Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 21 avril 2009
Interrogations sur les causes du faible taux de participation aux sénatoriales
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15091
Le torchon brûle entre les candidats de la Fusion et de l'Ucadde dans le Centre
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La Plate-forme présidentielle LESPWA revendique officiellement les violences qui ont perturbé les législatives partielles dans le Plateau central
lundi 20 avril 2009, Radio Kiskeya
Un responsable régional de la Plate-forme présidentielle LESPWA (Espoir) a revendiqué les graves incidents qui se sont produits dimanche dans le Plateau central et qui ont conduit le Conseil Electoral Provisoire (CEP) à annuler les législatives partielles qui se déroulaient dimanche dans ce département.
Jacquelin René Casimir, membre de la Coordination de l’organisation dans le Plateau central, a déclaré qu’il n’y a aucun lieu pour lui de chercher des faux fuyants et que c’est bien LESPWA qui a résolu de bloquer la « démagogie » qui avait cours dans le département au profit du rival de son candidat au Sénat, celui de l’Union des citoyens haïtiens pour la démocratie, le développement et l’éducation (UCCADE), le député en fonction Willo Joseph.
Le responsable de LESPWA a dénoncé le fait que Willo Joseph a bénéficié ouvertement du soutien de la police et que « des individus connus pour être ses partisans zélés, tels que les nommés Ti Babi, Sonthonax et Ti Son et le chargé de mission Denis, déambulaient partout en compagnie de plusieurs policiers ».
« Nous sommes un groupe de dirigeants de LESPWA qui, ayant appris que les partisans de Willo Joseph avaient rempli des urnes dans la localité de Papaye, nous avons décidé de bloquer cette démagogie », a déclaré Casimir en référence au fait que des commandos ont fermé « manu militari » plusieurs bureaux de vote et fait usage de leurs armes en divers endroits.
Des journalistes et des témoins ont relevé que les véhicules à bord desquels circulaient les commandos appartiennent au deuxième sénateur du Centre, Jacques Jean Wilbert, élu sous la bannière de LESPWA.
Un superviseur électoral connu sous le nom de Alténor a été blessé par balle au moment de ces incidents dans la localité de Sarasin. Réagissant à ces incidents, la 1ère sénatrice du Centre, Mme Edmonde Supplice Beauzile, a parlé de « complot au plus haut niveau ».
Elle a en ce sens mis en cause la passivité de la police et l’implication du ministre de l’agriculture, Joanas Gué, dans les incidents. Celui-ci a formellement rejeté lundi de telles allégations.
Des incidents ont émaillé la journée électorale dans diverses autres régions du pays, notamment dans la commune de Vêrettes (Bas-Artibonite, Nord) où l’on a enregistré des échanges de tirs entre partisans de candidats rivaux qui n’auraient apparemment fait aucune victime. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5845
René Civil dénonce un plan du pouvoir visant à épingler lui-même et d’autres dirigeants Lavalas
lundi 20 avril 2009, Radio Kiskeya
L’ancien chef de JPP, René Civil, devenu l’un des leaders de Fanmi Lavalas, a dénoncé lundi un complot du pouvoir visant à procéder à son arrestation et à celle de plusieurs autres activistes du parti de Jean-Bertrand Aristide.
Un peu plus tôt dans la journée, René Civil et Nahoun Marcellus, ex-Député contesté, avaient quitté précipitamment le Parlement où ils venaient d’arriver afin de rendre une nouvelle visite de solidarité aux cinq représentants de la base Lavalas qui étaient en grève de la faim contre les élections. Des agents de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) se seraient lancés à leurs trousses.
M. Civil souligne que Marcellus et lui sont, entre autres, parmi les membres de Fanmi Lavalas que le régime du Président Préval chercherait à neutraliser en les envoyant en tôle. Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, se serait chargé d’exécuter cette mission, selon René Civil.
Reprenant la thèse chère à Lavalas, il s’est une fois de plus targué d’appartenir au parti le plus populaire d’Haïti en appelant à la mobilisation contre le chef de l’Etat, accusé de trahison.
Plusieurs autres représentants du parti d’Aristide s’étaient rendus au Palais Législatif en compagnie de MM. Civil et Marcellus. Conduite par le Dr Maryse Narcisse, la délégation comprenait également les anciens Députés Lionel Etienne et Milien Romage. Le groupe allait être très vite rejoint par les avocats du parti Camille Leblanc et Stanley Lafortune à la suite d’une tentative apparente de la police d’appréhender les grévistes qui venaient de mettre fin à leur mouvement. Une fourgonnette de l’Administration pénitentiaire nationale (APENA) et des agents de la CIMO, une unité spécialisée de la PNH, les attendaient à l’entrée principale du Palais Législatif. Le bruit courait qu’ils devaient être conduits en prison ou contraints de faire relever leurs empreintes digitales pour avoir pénétré de façon incompréhensible dans l’enceinte d’un bâtiment officiel hautement sécurisé.
