Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 4 décembre 2012
Didier Méril, VA cuisiner pour les enfants haitiens
chef du restaurant éponyme.
Pourquoi vous engagez-vous pour Haïti ?
J'ai été sollicité par l'association des Maîtres restaurateurs dont je fais partie. Nous avons décidé d'encourager l'action de « Restaurants sans frontières », une association à caractère humanitaire créée voici cinq ans et parrainée par Michel Boujenah et Thierry Marx.
Quel est le but de l'opération ?
L'association soutient un projet différent chaque année. Cette fois, l'opération vise à construire une cantine pour 50 écoliers, près de Port-au-Prince. La région a été durement éprouvée par le tremblement de terre de 2010 et le récent cyclone Sandy, il y a tout à reconstruire.
Comment se passe votre action ?
Du 1 er au 15 décembre, je reverserai à l'association 0,20 € sur chaque menu payé dans mon restaurant. Comme la saison est un peu creuse, j'ai décidé de la booster un peu pour attirer les clients : pendant la même période, chaque menu payé en chèque déjeuner permettra d'avoir un second menu à moitié prix. Nous reverserons également un prélèvement à l'association.
Êtes-vous souvent sollicité par des associations ?
Oui, surtout par les associations locales et les clubs, et c'est normal. On ne peut pas dire oui à tout le monde, forcément, mais si chacun faisait un petit geste pour l'autre un peu plus souvent, ça irait peut-être mieux.
Votre mobilisation est-elle liée au fait que ce soit pour Haïti ?
Je ne connais pas du tout ce pays. Mais j'ai été touché, comme tout le monde, par les images que j'ai vues à la télévision après le tremblement de terre et le cyclone. Après, honnêtement, que ce soit pour Haïti ou ailleurs, c'est pareil. On m'aurait sollicité pour creuser un puits au Sahel, j'aurais été tout aussi partant.
Qu'est-ce qu'un maître restaurateur ?
C'est un restaurateur qui s'engage à respecter un cahier des charges strict, contrôlé par un audit. Dans le restaurant, au moins 80 % des produits doivent être fabriqués sur place. Nous, c'est 100 %, du pain à la glace, en passant par les nougats. Le personnel employé doit également être diplômé. Le titre est donné pour cinq ans.
Tous les restaurants ne devraient-ils pas suivre ces principes ?
Ce serait l'idéal pour le client. Mais c'est loin d'être le cas : en France, sur 80 000 restaurateurs, seuls 2 000 sont maîtres restaurateurs. Il y a pourtant une carotte importante qui devrait motiver davantage de monde puisque ce titre donne droit à un crédit d'impôt de 30 % sur tous les investissements.
Stéphanie BAZYLAK.
Jusqu'au 15 décembre, midi et soir, au restaurant Didier Méril, 1, place du Général de Gaulle, tél. 02 99 46 95 74.
Recueilli par
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Didier-Meril-va-cuisiner-pour-les-enfants-d-Haiti-_35093-avd-20121201-64110612_actuLocale.Htm
Haïti-Droits humains : Un diagnostic inquiétant de l’Etat de droit
P-au-P, 3 déc. 2012 [AlterPresse] --- A la fin de sa 11e mission en Haïti, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst présente un diagnostic peu reluisant de la situation sous l’actuelle administration politique Martelly-Lamothe, lors d’une rencontre le 30 novembre avec la presse.
« Si la dernière fois j’avais exprimé ma satisfaction de voir engagées les principales reformes attendues dans le domaine de l’Etat de droit, mon diagnostic aujourd’hui est pour le moins contrasté, pour ne pas dire mitigé », a déclaré l’expert indépendant.
Les espoirs que Forst avait fondés sur le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) semblent s’évanouir dans l’inquiétude qu’inspire le blocage de la reforme de la justice.
« Je suis inquiet de voir que continuent les pratiques de nomination ou de révocation de magistrats à des fins partisanes ou politiques, qui avaient été régulièrement dénoncées par les observateurs ou par la société civile », affirme l’expert de l’Onu. il prend en exemple le cas d’un juge d’instruction qui serait nommé uniquement pour libérer un conseiller du chef de l’Etat, Calixte Valentin, impliqué dans le meurtre du jeune commerçant Octanol Derissaint.
La prison un lieu « cruel, inhumain et dégradant »
La situation carcérale préoccupe également l’envoyé de l’Onu. Les cas de détention préventive prolongée, d’arrêt de constructions de centres carcéraux pour « d’absurdes raisons administratives ou budgétaires », et les conditions physiques de détention horrifient Forst.
« La prison ne devrait pas être un lieu de souffrance, mais un lieu de privation de liberté dans lequel l’ensemble des autres droits doivent être garantis, à l’exception bien entendu de la liberté d’aller et de venir », rappelle l’expert de l’Onu en évoquant les 8 860 personnes détenues dans les 17 centres pénitenciers du pays.
Un détenu dans une prison haïtienne occupe en moyenne 0,6 m2. La prison de Anse-à-Veau n’offre que 0, 33m2.
L’insécurité : un phénomène complexe
Pour Forst, le niveau d’insécurité en Haïti n’est pas mesurable à coup de nombres de morts par balle ou à l’arme blanche. D’ailleurs il ne « se fie pas uniquement aux indications chiffrées ».
« C’est un sentiment plus profond qui combine plusieurs aspects : la sécurité immédiate, c’est-à-dire protection contre le kidnapping, contre les enlèvements, ceux qui sont témoins de morts par balle, ceux qui voient dans les commissariats des bastonnades ou des actes de mauvais traitement, c’est un des aspects », explique-t-il.
Il soutient qu’il y a aussi tout l’aspect lié à l’insécurité économique et à l’évolution de la situation générale du pays.
