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vendredi 13 avril 2007

COLLOQUE INTERNATIONAL "ESCLAVES AU PARADIS": ESCLAVAGE CONTEMPORAIN EN REPUBLIQUE DOMINICAINE

ESCLAVES AU PARADIS
L’esclavage contemporain en République Dominicaine
www.esclavesauparadis.org
« SANG, SUCRE ET SUEUR »
à l’ENSCP – Ecole nationale supérieure de chimie de Paris
11, rue Pierre et Marie Curie – 75005 Paris
RER : Sorbonne
Colloque international – 16 mai 2007
Dans le cadre de l’événement
« SANG, SUCRE ET SUEUR »
Colloque international – 16 mai 2007 2
Par une sorte d’ironie éloquente du sort, l’élément le plus doux de notre alimentation, le sucre, se fabrique dans des conditions qui laissent un arrière-goût amer. De toutes les denrées qui ont accompagné le développement de l’économie de plantation coloniale, il en est une dont la renommée dépasse en prestige et en valeur symbolique celle de toutes les autres, c’est le sucre.
Issu de la transformation des tiges de canne dans le cadre d’ateliers dont l’organisation préfigure celle des premières usines de la révolution industrielle européenne, le sucre a donné lieu à des expérimentations dans le domaine économique et social qui ont bouleversé les modes de mise en valeur en milieu tropical, l’organisation du travail et la rationalisation des marchés.
En revanche, le développement de l’économie sucrière s’est accompagné de l’esclavage et de l’oppression de millions d’Africains transplantés contre leur gré sur le continent américain.
Dans l’Andalousie musulmane se pratiquait déjà une culture irriguée de la canne, avec une main d’oeuvre servile constituée de captifs infidèles et d’Africains. La Reconquista chrétienne étendit la leçon du modèle aux Canaries, puis de là au Nouveau Monde. L’Ile de l’Española, la première mise en valeur agricole par les Espagnols, fut le laboratoire des tentatives de colonisation des terres tropicales par des Européens. Expérience inédite dont la valeur agronomique et industrielle eût sans doute laissé des traces plus fécondes dans la mémoire collective des peuples si elle n’était marquée par le poids de l’esclavage.
Dès cette époque, il semble que se crée entre le sucre, le sang et la sueur des esclaves une liaison fatale qui oblige les Africains-Américains à se plier à la règle commune de la servitude, ou à marronner, à fuir loin dans les bois.

HAÏTI, LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE ET LA CULTURE DU SUCRE
Dans les relations entre Haïti et la République Dominicaine, la canne a toujours occupé une place à part. C’est en Haïti que la culture de la canne a connu son plus grand développement au XVIIIe siècle, la Saint Domingue française était alors la Perle des Antilles.
À la fin du XIX siècle, imitant le modèle de Cuba et Porto Rico, la République Dominicaine connaît à son tour le développement de l’agriculture de plantation. Le pays n’étant pas assez peuplé ce sont des migrants venus de toute la Caraïbe anglophone qui permettront de fournir en main-d’oeuvre les usines sucrières et les plantations à capitaux souvent nord-américains de la République Dominicaine en plein boom économique.
Les Haïtiens ne sont qu’une composante parmi d’autres courants migratoires très diversifiés qui convergent vers Santo Domingo, San Pedro de Macoris, La Romana, etc. Cette tendance se confirme sous la dictature de Rafael Leonidas Trujillo. Des accords sont passés avec le gouvernement haïtien pour faciliter le recrutement de travailleurs saisonniers pour la zafra annuelle. Des dizaines de milliers de travailleurs mal payés, mal-logés, mal nourris, parfois brutalisés par les gardiens à la solde des propriétaires des usines.
Ces flux migratoires ont donné lieu à une installation permanente de travailleurs dont nombre d’entre eux résident encore sur les bateyes, sorte de campements sommaires où vivent les Haïtiens et descendants d’Haïtiens auxquels le gouvernement dominicain refuse de reconnaître le statut de citoyen. On estime aujourd’hui que le nombre d’Haïtiens (hommes, femmes et enfants) se trouvant dans cette situation est de 500 000.
La question se pose de savoir s’il existe une fatalité entre souffrance et culture de la canne ?
LES OBJECTIFS DE CE COLLOQUE
Par cette journée de réflexion et d’analyse, nous voulons faire un état des lieux de la situation dans les bateyes, caractériser la relation entre la culture de la canne et le recours à une main d’œuvre servile ou maltraitée, décrypter les responsabilités et les devoirs de la communauté internationale, et sensibiliser le public Français à une situation à laquelle il est lié malgré lui.

Ce colloque réunira une dizaine d’intervenants : juristes, géographes, sociologues, historiens mais aussi des personnes de terrain, des responsables d’associations des droits de l’homme, etc. Ces conférence-débats seront un écho au travail photographique de Céline Anaya Gautier, et permettront de mettre des mots sur les images.
La perspective historique autorise de distinguer trois types de situations correspondant à des terrains différents mais dont les sociétés ont en commun d’avoir dû se déprendre des héritages de l’esclavage :
• La genèse de la relation sucre et souffrance : dans le contexte colonial les travailleurs sont des esclaves
• La spécificité du cas haitiano-domonicain : les travailleurs sont des immigrés privés de droits élémentaires
• Perspectives et enjeux : Economiques, juridiques et sociaux

ACTIVITÉS CONNEXES
• Une exposition des photographies de Céline Anaya Gautier prises dans les bateys sera au coeur de cet événement. C’est à partir de ce travail photographique que ce nouera toute la réflexion de la journée colloque. À l’Usine Spring Court.
• Des projections de films en lien avec la thématique seront accompagnées de rencontres avec les intervenants du colloque.
Au MK2 Parnasse
• Tournée des conférenciers en province organisée en partenariat avec Amnesty International France et le Collectif Haïti de France.
Liste des villes sur demande.
Contact: collectif Haïti de France :
contact@collectif-haiti.fr – 01 43 48 31 78

STRUCTURE ORGANISATRICE DU COLLOQUE ET DU CYCLE DE FILMS

Le Collectif 2004 Images
Siège social : 13, rue de l’Arc de Triomphe – 75017 Paris
Tel : 01 40 68 03 38 / 06 98 08 79 06
Email : info@collectif2004images.org
www.collectif2004images.org

LES ORGANISATEURS

Anne Lescot – Coordination générale
anne.lescot@esclavesauparadis.org – 06 98 08 79 06

Jean-Marie Théodat – Coordination scientifique
jmthehodat@yahoo.fr – 01 44 07 75 64

Natacha Giafferi – Coordination logistique
natachgiafferi@hotmail.com – 06 60 68 13 21

Johan Muller – Assistant organisation
... – ...
PROGRAMME DU COLLOQUE – 16 MAI 2007Réservations et informations :
colloque@esclavesauparadis.org
9 h 00 – 12 h 30 12 h 30 : PRÉSENTATION ET ENJEUX

9 h 00 – 9 h 10 : Ouverture de la journée Michel CHRISTOLHOMME
Président de Pour Que l’Esprit Vive

9 h 10 – 9 h 20 : Présentation Joël THORAVAL
Président de la Commission consultative des Droits de l’Homme

9 h 20 – 9 h 30 Présentation Geneviève SEVRIN
Présidente d’Amnesty International France

9 h 30 – 9 h 50 Historique des relations haïtiano-dominicaines autour de la canne à sucre. Marcel DORIGNY Historien
9 h 50 – 10 h 10 Le sucre aux Amériques : Jean-Marie THEODAT
Géographe
10 h 10 – 10 h 30 : Problématiques et état de la recherche Natacha GIAFFERI
Anthropologue

10 h 30 – 10 h 45 PAUSE

10 h 45 – 11 h 15 : Economie et esclavage Des bateyes aux zones franches. Camille CHALMERS Economiste

11 h 15 – 11 h 35 Pour un sucre « éthique » : Olivier GENEVIÈVE Président de Sucre Ethique

11 h 35 – 12 h 30 : DÉBAT PUBLIC

12 h 30 – 14 h 00 DÉJEUNER

14 h 00 – 18 h 00 « TÉMOIGNAGES ET ENGAGEMENTS »

14 h 00 – 14 h 30 : Diplomatie et migration internationale Guy ALEXANDRE
Sociologue, ancien ambassadeur d’Haïti en RD

14 h 30 – 15 h 00 Une étude de terrain Soraya ARACENA (sous réserve) Sociologue
15 h 00 – 15 h 30 Droit et citoyenneté Manuela CASTRO Juriste

15 h 30 – 15 h 45 PAUSE

15 h 45 – 16 h 15 Témoignage Père Christopher HARTLEY
16 h 15 – 16 h 45 Témoignage Père Pedro RUQUOY
16 h 45 – 17 h 15 L’immigration Haïtienne en République Dominicaine Perspectives et recommandations GARR Colette LESPINASSE

17 h 15 – 18 h 00 DÉBAT PUBLIC

Modérateurs :
Matinée : Anne Lescot (sous réserve)
Après-midi : Jean-Marie Théodat

PRÉSENTATION DES INTERVENANTS
Monsieur Guy Alexandre
Guy Alexandre est né le 21 août 1945 à Saint Marc, Haïti. Il suit des études primaires et secondaires à Port-au-Prince. Il est diplômé en sciences politiques et sociales, en sociologie et en sociolinguistique (Louvain, 1970, Paris 1973, Bloomington 1980).
Entre 1979-91, 1997, 2004, Il est professeur d’histoire et de sociologie à l’Université d’Etat, au Centre de techniques de planification et d’économie appliquée, et à l’Université Quisqueya – Haïti. Il est également Conseiller Pédagogique et membre de la Direction des études de l’Institut Pédagogique National (IPN) de Port-au-Prince (1979-1984). Il devient chargé de mission au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, ayant en charge les dossiers d’éducation et des secteurs sociaux
(1982). Conseiller au cabinet du ministre de la Culture, ayant en charge les dossiers de la coopération culturelle internationale (1999-2000). Guy Alexandre occupe plusieurs fois le poste d’Ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, puis également à Belize (1991-1997, 2002-2003). De 2004 à 2006, il est consultant au cabinet du Premier ministre du gouvernement intérimaire ayant la charge des dossiers de politique internationale, en particulier les relations avec la République Dominicaine et les questions migratoires. Il est actuellement, directeur de Programme à la mission Haïti de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et chargé d’enseignement à la Faculté latino-américaine de Sciences Sociales (FLACSO) de Santo Domingo.
Parmi ses travaux et publications consacrés à l’enseignement de l’histoire et des sciences sociales, aux relations haitiano-dominicaines ou a la problématique de la migration:
– Initiation à la dissertation historique, Guide pédagogique à l’usage des élèves de seconde et première (en collaboration). Fort de France /Paris, 1976, Editions Desormeaux.
– La question migratoire en la République Dominicaine et Haïti. Santo Domingo /Port-au-Prince, 2000, OIM ed.
– Évolution de la migration haïtienne. Retour sur des propositions accumulées. Port-au-Prince , 2005.GHRAP ed. À paraître : Les relations haïtiano-dominicaines. Problèmes et perspectives après Hatillo Palma

Soraya Aracena (sous réserve), dominicaine, historienne et géographe de formation, diplomée en Etudes caribéennes (Puerto Rico), s’est consacrée depuis 1983 à l’ethnographie. En 1984, avec l’anthropologue José Francisco Alegría Pons, elle enquête sur les pratiques du gaga et du vodou dans les bateys de l’est de la République Dominicaine, poursuivant plus tard son investigation des expressions religieuses populaires dans d’autres localités du pays, telles que Villa Mella, Consuelo ou Nigua y Haina. Son travail s’attache à dévoiler l’héritage culturel africain en République Dominicaine, et c’est à cette année qu’elle crée, en 1994, le Festival Anthropologique des Cultures afro-américaines au Centre culturel espagnol de Santo Domingo (édition 1997: Presencia Africana en la Cultura Dominicana, 2000: África en Samaná, 2001: Aportaciones Culturales Haitianas). Auteur de Apuntes sobre la Negritud en República Dominicana (1999) et de Los Inmigrantes Norteamericanos en Samaná (2000), éditrice de Gagá y Vudú en República Dominicana : Ensayos Etnográficos de José Francisco Alegría Pons, elle a aussi compilé les ressources du catalogue Presencia Africana en la Cultura Dominicana. Elle a également réalisé de nombreuses vidéos ethnographiques (El vudú en República Dominicana (1995), Expresiones de Fe (2003) et La cultura Cocola de San Pedro de Macorís (1994). Elle est enfin la créatrice de la banque d’images Chango Prieto qui compte plus de deux cents vidéos ethnographiques traitant des réalités dominicaines comme d’autres peuples de la Caraïbe. Soraya Aracena a participé à diverses rencontres et colloques internationaux tels que « La Route de l’esclave » sous les auspices de l’Unesco. A l’étranger, elle a participé en tant qu’exposante comme au montage des autels aux colloques Afro América y su Cultura Religiosa organisés par l’Université de Porto Rico entre 1989 et 1994; à Bressuiere, en France (2002), ou en Allemagne à l’occasion de l’exposition Autels du Monde, à Düsseldorf.

