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mardi 3 juillet 2007

Etat d’alerte antiterroriste dans les aéroports dominicains

Des recommandations américaines mises en application devant d’éventuelles attaques du terrorisme international

mardi 3 juillet 2007,

Radio Kiskeya
L’état d’alerte est décrété depuis lundi dans tous les aéroports internationaux et autres terminaux aériens de la République Dominicaine, selon une décision du ministère des Forces Armées rendue publique à la suite de deux attaques terroristes manquées enregistrées le week-end écoulé à Londres, en Angleterre et à l’aéroport de Glasgow, en Ecosse.
La presse dominicaine rapporte mardi que le chef du corps spécialisé de la sécurité aéroportuaire (CESA), le major-général Juan Bautista Rojas Tabar, a annoncé l’activation du niveau 3 du système d’alerte dans les aéroports du pays. Il précise que ces mesures préventives sont prises à partir de recommandations de l’agence de sécurité du transport des Etats-Unis (TSA).
Une information confirmée par l’ambassade américaine à Santo Domingo.
Des instructions ont été passées par le ministre des Forces Armées, le lieutenant-général Ramòn Antonio Aquino Garcìa, en vue du renforcement de la présence militaire aux postes de commande de toutes les installations aéroportuaires. Les superviseurs et coordonnateurs de sécurité ont été informés des nouvelles dispositions en vigueur.

Les contrôles de routine des bagages et les fouilles au corps sont devenus plus sévères en particulier pour les passagers voyageant à destination des Etats-Unis et de l’Europe.

A l’aéroport Las Américas, le déploiement d’un imposant dispositif de sécurité a été constaté.

Les aéroports américains sont également placés sous haute surveillance afin de contrer les menaces terroristes apparemment alimentées par Al-Qaïda, le réseau d’Oussama Ben Laden.

Il y a quelques semaines, les autorités américaines avaient annoncé avoir déjoué un complot qui visait l’aéroport international John F. Kennedy de New York. Plusieurs individus originaires de deux pays de la Caraïbe, Trinidad et Tobago et Guyana, ont été arrêtés tandis que d’autres font l’objet d’investigations. spp/RK

A l'heure des décisions délicates !

Le marché de chaussures de la Cathédrale a été rasé. Les agents de la Mairie de Port-au-Prince ont été accusés d'avoir brûlé des marchandises. Faux, selon une source proche de de la municipalité qui annonce une conférence de presse afin de faire le point sur cette affaire.
La tête baissée au milieu de tréteaux fracassés, d'écran de téléviseurs pétés par la chaleur, de ferrailleurs vautours à la recherche d'on ne sait trop quoi, une jeune femme semble vouloir se réveiller, d'un cauchemar vécu les yeux ouverts. Les deux mains sur la tête, elle saute, soudain, comme un kangourou. « Qu'est que je vais faire... Qu'est que je vais faire », répète-t-elle, les yeux inondés de larmes. Une camarade d'infortune, qui elle aussi ne peut contenir ses larmes, essaie de la calmer.« Je suis terrassée. Comment vais-je payer les usuriers », se demande t-elle en remuant des tôles calcinées à la recherche de ses marchandises vraisemblablement parties en fumée, au Marché de chaussures de la rue Dr Aubry, en face de la Cathédrale. Comme ces femmes, plusieurs centaines de personnes, vendeurs de livres, d'appareils électroniques... ont reçu le ciel sur la tête ce lundi 2 juillet 2007 en constatant la razzia des installations de fortune érigées dans ces lieux où ils disent trouver de quoi nourrir leurs enfants. Et de l'abattement à la colère, ces gens ont vite désigné, à leurs yeux, le responsable de leur malheur.

« C'est Jason, le maire de Port-au-Prince. Sans nous avertir, il a lâché ses brigadiers à nos trousses », crie un vendeur de livres, rouge de colère.« Les hommes de la mairie ont d'abord volé nos marchandises avant d'y mettre le feu. Une façon de masquer leurs exactions », poursuit-il. Tandis que les récriminations fusaient, une manifestation s'improvise. Direction : l'Hôtel le Plaza, au Champ de Mars, où le Maire Jean- Yves Jason a provisoirement installé ses bureaux. Branches d'arbres, pancartes contenant des slogans hostiles au maire, plusieurs centaines de personnes, surchauffées, sous escorte policière, presque à l'angle des rues Capois et St-Cyr, non loin du kiosque Occide Jeanty, s'attaquent violemment à deux camions de la Mairie de Port-au-Prince. Dans les échauffourées, des coups de feu retentissent sur fond d'une panique généralisée, un peu après 9 heures trente du matin. Mordicus, les manifestants reviennent à la charge. Contenus par des agents de CIMO appuyés par des Casques bleus, ils crachent leur colère en couvrant d'invectives le premier citoyen de la capitale.« Quand vous ordonnez l'incendie du marché, qu'est-ce que vous nous envoyez faire », scandent-ils .Jurant d'obtenir le départ de Jean-Yves Jason, les manifestants sont revenus sur leurs pas avant de s'apitoyer sur leur sort à la rue Dr Aubry.

Jean- Yves Jason, après sa prestation de serment entendait donner un autre visage à la capitale. Ce qui semble être le cadet des soucis de ceux directement touchés par ces nouvelles dispositions. Du bout des lèvres, on reconnaît que les mesures sont nécessaires tout en critiquant la manière de faire des agents de la mairie.

Selon une source proche de la municipalité, les agents de la mairie ont effectué une opération d'assainissement de la place de la Cathédrale.
Ce sont des individus malintentionnés qui ont lancé les accusations de vol, poursuit-elle en confiant qu'une conférence de presse est prévue pour le mardi 3 juillet à 11 heures du matin afin de faire le point sur cette affaire.
Roberson Alphonse

lundi 2 juillet 2007

Le Parlement vénézuélien ratifie l’accord PetroCaribe signé avec Haïti et la Bolivie

Un quota de 14.000 barils de pétrole par jour destiné à Port-au-Prince

L’Assemblée Nationale vénézuélienne (Parlement) a approuvé successivement le week-end écoulé les accords énergétiques signés par Caracas avec Haïti et la Bolivie dans le cadre du programme PetroCaribe, selon une dépêche de Prensa Latina datée de Caracas.

L’entente à caractère ouvert, conclue avec Haïti sur la base des principes fondateurs de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), prévoit une livraison quotidienne de 14.000 barils de pétrole. Le document approuvé par les parlementaires à une forte majorité souligne que la signature d’accords de ce type avec des pays non membres de l’ALBA est autorisée.

Concernant la Bolivie, elle recevra un quota mensuel de 250.000 barils de brut, de produits pétroliers raffinés et de gaz liquéfié ou un apport énergétique équivalent.

Le texte rappelle que ces deux accords seront mis en application exclusivement par l’Etat et peuvent être sujets à des évaluations ou des ajustements en fonction des demandes des pays bénéficiaires et des stocks dont dispose le Vénézuéla.

L’accord PetroCaribe-Haïti avait été paraphé à Port-au-Prince par René Préval et le vice-président vénézuélien d’alors, José Vicente Rangel, en marge de la cérémonie d’investiture du Président haïtien, le 14 mai 2006.

Contrairement à d’autres pays de la région, Haïti ne reçoit pas de subventions de Caracas pour ses achats, mais bénéficie d’une ligne de crédit. La facture pétrolière doit être réglée à hauteur de 60% dans les 90 jours suivant la livraison. Les 40% restants seront remboursés au taux d’intérêt annuel de 1% sur une période de 25 ans avec un délai de grâce de deux ans.

