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vendredi 30 janvier 2009

Le député Hugues Célestin conteste le choix de Moïse Jean Charles, accusé de meurtre, comme candidat au Sénat de LESPWA dans le Nord

De nombreuses autres « candidatures inquiétantes » pour le scrutin du 19 avril 2009
vendredi 30 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le député de Limonade/Quartier Morin (Nord), Hugues Célestin, est parti en guerre jeudi contre les dirigeants de la Plate-forme présidentielle LESPWA sous la bannière de laquelle il a été élu en 2006, en raison du choix par cette dernière de M. Moïse Jean Charles comme candidat au Sénat dans le Nord.
« Il n’est un secret pour personne que Moïse Jean Charles est accusé de meurtre sur la personne du nommé Guitz Adrien Salvant (alias) Guy », a déclaré le parlementaire. Ce crime a été perpétré dans le Nord le 15 février 2004, a-t-il précisé, ajoutant que la famille du défunt a formellement porté plainte contre Jean Charles.
Hugues Célestin déclare ne pas comprendre comment LESPWA a pu faire un pareil choix. Il dit avoir soulevé la question par-devant l’opinion publique dans le souci de réclamer beaucoup plus de moralité en politique en Haïti.
De nombreux autres candidatures pour les élections du 19 avril pour le renouvellement du tiers du Sénat ont soulevé des commentaires comparables dans divers milieux en Haïti. La liste de candidats soumise par Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide) est à ce titre particulièrement critiquée. On y retrouve des ex-parlementaires et hauts fonctionnaires accusés d’avoir pris une part active dans des activités criminelles et contre lesquels des actions en justice demeurent pendantes. On cite les cas des anciens députés Amanus Mayette (Artibonite) et Nahoum Marcellus dans le Nord ; de l’ancien délégué Jacques Mathelier dans le Sud et de ceux de l’ex-maire Serge Gaspard de Miragoâne et de l’ancien ministre de l’intérieur de Jean Bertrand Aristide en 2004, Jocelerme Privert, dans les Nippes.
Une autre candidature, celle du responsable de la coopérative Cœurs Unis, David Chéry, a provoqué une véritable levée de bouclier dans le secteur des sociétaires des coopératives qui avaient fait faillite en 2003-2004, ruinant des milliers de personnes qui y avaient placé des fonds, attirées par de mirobolants taux d’intérêt. Les associations de sociétaires victimes soutiennent que David Chéry est sous le coup d’un jugement judiciaire. Elles s’interrogent de ce fait sur la légalité des documents qu’il a pu se procurer pour soumettre sa candidature au Conseil Electoral Provisoire. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5638

Le sénateur Andris Riché appréhende des violences et une nouvelle crise politique

Il dénonce le « projet présidentiel » toujours de mise d’une nouvelle Constitution
vendredi 30 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le vice président du Sénat, Andris Riché (Grande-Anse, Organisation du Peuple en Lutte), a exprimé jeudi de sérieuses appréhensions quant au risque de violences et de nouvelle crise politique à l’occasion des élections du 19 avril 2009 pour le renouvellement du tiers du Sénat.
Les enjeux économiques et politiques de ces élections sont tels qu’ils donneront lieu au jeu d’influence des secteurs désireux de conserver leurs privilèges, a déclaré le parlementaire.
Dans cet ordre d’idées, il n’écarte pas la possibilité que la violence soit au rendez-vous. Il souligne et dénonce à ce sujet la présence dans la course d’éléments réputés dangereux et le fait par le Conseil Electoral Provisoire d’avoir délibérément accepté d’enregistrer deux listes distinctes de candidats d’un même parti politique, celui de l’ancien président Aristide, la Famille Lavalas (Fanmi lavalas). Le parlementaire doute que certains des concernés accepteront passivement de se voir écartés ou, s’ils restent dans la course, de ne pas remporter les élections.
En ce qui concerne les exigences de financement des candidatures contenues dans la loi électorale, Andris Riché déclare que les gens honnêtes n’auront pas la possibilité de prendre part à la course électorale. Ce sont plutôt les secteurs d’argent qui y participeront, à son avis.
Le vice-président du Sénat a enfin dénoncé l’intention qu’il croit être celle du chef de l’Etat, René Préval, de doter coûte que coûte le pays d’une nouvelle Constitution qui correspondrait à ses visées politiques. [jmd/RK] .
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5639