« La combinaison de ces facteurs multiples renforce, de mon point de vue, le sentiment d’insécurité qui est celui de la population », conclue Forst.
Haïti is not open for business ?
Inquiété par la situation qu’il a pu observer en matière d’Etat de droit et par les « désordres » constatés, Forst lance un pavé dans la mare de Michel Martelly qui mise sur l’investissement extérieur avec le slogan : « Haïti is open for business ».
« Haïti n’est pas prêt à l’heure actuelle pour le retour des grandes entreprises. Je dis le sentiment de quelques-uns des investisseurs français », a déclaré l’expert indépendant de l’Onu.
Cette déclaration arrive quelques jours après que le Chef de l’Etat avait, à la tribune du parlement européen, invité les grandes entreprises européennes à venir faire des affaires en Haïti. C’était le 20 novembre 2012.
Au cours d’une conférence de presse commune, Martin Schulz, président du parlement européen, a répondu à l’invitation de Martelly de manière très diplomatique en précisant que l’Union européenne va continuer à apporter son assistance et son aide à Haïti.
Michel Forst l’a dit sans ambages, en affirmant que « les préalables ne sont pas réunis pour que les investisseurs investissent massivement en Haïti » tout en bémolisant qu’il reste « persuadé qu’Haïti peut, comme la plupart des pays qui sont en mouvement, sortir de l’état actuel ».
Au cours de sa mission, Michel Forst a rencontré le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe et des membres de son gouvernement, des hauts magistrats, des parlementaires, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Haïti, le corps diplomatique, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et des membres de la société civile.
Examiner la mise en œuvre de certaines des recommandations formulées dans le dernier rapport soumis aux Nations Unies en juin 2012, tel a été l’objectif de la mission de l’expert Forst.
« Mes préoccupations portaient d’abord sur la réforme de l’Etat de droit, ensuite sur la lutte contre l’impunité, ainsi que l’accès aux droits économiques et sociaux », rappelle t-il. [efd kft gp apr 3/12/2012 13 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13773
L’Europe n’a pas d’"Avenue"
MAXImini.com
Société Manifestation - Publié le 03/12/2012 à 12:35:30 en Haiti
Un groupe d’étudiants réprouve le nom que la mairie de Mirebalais a donné à une route, construite grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE) dans le Centre d’Haïti.
Les drapeaux des pays de l’Union Européenne (UE) hissés à l’"Avenue de l’Europe" ont été descendus et brûlés, lundi, par les protestataires. Ces derniers ne veulent pas que la route construite grâce à un financement de l’Union européenne porte le nom du bailleur.
Les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) qui tentaient de faire régner l’ordre ont été violemment attaqués par les étudiants-manifestants réclamant la souveraineté du pays. La police a procédé à l’arrestation de neuf des manifestants.
"La mémoire du cœur"
Par un arrêté municipal pris en date du 24 août 2012, la mairie de Mirebalais a dénommé le tronçon de route passant à l’extérieur de la ville et reliant les ronds-points de Dèyè kwa et de Carrefour Péligre "Avenue de l’Europe". Cette décision a été prise de concert avec le bureau du député Abel Descollines et les autres autorités mirebalaisiennes, selon Jean Rodney Ambroise, maire de la ville.
"Nous ne prenons pas cette décision pour mettre en question l'autonomie de Mirebalais, ni la souveraineté d’Haïti, mais nous voulons témoigner notre reconnaissance aux 27 pays de l’Union européenne qui nous ont fait don de plusieurs millions d’euros…", avait déclaré le député Abel Descollines le jour de l’inauguration de la route le 24 août dernier.
"La reconnaissance est la mémoire du cœur", avait indiqué le parlementaire, reprenant une vieille citation lancée une fois par l’ancien président, Jean-Bertrand Aristide. "Nous ne sommes pas les premiers à le faire. Ça se fait partout ailleurs, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne…", avait nuancé le député Descollines, qui présentait éventuellement les contestations.
Claude GILLES
Le Président de la République réitère sa ferme conviction à accompagner les personnes atteintes du VIH-SIDA
Port-au-Prince. Lundi 3 décembre 2012. CCN. Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, et la Première Dame, Mme Sophia Martelly, ont une pensée spéciale à l’endroit des personnes atteintes du sida ainsi que celles porteuses du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à travers le monde entier et en Haïti en particulier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, ce 1er Décembre 2012
Le nouveau rapport de la journée mondiale de lutte contre le sida intitulé Résultats du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) montre qu’une accélération sans précédent de la riposte au sida génère des résultats au profit des personnes. Ce rapport indique que le nombre de nouvelles infections au VIH a été réduit de plus de 50% dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire. Le plus de progrès concerne la réduction des nouvelles infections à VIH chez les enfants.
Haïti se trouve sur la liste des pays les plus avancés en matière de recherche et d’accompagnement aux personnes vivant avec le VIH/sida. En ce sens, le Président de la République se réjouit des avancées réalisées ces vingt dernières années dans la lutte contre la propagation de la maladie, et en particulier sous son Administration :
- l’instance de coordination des pays du Fonds Mondial en Haïti, dont la Première Dame assure la Présidence, a été classée parmi les plus dynamiques au monde ;
- réduction du taux de séroprévalence à 1,9% ;
- de grands efforts ont été consentis pour assurer l’implication de tous les secteurs dans la réponse au VIH ;
- de plus en plus de patients ont accès aux médicaments ;
Lors d’une rencontre avec le Chef de l’Etat, le vendredi 30 Novembre 2012, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA en Haïti, M. Michel Sidibe, a promis que l’agence qu’il dirige continuera à appuyer les efforts des autorités haïtiennes, particulièrement pour combattre la transmission du VIH de la mère à l’enfant. M. Sidibe en a profité pour exhorter les dirigeants haïtiens à mieux documenter le succès d’Haïti dans la lutte contre le VIH/sida, afin que d’autres pays puissent s’en inspirer.
