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vendredi 11 janvier 2013

Haïti-Commerce frontalier : Violence à Belladère entre contrebandiers et agents douaniers


Correspondance Shella Chauvette
Belladère 10 janv. 2013 [Alter Presse] --- Des individus ont mis feu à un véhicule appartenant à la douane de Belladère, le vendredi 4 janvier 2013, alors qu’un agent douanier aurait blessé par balle un contrebandier qui tentait de prendre la fuite avec un camion de marchandises, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Freud Cyril, le chauffeur, a été transporté à l’hôpital.
« Ce n’est pas la première fois qu’il y a ce genre de disputes entre chauffeurs et douaniers. L’État se doit de prendre des mesures sévères, afin de freiner ces actes de banditisme qui règnent sur la frontière de Belladère », réagit Renel Paris, un employé de la douane.
Au courant de plusieurs dérives à la douane de Belladère, les autorités policières du département du Centre ont renforcé la sécurité à la frontière avec des agents de l’unité départementale du maintien de l’ordre (Udmo).
« Malgré la présence de ces policiers, les contrebandiers continuent de faire la loi, à la douane, car ils possèdent des armes de plus grand calibre que ces derniers » déplore un Belladerois.
Depuis que le gouvernement a pris des mesures, en vue de contraindre les contrebandiers de payer normalement leurs taxes, eux aussi n’ont pas cessé de se plaindre de la hausse des bordereaux, qui, selon eux, affaiblit le commerce et porte atteinte à leur mode de vie.
« Je sais que l’une des missions de l’État, c’est de contrôler la douane, mais l’État ne peut pas donner de travail aux commerçantes et aux commerçants, qui, des fois, empruntent de l’argent à un taux déjà exorbitant. Les bordereaux sont trop élevés, nous ne pouvons pas faire face à nos diverses obligations », affirme Myrtha Ledoux, une commerçante.
D’autres riveraines et riverains demandent aux autorités centrales de prendre leurs responsabilités, par rapport aux diverses dérives constatées, ces derniers temps, dans la commune de Belladère.
« Ce n’est pas seulement la douane qui doit attirer l’attention des autorités sur Belladère, par rapport à son rendement au trésor public. Il faut aussi tenir compte de la sécurité des fonctionnaires et de leurs conditions de fonctionnement, ainsi que de l’environnement », souligne Cuma Vincent, un habitant de Belladère. [sc kft rc apr 10/01/2013 1:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13908

L'ONU ET LES USA DECUS PAR LES PROPOS DU MINISTRE CANADIEN FANTINO

La semaine dernière, le ministre fédéral de la Coopération internationale, Julian Fantino, a affirmé que les fonds destinés à Haïti par l’ACDI étaient «sur la glace» et qu’aucune nouvelle initiative ne serait financée tant qu’une réflexion est en cour
Ottawa — Des fonctionnaires américains et les Nations unies demandent au ministre canadien de la Coopération internationale de retirer ses propos controversés concernant la révision de l'aide offerte à Haïti.
Julian Fantino a dit la semaine dernière qu'il voulait geler l'aide octroyée à Haïti. L'Agence canadienne de développement international a ensuite rectifié le tir, expliquant qu'elle menait un examen approfondi de la contribution de 1 milliard que le Canada accorde à ce pays des Antilles.
Un haut fonctionnaire du département d'État américain a déclaré qu'il considérait le Canada comme un partenaire précieux à Haïti et qu'il ne voulait pas le voir modifier un de ses programmes.
Pour sa part, une haute fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement a dit être «attristée» par l'attitude de M. Fantino, puis a indiqué qu'il y avait peut-être plusieurs éléments qui lui avait échappé lors de son premier voyage dans ce pays.
À la suite de sa récente visite à Haïti, M. Fantino s'était dit déçu par le manque de progrès et avait ajouté qu'il désirait trouver une meilleure façon d'aider à la reconstruction du pays.
Le ministre a fait ces remarques quelques jours avant le troisième anniversaire du tremblement de terre dévastateur qui a fait environ 300 000 morts et laissé le pays en ruines.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/367971/les-etats-unis-et-l-onu-decus-par-les-propos-de-fantino-sur-la-situation-a-haiti

Aide à Haïti : les États-Unis et l'ONU dénoncent les propos du ministre Fantino


Des fonctionnaires américains et les Nations unies demandent au ministre canadien de la Coopération internationale, Julian Fantino, de retirer ses déclarations controversées sur la révision de l'aide à Haïti.
La semaine dernière, le ministre Fantino a dit que le Canada ne financerait pas de nouveaux projets en Haïti, expliquant qu'il était déçu par le peu de progrès accompli dans ce pays. Ses propos ont ensuite été rectifiés par l'Agence canadienne de développement international. L'ACDI a précisé qu'elle faisait l'examen approfondi de l'aide au développement, chiffrée à 1 milliard de dollars, octroyée par Ottawa à Haïti.
Un haut fonctionnaire du département d'État américain a souligné que le Canada est un partenaire estimé en Haïti. Il a ajouté qu'Ottawa ne devrait modifier aucun de ses programmes.
Une haute fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) s'est dite « attristée » par l'attitude du ministre Fantino. Elle a ajouté que le ministre canadien n'avait peut-être pas bien saisi tout ce qui se passe en Haïti lors de son premier séjour dans ce pays.
À son retour d'Haïti, le ministre Fantino a affirmé qu'il espérait trouver une meilleure façon de contribuer à la reconstruction de la « perle des Antilles ». Il a aussi indiqué que le Canada n'allait pas prendre soin d'Haïti à tout jamais.
Les déclarations du ministre survenaient à quelques jours du troisième anniversaire du séisme qui a dévasté Haïti et tué environ 300 000 personnes.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/01/09/018-aide-haiti-fantino-reactions-onu-etats-unis.shtml