Jean Joseph Exhumé fait état de l'avancement de l'enquête sur les narcodollars

Le ministre de la justice, Jean Joseph Exhumé, lors d'une séance de travail avec les députés a soutenu que le dossier des narcodollars de Port-de-Paix a été confié à un juge instructeur. " Plus de 1 700 000 dollars auraient été saisis lors de la perquisition au domicile de l'oncle d'Alain Désir", assure le ministre exhumé annonçant qu'une enquête administrative est également réalisée par les responsables du ministère de la justice. " Dans une enquête judiciaire on ne peut divulguer les informations", a martelé M. Exhumé pour justifier ses réserves sur le dossier. Cependant le ministre Exhumé croit avoir fourni des informations sur l'action du ministère dans le cadre des différents aspects de l'enquête sur les narcodollars de Port-de-Paix. Attirant l'attention sur la complexité du dossier, Jean Joseph Exhumé souligne qu'on ne peut fixer une date pour boucler l'enquête. " Le juge instructeur au delà de trois mois peut demander une prorogation de délai ou rendre son ordonnance de clôture", dit-il. En ce qui concerne le décès de l'assistant directeur départemental de la police, Philippe Jean Raymond, le ministre de la justice révèle qu'une analyse approfondie dans un laboratoire étranger est réalisée afin de confirmer les causes du décès. " Nous avons présenté les faits et les débats ont été positifs", lance M. Exhumé pour qui les parlementaires ses sont acquittés de leur taches constitutionnelles. " Nous sommes de bonne foi et nous avons la motivation qu'il faut pour que l'enquête aboutisse", conclut-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14702

Le chef de la police fait des révélations sur les narcodollars de Port-de-Paix

Le chef de la police fait des révélations sur les narcodollars de Port-de-Paix
Les députés ont préféré avoir une séance à huit clos avec le ministre de la justice, Jean Joseph Exhumé, et ses principaux collaborateurs afin de faire la lumière sur l'enquête relative aux narcodollars de Port-de-Paix. A l'abri des micros et des cameras des medias le ministre Exhumé, le secrétaire d'état à la sécurité public, Luc Eucher Joseph, le chef de la police, Mario Andrésol et l'inspecteur général en chef de la police, Fritz Jean ont fait état de l'avancement des multiples enquêtes liées à l'enquête principale sur la disparition de narcodollars.Le chef de la police, Mario Andrésol, a indiqué aux parlementaires que la perquisition du 12 novembre 2008 à Lavaud a porté un coup d'arrêt aux investigations de la police sur les trafiquants de drogue de Port-de-Paix.Rappelant qu'Alain Désir avait été appréhendé le 20 octobre 2008 par des agents de la Brigade de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) et de la DEA, M. Andrésol assure que les forces de l'ordre réalisaient depuis août 2008 une investigation sur ce dossier. " Nous enquêtons sur Alain Désir depuis environ trois ans et 10 kilos de cocaïne avaient été saisis lors d'une perquisition", ajoute t-il faisant remarquer que la BLTS et la DEA n'étaient pas impliqués dans la perquisition du 12 novembre.Le directeur général de la PNH informe que 26 personnes, dont 19 policiers, ont été interpellées après le pillage des narcodollars de Port-de-Paix.En ce qui a trait au décès de l'assistant du directeur départemental de la police, Philippe Jean Raymond, le chef de la police révèle que M. Raymond avait été impliqué dans le comptage du corps du délit. De plus, Mario Andrésol soutient que le commissaire Philippe Jean Raymond avait été interpellé parce qu'il avait libéré 11 policiers arrêtés dans le cadre de l'enquête par les agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).Dans le même temps, le chef de la police a déclaré qu'un agent de Police Chaplains International (PCI), Emmanuel augustin, qui aurait détourné 150 000 dollars, a été appréhendé dans le cadre de cette enquête. " L'agent de PCI aurait indiqué à la DEA qu'il avait reçu 50 000 dollars de M. Désir alors que ce dernier a fait état de 200 000 dollars", ajoute le chef de la police.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14703

Le responsable de la commission nationale des marchés publics enlevé et séquestré

La famille de Joseph François Robert Marcello, qui croit que son enlèvement est lié à sa haute fonction, lance un cri d’alarme
jeudi 29 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Joseph François Robert Marcello, coordonnateur de la commission nationale des marchés publics (CNMP), enlevé le 12 janvier dernier à Port-au-Prince, n’a toujours pas été libéré, a annoncé jeudi sa famille plongée dans une angoisse indescriptible.
Dans une note parvenue à la rédaction de Radio Kiskeya, la fille de l’otage, Rose Marcello, qui vit aux Etats-Unis, a déploré « l’indifférence de la police et du gouvernement depuis le début de cette affaire ». Elle a aussi fait savoir que sa famille est convaincue que le rapt de M. Marcello est lié à sa fonction de principal responsable de la CNMP. Bien avant de tomber dans l’escarcelle des kidnappeurs, le haut fonctionnaire, âgé de 70 ans environ, aurait informé des membres de l’Exécutif de menaces téléphoniques dont il faisait l’objet depuis un certain temps.
Mme Marcello ajoute qu’il n’existe pour l’heure aucune preuve de vie de son père kidnappé par des inconnus armés alors qu’il pratiquait la marche non loin de sa résidence à Delmas (banlieue est de la capitale). L’homme, qui souffre de graves problèmes cardiaques et d’hypertension, n’a pu prendre ses médicaments depuis environ deux semaines.
Trois jours après l’enlèvement, le 15 janvier, des négociations avaient été engagées avec les ravisseurs qui avaient reçu des proches de François Robert Marcello des médicaments et une somme de 2.000 dollars. Mais, depuis, tous les contacts ont été interrompus malgré la prédisposition de la famille Marcello à verser une rançon.
Dans sa note, Rose Marcello prie tous ceux qui en ont les moyens de bien vouloir se joindre aux efforts visant à faire libérer l’otage.
Fonctionnaire à la retraite de la Banque nationale de crédit (BNC), Joseph François Robert Marcello est à la tête de la commission nationale des marchés publics, une instance appelée à jouer un rôle-clé dans la lutte contre la corruption en instaurant des procédures transparentes pour la réalisation des passations de marchés.
Le cas de M. Marcello n’est pas sans rappeler celui de Me Louis Eric Dubosse, 65 ans. Quatre jours après son enlèvement, son corps charcuté avait été retrouvé sur un tas de détritus.
Cette brutale exécution du pharmacien, avocat et professeur d’université a provoqué l’indignation dans différents milieux qui croyaient à tort à la fin du kidnapping, un fléau à l’origine de pertes incroyablement élevées, à différents points de vue, ces dernières années en Haïti. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5636

