16 décembre 2010
Publié dans la catégorie : Articles
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a tenu, le 14 décembre, sa quatrième réunion dans la capitale de la République Dominicaine, Santo-Domingo. L’occasion pour la CIRH d’approuver de nouveaux projets pour un montant total de 500 millions de dollars.
Ces projets touchent des domaines divers comme la santé, l’éducation, les créations d’emplois et l’enlèvement de déblais, entre autres. Parmi eux, un projet de création d’un parc industriel pouvant générer 65.000 emplois directs. Et grâce aux emplois indirects qui vont en découler, quelque 150.000 personnes au total pourront en bénéficier, fait savoir le co-président de la CIRH, Bill Clinton, lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi du 15 décembre, au Quartier général de la MINUSTAH.
La valeur des projets approuvés lors de cette quatrième réunion de la CIRH se chiffre à 500.000.000 de dollars américains. Et pour tous ces projets, hormis celui relatif à la formation d’enseignants, dont le montant s’élève à 60 millions de dollars, les fonds sont déjà disponibles. Certains projets approuvés antérieurement sont déjà en phase d’exécution, signale en outre M. Clinton.
Se prononçant sur les personnes vivant encore dans des camps d’hébergement, l’ex-président américain a fait remarquer que dans tous les désastres naturels auxquels il a assisté depuis environ 30 ans, « le plus difficile a toujours été de faire passer les gens des abris provisoires aux abris définitifs ». Cependant, « d’ici à l’année prochaine, si les donateurs tiennent leurs promesses, des centaines de milliers de personnes pourront être logées dans des abris plus solides », ajoute-t-il, visiblement confiant.
Le processus de relogement pourra prendre trois formes. En effet, des bâtiments qui ont été affectés par le séisme devraient être réparés afin d’accueillir de nouveau leurs anciens occupants.. Dans d’autres cas, il faut procéder à leur démolition, enlever les déblais et « discuter avec les propriétaires des terrains afin de voir ce qui peut être fait ». Enfin, de nouvelles constructions peuvent être entreprises sur les terrains disponibles, selon le co-président de la CIRH.
L’ex-locataire de la Maison Blanche souligne en outre que «nous devons passer de l’aide d’urgence au processus de reconstruction». Il s’est par ailleurs montré optimiste quant aux possibilités pour les partenaires internationaux de poursuivre leur aide à Haïti, ce malgré les contestations soulevées par les dernières élections.
« La communauté internationale est disposée à aider Haïti. Elle peut, pour une raison ou une autre, s’arrêter à tout moment. Mais, à mon avis, il n’y a aucune raison pour qu’elle mette fin à l’appui fourni au pays », fait-il valoir. « Si, compte tenu des correctifs promis par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dans le recomptage des bulletins et l’organisation du second tour avec l’aide d’experts indépendants, le processus électoral se termine bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter », ajoute-t-il.
Bill Clinton, accompagné du ministre de la Santé publique, Alex larsen, a visité un Centre de Traitement du Choléra (CTC). Et à l’attention de son hôte, le ministre a souligné : « les quelque 49 CTC dont dispose le pays sont loin d’être suffisants. Il en faut au moins le double pour la prise en charge des victimes ». Aussi M. Clinton sollicite-t-il un relevé des différents besoins et leur coût afin d’intervenir auprès des bailleurs pour d’éventuels soutiens financiers.
Lors de ses conversations avec des patients traités, ces derniers ont mis en exergue l’importance de la communication dans la prévention de la propagation de la maladie. Et dans le domaine de la sensibilisation à la prévention du choléra, la Fondation Clinton s’est déjà engagée auprès du pays, auquel elle a octroyé 1,5 millions de dollars. De plus, des sacs contenant du chlore, du savon et du sérum oral notamment sont en cours de distribution par l’intermédiaire du Ministère à la Santé Publique et à la Population.
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, depuis sa première réunion a Port-au-Prince, le 17 juin 2010, a déjà approuvé des projets pour un montant total de 3,1 milliards de dollars américains.
Rédaction : Faustin Caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=28182
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 17 décembre 2010
Mémoire et Justice de la décolonisation française et des indépendances en Afrique
vendredi 17 décembre 2010 / par Hervé Lado, pour l'autre afrik
D’Haïti en Algérie, en passant par les pays d’Afrique subsaharienne et Madagascar, évoquer la colonisation c’est sans conteste ouvrir une page hautement sensible et controversée de l’histoire de ces peuples. Même si la majorité des populations de ces pays -aujourd’hui essentiellement jeunes- n’ont pas elles-mêmes été témoins de ces événements, toute référence à cette période ponctuée d’épisodes sanglants et tragiques fait écho à un présent qui peine encore à trouver des voies de pacification durable, ce qui explique en partie la nature de leurs rapports complexes, et parfois complexés, avec la France, et plus largement avec l’Occident.
Alors que la France s’engage chaque jour un peu plus activement en faveur de la justice internationale et de la lutte contre l’impunité, alors que l’expérience de Vichy lors de la seconde guerre mondiale a plus ou moins fait l’objet de procédures ou du moins d’une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat, les crimes commis durant la décolonisation demeurent tabou. Or Il n’y a point de paix durable sans justice, et la justice requiert de la réconciliation, étape essentielle dans la normalisation durable des relations humaines.
De toutes les puissances coloniales présentes en Afrique jusqu’aux indépendances, la France est reconnue pour avoir conduit le processus de décolonisation le plus sanglant vis-à-vis des peuples colonisés et en particulier des leaders nationalistes. Au sein de ces peuples, il demeure comme une vague croyance que les dirigeants français d’alors et d’aujourd’hui portent une lourde responsabilité historique partagée avec leurs successeurs locaux. La période de 1940 à 1970 reste ainsi une sorte de trou noir dans l’histoire de ces pays tant elle évoque, sans mémoire réelle, des événements douloureux : main-basse sur les ressources naturelles locales, réduction aux travaux forcés, répression contre les peuples réclamant l’indépendance, assassinats ciblés ou massifs, tortures et mauvais traitements, extermination de villages entiers pour mater les rébellions, certains soutiennent même la thèse de génocides perpétrés dans certains pays pour anéantir les tribus particulièrement récalcitrantes.
Estimé à plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de tués, sans oublier les traitements dégradants, les peines d’emprisonnements et les déracinements culturels, le tribut payé par les résistants et les défenseurs du droit à l’autodétermination est lourd en drames humains, sociaux et culturels. Au-delà de la guerre des mémoires que se livrent régulièrement des historiens plus ou moins passionnés, on peut s’accorder sur le fait que la période de la colonisation-décolonisation demeure pour la France et les anciennes colonies une plaie non cicatrisée, faute de soins en profondeur. Est-il pertinent que ces soins viennent des Etats, du prétoire ou des historiens ? En tout état de cause, au nom du respect de la dignité humaine, traquer l’impunité est un impératif moral, que les crimes aient été commis par la France ou par les anciens colonisés eux-mêmes. L’enjeu repose plutôt sur le calendrier et le procédé, qui eux, dépendent à la fois de conditions sociologiques, politiques et économiques internes des deux côtés. Ici et là, alors que les acteurs d’alors disparaissent les uns après les autres, et que cette période de tensions menée sur fond de guerre froide cherche encore désespérément dans le patrimoine historique des différentes nations une place définitive, les langues se délient, les faits commencent à faire corps, et l’horizon d’un dénouement se rapproche inexorablement.
Les faits demeurent globalement peu documentés car souvent avec la complicité des dirigeants locaux installés après les indépendances, les preuves ont été systématiquement détruites ou rapatriées en France. Alors, il ne faut pas attendre de la France qu’elle ouvre d’elle-même ces dossiers souvent à charge. Il s’agira davantage d’une démarche des peuples des ex-colonies que d’une volonté unilatérale française de repentance, et il est démontré que la France n’était pas seule responsable des crimes. Il convient de ne pas perdre de vue qu’une fois aux commandes, les premiers Présidents Africains ont constamment sollicité d’eux-mêmes la France pour obtenir des appuis multiformes notamment militaires, pour faire face à des affrontements internes souvent armées mêlant tribus et partis locaux pour le contrôle du pouvoir. Par ailleurs, dans les années 60, on se trouve en pleine guerre froide, contexte qui a vu diverses puissances étrangères occidentales ou de l’Est s’engager selon les cas aux côtés des leaders locaux au pouvoir ou des rebelles.
Les responsabilités sont donc lourdes, souvent partagées et parfois diffuses. Aujourd’hui, dans les pays africains, les tensions entre les différentes tribus sont encore apparentes. Lumière n’a pas encore été faite en interne sur ces trahisons, alliances et liaisons coupables, et tant que les peuples ne seront pas prêts à ouvrir par eux-mêmes les pages de leur histoire commune et de dialoguer sereinement avec elle, les unités nationales resteront en sursis. Les accusations fréquentes de tribalisme en Afrique témoignent des frictions naturelles entre cultures différentes engagées dans la difficile aventure de la construction d’une nation, mais elles sont aussi la partie apparente de l’iceberg des ressentiments profonds qui trouvent leurs racines dans ces luttes historiques fratricides de la période de décolonisation où ont pu s’installer des rancœurs mutuelles plus ou moins latentes. Le génocide de 1994 au Rwanda est venu démontrer le potentiel explosif de ces ressentiments quand on se rassure de l’illusion que le temps et les décrets finiront par en avoir raison. Il est essentiel, pour une paix durable, que des mots soient posés sur ces maux, afin de désamorcer les tensions. C’est même une des conditions de la croyance en l’appartenance à une même nation qui, en diluant les hostilités intercommunautaires, fédère durablement les préférences tribales actuelles. Chaque pays s’y engagera quand le corps social sera prêt à assumer lui-même ce défi national de manière apaisée.
En tout état de cause, les crimes de la décolonisation ne resteront pas impunis, ils seront documentés, reconnus, et réparés, à l’issue d’un processus plus ou moins long de maturation des esprits dans ces pays, mais aussi en France. Ces questions deviendront d’actualité lorsque : i) la génération des dirigeants locaux qui ont succédé à la France, et les décideurs français d’alors, aura quitté les arènes politiques ; ii) la conscience citoyenne se sera suffisamment développée dans les anciennes colonies au point d’armer les citoyens de moyens de dialoguer sans complexe avec leur histoire, d’abord à l’intérieur des pays, puis avec les partenaires historiques dont la France ; iii) les anciennes colonies auront significativement réduit leur dépendance économique vis-à-vis de la France.
Connaître ce passé chargé et complexe passera davantage par de patientes initiatives citoyennes, académiques, scientifiques, cinématographiques ou artistiques, et en tout cas pas par le prétoire avec accusés et plaignants. A l’image du film « Indigènes » qui a contribué à rendre tangible la responsabilité historique de la France vis-à- vis des anciens combattants, des travaux de recherche de plus en plus nombreux et édifiants permettront de reconstituer ce patrimoine historique commun en parallèle avec la maturation des esprits en faveur de la justice et d’une paix durable. Cette exigence de transparence sur les patrimoines mémoriels est une condition de la constitution des identités nationales dans les anciennes colonies, et même en France. C’est plus globalement, un impératif pour la préservation de l’une de ces valeurs majeures qu’on peut considérer comme universelle : la dignité humaine.
http://www.afrik.com/article21523.html
D’Haïti en Algérie, en passant par les pays d’Afrique subsaharienne et Madagascar, évoquer la colonisation c’est sans conteste ouvrir une page hautement sensible et controversée de l’histoire de ces peuples. Même si la majorité des populations de ces pays -aujourd’hui essentiellement jeunes- n’ont pas elles-mêmes été témoins de ces événements, toute référence à cette période ponctuée d’épisodes sanglants et tragiques fait écho à un présent qui peine encore à trouver des voies de pacification durable, ce qui explique en partie la nature de leurs rapports complexes, et parfois complexés, avec la France, et plus largement avec l’Occident.
Alors que la France s’engage chaque jour un peu plus activement en faveur de la justice internationale et de la lutte contre l’impunité, alors que l’expérience de Vichy lors de la seconde guerre mondiale a plus ou moins fait l’objet de procédures ou du moins d’une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat, les crimes commis durant la décolonisation demeurent tabou. Or Il n’y a point de paix durable sans justice, et la justice requiert de la réconciliation, étape essentielle dans la normalisation durable des relations humaines.
De toutes les puissances coloniales présentes en Afrique jusqu’aux indépendances, la France est reconnue pour avoir conduit le processus de décolonisation le plus sanglant vis-à-vis des peuples colonisés et en particulier des leaders nationalistes. Au sein de ces peuples, il demeure comme une vague croyance que les dirigeants français d’alors et d’aujourd’hui portent une lourde responsabilité historique partagée avec leurs successeurs locaux. La période de 1940 à 1970 reste ainsi une sorte de trou noir dans l’histoire de ces pays tant elle évoque, sans mémoire réelle, des événements douloureux : main-basse sur les ressources naturelles locales, réduction aux travaux forcés, répression contre les peuples réclamant l’indépendance, assassinats ciblés ou massifs, tortures et mauvais traitements, extermination de villages entiers pour mater les rébellions, certains soutiennent même la thèse de génocides perpétrés dans certains pays pour anéantir les tribus particulièrement récalcitrantes.
Estimé à plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de tués, sans oublier les traitements dégradants, les peines d’emprisonnements et les déracinements culturels, le tribut payé par les résistants et les défenseurs du droit à l’autodétermination est lourd en drames humains, sociaux et culturels. Au-delà de la guerre des mémoires que se livrent régulièrement des historiens plus ou moins passionnés, on peut s’accorder sur le fait que la période de la colonisation-décolonisation demeure pour la France et les anciennes colonies une plaie non cicatrisée, faute de soins en profondeur. Est-il pertinent que ces soins viennent des Etats, du prétoire ou des historiens ? En tout état de cause, au nom du respect de la dignité humaine, traquer l’impunité est un impératif moral, que les crimes aient été commis par la France ou par les anciens colonisés eux-mêmes. L’enjeu repose plutôt sur le calendrier et le procédé, qui eux, dépendent à la fois de conditions sociologiques, politiques et économiques internes des deux côtés. Ici et là, alors que les acteurs d’alors disparaissent les uns après les autres, et que cette période de tensions menée sur fond de guerre froide cherche encore désespérément dans le patrimoine historique des différentes nations une place définitive, les langues se délient, les faits commencent à faire corps, et l’horizon d’un dénouement se rapproche inexorablement.
