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vendredi 25 avril 2008

Les misères de l'abondance

A Etang Bois-Neuf et sur toute la route depuis l'entrée de l'Arcahaie les lam veritab, par milliers, veulent tomber d'arbres trop chargés. Les mangues de plusieurs variétés sont comme orphelines. Pas assez de preneurs pour des récoltes abondantes. Dans un pays où l'on manifeste contre la faim, c'est un paradoxe.
Ici et là, sur la plantation où nous sommes réunis ce samedi matin à Etang Bois-Neuf, deuxième section de Saint-Marc, un jeune croque un mango à belles dents. Il y en a tellement, sous le manguier où il est assis, qui vont finir en pourriture que cela fend le coeur. Là-bas la misère et la vie chère, ici le gaspillage le plus flagrant.

C'est le lot de la province en absence d'industrie de transformation des produits agricoles.« Il en est ainsi à chaque récolte. Tout veritab yo bon menm lè et c'est la même chose pour les mangues. Les veritab ne font pas de prix au marché et les mangues, particulièrement cette saison, nous sont restées sous les bras.
Les usines qui exportent la mangue francique vers les Etats-Unis n'ont pas acheté à temps parce qu'elles ne pouvaient pas exporter et nous voilà déstabilisés. Mango ap pouri sou pye ».


C'est le président du Comité des irrigants de Bois-Neuf qui parle en ces termes. Comme si la faiblesse du système d'irrigation ne leur suffisait pas comme problème (voir Gouverner la rosée à Bois-Neuf dans Le Nouvelliste du lundi 21 avril 2008) voilà que les fruits de la terre ne portent pas fruit aux agriculteurs.
L'abondance est une entrave quand la nature est généreuse avec tous les manguiers et tous les lam veritab.« Quand il y a rareté, une douzaine de veritab se vend de 250 jusqu'à 300 gourdes. De nos jours, en pleine récolte, 12 lam valent à peine 10 gourdes », se lamente le président Wilhem Emile.
L'arbre véritable est un fruit ou un légume qui ne peut pas être conservé trop longtemps. En dépit du fait qu'il soit très répandu dans le pays et que notre terroir en produit des quantités astronomiques, nous n'en faisons rien. Il n'est pas transformé en farine ou sous une autre forme et aucun processus de conservation n'a été non plus popularisé. Quand il ne sert pas à engraisser les porcs, les surplus se perdent.

Pas étonnant, dans les provinces, particulièrement du côté de Bois-Neuf, le destin d'un superbe arbre véritable se termine de plus en plus souvent sous les coups de haches des bûcherons ou dans un four à charbon.
« Un grand arbre veritab peut fournir 5 à 6 douzaines de feuilles de planche. A trois mille cinq cents gourdes la douzaine, le propriétaire fait vite son choix. Pour son malheur, il gagne d'un coup beaucoup d'argent, mais n'en gagnera plus car l'arbre a été coupé. S'il l'avait conservé, à chaque saison, il récolterait le fruit de sa patience », nous explique Wilhem.


A deux pas de l'endroit où se déroule cette conversation, là où commence le captage qui alimente le système d'irrigation de Etang Bois-Neuf, là où l'eau est abondante et presque toujours disponible, un charpentier a posé son établi pour débiter les arbres veritab et les manguiers à ses soins confiés par des agriculteurs en détresse.« On ne peut rien dire à qui que ce soit, c'est comme ceux qui s'attaquent au canal pour le percer et prendre une prise : tout le monde se débrouille pour chercher la vie », lâche fataliste le président.
« S'il y avait de l'eau tout le temps et des débouchés pour les produits, ils respecteraient beaucoup plus les arbres », conclut-il.«Même la popote de l'arbre véritable est comestible. Nous en ignorons les vertus. Il suffit de gratter et de laver la popote pour en faire une délicieuse confiture», ajoute Thony Saeih, grand propriétaire de la zone qui a sur ses terres des dizaines d'arbres véritables.
En fait, la popote de veritab, qui est un fruit manqué, a toutes les qualités de l'arbre et pourrait même être cuit comme légume quand il est encore vert et tendre. Des millions de popotes se perdent à chaque récolte, parce que, encore une fois, personne ne se penche sur sa situation. Ni les agro-industriels qui font tant défaut au pays ni les hommes d'affaires qui voient dans l'agriculture une rente et rien d'autre.
Pour les mangues qui colorent le feuillage vert des grands manguiers de Bois-Neuf, la situation est encore plus compliquée cette saison.
« Il y a des mangues, beaucoup de mangues, mais les usines de Port-au-Prince qui les achètent pour les envoyer à l'étranger avaient un problème. Elles ne sont pas venues en acheter au début de la saison. Aujourd'hui, les premières mangues sont trop mûres. Nous perdons de l'argent».Là encore la sanction est immédiate.
Les manguiers qui ne sont pas de la variété francique tombent sous les coups de haches et les dents des scies.Il n'existe pas de fonds de compensation pour protéger les propriétaires de manguiers en cas de coups durs et le gouvernement, s'il s'est penché sur les difficultés des exportateurs qui avaient vu les envois vers les Etats-Unis stoppés net à cause de la découverte de larves dans des caisses qui allaient partir pour les USA, n'a rien fait pour les producteurs qui sont le premier maillon de la chaîne de la florissante filière de l'exportation de mangues.
Résultats, pour couvrir les pertes de revenus les manguiers les moins nobles tombent, sont assassinés, convertis en planches et en charbon car même les marchandes ne sont pas venues négocier cette année. Cela fait plusieurs saisons que les usines avaient réorienté le commerce de la mangue francique plus vers l'exportation que vers la consommation locale.Même si les propriétaires voudraient vendre pour le plaisir des palais locaux, les prix ont drastiquement chuté avec le retrait des usines et l'arrêt des exportations. Encore une fois, l'abondance de l'offre a fait chuter les prix.
S'il existait des filières de transformations performantes de la mangue pour en extraire le sirop, recueillir le jus ou pour les sécher, ces alternatives protégeraient les producteurs et réguleraient le marché en permettant une consommation différée de la production et une réorientation de l'offre.A Etang Bois-Neuf, personne ne va aussi loin dans leurs réflexions, mais tout le monde est conscient qu'on ne pense pas à eux, les producteurs. Pas assez en tout cas pour leur éviter d'être appauvri même quand la nature est clémente avec la terre.
Frantz
Duval
duvalfrantz@yahoo.com

