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mercredi 9 avril 2008

Poursuite des violentes manifestations "contre la vie chère"

Un message du chef de l’Etat attentu
mercredi 9 avril 2008,
Radio Kiskeya

Les manifestations ont repris mercredi matin dans diverses zones de la capitale haïtienne, dans ses banlieues et à Pétion Ville.
Des hordes de maifestants ont entrepris d’attaquer des résidences privées et de des établissements publics partout à Pétion Ville. Une véritable panique règne dans la ville.
Le local d’une station privée de la capitale, Vision 2000, a essuyé des jets de pierres, au lendemain d’une attaque contre le siège, à Pétion Ville, du quotidien Le Matin, de la Télévion d’Etat à Delmas et la veille contre les locaux de la station privée Télé Haïti. Deux journalistes photographes ont été blessés lors de l’intervention musclée des casques bleus mardi pour sécuriser le Palais National.
Des patrouilles conjointes de casques bleus et de policiers nationaux ont essuyé des jets de pierres dans diverses zones de la capitale au moment où elles essayaient d’enlever les barricades installées la veille et tôt dans la matinée. Les militaires et policiers ont dû à plusieurs reprises tirer des coups de feu en l’air ou lancer des gaz lacrymogènes.
Le périmètre du Palais National (siège de la présidence haïtienne) est toujours sous haute sécurité militaire des Nations-Unies.
Des manifestations sont signalées à Mirebalais (Centre) et à St-Marc (Artibonite, Nord).
Toutes les activités sont paralysées dans les principales villes du pays, à Port-au-Prince notamment où les dégâts matériels sont très élevés. De nombreux super marchés et magasins ont été pillés dans une ville où les forces de l’ordre sont pratiquement absentes, sauf dans les zones stratégiques regroupant les principaux bâtiments publics. Sur diverses artères, les rares automobilistes qui circulaient mardi soir ont été rançonnés par des "vigiles" postés sur les barricades.
La Télévision d’Etat annonce en boucle, depuis très tôt dans la matinée, un message spécial du chef de l’Etat.
Les responsables des deux chambres du parlement haïtien n’avaient pas écarté mardi la possible démission du chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4918

Avant les manifestations de nombreux élus réclamaient des actions urgentes contre la cherté de la vie

La semaine dernière, le nombre d’élus mécontents en raison de l’inaction du gouvernement face à la vie chère avait augmenté à la chambre basse. Le député Dorson Jean Beauvoir ( LAA) dénonce une mafia entre le gouvernement et une fraction des commerçants en vue d’empirer la situation.
Ce parlementaire qui avait appuyé l’interpellation du premier ministre en janvier dernier réclame une nouvelle fois la démission du premier ministre Jacques Edouard Alexis.Même si Jonas Coffi ( Lavalas ) avait voté en faveur du premier ministre lors de la séance d’interpellation, aujourd’hui il réclame le départ du chef du gouvernement. D’autres parlementaires tentent d’expliquer leur vote en faveur du gouvernement en janvier dernier.
Guy Gérard Georges soutient que le vote était conjoncturel et visait à éviter une instabilité. " Nous n’étions pas satisfait de l’action du gouvernement ", dit-il admettant que la situation a empiré un mois plus tard.Guy Gérard Georges et son collègue Steven Benoît qui avaient accordé leur vote au gouvernement sont sur la défensive et réclament à cor et à cri un remaniement ministériel.
Pour sa part, le sénateur Youri Latortue demande aux députés qui avaient accordé un vote de confiance au premier ministre de trouver une solution au problème de la vie chère. " Qu’ils prennent leur responsabilité et qu’ils trouvent une solution ", lance t-il rappelant qu’il se trouve dans l’opposition.
Le sénateur Latortue ne veut formuler aucune proposition mais croit qu’il faut une alternative à l’équipe au pouvoir qui fait montre d’incapacité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13651

Commentaires:
Maintenant les députés doivent se démerder pour expliquer à la population le bien fondé de la politique du gouvernement Preval/Alexis puisqu'ils avaient voter une motion de confiance en leur faveur il y a moins d'un mois.
Il faut savoir être cohérent. Il faut même savoir persister dans l'erreur car la vérité est changeante.
Mais jouer le caméleon dénote une méconnaissance totale de la situation et on joue au "roulè-m dè bor"

Le président de la chambre des députés estime que les manifestations sont légitimes

