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samedi 13 mars 2010

Deux mois après, déplacés rime avec précarité

Deux mois après le tremblement de terre, les besoins médicaux restent importants en Haïti et les conditions de vie extrêmement précaires. Depuis le début de l'intervention d'urgence, les équipes MSF ont soigné plus de 54 000 patients, réalisé plus de 3 700 interventions chirurgicales et apporté un soutien psychologique à environ 22 000 personnes.
La saison des pluies a débuté, empirant les conditions de vie extrêmement difficiles de nombreuses familles déplacées dans la capitale haïtienne et ses environs. « Une vingtaine de sites, parmi les plus importants, ont reçu une assistance matérielle - tentes, bâches, latrines, eau, nourriture, etc. - et médicale de base» explique Colette Gadenne, une des responsables des activités MSF en Haïti au cours des dernières semaines. « Mais d'une part, l'assistance apportée à ces sites est incomplète et, d'autre part, des dizaines d'autres sites manquent toujours de l'aide la plus élémentaire. Des milliers d'Haïtiens n'ont encore rien reçu. »
Risques dans les camps. La pluie augmente les risques des déplacés d'être atteints par le paludisme ou contaminés par des maladies diarrhéiques, dans un contexte où le nombre de latrines dans les camps est insuffisant. Les déplacés dans les camps sont aussi exposés au risque de violence. Le faible éclairage et les mesures de sécurité insuffisantes sont des facteurs d'insécurité dans les camps, qui se mesure en partie par l'augmentation des cas de violence sexuelle.
Tout en se concentrant sur les activités médicales, MSF mène des interventions pour améliorer l'accès à l'eau, construire des structures sanitaires et des douches et distribuer de l'aide. 10 500 tentes ont été distribuées, ainsi que 18 000 paquets contenant du matériel tel que des ustensiles d'hygiène et de cuisine, des couvertures et des récipients, des bâches plastiques. Les équipes surveillent attentivement l'évolution de la situation dans les camps et au besoin informent les autorités sur les priorités urgentes.
Soigner les blessés jusqu'à la réhabilitation. De nombreux blessés ont encore besoin de soins médicaux. Certains bénéficient de chirurgie orthopédique pour que le membre fracturé redevienne fonctionnel autant que possible. Plus d'une centaine d'interventions de chirurgie orthopédique ont été effectuées durant le mois de février dans l'hôpital MSF Saint-Louis, à Port-au-Prince. Des interventions complexes telles que la pose de fixateurs internes peuvent être réalisées dans cet hôpital sous structure gonflable.
Les soins postopératoires mis en place par MSF incluent de la chirurgie plastique et de la microchirurgie, les traitements pour les personnes brûlées, la rééducation et le travail de préparation pour recevoir une prothèse, ainsi qu'un accompagnement psychologique.
Répondre aux besoins médicaux de la population. Des équipes MSF travaillent actuellement dans 26 structures médicales, hôpitaux et centres de santé, dans Port-au-Prince et dans quelques autres villes (Léogâne, Jacmel), avec une capacité totale de plus de 1300 lits. Les services pour les patients hospitalisés comprennent les soins obstétriques d'urgence, les soins pédiatriques et le traitement de la malnutrition compliquée pour les enfants. De plus, plusieurs cliniques ont été ouvertes pour les consultations de médecine générale.
MSF
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17214


Ban en Haïti ce dimanche

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, se rendra ce dimanche en Haïti pour une visite d'une journée. C'est la seconde visite de M. Ban depuis le séisme du 12 janvier qui a durement touché le pays.
Selon les déclarations de son porte parole, Martin Nesirky, lors de sa visite à Port-au-Prince, M. Ban rencontrera René Préval, le Premier ministre Jean-Max Bellerive, ainsi que les dirigeants de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Il en profitera également pour visiter un camp de personnes déplacées.
N/ Radio Métropole Haïti

Football : Les clubs champions d'Haïti à la Concacaf des clubs champions et vice-champions

Le Tempête de St-Marc et le Racing FC des Gonaïves se préparent à rentrer dans la Concacaf des Clubs champions et vice-champions, édition 2010.
La formation gonaïvienne championne de la série aller du championnat national de première division, effectuera un voyage à destination de Curaçao dès demain (samedi 13 mars) pour affronter l'équipe de River Plate de Porto Rico (le 16 mars), le CSD Barber des Antilles néerlandaises , le 18 mars et le Hubentut Fortuna, un autre club des Antilles hollandaises deux jours plus tard.
De son côté, le Tempête de St-Marc qui était déjà présent la saison dernière à cette compétition régionale, entrera en lice le 13 avril prochain à Porto Rico. Les St-Marcois joueront leur premier match contre le second du groupe C compose de Leo Victor de Suriname, Joe Public de Trinidad, Avenues United de Saint-Vincent, et Devonshire Cougars des Bermudes. Ils affronteront ensuite le 17 avril, le vainqueur du groupe B composé de Bayamon FC de Porto Rico, de System 3 de Saint-Vincent et de Defense Force de Guyana.
Les deux représentants d'Haïti engagés dans cette competition internationale ont eu du mal à se préparer comme il faut pour la phase préliminaire de la Concacaf des clubs champions et vice-champions, faute de championnat national reporté pour cause de séisme. Ils se sont organisés pour jouer des matches amicaux entre eux de manière à retrouver un certain rythme avant d'effectuer leur entrée à la compétition.
La saison dernière, le Tempête de St-Marc avait effectué un parcours honorable dans le championnat de la Concacaf des clubs champions en attégnant les demi-finales de cette compétition.
Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr.