De ce fait, le nouveau partenariat avec le régime d’Hugo Chàvez n’a eu aucun effet en Haïti où les envolées des prix à la pompe - reflet des tendances du marché international- préoccupent les consommateurs et les syndicats de transport en commun. Ces derniers avaient lancé les 12 et 13 juin derniers deux journées de grève largement suivies.

Le Président René Préval a récemment nommé Michaël Lecorps à la tête du bureau de monétisation créé spécialement en vue d’assurer la gestion du programme PetroCaribe. Estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars annuellement, les fonds générés par la vente des produits pétroliers devraient être consacrés à la réalisation de programmes sociaux. spp/RK

Ouverture à la Barbade du sommet de la CARICOM en présence du Président Préval

Les leaders de la région et une délégation officielle américaine doivent plancher sur le suivi du sommet CARICOM/Etats-Unis
dimanche 1er juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Président haïtien René Préval est arrivé dimanche à la Barbade où s’est ouvert le 28e sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM) axé sur le suivi de la rencontre CARICOM/Etats-Unis à Washington et l’intégration régionale.
Peu avant son départ de Port-au-Prince, le chef de l’Etat avait indiqué aux journalistes présents au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture que des discussions approfondies étaient prévues avec les représentants de l’administration Bush sur la sécurité incluant la lutte contre le narcotrafic, la diplomatie et l’économie. Ces thèmes avaient été abordés du 19 au 21 juin dans la capitale fédérale américaine.
La délégation envoyée par Washington à Bridgetown est composée notamment du sous-secrétaire d’Etat aux affaires hémisphériques, Thomas Shannon et du congressman démocrate Charles Rangel, élu de New York et président de la puissante commission des voies et moyens de la Chambre des représentants (Députés).
M. Préval a précisé que durant son séjour dans la capitale barbadienne les débats porteront également sur le projet d’intégration d’Haïti dans le futur marché commun unique de la Caraïbe (CSM).
Les dirigeants de la région, qui espèrent pouvoir négocier un nouvel accord commercial préférentiel avec les Etats-Unis, envisagent de faire de même avec l’Union européenne. Dans ce sens, il est prévu une harmonisation des positions en relation avec le lancement du processus de négociation des tarifs sur l’ouverture des marchés entre les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) et l’UE.
La libre circulation des personnes qui pourrait être facilitée par l’émission prochaine d’un passeport de la CARICOM, les échanges entres les autorités sanitaires des quatorze pays de l’espace communautaire sur les maladies non transmissibles et la relance de l’agriculture constituent d’autres sujets qui intéresseront de près la délégation haïtienne.
René Préval est accompagné de membres de son cabinet particulier, d’une équipe technique travaillant sur l’intégration caribéenne et du directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Thimothée.
Avant de quitter Port-au-Prince à bord d’un vol spécial à destination de Bridgetown, le chef de l’Etat a été salué comme à l’ordinaire par son Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, les membres du cabinet ministériel et des fonctionnaires de la Présidence.
M. Préval sera de retour mercredi peu après la clôture du sommet prévue le même jour.


http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3814

Haïti parmi les pays engagés dans le processus d’autodétermination de l’Amérique latine, selon Daniel Ortega

Le Président nicaraguéen, de passage à México, annonce la participation des autorités haïtiennes à une réunion destinée à la consolidation du bloc latinoaméricain en dehors des Etats-Unis
dimanche 1er juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Président nicaraguéen Daniel Ortega a annoncé au cours du week-end à México une rencontre à laquelle participeront prochainement Haïti et plusieurs autres pays dans le cadre du processus d’autonomisation de la région sans interférence de Washington, rapporte la télévision vénézuélienne TeleSur.
"A court terme, il y aura une réunion entre le Mexique, Cuba, Haïti, le vénézuéla, la Colombie, le Nicaragua et le reste de l’Amérique centrale en vue de lancer le processus de renforcement de l’unité régionale", a déclaré le leader sandiniste qui bouclait une visite officielle au Mexique.
Défenseur acharné de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), le chef de l’Etat a estimé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue mexicain Felipe Calderòn que "le Mexique ne doit pas s’orienter seulemement vers les Etats-Unis, indépendamment de ses relations commerciales avec le pays du nord, parce que ses racines sont au sud".
M. Ortega a aussi décrit l’ALBA comme un "instrument de coopération visant à promouvoir le commerce juste et la solidarité".
Pour sa part, Calderòn a répondu favorablement à l’appel de son interlocuteur en soulignant que son pays n’était pas du tout gêné par l’émergence d’alternatives capables de favoriser l’intégration latinoaméricaine. "Nous avons une frontière avec les Etats-Unis, nous avons en partage avec eux des relations commerciales et des investissements. Mais, parallèlement, notre racine, notre cœur est en Amérique latine", a soutenu le dirigeant mexicain.
Haïti semble de plus en plus engagée dans le processus d’intégration de l’ALBA, un projet économique anti-américain dont les principaux promoteurs sont les Présidents vénézuélien Hugo Chàvez et cubain Fidel Castro. A La Havane ou à Caracas, le chef de l’Etat haïtien René Préval et son homologue nicaraguéen Daniel Ortega se sont rencontrés à l’occasion de débats organisés sur la question de l’intégration régionale envisagée sans la moindre influence américaine. spp/RK


http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3812

dimanche 1 juillet 2007

Arrestation dans la Grand’Anse du redoutable chef de gang Millet Jean Elie dit "Ti Elie"


Le présumé meurtrier de l’étudiante Farah Natacha Kerby Dessources, Pierre Léger, également sous les verrous

Un important présumé chef de gang, Millet Jean Elie alias "Ti Elie ou Moïse", a été arrêté vendredi dans la Grand’Anse (sud-ouest) lors d’une opération menée par la Police Nationale, a constaté le correspondant régional de Radio Kiskeya.

Il était activement recherché depuis de longs mois pour son implication présumée dans des activités crminels dont des assassinats et des kidnappings.

"Ti Elie" était à la tête d’un puissant gang basé dans la localité de Leroux à Meyer, une section communale de la Croix-des-Bouquets (nord-est de Port-au-Prince).

Cependant, l’intéressé, débusqué dans la commune de Pestel grâce à l’aide de la population, a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. Il s’est présenté comme un misérable "marchand de sel" qui rendait visite à ses proches dans la Grand’Anse.

Identifié par des agents de la police judiciaire dépêchés sur place, "Ti Elie" devait être transféré rapidement à Port-au-Prince.

Penadnt longtemps, le gang de Meyer a terrorisé les riverains et tenu en échec les forces de l’ordre. Parmi les multiples actes odieux inscrits au tableau de chasse de cette bande criminelle, figure l’enlèvement en février dernier du pasteur haïtiano-américain Jean-Dieudonne Nathan. A son retour aux Etats-Unis, le leader évangélique avait raconté aux fidèles de son église en Pennsylvanie les tortures qui lui avaient été infligées au cours de sa captivité.

Par ailleurs, le commissaire de police de Delmas (banlieue nord de la capitale), Carl-Henri Boucher, a annoncé l’arrestation jeudi de Pierre Léger, le présumé assassin de l’étudiante Farah Natacha Kerby Dessources, tuée le 15 novembre 2006 à Port-au-Prince.

Le forcené est passé aux aveux et a reconnu avoir kidnappé et violé la demoiselle de 20 ans avant de la massacrer. A l’issue de trois jours de séquestration, le corps mutilé de Farah Natacha avait été découvert sur un monticule d’immondices dans un quartier de la Plaine du Cul-de-Sac (banlieue nord).

