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vendredi 23 octobre 2009

La Commission épiscopale nationale dresse un bilan pour ces trois derniers mois.

La commission épiscopale justice et paix a présenté son 32ème rapport sur la violence en Haïti.
64 personnes ont été tuées par balles, 18 cas de lynchage, 28 décès dans des accidents de la circulation et des inondations et 66 autres dans les circonstances indéterminées, selon un décompte de la Commission épiscopale nationale Justice pour les mois de juillet, août et septembre 2009.
Dans ce rapport présenté à la presse, l'organisme révèle que, depuis plus de 4 ans, la quasi-totalité des victimes de la violence sont des victimes d'armes à feu.
« Cela signifie : la lutte pour la vie comprend inévitablement la lutte contre les armes légères dans la société. Nous comptons sur les autorités responsables pour qu'il y ait un meilleur contrôle des armes dans le pays », souhaite la commission Justice et Paix.
Son directeur, le père Jean Hansens, a plaidé en faveur de l'élaboration d'un cadre légal pour un meilleur contrôle des armes à feu dans le pays
Le père Hansens dit croire également que les citoyens doivent prendre conscience de la laideur du lynchage et qu'ils doivent laisser le soin à la justice de punir les coupables.
RD

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Quatre citoyens haïtiens criblés de balles et brûlés dans un four à charbon à Jimani, République Dominicaine.


La nouvelle a fait les grands titres et les manchettes de plusieurs journaux de diffusion nationale en République Dominicaine. En effet quatre citoyens haïtiens surpris en train de couper des arbres pour fabriquer du charbon de bois, auraient été criblés de balles, décapités  puis jetés dans un four à charbon de bois ou ils résultèrent carbonisés, mercredi dernier.

Ce fait abominable serait survenu dans la localité nommée Madre Fresca de la communauté de Jimani.

Sans préciser les détails, le procureur fiscal de la juridiction Monsieur Ruddy Perez Medrano aurait  informé que les données préliminaires ont fait état de quatre étrangers morts au cours  d'une tuerie dans des circonstances  jusqu'à maintenant confuses survenue entre Boca de Cachon y los Pines de Eden de la province Independencia.

Selon les déclarations du procureur, un survivant du massacre se serait enfui et aurait atteint Jimani ou il aurait raconté le récit des évènements. Selon Mésilus Désir, les haïtiens auraient été surpris entrain de fabriquer du charbon de bois quand ils ont été attaqués  par des citoyens identifiés comme des dominicains qui les auraient criblés de balles, décapités  puis jetés dans des fours de terre préparés pour la fabrication du charbon de bois.

Rien ne laisse supposer une appartenance quelconque de ces individus à une institution étatique.

Monsieur Mésilus Désir reçoit des soins dans un centre hospitalier de Barahona tandis que les autorités et les instances compétentes ont ouvert une enquête pour appréhender les assassins.

La Police Nationale Dominicaine pour sa part a fait savoir que les responsables du quadruple meurtre ont été localisés.

Cette nouvelle paraît à côté d'une vibrante déclaration du juriste dominicain Monsieur Marino Vincho Castillo Seman, dirigeant du parti politique Front National Progressiste, à travers laquelle ce dernier affirme qu'il n'y a pas de campagne anti-haïtienne en République Dominicaine.

Penser que l'on peut lui ôter impunément  la vie à un citoyen Haïtien résidant en République Dominicaine est en partie les conséquences de la campagne de diabolisation qui est constamment menée contre la présence haïtienne en République Dominicaine vue de nos jours comme le seul et unique problème que confronte le  pays.

mercredi 21 octobre 2009

Des centaines de duvaliéristes en noir et rouge dans les rues le 17 octobre

Représentants du seul secteur politique à s'être approprié la puissance symbolique de la mort de Dessalines dans l'inconscient collectif, ils ont exigé haut et fort le retour de leur leader, Jean-Claude Duvalier

Plusieurs centaines de duvaliéristes arborant leurs couleurs fétiches, le noir et le rouge, ont manifesté samedi à la surprise générale à Port-au-Prince pour marquer le 203e anniversaire de l'assassinat du père de l'indépendance nationale, Jean-Jacques Dessalines.

Composée de jeunes et de moins jeunes des deux sexes, la foule, qui scandait des slogans en faveur de la réconciliation nationale, a réclamé le retour de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, exilé en France depuis 1986.

Répondant à l'appel du Parti de l'unité nationale (PUN), une formation politique néoduvaliériste, les partisans de l'ex-régime des "Tontons Macoutes" étaient partis de leur point de ralliement au Bel-Air. Après avoir sillonné plusieurs rues de la capitale, ils se sont dispersés sans incident sur la place Dessalines, au Champ de Mars (centre), au pied de la statue du premier chef d'Etat haïtien tué le 17 octobre 1806.

23 ans après la révolte populaire spectaculaire ayant renversé Jean-Claude Duvalier, les duvaliéristes tentent désespérément de redevenir une force politique sur un échiquier dont la configuration s'est considérablement modifiée. Crédité d'un important rassemblement lors du centenaire, en 2007, de la naissance de François Duvalier, l'un des pires despotes du XXe siècle, ceux qui restent fidèles aux idéaux de l'ancien régime totalitaire cherchent depuis quelque temps à sceller des alliances électorales avec d'autres secteurs.

Le pays attend aujourd'hui encore le procès du duvaliérisme accusé d'avoir commis d'innombrables crimes de sang et détourné des centaines de millions de dollars ayant appartenu au trésor public. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6264

 



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Classement de la liberté de la presse : Haïti occupe la 58e place sur 175 pays

Haïti arrive à la 58e place en 2009 dans le respect de la liberté de la presse, d'après le dernier classement de l'organisation française Reporters sans frontières (RSF), publié ce mardi 20 octobre 2009
Le pays occupait la 73e place en 2008. Dans son rapport RSF souligne une diminution, depuis 2006, des attaques contre les médias en Haïti,
Toutefois ce rapport relève que l'impunité qui règne dans le pays entrave la justice dans certains dossiers de journalistes tués ou agressés.
RD

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Haïti doit saisir toutes les opportunités qui lui sont offertes selon Kenneth Merten

L'ambassadeur américain en Haïti, Kenneth Merten a fait savoir lundi qu'Haïti doit profiter de toutes les opportunités qui lui sont offertes.
Le nouvel ambassadeur américain à Port au Prince qui intervenait lors d'un dîner de bienvenue organisé à son honneur par la chambre haïtiano-américaine de commerce a fait savoir que le pays devrait profiter des efforts consentis par les autorités gouvernementales et bien d'autres secteurs.
Voilà pourquoi il invite tous les secteurs de la vie nationale à conjuguer leurs efforts pour permettre à Haïti de respirer un air nouveau.
Kenneth Merten croient que les prochaines élections législatives et présidentielles sont indispensables et doivent être organisées dans le délai imparti et de manière crédible.
Le diplomate, a par ailleurs ajouté que la lutte contre la corruption, le partenariat secteur public/secteur privé doit également se poursuivre et que la classe politique doit mettre de côté ses agendas personnels et les intérêts de partis pour chercher à sauver Haïti.
RD

