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mardi 23 février 2010

Une nuit avec les sinistrés


Publié le 23 février 2010 à 00h00 | Mis à jour à 00h00


Deux heures du matin, au stade de soccer Silvio Cator de Port-au-Prince. Mérinus Jean, sa femme et leurs trois filles se retournent simultanément sur leurs minces matelas. 
Quelque part, un voisin vient d'allumer une radio à plein volume. Quelqu'un urine bruyamment dans un seau. Un bruit qui rappelle celui d'une voiture qui s'étouffe perce la nuit - il faut un certain temps pour comprendre qu'il s'agit d'un enfant secoué par une vilaine quinte de toux. 
«Ooooouuu baby I love your way», crache la radio. Elle grésille affreusement.
Voilà plus de cinq semaines que près de 4000 personnes s'entassent dans le stade de la ville. Mérinus Jean et sa famille y ont vécu un mois dans un abri de fortune. Puis, il y a six jours, le miracle: une amie a réussi à leur faire parvenir une tente de camping de huit places.
Samedi dernier, leur fils a passé la nuit chez sa grand-mère, hors du camp. M. Jean a invité La Presse à prendre sa place, question de mieux comprendre la vie des déplacés d'Haïti.
Nous sommes arrivés vers 19h dans un stade plongé dans le noir mais secoué par la ferveur religieuse. Rassemblées autour d'un camion rempli de haut-parleurs, des centaines de personnes battaient des mains, dansaient sur le gazon synthétique et chantaient en levant les bras au ciel.
En toile de fond, les collines illuminées de Port-au-Prince et quelques étoiles dans la nuit chaude. Magique.
Sur les pourtours du stade, quelques stands éclairés à la chandelle vendent des bonbons, des biscuits, de l'eau, du pain. À 20h30, la musique cesse. Seul un groupe d'une trentaine de jeunes reste. Au milieu d'eux, un adolescent fait du rap a cappella.
La Presse croyait s'être approchée incognito, mais Wesly Paulemont, le maître de cérémonie qui éclairait le rappeur de sa lampe de poche, braque soudain le faisceau droit dans nos yeux.
«Nous sommes un peuple noir, mais nous accueillons aussi les Blancs. Nous voulons officiellement vous souhaiter la bienvenue», déclame-t-il.
Des sourires, des questions, de rares demandes d'aide: jamais, pendant les 12 heures passées dans le camp, on ne nous a pas témoigné la moindre hostilité.
Entre chaleur et moustiques
Les gens regagnent leurs abris; ceux qui n'en ont pas s'installent directement sur le sol.
Par un labyrinthe de petits chemins qui circulent entre les refuges, nous retrouvons la famille Jean, assise par terre devant leur tente.
Il y a la mère, Calice Rosela. Les trois filles, Rachelle (25 ans), Smetana (14 ans) et Kelwine's Ornica (10 ans). Et le neveu de 29 ans, Patrick Moussignac.
Le père, Mérinus, était directeur d'un lycée dans l'île de La Gonâve quand le tremblement de terre a détruit à la fois sa maison et son école. Cet homme instruit, qui a notamment voyagé en France, a échoué ici. Une foi chrétienne inébranlable lui permet de tenir le coup.
«J'ai confiance en Dieu, il ne nous laissera pas dans une situation si embarrassante, si difficile», dit-il.
La famille parle peu. On écoute les informations sur une radio-lampe de poche que Mérinus a obtenue lors d'une distribution de l'armée américaine. Puis c'est déjà le temps des préparatifs pour la nuit.
«On se couche tôt, il n'y a rien à faire», dit M. Jean. Le pipi d'avant dodo se fait dans un seau qu'on ira vider demain hors du stade. Pour les besoins plus sérieux, ça se complique. Les toilettes, explique le maître de maison, sont sales et en nombre insuffisant.
La solution qu'a trouvée la famille est de se cacher dans le stationnement du stade, d'y faire les besoins dans un sac, puis de balancer le tout dans la petite rivière qui coule derrière.
Sin Mérinus Jean étouffe un rire gêné, il est clair que la situation ne l'amuse pas une seconde.
C'est aussi dans le stationnement du stade que la famille se lave à la débarbouillette, sous le regard des autres. Aucune douche n'a encore été installée.
Chaque soir, le dilemme entre la chaleur étouffante de la tente et les moustiques de l'extérieur se pose. Ce soir, tout le monde se faufile sous la tente, entre des draps fraîchement lavés.
La chaleur, les chiens qui aboient, les pleurs des bébés, les chicanes de voisins, les bâches des abris environnants qui battent sur la tente: ici, le sommeil se gagne difficilement et est sans cesse interrompu. Et oubliez la grasse matinée: à 5h, on circule entre les abris pour annoncer le service religieux. Celui-ci débute dans le noir, dans un coin du stade, au son des cantiques.
De retour du service, la famille se félicite pour cette excellente nuit: il n'a pas plu une seule goutte.
«Quand il pleut, c'est la misère. La misère!» dit Mme Jean, qui décrit les milliers de gens mouillés, transis, qui attendent debout en priant pendant que les enfants pleurent.
Le petit-déjeuner? «On ne doit pas agir n'importe comment», tonne M. Jean, qui préfère conserver son argent. Il refuse obstinément qu'on le lui offre.
Les jours sont souvent ennuyeux. La famille va parfois se promener en ville pour constater l'ampleur des dégâts. «Les enfants de demain nous questionneront sur la nature du séisme. Mes enfants devront avoir le bagage intellectuel pour leur répondre», dit Mérinus Jean.
Mais aujourd'hui, on reste au camp. La plus jeune, Kelwine's Ornica, a déjà commencé à jouer avec le bébé du voisin. Sinon, il y aura les tâches ménagères, la conversation, la radio, la prière de l'après-midi. Et la longue attente que quelque chose, quelque part, bouge enfin pour qu'ils puissent reprendre une vie normale.