Maria Victoria Mendes (Maria Victoria Mendez Castro) est née en 1962 à San Pedro de Macorís, en République Dominicaine. Docteur en droit de l’Universidad Central del Este, S.P.M. (1989), diplômée en droit pénal (2005, Universidad Iberoamericana, S.D.), en Application de lois en faveur des femmes (Universidad Intec., S.D.), ainsi qu’en Droits Humains, Médiation et Résolution des Con. its (2004, Itepal, Colombia), elle est l’auteur de divers essais et d’articles sur les droits des migrants. Haïtiens en République Dominicaine: Situation légale. Les droits des coupeurs de canne.

Camille Chalmers, haïtien, est professeur d’économie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti. Depuis 1995, il coordonne une coalition d’organisations, la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) qui réunit neuf réseaux nationaux qui luttent contre les politiques néolibérales et pour l’émergence d’authentiques alternatives populaires de développement en Haïti. Camille Chalmers participe également aux réseaux internationaux qui militent contre la globalisation néolibérale et le paiement de la dette extérieure, comme ceux de Jubilé Sud et du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde.

Michel Christolhomme est né en 1944, à Voreppe (Isère). Il est licencié en Sciences humaines et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Si sa vie professionnelle compte de longues périodes d’activité dans le secteur privé (dans des domaines aussi différents que les ressources humaines, le marketing et la gestion),il s’est surtout consacré, depuis sa jeunesse, à l’action humanitaire et a exercé de nombreuses fonctions dans le secteur associatif où il a notamment été responsable de la recherche de fonds des Petits frères des Pauvres. Ses engagements se partagent aujourd’hui entre le domaine gérontologique et la photo sociale. Rédacteur de la revue Gérontologie, il est également président d’un service de soins à domicile à Paris et d’une structure d’hébergement temporaire dans le Berry. Il est directeur photo de l’association Pour Que l’Esprit Vive, qui a ouvert, en 1997,la galerie de photo sociale Fait & Cause à Paris et créé le site sophot.com dédié à la photographie sociale et d’environnement. Il est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages, aussi divers que Exercices d’administration du personnel aux Editions d’organisation, La seconde femme ou le mythe de la secrétaire aux Editions Baudinière ou La soif de servir aux Editions Fayard.

Marcel Dorigny, docteur de l’Université Paris I, maître de conférences au département d’histoire de l’université Paris VIII Saint-Denis, est né à Paris. Il est l’auteur d’une thèse intitulée Les Doctrines sociales et économiques d’un groupe politique dans la Révolution française : les Girondins, et publiée à Paris en 1992. Ses recherches portent sur les courants du libéralisme français au XVIIIe siècle et dans la Révolution française, principalement dans les domaines coloniaux : la place de l’esclavage dans les doctrines libérales du XVIIIe siècle ; sur les courants antiesclavagistes et abolitionnistes, de la Société des amis des Noirs (1788 – 1799) à la Société française pour l’abolition de l’esclavage (1834 – 1850) ; sur les processus d’abolition de l’esclavage dans les colonies d’Amérique, notamment dans le cas de Saint-Domingue Haïti, et leurs rapports avec les mouvements d’indépendance des colonies américaines : États-Unis, Amérique espagnole... Marcel Dorigny est secrétaire général de la Société des études robespierristes, directeur de Dix-huitième siècle, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) du ministère de la Recherche et responsable des publications de la section « Histoire du monde moderne, de la Révolution française et des révolutions » de ce Comité, ainsi que membre du Comité de réflexion et de proposition pour les relations franco-haïtiennes, présidé par Régis Debray.

Olivier Geneviève, cofondateur, en 2001, de l’ONG « Sucre Ethique » (www.sucre-ethique.org) est expert auprès de la Commission Européenne (E 206 115 – F 12/06/2003) ; Accrédité CNUCED – UNCTAD (007608 – 18/06/2004) ; accrédité auprès de l’IEA – International Energy Agency – AIE (21/06/2005) ; membre associé de l’Institut de Coopération et de développement Economique et Social – ICDES (www.icdes.com). Il a notamment fait de l’auditoring auprès du gouvernement de l’Etat du Parana (Brésil). Enfin, il est Professeur en Ecoles de Commerce depuis 1998 (Paris Lyon et Saint Etienne).

Natacha Giafferi, anthropologue, s’est intéressée aux processus de personnalisation en milieu haïtien (construction symbolique du petit enfant, actualité de la question de couleur), ainsi qu’aux nouvelles formes de sociabilité urbaine dans la capitale haïtienne (luttes pour le classement social, relations de genre, espace public / espace privé). En dehors de son implication scientifique dans le domaine des « Amériques noires » (recherches universitaires, publications, comptes-rendus d’ouvrages), elle a collaboré avec divers artistes, performers ou photographes. Ses travaux actuels portent sur l’épistémologie du chercheur de terrain et les diverses formes de violence dont il devient témoin, et sur l’articulation de la condition de migrant dans la chanson haïtienne et dominicaine aux Etats-Unis.

Christopher Hartley Sartorius, né le 2 mars 1959 à Londres d’un père anglais et d’une mère espagnole, grandit à Madrid. À l’âge de 15 ans, il entre au séminaire de Toledo. Le 8 novembre 1982, à l’âge de 23 ans, il est ordonné prêtre à Valence par Jean Paul II. Il rencontre mère Térésa de Calcutta en août 1977 et travaille à ses côtés durant l’été 1979, à la maison des moribonds. Il est ensuite envoyé à New York, dans le Bronx, à la demande de Mère Térésa. En 1996, il est nommé prêtre par le cardinal de l’ancienne cathédrale de San Patricio, à Manhattan. En septembre 1997, se portant volontaire comme missionnaire au diocèse de San Pedro de Macoris, en République Dominicaine, il est affecté à la paroisse de San José de Los Llanos, où il y restera jusqu’au mois d’octobre 2006. Dès lors, il mène un combat quotidien auprès des dirigeants des plantations sucrières pour que les coupeurs puissent travailler dans des conditions décentes et manger à leur faim. Durant trois ans, il a été en contact régulier avec la famille de propriétaire terrien Vicini pour tenter d’obtenir des améliorations des conditions de travail et la fin des mauvais traitements. Régulièrement menacé de mort et interdit de séjour dans les bateys des Vicini, le père Christopher poursuit son combat pour faire connaître à l’étranger la réalité de ces plantations. Chaque jour, il écoute, soigne et éduque. Sa paroisse fonctionne ainsi comme une ONG, apportant des solutions concrètes telles que création d’hôpital et de centres polyvalents ou montage de projets agroalimentaires. Ses méthodes musclées font parfois penser à des « commandos », talkie-walkie et garde du corps venant renforcer cette vision très personnelle des combats de l’Eglise et du militantisme humanitaire.

Colette Lespinasse, journaliste et gestionnaire haïtienne, a une longue expérience dans l’animation sociale, la défense des droits des Femmes et des Immigrants/tes. Depuis plus de vingt ans, elle milite en faveur d’une amélioration des relations entre Haïti et la République Dominicaine, deux pays qui se partagent une des grandes îles de la Caraïbe : Haïti pour les haïtiens et Hispaniola pour les Dominicains. Depuis 1999, Colette Lespinasse coordonne le Bureau Exécutif du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR), une plateforme de neuf organisations intéressées par la promotion et la défense des droits des immigrants et à l’établissement de relations plus solidaires et plus justes entre Haïti et la République Dominicaine. En tant que responsable du GARR, Mme Lespinasse s’occupe de la coordination de toutes les sections de l’institution, de la bonne marche du Bureau Exécutif, des relations avec le Conseil d’Administration et avec les bailleurs de fonds. Elle milite quotidiennement contre les préjugés, les abus envers les immigrants/tes, tant en République Dominicaine qu’ailleurs. À ce titre, elle participe à de nombreux débats sur la migration, réalise des recherches, publie des articles, etc. Elle met en place des programmes qui fournissent aux personnes rapatriées une aide humanitaire au moment des rapatriements, des possibilités de réinsertion dans la société haïtienne et dans certains cas, une assistance juridique. Entre 1982 et 2006, Colette Lespinasse a organisé de nombreuses activités culturelles, d’échanges, d’apprentissage du Créole et de l’Espagnol avec des groupes, institutions et personnalités haïtiennes et dominicaines dans le but de transformer les mentalités et de rétablir la confiance entre les deux peuples. En tant que journaliste, Colette Lespinasse publie des articles dansdes revues nationales et internationales. Elle s’intéresse particulièrement à la promotion des droits des Femmes. Elle anime chaque semaine un programme pour les femmes sur une station de radio de la capitale, Radio Kiskeya, et écrit des articles dans le journal Ayiti Fanm de l’organisation féministe Enfofanm.

Pierre Louis (Pedro) Ruquoy est né le 25 août 1952 à Charleroi, en Belgique. En 1970, il entre dans la congrégation du Cœur Immaculé de Marie (Scheut) pour consacrer sa vie à la mission universelle de l’Eglise. Il part le 4 septembre 1975 pour la République Dominicaine, où il mène depuis un combat pour les laissés-pour-compte en République Dominicaine, singulièrement les immigrants Haïtiens et leurs descendants vivant dans les bateys. À travers ses écrits, documentaires et conférences, Pedro s’est évertué à faire connaître au peuple dominicain la réalité des bateys. Il a organisé des rapatriements, aidé les travailleurs de Barahona à défendre leurs intérêts, et contribué à la création de la Plataforma Vida qui réalise des activités éducatives dans les bateys. Durant ces cinq dernières années, Pedro a soutenu le Mouvement des femmes dominico-haïtiennes, (MUDHA) pour réclamer le droit à un nom et à une nationalité pour les descendants d’Haïtiens nés sur le territoire dominicain. Parallèlement, le Père Ruquoy assume ses responsabilités en tant que curé d’une paroisse de quinze bateys, où il célèbre la messe, visite les malades et les braceros récemment arrivés. En raison de cet engagement, il a été régulièrement menacé, ces persécutions s’amplifiant au début de l’année 2005 sous la pression du secteur ultranationaliste dominicain. Son église a été lapidée en pleine célébration. Une campagne de diffamation soutenue par certains médias a été orchestrée, l’accusant de participer à une campagne internationale malveillante. Pedro Ruquoy a dû quitter la République Dominicaine au mois de novembre 2005, à la demande de ses supérieurs ecclésiastiques, en raison de menaces de mort en provenance de secteurs liés aux patrons de l’usine sucrière de Barahona.