L’avocat Rosny Dieudonné abattu à Port-au-Prince par des inconnus

Me Dieudonné était membre du Cabinet particulier du ministre des haïtiens vivant à l’étranger
L’avocat Rosny Dieudonné a été abattu par balle ce vendredi aux environs de 1 heure 30 p.m. au centre de la capitale, à proximité des ruines de la Cathédrale de Port-au-Prince.
Me Dieudonné était au volant de son véhicule et n’aurait été dépouillé d’aucun objet par son ou ses agresseurs. Il venait juste de procéder à la supervision d’une opération d’affichage pour compte d’une firme privée de communication.
Ancien membre de l’équipe dirigeante de la Société Haïtienne d’Epargne de Crédit (SHEC) qui a fait faillite, et ancien consultant à la Direction générale de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Me Rosny Dieudonné faisait partie du Cabinet particulier du Ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison.
Une certaine tendance à la remontée de l’insécurité est notée à Port-au-Prince où l’on a enregistré au moins un cas de kidnapping depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010. La police de l’ONU (UNPOL) et la PNH ont annoncé jeudi la décision de conjuguer leurs forces en vue de rattraper de dangereux évadés de prison et de faire échec à la reconstitution en cours des gangs. [jmd/Radio Kiskeya]

Au moins 13 morts dans des inondations en Haïti

Publié le 27 février 2010 à 14h49 | Mis à jour le 28 février 2010 à 21h30
Agence France-Presse Port-au-Prince
Treize personnes ont trouvé la mort samedi, victimes d'inondations provoquées par de fortes pluies dans le sud-ouest d'Haïti, selon un bilan fourni dimanche soir par la Protection civile à Port-au-Prince.

Au moins trois personnes sont portées disparues, 3000 ont été évacuées qui ont un besoin de nourriture et d'eau, a alerté la Protection civile dans un communiqué.
Plusieurs localités ainsi que des résidences ont été inondées dans la ville des Cayes (160 km au sud de Port-au-Prince), qui avait été épargnée par le séisme du 12 janvier, forçant des dizaines de personnes à se réfugier sur le toit de leurs maisons, avait indiqué samedi un parlementaire de la région.
Le secteur agricole et les routes ont été sérieusement affectés par les intempéries, ont signalé les autorités qui font également état d'éboulements dans plusieurs localités.
Ces inondations viennent s'ajouter aux conséquences du séisme dévastateur qui a fait 222 500 morts et plus d'un million de sans-abri dans la capitale et ses environs.
Elles pourraient présager des épreuves qui attendent Port-au-Prince avec le début de la saison des pluies dans quelques semaines, laissant une grande partie de la population à la merci des intempéries.

vendredi 12 mars 2010

Ban Ki-moon nomme un nouveau général brésilien à la tête de la MINUSTAH

Le Secrétaire général de l’ONU estime que Luiz Guilherme Paul Cruz a acquis sur le terrain l’expérience nécessaire pour prendre le commandement des casques bleus

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination du général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz au poste de commandant de la force militaire de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), en remplacement de son compatriote Floriano Peixoto Vieira Neto.
Dans un communiqué, M. Ban a félicité le général Peixoto pour "le travail et le professionnalisme" ayant marqué son passage à la tête des casques bleus.
L’ONU soutient que, pour sa part, le nouveau commandant Paul Cruz, né en 1957, a montré "sa capacité à diriger et une expérience opérationnelle" en exerçant ses responsabilités au sein de la MINUSTAH.
Nommé en 2008 à la tête du bataillon brésilien de la force onusienne, il avait été promu général vers la même période.
Luiz Guilherme Paul Cruz, qui avait intégré l’armée brésilienne en 1972, a aussi dirigé le bataillon de police militaire de Brasilia entre 2002 et 2003 avant de devenir commandant de la 5ème brigade blindée. Ce poste était le dernier qu’il avait occupé au Brésil jusqu’à son départ pour Haïti.
La MINUSTAH a vu ses effectifs militaires et policiers augmenter pour passer respectivement à 8.940 soldats et 3.711 policiers internationaux afin de pouvoir gérer l’urgence et porter secours aux populations vulnérables après le violent séisme ayant frappé Haïti le 12 janvier dernier.
Le dernier bilan officiel fait état d’au moins 220.000 décès, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés.
Parmi les morts, figurent une centaine de responsables et employés civils et militaires de la mission onusienne durement éprouvée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6629

Droits humains/corruption : rapport accablant de Washington pour le pouvoir politique,la police et la justice en Haïti