Plus de 66 000 familles ont reçu des tentes

Publié le 22 février 2010 à 21h15 | Mis à jour le 22 février 2010 à 22h37
Environ 330 000 personnes, soit quelque 66 000 familles ont déjà reçu des tentes et des bâches pour se protéger dans les abris provisoires dressés dans les campements de réfugiés en Haïti, environ deux mois après le séisme qui a ravagé ce pays a indiqué l'ONU dans un rapport.
Le tremblement de terre du 12 janvier qui pourrait avoir fait jusqu'à 300 000 morts selon le président haïtien René Préval, a jeté environ 1,2 millions d'Haïtiens dans la rue.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), la plupart des déplacés vivent dans des camps de tentes dressées dans des parcs publics ou des espaces inondables représentant un danger potentiel dès qu'il commence à pleuvoir.
«Distribuer des articles imperméables aux gens qui vivent dans les camps est la principale priorité des agences humanitaires à l'approche de la saison pluvieuse», ont déclaré lundi des responsables de l'ONU lors d'une conférence de presse.
Près de 900 000 Haïtiens attendent toujours les tentes promises par la communauté internationale et le gouvernement a fait de l'acheminement d'abris provisoires une priorité, avait de son côté déclaré samedi le président haïtien René Préval.
Remerciant la communauté internationale pour les efforts déployés afin de venir en aide aux Haïtiens, M. Préval a indiqué que, plus d'un mois après le séisme, «seuls 24% des 1,2 million de déplacés se trouvaient sous une tente».
«Il est urgent aujourd'hui que ceux qui sont dans la rue, exposés aux intempéries (...) trouvent des abris tout de suite», avait encore martelé M. Préval.
Ocha a indiqué que plus de 560 000 personnes vivaient dans plus de 330 campements à Port-au-Prince. 21 campements surchargés avec un total de 180 000 occupants doivent être décongestionnés, a recommandé l'organisation.
Les agences de l'ONU ont également assuré qu'elles fournissaient 5 litres d'eau par jour à plus de 910 000 personnes sur un total de 1,1 million visées à Port-au-Prince et dans les villes de Léogane et Jacmel très affectées par le séisme.
Par ailleurs le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu servir une ration alimentaire à plus de 3,8 millions de personnes dans les régions dévastées par le tremblement de terre du 12 janvier.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/22/01-954239-plus-de-66-000-familles-ont-recu-des-tentes.php

Un convoi d'aide alimentaire attaqué par une foule en colère


Publié le 22 février 2010 à 19h56 | Mis à jour le 22 février 2010 à 19h58

Agence France-Presse
Port-au-Prince
Un convoi d'aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) destinée aux sinistrés du séisme du 12 janvier en Haïti a été attaqué lundi dans la localité de Limbé, proche de la ville du Cap-haïtien dans le nord du pays, a-t-on appris de source policière. 
Selon un commissaire de police de la ville contacté par l'AFP, l'incident s'est produit à la sortie de la ville où des Haïtiens avaient érigé des barricades pour bloquer le passage du convoi.
«Les gens ont tenté de s'emparer des produits en bloquant la sortie de la ville au convoi», a précisé le commissaire Augustin Dumercy.
La police nationale a été dépêchée sur les lieux de l'incident, mais aucune arrestation n'a été effectuée, a-t-on appris de même source.
«Après des pourparlers avec les Casques bleus chiliens qui convoyaient le convoi, des caisses de lait ont été distribuées aux gens qui se sont battus entre eux en se lançant des pierres. Apparemment il n'y pas eu de victimes», a encore indiqué l'officier de police.
«Le convoi, composé de containeurs remplis de rations alimentaires et escorté par l'ONU, a été attaqué par plusieurs centaines de personnes qui ont lancé des pierres en direction des véhicules en réclamant de l'aide», a indiqué à l'AFP un enseignant sur place contacté par téléphone.
Les produits d'au moins un des containeurs ont été emportés par la foule qui réclamait de l'aide.
Selon un rapport du PAM, l'organisation a fourni depuis le 12 janvier des rations alimentaires à près de 4 millions d'Haïtiens à Port-au-Prince et dans les régions affectées par le séisme.
Plus de 910 000 personnes sur un total de 1.1 million visées recoivent de l'eau dans environ 300 sites d'hébergement à Port-au-Prince, Léogane et Jacmel, a encore indiqué le PAM.