Des miettes pour Haïti


FRÉDÉRIC BOISROND
Sociologue d'origine haïtienne, l'auteur est chargé de cours à l'Université McGill et consultant en gouvernance et stratégies d'affaires.
La Presse
Ce n'est pas à Port-au-Prince que le ministre Julian Fantino doit aller pour constater les progrès des programmes de l'ACDI. Pour cela, il doit savoir que l'aide humanitaire représente avant tout des occasions d'affaires pour les entreprises des pays donateurs. Elle est donc dépensée au Canada.
L'ACDI exige que les programmes qu'elle finance aient un contenu canadien. Pour l'ACDI, la participation d'entreprises, d'organisations et de citoyens canadiens à des projets dans des pays en développement aide à projeter une image positive du Canada. Cette approche permet de garder près de 90% de l'aide dans l'économie d'ici.
L'ACDI ne fait pas exception. Le Groupe de recherche sur l'intégration continentale (UQAM) rapportait que lorsque confronté à un Congrès majoritairement républicain, le gouvernement de Bill Clinton avait déclaré que 80% de l'aide ne quittait jamais le pays puisqu'il servait à l'achat de biens et de services américains.
Le Québec n'est pas en reste. Après le 12 janvier 2010, le ministère de l'Industrie et du Commerce avait identifié les occasions d'affaires pour les entreprises québécoises. Le MICC avait retenu comme secteurs d'intérêt la réfection des réseaux de transport, l'électrification et la construction de logements. Il avait identifié les organisations internationales qui pouvaient offrir des occasions d'affaires, dont la Banque mondiale, l'ONU et bien sûr, l'ACDI. Résultat: en 2010, les exportations de biens du Québec à destination d'Haïti s'élevaient à 25,1 millions, ce qui représentait une hausse de 106% par rapport à 2009.
Exemple concret: à la suite au tremblement de terre, la Croix-Rouge canadienne, en partenariat avec l'ACDI, avait donné un contrat de 28 millions à Maisons Laprise de Montmagny, pour la fabrication de 7500 unités d'habitations temporaires destinées aux sinistrés de Jacmel et de Léogane. C'est SNC-Lavalin qui a été mandaté comme conseiller en chaîne d'approvisionnement. C'est cette même firme québécoise qui a agi en tant qu'expert-conseil pour les aspects techniques du produit. Maisons Laprise a aménagé une usine consacrée exclusivement au projet et a embauché des dizaines de travailleurs spécialisés. Ce projet financé par des donateurs et des contribuables qui voulaient aider les Haïtiens aura servi à dynamiser l'économie de Montmagny et n'a eu aucune retombée économique en Haïti.
Le problème ne remonte pas au tremblement de terre et n'est pas exclusif à Haïti. En 2001, les politiques de l'ACDI ont été critiquées par Droits et Démocratie qui avait dénoncé l'emphase mise sur les intérêts commerciaux du Canada et affirmait que cette approche ne tenait pas compte de l'objectif premier qui devait être l'éradication de la pauvreté.
Il faut souhaiter que la nouvelle approche que recherche le ministre Fantino tiendra compte du fait que c'est l'État haïtien qui a la responsabilité d'articuler des programmes pour promouvoir le développement économique et social en Haïti.
L'ACDI devrait soutenir des projets qui permettent d'offrir des emplois aux Haïtiens et des occasions d'affaires aux entreprises haïtiennes. En attendant, le simple gel de l'aide à Haïti risque d'avoir plus d'impact sur l'économie canadienne que sur le niveau de vie des Haïtiens.
http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201301/09/01-4609845-des-miettes-pour-haiti.php

jeudi 10 janvier 2013

Des miettes pour Haïti

FRÉDÉRIC BOISROND
Sociologue d'origine haïtienne, l'auteur est chargé de cours à l'Université McGill et consultant en gouvernance et stratégies d'affaires.
La Presse

Ce n'est pas à Port-au-Prince que le ministre Julian Fantino doit aller pour constater les progrès des programmes de l'ACDI. Pour cela, il doit savoir que l'aide humanitaire représente avant tout des occasions d'affaires pour les entreprises des pays donateurs. Elle est donc dépensée au Canada.
L'ACDI exige que les programmes qu'elle finance aient un contenu canadien. Pour l'ACDI, la participation d'entreprises, d'organisations et de citoyens canadiens à des projets dans des pays en développement aide à projeter une image positive du Canada. Cette approche permet de garder près de 90% de l'aide dans l'économie d'ici.
L'ACDI ne fait pas exception. Le Groupe de recherche sur l'intégration continentale (UQAM) rapportait que lorsque confronté à un Congrès majoritairement républicain, le gouvernement de Bill Clinton avait déclaré que 80% de l'aide ne quittait jamais le pays puisqu'il servait à l'achat de biens et de services américains.
Le Québec n'est pas en reste. Après le 12 janvier 2010, le ministère de l'Industrie et du Commerce avait identifié les occasions d'affaires pour les entreprises québécoises. Le MICC avait retenu comme secteurs d'intérêt la réfection des réseaux de transport, l'électrification et la construction de logements. Il avait identifié les organisations internationales qui pouvaient offrir des occasions d'affaires, dont la Banque mondiale, l'ONU et bien sûr, l'ACDI. Résultat: en 2010, les exportations de biens du Québec à destination d'Haïti s'élevaient à 25,1 millions, ce qui représentait une hausse de 106% par rapport à 2009.
Exemple concret: à la suite au tremblement de terre, la Croix-Rouge canadienne, en partenariat avec l'ACDI, avait donné un contrat de 28 millions à Maisons Laprise de Montmagny, pour la fabrication de 7500 unités d'habitations temporaires destinées aux sinistrés de Jacmel et de Léogane. C'est SNC-Lavalin qui a été mandaté comme conseiller en chaîne d'approvisionnement. C'est cette même firme québécoise qui a agi en tant qu'expert-conseil pour les aspects techniques du produit. Maisons Laprise a aménagé une usine consacrée exclusivement au projet et a embauché des dizaines de travailleurs spécialisés. Ce projet financé par des donateurs et des contribuables qui voulaient aider les Haïtiens aura servi à dynamiser l'économie de Montmagny et n'a eu aucune retombée économique en Haïti.
Le problème ne remonte pas au tremblement de terre et n'est pas exclusif à Haïti. En 2001, les politiques de l'ACDI ont été critiquées par Droits et Démocratie qui avait dénoncé l'emphase mise sur les intérêts commerciaux du Canada et affirmait que cette approche ne tenait pas compte de l'objectif premier qui devait être l'éradication de la pauvreté.
Il faut souhaiter que la nouvelle approche que recherche le ministre Fantino tiendra compte du fait que c'est l'État haïtien qui a la responsabilité d'articuler des programmes pour promouvoir le développement économique et social en Haïti.
L'ACDI devrait soutenir des projets qui permettent d'offrir des emplois aux Haïtiens et des occasions d'affaires aux entreprises haïtiennes. En attendant, le simple gel de l'aide à Haïti risque d'avoir plus d'impact sur l'économie canadienne que sur le niveau de vie des Haïtiens.
http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201301/09/01-4609845-des-miettes-pour-haiti.php

Haïti 3 ans après : protéger les enfants séparés de leur famille reste une urgence