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Haïti élection : La Convention des Partis Politiques Haïtiens et alliés critiquent le président de la république

Les responsables de la Convention des Partis Politiques Haïtiens et de partis politiques alliés ont critiqué la formation du nouveau conseil électoral provisoire.
Selon le leader de la Convention Unité démocratique (KID), Evans Paul, membre de ce regroupement politique toutes les organisations, toutes les institutions sérieuses et tous les vrais patriotes doivent conjuguer leurs efforts pour bloquer ce qu'il appelle les actions personnelles du président René Préval et empêcher le pays de tomber dans le gouffre, a-t-il dit. .
En conférence de presse mardi 20 octobre les leaders de la convention ont appelé toutes les institutions ayant leurs représentants au CEP à faire preuve de vigilance. .
La Convention des Partis Politiques n'a pas encore décidé de sa participation ou non aux prochaines élections a expliqué Evans Paul. .
Notons que La Convention des Partis Politiques n'avait pas désigné de représentant au CEP dans le délai imparti par l'exécutif, et avait plutôt sollicité une rencontre avec le chef de l'Etat pour discuter notamment des problèmes ayant affecté les joutes du 21 juin dernier .
La Convention a alors été remplacée par la fédération des casecs.
RD

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Une forte averse provoque des dégâts à Carrefour

Les fortes averses qui se sont abattues hier sur la région métropolitaine ont causé d'importants dégâts dans certains quartiers de Carrefour ( sud de Port-au-Prince). Des ravines en crues ont charrié des tonnes d'alluvions sur le boulevard Jean Jacques Dessalines, principale artère de cette commune.
Les dégâts étaient importants notamment dans les quartiers de Thor, Diquini et Fontamara ce qui a causé des embouteillages monstres sur toutes les artères principales et secondaires de cette ville. Selon des témoins des maisons ont été inondées dans les quartiers de Diquini et de Thor. La ravine de Diquini en crue a notamment charrié des alluvions sur la route récemment construite grâce à l'aide d'une mission religieuse adventiste et de l'USAID.
Des murs ont cédés face à la pression de la ravine rapporte un résident de la région estimant que l'averse était d'une rare virulence. De nombreux carrefourois ont du se rendre au centre ville de Port-au-Prince à pied en raison de l'impraticabilité de la route au niveau de Fontamara 43.
Par ailleurs, des dégâts ont été également enregistrés à Saint Marc (artibonite) après les averses enregistrées hier soir. La petite rivière en crue a causé des pertes matérielles dans le marché de cette ville.
Le correspondant de radio Métropole explique que les averses ont été enregistrées dans les bassins versants ce qui a occasionné les inondations.
LLM

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Le gouvernement canadien se réjouit du renouvellement du mandat de la Minustah

Les ministres canadiens des affaires étrangères, Lawrence Cannon, de la Coopération internationale, Beverley J. Oda, de la Sécurité publique, Peter Van Loan, et de la Défense, Peter MacKay, ont accueilli avec satisfaction le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). " Le Canada est heureux d'avoir coparrainé la résolution visant à prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti; cette mission prioritaire pour la communauté internationale a fait des progrès constants et marqués, a déclaré le ministre des affaires étrangères, Lawrence Cannon.
De son coté la ministre Oda a soutenu que les efforts de la MINUSTAH visant à stabiliser Haïti, rendent possibles les projets de reconstruction et de développement. Dans un communiqué conjoint les 4 ministres canadiens ont réaffirmé le soutient du gouvernement canadien à la Minustah.
" Les
Forces canadiennes sont fières d'avoir affecté des officiers d'état-major au sein de la mission depuis sa création, en juin 2004, a insisté le ministre de la défense Peter MacKay. Il explique que les militaires et policiers canadiens occupent des postes d'une importance stratégique, soulignant que leurs efforts contribueront pour beaucoup au maintien de la sécurité et de la stabilité pour le développement d'Haïti.

Le mandat de la MINUSTAH a été renouvelé jusqu'au 15 octobre 2010 par la résolution 1892 du Conseil de sécurité de l'ONU. Le Canada arrive au deuxième rang des donateurs bilatéraux en Haïti. L'enveloppe de la coopération pour la période 2006 – 2011 est estimée à 555 millions de dollars.
LLM

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Les neuf membres du nouveau CEP prêtent serment ce mercredi

La cérémonie d'assermentation des neuf membres du Conseil électoral provisoire nouvellement constitué, aura lieu ce mercredi 21 octobre à la cour de cassation.
Toutes les dispositions ont été prises pour permettre aux conseillers électoraux de prêter serment avons-nous appris auprès du conseil.
L'arrêté présidentiel relatif à la nomination des conseillers électoraux précise qu'ils ont pour mandat d'organiser des élections pour l'ensemble de la Chambre des Députés, le renouvellement du tiers du Sénat et la mise en place des collectivités territoriales.
Toutefois cet arrêté présidentiel, publié dans le journal officiel le moniteur, n'autorise pas le CEP à organiser les élections présidentielles.
Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a désigné le weekend end écoulé les membres du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP).
4 membres du précèdent CEP restent en poste. Il s'agit de Ginette Cherubin, Gayo Dorsainvil, Leonel Raphael et Jacques Belzinc.
Alors qu'Antenor Guerrier, Jean Telev Pierre, Jean Enel Desir et Ribel Pierre qui représentent des secteurs divers font leur entrée dans la machine électorale
RD

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mardi 20 octobre 2009

Préval constitue un nouveau Conseil Electoral Provisoire

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a désigné le week end écoulé les membres du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP). Plusieurs personnalités dont l'ex président Frantz Gérard Verret et l'ex vice président, Joseph Jasmin, ont été écartés du nouveau CEP chargé d'organiser les élections législatives de 2010.
L'arrêté présidentiel, publié dans le journal officiel Le moniteur, n'autorise pas le CEP à organiser les élections présidentielles.
4 membres du précèdent CEP ont été confirmés dans leurs fonctions par leurs secteurs respectifs. Ginette Cherubin, Gayo Dorsainvil, Leonel Raphael et Jacques Belzinc conservent leurs sièges.
Toutefois le CEP fait peau neuve puisque 5 des 9 conseillers viennent d'être désignés par des secteurs de la société civile. Laurette Croyance représente l'église Catholique qui n'a pas renouvelé sa confiance à Frantz Gerard Verret. Antenor Guerrier, Jean Telev Pierre, Jean Enel Desir et Ribel Pierre représentent des secteurs divers dont la Conférence des partis politiques et la Fédération des Casecs.
Deux nouveaux secteurs, les vodouisants et la Fédération des Asecs sont représentés au sein du CEP qui à l'instar de celui qui l'avait précédé ne respecte pas les prescrits constitutionnels. Le chef de l'Etat avait en 2008 opté pour un CEP de consensus.
LLM
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Journées européennes du développement : Le premier ministre haïtien confirme sa participation