Après maintes protestations des dirigeants Lavalas et des avocats, les cinq hommes ont pu finalement rentrer chez eux en toute liberté.
Ils avaient entamé leurs grève de la faim pour tenter d’empêcher la tenue des sénatoriales partielles de dimanche dont Lavalas -écarté de la course- s’est réjoui de l’échec qu’il tente d’attribuer essentiellement à son « opération portes fermées », un boycott lancé sur fond de menaces diverses et insidieuses. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5846
L’ancien Premier Ministre d’Aristide Yvon Neptune fustige les lavalassiens
L’ancien sénateur de la République critique l’aile dure de Fanmi Lavalas qui a prôné le boycott des élections estimant que cette approche n’est pas une option viable pour la démocratie. « Jan’l Pase’l Pase ou la rue rouge », indique Yvon Neptune, ce sont des slogans guerriers qu’on ne saurait ne pas condamner». L’ancien coordonnateur a.i du parti de l’ancien président Aristide a remis en cause le statut de mandataire du parti que s’est affublée Mme Maryse Narcisse par exemple et indique que ces manœuvres nuisent à l’unité du parti et ont favorisé le Conseil électoral provisoire dans sa décision condamnable d’exclure Fanmi Lavalas de la course aux sénatoriales partielles. Invité spécial à cette émission de Ranmase sur Caraïbes F.M, Yvon Neptune a dressé aussi un triste bilan de l’Administration du président René Préval tout en se refusant toutefois à avouer s’il continue à entretenir de bons rapports avec celui-là. « Je ne vous dirai pas si je vais voter mais, je conseille le peuple à aller remplir son devoir de citoyen et surtout à faire de bons choix », a-t-il dit en conclusion.
http://www.caraibesfm.com/index.php?id=4967
lundi 20 avril 2009
Le chef de la Minustha déplore le faible taux de participation constaté dans la matinée dans les bureaux de vote
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15082
Les élections qui valaient 16.000.000 : Dans les provinces, une participation timide…et frustrée
P-au-P, 19 avril 09 [AlterPresse] --- A travers le pays, hormis dans le plateau-central, le scrutin pour les sénatoriales partielles se déroule jusqu’à présent dans un calme relatif. La participation est partout qualifiée de timide, ce qui n’empêche pas les observateurs de relever de nombreuses irrégularités.
Partout dans le pays, l’écho se fait identique : peu d’électeurs se rendent dans les bureaux de vote pour participer au scrutin, qui doit permettre de renouveler 12 des 30 sièges du sénat.
“Les gens viennent timidement, la situation est très froide”, constate Philippe Bertony, observateur du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), depuis le centre de vote installé dans le Lycée Toussaint à Ennery, dans l’Artibonite (Nord).
Décor semblable au Lycée National du Cap haitien, comme dans de nombreux bureaux de vote à Jean-Rabel ou Port-de-Paix (Nord-Ouest), selon des informations recueillies par AlterPresse.
Aux Cayes (Sud), la participation serait tellement faible que des membres de bureaux de vote quitteraient leur poste pour jeter un œil aux alentours. Dans le centre installé à l’Ecole nationale communautaire de Phozin, vers 10h30 ce matin, une dizaine de votes seulement étaient enregistrés, dont trois membres de bureau, quatre mandataires de partis politiques et deux superviseurs, selon des chiffres fournis par des observateurs.
Irrégularités et incidents épars
Une série d’irrégularités sont malgré tout relevées à travers le pays, susceptibles de décourager le citoyen le plus tenace dans l’exercice de ses droits civiques. Beaucoup d’électeurs ne trouvent pas leurs noms sur les listes, comme aux Cayes où certains ont parfois parcouru 5 centres de vote pour finir par rentrer chez eux sans avoir voté. Beaucoup éprouvent des difficultés à utiliser le système de SMS mis en place pour s’y retrouver. Une situation particulièrement frustrante pour les électeurs, les transports publics ne circulant pas.
A Anse-à-Pitre (Sud-Est), comme ailleurs dans le pays, de nombreuses tensions créées par les mandataires politiques présents dans les bureaux de vote ont été signalées.
A Ouanaminthe (Nord-est), l’un des plus grands centres de vote, le centre George Muller, a été fermé par la police aux environs d’onze heures, après qu’elle ait évacué tous les mandataires et observateurs. Cette action faisait suite à la tentative d’un candidat de s’emparer des urnes. Le centre devait reprendre fonction en début d’après-midi, selon les informations recueillies par AlterPresse.
Dans la commune de Terrier-rouge (Nord-est) au centre de vote du Lycée national, une intervention de la police a été nécessaire pour disperser des partisans de Lespwa. Dans la cinquième section communale de Jean-Rabel (Nord-Ouest), quelques incidents liés à un candidat qui tentait de faire voter ses partisans plusieurs fois ont été signalés. Ils ont été rapidement contrôlés par la police.
