre pour eux. On peut toutefois parler d’un véritable derby de la Caraïbe. Nous sommes prévenus. Avec la forte diaspora haïtienne résidente à Miami et mobilisée pour le match, il ne fait aucun doute que nous jouerons à l’extérieur et eux à domicile », soutient le Conseiller technique régional guadeloupéen Franck Louis.
La Guadeloupe, un jeu à la française
Pour Thierry Moncontour, journaliste martiniquais et également un des présentateurs de l’émission Couleurs Sport sur la chaîne RFO, « cette équipe de Guadeloupe peut espérer réaliser un bon tournoi, car elle possède un bon équilibre entre jeunes joueurs locaux pleins de talents et des joueurs professionnels expérimentés et heureux de défendre les couleurs de leur île. Face à Haïti la tâche s’annonce dure, mais un bon résultat [victoire ou nul] et le rêve est permis. »
Depuis le 19 août 2006 jusqu’au 20 mai 2007, l’équipe de football de Guadeloupe a disputé pas moins de vingt-cinq matchs pour quinze victoires, deux nuls et quatre défaites. Elle est allée à Trinidad, en janvier 2007, chercher sa qualification pour leur première phase finale de la Gold Cup. Pour atteindre « les quarts de finale de la compétition, bien représenter le football francophone à travers [notre] prestation, [d’] ouvrir des perspectives d’échanges avec les autres nations de la caraïbe et des Amériques (nord, centre et sud) », la sélection guadeloupéenne va devoir puiser dans ses ressources physiques et mentales et s’appuyer surtout sur son jeu. La formation caribéenne évolue habituellement avec deux schémas tactiques de prédilection ; un 4-4-2 ou alors un 4-5-1. L’équipe antillaise a une bonne animation offensive et défensive. Le sélectionneur Roger Salnot aime l’attaque. Longtemps inspiré par le grand Brésil de Pelé, les Antillais se sont de plus en plus tournés vers l’Europe. La sélection guadeloupéenne a d’ailleurs un jeu à la française, c’est-à-dire un jeu léché avec des attaques rapides, placées avec redoublements de passes. Les Guadeloupéens ont pris cette compétition très au sérieux.
En marche vers l’histoire
C’est à l’hôtel Gosier de Pointe-à-Pitre que les joueurs se sont préparés une semaine avant leur départ pour les Etats-Unis début juin. Roger Salnot a fait appel à vingt-trois joueurs pour mettre en place et travailler le schéma tactique de son équipe sur le terrain synthétique du CREPS Antilles-Guyane. Les terrains en herbes guadeloupéens, étant en mauvais état cette saison, sont quasiment impraticables à cause de la sécheresse, il fallait ainsi trouver un recours. Deux matchs amicaux, dont un contre une sélection regroupant des éléments du champion de Guadeloupe Morne-à-l’Eau et de son dauphin le Sporting Club Moule (CSM), ont également été programmé comme tour de chauffe avant les choses sérieuses. La légende du football guadeloupéen est en marche...
LA SELECTION DE GUADELOUPE
Jocelyn Angloma (Etoile), Aurélien Capoue (FC Nantes), Miguel Commingues (Reims), Fabrice Mercury (CSM), Richard Socrier (Stade Brestois), Philippe Durpes (Romorantin), Marius Fausta (Evolucas), Cédric Fiston (Solidarité Scolaire), David Fleurival (FC Tours), Ludovic Gotin (CSM), Franck Gradel (FC Utrecht), Léry Hanany (Racing Club), Jean-Luc Lambourde (Amical Club), Loïc Laval (FC Utrecht), Dominique Mocka (JSVH), Willy Laurence (Etoile), Ludovic Quistin (Tamworth), Fabien Raddas (Poissy), David Sommeil (Sheffield), Constant Thérésine (AS Gosier), Alain Vertot (Etoile) et Mickaël Tacalfred (Dijon).
Ismaïl Mohamed Ali, le 4 juin 2007
Sarita Valdez affirme que la majorité des décès est causée par des armes a feu. Les cas de mort violente en hausse
Il a informé que durant les cinq premiers mois de cette année l’institut de pathologie légale a réalisé plus de 600 autopsies ; des statistiques qui sont égales ou légèrement supérieures à celle de la même période de l’année passée.
Il a ajouté que le fait que la majorité de ces décès ait été causée par des armes à feu doit être motif de préoccupation.
Elles sont en nombre très réduit les autopsies que nous réalisons sur des cadavres d’individus dont le décès ait été causé par des armes blanches, armes contondants ou à coups de machettes, le dénominateur commun sont les assassinats par armes à feu et ce fait doit être très préoccupant parce qu’il indique que dans ce pays tout le monde est armé jusqu’aux dents » a souligné le Docteur Sarita Valdez.
Interviewé au cours du programme D’Agenda que produit le journaliste Hector Herrera Cabral sur les onde de Telesistema Canal 11, le pathologiste, ha attribué la situation de criminalité que connaît le pays aux illégalités sociales, au manque d’éducation, à la destruction des familles, et la consommation élevée de drogues et d’alcool. Il a affirmé qu’étant donné la diversité des composantes qui la provoquent, ce fléau doit être affronté par une croisade.
Il demande le respect.
Le Docteur Sarita Valdez a suggéré à la police Nationale et aux représentants du ministère public de s’abstenir d’émettre des opinions sur les causes des décès résultant de faits violents, jusqu’à ce que l’on ait les résultats des expertises réalisées.
Il a admis que cette suggestion est dirigée aux autorités pour éviter de tomber dans le piège d’assassiner un individu deux fois, en offrant des détails qui bien souvent portent atteinte à la morale de la victime.
Dans un autre ordre d’idées, le fonctionnaire a réitéré refus à l’approbation du projet de loi qui crée l’Institut National de sciences légales, en affirmant que celui-ci augmenterait le coût des autopsies.
Comme preuve de son affirmation, le Docteur Sarita Valdez a admis que déjà en médecine légale de la ville de Santiago on a commencé à toucher une somme élevée d’argent pour la réalisation de ce type d’expertise, par une mesure disposée par le docteur Francisco Dominguez Brito quand il occupait les fonctions de procureur général de la république, et qui est l’auteur de la dit projet de loi.
Article original paru en Espagnol dans l'édition digitale du journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24273) traduit en Français par Thom Gato pour Haiti Recto Verso.
Dernière phase des célébrations du centenaire de Jacques Roumain
A la capitale haïtienne, la Direction nationale du livre, une structure du ministère de la culture et de la communication, a organisé dans la soirée du jeudi 31 mai 2007 une manifestation culturelle baptisée « Je dis Roumain ». Les artistes et écrivains Wooly Saint Louis Jean, Pierre Brisson, Syto Cavé, Georges Castera, Josaphat Large, Clotaire Saint-Natus, James Noël et le groupe Acajou étaient invités à créer l’ambiance.
Cette activité a eu lieu une semaine avant la 13e édition de « Livres en Folie », la plus grande foire du livre haïtien, initiée par le quotidien Le Nouvelliste et ses partenaires. Les livres de Jacques Roumain seront disponibles à « Livres en Folie ».
La Librairie « La Pléiade » annonce pour les 4 et 6 juin 2007, deux soirées Éclairage sur Jacques Roumain. Des témoignages, conférences, débats, poésie et musique sont au programme.
A Montréal, Haïtiens et étrangers s’apprêtent à commémorer à leur manière le centenaire de la naissance de l’auteur du roman à succès « Gouverneurs de la rosée ». Une grande activité de retrouvailles culturelles est annoncée par le collectif « Les Dimanches Littéraires ». Au cours de cette manifestation, Ghislaine Rey-Charlier, contemporaine de Roumain, témoignera de la vie du célèbre intellectuel. Un extrait de « Gouverneurs de la rosée » sera joué par deux jeunes : Emmanuelle Romilus et Marlan Menuau.
Des poèmes de Jacques Roumain seront lus par Marie-Michèle Amédée, Maguy Métellus, Roland Menuau et Numa Innocent en plus des chansons qui seront interprétées par Marc-Yves Volcy et Vilbrun Romilus, a-t-on appris.
A Gros-Morne dans le département de l’Artibonite (Nord), une association dénommée « Roumain Social » s’est lancée depuis 7 ans dans des activités humanitaires de solidarité avec les enfants démunis de la région, pour leur permettre d’aller à l’école.
Mobilisant les cotisations des élèves du lycée Jacques Roumain de Gros-Morne, l’association a pu voler au secours de 400 enfants de 7 à 10 ans.
Parallèlement, le Centre de documentation Jacques Stephen Alexis, du nom d’un autre important écrivain haïtien décédé, entame toute une série d’activités pour marquer ce centenaire.
A la Faculté des sciences humaines, des conférences-débats ainsi que des expositions de photos de Jacques Roumain et de Jacques Stephen Alexis ont eu lieu au cours du premier semestre, à l’initiative des étudiants.