La Première ministre Michèle Pierre-Louis est attendue ce mardi à Stockholm, la capitale suédoise, où elle doit participer aux Journées européennes du développement prévues du 22 au 24 octobre.
Les Journées européennes du développement sont organisées conjointement chaque année par la Commission européenne et par la présidence de l'Union européenne.
Elles rassemblent sur un pied d'égalité quelque 4 000 personnes et 1 500 organisations actives dans le domaine du développement. Sont représentés des délégués de 125 pays, y compris des chefs d'État et d'importantes personnalités, notamment des lauréats du prix Nobel.
L'événement vise à rendre l'aide au développement plus efficace, à bâtir une coalition internationale contre la pauvreté et à concrétiser les objectifs du millénaire pour le développement.
Avant de laisser le pays, le chef du gouvernement haïtien a indiqué qu'elle répond à une invitation conjointe du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et du Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.
Mme Pierre-Louis aura à prononcer un discours et en profitera pour avoir des entretiens bilatéraux avons-nous appris.
RD

La BID et le Gouvernement annonce la construction d'un pont sur les Trois Rivières

Le gouvernement haïtien et la Banque Interaméricaine de Développement (BID) ont signé hier un accord de 2.9 millions de dollars pour la construction d'un pont sur les Trois Rivières dans le Nord ouest. Cet ouvrage d'art qui sera réalisé par la firme dominicaine Cosimar, permettra de relier toutes les communes du Nord Ouest.
Dans son discours à l'occasion de la cérémonie de signature la Première Ministre Michèle Pierre Louis s'est félicité d'avoir tenu ses promesses à l'endroit des parlementaires de cette région.
Reprenant un dicton créole Mme Pierre Louis a souligné qu'elle est d'autant plus satisfaite parce qu'une promesse est une dette. " Les travaux peuvent commencer immédiatement", a-elle expliqué.
Le sénateur Evaliere Beauplan qui n'avait jamais cessé de réclamer la construction de ce pont, s'est réjoui que le gouvernement ait pu accéder à sa principale revendication.
Il soutient que la construction du pont permettra de lancer véritablement la région sur la voie du développement économique.
De son coté, le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, révèle que de nombreux efforts avaient été déployés afin de relier les communes du haut et du bas Nord ouest.
Il assure que l'ouvrage permettra d'établir la communication en tout temps entre Port de Paix, la métropole et les autres communes limitrophes de Jean Rabel.
" Le développement des activités touristiques et la réduction du coût du transport sont les principales conséquences de la construction du pont sur les " Trois Rivieres", insiste le ministre Gabriel.
LLM
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L'insécurité fait une nouvelle victime à Port au Prince


Les bandits armés ont encore frappé, ils ont tué devant sa résidence Marie Dinette Fanfan, une employée de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) .
La victime a reçu quatre balles au thorax lundi après-midi près du Collège Catts Pressoir à l'avenue Martin Luther King (centre-est de Port-au-Prince). .
Elle est décédée au moment où l'on tentait de la conduire d'urgence au Centre de diagnostic et de traitement intégral (CDTI), un hôpital privé. .
La police arrivée sur les lieux du crime à procéder à l'interpellation de plusieurs personnes et annonce qu'une enquête est en cours pour retrouver les assassins.
Après une longue période d'accalmie, Port-au-Prince semble redevenir le théâtre d'attaques d'individus armés. .
La plupart de ces attaques ont été menées ces dernières semaines par des individus circulant à moto. La police annonce des mesures visant à mettre hors d'état de nuire ces bandits.
RD
 

Interpellation prochaine du ministre des finances

Plusieurs sénateurs envisagent de formuler une demande d'interpellation de plusieurs membres du gouvernement. Le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) argue que cette démarche s'avère indispensable en raison du laxisme des autorités gouvernementales.
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, est toujours dans le collimateur des sénateurs de Lespwa, jusqu'à présent insatisfaits de la politique économique du gouvernement. Anacacis Jean Hector veut réactiver la demande d'interpellation mise en veilleuse par l'ancien bureau.
Il déplore la propension du grand argentier à thésauriser au maximum alors que les ressources devraient être utilisées pour améliorer les conditions de vies de la population. " Le ministre se comporte comme un comptable parce qu'il veut avoir des montants énormes dans les caisses ", se plaint le sénateur Jean Hector faisant référence au maintien de 300 000 dollars dans les réserves de la BRH.
Le sénateur de Lespwa croit que la censure de certains ministres permettra au chef de l'Etat de réaliser les changements nécessaires dans l'administration publique. Même si Lespwa est en première ligne de ce mouvement, le sénateur Anacacis assure que les parlementaires du parti au pouvoir veulent tenir compte des revendications de l'opposition. " Les dirigeants des partis de l'opposition ont affiché leur désapprobation vis-à-vis de l'action de Michèle Pierre Louis", martèle le sénateur Jean Hector qui n'écarte pas la possibilité d'interpeller la Première Ministre.
LL
M

Ecoworks accorde un don 20 000 poules à la région frontalière

Le gouvernement haïtien et l'organisation EcoWorks Inernational ont signé un contrat pour la distribution de 20 000 poules pondeuses à une centaine de famille dans la région frontalière. Le contrat a été paraphé vendredi dernier par le directeur exécutif du Fonds de Développement Frontalier (FDF), Max Antoine, et Ben Butler, représentant de Ecoworks International.
M. Antoine soutient que le projet qui sera réalisé dans la ville de Ganthier permettra d'améliorer la production avicole dans le pays. Il explique que l'accord s'inscrit dans le cadre de l'agenda de la FDF pour la région frontalière considérée comme l'une des plus vulnérables du pays. Nous devons aider les résidents de la zone frontalière à augmenter leur capacité de production et leur revenu insiste t-il faisant remarquer que les femmes bénéficieront en priorité du programme.
Le directeur du FDF explique qu'une centaine de femmes seront impliquées dans la première partie du projet. L'organisation Ecoworks entend créer une ferme pilote, axée sur la protection de l'environnement dans cette région proche du lac Azueï.
M. Antoine croit que le projet permettra de générer des revenus pour les jeunes et qui ne seront plus contraints de se rendre en République Dominicaine pour chercher un emploi.
De son coté, Mme Henryka Manès directrice exécutif de Ecoworks International a soutenu que le programme s'inscrit dans le cadre de la priorité du gouvernement haïtien visant à améliorer la production agricole.
Elle indique que cette région a été choisie parce que les besoins des résidents de Ganthier sont nombreux. " Nous avons trouvé un partenaire idéal en FDF", martèle Mme Manès faisant remarquer qu'un projet dans le domaine de l'entreprenariat est également envisagé.
L'organisation entend également financer une coopérative et un projet de reboisement de la région. Par ailleurs Ecoworks annonce également des projets dans le secteur de l'éducation.
LLM