« Nous sommes très conscients des objectifs du millénaire de développement et nous travaillons afin de nous en rapprocher. Nous sommes en train de renforcer le système de santé dans sa globalité, car les résultats en matière de santé ne pourront pas être atteints avec notre système de santé actuel. Et nous comptons sur l’ONUSIDA pour nous aider dans ce plaidoyer que nous faisons auprès de nos bailleurs afin que les fonds alloués à Haïti pour le sida puissent permettre un renforcement transversal du système de santé», a déclaré le Chef de l’Etat.
L’objectif d’une génération sans SIDA est le grand défi de l’Administration Martelly/Lamothe et la Première Dame s’implique beaucoup dans une mobilisation nationale pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
En ce premier décembre, le Chef de l’Etat réitère sa ferme conviction à accompagner les personnes atteintes de cette pandémie. Le Président Martelly est convaincu qu’il est fondamental que cette lutte se mène également sur le front de la stigmatisation, qui doit être définitivement bannie. «Oeuvrons ensemble en faveur d’une société inclusive où les discriminations de toutes sortes seront totalement éliminées », a déclaré le Président Martelly.
Établie le 1er Décembre 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette manifestation tenue chaque année a été approuvée par l’Assemblée Générale des Nations Unies grâce à la résolution « A/43/15. Chaque année, un thème de communication particulier est choisi. Entre 2011 et 2015, la journée mondiale de lutte contre le Sida aura pour thème « Objectif zéro : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».
http://www.caraibcreolenews.com/news,hay-ti,1,4067,03-12-2012-hay-ti-le-pry-sident-de-la-ry-publique-ry-ity-re-sa-ferme-conviction-yy-accompagner-les-personnes-atteintes-du-vih-sida-.html
La princesse Mathilde se rend mercredi à Haïti avec l'Unicef
La princesse Mathilde, présidente d'honneur d'Unicef Belgique, visitera du 5 au 8 décembre des projets éducatifs de l'organisation pour les droits de l'enfant à Haïti, a annoncé l'agence de l'ONU lundi. Cette mission s'inscrit dans le cadre de la campagne "Un pas de plus vers l'école" par laquelle Unicef Belgique veut encourager l'accès des enfants des zones rurales à l'enseignement.
A Haïti, environ deux millions de personnes vivent dans des habitations de fortune en raison du passage de l'ouragan Sandy le 23 octobre. Environ un million et demi de personnes risquent d'être confrontées à la famine en raison de la destruction des récoltes. Le choléra représente également un grand danger pour le pays actuellement. L'objectif du voyage de la princesse et de la campagne médiatique qui débutera le 8 décembre est de lever des fonds pour les projets éducatifs de l'Unicef à Haïti mais également en République Démocratique du Congo, au Burundi et en Inde.
Environ 67 millions d'enfants dans le monde n'ont toujours pas accès à l'enseignement fondamental. Les zones rurales, en raison d'une densité de population moindre, posent encore plus problème. Les enfants sont souvent obligés de parcourir de grandes distances à pied lorsqu'ils ont la chance d'être scolarisés. Le symbole de cette campagne est un ruban bleu qui représente symboliquement la distance séparant un enfant en zone rurale de son école. La mission de la princesse pourra être suivie sur Twitter via le compte @UNICEFBELGIQUE ou via le site www.unicef.be. (BENOIT DOPPAGNE)
Haïti-Reconstruction : Des organisations de défense des droits humains appellent à une révision de la structure du Caed
P-au-P, 03 déc. 2012[AlterPresse] --- Plusieurs organisations de défense des droits humains souhaitent une révision de la composition de la structure du Cadre de coordination de l’aide externe (Caed), mis en place par le gouvernement haïtien en vue de remplacer officiellement la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh), dans un document transmis à AlterPresse, ce lundi 3 décembre 2012.
Pour que sa mission soit effective, le Caed doit être composé de représentants de secteurs clés de la société haïtienne et de fonctionnaires de l’Etat ayant la capacité, la maturité et surtout un engagement certain envers Haïti, préconisent ces organisations.
Le président Joseph Michel Martelly et le premier ministre Laurent Salvador Lamothe ont procédé, le lundi 26 novembre 2012, au lancement du Caed qui représente, selon eux, un mécanisme national de planification et de coordination des fonds de l’aide externe.
La Plate-forme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh), le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr) et la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) saluent cette initiative qui vise à créer une nouvelle structure, « entièrement haïtienne » pour coordonner la gestion de l’aide externe.
Toutefois, elles expriment leurs inquiétudes par rapport aux secteurs proposés pour intégrer cette structure et notent qu’encore une fois, des acteurs clés de la société, telle la paysannerie, sont laissés de côté.
« Dans le cas de la société civile haïtienne, il est difficile de parler de représentation, car selon ce qui est prévu dans le document présentant le Caed, c’est le président de la République qui va choisir ces personnes », critiquent-elles dans la note.
Elles demandent une certaine transparence dans le choix des personnes qui devront faire partie de cette structure afin d’éviter la répétition concernant les choix de membres qui n’ont aucune légitimité, aucune qualité, ni mandat dans les secteurs prévus comme c’était le cas avec la Cirh.
La Cirh a été créée en avril 2010 en vue de faire face à l’urgence du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti. Son mandat a pris fin le 21 octobre 2011.
Ces organisations de défense des droits humains exigent une évaluation transparente et participative des 18 mois de cette commission et les impacts de sa gestion sur les mécanismes de la coopération externe avec Haïti.