L’année 2007 a été décrétée par le gouvernement haïtien « Année Jacques Roumain ». Une commission gouvernementale a été instituée, laquelle avait lancé le 9 février 2007, ses activités au Ministère de la culture en présence de la fille du célèbre écrivain, Carine Roumain, ainsi que des amis de Jacques Roumain, dont Max Sam et Max Vieux.
Des conférences-débats sur différentes facettes de Roumain ont été organisées durant le premier semestre de l’année. Jacques Roumain en lutte : occupation, impérialisme, capitalisme ; le communisme haïtien - dépasser le traumatisme duvaliérien (débats politiques) ; histoire réelle du parti communiste haïtien (liaisons avec le PC Cubain, les renégats… …) ; la paysannerie pauvre ; le vrai J. Roumain, sans déification - dépasser J. Roumain ; la campagne antisuperstitieuse : hier et aujourd’hui, sont quelques-uns des thèmes débattus durant cette célébration.
Né le 4 juin 1907, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à l’âge de 37 ans. Il a pratiqué presque tous les genres littéraires. Chantre de la solidarité humaine, Roumain est reconnu comme l’auteur qui a écrit le roman haïtien le plus célèbre et le plus traduit « Gouverneurs de la rosée ». [do gp apr 01/06/2007 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6064
Football : Sélection U-17 d’Haïti bat Cleveland 2 à 1
La sélection haïtienne de football des moins de 17 ans a battu le club américain de Cleveland (Ohio) par 2 buts à 1 lors d’un match amical disputé devant quelques centaines de spectateurs dimanche soir au stade Sylvio Cator (Port-au-Prince).
Peterson Joseph (22’) et Nicolas Pérou (52’) ont marqué les deux buts du onze national avant qu’Andrew Bretcher (85’) ne réduise le score.
Haïti doit participer du 18 août au 9 septembre au Mondial U-17 en Corée du Sud.
Football : Haïti bat Motagua du Honduras 1-0 avant la Gold Cup
La sélection haïtienne de football devait regagner sa base à Miami dimanche, quelques heures après sa victoire face au club hondurien du Motagua sur le score de 1 but à 0, lors d’un ultime match de préparation disputé samedi soir à Orlando.
Champions de la Caraïbe, les haïtiens feront leur entrée dans la Gold Cup mercredi prochain contre la Guadeloupe au stade Orange Bowl de Miami. Ils affronteront ensuite le Costa Rica et le Canada pour le compte du premier tour.
Haïti/Football : Une vingtaine de stations de radio et chaînes de télévision autorisées à retransmettre la Gold Cup
P-au-P, 1er juin 07 [AlterPresse] --- Une vingtaine de stations de radio et de télévision haïtiennes sont autorisées à assurer la retransmission de la Gold Cup (Coupe d’Or) de football qui se tiendra aux Etats-Unis d’Amérique à partir du 6 juin 2007, suivant les explications fournies à la Presse ce 1er juin 2007.
A cette édition de la Coupe d’Or, à laquelle participe la sélection haïtienne senior de football, les médias haïtiens retenus auront à payer des frais à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), dépositaire des droits de retransmission.
Pendant que les chaînes de télévision hertzienne auront à verser à la TNH 10,000 dollars américains, les treize stations de radio admises doivent payer, à leur tour, une modique somme de 300 dollars américains, indique le chef de cabinet du Ministre de la culture et de la communication, Auguste D’Meza.
Les stations de radio et de télévision autorisées n’auront qu’à diffuser cinq spots publicitaires d’intérêt général exigés par le gouvernement haïtien. Ces spots concerneront, entre autres, la protection de l’environnement et la santé, selon D’Meza.
Par contre, les stations des villes de province n’auront à payer aucun droit pour relayer cette compétition. Toutefois, elles doivent identifier la source d’où proviennent les images.
Le droit de retransmission de la Gold Cup est estimé à 200,000 dollars américains.
La Digicel, une compagnie de téléphonie mobile établie depuis une année en Haïti, est à la fois le sponsor officiel de la sélection haïtienne de football et de la Télévision nationale d’Haïti.
« Nous avons rencontré plusieurs responsables d’entreprises, mais c’est la Digicel qui a gagné », explique Pradel Henriquez, directeur général de la TNH.
La Digicel apporte un appui de 75% pour permettre à la télévision nationale de répercuter les images de cette compétition.
Avec la participation de l’équipe haïtienne de football, la Coupe d’Or devient un événement d’une importance capitale pour les Haïtiens, estime le chef de cabinet du Ministre de la culture.
Du 6 au 24 juin 2007, tous les regards seront fixés sur les Etats-Unis d’Amérique où se joueront les principaux matches de cette compétition.
« C’est un devoir pour nous d’assurer la plus large diffusion de la Gold Cup pour permettre à tout Haïtien de vivre cet événement », affirme Auguste D’Meza.
Pour son premier match dans la même soirée du 6 juin 2007 (21:00, heure de Miami), Haïti affronte la formation de la Guadeloupe devant un public floridien que les joueurs haïtiens connaissent très bien.
Très nombreux aux Etats-Unis d’Amérique, notamment à Miami, les compatriotes Haïtiens devraient faire le déplacement en foule pour supporter l’équipe nationale de football pendant ses confrontations.
Les deux autres rencontres du onze national pour le premier tour de la compétition seront disputées respectivement les 9 juin (Haïti vs Costa Rica) et 11 juin (Haïti vs Canada).
Dans la préparation de cette compétition, Haïti a enregistré cette semaine une défaite face à Trinidad & Tobago (0-1) et une victoire face à l’équipe de St-Vincent & Les Grenadines (3-0) dans le cadre d’un tournoi organisé par la Digicel. [do rc apr 01/06/2007 12 : 15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6061
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Commentaires:
Nous autres de la Diaspora européenne nous sommes entrain de nous vouer à tous les saints pour savoir comment faire pour suivre les matchs de la sélection haïtienne lors de la Gold Cup.
Pour l’instant nous ne disposons que les ondes de radio capter par le réseau internet. Le décalage horaire aidant nous nous préparons à veiller avec les footballeurs haïtiens.
D'intérêt mondial...Poutine menace de pointer des missiles vers l'Europe...Vers la reprise de la Guerre Froide ?
"Si le potentiel nucléaire américain s'étend sur le territoire européen, nous devrons prendre de nouvelles cibles en Europe", a déclaré le chef de l'Etat russe dans un entretien avec plusieurs médiaux occidentaux, dont le quotidien italien Corriere della Sera.
"Il revient à nos militaires de définir ces cibles tout comme de choisir entre missiles balistiques et missiles de croisière", a ajouté le maître du Kremlin, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.
"Nous voulons rééquilibrer les instruments de défense avec des outils offensifs plus efficaces, mais nous savons que cela risque de relancer une course aux armements, dont nous ne serions cependant pas responsables", a-t-il poursuivi.
Alors que le prochain sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) approche - il se tiendra de mercredi à vendredi - il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l'Europe en "poudrière" et consacre "l'impérialisme" américain, selon M. Poutine.
"Si des composantes stratégiques de l'arsenal américain font leur apparition en Europe près de nos frontières, nous serons obligés de (...) supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement", a aussi lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dimanche sur la chaîne de télévision Vesti-24.
Joignant le geste à la parole, la Russie a testé le 30 mai un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, en "réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires", a aussitôt clamé M. Poutine, soit en d'autres termes au projet de bouclier américain.
Quinze ans après l'effondrement de l'Union soviétique et la fin de la Guerre froide, la Russie voit d'un très mauvais oeil l'Otan s'étendre vers l'Est et les bases américaines se multiplier à ses portes, de la Roumanie au Kirghizstan.
"Regardez simplement la carte - (la défense antimissile mondiale américaine) est en train d'être déployée le long du périmètre de la Russie, et aussi, incidemment, de la Chine", a relevé M. Lavrov.
Comme au temps de la guerre froide, lorsque l'URSS et les Etats-Unis se mesuraient en permanence à l'aune de leur potentiel stratégique, Moscou affirme que ce bouclier accroît les risques d'un conflit nucléaire et ébranle l'équilibre stratégique du monde.
Les Américains, qui veulent installer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque dans le cadre de ce projet de bouclier antimissile, affirment sans cesse, quant à eux, que celui-ci n'est pas dirigé contre la Russie, mais contre des Etats comme l'Iran.
"On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n'a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes", rétorque M. Poutine.
Moscou voudrait que Washington abandonne son projet en faveur d'une politique commune de défense qui inclurait la Russie. Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a d'ailleurs appelé dimanche à de nouvelles consultations sur un bouclier antimissile commun Otan-Russie.