Sommet de l’AEC en Haïti : La Colombie vise la présidence

Déclaration finale attendue vendredi sur des problématiques régionales
jeudi 29 janvier 2009,
Radio Kiskeya
La Colombie cherche à décrocher la présidence de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC) dans le cadre la 14e réunion du conseil des ministres de ce mécanisme de coopération régionale qui se tient jusqu’à vendredi à Port-au-Prince, ont indiqué à Bogota des sources gouvernementales relayées par EFE.
Le chef de la diplomatie colombienne, Jaime Bermùdez, a déclaré que le vice-président Francisco Santos, présent dans la capitale haïtienne, tentera de susciter l’adhésion des différents délégués à la candidature de son pays. Bogota espère, en effet, pouvoir succéder à Haïti. « Il est très important que la Colombie puisse concrétiser cette aspiration », a affirmé le chancelier avant d’ajouter « la Caraïbe est fondamentale pour la Colombie et prendre la tête de cette association va être un pas stratégique dans cette direction ».
Après une réunion technique préparatoire mercredi qui devait permettre aux représentants des 25 pays membres de l’AEC d’évacuer certaines divergences, les travaux de la conférence ont véritablement démarré jeudi matin au Karibe Convention Center, à Pétion-Ville (banlieue est de la capitale).
Une déclaration finale conjointe doit être adoptée vendredi sur des thèmes d’intérêt régional tels les changements climatiques et le commerce.
Créée en juillet 1994 dans la ville colombienne de Carthagène, sur la côte Caraïbe, l’Association des Etats de la Caraïbe est un mécanisme dont la mission consiste à renforcer la coopération et l’intégration régionales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5635

242 boat people rapatriés par les garde-côtes américains

Près de 700 compatriotes confrontés au désespoir ont été reconduits en Haïti au cours du premier mois de l’année
jeudi 29 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Les garde-côtes américains ont procédé jeudi au rapatriement de 242 boat people haïtiens interceptés mardi en haute mer.
164 hommes, 40 femmes, 20 garçonnets et 10 fillettes se trouvaient sur un bateau qui tentait d’atteindre les côtes de la Floride lorsqu’il a été stoppé. Une femme enceinte de 8 mois et un bébé, dont l’âge se situe entre 3 et 7 mois, étaient également parmi les clandestins. Originaires des Gonaïves (Artibonite, nord), de La Gonâve (Ouest), de Miragoâne (Nippes, sud-ouest) et de Léogâne (Ouest), les rapatriés se sont montrés, pour la plupart, déterminés à se lancer dans une nouvelle aventure à hauts risques afin d’échapper à la misère noire.
Reconduits en territoire haïtien à bord du vaisseau américain baptisé « Vigilant », les voyageurs ont débarqué à la garde côtière d’Haïti (ci-devant base navale Amiral Killick) à Bizoton (banlieue sud de Port-au-Prince).
Dans un communiqué, l’ambassade des Etats-Unis a encore une fois appelé les haïtiens à renoncer à tout projet de voyage illégal tout en renouvelant la volonté de Washington de poursuivre sa coopération avec Haïti dans la lutte contre l’émigration clandestine.
La semaine dernière, dix compatriotes avaient disparu en mer malgré d’incessantes recherches.
Depuis le début de l’année, les garde-côtes américains ont rapatrié de force près de 700 boat people. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5634

jeudi 29 janvier 2009

Elections : Au tour de David Chéry d’être candidat !..SANS COMMENTAIRE!!!!