Ce crime barbare avait révolté l’opinion publique nationale et porté de nombreux citoyens à questionner l’attitude laxiste des autorités vis-à-vis des bandes armées responsables de l’insécurité.

Fin décembre 2006, la mère de la suppliciée, Magguy Desources, son jeune frère et son beau-père ont dû quitter le pays pour se réfugier à la Martinique où ils ont obtenu l’asile.

La Police Nationale et la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH) ont présenté ces derniers jours des bilans montrant une chute spectaculaire des meurtres et enlèvements dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Cependant, des cas continuent d’être signalés. Il y a deux semaines, Carvendish Pierre-Louis, un ancien élève du Collège Jean Price-Mars (une école privée), a été abattu par des inconnus armés sur la route de la Plaine du Cul-de-Sac.

Des enlèvements sont également enregistrés. Mais, les négociations entre les proches des kidnappés et leurs ravisseurs se déroulent de plus en plus sous le sceau de la discrétion. spp/RK

samedi 30 juin 2007

L'UE met des experts en planification au service d'Haïti

17 experts internationaux sont en Haïti depuis plus d'une semaine dans le cadre d'un programme d'appui à l'administration haïtienne dans le domaine de la planification. Ces experts de haut niveau triés sur le volet par l'Union Européenne viennent d'horizon différents ( France, Autriche , Belgique, Espagne, Guadeloupe, etc.) pour assister, jusqu'à la fin du mois de juillet, les responsables de 17 ministères dans des travaux de planification dans le cadre d'un programme de renforcement de l'administration publique haïtienne.
Selon l'ambassadeur de l'Union européenne, Francesco Gosetti, ce programme d'environ 700 000 dollars co-financé par la France et l'Espagne répond à un besoin important de fluidité et de savoir-faire en matière de planification dans l'administration publique. Les objectifs de cette mission d'experts tels que établis dans les termes de référence consistent à:
- aider les ministères à mettre sur pied des programmes de travail pour l'exercice budgétaire 2007/2008 ;
- renforcer la capacité de mise en oeuvre des projets financés par des bailleurs de fonds internationaux ;
- aider à définir les besoins en assistance technique ;
- suggérer les éventuelles adaptations en termes d'organisation administrative.
« L'action gouvernementale me parait porter le poids d'une absence d'habitude en Haïti. Les différents compartiments de l'administration n'ont pas véritablement un vrai programme de travail. Aujourd'hui il n'y pas suffisamment de ressources humaines compétentes habituées au travail administratif. Même dans ses relations avec les bailleurs, je sens que l'administration a perdu l'expertise de l'organisation des dossiers. Il y a des manuels de procédures qu'il faudrait essayer de redonner à l'administration pour qu'elle se modernise» explique l'ambassadeur Gosetti justifiant la nécessité de la présence de ces hauts fonctionnaires.
Parmi ces derniers, M. Gosetti dit relever des personnalités d'importance dont deux préfets de France, des magistrats, un brillant économiste haïtien résidant en France et celui qu'il dénomme le patronne de l'administration publique guadeloupéenne accompagné de trois experts de son propre administration. Ces experts en acceptant cette mission ont fait preuve de solidarité à la cause haïtienne. Pour preuve, ils ont renoncé à leur propre indemnité qu'ils ont versé à une oeuvre de charité.
Face aux doutes que pourrait susciter la présence des experts de l'UE pour certains membres de l'administration l'ambassadeur Gosetti précise que « Il ne s'agit d'experts qui viennent ici produire un rapport qui va rester après dans un placard. Ce sont des gens qui viennent se mettre au service d'une administration, d'un cabinet de ministère, d'un directeur général pour les aider dans des taches précises. Nous avons proposé à que ces experts viennent aider les différents départements ministériels dans l'élaboration d'un plan annuel de gestion.»En se confinant dans la gestion de l'urgence, l'administration haïtienne s'est épuisée à chercher des solutions ponctuelles aux grands maux du pays au lieu de s'exercer à planifier des projets de développement sur le long terme, indique le chef de la Délégation de l'UE qui reconnaît tout de même qu"il y a une vraie volonté du gouvernement haïtien d'avancer malgré les difficultés et les nombreuses priorités d'un pays ravagé par des années de crise'' . « Au bout de leur mission, si les experts entrevoient la nécessité d'une assistance à plus long terme, ils pourront décrire ce type d'assistance et l'adresser à la communauté et les autres bailleurs qui la financeront à coup sûr », assure l'ambassadeur Gosetti qui vient boucler ses huit premiers mois à a tête de la délégation de l'UE en Haïti.
Les 17 experts internationaux et leur ministère d'affectationMichel Pinauldt ( Primature) ; Laurent Viguier (Primature-Parlement) ; Abdou Abdallah ( Planification et Coopération externe) ; Bernard Larvaron (Intérieur et Collectivités territoriales) ; Frantz Toussaint (Planification et Coopération externe) ; Diene Mame Ndiobo (Agriculture et Environnement) ; Marc Vizy (Primature-Parlement) ; Tristan Gervais de Lafond (Justice et Sécurité intérieure) ; Jean Christophe Bouvier (Justice et Sécurité intérieure) ; Monique Apat (Tourisme) ; Jean-Luc Ballarin (Education nationale et Formation professionnelle) ; Fred Nobyn (Commerce et Industrie) ; Ousmane Sy ( Intérieur et Collectivités terroriales) ; Cecilio Mingo Perez (Agriculture et Environnement) ; Jose Maroa Meneses ( Affaires Sociales et Condition féminine) ; Luis Pedro Gago Clerigo ( Intérieur et Collectivités collectériales) ; Keil Bernd (Santé).

Le Ministère de la Jeunesse et des Sports et celui de la Culture n'ont pas pu bénéficier de cette mission parce l'UE n'a pas détecter des experts pouvant répondre à leur besoin de formation spécifique .
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

Notre avis :
Soyez les bienvenus les Experts de L’Union Européenne
Nous comprenons comme beaucoup d’haïtiens l’importance et surtout l’intérêt de cette initiative si on veut accepter comme un fait l’engagement de la Communauté internationale à travailler pour le redressement de la société haïtienne.

Nous avons vu avec un certain scepticisme les dépêches faisant état de promesses mirobolantes en millions d’euros qui ont taré et tardent encore à renflouer les caisses de l’Etat.

Ce même sentiment de doute exacerbé reprenait corps et forme en évoquant cette manie ancrée dans la façon de faire des autorités du pays depuis pas mal d’années qui n’est rien d’autre que de s’assurer le pouvoir pour se servir des ressources de l’Etat.
Hors mis la corruption administrative ancestrale, aujourd’hui comme signe extérieur non équivoque de pauvreté s’étale le manque de compétence dans l’administration publique qui entrave la bonne marche des affaires car les ministères ont été déclarés selon les dires du président Préval, incapables de concevoir des programmes corrects avec une faisabilité évidente prenant en compte les moyens disponibles et le besoins pressants de la société.

Un autre facteur important à prendre en compte –et pas des moindres- est le fait que ces experts ont accepté la mission dans un acte de solidarité avec Haïti. Selon la dépêche leurs indemnités auraient été versées à une œuvre de charité. Souvent la prise en charge des experts absorbait une grande partie du budget allouée à une activité financée par la Communauté Internationale. Tout le monde s’interrogeait souvent sur le bénéfice effectif de ces missions dans le pays.

Ainsi, l’arrivée des ces experts est un signe en plus qui veut faire croire que cette fois-ci nous seront aidés intégralement avec une assistance de valeur et dans la continuité.