Le président de la chambre des députés, Pierre Eric Jean Jacques, affirme que les manifestations contre la vie chère sont légitimes, et réclame du gouvernement l’adoption de mesures urgentes en vue de faire face à la situation. " Les manifestations sont légitimes parce que le peuple a faim ", dit-il appelant les manifestants à respecter la propriété privée.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio métropole, le député Jean Jacques a souligné que les manifestations violentes auront des conséquences négatives sur les entreprises privées en particulier et l’économie nationale en général. " Le gouvernement devrait dédommager les entrepreneurs victimes", déclare M. Jean Jacques estimant que l’irresponsabilité de l’état est la principale cause des pertes.
Selon le président de la chambre basse, le gouvernement doit adopter des mesures urgentes parce que la situation est grave. Tout en regrettant l’inaction du gouvernement, le député de Delmas fait remarquer que depuis deux ans le gouvernement n’avait pas réalisé des projets pour subvenir aux besoins quotidiens de la population.
Interrogé sur les mesures annoncées par le premier ministre, Pierre Eric Jean Jacques estime qu’elles sont insuffisantes. Il propose de subventionner les produits alimentaires sur une période limitée afin que le peuple puisse se nourrir.Très critique envers le gouvernement, Pierre Eric Jean Jacques pourtant élu sous la bannière du parti au pouvoir ( Lespwa), rappelle que le parlement a pour mission de contrôler l’action du gouvernement.
Tout en mettant l’accent sur l’échec du gouvernement, le député de Pierre Eric Jean Jacques admet que les élus ont une part de responsabilité dans la dégradation de la situation. " Je présente mes excuses à la population parce que nous n’avions pas su faire notre travail", martèle M. Jean Jacques qui dénonce un certains mépris des responsables de l’exécutif à l’égard des députés.
Il donne l’assurance que les députés commencent à faire leur travail, rappelant que ces élus sont régulièrement l’objet de pressions dans leurs circonscriptions.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13652

Des manifestations anti-gouvernementales sont enregistrées dans plusieurs villes de province

Outre Port-au-Prince, des manifestations violentes on été enregistrées dans plusieurs autres villes du sud d’Haïti telles Cayes-Jacmel, Cayes, Petit-Goave, Leogane, Gonaives, Jérémie etc. La contestation commencent à s’étendre dans le nord du pays, un vent de panique et des barricades de pneus enflammés ont été érigées dans la ville de Mirebalais. Au Gonaïves, la manifestation s’est déroulée dans le calme sous la protection de la police haïtienne.
Au Cayes, pour la quatrième journée de manifestation des milliers de personnes étaient dans les rues. Les forces de l’ordre ont intervenu pour disperser les manifestants a la mi-journée alors que des accrochages ont été enregistrés dans le quartier de la Savanne.
A Petit Goave, l’entrée du baraquement de la Minustah a été incendiée par des manifestants qui avaient dressé des barricades enflammées sur la route nationale numéro 1. Trois personnes ont été blessées lors de ces affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants dont certains étaient armés.
Comble de malheurs pour le gouvernement, à Miragoane la manifestation anti-gouvernementale a été organisée par la coordination de Lespwa dans la région.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13653
Le président de la chambre de commerce condamne les attaques contre les entreprises Le président de la chambre de commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), Jean Robert Argant, condamne le pillage de plusieurs entreprises, et appelle les manifestants à exprimer leur opinion tout en respectant la propriété privée.
" La violence n’amènera nulle part", lance t-il rappelant que le pays est en train de régresser sur le plan économique.
Selon le président de la CCIH, les nouvelles violences sont de nature à empêcher l’arrivée de nouveaux investisseurs en Haïti.
M. Argant a indiqué que le gouvernement doit appliquer en urgence un programme pour faire face à la vie chère. Il estime que le gouvernement dans l’immédiat doit faire baisser les prix des produits alimentaires en cessant de prélever des taxes sur ces produits.
Il explique qu’une taxe de 8 dollars est prélevée sur le sac de riz.Tout en faisant remarquer que la situation tend à dégénérer d’avantage, le président de la ccih propose également que l’état importe des produits destinés à être distribués aux personnes les plus vulnérables.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13654

18 blessés lors des manifestations contre la pauvreté

Au moins 14 personnes ont été blessées par balles mardi lors de nouvelles manifestations en Haïti contre la cherté de la vie et la politique économique du gouvernement, et l'ONU a déployé des blindés pour protéger le Palais national du président René Préval. "Une dizaine de blessés ont été admis au service d'urgence de l'hôpital public de Port-au-Prince, a indiqué à l'AFP docteur Claude Suréna, président de l'Association des médecins haïtiens."Ce bilan est partiel, il y a beaucoup d'informations contradictoires qui nous parviennent, mais je crois que les services d'urgence on reçu au moins dix blessés par balles", a-t-il ajouté.
Un médecin résident avait indiqué que les blessés sont obligés d’acheter le matériel pour les interventions parce que l’hôpital est dépourvu de tout.
Parmi les quatorze blessés par balles, deux journalistes (un photographe et un cameraman) ont été légèrement blessés par des balles en caoutchouc tirées par des Casques bleus brésiliens de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah). Jean Jacques Augustin du journal le Matin a été blessé lors de l’intervention des forces de l’ordre pour repousser les manifestants devant les grilles du palais national. Blan Delva reporter photographe a été blessé lors d’une intervention des casques bleus pour empêcher le pillage d’une succursale de la Banque Nationale de Crédit a la rue Capois.
Le directeur général de la Police, Mario Andrésol a révélé qu’un policier a été également blessé par balles.A Petit Goave, trois personnes ont été blessées lors de l’attaque contre un baraquement de l’ONU.
A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a déploré les violences et réaffirmé son soutien au gouvernement d'Haïti et à la Minustah. Les membres du Conseil ont affirmé "l'importance du maintien d'un soutien international fort à ce pays face aux défis qu'il rencontre sur la route du développement", a déclaré l'ambassadeur d'Afrique du Sud Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil de sécurité.
Les prix des produits alimentaires ont flambé en une semaine en Haïti où un sac de 120 livres de riz, la nourriture populaire, est passé de 35 à 70 dollars tandis que le prix de l'essence connaissait une troisième hausse en moins de deux mois. "Les gens peuvent continuer à manifester mais en respectant les biens des autres", a demandé mardi le secrétaire d'Etat à la Sécurité publique, Luc Euchère. "Nous ne comprenons pas que des gens qui manifestent contre la cherté de la vie veuillent entrer au Palais national", a-t-il ajouté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13655