Les faits demeurent globalement peu documentés car souvent avec la complicité des dirigeants locaux installés après les indépendances, les preuves ont été systématiquement détruites ou rapatriées en France. Alors, il ne faut pas attendre de la France qu’elle ouvre d’elle-même ces dossiers souvent à charge. Il s’agira davantage d’une démarche des peuples des ex-colonies que d’une volonté unilatérale française de repentance, et il est démontré que la France n’était pas seule responsable des crimes. Il convient de ne pas perdre de vue qu’une fois aux commandes, les premiers Présidents Africains ont constamment sollicité d’eux-mêmes la France pour obtenir des appuis multiformes notamment militaires, pour faire face à des affrontements internes souvent armées mêlant tribus et partis locaux pour le contrôle du pouvoir. Par ailleurs, dans les années 60, on se trouve en pleine guerre froide, contexte qui a vu diverses puissances étrangères occidentales ou de l’Est s’engager selon les cas aux côtés des leaders locaux au pouvoir ou des rebelles.
Les responsabilités sont donc lourdes, souvent partagées et parfois diffuses. Aujourd’hui, dans les pays africains, les tensions entre les différentes tribus sont encore apparentes. Lumière n’a pas encore été faite en interne sur ces trahisons, alliances et liaisons coupables, et tant que les peuples ne seront pas prêts à ouvrir par eux-mêmes les pages de leur histoire commune et de dialoguer sereinement avec elle, les unités nationales resteront en sursis. Les accusations fréquentes de tribalisme en Afrique témoignent des frictions naturelles entre cultures différentes engagées dans la difficile aventure de la construction d’une nation, mais elles sont aussi la partie apparente de l’iceberg des ressentiments profonds qui trouvent leurs racines dans ces luttes historiques fratricides de la période de décolonisation où ont pu s’installer des rancœurs mutuelles plus ou moins latentes. Le génocide de 1994 au Rwanda est venu démontrer le potentiel explosif de ces ressentiments quand on se rassure de l’illusion que le temps et les décrets finiront par en avoir raison. Il est essentiel, pour une paix durable, que des mots soient posés sur ces maux, afin de désamorcer les tensions. C’est même une des conditions de la croyance en l’appartenance à une même nation qui, en diluant les hostilités intercommunautaires, fédère durablement les préférences tribales actuelles. Chaque pays s’y engagera quand le corps social sera prêt à assumer lui-même ce défi national de manière apaisée.
En tout état de cause, les crimes de la décolonisation ne resteront pas impunis, ils seront documentés, reconnus, et réparés, à l’issue d’un processus plus ou moins long de maturation des esprits dans ces pays, mais aussi en France. Ces questions deviendront d’actualité lorsque : i) la génération des dirigeants locaux qui ont succédé à la France, et les décideurs français d’alors, aura quitté les arènes politiques ; ii) la conscience citoyenne se sera suffisamment développée dans les anciennes colonies au point d’armer les citoyens de moyens de dialoguer sans complexe avec leur histoire, d’abord à l’intérieur des pays, puis avec les partenaires historiques dont la France ; iii) les anciennes colonies auront significativement réduit leur dépendance économique vis-à-vis de la France.
Connaître ce passé chargé et complexe passera davantage par de patientes initiatives citoyennes, académiques, scientifiques, cinématographiques ou artistiques, et en tout cas pas par le prétoire avec accusés et plaignants. A l’image du film « Indigènes » qui a contribué à rendre tangible la responsabilité historique de la France vis-à- vis des anciens combattants, des travaux de recherche de plus en plus nombreux et édifiants permettront de reconstituer ce patrimoine historique commun en parallèle avec la maturation des esprits en faveur de la justice et d’une paix durable. Cette exigence de transparence sur les patrimoines mémoriels est une condition de la constitution des identités nationales dans les anciennes colonies, et même en France. C’est plus globalement, un impératif pour la préservation de l’une de ces valeurs majeures qu’on peut considérer comme universelle : la dignité humaine.
http://www.afrik.com/article21523.html
Aux Haïtiens de nettoyer leur cour politique!
Valère Audy; La Voix de l'Est
Les ministres responsables des Affaires étrangères des États-Unis, du Mexique et du Canada ont servi un sérieux avertissement au gouvernement haïtien au terme de la rencontre qu'ils viennent de tenir à Wakefield, dans l'Outaouais: ''La communauté internationale ne peut tout faire... Les autorités haïtiennes doivent assumer leurs responsabilités... Il n'y aura pas de progrès économique s'il n'y a pas de stabilité gouvernementale.''
Ces propos sont tirés de l'allocution de clôture du ministre canadien Lawrence Cannon qui a même insisté, pressant les Haïtiens, dont leurs dirigeants actuels, de veiller à doter leur pays ''d'un gouvernement démocratique, efficace et intègre, condition fondamentale et incontournable à la reconstruction et au développement de leur pays.'' De son côté, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a prévenu les autorités haïtiennes qu'il y a danger pour elles, un influent sénateur américain proposant la suspension de l'aide internationale dont Haïti a tant besoin.
Mme Clinton a aussi dit, ce qui concorde avec les déclarations canadiennes du gouvernement et de l'opposition: ''Nous ne voulons pas punir les Haïtiens pour les problèmes allégués pendant les élections. Les gens ont encore besoin d'abris, d'éducation, d'eau potable, de soins de santé, de développement économique.''
Les positions sont claires et la pression devient très forte: ou les autorités haïtiennes marchent en droite ligne ou elles risquent de perdre l'aide internationale et croupir alors dans leur misère. Si M. Cannon ne va pas jusqu'à brandir la menace relevée par Mme Clinton, il reste que les Canadiens et les Québécois sont de plus en plus nombreux à croire qu'on devrait couper les vivres à Haïti. Il y a même des Haïtiens qui le pensent parce qu'ils sont de moins en moins sûrs de profiter de l'aide promise, imaginant sans doute qu'elle ne profitera qu'aux riches et aux politiciens qui se disputent le pouvoir.
Tout cela démontre que les voisins et plus proches collaborateurs d'Haïti sont aussi soucieux qu'exaspérés par la crise politique et sociale qui secoue le pays et qui le rend à elle seule incapable d'amorcer la reconstruction et le développement espéré depuis les malheurs qui l'ont frappé depuis un an. Malgré tout, dont la faible confiance qu'ils font aux autorités en place, ces voisins restent prêts à les accompagner avec le soutien technique requis pour la tenue d'élections démocratiques.
Mais ils n'entendent pas prendre le contrôle de ces élections par respect pour le peuple qui reste fier de son indépendance. Quelle indépendance, peut-on toutefois se demander? Parce que les Haïtiens ne peuvent se tirer de leur misère eux-mêmes, tellement le pays est pauvre et la misère grande, tellement les catastrophes naturelles y ont détruit le peu qu'on y trouvait en infrastructures, tellement le pays est dépourvu de fonds et moyens pour se relever, tellement les clans politiques s'entredéchirent dans leur quête de pouvoir... au lieu de s'unir et former un gouvernement d'unité nationale pour sauver et relever le pays.
La situation haïtienne n'est évidemment pas propice à la stabilité politique, à la paix sociale et, forcément, à la reconstruction, comme le rappelle le leader néo-démocrate canadien Jack Layton. Mais on ne pourra rien faire de l'extérieur, pas plus que de l'intérieur, si ceux qui dirigent actuellement Haïti ou qui rêvent d'en prendre les rênes n'inspirent pas confiance. Les milliardsde dollars d'aide retenus le sont parce que les grands donateurs doutent fortement, non sans raison d'ailleurs, de l'usage qui en sera fait.
Bref, que les Haïtiens commencent par nettoyer leur cour politique. C'est le premier pas à franchir pour s'attaquer à la reconstruction du pays. Autrement, il n'y aura qu'une voie à emprunter, tel qu'on l'avait évoqué dans cette page peu après le séisme vécu: une tutelle de dix ans. À moins de tout abandonner et de laisser Haïti aller à la dérive, ce qui serait humainement insoutenable.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201012/15/01-4352522-aux-haitiens-de-nettoyer-leur-cour-politique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4353135_article_POS1
Les ministres responsables des Affaires étrangères des États-Unis, du Mexique et du Canada ont servi un sérieux avertissement au gouvernement haïtien au terme de la rencontre qu'ils viennent de tenir à Wakefield, dans l'Outaouais: ''La communauté internationale ne peut tout faire... Les autorités haïtiennes doivent assumer leurs responsabilités... Il n'y aura pas de progrès économique s'il n'y a pas de stabilité gouvernementale.''
Ces propos sont tirés de l'allocution de clôture du ministre canadien Lawrence Cannon qui a même insisté, pressant les Haïtiens, dont leurs dirigeants actuels, de veiller à doter leur pays ''d'un gouvernement démocratique, efficace et intègre, condition fondamentale et incontournable à la reconstruction et au développement de leur pays.'' De son côté, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a prévenu les autorités haïtiennes qu'il y a danger pour elles, un influent sénateur américain proposant la suspension de l'aide internationale dont Haïti a tant besoin.
Mme Clinton a aussi dit, ce qui concorde avec les déclarations canadiennes du gouvernement et de l'opposition: ''Nous ne voulons pas punir les Haïtiens pour les problèmes allégués pendant les élections. Les gens ont encore besoin d'abris, d'éducation, d'eau potable, de soins de santé, de développement économique.''
Les positions sont claires et la pression devient très forte: ou les autorités haïtiennes marchent en droite ligne ou elles risquent de perdre l'aide internationale et croupir alors dans leur misère. Si M. Cannon ne va pas jusqu'à brandir la menace relevée par Mme Clinton, il reste que les Canadiens et les Québécois sont de plus en plus nombreux à croire qu'on devrait couper les vivres à Haïti. Il y a même des Haïtiens qui le pensent parce qu'ils sont de moins en moins sûrs de profiter de l'aide promise, imaginant sans doute qu'elle ne profitera qu'aux riches et aux politiciens qui se disputent le pouvoir.
Tout cela démontre que les voisins et plus proches collaborateurs d'Haïti sont aussi soucieux qu'exaspérés par la crise politique et sociale qui secoue le pays et qui le rend à elle seule incapable d'amorcer la reconstruction et le développement espéré depuis les malheurs qui l'ont frappé depuis un an. Malgré tout, dont la faible confiance qu'ils font aux autorités en place, ces voisins restent prêts à les accompagner avec le soutien technique requis pour la tenue d'élections démocratiques.
Mais ils n'entendent pas prendre le contrôle de ces élections par respect pour le peuple qui reste fier de son indépendance. Quelle indépendance, peut-on toutefois se demander? Parce que les Haïtiens ne peuvent se tirer de leur misère eux-mêmes, tellement le pays est pauvre et la misère grande, tellement les catastrophes naturelles y ont détruit le peu qu'on y trouvait en infrastructures, tellement le pays est dépourvu de fonds et moyens pour se relever, tellement les clans politiques s'entredéchirent dans leur quête de pouvoir... au lieu de s'unir et former un gouvernement d'unité nationale pour sauver et relever le pays.
La situation haïtienne n'est évidemment pas propice à la stabilité politique, à la paix sociale et, forcément, à la reconstruction, comme le rappelle le leader néo-démocrate canadien Jack Layton. Mais on ne pourra rien faire de l'extérieur, pas plus que de l'intérieur, si ceux qui dirigent actuellement Haïti ou qui rêvent d'en prendre les rênes n'inspirent pas confiance. Les milliardsde dollars d'aide retenus le sont parce que les grands donateurs doutent fortement, non sans raison d'ailleurs, de l'usage qui en sera fait.
Bref, que les Haïtiens commencent par nettoyer leur cour politique. C'est le premier pas à franchir pour s'attaquer à la reconstruction du pays. Autrement, il n'y aura qu'une voie à emprunter, tel qu'on l'avait évoqué dans cette page peu après le séisme vécu: une tutelle de dix ans. À moins de tout abandonner et de laisser Haïti aller à la dérive, ce qui serait humainement insoutenable.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201012/15/01-4352522-aux-haitiens-de-nettoyer-leur-cour-politique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4353135_article_POS1
Haïti abandonné à son sort
Publié le 16 décembre 2010
Victor Gravel, Gatineau
Au sortir d'un repas gastronomique avec ses homologues américaine et mexicaine, notre auguste ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, adressait à Haïti les mots de réconfort suivants : « On ne peut tout faire... Le peuple et les dirigeants doivent travailler à rétablir la stabilité... [Autrement], il n'y aura pas de prospérité économique... »
Au-delà des entourloupettes diplomatiques, ce que cela veut dire, c'est « Démerdez-vous ! Tout ce qui vous arrive, c'est votre faute, et nous n'allons pas troubler notre confort pour vous aider. Tous les milliards qu'on vous a promis, vous ne les aurez pas. D'ailleurs, vous ne sauriez pas quoi en faire. Vous ne pourriez quand même pas reconstruire des fondations et des murs avec des billets de banque ! Prenez-vous en main, que diable ! »
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a quand même daigné reconnaître certains problèmes : crise humanitaire, choléra, pauvreté, faiblesse du gouvernement. Rien pour perturber la quiétude du gouvernement américain. En somme, ce qu'on dit au peuple haïtien : vous êtes les parias du monde, un peuple de sans-abri et de sans-talents. Cessez de compter sur le BS international! Vous n'avez plus de ressources? Inventez-en! Nous sommes fatigués de vous entendre vous plaindre !
Bien sûr, Haïtiens, votre pays a été malmené par l'histoire : sous couvert de colonisation, des envahisseurs européens ont assujetti votre pays et vous ont menés au bord de l'esclavage; vos terres et vos richesses naturelles ont été pillées; vos fonds ont été spoliés sans vergogne par des dictateurs corrompus (maintenant réfugiés dans de luxueux châteaux sous la protection de pays complices). Les dirigeants que vous avez élus ont lamentablement failli à la tâche, aussi bien ce prêtre sur qui on fondait tant d'espoir que le président actuel, qui n'a d'autre priorité que de rebâtir son palais !
Au cours des derniers mois, dans une situation déjà précaire, vous avez encaissé coup sur coup un séisme indescriptible, des inondations catastrophiques, une épidémie de choléra, de graves perturbations sociales, une criminalité galopante. Vous vivez depuis dix mois dans la boue et les immondices, alors qu'autour de vous trônent les ruines et les gravats.
Pourtant, au nom de la sacro-sainte autonomie des nations, nous n'interviendrons pas dans vos élections présidentielles, nous ne détournerons même pas une minime partie des fonds consacrés à nos milliers de tanks, d'avions et de véhicules militaires pour vous fournir quelques béliers mécaniques. L'oeuvre «humanitaire armée» de nos soldats en Iran et en Afghanistan ne saurait être sacrifiée pour juguler vos petits problèmes d'eau, de santé et de criminalité! Faites-les, vos élections. Qu'est-ce que ça changera, de toute façon ?