L’ALAH de Reynold Georges offre sa bannière au patron de Coeurs Unis qui estime n’avoir pas grand’chose à se reprocher six ans après la faillite spectaculaire des coopératives
mercredi 28 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le PDG de Cœurs Unis, l’une des coopératives financières accusées d’implication dans une vaste escroquerie ayant ruiné des milliers de sociétaires en 2003, a annoncé officiellement mercredi sa candidature aux sénatoriales partielles du 19 avril.
M. Chéry brigue le siège vacant de l’Ouest sous les couleurs de l’Alliance pour l’avancement et la libération d’Haïti (ALAH) de Me Reynold Georges. Ce dernier a été présenté comme un conseiller qui doit aider le candidat à remporter les élections.
Le candidat, qui soutient s’être présenté dans la course pour répondre aux appels incessants d’organisations de Cité Soleil, de Léogâne et d’autres régions du pays, assure avoir pu obtenir toutes les pièces nécessaires à son inscription. David Chéry indique également qu’il a exercé un recours en cassation contre une décision judiciaire, ce qui l’autorise à prendre part aux prochaines compétitions électorales.
Il avait été récemment condamné à verser, en dommages et intérêts, plusieurs centaines de millions de gourdes à des sociétaires de Cœurs Unis dont l’épargne avait disparu dans des conditions jamais élucidées.
Comme bien d’autres coopératives telles Cadec et CEI qui s’étaient emparées de l’épargne populaire, avec l’appui tacite du gouvernement Lavalas d’alors, Cœurs Unis offrait allègrement en 2002-2003 des taux d’intérêt mensuels de 10 à 12% jusqu’à l’effondrement total du système basé sur une gigantesque fraude pyramidale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5633

Haïti/Stabilisation : L’Onu renouvelle son engagement

P-au-P, 28 janv. 09 [AlterPresse] - Le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, renouvelle l’engagement de l’Organisation des Nations Unies (Onu) d’accompagner le gouvernement haïtien dans la construction d’un Etat fort, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous sommes là pour aider le gouvernement haïtien. Nous allons maintenir et renforcer notre assistance afin que les autorités haïtiennes soient en mesure d’assurer leur propre système de douane et de sécurité », déclare Alain Le Roy.
Le haut fonctionnaire des Nations Unies a fait ces déclarations, le 25 janvier 2009, dans le cadre d’une visite de cinq jours en Haïti où il s’était rendu notamment à Ouanaminthe et Fort-Liberté (Nord-Est) et aux Gonaïves (Artibonite).
A Ouanaminthe, Alain Le Roy a visité les installations frontalières, le sous commissariat de la Police nationale haïtienne, l’ancien et le nouveau pont frontalier délimitant Haïti et la République Dominicaine.
Le responsable onusien s’est entretenu avec les autorités de Ouanaminthe et de Fort Liberté. Ces dernières lui ont demandé « une plus forte implication des casques bleus dans la lutte contre la contrebande ».
L’expertise de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), dans la question de la délimitation des eaux territoriales et du déploiement de policiers nationaux à la frontière, a également été sollicitée.
Durant ce séjour, Alain Le Roy a également eu des discussions avec le président René Préval et la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis.
Aux Gonaïves, il s’est entretenu avec les soldats argentins de la Minustah autour de la situation sécuritaire dans la région et l’assistance de la Mission à la population, en particulier lors des dernières catastrophes naturelles. [do rc apr 28/01/2009 14 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8038

"La MINUSTAH n’est pas éternelle", affirme le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU

Alain Leroy, qui bouclait une visite de cinq jours en Haïti, annonce pour avril une nouvelle conférence internationale sur le développement du pays
mercredi 28 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a déclaré mercredi à Port-au-Prince que "la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ne restera pas en Haïti éternellement".
"Nous sommes ici pour aider le gouvernement haïtien", a répété le diplomate français lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite de cinq jours axée sur la promotion de la stabilité et du développement d’Haïti. Le responsable onusien a averti qu’avant de partir, les casques bleus devaient boucler leur mission de paix qu’ils sont venus accomplir dans le pays.
Sur sa lancée, Alain Leroy affirme avoir recueilli au cours de ses rencontres avec le Président René Préval et des membres de la classe politique une opinion largement favorable sur la contribution de la MINUSTAH à la stabilité actuelle.
Le responsable des opérations de maintien de la paix a aussi mis l’accent sur l’implication de la mission onusienne dans le processus de réforme judiciaire à côté de ses tâches sécuritaires.
M. Leroy a, par ailleurs, dénoncé l’état déplorable des centres carcéraux où il s’est rendu durant son séjour.
A l’instar du chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, le sous-secrétaire général des Nations Unies entrevoit une année 2009 difficile pour Haïti. Mais, il a rappelé que ces prévisions pessimistes sont valables partout à cause de la crise financière à laquelle le monde est aujourd’hui confronté. Estimant que malgré son sous-développement, Haïti avait devant elle des opportunités à saisir, Alain Leroy a annoncé la tenue en avril aux Etats-Unis d’une nouvelle conférence des donateurs. Les partenaires bilatéraux et multilatéraux du pays plancheront sur le financement de multiples projets de développement.
Depuis 2004, la MINUSTAH est déployée en Haïti. Outre ses 9.000 militaires et policiers, elle compte dans ses rangs des centaines de fonctionnaires civils venus de différents pays et évoluant dans plusieurs champs disciplinaires. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5632