Publié au lendemain de la visite du Président Préval aux Etats-Unis, le rapport 2010 du Département d’Etat sur les droits humains juge inacceptable "l’impunité dont jouissent des représentants du pouvoir alors que leurs pratiques sont intimement liées à la corruption
La corruption au sein de la Police Nationale, des institutions judiciaires et politiques continue de représenter une menace pour le respect des droits humains en Haïti, une réalité en partie semblable à celle de la République Dominicaine, relève le Département d’Etat dans son rapport annuel sur les droits de l’homme rendu public jeudi à Washington.
Le rapport mondial dénonce notamment "l’incapacité" des autorités à organiser des élections législatives dans les délais constitutionnels, l’implication de membres de la PNH dans des assassinats et enlèvements, la surpopulation carcérale et les conditions sanitaires exécrables des prisons.
Le gouvernement américain indique que la corruption entraîne également des menaces et arrestations arbitraires ainsi que des détentions préventives prolongées avant le jugement des détenus, des pratiques qui tendent à s’amplifier en Haïti.
Plus loin, citant des rapports de la Banque Mondiale, le document souligne que "le grave problème de la corruption" qui touche l’Exécutif et le Parlement continue à sévir.
Il est parallèlement reproché aux autorités judiciaires d’affronter "sans efficacité" le phénomène qui gangrène les deux autres pouvoirs.
"Le gouvernement haïtien n’applique pas la loi de manière effective et ses représentants sont fréquemment impliqués dans des pratiques de corruption restées impunies", accuse le Département d’Etat.
La violence et la discrimination sociale contre les femmes, les abus sur mineurs, le trafic d’êtres humains et le manque d’implication concrète des droits des travailleurs sont également déplorés.
Enfin, le rapport 2010 des Etats-Unis sur les droits humains rappelle que les enlèvements contre rançon continuent à menacer la sécurité des citoyens, même si, en 2009, une "baisse substantielle" du kidnapping a été enregistrée. 66 cas ont été recensés au cours des dix premiers mois de l’année écoulée contre 263 en 2008, année au cours de laquelle les bandes criminelles étaient particulièrement actives.
Concernant la République Dominicaine, l’administration américaine dénonce la corruption au sein de la police et des pratiques condamnables des forces de sécurité allant d’assassinats à des actes de torture. Dans ce même panorama, figurent la discrimination et la violence exercées contre les femmes et les migrants haïtiens.
Ces derniers sont exclus à un point tel de la société que même les droits de leurs enfants nés sur le territoire dominicain ne sont pas reconnus, conclut le rapport.
Remis au Congrès, comme chaque année, le document offre un éclairage sur la situation des droits humains dans le monde en fonction de la grille d’analyse définie par les Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6627

Haïti-Justice : Adoption d’enfants ou transaction ?

Le gouvernement entend sévir contre les parents complices mercredi 10 mars 2010
P-au-P, 10 mars 2010 [AlterPresse] --- Il y aura bientôt des sanctions contre les parents haïtiens qui se font complices du trafic de leurs enfants, annonce le secrétaire d’État à la justice, chargé des affaires pénales, Claudy Gassant.
Ex-commissaire du gouvernement, Gassant a été nommé par arrêté présidentiel sorti le 11 janvier dernier. Le séisme survenu le lendemain a empêché son entrée en fonction immédiate, a-t-il expliqué.
Tout en affirmant que l’adoption prend souvent la forme de transaction en Haïti, Gassant dit vouloir « prévenir les parents des sanctions qui les attendent », soulignant au passage que certains dossiers en cours aboutiront bientôt à une décision définitive.
Une affaire apparemment de trafics de 33 enfants haïtiens a impliqué 10 missionnaires américains, qui tentaient à la fin du mois de janvier de les amener aux États-Unis via la République Dominicaine. Neuf d’entre eux ont à ce jour été libérés.
Le nouveau secrétaire d’État aux affaires pénales se préoccupe également d’autres questions dont l’évasion de 6 000 détenus du Pénitencier national lors du séisme. Il n’existe encore aucun chiffre officiel précis sur le nombre qui aurait été appréhendé depuis.
Par ailleurs, tandis que la police est forcée de fonctionner avec un effectif réduit, les faiblesses du système judiciaire notamment la corruption et la détention préventive prolongée attendent encore des réponses appropriées.
« Nous avons déjà commencé à travailler pour donner des réponses rapides à certaines questions notamment la question des évadés et les dysfonctionnements bien connus du système judiciaire. Notre travail consiste à faire en sorte qu’il y ait une bonne administration de la justice, comme tout le monde l’a toujours souhaité, de faire en sorte qu’il y ait une harmonisation de l’action publique conduite par le ministre de la justice », signale Claudy Gassant.
Il dit vouloir enclencher un véritable « assainissement de la justice » en s’attaquant entre autres à la détention préventive.
« Notre constat c’est que c’est l’administration du système qui crée les problèmes. Notre rôle c’est d’intervenir dans l’animation, le contrôle des parquets et nous assurer que les magistrats font leur travail et que les dossiers suivent leur cours normalement sans que nous n’ayons à interférer dans les décisions de justice qui sont prises », souligne Claudy Gassant, qui aura également à s’assurer du respect des droits humains.
L’année 2010 s’annonçait, avant le tremblement de terre qui a entre autres totalement détruit le palais de justice, comme l’année des premières actions de la reforme judiciaire. Après le 12 janvier, des voix se sont élevées au sein de la société civile prônant une refondation de la justice. [kft gp apr 10/03/2010 00:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9337

500 000$ pour Haïti

lapresseaffaires.com La vaste collecte de fonds menée auprès des clients et des employés de la grande famille Metro inc., à la suite du tremblement de terre qui a frappé Haïti en début d'année, a permis d'amasser un demi-million de dollars.
La campagne s'est déroulée du 18 janvier au 10 février 2010 dans les magasins Metro, Metro Plus, Super C ainsi que dans les pharmacies Brunet et Brunet Plus du Québec.