Crise à L'université d'état d Haïti ; rien n'est encore réglé

Le « Comité de facilitation » mandaté par le président René Préval pour normaliser la situation à l'université d'état d Haïti devrait rencontrer à nouveau les 46 étudiants sanctionnés par le décanat de la faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP).
Aucune date n'est encore retenue pour cette nouvelle rencontre avons-nous appris. Une quinzaine des étudiants sanctionnés ont eu la semaine dernière des discussions avec les membres du comité de facilitation nommé par le président de la république.
Les étudiants contestataires continuent de réclamer la démission du décanat en fonction, rejetant d'un revers de main les sanctions prises à leur encontre.
La rencontre décidée par le Comité de facilitation avait pour but de recueillir le point de vue de ces étudiants directement impliqués dans la crise.
Les membres du comité de facilitation n'ont pas fait de déclaration à la presse à l'issue de cette rencontre.
Rappelons que Plusieurs entités de l'UEH dont la Faculté d'Ethnologie, l'Ecole Normale Supérieure et l'Institut National d'Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d'inactivité dans le cadre du mouvement de protestation des étudiants.
Mais c'est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis plusieurs semaines par des agents de la police.
Le Pouvoir Exécutif de son coté avait mis en place le 23 septembre dernier, un comité devant faciliter la résolution de la crise.
RD


Préval justifie la présence des troupes onusiennes

Dans son discours à l'occasion des cérémonies marquant le 203 eme anniversaire de la mort du père fondateur de la patrie, le chef de l'Etat haïtien, René Préval a tenu à justifier la présence des troupes étrangères sur le territoire. Il a attiré l'attention sur l'incapacité de la PNH à assurer la sécurité publique soulignant que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) demeurera dans le pays aussi longtemps que cette situation perdurera.
Rappelant que la présence des troupes onusiennes est la conséquence des troubles politiques de ces dernières décennies, M. Préval souligne que l'Etat ne peut assurer la sécurité des citoyens.
Il a également critiqué l'attitude de certains dirigeants politiques qui réclament le départ de la Minustah. Qualifiant leur comportement d'irresponsable le président Préval fait remarquer que la mission onusienne n'est pas une force d'occupation.
Toutefois le président Préval croit qu'il faut œuvrer en vue de changer la situation. Il préconise une unité entre tous les secteurs de la vie nationale afin de créer un climat de stabilité. Nous devons par le dialogue renforcer le climat de stabilité politique que nous avons initié en 2006 insiste M. Préval.
Il assure que le climat de stabilité politique est une condition essentielle au progrès économique. Dans son discours le chef de l'Etat a révélé que 36 kilomètres de route, reliant Marchand à Port-au-Prince, est en chantier grâce à la stabilité politique lancée par son gouvernement.
LLM


lundi 19 octobre 2009

L'EX SENATEUR RUDOLPH BOULOS REPLIQUE

Droit de réponse l'oblige, nous présentons à nos lecteur cette mise au point de l'ex-sénateur Rudolph BOULOS qui répond aux critiques suscitées après la « Rencontre Patriotique de Santo Domingo ». En effet, Haïti Recto Verso avait émis des réserves sur la réalisation de cet évènement qui se rangeait dans une attitude voulue de Monsieur BOULOS de faire de la République Dominicaine son arrière base pour ses activités politiques. Les réserves émises restaient légères certes mais il semblerait que d'autres secteurs avaient eu de critiques un peu plus acerbes contre l'insertion spatiale de l'activité politique de l'ex sénateur de la République.

Nous avons retrouvé en lisant la version digitalisée du journal Le Matin ce texte assez long a travers lequel Monsieur BOULOS fait une mise au point.

Bonne lecture

Rencontre patriotique de Santo Domingo : En guise de réponse à mes détracteurs et aux justes préoccupations des femmes et des hommes de bonne volonté

Depuis la réalisation des Assises de Santo Domingo, les réactions ont fusé de toutes parts, sur l'Internet, de citoyen(e)s animés de diverses intentions, des plus nobles aux plus obscures, des plus spontanées aux plus commanditées.
J'avais décidé de garder un silence introspectif, parce que rien ne rivalise le recul lorsqu'on veut agir dans la sérénité. Dans le cadre de ma réflexion, j'ai considéré toutes les critiques et tous les compliments adressés à l'initiative avec la même ouverture d'esprit. Je n'entends nullement me défendre auprès de ceux qui pensent détenir un supplément de citoyenneté sur la base de laquelle, et avec une arrogance à peine voilée, je dois justifier les actions que je pose dans le cadre du redressement d'une Nation qui a connu des jours meilleurs. J'entends surtout m'adresser aux citoyens de bonne volonté qui initialement ont supporté l'initiative, et qui, noyés par la vague des critiques stériles et commanditées par Port-au-Prince, auraient perdu de vue la portée et l'importance de l'événement.


La Rencontre patriotique de sauvetage national de Santo Domingo est le résultat d'un simple constat : aucun pays ne se développe sans une base théorique forte, une réflexion structurante, et une vision claire de ses élites partagée par le reste du corps social. Notre histoire nous enseigne que l'action dépourvue de base théorique conceptuelle est plus susceptible de déboucher sur des insurrections utopiques que sur un développement et une démocratisation irréversibles. La Rencontre de Santo Domingo était donc un moyen d'engager certaines des plus belles têtes de l'intelligentsia haïtienne dans une réflexion exploratoire fertile que d'autres secteurs enrichiraient, en vue de déboucher sur un nouveau paradigme de l'État, une consolidation de la Nation, et un engagement civique dans la promotion de notions telles : la responsabilité, la libre entreprise, la sécurité des vies et des biens, la promotion des investissements, l'assainissement des finances publiques, et aussi – quoi qu'on dise – une résolution sur le long terme de la situation des Haïtiens vivant en République dominicaine.
On me reproche de m'être intéressé de manière soudaine au dossier des Haïtiens vivant dans les bateys. Une telle critique ne peut être que l'expression de la mauvaise foi ou de la myopie intellectuelle, ou d'un mélange des deux. Il y a plusieurs façons de s'attaquer au problème de nos compatriotes vivant en République dominicaine. En tant que sénateur du Nord'Est, j'ai investi plus de temps à promouvoir la création d'emplois qu'à légiférer en tant que tel. Pourquoi les Haïtiens, en dépit de leurs conditions infrahumaines dans les bateys, continuent-ils de s'y rendre ? Parce que chez nous la situation est encore pire pour eux. La réponse est difficile à digérer, mais elle n'en est pas moins vraie. Fort de ce constat, tout citoyen pragmatique admettra que la résolution du problème sur le long terme passe par la création d'emplois en Haïti, ce à quoi je m'étais attelé d'abord en tant que citoyen privé et capitaine d'industrie, puis en tant qu'entrepreneur politique et sénateur de la République impliqué dans le développement. À côté de la stratégie à long terme, il nous faut une stratégie portant sur le court terme et le moyen terme. Les approches peuvent diverger. Certains pensent que la dénonciation dépourvue de toute vision claire résoudra le problème. Je ne suis pas de cet avis. La dénonciation ponctuelle d'actes inhumains peut aider à attirer l'attention sur le dossier, mais ne saurait constituer une stratégie intelligente en soi. Le dialogue franc et sincère, sans tricherie, est, à mon sens, la meilleure voie que nous puissions emprunter. Maintenant, on me reproche la présence de certains Dominicains aux Assises de Santo Domingo. En dépit de la précarité de leurs rapports, de leurs guerres constantes, Israéliens et Palestiniens ne se parlent-ils pas ? Le président Obama, en dépit du fait que 15 Musulmans sont derrière l'attaque contre les tours jumelles du World Trade Center, ne s'est-il pas rendu en Égypte pour solliciter un nouveau départ dans les relations de l'Amérique avec le monde musulman ? En dépit du fait que le shérif Joe Arpaio inflige un traitement inhumain aux immigrants mexicains qu'il traque systématiquement dans son comté du Maricopa – les obligeant à porter des sous-vêtements roses et se flattant de n'allouer qu'un dollar par jour par prisonnier à la cantine de la prison, à un tel point qu'il fait actuellement l'objet d'une investigation fédérale pour abus –, les responsables mexicains ne dialoguent-ils pas régulièrement avec leurs homologues américains en vue d'une amélioration des conditions de leurs ressortissants ?