Haiti : 900.000 Haïtiens ont besoin de tentes

Environ 330.000 personnes, soit quelque 66.000 familles ont déjà reçu des tentes et des bâches pour se protéger dans les abris provisoires dressés dans les campements de réfugiés en Haïti, environ deux mois après le séisme qui a ravagé ce pays a indiqué l'ONU dans un rapport.

Le tremblement de terre du 12 janvier qui pourrait avoir fait jusqu'à 300.000 morts selon le président haïtien René Préval, a jeté environ 1,2 millions d'Haïtiens dans la rue. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), la plupart des déplacés vivent dans des camps de tentes dressées dans des parcs publics ou des espaces inondables représentant un danger potentiel dès qu'il commence à pleuvoir.

"Distribuer des articles imperméables aux gens qui vivent dans les camps est la principale priorité des agences humanitaires à l'approche de la saison pluvieuse", ont déclaré hier des responsables de l'ONU lors d'une conférence de presse.

Près de 900.000 Haïtiens attendent toujours les tentes promises par la communauté internationale et le gouvernement a fait de l'acheminement d'abris provisoires une priorité, avait de son côté déclaré samedi le président haïtien René Préval.

AFP
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17034

80 % des écoles ont été détruites ou endommagées lors du séisme



Le secteur éducatif haïtien a enregistré des pertes humaines et matérielles énormes lors du violent tremblement de terre du 12 janvier 2010 selon un rapport du Ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).

Dans le département de l'Ouest 57 % des écoles publiques et 26 % des écoles privées ont été détruites. De plus les statistiques prouvent que 52% (2 394) des écoles privées sont très endommagées et ne peuvent accueillir des enfants.

Le directeur général du Ministère de l'éducation, Pierre Michel Laguerre, révèle que seulement 58 écoles publiques et 929 écoles privées, représentant 20% du nombre total d'établissements scolaires, sont intactes après le tremblement de terre.

En ce qui a trait aux pertes en vies humaines, les responsables du Ministère de l'éducation informent que 3 951 élèves, 541 enseignants et 189 fonctionnaires ont été tués. Les statistiques des disparus n'ont pas été communiquées par la commission d'évaluation.

Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince 95 % des écoles sont gérées par le secteur privé ( 4 530 écoles privées contre 271 écoles publiques).

Le ministre de l'éducation Joël Desrosiers Jean Pierre, a lancé ces dernières semaines une série de consultation avec les représentants des associations de directeurs d'écoles en vue de définir une stratégie commune pour la reprise des activités académiques.

LLM

Haiti : 1.5 millions d'euros pour Port-au-Prince

Ce mardi à Paris, Jean-Yves Jason, Maire de Port-au-Prince à rencontré son homologue Bertrand Delanoë, Maire de Paris.

La mairie de Paris a débloqué 1,5 million d'euros (2.04 millions de dollars) sur 3 ans pour participer, entre autres, à la reconstruction de l'administration municipale. M. Delanoë a insisté pour que la somme d'argent allouée servira à des projets sur du long terme, comme la formation de jeunes ouvriers qualifiés, la construction d'abris en dur, l'aménagement de locaux pour la municipalité, l'amélioration des services de santé. Un service de propreté et de parcs et jardins sera également mis en place pour réhabiliter le Champ de Mars, la plus grande place publique de Port-au-Prince, aujourd'hui transformée en vaste camp d'abris de fortune. La Mairie de Paris a tenu à mettre l'accent sur l'échange d'expertise et la formation sur place de ces "jeunes ouvriers qualifiés" dans les domaines de la voirie, des espaces verts, de la construction, etc. "Port-au-Prince a besoin de former son personnel municipal pour qu'il s'approprie les différents projets de reconstruction", commente Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris.

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17037

Haiti : Un convoi attaqué


Hier peu après 3 heures de l'après-midi, un convoi d'aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM), composé de quatre conteneurs remplis de rations alimentaires, a été attaqué dans la localité de Limbé. Plusieurs centaines de personnes ont lancé des pierres en direction des véhicules en réclamant de l'aide. Le convoi fessait le voyage Cap-Haïtien/Port-au-Prince.
Selon Augustin Dumercy, commissaire de police de la ville : "Les gens ont tenté de s'emparer des produits en bloquant la sortie de la ville au convoi". Le commissaire a précisé que la PNH a été dépêchée sur les lieux de l'incident, mais qu'aucune arrestation n'a été effectuée.
M. Dumercy précise également qu'après des pourparlers avec les Casques bleus chiliens qui convoyaient le convoi, des caisses de lait ont été distribuées aux gens qui se sont battus entre eux en se lançant des pierres et qu'apparemment il n'y pas eu de victimes.