Spectacles pour Haïti: plus de 20 millions $ amassés

La Presse Canadienne Toronto
Les spectacles-bénéfices diffusés vendredi au Canada afin de recueillir des dons pour Haïti ont permis d'amasser plus de 20,2 millions $.
Au Québec, 6,7 millions $ ont été amassés durant Ensemble pour Haïti, tandis que Canada For Haiti, émission diffusée dans le reste du pays, a permis de recueillir plus de 13,5 millions $.
Avec la contribution du gouvernement fédéral, ce sont donc plus de 40 millions $ qui ont été offerts à Haïti, frappé par un important tremblement de terre le 12 janvier.
Le spectacle au Québec, diffusé par Radio-Canada, TVA, TQS, Télé-Québec et plusieurs stations de radio, avait été l'initiative du chanteur Luck Mervil. Plusieurs artistes ont participé, notamment Jean-Pierre Ferland, Ariane Moffat, Daniel Boucher, Pierre Lapointe, Grégory Charles et Diane Dufresne.
Au Canada anglais, une moyenne de 2,4 millions de personnes ont regardé Canada For Haiti sur les ondes de CBC, CTV, Global, MTV, MuchMusic, Citytv et National Geographic Channel vendredi.
Plus de 6 millions de Canadiens ont regardé le spectacle-bénéfice en entier ou en partie.
Céline Dion, James Cameron, Michael J. Fox, Rachel McAdams et Nelly Furtado figuraient parmi les artistes invités à cette émission tantôt en direct, tantôt préenregistrée qui invitait les spectateurs à faire un don.
L'argent recueilli au Canada sera partagé entre plusieurs organisations, dont la Croix-Rouge canadienne, Care Canada, Free the Children, Oxfam Canada, Oxfam Québec, Plan Canada, Vision mondiale Canada et le CECI.
Lundi, dans un communiqué de presse, le président de Vision Mondiale Canada, Dave Toycen, a déclaré que son organisation était reconnaissante envers les Canadiens pour la générosité dont ils ont fait preuve durant Canada For Haiti et après le spectacle-bénéfice.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201001/25/01-942871-spectacles-pour-haiti-plus-de-20-millions-amasses.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4259737_article_POS1

Des vedettes canadiennes enregistrent une chanson pour Haïti

Publié le 11 mars 2010 à 16h57 |
Plusieurs vedettes de la musique canadienne s'associent pour venir en aide aux sinistrés du séisme en Haïti.
Avril Lavigne, Drake et Nelly Furtado comptent parmi les 57 artistes qui ont enregistré, ensemble, une version remasterisée de Wavin' Flag, de K'naan.
La chanson pourra être téléchargée dès jeudi soir.
Justin Bieber, Sam Roberts, Kardinal Offishall et Nikki Yanofsky se sont aussi joints à l'artiste hip hop torontois pour recréer sa chanson.
Le Canadien Bob Ezrin a agi comme réalisateur.
Les revenus seront divisés en parts égales entre Free the Children, War Child Canada et Vision mondiale Canada, au profit de leurs efforts de secours respectifs en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201003/11/01-4259737-des-vedettes-canadiennes-enregistrent-une-chanson-pour-haiti.php

Obama offre l'argent de son Nobel à 10 organisations

Agence France-Presse Washington
Le président américain Barack Obama a réparti la dotation de son prix Nobel de la paix entre 10 organisations oeuvrant en faveur des familles de militaires, d'Haïti ou encore de l'éducation des minorités défavorisées, a annoncé jeudi la Maison-Blanche.


Quatre mois après avoir reçu son prestigieux prix des mains du comité Nobel à Oslo, le président des États-Unis a tenu sa promesse d'offrir les 1,4 million de dollars à des oeuvres, selon la même source.


Un quart de million de dollars ont ainsi été attribués à l'organisation non gouvernementale américaine «Fisher House», qui héberge les familles dont les proches sont hospitalisés dans des hôpitaux militaires, a précisé la Maison Blanche.


Le président Obama a aussi attribué 200 000 dollars au «Fonds Clinton-Bush pour Haïti», l'organisation mise en place sous la responsabilité de ses prédécesseurs George W. Bush et Bill Clinton destinée à rassembler des donations pour l'île frappée par un séisme meurtrier le 12 janvier.


Côté éducation, le président a souhaité donner 125 000 dollars à chacune de six ONG aidant en particulier les jeunes issus de minorités (noire, hispanique, indienne) à faire des études supérieures aux États-Unis.


Enfin, l'ONG américaine «Africare», qui mène des projets humanitaires en Afrique sub-saharienne et le «Central Asia Institute», qui lutte contre l'illettrisme en Afghanistan et au Pakistan, vont recevoir chacun 100 000 dollars, selon la Maison-Blanche.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201003/11/01-4259749-obama-offre-largent-de-son-nobel-a-10-organisations.php

Révolte en Haïti

La colère gronde à Port-au-Prince, plus de deux mois après le séisme qui a coûté la vie à plus de 200 000 personnes.
Dans le quartier Bel-Air, l'un des plus pauvres de la capitale, les sinistrés du tremblement de terre ont toujours faim.
Ils ont manifesté bruyamment leur découragement hier, près des ruines du Palais présidentiel.
Les soldats de l'ONU dispersé la foule en bousculant et en frappant plusieurs manifestants.