"Nos conclusions montrent clairement que se défendre contre des menaces qui n'existent pas n'a pas de sens. Il serait bien mieux de reprendre le travail dans le cadre du Conseil Otan-Russie sur la création d'un grand théâtre de défense antimissile" commun, a-t-il déclaré.
http://news.fr.msn.com/monde/Article.aspx?cp-documentid=5149585
dimanche 3 juin 2007
Les travaux de modernisation de l'Aéroport vont bon train
Depuis quelques semaines, l'Aéroport international Toussaint Louverture s'est transformé en un véritable chantier où ingénieurs et ouvriers s'activent à transformer l'espace aéroportuaire. Les travaux doivent s'étendre sur plusieurs années. Ces travaux de modernisation actuellement en cours comprennent deux volets, selon les informations fournies par le directeur général de l'Autorité Aéroportuaire National, l'ing. Lionel Isaac:
-un volet d'entretien exécuté exclusivement par des ingénieurs haïtiens relevant de Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN). Ces travaux visant la réfection, par l'apposition de dalles de béton, de l'aire de stationnent des avions très abîmée et qui n'a bénéficié d'aucun service de réhabilitation au cours des dernières décennies passées;
- un volet de préparation à l'installation de ''Jet Bridges'' ( passerelles télescopiques) permettant aux voyageurs de se rendre de l'avion à la salle de débarquement et vice versa sans mettre pieds à terre. D'ici la fin du mois de juillet prochain, informe M. Isaac, si les équipements qui doivent provenir des Etats-Unis et de la République Dominicaine arrivent à temps, trois passerelles pouvant s'adapter à n'importe quel type d'avion seront installées par la firme américaine JCI qui, dans le cadre de ces travaux, a passé un accord de sous-traitance avec une firme haïtienne.
« La détérioration de la piste de stationnement met en péril les moteurs des avions qui fréquentent l'aéroport » explique Lionel Isaac justifiant la nécessité de cette réparation. Quant aux passerelles, c'est un atout considérable au niveau de la sécurité. Quelqu'un qui se trouve sur la rampe ne pourra pas accéder aux avions.
Ça va aussi améliorer le confort des passagers, indique le responsable de l'aéroport (Penser aux débarquements et embarquements en temps de pluie). L'ensemble de ces travaux va coûter environ 3,7 millions de dollars US, soit 2,8 millions dollars pour les travaux préparatoires, 900 000 dollars pour les passerelles.
A souligner que pour l'achat des passerelles, l'aéroport a bénéficié d'un prêt de la American Airlines remboursable par tranche de 25 000 dolars US par mois.
« Nous sommes en train de choisir l'adjudicataire qui doit étudier les travaux devant conduire à la réfection de la piste, précise l'ing. Isaac, annonçant plusieurs autres travaux en cours. Les plans pour la mise en place d'un ''Taxi-way'' sont également en préparation, selon le directeur de l'aéroport qui cite la construction de voies de roulement parallèles, l'agrandissement de l'aire de stationnement, etc. dans la liste des projets de modernisation de l'institution.
Le budget prévu pour la réfection de la piste d'atterrissage est estimé 8 millions de dollars US, ces projets seront opérationnels dans environ deux ans, a fait savoir le responsable de l'Aéroport. Une étude est lancée pour l'actualisation du Plan de Masse ( plan de développement ultérieur) de l'aéroport. Ce plan indiquera la voie à suivre pour tout processus de développement de l'aéroport pour les 40 ans à venir. A cet effet un appel d'offres a été lancé auquel 4 compagnies ont répondu. Dans deux semaines, on connaîtra l'adjudicataire.
Parmi les améliorations apportées au niveau de l'aéroport, il convient de noter le nouveau guichet de la Air France où est disponible la vente des tickets pour les gens qui ne vont pas prendre l'avion dans l'immédiat. Ceci pour éviter l'accès du grand public à l'aéroport et garantir plus de sécurité pour les occupants de l'espace. D'autres compagnies aériennes telles que American Airline et Caribinter ont également appliqué pour avoir un guichet de vente de ticket qui tout en étant situé à l'aéroport permet d'acheter les titres de voyage sans pénétrer dans l'enceinte de l'aérogare.
Une salle d'attente totalement aérée, un restaurant au premier étage, des espace disponibles pour accueillir de nouvelles boutiques, le déménagement de la Téléco, l'agrandissement des toilettes, des portes à fermeture électronique, etc. tout ceci constitue le lot des innovations déjà apportées à l'aéroport international Toussaint Louverture en attendant d'autres.
Par ailleurs, les responsables de l'AAN ont procédé jeudi à un exercice de simulation impliquant le personnel de l'AAN, le corps des Pompiers, l'OFNAC et les lignes aériennes. Ce exercice a permis de tester et de rendre plus performant le personnel de l'AAN en cas d'accident d'avion. D'autres exercices du même genre sont prévus dans les mois prochains, informe le directeur de l'Aéroport qui annonce également des travaux au niveau des aéroports de province.
Cyprien L. Gary
Source Jounal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Commentaires :
Des informations traitant de sujets à caractère plutôt positif qui ne retiennent malheureusement pas souvent l’attention des lecteurs en particulier et des citoyens en général. Les usagers fréquent de l’Aéroport Toussaint Louverture ont du constaté les travaux d’aménagement qui de réalisent pour moderniser cette institution. Ceci d’autant plus que bien souvent, les travaux dans une enceinte qui fonctionne charrient des inconvénient de haut vol.
Cependant il est rassurant de constater que de petits travaux en petits travaux, la toilette de la ville et de ses institutions avance. Ceci doit être divulgué et encouragé avec la même énergie qui se déploie pour critiquer les actions fourbes et patricides.
La fin du monopole asphyxiant de American Airlines n'est pas pour demain!
Trois ans après le désastre, enfin du concret...Au secours de fonds verrettes
Gros-cheval, Terre-Froide, Haut-morne et Soliette sont les quatre localités de la section communale de Fonds-Verrettes concernées par un projet de gestion de risques naturels initié par l'Etat haïtien d'une valeur de 1.375.000 dollars américains. Ces zones comptent parmi celles ayant été les plus dévastées par l'inondation qui a détruit Fonds-Verrettes, il y a trois ans.
L'Association haïtienne pour la maîtrise des eaux et des sols (ASSODLO), chargée d'exécuter le projet pour le compte de l'Etat veut réduire les risques d'inondation et participer au développement des zones concernées.
Pour atteindre ces objectifs, l'ASSODLO doit construire 160 citernes et procéder à la réfection de 40 toitures pour alimentation en eau des exploitants. Elle doit s'assurer du traitement de 120 hectares de ravines, de l'aménagement des versants et l'établissement des pépinières.
L'ASSODLO doit aussi assurer la formation de 1045 leaders paysans et agriculteurs, sans parler de l'aménagement du tronçon de route allant du marché de Forêt des Pins à la localité de Gros-Cheval. « L'aménagement de ce tronçon de route facilitera le transport des produits agricoles, notamment les légumes cultivés à Fonds-Verrettes, vers la capitale. Elle contribuera grandement à donner à la population une alternative à la déforestation », explique l'agronome Luc Pierre-Jean, directeur exécutif de l'ASSODLO.
Prévenir vaut mieux que guérir
« Le fait de lancer ce projet à Forêt des Pins montre que nous voulons nous attaquer enfin aux causes du problème et cesser d'intervenir sur les effets », martèle Ergin Erdem, conseiller technique de la gestion des risques et désastres au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le PNUD, a fait savoir M. Erdem, collabore avec les institutions et les organisations locales dans le but d'éviter la répétition de nouvelles catastrophes.
« La déforestation de la zone a des impacts sur Fonds-Verrettes, Soliette, Auriani, Jimani et d'autres régions proches », dit-il.
Comprenant la nécessité de prévenir plutôt que de guérir, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul A. Bien-Aimé, confirme que le gouvernement s'intéresse dorénavant beaucoup plus à la cause du problème qu'à ses conséquences. « La solution réelle du problème réside dans la protection des bassins versants », dit-il, indiquant que ce projet n'était qu'un début.
« L'Etat haïtien a besoin de 300 millions de gourdes pour résoudre définitivement le problème des bassins versants alors que l'on ne dispose que de 50 millions à travers ce projet», affirme-t-il.
Déploiements des agents forestiers
Toujours dans le but de protéger la Forêt des Pins contre ceux qui coupent les arbres illégalement, le représentant du ministère de l'Environnement, l'ingénieur Ludner Remarrais, promet le déploiement d'une trentaine d'agents forestiers d'ici la semaine prochaine. « Ces agents seront armés et postés dans la forêt», indique-t-il, arguant qu'ils travailleront de concert avec la Police nationale d'Haïti (PNH).
La Participation de la population, facteur de réussite « La population doit aider les agents forestiers car les premiers agents, c'est vous. Nous devons nous unir dans cette lutte qui vise à protéger la richesse de notre pays », reprend le ministre de l'Intérieur, essayant de convaincre la population des risques qu'elle encourt en coupant les arbres.