Dans la des Cayes, des barricades auraient été levées et des pneux incendiés cette nuit vers une heure du matin. La police aurait rapidement mis fin à ces incidents.
Une équipe d’observateurs a également signalé la présence de barricades à hauteur de Faucher sur la route de Grand Goave (Sud). [mm gp apr 19/04/09 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8276
LES ELECTIONS QUI VALAIENT 16.000.00... Le président Préval approuve la décision du CEP d’annuler les élections dans le Plateau Central
P-au-P., 19 avril 09 [AlterPresse] --- Le président René Préval a approuvé la décision du Conseil Électoral Provisoire (CEP) d’annuler les élections sénatoriales partielles dans le département du Plateau Central (Est), suite à des incidents violents enregistrés dans cette région.
« S’il y a des troubles dans une région, le CEP en tant qu’institution indépendante qui organise les élections, a suspendu les opérations pour pouvoir les reprendre dans de bonnes conditions », déclare René Préval à une meute de journalistes, dont un reporter d’AlterPresse, qui l’attendaient au centre de vote du lycée Marie Jeanne, à Port-au-Prince.
Preval est arrivé directement de l’aéroport international Toussaint Louverture à cet établissement pour pouvoir prendre part au vote. Le président est rentré de Trinidad où il a participé au cinquième sommet des Amériques.
Interrogé sur la timide participation constatée par les journalistes, le chef de l’État a fait savoir qu’il fallait attendre les résultats pour fixer le niveau de participation. « J’attends les résultats que va donner le CEP pour savoir quel a été le taux de participation à travers le pays », dit-il.
« Le vote est un devoir civique mais n’est pas obligatoire », souligne le président.
La première ministre Michèle Pierre-Louis, qui a voté dans l’après-midi dans le centre de vote de la Protection Civile à Turgeau (secteur est de la capital), n’a pas voulu commenter la faible participation à ces sénatoriales partielles.
« J’étais seulement venue accomplir mon devoir civique », a-t-elle simplement déclaré.
Environ 4.5 millions d’électeurs étaient attendus aux urnes pour élire 12 des 30 sénateurs qui composent le sénat.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8277
LES ELECTIONS QUI VALAIENT 16.000.000....Haïti/Sénatoriales : Fin des opérations de vote à la capitale avec des urnes presque vides
Durant toute la journée électorale, les électeurs et électrices étaient très peu nombreux à se rendre dans les Bureaux de Vote (BV) de la capitale pour remplir leur devoir civique.
Dans certains BV, il était très facile de se faire une idée concernant le taux de participation à ces consultations populaires visant à combler les douze sièges vacants au Sénat.
« Nous constatons un très faible taux de participation », affirme Pierre Espérance du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), qui relève de sérieux problèmes dans l’organisation de ces élections.
Pierre Espérance estime que des problèmes de légitimité pourraient peser sur ce scrutin, que des formations politiques, dont le parti Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, ont appelé à boycotter.
Des électeurs qui voulaient remplir leur devoir civique n’ont pu trouver leur nom sur aucune liste. Des centres de vote ont été transférés à la dernière minute, selon Pierre Espérance ajoutant que les électeurs n’étaient pas informés à temps.
Rentré de Trinité & Tobago où il a participé au cinquième Sommet des Amériques, le président René Préval a voté le candidat de son choix au Lycée Marie Jeanne au milieu d’un important dispositif de sécurité.
Interrogé sur la timide participation constatée par les journalistes, le chef de l’État a fait savoir qu’il fallait attendre les résultats pour connaitre le niveau de participation.
« J’attends les résultats que va donner le CEP pour savoir quel a été le taux de participation à travers le pays », affirme René Préval, soulignant au passage que « le vote est un devoir civique mais n’est pas obligatoire. »
Le même geste a été fait par le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis au bureau de la Direction de la protection civile dans le quartier de Turgeau (secteur est de la capitale).
Le chef du gouvernement, qui n’a pas voulu commenter la faible participation à ce scrutin sénatorial partiel, déclare : « j’étais seulement venue accomplir mon devoir civique. »
La journée électorale du 19 avril s’est déroulée globalement dans le calme à la capitale, en dépit de quelques incidents isolés.
Près d’une dizaine d’arrestations ont été effectuées à Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays.
La chanteuse Barbara Guillaume, ancienne candidate à la Municipalité de Cité Soleil (périphérie nord), a été placée en garde à vue au commissariat de police de ce secteur après avoir été appréhendée à la mi-journée. [do gp apr 19/04/2009 17 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8279
LES ELECTIONS QUI VALAIENT 16.000.000...Haïti/Elections : Le CEP reconnait une participation populaire « non massive »
P-au-P, 19 avril 09 [AlterPresse] --- Les autorités du Conseil électoral provisoire (CEP) se félicitent du déroulement considéré « réussi » des élections sénatoriales partielles du 19 avril 2009, marquées par une faible participation et des incidents divers.