Pour éviter la répétition des mêmes erreurs, ces organisations invitent le gouvernement à faire un bilan critique de la Cirh pour informer la population sur les fonds réels gérés par cette structure de coordination de l’aide externe, les projets réalisés, les mécanismes de prise de décision, les résultats obtenus, afin de dégager des leçons qui serviraient au bon fonctionnement du Caed.
Elles espèrent que la présence des donateurs qui ont aussi la possibilité de siéger au sein du Caed ne constituera pas un obstacle à l’autonomie de l’institution.
Pour cela, il est indispensable de préciser les mécanismes concrets d’articulation entre les acteurs externes et les acteurs nationaux, recommandent-elles.
« Les fonds qui seront gérés par le Caed doivent être utilisés d’abord par les structures de l’Etat et de la société pour financer des activités issues d’un plan stratégique du gouvernement pour résoudre les problèmes fondamentaux du pays », proposent ces organismes.
Ces fonds doivent servir à financer des activités qui dynamisent un processus de développement endogène, demandent-ils.
Ils rejettent la reproduction des modèles extravertis, déjà expérimentés en Haïti, telles que les zones franches comme moteur de la croissance, qui n’ont donné que des résultats négatifs.
Cette nouvelle structure doit contribuer au renforcement de l’Etat et non à son affaiblissement, souhaitent ces organismes qui encouragent l’abandon de certaines pratiques négatives au profit de stratégies qui valorisent les cadres, les mettent en confiance et renforcent la solidarité entre les employés de l’Etat.
Ils condamnent la formule des unités techniques qui consiste à privilégier certains groupes de fonctionnaires au sein d’un ministère en leur donnant des avantages et des salaires que les autres n’ont pas.
Ces organismes de défense des droits humains espèrent que la création du Caed propulsera la mise en place de vrais mécanismes de communication et de participation, notamment au niveau des tables sectorielles thématiques et régionales, afin de donner à la population haïtienne la possibilité d’être informée sur ce qui se passe au sein de cette structure et d’influencer ses décisions. [emb apr 03/12/2012 14 :45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13774
Haïti – Paysannerie : Tèt Kole ti peyizan se mobilise, en congrès, sur la construction d’un pouvoir populaire
Montrouis (Artibonite / Haïti), 03 déc. 2012 [AlterPresse] --- Environ 400 délégués, paysannes et paysans de différents départements géographiques, sont rassemblés à Montrouis, depuis dimanche soir 2 décembre 2012, en vue d’asseoir une stratégie d’actions, à venir, de leur organisation Tèt Kole ti peyizan ayisyen, observe l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous devons réunir nos forces pour renforcer la solidarité à tous les niveaux (production agricole, besoins vitaux essentiels, comme la santé, etc.) et définir les voies et moyens de construction d’un pouvoir véritablement populaire », fait savoir Henrilus Jacques Jean, coordonnateur du comité exécutif national sortant.
Le rassemblement, du dimanche 2 au mercredi 5 décembre 2012, se tient dans le cadre du troisième congrès national du mouvement paysan Tèt kole, fondé le 6 septembre 1986.
Le mercredi 5 décembre, des résolutions doivent émerger du congrès, à l’issue duquel seront renouvelés la coordination nationale (intégrant 2 membres par département) et le comité exécutif national (de 3 membres).
Ce lundi 3 décembre, les congressistes paysannes et paysans sont en train d’analyser la conjoncture actuelle (y compris la dégradation culturelle identifiée) avant d’évaluer (le mardi 4 décembre) le mouvement Tèt Kole ti peyizan globalement (dans les aspects politique, économique, social et culturel).
Le troisième congrès du mouvement Tèt kole Ti peyizan aysiyen a débuté, dans la soirée du dimanche 2 décembre 2012, par une cérémonie-symbole, appelée « mystique » par les délégués, paysannes et paysans.
A l’occasion, chaque délégué arborait un morceau de pins (bwa pen) allumés, du bureau de Tèt Kole (placé sur les hauteurs de Montrouis, à l’est, dans la zone dénommée « Nan Vandom », sur la route menant à Piatre et Ivoire) jusqu’à un grand feu aux abords de la grande salle de rencontre (située en contrebas du centre principal du mouvement).
Construire la force populaire n’est pas un jeu, mais suppose tout un ensemble de dispositions structurelles pour combattre l’exploitation (sous toutes ses formes), mise en œuvre par les grandons (potentats) et dont souffrent les paysannes et paysans sur le territoire national d’Haïti.
Tel a été le message fort, délivré en la circonstance et repris dans les chants exécutés par le groupe culturel « Awozam ».
Les divers chants de circonstance ont exalté la mobilisation des paysannes et paysans, ainsi que la lutte et les actions de résistance conduites.
« An n gonfle fòs nou pou yon pouvwa popilè » (il faut rassembler nos forces en direction d’un pouvoir populaire » est l’un des leitmotive de ce troisième congrès national du mouvement Tèt kole ti peyizan ayisyen.
Ayant 26 ans d’existence en décembre 2012, le mouvement Tèt kole ti peyizan ayisyen résulte de la conjonction et de la concertation de différentes forces sociales, depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, tient à signaler Henrilus Jacques Jean, coordonnateur du comité exécutif national sortant. [rc apr 03/12/2012 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13776
Haïti, un producteur d'handicapés.
Hier à 19h45
Par Felix Thurin
‘’ Le secteur de taxi-motos est, après le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, ce qui a permis l’augmentation considérable de la quantité d’handicapés dans le pays, selon le président de l’Action Commune pour l’Encadrement des handicapés (ACCENH), Eder Roméus s’adressant directement à l’état haïtien lors d’une conférence de presse ce lundi 03 Décembre 2012, lors de la journée mondiale des handicapés, commémoré autour du thème : culture accessible, culture pour tous’’.