M. Bien-Aimé souhaite que la population et les élus locaux collaborent largement au projet. « La réussite dépend de vous », a-t-il lancé à tous, ajoutant que la réussite du projet peut aider l'Etat haïtien à convaincre d'autres bailleurs de fonds afin de résoudre définitivement le problème des bassins versants.Le projet d'urgence de gestion de risques et de désastres durera deux ans. Il est financé par la Banque mondiale et supervisé par le bureau de gestion PL-480.
Jean Gardy Gauthiergauthierjeangardy2001@yahoo.fr
A quoi servent les trottoirs ?
« Les trottoirs sont faits pour les piétons, crache le père d'un jeune écolier qu'il tient par la main en logeant un trottoir de Nazon, occupé par de rutilantes automobiles. Ici, les piétons sont forcés de marcher en pleine rue, alors que certains individus occupent les trottoirs à des fins personnelles. Personne ne dit rien... » Entre la rue Acacia et l'impasse Josué, à Nazon, plus d'une dizaine de voitures à vendre sont exposées presque chaque jour sur les trottoirs. Cet espace réservé normalement aux piétons est accaparé par un particulier qui semble être le propriétaire d'un lave-auto du même endroit, « Christophile auto stop », où d'autres voitures y sont également installées. Sur le pare-brise de chacune d'elles, une grande affiche jaune : For sale, suivi de numéros de téléphone.
12h30. Des élèves reviennent déjà de l'école. Arrivés à la hauteur de Christophile auto stop, ils quittent le trottoir et empruntent la chaussée. Les voitures, qui montent vers le carrefour de l'aéroport et qui descendent vers le Poste Marchand, les frôlent de près. Certains élèves sont en colère : « Ces voitures sur le trottoir nous ennuient tous, dit une élève du Collège Universel de Nazon, sac au dos. Arrivé à l'endroit où elles sont placées, on doit obligatoirement marcher dans la rue. Les responsables devraient prendre les mesures nécessaires avant que quelqu'un ne soit tué. »
Selon les riverains, le concessionnaire dispose ses voitures sur le trottoir depuis l'année dernière. « Après une pause de quelques mois, il a recommencé de plus belle en janvier », raconte, l'air inquiet, un résident de la zone. Une dame dans la quarantaine va plus loin. « Un poste de police se trouve à quelques pas de l'endroit où ce « concessionnaire » expose ses voitures, fait-elle remarquer. Puisque ces voitures empêchent les piétons de circuler librement, pourquoi les policiers n'interviennent pas? Ne sont-ils pas là pour protéger et servir ? » D'autres riverains pointent du doigt les autorités qui, selon eux, n'assument pas leurs responsabilités. « C'est aux responsables de la mairie de prendre les mesures qui s'imposent », déclare, l'air frustré, un jeune homme avant de traverser la rue sous les coups de klaxon d'un automobiliste, furieux. Une situation trop fréquente à Port-au-Prince, surtout dans un moment où les responsables s'adonnent à refaire les trottoirs. Nous y reviendrons.
V.J.J
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Commentaire :
Si les autorités municipales récemment élues peuvent compter dans leur bilan, la prouesse d’avoir libéré et désoccupé les trottoirs du pays, on pourra dire que plus de la moitié du chemin devant conduire à l’assainissement de la ville aura été parcourue.
Justement les autorités antérieures avaient continué à pratiquer le laisser aller néfaste à la vie en société. Ce qui dans un autre concept espacio temporel aurait pu se résoudre rien qu’avec un simple arrêté municipal aujourd’hui relève d’une action titanesque pour déraciner l’illégalité érigée en normalité et en norme.
Aujourd’hui comme hier, avant-hier, l’année dernière, il faut absolument agir. Il est déjà tard, trop tard. Peut être tout est déjà perdu. Il faut une action énergique pour rétablir la loi et l’ordre.
Dans une société pourrie par la corruption et les vices administratifs de toute sorte, dans une société habituée au marronnage de tout poil, il sera difficile de faire rétablir l’autorité de l’état si l’Etat ne fait rien pour démontrer son autorité.
Cette crise ne peut plus durer…
Hautement confidentielle... pour le moment...Le kase fey kouvri sa pou koze-n pa vante" continue...
« C'est une affaire hautement confidentielle », chuchote-on au bureau du Sénat, qui a appelé à la discrétion de ses membres quant à un présumé scandale dans le système bancaire haïtien. Des consignes de discrétion ont également été passés aux parlementaires qui ont affronté, jeudi, le ministre des Affaires sociales, Gérald Germain, et le directeur général de l'Office national d'assurances, Sandro Joseph sur cette question.
L'enjeu financier est de taille : 195 millions de gourdes !
« C'est une situation très grave qui se dessine dans cette affaire, tempête le sénateur Anacacis Jean Hector. Certains responsables de l'Etat ne se soucient guère de l'amélioration des conditions sociales des citoyens. Ils s'enrichissent tout simplement. » Le sénateur de l'Ouest a tenu ces propos à l'issue d'une séance dirigée par le président du grand Corps, Joseph Lambert, qui a décidé de traiter le dossier à huis clos.
Le ministre des Affaires sociales, a récemment dénoncé le sénateur Gabriel Fortuné, aurait exercé des pressions sur le directeur général de l'ONA pour inciter ce dernier à financer à hauteur de 159 millions de gourdes et d'un million de dollars américains (36 millions de gourdes) le redressement de la SHEC que d'aucuns estiment au bord de la faillite.
« La loi m'a fait obligation d'approuver les plans de placement des fonds de l'ONA », a répliqué le ministre Germain. Furieux des récentes accusations du sénateur Fortuné, Gérald Germain a crié à un matraquage médiatique orchestré contre sa personne. Il est de mon devoir de placer ces fonds de l'ONA là où j'estime que c'est nécessaire mais je n'ai jamais usé de ce pouvoir. »
D'autres dossiers sensibles auraient divisé le titulaire du ministère des Affaires sociales et Sandro Joseph qui a été sous le feu des projecteurs en raison de ses investissements somptueux lors de récentes festivités carnavalesques. Il ne pipait mot à sa sortie du Sénat de la République, contrairement à son ministre de tutelle qui estime que certains ont été payés pour un matraquage médiatique.
Ces brouilles bouleversent le ministère des Affaires sociales et l'ONA, dans le contexte de la campagne contre la corruption menée tambour battant par le président René Préval.
Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr
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Commentaires...
Fonctionner à huit clos, creer des commissions internes pour débattre et investiguer des conflits aussi internes, des dénonciations jamais éclaircies constituent les éléments forts du modus opérandi du corps parlementaire.
Nous autres les haïtiens nous sommes tellement habitués à vivre dans l'illégalité que nous rigolons à gorge déployée quand nous écoutons les discours du Président de la République disposé à lancer la croisade contre la corruption.
A force de pratiquer continuellement la corruption dans tous les domaines et dans toutes les sphères de la vie nationale on a du mal à croire qu'un gouvernement composé d'haïtiens arrivent à déraciner ce mal qui nous engloutit de plus en plus profondément dans la misère et dans le discrédit.
Nous sommes très inquiets quand nous apprenons que l'unité de lutte contre la corruption risque de tomber sous tutelle de ce même parlement qui pour beaucoup de gens n'est pas composé de petits anges venus du ciel.
Lutter contre la corruption est un chemin obligé si nous voulons que le pays se redresse. Il est fort déplorable de constater que la bonne volonté du Président de la République ne suffira pas pour entamer cette croisade. Seul contre tous, il aura l'occasion de dire à ces collaborateurs que celui qui est libre de pêchés lance la première pierre.
Encore des scandales non investigués ou tout simplement des enquêtes qui n'en finissent jamais...
"po dyab nou!"
samedi 2 juin 2007
"ESCALVES AU PARADIS" SUITE....Le chancelier dominicain dénoncera la campagne de diffamation contre la République Dominicaine à L’OEA.
Santo Domingo (EFE). La République Dominicaine dénoncera devant la XXXVII Assemblée générale de l’OEA la supposée campagne montée contre elle, par des organisations internationales à cause de mauvais traitement et de la discrimination infligés aux haïtiens qui résident en République Dominicaine, ont informé des sources officielles.
Le Chancelier dominicain, Carlos Morales Troncoso, qui partira demain à destination de Panama pour participer à la réunion, a déclaré aux journalistes qu’il dénoncera devant l’Organisation des Etats Américains (OEA) » les détracteurs qui vivent en diffamant la République Dominicaine.
Le diplomate essaiera que du rendez vous continental, à se célébrer la semaine prochaine, sorte une résolution qui condamne la dite campagne, et a assuré que pour cela il compte sur l’appui des chanceliers des pays membres de l’OEA ».
« Avec tous ceux-là dont j’ai parlé ils disent que ceci est injuste et que c’est tiré par les cheveux » assura le diplomate.