N/ Radio Métropole Haïti

Haïti désormais doté de 3 postes de surveillance sismique

Le pays est désormais doté de 3 postes de surveillance sismique .L'annonce a été faite par le ministre de l'environnement, Jean Marie Claude Germain.
Ces 3 stations de surveillance sismique ont été installées respectivement à Port-au-Prince, Jacmel et Léogane. Le projet financé par le gouvernement canadien permettra aux spécialistes haïtiens de détecter avec précision les différentes secousses telluriques.
« Elles sont dotées d'un capteur qui comporte deux éléments, à savoir, un sismomètre et un accéléromètre » a déclaré le titulaire de l'environnement qui intervenait sur les ondes de Radio Métropole.
Le ministre de l'environnement estime que l'installation de ces trois postes sismique dans le pays constitue une avancée considérable, dans le cadre de la mise en place d'un réseau permanent de contrôle des aléas sismiques en Haïti.
D'un autre coté monsieur Germain, déplore le manque de marqueurs GPS placés le long des deux failles. Selon lui il faudrait au moins une centaine de marqueurs GPS pour mieux comprendre le mouvement des deux failles, alors que le pays dispose actuellement que 40 de ces instruments.
Entre temps les répliques se poursuivent au niveau de la capitale haïtienne. Plus d'une cinquantaine sont déjà enregistrées par l'Institut Américain D'Etude Géologique (USGS) , depuis le 12 janvier .
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17042

3 stations sismologiques opérationnelles en Haïti



Haïti dispose depuis quelques semaines de trois stations sismologiques pouvant analyser les secousses telluriques enregistrées sur la faille de la presqu'île du sud. Obtenues grâce à un don du commissaire géologique du Canada, les stations ont été installées à Pétion ville, Léogane (Ouest) et Jacmel (sud-est).
Les stations sismologiques comportent chacun un sismomètre pouvant analyser les secousses inférieures à 4 et un accéléromètre pour l'analyse des séismes supérieures à 4. Elles sont gérées par l'Observatoire Nationale de l'Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV).
Ces installations sismologiques, reliées au réseau canadien, permettent pour la première fois de noter les magnitudes des secousses telluriques inférieures à 4 non perceptibles par l'être humain.
L'ONEV est placé sous la tutelle du Ministère de l'Environnement qui avait été impliqué dans l'installation de 40 capteurs GPS le long des deux failles traversant l'Ile d'Hispaniola. Ces marqueurs installés entre juillet et novembre 2009 permettent de contrôler les mouvements des failles.
Le ministre de l'Environnement, Jean Marie Claude Germain, révèle que les informations collectées par les capteurs ont été acheminées à l'équipe d'Eric Calais, professeur de Géophysique à l'Université de Perdue (Etats-Unis).
Les capteurs et les stations sismologiques représentent la première étape dans les efforts des autorités haïtiennes visant une surveillance sismique régulière du territoire.
Toutefois le ministre Germain fait remarquer que le pays ne compte aucun expert pouvant analyser les données fournies par les matériels. Il espère que les universités haïtiennes pourront former des techniciens en géodésie spatiale, sismologie et les autres sciences liées à l'étude de l'écorce terrestre.
5 fortes répliques avaient été ressenties ces dernières 48 dans au moins trois départements géographiques. Ces répliques provoquent l'anxiété et la panique des habitants de la région métropolitaine.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17043

lundi 22 février 2010

Haïti: Préval sauvé par sa petite-fille

AFP
23/02/2010 | Mise à jour : 07:18
Le président haïtien René Préval a échappé au séisme qui a ravagé son pays le 12 janvier parce qu'il avait pris quelques instants pour jouer avec sa petite-fille dans son jardin, a-t-il raconté hier soir à la télévision mexicaine.

Le président Préval a déclaré que le bilan du séisme approchera 300.000 morts en arrivant avant-hier soir au sommet dit "de l'Unité" de trente-deux pays d'Amérique latine et des Caraïbes, réuni au Mexique dans la station balnéaire de Cancun (sud-est), et dont l'aide à Haïti est un des thèmes principaux. Le dernier bilan officiel fait état de 217.000 morts.

M. Préval a expliqué hier, dans une interview à la chaîne de télévision mexicaine Televisa, qu'il avait échappé à la mort pour avoir pris le temps de jouer avec sa petite-fille dans son jardin en revenant d'une réunion officielle. "J'allais rentrer chez moi, mais je ne suis pas entré tout de suite, car le me suis arrêté pour jouer avec ma petite-fille qui était là dans le jardin. Et la maison est tombée et j'ai vu le palais présidentiel qui s'effondrait aussi", a expliqué M. Préval. "Ceux qui sont restés vivants, c'est parce que leur jour n'était pas arrivé", a-t-il conclu.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/23/01011-20100223FILWWW00357-haiti-preval-sauve-par-sa-petite-fille.php