Théâtre, musique, déclamation de poèmes sont entre autres les activités organisées par l’ACCNEH pour marquer cette date.
Le porte drapeau de la lutte pour l’intégration sociale des personnes handicapées, Eder Roméus estime a plus de cinq mille le nombre de citoyens haïtiens vivant dans le pays avec un handicape, il souhaite que l’état haïtien s’implique davantage dans l’accompagnement de la population pour stopper ce chiffre qui ne cesse de grandir depuis 12 janvier 2010.
L’ACCNEH a été créée le 03 Décembre 2008 à Jacmel. Deux des membres de son état major actuel n’étaient pas encore handicapés à ce moment. Ce qui devrait suffire a motiver chaque citoyen a supporter l’ACCNEH dans sa lutte pour l’intégration des personnes handicapées.
Source:Bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1618-Haiti-un-producteur-d-handicapes-.html
Par Felix Thurin
‘’ Le secteur de taxi-motos est, après le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, ce qui a permis l’augmentation considérable de la quantité d’handicapés dans le pays, selon le président de l’Action Commune pour l’Encadrement des handicapés (ACCENH), Eder Roméus s’adressant directement à l’état haïtien lors d’une conférence de presse ce lundi 03 Décembre 2012, lors de la journée mondiale des handicapés, commémoré autour du thème : culture accessible, culture pour tous’’.
Théâtre, musique, déclamation de poèmes sont entre autres les activités organisées par l’ACCNEH pour marquer cette date.
Le porte drapeau de la lutte pour l’intégration sociale des personnes handicapées, Eder Roméus estime a plus de cinq mille le nombre de citoyens haïtiens vivant dans le pays avec un handicape, il souhaite que l’état haïtien s’implique davantage dans l’accompagnement de la population pour stopper ce chiffre qui ne cesse de grandir depuis 12 janvier 2010.
L’ACCNEH a été créée le 03 Décembre 2008 à Jacmel. Deux des membres de son état major actuel n’étaient pas encore handicapés à ce moment. Ce qui devrait suffire a motiver chaque citoyen a supporter l’ACCNEH dans sa lutte pour l’intégration des personnes handicapées.
Source:Bonzouti.com
http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1618-Haiti-un-producteur-d-handicapes-.html
Haïti s'attaque au trafic d'enfants
Haïti va réformer ses lois sur l'adoption pour la première fois depuis 40 ans, dans une volonté de mettre fin aux pratiques qui ont permis le trafic d'enfants et la négligence dans les orphelinats.
La réforme proposée vise à conformer Haïti aux lois internationales sur la protection des enfants destinés à l'adoption par des étrangers, explique Arielle Jeanty Villedrouin, directrice générale de l'agence des services sociaux du gouvernement haïtien.
Le projet de loi a été déposé devant le Sénat et attend son approbation par les deux chambres du Parlement.
La proposition prévoit notamment d'exiger que les deux parents biologiques de l'enfant consentent à l'adoption. Elle établit aussi le bureau de Mme Villedrouin en tant qu'« autorité centrale » pour superviser les adoptions à l'étranger et interdit les adoptions non autorisées par le gouvernement.
« Un parent qui veut adopter un enfant ne peut pas seulement aller sur un site Internet et dire « c'est cet enfant-là que je veux ». Les enfants ne sont pas des marchandises ni des voitures », a déclaré Mme Villedrouin lors d'une entrevue avec l'Associated Press.
Les autres réformes visent à faire en sorte que les enfants adoptés soient accueillis dans des familles stables. Les couples adoptants devront être mariés depuis au moins cinq ans et l'un des époux devra être âgé de plus de 30 ans. Les personnes seules qui veulent adopter un enfant devront être âgées d'au moins 35 ans.
Les adoptions ne seront autorisées que lorsque toutes les autres formes de soutien à l'enfant auront été épuisées.
Ann Linnarsson, une spécialiste de la protection des enfants en Haïti qui travaille avec l'UNICEF, a salué les changements proposés.
« Cela signifie que l'enfant qui est adopté a vraiment besoin d'une nouvelle famille et assure que son dossier a été examiné attentivement, explique-t-elle. Les parents adoptants sauront que leur enfant n'a pas été volé ou victime d'un trafic. »
Il y aurait environ 50 000 enfants dans les orphelinats haïtiens actuellement. Certains parents confient leurs enfants aux orphelinats parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'en occuper.
L'UNICEF a récemment estimé qu'au moins 2000 enfants haïtiens avaient été victimes de trafic vers la République dominicaine en 2009.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/11/30/009-haiti-reforme-adoption.shtml
Timoun Haïti, des ryhtmes latino pour une île sinistrée
Dans le cadre de la semaine de la solidarité, l'association Timoun d'Haïti a organisé un cabaret concert à la salle Pasteur. Plus d'une trentaine de personnes de avaient répondu à l'appel pour assister au concert du groupe Los Amigos d'Angol, venu gracieusement. Ce trio composé de musiciens exceptionnels (José à la basse, Duy Tai à la guitare et Narcisso au chant et à la guitare) a fait traverser l'Atlantique avec des rythmes cubains, vénézuéliens ou chiliens.