Dans un rapport publié 3 ans après le séisme, le Secours Islamique France interroge les causes profondes de la séparation familiale en Haïti et les conséquences réelles sur la vulnérabilité des enfants .En Haïti, 1 enfant sur 5 ne vit pas avec ses parents biologiques, 1 sur 10 est placé en domesticité. Le pays se situe au deuxième rang mondial pour les fléaux que sont le trafic et la traite des enfants. L’objectif de maintenir les enfants au sein de leurs familles demande une approche constructive et de long terme, qui s’appuie en priorité sur les acteurs haïtiens. 
Le séisme de 2010 a jeté un coup de projecteur sur les centaines de milliers d’orphelins qu’a générés la catastrophe. Mais Haïti connaissait déjà une situation particulièrement alarmante en termes de séparation familiale, situation qui s’est aggravée donc en 2010, avec encore davantage de précarité, de séparation et de trafics d’enfants.
Le maintien de l’enfant au sein de sa famille demeure l’objectif ultime mais un long chemin reste à parcourir en Haïti pour que cela soit toujours la meilleure solution pour son bien-être. Les équipes du Secours Islamique France ont pu le mesurer au quotidien dans le travail mené auprès de familles vulnérables déplacées par la catastrophe, auprès de maisons d’enfants et dans les projets menés en faveur de la réunification familiale.
La pauvreté chronique, les fortes inégalités entre les villes et les zones rurales, les difficultés d’accès à l’éducation, mais aussi la complexité de la structure familiale haïtienne, où les mères se retrouvent souvent seules pour élever leurs enfants, impactent fortement les enfants haïtiens. Ceux-ci sont alors placés comme domestiques dans d’autres familles (les « Restaveks ») ou dans des orphelinats. Ils peuvent aussi aboutir dans la rue ou être pris dans des trafics vers la République Dominicaine. « Les familles sont dans l’illusion que le placement de leur enfant en institution ou auprès d’une autre famille leur offrira de meilleures conditions de vie » explique Christelle Huré, chargée de plaidoyer au Secours Islamique France.
Parmi les actions essentielles qui devraient être poursuivies, renforcées ou mises en œuvre, figurent en priorité le soutien aux acteurs haïtiens de la protection de l’enfance, y compris les organisations de la société civile. En effet, ces dernières  sont les acteurs clés pour la connaissance du contexte et pour l’identification des abus. Elles constituent le meilleur lien possible avec la population.
Dans son rapport intitulé « L’enfant à l’épreuve de la réalité haïtienne. Quelles actions pour lutter contre la séparation familiale et l’abandon ? », le Secours Islamique France interroge  les causes profondes de la séparation familiale en Haïti et les conséquences réelles sur la vulnérabilité des enfants.  En se basant sur sa pratique et sur les points de vue des différents acteurs œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance, l’organisation a voulu identifier les réponses les plus adaptées et pouvant protéger au mieux les enfants haïtiens.
Petit déjeuner-débat le 23 janvier 2012, à la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris de 9h30 à 11h30 avec Michel Forst, expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l’homme en Haïti, et des intervenants de Première Urgence Aide Médicale Internationale, du Collectif Haïti, et du Secours Islamique France.

http://www.trouvetamosquee.fr/9haiti-3-ans-apres-proteger-les-enfants-separes-de-leur-famille-reste-une-urgence15/

"Trois ans après, c'est toujours l'urgence à Haïti"

INTERVIEW - Mackendie Toupuissant, président de la plateforme d'associations franco-haïtiennes (Pahfa), dresse un bilan, trois ans après le séisme qui a frappé

Le 12 janvier 2010, Haïti, était ravagée par un séisme, qui a causé 250 000 morts et 1,5 million de déplacés. Trois ans après la catastrophe, plus de 360 000 Haïtiens sont toujours sans logement. Metro fait le point avec Mackendie Toupuissant, président de la plateforme d'associations franco-haïtiennes (Pahfa).

Quel est le bilan de la reconstruction d'Haïti ?
C'est lent et long. On attendait que les gens soient relogés tout de suite mais les résultats ne sont pas visibles. Il n'y a plus de tentes place du Champ-de-Mars. Ceux qui y campaient ont reçu un petit pécule pour partir. Les gens ont rafistolé les maisons détruites, mais aucun grand bâtiment ou logement social n'est visible. Plusieurs camps regroupent encore des dizaines de milliers de personnes. L'accès à l'eau reste un problème et le choléra est encore présent. C'est toujours l'urgence.

Quelles sont les faiblesses du pays ?
Cette catastrophe a complètement mis à genoux l'Etat haïtien. Même le palais présidentiel, touché par le séisme, a été déblayé mais pas reconstruit. Depuis la fin de la dictature de Duvalier, en 1995, l'instabilité politique est permanente et l'administration est faible. Les problèmes de cadastre ralentissent les constructions et les indemnisations. Economiquement, Haïti est dépendant des importations. En fait, il ne faudrait pas parler de reconstruction, mais de construction : former l'administration, renforcer les autres villes, développer le secteur touristique…

Pourtant, l'aide internationale a été massive. Un ministre canadien vient de geler la contribution du pays, en attente d'une gestion plus "efficace". Qu'en pensez-vous?
C'est un coup de poignard dans le dos. Mais c'est vrai que l'argent n'arrive pas forcément dans les caisses de l'Etat haïtien. En transitant par différents intermédiaires, seule une partie de l'argent arrive, et le plus souvent, il est dépensé à l'étranger pour acheter le matériel et l'aide alimentaire.

Quel est le sentiment des Haïtiens, trois ans après la catastrophe ?
Les gens ont repris le système D. Ils n'attendent plus de miracles de l'Etat. Le pays survit aussi grâce à une aide importante de la diaspora haïtienne. Les transferts bancaires, qui atteignent 2 milliards de dollars par an, financent l'alimentation et à l'éducation des enfants. A notre grand regret, car cette somme importante pourrait mieux être utilisée pour construire des routes, des ports ou un grand hôpital public.

http://www.metrofrance.com/info/trois-ans-apres-c-est-toujours-l-urgence-a-haiti/mmaj!kqRvfi0ea81Q/

Haïti : la réplique éducative


LE MONDE
10.01.2013 à 13h28Par Nathalie Brafman - Port-au-Prince Envoyée spéciale
Le rituel est toujours le même. Lorsqu'il fait visiter son campus universitaire tout neuf, le recteur de l'université privée de Quisqueya à Port-au-Prince commence toujours par le mausolée érigé à l'ombre des chênes, en mémoire des victimes du séisme du 12 janvier 2010 : quinze étudiants, un professeur et deux cadres.
"Le 20 décembre 2009, nous venions d'inaugurer de nouveaux bâtiments ; trois semaines plus tard, l'université était entièrement détruite", raconte Jacky Lumarque. Mais pas question de se lamenter sur la mort. "A partir de janvier 2012, nous avons décidé de célébrer la vie et de regarder devant nous." Telle est la société haïtienne, digne et résiliente.
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L'éducation et l'enseignement supérieur ont été très durement touchés par le"goudougoudou", l'onomatopée haïtienne synonyme du tremblement de terre. Des dizaines de milliers d'élèves, d'étudiants, d'enseignants, de professeurs ou de membres du personnel administratif ont péri. Sans compter les milliers de blessés aujourd'hui handicapés.
La plupart des bâtiments n'ont pas résisté. "On a monté une grande tente sur le parking. Et nous avons repris les cours grâce au numérique, les étudiants l'avaient surnommé la "tente digitale"", se souvient Jacky Lumarque.
Trois ans plus tard, l'heure est toujours à la reconstruction du système éducatif et universitaire. Ou plutôt à la construction ? Car depuis vingt ans, l'Etat n'a cessé de se désengager laissant le secteur privé prospérer, religieux le plus souvent. En quinze ans, depuis le milieu des années 1990, la part du budget de l'Etat consacré à l'éducation a diminué de moitié, tombant à moins de 10 % en 2009 avant deremonter légèrement. Impossible de connaître le budget de l'enseignement supérieur, il n'existe pas de ministère attitré.
"La seule direction de l'enseignement supérieur et de la recherche ayant existé comptait en tout et pour tout dix personnes, huissier compris !", ironise Didier Le Bret, l'ex-ambassadeur de France en Haïti.