Les relations haïtiano-dominicaines ont toujours été négativement influencées par des préjugés de part et d'autre de la frontière. Les Dominicains se font une idée négative de nous, ce qui s'est aggravé avec le récent développement économique qu'ils ont connu parallèlement à notre chute abyssale vers les ténèbres du sous-développement. De notre côté, nous assimilons a priori la femme dominicaine à une prostituée. Dans sa théorie sur la réduction des préjugés (L'hypothèse du contact) – théorie considérée jusqu'aujourd'hui comme unique dans le domaine par les meilleurs sociologues du monde – Allport (1954) recommande que les groupes nourrissant des préjugés les uns envers les autres échangent des relations sur une base régulière dans un cadre social égalitaire. Le fait par des membres de ces groupes de nourrir des rapports réguliers contribue progressivement à combattre les préjugés et, par ricochet, les attitudes négatives. L'Haïtien qui côtoie des femmes dominicaines professionnelles ne peut que chasser le stéréotype de la prostitution de son esprit. Dans la même lignée, le fait de réunir, dans une même enceinte, des étudiants haïtiens, des intellectuels de grand acabit produisant une réflexion de choix sur Haïti et des officiels dominicains, a contribué à véhiculer une meilleure image d'Haïti. Mais comment cela a-t-il aidé l'ouvrier des bateys, me demandera-t-on ? Je répondrai qu'il en profite sur tous les fronts. D'abord, étant donné que nous avons considéré prioritaire la démarche du dialogue aux dépens de la confrontation, le fait d'associer des Dominicains à la réflexion nous permet d'établir des liens que nous pourrons utiliser dans le futur, lorsqu'il faudra négocier de meilleures conditions pour nos frères et sœurs des bateys, en attendant l'étape idéale de leur retour au bercail. En ce sens, les officiels dominicains nous percevront comme des partenaires en train de réfléchir sur un problème commun. Parce qu'il ne faut jamais oublier que l'immigration haïtienne en République dominicaine pose aussi des problèmes aux Dominicains, vu qu'ils n'ont pas le contrôle absolu du flux d'Haïtiens qui traversent la frontière. D'autre part, le fait d'organiser la rencontre à Santo Domingo contribue à sensibiliser la société civile dominicaine sur la nécessité pour les deux pays de résoudre leurs problèmes en commun. Tout rapprochement des deux peuples, à quelque niveau que ce soit, sans compromission, profite à l'Haïtien des bateys et à l'étudiant haïtien dans le pays voisin.

On me reproche le fait de vouloir qu'Haïti s'inspire du modèle dominicain pour résoudre ses problèmes. Cette critique est risible. Aucun pays n'est arrivé à se développer en réinventant la roue. La République dominicaine s'est inspirée du modèle américain pour emprunter la voie du développement. C'est le concept du transfert de technologie. Il est de loin plus facile de transférer le savoir-faire de la République dominicaine à Haïti, qu'il ne l'est d'aucun autre pays, exception faite de l'implication directe d'un nombre élevé de techniciens et d'experts haïtiens de la diaspora dans le développement d'Haïti, ce qui n'est pas possible dans l'immédiat. Certains nationalistes sentimentaux et masochistes préféreraient qu'Haïti périsse au lieu que nous nous inspirions des Dominicains qui eux se sont inspirés des Américains, pour lancer le pays sur la voie du développement. Mon nationalisme est pragmatique. Je pense qu'Haïti et la République dominicaine ont un passé douloureux ; mais tout développement réel des deux pays passera par l'harmonisation de nos relations. Par exemple, pourquoi ne profiterions-nous pas de la logistique dominicaine pour, à travers le tourisme multi-destination, attirer les touristes que reçoivent nos voisins vers la Citadelle ? Malheureusement, certains compatriotes ne conçoivent les relations haïtiano-dominicaines que dans un cadre conflictuel stérile. Ils sont confortablement installés à l'opposition là-bas, et n'aimeraient pas que leurs amis de l'opposition dominicaine les voient en train de dialoguer avec ceux qu'ils perçoivent comme l'ennemi à abattre. Pour ces gens, une résolution de la situation des Haïtiens de là-bas signifierait la fin de leur croisade. Ces individus trouvent normal et moral de s'associer étroitement à des régimes scélérats et criminels (qui tuent les citoyens grâce au terrorisme d'État), mais me reprochent de dialoguer avec des officiels dominicains. Selon cette logique, il est seulement immoral de maltraiter les Haïtiens lorsque les bourreaux sont des étrangers. Ces individus ferment les yeux sur les atrocités infligées aux citoyens haïtiens par leurs dirigeants, en vertu d'une moralité sélective et démagogique. Moi, je fais la Realpolitik d'Haïti, et je suis prêt à m'asseoir avec tous ceux qui veulent discuter de la question haïtienne.