Stanley Lucas appelle à la vigilance avant les joutes du 19 avril

Des personnes respectueuses de l'éthique, ayant une certaine moralité et dotées de compétences doivent être élues par la population argue Stanley Lucas qui préconise l'organisation de débat entre les candidats avant les élections sénatoriales. Le directeur de Washington Democracy Project (WDP) invite les journalistes haïtiens à organiser des débats dans les différents départements sur des thèmes liés à l'économie, le social et la politique afin d'évaluer les programmes des partis politiques. " Des trafiquants de drogue et des kidnappeurs ne doivent pas être autorisés à prendre part au scrutin ", martèle M. Lucas. Il dénonce des groupes mafieux dans les secteurs politiques et économiques qui accentuent la détérioration des conditions de vies de la population. " Des enfants meurent de faim à Zoranger parce qu'entre autres un petit groupe contrôle 85% de l'activité économique d'Haïti", dit-il critiquant le silence de certaines personnalités bénéficiant des largesses du gouvernement. Répondant aux critiques sur son refus de rentrer au pays alors qu'il prétend défendre la cause haïtienne, M. Lucas assure qu'il réalise des activités au profit de la communauté haïtienne aux Etats-Unis. " Nous participons au combat pour que les haïtiens bénéficient du TPS et nous oeuvrons afin que les fonds expédiés pour des haïtiens en Haïti soient déduits de taxe", ajoute t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Lucas a qualifié de dangereux le projet de réforme constitutionnelle de René Préval. " La constitution n'est pas une source d'instabilité politique puisqu'elle n'empêche au chef de l'état de créer des emplois, d'augmenter la production agricole ou d'organiser les élections indirectes", dit-il estimant que Préval veut rétablir la présidence à vie par le biais d'une réforme constitutionnelle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14698
HRV commente :
Nous avons pu assouvir notre curiosité l’année dernière lors d’une manifestation organisée par un groupuscule de citoyens haïtiens devant l’imposante construction des Nations Unies de Manhattan. Le but c’était de dénoncer et lutter contre le phénomène du kidnapping. Notre curiosité n’ pas été certes de voir le local de l’ONU. Lors de cette manifestation, l’orateur principal était Monsieur Stanley Lucas.
En effet nous avions eu l’occasion d’émettre des idées contraires pour débattre certaines pseudo vérités d’évangile selon les prismes de celui qui s’est toujours vanté d’avoir occasionné la chute de Jean Bertrand Aristide.
Il m’avait fallu qu’une simple visite sur la page qu’anime ce Monsieur hébergeant le Washington Democracy Project pour comprendre que ce politicien sur qui se dit tout et rien a parfaitement intégré le « dis-moi-qui-tu-fréquentes-je-te-dirai-qui-tu-es ».
Je n’avais pas été emballé par son discours composé de diatribes types palissades passes-partout et d’accusations souvent gratuites non documentées.
Après ses vibrants mots portés au fer rouge contre certains membres de l’actuelle administration, il a eu à répondre en off à un ami qui le questionnait sur son avenir politique. Il avait répondu qu’il rentrerait en Haïti après la victoire de Jhon Mc Cain.
Au moins il a eu le courage de dire qu’il ne supportait pas Obama. Il s’en sort pas mal en expliquant sur les ondes de Radio Métropole ses raisons justifiant son éloignement d’Haïti.

mercredi 28 janvier 2009

Le parti Lavalas offre une mauvaise image selon Samuel Madistin

Le juriste Samuel Madistin estime que les dirigeants de Fanmi Lavalas exposent une mauvaise image de leur parti en désignant des personnes en attente de jugement comme candidat aux sénatoriales. Faisant référence notamment au cas de l'ex-député Amanus Maillette, accusé d'implication dans le massacre de la scierie en 2004, maître Madistin juge que ces individus auraient mieux fait d'attendre un verdict dans le cadre de leur dossier.Soulignant que légalement ces personnes peuvent se porter candidat aux sénatoriales, Samuel Madistin croit que la population se fera une image négative du parti Lavalas. " Des gens auteurs de torture et ayant bénéficié de l'impunité font leur retour sur la scène politique", constate Samuel Madistin lui même ancien sénateur proche de Lavalas. Il assure que ces joutes prouvent que l'aile violente de Lavalas est en train de supplanter la branche modérée. En ce qui a trait à l'inscription de deux candidats du même parti dans trois départements, le juriste rappelle qu'il y a jurisprudence en la matière. " Les responsables du Cep devront adresser une lettre au responsable du parti Lavalas afin de confirmer les noms des candidats", ajoute t-il.
Maître Madistin, également avocat du sénateur Rudolph Boulos, adresse une nouvelle mise en garde aux autorités électorales qui considèrent le siège occupé par M. Boulos comme vacant. " Les conseillers électoraux ne pourront pas impunément passer outre une décision de justice", averti M. Madistin faisant remarquer que deux décisions de justice ont été adoptées en faveur de Rudolph Boulos.
M. Madistin attire l'attention sur la résolution de la chambre basse sur le dossier de la double nationalité. " Les députés ont compris qu'ils ne pourront pas destituer un élu et ont demandé à l'exécutif d'attendre une décision de justice en la matière", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14693