Violences à l'HUEH: le directeur médical affirme qu'il ne démissionnera pas mais attend la décision des autorités du ministère de la santé publique

Port-au-Prince, le 24 Avril 2008; (AHP) Le directeur médical de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), Jean Ronald Cornély, a indiqué jeudi qu'il ne compte pas démissionner de son poste, mais attend que ses supérieurs hiérarchiques se prononcent sur les incidents du 22 avril avant de prendre une quelconque décision.
Mardi, des membres du petit personnel du plus grand centre hospitalier public du pays ont fait échouer une visite des membres du conseil d'administration de l'HUEH qui devaient évaluer les besoins de l'hôpital dans la perspective de l'octroi d'une aide pour faire mieux fonctionner l'institution.
Les employés ont organisé une manifestation musclée contre le directeur médical Jean Ronald Cornély lui infligeant de mauvais traitements, avant d'exiger son départ pour mauvaise gestion présumée.
Le docteur Cornély a fait savoir que ses agresseurs n'avaient d'autres idées que de le tuer, soulignant qu'il s'était retrouvé dans l'obligation de se défendre.
Il a fait savoir qu'il compte aller jusqu'au bout des projets visant la restructuration de l'Hôpital général et la régularisation de son fonctionnement, annonçant qu'un centre anticancéreux national sera bientôt mis sur pied.
Le directeur médical a dénoncé un secteur qu'il qualifie d'anti-changement et qui, selon lui, chercherait à lui barrer la route.
L'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti a connu ces dernières années des grèves sauvages qui ont causé le décès de nombreux patients privés de soins.
Ces grèves ont été organisées tantôt par des médecins internes ou résidents, par des infirmières ou auxiliaires ou encore par des membres du petit personnel qui réclamaient tantôt de meilleures conditions de travail tantôt des arriérés de salaires.
Mais l'HUEH avait retrouvé un certain apaisement jusqu'aux incidents du 22 avril considérés comme un véritable scandale.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Arrestation d'une centaine d'individus accusés d'implication dans les violences du 8 avril: les juges ayant exigé de l'argent pour dresser des constat

70.000 gourdes déjà retournées au parquet de Port-au-Prince
Port-au-Prince, le 24 Avril 2008; (AHP) - Une centaine d'individus ont été arrêtés suite aux actes de violence commis lors des émeutes dites de la faim du 8 avril.
Des hommes violents avaient profité d'une manifestation contre la vie chère pour forcer le portail du palais présidentiel, casser, piller et incendier de nombreuses entreprises publiques et privées dans centre de la capitale et dans les banlieues de Delmas et de Pétion-Ville.
Ces individus ont été mis aux arrêts dans le cadre de la permanence décrétée par le parquet de Port-au-Prince.
Parallèlement, des juges ayant réclamé de fortes sommes d'agent pour dresser les procès-verbaux de ces violences, ont été sommés de remettre les montants reçus sous peine de sanctions, lors d'une réunion tenue mardi .
"Ils n'avaient pas à réclamer de l'argent puis qu'ils s'agit de constats pénaux, a souligné le commissaire Claudy Gassant, informant que le parquet a déjà reçu une somme de 70.000 gourdes du tribunal de paix de Delmas.
Les propriétaires de ce montant pourront le récupérer, munis de leurs procès-verbaux
Les juges des tribunaux des sections Nord, Sud et Est de Port-au-Prince ont jusqu'au lundi 28 avril pour se mettre en règles.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

La Coalition des Parlementaires Progressistes (CPP) se définit comme « incontournable et garant de la majorité parlementaire » appelée à soutenir la p

Quatre députés abandonnent la Fusion au profit de ce bloc parlementaire
jeudi 24 avril 2008,
Radio Kiskeya

L’option économique néo-libérale ne passera pas à la Chambre basse, a prévenu jeudi le bloc parlementaire Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), fraîchement constitué, par l’organe de l’un de ses membres, le député de Cabaret (Ouest), Valciné Pierre Jérôme.
« Le CPP est incontournable », a solennellement déclaré le parlementaire élu sous la bannière de Fanmi Lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide). Valciné Pierre Jérôme rend la politique néo-libérale responsable de l’ensemble des troubles enregistrés il y a deux semaines en Haïti, à l’occasion des manifestations contre la cherté de la vie qui se sont produites dans de nombreuses villes du pays.
Le CPP qui rassemblerait 53 députés sur les 88 que compte le Parlement haïtien se présente comme l’entité avec laquelle le chef de l’Etat devrait nécessairement négocier le choix du prochain premier ministre, en lieu et place des partis politiques.
Cette prétention du bloc parlementaire est à l’origine d’un conflit ouvert entre ses membres et les directoires de certains partis politiques, dont la Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens, qui conteste à des parlementaires le droit de vouloir de vouloir se substituer à leurs partis dans une telle démarche qui ne correspond pas à leur statut.
Dans le cadre de ce litige, au lieu d’abandonner le CPP, 4 députés élus sous la bannière de la Fusion ont plutôt décidé de démissionner à la fois de ce parti et du « Bloc parlementaire des Sociaux démocrates et alliés ». Il s’agit des députés Gasner Douze (Grand Bois-Cornillon), Levaillant Louis Jeune (Desdunes), Germain Lamy Pressoir (Petit Trou de Nippes) et Ronald Larêche (Mont-Organisé).
Suite à cette défection et compte tenu de l’intégration de la député Pierre Ogline de Camp Perrin/Maniche (Sud), le « Bloc parlementaire des Sociaux démocrates et alliés » compte à présent 16 membres.
Dans le cadre des consultations entamées par le chef de l’Etat avec les dirigeants des partis politiques représentés au Parlement, ces derniers avaient pour mission d’œuvrer en faveur de la création d’une majorité prête à soutenir le programme du prochain gouvernement. Mais le bloc parlementaire CPP nouvellement créé se dresse comme le seul garant de cette majorité à la Chambre basse, au grand dam de la plupart des partis politiques dont ses membres sont issus. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4964