TOUSSAINT LOUVERTURE...« Il faut mille ans pour avoir un homme de cette taille »

Célébrer l'anniversaire des héros semble de plus en plus une pratique qui perd sa valeur en Haïti. Ce 7 avril 2008 qui rappelle le 205e anniversaire de la mort d'un grand visionnaire, pionnier de la liberté universelle, Toussaint Louverture, risquait de passer inaperçu.
Au son de la trompette et du trombone de la fanfare du Lycée Toussaint Louverture, quelques dizaines d'élèves ont célébré le 205e anniversaire de la mort de Toussaint Louverture. Ils ont défilé à travers les rues de la capitale en se rendant à la place de ce martyr en face du Palais national. Ils ont déposé une gerbe de fleurs au pied de sa statue avant d'aller à l'église Ste Anne où ils ont assisté à une messe d'action de grâce.
Le prêtre qui présidait la cérémonie de circonstance se dit indigné de voir «un homme de cette taille naissant chaque mille an». «Nous avons une carence d'hommes dignes de pudeur dans le pays. Nous avons des hommes qui font de la politique pour la politique. Ils sont sans entrailles. Pas comme Toussaint Louverture », a déclaré le célébrant principal, lors de la messe chantée en mémoire de ce héros décédé le 7 avril 1803, après avoir été arrêté, puis déporté en France à Fort de Joux.
Selon le célébrant, Toussaint Louverture a combattu le racisme, l'ostracisme de tout un monde. Il a su dépasser ses intérêts personnels pour s'offrir en holocauste en faveur de la liberté de tous les noirs de St-Domingue et ceux du monde entier. « Louverture n'était pas un égoïste. Alors aujourd'hui, nous avons des intellectuels égoïstes. Le peuple meurt à petit feu et personne n'en a cure», a-t-il indiqué.
« Les hommes politiques haïtiens qui s'enrichissent aux dépens de la population vont jouir, quelque temps après leur mandat, de leur fortune en terre étrangère, en se faisant passer souvent pour des blancs à cause de leur argent», a-t-il avancé.Qualifié de bon berger l'initiateur de l'abolition de l'esclavage, le prêtre croit que Toussaint Louverture fut en quête de liberté en vue de sauver ses brebis qu'il a comparées à l'évangile du moment. L'officiant dit constater avec dégoût la tendance du rejet de tout ce qui est haïtien en fustigeant le comportement des dirigeants qui n'ont rien fait pour marquer cet anniversaire de la mort de ce grand homme dans l'histoire du pays. Pourtant, dit-il, en France maintenant, le représentant du président de la République Française et des ambassadeurs de plusieurs pays d'Afrique se réunissent à Fort de Joux pour honorer la mémoire de ce nègre.Reconnaissant la calamité que vit le pays depuis un certain temps sans une solution congruente, père Aupont invite « les élèves et tout le peuple haïtien à demander à Dieu de nous libérer des politiciens manipulateurs qu'il a qualifiés de faux prophètes. Entre temps, le pays se meurt », a-t-il précisé. « Je salue cette initiative des élèves du Lycée Toussaint Louverture de célébrer cette messe en souvenir de Toussaint Louverture. Cela redonne vie à son passé » s'est-il réjoui.
Adner Etelotadou_722@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56288&PubDate=2008-04-07
Commentaires:
Ne pas célébrer la mort de Toussaint Louverture est un crime contre l’humanité. C’est la preuve d’un antihaitianisme primaire et vulgaire qui démontre bien les profondeurs de la bêtise des autorités haïtiennes.
C’est quoi l’élément fort du patrimoine haïtien si on n’inclut ni Toussaint ni Dessalines, Pétion ou Christophe ? Comment ne pas honorer à jamais ces hommes avec grand H !
S’il faut mille ans pour voir un homme de la taille d’un Toussaint Louverture, aucun haïtien n’aura l’occasion de le revoir un Toussaint car avant longtemps Haïti ne sera plus !