Des parents adoptants en colère veulent se rendre en Haïti


Marion Souzeau | 22.02.2010, 15h47 | Mise à jour : 20h19
«Pourquoi notre enfant n'est pas considéré comme les autres ?». Voilà plus d'un mois que Christine et son mari attendent le rapatriement de Mickenson, leur fils adoptif toujours bloqué en Haïti depuis le séisme.
Considérant que «Bernard Kouchner ne [leur] donne pas le choix», ce couple de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a décidé de se rendre là-bas «au péril de [leurs] vies» pour ramener leur petit.
Leur cas est loin d'être isolé : au total, 116 familles françaises réclament actuellement le transfert de leurs enfants. Toutes ont obtenu, avant la catastrophe, un jugement d'adoption valide. Mais le ministère des Affaires étrangères, qui avait décidé d'accélérer l'évacuation des orphelins haïtiens en cours d'adoption, a décidé de faire machine arrière. Aucun rapatriement n'a eu lieu depuis le 11 février dernier. «Sur les 371 enfants rapatriés jusqu'ici, certains retours d'expérience ne sont pas positifs», justifie-t-on au Quai d'Orsay.
Le Quai d'Orsay fait valoir l'intérêt supérieur des enfants
Le porte-parole du ministère, Bernard Valero, a donc annoncé lundi l'envoi en Haïti, «dans les meilleurs délais», d'une équipe de pédopsychiatres. Ils auront pour mission de rencontrer les enfants adoptés afin de leur assurer une arrivée en France «dans les meilleures conditions». «Même si nous comprenons parfaitement l'impatience des familles, ce temps de travail et de conception est un temps nécessaire de respect de l'enfant», fait valoir le porte-parole, alors que le projet de création d'un «sas» en Guadeloupe a également reçu l'aval du Premier ministre la semaine dernière.
Interrogé sur l'intention de certaines familles de rejoindre «l'île martyre», le Quai d'Orsay répond qu'il ne peut pas les en empêcher. «Les vols commerciaux ont repris, rappelle-t-on. Mais ces familles ne pourront pas partir avec leurs enfants si l'ambassade ne leur a pas délivré de laisser-passer».
Malgré les mises en garde de certains spécialistes de l'enfance, Christine juge l'attitude du gouvernement. «inadmissible». «Là-bas, les émeutes gonflent de plus en plus et il y a eu encore une secousse ce lundi. La directrice de la crèche où se trouve Mickenson est très inquiète. Nous ne pouvons pas laisser notre fils dans cette situation», s'insurge-t-elle.
http://www.leparisien.fr/seisme-haiti/des-parents-adoptants-en-colere-veulent-se-rendre-en-haiti-22-02-2010-825210.php

DES MAUX D'HAITI A TRAVERS DES MOTS D'HAITI

Que de temps et de l'énergie de perdu juste pour un sac de riz
Coucou en direct d'Haïti
Nos femmes attendent patiemment pour un sac de riz. Elles sont des milliers à attendre depuis six heures du matin faisant une queue qui ne finit pas. Sous un soleil ardent. Dans la poussière et la boue… Elles préfèrent attendre. Juste pour un sac de riz.
C’est incroyable! Voyez-vous combien d’heures de travail que nous perdons, combien de bras libres… combien de têtes qui ne pensent qu’à un sac de riz?
En plus ce n’est pas tout, plus loin après la file quand ces femmes sortent avec leur sac de riz sur la tête nous voyons plus loin, nos hommes, qui eux aussi attendent leurs femmes, ou doit on dire le même sac de riz. Donc de six heures du matin à midi et trente sept minutes, il y a deux personnes qui ont perdu six heures et demie de temps. Cela veut dire douze heures de travail par jour de perdu pour un sac de riz.
Personne n’est là pour mettre un frein à tout ça?? Personne ne pense qu’il faut commencer à créer du travail pour ces gens là, un travail peut être qui ait rapport à la construction du pays, à la propreté de nos rues, de notre Haïti.
Faire des équipes pour le nettoyage, demander à ces gens de faire au moins quatre heures de travail pour ce sac de riz, c’est à la fois un mieux pour leur dignité et pour le pays aussi.
Ils doivent travailler si non des milliers de gens sont en train de vagabonder dans nos villes sans rien faire et finiront par se lasser pour devenir ensuite des aigris, des paresseux, et des faiseurs d’enfants car leur seul loisir à présent c’est de jouer, jouer et jouer à tout.
I WAS THERE!
Coucou
22/02/2010