DÉSERTION DE L'ETAT
Pourtant, depuis le tremblement de terre, jamais il n'a été autant question d'enseignement supérieur. Véritable institution dans le pays, Jacky Lumarque, mathématicien de formation, a été chargé par l'Etat, au lendemain du séisme, decoordonner un groupe de travail sur l'éducation et la formation. Pour reconstruirel'enseignement supérieur, il ne faudrait pas moins de 560 millions de dollars (426 millions d'euros) d'investissement sur la période 2011-2015, constate-t-il, avec une dépendance aux financements externes de 67 % en moyenne. Mais pour le recteur, ce énième rapport est "condamné à mort à cause de la faible capacité de l'Etat".
Le séisme n'a fait que révéler au grand jour la faiblesse de ce secteur : une formation très insuffisante et une pénurie de professeurs dont plus de huit sur dix ne dépassent pas le niveau master. Ils sont payés 600 euros et travaillent parfois dans trois ou quatre établissements différents. "Certains courent le cachet pourarrondir leur fin de mois", résume Michel Dispersyn, directeur du bureau Caraïbes de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) - une heure supplémentaire est payée 19 euros.
Conséquence de cette désertion de l'Etat, Haïti détient deux records du monde peu enviables. Une offre scolaire privée qui dépasse de très loin l'offre publique et une fuite des cerveaux. A chaque coin de rue, pullulent kindergarten, écoles primaires, collèges, lycées et établissements supérieurs. On dénombre ainsi plus de 15 000 écoles primaires - pour deux millions d'élèves - dont 92 % relèvent du secteur privé. Les cours ont lieu indifféremment dans des églises, dans des maisons particulières ou sous des tonnelles... Le plus souvent, sans électricité et sans eau courante... La situation n'est guère plus enviable dans les collèges et les lycées.
Les Haïtiens qui ne manquent pas d'humour ont donné un nom à ces établissements, les écoles "loteries", pour signifier jusqu'où peut aller le hasard en période de grande précarité. "N'importe qui peut, dans un petit local, avoir pignon sur rue et se déclarer école, car il n'existe aucune accréditation ou standard",dénonce Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l'Unesco en Haïti et ancienne gouverneure du Canada.

ENTRE 60 000 ET 100 000 ÉTUDIANTS
Dans le supérieur, c'est un réseau hétérogène de 200 établissements, autoproclamés "universités" - 80 % se trouvent localisés à Port-au-Prince et 80 % sont privés. Seulement un quart aurait reçu de l'Etat une autorisation de fonctionnement ! Quant au nombre d'étudiants, impossible de le savoirprécisément. Une chose paraît certaine, il est très modeste, entre 60 000 et 100 000 pour un pays de 10 millions d'habitants.
Les familles aisées d'Haïti préfèrent envoyer leurs enfants en République dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada ou en Europe. Pour les autres, deux solutions : l'université d'Etat d'Haïti (UEH), le plus grand établissement public d'enseignement supérieur du pays, mais le nombre de places est limité. Ou le privé. A Quisqueya, par exemple, les frais d'inscription s'élèvent à 1 225 euros par an. La diaspora haïtienne, forte de ses deux millions d'expatriés, finance les études d'un grand nombre de jeunes Haïtiens.
Michel-Ange Dagrain, elle, a eu la chance d'être repérée au lycée par l'ONG américaine Haïtian Education and Leadership Program (HELP). "Ma mère n'a jamais appris à écrire, ni à lire. Mais elle sait combien il est important d'apprendre. Alors, elle nous a poussées, mes trois soeurs et moi, à étudier." Pas d'électricité à la maison, c'est à la bougie que Michel-Ange Dagrain étudiait.
Sa mère, célibataire, vendait de l'eau et des bonbons à côté d'une école élémentaire. Aujourd'hui, cette pétillante Haïtienne de 23 ans étudie l'informatique à l'Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti. HELP prend en charge ses études, la loge et lui donne une allocation mensuelle de 100 dollars.
A l'origine de cette ONG, Conor Bohan, un ancien professeur bénévole dans un établissement catholique situé à la Croix-des-Bouquets, à une dizaine de kilomètres de Port-au-Prince. L'idée lui est venue en 1997. "J'avais rendez-vousavec Isemonde Joseph, une ancienne de mes élèves, à Cité-Soleil [le plus grand bidonville d'Haïti]. Elle voulait que je lui donne 30 dollars pour s'inscrire dans une école de secrétariat. J'ai réfléchi et j'ai finalement refusé, raconte Conor Bohan.Elle était trop brillante pour perdre son temps à taper sur un clavier et répondre au téléphone." La suite relève du conte de fées.
Il lui obtient un financement de 1 000 dollars pour réaliser son rêve : devenirmédecin ! Aujourd'hui, HELP soutient 120 étudiants par an. L'objectif est demultiplier par deux ce chiffre dans cinq ans. Mais il n'est pas facile de lever des fonds, reconnaît Conor Bohan. "Ici, on parle beaucoup de projets concernant l'eau, la santé mais bien peu d'enseignement supérieur", regrette-t-il.