Les députés estiment que le projet de budget est mal élaboré

Les députés évitent d'utiliser le mot " rejet " pour qualifier la sanction infligée au projet de budget 2008 -2009. Les membres de la commission finance de la chambre basse assurent que le budget a été renvoyé à l'exécutif qui doit y apporter des correctifs indispensables. Très précautionneux, les députés membres de la commission finance, ont pour la première fois évité de présenter un rapport à l'assemblée. Par 51 voix pour et une abstention, la chambre basse a approuvé le " rapport" qui comprend les recommandations à l'exécutif. Entre autres recommandations, la suppression des articles relatifs à une nouvelle taxe sur les télécommunications, la communication des voies et moyens, une ventilation détaillée des ressources budgétaires en provenance locale et un rapport du programme d'urgence.
Après 22 jours d'analyse et de rencontre avec des fonctionnaires du gouvernement, les membres de la commission finance affirment avoir l'intime conviction que le budget est mal élaboré. Le gouvernement devra revoir sa copie et acheminer dans un délai d'un mois ou deux un nouveau document à la chambre basse. " L'exécutif ne révèle pas toutes ses sources de revenu ce qui empêche à la commission d'effectuer des analyses profondes concernant les provenances de fonds", se plaint le président de la commission finance, Jean Marcel Lemeran, rappelant que cette commission n'a pas de provision légale pour modifier un article du projet de loi. Sur un ton conciliant le député Lemeran réclame des informations complémentaires sur la nomenclature des revenus prévus afin de faire des propositions sur la taxe sur les télécommunications.
Les 24 membres de la commission finance de la chambre basse envisagent de voter un programme d'urgence qui pourrait permettre à l'exécutif d'obtenir les moyens adéquats pour répondre aux besoins du second trimestre.
Des sénateurs, dont Edmonde Supplice Beauzile et Nenel Cassy ont salué la décision des députés arguant que le projet de budget a été mal élaboré.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14691

L'exécutif doit revoir sa copie

«L'inadéquation entre les axes prioritaires fixés par le gouvernement et les montants qui leur sont alloués» est l'un des arguments fournis par les membres de la commission Finance de la Chambre basse pour porter l'assemblée à voter en faveur du renvoi de la loi de finances 2008-2009 à l'exécutif. Selon les recommandations de la commission votées par 54 députés, l'exécutif doit apporter certaines modifications dans le document s'il veut être assuré de son vote à la Chambre basse.Outre la maigre ligne budgétaire allouée à certains axes prioritaires, notamment tourisme et environnement, les parlementaires estiment que l'exécutif n'a pas fourni assez de détails sur la provenance des fonds locaux qui doivent alimenter le budget. En plus, la commission relève que les recettes ne sont pas bien ventilées dans le projet de loi de finances 2008-2009 transmis en décembre dernier aux députés « Nous attendons du gouvernement une ventilation détaillée des ressources internes », a dit le président de la commission, le député Jean-Marcel Lumérant. Avant de recommander à l'assemblée de retourner le budget à l'exécutif pour modification, la commission s'est donnée la peine de recueillir les doléances de toutes les instances concernées sur le document. Les parlementaires ont été surpris d'entendre les complaintes de certains ministres sur le budget alors qu'ils devraient participer à son élaboration. « Je n'ai aucun contrôle sur une bonne partie des fonds alloués au secteur agricole, lançait sans ménagement le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué. Je suis devant un fait accompli ».

La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27

L'exécutif doit revoir sa copie

«L'inadéquation entre les axes prioritaires fixés par le gouvernement et les montants qui leur sont alloués» est l'un des arguments fournis par les membres de la commission Finance de la Chambre basse pour porter l'assemblée à voter en faveur du renvoi de la loi de finances 2008-2009 à l'exécutif. Selon les recommandations de la commission votées par 54 députés, l'exécutif doit apporter certaines modifications dans le document s'il veut être assuré de son vote à la Chambre basse.Outre la maigre ligne budgétaire allouée à certains axes prioritaires, notamment tourisme et environnement, les parlementaires estiment que l'exécutif n'a pas fourni assez de détails sur la provenance des fonds locaux qui doivent alimenter le budget. En plus, la commission relève que les recettes ne sont pas bien ventilées dans le projet de loi de finances 2008-2009 transmis en décembre dernier aux députés « Nous attendons du gouvernement une ventilation détaillée des ressources internes », a dit le président de la commission, le député Jean-Marcel Lumérant. Avant de recommander à l'assemblée de retourner le budget à l'exécutif pour modification, la commission s'est donnée la peine de recueillir les doléances de toutes les instances concernées sur le document. Les parlementaires ont été surpris d'entendre les complaintes de certains ministres sur le budget alors qu'ils devraient participer à son élaboration. « Je n'ai aucun contrôle sur une bonne partie des fonds alloués au secteur agricole, lançait sans ménagement le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué. Je suis devant un fait accompli ».