A l’arrivée des experts fera suite le décaissement des fonds qui seront sans aucun doute utilisés avec intelligence et la quête d’efficacité.

vendredi 29 juin 2007

Cinq jours de fête à Cavaillon

La commune de Cavaillon s'est grisée de plaisir durant cinq jours de fête. Chaque nuit avait sa couleur, sa sonorité et sa saveur
Le célébrant principal de la messe d'action de grâces à l'église de Cavaillon a profité de la présence des autorités publiques dont la ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, pour soulever les problèmes de cette commune, à l'occasion de la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours.

Une litanie de problèmes a ponctué le sermon du célébrant. Ils sont de tous ordres, les problèmes auxquels se trouve confrontée la commune de Cavaillon. Au point de vue sanitaire, cette commune n'a qu'un centre de santé qui arrive difficilement à offrir les soins de base à la population. Le centre à l'avenue Jean-Jacques Dessalines ressemble à une maison abandonnée. Avec ses murs lézardés, ses portes tremblant sur ses gons, avec ses fenêtres brisées, ouvertes à toutes les tentations, les gens qui ont un peu de moyens ne fréquentent pas ce centre.

Les jeunes Cavaillonnais, après leurs études, prennent le chemin de Port-au-Prince ou des Cayes pour apprendre un métier et ne reviennent pas à Cavaillon. Il n'y a aucun centre de métiers ! Beaucoup de cerveaux restent en friche. Le prêtre fait appel à Notre-Dame du Perpétuel Secours afin de secourir la population. Il juge le gouvernement inactif et fustige la lourdeur de la machine étatique qui met trop de temps avant de se pencher sur les urgences.La Notre-Dame du Perpétuel secours a été célébrée dans la joie, dans l'esprit de piété et de ferveur à Cavaillon, une commune verte et reposante du département du Sud d'Haïti située à environ 22 kilomètres des Cayes.Une ambiance de retrouvailles, de fête, de réjouissance populaire, a rythmé les jours précédant la patronale. Depuis le samedi 23 jusqu'au mercredi 27 juin, jour consacré à la Notre-Dame, des groupes musicaux de Port-au-Prince, des Cayes et des artistes de Cavaillon ont animé les soirées. Le groupe T-Zee a fait danser la population. Bélo, comme à l'accoutumée, a promené le public à travers un répertoire de musiques entraînantes, touchantes qui a plongé chacun en particulier dans la réflexion. Quelques groupes locaux ont charmé le public avec des airs inoxydables du Compas et quelques tubes dans le vent.
Des loas de trop

Des groupes traditionnels des lakou ont participé pleinement à la grande fête. Au milieu de la foule, une dame parée de vêtements aux couleurs criardes s'abandonne à la musique. « Cette année, je demanderai à Notre-Dame de me donner du travail », confie Saintalise. Pendant longtemps, elle a arpenté, en pèlerin, les fêtes patronales qui rythment la vie dans le Sud. « J'avais demandé à Sainte Anne une maison, un mari et un enfant. Elle m'a donné seulement un enfant et le père de celui-ci est parti après cinq mois », soupire-t-elle.

Pratiquante, à contre coeur, de la religion de ses ancêtres, Saintalise n'arrive pas à faire la jonction entre les saints et les « loas ». Elle se désespère que les dieux vaudou l'entraînent à sa perte : « M pa ka kenbe yon gason. Chak fwa yo vini yo ale. Se yon lwa fanm jalouz k ap maltrete m. Yo fè lanmou avè m nan dòmi, wi. » Comment se couper de ses racines ? Une jeune dame tempère sa crainte en lui confiant qu'elle a traversé le désert comme elle et pensera à son cas dans ses prières. Elles ont partagé leurs coordonnées... une fenêtre s'ouvre sur une amitié protectrice.Près de l'église paroissiale, les festivaliers vont et viennent, marchandent les articles des artisans cavaillonnais. C'est aussi le temps où certains d'entre eux qui ont longtemps laissé Haïti se retrouvent et promettent de participer à la vie économique de leur commune.

Cavaillon n'a pas d'hôtel pour accueillir celui qui voudrait faire du tourisme local. Le pays est beau, vert, ouvert sur une nature riante et sa population désespère d'attendre des investissements pour faire démarrer l'économie. « Ce qui est préoccupant à Cavaillon, c'est la misère », souligne père Wilkens Lampy, curé de la paroisse. Du côté du parc Sylvio Cator, la patronale prenait un air de famille.

A la tête du comité organisateur, Mme Lassègue et les membres de l'association Fanm Djanm de Cavaillon ont distribué des jouets à plus d'une centaine d'enfants. A l'avenue Jean-Jacques Dessalines, les enfants ont participé à toute une panoplie de jeux qui ont fait la joie du public. Cavillon donne rendez-vous au public à la fête de la rivière au mois d'août prochain.
Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45532&PubDate=2007-06-28

« L'immunité parlementaire n'est pas l'impunité »

« Il est inapproprié, indélicat, déplacé et irresponsable pour un sénateur de la République de mettre à l'index une entreprise pour qui ni le ministère de la Santé publique, ni celui du commerce n'a mis en cause les produits qu'elle commercialise sur le marché haïtien », a déclaré, mercredi, le président du Sénat, Joseph Lambert, à qui il manquait de qualificatifs pour condamner les déclarations de son collègue Antoine René Samson.
« Les déclarations du sénateur Samson n'engage que sa personne et le Sénat de la République en tant qu'institution se dédouane dans cette affaire », a indiqué le président du grand corps faisant remarquer que la Constitution permet au Sénat d'enquêter sur un sujet d'intérêt public mais pas à un sénateur.
Selon les allégations de M. Samson, le groupe Deka, qui distribue à travers ses six filiales en Haïti les produits alimentaires Bongu, les cosmétiques Actimed, les piles Varta, pour ne citer que ceux-là, se serait versé dans la contrebande. Suivant les mêmes déclarations de M. Samson, les produits distribués par Deka sont préjudiciables à la santé humaine.

Le président du grand Corps promet de remettre les pendules à l'heure pour empêcher que n'importe quel parlementaire ne s'arroge le droit de pointer du doigt n'importe qui sans preuve. « L'immunité parlementaire n'est pas l'impunité », a martelé Joseph Lambert qui reconnaît que l'entreprise touchée a un droit de recours.
Pour Joseph Lambert, il est de son devoir en tant que président du grand Corps de préserver l'image du Sénat. Il ne comprend par quelle magie, aucune enquête n'ayant été menée par la Chambre haute, le troisième sénateur du Nord a pu attaquer une entreprise qui verse régulièrement ses taxes au trésor public. M. Lambert a même fait savoir que le montant cumulé des taxes versées par les six filiales de Deka totalise 141 504 920,64 gourdes (cent quarante et un millions cinq cent quatre mille neuf cent vingt gourdes et soixante quatre centimes). M. Lambert souligne que les six entreprises de Deka figurent parmi les 100 plus grands contribuables et occupe même la sixième position après la Digicel.

Réagissant aux accusations portées par son collègue selon lesquelles les produits laitiers de Bongu seraient inconsommables, préjudiciables à la santé à cause de leurs dates de péremption, le sénateur Lambert a simplement conseillé aux consommateurs de ne pas acheter un tel produit. Si c'était le cas.

Joseph Lambert qui ne veut pas parler de déclarations intéressées dans le cas du sénateur Samson se demande pourquoi celui-ci s'est-il basé sur un document circulant sur l'Internet et considéré comme un tract.
De scandale en scandale, les parlementaires font l'actualité. A leur manière.