On reproche toujours aux élites intellectuelle et économique de ne pas s'impliquer dans le développement du pays. J'espère qu'on comprendra, à travers les méchantes critiques adressées à notre initiative, pourquoi certains citoyens hésitent à sacrifier leur tranquillité sur l'autel de la méchanceté de certains individus. Certains, en panne d'arguments, sont allés jusqu'à nous accuser d'avoir « coopté » la ligue des pasteurs haïtiens de la République dominicaine. Cette critique est symptomatique d'un grave déficit de bon sens. Qui d'autre est mieux qualifié pour dénoncer une telle récupération que la ligue elle-même ? Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ?
Pour finir, je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à la Rencontre, et qui ont permis son enrichissement par leur contribution intellectuelle de qualité. Je remercie aussi ceux qui, via Internet, ont encouragé l'initiative et m'ont demandé d'apporter des éléments d'éclaircissement sur le dossier. Je me suis tu jusqu'ici laissant du temps à ceux qui crachaient en l'air pour que leur crachat leur retombe sur le nez. Tout le monde a identifié les commanditaires des attaques adressées contre l'initiative. Il y a eu aussi des compatriotes de bonne foi à émettre des réserves ou des questions légitimes. J'espère que ma note aura répondu à leurs préoccupations.
Maintenant, la réflexion est lancée. Il faudra l'approfondir, et nous ne prétendons nullement détenir un quelconque monopole sur la question, contrairement à ceux qui considèrent le dossier des bateys comme leur chasse gardée et qui entendent prévenir toute interférence d'autres citoyens dans leur basse-cour, fût-il au dam de ceux-là mêmes qu'ils prétendent vouloir émanciper.
Cela dit, je n'entends nullement m'engager dans les échanges épistolaires stériles que certains semblent particulièrement aimer à des fins de publicité. Je suis un homme d'action, et je m'engage à travailler au suivi de la Rencontre, en vue de l'élaboration du Plan de sauvetage national, conformément à la déclaration finale en date du 31 août 2009.
Santo Domingo, le 12 octobre 2009
Patriotiquement,
Rudolph H. Boulos,
entrepreneur politique et sénateur
de la République d'Haïti



MUSÉE / ART SACRÉ / VODOU / Vers la création d'un musée vodou La Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'œuvres culturelles haïtiennes (FPVPOCH) projette de créer dans le pays un musée du vodou. Ce musée, qui sera formellement le premier espace d'exposition consacré aux arts sacrés du vodou de dimension artistique et culturelle, se veut aussi, selon les initiateurs, le premier « centre culturel vodou en Haïti ».

La création du Musée/centre culturel vodou en Haïti s'inscrira dans les lignées de la préservation et de la conservation d'un patrimoine culturel, artistique et sacré que constituent les objets vodou, dont la plus importante collection appartient à la Suissesse Marianne Lehmann.
Éprise de la culture vodou, Marianne Lehmann (qui vit en Haïti depuis 1957) s'est mise depuis environ trente ans à rassembler des objets sacrés du vodou, de véritables œuvres d'art, dont la plupart remontent au xixe siècle et sont très bien conservés. La collection de Marianne Lehmann comprend plus de 2 500 objets, répartis en grandes installations et objets en tous genres, tels que : cruches, drapeaux, colliers, crécelles, costumes, statues.
La Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'œuvres culturelles haïtiennes (FPVPOCH) envisage de créer le musée dans le souci de sauver ce patrimoine qui, depuis décembre 2006, dans le cadre d'une tournée itinérante en Europe, fait l'objet d'expositions dans des musées suisse, hollandais et suédois. Une exposition itinérante

De 2006 à 2007, à l'initiative de Jacques Hainard et Philipe Mathez, s'était tenue au Musée ethnographique de Genève l'exposition des objets sacrés vodou, intitulée « Vodou, un art de vivre ». L'exposition a fait l'objet d'un catalogue, du même titre, conçu et réalisé par Jacques Hainard et Philipe Mathez, respectivement directeur et conservateur du Musée ethnographique. Ce catalogue de 448 pages, auquel ont contribué une vingtaine de chercheurs, d'universitaires et de vodouisants, a paru en anglais, en allemand et en hollandais. Selon les membres de la FPVPOCH, cette édition trilingue est réalisée dans la perspective de mettre cet ouvrage à la disposition des visiteurs « des pays hôtes ».
Dans le cadre de l'exposition genevoise qui s'était poursuivie jusqu'au mois d'août 2008, a eu lieu, tous les samedis, la projection du documentaire « Une mémoire vodou », réalisé par Irène Lichtenstein. «Dans ce document, Marianne Lehmann raconte sa passion, fait découvrir ses pièces et fait rencontrer des artisans qui fabriquent ces objets pour lever un coin du voile sur une des croyances les plus mystérieuses », a-t-on appris.


Une exposition itinérante

La dernière exposition des objets sacrés du vodou, réalisée en partenariat avec la FPVPOCH, a été ouverte, le jeudi 17 septembre 2009, au Musée des cultures mondiales de Göteborg, en Suède, en présence des architectes Didier Dominique et Henoch Trouillot et de l'anthropologue Rachel Beauvoir-Dominique, tous membres de cette fondation.
Lors de l'ouverture de l'exposition, Rachel Beauvoir-Dominique a présenté la collection des objets sacrés. La directrice du Musée des cultures mondiales, Margareta Alin Hegelund, a prononcé son discours de circonstance, alors que Madame Beauvoir-Dominique a lu le message de Marianne Lehmann qui n'a pas pu faire le déplacement, en raison de problèmes de santé. À la suite de la visite guidée de l'exposition, les visiteurs ont assisté à la conférence d'Hénock Trouillot, dans laquelle il « a situé le contexte historique des objets présentés ». Cette communication a été suivie de la présentation sur powerpoint de l'architecte Didier Dominique. Intitulé « Cris et chuchotements » (« Viskningar och rop » en suédois, titre du chef-d'œuvre cinématographique du réalisateur suédois Ingmar Bergmann), [cette présentation] illustrait les rapports de cette collection avec l'évolution de l'espace haïtien», lit-on dans la note de presse de la FPVPOCH.
La
soirée inaugurale de l'exposition s'est terminée dans une ambiance de fête. Elle a été animée par le groupe suédois « Simbi », de tendance racine, sous la direction musiciale de Sten Kälmann, « ami et fils adoptif d'Haïti depuis plus de trente ans ».
L'exposition suédoise se poursuivra jusqu'au 3 janvier 2010. Elle a été précédée d'une exposition réalisée au Tropenmuseum d'Amsterdam. Celle-ci s'est déroulée, en marge de la tournée suisse, du 1er novembre 2008 au 10 mai 2009.
Dans leur note de presse, les membres de la FPVPOCH rappellent que le « Tropenmuseum est l'un des plus grands musées ethnographiques d'Europe, haut d'une quarantaine de mètres, de style XIXe siècle en brique, et avec plus de cinq étages à balcons intérieurs, comportant des collections impressionnantes de milliers d'objets du monde entier ».
À sa sortie de Göteborg en janvier 2010, ce sera le tour du Musée ethnologique de Berlin (qui comporte une collection permanente de plus de 500 000 objets du monde entier) d'accueillir la collection, d'après la FPVPOCH. « Elle sera suivie d'une étape (non initialement prévue) au Musée canadien des civilisations d'Ottawa, fin 2010 à septembre 2011 ». La collection sera à nouveau présentée au public allemand, à la fin du mois de décembre 2011, « pour y rester jusqu'en avril 2012 à la Ubersee Museum de Brème ».