Hugo Chàvez juge Washington responsable de la crise alimentaire en Haïti

Une infime partie des 500 milliards de dollars du budget militaire américain peut empêcher de nombreux haïtiens de mourir de faim, selon le Président vénézuélien, hôte d’un sommet de l’ALBA qui annonce un "front commun contre la crise alimentaire"
jeudi 24 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a rendu jeudi les "folles dépenses militaires" des Etats-Unis directement responsables de la crise alimentaire qui a provoqué ces derniers jours de violentes agitations politico-sociales en Haïti, rapporte EFE.
S’exprimant à Caracas à l’issue d’une réunion extraordinaire de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques qui a permis la signature d’un accord sur la sécurité alimentaire en présence des représentants des pays membres de l’ALBA et d’Haïti, le chef de l’Etat vénézuélien a mis en relief le décalage existant entre le budget militaire américain et les besoins économiques et sociaux d’Haïti.
"En Haïti, il y a des gens qui meurent de faim, des enfants qui mangent des galettes de boue, de la terre et de l’herbe" a expliqué Chàvez en estimant qu’on pourrait facilement mettre un terme à la famine sévissant dans le pays en utilisant une infime partie du budget militaire de Washington. A ce propos, il a chiffré à 500 milliards de dollars le montant dont a besoin annuellement la superpuissance pour "faire et préparer des guerres".
Lors de ce sommet extraordinaire convoqué en moins de 24 heures, les pays de l’ALBA ont décidé de constituer un front commun devant la crise des prix alimentaires attribuée aux "politiques économiques d’inspiration capitaliste". Outre Hugo Chàvez, devenu la principale "bête noire" des Etats-Unis en Amérique latine, les Présidents bolivien Evo Morales, nicaraguéen Daniel Ortega et le vice-président cubain Carlos Lage ont paraphé un accord dont la finalité est la réalisation d’un "programme de souveraineté et de sécurité alimentaires".
Réaffirmant leur ferme opposition à un "ordre international injuste", les participants se sont engagés à "promouvoir le développement agroindustriel de la production céréalière, principalement du maïs et du riz, des légumineuses, des haricots, des oléagineuses, de la viande et du lait".
Haïti, qui jouit du statut d’observateur au sein de l’ALBA, fait face à une crise alimentaire sans précédent en raison du déclin accéléré de la production nationale et de l’envolée des prix des denrées alimentaires sur le marché international. Plusieurs villes du pays comme Port-au-Prince ont été le théâtre d’imposantes mobilisations populaires contre la faim et la cherté de la vie, assombries par des violences ciblées ayant visé de nombreuses entreprises, résidences et véhicules particuliers, vraisemblablement sous l’effet d’habiles manipulations politiques. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4960

Risque de prolongation, sur une bonne période, de la crise alimentaire en Haïti, selon World Vision International

Carence en semences/ Quasi épuisement des stocks d’aide alimentaire
jeudi 24 avril 2008,
Radio Kiskeya

« La crise alimentaire qui a produit de violentes émeutes en Haïti et provoqué la chute du premier ministre Jacques Edouard Alexis il y a deux semaines, pourrait encore durer plusieurs mois en raison de la carence en semences pour une éventuelle moisson en juin », informe l’ONG Vision Mondiale Internationale (World Vision International) basée à Los Angeles (Californie, Etats-Unis).
« La crise va encore durer, même si la météo est favorable pour les ensemencements dès le mois en cours », indique l’organisation dans un communiqué publié mercredi sur son site Internet.
« Des dispositions sont prises par World Vision en vue de l’augmentation de l’aide à Haïti en raison de cette grave crise alimentaire dont les principales conséquences sont l’augmentation drastique de la mortalité infantile, l’anarchie et l’instabilité politique », précise le communiqué.
Selon la programmation de World Vision International, la plus prochaine distribution de produits alimentaires en Haïti était prévue pour juin. Or, les stocks disponibles dans ce pays sont pratiquement épuisés, constate l’organisation. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4962

Haïti : Rene Preval revient sur la nécessité de relancer l’agriculture

P-au-P, 24 avr. 08 [AlterPresse] --- Le président René Préval réaffirme sa volonté de relancer l’économie haïtienne en investissant davantage dans la production agricole.
Lors d’une réunion avec le secrétaire d’Etat français à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, René Préval s’est dit en faveur de la relance de l’économie nationale par la mise en valeur de la production agricole.
A l’issue d’une visite de 48 heures a Port-au-Prince, l’officiel du gouvernement français déclare avoir proposé au président René Préval la tenue en Haïti d’une grande réunion de travail sur la relance de l’agriculture.
Le chef de l’Etat haïtien a donné son aval à cette initiative, selon Alain Joyandet. qui n’a pas précisé de date pour l’organisation de ces assises. Les organisations internationales et les agences de développement sur le terrain participeront à cette réunion qui sera conduite par un groupe de travail international.
« Il faut recapitaliser les petites exploitations agricoles », lance Alain Joyandet. « Il y a l’espace, il y a le savoir-faire, il manque les investissements », souligne-t-il en faisant remarquer que 700 hectares ne sont pas exploitées.
Il n’y a pas longtemps, Haïti produisait 400.000 tonnes de riz par an. Cette production rizicole est tombée à 100.000 tonnes.
L’officiel français annonce l’exécution d’un projet de production de riz de 800.000 euros, qui est prévu pour donner du travail à environ 5.000 personnes. Ce projet vise à produire 6.000 tonnes de riz par an, précise Alain Joyandet.
Dans la pratique, la production agricole semble n’avoir pas été jusqu’à présent une priorité pour l’administration de René Préval. Seulement 4% du budget national de l’exercice en cours ont été alloués à ce secteur. [do gp apr 24/04/2008 05 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7186