Haïti: un enlèvement qui complique les secours

Marc Burleigh Agence France-Presse Port-au-Prince
Le premier enlèvement de travailleurs humanitaires étrangers depuis le tremblement de terre du 12 janvier complique encore la tâche des secouristes en Haïti, même si les victimes, deux employées européennes de Médecins sans frontières (MSF), ont été relâchées.
Les deux femmes ont été libérées jeudi à Haïti après avoir été enlevées dans le pays vendredi dernier, a annoncé l'organisation à l'AFP.
«Le soulagement est immense», a dit un porte-parole de MSF, Michel Peremans, ajoutant que les deux femmes, dont il n'a révélé ni la nationalité ni l'identité, étaient «saines et sauves».
Il s'agit de la première prise d'otage de travailleurs humanitaires étrangers depuis le séisme du 12 janvier, a indiqué M. Peremans, précisant que l'ONG voulait «continuer à travailler ici en Haïti».
«On va revoir comment on peut travailler dans le pays», a-t-il ajouté, qualifiant la sécurité des employés de fondamentale.
L'enlèvement des deux femmes avait été gardé secret afin de ne pas «compliquer» les négociations en vue de leur libération, a-t-il poursuivi, refusant de donner des détails sur les preneurs d'otages.
Selon le site internet de la Télévision suisse romande (TSR), l'une est Belge, l'autre Tchèque. Elles ont été capturées vendredi avec leur chauffeur par un groupe d'hommes armés alors qu'elles circulaient en voiture à Pétionville, la banlieue résidentielle de Port-au-Prince où de nombreux expatriés ont élu domicile, affirme la TSR.
Rapidement remis en liberté, le chauffeur a alerté les autorités et expliqué que les ravisseurs demandaient une rançon, poursuit le média helvétique.
Le porte-parole de MSF a refusé d'indiquer s'il y avait eu versement de rançon, soulignant toutefois que «ce n'est pas notre politique de payer de rançons».
Présente dans le pays caribéen avant le séisme, l'organisation humanitaire a considérablement renforcé ses effectifs après la catastrophe qui a fait plus de 220 000 morts: 400 expatriés travaillent actuellement en Haïti aux côtés de 3000 employés locaux.
La mission de sécurité de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) a fait savoir qu'elle n'avait pas eu connaissance de cette prise d'otage, ce qui peut s'expliquer par le fait que nombres d'ONG sont en relation avec des entreprises privées de sécurité.
La police haïtienne et ces entreprises étrangères se sont régulièrement inquiétées depuis le 12 janvier du danger posé par l'évasion de plusieurs milliers de prisonniers, beaucoup appartenant à des gangs violents, qui ont profité de la secousse pour prendre le large.
La plupart d'entre eux seraient allés se cacher dans leur ancien bastion de Cité Soleil, un vaste bidonville en banlieue de Port-au-Prince dont les forces de l'ONU et la police haïtienne tentent de reprendre le contrôle.
Mais David Wimhurst, porte-parole de la MINUSTAH, appelle à ne pas «exagérer» la menace posée par les enlèvements.
«Il y en a beaucoup moins que l'an dernier à la même époque», a-t-il déclaré.
Le danger complique cependant le travail des humanitaires, au moment où ils cherchent à fournir au plus vite un toit au plus grand nombre possible des quelque 1,3 million de sans-abri laissés par le séisme avant l'arrivée de la saison des pluies le mois prochain.
Le président américain Barack Obama, qui recevait mercredi à la Maison-Blanche son homologue haïtien René Préval, a dit redouter «une deuxième catastrophe» avec les pluies, qui pourraient s'accompagner d'épidémies.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/11/01-4259734-haiti-un-enlevement-qui-complique-les-secours.php

Au Zimbabwe, une loi d'"indigénisation" fragilise la reprise économique

LE MONDE 10.03.10
14h03 • Mis à jour le 10.03.10
17h16

Harare Envoyé spécial

En dix ans, la réforme agraire a fait fuir 4 000 fermiers blancs et anéanti la production agricole, maintenant ce sont les entreprises qui vont péricliter." Assis dans son canapé chez lui à Harare, l'économiste indépendant John Robertson vient de recevoir la dizaine de pages du décret d'application de la nouvelle loi économique d'"indigénisation". Il relit certains passages à haute voix en soupirant : "Pour oublier la profonde crise dans laquelle se trouvait le pays, le Zimbabwe a besoin de 15 % à 20% de hausse de croissance pendant plusieurs années, cette loi ne va pas nous aider..."

D'ici cinq ans, toutes les entreprises étrangères installées au Zimbabwe dont le capital est supérieur à un demi-million de dollars (370 000 euros) devront avoir transféré 51 % de leurs parts à des Zimbabwéens. Cette loi adoptée en 2007 sous le régime de l'actuel président Robert Mugabe est entrée en application le 1er mars alors que l'économie du pays peine toujours à décoller.

"Sur le fond, c'est une bonne chose d'essayer de corriger les inégalités héritées de l'ancien régime colonial, mais ce n'est vraiment pas le meilleur moment", constate Lovemore Kadenge, président du cercle de réflexion Zimbabwe Economics Society. "Nous allons effrayer les investisseurs étrangers dont le pays a pourtant désespérément besoin." Avant d'ajouter : "Et même si ce ne sont pas des nationalisations, comment voulez-vous que des Zimbabwéens achètent ces actions ? La plupart n'en a pas les moyens !"

Morgan Tsvangirai, le principal opposant du régime devenu premier ministre d'un gouvernement d'union nationale en février 2009, a assuré que cette loi serait revue, car il n'a pas été consulté sur cette question par le président Robert Mugabe. Agé de 86 ans, celui-ci a annoncé la semaine dernière qu'il était prêt à se représenter lors de la prochaine élection présidentielle prévue d'ici deux ans. "En ressortant soudainement cette loi vieille de deux ans, il a prouvé qu'il avait déjà lancé sa campagne", estime Eldred Masunungure, professeur de sciences politiques à l'université du Zimbabwe dans la capitale Harare. "Cette loi n'a rien à voir avec l'économie, c'est surtout un argument électoral populiste."