« Le peuple a voté, mais non massivement », reconnait le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz-Gérard S. Verret, ajoutant que « nous avons fait notre devoir. Nous avons réalisé de bonnes élections ».
Il a attribué en partie la responsabilité de cette situation à un manque d’initiatives de la part des partis politiques pour encourager les électeurs à se rendre aux urnes.
Pour l’heure, Verret dit n’être pas en mesure de faire des estimations quant au taux de participation à ces joutes qui devaient mobiliser 4.5 millions d’électeurs et électrices.
Sur la liste des 78 candidats en lice pour les 12 sièges vacants au Sénat, trois désistements ont été enregistrés pour causes diverses.
« La journée a été réussie et nous avons livré la marchandise », affirme, pour sa part, Pierre-Louis Opont, directeur général du CEP.
Opont dit saluer les partisans du parti Fanmi Lavalas qui ont affiché un « comportement citoyen » durant toute la journée électorale, et n’ont affiché, selon lui, aucun comportement violent.
Ce parti, qui a lancé une « opération portes fermées » (boycott de ce scrutin, duquel il a été exclu par le CEP) n’a aucune implication dans les incidents violents enregistrés durant les opérations de vote, notamment dans le Plateau Central (Est) et dans la commune de Verrettes (Artibonite/Nord), précise Opont.
Un employé du CEP a été blessé par balle tôt dans la matinée du 19 avril, avant le début du vote, dans la commune de Mirebalais (Plateau Central).
Le CEP promet les résultats du scrutin dans quelques jours. [do gp apr 19/04/2009 19 : 30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8280
Haïti-Élections : Premiers constats en mi-teintes à travers les régions
La participation des électeurs au scrutin a été très faible, des dires de tous les observateurs interrogés. De très nombreuses urnes n’ont reçu que quelques maigres bulletins, en majorité déposés par des membres des bureaux de vote ou des mandataires politiques.
Le Père Jean Hanssens, de la Commission nationale Justice et Paix, sans en tirer des conclusions hâtives, appelle à une réflexion profonde sur la signification de la faiblesse de la participation aux élections.
Si les intimidations du mouvement Lavalas à la veille du scrutin ne sont pas à écarter d’un revers de la main de la liste des explications, n’est-ce pas là surtout le signe d’un déficit démocratique et d’une certaine désillusion des citoyens dans l’utilité de leur vote, s’interroge le Père Hanssens.
Pour Antonal Mortimé, secrétaire général de la Plate-forme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (POHDH), en plus de ces facteurs, le fait qu’historiquement des élections sénatoriales n’aient jamais amené les gens á voter en masse est cependant à prendre en compte.
Des électeurs ont continué à se rendre au compte-goutte dans les bureaux de vote dans l’après-midi, mais à une demi-heure de la fermeture, les bureaux étaient pour beaucoup d’entre eux déserts.
Le Conseil National d’Observation (CNO) remarquait cependant en milieu d’après-midi une participation un peu plus élevée dans les départements des Nippes, de la Grande-Anse (Sud-Ouest) et du Sud-Est.
Les problèmes organisationnels qui ont émaillé cette journée ont également participé à ce que très peu de bulletins soient visibles à travers les parois transparentes des urnes électorales.
Beaucoup de problèmes rencontrés dans les listes électorales ont été signalés, ainsi que des changements de dernière minute qui ont empêché une partie de la population désireuse de voter de remplir son devoir, ce que confirment le Conseil national d’observation (CNO), Justice et Paix et le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
Des irrégularités ont à nouveau été signalées dans l’après-midi. A Ennery (Nord), des observateurs ont remarqué que des personnes votaient deux fois, ou encore que d’autres votaient sans être munis de leur carte d’électeur.
Dans le Sud, plusieurs arrestations ont eu lieu à Aquin, Camp-Perrin, aux Cayes, principalement pour des faits de fraudes électorales.
Dans le plateau central, pour reprendre les termes d’Antonal Mortimé, on ne peut pas vraiment parler d’élections, faisant référence aux incidents violents qui se sont déroulés dans des centres de vote de plusieurs villes du département, ce qui a amené le Conseil électoral provisoire à annuler les opérations électorales en fin de matinée.
Ces incidents étaient prévisibles. Les autorités compétentes devaient prendre les mesures nécessaires pour éviter ces dérapages, estime Pierre Espérance, directeur exécutif du RNDDH.
Il demande aux autorités concernées d’ouvrir une enquête pour fixer les responsabilités, en rappelant que « la loi électorale donne des provisions légales pour sanctionner tout candidat qui incite à la violence. »
Les sénatoriales partielles de ce 19 avril se tiennent avec cinq mois de retard. Elles devraient rétablir l’effectif de trente sénateurs, à raison de trois par départements, et modifier probablement les rapports de force au Grand Corps.