Pluies diluviennes en Haïti : Trois enfants, dont un bébé, tués ; leurs parents grièvement blessés

Un éboulement provoqué par l’effondrement d’un mur dans un bidonville du Canapé-Vert
Jeudi 24 avril 2008,
Radio Kiskeya

Au moins trois enfants en bas âge, dont un bébé de quatre mois, sont morts ensevelis dans un bidonvile de Port-au-Prince sous les décombres d’une maisonnette dont l’effondrement a été provoqué par des pluies diluviennes qui se sont abattues mercredi soir sur la capitale haïtienne et ses environs.
Grièvement blessés lors de cette catastrophe, les parents des trois petits ont été hospitalisés d’urgence.
Selon les déclarations de la famille des victimes interrogée par Radio Kiskeya, plus de quatre heures de recherches ont été nécessaires pour rertrouver les corps d’Arnolca Séide, 4 mois, d’Haschaïna Séide, 3 ans et d’Achacaëlle Séide, 5 ans.
Leur père, Arnold Séïde et leur mère, Edelyne Rosa, ont été, de leur côté victimes de graves fractures à la ceinture et saignaient notamment au nez et aux oreilles. Soignés dans un centre hospitalier tenu par Médecins sans frontières (MSF), ils se trouvaient jeudi dans un état critique, ont confié leurs proches.
La maisonnette des Séide a été complètement rasée suite à l’écroulement d’un pan de mur de la résidence de Maxo Séide, frère d’Arnold.
Le drame s’est produit à la ruelle Muléry, dans un bidonville dénommé Morency situé au haut du Canapé-Vert (banlieue est de la capitale), l’un des versants du Morne l’Hôpital qui surplombe le bassin de Port-au-Prince.
Quoique très inquiets, les habitants du quartier ont affirmé leur volonté de ne pas abandonner leurs cahutes et entendent y rester à leurs risques et péril. Ils se sont déclarés prêts à s’opposer à tout ordre de déguerpissement, reprochant aux autorités de n’avoir mis en place aucune politique de logement.
Une pluviométrie abondante causée par le mauvais temps a été enregistrée ces derniers jours dans plusieurs régions d’Haïti.
Avec la saison pluvieuse qui a pratiquement déjà commencé, les risques d’éboulement et d’inondations funestes sont très élevés en raison du désastre écologique qui a frappé le pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4961

Le Black Caucus réclame de George W. Bush une aide massive en faveur d’Haïti

Les 42 parlementaires noirs de la Chambre des Représentants sollicitent une rencontre spéciale avec le Président américain sur Haïti, qualifiée de pays en situation de "crise humanitaire"
jeudi 24 avril 2008,
Radio Kiskeya

Les 42 membres du Black Caucus du Congrès des Etats-Unis (CBC) ont appelé jeudi le Président George W. Bush à fournir une assistance immédiate plus substantielle à Haïti en situation de crise alimentaire et à entreprendre des actions décisives notamment en faveur de l’effacement de la dette extérieure du pays, rapporte la presse américaine.
A l’initiative d’Alcee Hastings, Représentant de Miramar (Floride), les congressmen ont adressé au locataire de la Maison Blanche une lettre ouverte dans laquelle ils expriment leurs préoccupations face à l’instabilité économique et politique dont souffre Haïti. Ils en ont profité pour solliciter une rencontre avec le Président qui sera consacrée à ce dossier brûlant.
Les pétionnaires ont également souhaité l’intervention de Bush en faveur de l’annulation immédiate de la dette du pays et de l’extension du statut temporaire protégé (TPS) au bénéfice des ressortissants haïtiens vivant en situation irrégulière aux Etats-Unis et menacés de déportation.
"Haïti souffre d’une extrême pauvreté, de la destruction de son environnement, de l’ínstabilité politique et maintenant d’une crise alimentaire en raison des prix élevés des produits provoquant des protestations civiles", écrivent les parlementaires noirs américains en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles Haïti n’a pas bénéficié de la compassion et de la générosité des Etats-Unis au moment où elle est confrontée à une crise humanitaire.
La semaine dernière, la Chambre des Représentants (Députés) avait approuvé à l’unanimité une résolution demandant à l’administration Bush d’effacer les 48,7 millions de dette d’Haïti envers les Etats-Unis et de s’impliquer totalement dans la recherche de l’annulation de la dette globale du pays estimée à environ 1,5 milliard de dollars. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4963