Geneviève Sevrin, Présidente d’Amnesty International France, est née à Maubeuge en 1961. Directrice des relations et coopérations internationales au Conseil régional Nord-Pasde-Calais – Mobilisation de 1% du budget de la région pour le partenariat nord-sud. 2000 : Coprésidente du Congrès de Lille – août 2001 : Participation, en tant que bénévole, au Conseil International d’Amnesty International (Dakar, Sénégal) –mars 2002 – mars 2004 : Membre du Bureau exécutif d’Amnesty International – France - août 2003 : Membre de la délégation française au Conseil International d’Amnesty international (Morelos, Mexique). Mars 2004 : Présidente d’Amnesty International – France - août 2005 : Membre de la délégation française au Conseil International d’Amnesty International (Morelos, Mexique). Janvier 2006 : Représentante titulaire d’AISF au sein de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) – Mars 2006 : Présidente d’Amnesty International-France.

Jean-Marie Théodat est né le 6 novembre 1961 à Port-au-Prince, Haïti où il suit des études primaires et secondaires. Il arrive à Paris à l’âge de 17 ans. Après un baccalauréat série D. Hypokhâgne et Khâgne au lycée Fénelon, il entreprend des études de philosophie et de géographie à l’Université Paris Sorbonne et obtient une Licence de Philosophie en 1985, une Maîtrise de géographie en 1985 et un Doctorat de géographie en 1998. Agrégé de géographie en 1989, il est enseignant chercheur à l’Université Panthéon Sorbonne depuis 1998 et à l’Ecole Nationale Supérieure (ENS) en Haïti. Il est directeur adjoint du laboratoire de recherche PRODIG rattaché à l’Université Paris I, IV et Paris VII et au CNRS.
Parmi ses ouvrages et ses contributions : Haïti-République Dominicaine : une île pour deux, Karthala, Paris (2003), Le jaden, berceau de l’identite haïtienne in Espace et culture,(mai 2002), Touristicité contrastée : l’envers et l’avers du décor en Haïti et en République Dominicaine in Tiers Monde (juin 2004), L’insularité en partage : Haïti et la République Dominicaine in L’Amérique Latine, Editions du Temps, Paris, (2005). La négritude en héritage : Haïti et la République Dominicaine in Présence Africaine, n°169 (2005).

Joël Thoraval, né en 1935, est licencié en droit, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, et ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration, a consacré sa carrière professionnelle au Ministère de l’Intérieur. En tant que Sous-préfet, il occupe des postes en province (Grenoble pour la préparation des Jeux Olympiques de 1968), outre-mer (Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe), en Région parisienne (Secrétaire Général du Val d’Oise) et dans la Capitale auprès de M. Doublet, Préfet de Paris puis Préfet de la Région Parisienne. Les problèmes d’aménagement du territoire, de grande infrastructure, d’équipement, sont alors au centre de ses activités. En tant que Préfet, à compter de 1979, il occupe des fonctions en administration centrale (directeur des affaires politiques et de l’administration territoriale, directeur général de l’administration, directeur de Cabinet du Ministre) et en province (Haute-Loire, Tarn, Hauts-de-Seine, Région Corse, Région Basse-Normandie). Il assume les fonctions de Préfet de la Région Ile de France, Préfet de Paris, de 1994 à 1998. De 1996 à 1998, il préside l’Association du Corps Préfectoral et des Hauts fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur. En juillet 1998, à 62 ans, il quitte volontairement l’Administration pour s’occuper à titre bénévole les fonctions de Président national du Secours Catholique, fonction qu’il assume jusqu’en juillet 2004. Par arrêté du Premier Ministre en date du 27 septembre 2002, M. Thoraval a été nommé Président de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), fonction qu’il continue d’assumer. Ses publications : Parle, Seigneur, ton serviteur écoute, Editions du Cerf/Parole de Silence, 1998. Charité à cœur ouvert, Editions du Cerf, 2004.

jeudi 12 avril 2007

Une délégation officielle bolivienne vient enquêter en Haïti sur des cas présumés de corruption au sein de la MINUSTAH

Le ministre de la défense, Walker San Miguel, le commandant de l’armée et un parlementaire chargés d’exprimer les préoccupations de La Paz
jeudi 12 avril 2007,
Radio Kiskeya
Le ministre bolivien de la défense, Walker San Miguel, est arrivé mercredi à Port-au-Prince à la tête d’une délégation pour une visite d’information en relation avec des accusations de corruption dont fait l’objet la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), rapporte l’Associated Press.
L’objectif de ce voyage est de "mener des investigations sur la situation du contingent bolivien", précise un communiqué du ministère bolivien de la défense rendu public à La Paz. Une évaluation sur place de la situation des casques bleus s’est avérée nécessaire en raison de dénonciations à répétition enregistrées dans la capitale bolivienne concernant de supposés détournements de fonds destinés à la force internationale de paix.
Le ministre San Miguel est accompagné du commandant des Forces Armées Boliviennes, le général Freddy Bersatti et du président de la commission de défense du Congrès (Parlement), Félix Garcìa. La délégation devait s’entretenir notamment avec le commandant des troupes onusiennes, le général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz et les autorités haïtiennes.
Une commission de la Chambre des Députés de la Bolivie a récemment ouvert une enquête sur l’implication présumée de plusieurs chefs militaires dans l’utilisation à des fins personnelles des ressources mises à la disposition de la MINUSTAH par les Nations Unies.
De graves accusations pas tout à fait démenties ont été portées ces derniers mois contre la MINUSTAH en rapport notamment avec la gestion douteuse du budget consacré à l’achat de carburant et la participation présumée de soldats de la paix à des abus sexuels sur mineurs.
Pour sa part, le gouvernement du Président Evo Morales avait envisagé le mois dernier le retrait immédiat des soldats boliviens déployés en Haïti parce qu’il ne comprenait pas trop l’utilité de cet engagement militaire de l’Etat sud-américain.
215 casques bleus boliviens font partie de la MINUSTAH qui compte environ 8.000 militaires et policiers internationaux dont des bataillons issus d’une dizaine de pays latinoaméricains. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Les jeunes "maîtres" haïtiens portés en triomphe dans les rues de Port-au-Prince

Une victoire historique dédiée au monument du football national Manno Sanon qui lutte contre un cancer
mercredi 11 avril 2007,
Radio Kiskeya
La sélection nationale U-17 a regagné Port-au-Prince triomphalement mardi 48 heures après son sacre dimanche au Honduras qui lui a permis d’enlever son billet pour le Mondial 2007 de la FIFA et de remporter le quadrangulaire final de la zone CONCACAF (Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes de Football Association).
Accueillis par des officiels et des inconditionnels qui entonnaient l’hymne national puis un chant évangélique à leur arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture en provenance du Honduras -via le Panama et la République Dominicaine- les jeunes champions haïtiens ont joyeusement défilé dans les rues de la capitale, déclenchant le déchaînement de centaines de fans enthousiastes sur le parcours du cortège.
Intervenant au nom de la délégation lors d’une conférence de presse improvisée au salon diplomatique de l’aéroport, le président de la fédération haïtienne de football (FHF), Yves Jean-Bart, a dédié la victoire historique des bleu et rouge à "l’athlète haïtien du XXe siècle", Emmanuel "Manno" Sanon, ancienne gloire de la sélection des mondialistes de 1974 en Allemagne, aujourd’hui atteint d’un cancer.
Le Dr Jean-Bart a, par ailleurs, promis au peuple haïtien d’autres rendez-vous avec la gloire si, dit-il, "l’unité actuelle initiée par le Président René Préval est maintenue et les joueurs bénéficient d’un soutien conséquent". Après avoir fortement souligné la sollicitude du chef de l’Etat vis-à-vis de la jeune équipe nationale, le dirigeant de la FHF a notamment invité le ministre de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire, présent à ses côtés, à penser à l’amélioration immédiate des conditions d’existence des valeureux ambassadeurs d’Haïti. "Même s’ils ne seront pas riches, je n’aimerais pas les voir continuer à dormir dans le black-out. Je n’aimerais plus les voir avec des chaussures déchirées et il faut également faciliter leur formation scolaire", a souhaité Jean-Bart qui s’est posé en bon père de famille.
Pour sa part, le ministre des sports a souligné "l’appui indéfectible du Président de la république" à la sélection U-17 sans lequel la qualification pour le Mondial serait impossible. Fritz Bélizaire s’est aussi déclaré fier du travail exceptionnel accompli par les joueurs, l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze et les autres membres de l’encadrement technique ainsi que les dirigeants de la fédération.
Le triomphe modeste, le technicien de Léogâne, principal artisan de l’exploit haïtien, a insisté sur la cohésion et les efforts de l’ensemble du groupe comme facteurs déterminants. Il envisage désormais l’avenir avec optimisme. Labaze et ses collaborateurs devraient pouvoir enfin bénéficier d’un salaire régulier après des années de bénévolat.
Des parlementaires, dont le vice-président de la Chambre des Députés, Jean-Marcel Lumérant, présents également à l’aéroport se sont engagés une fois de plus à réserver une enveloppe spéciale au football dans le prochain budget rectificatif.
Dans un rôle d’harangueur de foule, l’ex-international et entraîneur du onze national, Ernst "Nono" Jean-Baptiste, a déclaré haut et fort qu’Haïti pourrait revenir de la Corée avec le "trophée mondial".
Les nouveaux champions devraient être reçus par le Président René Préval avant de se rendre la semaine prochaine au Palais Législatif (Parlement).
Autre retombée du sacre de Tegucigalpa, le Conseil national des télécommunications (CONATEL) va doter le centre technique de la Croix-des-Bouquets (nord-est de Port-au-Prince) d’un laboratoire d’informatique.
Auteure de deux nuls (1-1 et 0-0), respectivement contre le Honduras et le Mexique et d’une victoire sans appel (3-0) face Salvador, Haïti s’est qualifiée pour la première fois de son histoire pour un Mondial des moins de 17 ans.
Après Toup Pou Yo, il y a 33 ans en 1978, le slogan à succès pour Corée 2007 est Kore m ma Kore w, un jeu de mots basé sur l’homophonie et qui, dans la philosophie de la langue créole, cherche une coïncidence heureuse entre l’idéal de solidarité des haïtiens et le nom du pays-hôte de la Coupe du monde, la Corée du Sud.
L’événement réunira la plupart des meilleures équipes de la planète du 18 août au 9 septembre prochains. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Haïti au 27ème Salon du Livre de Paris