Sauvons un patrimoine sacré et artistique…

Pour la concrétisation du rêve de création du Musée/centre populaire de culture vodou », la FPVPOCH souhaite «vivement l'adhésion – et même les souscriptions – des compatriotes d'Haïti ou d'ailleurs ». Ces objets, précieusement et jalousement gardés par la collectionneuse Marianne Lehmann, étaient abrités dans une maison de sept pièces. «Dans l'arrière-cour attenante, a-t-on appris, étaient entreposés des personnages en béton et en argile grandeur nature abrités sous un toit de bois de fortune». Il est une urgence de sauver ce patrimoine sacré et culturel. Par Chenald Augustin
mardi 13 octobre 2009


Haïti : quand adoption rime avec transaction

(Syfia / Haïti). Haïti est un des principaux « fournisseurs » d'enfants adoptables. Une filière quasi commerciale s'y est installée, basée sur la loi du marché plus que sur une logique d'aide à l'enfance. Beaucoup d'enfants adoptés ont encore leurs parents…
Sur le tarmac surchauffé de l'aéroport Toussaint Louverture à Port-au-Prince, pas un jour ne passe sans qu'un enfant d'Haïti n'embarque sur un vol international, accompagné de ses parents adoptifs ou d'un représentant d'un organisme d'adoption. Beaucoup partent vers l'Europe : Haïti est en effet devenu un gros «fournisseur » d'enfants adoptables : le premier pour la France, un des principaux pour la Belgique et la Suisse. Plus de 400 petits Haïtiens sont adoptés chaque année en France et une cinquantaine en Belgique. Dans ce pays, leur nombre est en baisse, « notamment à la suite d'une campagne qui dénonçait les mauvaises pratiques d'adoption en Haïti », explique Gerrit De Sloover, le vice-consul honoraire de Belgique en Haïti, consultant sur les questions liées à l'adoption internationale.
De 300 à 400 dans les années 1990, le nombre de dossiers d'adoption internationale d'enfants haïtiens déposés par an à Port-au-Prince, à l'Institut du bien-être social et de la recherche (IBESR) est aujourd'hui compris entre 1 000 et 1 500. Exactement 1 367 pour la période d'octobre 2007 à octobre 2008. Cette augmentation résulte du fait qu'Haïti est un des rares pays à n'avoir pas encore ratifié la Convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale, qui fixe un cadre éthique clair et pose comme principe qu'un enfant n'est adoptable que lorsque aucune famille ne peut l'accueillir dans le pays même.

Business


Souvent portée par un vrai désir d'enfant du côté des parents, l'adoption internationale apparaît sur le terrain comme un véritable business. En 2005, la procédure pouvait coûter aux adoptants entre 5 000 et 6 500 $ US en moyenne, selon l'Unicef, y compris les frais d'avocats engagés par les crèches et ceux de procédure. Aujourd'hui, on approche des 10000 $ US. L'offre a toujours existé du côté haïtien, témoigne Geerit De Sloover, mais la demande a augmenté récemment. Les maisons d'enfants ont dès lors pullulé dans le pays. En 2008, 66 crèches étaient accréditées par l'IBESR (contre 47 en 2005), dont une majorité à Port-au-Prince. Mais leur contrôle par l'Institut est problématique, compte tenu du manque de moyens de l'institution et du manque de volonté de sa part. Aux dires du directeur adjoint de l'IBESR lui-même, M. Casseus, les crèches seraient beaucoup plus nombreuses que celles accréditées par l'Institut, « près de deux cents», lâche-t-il, sans en avoir l'air très certain.
Selon l'Unicef, « l'adoption internationale via des organisations privées qui n'ont pas reçu l'autorisation est malheureusement possible ». « Je connais des cas où des crèches non reconnues sous-traitent à des crèches accréditées», affirme Gerrit De Sloover. Car « parfois, certains n'ont pas assez d'enfants 'en stock', explique X. V., directrice depuis dix ans d'une crèche à Port-au-Prince. Ils vont donc en chercher ailleurs » pour répondre aux désirs des parents adoptifs. « J'ai reçu nombre de courriels de parents, toujours les mêmes : ''nous avons l'autorisation d'adopter, nous cherchons un enfant, une fille'' », poursuit-elle.


Contrôle de pure forme

Les petits qui présentent des «défauts » ne sont guère prisés : les plus âgés et les malades ont peu de chance d'être adoptés et certaines crèches tournées exclusivement vers l'adoption internationale ne les acceptent pas. De plus, la majorité des enfants adoptés en Haïti ont toujours des parents en vie, soit les deux, soit l'un d'eux, une tante, une grand-mère... à qui ils sont littéralement « achetés » pour être confiés aux adoptants. « Il semblerait que certaines crèches donnent de l'argent à la famille », reconnaît M. Casseus. Le plus fréquent est que des gens liés à la crèche recherchent activement des mères pauvres et leur proposent de mettre leurs petits en adoption. « Une fois les papiers signés, on va leur expliquer ce qu'est l'adoption. Ce n'est pas illégal, mais illégitime et abusif », explique Gerrit De Sloover, qui estime cependant que ces cas seraient moins nombreux qu'en Inde.
Parfois, l'initiative vient des parents. On a beaucoup parlé de vente d'enfants en Haïti. Le cas d'une maman ayant vendu les deux siens pour 500 gourdes (10 €) a fait du bruit. « Les parents, dans l'incapacité de s'occuper de leurs enfants, viennent les placer », explique X. V. L'absence de sécurité sociale, de garantie pour les vieux jours, le haut taux de mortalité infantile poussent les parents à avoir beaucoup d'enfants dans l'espoir que quelques-uns s'occuperont d'eux plus tard. Pour le directeur adjoint de l'IBESR, de nombreux parents sont conscients de ce qu'ils font lorsqu'ils placent leur enfant dans une crèche, et se bercent d'illusions en se disant qu'un jour celui-ci les fera voyager... La législation haïtienne, en effet, ne reconnaît pas l'adoption dite plénière qui implique une rupture des liens de filiation avec les parents biologiques. Elle entre ainsi en contradiction avec nombre de législations étrangères. Au moment de donner leur consentement, beaucoup de parents ne sont pas bien informés, et de plus, une majorité signent des documents qu'ils ne savent pas lire (Voir encadré « On a signé pour 18 ans »).