Mais quel était le but de cette soirée ? Comme le précise Michel Delbarge, président de Timoun d'Haïti, face aux malheurs qui frappent l'île, « nous avons décidé d'être "victime co-latérale" ». Concrètement, cette association s'engage à ce qu'un petit Haïtien mange comme un petit Français. Ou en tout cas mieux qu'il ne peut le faire. Il s'agit de verser une somme de 60 E pour les cantines scolaires chaque mois, soit 18 000 E pour les 300 élèves de l'école située à Demontreuil, au sud ouest de l'île. L'association finance également un centre de santé ainsi que des kits scolaires. Une ligne électrique est également en cours pour que cette école soit raccordée car suite aux différents séismes, le pays est à reconstruire à près de 80 %.
http://www.lavoixdunord.fr/region/timoun-haiti-des-ryhtmes-latino-pour-une-ile-sinistree-jna24b0n870754
lundi 26 novembre 2012
Les Frères des hommes font leur cabaret au profit d'Haïti - Vaudry
samedi 24 novembre 2012
L'association humanitaire Frères des Hommes de Vire organise, dimanche, à la salle des fêtes de Vaudry, un après-midi cabaret animé par le groupe Deux hommes et du vent. Ces musiciens interprètent des chansons des années 1930 à 1960.
« Cette animation a pour but de récupérer des fonds pour le projet rural que soutient l'équipe en Haïti, explique Claude Perseval, président de l'association. Ce projet de notre partenaire local, le mouvement paysan Papaye (MPP) sur le haut plateau central a plusieurs volets : transformation de mangues par le séchage solaire, commercialisation et valorisation des mangues séchées dans le pays et inciter par la plantation d'arbres fruitiers à la préservation de l'environnement. »
Ce mouvement fait la promotion d'une agriculture durable et de la production agricole locale. Il assure la formation de jeunes agroécologie, la formation en maçonnerie pour la construction de citernes pour la récupération de l'eau mais aussi la construction de silos métalliques pour le stockage des semences. Grâce à ces formations, ils pourront transmettre leur savoir-faire.
« Haïti a fait face à une déforestation massive ces dernières décennies. Le MPP contribue au reboisement en y associant la population. Le MPP est un mouvement représentatif des paysans haïtiens. Il est à l'initiative de nombreux combats pour défendre l'agriculture paysanne et vivrière. »
Dimanche 25 novembre, à 14 h 30, après-midi cabaret, à la salle des fêtes. Tarifs : 7 € par adulte et 3 € pour les enfants de moins de 10 ans. Tél. : 02 31 68 08 94.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-Freres-des-hommes-font-leur-cabaret-au-profit-d-Haiti-_14113-avd-20121124-64062788_actuLocale.Htm
L'association humanitaire Frères des Hommes de Vire organise, dimanche, à la salle des fêtes de Vaudry, un après-midi cabaret animé par le groupe Deux hommes et du vent. Ces musiciens interprètent des chansons des années 1930 à 1960.
« Cette animation a pour but de récupérer des fonds pour le projet rural que soutient l'équipe en Haïti, explique Claude Perseval, président de l'association. Ce projet de notre partenaire local, le mouvement paysan Papaye (MPP) sur le haut plateau central a plusieurs volets : transformation de mangues par le séchage solaire, commercialisation et valorisation des mangues séchées dans le pays et inciter par la plantation d'arbres fruitiers à la préservation de l'environnement. »
Ce mouvement fait la promotion d'une agriculture durable et de la production agricole locale. Il assure la formation de jeunes agroécologie, la formation en maçonnerie pour la construction de citernes pour la récupération de l'eau mais aussi la construction de silos métalliques pour le stockage des semences. Grâce à ces formations, ils pourront transmettre leur savoir-faire.
« Haïti a fait face à une déforestation massive ces dernières décennies. Le MPP contribue au reboisement en y associant la population. Le MPP est un mouvement représentatif des paysans haïtiens. Il est à l'initiative de nombreux combats pour défendre l'agriculture paysanne et vivrière. »
Dimanche 25 novembre, à 14 h 30, après-midi cabaret, à la salle des fêtes. Tarifs : 7 € par adulte et 3 € pour les enfants de moins de 10 ans. Tél. : 02 31 68 08 94.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-Freres-des-hommes-font-leur-cabaret-au-profit-d-Haiti-_14113-avd-20121124-64062788_actuLocale.Htm
Martelly annonce de nouvelles dispositions sécuritaires
Le chef de l'Etat haïtien, Michel Martelly, annonce de nouvelles dispositions visant à renforcer le climat sécuritaire. Parmi les dispositions envisagées M. Martelly cite le renforcement de la Police Judiciaire, l'augmentation de l'effectif de la PNH et l'acquisition de nouveaux matériels pour les unités.
A terme il envisage également l'installation de cameras de surveillance dans certaines artères de Port-au-Prince. Le locataire du Palais National annonce de nouvelles rencontres avec les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) en vue d'élaborer de nouvelles stratégies pour garantir un climat sécuritaire.
Toutefois le président haïtien exhorte les secteurs de la vie nationale et les citoyens à collaborer avec les forces de l'ordre dans la lutte contre les bandits. Les citoyens doivent fournir des informations indispensables pour les enquêtes policières, insiste t-il.
L'effectif réduit dans les commissariats a été identifié comme un axe prioritaire nécessitant une action des autorités gouvernementales. Le président Martelly déplore que seulement 40 policiers, repartis en trois équipes qui se succèdent, assurent un climat sécuritaire dans la commune commerciale de Pétion ville.
Dans ses premières réactions après sa tournée européenne, M. Martelly a jugé que la situation sécuritaire d'Haïti n'est pas catastrophique. Comparant la situation sécuritaire d'Haïti à celles des autres pays de la caraïbe, M. Martelly considère que les statistiques des autres pays sont moins enviables.
Cependant il admet qu'au cours des dernières semaines il y a eu une certaine recrudescence des actes de violence. Un policier a été tué samedi dans le quartier de Delmas 21 par des bandits armés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21630
Le gouvernement canadien veut évaluer l'efficacité de l'aide à Haïti
Le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, débute cette semaine une tournée de quatre jours en Haïti afin d'évaluer les résultats de l'aide canadienne.
