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vendredi 2 janvier 2009

Cinquantième anniversaire de la Révolution Cubaine

Raul Castro: "La Révolution est plus forte que jamais" Agences - 1/2/2009
L’absence du Leader historique à Santiago n’est passée pour personne inaperçue. « Un individu ne fait pas l’histoire, nous le savons mais il y a des hommes qui restent indispensables… » A-t-il dit.
Santiago de Cuba.- La Révolution Cubaine est aujourd’hui « plus forte que jamais » malgré la haine maladive et vengeresse » des Etats Unis, a affirmé le président cubain Raul Castro, en commémorant a Santiago de Cuba le cinquantième anniversaire de la lutte conduite par son frère fidèle, le grand absent de l’acte principal de la journée.
« Aujourd’hui, la Révolution est plus forte que jamais et n’a jamais cédé ni un millimètre de ses principes même dans les moments les plus difficiles », a déclaré Raul Castro a Santiago de Cuba.
« Elle n’a changé en rien du tout cette vérité que certains peu nombreux se fatiguent jusqu’à l’enlever de leur histoire, en oubliant que la vie est un combat éternel », a ajouté le mandataire, paré de son uniforme de général quatre étoiles.
Selon Castro, la « victoire révolutionnaire » est « doublement méritoire » parce qu’elle fut obtenue malgré la haine maladive et vengeresse du puissant voisin » les Etats-Unis d’Amérique.
« Les unes après les autres, toutes les administrations américaines n’ont jamais cessé de forcer à un changement au sein du régime cubain, faisant usage d’un moyen ou un autre, avec plus ou moins d’agressivité », a-t-il signalé.
Cependant ajouta-t-il, Cuba aujourd’hui n’est pas seule devant l’empire américain de ce côté de l’océan », en faisant référence au contraste entre l’appui unanime face à l’embargo américain reçu récemment par l’île, qui en décembre accepté dans le Groupe de Rio, et l’état d’isolement subi dans les années 60, quand elle fut expulsée de l’Organisation des Etats Américains sous la pression de Washington.
En ce qui concerne le futur de Cuba, il a averti que les prochaines 50 années seront aussi des années de « lutte permanente » et a signalé comme tache dévolue à la « direction historique » de la révolution, « préparer les nouvelles générations pour assumer l’énorme responsabilité de continuer vers l’avant le processus révolutionnaire ». Dans ce sens, il avertit, citant son frère Fidel du danger du fait que le pays puisse s’autodétruire ».
Les pays amis
Le président Hugo Chavez, comme un hommage a Cuba a décidé que depuis hier jeudi, de façon permanente, le drapeau cubain soit hissé au panthéon du grand Simon Bolivar et le président Bolivien Evo Morales a affirmé que Cuba est « symbole des peuples du monde ». »A partir d’aujourd’hui, le drapeau cubain sera hissé a l’intérieur de ce lieu, avec les drapeau de Colombie, Pérou, Equateur, Bolivie et Panama » a dit Chavez en intimant l’ordre à son vice-président qu’avant le coucher du soleil, le premier janvier le drapeau de Cuba soit hissé parce que Cuba fait partie de cette patrie, de cette union ».
Le leader vénézuélien a commémoré les 50 ans de la révolution Cubaine par une visite au panthéon National, situé en plein centre de Caracas, ou le président vénézuélien et le commandant historique et ministre des communications de Cuba, monsieur Ramiro Valdés, âgé de 75 ans reçurent des honneurs militaires
Article original paru dans les pages digitalisées du journal dominicain LISTIN DIARIO consultable sur :
http://www.listindiario.com.do/app/article.aspx?id=86385



Traduit par DL pour Haïti Recto Verso
Un commentaire :
En matière d’histoire et épopée humaine la Révolution victorieuse cubaine menée par des icones comme Ernesto « Che » Guevara et Fidèle Castro reste un modèle du genre. Leur lutte, la défense de leurs convictions et les sacrifices consentis pour atteindre l’idéal révolutionnaire ressemblent de très prêt à l’aventure messianique de Jésus de Nazareth.
Aujourd’hui, 50 ans plus tard, avec une configuration géopolitique du monde complètement différente, on a du mal à comprendre la manière dont les hommes jugent un comportement déterminé. On sait surement sur combien de cadavres s’est édifiée la victoire révolutionnaire. Pourtant un Pinochet, un Duvalier, un Rafael Leonidas Trujillo sont considérés comme des satrapes sanguinaires tandis que Fidel Castro et Ernesto « Che « Guevara » - qui a toute notre admiration -, sont adulés comme des modèles.
Aujourd’hui en 2009, cinquante ans après 1959 ; les injustices sociales demeurent. Les raisons pour une nouvelle révolution demeurent aussi. Mais les méthodes de 1959 ne sont plus appropriées. Ceux qui pensent le contraire rêvent les yeux ouverts avec l’uniforme d’un réactionnaire têtu et téméraire.
En 50 ans, Cuba a permis un certain nombre d’acquis sociaux que des puissances super riches et ayant traversé les âges sans les bâtons incrustés dans les roues des pays-exemples–à-ne-pas-suivre, envient aux cubains. Les cubains ont aujourd’hui l’essentiel. Il leur manque surement le superflu…Et comme il est indispensable ce superflu !
Dernièrement nous avions lu et publié un entretien accordé par le grand chanteur compositeur Pablo Milanés qui a dépeint avec une justesse mathématique la situation de Cuba et des cubains. Il a considéré avec raison que le socialisme de Cuba s’est stagné et qu’il fallait absolument provoquer des changements.
Il serait difficile de demander à la direction historique de la Révolution de se lancer dans un processus qui rentrerait en contradiction permanente et flagrante avec les idées révolutionnaires de 1959.
Cependant on se demande quelle sera la réaction des cubains au moment ou il sera annoncé la disparition physique du lider maximo et historique Fidel Castro.
La déception sera aussi grande de voir une gérontocratie révolutionnaire brandir des armes et reprenant les diatribes dépassées et révolues que de revoir un George Bush au lieu d’un Barak Obama le lendemain du 20 janvier…
« La historia me absolvera »

Le commerce de poulets et d’œufs se réactive sur la frontière entre la République Dominicaine et Haïti.