Morales Troncoso rend responsables de la campagne de diffamation des organisations non gouvernementales, qu’il n’a pas identifiées ; dans le rang des responsables il cite des groupes de dominicains « mauvais », dont il s’est gardé de révéler les noms, quoiqu’il assure connaître de qui il s’agit parfaitement.
« Ce sont des diffamateurs détracteurs et ennemis de la République Dominicaine, qui vivent en nous faisant perdre notre temps à nous défendre de ce type de diffamation », soutint le chancelier dominicain.
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Commentaires :
Monsieur Morales Troncoso, c’est normal que vous partiez en défense de votre pays, vous avez été nommé justement pour cela. Et on vous comprend. Comme ancien PDG du groupe Gulf and Western, vous devez être bien imbu du calvaire que vivent les haïtiens des bateyes en particulier et les travailleurs haïtiens en général.
ESCLAVES AU PARADIS ....SUITE.... SANS FIN
| U B | ||
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Eduardo, qui préfère taire son nom de famille, est né dans un batey insalubre (baraquement d'ouvriers agricoles dans les plantations de canne à sucre) en République dominicaine de parents haïtiens dans la région de Montecristi (nord-ouest).
"J'ai travaillé 15 heures par jour depuis mon enfance comme bracero (coupeur de canne), jamais l'Etat dominicain ne m'a reconnu", explique l'homme au visage marqué, au corps brisé par le labeur. "Puis des militaires dominicains ont raflé un jour de janvier tous les Haïtiens ou ceux qui avaient l'air haïtien, les plus noirs, sur la plantation parce que nous avions protesté sur nos conditions de travail", raconte-t-il.
"Je n'ai pas pu prévenir ma femme ou mes enfants, on m'a pris le seul papier que je possédais, mon permis de travail, puis nous avons été chargés dans des bus, comme des bestiaux et déposés au milieu de la nuit à la frontière", poursuit-il dans un créole teinté de mauvais espagnol.
Depuis Eduardo est hébergé chez un cousin à Canapé-Vert, un quartier de Port-au-Prince perché sur les mornes.
Près de 90% des travailleurs agricoles des plantations de canne à sucre dominicaines contrôlées par l'Etat et par trois familles, les Vicini, les Campollo et les Fanjul, sont des migrants haïtiens ou leurs descendants.
En République dominicaine, Eduardo gagnait à peine un euro en ticket de rationnement pour une tonne et demie de canne coupée. Mais c'est plus qu'il ne peut gagner en Haïti, pays dévasté par des années d'instabilité, que la population tente de fuir parfois au prix de sa vie par la mer vers les Etats-Unis, situés à quelque 900 km ou par la terre, en République dominicaine, où entre 500.000 et 1.000.000 d'Haïtiens vivent selon le Pnud.
Parmi eux, quelque 250.000 enfants apatrides, comme Ricardo, 12 ans, qui travaillait avec sa famille sur une plantation de canne dans la région de Pédernales, au sud-ouest. "Je suis séparé de mes parents, je n'ai pas de nouvelle et ne sais pas ce que je vais faire, je ne connais personne ici", dit le jeune garçon né en République dominicaine. Il dort dans les rues de la capitale haïtienne depuis son expulsion il y a deux semaines.
"Les migrants haïtiens et leurs enfants nés en République dominicaine sont privés des droits les plus élémentaires", dénonce Gerardo Ducos, d'Amnesty International.
Malgré un arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme condamnant la manière dont la République dominicaine traite les enfants d'origine haïtienne, les autorités de ce pays continuent de refuser la nationalité dominicaine aux enfants nés dans le pays de parents sans papiers ou en situation irrégulière.
Victimes de discriminations fondées sur la couleur de la peau, la langue et la nationalité, utilisés comme boucs-émissaires des problèmes socio-économiques du pays, les migrants haïtiens ou leur descendants sont "tout particulièrement visés par les agents de l'immigration lors de contrôles d'identité, qui se soldent souvent par des détentions arbitraires, des mauvais traitements, et des expulsions collectives et massives vers Haïti (20.000 à 30.000 personnes expulsées par an), estimait Amnesty dans un récent rapport.
Comme la majorité de leurs compagnons d'infortune, Eduardo et Ricardo vont tenter de repasser la frontière clandestinement en payant un passeur qui soudoiera les militaires dominicains. "Notre vie est là-bas", disent-ils en coeur.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
vendredi 1 juin 2007
Après "Esclaves au Paradis" de Céline Anaya et les autres, le groupe VICCINI réagit...
Par Odalis Mejia.
Le groupe VICINI a annoncé un investissement de 200 millions au niveau de 34 bateyes proches de l’usine sucrière Colon, près de San Pedro de Macoris ou seront édifiés des habitations, des écoles, des drainages sanitaires et pluviaux.
Des services d’éducation, de santé et d’eau potable seront offerts à plus de 127 familles.
La nouvelle fut annoncée par Campos Moya, vice-président du service de communications du groupe, en présence de David Luther, de l’Institut Dominicain de Développement Intégral (IDDI), entité qui s’occupera de l’administration des œuvres, dont le début est prévu lundi prochain.
De Moya a informé que l’idée c’est de refondre ces bateyes en trois grands conglomérats avec tous les services nécessaires, avec y compris des locaux destinés à la Police Nationale, tout en considérant que ces œuvres marqueront une révolution de l’industrie sucrière de la République Dominicaine.
Il détailla qu'étant donné que les fils des travailleurs de la canne à sucre font partie de leur préocupation, le consortium a débuté il y a quelques mois la construction d’un établissement scolaire proche de l’usine sucrière Colon pour un montant de 30 millions de pesos, établissement qui logeront une bibliothèque, des installations sportives, centre informatique et autres facilités, ce qui fera de cet établissement scolaire le principal centre d’enseignement de la zone Est du pays.
Luther a dit que les maisons seront préfabriquées et résistantes et s’étendront sur 63 mètres carrés. Il n’ pas été encore annoncé sur quelle modalité ces maisons seront attribuées.
Il a exprimé qu’il n’avait pas encore vu une entreprise aussi disposée à transformer les communautés et ses employés, ce qui est attribué à la conjoncture de la relève générationnelle que traverse le groupe VICINI et au processus de mécanisation de ses entreprises.
De Moya a assuré qu’au niveau des bateyes, on accordera une attention prioritaire à la population des vieux et aux enfants, en soutenant que depuis tríos ans, ils appliquent le système de sécurité sociale appuyé sur 17 cliniques et un ARS.
Il informa que le Groupe VICINI posède un total de 34 bateyes localisés dans trois usines sucrières ou résident plusieurs centaines de familles, l’entreprise a donc considéré que « l’amélioration de leur qualité de vie est profitable à l’industrie et à la société dominicaine ».
Luther et De Moya ont offert les informations au cours de leur participation au programme matinal intitulé « EL DIA » que présente le journaliste Huchi Lora, qui précisément ha réalisé des documentaires qui reprennent les conditions dans lesquelles vivent les travailleurs des bateyes.
Il a fait le point en disant que le Groupe VICINI est entrain de concevoir un code de responsabilité social et qu’en plus il embauchera une personne responsable des affaires sociales et coopératives, de la même façon dont cela se fait dans certains pays d’Europe, moyennant lequel il est assuré que ce consortium sera pionnier au niveau du pays.
Article publié (le 25/05/07)sans préciser la source sur le forum de MOUN (http://www.moun.com) en espagnol traduit par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.
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On est tombé par hasard mais avec une certaine satisfaction sur cet article qui aurait été publié une semaine après la réalisation du colloque « Esclaves au Paradis » à Paris et d’autres débats qui ont eu lieu dans plusieurs villes de France.
Cet article, sans rentrer dans les détails, semble vouloir donner raison aux promoteurs d’Esclaves au Paradis. En effet d’après les reportages de la presse, présente lors des débats de Paris, le groupe VICINI, pointé du doigt et mis sur le banc des accusés avait orchestré une vaste campagne pour démonter les arguments de ceux qui les accusent de fomenter l’esclavage moderne.
Parmi les actions rentrant dans le cadre de la contre-offensive du consortium VICINI, il a été mentionné un film diffusé sur Internet, et le témoignage de deux ouvriers haïtiens venus directement des bateyes invités par la famille VICINI pour démontrer qu’il n’existait pas d’esclavage en République Dominicaine.
Toujours est il qu’une semaine après le colloque le groupe VICINI annonce des investissements millionnaires pour humaniser la face des bateyes appartenant au groupe VICINI.
Nous voulons dans un premier temps accepter la bonne volonté et la bonne fois du groupe dans cette tentative d’améliorer les conditions de vie dans les bateyes.
Ceci nous permet de féliciter sincèrement le travail de Céline Anaya-Gauthier d’où est partie l’étincelle pour embraser par la suite la conscience collective. Ceci nous permet de reprendre ce dicton qui reconnaît qu’aucune forteresse ne soit imprenable ; il suffit de savoir l’attaquer.