75 candidats sont en lice pour les douze sièges de sénateurs à pourvoir, après l’enregistrement de 3 défections. De nouvelles élections doivent se tenir dans six mois pour renouveler un autre tiers du Sénat et la Chambre des députés.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8278
LES ELECTIONS QUI VALAIENT 16.000.000
Motifs : gravité des incidents
dimanche 19 avril 2009, Radio Kiskeya
Le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), M. Gérard S. Verret, a annoncé en fin de matinée dimanche l’annulation des élections dans le Plateau Central, en raison des graves incidents qui se sont produits dimanche matin dans ce département.
"Il y a certainement des gens qui ne sont pas encore prêts pour la démocratie", a déclaré M. Verret, soulignant qu’il importe de protéger les vies.
La décision d’annuler les élections dans le Centre résulte d’une large concertation entre le CEP, les responsables nationaux et internationaux de la sécurité et le Ministère de l’Intérieur, a déclaré le responsable de l’organisme électoral.
Il a estimé que tout se déroule normalement dans les autres départements, en dépit de l’ouverture tardive de certains bureaux de vote due au manque de matériel électoral. "Ces problèmes ont été finalement résolus", a précisé le président du CEP. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5843
ELECTIONS SENATORIALES HAITIENNES ....VIOLENCES
Mme Beauzile dénonce un complot au plus haut niveau de l’Etat. Elle appelle à l’annulation du scrutin dans le Plateau Central
dimanche 19 avril 2009, Radio Kiskeya
Depuis l’Hôtel Mirage où elle a dû prendre refuge en compagnie du candidat au Sénat dans le Centre de la Fusion des sociaux démocrates haïtiens, Chevry Mac-Grégor, la Sénatrice du Plateau Central Edmonde Supplice Beauzile (Fusion), a dénoncé la perturbation des élections dans tout le département du Centre.
Appelant à l’annulation pure et simple du scrutin dans ce département, la parlementaire a fait état de l’action violente de groupes liés aux partis LESPWA et UCADDE liés au pouvoir, qui auraient décidé de saboter le scrutin après s’être rendus compte de la victoire probable du candidat dans le Centre de la Fusion.
La parlementaire parle de « complot » en faisant référence au manque de réponse de la police à des inquiétudes clairement exprimées avant le scrutin concernant les menaces formulées par certains candidats. Dans le même sens, elle a souligné l’implication du ministre de l’agriculture dans les incidents.
Dans la commune de Maïssade, les bulletins étaient cochés en faveur de certains candidats bien avant l’ouverture des bureaux, selon Mme Beauzile.
Concernant les violences, elle a fait état de la sécurité apportée par l’Unité départementale de maintien de l’ordre de la police (UDMO) à un véhicule immatriculé « Service de l’Etat 01359 » dont les occupants ont « manu militari » confisqué le matériel électoral au niveau de plusieurs bureaux de vote.
Estimant sa sécurité menacée, elle a toutefois refusé de partir avec des casques bleus de l’ONU venus la récupérer à l’Hôtel Mirage. Mme Beauzile a formellement exigé que la sécurité de toutes les autres personnes qui l’accompagnent à l’Hôtel soit également assurée.
La sénatrice du Centre a pointé du doigt le candidat de l’UCADDE, Willot Joseph, qui circulerait avec un fusil de marque israélienne Galil et qui aurait publiquement déclaré qu’il l’abattrait s’il la rencontrait.
Le ministre de l’agriculture du gouvernement Préval/Pierre Louis, Joanas Gué, serait également impliqué dans les incidents, a-t-elle fait savoir. Le ministre aurait fourni véhicules et moyens financiers aux membres de LESPWA responsables des graves incidents de dimanche matin à Mirebalais (Centre), a-t-elle soutenu, justifiant sa thèse de complot au plus haut niveau de l’Etat.
Une foule de manifestants, partisans du candidat de la Fusion, s’est dirigée vers l’Hôtel Roseau Plaza appartenant au ministre de l’agriculture. La police les a dispersés à coups de gaz lacrymogènes.
A Lascahobas, une autre ville du Centre proche de la frontière d’Haïti avec la République Dominicaine, les élections ont été également marquées par de sérieux incidents. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5842
ELECTIONS SENATORIALES HAITIENNESENTRE INCIDENTS ET INCIDENTS
Incidents dans le Plateau central
dimanche 19 avril 2009, Radio Kiskeya
Des incidents ont été enregistrés dans la localité de Sarrazin (Centre) ou un membre de bureau de vote a été blessé par balle.
Un homme armé a emporté des bulletins de vote dans un Centre de vote à Mirebalais (Centre). En partant, il a tiré en l’air pour intimider les électeurs et les membres du bureau.
L’individu, répondant au nom d’Eddy Pierre Noël, a été par la suite intercepté par la police à bord de son véhicule (une Nissan Patrol grise immatriculé au numéro AA03774). A bord du véhicule ont été retrouvés 2 pistolets et un fusil de calibre 12. Des individus cagoulés lourdement armés ont fait irruption dans un autre bureau de vote de Mirebalais,
Le Conseil Electoral Provisoire a formé une cellule de crise sur la situation dans le Plateau Central. Très faible fréquentation des bureaux de vote jusqu’à présent à travers le pays. Calme dans toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince où un imposant dispositif policier (PNH) et militaire (MINUSTAH) est déployé. Pratiquement pas de circulation automobile.