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/commentaires-du-jour/201012/16/01-4353135-haiti-abandonne-a-son-sort.php
Victor Gravel, Gatineau
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| Photo: David Boily, La Presse |
Au-delà des entourloupettes diplomatiques, ce que cela veut dire, c'est « Démerdez-vous ! Tout ce qui vous arrive, c'est votre faute, et nous n'allons pas troubler notre confort pour vous aider. Tous les milliards qu'on vous a promis, vous ne les aurez pas. D'ailleurs, vous ne sauriez pas quoi en faire. Vous ne pourriez quand même pas reconstruire des fondations et des murs avec des billets de banque ! Prenez-vous en main, que diable ! »
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a quand même daigné reconnaître certains problèmes : crise humanitaire, choléra, pauvreté, faiblesse du gouvernement. Rien pour perturber la quiétude du gouvernement américain. En somme, ce qu'on dit au peuple haïtien : vous êtes les parias du monde, un peuple de sans-abri et de sans-talents. Cessez de compter sur le BS international! Vous n'avez plus de ressources? Inventez-en! Nous sommes fatigués de vous entendre vous plaindre !
Bien sûr, Haïtiens, votre pays a été malmené par l'histoire : sous couvert de colonisation, des envahisseurs européens ont assujetti votre pays et vous ont menés au bord de l'esclavage; vos terres et vos richesses naturelles ont été pillées; vos fonds ont été spoliés sans vergogne par des dictateurs corrompus (maintenant réfugiés dans de luxueux châteaux sous la protection de pays complices). Les dirigeants que vous avez élus ont lamentablement failli à la tâche, aussi bien ce prêtre sur qui on fondait tant d'espoir que le président actuel, qui n'a d'autre priorité que de rebâtir son palais !
Au cours des derniers mois, dans une situation déjà précaire, vous avez encaissé coup sur coup un séisme indescriptible, des inondations catastrophiques, une épidémie de choléra, de graves perturbations sociales, une criminalité galopante. Vous vivez depuis dix mois dans la boue et les immondices, alors qu'autour de vous trônent les ruines et les gravats.
Pourtant, au nom de la sacro-sainte autonomie des nations, nous n'interviendrons pas dans vos élections présidentielles, nous ne détournerons même pas une minime partie des fonds consacrés à nos milliers de tanks, d'avions et de véhicules militaires pour vous fournir quelques béliers mécaniques. L'oeuvre «humanitaire armée» de nos soldats en Iran et en Afghanistan ne saurait être sacrifiée pour juguler vos petits problèmes d'eau, de santé et de criminalité! Faites-les, vos élections. Qu'est-ce que ça changera, de toute façon ?
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/commentaires-du-jour/201012/16/01-4353135-haiti-abandonne-a-son-sort.php
Elections en Haïti : Les morts-vivants aux urnes
Nouvelle République, 17/12/2010 On peut être frappé par le mutisme de la communauté internationale et des observateurs concernant la situation chaotique en Haïti. Autant pour la Côte d’Ivoire on entend tous les jours des prises de positions et des déclarations enflammées pour condamner le blocage né des élections présidentielles. Autant pour Haïti, on entend un silence…de cimetières. Parce que justement, ce qui se passe en Haïti dépasse l’entendement et le bon sens. Voilà des gens, qui n’ont rien, ni terre, ni habitats, ni institutions, ni à manger, ni à boire et qu’on oblige à aller voter.
Rappelons qu’il y a un an à peu près (12 janvier 2010), la République de Haïti était frappée par un tremblement de terre d’une rare violence. Il y eut plus de 200.000 morts. Les dégâts eux, sont incommensurables : les institutions ont été décapitées, les bâtiments administratifs et personnels, les logements ont tous été réduits en poussière. Presque tous les Haïtiens qui avaient été frappés par le tremblement de terre étaient devenus du jour au lendemain des sans abris, errant le jour et dormant à la belle étoile la nuit ; disputant leur pitance quotidienne aux rats et aux chiens. Et pour ajouter un peu de drame supplémentaire à la tragédie qui se joue à ciel ouvert, voilà qu’il y a deux mois, une épidémie de choléra s’est abattue sur les survivants avec la ferme intention de liquider ceux qui ont survécu au tremblement de terre. Pour le moment, les comptes macabres frisent les 2000 morts, mais tout porte à croire que le choléra ne s’arrêtera pas de sitôt.
C’est dans cette atmosphère de fin du monde que l’ONU a tenu à organiser les élections présidentielles. Les résultats sont à la hauteur de l’ambiance : catastrophique et chaotique. Comme en Côte d’Ivoire, l’ONU avait pensé que les élections allaient résoudre la crise qui sévit dans cette république « maudite ». Et comme en Côte d’Ivoire, le calcul s’est avéré vain. A la seule différence qu’en Côte d’Ivoire, rien ne laissait prévoir ce qui est en train de se passer tant les acteurs étaient tous engagés à fond pour sortie de crise par les urnes.
En Haïti, on n’a pas besoin d’être un observateur averti pour se rendre compte que les élections n’étaient pas dans l’ordre des priorités des populations. Celles-ci écoutaient plus les bulletins météo qu’elles n’attendaient de bulletin de vote. Elles désespèrent de voir démarrer la reconstruction annoncée à coup de centaines de milliards de dollars après le tremblement de terre la compassion et la solidarité du monde. Depuis près d’un an, les populations de Haïti frappées de plein fouet par cette tragédie vivent d’espoir et d’eau…sale. Elles sont convaincues que l’aide internationale tardera à se concrétiser. Elles sont convaincues que les maigres ressources qui viendront seront détournées comme d’habitude pour leurs dirigeants.
Donc demander à ces Haïtiens qui souffrent de faim, qui grelottent de froid, qui sont réduits à l’état sauvage, qui courent toute la journée derrière un improbable casse-croûte d’aller voter, c’est vraiment être un sans cœur ou à tout le moins ne pas être à la hauteur des urgences.
TBM
Nouvelle République, est seul responsable du contenu de cet article
http://www.maliweb.net/category.php?NID=68571&intr=
Rappelons qu’il y a un an à peu près (12 janvier 2010), la République de Haïti était frappée par un tremblement de terre d’une rare violence. Il y eut plus de 200.000 morts. Les dégâts eux, sont incommensurables : les institutions ont été décapitées, les bâtiments administratifs et personnels, les logements ont tous été réduits en poussière. Presque tous les Haïtiens qui avaient été frappés par le tremblement de terre étaient devenus du jour au lendemain des sans abris, errant le jour et dormant à la belle étoile la nuit ; disputant leur pitance quotidienne aux rats et aux chiens. Et pour ajouter un peu de drame supplémentaire à la tragédie qui se joue à ciel ouvert, voilà qu’il y a deux mois, une épidémie de choléra s’est abattue sur les survivants avec la ferme intention de liquider ceux qui ont survécu au tremblement de terre. Pour le moment, les comptes macabres frisent les 2000 morts, mais tout porte à croire que le choléra ne s’arrêtera pas de sitôt.
C’est dans cette atmosphère de fin du monde que l’ONU a tenu à organiser les élections présidentielles. Les résultats sont à la hauteur de l’ambiance : catastrophique et chaotique. Comme en Côte d’Ivoire, l’ONU avait pensé que les élections allaient résoudre la crise qui sévit dans cette république « maudite ». Et comme en Côte d’Ivoire, le calcul s’est avéré vain. A la seule différence qu’en Côte d’Ivoire, rien ne laissait prévoir ce qui est en train de se passer tant les acteurs étaient tous engagés à fond pour sortie de crise par les urnes.
En Haïti, on n’a pas besoin d’être un observateur averti pour se rendre compte que les élections n’étaient pas dans l’ordre des priorités des populations. Celles-ci écoutaient plus les bulletins météo qu’elles n’attendaient de bulletin de vote. Elles désespèrent de voir démarrer la reconstruction annoncée à coup de centaines de milliards de dollars après le tremblement de terre la compassion et la solidarité du monde. Depuis près d’un an, les populations de Haïti frappées de plein fouet par cette tragédie vivent d’espoir et d’eau…sale. Elles sont convaincues que l’aide internationale tardera à se concrétiser. Elles sont convaincues que les maigres ressources qui viendront seront détournées comme d’habitude pour leurs dirigeants.
Donc demander à ces Haïtiens qui souffrent de faim, qui grelottent de froid, qui sont réduits à l’état sauvage, qui courent toute la journée derrière un improbable casse-croûte d’aller voter, c’est vraiment être un sans cœur ou à tout le moins ne pas être à la hauteur des urgences.
TBM
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jeudi 16 décembre 2010
Lancement du 1er cours de créole et d'histoire d'Haïti au Canada
Date : Le lundi 10 janvier 2011 Heure : De 9 h 00 à 12 h 00
Type : Conférences et séminaires
Description : Le Centre de langues et le Département d'histoire de l'UdeS innovent et créent le tout premier cours de créole et d'histoire d'Haïti au Canada. Les inscriptions pour le trimestre d'hiver sont ouvertes.
Exceptionnellement ouvert au grand public, le premier cours sera animé par des journalistes réputés et des personnalités de la communauté haïtienne, tous réunis autour des mêmes objectifs : démentir les idées préconçues associées au pays ; dresser un portrait de la situation depuis le séisme du 12 janvier 2010 et initier des questionnements relatifs aux nouveaux enjeux sociaux.
À souligner, la présence de Jacqueline Corkery, journaliste pour CBC – chaîne télévisée canadienne anglophone de la Société Radio-Canada. Auteure d'un reportage encore inédit sur la question de l'adoption en Haïti après le tremblement de terre, elle viendra présenter le fruit de son travail et raconter son expérience sur le terrain.
Public : Ouvert à tous
Lieu : Agora du Carrefour de l'information, Campus principal (Site Internet)
Plus d'information en ligne
http://www.usherbrooke.ca/accueil/fr/accueil/evenements/evenements-details/e/13752/
Type : Conférences et séminaires
Description : Le Centre de langues et le Département d'histoire de l'UdeS innovent et créent le tout premier cours de créole et d'histoire d'Haïti au Canada. Les inscriptions pour le trimestre d'hiver sont ouvertes.
Exceptionnellement ouvert au grand public, le premier cours sera animé par des journalistes réputés et des personnalités de la communauté haïtienne, tous réunis autour des mêmes objectifs : démentir les idées préconçues associées au pays ; dresser un portrait de la situation depuis le séisme du 12 janvier 2010 et initier des questionnements relatifs aux nouveaux enjeux sociaux.
À souligner, la présence de Jacqueline Corkery, journaliste pour CBC – chaîne télévisée canadienne anglophone de la Société Radio-Canada. Auteure d'un reportage encore inédit sur la question de l'adoption en Haïti après le tremblement de terre, elle viendra présenter le fruit de son travail et raconter son expérience sur le terrain.
Public : Ouvert à tous
Lieu : Agora du Carrefour de l'information, Campus principal (Site Internet)
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Haïti: un Américain accusé d'enlèvement d'enfant
JACOB KUSHNER, JONATHAN M. KATZ, THE ASSOCIATED PRESS Publié: 16 décembre 2010 20:03
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un Américain qui a vendu son entreprise de construction pour se rendre en Haïti afin d'aider les victimes du tremblement de terre a été placé en détention jeudi à Port-au-Prince, pendant que les autorités du pays enquêtent sur des allégations selon lesquelles il aurait enlevé un enfant.
Paul Waggoner, co-fondateur d'un groupe qui procure des fournitures médicales et du transport pour des missions d'aide, devait être transféré au pénitencier national haïtien, surpeuplé et considéré comme dangereux. Il pourrait devoir y passer les prochains mois pour des accusations que ses collègues et lui affirment avoir été fabriquées de toutes pièces.
M. Waggoner et des membres de son organisation, appelée Materials Management Relief Corps, affirment que le bébé de 15 mois qu'il est accusé d'avoir enlevé est mort de fièvre et de détresse gastro-intestinale à l'hôpital en février.
Mais le père du garçon, Frantz Philistin, soutient que l'enfant est toujours vivant.
Lors d'une audience mercredi, l'avocat de M. Waggoner a montré un certificat de décès indiquant la mort de l'enfant, un document que le père considère comme non authentique.
Le juge a décidé d'ouvrir une enquête de trois mois sur les allégations portées par le père, et la loi haïtienne permet de détenir des suspects sans accusation pendant la durée de l'enquête.
Le cas de M. Waggoner est compliqué par un système de justice défaillant où la corruption est endémique et où plus de 80 pour cent des détenus n'ont pas été condamnés. Plusieurs attendent leur procès depuis des années.
Les deux parties sont d'accord sur une chose: le père a emmené son bébé, Keevins, à un hôpital privé de Pétionville le 23 février, où M. Waggoner travaillait comme volontaire.
L'enfant était dans un état grave et avait besoin d'oxygène après des jours de fièvre, a indiqué Paul Sebring, un ancien technicien médical de l'Arizona qui a fondé l'organisation avec M. Waggoner. Alors que les médecins s'occupaient de Keevins, une réplique sismique de magnitude 4,7 a frappé l'hôpital et la plupart du personnel s'est enfui dans la nuit.
M. Sebring a expliqué que M. Waggoner ne faisait que transporter des fournitures et diriger les patients et n'était pas impliqué dans les soins. «Paul n'a jamais traité ni touché l'enfant. Il n'a rien à voir dans cette affaire», a-t-il dit.
Selon les travailleurs humanitaires, M. Philistin s'est fait dire que son fils était mort, mais il n'a pas récupéré son corps parce qu'il n'avait pas d'argent pour les funérailles. Le père est revenu à l'hôpital cinq fois, a indiqué M. Sebring. M. Waggoner l'a accompagné et a tenté de le calmer.
Après deux jours, le corps de l'enfant a été incinéré, selon les travailleurs humanitaires. Quand le père est revenu et qu'il a vu que son enfant n'était plus là, il est devenu furieux.
«Ils sont venus vers moi et m'ont dit: "votre bébé est mort". J'ai dit: "Ne me mentez pas". J'ai tenté de fermer ses yeux, et ils se sont ouverts. Je les ai encore refermés et ils se sont rouverts», a dit M. Philistin à l'Associated Press. «Je veux trouver mon bébé. Je sais que mon bébé est vivant.»
Il a indiqué que M. Waggoner lui avait dit qu'il avait pris l'enfant, ce que les volontaires américains nient.
M. Philistin a porté plainte contre l'hôpital en mars. M. Waggoner a quitté le pays par crainte de représailles du père, mais il y est revenu peu de temps après.
M. Philistin a vu MM. Waggoner et Sebring avec plusieurs amis dans un restaurant dimanche et a appelé la police. Les Américains ont été arrêtés et ont tous été relâchés par la suite, sauf M. Waggoner.