Jeudi 12 avril 2007
Par Emmelie Prophète, responsable de la Direction nationale du livre (DNL) au ministère de la culture
Soumis à AlterPresse le 11 avril 2007
Après Cuba, le Caravansérail du livre haïtien a débarqué ses valises au Salon du Livre de Paris tenu cette année du 23 au 27 mars, Parc des expositions, Porte de Versailles. Pour la première fois dans l’histoire de ce Salon, le plus grand du monde francophone, la République d’Haïti était représentée à travers trois Institutions rattachées au Ministère de la Culture et de la Communication : les Presses Nationales d’Haïti, la Bibliothèque Nationale d’Haïti et la Direction Nationale du Livre.
En droite ligne du mandat de promotion de la culture nationale confié au Ministère de la Culture incluant la publication de livres, la préservation et la conservation du patrimoine littéraire et la promotion du livre haïtien à travers les Editions les Presses Nationales d’Haïti et la Bibliothèque Nationale d’Haïti, et conformément à l’article 3 du décret portant sur la création de la Direction Nationale du Livre, institution devant, entre autres, assurer la promotion du livre haïtien sur les marchés internationaux ainsi que le développement de la coopération avec d’autres pays dans le domaine du livre, une centaine de titres haïtiens étaient présentés sur le stand « i200, Haïti Ministère de la Culture » au Salon du livre de Paris.
Pour une fois, Haïti s’est présenté par d’autres voix, par d’autres points de vue. Autant de perceptions, différentes de celles de la salle de nouvelles du journal de vingt heures. Au même titre que le pays hôte du Salon et des autres pays invités, la République d’Haïti parlait juste, haut et fort à travers Jacques Roumain, René Bélance, Lyonel Trouillot, Yanick Lahens, Gary Victor, Georges Castera, etc.
Les Salons et Foires du livres, surtout ceux de l’envergure de Paris, qui a accueilli cette année 180,200 visiteurs (hausse de 3.5%) dont 15% d’étudiants et 2.3% d’enfants hors cadre scolaire, constituent presqu’un problème pour les amateurs de livres. Comment tout regarder, comment parcourir en quelques heures ces centaines de mètres carrés de livres, visiter tous ces éditeurs, et, le plus difficile, choisir un livre ? Comment jeter son dévolu sur un auteur entre trois ou quatre signant à la même table ? C’est donc acquis ! Pour la plupart des exposants, ce ne sera principalement que de la représentation. C’est ce que nous croyions aussi…
Nous avons été étonnés de voir comment nos livres étaient demandés et presque soulagés le dernier jour du salon puisque ne disposant plus de certains titres, comme Gouverneur de la Rosée de Jacques Roumain ou Etincelles suivi de Gerbes de Sang de René Depestre, Léa Kokoye de Mauricie Sixto.
Ce fut pour certains une halte pour se remémorer une visite, un séjour en Haïti, pour s’étonner que nous ayons tous ces titres, pour questionner sur l’ambiance dans notre pays. Pour d’autres, les compatriotes vivant en France, les Antillais, les Africains, c’était une façon de mettre les pieds dans un territoire connu ou rêvé.
Les occupants des stands voisins, la Tunisie, le Maroc et le Japon, ont regardé avec sympathie et peut-être envié cette joie et ces effusions à chaque fois qu’on accueillait des visiteurs. Nos voisins n’ont peut-être pas compris que certains ne voulaient pas partir et restaient de longues heures à roder autour du stand, alors qu’ils avaient fini de voir, de poser des questions ou d’acheter leurs livres.
De ceux qui restaient avec nous plusieurs heures, il n’y avait pas que des Haïtiens, des Antillais ou des Africains, c’étaient le plus souvent des Français, des Slaves, des Maghrébins. A croire que chez soi souvent c’est là où il y a une parole, des regards humains et de la sympathie. Hier encore nous recevions des photos de nous et de notre stand prises par M. Mahamed Bencharif, nom sur lequel nous n’avons pas encore pu mettre un visage précis.
L’écrivain sénégalaise Ken Bugul est certaine qu’un jour elle viendra vivre chez elle, en Haïti. L’écrivain français d’origine polonaise Sébastien Doubinsky porte dans sa chair des tatouages d’Agwe, de Legba et d’Ogou. Il n’a jamais mis les pieds en Haïti. Mais il le souhaite. Il nous a fait déjà parvenir son texte Paket Kongo qui n’est pas écrit créole, malgré le titre, mais revendique une fraternité haïtienne.
L’écrivain congolais Alain Mabanckou, lauréat du dernier Renaudot avec Mémoire de Porc Epic, Abdourahman Waberi, originaire de Djibouti, auteur du fameux Aux Etats-Unis d’Afrique se réjouissent de séjourner le mois prochain en Haïti. Pour eux, quelque chose de beau, d’enivrant est à vivre dans ce pays. Dans notre pays.
Porte parole et témoin du voyage dans l’imaginaire haïtien, les livres du terroir on séduit le public parisien. Une passion entraîne une autre. Avec les livres, tous les chemins s’ouvrent, tous les rêves sont autorisés, toutes les revendications sont permises.
Bien sur, la prochaine fois il faudra faire mieux, emmener des écrivains en signature et plus de titres. Il est déjà heureux de savoir que nous occuperons encore plus de place afin de faire miroiter la grande diversité de l’édition haïtienne, que nous permettrons à encore plus de gens de découvrir la littérature haïtienne et les livres haïtiens.
La participation haitienne au 27ème Salon du Livre de Paris a été en partie supportée par la Banque de la République d’Haïti.

Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org

Raison d'Etat face aux revendications populaires

Une entente provisoire a été trouvée entre la population du Trou-du-Nord et le ministère des Travaux publics, Transports et Communications pour faire débloquer la route Cap/Dajabon. Retour sur les événements et les raisons qui ont occasionné ce bras de fer.

La déviation de la route Cap/Dajabon de Ti Koulin à Carrefour Jésus, au niveau de la ville de Trou-du-Nord, a fait couler beaucoup d'encre pendant une douzaine de jours (du 10 au 21 mars 2007). Les Truvanordais (habitants de Trou-du-Nord) qui ont récemment dressé des barricades enflammées pour faire valoir leurs revendications sont encore profondément convaincus que l'avenir de leur ville dépend de la réhabilitation du tronçon de cette voie internationale qui traverse la ville.La décision de faire passer la route en dehors de la ville a été dictée par une étude. Cette dernière est venue compléter une autre peu approfondie.La revendication des Truviens est simple pour répéter leur propre mot : « la route Cap/Dajabon peut suivre le tracé voulu par les autorités, mais la nôtre doit être réhabilitée avant tout ». Des membres de la population qui se réclament du mouvement qui ont érigé des barricades enflammées sur la RN6 promettent de revenir à la charge si les responsables ne tiennent pas compte de leurs protestations.Qu'il s'agisse du maire de la ville ou du député rencontré sur les lieux, c'est toujours le même son de cloche. A Trou-du-Nord pour cette cause qui revêt une importance toute particulière, autorités civiles et simples citoyens parlent le même langage et constituent un bloc homogène.Nous n'avons pas pu trouver les responsables de la compagnie italienne Ghella en charge du contrat de réhabilitation de la route Cap/Dajabon. A l'approche de la semaine sainte, les cadres de la compagnie étaient absents sur le terrain. Suite à la rencontre du 21 mars 2007 où le ministère des Travaux publics, Transports et Communications s'était fait représenter par l'Ing. Raymond Délinois, la firme Ghella par l'Ing Elio Risso et la population de Trou-du-Nord par son député, Donal Dorsainvil, et le Président du conseil communal de Trou-du-Nord, Elie Pierre-Louis, dans un document dont copie a été obtenue par Le Nouvelliste, il a été dégagé que les trois parties sont d'avis que le tracé initial soit respecté, à savoir Trou-du-Nord comme passage obligé quelles que soient les difficultés techniques prétextées, après viennent les autres.
Le député de Trou-du-Nord/Caracol, Donal Dorsainvil, et le président du Conseil communal de cette ville, Elie Pierre-Louis, à l'instar de leurs mandants, croient dur comme fer que le tracé de la route à l'extérieur de la ville isolera Trou-du-Nord qui représente la porte d'entrée du Nord-Est en venant du département du Nord. M. Dorsainvil rappelle que la communication, dans ce début du XXIe siècle, est un outil indispensable auquel les autorités du ministère des TPTC devraient accorder une grande priorité. « Le retard enregistré durant les 12 jours de blocage de la route Cap/Dajabon au niveau de Trou-du-Nord sera pénalisé conformément aux clauses du contrat liant l'Etat haïtien à la firme Ghella. 360 000 euros, à raison de 30 000 euros par jour, est la somme que le pays aura à verser à la firme », a indiqué l'ingénieur Raymond Délinois.Selon le directeur des Transports au ministère des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC), l'ingénieur Raymond Délinois, le rapport de l'étude précédemment citée montre que les risques d'inondation sont plus qu'évidents, suite à une ouverture d'environ 70 mètres pratiquée dans la berge de la Rivière du Trou-du-Nord pour des raisons d'irrigation.

Entre les solutions recommandées par l'étude, il fallait choisir entre le tracé à l'intérieur du Trou-du-Nord qui exposerait l'ouvrage à des risques d'inondation ou une déviation à l'extérieur de la ville qui représente la solution optimale. C'est à cette dernière qu'on a accordé la priorité.L'ingénieur Délinois indique que certaines dispositions sont déjà prises pour donner satisfaction à la population de Trou-du-Nord. Optimiste et très calme dans sa prise de parole, le responsable des Transports fait remarquer que les démarches pour la construction de la bretelle en asphalte sont actuellement sur la bonne voie. Entre la justesse des revendications des Truviens qui ne disposent quasiment pas d'infrastructures routières et les obligations techniques (ou scientifiques) qui exigent qu'une route à circulation rapide (plus de 60 km/h) doive passer hors d'une grande agglomération, les intérêts nationaux ne doivent-ils pas primer ?
Dieudonné Joachimdjoachim@lenouvelliste.com

Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

Haïti/Cuba, une liaison d'amour

Trait d'union entre Port-au-Prince, Santiago et La Havane, depuis onze ans, s'appelle Aerocaribbean, une compagnie aérienne cubaine représentée en Haïti par SirepTours. Le temps du week-end de Pâques, ce tour opérateur d'Haïti a célébré cet anniversaire à Santiago, ville la mythique d'où partait la révolution cubaine.
Dans le silence d'une nuit qui s'ouvre sur le dimanche de Pâques, une centaine de jeunes acteurs cubains chantaient et dansaient en honneur de la Caraïbes. Spectacle féérique au cabaret Tropicana de Santiago où l'histoire des Indiens, des conquistadores, des esclaves noirs arrivés du continent africain, des pirates et corsaires et des différentes influences régionales sur la culture du sud de Cuba, notamment l'apport des français de St Domingue, des Haïtiens et des Jamaïcains ont été contés dans des chorégraphies et des tours de chants exécutés avec autant d'élégance que d'allégresse. Ce cabaret, petit frère de 10 ans du légendaire Tropicana de La Havane, a prêté son nom à l'orchestre Tropicana d'Haïti, est le point d'orgue d'un voyage organisé par SirepTours pour marquer les onze années des vols réguliers entre Haïti et l'île castriste. Les multiples changements de costumes et de décors témoignent de la capacité d'organisation des jeunes créateurs cubains plus que sympathiques à l'endroit de la soixantaine de voyageurs haïtiens, y compris le ministre du Tourisme, Patrick Delatour. « Nous constatons à Santiago comment les Haïtiens et leur culture sont appréciés, note Pierre Chauvet, principal responsable du tour opérateur. Depuis la révolution des esclaves à Saint-Domingue en 1793, il existe une relation historique entre l'île d'Haïti et le sud de Cuba. Il y a eu plusieurs mouvements d'échanges de population à travers toute sorte de migration. Ceci a donc donné à Santiago de Cuba sa couleur caribéenne particulière. » C'est ainsi que la « contre-danse » pratiquée jusqu'à tout récemment dans les fêtes populaires haïtiennes a été mise en valeur au cours de cette soirée hommage aux vols réguliers Santiago/Port-au-Prince. Après quelques 60 minutes de vol a bord de l'appareil ATR-72 de construction Franco-Italienne opère par Aerocaribbean, le programme a démarré, jeudi soir, par la visite de l'Hôtel « Casa Granda » et ensuite permettre aux 61 participants de danser au rythme du « Son » cubain qui résonnait à la « Casa de las trovas » (Maison des troubadours) près de la Place de la Cathédrale a la « calle Heredia ». « Panama m tombe », une chanson fétiche haïtienne a été exécutée pour le bonheur des fins danseurs de la trempe d'Harry Policard et du ministre Delatour.
Surnommée « terre chaude », pour la chaleur humaine qui s'y dégage, Santiago de Cuba est une des principales destinations de SirepTours. Et pourquoi ? « Cuba est une île mystérieuse qui a fait du tourisme l'une des plus importantes industries pour son développement, répond Pierre Chauvet. Les Haïtiens n'ont pas de problème pour avoir un visa volant et visiter Cuba. » Ce tour opérateur avait conçu et organisé en 2003 deux tournées avec « Haïti Twoubadou », en République dominicaine. « Les Dominicains, s'est réjoui M. Chauvet, commençaient à avoir une autre image d'Haïti que celle qu'ils connaissaient. Nous devrions continuer cette même stratégie en visitant d'autres îles de la Caraïbe avec des orchestres haïtiens. Malheureusement, les événements de 2004 (Ndlr : Manifestations et contre-manifestations violentes) nous ont forcés d'arrêter cette initiative. » Pour les vols réguliers entre Port-au-Prince et Santiago, tout a commencé en 1996. « Après des années de tests du marché depuis 1990 avec des vols ponctuels, a expliqué le responsable de SirepTours, nous avions constaté qu'il existe une clientèle pour pouvoir supporter deux vols réguliers hebdomadaires. » Cuba, à ce moment pratiquait le concept du tourisme multidestinations. C'était également l'époque de la reprise des relations diplomatiques avec Haïti. Des touristes européens en voyage dans l'île voisine ont ainsi pu séjourner en Haïti et apprécier ses attractions touristiques. Malheureusement, les soubresauts politiques en Haiti, vers 2001, de même que les conseils aux voyageurs décourageant les visites en Haïti ont forcé la réduction du service aérien à un seul vol par semaine.La plupart des pays du Nord, en effet, avaient lors, publie sur les sites officiels de leurs ministères des Affaires étrangères respectifs, des notes pour déconseiller à leurs ressortissants de visiter Haïti. Une interdiction que le dirigeant de SirepTours espère sera bientôt lévée au fur et à mesure que les conditions de sécurité seraient améliorées. Neanmoins, avec l'accroissement du nombre d'Haïtiens qui étudient à Cuba et le besoin de la clientèle en Haïti de « déconnecter » de temps en temps, le deuxième vol sera repris régulièrement à partir du jeudi 17 mai prochain. Cette initiative permettra ainsi aux Haïtiens et aux étrangers qui séjournent dans le pays de se rendre à Santiago ou à La Havane du jeudi au dimanche ou du dimanche au jeudi, en plus des séjours d'une semaine ou plus actuels, a fait valoir le dirigeant de SirepTours. Des hôtels de ville ou de plage de différentes catégories seront disponibles selon le goût et les possibilités économiques de tout un chacun.
Claude Gillesgonaibo73@yahoo.fr

Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

Démasquer le Palais Sans-Souci !

Sans-Souci est masqué par au moins six nouvelles bâtisses. Les autorités annoncent qu'elles seront rasées à cause de la vocation touristique du site. Certains, à l'instar de St Thomas, veulent voir avant de croire.
Milot est en effervescence le jeudi 5 avril 2007. Ses rues grouillent de monde. Les marchands de friture, de boissons, de souvenirs... sont aux aguets tandis que des autobus n'en finissent pas de débarquer de nouveaux visiteurs. Comme des fourmis, ils convergent, munis de sacs de couchage, d'eau et de nourriture, vers une rue « adoquinée » du centre-ville qui aboutit aux ruines du Palais Sans-Souci. Certains se rendent à la Citadelle, d'autres à un festival baptisé du même nom où Bélo, Don Kato... et des « groupes racines » dont Boukman Eksperyans sont à l'affiche. Ceux qui visitent pour la première fois cette ville sont renversés par la beauté de son paysage verdoyant. Pourtant, en longeant une cuvette débouchant sur la dernière ligne droite censée offrir une vue imprenable de ce palais, c'est la déception. Le palais, porteur de l'esthétique architecturale de la révolution française avec une combinaison sublime des tendances grecques et égyptiennes, est littéralement masqué par une demi-douzaine de nouveaux édifices à étages érigés en moins d'un an. Une nuisance grave à la vocation touristique du site. Sans-Souci, qui a abrité, entre autres, un hôpital, une école de médecine, une imprimerie, une orfèvrerie, une caserne..., devrait être l'objet d'intervention urgente afin de le protéger. Selon M. Patrick Delatour, ministre du Tourisme, l'Etat doit délimiter une zone de protection périphérique du site tout en établissant des critères de construction de manière à lui garder son intégrité visuelle et panoramique. Il faut planifier le développement urbain de Milot en accord avec les intérêts du Parc national historique qui comporte également la Citadelle et le Palais de Ramiers, souligne-t-il.Rencontré au Cap-Haïtien, l'architecte Harold Gaspard, directeur de la branche nord du programme de révision du plan directeur national du Tourisme, confie que 4 millions de gourdes sont disponibles afin de clôturer Sans-Souci. Sur au moins deux blocs, à partir de l'église, toutes les constructions seront rasées, déclare-t-il.

Dans le cadre de la délimitation prochaine de cette zone tampon, des consultations sont en cours avec la municipalité, informe-t-il.Conscient que cette mesure drastique et nécessaire occasionnera des heurts, M. Gaspard indique que les déplacés seront dédommagés et relocalisés. « On ne peut pas développer le tourisme sans développer les autres secteurs », souligne-t-il tout en rappelant la nécessité de revoir le schéma d'aménagement de Milot. Une ville dont le développement urbain se réalise de manière anarchique et dans le mauvais sens. Pillé après la mort de Henri Christophe le 8 octobre 1820, détruit en grande partie par le tremblement de terre du 7 mai 1842, Sans-Souci, raconte à travers ses murs une histoire exaltante, empreinte de tragédie. Mais aussi et surtout la vision moderne, progressiste du roi bâtisseur qui avait fait de ce lieu le siège administratif, politique et économique de son royaume. Avec la ville de Washington, Sans-Souci transpirait l'architecture post-révolution française où les obélisques, les colonnes doriques et les pyramides consacraient un retour à la Grèce et à l'Egypte. Abandonné, dépossédé, Sans-Souci, sous le président Sténio Vincent en 1940, avait été l'objet d'attention d'architectes qui y avaient réalisé les premiers relevés des conditions existantes.Au cours de cette même année, la chapelle de Milot a été restaurée. Et, entre 1950 et 1956, il y a eu sous le gouvernement de Paul E. Magloire un essai de stabilisation des monuments du site.A la fin des années 70, l'Etat haïtien avait décidé de poursuivre la « re-connaissance » du site de Sans-Souci par un programme de fouilles archéologiques et de recherches historiques à travers le monde et la poursuite du relevé des conditions existantes. Sans-Souci, l'un des trois monuments du Parc national historique, a des atouts sérieux susceptibles d'attirer des touristes haïtiens et étrangers.Comme certains spécialistes, des visiteurs amoureux de l'histoire, de leur patrimoine appellent à l'implémentation des mesures si souvent annoncées pour protéger le site dans la perspective de son exploitation muséographique. Mais,ils sont comme Saint Thomas.
Roberson Alphonse

robersonalphonse@yahoo.fr
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

mercredi 11 avril 2007

Un homme qui transportait 78 livres de Marihuana réussit à s’échapper vers Haïti.

Par Sandy De la Rosa
Santo Domingo.
Un homme qui transportait 78 livres de Marihuana réussit à traversas la frontière vers Haïti évitant ainsi l’arrestation par les membres de l’armée qui, cependant, ont réussi à saisir la cargaison que l’individu avait laissé abandonnée.
La direction Nationale de Contrôle des Drogues (DCND), a informé que l’homme transportait la drogue à cheval et l’a laissée abandonnée. La marihuana était divisée en huit paquets.
Dans la communauté La Patilla, l’homme a réussi à passer la frontière, en évitant être arrêté par les militaires.
La marihuana saisie a été transportée à Las Matas de Farfan et fut remise au responsable de la DNCD qui, l’a expédiée à San Juan de la Maguana pour qu’elle soit défintivement au siège central de l’organisme à Santo Domingo, pour la faire analyser.
« Cette saisie est le résultat de la surveillance mise sur place par les forces armées au niveau de la frontièreet es en plus le résultat de la collaboration et l’appui que maintiennent les militaires avec la CNCD, selon une note émise par l’organisme
.

Article paru en espagnol dans l'édition digitale du Journal Listin Diario
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8947 traduit par Thom GATO pour Haiti Recto Verso

mardi 10 avril 2007

Confirmation de la résurrection du football haïtien un dimanche de paques,



Tous les spécialistes sont unanimes à reconnaître que la foi et le travail ont permis à la sélection haïtienne de football de se qualifier pour la première fois de son histoire pour la coupe du monde des moins de 17 ans.
Patrice Dumont, ancien entraîneur de la sélection nationale affirme que l’entraîneur Yves Labaze a joué un grand rôle dans cette victoire en insufflant la foi et la rage de vaincre à un groupe de joueurs triés sur le volet. Autre particularité de cette victoire, il n’existe aucun championnat pour les jeunes de moins de 17 ou 15 ans en Haïti. M Dumont estime que les responsables de la Fédération ont réalisé un coup de poker avec cette victoire puisque les jeunes n’avaient bénéficié d’aucune attention des dirigeants du football.
" Haïti a déjoué tous les pronostiques ", soutient John Chéry, chroniqueur sportif de radio Métropole, précisant que cette victoire prouve le talent des jeunes haïtiens qui avaient pu bénéficié d’un stage de 3 semaines en Argentine.
Pour Patrice Dumont la négligence et l’absence de championnat n’ont pas pu vaincre l’enthousiasme et la détermination du coach et des jeunes qui voulaient coûte que coûte remporter le trophée.
John Chéry estime qu’il ne faut pas tomber dans le piège qui ferait croire que le football haïtien a fait des progrès en raison des deux victoires au niveau régional en moins de 3 mois. Cette victoire doit être mise sur le compte des jeunes qui sont très talentueux à l’image de Jean Francis Fabien Vorbe meilleur joueur de la compétition souligne t-il.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a accueilli avec joie la victoire de cette sélection U-17 précisant que cette qualification pour la coupe du monde a été obtenue en dépit des conditions difficiles de préparation. Il félicite les joueurs qui ont réussi l’exploit de s’imposer face au Salvador lors de la dernière rencontre sur le score de 3-0.
Composition de la sélection haïtienne lors de la rencontre face au Salvador
20-Shelson Dorleans – 2-Mechack Jérôme, 4-Peterson Desriviere, 5-Elusma Pierre, 6-Widner Saint-Cyr, 8-Bitielo Jean Jacques, 9-Ulterguens St. Victor (62: 3-Shrioc Jean Baptiste), 11-Normil Valdo, 13-Jean Francis Fabien Vorbe (85: 10-Wislet St. Louis), 14-Joseph Peterson-C, 15-Herold Junior Charles (75: 12-Samuel Alcine).
Entraîneur Jean Yves LABASE
Source Radio Métropole sur http://www.metropolehaiti.Com

Cataclysme mondial, Haïti refuge de l’humanité selon Daniel Mathurin

Les chercheurs Daniel et Ginette Mathurin annoncent qu’un cataclysme mondial entraînera des modifications durables dans la vie des habitants de la terre.

Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, le docteur Daniel Mathurin affirme qu’une crise sans précédent impliquant les paramètres Energie, Climat et Démographie débutera vers 2010 et atteindra son apogée vers 2040. Il soutient que dans 3 ans une catastrophe climatique est prévue en raison de l’effet de serre ( excès de CO2 dans l’atmosphère) qui accentuera le réchauffement de la planète.

" Les conséquences majeures sont la rupture de la chaîne alimentaire marine ( a cause de la diminution de l’acidité des océans) et la fonte des glaciers ( entraînant une rupture dans la chaîne alimentaire terrestre) indique t-il précisant que ces changements pousseront 300 millions de réfugiés climatiques vers les caraïbes.

Interrogé sur la situation actuelle, le docteur Mathurin affirme que déjà les changements climatiques se font à un rythme insoutenable expliquant que le niveau des océans monte plus vite que prévu. " Il s’agit d’une situation très grave, les changements sont très visibles dans plusieurs régions ; en Alaska il n’y a pratiquement plus de neige alors que des plages ont apparu", soutient –il précisant qu’en Haïti on constate un dérèglement dans le cycle des saisons.