Il s'agira pour le ministre Fantino de vérifier si les contributions canadiennes ont servi concrètement à améliorer la qualité de vie des Haïtiens notamment après le violent séisme du 12 janvier 2010. " Le Canada a joué un rôle clé dans le cadre des efforts déployés à l'échelle internationale pour aider le peuple d'Haïti à surmonter les défis immenses auxquels il a dû faire face, notamment à la suite du séisme de 2010 et, tout dernièrement, de l'ouragan Sandy», a indiqué hier le ministre Fantino.
Il juge que les Canadiens ont fait preuve d'une grande générosité lors de ces catastrophes naturelles et qu'ils sont en droit de demander au gouvernement d'Haïti de faire preuve de transparence et de rendre des comptes. " Je ferai part de ces attentes lors de mes échanges avec les dirigeants haïtiens, a-t-il dit. Je discuterai avec les dirigeants haïtiens des moyens qu'ils peuvent mettre en œuvre pour réaliser des réformes concrètes, de manière à respecter l'intérêt public, à préserver la primauté du droit, à protéger les droits de la personne et à renforcer l'économie. "
Au cours de son séjour le ministre canadien de la coopération internationale aura des entretiens avec le président haïtien, Michel Martelly, le premier ministre, Laurent Lamothe et le ministre des Affaires étrangères, Pierre Richard Casimir. Il visitera également des projets financés par la coopération canadienne à Port-au-Prince et Léogane.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21629
Il s'agira pour le ministre Fantino de vérifier si les contributions canadiennes ont servi concrètement à améliorer la qualité de vie des Haïtiens notamment après le violent séisme du 12 janvier 2010. " Le Canada a joué un rôle clé dans le cadre des efforts déployés à l'échelle internationale pour aider le peuple d'Haïti à surmonter les défis immenses auxquels il a dû faire face, notamment à la suite du séisme de 2010 et, tout dernièrement, de l'ouragan Sandy», a indiqué hier le ministre Fantino.
Il juge que les Canadiens ont fait preuve d'une grande générosité lors de ces catastrophes naturelles et qu'ils sont en droit de demander au gouvernement d'Haïti de faire preuve de transparence et de rendre des comptes. " Je ferai part de ces attentes lors de mes échanges avec les dirigeants haïtiens, a-t-il dit. Je discuterai avec les dirigeants haïtiens des moyens qu'ils peuvent mettre en œuvre pour réaliser des réformes concrètes, de manière à respecter l'intérêt public, à préserver la primauté du droit, à protéger les droits de la personne et à renforcer l'économie. "
Au cours de son séjour le ministre canadien de la coopération internationale aura des entretiens avec le président haïtien, Michel Martelly, le premier ministre, Laurent Lamothe et le ministre des Affaires étrangères, Pierre Richard Casimir. Il visitera également des projets financés par la coopération canadienne à Port-au-Prince et Léogane.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21629
D'anciens soldats veulent une armée nationale en Haïti
Les leaders d'un petit groupe d'ex-soldats qui ont embarrassé le gouvernement haïtien plus tôt cette année en prenant le contrôle de bases militaires pour réclamer la remise sur pied de l'armée dissoute sont sortis d'un isolement long de six mois, samedi, pour renouveler leur demande.
Contactés sur leurs téléphones cellulaires après les avoir gardés éteints pendant plusieurs mois, quatre anciens sergents ont organisé une rencontre avec l'Associated Press sur une colline de Mariani, une ville balnéaire située au sud-ouest de Port-au-Prince, la capitale.
Selon eux, les membres de leur groupe s'entraînent sur ce site.
La rencontre survient au lendemain de la publication, par le ministre de la Défense, d'une déclaration mettant en garde le groupe contre toute action causant du désordre. Les ex-soldats disent vouloir faire progresser leur campagne sans violence.
Martelly interpellé
Les Forces armées nationales haïtiennes ont été dissoutes en 1995 en raison de son histoire de coups d'État et d'écrasement de la dissension. Plusieurs vétérans se plaignent depuis longtemps de pensions et de salaires impayés.
Après que la police eut repris en mai le contrôle des anciennes bases illégalement occupées, les leaders de ce groupe disparate d'anciens soldats et de leurs jeunes recrues ont caché leurs uniformes et leurs armes avant de retourner à leurs emplois de tous les jours.
Les anciens sergents disent avoir passé du temps à se réorganiser et à se préparer à renouveler leur campagne pour demander au gouvernement du président Michel Martelly d'honorer la promesse électorale consistant à rétablir une armée nationale et à nommer l'un des leurs à sa tête.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/11/24/015-haiti-armee-nationale.shtmlvendredi 23 novembre 2012
Inauguration de l'orphelinat Serge Marcil en Haïti
L'orphelinat Saint-François d'Assise, en Haïti, a été inauguré et rebaptisé Orphelinat Serge-Marcil, en hommage à l'ancien ministre québécois, décédé lors du tremblement de terre en Haïti.
L'inauguration a eu lieu le 12 octobre dernier dans le village d'Étang-Rey, à 100 kilomètres de Port-au-Prince.
L'ancien ministre québécois Serge Marcil était parmi les victimes du tremblement de terre en Haïti en janvier 2010. Près de 3 ans plus tard, c'est grâce aux fonds recueillis par sa fondation que l'orphelinat a pu être entièrement reconstruit. La veuve de Serge Marcil, Christiane Pelchat, dit que l'inauguration du nouvel orphelinat a été très émouvante, avec le témoignage notamment d'une jeune orpheline.