Ses amis disent avoir peur de ce qui pourrait se produire s'il est mis en détention avec les autres prisonniers à l'infâme pénitencier national, dans le centre de Port-au-Prince, un établissement surpeuplé où le choléra est présent et où des mutineries meurtrières surviennent couramment.
L'organisation humanitaire et la famille de M. Waggoner tentent de le faire déplacer dans une cellule privée ou ailleurs à Port-au-Prince.
«Néanmoins, l'objectif ultime est d'assurer le droit de Paul à un procès équitable et à une enquête rapide afin de prouver que les accusations sont sans fondement», a dit le groupe dans un communiqué.
http://www.journalmetro.com/monde/article/722263--haiti-un-americain-accuse-d-enlevement-d-enfant--page0
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un Américain qui a vendu son entreprise de construction pour se rendre en Haïti afin d'aider les victimes du tremblement de terre a été placé en détention jeudi à Port-au-Prince, pendant que les autorités du pays enquêtent sur des allégations selon lesquelles il aurait enlevé un enfant.
Paul Waggoner, co-fondateur d'un groupe qui procure des fournitures médicales et du transport pour des missions d'aide, devait être transféré au pénitencier national haïtien, surpeuplé et considéré comme dangereux. Il pourrait devoir y passer les prochains mois pour des accusations que ses collègues et lui affirment avoir été fabriquées de toutes pièces.
M. Waggoner et des membres de son organisation, appelée Materials Management Relief Corps, affirment que le bébé de 15 mois qu'il est accusé d'avoir enlevé est mort de fièvre et de détresse gastro-intestinale à l'hôpital en février.
Mais le père du garçon, Frantz Philistin, soutient que l'enfant est toujours vivant.
Lors d'une audience mercredi, l'avocat de M. Waggoner a montré un certificat de décès indiquant la mort de l'enfant, un document que le père considère comme non authentique.
Le juge a décidé d'ouvrir une enquête de trois mois sur les allégations portées par le père, et la loi haïtienne permet de détenir des suspects sans accusation pendant la durée de l'enquête.
Le cas de M. Waggoner est compliqué par un système de justice défaillant où la corruption est endémique et où plus de 80 pour cent des détenus n'ont pas été condamnés. Plusieurs attendent leur procès depuis des années.
Les deux parties sont d'accord sur une chose: le père a emmené son bébé, Keevins, à un hôpital privé de Pétionville le 23 février, où M. Waggoner travaillait comme volontaire.
L'enfant était dans un état grave et avait besoin d'oxygène après des jours de fièvre, a indiqué Paul Sebring, un ancien technicien médical de l'Arizona qui a fondé l'organisation avec M. Waggoner. Alors que les médecins s'occupaient de Keevins, une réplique sismique de magnitude 4,7 a frappé l'hôpital et la plupart du personnel s'est enfui dans la nuit.
M. Sebring a expliqué que M. Waggoner ne faisait que transporter des fournitures et diriger les patients et n'était pas impliqué dans les soins. «Paul n'a jamais traité ni touché l'enfant. Il n'a rien à voir dans cette affaire», a-t-il dit.
Selon les travailleurs humanitaires, M. Philistin s'est fait dire que son fils était mort, mais il n'a pas récupéré son corps parce qu'il n'avait pas d'argent pour les funérailles. Le père est revenu à l'hôpital cinq fois, a indiqué M. Sebring. M. Waggoner l'a accompagné et a tenté de le calmer.
Après deux jours, le corps de l'enfant a été incinéré, selon les travailleurs humanitaires. Quand le père est revenu et qu'il a vu que son enfant n'était plus là, il est devenu furieux.
«Ils sont venus vers moi et m'ont dit: "votre bébé est mort". J'ai dit: "Ne me mentez pas". J'ai tenté de fermer ses yeux, et ils se sont ouverts. Je les ai encore refermés et ils se sont rouverts», a dit M. Philistin à l'Associated Press. «Je veux trouver mon bébé. Je sais que mon bébé est vivant.»
Il a indiqué que M. Waggoner lui avait dit qu'il avait pris l'enfant, ce que les volontaires américains nient.
M. Philistin a porté plainte contre l'hôpital en mars. M. Waggoner a quitté le pays par crainte de représailles du père, mais il y est revenu peu de temps après.
M. Philistin a vu MM. Waggoner et Sebring avec plusieurs amis dans un restaurant dimanche et a appelé la police. Les Américains ont été arrêtés et ont tous été relâchés par la suite, sauf M. Waggoner.
Ses amis disent avoir peur de ce qui pourrait se produire s'il est mis en détention avec les autres prisonniers à l'infâme pénitencier national, dans le centre de Port-au-Prince, un établissement surpeuplé où le choléra est présent et où des mutineries meurtrières surviennent couramment.
L'organisation humanitaire et la famille de M. Waggoner tentent de le faire déplacer dans une cellule privée ou ailleurs à Port-au-Prince.
«Néanmoins, l'objectif ultime est d'assurer le droit de Paul à un procès équitable et à une enquête rapide afin de prouver que les accusations sont sans fondement», a dit le groupe dans un communiqué.
http://www.journalmetro.com/monde/article/722263--haiti-un-americain-accuse-d-enlevement-d-enfant--page0
Haïti-Choléra : Anthony Lake, souhaite que la crise politique n’affecte pas les efforts de lutte contre le choléra
P-au-P, 16 déc. 2010 [AlterPresse] --- Le directeur général du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Anthony Lake, a souhaité que l’actuelle crise politique, née de la contestation des résultats des élections du 28 novembre dernier en Haiti, n’affecte pas dans la bataille contre le choléra. Anthony Lake qui effectuait le 15 décembre une visite de quelques heures dans le pays, déclare que « la politique ne doit pas interférer dans notre lutte contre le choléra ».
« Je suis sûr que les candidats sont d’accord avec cela », ajoute-t-il lors d’un point de presse donné au centre GHESKIO, qui gère des unités de traitement de choléra situées dans le quartier populaire Cité de Dieu (secteur ouest).
Le responsable de l’Unicef rappelle que « n’importe qui peut attraper le choléra » et souligne que la maladie peut être prévenue et traitée.
De son coté, le directeur exécutif du centre GHESKIO, le docteur Jean William Pape, évoque d’éventuelles démarches en vue de l’accès à un vaccin contre le choléra.
« C’est un effort qu’on va faire », assure-t-il, mais il prévient que cela nécessitera « plusieurs mois ».
Ce vaccin peut immuniser le système du patient pour une durée de 3 ans, selon les données fournies lors de la conférence de presse.
Pour sa part, Mgr. Pierre André Dumas, engagé dans la lutte contre le choléra, soutient que les « zones les plus reculées où l’eau n’est pas potable » devraient être les premières bénéficiaires de ce vaccin.
L’épidémie a déjà tué déjà tué 2 405 personnes depuis son apparition en octobre dernier en Haiti. 109 196 cas ont été vus, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires. [ rh gp apr 16/12/2010 09 :00]article10415
« Je suis sûr que les candidats sont d’accord avec cela », ajoute-t-il lors d’un point de presse donné au centre GHESKIO, qui gère des unités de traitement de choléra situées dans le quartier populaire Cité de Dieu (secteur ouest).
Le responsable de l’Unicef rappelle que « n’importe qui peut attraper le choléra » et souligne que la maladie peut être prévenue et traitée.
De son coté, le directeur exécutif du centre GHESKIO, le docteur Jean William Pape, évoque d’éventuelles démarches en vue de l’accès à un vaccin contre le choléra.
« C’est un effort qu’on va faire », assure-t-il, mais il prévient que cela nécessitera « plusieurs mois ».
Ce vaccin peut immuniser le système du patient pour une durée de 3 ans, selon les données fournies lors de la conférence de presse.
Pour sa part, Mgr. Pierre André Dumas, engagé dans la lutte contre le choléra, soutient que les « zones les plus reculées où l’eau n’est pas potable » devraient être les premières bénéficiaires de ce vaccin.
L’épidémie a déjà tué déjà tué 2 405 personnes depuis son apparition en octobre dernier en Haiti. 109 196 cas ont été vus, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires. [ rh gp apr 16/12/2010 09 :00]article10415
Haïti : le choléra s'étend au sud et dans les zones rurales du nord
Deux mois après le début de l'épidémie de choléra en Haïti, l'activité de MSF ne faiblit pas. Près de 2 000 patients se présentent chaque jour dans les structures de traitement du choléra gérées ou soutenues par MSF. Si le nombre de cas se stabilise dans l'Artibonite, première région touchée par la maladie, et à Port-au-Prince, l'épidémie continue pourtant de s'étendre dans le nord et atteint de nouvelles régions plus au sud. Dans un centre du traitement du choléra à Port-au-Prince, le 23 novembre 2010.
Urgence choléra en chiffres
Depuis le 22 octobre 2010, MSF a :
- soigné 62 000 personnes présentant des symptômes du choléra en Haïti, soit 10 000 de plus que la semaine passée
- installé 47 structures de traitement du cholera à travers le pays, soit 7 de plus que la semaine passée
- importé 770 tonnes de matériel médical et logistique
- mobilisé 4 000 personnels haïtiens et 315 personnels expatriés
L'épidémie continue sa progression dans les villes et les zones rurales du nord. La semaine passée, MSF a pris en charge plus de 5 000 patients dans les départements du Nord et du Nord-Ouest. Le défi est avant tout logistique, car les régions touchées sont extrêmement difficiles d'accès. Les équipes MSF mettent en place de multiples points de réhydratation et de nouvelles structures de traitement du choléra ont été mises en place à Pignon, St Raphaël, Ranquitte et Gaspard.
Les équipes constatent une nette progression de l'épidémie dans le sud: 439 patients ont été pris en charge par MSF dans le département du sud la semaine passée. A Jacmel, l'unité de traitement du choléra de MSF, d'une capacité de 50 lits, reçoit aujourd'hui une centaine de patients par jour. « Nous avons dû placer jusqu'à quatre patients par lit, essayé de sauver un maximum de patients avant que les renforts n'arrivent. Aujourd'hui, nous avons ouvert un nouveau centre de traitement d'une capacité de 100 lits, nous permettant de gérer la situation » explique le Dr Loreto Barcelo, coordinatrice de MSF à Jacmel.
Le nombre de patients admis dans les structures MSF à Port-au-Prince et dans la région centrale de l'Artibonite se stabilise. Depuis le début de l'épidémie, MSF a soigné plus de 15 000 personnes présentant les symptômes du cholera dans la capitale et 23 000 dans le département de l'Artibonite, foyer de l'épidémie.
Les organisations locales et internationales doivent intensifier la distribution d'eau chlorée dans les zones touchées par l'épidémie. « La priorité c'est de traiter les patients, de permettre l'accès a de l'eau chlorée et d'améliorer les mesures d'hygiène pour éviter que d'autres personnes ne tombent malades » , affirme Kate Alberti, épidémiologiste MSF.
Violences post-électorales : les chiffres MSF
Lors des violences qui ont frappé Port-au-Prince et plusieurs villes du pays entre le 7 et le 12 décembre, MSF a pris en charge 96 blessés, dont 38 présentant des plaies par balle. Quatre personnes sont décédées des suites de leurs blessures. MSF dispose de matériel chirurgical et d'équipes médicales au sein de six structures à Port-au-Prince et deux en région. Les équipes restent prêtes à soigner d'éventuels blessés. Malgré l'insécurité, les équipes MSF sont parvenues à assurer la continuité des activités médicales, y compris la réponse à l'épidémie de choléra et la prise en charge des personnes blessées dans les violences.
Urgence choléra en chiffres
Depuis le 22 octobre 2010, MSF a :
- soigné 62 000 personnes présentant des symptômes du choléra en Haïti, soit 10 000 de plus que la semaine passée
- installé 47 structures de traitement du cholera à travers le pays, soit 7 de plus que la semaine passée
- importé 770 tonnes de matériel médical et logistique
- mobilisé 4 000 personnels haïtiens et 315 personnels expatriés
L'épidémie continue sa progression dans les villes et les zones rurales du nord. La semaine passée, MSF a pris en charge plus de 5 000 patients dans les départements du Nord et du Nord-Ouest. Le défi est avant tout logistique, car les régions touchées sont extrêmement difficiles d'accès. Les équipes MSF mettent en place de multiples points de réhydratation et de nouvelles structures de traitement du choléra ont été mises en place à Pignon, St Raphaël, Ranquitte et Gaspard.
Les équipes constatent une nette progression de l'épidémie dans le sud: 439 patients ont été pris en charge par MSF dans le département du sud la semaine passée. A Jacmel, l'unité de traitement du choléra de MSF, d'une capacité de 50 lits, reçoit aujourd'hui une centaine de patients par jour. « Nous avons dû placer jusqu'à quatre patients par lit, essayé de sauver un maximum de patients avant que les renforts n'arrivent. Aujourd'hui, nous avons ouvert un nouveau centre de traitement d'une capacité de 100 lits, nous permettant de gérer la situation » explique le Dr Loreto Barcelo, coordinatrice de MSF à Jacmel.
Le nombre de patients admis dans les structures MSF à Port-au-Prince et dans la région centrale de l'Artibonite se stabilise. Depuis le début de l'épidémie, MSF a soigné plus de 15 000 personnes présentant les symptômes du cholera dans la capitale et 23 000 dans le département de l'Artibonite, foyer de l'épidémie.
Les organisations locales et internationales doivent intensifier la distribution d'eau chlorée dans les zones touchées par l'épidémie. « La priorité c'est de traiter les patients, de permettre l'accès a de l'eau chlorée et d'améliorer les mesures d'hygiène pour éviter que d'autres personnes ne tombent malades » , affirme Kate Alberti, épidémiologiste MSF.
Violences post-électorales : les chiffres MSF
Lors des violences qui ont frappé Port-au-Prince et plusieurs villes du pays entre le 7 et le 12 décembre, MSF a pris en charge 96 blessés, dont 38 présentant des plaies par balle. Quatre personnes sont décédées des suites de leurs blessures. MSF dispose de matériel chirurgical et d'équipes médicales au sein de six structures à Port-au-Prince et deux en région. Les équipes restent prêtes à soigner d'éventuels blessés. Malgré l'insécurité, les équipes MSF sont parvenues à assurer la continuité des activités médicales, y compris la réponse à l'épidémie de choléra et la prise en charge des personnes blessées dans les violences.