Il affirme que les changements climatiques n’auront pas de grandes conséquences sur Haïti qui est un pays montagneux faisant état toutefois de petites inondations dans certaines régions. Il indique que les pays de la caraïbe ne seront pas touchés par ces changements ( exception de Bahamas et Cuba) et pourront accueillir les 300 millions de réfugiés climatiques en provenance de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

Ginette Mathurin rappelle que des civilisations ont disparu lors de cataclysme qui resurgissait en des cycles expliquant que les Bahamas il y a 15 mille ans étaient une île plus grande que Cuba. " L’énergie fossile utilisée est polluante et diminue la vie des êtres humains et la vie de la terre ", explique t-elle.

Pour le docteur Daniel Mathurin les autorités haïtiennes doivent mettre en place un plan pour qu’Haïti puisse tirer des avantages économiques de l’arrivée de ces réfugiés riches en provenance du Nord de l’Europe.

De plus il annonce la fin des stocks mondiaux de pétrole pour 2040 soulignant Haïti dispose d’un important gisement d’hydrocarbures essentiellement dans l’Ouest et le Plateau Central. " Le stock de réserve de pétrole d’Haïti est 5 fois plus grand que celui du Venezuela ", soutient –il précisant que le gouvernement dispose d’informations précises sur ces gisements.

Interrogé sur le comportement que les citoyens doivent adopter face à ces cataclysmes annoncés, Daniel Mathurin déclare qu’il " est trop tard pour paniquer il faut croire que les miracles de Dieu sont en œuvre chaque jour".
Source Radio Métropole sur http://www.metropolehaiti.com

Les joueurs de la sélection U-17 accueillis en héros à Port-au-Prince



Les joueurs de la sélection nationale des moins de 17 ans sont rentrés, ce matin, à Port-au-Prince après avoir décroché leur qualification pour la coupe du monde 2007.

Plusieurs centaines de fans rassemblés devant l’aéroport International Toussaint Louverture ont accompagné le bus qui transportait les vainqueurs du groupe A des éliminatoires de la coupe du monde. " Nous sommes fiers de la performance de nos jeunes qui ont fait honneur au drapeau haïtien", a déclaré un fan qui lançait des slogans élogieux à l’endroit des joueurs de la sélection U-17.

Les fanatiques présents pour accueillir la sélection ont réclamé un appui financier du gouvernement pour ces jeunes qui selon eux peuvent réaliser d’autres exploits lors de la coupe du monde en Corée du sud en Août 2007.

L’entraîneur Yves Philogene Labaze a salué la bonne performance des joueurs expliquant qu’il s’agit d’une victoire obtenue par le groupe.

Il précise qu’Haïti a raflé tous les prix dans ce tournoi ; meilleure attaque ( 4 buts), meilleur joueur (Hérold Junior Charles), meilleur attaquant ( Jean Francis Fabien Vorbe) tout en soulignant le travail extraordinaire réalisé par les défenseurs et le gardien de but.

Les spécialistes estiment que Yves Labaze a réalisé un travail extraordinaire avec les jeunes en leur insufflant la foi dans la victoire.

La délégation a été accueillie par le ministre des sport, Fritz Bellizaire qui a remercié les joueurs pour cette victoire historique.

Classement du groupe A des éliminatoires de la Concacaf

1. Haiti 5 pts

2. Honduras 5 pts

3. Mexico 3 pts

4. Salvador 1 pt

La sélection haïtienne dispose d’une meilleure différence de buts que le Honduras.

Goal différence + 3 pour Haïti et +1 pour la sélection hondurienne.

Outre Haïti et le Honduras, les 3 premiers du Groupe B de la zone Concacaf participeront également à la coupe du monde U-17 qui aura lieu en Corée du Sud du 18 août au 9 septembre 2007.

Les équipes se retrouvant dans le groupe B : Jamaïque - Canada, Costa Rica, Trinidad & Tobago et Etats Unis.

POUR COMPRENDRE L'EXPLOIT DES HAITIENS

La nouvelle génération mexicaine rêve (rêvait)de gloire
Les Mexicains fêtent leur victoire en finale du Championnat du Monde U-17 de la FIFA, Pérou 2005 le 2 octobre à Lima.Mauro Alfieri(FIFA.com) 03 avr. 2007Les noms des deux premiers qualifiés de la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes pour la
Coupe du Monde U-17 de la FIFA seront connus dans quelques jours, une fois que le Groupe A aura livré son verdict. A cette occasion, le stade Tiburcio Carias Andino de Tegucigalpa accueille le champion du monde en titre de la catégorie. Opposés à Haïti, au Salvador et au Honduras du 4 au 8 avril, les jeunes Mexicains sont bien évidemment les grandissimes favoris de cette poule.
Les équipes qui termineront aux deux premières places seront directement qualifiées pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, République de Corée 2007 programmée du 18 août au 9 septembre.
Le Honduras accueille pour la troisième fois de son histoire une poule éliminatoire pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Jusqu'ici, les Honduriens n'ont jamais réussi à franchir le pas et à obtenir leur billet pour cette prestigieuse compétition, mais les choses pourraient bien changer cette année. Miguel Angel Escalanete, le sélectionneur national, compte sur le soutien du public pour mettre fin à la mauvaise réputation du Honduras. En effet, ce petit pays d'Amérique centrale est la seule formation à avoir participé aux douze compétitions préliminaires pour les Coupe du monde U-16 et U-17 de la FIFA… sans avoir jamais réussi à se qualifier ! L'équipe s'appuie cette année sur une défense formée à l'Olimpia, l'un des grands clubs locaux. Sur le plan offensif, Escalanete misera sur les prometteurs Carlos Alexis Cruz et José Arael Garay.
De son côté, le Mexique ne saurait se contenter de la deuxième place.
Sacrés champions du monde il y a deux ans au Pérou, les jeunes Aztèques ont désormais une réputation à défendre. En l'absence de Carlos Vela et Giovanni dos Santos, passés dans la tranche d'âge supérieure, la formation dirigée par Jesús Ramírez misera sur une nouvelle génération de talents pour assurer sa qualification. Le Mexique compte quatre titres continentaux à ce niveau de la compétition (un record) et huit participations à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Seuls les Etats-Unis ont fait mieux dans la région, avec neuf qualifications. Cette formation remaniée s'appuie notamment sur le milieu de terrain et capitaine Octavio Aceves, l'un des dix joueurs de Chivas retenus par Ramírez. La défense reste l'un des points forts des Tricolores. En effet, le Mexique n'a plus concédé le moindre but en 664 minutes de jeu.
Salvador et Haïti font quant à eux figure d'outsiders dans cette poule, mais Mexicains et Honduriens auraient tort de sous-estimer ces deux équipes. Deuxièmes du tour préliminaire d'Amérique centrale, les Salvadoriens peuvent compter sur l'expérience de leur sélectionneur. Battus par le Costa Rica en finale, les protégés de José Norberto Huezo ont tout de même battu le Guatemala, le Nicaragua et le Panama pour en arriver là. Régulièrement présents lors des éliminatoires de la CONCACAF pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, les Cuscatlecos n'ont encore jamais réussi à se qualifier.
Après la victoire en finale du Championnat des Caraïbes de
l'équipe A, Haïti misera sur son sélectionneur Jean Yves Labaze pour créer la surprise. Les insulaires ont gagné leur billet pour le Honduras en terminant deuxièmes de la dernière Youth Cup. Pour ce faire, les Haïtiens sont notamment venus à bout de la Barbade, du Surinam et de Trinité et Tobago. Un nouvel exploit à Tegucigalpa leur permettrait aujourd'hui de se qualifier pour la première Coupe du Monde U-17 de la FIFA de leur histoire.
Bienvenue à KingstonLes rencontres du Groupe B se dérouleront à Kingston (Jamaïque). Les trois premiers de cette poule seront qualifiés pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Avec cinq représentants, la CONCACAF sera donc la confédération la mieux représentée en Asie, à égalité avec l'UEFA.
Le Costa Rica, Trinité et Tobago, le Canada, les Etats-Unis, seule équipe à n'avoir jamais manqué une édition de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA depuis 1985, et la Jamaïque seront aux prises du 28 avril au 6 mai. Dans un cadre paradisiaque, ces cinq formations devront être en pleine possession de leurs moyens pour espérer décrocher l'un des billets pour la
République de Corée.
Eliminatoires de la zone CONCACAF U-17, Groupe A :04.04.2007Salvador - MexiqueHonduras - Haïti
06.04.2007Mexique - Haïti Honduras - Salvador08.04.2007Haïti - SalvadorHonduras - MexiqueEliminatoires de la zone CONCACAF U-17, Groupe B :28.04.2007 Costa Rica - Trinité et TobagoJamaïque - Canada30.04.2007Canada - Costa RicaTrinité et Tobago - Etats-Unis
02.05.2007Etats-Unis - CanadaJamaïque - Costa Rica
04.05.2007Canada - Trinité et TobagoJamaïque - Etats-Unis
06.05.2007Etats-Unis - Costa RicaJamaïque - Trinité et Tobago

Haïti et le Honduras en route pour la Corée :Haïti et le Honduras en route pour la Corée


(FIFA.com) 09 avr. 2007
Haïti ne faisait certes pas figure de favori, mais les insulaires ont aligné les performances de haut niveau du 4 au 8 avril à Tegucigalpa (Honduras) et gagné du même coup leur billet pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Dirigée par Jean-Yves Labaze, la formation haïtienne a su tirer le meilleur parti de ses qualités techniques pour remporter une victoire convaincante (3:0) sur le Salvador, synonyme de qualification après les deux nuls obtenus précédemment. L'autre grand vainqueur de ce Groupe A n'est autre que le Honduras. Le pays hôte, qui a lui aussi glané cinq points en trois matches, accompagnera donc les Haïtiens en Asie.
Si la qualification d'Haïti constitue une véritable surprise, que dire des prestations navrantes offertes par le Mexique dans la capitale hondurienne ? Les champions du monde en titre n'ont jamais paru à la hauteur de leur réputation, au grand dam des nombreux observateurs. Deux ans auparavant, El Tri, emmené par Giovanni Dos Santos et Carlos Vela, avait été l'un des grands animateurs de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA au Pérou. Cette année, les protégés de Jesús Ramírez terminent la compétition préliminaire avec trois matches nuls et un seul but à leur actif. Le Mexique échoue à la troisième place, juste devant le Salvador, bien loin des ambitions affichées lors de son arrivée au Honduras.
Il faut bien le dire, personne ne s'attendait à voir Haïti faire des vagues dans cette compétition préliminaire, encore moins remporter la poule. Pourtant, au soir du 4 avril, beaucoup avaient compris que cette équipe n'avait rien à voir avec celle qui se contente habituellement de jouer les seconds rôles sur la scène régionale. Deuxièmes de la récente Coupe Juniors de la CONCACAF, les Haïtiens se prennent aujourd'hui à rêver de gloire.
Dans une atmosphère extrêmement hostile, les insulaires ont débuté leur parcours par un encourageant match nul face au pays organisateur. Les visiteurs se sont même payés le luxe d'ouvrir le score par Jean Francis Fabien Vorbe et, malgré l'égalisation hondurienne trois minutes plus tard, de tenir tête à leurs adversaires jusqu'au coup de sifflet final.
Pour leur deuxième sortie, les Haïtiens alliaient à leurs traditionnelles qualités techniques une rigueur défensive qu'on ne leur connaissait pas. Résultat, ils engrangent un nouveau point face à une équipe mexicaine bien terne. A l'heure d'affronter le Salvador, la sélection haïtienne se trouve donc en position de force. Sans surprise, leur talent va leur permettre de dominer facilement un adversaire à la dérive (3:0). Véritable cerise sur le gâteau, les insulaires terminent à la première place du Groupe A grâce au match nul (0:0) entre le Mexique et le Honduras. L'autre rencontre du jour fut malheureusement bien terne. Emmaillé de nombreux incidents, dont deux exclusions, ce match au sommet n'a jamais véritablement tenu ses promesses.
Après l'exploit réalisé à Tegucigalpa par la sélection U-17, le football haïtien peut désormais considérer l'avenir avec optimisme. D'autant qu'un mois auparavant, l'équipe A était sacrée championne des Caraïbes pour la première fois de son histoire.
Cinq points ont suffi au Honduras, pays hôte de la compétition de la CONCACAF, pour décrocher leur qualification pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007.
(FIFA.com)

Fin de série pour le HondurasAprès avoir fait un sort à sa triste réputation, le Honduras peut, lui aussi, afficher de belles ambitions à l'heure de préparer son prochain voyage en République de Corée. Seule équipe à avoir disputé toutes les compétitions préliminaires pour les Coupes du Monde U-16 et U-17 de la FIFA sans jamais se qualifier, la sélection hondurienne peut désormais se tourner vers l'avenir. Pour sa première participation, l'équipe aura certainement à cœur de créer la surprise face à des formations plus cotées sur la scène internationale.
Les trois autres représentants de la Zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes seront connus au terme de la quatrième journée du Groupe B, qui aura lieu du 28 avril au 6 mai à Kingston (Jamaïque). Seule équipe à avoir disputé toutes les Coupes du Monde U-17 de la FIFA depuis 1985, les Etats-Unis y retrouveront la Jamaïque, le Costa Rica, Trinité et Tobago et la Canada. La lutte s'annonce âpre, mais seules trois de ces cinq formations participeront à la grande fête du football qui aura lieu cet été en Asie.La CONCACAF sera, avec l'UEFA, la seule confédération à compter cinq représentants lors de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, République de Corée 2007.