Dieudonné Joachim

Difficile gestion des déchets

Les décharges publiques sont comme des garde-manger. Sans le savoir, des infortunés réduisent le degré de contamination de la nappe phréatique de la Plaine du Cul-de-Sac.
Une tige de fer à la main, Dieulome, 40 ans, remue chaque mètre carré d'une décharge publique située à l'angle de la Nationale numéro 1 et de la Route 9, non loin de Titanyen. Comme si sa vie en dépendait, il cherche, une vieille casquette vissée sur la tête, un sac accroché à son dos, de l'aluminium, du plomb, du plastique, du cuivre... « Le cuivre se vend à 60 gourdes la livre », confie cet homme qui n'a pas honte qu'on dit de lui « qu'il mange dans les ordures ». « Je suis fier de gagner ma vie de cette façon au lieu de voler », se vante-il sous les yeux de sa femme et de ses enfants.

Sans se rendre compte, Dieulome et d'autres misérables infortunés qui fouinent dans les décharges de Fort-Dimanche, de Trutier..., diminuent un tant soit peu la contamination au plomb ...de la nappe phréatique de la Plaine du Cul -de- Sac. Toutefois, l'incidence de la mauvaise gestion des déchets sur la santé publique demeure une source de préoccupation.

Selon Anie Bras, doctorant en gestion des ordures ménagères à l'INSA de Lyon, et chercheuse à l'Université Quisquéya, la cryptosporidiose, maladie due au cryptosporidium par vum, un parasite unicellulaire protozoaire, est un bon indicateur de la contamination de l'eau distribuée à travers la région métropolitaine. « A Port-au-Prince, entre 2000 et 2001, une étude réalisée sur 1529 examens cropologie-parasitaires indiquaient que la prévalence de ce parasite était de 10,03 % », explique-t-elle.

Les yeux accrochés à son ordinateur, elle souligne qu'en Haïti la cryptosporidiose est responsable de 17 % des diarrhées aiguës observées chez les enfants de moins de 2 ans et de 30 % des diarrhées chroniques chez les porteurs du VIH. Anie Bras poursuit en mettant l'emphase sur le fait que ce parasite résiste à la chloration, la méthode la plus répandue pour traiter les eaux destinées à la boisson dans le pays. Appelant à la conception et à l'implémentation d'un système de gestion des déchets incluant les aspects technique et administratif, elle s'est arrêtée sur la mise en décharge, une étape intervenant après la pré-collecte, la collecte, le transport et le traitement.Selon elle, les déchets sont entreposées dans l'irrespect total des normes internationales.
Ceci depuis un bon bout de temps, précise-t-elle, en évoquant le décret du 3 mars 1981 régissant la gestion et l'élimination des déchets dans la zone métropolitaine.Un décret dépassé et inadapté à la situation actuelle de même que l'arrêté présidentiel du 21 avril 1983 déclarant Trutier zone de dépôt des déchets. Sur le périmètre de la nappe phréatique de la Plaine du Cul-de-Sac, argumente Anie Bras.
Elle propose « d'étanchéiser » les décharges publiques afin d'éviter l'infiltration du lixiviat, liquide provenant de la décomposition des déchets dans la nappe d'eau souterraine. Jusqu'ici, on ne semble pas être préoccupé par l'incidence de la mauvaise gestion des déchets sur la santé publique. Les épidémiologistes sont peu enclins à identifier les causes de certaines épidémies, estime-t-on.
On s'en remet à Dieulome et aux autres infortunés de la vie de réduire le taux de contamination de la nappe phréatique de la Plaine du Cul-de-Sac.

Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45536&PubDate=2007-06-28

Plus de 35 millions d'euros pour la construction prochaine du tronçon de route Hinche/Saint Raphaël

L'Agence française de développement (Afd) finalise l'étude de faisabilité d'un projet de construction de près de 50 kilomètres de route, d'environ 35 200 000 euros, qui devra relier le tronçon Hinche/Saint-Raphaël, dans le plateau central, à plus de 128 kilomètres au nord-est de la capitale, confirme un responsable de l'Afd à Port-au-Prince.
Ces travaux seront réalisés en partenariat avec la Banque mondiale, indique ce responsable interrogé par l'agence en ligne AlterPresse autour de l'information faisant état de la préparation d'un appel d'offres qui sera lancé en ce sens.
L'Afd est à la phase d'étude de faisabilité de ce projet, précise le responsable joint par AlterPresse.
L'appel d'offres y relatif devrait sortir début 2008.
Selon cette information consultée sur le site Internet de l'Inter Entreprises (« le site de l'information économique »), l'Agence française de développement est en train de mettre au point l'appel d'offres pour la réalisation de 44 km de route à raison de 800 000€ au kilomètre.
Inter Entreprises rapporte, par ailleurs, que la structure "les Aéroports de Paris" vient de remporter le marché pour la réalisation du plan directeur de l'aéroport international Toussaint Louverture, à Port-au-Prince.
Les appels d'offres pour les aéroports de province devraient sortir bientôt, selon la même source.

Trafic à la frontière, des associations de planteurs de café offusquées

Le désordre qui règne au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine crée une situation totalement désavantageuse pour le secteur du café en particulier et pour le pays en général. En effet, profitant de la négligence des autorités haïtiennes à établir un système de contrôle viable à la frontière, des racketteurs haïtiens s'adonnent à un trafic juteux consistant à vendre à vil prix, à des commerçants dominicains, le café produit en Haïti.
Ce café est, par la suite, écoulé par les Dominicains sur le circuit international à un prix inférieur à celui du marché mondial au grand dam des producteurs et planteurs haïtiens.« Les Dominicains ne se contentent pas d'acheter notre café à bas prix mais aussi l'exportent comme café dominicain en faisant concurrence avec les coopératives haïtiennes qui exportent ce produit », indique le consultant Marcel Duret qui a accompagné, en mai dernier, une délégation haïtienne au Japon, puis en Toscane en Italie.
Cette délégation avait pour mission de vendre le nouveau visage d'Haïti, un pays où il est possible aujourd'hui de faire des investissements dans des secteurs divers avec l'assurance d'un bon retour sur investissement.

« Durant mon séjour en Italie, un importateur eut à me dire qu'il peut avoir le café haïtien à meilleur prix en l'achetant de la République dominicaine », a fait savoir M. Duret qui voit dans cette combine un autre coup porté par les Dominicains à la stabilisation de l'économie haïtienne.
Face à cette situation, les membres du secteur du café ne sont pas restés inactifs. Les 18 et 19 juin 2007, neuf membres du conseil d'administration des trois associations de la zone de Cahos dans l'Artibonite (Chénot, Médor et Pérodin) se sont réunis au Centre de formation de Sterlin pour réfléchir sur le commerce du café dans le pays et dans le monde, lit-on dans une note de presse émanant de ces trois associations.

Après ces deux journées de réflexion, dit la note, et considérant que pour l'année 2006-2007 Haïti n'a exporté formellement que 15 000 sacs de 60 kg de café alors que plus de 120 000 sacs ont traversé la frontière vers la république voisine, les neuf représentants ont recommandé à l'Etat haïtien de :
- contrôler la frontière pour empêcher les Dominicains de vendre le café haïtien sur le marché international à un prix moindre et sous le label dominicain. Et ainsi empêcher qu'ils nous fassent concurrence avec notre propre café ;
- renforcer et accompagner les associations de planteurs de café sur le plan technique et économique ;
- mettre en place une banque de crédit agricole ;
- assurer la promotion nationale et internationale du café haïtien ;
- combattre la contrebande.
- Aux associations de planteurs réparties à travers le pays, les neuf représentants recommandent de:
- savoir qu'elles ont un produit de qualité et travailler pour augmenter la production et son prix ;
- mobiliser toutes leurs forces pour combattre ce trafic ;
- s'unir pour empêcher toute forme d'exploitation et pour que les planteurs bénéficient de la plus-value et du produit de la vente du café;
- constituer un réseau national de planteurs pour se faire entendre auprès de l'Etat et faire respecter les décisions des planteurs.