Ricardo Santa 02/01/09
Santiago.- Malgré le fait que les autorités haïtiennes n’aient pas encore levé les mesures qui interdisent l’entrée sur son territoire de poulets et d’œufs provenant de la République Dominicaine, la commercialisation de ces produits en Haïti se réalise de façon tout à fait normal.
Les Haïtiens rentrent à Dajabon les sept jours de la semaine pour acheter ces produits, même s’ils le font en plus grand nombre le lundi et le vendredi dans le cadre du marché binational.
Selon des commerçants et des compatriotes haïtiens, peu avant le passage des tempêtes et des ouragans qui provoquèrent d’énormes dégâts dans plusieurs villes d’Haïti, les autorités ont commencé à rendre plus flexibles les mesures. Cependant, le commerçant haïtien Raoul Joseph révèle que le Ministère de santé animale et végétale d’Haïti a laissé le champ libre depuis que la ville des Gonaïves et d’autres villes durement frappées par les phénomènes naturels connurent une grande famine.
Il déclare que ni la Police, ni les inspecteurs des douanes et du ministère de la santé animale et végétale, n’interviennent dans cette affaire…
Article original publié en espagnol dans les pages de la version en ligne du journal dominicain LISTIN DIARIO sur :
http://www.listindiario.com.do/app/article.aspx?id=86388
Traduit par DL pour Haïti Recto Verso
Un commentaire :
Il était couru d’avance que les mesures d’interdiction d’importation de produits avicoles depuis la République Dominicaine n’allaient pas être respectées. Les facteurs pouvant expliquer une telle échéance sont trop nombreux pour être cités. En plus ils sont connus de tous.
Il faut reconnaître qu’au moment ou les autorités haïtiennes ont adopté ou on fait semblant d’adopter telle mesure, elles ont fait preuve d’un sens du devoir assez logique. Le citoyen haïtien commun n’est pas assez éduqué pour comprendre la portée d’une telle mesure et, Dieu merci qu’il ne s’agira jamais d’une maladie ou d’une situation réellement dangereuse pour la population haïtienne.
En effet on voit mal qu’un danger imminent pour Haïti venant de saint Domingue puisse être contrôlable au niveau de la frontière.
L’intérêt d’une telle conjoncture résidait dans le fait que les haïtiens auraient pu se poser des questions de manière à trouver pourquoi on ne peut pas produire des poulets et des œufs en Haïti et que pour quelque chose de basique et de banale on doit dépendre exclusivement de la République Dominicaine.
Aucun vrai débat n’a été réalisé sur ce sujet. Les réponses ont été à la dimension de l’étroitesse de la vision de nos dirigeants : des poules pondeuses remises dans des « caloges » à des femmes matrones de familles monoparentales. Aujourd’hui il ne faudrait pas se lancer dans une activité intellectuelle combien rude de se demander que sont devenues les poules de cet énorme programme et grande réalisation de la toute puissante ministre à la condition féminine !
Maintenant que les dominicains ont admis que personne ne respecte ni fait respecter les dispositions d’interdiction, le gouvernement haïtien à travers le ministère concerné devrait donner une réponse en faisant comme si !

Il s’est pendu : il se considérait trop laid :

Santiago.- République Dominicaine, premier Janvier (EFE).- Un immigrant haïtien s’est suicidé dans la commune de Guayubin de la province de Montecristi, parce que, selon ses parents et ses voisins, il souffrait de dépression car il se considérait trop laid. La direction nord ouest de la Police Dominicaine a identifié la victime comme Fleuzinord Raind, âgé de 32 ans.
Selon le rapport de la Police, le citoyen haïtien a été retrouvé pendu au toit de sa résidence. Ses parents ont écarté la participation de mains criminelles et ont coïncidé avec des versions de certains voisins dans le sens ou la victime se sentait très mécontent de son apparence physique et que ceux qui le croisaient dans les rues lui confirmaient la même chose.
La Police, cependant, a communiqué que ce cas fera l’objet d’une enquête. Guayubin est l’une des communes avec la plus forte population haïtienne vivant dans le nord-ouest de la République Dominicaine.
Article publié par le journal El Nuevo Diario en espagnol sur :
http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=134626
Traduit par DL pour Haïti Recto Verso

jeudi 1 janvier 2009

Espace Insulaire demande que Haïti et la République Dominicaine fassent plus d’effort en 2009 pour convoquer la Commission Mixte.

Saint Domingue 31 décembre 2008.- L’organisation Espace de Communication Insulaire a réclamé aujourd’hui que les gouvernements de la République Dominicaine et d’Haïti fassent plus d’effort, durant l’année 2009 pour convoquer la Commission Mixte Bilatérale Dominico-Haïtienne, mécanisme créé pour réaliser des consultes et un mécanisme de coopération entre les deux nations qui se partagent l’île d’Haïti ou Hispaniola.
José Luis Soto, Directeur d’Espace Insulaire s’est exprimé en considérant que l’année qui commence doit servir pour que les deux états et les présidents de lîle renouvellent les relations d’amitié et de solidarité qui doivent exister entre les deux peuples dominicains et haïtiens.
« Les deux chefs d’Etat : René Garcia Preval et Leonel Fernandez Reyna, maintenant que nous nous trouvons au début d’une nouvelle année ont l’opportunité de convoquer les chanceliers dominicain et haïtien pour évaluer et fixer la date de la reprise des travaux de la commission Mixte Bilatérale, parce qu’il existe dans l’agenda de l’île des sujets comme la migration et la sécurité de la frontière qui doivent être traités en toute urgence », a déclaré le directeur de Espace de Communication Insulaire, journaliste José Luis Soto.
Soto, a salué l’initiative qu’ont prise deux universités de réaliser un recensement sur les populations de migrants des deux côtés de la frontière, un exemple que doivent suivre les présidents René Preval et Leonel Fernandez, en convoquant les chanceliers Carlos Morales Troncoso et Alrich Nicolas pour finaliser les détails de al rencontre pour le lancement des travaux de la Commission Mixte et l’agenda binationale.
Le Directeur d’Espace Insulaire, José Luis Soto, rappela que le 6 septembre 2007, le président Leonel Fernandez, émit le décret 263-07 qui nomme la partie dominicaine de la Commission Mixte Bilatérale Dominico-Haïtienne, une initiative louable mais, cependant la composante haïtienne n’a pas été nommée.
Pour émettre ce important décret (le 263-07), le président dominicain, avait pris en compte « que durant cette période, il s’est produit des changements socoéconomiques, scientifiques et technologiques qui ont contribué à la configuration d’une nouvelle manière d’organiser les relations internationales. Que les chefs d’Etat des deux pays ont réaffirmé la volonté de donner de la continuité aux travaux de la Commission Mixte Bilatérale.
La Commission Mixte Bilatérale Dominico-Haïtienne doit être formées par des représentants du secteur privé et du secteur public des deux pays. Cette Commission fut créée le 13 Mars 1996, signée par les Présidents Joaquin Balaguer et l’actuel chef d’Etat d’Haïti René Préval. « 12 ans se sont écoulés depuis la mise en marche de cette initiative » s’est exprimé le journaliste José Luis Soto, Directeur d’Espace Insulaire, une organisation de communication qui travaille en faveur des relations d’amitié et de solidarité entre les peuples dominicain et haïtien.
IL rappela en outre que la Secrétairerie d’Etat des relations Extérieures étant l’entité qui a à sa charge la préparation des agendas et le calendrier des réunions avec la Partie Haïtienne de la Commission Mixte Bilatérale, en incluant l’échange d’idées, d’expériences sur les projets bilatéraux qui doivent se développer, la chancellerie dominicaine devrait être plus active dans ses réclamations pour que la composante haïtienne nomme les membres officiels et du secteur privé de la dite commission.
Finalement, le directeur de Espace de Communication Insulaire, exprimé l’importance que détiennent les organisations non gouvernementales dans les relations dominico-haïtiennes et le rôle de « facilitateurs de dialogue dominico-haïtien sur des sujets vitaux pour les deux nations tels que la migration, la frontière, la santé et l’environnement. « Il est important que les sociétés civiles dominicaine et haïtienne soit présentes comme observateurs et facilitateurs du dialogue entre les acteurs des deux pays dans la Commission Mixte Bilatérale Dominico-Haïtienne » a soutenu José Luis Soto.
Article paru en espagnol dans les pages du journal dominicain « El Nuevo Diario » sur :
http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=134586
Traduit par DL pour Haïti Recto Verso
HRV commente :
De quoi donner un bon coup de pub a Espace Insulaire et son très loquace directeur. Nous aimerions inviter le journaliste Soto à réfléchir pour déterminer les raisons du peu d’enthousiasme démontré par les deux parties dans la constitution et surtout de la mise en route des travaux de la fameuse Commission Mixte Bilatérale.
Aujourd’hui, tenant compte du fossé qui sépare les deux nations dans les domaines politique social et économique l’existence d’une telle commission fait assez jolie quand les deux présidents pour une raison quelconque se rencontrent quelque part.
Mais dans la réalité des faits la République Dominicaine n’a pas besoin du travail de cette commission. Comme exemple il suffirait d’évaluer la balance des échanges commerciaux entre les deux nations. Ce qui intéresse dans ce cas les entrepreneurs et les hommes d’affaires dominicains c’est de faire une certaine pression sur le gouvernement haïtien de façon à diminuer les charges douanières et augmenter les marges de bénéfices.
Les sujets que le journaliste considère comme vitaux pour les deux nations sont justement les sujets qui fâchent. Aucun consensus ne pourra être trouvé à partir du travail de la Commission sur l’immigration car d’un côté il y a une population incontrôlable en proie à une précarité monumentale et qui traverse la frontière et de l’autre côté il y a un gouvernement qui doit absolument régulariser ce flux migratoire. Quelle solution apporter à ce dilemme.
Il en est de même pour la sécurité de la frontière. D’un côté une armée puissante et bien équipée. De l’autre côté une force de police balbutiante …
Bref, aujourd’hui on comprend bien qu’il est beaucoup plus rentable au gouvernement dominicain de poser la première pierre avec le prince Albert de Monaco d’un projet touristique de 230.000.000 de dollars que d’asseoir Morales Troncoso et Alrich Nicolas pour parler des relations d’amitié et de solidarité entre les deux nations.
Haïti et la République Dominicaine ne jouent plus dans la même ligue ni dans la même catégorie. La coopération entre les deux pays devrait passer plutôt par la coopération décentralisée et ceci quand les deux parties savent exactement choisir les champs de coopération.