Haïti - Épidémie : Bill Clinton veux doubler les CTC en Haïti
16/12/2010 11:22:31 Bill Clinton, dont la fondation a fait don d’un million de dollars pour lutter contre le choléra, déplore qu’il n’y a que 60 Centres de Traitement du Choléra (CTC) en Haïti. Il a fait savoir que « c’est loin d’être suffisant » et qu’il faut trouver les moyens de répondre aux besoins de tous les malades. Il a affirmé vouloir mobiliser les donateurs internationaux, en vue du doublement du nombre de CTC dans le pays.
Alex Larsen, le ministre haïtien de la santé, a salué l’effort de tous les partenaires dans la lutte contre l’épidémie, rappelant qu’Haïti ne peut pas faire face, seul, à ce fléau. Le Ministre a insisté sur les mesures de prévention et d’information contre le choléra « C’est une maladie qui tue rapidement, mais si le malade se rend à l’hôpital, dès les premiers symptômes, il peut très vite être guéri ».
« Ce qu’il faut savoir c’est que le choléra n’est pas une maladie surnaturelle, comme le croient plusieurs citoyens vivant dans les zones reculées notamment dans la Grande-Anse où des personnes sont mortes parce qu’elles étaient accusées d’avoir répandu le choléra de manière mystique [...] ce n’est pas normal, les gens ont besoin de savoir que la maladie existe et qu’ils ont besoin d’aller a l’hôpital dès les premiers symptômes".
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 109,196 personnes ont été infectées et traitées, 54,595 personnes ont dû être hospitalisées et 2,405 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan du MSPP, daté du 12 décembre 2010. Notez que ces chiffres sont largement sous-estimé par le gouvernement, d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
http://www.haitilibre.com/article-1932-haiti-epidemie-bill-clinton-veux-doubler-les-ctc-en-haiti.html
Alex Larsen, le ministre haïtien de la santé, a salué l’effort de tous les partenaires dans la lutte contre l’épidémie, rappelant qu’Haïti ne peut pas faire face, seul, à ce fléau. Le Ministre a insisté sur les mesures de prévention et d’information contre le choléra « C’est une maladie qui tue rapidement, mais si le malade se rend à l’hôpital, dès les premiers symptômes, il peut très vite être guéri ».
« Ce qu’il faut savoir c’est que le choléra n’est pas une maladie surnaturelle, comme le croient plusieurs citoyens vivant dans les zones reculées notamment dans la Grande-Anse où des personnes sont mortes parce qu’elles étaient accusées d’avoir répandu le choléra de manière mystique [...] ce n’est pas normal, les gens ont besoin de savoir que la maladie existe et qu’ils ont besoin d’aller a l’hôpital dès les premiers symptômes".
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 109,196 personnes ont été infectées et traitées, 54,595 personnes ont dû être hospitalisées et 2,405 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan du MSPP, daté du 12 décembre 2010. Notez que ces chiffres sont largement sous-estimé par le gouvernement, d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
http://www.haitilibre.com/article-1932-haiti-epidemie-bill-clinton-veux-doubler-les-ctc-en-haiti.html
Haïti: deux scénarios pour dénouer l'impasse
Publié le 16 décembre 2010
Hier, deux issues bien différentes ont été proposées à la crise politique qui sévit en Haïti depuis les élections du 28 novembre.
Le candidat arrivé troisième au premier tour, Michel Martelly, voudrait qu'on annule le scrutin et qu'on en organise un nouveau. À Saint-Domingue, en République dominicaine, où il présidait une réunion sur la reconstruction d'Haïti, Bill Clinton a plaidé en faveur d'un nouveau dépouillement des voix. «Les membres de la commission électorale sont tombés d'accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés», a déclaré l'ex-président, qui joue un rôle central dans la reconstruction du pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier. «Je pense que ce processus devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat», a-t-il dit aux journalistes.
La commission électorale propose de faire un nouveau dépouillement des votes recueillis par les trois candidats qui sont arrivés en tête au premier tour afin de déterminer les deux qui seront retenus pour le second tour, le 16 janvier. Pour le moment, l'ex-première dame Mirlande Manigat arrive première sans pour autant obtenir la majorité nécessaire pour accéder à la présidence. Elle est suivie de Jude Célestin, candidat soutenu par le gouvernement sortant. Cependant, les partisans du chanteur Michel Martelly, surnommé Sweet Mickey, qui a reçu seulement 7000 voix de moins que M. Célestin, estiment que leur favori devrait lui aussi être éligible au second tour.
Nouvelles émeutes?
Invoquant des fraudes électorales, les partisans de M. Martelly ont manifesté dans les rues des grandes villes haïtiennes au lendemain du scrutin. Dans plusieurs cas, les manifestations ont viré à l'émeute. Au moins cinq personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l'ordre.
Pour mettre fin à la crise, Michel Martelly a suggéré hier d'annuler l'élection du 28 novembre et de faire un nouveau scrutin le 16 janvier. Les 19 candidats aux premières élections pourraient faire campagne à nouveau, propose M. Martelly, et celui qui recevrait le plus de votes remporterait la présidence.
Les camps Manigat et Célestin n'ont pas répondu à cette proposition hier. La plupart des autres candidats à l'élection présidentielle souhaitent l'annulation du scrutin.
Malgré les options proposées, plusieurs craignent de nouvelles émeutes autour du 20 décembre, jour de l'annonce des résultats définitifs du premier tour. À l'approche de cette date, l'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a appelé la population de son pays d'origine au calme, notant que la stabilité politique est nécessaire à la poursuite de la reconstruction.
Au ralenti
À Montréal, des organisations non gouvernementales présentes en Haïti refusent pour leur part de prendre position sur la voie à privilégier, mais elles avouent que le climat actuel ralentit leur travail auprès des sinistrés du tremblement de terre de janvier dernier.
«Les principaux problèmes sont liés à la sécurité. On ne veut pas mettre nos employés en danger, qu'ils soient haïtiens ou non», a dit hier Marie-Ève Bertrand, directrice du développement à Care Canada. Cette dernière participait à une conférence organisée par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) pour faire le point sur l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction déployés depuis le séisme qui a fait 250 000 morts en Haïti.
Dans la foulée de la tragédie, les organismes humanitaires ont recueilli plus de 66 millions de dollars au Québec seulement. Hier, tous ont affirmé avoir fait beaucoup de progrès depuis la catastrophe, mais ils ont aussi rappelé qu'il faudra des années pour remettre Haïti sur pied. «Depuis le 12 janvier, on travaille jour et nuit et on n'a toujours pas repris le dessus», a lancé Danielle Leblanc, de l'organisme Développement et Paix. La crise électorale et l'épidémie de choléra qui a récemment fait plus de 2200 morts dans le pays le plus pauvre des Amériques se sont ajoutées à une longue liste de difficultés auxquelles faisaient déjà face les ONG.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/16/01-4352903-haiti-deux-scenarios-pour-denouer-limpasse.php
Hier, deux issues bien différentes ont été proposées à la crise politique qui sévit en Haïti depuis les élections du 28 novembre.
Le candidat arrivé troisième au premier tour, Michel Martelly, voudrait qu'on annule le scrutin et qu'on en organise un nouveau. À Saint-Domingue, en République dominicaine, où il présidait une réunion sur la reconstruction d'Haïti, Bill Clinton a plaidé en faveur d'un nouveau dépouillement des voix. «Les membres de la commission électorale sont tombés d'accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés», a déclaré l'ex-président, qui joue un rôle central dans la reconstruction du pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier. «Je pense que ce processus devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat», a-t-il dit aux journalistes.
La commission électorale propose de faire un nouveau dépouillement des votes recueillis par les trois candidats qui sont arrivés en tête au premier tour afin de déterminer les deux qui seront retenus pour le second tour, le 16 janvier. Pour le moment, l'ex-première dame Mirlande Manigat arrive première sans pour autant obtenir la majorité nécessaire pour accéder à la présidence. Elle est suivie de Jude Célestin, candidat soutenu par le gouvernement sortant. Cependant, les partisans du chanteur Michel Martelly, surnommé Sweet Mickey, qui a reçu seulement 7000 voix de moins que M. Célestin, estiment que leur favori devrait lui aussi être éligible au second tour.
Nouvelles émeutes?
Invoquant des fraudes électorales, les partisans de M. Martelly ont manifesté dans les rues des grandes villes haïtiennes au lendemain du scrutin. Dans plusieurs cas, les manifestations ont viré à l'émeute. Au moins cinq personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l'ordre.
Pour mettre fin à la crise, Michel Martelly a suggéré hier d'annuler l'élection du 28 novembre et de faire un nouveau scrutin le 16 janvier. Les 19 candidats aux premières élections pourraient faire campagne à nouveau, propose M. Martelly, et celui qui recevrait le plus de votes remporterait la présidence.
Les camps Manigat et Célestin n'ont pas répondu à cette proposition hier. La plupart des autres candidats à l'élection présidentielle souhaitent l'annulation du scrutin.
Malgré les options proposées, plusieurs craignent de nouvelles émeutes autour du 20 décembre, jour de l'annonce des résultats définitifs du premier tour. À l'approche de cette date, l'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a appelé la population de son pays d'origine au calme, notant que la stabilité politique est nécessaire à la poursuite de la reconstruction.
Au ralenti
À Montréal, des organisations non gouvernementales présentes en Haïti refusent pour leur part de prendre position sur la voie à privilégier, mais elles avouent que le climat actuel ralentit leur travail auprès des sinistrés du tremblement de terre de janvier dernier.
«Les principaux problèmes sont liés à la sécurité. On ne veut pas mettre nos employés en danger, qu'ils soient haïtiens ou non», a dit hier Marie-Ève Bertrand, directrice du développement à Care Canada. Cette dernière participait à une conférence organisée par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) pour faire le point sur l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction déployés depuis le séisme qui a fait 250 000 morts en Haïti.
Dans la foulée de la tragédie, les organismes humanitaires ont recueilli plus de 66 millions de dollars au Québec seulement. Hier, tous ont affirmé avoir fait beaucoup de progrès depuis la catastrophe, mais ils ont aussi rappelé qu'il faudra des années pour remettre Haïti sur pied. «Depuis le 12 janvier, on travaille jour et nuit et on n'a toujours pas repris le dessus», a lancé Danielle Leblanc, de l'organisme Développement et Paix. La crise électorale et l'épidémie de choléra qui a récemment fait plus de 2200 morts dans le pays le plus pauvre des Amériques se sont ajoutées à une longue liste de difficultés auxquelles faisaient déjà face les ONG.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/16/01-4352903-haiti-deux-scenarios-pour-denouer-limpasse.php
Haïti - Épidémie : Les églises partent en croisade contre le choléra
15/12/2010 10:21:41 La coalition Religion pour la Paix, qui regroupe des représentants de plusieurs confessions religieuses en Haïti, s’est engagée hier mardi, dans la lutte contre le choléra, en lançant une vaste campagne de sensibilisation (soutenu par l’UNICEF) au niveau des églises. Durant les services religieux, des messages de sensibilisation seront diffusés pour appeler les fidèles à suivre des mesures d’hygiène et respecter les mesures de prévention.
Mgr Pierre André Dumas, coordonnateur de « Religion pour la Paix », a déclaré que la lutte contre le choléra « ne doit pas être uniquement l'affaire des autorités sanitaires, mais celle de tous les citoyens [...] Toute la Nation doit y faire face [...] nous voulons donner un rôle positif et constructif à la religion ».
Françoise Gruloos-Ackermans, la représentante de l'Unicef en Haïti, affirme qu’il faut un effort considérable de vulgarisation, mais également un effort pour traiter les personnes infectées « Tout le monde doit avoir de bonnes informations sur la maladie, savoir comment la prévenir et comment préparer des sels de réhydratation orale » rappelant que le choléra fait entre 20 et 30 victimes chaque jour en Haïti.
L’OPS/OMS et le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) apportent leur appui à cette campagne. Le docteur Jocelyne Pierre Louis, directrice de la promotion familiale au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), a indiqué que les autorités sanitaires continuent de déployer leurs efforts en vue de lutter efficacement contre la maladie.
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 104,918 personnes ont été infectées et traitées, 52,033 personnes ont dû être hospitalisées et 2,359 personnes sont décédées (selon le dernier bilan du MSPP, daté du 10 décembre 2010). Des chiffres importants, mais largement sous-estimés par le gouvernement d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1921-haiti-epidemie-les-eglises-partent-en-croisade-contre-le-cholera.html
Mgr Pierre André Dumas, coordonnateur de « Religion pour la Paix », a déclaré que la lutte contre le choléra « ne doit pas être uniquement l'affaire des autorités sanitaires, mais celle de tous les citoyens [...] Toute la Nation doit y faire face [...] nous voulons donner un rôle positif et constructif à la religion ».
Françoise Gruloos-Ackermans, la représentante de l'Unicef en Haïti, affirme qu’il faut un effort considérable de vulgarisation, mais également un effort pour traiter les personnes infectées « Tout le monde doit avoir de bonnes informations sur la maladie, savoir comment la prévenir et comment préparer des sels de réhydratation orale » rappelant que le choléra fait entre 20 et 30 victimes chaque jour en Haïti.
L’OPS/OMS et le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) apportent leur appui à cette campagne. Le docteur Jocelyne Pierre Louis, directrice de la promotion familiale au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), a indiqué que les autorités sanitaires continuent de déployer leurs efforts en vue de lutter efficacement contre la maladie.
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 104,918 personnes ont été infectées et traitées, 52,033 personnes ont dû être hospitalisées et 2,359 personnes sont décédées (selon le dernier bilan du MSPP, daté du 10 décembre 2010). Des chiffres importants, mais largement sous-estimés par le gouvernement d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1921-haiti-epidemie-les-eglises-partent-en-croisade-contre-le-cholera.html
Le Pr Piarroux a "pisté" le choléra en Haïti
Publié le mercredi 15 décembre 2010 à 16H29
Le rapport d'un spécialiste marseillais de la Timone établit que les soldats népalais de l'Onu sont en cause
Dans son rapport, l'expert Renaud Piarroux (ici au centre, en bleu, lors d'une mission en RD du Congo) évoque en conclusion la possibilité d'une "enquête judiciaire" sur l'origine du choléra en Haïti.
La mission d'investigation a révélé le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie, dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah (Ndlr: la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) et a été propagée de manière explosive du fait de la contamination massive de l'eau de l'Artibonite et d'un de ses affluents par des matières fécales de patients atteints de choléra": les conclusions du professeur marseillais Renaud Piarroux, expert mondialement reconnu accablent l'Onu. Selon l'enquête de terrain de ce spécialiste qui a traqué les épidémies de choléra dans le monde, la bactérie qui a tué quelque 2000 personnes en Haïti provient bien du camp de soldats népalais de la Minustah, situé à Mirebalais.