Cyprien L. Gary
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45454&PubDate=2007-06-29

Poursuite du processus de désarmement aux Gonaïves et au Cap-Haïtien

Les 20 et 22 juin, en effet, un total de trois armes a feu (deux revolvers et un pistolet) et des munitions ont été récupérées au Cap-Haïtien et aux Gonaïves par la Commission Nationale de Désarmement de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) en collaboration avec la Section DDR de la MINUSTAH.. Ces armes a feu ont été volontairement remises par des détenteurs illégaux au Cap-Haïtien. " Nous avons reçu deux armes - un revolver Taurus de calibre 38 et un pistolet Raven de 3.80- ", a déclaré Eddy Elbrena, coordonnateur de la CNDDR du département du Nord, avant de préciser que le processus qui va se poursuivre. En dépit de l’inexistence de gangs armés dans le Nord, la CNDDR fait état de localités sensibles où des individus détiennent des armes illégales. " Nous voulons œuvrer à sensibiliser les populations de ces zones en terme de réduction de la violence et de retour de la paix ", a-t-il ajouté. Dans la région des Gonaïves Louis Pierre-Louis, résident de Decahos, a remis volontairement un révolver de calibre 38 et cinq cartouches à la CNDDR aux Gonaïves. Selon son témoignage, l’arme rendue était en sa possession depuis en 2004. Pour sa part, le commissaire principal de la Police Nationale d’Haïti (PNH) aux Gonaïves, Ernst Bouquet Dorfeuille, a vivement encouragé la population de l’Artibonite à rendre leurs armes illégales, sous peine d’être en contravention avec les forces de l’ordre. " Ils ont intérêt à remettre leurs armes volontairement, sinon, nous allons les récupérer, et ce sera un peu plus compliqué pour eux ", explique t-il. Le calme est revenu aux Gonaïves plus d’un mois après le début des opérations conjointes Minustah – PNH visant à appréhender les chefs de gang et les criminels responsables d’exactions dans la région.
Le commandant régional de la Police des Nations Unies (UNPOL). Jean-Jacques L'Hour, avait indiqué la semaine dernière que 54 bandits, dont 7 recherchés par la justice, ont été appréhendés ces dernières semaines dans la région des Gonaives.

Il soutient qu’une quantité importante d’armes de guerre et de munitions, dont 4 fusils d'assaut, 5 revolvers, 5 chargeurs de fusil d'assaut et 500 cartouches, ont été saisies lors des opérations conjointes Minustah –PNH qui ont également permis la saisie de plus de 300 mille gourdes.

Le week end écoulé, une délégation du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) a effectué une visite aux Gonaïves hier afin d’évaluer les progrès réalisés en ce qui concerne le rétablissement d’un climat sécuritaire dans la région.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12775

Le CNDDR dispose plus de 2 millions de dollars pour ses projets

Le président de la commission nationale de Désarmement de démantèlement et de Réinsertion (CNDDR), Alix Fils Aimé, indique que son organisme a obtenu 2,1 millions de dollars pour la réalisation de divers projets visant à maintenir un climat de paix dans le pays. Il affirme que 40,6 millions de gourdes sont affectés au programme de réinsertion tout en annonçant que 150 criminels, anciens membres de gangs, intégreront le programme de réinsertion dans les prochains jours. Parmi les programmes qui seront exécutés par le CNDDR il cite un projet haute intensité de main d’œuvre de 7 millions de gourdes, un programme d’appui aux femmes victimes de violence de 10,2 millions de gourdes et un projet a l’attention des jeunes de 11,1 millions de gourdes. Alix Fils Aimé annonce que grâce au financement du PNUD, un programme de sécurité communautaire, impliquant les mairies, la police et les citoyens visant à réduire les conflits et les actes de violences, sera réalisé dans les prochains mois. La commission se propose d’entreprendre une série d’actions afin de favoriser le rétablissement d’un climat sécuritaire propice aux investissements telle la recapitalisation des entreprises détruites lors des violences dans la zone du parc industriel. " A Cité Soleil un projet permettra de faire l’inventaire des petites entreprises qui existaient dans la région avant les actes de criminalité", soutient M. Fils Aimé qui souhaite un retour à la normale dans les 12 quartiers de ce vaste bidonville. L’un des plus importants projets du CNDDR est la rénovation du centre de formation professionnelle dans la zone du parc industriel. Les travaux coûteront environ 700 000 dollars indique M. Fils Aimé qui espère que ce centre favorisera la réintégration sociale des anciens membres de gangs. " Nous voulons développer des programmes cohérents et qui permettront de consolider le climat sécuritaire", assure t-il. D’autre part, le président de la CNDDR estime que de nombreux pistolets sont en circulation et appelle ceux qui détiennent les armes illégales à les remettre volontairement. De plus, Alix Fils Aimé lance un appel à la vigilance rappelant qu’il existe encore un niveau de criminalité dans le pays. Afin d’encourager l’arrivée des haïtiens de la diaspora, il annonce qu’un dispositif sécuritaire sera mis en place dans la capitale et dans les villes de province à l’occasion des fêtes champêtres.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12777
Un avis…
Des primes à la délinquance, une reconnaissance à l’impunité. Combien recevront ces 150 criminels qui intégreront le programme dans les prochains jours. Au nom de quels droits devrait-on amnistier ces 150 criminels qui ont sûrement causé des torts à des membres de la société ? Quelles garanties recevront les membres de la commission comme gage d’un repentir réel de ces anciens membres de gangs ?
Ce programme reste néanmoins très ombrageux et éveille des soupçons.

Arrivée prochaine d’un navire hôpital américain en Haïti

Des médecins américains à bord d’un navire hôpital, USNS Comfort, sont attendus à Port-au-Prince au début du mois de septembre. L’ambassadeur américain, Janet Ann Sanderson, indique que les spécialistes auront a leur dispositions des matériels afin de réaliser des interventions chirurgicales durant leur séjour.
Tout en espérant que ce programme sert de début d’échanges importants dans le secteur sanitaire entre Haïti et les Etats Unis, Mme Sanderson souligne que les spécialistes américains passeront une semaine en Haïti. " Nous voulons permettre aux médecins haïtiens de réaliser certaines interventions chirurgicales délicates pour les yeux et les dents ", ajoute t-elle.
Janet Ann Sanderson se déclare satisfaite de la gestion de l’aide américaine par le gouvernement et les ONG oeuvrant dans le secteur sanitaire. " Il est indispensable d’avoir un partenariat dans le domaine de la santé, les défis sont si énormes que le gouvernement ou la communauté internationale ne peut réussir seul", déclare la diplomate américaine rappelant qu’il est important que la population ait accès aux soins de santé.