Arrivée du Président Préval aux Gonaïves

Près de 24 heures avant la célébration du 205e anniversaire de l’indépendance, le chef de l’Etat et la Première ministre Michèle Pierre-Louis visitent des sites historiques et évaluent des réalisations gouvernementales
mercredi 31 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval est arrivé mercredi aux Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince) quelques heures avant la cérémonie commémorative jeudi du 205e anniversaire de la proclamation de l’indépendance d’Haïti.
Egalement présents, la Première ministre Michèle Pierre-Louis et les membres de son gouvernement ont participé, en milieu de journée, aux côtés du chef de l’Etat, à la visite de plusieurs sites historiques dont des Lakou, lieux de célébration du culte Vodou. Ils ont aussi supervisé les travaux d’assainissement entrepris dans la Cité de l’indépendance depuis le passage dévastateur de plusieurs ouragans et tempêtes tropicales en août et septembre derniers.
Joint par téléphone depuis les Gonaïves, le ministre de la culture et de la communication, Olsen Jean Julien, a indiqué à Radio Kiskeya que René Préval délivrera jeudi un message de circonstance après le Te Deum traditionnel prévu à la cathédrale du Souvenir et de l’Obélisque.
Le ministre confie que le séjour inhabituel de 48 heures des membres de l’Exécutif dans la Cité de l’indépendance pour marquer les 205 ans de l’épopée haïtienne, représente une « manifestation de reconnaissance de l’importance symbolique » de lieux fondateurs de l’histoire nationale.
Outre les activités officielles, le Président Préval, la Première ministre Pierre-Louis et leurs principaux collaborateurs auront l’occasion de s’entretenir avec les victimes des intempéries qui avaient durement frappé les Gonaïves.
Après une guerre héroïque contre la plus grande puissance colonisatrice de l’époque, la France de l’Empereur Napoléon Bonaparte, Haïti devint le 1er janvier 1804 la première république nègre, issue de la seule révolution anti-esclavagiste de l’histoire universelle. spp/Radio Kiskeya

Adieux émouvants à Réginald Vorbe

Le Président René Préval et de nombreux représentants du secteur privé ont assisté mercredi aux obsèques du riche homme d’affaires
Mercredi 31 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Les funérailles de l’homme d’affaires Réginald Vorbe ont été chantées mercredi en présence d’une assistance imposante à l’église St-Pierre de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) où l’émotion était à son comble.
Le Président René Préval, des membres du gouvernement et les représentants des principales organisations patronales du pays ont notamment rendu un ultime hommage au défunt, PDG de Vorbe et Fils, la plus importante firme de construction haïtienne.
Venu en chaise roulante, le fils adoptif de l’entrepreneur, Pacha Joël Vorbe, tétraplégique depuis qu’il a été victime d’une attaque de bandits armés, a mis en exergue toute l’affection que lui portait son père. Parmi ses grandes qualités, il a mentionné sa « tolérance exemplaire ».
Autre membre de la famille éplorée à avoir pris la parole, Pascal Dussénius. Elle a prêté sa voix à un poème de l’écrivain britannique Rudyard Kipling pour rappeler « la bonté et la sagesse » du disparu.
Pour sa part, le père Sander Louis Jean, célébrant principal de la cérémonie funèbre, a décrit M. Vorbe comme un homme tolérant, doté de valeurs patriotiques et chrétiennes. Le prêtre a rappelé la générosité dont il avait fait montre en mettant les matériels roulants de sa compagnie au service des communautés que les cyclones avaient considérablement affectées l’été dernier.
Dévastés par cette disparition brutale, les Vorbe pouvaient difficilement cacher leur désolation, certains allant jusqu’à se jeter par terre pour empêcher le départ du cortège funèbre. Joueur emblématique de la sélection nationale de football qui avait disputé la phase finale du Mondial de 1974, en Allemagne, Philippe Vorbe, frère cadet du défunt, était inconsolable.
L’assistance étant particulièrement nombreuse, l’attente a été très longue pour tous ceux qui voulaient voir la dépouille mortelle.
L’inhumation a eu lieu en fin de matinée au cimetière privé Parc du souvenir à Torcelles, sur la route de Tabarre (banlieue nord).
Ingénieur civil et figure centrale d’une famille de onze enfants, Réginald Vorbe, 62 ans, a succombé dimanche dernier à une crise cardiaque massive. Outre ses responsabilités à la tête de Vorbe et Fils où il avait succédé à son père Jean Vorbe, disparu depuis quelques années, il était membre du conseil d’administration de la SOGENER et de la SOGED, deux autres entreprises familiales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5553

mercredi 31 décembre 2008

50 ans de Révolution cubaine.