FUITE DES CERVEAUX
Pour enrayer l'exode d'étudiants, le numérique serait une piste. C'est en tout cas l'une des voies explorées par l'AUF. L'agence a lancé un Plan d'enseignement numérique à distance en Haïti (Pendha), afin de permettre à la fois aux étudiants de continuer à se former sur place et aux professeurs de disposer de ressources en ligne pour leur cours.
Ces points Pendha permettent l'accès à Internet et à la base de données des quelque 786 universités du réseau AUF. "Vous imaginez la réaction des étudiants et des enseignants quand je leur ai annoncé qu'ils auraient accès à 75 000 livresde trois bibliothèques numériques des universités partenaires !", s'exclame le Père Yves Voltaire, recteur de l'université du Sud aux Cayes.
En décembre 2012, le douzième point Pendha a été inauguré sur le campus universitaire de la faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire de l'université d'Etat d'Haïti, à Damien. Trois ans après la catastrophe, les bâtiments, aux deux tiers détruits, ont été reconstruits. "Les petites maisons en toit de chaume où avaient lieu les cours ont disparu", se félicite Jean Blaise, le recteur.
Dans la salle informatique, équipée d'une trentaine d'ordinateurs avec accès à Internet haut débit, les étudiants apprennent à chercher de l'information grâce à un tuteur. "Moi, j'ai la chance d'avoir un ordinateur chez moi , malheureusement je n'ai pas d'accès Internet. Et aller dans des cybercafés, c'est trop cher. En plus ici, il n'y a pas de coupures de courant", s'enthousiasme Gérald Laguerre Carmelot, jeune étudiant en agronomie de 21 ans.
Au désengagement de l'Etat s'ajoute un deuxième record du monde, le taux de fuite des cerveaux : 84 % des Haïtiens titulaires d'un diplôme universitaire quittent le pays. "En médecine, c'est simple, chaque année 80 % des étudiants formés s'en vont, se désole Jacky Lumarque. Et les 20 % restants représentent seulement 80 médecins par an !" Il semble totalement résigné.
"Avec l'évolution de la situation, on ne peut pas empêcher les gens de bouger. Ils sont formés et les salaires ne suivent pas. S'ils trouvent un boulot, ils n'arrivent pas à mener une vie décente. Nous n'avons pas les moyens de les retenir",reconnaît Charles Levelt Joseph, directeur de l'enseignement scolaire au ministère de l'éducation nationale.
A son niveau, l'AUF tente de proposer des solutions sur place. La création d'un système de formations à distance pour 51 boursiers à la rentrée 2012-2013 est l'une des voies explorées. Wista Pradieu a passé ainsi un master 2 dans le domaine des technologies en éducation sans jamais avoir vu un professeur. Ceux-ci étaient à Mons en Belgique, à Cergy-Pontoise et à Genève.
"Je travaillais avec un Français et deux étudiants africains. Les professeurs déposaient leur cours sur une plate-forme, sorte de classe virtuelle. Et je peux vous assurer que mon tuteur à l'université de Mons était plus présent que la plupart de mes professeurs en Haïti !", s'enthousiasme la jeune fille.
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/10/haiti-la-replique-educative_1815025_3210.html

lundi 7 janvier 2013

Haïti - Sécurité : De fausses idées sur l’insécurité


Le nombre d’homicides en Haïti semblent aux yeux de tous alarmants et alimentent l’opposition, qui affirme que le Gouvernement est incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens et les organisations des Droits de l’homme qui voit dans ces chiffres, l’occasion de publier des billets plus alarmistes les uns que les autres. Les avis aux voyageurs mis à jour récemment, par les des États-Unis et le Canada ne font que conforter le citoyen dans cette mauvaise impression.
Tout le monde semble convaincu, que le nombre d’homicide est trop important en Haïti pour penser développer le tourisme et que la situation sécuritaire n’est pas garantie, empêchant le développement des affaires. Toutefois, en dehors des bilans communiqués tout au long de l’année, il est important de relativiser ces chiffres afin de rétablir la vérité. ..

Ire la suite sur HAITI LIBRE : http://www.haitilibre.com/article-7543-haiti-securite-de-fausses-idees-sur-l-insecurite.html

vendredi 4 janvier 2013

«Nous ne sommes pas une oeuvre de charité», dit Julian Fantino

(Ottawa, Ontario) Le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, se défend de vouloir lier l'aide internationale aux objectifs de libre-échange du Canada. Mais en même temps, dit-il, les Canadiens sont en droit de s'attendre à ce que leur gouvernement recherche des occasions où «tout le monde ressort gagnant».
Le ministre a donné quelques détails sur ses intentions quant au virage d'«efficacité» de l'aide internationale qu'il a confirmé il y a quelques semaines. La «responsabilité», l'«efficacité» et la «vision d'entreprise» évoquées par l'ancien chef de police passent entre autres par des partenariats avec des sociétés privées ou des organismes de charité comme la Fondation Bill&Melinda Gates, a-t-il précisé.
Elle passe aussi par la sélection attentive de pays qui bénéficieront de la générosité canadienne: «Nous allons travailler avec des pays qui, certainement, aspirent à la démocratie, respectent les droits de la personne, l'État de droit en place...»
Les exemples de partenariats possibles fournis dans un récent rapport de comité parlementaire (où les conservateurs sont majoritaires) incluent les secteurs de la microfinance, de l'aide à l'envoi de fonds par les diasporas ou de PPP avec des sociétés minières pour la formation de la main-d'oeuvre. Ce dernier type de partenariat fait déjà l'objet de trois projets-pilotes fort controversés à l'ACDI.
Le politicien s'indigne devant les critiques de ses détracteurs. «Nous ne finançons pas les compagnies minières. Ç'a été dit et c'est complètement faux», a-t-il précisé. Il a ensuite lancé: «Nous ne sommes pas une oeuvre de charité. Et s'il y en a qui croient qu'on l'est, on ne le sera plus à l'avenir.»
De lui-même, Julian Fantino évoque la possibilité de coupes éventuelles dans certains programmes - sans donner plus de détail. «Un programme a une date de début et une date de fin, dit-il. Et si on ne reçoit pas les bons résultats, ou les résultats anticipés, nous faisons des ajustements.»
http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201301/04/01-4608262-nous-ne-sommes-pas-une-oeuvre-de-charite-dit-julian-fantino.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4608248_article_POS2

Haïti: Les fonds pour les nouveaux projets sont gelés

(Ottawa) L'Agence canadienne de développement international (ACDI) a mis les fonds destinés aux nouveaux projets en Haïti sur la glace, en attendant de déterminer une approche plus «efficace» qui permettrait aux Haïtiens «de se prendre en main».
C'est ce que le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, a indiqué à La Presse au cours d'une entrevue téléphonique. M. Fantino cherchait ainsi à illustrer sa nouvelle approche à l'égard de l'aide internationale, dont l'annonce à la fin du mois de novembre a soulevé la controverse. Cette stratégie misera davantage sur les entreprises canadiennes.
«C'est sur la glace en ce moment», a-t-il dit au sujet de l'enveloppe de quelques centaines de millions de dollars destinée au pays. «Nous continuons à financer certains programmes [...]. Mais il n'y a pas de nouvelle initiative en ce moment. Et nous réfléchissons à ce que devrait être la prochaine étape.»
Le ministre a tenu un discours sévère à l'égard d'Haïti et de la nécessité pour le pays de prendre son propre destin en charge. «Depuis 2006, le Canada a versé environ 1 milliard de dollars à Haïti», a dit le ministre qui, il y a quelques semaines, a visité pour la première fois le pays ravagé par un tremblement de terre en 2010.
«Le fait est qu'Haïti est toujours en mauvais état. Et on va à côté, en République dominicaine, et les choses vont beaucoup mieux. Allons-nous continuer à faire la même chose de la même manière en Haïti? Je ne pense pas! Parce que nous n'obtenons pas le progrès auquel les Canadiens sont en droit de s'attendre.»
Les fonds destinés aux nouveaux projets pour Haïti ont donc été gelés en attendant de décider des prochaines étapes, a indiqué M. Fantino.