mardi 8 avril 2008

Nouveaux incidents lors d’une manifestation aux Cayes

Une personne a été tuée et une autre blessée lors de nouvelles manifestations contre la cherté de la vie organisée dans la ville des Cayes.
L’incident est survenu lorsqu’un groupe de manifestant a attaqué la résidence du sénateur Gabriel Fortuné ( Union). Des manifestants accusant les agents de la sécurité rapprochée du sénateur Fortuné d’avoir tiré sur la victime et ont, en représailles, pillé la résidence de la belle mère du sénateur.
Gabriel Fortuné, tout en admettant avoir pris des dispositions pour assurer sa sécurité nie que ses agents aient abattu une personne devant sa résidence. Il soutient que des trafiquants de drogue et des membres de Fanmi Lavalas composaient le petit groupe qui avait attaqué son domicile tôt dans la matinée.
Le troisième sénateur du sud révèle que des petits groupes de criminels armés opèrent sous le couvert de la manifestation contre la vie chère. Ces groupes armés attaques des résidences privées et la police arrive difcicilement a les pourchassé explique t-il.
Le vaste mouvement de protestation contre la pauvreté s’est étendu dans plusieurs autres régions du pays. Des manifestants ont défilé à Jérémie, Petit- Goave, Aquin, Anse-aVeau, Vialet, Léogane et Jacmel.
A Petit Goave les manifestants ont réclamé le départ du chef de l’état et du premier ministre tout en lançant des slogans contre la mission onusienne. Les manifestants ont lancé des jets de pierre sur le baraquement de la Minustah et érigé des barricades de pneus enflammés sur la route nationale #2.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13650

Plusieurs milliers de personnes participent à une grande manifestation contre la pauvreté

Plusieurs milliers de personnes ont participé hier à une grande manifestation contre la pauvreté dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Les manifestants, pour la plupart très violents, ont parcouru les diverses artères de la capitale en lançant des slogans contre le chef de l’état et le premier ministre, inactifs selon eux face à la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires.
Les manifestants dont certains menaçants ont convergé des divers quartiers populeux tels Martissant, Cité Soleil et Bel air vers le palais national (siège de la présidence) afin de crier leur raz le bol. " Si les policiers tirent nous mettons le feu dans la ville ", lance un membre d’une des organisations populaires à l’origine de la manifestation. De nombreux pare-brises de véhicules ont été cassés et plusieurs véhicules, dont un de la Minustah, ont été incendiés.
Muni de branches d’arbres ou d’assiettes, les manifestants ont réclamé le départ du président Préval du premier ministre Alexis et des députés pro gouvernementaux. Des manifestants ont tenté en vain d’investir le palais législatif accusant les députés d’avoir contribué à l’aggravation de la situation en accordant récemment un vote de confiance au premier ministre. " Il faut arrêter Préval et les députés", scandaient des manifestants très en colère.Un étudiant de la faculté Inaghei, a été blessé lors d’un accrochage entre les forces de l’ordre et un groupe d’étudiants qui avaient érigé des barricades non loin de la faculté. " L’étudiant a été atteint d’un projectile à la poitrine ", indique l’un des ses camarades qui assure avoir identifié le policier auteur du tir.
Cette grande manifestation a causé la paralysie de toutes les activités économiques dans la région métropolitaine. Les rues désertes dans la matinée en raison de la grève des transporteurs étaient occupées en permanence par des groupes de manifestants qui avaient érigé des barricades de pneus enflammés pour empêcher la circulation des voitures privées.
Des vitres de nombreux véhicules en stationnement au centre ville ont été brisés par les manifestants qui avaient demandé aux commerçants de baisser leur rideau de fer.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13649

Le premier ministre dénonce les violences et active son plan d’urgence face à la pauvreté

Le premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, confirme l’envoi de renfort dans le sud en vue de rétablir le calme dans cette région secouée par des manifestations violentes et des scènes de pillage la semaine dernière. Tout en qualifiant ce mouvement de désordre, M. Alexis soutient que les secteurs commerciaux et populaires ont été victimes d’agressions orchestrées selon lui par des trafiquants de drogue. Il annonce que les forces de l’ordre sont à la recherche des narcotrafiquants impliqués dans ces manifestions dont certains sont originaires de Ouanaminthe. " Nous avons récemment détruit une des pistes d’atterrissage clandestine dans le sud ", déclare M. Alexis pour qui les trafiquants de drogue sont en colère contre le gouvernement.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le premier ministre a réaffirmé la détermination de son gouvernement a lutter contre le trafic de la drogue et la contrebande. " Nous lancerons prochainement des patrouilles maritimes dans la péninsule du sud", ajoute t-il.
Cependant le chef du gouvernement admet qu’au début les manifestations étaient réalisées par des citoyens qui protestaient contre la cherté de la vie. " Nous sommes en démocratie on peut exprimer son opinion, mais nous condamnons l’infiltration des contrebandiers et des trafiquants de drogue", ajoute t-il.
Le premier ministre révèle avoir entrepris un dialogue avec les représentants des différents secteurs afin d’expliquer le programme d’urgence du gouvernement pour faire face à la cherté de la vie. Il confirme que le chef de l’état a entrepris des discussions avec les divers secteurs impliqués dans la commercialisation des intrants agricoles afin d’obtenir une réduction des prix des engrais.
Toutefois M. Alexis fait remarquer que la marge de manœuvre du gouvernement est étroite parce que les prix des produits ont connu une forte hausse sur le marché international. En ce qui a trait au délai pour l’application des mesures d’urgences annoncées il y a plus d’un mois, le premier ministre explique que plusieurs projets ont été déjà lancés. "
Les projets à haute intensité de main d’œuvre débutent la semaine prochaine, les crédits aux commerçants seront disponibles dans 3 semaines, les restaurants universitaires seront lancés cette semaine, et les restaurants communautaires et les paniers alimentaires seront lancés dans 3 semaines ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13647

FLASH !!! FLASH !!! Intervention musclée de la MINUSTAH pour protéger le siège de la présidence haïtienne

Il y aurait plusieurs blessés, dont un journaliste
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

Il y aurait plusieurs blessés suite à l’intervention musclée de la MINUSTAH.
Les casques bleus pourchassent avec vigueur les manifestants, tentant de les éloigner du périmètre immédiait du Palais National. La MINUSTAH a également fait usage de gaz lacrymogènes
Un photographe du quotidien Le Matin, Jean Jacques Augustin, aurait été blessé par balle et transporté d’urgence à l’hôpital.