Les cubains se préparent à une célébration simple dans la ville orientale de Santiago.
LA HAVANE. AFP.- La révolution cubaine a 50 ans demain premier janvier, après avoir survécu à la succession de son leader Fidel Castro, l’opposition des USA, la chute du bloc communiste, avec des succès des échecs et des défis de changements pour rester debout.
Symbole de la résistance face à Washington pour ses partisans, dictature ankylosée selon ses adversaires, le régime communiste prépare une célébration simple a Santiago de Cuba, épicentre de l’insurrection qui le propulsa au pouvoir en 1959.
Au balcón de la mairie d’ou il y a un demi siècle Castro, âgé alors de 32 ans, proclama la victoire sur le dictateur Fulgencio Baustista, parlera son frère Raul, selon ce qui est prévu, durant un acte qui comptera avec la présense du président Vénezuelien , Hugo Chavez.
“Nous sommes prêts à résister encoré un autre demi siècle”, déclara la veille de la célébration Raul Castro âgé de 77 ans, président depuis février et a qui Fidel léga provisoirement le commandement quand il tomba malade en juillet 2006.
La fête arrive au momento ou le régime fait face au défi de garantir sa continuité avec un transfert de pouvoir des leaders historiques à des dirigeanst jeunes sans déclencher des guerres intestines, dans un climat international plutôt favorable avec des avis favorables venant de l’Amérique Latine et sur le point de rentrer à la maison Blanche Barack Obama qui a démontré sa volonté de dialoguer.
10 présidents américains. – La révolution durant laquelle sont nés plus de 70% des 11.000.000 de cubains, a résisté à 10 présidents américains, l’invasions de la Baie des cochons en 1961, la crise des missiles en 1962, l’embargo américian et les pénuries de la “période spéciale” provoquée par la disparition de l’Union Soviétique.
Pour la déception de certains et tranquilité de certaisn autres, Cuba se maintient comme le dernier bastion communiste de l’occident, faisant exhibition de vrais acquis dans le domaine du social et de manques sur le plan économique et celui des libertés civiles.
Déclarée scialiste en 1961, la révolution mit fin aux crimes de la dictature de Batista, nationnalisa des propriétés, fit une réforme agraire, apporta les soins de santé à des coins perdu de l’île et erradiqua l’analfabétisme chiffré à 40% en 1959.
Aujourd’hui, Cuba compte des índices de santé des meilleurs du monde, une mortalité infantile de 5.3 pour 1.000 naissances, la même que le Canada, inférieure à celle des Etats Unis, une espérance de vie chiffrée à 77 ans, des découvertes scientifiques, des titres dans le domaine du sport et une vaste cultura.
“A la révolution on ne peut pas lui demander davantage. Mes enfants ont étudié sans dépenser un centime, j’aila santé et il ne me manque pas de nourriture. Ceux qui se plaignent ne se rappellent paso u ne savent pas comment c’était avant” opina Sergio Abreu un retraité de 65 ans.
La Cuba révolutionnaire atteint l’arène mondiale, sanctuaire de la gauche latinoamériciane et support des rébellions contre des régimes sanguinaires appuyés par Washington.
Mais ses critiques signalent autoritarisme, éducation idéologisée, exportation du communisme, intolerance, manque de liberté d’expression et d’élections démocratiques –Le parti communiste reste le seul parti légal – et manque de flexibilité avec l’opposition qui comptabilise 220 prisonniers politiques.
En exil
Durant cinq décades, plus de 1.500.000 cubains ont abandonné l’île pour des raisons politiques et économiques. Après une vie modeste mais egalitaire et stable avant de seffriter l’aide soviétique, les gens se voient un peu serrés avec des salaires de 17 dollars malgré des allocations et des services gratuits.
“J’ai fui mon travail”, dit Fernando, un économiste qui gagne sa vie en faisant du moto-taxi ilegal à Santiago de Cuba. “Je dois Monter des gens pour vivre. En 50 ans nous avosn avancé mais nous avons connu beaucoup de difficultés. Il faut modifier l’économie”, a-t-il estimé.
Le gouvernement admet l’urgence de délier la pelote de laine de problèmes posés par l’insuffisance des salaires, la production inefficace, la bureaucratie, les brèches sociales, la corruption et les vols des biens de l’état. “Des changements au fur et à mesure , à l’intérieur du socialismo” a promis Raul Castro en 2007, faisant naitre des espoirs d’ouverture dans une économie contrôlée à 90% par l’Etat.
La phrase
Fidel Castro Ruiz

“La Révolution commence maintenant; la Révolution ne sera pas une tache facile, la Révolution sera une entreprise dure et pleine de dangers”.-(…)le pouvoir ne m’interesse pas, je ne pense pas l’occuper non plus, je veillerai seulement pourque le sacrifice de tant de compatriotes ne soit frustré, peu importe mon destin”.
http://www.hoy.com.do/el-mundo/2008/12/30/261141/50-anos-de-Revolucion

PABLO MILANES NE FAIT PLUS CONFIANCE AUX CASTRO (DIRIGEANTS CUBAINS ACTUELS)

31/12/08
Le chanteur-compositeur cubain considère que “ce socialisme-là s’est stagné”
Madrid.- Le chanteur-compositer Pablo Milanés, qui débute une tournée à travers l’Espagne le 16 février prochain a déclaré que la situation sur l’île “ est assez mal” due au fait que les dirigeants cubains “ne Font rien pour faire avancer le pays”, ce qui s’ajoute à la crise mondiale et au desastre provoqué par les ouragans.
Je ne fais plus confiance à aucun dirigeant cubain qui ait plus de 75 ans, parcequ’ils ont tous eu leurs moments de gloire, qui ont été nombreux, mais maintenant ils sont prêts pour la retraite. Il faut passer le témoin aux nouvelles générations pourqu’ils fassent un autre socialismo, car ce socialisme-là s’est stagné”, a déclaré le musicien lors d’une entrevue offerte au journal espagnol Publico.
Milanés opina que le gouvernement doit “faire des réformes” parce que “les dirigeants ne sont plus capables”, “leurs idées révolucionaires d’avant sont devenues reactionnaires et cette réaction ne permet pas de continuer, elle ne laisse pas avancer la nouvelle génération”.
Le musicien croit que l’histoire pardonnera ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir, mais ceux-là “ils doivent se retirer”. JE ne crois as qu’il faille les jugar de quoi que ce soit. Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire en ce temps-là. Simplement , maintenant ils ne sont pas entrain de faire ce qu’ils doivent faire”, afirma celui qui croit que “le cubain ne peut plus vivre de plus de promesses”.
“Nous nous trouvons paralysés dans tous les sens, nous faisons des plans pour un futur qui tarde toujours à arriver” ajouta Milanés, qui aborda aucours de l’entretien plusieurs sujets interdits.
Sur les nouvelles générations, il commenta disant qu’elles sont formées d’une tres belles façon, mais après ils sont obligar d’émigrer pour projeter ce qu’il ont étudié, c’est triste parce que ce n’est même pas un exil politique, sinon un exil économique à cause des rares conditions existantes dans le pays”.
“Que la famille se divise, que l’on porte atteinte à cette relation filiale est absoulument inadmisible pendant ces moments” a signalé l’auteur de YOLANDA.
Selon le musicien, la repression dans l’île contre les homosexuels “ n’est pas aussi brutale, mais il n’y a pas non plus d’ouverture. Selon lui, “cette réalité n’a pas encoré changé”,”il faut aller au-delà, passer de la paorle aux actes. Il y a encoré beaucoup de préjugés contre mes homosexuels à Cuba”.
En ce qui concerne la censure, Milanés s’est exprimé en disant que “beaucoup de gens ont peur de parler parcequ’il existe tout un sytème derrière la censure, la répression muette et cachée qui ne te permet pas de parler librement qu’il faut rejeter, questionner d’une manière radicale”.
Sur les relations entre Cuba et les Etats Unis d’Amérique, l’auteur dit avoir des espoirs avec la présidence d’Obama.” Que les USA aient eu une loi sur les droits civils conquise seulement dans les années 60 et que, moins de 40 ans après, ils aient un président noir est autant voire plus de ce que nous avons nous obtenu à Cuba, ou les noirs n’ont encore ni de pouvoir réel, ni de vraies opportunités” a-t-il affirmé.
Enfin, interrogé sur l’embargo, Milanés répondit qu’il “presente deux faces” parceq u’il existe l’autre face, l’auto embargo” utilisé par le régime, “comme une sortie de secours pour se défendre des erreurs commises à des moments déterminés

Article original publié en espagnol dans les pages du journal "LISTIN DIARIO" sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=86268
Traduit par DL pour Haïti Recto Verso

Soup la souple !...LA SOUPE S’IL VOUS PLAIT

Ceux qui n’auront pas droit à un bon bol de soupe très tôt le matin du premier janvier pour une raison ou une autre, sentiront plus que tout le poids de l’éloignement le poids de cette forme d’exile identitaire qui nous pousse à passer à côté d’éléments primordiaux de notre vie et de petits instants de notre existence qui renforcent notre être et notre fort intérieur.
Le Nouvelliste pense à vous et vous fait venir l’eau à la bouche à la lecture chaude et fumante de cet article qui nous ramène à la tradition de notre bonne veille soupe au giraumont….