Limiter l'adoption individuelle…

Selon la législation haïtienne actuelle, l'IBESR n'a pas l'obligation de vérifier la véracité du consentement des familles avant qu'une décision d'adoption ne soit prise en justice. Seule la présence dans les dossiers des documents administratifs et judiciaires est vérifiée, ce qui vaut également pour les consulats qui interviennent avant le départ. «C'est un travail purement administratif à la fin du processus », rappelle Gerrit de Sloover. « Durant des années, les critères n'ont pas été appliqués. Aujourd'hui, la procédure est assez lente, car ils ont tendance à l'être plus strictement. On a commencé à demander plus de papiers pour l'adoption, ce qui a avant tout été source de plus de corruption », déclare X. V. De six mois à un an auparavant, le délai peut aujourd'hui atteindre deux ans et demi. « Une part importante est laissée à l'interprétation personnelle des juges et fonctionnaires dans la gestion des cas, explique Gerrit De Sloover. Le concept de 'faciliter le dossier' est assez élastique. » X. V. soupire : « Les crèches subissent tellement de pressions... Si vous ne payez pas, le dossier traîne des mois et des mois, et les parents adoptifs vous reprochent de ne pas être aussi rapide que d'autres crèches. Aucun responsable de crèche ne vous dira évidemment qu'il paie... »
Les ambassades aussi exercent des pressions sur les autorités haïtiennes, non pour augmenter les contrôles, mais pour accélérer les procédures. Un projet de loi correctif a été déposé au Parlement, mais il a peu de chances d'être adopté à court terme. Pourtant, la responsabilité relève aussi des pays adoptants. Certains, comme la France, acceptent les démarches faites individuellement par les futurs parents, qui s'adressent directement à une crèche haïtienne. 90 % des enfants "exportés" d'Haïti vers l'Hexagone suivent cette filière.
Ailleurs, l'adoption individuelle est limitée et les parents sont obligés de passer par des organismes d'adoption agréés (OAA), où la procédure est réputée plus longue. « Mais ce qu'il faut, c'est plus de contrôles sur place », explique une autre directrice de crèche. L'IBESR estime qu'il faut aussi « renforcer la procédure du consentement pour que les parents haïtiens soient bien conscients de ce qu'implique l'acte qu'ils posent ». Mais, paradoxe, le salaire du personnel de l'Institut est payé, pour partie, grâce aux recettes issues des dossiers d'adoption déposés : 5 000 gourdes (100 €) par dossier. Même incomplets ou problématiques, ceux-ci sont acceptés en nombre…
Maude Malengrez


« On a signé pour 18 ans »

Kettelie Wesh vit à Soleil 17, à Port-au-Prince. En 2005, la violence ronge le quartier. Kettelie entend parler de femmes dans le quartier qui ont « placé » leur enfant en crèche pour l'adoption internationale. C'est ainsi qu'elle a rencontré le blan (l'étranger) qu'elle montre sur une photo jaunie avec sa fille, Jenny. Il est pasteur, soutenu par un réseau d'Églises aux États-Unis pour gérer en Haïti une crèche orientée vers l'adoption internationale, mais qui aide aussi un peu les familles à s'occuper de leurs enfants. « Si j'avais pu, j'aurais placé tous mes enfants. » En octobre 2005, elle y amène la plus jeune, Jenny, 4 ans, qui a plus de chances d'être adoptée parce que c'est une fille, encore petite.


 « Le Blanc nous a expliqué que même si l'enfant part, vous restez sa maman. Que vous serez toujours en communication avec lui, même si vous ne pouvez pas le voir et qu'à 18 ans, il reviendrait faire votre connaissance. Il ajoutait que quand les Blancs viendront prendre votre enfant en Haïti, ils auront la courtoisie de venir vous rencontrer et vous expliquer quelle va être la vie de l'enfant. Que vous aurez toujours de ses nouvelles.»
En octobre 2007, Jenny part pour les États-Unis. Kettelie reçoit quelques photos. Mais depuis un an et demi, plus aucune nouvelle. Le pasteur blanc est parti sans qu'elle le sache et son ancien chauffeur transformé à son tour en pasteur a repris les rênes de la crèche. « Quand nous venons demander des nouvelles de nos enfants et que nous faisons un esclandre devant sa porte, il nous envoie la police. J'ai déjà été arrêtée. »
Les enfants adoptés en Haïti ont, pour la plupart, des parents encore en vie, mais qui ne peuvent plus s'en occuper. Ceux-ci signent un consentement à l'adoption, sans souvent avoir conscience de ce que cela implique. « On a signé pour 18 ans, clame Lucienne Ophelia, dont la fille est partie pour l'Allemagne à l'âge de 5 ans. Elle est restée un an dans la crèche. J'allais la voir de temps en temps. J'ai reçu une photo dans les six premiers mois après son départ. Ensuite, plus rien : ni photo, ni nouvelles. Elle va avoir 16 ans. » Lucienne attend son retour, dans deux ans : « Dans mon quartier, tout le monde dit que j'ai vendu mon enfant ». « Nous avons voulu rechercher une vie meilleure pour notre enfant, mais nous n'avions jamais imaginé que nous allions le perdre », témoigne Kettelie.
Et quand, exceptionnellement, des photos arrivent, les crèches changent les enveloppes avant de les remettre aux parents, « pour qu'on ne retrouve pas la trace de l'enfant », souffle d'une voix éteinte Emilio Rafael, père de deux petits adoptés en France en 2001 et dont il est sans nouvelle depuis 2003.
M. M.


jeudi 15 octobre 2009




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La coopération espagnole et ses activités culturelles en Haïti

Dans le but d'accroître l'offre culturelle en Haïti, l'ambassade d'Espagne en Haïti (AEH) et l'Agence espagnole de coopération et développement (AECID) sont en train d'organiser avec divers partenaires locaux maintes activités pour le public haïtien.
Ces activités culturelles de l'ambassade espagnole et de l'AECID qui se concrétisent à travers son Bureau technique de développement (BTD) sont basées sur des expositions, de la photographie, du théâtre, des documentaires et des ateliers.
Parmi ses prochaines activités, le vernissage d'une exposition d'affiches sur les droits culturels qui sera lancé le 15 octobre prochain à la Fokal. Se tiendra aussi un atelier d'initiation aux droits culturels de trois jours, du 21 au 23 octobre.
Pour le mois de novembre est prévue une exposition de photographies qui abordera le sujet de la frontière et qui réunira l'œuvre de photographes haïtiens et dominicains.
Selon les responsables de la Coopération espagnole, l'idée d'accroître l'offre culturelle de l'AECID entre dans les préparatifs pour l'ouverture d'un Centre culturel espagnol (CCE) à Port-au-Prince.
L'ambassade d'Espagne en Haïti et l'AECID ont présenté un ensemble d'activités qui ont déjà pris part aux mois précédents. Durant le mois de septembre, l'AEH et l'AECID avaient participé à l'organisation du festival de théâtre Quatre Chemins, qui s'est déroulé à la Fokal et à l'Institut français d´Haïti avec une programmation théâtrale variée pour des spectateurs de tout horizon. Ce festival s'était adressé aux jeunes créateurs de théâtre, tout particulièrement à ceux qui viennent des quartiers urbains défavorisés, en participant financièrement à la production de leurs spectacles.
Le 6 octobre dernier, l'AECID était présente, en tant que partenaire financier, à l'avant première du dernier film documentaire d'Arnold Antonin intitulé « La sculpture peut-elle sauver le village de Noailles ? Ou les boss-métal de la Croix-des-Bouquets». D'autre part, l´Espagne, dans son souci d'appuyer l'éducation et la créativité locales, participe au projet Ciné Institute avec la participation du metteur en scène Hermes Marco qui, du 6 au 15 octobre, dirigera un atelier de cinéma pour les étudiants de Jacmel.
Source : HPN