Au niveau de nombreux Centres de vote de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, on se plaint du retard enregistré dans la livraison du matériel électoral. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5840
Législatives partielles 09-Dernières
Des individus armés ferment de nombreux bureaux de vote dans le Bas Plateau Central
dimanche 19 avril 2009, Radio Kiskeya
Des individus lourdement armés ont fermé de nombreux bureaux de vote à Mirebalais (Centre).
Selon des témoins et des journalistes, les individus en question circulent à bord de deux véhicules appartenant au sénateur en fonction Jacques Jean Wilbert, membre de la Plate-forme présidentielle « LESPWA » (Espoir).
Des partisans du candidat au Sénat dans le Centre de la Fusion, Chevry Mac Grégor, ont immédiatement gagné les rues, scandant des slogans hostiles au parti au pouvoir, « LESPWA ».
Aucune intervention de la police ou des casques bleus de l’ONU signalée en réaction à ces graves incidents. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5841
dimanche 19 avril 2009
CHRONIQUE DES SENATORIALES HAITIENNES DU 19 AVRIL...
Chroniques des élections sénatoriales
Haïti vit à l’heure des élections sénatoriales partielles. Aujourd’hui 19 Avril el grand jour J. Le jour que la communauté internationale a choisi pour réaliser des joutes pour remplacer 12 sénateurs de la République. Elle a payé le prix fort. 12.000.000 de dollars. Ça se comprend si on accepte que l’atout majeur de la communauté internationale alignée et arrangée derrière les Nations Unies c’est justement « la stabilité politique retrouvée ».
Pendant beaucoup de temps nous avions eu à jugé comme malsain de vouloir à tout prix dépenser une somme aussi faramineuse pour l’élection de 12 sénateurs dans un pays ou peu de gens sont imbus et conscient du rôle qui accompagne le titre et le poste. Nous comprenons mieux aujourd’hui quand parallèlement nous observons l’activité de lobbying des grands amis d’Haïti pour trouver des fonds et essayer de lancer Haïti sur les rails du développement économique ; pour reprendre une formule-cliché toujours trop usitée.
Tout le monde brandit la carte « stabilité politique retrouvée ». Cette notion revêt un caractère un peu moins que chimérique puis qu’elle a cautionné contre toute attente l’exclusion voire le démantèlement définitif de l’emmerdante troupe de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide reconnue trop souvent et à tort comme un parti politique.
Des élections « réussies » conforteront davantage le positionnement de la Communauté internationale. Le concept « réussies » revêt une dimension presque métaphysique selon le côté ou l’on veuille bien se placer.
Toujours est-il que les rues d’Haïti resplendissaient de leur vacuité blanchâtre en ce dimanche d’élections sénatoriales. Les haïtiens généralement se soucient peu des élections. Il faut admettre que lors de la victoire de Préval, les organisateurs avaient été dépassés par l’engouement des haïtiens désireux de voter. Mais dans l’absolu, les haïtiens ont plutôt la manie de bouder les élections. Depuis la période de campagne électorale et le développement du scrutin en soi. Ce désintéressement se traduisant par une abstention caricaturalement élevée.
Pour ceux qui observent, comme nous, le comportement des citoyens haïtiens face à ce phénomène, nous pouvons déjà raconter la chronique de ces joutes qui seront comme d’habitudes dominées par des appels au boycott, des irrégularités prouvées et dénoncées, des contestations, et des appels à annulation du scrutin.
Ce qui est souvent sarcastique dans les appels à boycott, c’est que souvent ils viennent de candidats ou de partis politiques qui sont convaincus de ne recevoir aucun vote de la population. IL faudrait un jour soumettre ces pseudo -groupements politiques au test de l’autosuffrage pour savoir exactement combien de membres ils comptent dans leurs rangs.
Souvent les candidats sont choisis en fonction de leur importance dans la communauté sans affiliation réelle au parti politique qui leur cède une bannière pour se présenter. On comprend alors pourquoi les députés et sénateurs fonctions sans égard aucun aux partis qu’ils disent représenter au sein du pouvoir législatif.
Sans donner un avis favorable à l’accumulation des pouvoirs dans les mains d’un seul secteur, ses élections risquent de permettre à René Préval de jouir d’une certaine majorité et ainsi pouvoir articuler un schéma et un programme de gouvernement.
Deux candidats au Sénat dans le Sud-Est se retirent
Ils appellent au boycott
samedi 18 avril 2009, Radio Kiskeya
Les candidats au Sénat dans le Sud-Est, Yves Dérisier (Fusion des Sociaux Démocrates haïtiens) et Jean Pierre Joseph (Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes) ont fait officiellement retrait samedi de leurs candidatures, en protestation contre la décision du Conseil Electoral Provisoire (CEP) de n’agréer qu’un très faible pourcentage des mandataires de leurs partis respectifs dans les bureaux de vote.