En plus des blessés, d’énormes dégâts matériels à Port-au-Prince

La capitale haïtienne "terrorisée"
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

La situation demeurait préoccupante en début d’après-midi ce lundi à Port-au-Prince où de violentes manifestations se sont déroulées pendant la matinée. Le point fort du mouvement a été la tentative de certains manifestants d’investir de force le siège de la présidence.
En plus des blessés dont le nombre exact reste encore à déterminer, d’énormes dégâts matériels ont été enregistrés. Les manifestants ont tout cassé sur leur passage : pare-brises de véhicules, vitres et vitrines d’établissements publics et commerciaux.
A Pétion Ville, des raids ont été lancés contre de nombreux édifices privés et publics. Le siège du quotidien Le Matin a été saccagé. Des voitures particulières ont été incendiées jusque dans les garages et cours intérieures des maisons.
Au nombre des véhicules auxquels les manifestants ont mis le feu au centre de la capitale, figure une voiture Toyota RAV 4 flambant neuve exposée comme prime d’un tirage annuel à sa succursale au Champ-de-Mars par la banque commerciale d’Etat BNC (Banque Nationale de Crédit).
Un dépanneur, le "Tiger Shop" sis à la station d’essence Esso du Bois-Verna a été entièrement vidé.
D’autres établissements commerciaux ont été attaqués et cambriolés.
Alors que de nombreux manifestants, chassés de la périphérie immédiate du Palais National par les casques bleus de l’ONU, sont tout de même restés dans les parages, de nombreux autres ont pris la direction du quartier du Canapé-Vert où se trouve la résidence privée du Chef de l’Etat. Sur leur passage, notamment à Bourdon, ils ont lancé toutes sortes de projectiles sur les cours et façades des maisons, des deux côtés de la route. La police nationale a dû déployer des éléments dans tout le secteur pour tenter d’en assurer le contrôle.
Pour l’instant, si les principaux bâtiments publics et les édifices-symboles de l’existence de l’Etat bénéficient d’une impressionnante protection des casques bleus de l’ONU, la "rue" reste relativement libre et les manifestants ont pratiquement les coudées franches pour commettre toutes sortes d’infraction.
Une réunion devrait se tenir cet après-midi entre le chef de l’Etat et d’autres responsables, dont les présidents des deux chambres. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4915

Les présidents des 2 chambres du parlement en faveur de mesures économiques et politiques pouvant aller jusqu’au renvoi du gouvernement,

Le sénateur Youri Latortue pour le départ immédiat de l’équipe Alexis
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le président du Sénat, le Dr Kelly Bastien, s’est dit lundi en faveur de mesures économiques et politiques pouvant aller jusqu’au renvoi du gouvernement, pour faire face à la détérioration de la situation.
Les mesures politiques peuvent toutefois se limiter à un simple remaniement ministériel, conformément aux attentes exprimées en ce sens par les députés, à l’issue de l’interpellation du chef du gouvernement en février dernier, estime-t-il.
Le sénateur du Nord, élu sous la bannière de la Plate-forme politique LESPWA, a fait ces déclarations avant de se rendre au Palais National où, de concert avec d’autres responsables d’Etat, il doit participer à une réunion d’urgence convoquée par le chef de l’Etat avant une adresse de ce dernier à la nation en fin d’après-midi.
Le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques (membre également de la Plate-forme présidentielle LESPWA et représentant la circonscription de Delmas-Tabarre), se montre plus catégorique que son collègue du Sénat concernant l’éventualité du renvoi de l’ensemble du gouvernement. Des mesures économiques et politiques doivent être adoptées, déclare-t-il. Mais, si la population exige le départ du gouvernement, le chef de l’Etat, qui est à son service, devrait en tenir compte et lui donner satisfaction, a ajouté M. Jean Jacques.
Le président de la Commission Justice et Sécurité publique du Sénat, Youri Latortue (Artibonite, Latibonit An Aksyon) exige pour sa part de façon catégorique le départ du gouvernement.
"Il faut un nouveau gouvernement et un programme d’urgence pour une amélioration urgente de la situation. Si cela n’est pas fait dans l’immédiat, le Sénat devra se réunir en urgence pour assumer ses responsabilités", a-t-il conclu. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4917

Des casques bleus de l’ONU dégagent un large périmètre de sécurité aux abords du Palais National

Plusieurs blessés, dont un photographe de l’un des principaux quotidiens haïtiens
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