Sans « Esclaves au Paradis » le groupe VICINI n’aurait sans doute pas annoncé cet investissement.
Maintenant il faut surveiller d’une part le déroulement des travaux pour avoir une idée de l’adéquation entre ce qui est annoncé et ce qui se fait dans la pratique.
Nous voudrions croire aussi que l’amélioration des infrastructures au niveau des bateyes permettra un changement dans les conditions de vie de tous les habitants des bateyes et que les haïtiens et leurs descendants ne soient pas exclus.
Imagerie virtuelle: Haïti leader de la Caraïbe
« Haïti dispose actuellement de l'unique laboratoire d'innovation technologique de la Caraïbe», s'enorgueillit Patrick Attié, vice-recteur de l'Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti (ESIH), où est installé le laboratoire. Avec quatre de ses anciens étudiants spécialisés en innovation technologique en France, Patrick Attié s'est donné pour objectif de faire d'Haïti un pays compétitif dans ce domaine.
Il n'est pas le seul à vouloir ce qu'il y a de mieux en cette matière pour notre pays. Les autres dirigeants de l'institution partagent eux aussi son rêve. Pour preuve, ils ont investi quelque 200 mille dollars US dans la mise en place du laboratoire. D'autres investissements seront nécessaires. En ce moment, le programme permet de présenter de façon virtuelle n'importe quel élément de la réalité. Contrairement à l'internet, il ne permet pas seulement de visualiser, mais aussi de s'immerger dans un monde virtuel. Ceux qui visitent le laboratoire installé à l'ESIH peuvent déjà en faire l'expérience. Grâce à un casque équipé d'un petit écran, le visiteur peut être transporté dans une ancienne maison, une ville, etc. D'un simple mouvement de la tête, il peut contempler meubles et tableaux, marcher à travers des corridors virtuels, éviter un trou béant dans le plancher avec les mêmes sueurs froides que s'il était dans une vraie maison, etc.
L'équipe de M. Attié a ainsi numérisé, à partir de photographies, le Parc historique de la Canne à Sucre, qui sera bientôt disponible sur DVD en images virtuelles. « C'est le premier site haïtien que le groupe va mettre en image virtuelle, indique M. Attié, un Français travaillant depuis 20 ans en Haïti. A l'aide d'une manette, on aura la possibilité de marcher virtuellement dans le parc. Comme dans un musée, un guide retracera son histoire. On pourra aussi lui poser quelques questions. » Cette innovation technologique peut être utilisée dans tous les domaines : psychologie, aménagement du territoire, urbanisme, architecture, tourisme, etc. « Avant de réaliser n'importe quelle construction, on peut la mettre en image virtuelle », explique le vice-recteur de l'ESIH.
Patrick Attié croit dur comme fer que ce genre de programme constitue une planche de salut pour Haïti. « C'est une nouvelle possibilité qui est offerte à Haïti. Les Haïtiens pourraient l'utiliser pour faire la promotion de leurs plages et de leurs sites historiques. En un mot, pour relancer le secteur touristique. » Il n'y a pas que le tourisme qui peut profiter des avantages de l'innovation technologique appliquée au monde virtuel. Ce dernier peut aussi servir à des fins de formation, de sensibilisation, d'éducation, etc. Le groupe dirigé par le vice-doyen de l'ESIH et composé de Didier Desmangles, Sandja Télémaque, Ruth Bazelais Pierre et Willy Augustin a le projet de réaliser une application qui aura pour objectif de combattre la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH/Sida. Le programme d'innovation technologique appliquée à la réalité virtuelle en est à ses débuts en Haïti.
Les responsables de l'ESIH se proposent de le diffuser partout dans le pays. En partenariat avec deux universités françaises, l'Institut des sciences et techniques de l'ingénierie d'Angers (ISTIA) et l'Ecole nationale supérieure des arts et métiers (ENSAM), ils comptent ouvrir d'ici octobre prochain un programme de maîtrise dans le domaine. Les licenciés en informatique, électronique et les autres filières scientifiques pourront décrocher un master II, soit en innovation technologique ou en marketing de l'innovation technologique.
Le projet a le soutien de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF). Deux Haïtiens actuellement en voyage d'études en France - l'un au niveau du doctorat, l'autre de la maîtrise - doivent rejoindre leurs collègues déjà sur le terrain.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Des non-voyants regardent l'avenir autrement
Bedjoanne Sulface, Eddy Lemaire et Berline Sima sont les récipiendaires du Prix Khétia Althémany Sorel des meilleurs élèves non-voyants de l'année. Cette distinction leur a été accordée jeudi lors d'une cérémonie organisée par la Société haïtienne d'aide aux aveugles (SHAA), à l'occasion de la Journée caribéenne des aveugles. Ces récipiendaires ont été récompensés pour avoir réussi avec brio l'année dernière aux examens du baccalauréat 1e et 2e partie.
Recevant son certificat d'excellence et une somme de 5.000 gourdes offerte par la Unibank, Bedjoanne Sulface, une ancienne élève du collège Yves Albert Boucher, y voit un grand effort de compréhension de la situation des non-voyants dans le pays. « Nous avons été longtemps négligés, c'est bon signe qu'on pense à nous maintenant », s'est-elle réjouie tout en évoquant le contexte difficile dans lequel les non-voyants font leurs études en Haïti. « C'est avec détermination et courage que je suis parvenue à boucler mes études classiques, le chemin n'a pas été facile. Nombreux sont ceux qui ont échoué et qui ont abandonné en chemin », a regretté Mlle Sulface. Pour Eddy Lemaire, élève de philo au lycée Anténor Firmin, cette journée témoigne d'une certaine reconnaissance sociale vis-à-vis des non-voyants. « Elle est annonciatrice d'une nouvelle ère et désormais les handicapés visuels peuvent regarder l'avenir autrement », a affirmé Eddy Lemaire. Remerciant la SHAA pour avoir financé ses études classiques pendant sept ans, le récipiendaire sollicite l'appui des secteurs public et privé pour pouvoir continuer ses études universitaires.
Invité spécial à la cérémonie, le Dr Michel Péan, secrétaire d'Etat à l'intégration des handicapés, a, au nom du gouvernement, renouvelé sa détermination de travailler à l'amélioration de la situation des non-voyants dans le pays. 80.000 handicapés visuels sont recensés en Haïti. Ces derniers représentent 1% de la population. « Notre rêve, c'est de parvenir à une intégration massive de ces personnes. Mais nous ne pouvons y arriver sans l'appui inconditionnel de tous les secteurs vitaux du pays.»
M. Péan a profité de l'occasion pour informer la presse de deux initiatives majeures que son administration compte entreprendre dans les prochains jours : la mise sur pied d'une banque de matériel indispensable à la réadaptation et une campagne de sensibilisation à grande échelle. « Voilà pourquoi le prix Khétia Althémany Sorel des meilleurs élèves non-voyants de l'année institué par la SHAA est à féliciter», a déclaré le secrétaire d'Etat.
Le prix Khétia Althémany Sorel porte le nom d'une Haïtienne courageuse qui s'était donnée corps et âme à la cause de cette catégorie négligée en Haïti. Il vise à encourager la scolarisation des personnes handicapées de la vue, revaloriser les personnes frappées de cécité et sensibiliser l'opinion publique haïtienne sur les droits à l'éducation des enfants aveugles et déficients visuels. Le bénéficiaire du prix doit être un non-voyant acceptant le programme de réadaptation de la SHAA. Il doit être affilié à ladite institution et réussir une bonne année académique.
Nélio Joseph
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Commentaires :
Nous avons attendu une action, un mot en faveur du village des aveugles de Montegrande. Nous voulons croire que les habitants de cette région sont inclus en priorité dans les différents programmes de cette nouvelle entité gouvernementale.
La nuit, les trottoirs sont réhabilités...Du Positif...
Depuis la mi-avril, les habitants de Lalue, de Musseau (Delmas 48) et de la rue Métellus (Route de Frères) connaissent le bonheur de circuler sur des trottoirs fraîchement refaits. Un événement tellement rare en Haïti que, de mémoire d'homme, personne ne rappelle la dernière qu'on a vu une initiative pareille. Pas étonnant que tous s'en félicitent. « On ne voit pas cela tous les jours, se réjouit un septuagénaire du quartier de Musseau, où l'on effectue actuellement des travaux de réhabilitation des trottoirs. Réparer ou construire des trottoirs est des plus ordinaire partout ailleurs, mais en Haïti, le fait n'est pas banal. J'applaudis des deux mains les actuels dirigeants des Travaux publics pour cette initiative.» Le tronçon de route compris entre Delmas 19 et Delmas 48 ; celui de la rue Marcadieu (Bourdon) jusqu'à l'extrémité de la Rue Panaméricaine (Pétion-Ville) ; la Route de Frères ; la route de Nazon et de Christ-Roi ; la portion de route allant de Fontamara 49 à Martissant 1 ; celle reliant Thor 67 à Waney 89... sont les zones où les trottoirs vont faire peau neuve. "C'est grâce à un financement du Trésor public que le ministère des Travaux publics, Transports et Communications procédera bientôt à la réfection de tous les trottoirs bordant ces tronçons de route, dit un haut responsable du ministère sous couvert d'anonymat. Ceci, dans une perspective d'amélioration des voies de circulation à travers toute la zone métropolitaine."