L’arrivée de l'USNS Comfort en Haïti s’inscrit dans le cadre d’une mission humanitaire de quatre mois qui implique des escales dans 12 ports d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud et des Antilles.Selon le département d’état, le président Bush a ordonné le déploiement de ce bâtiment dans le cadre de son initiative visant à " faire progresser la cause de la justice sociale dans le continent américain ".
Par ailleurs, une délégation composée de responsables d’organisations oeuvrant dans le secteur de la santé rencontrera le président américain le 9 juillet prochain. Cette rencontre sera l’occasion d’évaluer les programmes réalisés dans le pays dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Sida.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12778

jeudi 28 juin 2007

Prendre le taureau par les cornes

(Commentaire inspiré par la lecture de l’article publié par Alter Presse sous le titre : Haïti-Rép. Dominicaine : La plate-forme GARR critique le laxisme des autorités sur le trafic et la traite de personnes http://www.alterpresse.org/spip.php?article6142)

Et si jamais par un concours de circonstances Haïti arrivait à résoudre les problèmes sociaux économiques qui font du pays l’un des plus pauvres et les plus instables du monde, que deviendraient ces associations spécialisées dans le plaidoyer et la critique ?
Le trafic humain, la traite des personnes, la fuite des cadres et des cerveaux, les enfants en adoption, les restvaek, sont autant d’éléments témoignant de l’ensemble des incapacités de l’Etat à offrir des conditions de vie dignes de l’espèce humaine aux haïtiens. Considérer séparément chacun de ces problèmes équivaut à se tirer les draps car la solution de tous et de chacun de ces tares passe par la mise en œuvre d’une vraie politique visant à améliorer les conditions de vie de tous les haïtiens.
Critiquer le laxisme des autorités face à un problème datant de plusieurs décennies, réclamer une meilleure surveillance des lignes frontalières dans un pays en proie aux gangs armés et à la délinquance généralisée tandis que beaucoup de secteurs de la société ne voient pas d’un bon œil la constitution d’une force armée pour assurer la sécurité du pays ce sont des attitudes traduisant notre façon de laisser passer les chèvres d’abord et fermer les portes ensuite.
Il faut et il fallait prendre le taureau par les cornes. Aujourd’hui, il est facile de constater que le vrai problème d’Haïti n’est pas exclusivement un manque de ressources. La preuve par deux s’affiche dans le fait que plusieurs ministères n’ont pas pu boucler leur budget par une incapacité d’élaborer des programmes conséquents.
Ce souci vient du fait que nous avons voté et laissé voter un président sans programme et sans équipe de gouvernement. Et, il se vante encore d’avoir gagné des élections sans faire de campagne !
Sans aucun doute, le bastion qui a voté René Preval est constitué particulièrement de citoyens venant de ces couches vulnérables. Les arrangements politiques ont pondu un gouvernement tenant compte de certaines susceptibilités du momentum politique au mépris flagrant des capacités et des compétences des fonctionnaires à mener une politique cohérente basée sur un programme solide définissant un itinéraire transparent et droit.
Aujourd’hui la nation haïtienne observe ce magicien avec une attention particulière de façon à pouvoir deviner par quel tour de passe-passe il va sortir un sujet de surprise ou d’admiration de son chapeau.
La solution de tous et de chacun des grands problèmes de ce pays doit être inscrit dans un plan minutieusement établi selon la hiérarchie des priorités. Tout ne peut pas se faire tout de suite et en même temps. La population doit par son activité militante et participative orienter et pousser à orienter les choix.
La migration et les voyages clandestins ont leurs supports dans la misère et la pauvreté qui déciment l’espoir et l’espérance des haïtiens. Il serait incohérent de vouloir monter un budget pour renforcer la vigilance au niveau de la frontière avec la République Dominicaine ou se procurer d’instruments de navigation pour surveiller les côtes d’où partent les boat people.

Si la situation économique du pays s’améliore, les haïtiens des couches défavorisées et vulnérables cesseront de quitter à n’importe quel prix le pays.

L’effort des organisations expertes en plaidoyer devrait se concentrer dans ce sens. Elles devraient aussi expliquer aux citoyens comment choisir leurs dirigeants en étant un peu plus exigeant sans se laisser berner par le populisme bon enfant qui a toujours été un misérable leurre.
Il faut aller aux sources et prendre le taureau par les cornes.

Haïti-Rép. Dominicaine : La plate-forme GARR critique le laxisme des autorités sur le trafic et la traite de personnes

Haïti-Rép. Dominicaine : La plate-forme GARR critique le laxisme des autorités sur le trafic et la traite de personnes

mercredi 27 juin 2007

P-au-P, 27 juin 07 [AlterPresse] --- La plate-forme haïtienne dénommée Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (Garr) s’inquiète du laxisme des autorités nationales en ce qui concerne le trafic et la traite des personnes à la frontière, qui ont causé, à l’aube du 25 juin 2007, la mort de 2 sans papiers haïtiens, alors que 34 autres ont été blessés au cours d’un accident dans la province de Santiago Rodriguez, au nord de la République dominicaine.

Dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse, relatant les conséquences des transports clandestins de ressortissantes et ressortissants haïtiens, la plate-forme Garr enjoint les autorités des deux pays à coordonner un ensemble d’actions communes pour poursuivre les trafiquants à la frontière.

« Les passeurs continuent d’agir en toute quiétude et le pays ne cesse de compter des cadavres », écrit la plate-forme de promotion et de défense des droits des migrantes et migrants, se demandant quand l’Etat haïtien se résoudra à prendre une décision ferme pour combattre le trafic de personnes.

« De la frontière terrestre à la mer, le Garr observe que le laxisme de l’administration haïtienne, face aux drames répétés des migrants sans papier, s’exprime en général par le silence ou des déclarations qui ne vont guère au-delà de l’annonce de commissions d’enquête ».

A date, à l’exception d’une journée de deuil national, aucun rapport n’est publié en relation au repêchage, le 4 mai 2007, d’une soixantaine de cadavres de boat-people haïtiens au large de l’archipel britannique Turk & Caicos, malgré l’annonce de la mise en place d’une commission d’enquête par le gouvernement du Premier ministre Jacques Edouard Alexis. Pourtant, des témoignages troublants de rescapés ont fait état d’un naufrage provoqué, voire d’une tentative d’assassinat délibérée de sans-papiers haïtiens par les garde-côtes de l’archipel britannique.

Contrairement aux prescriptions constitutionnelles faisant des autorités haïtiennes le garant du respect des droits à la vie des citoyennes et citoyens, le regroupement d’organisations haïtiennes de défense des droits humains des migrantes et migrants relève une absence de suivi et de dispositions adéquates en vue d’une gestion pertinente des différents points frontaliers, de la ratification d’instruments internationaux comme la Convention contre la criminalité transnationale organisée et les 2 protocoles y relatifs, punissant respectivement le trafic et la traite de personnes, ainsi que de l’adoption d’une législation haïtienne en la matière.

« Malgré les promesses faites par les autorités haïtiennes, aucune disposition sérieuse n’a été prise, jusqu’à date, pour freiner le trafic et la traite de personnes sur le territoire ».

Le Garr déclare n’avoir constaté aucun suivi concret à la proposition de politique de gestion de la migration de main-d’œuvre soumise, le 19 septembre 2006, au Premier ministre haïtien par un groupe interministériel et intersectoriel.

« Il était nécessaire pour Haïti de disposer d’un document d’analyse. Je vous assure qu’il ne va pas moisir au fond des tiroirs », déclarait Alexis lors de la présentation du dit document, le mardi 19 septembre 2006, à laquelle a assisté un reporter de l’agence en ligne AlterPresse.

De plus, « La surveillance de la frontière reste moins que symbolique du côté haïtien, en dépit des engagements souscrits depuis huit (8) ans à travers la signature du Protocole d’Accord sur les mécanismes de rapatriements intervenu entre Haïti et la République Dominicaine, en 1999, lors du premier mandat du président René Garcia Préval ».

Rappelant que la république d’Haïti se retrouve encore, en 2007, dans la catégorie des "cas spéciaux" et est pointée, par le département d’Etat américain, comme « un pays devant consentir beaucoup d’efforts dans la lutte contre le trafic et la traite de personnes sur son territoire », le Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés déplore l’absence d’effort véritable pour l’amélioration des conditions de vie de la majorité des citoyennes et citoyens.