Depuis 1981, l'historienne Bayyinah Béllo, à travers la Fondation Marie-Claire Heureuse Félicité Bonheur Dessalines, se donne pour mission de renforcer la tradition de la soupe au giraumon dans différentes régions du pays, même dans les endroits les plus reculés. Une nouvelle année commence.
La tradition se poursuit dans le coeur de tous les citoyens du monde et de chaque haïtien en général.

« En ces temps où le pays est sous contrôle d'une force d'occupation, la soupe de l'Indépendance est importante pour les haïtiens de conserver cette tradition afin de
prouver aux étrangers et aux ennemis de 1804 que l'essence même de la fierté demeure inébranlable;
que les difficultés sociopolitiques et économiques d'Haïti mise sous tutelle n'est qu'un carrefour; que le pays finira tôt ou tard par le traverser ! », a déclaré au local de la Fondation Marie-Claire Heureuse Félicité Bonheur, Bayyinah Béllo à un public venu prendre part au lancement des activités en prélude à la soupe du premier janvier.
Dans la cour de la fondation, tout près d'une grosse chaudière fumante de soupe, l'assistance composée de membres de la fondation et d'étudiants de la Faculté d'Ethnologie, vient se servir le potage qui aiguise l'appétit.
Signalons la présence des anthropologues et sociologues, des représentants du Groupe de Recherche en Ethnologie et Patrimoine (GREP) dont Alexis Wilfrance, Claudine Duclair, Junior Thélisma, Ronite Louima et Sergo.
« La soupe de l'indépendance ne se prépare pas avec de la viande, celle-ci élimine les enzymes que le « joumou » apporte en termes de vitamine à notre corps et à notre santé », a dit madame Béllo, appuyée par madame Judy C. Roy.
Elles ont profité de cette opportunité pour faire un tour d'histoire autour de la vie et les œuvres de la femme de Jean-Jacques Dessalines.
Dans toutes les couches de la population haïtienne ainsi que dans la diaspora, la soupe aux couleurs d'or est préparée de très tôt dans la matinée du premier janvier pour être distribuée aux membres de la famille.
Dans le temps, elle se partageait entre amis, proches voisins et inconnus. On venait parfois de très loin pour partager la soupe richement vitaminée.
Depuis plusieurs années, soit en 1981, l'historienne Bayyinah Béllo, à travers la Fondation Marie-Claire Heureuse Félicité Bonheur Dessalines, se donne pour mission de renforcer cette tradition dans différentes régions du pays, même dans les endroits les plus reculés.
Des équipes de citoyens encore attachés au symbolisme de leur histoire se mobilisent et collaborent selon leurs moyens pour recréer l'ambiance du premier jour de l'an. Signalons pour l'histoire que la coutume de la soupe n'est pas très différente de celle des Gaulois. Dans l'une des épisodes d'Astérix, ces derniers la réclamaient : « La soupe, la soupe, la soupe ! » En Haïti, le peuple est très accroché à cette tradition vieille de plus de deux siècles.

Dominique DOMERÇANT
HRV opine
Notre bonne veille soupe au giraumont du premier janvier ! C’est sans doute une des traditions encore vivantes en Haïti. Les crises sociales et financières n’ont pas enlevé tout le symbolise de cette soupe du premier jour de l’an.
Les haïtiens de la diaspora perpétuent de leur côté cette tradition aussi. Il est d’usage de chercher le marché du coin ou l’on peut se procurer le giraumont, élément essentiel de la soupe.
Des variétés asiatiques très répandues en Europe font l’affaire.
Et en plus c’est succulent.
Les étrangers apprécient beaucoup notre « SOUP ».
Mais il manque cette caractéristique plus que particulière qui faisait de la soupe un moment de partage et de fraternité. Car el premier janvier il fallait compter les maisons des mais ou il allait falloir aller manger ou « boire » son bol de soupe !

Le poste du sénateur Boulos n'est pas vacant affirment ses avocats

Les avocats du sénateur Rudolph Boulos affirment avoir transmis au Conseil Electoral Provisoire (CEP) une copie du verdict du tribunal de première instance de Fort Liberté relatif à l'annulation de la résolution proclamant la radiation de M. Boulos. Maître Samuel Madistin fait remarquer que le sénateur Boulos, quoique empêché reste et demeure membre du grand corps.
Interrogé sur l'attitude que les autorités électorales devraient adopter dans ce dossier, le juriste révèle avoir soumis une mise en demeure au CEP " Nous avons rappelé aux conseillers électoraux qu'aucune décision d'un tribunal électoral ou de droit commun n'a annulé le scrutin ayant consacré l'élection de Rudolph Boulos", indique maître Madistin pour qui la résolution du sénat est une décision interne qui ne doit pas être considérée comme une décision de justice. " Aucune élection ne peut être réalisée pour le même poste ", dit-il faisant valoir que les auteurs d'un acte illégal porteront une responsabilité personnelle. De plus, Samuel Madistin rappelle que les sénateurs ont récemment décidé lors d'une séance, que le poste occupé par le sénateur Boulos n'est pas vacant. " 10 sénateurs ont dans une lettre au président du grand corps reconnu que le sénat n'a aucune autorité pour radier un sénateur, ajoute t-il. Dans le même temps, le conseiller électoral, François Jasmin, confirme que l'organisme électoral a reçu un document des avocats de Rudolph Boulos. Il informe que les autorités électorales sont dans l'attente d'une réponse du sénat sur ce dossier. " Si le sénateur Boulos est empêché ce n'est pas à cause du CEP mais du sénat ", dit-il soulignant que le grand corps est le principal intéressé.

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HRV commente :
Dans cette cacophonie politico-médiatique ils ne sont pas très nombreux, les citoyens qui ont suivi cette histoire et qui soient à même de tirer une conclusion. Personne ne sait en fait quelle instance est constitutionnellement habilitée à délibérer dans le cas de ce dossier.
La commission sénatoriale avait déjà tranché. Monsieur Boulos avait lui-même facilité les choses en démissionnant avant même le verdict final de la dite commission.
Le revirement de Boulos déclarant qu’il avait démissionné et que le peuple qui l’avait voté avait refusé la démission. Puis ce fut le tour d’un tribunal de Fort Liberté d’annuler la résolution du Sénat de la République…Pour un gallimatia, c’en est un…
A ce rythme, Monsieur Boulos finira son mandat comme sénateur sans avoir légiféré et surtout en défendant de l’extérieur son siège de sénateur !