Autre innovation, la majorité des travaux sont effectués durant la nuit. Ceci pour éviter d'obstruer la route aux heures de pointe et pendant le reste de la journée. A partir de 21 heures, des camions et d'autres engins lourds du MTPTC s'affairent sur plusieurs artères de la zone métropolitaine. Éclairés par de grands projecteurs, des dizaines de travailleurs s'activent sur les trottoirs. "Malgré la nuit, on travaille sans trop de difficulté", dit l'un d'eux.
Marcelin, un maçon corpulent faisant partie du quart de nuit pour la réfection des trottoirs sur la route de Bourdon, aime bien travailler quand la circulation automobile n'est pas trop dense. « Nous ne dérangeons pas les automobilistes et nous non plus ne sommes pas dérangés durant notre travail », explique-t-il, avant de retourner vivement à son travail. Interrogés sur la question de sécurité, la majorité de ces travailleurs répondent qu'ils ne craignent rien du tout, car les habitants des zones touchées par ces travaux sont tellement contents qu'ils veillent sur eux.
Si ces travaux de réhabilitation des trottoirs réjouissent le coeur de bien des gens, d'autres sont plutôt pessimistes quant à l'avenir de cette initiative. Car, s'interrogent-ils, « à quoi servent des trottoirs neufs si les piétons n'y ont même pas accès ». En effet, à Port-au-Prince et dans beaucoup d'autres villes du pays, les trottoirs ne servent pas seulement qu'à la circulation piétonne. Le petit commerce, les garages de rue, les ferronniers, les menuisiers, les tenanciers de borlette, de matériaux de construction... occupent anarchiquement les trottoirs, obligeant les piétons à prendre la chaussée, au risque de se faire heurter par les automobiles.
Rien pour inquiéter notre fonctionnaire des Travaux publics. "Avant même d'entamer ces travaux, nous avons eu des rencontres avec les maires de ces différentes zones pour la récupération des trottoirs. Tout ça va changer bientôt ».Vérification faite aux Mairies de Port-au-Prince et de Delmas, on a effectivement commencé à chasser les occupants illégaux des trottoirs de certaines routes et quartiers. Toutefois, des mesures drastiques et systématiques doivent être prises pour leur libération définitive. Car, comme un yoyo, les petits marchands reviennent constamment à la charge. Mais tenons-nous en aux promesses des maires qui ont clamé à leur installation que durant leur mandat les trottoirs serviront aux piétons, les routes aux véhicules et les marchés aux marchands. Parce que si l'État décide de faire le trottoir, cela doit être pour de bon.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Guy Philippe fait des révélations embarrassantes
L'ex-commandant de l'organisation paramilitaire dénommée Front de résistance nationale (FRN), Guy Philippe, vient de dénoncer dans la presse les anciens mécènes qui ont financé le mouvement armé ayant conduit au renversement du président Jean-Bertrand Aristide en février 2004.Guy Philippe n'a pas ménagé ses mots à l'endroit de ses anciens fournisseurs d'armes, de munitions et d'argent lors de la lutte armée entreprise à partir de la République dominicaine en 2003. L'opposition « officielle » avait jusqu'ici toujours nié avoir entretenu des relations avec les rebelles, dont Guy Philippe était le chef. Mais le pouvoir Lavalas avait toujours insinué qu'une frange du secteur privé des affaires était alors de connivence avec « le bras armé de l'opposition».
Peu après l'arrestation de son compagnon d'armes aux Gonaïves, Wilfort Ferdinand alias Tiwil, le 26 mai en cours, Guy Philippe est sorti de son silence pour dénoncer des membres du secteur privé des affaires et de la classe politique qui auraient financé son mouvement et qui aujourd'hui feignent d'ignorer la provenance des armes du FRN.
Embarrassantes, n'est-ce pas ?Sur les ondes de Signal FM, l'ex-chef des rebelles s'est dit « étonné d'entendre des membres du secteur des affaires s'interroger sur la provenance de l'arsenal » que le Front avait à sa disposition pour rendre possible les événements du 29 février 2004. André Apaid Jr du Groupe des 184+, Evans Paul de KID/Alyans, l'ancien sénateur Dany Toussaint du MODEREH, Serges Gilles du PANPRA (NDLR : FUSION actuellement) et Himmler Rébu du GREH font partie des mécènes identifiés publiquement par Guy Philippe.
Le Nouvelliste a tenté de rencontrer les personnalités mises en cause par l'ancien commissaire municipal de police de Delmas. La plupart d'entre elles ne seraient pas à Port-au-Prince pour le moment. Cependant, deux d'entre elles, Serge Gilles de la FUSION et Himmler Rébu du GREH, ont admis avoir rencontré à plusieurs reprises Guy Philippe en Haïti et/ou en République dominicaine avant le départ d'Aristide.Profil bas et démentis
Toutefois, la plupart des accusés se sont inscrits en faux contre les allégations de Guy Philippe les concernant. Cependant, l'un d'entre eux n'écarte pas la possibilité que l'ex-chef des rebelles ait été effectivement financé, en armes et en munitions, par certains membres de l'ancienne opposition à Aristide.En effet, l'ancien candidat à la présidentielle du 7 février 2006, Serge Gilles, reconnaît avoir rencontré à plusieurs occasions le chef des rebelles. Mais il nie avoir financé son mouvement armé. « Je n'ai rien à voir ni de près ni de loin avec ce qu'il dit. Tous ceux qui me connaissent doivent rire en entendant de telles déclarations », a laissé entendre l'ancien leader du PANPRA.
« Tout ce qu'il dit me concernant sont des inventions pures et simples », a-t-il ajouté, arguant que la Convergence démocratique, dont le parti PANPRA était membre, était « favorable à des méthodes pacifiques pour venir à bout d'Aristide». Une part de vérité !« J'ai effectivement rencontré à deux reprises le commissaire Guy Philippe en République dominicaine, a renchéri, pour sa part, Himmler Rébu. On a discuté d'Haïti et des problèmes auxquels il est confronté en territoire voisin. Mais il n'a jamais été question d'une affaire d'armes, ni d'argent », s'est ravisé le leader du GREH, rappelant que Guy Philippe était alors en exil en République Dominicaine.
M. Rébu n'écarte pas l'éventualité que des membres de l'ancienne opposition à Aristide aient financé la rébellion du Nord et de l'Artibonite conduite par Guy Philippe et consorts. « Je crois qu'il peut avoir un peu de vérité dans ce qu'il dit. Il y a certainement des gens qui lui ont apporté de l'aide, soit en argent, soit en armes et/ou en munitions. Mais en ce qui me concerne, il n'a jamais fait de sollicitation. Et c'est ce mélange, cet amalgame qui me dérange », a encore avancé le colonel des FAD'H.
Les révélations de Guy Philippe surviennent dans le contexte où des membres de l'ancienne armée cannibale, alliée du FRN, viennent d'être arrêtés aux Gonaïves pour avoir fait du tort à la population civile. Wilfort Ferdinand dit Tiwil, un ancien expulsé des Etats-Unis, a été appréhendé aux Gonaïves sous l'accusation d'avoir tué une fillette de six ans, Francesca Gabriel, en octobre 2004. Wilfort Ferdinand avait, dans des déclarations dans la presse, formellement reconnu avoir commis ce crime.Perquisitions, confiscations et arrestations
Mardi soir et mercredi matin, la police des Gonaïves et la MINUSTAH ont opéré des perquisitions dans plusieurs maisonnettes et dans les locaux d'une station de radio communautaire à Raboteau, fief de Tiwil. Des munitions, trois véhicules, de la cocaïne et d'autres objets ont été confisqués chez Tiwil et son compagnon d'armes, Jerry Bien-Aimé. Des chargeurs et de munitions pour armes de différents calibres ont été retrouvés. Parmi les trois véhicules, l'un portait une plaque d'immatriculation Service de l'Etat. Des appareils photo, des téléphones cellulaires et une somme de 25.000 gourdes ont été également saisis. Une vingtaine de personnes ont été appréhendées par les forces de l'ordre lors de cette descente des lieux dans ce quartier populeux réputé pour ses mouvements subversifs cycliques.