Pour ces candidats, c’est une véritable mascarade qui est en train d’être préparée. Ils appellent leurs partisans et les électeurs en général à bouder le scrutin de dimanche.
Ces deux nouveaux désistements portent à trois le nombre de retraits de candidature. Le candidat indépendant au Sénat dans l’Ouest, Ronald Saint-Jean, avait en effet annoncé jeudi son retrait de la course en raison de nombreux problèmes constatés dans la mise en place de la machine électorale.
De nombreux dirigeants de partis impliqués dans les élections ont continué samedi à se plaindre de sérieux problèmes d’organisation du scrutin, notamment en ce qui concerne le nombre réduit de mandataires de partis politiques agréés par le CEP comparé aux listes soumises par les partis.
Jusque vers midi samedi, le CEP ne parvenait pas à délivrer des cartes d’accréditation aux journalistes de la province. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5839
HRV commente :
Un trait caractéristique de nos politiciens. Ils n’ont pas de sympathisants capables de voter leur candidature ; ils se retirent et appellent au boycott. C’est beaucoup plus facile de se dire qu’ils ont boycotté les élections que de se rendre compte que même leurs conjoints ont voté contre eux.
René Préval au sommet des Amériques
René Préval au sommet des Amériques
Un événement régional dont les débats doivent porter principalement sur les problèmes économiques, énergétiques et environnementaux
vendredi 17 avril 2009, Radio Kiskeya
Le Président René Préval est arrivé vendredi à Port of Spain, la capitale de Trinidad et Tobago, où s’est ouvert en soirée le Ve sommet des Amériques en présence des chefs d’Etat et de gouvernement des 34 pays d’Amérique, à l’exception de Cuba.
Un communiqué de la Présidence annonce qu’à ce sommet dont le thème est « Sécuriser l’avenir de nos citoyens par la promotion de la prospérité humaine, la sécurité énergétique et la durabilité environnementale », le chef de l’Etat haïtien et ses homologues tenteront d’harmoniser leurs positions sur les politiques communes à mener en vue de relever des « défis qui menacent la stabilité de l’hémisphère ».
René Préval, qui doit avoir plusieurs rencontres bilatérales importantes, est accompagné notamment du ministre des affaires étrangères, Alrich Nicolas, de l’ambassadeur d’Haïti à l’OEA, Duly Brutus et de deux membres de son cabinet, respectivement Raymond Lafontant Junior et Gabriel Verret.
Une déclaration conjointe doit être adoptée à l’issue de cette grande messe politique continentale qui marque aussi les premiers pas dans la région du nouveau Président américain, Barack Obama.
Le Président dPréval oit regagner Port-au-Prince dimanche, le jour même des sénatoriales partielles devant permettre le renouvellement du tiers de la Chambre haute. spp/Radio Kiskeya
vendredi 17 avril 2009
Hillary Clinton réitère le "solide soutien" de Washington à Haïti
"La reconstruction et le développement passent par une gestion saine de l’aide internationale", prévient la Secrétaire d’Etat américaine ; partageant son avis, le président René Préval a fait aussi l’éloge du dialogue à l’origine d’une "stabilité encore précaire" jeudi 16 avril 2009, Radio Kiskeya
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a effectué mercredi une visite officielle de quelques heures à Port-au-Prince au cours de laquelle elle a réaffirmé l’engagement sur le long terme de l’administration Obama envers Haïti tout en saluant les progrès accomplis en matière de sécurité et de stabilité dans un pays qui reste toutefois fragile. « Le Président (René Préval) et moi avons eu une excellente conversation dans laquelle nous avons renouvelé notre engagement relatif à ce qui constitue son grand espoir : voir des progrès commencer à s’accomplir et qui finiront par porter le peuple haïtien à recommencer à croire en l’avenir », a fait ressortir le chef de la diplomatie américaine qui s’exprimait aux côtés du chef de l’Etat haïtien lors d’une conférence de presse conjointe, au Palais National (siège de la Présidence). Mme Clinton s’est particulièrement réjouie des résultats encourageants de la conférence des donateurs qui a permis mardi de récolter 324 millions de dollars en faveur d’Haïti ravagée par quatre ouragans et tempêtes tropicales. Rappelant que Washington, hôte de cette réunion, avait offert une contribution de 57 millions axée sur la création d’emplois, les infrastructures routières, le renforcement de la Police Nationale et la lutte contre le narcotrafic, la Secrétaire d’Etat a aussi souligné que l’aide américaine pour l’année en cours s’élève à 287 millions de dollars. La Secrétaire d’Etat a mis l’accent sur le soutien qu’apportent les Etats-Unis à l’administration Préval/Pierre-Louis tout en souhaitant que le gouvernement assurera une gestion rigoureuse de l’aide internationale destinée à la reconstruction et à la relance économique. Par ailleurs, l’épouse de l’ancien Président Bill Clinton a promis que les sans-papiers haïtiens arrivés aux Etats-Unis avant l’intronisation du