Des casques bleus de l’ONU, brésiliens pour la plupart, ont pu dégager un large périmètre de sécurité autour du siège de la présidence haïtienne, le Palais National, faisant usage de leurs armes et de gaz lacrymogènes.
"Plusieurs personnes ont été blessées par balle", criaient des manifestants courant dans tous les sens, à la recherche d’un abri. Les journalistes ont pu au moins vérifier qu’un des leurs, Jean Jacques Augustin, photographe au quotidien Le Matin, a été blessé par balle.
Avant l’arrivée des casques bleus, des manifestants avaient tenté de renverser une des grandes barrières métalliques donnant accès au Palais National. Dans un premier temps, la garde du Palais a tenté de les disperser en tirant en l’air. Dans un second temps, les agents de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN) ont opéré un repli jusqu’à l’édifice principal où ils étaient tout de même restés en position de tir.
Des journalistes affirment avoir vu les casques bleus ouvrir le feu à hauteur d’homme. Les manifestants se sont alors regroupés dans les zones alentour, abandonnant l’aire du Palais actuellement bouclée par des blindés et des camions de l’ONU.
Certains des manifestants ont exprimé leur intention de se rendre au Canapé Vert où se trouve la résidence privée du chef de l’Etat. Ironiquement, ils affirment que le président Préval doit les accompagner dans les manifestations, comme il l’avait promis récemment dans une déclaration publique qui n’était pas du tout bien accueillie par la population.
Avant l’arrivée des casques bleus aux abords du Palais National, certains des manifestants réclamaient la démission du chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis. D’autres reprochaient au chef de l’Etat son mutisme depuis le début des événements.
On signalait à la mi-journée une situation de tension dans diverses autres zones de la capitale, notamment à Delmas, Nazon, Canapé Vert.
Des manifestations se déroulaient parallèlement dans certaines villes de province, telles Petit-Goâve (Ouest), Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest).
Les manifestations sont organisées pour dénoncer la cherté de la vie et exiger du gouvernement des actions urgentes et efficaces en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4914

CHERTÉ DE LA VIE / ATTAQUE CONTRE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS / Le pire évité grâce à la médiation de la PNH

Par Jacques Desrosiers
jadesro@lematinhaiti.com
La Chambre des députés a été, le lundi 7 avril, l’une des cibles des mouvements de protestations contre la cherté de la vie. Un groupe de manifestants, qui a rendu les parlementaires responsables de l’aggravation de leurs conditions de vie, a tenté en vain de pénétrer dans la Chambre basse. Le pire a été évité grâce à l’intervention des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), qui ont utilisé le dialogue pour dissuader les manifestants. Lors d’une séance d’interpellation le 28 février dernier, 63 députés avaient accordé un vote de confiance au gouvernement du Premier ministre Jacques Édouard Alexis. La question de la cherté de la vie était l’un des motifs de cette interpellation. Depuis, la situation a empiré. Suite au mouvement de protestation qui, le week-end écoulé, a semé la panique dans la ville des Cayes, le Bureau de la Chambre basse avait convoqué les députés à une séance spéciale. « Il est impératif de trouver une solution immédiate et durable à la cherté de la vie. Cette séance spéciale s’inscrit dans le cadre de la mission des parlementaires d’engager le débat public sur la problématique économique et sociale concernant l’avenir de la nation », lit-on dans la lettre de convocation, signée par le président de la Chambre des députés, Pierre-Éric Jean Jacques (Delmas, Lespwa), estimant que « le peuple haïtien attend une amélioration immédiate de son sort de la part des autorités qu’il a massivement et légitimement élues durant les joutes électorales de février et d’avril 2006 ». Cette séance, malheureusement, n’a pas eu lieu. Il était environ midi, très peu de députés s’étaient présentés à la Chambre basse. Les rares rencontrés sur les lieux se gardaient de tout commentaire. Quelques minutes plus tard, suite à des rumeurs faisant état de l’arrivée imminente d’un groupe de manifestants de Cité Soleil, en direction du Parlement, députés et employés se sont empressés de vider les lieux. En moins de cinq minutes, le Palais législatif était complètement évacué. Aux Cayes, le sénateur Fortuné et sa famille attaquésAu Sénat, la situation n’a pas été différente. Seulement deux sénateurs s’étaient présentés au grand corps. Il s’agissait de Yvon Buissereth (Sud, Fanmi Lavalas) et Youri Latortue (Artibonite, LAAA). Dans une déclaration à la presse, le premier sénateur de l’Artibonite a dénoncé la passivité du Pouvoir face à la cherté de la vie. Le leader de Latibonit an aksyon (LAAA) a pris le contre-pied de la déclaration du Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui accuse les narcotrafiquants et les contrebandiers d’être les instigateurs de ce mouvement de protestation qui gagne en ampleur. Ce qui, de l’avis du parlementaire, ne peut que compliquer davantage la situation.
Selon les informations rapportées par une station de radio de la capitale, citant le troisième sénateur du Sud, environ quatre personnes ont été tuées ce lundi par balles et une vingtaine autres blessées aux Cayes (Sud). Jean Gabriel Fortuné, dont sa famille et les biens ont été attaqués, a dénoncé l’implication des narcotrafiquants dans ce mouvement de protestation dans l’objectif d’obtenir la libération des membres de leur cartel emprisonnés.