jeudi 24 avril 2008

Le meilleur rhum caribéen est haïtien

Le rhum Vieux Labbé produit par la société Berling S.A a récemment été sacré meilleur rhum âgé à l'occasion du Caribbean Rum Challenge 2007 organisé à Londres. La médaille d'or et le trophée, enjeux de cette compétition, ont été décernés en février 2008 à cette boisson produite dans les hauteurs de Port-au-Prince. « Les gagnants des douze médailles dont six d'or, trois d'argent et trois de bronze ont eu des mérites particuliers, a affirmé, après délibération, le juge principal, Ian Burrell. La qualité de cette compétition a été au-dessus de tout soupçon », a-t-il poursuivi. M. Herbert Barbancourt Linge, propriétaire de Berling S.A, fixe à environ 150 le nombre de ses concurrents. Selon lui, certaines compagnies présentaient plusieurs variétés de rhum. Mais pour sa part, Vieux Labbé Berling S.
A était le seul candidat soumis par la jeune société Berling S.A. Une distinction qui a déjà ses retombées au niveau du marché international pour ce rhum de 10 ans à la couleur dorée et aux saveurs fruit et vanille. « Une compagnie européenne nous a déjà contacté pour représenter le Vieux Labbé en Italie », avance M. Linge qui souligne avoir soumis la candidature de cette boisson à l'International Institute of Taste and Quality pour son prochain concours. Berling S.A produit également la liqueur Berling, le cremas Vieille Maman, selon son propriétaire, et présente trois catégories de rhum dont les 3 et 5 étoiles et le rhum de dix ans qui a été élu meilleur caribéen de sa catégorie.
En ce qui a trait à sa capacité de produire pour les marchés local et international, M. Linge s'estime susceptible de répondre à la demande. « La quantité, ça vient graduellement, dit-il. Jusqu'à présent, nous produisons pour satisfaire notre demande. »Berling S.
A qui accorde beaucoup d'importance au rapport qualité/prix, d'après son propriétaire, voit son avenir en vert. « Le marché est ouvert, dit-il. En dépit du fait que nous faisons très peu de publicité, nous nous y créons une place. »Herbert Barbancourt Linge attribue cette performance à sa volonté de toujours bien faire. Il mise sur la stabilité socioéconomique et politique du pays pour avancer. « C'est un paramètre indispensable au développement du secteur privé», dit-il tout en promettant de toujours bien faire pour satisfaire sa clientèle qui ne tardera pas bien sûr à s'élargir avec sa médaille d'or et son trophée caraïbéens.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56583

L’initiative des députés du groupe CPP suscite des réactions

Les responsables de la Concertation des Parlementaires pour le Progrès (CPP) réclament la participation de leur groupe majoritaire dans les négociations visant la formation d’un nouveau gouvernement. " Nous sommes 53 députés nous allons voter lors de la séance de ratification du premier ministre ", lance le député Joseph Joël Louis en guise de mise en garde aux autres acteurs politiques.
Ce groupe avait accordé un vote de confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis trois semaines avant les grandes manifestations anti-gouvernementales." C’est bien de discuter avec les chefs de file des partis politiques mais la réalité est au parlement", argue le député Joël Louis qui fait remarquer que le prochain gouvernement a besoin d’une majorité fonctionnelle au parlement.
L’initiative de la CPP déplait aux autres députés fidèles aux directives de leurs partis politiques.
Le député Noël Eliphete ( Alliance) dénonce le comportement de ses pairs. " S’il veulent faire obstruction à une proposition valable, ils auront à prendre le maquis une nouvelle fois face à la mobilisation populaire", dit-il révélant que nombre de ces élus souhaitent un premier ministre qui leur permettra d’obtenir des projets promis par Jacques Edouard Alexis.
Plusieurs parlementaires élus sous la bannière de partis membres du gouvernement dont la Fusion des sociaux-démocrates sont membres du Concertation des Parlementaires pour le Progrès (CPP). Les responsables de la Fusion sont passés à l’offensive hier appelant les élus à confirmer leur appartenance au bloc Fusion.
Cette démarche est dénoncée par les députés Gasner Douze et Levaillant Louis Jeune qui de préférence confirment leur appartenance au CPP. Gasner Douze appelle à une culture de tolérance et n’entend pas céder à la pression.
Cependant d’autres élus dont Jean Saliba, Joseph Saintilma et Decoste Nicolas ont accepté de regagner les rangs de la Fusion.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13699

Alain Joyandet renouvelle l’engagement de la France dans la recherche d’une solution à la crise alimentaire

Le secrétaire d’état français à la coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, a bouclé hier une visite de 48 heures en Haïti au cours de laquelle il a évalué les possibilités d’aide de la France à Haïti confronté à une crise alimentaire.
M. Joyandet a souhaité une amélioration rapide de la situation haïtienne tout en admettant qu’elle est complexe. " La France est impatiente de voir un gouvernement légitime mais comprend que ceci ne peut pas se faire en quelques heures", a soutenu M. Joyandet qui révèle avoir abordé ce sujet avec le chef de l’état.
Pour M. Joyandet la situation politique ajoutée à la crise alimentaire accentue l’incertitude politique.
Au terme de sa visite Alain Joyandet a renouvelé l’engagement de la France à aider Haïti à trouver une solution à la crise alimentaire. " La crise politique sera plus difficile à dénouer que la crise alimentaire", dit-il estimant que la formation d’un gouvernement est une étape dans les efforts pour faire face à la crise alimentaire.
Selon le secrétaire d’état français à la coopération, la France est prête à apporter un appui pour favoriser la relance de la production vivrière. " Nous proposons un groupe de travail avec les agences de développement et les bailleurs de fonds qui permettra de mettre en place des actions concertées pour relancer la production agricole", ajoute t-il.
Il estime que la recapitalisation des petites exploitations agricoles est de nature à renforcer la production nationale. " Il y a l’espace et le savoir faire il ne manque que les investissements", lance M. Joyandet annonçant la réalisation d’un projet de 800 000 euros qui permettra de produire 6 000 tonnes de riz.

M. Joyandet avait indiqué que sa visite s’inscrit dans le cadre des efforts pour apporter une réponse à la crise alimentaire en Haïti. " L’aide alimentaire globale de la France a doublé ( 60 millions d’euros) et une aide spécifique de 1 million d’euros a été débloqué en faveur d’Haïti ", déclare M. Joyandet.