Haïti-Football-Mondial....Haïti championne de la CONCACAF et qualifiée pour le Mondial U-17

Haïti-Football-Mondial
Les bleu et rouge raflent tous les titres et contribuent à envoyer le champion du monde mexicain au tapis ; retour très attendu mardi des jeunes héros
lundi 9 avril 2007,
Radio Kiskeya

Haïti a réussi le double exploit de se qualifier pour la première fois de son histoire pour la Coupe du monde U-17 et de devenir championne de la CONCACAF (Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes de Football Association) en pulvérisant le Salvador sur le score de 3 buts à 0 (mi-temps 2-0) dimanche au stade Nacional de Tegucigalpa (Honduras), lors du quadrangulaire final du pré-Mondial.
Les bleu et rouge qui, en grande partie sont responsables de la surprenante élimination du champion du monde en titre, le Mexique, ont concrétisé leur domination outrageante par Valdo Normil dit Rivaldo, originaire de Grand-Goâve (38’), Herold Charles Junior du Tempête de St-Marc (42’) et Jean Francis Fabien Vorbe (63’). Ce dernier, élu meilleur joueur du tournoi, descend directement de la lignée des anciens internationaux Charles et Philippe Vorbe.
La sélection va désormais préparer sa participation à la Coupe du monde de la FIFA qu’accueillera la Corée du Sud du 18 août au 9 septembre prochains.
Avec un total de cinq points, après deux nuls respectivement mercredi contre le Honduras, pays organisateur, (1-1) et vendredi face au Mexique (0-0), l’équipe haïtienne occupe au classement final la première marche du podium à la différence de buts devant les honduriens qui comptent également cinq points après avoir accroché les aztèques (0-0), dans l’ultime match de la compétition.
Sous la pluie, devant 60.000 spectateurs qui ont chaviré de bonheur, nos compatriotes ont fraternisé avec leurs homologues honduriens au stade Nacional. Les deux pays se retrouvent pour la seconde fois dans une phase finale de Coupe du monde, pour Haïti, 33 ans après l’expérience allemande de 1974 en catégorie senior (pré-Mondial en 1973 à Port-au-Prince) avec les monstres sacrés Manno Sanon, Philippe Vorbe, Jean-Claude Désir dit Tom Pouce, Pierre Bayonne et Henri Francillon tandis que les centraméricains n’avaient connu que le Mondial 82 en Espagne.
Depuis 1978, Haïti courait sans succès après une qualification pour le Mondial des moins de 17 ans. Le principal artisan de ce couronnement historique est l’entraîneur léogânais Jean-Yves Philogène Labaze. Après Antoine Tassy alias "Zoupim", en 1974, il sera le deuxième technicien haïtien à conduire une sélection au Mondial .
Dans la capitale du Honduras, fous de joie, Labaze et les autres membres de la délégation haïtienne dont le président de la fédération de football, le Dr Yves Jean-Bart, ont célébré ce moment fantastique avec une rare intensité émotionnelle. Selon M. Jean-Bart, les représentants de la Corée du Sud, pays-hôte du prochain Mondial, ont rencontré les responsables de la sélection bicolore en vue de contribuer à sa préparation alors que des recruteurs de talents ont commencé à s’intéresser aux plus impressionnants des haïtiens, tout juste quelques minutes après leur sacre.
Saluée par la presse des pays d’Amérique centrale, la performance haïtienne est aussi mise en relief par l’Associated Press. "Le Salvador ne pouvait résister aux incessantes et rapides attaques de leurs rivaux haïtiens", souligne l’agence américaine dans une dépêche datée de Tegucigalpa.
Considérée comme la meilleure équipe de la compétition, Haïti est aussi créditée de la meilleure attaque (4 buts pour) et de la meilleure défense avec le Honduras (1 but contre).
Lors des deux tours précédents des éliminatoires, le onze national avait surclassé successivement les îles Caïman, Saint-Martin, la Barbade, Trinidad et Tobago et le Suriname
Un stage de préparation subi en Argentine avant le début du pré-Mondial s’est révélé payant.
Les cadets imitent leurs aînés de la sélection A, sacrée championne de la Caraïbe en janvier dernier à Trinidad et Tobago et qualifiée pour la Gold Cup (Coupe d’Or) 2007. Ce résultat vient confirmer le retour au premier plan du football haïtien après une longue éclipse régionale.
Les nouveaux héros sont attendus mardi matin à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince. Ils arriveront de la République Dominicaine après une première escale lundi soir au Panama. Ils devraient avoir droit à un accueil très chaleureux du public.
Composition des équipes alignées lors du match Haïti vs Salvador
Haïti : Shelson Dorléans, Méchack Jérôme, Peterson Desrivière, Thélusma Pierre, Samuel Alciné, Ulterguens St-Victor, Vitiello Jean-Jacques, Valdo Normil, Jean Francis Fabien Vorbe, Junior Joseph, Herold Charles Junior.
Salvador : Diego Cuéllar, Andrés Menéndez, Moisés García, Cristian Valencia, Henry Escobar, Diego Chavarría, Andrés Flores, Ricardo Orellana, Herbert Sosa, Fabricio Alfaro, Gilberto Baires.
Classement (final) Points Diff.
1.-Haïti 5 +3
2.-Honduras 5 +1
3.-Mexique 3 0
4.-Salvador 1 -4
La CONCACAF, qui bénéficie de cinq places qualificatives pour la Corée, connaîtra ses trois autres représentants à l’issue du tournoi final du groupe B dans lequel s’affronteront du 18 au 26 avril à Kingston, la Jamaïque, Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, le Canada et le Costa Rica. spp/RK

Toussaint Louverture pourrait être admis bientôt au Panthéon de Paris

Une promesse du favori de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy qui voudrait voir parmi les grands hommes de France Léopold Sédar Senghor, Charles Péguy et Louverture, le général noir décédé dans le froid glacial du Fort de Joux, il y a exactement 204 ans
dimanche 8 avril 2007,
Radio Kiskeya

Toussaint Louverture, le génial précurseur de l’indépendance haïtienne, pourrait faire son entrée au Panthéon -le mythique monument républicain réservé aux plus illustres français- en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle des 22 avril et 6 mai prochains.
Le candidat du plus grand parti de la droite libérale UMP a pris cet engagement dans une tribune parue le 22 mars dernier dans le quotidien conservateur Le Figaro, quelques jours avant le 204e anniversaire de la mort ce samedi (7 avril) du "premier des noirs".
"Je propose l’inscription du nom de Léopold Sédar Senghor dans la crypte du Panthéon, aux côtés de celui de Charles Péguy et de Toussaint Louverture", a écrit Sarkozy, considéré sur la base des enquêtes d’opinion comme le plus probable successeur de Jacques Chirac à l’Elysée devant ses principaux rivaux socialiste, Ségolène Royal et centriste François Bayrou.
C’est la deuxième fois que M. Sarkozy fait référence à Haïti, après avoir évoqué le mois dernier à la Guadeloupe l’idée d’une conférence sur la paix civile et le développement économique du pays.
A travers son texte titré ’’Pour une francophonie vivante et populaire", l’ancien ministre de l’intérieur et actuel président de l’UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) a voulu prioritairement rendre hommage au père de la négritude et créateur de la francophonie, Senghor, homme d’Etat et écrivain sénégalais, disparu en 2001. "Notre pays s’honorerait à rendre enfin à l’homme de la négritude et fondateur de la francophonie, l’hommage qu’il aurait dû lui rendre au moment de sa mort", a lancé Nicolas Sarkozy en rappelant qu’il a été la premier dirigeant politique français à se recueillir sur la tombe du grand esprit africain.
Le candidat a rendu hommage à l’ancien académicien pour son dévouement au "rayonnement de notre pays" et a appelé à inscrire la francophonie dans une nouvelle dynamique avec une implication plus prononcée de la France.
Dans la foulée, le probable futur chef d’Etat a souhaité la création de "chaires francophones" dans les universités françaises avec l’apport d’écrivains afro-français tels Maryse Condé, Alain Mabanckou et Achille Mbembe qui, dit-il, ont fini par "s’exiler aux Etats-Unis".
Toussaint Louverture, dont la présence aux côtés des Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Emile Zola, André Malraux et autres ...Napoléon Bonaparte est désormais envisagée, servit la France avec une rare intelligence d’administrateur et des qualités exceptionnelles de stratège militaire. Paradoxalement, sa mémoire n’a refait surface dans des cercles intellectuels de l’ancienne métropole qu’en 2004, à l’occasion du bicentenaire l’indépendance d’Haïti. Cet ancien esclave au destin singulier s’éteignit un an environ après sa déportation en France, le 7 avril 1803, dans un cachot lugubre du Fort de Joux, dans le Jura.
Rapatriés sous Jean-Claude Duvalier, ses restes reposent au Musée du panthéon national haïtien (MUPANAH). spp/RK

Haïti : La police appréhende des auteurs présumés du kidnapping et de l’assassinat d’un citoyen américain