Charles Henry Baker critique l'inaction du gouvernement dans les scandales de corruption

Le chef de file de RESPECT, Charles Henry Baker, estime que le gouvernement tarde à lancer une campagne contre la corruption.Faisant remarquer que la lutte contre la corruption est une lutte contre le vol, M. Baker signale qu'aucune procédure judiciaire n'a été mise en branle sur les 245 dossiers de corruption publiés par l'unité Central de Renseignement Financier (UCREF)." Il faut une action contre les individus qui volent notamment l'argent des contribuables", argue M. Baker qui rappelle qu'aucune plainte n'a été déposée contre l'ancien président Aristide, responsable de détournement de plusieurs millions de dollars. " Les responsables d'une compagnie de télécommunication étrangère avaient fait état du versement de 3 centimes par chaque appel sur un compte privé d'Aristide", ajoute t-il.
Selon Charles Henry Baker le gouvernement haïtien n'a pas encore lancé une campagne contre la corruption puisque aucune action n'a été engagée contre les personnes mises en cause par des institutions étatiques dont l'Ucref et l'ULCC.
En ce qui a trait au scandale de corruption au sein de l'appareil judiciaire et de l'institution policière de Port-de-Paix, une délégation de parlementaires, membres des commissions anti corruption et justice de la chambre basse, est arrivé hier à Port-de-Paix.
Les élus entendent faire la lumière sur les incidents enregistrés lors de la perquisition au domicile de Marc Frederik, oncle du présumé narcotrafiquant, Alain Désir. Le député Arsène Dieujuste assure que les parlementaires entendent réaliser une enquête impartiale.
Par ailleurs, Marc Frederik a été atteint d'un projectile lors d'une attaque perpétrée par 4 bandits, samedi dernier. M. Frederik s'était réfugié dans la localité de Casali après la perquisition à son domicile le 12 novembre dernier.

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Andrésol assure que le bilan de la Police est satisfaisant

Le chef de la police, Mario Andrésol, assure que l'institution policière a amélioré son efficacité au cours de cette année. " Nous avions fait des efforts et obtenu de bons résultats", se réjouit M. Andrésol annonçant que la PNH devrait compter 14 000 policiers en 2011." Une nouvelle promotion va intégrer l'académie", révèle M. Andrésol qui entend publier le bilan de la PNH. De plus il annonce la création de la police des frontières en 2009 " Nous sommes déterminés à appréhender les bandits et à déployer notre effectif sur tout le territoire", ajoute t-il. Réagissant aux déclarations du député Steven Benoît relatives à l'implication de policiers dans plusieurs actes d'enlèvement, M. Andrésol soutient que les coupables ont été appréhendés. " Nous n'avions jamais hésité à présenter à la population les policiers corrompus arrêtés", argue t-il qualifiant d'irresponsable les accusations de certains officiels. M. Andrésol affirme avoir respecté ses engagements en ce qui a trait à l'épuration de l'institution policière. " En 2005 j'avais dit que nous entendons identifier les policiers corrompus et les exclure de l'institution au fur et a mesure de l'avancement du processus", martèle le chef de la PNH qui révèle que 4 policiers corrompus ont été épinglés au cours du mois de décembre. Tout en qualifiant de satisfaisant le travail des policiers au cours de cette année, Mario Andrésol promet de publier les statistiques sur les policiers corrompus. " Les spéculations sont nuisibles", dit-il faisant remarquer que la direction de la PNH est disposée à fournir les statistiques sur la sécurité publique.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14550
HRV commente :
Oui, mais…C’est selon toute vraisemblance l’expression que mériterait l’idée du satisfecit que s’est accordé le directeur de la Police Nationale d’Haïti PNH en ce qui concerne le contrôle de l’insécurité.
S’il demeure évident que la population ne saurait applaudir des deux mains l’action de la PNH dans le domaine de la sécurité, elle ne doit non plus s’inscrire dans la logique des parlementaires qui se déclarent non satisfaits de l’action des forces de l’ordre.
Si on tient compte des publications des médias, on peut accepter que les haïtiens ont vécu une meilleure période de fin d’année par rapport à l’année dernière ou les kidnappeurs avaient déclenché un assaut sans précédent sur la capitale, se convertissant en véritables prédateurs menaçant particulièrement les écoliers.
Comme réponse institutionnelle, les écoles avaient fermé leurs portes bien avant les fêtes de fin d’année. Donc les cas de kidnapping auraient été à la baisse. L’actualité avait été dominée surtout par ces affaires qui ont remis en relief l’état de décomposition qui matisse l’institution policière.
Les députés ne sauraient non plus rendre responsable le directeur de la PNH de la non épuration de l’institution. La PNH s’était au fil des jours et surtout sous la férule de l’ancien président tout-puissant, le champion du peuple, Jean Bertrand Aristide, en un repère de n‘importe quoi : bandits, trafiquants de drogue, tueurs à gage, hommes de mains etc…
Et l’épuration de la PNH ne se fera surement pas par la simple bonne volonté et la disposition de Monsieur Mario Andrésol.
Il faudrait demander au peuple s’il est satisfait de l’action et du travail des députés et des sénateurs de la République.

L’écolier meurtrier de Cabaret toujours en cavale

Des investigateurs de la DCPJ recherchent, sans succès, depuis plus d’un mois Mompremier Louis Jacques Fils
Mardi 30 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Mompremier Louis Jacques Fils, l’écolier qui avait abattu un de ses petits camarades et en avait blessé un autre dans une école de Cabaret (environ 30 km au nord de Port-au-Prince) est toujours en cavale plus d’’un mois après ce drame.
Dans une interview à Radio Kiskeya, Wesner Jean-Baptiste, directeur du Centre de formation classique, l’établissement privé où s’était produit l’incident meurtrier, a fait savoir mardi que des investigateurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) avaient visité l’école la semaine dernière. Avant que le dossier ne soit acheminé au parquet pour les suites nécessaires, des élèves avaient été interrogés dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette affaire sans précédent en Haïti.
Cependant, M. Jean-Baptiste déplore la passivité des autorités judiciaires locales qui n’auraient rien entrepris.
Mompremier Louis Jacques Fils, qui fait l’objet d’un avis de recherche, a totalement disparu de la circulation.
Les membres de sa famille ne sont pas plus visibles. Ils avaient abandonné leur domicile peu après l’incident qui avait provoqué une vive émotion à Cabaret.
Sur un autre plan, le responsable du Centre de formation classique a annoncé avoir accepté de reporter au mois de janvier les examens du premier trimestre sur recommandation de psychologues. Ces professionnels avaient fourni un appui psychologique aux jeunes collégiens profondément choqués et déstabilisés.
Wesner Jean-Baptiste a enfin indiqué que depuis le drame les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées dans l’enceinte de l’établissement.
Le 24 novembre dernier, Mompremier Louis Jacques Fils, 16 ans, élève de 8e année fondamentale, avait, avec son revolver, abattu d’une balle au cœur son camarade Erlems Jean-Charles, 13 ans. Un autre élève, Samuel André Pierre-Charles, 12 ans, avait été blessé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5552
HRV commente : Ce jeune homme sans doute ne figure sur aucun registre de l’état. Donc de par cette inexistence impossible de remonter la filière jusqu’à sa famille. Il était presque apatride tout en vivant et en résidant en Haïti. Voilà des éléments sur lesquels les autorités devraient se pencher avant toute chose. Donner une identité identification légales aux haïtiens ! Aux haïtiens de chez nous avant d’exiger que les autres fassent autant avec nos citoyens qui vivent à l’extérieur.