Il espère que la communauté internationale dont la France œuvrera dans le domaine de la création d’emploi tout en rappelant qu’il revient au gouvernement haïtien d’adopter des dispositions pour augmenter le pouvoir d’achat des citoyens.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13698

Football : Haïti battue par le Guatemala

La sélection haitienne de football a été battue hier soir par l’équipe nationale du Guatemala sur le score minimum de 1 à 0, en match de préparation aux éliminatoires du mondial 2010, zone Concacaf.
Le Onze national qui effectuait sa première sortie sous la direction du franco-haïtien Wagneau Eloi, a chuté à la 61ème minute de jeu sur un but du guatémaltèque Rodriguez, après avoir bien résisté en première période.
Pour son premier match comme entraineur, Eloi avait aligné en majeure partie des joueurs évoluant en Haïti, notamment Boucicot et Coriolan qui ont été appelés en sélection après plusieurs mois d’absence.
L’équipe haïtienne doit jouer encore deux matches de préparation contre la Jamaïque à Miami et éventuellement contre le Canada avant d’affronter en match de qualification au prochain mondial, la sélection des Antilles Néerlandaise, dans une double confrontation les 15 et 22 juin prochain.
Guyto Rivière

Miguel Angel Moratinos arrive à Port-au-Prince jeudi

Rencontre bilatérale avec le Président René Préval et attribution de distinctions aux membres du contingent espagnol de la MINUSTAH au menu de cette visite historique du chef de la diplomatie espagnole
mercredi 23 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, est attendu jeudi à Port-au-Prince où il aura des entretiens sur des questions bilatérales avec les autorités haïtiennes, dont le Président René Préval, et décernera des distinctions au contingent espagnol de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Selon des sources diplomatiques espagnoles citées par l’agence EFE, Moratinos, qui entreprend un périple en Amérique latine, sera le premier chef de la diplomatie de son pays à visiter Haïti qui fut longtemps colonisée par le Royaume d’Espagne avec l’arrivée de l’expédition de Christophe Colomb en ...1492.
Outre le chef de l’Etat haïtien, le dirigeant espagnol rencontrera le Premier ministre démissionnaire Jacques-Edouard Alexis, les présidents du Sénat, Kelly Bastien et de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques de même que le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Hédi Annabi.
Il est aussi prévu un tête-à-tête avec le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, également en visite à Port-au-Prince.
Dans un entretien téléphonique à EFE, l’ambassadeur espagnol en Haïti, Juan Fernàndez Trigo, a indiqué qu’en dépit des graves troubles sociaux que des protestations contre la faim ont récemment provoqués dans le pays, Miguel Angel Moratinos a décidé de "maintenir sa visite à Port-au-Prince avec encore plus de motivation". Le diplomate souligne l’intérêt du chancelier à "démontrer l’appui de l’Espagne à Haïti".
Dans la foulée, il a précisé que les fonds destinés à des projets de la coopération espagnole en Haïti se chiffrent à environ 25 millions de dollars et se sont multipliés par 30 depuis 2003. Pour M. Trigo, cela prouve "la volonté de Madrid de faire profiter Haïti de la coopération comme le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental". 40% de l’aide est consacrée à des projets éducatifs en raison de leurs effets multiplicateurs.
"Il y a une volonté d’être aux côtés du peuple haïtien dans ces moments difficiles", a expliqué Juan Fernàndez Trigo qui a ajouté que le ministre Moratinos profitera de son passage à Port-au-Prince pour renouveler son soutien au contingent espagnol de la Police des Nations Unies (UNPOL), l’une des composantes de la MINUSTAH. Ainsi, plusieurs des 50 policiers et agents de la garde civile déployés sur le terrain seront décorés parce qu’au cours de leur mission ils ont "mis en danger leur sécurité et leur intégrité".
Après Haïti, le chancelier espagnol poursuivra sa tournée régionale en se rendant successivement au Pérou, en Argentine et au Brésil. spp/Radio Kiskeya
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Le Secrétaire général de l’OEA conduit jeudi une mission internationale en Haïti

José Miguel Insulza et des représentants notamment des Etats-Unis, de l’ONU et de l’UE entendent réaffirmer l’appui de la communauté internationale aux autorités haïtiennes confrontées à une grave crise alimentaire
mercredi 23 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, arrive jeudi à Port-au-Prince à la tête d’une mission de haut niveau en vue d’exprimer au gouvernement haïtien le soutien des institutions internationales et des pays du Groupe des amis d’Haïti devant la grave crise alimentaire qui avait plongé le pays dans une impasse politique.
Selon un communiqué de l’OEA rendu public à Washington, la délégation comprendra d’importants représentants des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, de l’Argentine, du Brésil, de l’Union européenne et un envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
Des discussions avec le Président René Préval et son Premier ministre démissionnaire Jacques-Edouard Alexis sont notamment annoncées
José Miguel Insulza a estimé que l’Exécutif haïtien présidé par René Préval "contrôle pleinement la situation et réalise des consultations avec les forces politiques en vue de la désignation à brève échéance d’un nouveau Premier ministre" suite à la décision, le 12 avril, du Sénat de destituer Jacques-Edouard Alexis au milieu d’une violente tempête sociale contre l’escalade des prix.
Toutefois, le numéro un de l’organisation hémisphérique insiste sur la nécessité pour la communauté internationale de rendre sa coopération avec le peuple haïtien effective dans un court délai. "La solidarité doit s’exprimer rapidement et l’envoi d’aliments est urgent pour que le gouvernement puisse faire face à ce problème", a estimé M. Insulza qui avait dirigé une réunion du Groupe des amis d’Haïti peu après les événements dramatiques qui avaient secoué Port-au-Prince et plusieurs autres villes les 8 et 9 avril derniers. Le diplomate chilien avait alors regretté l’effet dévastateur des prix du pétrole et des aliments sur les "avancées importantes" qu’Haïti avait, selon lui, réalisées dans la lutte contre la violence, en faveur du développement et du renforcement institutionnel.
L’OEA rappelle que son objectif est d’aider le peuple et le gouvernement d’Haïti afain d’éviter que la crise ne s’amplifie. Le Secrétaire général adjoint de l’organisation, Albert Ramdin, a enfin affirmé qu’il existait en Haïti "une situation d’urgence et non une crise politique".
Très présente dans la succession de crises qu’a connues le pays ces dernières années, l’Organisation des Etats américains avait joué un rôle de premier plan dans le processus électoral de 2006 qui allait porter René Préval au pouvoir pour un second mandat. spp/Radio Kiskeya
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mercredi 23 avril 2008