Cela confirme les rumeurs qui courent dans le pays et qui ont conduit à des incidents entre la population et les soldats de l'Onu. Elle embarrasse l'institution onusienne qui évoque aujourd'hui une épidémie plus large mais aussi les commanditaires du rapport, l'Ambassade de France et le gouvernement haïtien. Il évoque son enquête pour La Provence.
Comment avez-vous procédé ?
Renaud Piarroux : Une épidémie de choléra n'est pas une fatalité après une catastrophe naturelle, comme certains veulent le laisser croire. Chacune d'elle a son origine et son mode de propagation. En enquêtant, du 7 au 27 novembre en Haïti -comme je l'avais fait sur les bords du lac Tanganyika, à Kalémie, jusqu'en 2009-, nous avons, avec mon assistant Benoît Faucher, cartographié les cas signalisés de choléra, avec l'aide de tous les intervenants en matière de santé. Le premier cas, confirmé le 14 octobre près du village de Mirebalais, est un homme de 20 ans. À partir de ce jour, dans cette commune située le long de la rivière la Meye, puis dans les communes en aval, il y a eu une explosion des cas de choléra en quelques jours pour en arriver à un millier de cas le 21 octobre. Une telle épidémie est unique -Haïti représente la moitié des victimes déclarées de choléra sur le globe en 2010- et ne peut être causée par une transmission de personne à personne. C'est bien dû à une contamination massive de l'eau, en quelques heures.
Mais comment prouvez-vous que le camp des soldats népalais de l'Onu est en cause ?
R.P. : Tout d'abord parce qu'il y a une "signature" du bacille vibrio cholerae qui cause la maladie et qui, dans ce cas, est asiatique. Le choléra sévissait dans la région de Katmandou, la capitale du Népal, d'où venaient les soldats de la Minustah. Comme l'attestent plusieurs témoignages, des tuyaux déversaient le contenu des latrines du camp de l'Onu dans la Meye. Au niveau de Mirebalais où les habitants s'approvisionnaient. Puis il y a eu un déversement en une seule fois d'excréments infectés par des milliards de vibrio cholerae dans l'Artibonite, le fleuve dans lequel les patients puisaient l'eau de boisson. Des photos montrent une citerne de l'Onu déversant les matières fécales dans le fleuve. Mon rapport ne voit pas d'autre cause possible.
Mais le choléra s'est propagé à travers tout le pays...
R.P. : Lorsque l'épidémie a explosé à Mirebalais et 40 km en aval, les gens ont fui dans le pays. On en arrive à une contamination classique, de personne à personne.
Pourquoi votre rapport gêne-t-il ?
R.P. : Je fais mon travail de médecin, d'épidémiologiste. Quand une bombe explose, il faut retrouver la minuterie. Le choléra n'est pas survenu en Haïti par génération spontanée. Il est utile de connaître les causes et l'origine pour lutter contre la maladie. Et mettre en place des procédures de surveillance médicales des troupes de l'Onu et de leurs installations sanitaires.
Recueilli par Philippe LARUE (plarue@laprovence-presse.fr )
http://www.laprovence.com/article/sante/le-pr-piarroux-a-piste-le-cholera-en-haiti
Le rapport d'un spécialiste marseillais de la Timone établit que les soldats népalais de l'Onu sont en cause
Dans son rapport, l'expert Renaud Piarroux (ici au centre, en bleu, lors d'une mission en RD du Congo) évoque en conclusion la possibilité d'une "enquête judiciaire" sur l'origine du choléra en Haïti.
La mission d'investigation a révélé le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie, dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah (Ndlr: la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) et a été propagée de manière explosive du fait de la contamination massive de l'eau de l'Artibonite et d'un de ses affluents par des matières fécales de patients atteints de choléra": les conclusions du professeur marseillais Renaud Piarroux, expert mondialement reconnu accablent l'Onu. Selon l'enquête de terrain de ce spécialiste qui a traqué les épidémies de choléra dans le monde, la bactérie qui a tué quelque 2000 personnes en Haïti provient bien du camp de soldats népalais de la Minustah, situé à Mirebalais.
Cela confirme les rumeurs qui courent dans le pays et qui ont conduit à des incidents entre la population et les soldats de l'Onu. Elle embarrasse l'institution onusienne qui évoque aujourd'hui une épidémie plus large mais aussi les commanditaires du rapport, l'Ambassade de France et le gouvernement haïtien. Il évoque son enquête pour La Provence.
Comment avez-vous procédé ?
Renaud Piarroux : Une épidémie de choléra n'est pas une fatalité après une catastrophe naturelle, comme certains veulent le laisser croire. Chacune d'elle a son origine et son mode de propagation. En enquêtant, du 7 au 27 novembre en Haïti -comme je l'avais fait sur les bords du lac Tanganyika, à Kalémie, jusqu'en 2009-, nous avons, avec mon assistant Benoît Faucher, cartographié les cas signalisés de choléra, avec l'aide de tous les intervenants en matière de santé. Le premier cas, confirmé le 14 octobre près du village de Mirebalais, est un homme de 20 ans. À partir de ce jour, dans cette commune située le long de la rivière la Meye, puis dans les communes en aval, il y a eu une explosion des cas de choléra en quelques jours pour en arriver à un millier de cas le 21 octobre. Une telle épidémie est unique -Haïti représente la moitié des victimes déclarées de choléra sur le globe en 2010- et ne peut être causée par une transmission de personne à personne. C'est bien dû à une contamination massive de l'eau, en quelques heures.
Mais comment prouvez-vous que le camp des soldats népalais de l'Onu est en cause ?
R.P. : Tout d'abord parce qu'il y a une "signature" du bacille vibrio cholerae qui cause la maladie et qui, dans ce cas, est asiatique. Le choléra sévissait dans la région de Katmandou, la capitale du Népal, d'où venaient les soldats de la Minustah. Comme l'attestent plusieurs témoignages, des tuyaux déversaient le contenu des latrines du camp de l'Onu dans la Meye. Au niveau de Mirebalais où les habitants s'approvisionnaient. Puis il y a eu un déversement en une seule fois d'excréments infectés par des milliards de vibrio cholerae dans l'Artibonite, le fleuve dans lequel les patients puisaient l'eau de boisson. Des photos montrent une citerne de l'Onu déversant les matières fécales dans le fleuve. Mon rapport ne voit pas d'autre cause possible.
Mais le choléra s'est propagé à travers tout le pays...
R.P. : Lorsque l'épidémie a explosé à Mirebalais et 40 km en aval, les gens ont fui dans le pays. On en arrive à une contamination classique, de personne à personne.
Pourquoi votre rapport gêne-t-il ?
R.P. : Je fais mon travail de médecin, d'épidémiologiste. Quand une bombe explose, il faut retrouver la minuterie. Le choléra n'est pas survenu en Haïti par génération spontanée. Il est utile de connaître les causes et l'origine pour lutter contre la maladie. Et mettre en place des procédures de surveillance médicales des troupes de l'Onu et de leurs installations sanitaires.
Recueilli par Philippe LARUE (plarue@laprovence-presse.fr )
http://www.laprovence.com/article/sante/le-pr-piarroux-a-piste-le-cholera-en-haiti
Présidentielle : la communauté internationale veut mettre Haïti devant ses responsabilités
En dépit des tensions et violences causées par les résultats du premier tour de la présidentielle, le commerce reprend à Port-au-Prince, le 13 décembre 2010. En Haïti, les candidats qui veulent contester les résultats du premier tour de l'élection présidentielle ont 72 heures jusqu'à ce mercredi 15 décembre pour le faire. Le Conseil électoral provisoire a également décidé d'instaurer une Commission spéciale de vérification pour recompter les procès-verbaux. Mais devant la montée de la tension, la pression internationale s'accroit sur les épaules du gouvernement haïtien.
En quelques jours, plusieurs institutions de la communauté Internationale ont envoyé un message fort à tous les acteurs de ces élections et en premier lieu au gouvernement haïtien.
C'est d'abord le Conseil de sécurité de l'ONU qui, vendredi, s'est inquiété des violences et a demandé au gouvernement haïtien d'assurer un environnement calme et paisible à des élections libres et équitables. Un avertissement en termes très diplomatiques.
Ce sont ensuite les ambassadeurs en poste en Haïti qui ont publié un communiqué prudent mais inhabituel dans lequel ils appellent tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et aux partisans de renoncer à la violence.
Puis le Club de Madrid dont les pays membres ont envoyé de nombreux observateurs internationaux, a rappellé aux dirigeants haïtiens qu'ils ont la responsabilité de construire un cadre légitime, démocratique et institutionnel aux élections.
Et puis dernière en date, la réaction d'Hillary Clinton qui a parlé du dossier haïtien avec ses homologues canadiens et mexicains. « Nous attendons plus du gouvernement haïtien en matière de reconstruction et de transparence » a prévenu la secrétaire d'Etat américaine qui a également laisser planer l'ombre d'un gel des avoirs haïtiens. L'ambassadeur américain à Port-au-Prince a, lui de son côté, déclaré que les Etats-Unis ne soutenaient pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti, et il a par ailleurs encouragé les candidats qui veulent contester les resultats à suivre le processus légal.
La communauté internationale attend clairement une réaction rapide du gouvernement haïtien.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101214-presidentielle-haiti-pression-communaute-internationale-le-gouvernement
En quelques jours, plusieurs institutions de la communauté Internationale ont envoyé un message fort à tous les acteurs de ces élections et en premier lieu au gouvernement haïtien.
C'est d'abord le Conseil de sécurité de l'ONU qui, vendredi, s'est inquiété des violences et a demandé au gouvernement haïtien d'assurer un environnement calme et paisible à des élections libres et équitables. Un avertissement en termes très diplomatiques.
Ce sont ensuite les ambassadeurs en poste en Haïti qui ont publié un communiqué prudent mais inhabituel dans lequel ils appellent tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et aux partisans de renoncer à la violence.
Puis le Club de Madrid dont les pays membres ont envoyé de nombreux observateurs internationaux, a rappellé aux dirigeants haïtiens qu'ils ont la responsabilité de construire un cadre légitime, démocratique et institutionnel aux élections.
Et puis dernière en date, la réaction d'Hillary Clinton qui a parlé du dossier haïtien avec ses homologues canadiens et mexicains. « Nous attendons plus du gouvernement haïtien en matière de reconstruction et de transparence » a prévenu la secrétaire d'Etat américaine qui a également laisser planer l'ombre d'un gel des avoirs haïtiens. L'ambassadeur américain à Port-au-Prince a, lui de son côté, déclaré que les Etats-Unis ne soutenaient pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti, et il a par ailleurs encouragé les candidats qui veulent contester les resultats à suivre le processus légal.
La communauté internationale attend clairement une réaction rapide du gouvernement haïtien.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101214-presidentielle-haiti-pression-communaute-internationale-le-gouvernement
mercredi 15 décembre 2010
Un recomptage "objectif" des voix est vital pour Haïti, selon Bill Clinton
L’ancien numéro un américain s’est prononcé sur la crise post-électorale avant son arrivée mercredi à Port-au-Prince et après une réunion de la CIRH tenue à Santo Domingo sur fond de critiques malgré l’approbation de nouveaux projets estimés à 500 millions de dollars mercredi 15 décembre 2010, Radio Kiskeya
L’ancien Président américain Bill Clinton, émissaire spécial de l’ONU pour Haïti, a appelé mercredi à la réalisation d’un nouveau comptage "objectif" des procès-verbaux des présidentielles contestées du 28 novembre, une démarche jugée "vitale" dans le cadre du processus de reconstruction post-séisme.
"Ils (les membres du conseil électoral) sont tombés d’accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés", a fait savoir Bill Clinton dans des déclarations faites en République Dominicaine peu avant son arrivée à Port-au-Prince.
"Je pense que cette procédure devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d’accepter le résultat. Nous avons besoin d’une vue objective de ce comptage", a poursuivi l’ancien chef de la Maison Blanche.
Cette procédure exceptionnelle a été rejetée par les candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly, arrivés respectivement en première et en troisième position dans les résultats préliminaires du premier tour des élections présidentielles.
A Santo Domingo, M. Clinton avait co-présidé mardi soir avec le Premier ministre Jean-Max Bellerive la quatrième réunion de la Commission mixte intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).
Cette rencontre avait été déplacée à cause des violences post-électorales auxquelles faisait face le pays après l’annonce des résultats fortement contestés du scrutin du 28 novembre qui serait entaché de fraudes massives et de graves irrégularités.
Bill Clinton s’est, par ailleurs, prononcé pour une présence internationale plus importante dans la supervision du recomptage des voix afin, dit-il, que les résultats puissent bénéficier de la confiance du peuple haïtien et permettre à la communauté internationale de soutenir le prochain gouvernement dans la reconstruction du pays.
"Cela rendra beaucoup plus facile pour moi de faire ce que je fais. Cela rendra beaucoup plus facile pour moi d’agir pour que les donateurs honorent leurs engagements, et (...) à long terme, cela rendra plus facile d’obtenir la venue de nouveaux investisseurs, que les gens travaillent et créent une nouvelle économie", a commenté l’ex-dirigeant démocrate.
A son arrivée à Port-au-Prince, l’envoyé spécial de l’ONU a annoncé l’approbation dans la capitale dominicaine par les membres de la CIRH d’un ensemble de nouveaux projets totalisant 500 millions de dollars. L’un d’eux concerne la création d’un nouveau parc industriel qui devrait générer 65.000 emplois.
Bill Clinton est très impliqué dans la reconstruction d’Haïti, dévastée en partie par le violent séisme du 12 janvier ayant fait près de 300.000 morts et où une meurtrière épidémie de choléra est en pleine expansion.
Cependant, même la Communauté Caraïbe a sévèrement critiqué mardi à Santo Domingo le manque d’efficacité de la CIRH, chargée de gérer 10 milliards de dollars sur cinq ans promis à Haïti par la communauté internationale au chapitre de l’aide à la reconstruction.
L’ancien Premier ministre jamaïcain, Percival Patterson, représentant de la CARICOM au sein de la Commision a ainsi évoqué les conditions de vie "inacceptables" de 1,3 million de sinistrés du séisme de janvier. Il en a profité pour tirer la sonnette d’alarme en affirmant que "les haïtiens ne peuvent pas continuer à attendre les solutions que requièrent leurs problèmes de base". spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7330
Commentaires:
C'est quoi un recomptage objectif? Annoncer une mesure comme dit l'ambassadeur pour "calmer le peuple", tout en sachant que cela ne va faire que du "pchit!"? A quel instant des élections, la procédure est partie en couilles? Pourquoi juste un recomptage? Si ce n'est pour nous faire avaler la pilule qui a été concoctée par le gouvernement de Preval et le CEP et ses acolytes qui avaient vu en Haïti des conditions réunies pour la réalisations de bonnes élections?