«Eux aussi doivent se prendre en main»
L'ancien chef de la police provinciale de l'Ontario, qui a succédé à Bev Oda à la tête de l'Agence canadienne de développement internationale, estime que les Haïtiens pourraient et devraient maintenant en faire plus pour bâtir leur propre avenir.
«Prenez la situation des déchets, par exemple. Le taux de chômage est très élevé en Haïti. Il y a des centaines de milliers d'hommes et de femmes très capables qui pourraient s'impliquer et nettoyer. Il y a des déchets partout!
«Même ici, au Canada, nous avons des activités de nettoyage des quartiers, nous avons le programme Adoptez une autoroute. Les gens se portent volontaires pour nettoyer les choses...
«Allons-nous nous occuper de leurs problèmes pour toujours? Eux aussi doivent se prendre en main.»

Discours sévère
François Audet, directeur de l'Observatoire canadien sur les crises et l'aide humanitaire, a vu dans ce discours un ton exceptionnellement sévère venant d'un ministre canadien de la Coopération à l'égard d'un pays en reconstruction.
«Je suis à la fois surpris et étonné, a dit M. Audet. Si cette rhétorique-là se transforme en action, ce serait un peu triste par rapport à tout ce qui a été fait.»
Des sources au sein du secteur des ONG ont indiqué à La Presse que si le ministre Fantino n'avait pas encore annoncé publiquement un tel gel du financement accordé aux nouveaux projets, ses propos confirment néanmoins la réalité sur le terrain, et pas seulement pour Haïti. «Il est là depuis le mois d'août et il ne se passe rien depuis», a confié l'une de ces sources.
Ainsi, plusieurs se demandent ce à quoi pourrait ressembler un tel virage pour Haïti, dans le contexte où le pays regorge de matières premières et où le Canada y est l'un des plus importants donateurs d'aide internationale. Plusieurs sociétés minières canadiennes sont déjà actives de l'autre côté de la frontière, en République dominicaine, dont Barrick Gold. En 2010-2011, l'ACDI a décaissé plus de 250 millions de dollars dans le pays, selon les données fournies par l'Agence.
http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201301/03/01-4608248-haiti-les-fonds-pour-les-nouveaux-projets-sont-geles.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4608272_article_POS1

Le gouvernement haïtien furieux contre le Canada

Le gouvernement d'Haïti, en pleine démarche pour attirer les touristes, est furieux contre le Canada et les États-Unis, qui ont récemment mis en garde leurs citoyens contre les risques d'un voyage dans ce pays.
En décembre, peu après le gouvernement américain, le ministère canadien des Affaires étrangères a invité ses citoyens «à faire preuve de grande prudence» et à éviter «tout voyage non essentiel» dans les quartiers de Martissant, Carrefour, Bel Air et Cité-Soleil, à Port-au-Prince, en raison de conditions de sécurité qui y seraient particulièrement «instables et dangereuses».
Voilà qui tombe particulièrement mal, au moment où Air Transat s'apprête à lancer des forfaits vacances en Haïti à compter du 23 janvier.
Calvin Cadet, porte-parole du gouvernement haïtien, a fait valoir à l'Associated Press que les avertissements des gouvernements américain et canadien sont «incompatibles» avec les progrès réalisés en Haïti en matière de sécurité.
Debbie Cabana, porte-parole d'Air Transat, signale que, en créant ses forfaits vacances, Air Transat a bien en tête la sécurité de ses clients et propose des hôtels et des excursions en conséquence. «Les autorités haïtiennes nous ont donné l'assurance qu'elles avaient mis en place les mesures nécessaires en vue de relancer l'industrie touristique», explique-t-elle.
Samuel Pierre, professeur à l'École polytechnique et président du Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, comprend la prudence d'Ottawa, mais il estime que l'avis, qui arrive à quelques jours du lancement du forfait d'Air Transat, «n'est pas très humain». «Haïti se démène pour sortir de la misère et tente de mettre sur pied une industrie touristique. Il se retrouve maintenant comme un malade à qui l'on donne le coup fatal.»

Risque au Mexique aussi
Certes, Ottawa exprime aussi certaines réserves à l'égard de la Jamaïque, par exemple, mais selon M. Pierre, cela n'a pas du tout le même impact pour ce pays où le tourisme est bien installé.
Emerson Douyon, lui aussi Haïtien d'origine et commissaire à la Commission des droits de la personne du Québec, abonde dans ce sens. Il trouve que le Canada fait preuve «d'une insistance un peu trop particulière» par rapport à Haïti alors que le Mexique représente un risque au moins aussi grand pour les touristes.
«Il existe des risques réels pour les Haïtiens de la diaspora qui vont faire un séjour en Haïti parce que ce sont eux qui sont visés par les enlèvements. Les gens là-bas montent carrément des dossiers sur des Haïtiens de la diaspora qui ont de l'argent et que l'on veut enlever s'ils se présentent au pays. Mais en général, ce sont des choses qui se passent entre Haïtiens, sans que les Blancs soient inquiétés.»
Le ministère canadien des Affaires étrangères a refusé toute entrevue sur le sujet. Ses seuls commentaires, envoyés par courriel, disent qu'il n'y a rien de neuf sous le soleil, que les appels à la prudence en Haïti datent d'août 2011 et que l'avis de décembre, aujourd'hui levé, concernait la ville de Jérémie et rien d'autre.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201301/04/01-4608272-le-gouvernement-haitien-furieux-contre-le-canada.php

Martelly assume la présidence de Caricom pour 6 mois


 
Haïti assume depuis le 1 janvier 2013 la présidence de la Communauté Caribéenne (Caricom). Dans son premier message aux 15 chefs de gouvernement de la région, Michel Martelly a lancé un appel à l'unité. 
Il considère comme indispensable l'unité de toutes les nations pour surmonter les défis économiques, écologiques, sociaux de la région. Le chef d'Etat haïtien promet de tout mettre en œuvre pour assurer le leadership du processus d'intégration pendant les 6 prochains mois avec le dessein de laisser comme héritage une communauté caribéenne renforcée et encore plus dynamique. " La présidence haïtienne encouragera toute politique de développement durable basée, entre autres, sur la promotion de l'économie verte par une coopération fonctionnelle", ajoute t-il. 

Selon M. Martelly les réalisations de la Communauté au cours des quarante dernières années, témoignent que l'intégration n'est pas seulement un rempart contre les défis, mais aussi un moyen pour atteindre un plus grand développement dans cet environnement mondial dynamique et redoutable. " C'est donc, dans l'unification de nos potentialités, que nous serons en mesure de mieux répondre aux adversités, qui menacent de nous submerger, a-t-il insisté. 

Dans le même temps M. Martelly se dit résolu à favoriser le processus d'intégration d'Haïti. Il rappelle que l'insertion d'Haïti au sein de la Caricom figure parmi les priorités de son administration. 
Haïti présidera en février prochain à Port-au-Prince la 24 eme réunion intersessionelle de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Caricom. 

C'est la première fois qu'Haïti assume la présidence de la Caricom. La Présidence tournante de l'organisation sous régionale est assumée chaque 6 mois par un Etat. 