« Les couches les plus vulnérables de la population se sentent oubliées et associent, de plus en plus, leur survie à un départ du pays ».

Et les autorités nationales ont mis une sourdine aux promesses faites, en septembre 2006 au Dialogue de Haut Niveau sur la Migration, pour une prise en charge de la migration dans la politique gouvernementale.

Tout en préconisant des actions concertées entre l’exécutif et le parlement d’Haïti dans la lutte contre le trafic de personnes, le Garr considère impérieux pour les autorités haïtiennes de tenir compte des « recommandations inscrites dans le document de politique de gestion de la migration de main-d’œuvre, en vue d’éviter que des Haïtiennes et Haïtiens se dirigent, sans aucun cadre légal et au péril de leur vie, vers des pays en quête de main-d’œuvre ». [rc apr 27/06/2007 12 :00]

NDLR

En septembre 2006, les rédacteurs du document « Proposition pour une politique de gestion de la migration de main-d’œuvre en Haïti », [produit par un Groupe interministériel et intersectoriel, mis en place par les autorités haïtiennes pour le renforcement des capacités d’administration de la migration de main-d’œuvre nationale], préconisaient la mise en branle d’une politique de gestion efficace de migration de main-d’œuvre.

Divisé en trois parties, ce document d’une centaine de pages fait un état des lieux de la migration haïtienne, de la migration de main-d’œuvre et des conséquences du flux migratoire non contrôlé. (cf. http://www.alterpresse.org/spip.php ?article5181).

Rapatriement de 22 des 33 sans-papiers haïtiens blessés en République Dominicaine

Les autres victimes étroitement surveillées à l’hôpital ; arrestation et déportation de 200 autres migrants
Les autorités dominicaines ont procédé jeudi au rapatriement de 22 des 33 haïtiens blessés dans un accident de la circulation qui avait également fait trois morts parmi les migrants lundi à Santiago Rodrìguez (nord-ouest), rapporte une dépêche d’EFE.

Les rapatriés sont rétablis et ont été reconduits à la frontière avec le feu vert des autorités médicales, ont indiqué des sources officielles à Santo Domingo.

Les onze autres blessés continuent de recevoir des soins dans des hôpitaux de Santiago Rodrìguez, Mao, Valverde (nord-ouest) et Santiago (nord). La direction de la migration signale qu’ils font l’objet d’une "surveillance spéciale" sur leur lit d’hôpital. Car, il faut à tout prix les empêcher de s’enfuir lorsqu’ils auront obtenu leur exeat.

Les victimes voyageaient à bord d’un camion en compagnie d’une cinquantaine d’autres compatriotes à la recherche d’emplois. Quant aux passagers sortis indemnes de l’accident, ils ont tous disparu dans la nature de peur d’être arrêtés et déportés en Haïti, ont rapporté des témoins.

L’accident s’était produit lorsque le camion avait heurté un autre véhicule qui transportait une unité de l’Armée Nationale dominicaine chargée de la surveillance de la zone, ont affirmé les autorités. Le conducteur, toujours en cavale, avait éteint les phares du camion afin de ne pas attirer l’attention sur la présence des passagers, tous en situation irrégulière.

Une source militaire a confié que plusieurs soldats étaient actuellement interrogés dans le cadre de l’enquête ouverte sur les circonstances de l’accident. Il est, en effet, apparu bizarre que le véhicule transportant les clandestins ait pu tromper la vigilance de quatre postes de contrôle militaires.

Le ministre des Forces Armées, le lieutenant-général Ramòn Aquino Garcìa, avait ordonné lui-même l’ouverture d’une enquête destinée à fixer les responsabilités dans cette troublante affaire.

Par ailleurs, 200 autres illégaux haïtiens, arrêtés mercredi par des militaires dans le nord et le nord-ouest de la république voisine, ont été rapatriés au cours de la même journée.

Depuis le début de l’année, des milliers de compatriotes ont été chassés du territoire dominicain dans des conditions humiliantes. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

La coopération allemande exécute des projets pour protéger la région frontalière

La coopération allemande (GTZ) réalise des projets dans la région transfrontalière du sud-est afin d’empêcher la reproduction de catastrophes naturelles comme ce fut le cas à Mapou en 2004.
L’objectif des projets est de réduire les désastres à travers une meilleure gestion des ressources naturelles, indique l’ambassadeur allemand à Port-au-Prince, Hubertus Thomas, qui a inauguré lundi dernier un système d’adduction d’eau potable dans la région de Belanse ( Sud est).
Tout en indiquant que les 50 000 habitants de cette commune pourront désormais avoir accès à l’eau potable, le diplomate allemand précise que le captage a été réalisé dans la section communale de Cascade Pichon.
La coopération allemande réalise également des projets de conservation de sol, de construction de routes et d’appui à l’agriculture dans les communes de Fond Verettes et Thiote.
L’ambassadeur Thomas soutient qu’une grande partie de l’aide du gouvernement allemand est octroyé par le biais de l’Union Européenne précisant que l’Allemagne apporte ¼ des montants alloués au Fond Européen de Développement. Toutefois il assure que des projets sont réalisés dans le cadre de la coopération bilatérale, rappelant que le projet transfrontalier permet de faire face aux problèmes communs à Haïti et la République Dominicaine.
Il s’agit du deuxième projet de réduction des désastres réalisé par la GTZ indique le diplomate allemand qui précise qu’un autre projet est exécuté dans la région de Cerca la Source. " Dans ce projet nous nous concentrons sur la protection de l’environnement particulièrement des sources et nous apportons un appui aux paysans pour créer des sources d’énergie", ajoute t-il.
L’ambassadeur allemand espère que les projets contribueront à l’amélioration des conditions de vies des populations concernées.
Il fait remarquer que la région de Belanse possède de grandes potentialités dans le domaine touristique, et souhaite que la stabilité politique permettra aux touristes étrangers de découvrir cette région fascinante.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12768

Prochaine visite du premier ministre canadien en Haïti

Dans le cadre de son premier grand voyage, qui débutera à la mi-juillet, le premier ministre canadien rencontrera les dirigeants d’Haïti, de la Colombie, du Chili et de la Barbarde et insistera sur les liens commerciaux entre le Canada et l’amerique latine.
Selon la presse canadienne au cours de sa visite , Stephen Harper devrait visiter le Nord Ouest d'Haïti qui est le deuxième plus important bénéficiaire de dons à long terme du Canada, après l'Afghanistan. Cette tournée du premier ministre canadien, Stephen Harper, dans plusieurs pays de l'Amérique latine et des Caraïbe serait l’occasion pour lui de resserrer ses liens avec plusieurs nouveaux dirigeants dans la région, affirment des sources gouvernementales.
Plusieurs membres du gouvernement de Harper ont déjà effectué des visites en Haïti, tels le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, et la ministre de la coopération internationale Josée Verner. La Gouverneure générale Michaëlle Jean avait visité Haïti, le 14 mai 2006 à l’occasion de l’investiture du président René Preval. Ancienne journaliste elle s’était rendue dans sa ville natale, Jacmel (sud-est), et avait pris part à plusieurs rencontres organisées par le secteur des affaires et les associations féminines.
Des initiés du Parti conservateur et du gouvernement affirment que faire voyager le premier ministre sur la scène internationale pendant les vacances parlementaires améliorera l'image publique de M. Harper. Selon le stratège conservateur Tim Powers, il s'agit d'un bon environnement pour M. Harper puisque cela lui permet de mettre en valeur son leadership et sa présence sur la scène mondiale, et cela consolide sa légitimité auprès des Canadiens.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12769