Nouveau premier ministre et prochain gouvernement : « pressions » sur René Préval pour qu’il se décide rapidement

Les 16 sénateurs majoritaires donnent « la fin de la semaine »
mercredi 23 avril 2008,
Radio Kiskeya

Une certaine impatience était perceptible mardi au Parlement et dans la classe politique au sujet du temps mis jusqu’ici par le chef de l’Etat à désigner un nouveau premier ministre, dix jours après la destitution de Jacques Edouard Alexis par le Sénat.
Le groupe des seize sénateurs qui avait renversé le chef du gouvernement, a souhaité que le président de la République procède à ce choix d’ici la fin de la semaine en cours. « Pour le bien du pays, il est impératif que la période de liquidation des affaires courantes par le gouvernement démissionnaire n’aille pas au-delà de la semaine en cours », précise le groupe dans une lettre adressée lundi au chef de l’Etat.
Les « 16 » estiment que l’heure est à l’urgence. Le président de la République, le Parlement et les autres acteurs politiques doivent se mettre au travail en toute célérité en vue de doter le pays d’un nouveau gouvernement dont la mission première consistera en la mise en application d’une nouvelle politique qui puisse, à la limite des ressources du pays, satisfaire les revendications légitimes de la population, indiquent les 16 sénateurs.
Ils mettent l’accent sur la lutte contre la misère et la faim, la baisse du coût de la vie, la lutte contre le chômage et la corruption et la relance de la production nationale.
Le groupe se dit prêt à collaborer à la ratification du nouveau premier ministre et à l’approbation de sa déclaration de politique générale.
Dans le même temps, il appelle à la vigilance du chef de l’Etat et des institutions concernées afin que « les mesures administratives et financières prises pendant la période de liquidation des affaires courantes, soient conformes aux lois en vigueur sur la comptabilité publique ».
L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), l’un des principaux partis représentés au Parlement et au gouvernement, a elle aussi exhorté le président René Préval à se décider. Le coordonnateur de ce parti, Edgard Leblanc Fils, a souligné, lors d’une conférence presse mardi, la nécessité que le chef de l’Etat ne fasse pas durer « les consultations » et qu’il aboutisse au plus vite à des décisions, de concert avec les secteurs concernés.
Un député de l’OPL, Acluche Louis Jeune, présent à la table de conférence, a accordé au président Préval un "délai" allant jusqu’au prochain week-end pour qu’il se décide.
L’idée que le président Préval soit généralement lent à se décider sur des questions cruciales, est très répandue dans les milieux politiques. Elle l’est aujourd’hui davantage en raison des soupçons ayant cours dans ces milieux sur l’intention qu’aurait le chef de l’Etat de retarder sa décision jusqu’au 9 mai, date de la fin du mandat de 8 des 16 sénateurs du bloc majoritaire actuel. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4955

Aucune notification officielle à Haïti de la « disparition » du virus de la grippe aviaire en République dominicaine,

selon le secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Joanas Gué
Maintien de l’interdiction d’entrée en Haïti de produits avicoles dominicains
mercredi 23 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le gouvernement haïtien n’a jusqu’ici reçu aucune notification officielle des autorités dominicaines sur la disparition du virus de la grippe aviaire en territoire voisin, a déclaré mardi le secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Joanas Gué, en réaction à des déclarations faites en ce sens par son homologue dominicain, Salvador Chio Jimenez, et l’ambassadeur de la République dominicaine à Port-au-Prince, Jose Serulle Ramia.
« Ce n’est pas dans les médias que des officiels dominicains devraient se prononcer sur la question. Ils connaissent bien les voies à emprunter », a ajouté M. Gué dans une interview accordée mardi à Radio Kiskeya.
Il a en sens mis en doute, de façon implicite, les déclarations faites par les deux officiels dominicains sur la disparition du virus chez eux, en citant un article du quotidien dominicain « Diario Libre » en date du 10 mars dans lequel il est fait mention du manque d’argent et de ressources humaines des autorités sanitaires dominicaines pour réaliser au moins 3.000 analyses relatives au virus de la grippe aviaire.
« S’ils ont pu, en si peu de temps, recruter le personnel nécessaire et procéder à tous ces tests, ils devraient régulièrement en informer les autorités haïtiennes », a soutenu le secrétaire d’Etat Joanas Gué.
Il a enfin réaffirmé le maintien, jusqu’à nouvel ordre, des mesures d’interdiction en Haïti des importations de produits avicoles dominicains. Ces meures datent du 4 janvier 2008, après la découverte en décembre 2007 du virus de la grippe aviaire à Higuey, en République dominicaine. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4956