Fraude pyramidale aux USA : 23 millions de dollars volés à des haïtiens

George Theodule, le bourreau de plusieurs milliers de personnes désargentées, promettait 100% de retour sur investissement
Mardi 30 décembre 2008,
Radio Kiskeya
La Commission américaine des opérations de bourse (SEC) a annoncé mardi à New York avoir stoppé une fraude pyramidale qui a fait perdre 23 millions de dollars à plusieurs milliers d’haïtiens, rapportent l’AFP et la presse américaine.
Se prévalant d’une grande expertise sur les marchés d’actions et d’obligations, l’auteur présumé de cette fraude gigantesque, George Theodule, avait promis à chacun des actionnaires un retour sur investissement de 100%. Ce profit devait se matérialiser 90 jours après les placements effectués à travers deux sociétés bidons Creative Capital Consortium et A Creative Concept.
Selon la SEC, les recettes générées par Creative Capital étaient en principe destinées à la création de nouvelles entreprises au bénéfice de compatriotes vivant tant aux Etats-Unis qu’en Haïti ainsi que de communautés de la Sierra Leone (Afrique de l’ouest).
Le gendarme de la bourse américaine chiffre à 18 millions de dollars les fonds que M. Theodule a perdus sur les marchés boursiers pour la seule année 2007, période d’initiation de cette folle aventure financière.
Comme dans tout système pyramidal, l’escroquerie consistait à rémunérer les premiers investisseurs avec l’argent des nouveaux arrivants.
Par ailleurs, George Theodule est accusé d’avoir détourné au moins 3,8 millions de dollars au profit de lui-même et de sa famille.
"Ce schéma de Ponzi présumé visait à leur insu les membres d’une communauté unie, visant à exploiter la confiance qu’ils avaient les uns envers les autres", a déclaré une responsable de la SEC, Linda Chatman Thomsen.
Les deux sociétés du présumé arnaqueur ont été placées lundi sous tutelle par un juge fédéral de Miami (Floride).
Cependant, aucune information n’était encore disponible sur le sort qui l’attend pour avoir ruiné des haïtiens qui croyaient pouvoir faire multiplier leurs avoirs sans rien comprendre aux mécanismes de la fraude.
Cette nouvelle affaire arrive au moment où la SEC fait l’objet de graves accusations de passivité face au scandale financier du siècle réalisé par l’investisseur américain Bernard Madoff. Celui qui était, jusqu’à tout récemment, un prestigieux acteur des marchés financiers avait révélé avoir englouti 50 milliards de dollars le jour de son arrestation, le 11 décembre dernier.
Des dizaines de milliers d’haïtiens s’étaient déjà fait piéger en 2002/2003 lorsqu’ils avaient massivement confié leur agent à des coopératives financières qui leur avaient promis 10 à 12% d’intérêt mensuel avec la bénédiction du Président d’alors, Jean-Bertrand Aristide. Cette vaste escroquerie, qui a dégénéré en conflits et batailles judiciaires non résolus jusqu’à aujourd’hui, a été à l’origine de suicides et de la ruine de nombreuses familles.
La plupart des dirigeants des coopératives continuent de se la couler douce en terre étrangère avec les avoirs des sociétaires escroqués. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5551

HRV commente :
L’appât du gain n’était que trop tentant. Nous avions eu à participer à des réunions organisées avec comme thématique « la bénignité de ce genre d’investissement ». Souvent, ceux qui organisent ces réunions style « réunion tupper ware » ne sont pas forcément animés du désir ou de l’envie d’arnaquer les membres d’une communauté susceptible de lui faire confiance, mais ils se laissent emporter par une naïveté puérile alimentée par des récits de ceux-là qui disent avoir augmenté rapidement leurs capitaux.
Mais il suffirait de savoir combien il est difficile de faire de l’argent pour imaginer le côté sans risque d’un investissement capable de rapporter 100 pour cent d’intérêt en 90 jours.
Dans la vie il faut savoir faire le choix stoïque de ne pas perdre sans regretter de n’avoir pas gagné.

Scandale financier de Port-de-Paix : le sénateur Beauplan contre attaque et menace

Rejet systématique des accusations par tous ceux apparemment impliqués dans le dossier
Mardi 30 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le 1er sénateur du Nord-Ouest, Evallière Beauplan, élu sous la bannière du parti politique PONT, a exigé lundi des excuses publiques de l’organisation Police Chaplain International (PCI) si celle-ci n’arrive pas à prouver qu’il a bel et bien reçu une somme de 20 mille dollars qu’on prétend lui avoir réservé dans les millions découverts le 12 novembre dernier lors d’une perquisition dans une affaire de drogue.
Dans une interview accordée lundi à Radio Kiskeya, le parlementaire a exprimé sa satisfaction des rectifications apportées par certaines autorités au sujet de leurs précédentes déclarations sur le dossier. Il déclare maintenant s’attendre à ce que la PCI en fasse autant, « si elle ne veut pas courir le risque d’un procès ».
Le rapport attribué à la PCI dont plusieurs médias disposent de copies, cite nommément le substitut du commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, René Moïse, qui aurait affirmé que 20 mille dollars avaient été réservés pour le sénateur Beauplan dans le cadre du partage de l’argent trouvé chez l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir incarcéré aux Etats-Unis.
« Mon statut de sénateur en prend un coup encore plus sérieux quand j’entends dire que, sur près de 32 millions de dollars découverts, on m’aurait réservé seulement 20 mille dollars », a déclaré ironiquement le parlementaire, sous-entendant qu’il vaudrait beaucoup plus que cela s’il était impliqué dans la corruption.
« Une chose est de prétendre qu’on m’aurait réservé de l’argent. C’en est une autre d’établir que j’ai reçu quoi que ce soit », a déclaré Beauplan.
Depuis la circulation dans la presse du rapport attribué à la PCI, l’affaire de Port-de-Paix n’arrête de faire des vagues. Du côté des prétendus auteurs du « pillage » de la colossale somme trouvée lors de la perquisition, c’est le déni total. Personne n’assume y avoir participé alors que l’ex-doyen du Tribunal civile de la juridiction, Me Ronel Gelin, persiste et signe : « Ce fut un véritable pillage impliquant tous ceux qui étaient en charge de la perquisition ». Le magistrat qui affirme avoir refusé 10.00 dollars qu’on lui avait « imprudemment » offerts soutient que, selon certains témoignages, la somme découverte avoisinerait les 32 millions de dollars. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5550
HRV commente: Il ne será pas très difficle au sénateur de prouver son innocence si jusqu’à présent il n’a été question que de la mise de côté d’une certaine Somme d’argent. Pour le reste il n’est que d’attendre les résultats de l’enquête si enquête il y aura.
DE toutes les façons toutes les déclarations sont utlies pour animer les débats qui serotn tellement dénaturés et adultérés par la vox populi que l’on finirá par ne plsu rien savoir ni rien comprendre.
En attendant on aimerait que nos illustres sénateurs cessent d’animer l’actualité des scandales. D’une façon ou d’une autre!

mardi 30 décembre 2008

Les autorités judiciaires et policières mettent en garde contre des manipulations