Les autorités veulent créer de nouveaux abris provisoires

Les autorités gouvernementales et locales ont entrepris des démarches en vue de déloger les sans abris regroupés sur les places publiques. Des fonctionnaires du gouvernement ont pu déplacer un premier groupe de 190 familles du champ de Mars vendredi dernier. Ces personnes disposent maintenant de tentes et de sanitation non loin des ruines de la Cathédrale.
Un haut cadre du ministère de l'environnement a expliqué que 90% des sans abris du Champ de Mars proviennent de Bel Air, Fort National et Carrefour feuilles.
Les sinistrés du champ de Mars ne sont pas prêts à abandonner leur nouveau quartier. Des maisonnettes en toitures métalliques ont été construites ces derniers jours dans ce espace vert qui donne accès au Palais National, au Palais de ministères (en ruine) et au Mupanah.
De nombreux sinistrés refusent de se rendre à Morne cabri ou Ganthier (Ville frontalière) comme annoncé par les autorités. Certaines personnes s'adonnent à la vente de produits de première nécessité non loin de leurs tentes rudimentaires.
Pire certains individus ont entrepris de construire des maisons pour les vendre ou louer à des sinistrés au Champ de Mars.
Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason a réclamé des actions urgentes du gouvernement pour ces sans abris livrés à eux-mêmes.
De son coté, le maire de Delmas, Wilson Jeudi, a demandé aux sinistrés regroupés à Saint Louis de Gonzague de déguerpir. Le maire disposerait de 130 tentes pouvant accommoder plusieurs salles de classes. Il se réjouit de la collaboration des frères qui sont prêts à créer un campus scolaire.
Le maire de Delmas se propose de reloger ces sinistrés dans un autre endroit avant la fin de ce mois.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17025

Préval réclame des dispositions pour protéger la production nationale


Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, appelle les bailleurs de fonds et les ONG à apporter des modifications dans la distribution de l'aide humanitaire afin qu'elle n'affaiblisse pas la production agricole locale. Il souhaite que l'assistance internationale se matérialise par la création d'emplois pour les haïtiens dans le but de favoriser une reprise de l'activité économique.
Répondant aux questions des journalistes en marge d'une rencontre avec la présidente du Chili, M. Préval a fait valoir que les agriculteurs haïtiens continuent à alimenter le marché en céréales et denrées de toutes sortes. Il encourage les ONG désireuses de continuer à fournir des rations alimentaires à s'approvisionner sur le marché local.
Le président Préval justifie sa démarche par la nécessité de faciliter une reprise des activités commerciales. Il révèle que les grossistes et les détaillants ne peuvent écouler leurs stocks en raison d'une concurrence de l'aide humanitaire.
Cet avis est partagé par le coordonnateur général de la Commission Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), Gary Mathieu, qui confirme une augmentation de la production agricole au cours de ces derniers mois. M. Mathieu assure que 53 % des 105 000 tonnes de nourriture nécessaires pour les sans abris au cours des 6 prochains mois seront disponibles sur le marché local.
Dans le même temps, le coordonnateur de la commission chargée de la gestion de l'aide, Michel Chancy, informe que le volume des importations de riz au cours des deux derniers mois représente 10 % du volume habituel. 2 000 tonnes de riz ont été importées contre 20 000 en janvier et février 2009.
M. Chancy explique que le pays n'est pas touché par la famine et que les foyers disposent de quelques ressources financières. Il révèle que le montant des transferts de fonds de la diaspora en janvier 2010 est 10 fois supérieur à celui du mois précèdent.
LLM

Un plan Marshall pour Haïti

Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union Européenne pour les Affaires étrangères a annoncé aujourd'hui que l'Union européenne veut lancer "un plan Marshall" pour Haïti.
Le plan Marshall, officiellement appelé "Programme de rétablissement européen", fut un plan américain pour aider la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale.
"Nous devons mettre en œuvre une sorte de plan Marshall pour Haïti" a déclarée Catherine Ashton au cours d'une conférence de presse à Bruxelles, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE. Elle a également souligné que le soutien européen. Le montant de l'aide financière européenne s'élève jusqu'à présent à 609 millions d'euros (829 millions de dollars)(budget UE et budget national), dont 309 millions d'euros (421 millions de dollars) d'aide humanitaire (120 millions du budget UE, 189 millions des États de l'UE). 300 millions d'euros (408 millions de dollars) sont destinés à la reconstruction et la réhabilitation.
Mme. Ashton devrait se rendre à Port-au-Prince la semaine prochaine.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17030

Haiti : Les Canadiens s'en vont


Le Canada a commencé le retrait des troupes envoyées en Haïti pour apporter de l'aide humanitaire d'urgence. Le navire NCSM Halifax qui se trouvait au large de Jacmel a quitté les eaux haïtiennes pour retourner au Canada. Le Canada avait déployé juste après le séisme près de 2.000 soldats, Peter MacKay ministre de la Défense nationale du Canada avait précisé que le mandat de la majorité des militaires envoyés sur place s'étirerait entre 30 et 60 jours.
Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères au Canada a tant qu'à lui précisé que "Les forces canadiennes continueront à apporter une aide à la mission de stabilisation". Un plan de transition "concerté" avec les autorités haïtiennes, l'ONU et les autres pays impliqués a été mis sur pied, a dit M. Cannon.
N/ Radio Métropole Haïti

Des avocats offrent gratuitement des consultations aux Haïtiens

La Presse Canadienne, Montréal
Pour venir en aide aux Haïtiens de Montréal qui désirent parrainer des membres de leur famille touchés par le séisme qui a dévasté Haïti, un service de consultations juridiques gratuites vient d'être mis sur pied.
L'initiative a été lancée par l'Association du Barreau canadien et le Barreau du Québec.
Les consultations, offertes bénévolement par une trentaine d'avocats, se déroulent à la Maison d'Haïti, à Montréal.
Un volume important de demandes de parrainage est attendu, puisque des règles d'exception ont été annoncées le 3 février par la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.  Ainsi, un Canadien d'origine haïtienne peut parrainer ses parents et grands-parents, son conjoint, ses enfants, peu importe l'âge, et ses frères et sœurs. Il doit toutefois accepter la responsabilité de la personne qu'il parraine.
Des avocats spécialisés en immigration sont sur place pour répondre aux questions des demandeurs.