En dépit de tout, Guy Philippe prend quand même la défense de son ex-compagnon d'armes, Wilfort Ferdinand, transféré depuis à Port-au-Prince pour être interrogé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Toutefois, en ce qui concerne les crimes de droit commun commis par ce dernier dans la Cité de l'Indépendance après le départ du président Aristide, l'ancien chef paramilitaire estime « normal que Tiwil réponde devant la justice des faits qui lui sont reprochés».
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Commentaires :
La fin ne justifie-t-elle pas toujours les moyens ?
Pourquoi ressent–on une telle peur à avouer sa participation dans l’insurrection qui devrait aboutir au départ de Jean Bertrand Aristide ?
Les déclarations de Guy Philippe contiennent probablement des vérités que l’on voudrait cacher.
Que celui qui ne voulait pas le départ de Jean Bertrand Aristide fasse un pas en avant.
Importante saisie de drogue en Haïti : 420 kilos de cocaïne interceptés, 10 suspects dont 4 policiers et 2 colombiens arrêtés
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Police internationale des Nations Unies (UNPOL) ont procédé jeudi à la saisie de 420 kilogrammes de cocaïne et à l’arrestation de 10 individus dont quatre policiers haïtiens, ont annoncé la PNH et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Répartie en 14 gros paquets bien scellés, la drogue qui arrivait des Côtes de Fer (Sud-Est), a été interceptée à hauteur de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince) lors d’un contrôle sur la nationale #2.
"Une longue course-poursuite a été engagée avec des voitures qui refusaient de répondre à l’injonction de la police haïtienne. Nous avons alors fait appel à la MINUSTAH", a affirmé un policier ayant participé à l’opération.
Outre les quatre membres de la PNH, quatre civils de nationalité haïtienne et deux ressortissants colombiens ont été appréhendés. Transférés à Port-au-Prince sous forte escorte militaire onusienne, ils ont été remis à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Tous ces prévenus devraient comparaître dans les prochains jours devant leur juge naturel.`
" Nous avons saisi environ 420 kilos de cocaïne et interpellé une dizaine de personnes dont deux Colombiens qui transportaient la drogue avec des policiers haïtiens", a indiqué le porte-parole de la police nationale d’Haïti (PNH). Il précise que trois fusils d’assaut et des armes de poing ont été également confisqués.
La drogue sera acheminée à l’agence anti-drogue des Etats-Unis (DEA), précise la MINUSTAH dans un communiqué. Sa valeur marchande est estimée à plus de 8 millions de dollars par la PNH. "Il s’agit de la plus importante saisie de drogue réalisée par la police haïtienne depuis le début de l’année et la deuxième plus importante réussie par l’institution de sa création il y a 13 ans", soutient le commissaire Lerebours.
Trois véhicules transportaient la précieuse cargaison vers Port-au-Prince. L’un d’eux, une Nissan Patrol appartenant à la maison de location de voiture Deluxe Rent A Car, portait une plaque d’immatriculation officielle, selon la police.
Le troisième véhicule a eu le temps de prendre la fuite, ses occupants ayant repéré à distance la présence du barrage de police.
A la suite de cette action spectaculaire, qui a mobilisé différentes unités de la Police Nationale dans le cadre d’une alerte générale, les forces de l’ordre, accompagnées d’un juge de paix, ont perquisitionné jeudi soir la résidence d’un des prévenus à Laboule 12 (banlieue est de Port-au-Prince). Des armes de guerre y ont été saisies.
La mission onusienne souligne que "la réussite de cette opération conjointe est à inscrire dans le cadre d’une campagne en cours contre le trafic illicite de stupéfiants en Haïti, devenu un lieu de transit significatif pour la drogue acheminée aux Etats-Unis".
Malgré la croisade anti-drogue annoncée par le Président René Préval dans diverses interventions ici et à l’étranger, le rôle d’Haïti dans le narcotrafic international demeure une source d’inquiétude grandissante pour les Etats-Unis. De récents rapports américains ont fait état de fréquentes liaisons aériennes suspectes entre le Vénézuéla, Haïti et la République Dominicaine d’où sont exportées des cargaisons de cocaïne à destination des marchés américain et européen.
Des experts dominicains et de la DEA doivent diriger dans les prochains jours à Port-au-Prince des séances d’entraînement à l’intention des agents du Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) en vue de donner un coup d’accélérateur à la mobilisation contre les narcotrafiquants en Haïti. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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420 kilos de cocaïne pour un montant de huit millions de dollars, des civils, 4 policiers et deux colombiens, un prévenu résident à Laboule, voilà autant d’indices permettant de faire le diagnostic précis du problème de trafic de drogues en Haïti.
Une charge de cocaïne circulant « librement » avec la bénédiction de certains agents de la Police Nationale d’Haïti. Le prévenu n’habite pas cité soleil ou Martissant mais laboule, quartier chic des hauteurs en banlieue !
Le prix 8.000.000 de dollars.
Cette transaction vient de très haut. Des secteurs puissants manipulant beaucoup de secteurs de la vie nationale.
Les policiers corrompus arrêtés ont sans doute reçu l’ordre de protéger la cargaison.
Les éléments pour une enquête au sommet sont là. Présents. Comme le nez au milieu de la face.
En suivant les branches et les ramifications on peut sans aucun problème atteindre le tronc et la racine de l’arbre.
Les forces de l’ordre et les secteurs concernés ont-ils suffisamment dans les pantalons pour pouvoir secouer cet arbre aux racines profondes et nombreuses ?
En attendant, nous sommes plus proches de la fameuses phrases de la chanson « Merci » de notre Ansy Dérose National ou il écrit « Mèsi, pou lanmou ke ou ban mwen, kase fèy kouvri sa, pou koze-m pa vante ».
Graves inondations dans le Nord, le Nord-Est et le Nord-Ouest d’Haïti
jeudi 31 mai 2007,
Radio Kiskeya
Des inondations provoquées par des pluies diluviennes enregistrées depuis lundi dans différentes régions d’Haïti ont affecté plus de 2.600 maisons à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) et coupé cette commune du reste du pays, a indiqué le maire principal Gaston Estima au micro du correspondant régional de Radio Kiskeya.
Aucune victime n’a été encore enregistrée. Cependant, la vie est paralysée à Saint-Louis du Nord dont les habitants ont fui massivement vers les montagnes, selon l’élu visiblement alarmé.
Le pont reliant la Commune et Port-de-Paix, chef-lieu du département du Nord-Ouest, a été sérieusement endommagé dans la nuit de mercredi à jeudi. La circulation automobile était pratiquement impossible. Les véhicules de transport public ont dû rester en stationnement.
Des pertes importantes de marchandises et des dégâts dans les plantations agricoles ont été également rapportés.
Le maire Estima a souhaité l’intervention d’urgence des autorités compétentes en vue de porter secours aux nombreux sinistrés recensés.
Ailleurs, dans le Nord-Ouest, des sentiments d’inquiétude gagnaient la population particulièrement à Port-de-Paix où la pluie ne s’est arrêtée que jeudi matin. Aucun bilan d’éventuels dégâts n’était disponible.
Dans le Nord-Est, des inondations ont touché mercredi soir des localités de Ouanaminthe et de Fort-Liberté à la frontière haïtiano-dominicaine où les sinistrés n’étaient pas encore dénombrés. La situation était similaire au Trou du Nord (Nord).
Dans cette région, la commune de Limonade avait déjà connu des moments difficiles mardi soir à cause d’une pluviométrie supérieure à la normale.
En raison du croisement de deux systèmes localisés entre Haïti et la Jamaïque, le niveau d’alerte est passé mercredi de jaune à orange avec de sérieux risques d’inondations et de glissements de terrain à l’échelle nationale. Le plan national de gestion des risques et désastres activé depuis le début de la semaine a été maintenu.
Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres a appelé les résidents des zones à risques à faire preuve de la plus grande prudence et à se déplacer en cas de menaces d’aggravation de la situation. Ils sont particulièrement priés d’éviter les rivières en crue et les ravins.
Des brigades de la protection civile ont été dépêchées dans plusieurs régions afin de procéder à l’évaluation des besoins et de déterminer les mesures à envisager.
Après quatre jours consécutifs de pluies alternées, le temps restait maussade jeudi à Port-au-Prince.
Le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Sémelfort, a indiqué à Radio Kiskeya qu’aucune amélioration des conditions météo n’est attendue avant samedi.
La semaine dernière, des pluies torrentielles avaient fait au moins cinq morts et une douzaine de blessés dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne.
La saison cyclonique, qui s’ouvre officiellement vendredi (1er juin) pour s’achever le 30 novembre, pourrait être de toute l’histoire l’une des plus actives dans l’Océan Atlantique, selon les prévisions du Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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L'angoisse nationale avec l'arrivée de la saison des pluies et des cyclones. Les ombres et les spectres qui hantent les décombres de Fonds Verrèttes et des Gonaïves parcourent lensemble du territoire national pour semer l'angoisse et la peur ....