LLM / radio Métropole Haïti

Un Haïtien, un arbre, prône le président Martelly

MAXImini.com | Politique - Publié le 03/01/2013 à 16:46:31 en Haiti
Le Président Michel Joseph Martelly a commémoré le  209ème anniversaire de l’indépendance nationale, sous le signe de la protection de l’environnement. 
Dans son discours prononcé ce 1er janvier sous la place d’armes des Gonaïves où fut proclamée l’indépendance d’Haïti – la première République des nègres indépendants dans le monde –, le chef de l’Etat prévient : l’année 2013 sera décrétée « Année de l’environnement » en Haïti.  

Objectif reboisement national
Il est urgent de travailler en vue de réduire la vulnérabilité de l’environnent, qui provoque le deuil dans les familles haïtiennes, a lancé le Président Martelly qui s’adressait à une assistance massée sur la place d’armes des Gonaïves. L’environnement du pays, dit-il, doit être réhabilité pour défendre la population et l’économie haïtienne contre les intempéries.
Le 56e président d’Haïti a ainsi  invité chaque Haïtien à planter, au cours de cette année, un arbre dans la perspective du reboisement du territoire national.
Il est impératif de relancer la production agricole pour sortir le pays de la dépendance alimentaire, a, par ailleurs, indiqué le Président Martelly. Le gouvernement, a fait savoir le premier mandataire de la nation, a mis en place un plan visant à remembrer l’agriculture haïtienne, pendant les trois prochaines années qui marqueront la fin de son quinquennat.
Le Président a, entre autres, plaidé en faveur de l’unité de tous les Haïtiens pour permettre au pays de reprendre "la marche conquérante  vers la paix,  la justice et le progrès social".
Agence Presse Média Caraibes
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/politique/un-haitien-un-arbre-prone-le-president-martelly--20590.html

Haïti: Aristide convoqué par la justice sur plusieurs plaintes


AFPQC  |  Par Agence France-PressePublication: 04/01/2013 09:58 CET

L'ancien président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, visé par plusieurs plaintes, a obtenu un report de sa convocation devant la justice, fixée à mercredi prochain au lieu de ce jeudi, a-t-on appris de source judiciaire.
Les avocats de l'ex-président n'étaient pas en mesure jeudi de confirmer si M. Aristide répondrait à cette convocation.
Suite à une demande de report de ses avocats, M. Aristide a été convoqué mercredi alors qu'il était initialement attendu jeudi devant un tribunal haïtien pour être entendu sur des plaintes pour "crimes économiques, vols, abus de confiance et association de malfaiteurs", a indiqué le chef du Parquet.
M. Aristide est notamment accusé par d'anciens pensionnaires de sa Fondation La Fanmi se la vi (la famille c'est la vie), qui recueillait des enfants des rues dans les années 90, d'avoir abusé de leur situation pour gagner de l'argent.
Un autre groupe de victimes d'une arnaque de banques coopératives en 2003 accuse aussi l'ancien président d'avoir tiré des avantages personnels de cette activité, au détriment des sociétaires.
Dans une lettre au chef du Parquet --commissaire du gouvernement--, un avocat de l'ancien président, Me Mario Joseph, avait demandé de lui transmettre une copie des "prétendues plaintes" et indiquait que la convocation par la justice lui était parvenue tardivement, le 2 janvier.
L'avocat estimait notamment que le délai de 24H00 n'avait pas permis à l'ancien président d'"organiser la logistique nécessaire pour assurer sa sécurité".
Interrogé par l'AFP, un autre avocat de M. Aristide, Me Newton Saint-Juste, a jugé la convocation "abusive". "Elle n'a rien à voir avec le droit. C'est une démarche à motifs politiques. Le commissaire du gouvernement agit sous la dictée du pouvoir en place", a-t-il déclaré.
Des unités de la police haïtienne avaient été déployées devant le tribunal où était attendu l'ancien président, alors que deux groupes de partisans et adversaires de M. Aristide manifestaient sur place sans faire de victimes. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de partisans de l'ancien homme fort de Port-au-Prince.
"Vive Aristide !", scandaient les manifestants qui brandissaient des pancartes en faveur de l'ex-président. "Aristide doit être jugé et enfermé dans une prison", lançaient de leur côté des groupes de jeunes se présentant comme des victimes de l'ancien président.
M. Aristide a effectué trois mandats écourtés à la tête d'Haïti, en 1991, de 1994 à 1996 et de 2001 à 2004. Il a regagné le pays en mars 2011 après 7 ans d'exil en Afrique du Sud,

cre/are/jca

Haïti : l'opposition dénonce le gel de l'aide canadienne

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) estime que le gouvernement fédéral fait fausse route dans le dossier d'Haïti. 
Hélène Laverdière, députée néo-démocrate de Laurier-Sainte-Marie et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Affaires étrangères, dénonce le gel des fonds canadiens destinés aux nouveaux projets en Haïti, annoncé par le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, dans une entrevue à La Presse. Elle illustre le manque de compréhension du dossier haïtien par le gouvernement conservateur en rapportant les propos de M. Fantino, qui a reproché aux Haïtiens de ne pas ramasser leurs ordures.
« Ce sont des gens qui se lèvent le matin en ne sachant pas s'ils vont manger », explique Mme Laverdière en entrevue au Réseau de l'information (RDI), expliquant que le ramassage des ordures ne constitue pas leur premier souci.
M. Fantino estime que le gouvernement doit revoir son approche de l'aide internationale afin de permettre aux Haïtiens « de se prendre en main ».

Un travail de longue haleine
La députée de Laurier-Sainte-Marie convient qu'il y a de nombreux problèmes et défis en Haïti. « Mais, c'est justement ce pour quoi il faut être là », poursuit-elle.
Elle mentionne que le Canada a une expertise en Haïti, grâce à plusieurs années de présence du gouvernement et des organismes de la société civile dans ce pays.
Le directeur scientifique de l'Observatoire canadien des crises et de l'aide humanitaire, François Audet, convient que la reconstruction d'Haïti prend plus de temps que prévu, mais il l'explique par les déficiences des infrastructures, de la logistique et de la gouvernance du pays. « Les capacités locales sont extrêmement limitées sur place, explique-t-il. Il faut reconstruire l'État haïtien à la base. »
La reconstruction d'Haïti ne se fera pas en trois ou cinq ans, poursuit-il. « Ça se fait en dedans d'une génération! Il faut partir de l'école et construire la société civile pour arriver dans 10 ou 20 ans. Et, d'arrêter en plein milieu, surtout par rapport au rôle que le Canada joue en Haïti, c'est à la fois surprenant et même un peu décevant. »
M. Audet souligne que le pays part de très loin. « Avant même le tremblement de terre, l'État haïtien avait déjà énormément de problèmes. Des problèmes d'infrastructures, de gouvernance, des problèmes de capacités locales. »
Mme Laverdière dénonce, de son côté, l'approche commerciale du gouvernement conservateur qui va, selon elle, à l'encontre du mandat de l'ACDI qui est de lutter contre la pauvreté. « En fait, ça ne devient presque plus de l'aide au développement, ça devient de la promotion des intérêts commerciaux du Canada. »
La responsabilité des donateurs
M. Audet admet qu'on puisse remettre en question l'efficacité de l'aide canadienne en Haïti, mais il précise qu'il ne faut pas l'interrompre pour autant. Un retrait de l'aide canadienne pourrait entraîner le désengagement des États-Unis, de la France et même de l'ONU, selon lui.