Haïti: du cinéma pour les sinistrés

Quiconque est arrivé au Champ-de-Mars ce week-end sans trop savoir à quoi s'attendre a connu une grande surprise. Deux écrans géants à double face éclairés par des projecteurs numériques.
Philippe Mercure, envoyé spécial La Presse
(Port-au-Prince) Victor Fabrice, 20 ans, est venu avec sa copine Robertine qu'il a enlacée toute la soirée. Wislande Trésor a regardé la chose debout devant sa tente. Christy, 2 ans, a donné la main à sa grand-maman Chantale pour s'y rendre à petits pas, l'air très impressionné dans sa jolie robe jaune. C'était le «Sinema anba Zetwal» en fin de semaine au Champ-de-Mars de Port-au-Prince. Prononcez tout haut et vous comprendrez: «Sinema anba Zetwal», c'est du cinéma sous les étoiles. À la fois moyen de divertissement, de rassemblement et d'éducation pour un peuple qui doit collectivement se remettre de bien des émotions depuis le tremblement de terre du 12 janvier.
«C'est de la nourriture pour l'esprit, explique Laurence Magloire, Montréalaise à l'origine de l'activité. Ils ont distribué du riz pour nourrir les ventres. Nous, on nourrit les âmes.»
Quiconque est arrivé au Champ-de-Mars ce week-end sans trop savoir à quoi s'attendre a connu une grande surprise. Deux écrans géants à double face éclairés par des projecteurs numériques, une scène balayée de lumières multicolores, des consoles et haut-parleurs de qualité: derrière, Laurence Magloire et son équipe dirigeaient le spectacle, penchés sur une longue rangée d'ordinateurs portables.
Le groupe est loin d'en être à ses premières armes. Laurence Magloire est une ancienne de Radio-Canada qui a tout quitté il y a 10 ans pour revenir dans son pays d'origine. Depuis 2002, elle organise des tournées de cinéma dans tout Haïti pour montrer, éduquer et émanciper.
Inutile de dire qu'avec le séisme du 12 janvier, son projet a redoublé de pertinence. La représentation de vendredi dernier a marqué le départ de Food for Souls
(de la nourriture pour les âmes) - une ambitieuse tournée de 17 semaines qui vise à tenir 260 représentations dans le pays. Le groupe compte entre autres visiter 52 camps de déplacés de Port-au-Prince.
«Les gens n'ont rien à faire actuellement, dit Laurence Magloire. La télé était déjà inexistante et ne remplissait pas son rôle d'éducation. C'est ce qu'on veut faire.»
Chaque représentation compte des spectacles musicaux, des interventions au micro, des vidéos et des films. Les animateurs font régulièrement circuler le micro parmi la foule, qui envoie ses appels à l'aide, ses récriminations ou quelques blagues qui font rire l'assistance.
De superbes images de paysages haïtiens ont défilé, afin de renforcer le sentiment d'appartenance des habitants pour leur pays. Entre tout ça, des messages éducatifs sur l'environnement, la planification familiale ou la façon d'affronter le traumatisme sont passés.
«Ça nous permet d'oublier nos problèmes, ça nous permet de relaxer», a dit Chantale René, l'une des milliers de sinistrés qui ont trouvé refuge au Champ-de-Mars.
Les fonds proviennent de commanditaires, parmi lesquels on trouve le célèbre rhum Barbancourt, ainsi que LGLSA, bureau haïtien de la firme d'ingénierie québécoise SNC-Lavalin.
Mme Magloire explique que le tremblement de terre a attiré l'attention sur la cause qu'elle défend. «C'est la première fois que les gens comprennent vraiment ce que je fais en Haïti. Avant, je mendiais pour avoir des sous. Là, tout le monde me dit: Je veux t'aider, je veux t'aider.»
Scène extérieure, foule qui se serre les coudes, longues rangées de toilettes chimiques: on aurait pu se croire au Festival de jazz ou aux FrancoFolies de Montréal, ce week-end, au Champ-de-Mars. Le hic, c'est qu'on ne sait pas encore quand on pourra enfin retirer ces toilettes «temporaires». Et que bon nombre de ceux qui se pressaient sur la place centrale y campent aussi depuis maintenant plus de cinq semaines.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201002/22/01-953924-haiti-du-cinema-pour-les-sinistres.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-international_section_ECRAN1POS1

Le bilan du séisme du 12 janvier pourrait atteindre 300 000 morts selon le président haïtien