La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27

Rencontre Préval/CEP autour des prochaines élections

La liste des candidats agréés publiée la semaine prochaine, mais la police et d’autres instances seront mises à contribution pour stopper des individus en contravention avec la loi, selon le CEP
mardi 27 janvier 2009,Radio Kiskeya

Le Président René Préval s’est entretenu mardi au Palais National (siège de la Présidence) avec les membres du Conseil électoral provisoire autour de l’organisation des sénatoriales partielles du 19 avril prochain, lors d’une séance de travail à laquelle a également pris part la Première ministre Michèle Pierre-Louis.
Cette rencontre a permis aux différents acteurs d’évaluer l’évolution du processus électoral et de déterminer ce qui reste à faire pour faciliter la tenue du scrutin, a déclaré le porte-parole du CEP, Frantz Bernadin. Il révèle que les discussions ont aussi porté sur l’anomalie que constitue l’inscription de plusieurs candidats qui briguent un siège unique sous une même bannière. C’est le cas notamment de Fanmi Lavalas, le parti de Jean-Bertrand Aristide. A ce sujet, M. Bernadin précise que le ministère de la justice a déjà clairement annoncé que, sans interférence aucune dans les affaires internes des partis, ces problèmes seront résolus à la lumière de leurs statuts, de la loi électorale et du décret régissant le fonctionnement des formations politiques.
Les ministres de l’intérieur Paul Antoine Bien-Aimé et de la justice Jean Joseph Exumé étaient d’ailleurs présents à la réunion.
Par ailleurs, le porte-parole de l’institution électorale annonce la poursuite de l’analyse des dossiers des 105 candidats ayant fait le dépôt de leurs pièces. Frantz Bernardin estime fort probable la publication au début de la semaine prochaine de la liste des candidats habilités à entrer en compétition pour l’attribution des douze sièges décrétés vacants au Sénat. Dans l’intervalle, seront acheminés à la direction générale de la Police Nationale, aux ministères de la justice et de l’intérieur et au service d’immigration les noms des candidats afin de retracer ceux des prétendants ayant contrevenu à la loi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5631

La famille de Me Eric Dubosse dément tout versement de rançon à ses meurtriers

Le disparu était contre toute forme de négociation ave des terroristes, déclare sa nièce Annie Dubosse à partir des Etats-Unis ; incinération des restes de l’avocat et pharmacien massacré à coups de couteau
mardi 27 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Annie Dubosse, nièce de Me Eric Dubosse, a formellement démenti mardi les informations selon lesquelles la famille de l’ex-otage aurait versé une rançon aux ravisseurs peu avant son exécution, arguant qu’un tel geste aurait violé les convictions de la victime.
« Mon oncle était toujours foncièrement opposé à toute forme de négociation avec les terroristes et croyait que État devait assurer la sécurité des citoyens », a affirmé Mme Dubosse qui s’exprimait sur Radio Kiskeya dans une déclaration téléphonique faite à partir des Etats-Unis où elle vit.
Elle a aussi mis l’accent sur le sens très poussé de la dignité humaine que cultivait Me Dubosse de même que son patriotisme qui le portait à aimer charnellement Haïti et à résister à toute tentation d’expatriation.
Annie Dubosse a aussi fait savoir qu’avec le départ brutal de son oncle, un pan de l’édifice familial s’était effondré. Néanmoins, les valeurs qu’il défendait passionnément survivront au drame de sa disparition.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya de sources médicales concordantes, le rapport d’autopsie montre que Me Eric Dubosse, 65 ans, a été mis à mort à l’arme blanche. Ses ravisseurs lui ont asséné de nombreux coups de couteau après l’avoir passé à tabac. Le martyr serait pratiquement décédé quelques heures seulement après son enlèvement mercredi dernier (21) devant son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince).
Jeté en pâture aux chiens, le corps de l’avocat et pharmacien avait été abandonné dimanche sur un monticule de fatras. En raison de son très mauvais état, il devait être incinéré mardi.
Né le 15 juin 1943, Me Eric Dubosse enseignait la pharmacologie à la faculté de médecine et de pharmacie et la jurisprudence médicale à la faculté d’odontologie, deux entités de l’Université d’Etat d’Haïti. Parallèlement, il militait au barreau de la capitale.
Diverses voix se sont élevées pour manifester leur indignation devant cette nouvelle perte cruelle qu’engendre le kidnapping, un fléau qui a déjà endeuillé, traumatisé et appauvri d’innombrables familles en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5630