Son adversaire Morgan Tsvangirai est crédité par l'opinion des premiers succès du gouvernement d'union nationale. En 2009, la croissance fut de 4,7 % après une chute de 40 % du produit intérieur brut en dix ans. L'introduction du billet vert américain à la place du dollar zimbabwéen a permis de faire chuter à 8 % le taux annuel d'inflation qui plafonnait à... 500 milliards pour cent en 2008, et de garnir les rayons des magasins autrefois vides.

"Nous avons de plus en plus de clients et de choix de produits", sourit Rocco Malahias, responsable d'un supermarché Spar, l'un des cinq récemment ouverts à Harare. Derrière son caddie, Patrick Ogee, un maillot de football américain sur ses larges épaules, est confiant : "Je suis à la tête d'une petite entreprise de publicité, l'activité est encore lente, mais c'est prometteur."

Les habitants les plus aisés peuvent de nouveau consommer. Mais les prix demeurent trop élevés pour une grande partie de la population. Le niveau de la production locale est encore bas, faisant ainsi toujours la part belle aux biens importés. Les bailleurs internationaux restent réticents à aider le Zimbabwe en raison des incertitudes planant sur l'avenir du gouvernement d'union nationale.

Début février, les syndicats ont appelé à la grève les 200 000 fonctionnaires zimbabwéens pour exiger une hausse des salaires de 150 à 500 dollars par mois. Le mouvement s'est essoufflé et les fonctionnaires ont repris le travail sans avoir obtenu satisfaction.

"Nous perdons patience", bout Oswald Madziva, le porte-parole du Syndicat des enseignants progressistes du Zimbabwe (PTUZ). Le gouvernement nous dit qu'il n'a pas de sous, mais où est passé l'argent des mines ? Pourquoi dépense-il autant en voyages à l'étranger ? Pourquoi ne baisse-t-il pas les prix de l'électricité et de l'eau ?". Des voix s'élèvent pour dénoncer l'embourgeoisement des anciens membres de l'opposition devenus ministres.

"Regardez tous ces gamins qui ne font rien de leur journée, ils ont leurs diplômes mais il n'y a pas de travail", s'exclame Peter en montrant du doigt un groupe de jeunes assis au bord d'une rue minée de nids-de-poule de Highfield, une banlieue pauvre de la capitale. Lui touche une pension de 50 dollars par mois pour son arrêt-maladie. Sa femme n'a pas de travail. Il a deux enfants. "Je mange deux fois par jour, le matin du porridge avec un peu de pain et le soir de la sadza (bouillie de maïs) avec quelque légumes, détaille-t-il. La viande, c'est trois fois par mois." S'il veut avoir de l'eau courante, il doit se lever avant 5 heures du matin. Après, les robinets sont secs jusqu'à 22 heures.

Sébastien Hervieu

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/03/10/au-zimbabwe-une-loi-d-indigenisation-fragilise-la-reprise-economique_1317094_3212.html

Pédophilie : le célibat des prêtres en question

Par Jean-Marie Guénois Les déclarations du cardinal interviennent au moment où son pays connaît deux affaires de pédophilie commises par des prêtres.
Pour la première fois, un cardinal -l'archevêque de Vienne, Christoph Schönborn- s'interroge publiquement sur les causes des scandales.
Alors que la vague de scandales pédophiles, après l'Allemagne, touche maintenant les Pays-Bas et l'Autriche, l'archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn, a reconnu, ce mercredi, que «le célibat» des prêtres était l'une des causes de ce phénomène.
Si le théologien contestataire suisse Hans Küng dénonce, lui, depuis le début de cette crise le célibat sacerdotal, qu'il importe à ses yeux d'abolir, c'est la première fois qu'un cardinal de ce niveau - son nom est cité dans la liste des papabili, ces cardinaux pouvant être un jour élus pape - ose ainsi poser publiquement cette question fort débattue.


L'archevêque de Vienne conclut sa lettre consacrée à la crise pédophile (une newsletter, Themakirche, accessible sur Internet et destinée aux collaborateurs de son diocèse), par un appel aux catholiques, clergé et fidèles, à la «conversion» (Umkehr), qui correspond à une volonté personnelle de se rapprocher de Dieu.


Plus fondamentalement, ce cardinal isole quatre causes pouvant expliquer ce genre de comportement : «Aussi bien la question de la formation des prêtres que les suites de la révolution sexuelle de la génération 1968. Aussi bien le thème du célibat que le thème du développement personnel.» Le cardinal Schönborn a convoqué ce mercredi une réunion extraordinaire de l'Église sur cette question. Deux cas retentissants ont en effet défrayé la chronique cette semaine en Autriche.


L'actuel supérieur de la prestigieuse abbaye Saint-Pierre de Salzbourg a reconnu avoir abusé «une fois» d'un jeune Autrichien, âgé aujourd'hui de 53 ans. Lequel affirme avoir été maltraité sexuellement pendant six ans par deux autres religieux de cette abbaye bénédictine. Ces deux religieux, dont l'un est aujourd'hui décédé, avaient été arrêtés et condamnés en 2005 pour abus sexuels sur mineur au Maroc.