Président Obama, en janvier dernier, bénéficieraient bientôt d’un statut spécial les autorisant ä séjourner dans le pays. Cependant, cette amnistie, a-t-elle prévernu, ne s’étendra pas aux compatriotes ayant décidé de s’installer sur le territoire américain après le changement politique intervenu à Washington. Hillary Clinton en a profité pour dissuader tous les éventuels boat people qui voudraient tenter d’atteindre les côtes de la Floride au péril de leur vie. Intervenant à son tour, le Président René Préval s’est félicité du fait que le dialogue qu’il a lui-même engagé avec les différents secteurs de la société avait permis d’arriver à une certaine stabilité qui, en dépit de sa fragilité, reste indispensable au développement économique du pays. "Malgré ces avancées, la stabilité est encore précaire et doit être renforcée", a martelé le chef de l’Etat selon qui « une des menaces à la stabilité est le trafic de drogue, un ennemi au fonctionnement des institutions démocratiques ». A ce propos, il a appelé une fois de plus les Etats-Unis à renforcer son aide à Haïti dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic. M. Préval s’est, sur un autre plan, félicité des résultats satisfaisants de la conférence des bailleurs de fonds, un « premier pas vers la reconstruction du pays ». Comme son interlocutrice, il a également reconnu que l’assistance obtenue n’aura les effets escomptés que si les ressources sont gérées de façon rationnelle. Concernant les sénatoriales partielles de dimanche, le Président a rappelé que les instances concernées, le CEP et la police, avaient la responsabilité de conduire le processus à son terme dans des conditions optimales. Souhaitant que les citoyens puissent se rendre librement aux urnes, il a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur les rumeurs faisant état de l’implication présumée de fonctionnaires de l’Etat dans l’utilisation des ressources de l’Etat au profit de certains candidats. Pour sa conférence de presse avec la Secrétaire d’Etat américaine qu’il avait lui-même accueillie à l’aéroport international Toussaint Louverture, René Préval s’était fait entourer de personnalités d’horizons divers, le Sénateur Andryce Riché (OPL), le président de la Fusion des sociaux-démocrates, Victor Benoît, le président du Conseil électoral provisoire, Frantz-Gérard Verret, le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarque, les professeurs Claude Moïse et Micha Gaillard (tous trois
membres de commissions présidentielles), l’historien Michel Hector, l’ex-Député Lavalas Yves Cristallin et René Momplaisir, un chef d’OP de Cité Soleil. Avant de quitter Haïti en fin d’après-midi à destination de la République Dominicaine, la dirigeante américaine a rendu visite aux casques bleus déployés à Cité Soleil, le plus grand bidonville de la capitale, ainsi qu’aux membres de l’équipage du navire-hôpital américain USNS Comfort en mission humanitaire médicale pour une dizaine de jours. Hillary Clinton s’est également rendue dans une entreprise du parc industriel où elle a promis l’aide de Washington à la création d’emplois, dans le cadre de la loi Hope, et s’est enfin arrêtée au building flambant neuf où loge depuis quelques mois l’ambassade des Etats-Unis. Après des entretiens avec le Président dominicain Leonel Fernàndez, Mme Clinton rejoindra Barack Obama à Trinidad et Tobago où le numéro un américain fera sa première apparition régionale à l’occasion du Ve sommet des Amériques prévu de vendredi à dimanche. Le Président Préval dirigera la délégation haïtienne à Port of Spain. spp/RadioKiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5836
Vaste programme de coopération entre Haïti et la République Dominicaine
Vaste programme de coopération entre Haïti et la République Dominicaine
Plus de 650 milions de dollars que fournira l’UE au cours des cinq prochaines années pour des projets multisectoriels
jeudi 16 avril 2009, Radio Kiskeya
Haïti et la République Dominicaine exécuteront conjointement au cours des cinq prochaines années un programme binational multisectoriel auquel l’Union européenne consacrera une enveloppe de 662,5 millions de dollars (501 millions d’euros), a annoncé jeudi dans un communiqué la chancellerie dominicaine.
Selon une dépêche d’EFE, au terme d’une réunion de la partie dominicaine de la commission mixte bilatérale récemment réactivée, les représentants de Santo Domingo ont précisé que différents projets seront entrepris qui concerneront le développement économique et social, les infrastructures, l’éducation et la culture.
Cette rencontre était présidée par le chancelier Carlos Morales Troncoso.
Les dirigeants dominicains ont fait le point sur divers projets menés conjointeement avec Haïti concernant la santé, le commerce, l’éducation, l’environnement, l’agriculture, la migration et la sécurité.
Ils affirment que la coopération haïtiano-dominicaine se renforcera une fois que la commission mixte recommencera à se réunir après plusieurs années d’interruption de ses travaux. spp/Radio Kiskeya