Huit boat people haïtiens arrêtés en Floride

Un nouveau débarquement enregistré sur une plage américaine au moment où les voyages clandestins s’intensifient
mardi 27 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Les autorités américaines ont annoncé mardi avoir procédé à l’arrestation de huit boat people haïtiens, dont deux femmes, peu après leur arrivée lundi soir à bord d’un navire sur une plage de Boynton Beach, en Floride, rapporte la télévision locale NBC6.Net.
Le capitaine du bateau a été également appréhendé, selon la police. Il était en possession d’un permis de conduire émis en Floride et d’un passeport cubain.
Un résident de Boynton Beach avait alerté les autorités après avoir vu les phares du navire s’allumer et s’éteindre. Des agents de la police avaient pu capturer rapidement les clandestins qui tentaient de s’enfuir une fois qu’ils avaient touché terre vers 22hres (10 heures du soir).
Une heure plus tard, le capitaine avait été à son tour capturé.
Aucune information n’était disponible sur l’identité des personnes arrêtées, ni leur âge.
Elles ont été toutes placées en détention mardi matin par des agents de la police américaine des frontières et devraient être renvoyées en Haïti.
Les services d’immigration et des douanes ont, pour leur part, interrogé le capitaine du bateau.
Une dizaine de clandestins haïtiens avaient disparu en haute mer la semaine dernière après le naufrage de l’embarcation qui les transportait.
Depuis le début de l’année, plus de 400 boat people interceptés par les garde-côtes américains ont été rapatriés de force. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5629

mardi 27 janvier 2009

La Commission Internationale pour le Développement d’Haïti soumet un "plan marshall" pour Haïti face au DSNCRP

Port-au-Prince, le 26 janvier 2009 – (AHP) – La Commission Internationale pour le Développement d’Haïti a présenté lundi son plan Marshall pour Haïti, un projet du partenariat mondial pour le développement du pays.Son président, l'économiste Pierre C. Armand, a indiqué que ce plan résulte de plusieurs visites effectuées dans les différentes régions du pays pendant une période de deux ans en vue de mieux cerner les problèmes confrontés par la population dans la perspective de dégager des solutions durables à ces problèmes.
Le gouvernement doit mettre au point, a-t-il dit, un environnement économique dont les générations présente et future, peuvent bénéficier pour gagner leur vie de façon décente, a indiqué l’économiste.
M. Armand soutient que son plan Marshall pour Haïti diffère du Document de Stratégie Nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) dans sa vision pour le pays.« Le DSNCRP vise la croissance et la réduction de la pauvreté alors que le plan Marshall vise le développement du pays », a indiqué le professeur Armand ajoutant que sa mise en application dépend du gouvernement haïtien. Il a rappelé que le premier draft de ce plan Marshall pour Haïti avait été soumis au gouvernement intérimaire de Gérard Latortue (2004/2006), mais aucune suite ne lui avait été donnée.Tout en soulignant que l’application du plan Marshall pour Haïti peut faire augmenter considérablement le revenu per capita du pays dans les trente prochaines années et qu'il mérite d'être pris en considération, M. Armand a quand même reconnu que tout développement économique est avant tout un choix politique

Des juristes haïtiens et américains s'apprêtent à relancer de dossier du TPS en faveur de dizaines de milliers de sans papier haïtiens aux Eta-Unis

Miami, le 26 janvier 2009 – (AHP) – Des juristes haïtiens et américains s’apprêtent à entamer le dialogue avec l’administration de Barak Obama sur le dossier de l'octroi du statut de réfugié temporaire (TPS) à des dizaines de milliers de sans papier haïtiens aux Etas-Unis .
Après des années de politique brutale du président George Bush vis-à-vis des illégaux haïtiens, l'heure est venue de parler avec une administration qui devrait être plus humaine et plus amicale, a fait savoir Jean Robert Lafortune, dirigeant d’une organisation non gouvernementale de défense des droits humains à Miami, la Haitian-american Grassroot Coalition.
Les avocats soutiennent qu'en accordant le droit à l’asile aux haïtiens, les Etats-Unis pourraient aider Haïti à retrouver une stabilité sociale et économique.
Les expulsions des sans papier haïtiens avaient été suspendues pendant 2 mois, à la suite des ouragans dévastateurs de l'été dernier en Haïti, mais les déportations ont repris depuis.
Si des pays, comme le Canada ont décidé de surseoir aux déportations d’Haïtiens en situation irrégulière chez eux, il est raisonnable que le nouveau président américain accorde le TPS à environ dix mille (10 000) haïtiens se trouvant déjà sur le sol américain, soutient M. Lafortune.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html