Une autre affaire, également révélée mardi, concerne un cas d'abus sexuel sur mineur dans les années 1980 par un religieux dans un internat catholique à Bregenz, dans le Vorarlberg, à l'ouest de l'Autriche.


Mercredi, à Rome, le porte-parole du Pape, le jésuite Federico Lombardi, avait noté que «dix-sept cas» avérés dont deux récents étaient actuellement traités par les instances ecclésiales autrichiennes mais que ce pays faisait face dans le même temps à «510 autres cas» similaires et sur la même période mais dans «d'autres milieux (hors du clergé)».


Vendredi dernier, en annonçant une réglementation nationale spécifique dans l'Église autrichienne pour prévenir ce genre d'abus et prévoir des «conséquences appropriées envers leurs auteurs», le cardinal Schönborn avait déploré que «malheureusement dans l'Église, par le passé, les auteurs des faits (aient) été à tort souvent plus protégés que les victimes».


De fait, dans la lettre adressée hier à ses collaborateurs, le prélat estime qu'«il est nécessaire de mettre ici les victimes avant les coupables, et de nommer la faute par son nom !».


Il ne voit pas d'autre voie qu'une «totale franchise, le souci des victimes, les excuses et la prévention» pour sortir de ces problèmes dont il regrette amèrement les conséquences qui affectent tout le clergé et portent atteinte à l'image de l'Église : «Comment faisons-nous pour être considérés suspects d'infractions que nous n'avons pas commises ?»


Il s'était déjà fait remarquer, en 1995 quand Jean-Paul II l'avait nommé en urgence à l'archevêché à Vienne. Il avait reconnu publiquement - contre l'avis de beaucoup dans l'Église - que le scandale de la démission de son prédécesseur, le cardinal Groër, pour une affaire de pédophilie, n'était pas sans fondement.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/11/01016-20100311ARTFIG00010-pedophilie-le-celibat-des-pretres-en-question-.php

Les USA s'émeuvent de voir la Barbie noire vendue au rabais

Par Adèle Smith La chaîne de grande distribution Wall-Mart a créé l'indignation en vendant une Barbie noire deux fois moins cher que la même Barbie blanche, dans un magasin en Lousiane.
Martin Luther King n'a pas été assassiné pour qu'on en arrive là ! Les défenseurs des droits civiques américains sont outragés. Le géant des chaînes de supermarchés Wal-Mart a cassé le prix de sa Barbie noire à 3 dollars vendue à côté d'une Barbie blanche à 6 dollars dans un magasin de Louisiane. Les deux poupées, Theresa et Barbie, sont des ballerines en tous points identiques à part leur couleur de peau. Est-ce là une manifestation de racisme de la part du géant de la distribution ?
Un porte-parole a expliqué que les Barbie noires se vendaient moins bien que les blanches. Il s'agissait donc d'une décision purement commerciale. Cela ne se fait pas en Amérique, rétorquent les défenseurs de la cause noire, qui estiment que le prix soldé «dévalue» la poupée noire. Wal-Mart aurait dû accepter de perdre de l'argent plutôt que de perpétuer la profonde inégalité entre races aux États-Unis, clament-ils. Une étude montre d'ailleurs que les enfants des minorités raciales continuent de trouver les Barbie blanches plus jolies.
Mais les fans de Barbie noires peuvent remercier Barack Obama : depuis son élection, Mattel a sorti une nouvelle collection aux traits plus réalistes. La nouvelle Barbie au nez un peu plus large et aux lèvres plus charnues pourrait bien remplacer l'insipide ballerine Theresa dans les rayons de supermarché.
Par Adèle Smith
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00491-les-usa-s-emeuvent-de-voir-la-barbie-noire-vendue-au-rabais-.php

L'Amérique latine célèbre ses premiers mariages gays

Par Marion Brunet 12/03/2010
Quatre couples homosexuels ont prêté serment jeudi à Mexico. La capitale mexicaine avait légalisé en décembre dernier le mariage homosexuel.
La scène est inédite. Deux femmes sont devenues jeudi à Mexico les premières homosexuelles à se marier en Amérique latine. Une union rendue possible par la légalisation du mariage gay, votée en décembre dernier dans la capitale mexicaine.
Un autre couple féminin et deux masculins se sont unis quelques minutes plus tard, lors d'une cérémonie collective organisée dans l'Hôtel de ville de la capitale et retransmise à la télévision. Ils avaient pris pour témoin le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, une des principales figures de la gauche. Un parti minoritaire dans ce pays administré par le président conservateur Felipe Calderon.
«Je vous déclare unis légitimement par le mariage, avec tous les droits et prérogatives que le mariage impose, je vous souhaite beaucoup, beaucoup de bonheur», a annoncé le juge qui a officialisé les unions. Ces premiers couples homosexuels «constituent maintenant une famille reconnue par la loi», grâce à une révision de la législation «soucieuse des valeurs de tolérance, de respect et d'égalité», a ajouté le magistrat.
Une décision attaquée en justice
La ville de Mexico, dirigée par la gauche depuis 13 ans, a légalisé le 21 décembre denier le mariage homosexuel, assorti du droit d'adoption. Une «première» en Amérique latine du point de vue de la loi. Deux mariages entre hommes avaient en effet déjà été célébrés en Argentine, mais en vertu d'une décision de justice. Car selon la loi argentine, le mariage est contracté «entre un homme et une femme».
La décision de la ville de Mexico a été attaquée en justice par le Parquet fédéral, ainsi que plusieurs Etats du pays administrés par le parti de Felipe Calderon. Mais la Cour suprême a déjà rejeté plusieurs de ces recours. Le directeur de la Sécurité sociale, Daniel Karam, a de son côté annoncé que l'institution nationale ne reconnaîtrait pas ces mariages si le Congrès fédéral ne modifiait pas sa loi fondatrice.
Le mariage homosexuel est légal dans une poignée de pays (Canada, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suisse, Afrique du Sud) et dans quelques Etats américains. En Amérique latine, l'«union civile homosexuelle», différente du mariage, est reconnue en Colombie, en Uruguay et par la ville de Buenos Aires, ainsi que par l'Etat mexicain de Coahuila.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00796-l-amerique-latine-celebre-ses-premiers-mariages-gays-.php