Il prône plutôt la patience envers Haïti et estime que les pays donateurs ont également une part de responsabilités dans les difficultés rencontrées par ce pays. « Ça fait près d'un demi-siècle que l'État haïtien est sous tutelle de gouvernements donateurs », soutient-il en mentionnant également la surabondance d'organismes non gouvernementaux sur le sol haïtien.

Il estime que les pays donateurs devraient s'interroger sur l'efficacité de leur intervention plutôt que de rejeter le blâme uniquement sur le dos des Haïtiens.

Quant à Mme Laverdière, elle croit que la principale conséquence du désengagement canadien en Haïti se fera sentir lors de la prochaine crise dans ce pays. Si Haïti ne parvient pas à se relever, il se retrouvera de nouveau à la merci de l'aide internationale, un cercle vicieux qui n'avantagerait pas le Canada, croit-elle.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2013/01/04/001-acdi-haiti-npd-observatoire.shtml

mercredi 2 janvier 2013

Fête nationale de Haïti : Le Président Bouteflika félicite M. Michel Martelly

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son homologue haïtien, M. Michel Martelly, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, réitérant sa disponibilité à renforcer les relations de coopération unissant les deux pays, a indiqué un communiqué de la présidence.
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son homologue haïtien, M. Michel Martelly, à l’occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, réitérant sa disponibilité à renforcer les relations de coopération unissant les deux pays, a indiqué un communiqué de la présidence.
«Qu’il me soit permis de m’associer à la célébration de la fête nationale de votre pays et de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes félicitations les plus chaleureuses ainsi que mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple haïtien ami», a écrit le Président Bouteflika dans son message. «Je voudrais saisir cette opportunité pour vous réitérer ma disponibilité à œuvrer, de concert avec vous, au renforcement des relations d’amitié et de coopération qui unissent nos deux pays», a ajouté le Chef de l’Etat.

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/36521

A l’occasion de la fête nationale de son pays, S.M. le Roi adresse un message de félicitations au Président haïtien

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de vœux et de félicitations au Président de la République d’Haïti, Michel Joseph Martelly, à l’occasion de la fête nationale de son pays.
Dans ce message, le Souverain adresse Ses chaleureuses félicitations et Ses meilleurs vœux de santé et de bonheur au Président haïtien souhaitant davantage de progrès et de prospérité au peuple haïtien ami.
Le Souverain saisit également cette opportunité pour exprimer au chef de l’État haïtien Sa ferme détermination à continuer à œuvrer, de concert avec lui, en vue de donner une nouvelle impulsion aux relations d’amitié et de coopération liant le Royaume du Maroc et la République d’Haïti, dans le plein respect des spécificités et des constantes des deux pays respectifs, et ce, pour le plus grand bien des peuples amis, et pour contribuer au développement de la coopération Sud-Sud.

http://www.lematin.ma/journal/A-l-occasion--de-la-fete-nationale-de-son-pays_S-M--le-Roi-adresse-un-message--de-felicitations-au-President-haitien/176162.html

Les Gonaïves continuent d'exporter les détenus

MAXImini.com
Justice - Publié le 31/12/2012 à 18:52:12 en Haiti
Les autorités judiciaires des Gonaïves ont convenu de transférer, dimanche, soixante-quinze prisonniers vers d’autres centres carcéraux du pays.
Quarante neuf des détenus sont transférés à Saint-Marc et vingt-six autres à la prison de la Croix-des-Bouquets, selon des chiffres communiqués par le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance des Gonaïves, Me Enock Géné Génélus.

Des transferts récurrents
Les prisonniers transférés à Saint-Marc seront de retour dans la cité de l’indépendance pour être jugés, a fait savoir le chef du Parquet des Gonaïves. Ceux transférés à la Croix-des-bouquets, a précisé le commissaire du gouvernement, sont des condamnés à temps et à perpétuité. Ils y resteront pour purger leur peine.
Depuis la destruction de la prison civile des Gonaïves, lors de la rébellion anti-Aristide entre 2003 et 2004, la quatrième ville en importance d’Haïti peine à garder ses détenus. Ces derniers sont souvent transférés surtout en période cyclonique. Une maison de fortune est transformée en centre d’incarcération.

http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/les-gonaives-continuent-d-exporter-les-detenus-20568.html

L’ex-président Aristide bientôt au parquet

MAXImini.com
Justice - Publié le 31/12/2012 à 19:44:53 en Haiti
Les plaintes contre l’ancien président Jean-Bertrand Aristide se succèdent. L’ex-homme fort d’Haïti doit répondre, le jeudi 3 janvier 2013, à une double convocation du Parquet de Port-au-Prince.
Le silence de Jean-Bertrand Aristide, depuis son retour de l’exil en février 2011, ne suffit pas pour se faire oublier de ses détracteurs et anciens opposants. Celui qui a été, à deux reprises, à la magistrature suprême de l’Etat haïtien – des mandats sauvagement interrompus – doit répondre, le jeudi 3 janvier 2013, à une double convocation, portant l’une sur sa responsabilité présumée dans la faillite frauduleuse des coopératives financières en 2002/2003, et l’autre sur une gestion à son profit personnel qu’il aurait faite de son ancienne œuvre sociale, Lafanmi Se Lavi ("La famille c’est la vie", en créole).

Des opposants déterminés
L’ancien chef de l’Etat devrait être interrogé suite aux plaintes qui ont été déposées contre lui récemment, selon Me Lucmane Délile, chef du Parquet de Port-au-Prince. Ce dernier, du temps qu'il étudiait à l’Université d’Etat d’Haïti où il a décroché une licence en droit, a activement participé aux manifestations qui poussaient Jean-Bertrand Aristide à la démission, en février 2004.
Rosemond Jean, responsable de la coordination nationale des sociétaires victimes des coopératives (CONASOVIC), s'est déclaré déterminé à poursuivre Aristide en justice pour fraude, escroquerie et association de malfaiteurs. M. Jean, cité par radio Kiskeya, accuse l’ancien président d’avoir été complice du pillage de l’épargne de milliers de sociétaires par des dirigeants de coopératives, aujourd’hui en fuite à l’étranger ou circulant librement sur le territoire national.
De leur côté, plusieurs anciens pensionnaires de Lafanmi Se Lavi reprochent à Aristide d’avoir amassé une fortune en exploitant leur situation, lorsque cette ONG, fondée en 1986, s’occupait des enfants des rues.

http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/l%E2%80%99ex-president-aristide-bientot-au-parquet-20569.html