Selon les dernières nouvelles, le sénateur Fortuné, pour des raisons de sécurité, a été conduit par hélicoptère à Port-au-Prince.
mardi 8 avril 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=12114

lundi 7 avril 2008

Vie chère/Reprise des manifestations aux Cayes : un mort

Mécontentement contre la thèse de la manipulation du mouvement par des trafiquants de drogue/Hostilité grandissante contre le 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya

Les manifestations contre la cherté de la vie ont repris de plus belle lundi matin aux Cayes (Sud) où l’on signalait la mort d’au moins une personne à la mi-journée.
Selon les premières informations, il s’agirait d’un des manifestants qui tentaient d’investir l’hôtel en construction « Le Manguier » appartenant au 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, à qui ils reprochent d’avoir inspiré les allégations du premier ministre Jacques Edouard Alexis selon lesquelles le mouvement de protestation serait l’œuvre de trafiquants de drogue. Des agents de sécurité de l’Hôtel auraient ouvert le feu pour disperser les manifestants. Il en est résulté que l’un d’entre eux a été mortellement atteint.
De nombreux manifestants, furieux après l’incident, sont partis à la recherche du parlementaire élu sous la bannière du parti UNION dirigé par le pasteur Chavannes Jeune.
Loin d’apaiser la population des Cayes, les déclarations faites en fin de semaine dernière par le chef du gouvernement relatives aux manipulations possibles du mouvement de protestation, semblent les avoir davantage mécontentés.
Le bilan des manifestations aux Cayes s’élevait, jusqu’au dernier incident de ce lundi, à 4 morts selon diverses sources et à un seul selon la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4909
Vie chère : vive tension à Port-au-Prince
Ralentissement des activités/La PNH et la MINUSTAH en état d’alerte
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya

Une situation de tension règne depuis très tôt ce lundi sur diverses artères de la capitale haïtienne, notamment dans la banlieue Sud, au niveau de Martissant, où la circulation automobile a été interrompue suite à des jets de pierres et de tessons de bouteilles.
Un peu plus tard dans la matinée, des manifestants ont été remarqués autour des barricades vites érigées, réclamant du gouvernement l’amélioration immédiate des conditions de vie. Des centaines de personnes ont manifesté vers 10 heures 30 locales aux abords du Palais national avant de prendre la direction du Bel-Air (vaste quartier populaire situé au centre de la capitale) où, vraisemblblement, ils comptent grossir leurs rangs.
Des transporteurs publics ont profité de cette situation pour déclencher à leur tour une grève contre les dernières hausses des prix des produits pétroliers. Cette situation a pour conséquence le ralentissement significatif des activités dans divers secteurs dont, en priorité, les écoles, le commerce et l’administration publique.
La sécurité des bâtiments publics, donte le Palais national et la Primature (sièges respectifs de la présidence et du gouvernement) ont été considérablement renforcés par des dispositifs mis en place par la Police Nationale et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Des manifestations ont été enregistrées également à Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest) où ont été remarquées des pancartes réclamant, outre la baisse du coût de la vie, mais aussi le retour de l’ancien président Jean Bertrand Aristide et la fin des persécutions contre l’ex-chef rebelle anti-Aristide Guy Philippe, officiellement poursuivi pour trafic de drogue par la Drug Enforcement Agency des Etats-Unis (DEA).
Ces protestations s’inscrivent dans le sillage du mouvement initié la semaine dernière aux Cayes (Sud) contre la cherté de la vie et qui s’est soldé jusqu’ici par la mort d’au moins 4 personnes. La MINUSTAH accuse cependant un bilan moins dramatique d’un mort.
Le chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis, a annoncé des programmes urgents mais dont certains ne produiront leurs effets qu’après un certain. Il a également fait état de facteurs de la hausse des prix, comme les produits pétroliers, dont le contrôle est hors de portée du gouvernement. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4908

Libération à Vivy Mitchell d’une personne enlevée en sa résidence, à Torcelle

Un des principaux ravisseurs et un policier blessés au cours de l’opération
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya

La police a libéré dimanche dans le quartier de Vivy Mitchell (Pétion Ville, zone de Frères), le nommé Jean Milot Michel (dans la cinquantaine) enlevé samedi en sa résidence à Torcelle, vers onze heures du soir.
L’otage était gardé dans le réservoir souterrain d’une maison abandonnée qui a vraisemblablement servi auparavant à cacher d’autres personnes enlevées, selon la police.
Au cours de l’échange de tirs qui s’est produit lors de l’opération, un policier a été blessé, ainsi que l’un des ravisseurs trouvé sur place, un certain « Ti Blan », soupçonné d’implication dans d’autres cas d’enlèvement et des assassinats.
L’opération a été menée conjointement par des policiers affectés au Commissariat de Pétion Ville, des éléments de la Cellule Contre Enlèvement (CCE) et leurs collègues de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI). Ces deux dernières unités relèvent de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Plusieurs personnes enlevées ont été retrouvées ces derniers jours à Vivy Mitchell, selon les informations rendues publiques récemment par la Police nationale concernant le phénomène du kidnapping. [jmd/RK]
Le Bureau de la Chambre des députés convoque à une urgente session autour de la vie chère
« Le peuple haïtien attend une amélioration immédiate de son sort de la part des autorités », déclare le président de la Chambre basse
dimanche 6 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le Bureau de la Chambre basse a convoqué les députés de la 48ème législature à une séance spéciale ce lundi autour de la vie chère, se disant alarmé par les difficultés socio-économiques à l’origine des cris de détresse poussés par la population lors des manifestations de la semaine dernière aux Cayes (Sud), aux Gonaïves (Artibonite, Nord) et dans d’autres régions du pays.
« Il est impératif de trouver une solution immédiate et durable à la cherté de la vie. Cette séance spéciale s’inscrit dans le cadre de la mission des parlementaires d’engager le débat public sur toute problématique économique et sociale concernant l’avenir de la nation. Les conditions de vie se détériorent chaque jour davantage. Le peuple haïtien attend une amélioration immédiate de son sort de la part des autorités qu’il a massivement et légitimement élues durant les joutes électorales de février et d’avril 2006 », lit-on dans le communiqué signé du président de la Chambre Basse, Pierre Eric Jean Jacques.
Le Bureau de la Chambre des députés sollicite une large couverture médiatique de la séance, laissant entrevoir par ainsi la solennité qu’il entend imprimer à celle-ci dans un contexte où cette branche du parlement haïtien semble avoir besoin de causes susceptibles de refaire son image et aptes à lui permettre de s’éloigner, même momentanément, de certains dossiers bien encombrants.
Les députés gèrent en effet avec beaucoup de difficultés d’épineux dossiers, tel celui du député Isidore Mercier (Jérémie, Grande-Anse) pratiquement accusé d’avoir voulu donner la mort en pleine séance à son collègue Anthony Dumond de Léogane (Ouest). Ils doivent également éclaircir le dossier de criantes malversations dont se serait rendu coupable le Bureau ayant précédé l’actuel, mais qui était dirigé par le président en exercice de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques. Les députés doivent enfin déterminer si, effectivement, une quinzaine d’entre eux seraient de nationalité étrangère. Ce qui les mettrait dans la difficile situation de devoir exiger leur départ, la Constitution n’admettant la double nationalité en aucun cas. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4906
Commentaires :
Un scandale en cache un autre. Les députés ont trouvé une occasion en or pour sortir par la grande porte et sortir de l’a situation d’enlisement dans les méandres infâmes des scandales diverses qui ont su peindre avec une fidélité outrageusement réussie le vrai visage de nos députés. Aujourd’hui l’affaire Boulos est oublié et celui-ci est définitivement sorti par la petite porte. Les accusations de corruptions et malversations dans la gestions des bien du parlement aussi oubliées, les enquêtes sur la nationalité de députés en passe de l’être aussi.
Maintenant ils vont se pencher sur la problématique de la vie chère. Thème ayant décroché un satisfecit de 63 députés lors de la séance d’interpellation du premier ministre.
Que peuvent-ils pondre comme mesure efficace et sérieux ces chers messieurs ?

Evénements des Cayes : des casques bleus ont riposté à des tirs, selon la MINUSTAH

Enquête sur la proportionnalité de la riposte/ Envoi de renforts en support à la PNH
dimanche 6 avril 2008,
Radio Kiskeya

Des soldats de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont dû appliquer les règles d’engagement après avoir essuyé des tirs d’éléments qui se sont infiltrés dans la manifestation pacifique de vendredi dernier aux Cayes (Sud) contre la cherté de la vie, a déclaré samedi à Radio Kiskeya la porte-parole de la mission onusienne, Mme Sophie Boutaud De Lacombe.
Contrairement au bilan de 4 morts établi par des journalistes et le troisième sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, la mission déclare n’avoir enregistré qu’un seul mort. Du côté des casques bleus, l’un d’entre eux a été légèrement blessé par des jets de pierres. Il a été transporté d’urgence à Port-au-Prince.
Concernant les dégâts matériels enregistrés, la porte-parole de la MINUSTAH relève le renversement d’un mur d’enceinte du Quartier général de la Mission et le pillage suivi de l’incendie de deux conteneurs qui se trouvaient à l’intérieur. Elle annonce des poursuites judiciaires contre les « auteurs de tels actes de vandalisme ».
Mme De Lacombe annonce par ailleurs l’ouverture d’une enquête visant à déterminer la proportionnalité de la riposte des soldats onusiens à l’agression dont ils ont été l’objet.
Des renforts militaires et policiers brésiliens, boliviens, nigérians et chinois, dont une brigade spécialisée dans le maintien de l’ordre, ont été dépêchés aux Cayes, en appui à la Police Nationale d’Haïti, informe Mme De Lacombe.
La porte-parole de la MINUSTAH a enfin apporté « un ferme soutien de la mission onusienne aux déclarations faites vendredi par le premier ministre Jacques Edouard Alexis contre les actes de violence et les provocations de ceux qui tentent d’utiliser les manifestations pacifiques dans le but de faire opposition à la lutte du gouvernement contre la corruption, la contrebande et le trafic illicite de la drogue ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4905