Droits de l'homme : les USA listent les mauvais élèves

Par Thomas Vampouille 12/03/2010
Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme, Washington critique sans réserve la Chine et l'Iran. Les Etats-Unis pointent également une résurgence de l'antisémitisme.
Symbole annuel de l'universalisme américain, la version 2010 du rapport de Washington sur les droits de l'homme a été présentée jeudi. A la manœuvre, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'a d'ailleurs pas caché «la connexion de l'évènement» avec «les aspirations universelles» que les Etats-Unis «cherchent à incarner dans leur politique extérieure». Pour Michael Posner, chargé des droits de l'homme au département d'Etat, ce rapport n'est rien de moins que le plus complet au monde sur le sujet.
Sans surprise, l'Iran et la Chine sont pointés comme des mauvais élèves en la matière. En Iran, «le mauvais bilan du gouvernement en matière de droits de l'homme a empiré pendant l'année, en particulier après l'élection présidentielle contestée de juin». Le rapport regrette la «limitation sévère» par le président Ahmadinejad du «droit des individus de changer de gouvernement pacifiquement, à travers des élections libres et justes».
Dans l'Empire du milieu, le bilan des droits de l'homme reste mauvais et se dégrade même par endroits, estime le département d'Etat. En 2009, Pékin a notamment «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux» des minorités ethniques au Xinjiang, rappelle le ministère. Dans l'ensemble du pays, «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus», relève-t-il par ailleurs. Sans surprise, Pékin a farouchement rejeté ces observations. La Chine a accusé Washington d'utiliser ce rapport comme un «instrument politique politique pour salir l'image des autres Nations et poursuivre leurs propres intérêts stratégiques». Dans la foulée, le gouvernement chinois a publié un contre-rapport accusant les Etats-Unis «d'esquiver voire de couvrir ses propres atteintes aux droits de l'Homme sur son territoire».
L'Europe épinglée sur les musulmans
Plus inattendu, les Etats-Unis estiment que la discrimination envers les musulmans a été préoccupante en 2009 en Europe. Le rapport épingle des «exemples notables de discrimination et de harcèlement» dans «plusieurs pays généralement très respectueux des droits de l'homme». En Suisse surtout, avec l'amendement constitutionnel interdisant l'érection de minarets, approuvé par référendum en novembre dernier.
De manière générale, les alliés des Etats-Unis ne sont pas épargnés par le rapport. Discrimination envers les femmes en Arabie Saoudite, liberté religieuse bafouée en Egypte, «détérioration importante de la condition des civils» en Afghanistan, «atteintes aux droits de l'homme» en Irak... En Europe, la crise économique a suscité des cas graves de violence envers les Roms. Enfin, l'offensive israélienne à Gaza, fin 2008, a tué selon les organisations de défense des droits de l'homme 1.400 palestiniens dont plus de 1.000 civils.
La montée de l'antisémitisme en 2009 préoccupe particulièrement les auteurs du rapport. «Les formes traditionnelles et nouvelles de l'antisémitisme ont continué de progresser», note le document officiel. Le département d'Etat range dans la catégorie des nouvelles formes «une critique du sionisme et de la politique israélienne qui ‘franchit la ligne jaune' en diabolisant tous les juifs».
Dans ce contexte de fragilisation des minorités partout dans le monde, Internet est devenu un «champ de bataille» de la lutte pour les droits de l'homme, avertit le rapport. La Chine en est un bon exemple, qui a «employé des milliers de personnes au niveau national et local» pour contrôler l'usage et le contenu de la Toile et bloquer l'accès aux sites étrangers. Globalement, Washington évoque une tendance mondiale pour «contrôler les voix critiques», y compris celles des journalistes, à travers les nouvelles technologies. Ces limitations, souvent appliquées «subtilement, pour éviter d'attirer l'attention des défenseurs des droits de l'homme», n'en restent pas moins «glaçantes pour ce qui est de la liberté d'expression».
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00787-droits-de-l-homme-les-usa-listent-les-mauvais-eleves-.php

Nouveau chef pour l'ONU en Haïti

AP
12/03/2010 | Mise à jour : 06:48
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, a annoncé la nomination du général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz comme nouveau commandant des forces de paix de l'ONU en Haïti.

Le général Paul Cruz remplace le commandant Floriano Peixoto Vieira Neto, lui aussi Brésilien. Une semaine après le tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté la capitale, Port-au-Prince, et sa région et fait quelque 220.000 morts, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'envoi de 2.000 soldats en renfort des 7.000 Casques bleus déjà sur place, ainsi que l'ajout de 1.500 policiers aux 2.100 déjà en Haïti.