Le peuple haïtien nous faisons quoi dans tout ça?
Entendre les appels au calme et se laisser enfiler?
Que dire de ces commissionnaires qui après d'innombrables réunions et des sommets sont entrain de se tirer à boulets rouges l'un sur l'autre devant l'inactivité et l'inefficacité de cette structure qui en matière de résultat mérite moins que zéro?
Pourquoi la Communauté internationale ne reconnaît pas une fois pour toute qu'elle a merdé avec Haïti!!!
L’ancien Président américain Bill Clinton, émissaire spécial de l’ONU pour Haïti, a appelé mercredi à la réalisation d’un nouveau comptage "objectif" des procès-verbaux des présidentielles contestées du 28 novembre, une démarche jugée "vitale" dans le cadre du processus de reconstruction post-séisme.
"Ils (les membres du conseil électoral) sont tombés d’accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés", a fait savoir Bill Clinton dans des déclarations faites en République Dominicaine peu avant son arrivée à Port-au-Prince.
"Je pense que cette procédure devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d’accepter le résultat. Nous avons besoin d’une vue objective de ce comptage", a poursuivi l’ancien chef de la Maison Blanche.
Cette procédure exceptionnelle a été rejetée par les candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly, arrivés respectivement en première et en troisième position dans les résultats préliminaires du premier tour des élections présidentielles.
A Santo Domingo, M. Clinton avait co-présidé mardi soir avec le Premier ministre Jean-Max Bellerive la quatrième réunion de la Commission mixte intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).
Cette rencontre avait été déplacée à cause des violences post-électorales auxquelles faisait face le pays après l’annonce des résultats fortement contestés du scrutin du 28 novembre qui serait entaché de fraudes massives et de graves irrégularités.
Bill Clinton s’est, par ailleurs, prononcé pour une présence internationale plus importante dans la supervision du recomptage des voix afin, dit-il, que les résultats puissent bénéficier de la confiance du peuple haïtien et permettre à la communauté internationale de soutenir le prochain gouvernement dans la reconstruction du pays.
"Cela rendra beaucoup plus facile pour moi de faire ce que je fais. Cela rendra beaucoup plus facile pour moi d’agir pour que les donateurs honorent leurs engagements, et (...) à long terme, cela rendra plus facile d’obtenir la venue de nouveaux investisseurs, que les gens travaillent et créent une nouvelle économie", a commenté l’ex-dirigeant démocrate.
A son arrivée à Port-au-Prince, l’envoyé spécial de l’ONU a annoncé l’approbation dans la capitale dominicaine par les membres de la CIRH d’un ensemble de nouveaux projets totalisant 500 millions de dollars. L’un d’eux concerne la création d’un nouveau parc industriel qui devrait générer 65.000 emplois.
Bill Clinton est très impliqué dans la reconstruction d’Haïti, dévastée en partie par le violent séisme du 12 janvier ayant fait près de 300.000 morts et où une meurtrière épidémie de choléra est en pleine expansion.
Cependant, même la Communauté Caraïbe a sévèrement critiqué mardi à Santo Domingo le manque d’efficacité de la CIRH, chargée de gérer 10 milliards de dollars sur cinq ans promis à Haïti par la communauté internationale au chapitre de l’aide à la reconstruction.
L’ancien Premier ministre jamaïcain, Percival Patterson, représentant de la CARICOM au sein de la Commision a ainsi évoqué les conditions de vie "inacceptables" de 1,3 million de sinistrés du séisme de janvier. Il en a profité pour tirer la sonnette d’alarme en affirmant que "les haïtiens ne peuvent pas continuer à attendre les solutions que requièrent leurs problèmes de base". spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7330
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C'est quoi un recomptage objectif? Annoncer une mesure comme dit l'ambassadeur pour "calmer le peuple", tout en sachant que cela ne va faire que du "pchit!"? A quel instant des élections, la procédure est partie en couilles? Pourquoi juste un recomptage? Si ce n'est pour nous faire avaler la pilule qui a été concoctée par le gouvernement de Preval et le CEP et ses acolytes qui avaient vu en Haïti des conditions réunies pour la réalisations de bonnes élections?
Le peuple haïtien nous faisons quoi dans tout ça?
Entendre les appels au calme et se laisser enfiler?
Que dire de ces commissionnaires qui après d'innombrables réunions et des sommets sont entrain de se tirer à boulets rouges l'un sur l'autre devant l'inactivité et l'inefficacité de cette structure qui en matière de résultat mérite moins que zéro?
Pourquoi la Communauté internationale ne reconnaît pas une fois pour toute qu'elle a merdé avec Haïti!!!
Bill Clinton souhaite que la communauté internationale continue d'aider Haïti magré la crise électorale
L'ancien président américain, Bill Clinton (G) et le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive (D) à Port-au-Pince, le 15 décembre 2010. REUTERS/St-Felix EvensPar RFI
Plus d'une semaine après la promulgation des résultats provisoire des élections, la situation reste tendue en Haïti. Pour des raisons de sécurité, la Commission intérimaire pour la reconstruction du pays s'est donc réunie le 15 décembre en République Dominicaine. Bill Clinton, co-président de la Commission avec le Premier ministre haïtien, y était avant de se rendre à Port-au-Prince. L'ex-président américain veut que la situation s'apaise pour que les bailleurs de fonds aient confiance.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Organisée à Santo Domingo, la quatrième réunion de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a été l'occasion pour les membres haïtiens de faire part de leur frustration. Souvent, les projets leur sont présentés sans qu'ils aient eu le temps de les étudier. Le jour suivant, à Port au Prince, le co-président de la Commission, Bill Clinton n'a pas souhaité revenir sur ces contestations comme il n'a pas non plus souhaité s'étendre sur la crise politique qui bloque le pays.
L'ancien président américain a déclaré que : « La Commission a désormais approuvé pour plus de 3 milliards 100 millions de dollars de projets. Je ne suis pas ici pour faire de la politique, je suis là pour les gens, mais il est important, pour maintenir la confiance de la communauté internationale que tout le monde croit que les Haïtiens ont une chance que leur voix soit entendue. A cette heure, cela est indispensable avant tout pour la population d'Haïti et aussi pour maintenir l'arrivée des aides pour que nous puissions construire le pays ».
Bill Clinton a répété à plusieurs reprises qu'il ne soutenait pas un candidat en particulier. Il a salué tout de même le Conseil électoral provisoire, qui accepte que des observateurs internationaux participent aux opérations de contestation des résultats. Des opérations que les candidats de l'opposition ne veulent cautionner par crainte d'interférence du pouvoir en place dans les décisions.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101216-
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| L'ancien président américain, Bill Clinton (G) et le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive (D) à Port-au-Pince, le 15 décembre 2010. REUTERS/St-Felix Evens |
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Organisée à Santo Domingo, la quatrième réunion de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a été l'occasion pour les membres haïtiens de faire part de leur frustration. Souvent, les projets leur sont présentés sans qu'ils aient eu le temps de les étudier. Le jour suivant, à Port au Prince, le co-président de la Commission, Bill Clinton n'a pas souhaité revenir sur ces contestations comme il n'a pas non plus souhaité s'étendre sur la crise politique qui bloque le pays.
L'ancien président américain a déclaré que : « La Commission a désormais approuvé pour plus de 3 milliards 100 millions de dollars de projets. Je ne suis pas ici pour faire de la politique, je suis là pour les gens, mais il est important, pour maintenir la confiance de la communauté internationale que tout le monde croit que les Haïtiens ont une chance que leur voix soit entendue. A cette heure, cela est indispensable avant tout pour la population d'Haïti et aussi pour maintenir l'arrivée des aides pour que nous puissions construire le pays ».
Bill Clinton a répété à plusieurs reprises qu'il ne soutenait pas un candidat en particulier. Il a salué tout de même le Conseil électoral provisoire, qui accepte que des observateurs internationaux participent aux opérations de contestation des résultats. Des opérations que les candidats de l'opposition ne veulent cautionner par crainte d'interférence du pouvoir en place dans les décisions.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101216-
Haïti - Reconstruction : La CIRH pagailles et contestations généralisées
15/12/2010 14:04:15 La quatrième réunion de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) qui s’est tenue hier à Santo-Domingo, réunissait environ 70 fonctionnaires et techniciens en provenance d'Haïti et de République dominicaine, les délégations des 26 pays membres, des représentants de l’Organisation des États Américains (OEA) et des représentants des Organisations Non Gouvernementales (ONG). Cette réunion qui devait commencer à 14:00 a débuté avec plusieurs heures de retard, elle a durée près de 7 heures pour s’achever tard dans la nuit, et a été l’occasion de violents affrontements verbaux, de critiques, de remise en questions, de doléance, d’incompréhension et de vives frustrations. Une réunion où le rejets des responsabilités semblaient plus importantes que la reconstruction d’Haïti.
Le président Leonel Fernández, après les salutations d’usages et les félicitations à l'ancien président américain pour son rôle dans l’aide à la reconstruction d’Haïti, a souligné l’importance d'avoir une stabilité démocratique et politique en Haïti. « il est impératif que les résultats des élections de cette Nation soit non seulement légitimes mais légitimés, ils doivent aussi avoir l'appui de la communauté internationale, mais aussi du peuple haïtien. Le Président Leonel Fernandez a déclaré que les trois grands défis auxquels fait face Haïti sont : la politique, le choléra et le développement économique.
Jean Max Bellerive n’ayant pas pu faire la voyage, a tenté d’assurer sa co-présidence par vidéo-conférence malgré les nombreux problèmes techniques de transmission.
La CIRH a approuvé 430 millions de dollars sur les 490 millions soumis. 60 millions de dollars pour former des enseignants n’ont pas été approuvé, parce que la France a refusé d’appuyer ce projet, n’étant pas convaincu de la viabilité du projet présenté. Les priorité évoquées à cette réunion concernaient l’enlèvement de 40% des décombres et la construction d’habitations pour 400 000 personnes sans-abri.
L'ancien président américain Bill Clinton a critiqué vigoureusement la lenteur de la reconstruction, rejetant la responsabilité sur les autorités haïtiennes qu’il a pressé d’accepter ses plans pour accélérer les choses. Il juge « totalement inacceptable » que seulement 40 % des débris devraient être enlevé en août prochain, soit 19 mois après le sésime. «Plus d’argent ou des méthodes différentes sont nécessaires » a-t-il affirmé. S’adressant aux délégués haïtiens, il leur a demandé s’il ne serait pas possible que des projets de plus de 10 millions, entièrement financé, et correspondant au plan de reconstruction, soient approuvés par e-mail en vu d’accélérer le processus. « Nous aurions pu travailler sur ces projets d'habitations, entièrement financé, et il pourrait y avoir aujourd’hui des haïtiens au travail depuis deux mois, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui » a déploré l’ex-Président Clinton. Il a exigé une réponse des représentants d'Haïti à la réunion du mois prochain et menacé d'appeler chaque membre individuellement, si cela permet de faire avancer les dossiers. Il a de plus souligné, que dans le contexte des élections contestées, il est clair que la patience, dans certains milieux, commence à s'émousser avec le Président haïtien René Préval et son administration. Plusieurs fois au cours de cette réunion de près de 7 heures, Bill Clinton semblait lui aussi perdre patience...
Il a présenté un plan stratégique que ni l'ancien ministre de la Jamaïque James Patterson Percival, représentant du CARICOM sur la CIRH, ni les autres dignitaires n’ont été en mesure de lire en détail.
Le plan stratégique comprend des initiatives visant à améliorer l'infrastructure, la construction de logements, l’amélioration des formalités pour la création d'un marché hypothécaire, la construction de 250 écoles temporaires, la formation 5,000 enseignants, l’amélioration des services et la reconstruction de 40 hôpitaux. Augmenter l’accès à l'eau potable de 7% à 50% et de 10 à 20% l'accès à l'assainissement et a des latrines en conformité avec les normes internationales. Ce rapport mentionne deux dates en 2011 pour achever les travaux, Juin et Octobre.
James Patterson Percival a fait de vigoureuses critiques pour le manque de résultats de la CIRH. Rappelant que 7 mois après la formation de cette institution, des membres de la Communauté internationale et lui-même sont déçus du fait que les promesses faites, n'aient pas été tenues et qu'il n'y ait aucun plan précis pour la signature des contrats dans le cadre de la reconstruction d'Haïti. Il a notamment émis des objections et des doutes sur le plan et les échéances de Bill Clinton, en présence du Président Léonel Fernández. Il s’est plaint également de fonds disponibles bloqués sans être dépensé ou investi au bénéfice du peuple haïtien et le manque de transparence dans les procédures de sélections des projets promus par la Commission. Visiblement frustré, James Patterson Percival a quitté la réunion avant la fin, où tard après minuit la commission débattait toujours de la situation du choléra en Haïti...
Felippin Suze Percy, représentant exécutif d'Haïti, a lu un document au nom de 11 autres représentants du gouvernement haïtien, dans lequel il dénonçait le traitement discriminatoire et le manque de communication sur les projets, plans et autres mesures. Exprimant un sentiment de totale exclusion et de déconnexion sur ce qui se fait exactement. Il affirme que les membres du gouvernement haïtien siégeant sur la CIRH, sont exclus des décisions et qu’ils sont mal informés. La réalité a-t-il déclaré c’est que nous ne sommes pris en compte que pour ratifier les décisions de la Commission. Remettant en question le fonctionnement de l’institution et sur la manière dont les décisions, des représentants des gouvernements donateurs et des agences multilatérales, sont prises.
Jean Marie Bourjelly, un autre membre de l'exécutif, a reproché au co-président de la commission, Bill Clinton l’absence de réponse à des emails de demandes d’informations des délégués haïtiens. Ajoutant que les membres de la CIRH, qui ne sont pas en Haïti, doivent avoir accès aux informations, ce qui n’est pas le cas. Il reproche également au Directeur Exécutif, Gabriel Verret de ne pas répondre à ses emails.
Gabriel Verret, a reconnu l’existence de failles dans le processus de la CIRH, tandis que le Premier haïtien Jean-Max Bellerive, constatait le haut niveau de frustration dans le groupe en avertissant que les choses ne pouvait pas continuer ainsi...
La prochaine réunion de la CIRH est prévue pour fin Janvier, dans le calme espérons-le...