Crise alimentaire : Jesse Jackson exhorte Washington à aider Haïti

Le pasteur noir, qui estime que les Etats-Unis ont une "responsabilité morale" envers le pays, s’apprête à arriver à Port-au-Prince à la tête d’une mission ; il a été précédé du congressmen Kendrick Meek
mardi 22 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le révérend noir américain Jesse Jackson, attendu la semaine prochaine à Port-au-Prince, a appelé lundi le gouvernement des Etats-Unis à intervenir en Haïti afin d’aider les autorités à faire face à la grave crise alimentaire qui a provoqué, il y a deux semaines, un violent mécontentement social à travers le pays.
Selon la chaîne de télévision américaine CBS4, lors de plusieurs interventions dans le comté de Miami-Dade, Jackson a estimé que l’administration Bush avait "l’obligation morale" de fournir une assistance alimentaire, de l’eau potable et de la sécurité à Haïti. Très critique vis-à-vis du manque de générosité de son pays, il a aussi souhaité que cet effort s’accompagne d’une assistance médicale et d’un engagement en faveur de l’annulation de la dette externe d’Haïti. Il en a profité pour appeler les aspirants à la Maison Blanche, dans le cadre de l’élection de novembre prochain, à faire aussi de cette cause la leur.
"Je presse les candidats à la Présidence de se mobiliser sur le dossier d’Haïti qui nous concerne directement comme ils se penchent sur l’Irak et l’Afghanistan", a martelé le leader afro-américain en insistant sur le fait que la priorité demeure le rétablissement de la sécurité.
Il a rappelé que 80% des haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de deux dollars par jour.
Jesse Jackson a tenu dimanche une série de rencontres sur Haïti avec des élus et responsables gouvernementaux de l’Etat de Floride, des dirigeants de l’église communautaire haïtienne située au nord-ouest de Miami-Dade et des activistes, dont Jean-Robert Lafortune, président de Haitian american grassroots coalition.
Avant de diriger lui-même une délégation qui viendra à Port-au-Prince discuter de la situation avec le Président René Préval, le pasteur Jackson s’est entretenu avec le Représentant (Député) démocrate du 17e district de Floride, Kendrick Meek, peu avant le départ de ce dernier pour Haïti. Au cours de cet énième séjour dans la capitale haïtienne, le congressmen a rencontré lundi M. Préval et le secteur privé des affaires autour de la crise alimentaire. Il voulait s’enquérir des besoins du pays et des intiatives que pourrait prendre le gouvernement des Etats-Unis.
Après les mainfestations en cascade contre la vie chère dont avaient profité des groupuscules ultraviolents pour saccager, piller des entreprises et semer le chaos, le Président George W. Bush s’était déclaré "très préoccupé" devant l’ampleur de la crise en Haïti. Une partie d’une enveloppe de 200 millions de dollars, annoncée aussitôt après en faveur de plusieurs pays touchés par le renchérissement des produits alimentaires, devrait permettre aux autorités haïtiennes de maintenir le prix du riz importé à un niveau stable
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4954

Le Brésil et l’ONU annoncent une conférence d’urgence sur Haïti

Une décision conjointe du Président Luiz Inàcio Lula da Silva et du Secrétaire général Ban Ki-moon en réponse aux protestations contre la faim alors que Brasilia s’inquiète d’une éventuelle implication de ses troupes dans des affrontements avec la population civile
mardi 22 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva et le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon sont parvenus mardi à un accord en vue de l’organisation d’une conférence d’urgence sur la situation en Haïti, théâtre des plus importantes protestations à travers le monde contre l’escalade des prix de l’alimentation.
"J’ai appelé le Brésil à maintenir son engagement envers Haïti", a affirmé M. Ban à l’issue de près d’une heure de conversation avec Lula sur la question haïtienne, souligne une dépêche de l’agence brésilienne Agencia Estado.
Parlant de la nécessité d’une relance accélérée de l’économie du pays, le patron de l’ONU a fait savoir "précisément, nous développons une coopération pour qu’il y ait une stabilité sociale en Haïti".
Tout de suite après les manifestations aiguës de la crise alimentaire les 6, 7 et 8 avril, le Brésil a envoyé 14 tonnes d’aide alimentaire à bord d’un avion militaire. De son côté, l’ONU a mobilisé ses différentes agences dans une vaste opération humanitaire au profit des couches les plus pauvres de la population haïtienne.
D’autre part, de hauts fonctionnaires des Nations Unies ont révélé que le Brésil craint énormément que ses troupes déployées en Haïti ne soient utilisées pour réprimer des émeutes contre la faim et n’entraînent une perception négative de l’image du pays. Au cours des deux dernières semaines, le Président Lula a personnellement demandé à Ban Ki-moon d’ordonner à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) que les casques bleus brésiliens ne soient pas placés en première ligne lors des manifestations. En effet, le chef de l’Etat veut absolument que le nom du géant sud-américain ne soit pas associé à des répressions sanglantes en Haïti.
De nombreux manifestants s’en étaient directement pris aux troupes onusiennes et les avaient affrontées dans le but d’obtenir leur départ.
Le Brésil est, depuis 2004, à la tête de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4951

mardi 22 avril 2008

Haïti jouera contre le guatemala avec une sélection réduite.


Par EDDY RECINOS
Menés par le président de la fédération Haïtienne de Football Jean-Bart Yves, la sélection caribéenne est arrivé hier soir à Guatemala avec une équipe formée exclusivement de joueurs évoluant dans la ligue locale.
« Notre intention c’est de continuer la préparation aux éliminatoires de la coupe du monde. Nous sommes venus avec une équipe diminuée, parce que la rencontre ne se jouera pas dans le cadre d’une journée de la FIFA, pour cette raison nous allons renforcer le groupe qui pour la grande majorité font partie de la ligue locale » a exprimé le dirigeant.
La sélection caribéenne s’est entraînée à deux reprises aujourd’hui. Le matin au projet goal et l’après midi dans le stade de Mateo Flores.
« Le Guatemale est une équipe de tradition de la zone et nous n’avons jamais obtenu de victoire dans leur stade. Nous les avons battu en 1973 seulement » s’est exprimé le dirigeant en se référant à la rencontre qui doit se disputer demain entre Haïti et le Guatemala.
LA dernière confrontation en date remonte au 12 février 2005, avec une victoire deux buts à un en faveur du Guatemala
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