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 22.02.10 | 08h32  •  Mis à jour le 22.02.10 | 09h50
Le président haïtien René Préval estime dimanche que le bilan du séisme qui a frappé son pays le 12 janvier pourrait s'établir à 300 000 morts. "Vous avez vu les images, vous avez pu vous rendre compte de la situation. Plus de 200 000 cadavres ont été récupérés dans les rues, sans compter ceux qui se trouvent toujours sous les décombres", a déclaré Préval lors d'une réunion des dirigeants des pays d'Amérique latine et des Caraïbes au Mexique. "Nous pourrions atteindre le nombre de 300 000 morts." La question de la reconstruction d'Haïti sera le principal sujet abordé lors du sommet régional qui se déroule près de la station balnéaire de Playa del Carmen.
Si ce nombre était confirmé, le tremblement de terre qui a frappé Haïti pourrait être la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l'histoire moderne. Le tsunami qui avait touché l'océan Indien en 2004 avait fait plus de 200 000 morts. Les dégâts provoqués par le séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter sont évalués à 14 milliards de dollars, selon une estimation de la Banque interaméricaine de développement.

Le séisme a détruit plus de 250 000 habitations et laissé 1,5 million de personnes sans abri à Port-au-Prince. Préval a précisé que l'urgence concernait la mise en place d'abris d'urgence. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain s'inquiètent de l'absence de sanitaires et d'eau potable qui pourrait se traduire par l'apparition d'épidémies, alors que la saison des pluies est attendue pour le mois de mars.
"Les premières précipitations qui ont commencé à s'abattre sur Port-au-Prince rendent impossible une vie décente et c'est pour cela que nous avons besoin d'abris", a déclaré Préval. "Plutôt que des travaux de reconstruction, nous devons travailler à une refondation du pays en ne nous concentrant pas seulement sur la capitale", a ajouté Préval. Le président haïtien a appelé les pays latino-américains à investir dans l'industrie afin d'aider son pays à s'affranchir de sa dépendance à l'aide internationale.
Près de 900 000 Haïtiens attendent toujours les tentes promises par la communauté internationale et le gouvernement a fait de l'acheminement d'abris provisoires une priorité, a déclaré samedi le président Préval. "Nous accordons la plus haute priorité" à la recherche des moyens de "permettre le plus rapidement possible aux familles de s'abriter dans des conditions décentes", a-t-il souligné, expliquant qu'une autre des principales priorités du pays était de rouvrir les écoles.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/02/22/le-bilan-du-seisme-du-12-janvier-pourrait-atteindre-300-000-morts-selon-le-president-haitien_1309426_3222.html

SOIRÉE DE SOUTIEN POUR LES JOURNALISTES HAÏTIENS

14 FÉVRIER 2010
 La catastrophe survenue à Haïti entraîne on le sait d’énormes besoins de différentes nature. En dehors des besoins les plus vitaux (soins, alimentation), de nombreux haïtiens sont privés de leur outil de travail, notamment les journalistes. Or, dans de tels moments, l’information est d’autant plus essentielle  pour la population. Nos collègues, avec un courage exemplaire, essaient avec les moyens qui leur restent de continuer à faire leur métier. Mais ils ont besoin de notre soutien.

L’Union des clubs de la presse de France et francophones (Ucpf)a donc décidé d’apporter, via les 25 clubs qu’elle regroupe dans l’hexagone, outre-mer et dans des pays francophones, une aide spécifique à ses confrères. Depuis trois ans, un club de la presse existe à Haïti et adhère à l’Ucpf. Si les journalistes qui l’animent  sont bien heureusement indemnes, la plupart ont vu les locaux de leurs médias détruits avec leur matériel. Compte tenu des difficultés de transport, nous avons choisi d’organiser dans nos clubs respectifs des opérations permettant de réunir des sommes qui seront envoyées au club de la presse haïtien. Nous espérons ainsi aider nos confrères à pouvoir acheter sur place – donc en contribuant à la relance de l’économie locale – le matériel le plus urgent dont ils ont besoin pour travailler.
Notre club de la presse Marseille Provence Alpes-du-Sud organise pour sa part une soirée spéciale de solidarité en faveur de ces journalistes haïtiens. Celle-ci aura lieu le jeudi 18 février au Château Ricard, dont les salons sont mis à notre disposition par la direction de la communication de la société Ricard.
De grands témoins participeront à cette soirée : le Dr Jonas Jolivert, président de l’Association culturelle haïtienne de Marseille, Serge Montesinos, président-fondateur de « Pompiers sans frontières », Philippe Larue, grand reporter à La Provence de retour de Haïti comme Jean-François Giorgetti, grand reporter à France 3 Méditerranée. Un groupe de musiciens haïtien « Melo Band » animera cette soirée.
Par ailleurs, une tombola aura lieu, dotée de nombreux lots grâce à nos partenaires et amis : voyages, week-end, invitations au restaurant, abonnements à des journaux et tableaux…
Les toiles et lithographies offertes pour cette tombola sont visibles sur ce site, rubrique Les Photos, « Haïti, soirée de soutien » ou en cliquant .