Les coupales seront punis avec la dernière rigueur, selon le ministre Jean Joseph Exumé, le secrétaire d’Etat, Daniel Jean et le directeur général de la PNH, Mario Andrésol
lundi 29 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Jean Joseph Exumé, a confirmé lundi la mise en disponibilité de tous les membres de l’appareil judiciaire ayant participé à la perquisition de la résidence de l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir tout en dénonçant des « manipulations du dossier ».
Tout comme le secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire, Daniel Jean et le directeur général de la Police Nationale, qui se trouvaient à ses côtés lors d’une conférence de presse, Me Exumé a estimé que des mains, qu’il n’a pas voulu identifier, se cachaient derrière une vague d’accusations circulant sur internet.
S’interrogeant sur la validité de rapports d’enquête auxquels son ministère est tout à fait étranger, le titulaire de la justice appelle tout un chacun, particulièrement les médias, à faire preuve de prudence et de circonspection dans la gestion du dossier de Port-de-Paix. Il souligne qu’il s’agit d’une affaire ultrasensible incluant à la fois des investigations sur le narcotrafic, la corruption et le blanchiment d’argent.
Me Jean Joseph Exumé s’est voulu rassurant quant à l’aboutissement de l’enquête et aux sanctions dont feront l’objet les personnes impliquées dans le scandale.
« Nous ne pouvons accepter qu’un tribunal soit fermé pour quelque raison que ce soit », a poursuivi le ministre qui tentait de justifier la mise à l’écart du doyen du tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin. Celui-ci avait décidé de suspendre les travaux judiciaires en protestation contre les graves accusations portées contre des magistrats ayant perquisitionné le domicile de l’oncle d’Alain Désir, Marc Frédéric, le 12 novembre dernier dans une localité proche de la ville de Port-de-Paix. Jean Joseph Exumé a insisté sur le caractère fondamental du service public de la justice dans un Etat de droit démocratique.
Pour sa part, le secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire a indiqué que les mesures conservatoires adoptées contre les membres de l’appareil judiciaire dans la métropole du Nord-Ouest s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic, le blanchiment d’argent et la corruption. Selon Me Daniel Jean, la décision du ministère n’est nullement influencée par les effets de « soi-disant rapports » qui ne reflètent pas du tout les faits tels qu’ils se sont produits.
Il a aussi appelé les uns et les autres à la prudence et à la patience en attendant la publication des résultats de l’enquête en cours.
Intervenant à son tour, le commandant en chef de la PNH, Mario Andrésol, a annoncé la mise en isolement des 16 membres de l’institution policière qui avaient pris part à l’opération. Ils sont actuellement interrogés par l’inspection générale. Des mesures similaires pourraient être adoptées contre des policiers.
Très critique vis-à-vis des rapports relayés sur le net qu’il juge dénués de tout fondement, le directeur général de la police a promis de faire prochainement la lumière sur le présumé scandale narco-financier. Des poursuites pénales seront exercées contre tous ceux qui se seraient livrés au pillage de l’argent trouvé chez l’oncle d’Alain Désir, a déclaré M. Andrésol qui a réitéré la volonté de l’état-major de la PNH de mener à terme le processus d’épuration de l’institution.
Des accusations et contre-accusations suivies d’un rapport américain mis en circulation laissent croire que des membres du personnel judiciaire et policier auraient fait main basse sur un pactole en prenant le soin de déclarer officiellement environ 1,7 millions de dollars, un montant qui serait nettement inférieur à la somme découverte. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5549

Un commando blesse l’oncle d’Alain Désir

Marc Frédéric a été atteint de deux balles au ventre
lundi 29 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Des individus armés ont blessé de deux balles à l’abdomen Marc Frédéric, l’oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir, au cours d’une attaque ciblée dimanche soir à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest).
Le directeur départemental de la Police Nationale, Mary-Bernard Dadaille, qui a confirmé l’information n’était pas en mesure de dire si l’incident est lié à la saga narco-financière dans laquelle seraient empêtrées des autorités judiciaires et policières.
Le commissaire divisionnaire précise que M. Frédéric a été opéré à l’hôpital Immaculée Conception de Port-de-Paix où il est placé sous surveillance policière.
Par ailleurs, M. Dadaille a démenti avoir été interrogé par des investigateurs à l’origine du rapport de Chaplain International dans lequel différents responsables d’Etat et leurs subalternes sont pointés du doigt. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5548
HRV commente:
Pita pi tris!..MWen wè you machwè wonk pral chavire...

Naufrage en Haïti : 11 disparus et 2 survivants

Un petit bateau qui assurait le trajet St-Marc/La Gonâve
lundi 29 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Onze personnes sont portées disparues à la suite du naufrage d’un petit bateau commercial qui s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche au large de St-Marc (Artibonite, nord), a annoncé le capitaine du navire, un des deux survivants de l’accident.
Hospitalisé, M. Louis-Jeune Alicien qui avait utilisé deux bidons comme bouée de sauvetage, a eu la vie sauve grâce à l’intervention de marins.
Un passager du bateau , Jova Michel, a également réchappé à la catastrophe.
Nommé Jésula, le petit navire assurait le trajet St-Marc/île de La Gonâve (Ouest). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5547

Certains députés ne sont pas satisfaits de l'action de la police

Des parlementaires expriment leur désaccord avec le chef de l'état en ce qui concerne la performance de la police dans la lutte contre la criminalité. Le député Steven Benoît (Lespwa) n'est pas satisfait de l'action des forces de l'ordre dans le cadre de la lutte contre le kidnapping. " Plusieurs résidents de Pétion ville ont été enlevés et torturés", argue t-il signalant que de nombreux citoyens ont du fuir le pays.Révulsé par le satisfecit que s'est décerné le chef de la police, le député Benoît rappelle que des policiers ont été impliqués dans de nombreux rapts. " Des policiers sont impliqués dans 90% des cas de kidnapping", lance le député de Pétion ville révélant que plusieurs " policiers –bandits" sont encore membres de la PNH. " On ne peut pas être satisfait de l'action de la police ", dit-il estimant que le processus d'épuration n'a pas encore débuté.De son coté, le député de Petit Goave, Jean Limonji, soutient que les collectivités territoriales ont enregistré ces derniers mois une détérioration du climat sécuritaire. Il critique l'attitude du chef de l'état qui a tendance à prendre en considération uniquement les statistiques pour la région métropolitaine. " Dans les villes de province et particulièrement les sections communales, beaucoup d'armes à feu sont en circulation", dit-il rappelant que de nombreux cas d'assassinat ont été recensés. Regrettant le rejet de sa proposition relative à la formation des agents de la police rurale, Jean Limonji explique que des bandits chassés de Port-au-Prince se sont réfugiés avec leurs armes dans les sections communales. " Le nombre de cas de rapt a baissé dans la capitale, mais les résidents des provinces assistent à une recrudescence de l'insécurité", insiste t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14542

Un nouveau délai est accordé pour l'inscription des partis politiques

Les autorités électorales ont prorogé la période consacrée à l'inscription des partis pour les prochaines élections sénatoriales. Le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz Gérard Veret, explique que les chefs de file des partis devront remplir les formalités liées au processus d'inscription avant le 1 janvier 2009.Faisant remarquer que cette décision a été adoptée suite à des requêtes de certains partis, Veret assure que plusieurs formations politiques, membres de la Convention et de la Conférence des Paris Politiques, sont concernées par cette disposition. " Les partis politiques sont des partenaires obligés du CEP", lance M. Veret. Tout en réitérant sa détermination d'organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques, le président du CEP rappelle que tous les acteurs, les partis, l'exécutif et le Parlement, doivent jouer leur partition. 27 partis politiques ont reçu l'aval des responsables du CEP dans le cadre du processus électoral. Soulignant qu'une trentaine de partis avaient souhaité prendre part aux joutes, M. Veret informe que les partis ayant soumis des pièces non conformes ont été exclus. Par ailleurs, le conseiller électoral, François Jasmin, affirme que les CEP analyse l'opportunité d'organiser des élections pour le siège du sénateur Rudolph Boulos. " Les avis des conseillers électoraux sont partagés", dit-il tout en faisant état d'un échange de correspondance entre le sénat et le CEP autour de la question. " Nous avons déjà adressé une lettre au ministère de l'intérieur et des collectivités territoriales pour savoir le nombre de poste à pouvoir", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14544