HL/ HaïtiLibre
Le président Leonel Fernández, après les salutations d’usages et les félicitations à l'ancien président américain pour son rôle dans l’aide à la reconstruction d’Haïti, a souligné l’importance d'avoir une stabilité démocratique et politique en Haïti. « il est impératif que les résultats des élections de cette Nation soit non seulement légitimes mais légitimés, ils doivent aussi avoir l'appui de la communauté internationale, mais aussi du peuple haïtien. Le Président Leonel Fernandez a déclaré que les trois grands défis auxquels fait face Haïti sont : la politique, le choléra et le développement économique.
Jean Max Bellerive n’ayant pas pu faire la voyage, a tenté d’assurer sa co-présidence par vidéo-conférence malgré les nombreux problèmes techniques de transmission.
La CIRH a approuvé 430 millions de dollars sur les 490 millions soumis. 60 millions de dollars pour former des enseignants n’ont pas été approuvé, parce que la France a refusé d’appuyer ce projet, n’étant pas convaincu de la viabilité du projet présenté. Les priorité évoquées à cette réunion concernaient l’enlèvement de 40% des décombres et la construction d’habitations pour 400 000 personnes sans-abri.
L'ancien président américain Bill Clinton a critiqué vigoureusement la lenteur de la reconstruction, rejetant la responsabilité sur les autorités haïtiennes qu’il a pressé d’accepter ses plans pour accélérer les choses. Il juge « totalement inacceptable » que seulement 40 % des débris devraient être enlevé en août prochain, soit 19 mois après le sésime. «Plus d’argent ou des méthodes différentes sont nécessaires » a-t-il affirmé. S’adressant aux délégués haïtiens, il leur a demandé s’il ne serait pas possible que des projets de plus de 10 millions, entièrement financé, et correspondant au plan de reconstruction, soient approuvés par e-mail en vu d’accélérer le processus. « Nous aurions pu travailler sur ces projets d'habitations, entièrement financé, et il pourrait y avoir aujourd’hui des haïtiens au travail depuis deux mois, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui » a déploré l’ex-Président Clinton. Il a exigé une réponse des représentants d'Haïti à la réunion du mois prochain et menacé d'appeler chaque membre individuellement, si cela permet de faire avancer les dossiers. Il a de plus souligné, que dans le contexte des élections contestées, il est clair que la patience, dans certains milieux, commence à s'émousser avec le Président haïtien René Préval et son administration. Plusieurs fois au cours de cette réunion de près de 7 heures, Bill Clinton semblait lui aussi perdre patience...
Il a présenté un plan stratégique que ni l'ancien ministre de la Jamaïque James Patterson Percival, représentant du CARICOM sur la CIRH, ni les autres dignitaires n’ont été en mesure de lire en détail.
Le plan stratégique comprend des initiatives visant à améliorer l'infrastructure, la construction de logements, l’amélioration des formalités pour la création d'un marché hypothécaire, la construction de 250 écoles temporaires, la formation 5,000 enseignants, l’amélioration des services et la reconstruction de 40 hôpitaux. Augmenter l’accès à l'eau potable de 7% à 50% et de 10 à 20% l'accès à l'assainissement et a des latrines en conformité avec les normes internationales. Ce rapport mentionne deux dates en 2011 pour achever les travaux, Juin et Octobre.
James Patterson Percival a fait de vigoureuses critiques pour le manque de résultats de la CIRH. Rappelant que 7 mois après la formation de cette institution, des membres de la Communauté internationale et lui-même sont déçus du fait que les promesses faites, n'aient pas été tenues et qu'il n'y ait aucun plan précis pour la signature des contrats dans le cadre de la reconstruction d'Haïti. Il a notamment émis des objections et des doutes sur le plan et les échéances de Bill Clinton, en présence du Président Léonel Fernández. Il s’est plaint également de fonds disponibles bloqués sans être dépensé ou investi au bénéfice du peuple haïtien et le manque de transparence dans les procédures de sélections des projets promus par la Commission. Visiblement frustré, James Patterson Percival a quitté la réunion avant la fin, où tard après minuit la commission débattait toujours de la situation du choléra en Haïti...
Felippin Suze Percy, représentant exécutif d'Haïti, a lu un document au nom de 11 autres représentants du gouvernement haïtien, dans lequel il dénonçait le traitement discriminatoire et le manque de communication sur les projets, plans et autres mesures. Exprimant un sentiment de totale exclusion et de déconnexion sur ce qui se fait exactement. Il affirme que les membres du gouvernement haïtien siégeant sur la CIRH, sont exclus des décisions et qu’ils sont mal informés. La réalité a-t-il déclaré c’est que nous ne sommes pris en compte que pour ratifier les décisions de la Commission. Remettant en question le fonctionnement de l’institution et sur la manière dont les décisions, des représentants des gouvernements donateurs et des agences multilatérales, sont prises.
Jean Marie Bourjelly, un autre membre de l'exécutif, a reproché au co-président de la commission, Bill Clinton l’absence de réponse à des emails de demandes d’informations des délégués haïtiens. Ajoutant que les membres de la CIRH, qui ne sont pas en Haïti, doivent avoir accès aux informations, ce qui n’est pas le cas. Il reproche également au Directeur Exécutif, Gabriel Verret de ne pas répondre à ses emails.
Gabriel Verret, a reconnu l’existence de failles dans le processus de la CIRH, tandis que le Premier haïtien Jean-Max Bellerive, constatait le haut niveau de frustration dans le groupe en avertissant que les choses ne pouvait pas continuer ainsi...
La prochaine réunion de la CIRH est prévue pour fin Janvier, dans le calme espérons-le...
HL/ HaïtiLibre
SEAN PENN REFUSE UN PRIX ....
Ses actions humanitaires prendraient-elles le pas sur sa carrière cinématographique ? Alors qu'il devait recevoir un prix d'honneur au festival du film de Dubaï, Sean Penn a finalement décidé d'annuler sa venue pour se rendre à Haïti, suite aux récents dégâts causés par le choléra dans le pays.
Toujours très actif sur le territoire haïtien avec sa fondation JP Haitian Relief Organization, créée quelques jours après le tremblement de terre qui a dévasté le pays en janvier dernier, Sean Penn a préféré continuer son action à Haïti plutôt que de se rendre à Dubaï, où il devait recevoir un prix lors du Festival international du film.
Suite à l'épidémie de choléra qui sévit depuis plusieurs semaines en Haïti, l'acteur a souhaité se rendre sur place pour s'assurer que ses volontaires ne risquaient rien. Une déplacement fait dans l'urgence qui a contraint Sean Penn à annuler sa venue à Dubaï. Dans un communiqué, il explique : "Je suis honoré de recevoir ce prix du Festival du Film International de Dubaï, et je voulais être là-bas en personne. A mon grand regret, la situation à Haïti a empiré et c'était vraiment important que je sois là pour assurer la sécurité de mes équipes."
Entre le cinéma et l'humanitaire, Sean Penn a choisi de se tourner vers l'homme.
http://www.facebook.com/home.php?sk=group_141635675883756&ap=1
Toujours très actif sur le territoire haïtien avec sa fondation JP Haitian Relief Organization, créée quelques jours après le tremblement de terre qui a dévasté le pays en janvier dernier, Sean Penn a préféré continuer son action à Haïti plutôt que de se rendre à Dubaï, où il devait recevoir un prix lors du Festival international du film.
Suite à l'épidémie de choléra qui sévit depuis plusieurs semaines en Haïti, l'acteur a souhaité se rendre sur place pour s'assurer que ses volontaires ne risquaient rien. Une déplacement fait dans l'urgence qui a contraint Sean Penn à annuler sa venue à Dubaï. Dans un communiqué, il explique : "Je suis honoré de recevoir ce prix du Festival du Film International de Dubaï, et je voulais être là-bas en personne. A mon grand regret, la situation à Haïti a empiré et c'était vraiment important que je sois là pour assurer la sécurité de mes équipes."
Entre le cinéma et l'humanitaire, Sean Penn a choisi de se tourner vers l'homme.
http://www.facebook.com/home.php?sk=group_141635675883756&ap=1
Haïti: enquête internationale pour déterminer l'origine du choléra
NEW YORK (Nations unies) - Les Nations unies vont nommer un groupe international d'experts pour enquêter sur l'origine de l'épidémie de choléra en Haïti attribuée par beaucoup aux Casques Bleus népalais, a annoncé mercredi Alain LeRoy, chef des forces de maintien de la paix de l'ONU.
M. LeRoy a précisé que l'ONU travaillait avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le but de trouver les meilleurs experts pour enquêter sur l'origine de cette épidémie qui a tué au moins 2.200 personnes depuis la mi-octobre.
Découvrir "la source de cette épidémie" est "d'une importance critique pour nous", a souligné M. LeRoy devant la presse, ajoutant que la mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, avait été "totalement transparente" sur ce sujet.
"Il y a eu de multiples informations", a-t-il dit, mais "il n'y a pas eu de consensus parmi les scientifiques".
Un épidémiologiste français de renom a affirmé que le camp népalais, à Mirebalais, dans le centre d'Haïti, était la source de l'épidémie. D'autres experts ont indiqué que la souche provenait d'Asie du Sud. M. LeRoy a rappelé que d'autres experts attribuaient l'épidémie aux conditions climatiques ou estimaient qu'elle avait été dormante depuis des années.
Il a ajouté que la mission de l'ONU, le gouvernement et d'autres experts avaient testé l'eau dans la rivière à proximité du camp népalais, de même que l'eau dans le camp et auprès des soldats népalais eux-mêmes.
"Tous les tests ont jusqu'à présent été négatifs. Je dis +jusqu'à présent+ car nous poursuivons les tests", a dit M. LeRoy. "En dépit de nos tests, il y a toujours de la suspicion et des rumeurs", a-t-il ajouté.
"Nous demandons qu'un groupe d'expert international se réunisse. Nous sommes en discussion avec l'OMS pour trouver les meilleurs experts", a-t-il expliqué.
"Nous voulons être totalement transparents, ils (les experts) auront un accès complet à la base. Ils feront un rapport pour s'assurer que la vérité soit connue", a-t-il dit.
M. LeRoy a précisé que le panel serait formellement annoncé vendredi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.http://www.romandie.com/ats/news/101215193013.45hpre9r.asp
M. LeRoy a précisé que l'ONU travaillait avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le but de trouver les meilleurs experts pour enquêter sur l'origine de cette épidémie qui a tué au moins 2.200 personnes depuis la mi-octobre.
Découvrir "la source de cette épidémie" est "d'une importance critique pour nous", a souligné M. LeRoy devant la presse, ajoutant que la mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, avait été "totalement transparente" sur ce sujet.
"Il y a eu de multiples informations", a-t-il dit, mais "il n'y a pas eu de consensus parmi les scientifiques".
Un épidémiologiste français de renom a affirmé que le camp népalais, à Mirebalais, dans le centre d'Haïti, était la source de l'épidémie. D'autres experts ont indiqué que la souche provenait d'Asie du Sud. M. LeRoy a rappelé que d'autres experts attribuaient l'épidémie aux conditions climatiques ou estimaient qu'elle avait été dormante depuis des années.
Il a ajouté que la mission de l'ONU, le gouvernement et d'autres experts avaient testé l'eau dans la rivière à proximité du camp népalais, de même que l'eau dans le camp et auprès des soldats népalais eux-mêmes.
"Tous les tests ont jusqu'à présent été négatifs. Je dis +jusqu'à présent+ car nous poursuivons les tests", a dit M. LeRoy. "En dépit de nos tests, il y a toujours de la suspicion et des rumeurs", a-t-il ajouté.
"Nous demandons qu'un groupe d'expert international se réunisse. Nous sommes en discussion avec l'OMS pour trouver les meilleurs experts", a-t-il expliqué.
"Nous voulons être totalement transparents, ils (les experts) auront un accès complet à la base. Ils feront un rapport pour s'assurer que la vérité soit connue", a-t-il dit.
M. LeRoy a précisé que le panel serait formellement annoncé vendredi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.http://www.romandie.com/ats/news/101215193013.45hpre9r.asp
Haïti - Élections : Paris évoque un second tour à 3
15/12/2010.- Michèle Alliot-Marie, lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale à Paris, a évoqué afin de trouver une issue à la crise politique qui sévit en Haïti, la possibilité que le deuxième tour de l'élection présidentielle soit ouvert à trois candidats (Mirlande Manigat, Jude Célestin et Michel Martelly) et non deux comme initialement prévu « Il semblerait que juridiquement il serait possible d'avoir un élargissement du nombre des candidats »(1) lors du deuxième tour. Une position déjà émise dans les milieux diplomatiques. Elle a revanche écarté catégoriquement la proposition faite par le candidat Michel Martelly d'organiser une nouvelle élection unique en janvier avec les 18 candidats « Il est essentiel que l'on arrive à tenir l'élection du 16 janvier dans des conditions incontestables » a souligné la ministre.
Bernard Valero, porte-parole de la ministre avait déclaré plus tôt que « les priorités actuelles étaient la vérification des procès-verbaux électoraux, et, pour les candidats, l'usage de leur droit de recours auprès du bureau du contentieux du Conseil électoral provisoire, conformément à la Constitution haïtienne ».
Les résultats définitifs (et/ou solution pour dénouer la crise) devrait être annoncés le 20 décembre.
(1) L’article 40.1 de la loi électorale prévoit en effet la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser cette option de compromis.
Article 40.1
Si cette majorité n’est pas obtenue au premier tour du scrutin, il est procédé à un second tour dans les délais fixés par le Conseil Electoral Permanent. Les deux (2) candidats qui recueillent au premier tour le plus grand nombre de voix peuvent se présenter au second tour. Néanmoins, s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour.
Article 42
Au second tour, en cas d’égalité parfaite entre les candidats, l’élu est celui qui avait le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
http://www.haitilibre.com/article-1923-haiti-elections-paris-evoque-un-second-tour-a-3.html
Bernard Valero, porte-parole de la ministre avait déclaré plus tôt que « les priorités actuelles étaient la vérification des procès-verbaux électoraux, et, pour les candidats, l'usage de leur droit de recours auprès du bureau du contentieux du Conseil électoral provisoire, conformément à la Constitution haïtienne ».
Les résultats définitifs (et/ou solution pour dénouer la crise) devrait être annoncés le 20 décembre.
(1) L’article 40.1 de la loi électorale prévoit en effet la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser cette option de compromis.
Article 40.1
Si cette majorité n’est pas obtenue au premier tour du scrutin, il est procédé à un second tour dans les délais fixés par le Conseil Electoral Permanent. Les deux (2) candidats qui recueillent au premier tour le plus grand nombre de voix peuvent se présenter au second tour. Néanmoins, s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour.
Article 42
Au second tour, en cas d’égalité parfaite entre les candidats, l’élu est celui qui avait le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
http://www.haitilibre.com/article-1923-haiti-elections-paris-evoque-un-second-tour-a-3.html
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