AlterPresse] --- Des individus impliqués dans l’assassinat d’un citoyen américain, le 1er avril 2007, ont été présentés à la presse, ce 5 avril 2007, suite à leur arrestation par la police haïtienne.
Ces présumés criminels, dont un ancien militaire et une femme, avouent avoir effectivement participé à l’enlèvement suivi de l’exécution de ce ressortissant américain dont l’identité n’est pas révélée.
Agé de 68 ans, ce citoyen américain a été tué pour avoir refusé de verser une somme promise à Wilda Jocelyn, une jeune femme de Pétion-Ville (est de la capitale), avec laquelle il a passé des moments érotiques. Vexée de n’être pas rémunérée convenablement, Wilda Jocelyn, qui se présentait sous plusieurs noms, reconnaît avoir contacté des individus en vue de se faire justice.
Le citoyen américain a été kidnappé à Pétion-Ville, le jeudi 29 mars 2007, aux environs de 20 heures locales, alors qu’il était en train de sortir avec la jeune femme qui s’était déjà entendue avec des kidnappeurs.
Evens Alcin, présenté comme le principal exécutant de ce sexagénaire, affirme avoir utilisé un revolver de calibre 9 millimètres pour commettre le crime. Alcin est, selon le porte-parole de la police Frantz Lerebours, soupçonné d’implication dans de nombreux rapts, dont celui de William Déjean, un citoyen français enlevé le 23 février 2007.
Malgré le versement par ses proches d’une rançon de 150 mille Gourdes et de 1000 dollars américains, le cadavre du ressortissant américain a été découvert à Péguy-Ville secteur est, le 1er avril 2007, précise le porte-parole de la PNH.
Selon le commissaire Frantz Lerebours, l’enquête policière a permis d’aboutir à l’arrestation de Jean Éric alias Wilfrid, Patrice Saurel, Andric Délice alias Sonson, Sénatus Célestin, Evens Alcin, Wilda Jocelyn et Makarios.
Ces individus font partie d’un gang spécialisé dans le vol à domicile opérant particulièrement à Laboule et à Thomassin, deux quartiers huppés surplombant Port-au-Prince à l’Est.
Lors de ces interpellations, quatre téléphones portables, un uzi, un revolver de calibre 9 millimètres appartenant au Parlement haïtien (ancienne législature) ainsi que d’autres matériels ont été confisqués.
Le porte-parole de la Police nationale a aussi confirmé l’arrestation de William Baptiste, alias Ti Blanc qui savait opérer dans le quartier populeux de Simon/Pelé à Port-au-Prince. Aux termes de cette conférence, les Journalistes ont pu constater l’arrivée de Ti Blanc à la Direction centrale de la Police Judiciaire. Toutefois, le commissaire Frantz Lerebours s’était gardé de fournir des détails sur ce coup de filet de la police.
Parallèlement, le commissaire Lerebours indique qu’une bonne partie d’un réseau d’individus spécialisés dans le vol de panneaux solaires a été démantelée à Kenscoff (Est), plus précisément dans la localité de Furcy. Quatre de ces cambrioleurs ont été mis aux arrêts par la police de Kenscoff qui a également confisqué une arme à feu dysfonctionnelle. Les huit autres membres de ce réseau sont actuellement recherchés par la police.
Quelques 1270 personnes ont été appréhendées sur tout le territoire national au mois de mars 2007 pour 993 affaires constatées par la Police nationale d’Haïti (PNH), selon un bilan dressé par le commissaire Frantz Lerebours.
Le département de l’Ouest est en tête de liste avec 742 arrestations, suivi du Nord avec 107 arrestations, du Sud (105 arrestations), du Nord-Ouest (66 arrestations). Parmi ces personnes interpellées, 293 font partie de gangs armés opérant dans tout le pays. On retrouve également 28 d’entre elles qui sont impliquées dans des cas de viol, 48 dans des cas de meurtres et 29 pour enlèvement et séquestration de personnes.
Selon le porte-parole de la police nationale, ces chiffres sont supérieurs à ceux enregistrés le mois précédent (1005 individus épinglés).
Frantz Lerebours a aussi fait état de la saisie de 71 armes à feu, certaines de fabrication artisanale, de la libération de 12 otages, de la confiscation de 6882 cartouches de différents calibres et de 67 chargeurs. Le porte-parole de la PNH confirme aussi la mort de deux bandits, respectivement à Nazon (secteur nord-est) et à la Croix-des-Bouquets (secteur nord) lors d’échanges de tirs avec les forces de l’ordre. [do gp apr 05/04/2007 15:00]

SourceAlter Presse sur http://www.alterpress.org

vendredi 6 avril 2007

Promotion de la Republique Dominicaine comme paradis du tourisme sexuel, du désordre et de la dépravation... Des Dominicains embarassés...

La diffusion du contenu d’un programme de televisión embarasse des dominicains

Santiago, a avril 2007.
Les résidents des 14 provinces de la région du cibao, ont reçu très mal la diffusion d’une émission de télévision à travers laquelle la République Dominicaine est vendue comme le pays de la dépravation sexuelle. L’émission de télé WILD ON, de E entertainment Television Latinoamerica, a présenté dimanche dernier une émission spéciale réalisée en République Dominicaine ou le pays était vendu comme un paradis propice à la dépravation sexuelle et de la conduite.
L’émission débuta par une présentation de la Zone Coloniale de la Capitale, Santo Domingo, conduite par l’ex reine de beauté et communicatrice Idelsa Nuñez, qui démontra connaître très peu d’histoire mais beaucoup sur les discothèques et de centres de diversion nocturnes.
Les erreurs affichées lors de la présentation du programme ne furent pas seulement de type historique sinon, San Pedro de Macoris a été présenté comme la deuxième ville d’importance du pays.
Sur ce sujet, les résidents de Santiago ont remarqué que Leur ville Santiago la deuxième du pays considerée comme la capitale industrielle n’a même pas été mentionnée ni en bien ni en mal.
La communauté de Cabarete, de la province de Puerto Plata, dans le nord du pays, a été présentée comme le temple du sexa sauvage, du libertinage, du sexe libre et du « sanguinpankismo ».
L’émission a présenté des images de femmes entrain de s’embrasser entre elles, les seins à l’airen montrant son consentement pour un agissement qui dans le domaine du dépravé n’aurait pas de limites.
Tandis que le gouvernement s’implique à mettre une alarme à ceux qui boivent de l’acool, Wild On, montre les milles faces de la République Dominicaine avec les mêmes raits de vagabonds, de dépravés et de dégénérés.
Sur la vidéo, depuis Punta Cana on a observé deux jeunes hommes s’approprier chacun d’un sein d’une même citoyenne, présentée sans scrupules par l’émission internationale. La présentation du carnaval des villes La Vega lotie dans la partie centrale de lé région du Cibao, faisait partie de l’émission sponsorisée par la bière marque PRESIDENTE.
Norelis Rodríguez, ex reine de beauté vénézuélienne, conduisit une partie du programme qui montra les « pôles touristiques dominicains” lesquels sans aucun doute représentaient une vraie tentation pour le grand marché international.
Malgré le fait que cette émission place la République Dominicaine dans la valise des pays considérés comme destinations sexuels, du désordre et de la dépravation, il a reçu le soutien de ceux-là qui ne sont guère capables de voir le futur au-delà des frontières de Quisqeya.

Article original paru dans l’édition digital du journal Nuevo Diario traduit en français par Thom GATO pour Haïti Recto Verso.

Un réseau d’organisations Mains Solidaires de New York réponsabilise Leonel Fernandez de la vie de Sonia Pierre. Elles annoncent un rassemblement deva

New York.- Le réseau d’organisations humanitaires « Mains Solidaires » (Manos Solidarias) qui regroupe sept entités communautaires de New York y compris l’église a responsabilisé le Président de la sécurité et de la vie de l’activiste dominico-haïtienne Sonia Pierre et de sa famille t ont demandé au gouvernement d’arrêter la campagne qu’il manipule à travers des voix pseudo nationalistes contre la militante décorée. Au cours d’une conférence de presse réalisée aujourd’hui à midi au centre de développement de la femme dominicaine (Centro de desarrollo de la Mujer Dominicana) du numéro 189 de l’avenue Audubon, les représentants des organisations qui composent le réseau, ont coïncidé à accuser l’état d’être le responsable direct des sévères attaques perpétrées contre Madame Pierre et ont exprimé que ces attaques, sont attachées à la campagne qui vise la réélection du président Fernandez.
Ils ont incriminé aussi le Docteur Marino Vinicio Castillo (Vincho) et son fils le député Pelegrin Castillo, ainsi que le Parti que dirigent ce deux politiciens Force Nationale Progressiste (Fuerza Nacional Progresista) de se laisser manipuler par des secteurs ultra conservateurs, faux nationalistes, pour orchestrer la campagne contre madame PIERRE.
Luis Tejeda, en représentation du Centre Communautaire Soeurs Mirabal (Centro comunitario Hermanas Mirabal), averti que la vie de Sonia PIERRE « est en danger ». Il ajouta que c’est un fait que le gouvernement ne va jamais pouvoir prouver d’aucune manière que Madame Pierre n’est pas dominicaine et pisse être dépouillée de sa nationalité dominicaine.
« La deuxième partie consisterait à attenter contre sa vie, comme une façon de la museler » a souligné le dirigeant et l’activiste communautaire. Il a indiqué que ce serait la manière dont le gouvernement essaierait de mettre fin au travail que réalise madame PIERRE en faveur des dominico-haïtiens et d’autres causes, de droits humains et droits civils ; qu’elle dirige en République Dominicaine.
Nous demandons au gouvernement dominicain de respecter la vie de Sonia PIERRE et nous rendons responsable le gouvernement dominicain et le Parti de la libération Dominicaine (el Partido de la Liberacion Dominicana PLD) de ce qui pourrait lui arriver » a ajouté Tejada.
“Ceci est clair et nous allons accuser directement le gouvernement dominicain, si quelque chose lui arrive à Sonia”, a exprimé l’activiste. Il a insisté sur le fait que le gouvernement doit être clair sur le principe qu’il ne doit prendre aucune mesure qui puisse mettre en danger la vie de Madame PIERRE.
“Ainsi, comme ils sont en train d’utiliser des intermédiaires pour essayer de lui enlever sa nationalité, ils utiliseront des intermédiaires pour attenter contre sa vie. « Ceci représente le style utilisé par la République Dominicaine et le style néotrujilliste que le gouvernement de Monsieur Fernandez qui est entouré de représentants importants de cette tendance » a expliqué Monsieur Tejada.
Il a déclaré que les mesures néo trujillistes qui sont entrain d’être décidés dans le pays, cherchent à garantir la permanence de Leonel au pouvoir au-delà du 16 août 2008.
Les organisations qui participent à la conférence en plus du centre de développement de la femme dominicaine (el Centro de desarrollo de la Mujer Dominicana et le centre Culturel Soeurs Mirabal (Centro Cultural Hermanas Mirabal), ont assisté l’église Saint Romero des Amériques, la coalition du Nord de manhattan pour les droits des immigrants (Coalicion del Norte de Manhattanpara lo derechos de los inmigrantes), Force pour la Révolution (Fuerza para la Revlucion), le Comité de Solidarité avec les peuples (el Comité de Solidaridad con los pueblos), le centre communautaire l’aurore (el Centro Comunitario la Aurora) et Mains solidaires( Manos Solidarias).
En plus de Tejada, d’autres représentant ont pris la parole tels que Rosita Romero, Radhames Pérez, Wilson Spencer, Maria Luisa Nuñez, Manuel Castro y Hortensia Gonzalez-Gomez.
Ils ont annoncé que dans le cadre de la campagne « non à l’exclusion » qu’ils ont lancé le jeudi saint pour profiter de la semaine sainte et refuser la discrimination contre les citoyens d’origines haïtiennes, il contemple l’appui international à Madame Pierre, un rassemblement sera réalisé devant le siège du Consulat Général Dominicain et une veillée se tiendra devant l’édifice qui héberge la Mission Dominicaine devant les Nations Unies (ONU).
La démonstration devant le Consulta Dominicain se réalisera le 16 avril à partir de trois heures de l’après-midi, tandis qu’il n’ pas été retenu encore de date pour le rassemblement devant le siège de la ONU.
Ils ont dit qu’ils maintiendront des apparitions constantes dans les médias et demain, lors de la procession de l’église saint Romero, ils distribueront des milliers de flyers pour dénoncer la situation de Madame Sonia PIERRE
Ils ont exprimé la crainte que les attaques perpétrées contre la dominico-haïtienne, puissent s’étendre à d’autres activistes non seulement d’origine haïtienne mais aussi contre des dominicains, parce qu’elles font partie selon Monsieur Spencer, d’une attitude claire d’intolérance des outils officiels du gouvernement.
Ils ont informé qu’ils ont dirigé une lettre au président Leonel Fernandez lui demandant que le gouvernement mette fin aux persécutions contre Madame Sonia PIERRE.
Ils ont déploré le fait que devant un fait qui a attiré l’attention internationale, le premier mandataire adopte le silence comme réponse et ne s’est pas prononcé sur le sujet.