« Elle nous a raconté lorsque l'orphelinat s'est effondré et les six mois qui ont suivi, ça a été l'horreur, parce qu'il y avait des couleuvres qui entraient dans les tentes, de l'eau, etc. Donc ça a été très émouvant, très touchant. C'est une belle façon d'honorer la mémoire de mon mari. » — Christiane Pelchat, veuve de Serge Marcil
La Maison d'Haïti aurait aimé qu'on souligne davantage ce symbole de solidarité québéco-haïtienne
Pour Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d'Haïti à Montréal, la reconstruction de l'orphelinat est importante, et elle aurait dû bénéficier d'une plus grande reconnaissance publique.
« C'est important parce que je crois que c'est parmi les plus grands signes de solidarité qu'on ait pu avoir, cet orphelinat-là, et moi je trouve que c'est comme si la nouvelle n'avait pas été relayée et n'avait pas eu l'importance qu'elle méritait d'avoir, voilà. » — Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d'Haïti, à Montréal
La reconstruction a coûté 265 000 $. Elle a été rendue possible grâce aux oeuvres du Père Lionel Dehoux en Haïti, qui dirige l'orphelinat et une communauté religieuse. La Fondation Serge-Marcil y a investi 72 000 $, et la Fondation Lino Saputo, 50 000 $.
Grâce à ces dons ainsi qu'à d'autres, au Québec et dans la communauté haïtienne, 42 orphelins ont maintenant un toit.
D'après un reportage de Caroline Jarry
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/11/21/003-orphelinat-serge-marcil-haiti.shtml
Lamothe veut rétablir un climat sécuritaire à Jacmel
Le Premier Ministre haïtien, Laurent Lamothe, annonce que de nouvelles dispositions sécuritaires ont été adoptées en vue de garantir un climat sécuritaire à Jacmel. M. Lamothe, qui est également président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), a fait état de la nomination d'un nouveau directeur départemental de la police dans le Sud-est.
Dans le même temps, des membres des unités spécialisées de la PNH, dont CIMO et Swatt, ont été dépêché dans la métropole du Sud-est. Lors de la rencontre du CSPN mardi soir les autorités sécuritaires ont mis l'accent sur la nécessité de poursuivre les investigations en vue de la libération de l'enfant enlevé par les bandits. Le CSPN envisage d'augmenter l'effectif de l'unité départementale de maintien de l'ordre (Udmo).
Dans le même temps la direction de la police judiciaire a entrepris de renforcer la section départementale qui devra jouer pleinement son rôle dans les enquêtes pour identifier les réseaux de criminels.
Le chef du gouvernement a lancé un appel au calme aux citoyens du sud-est et les exhorte à ne pas entraver les actions des forces de l'ordre. Au cours des dernières 72 heures les activités avaient été paralysées à Jacmel en raison des manifestations de protestation contre l'assassinat de l'agronome Etienne et l'enlèvement d'un enfant de 3 ans.
Selon le chef du gouvernement une augmentation de l'effectif des agents de l'ordre pourrait permettre d'améliorer le climat sécuritaire. Cependant M. Lamothe invite les jacméliens à faire montre de patience puisqu'il faudra augmenter le recrutement de nouveaux agents.
Il donne l'assurance de la détermination des autorités à adresser les problèmes liés aux dégâts causés par l'ouragan Sandy.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21622
Dans le même temps, des membres des unités spécialisées de la PNH, dont CIMO et Swatt, ont été dépêché dans la métropole du Sud-est. Lors de la rencontre du CSPN mardi soir les autorités sécuritaires ont mis l'accent sur la nécessité de poursuivre les investigations en vue de la libération de l'enfant enlevé par les bandits. Le CSPN envisage d'augmenter l'effectif de l'unité départementale de maintien de l'ordre (Udmo).
Dans le même temps la direction de la police judiciaire a entrepris de renforcer la section départementale qui devra jouer pleinement son rôle dans les enquêtes pour identifier les réseaux de criminels.
Le chef du gouvernement a lancé un appel au calme aux citoyens du sud-est et les exhorte à ne pas entraver les actions des forces de l'ordre. Au cours des dernières 72 heures les activités avaient été paralysées à Jacmel en raison des manifestations de protestation contre l'assassinat de l'agronome Etienne et l'enlèvement d'un enfant de 3 ans.
Selon le chef du gouvernement une augmentation de l'effectif des agents de l'ordre pourrait permettre d'améliorer le climat sécuritaire. Cependant M. Lamothe invite les jacméliens à faire montre de patience puisqu'il faudra augmenter le recrutement de nouveaux agents.
Il donne l'assurance de la détermination des autorités à adresser les problèmes liés aux dégâts causés par l'ouragan Sandy.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21622
Haïti-Politique : Mesures prises pour empêcher toute « intrusion intempestive » et « manœuvre anti-démocratique » de parlementaires, selon le bureau du 1er ministre
P-au-P, 22 nov. 2012 [AlterPresse] --- Des mesures sont déjà adoptées pour empêcher la reproduction d’actions semblables à celles entreprises, le mercredi 21 novembre 2012, par des députés membres du bloc « parlementaires pour le renforcement institutionnel » (Pri), annonce le secrétariat général du bureau du premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe.
C’est « une intrusion intempestive ».
« Toutes les dispositions sont déjà prises pour contrer ces manœuvres antidémocratiques », rapporte une note du bureau du premier ministre, ce jeudi 22 novembre 2012.
Le bureau du premier ministre affirme condamner « avec véhémence » la visite inattendue de certains parlementaires du Pri.
« Nous voulons savoir pourquoi les fonds (du budget national) pour des projets de développement, relatifs à nos communes respectives, ne sont pas encore débloqués », expliquaient les députés contestataires du Pri, qui traduisent leur démarche en une « mise en garde ».
Le bureau du premier ministre Lamothe compare ce regroupement de parlementaires à « certains laboratoires de l’opposition », visant, par « tous les moyens, à déstabiliser les institutions et à troubler l’ordre républicain ».
En revanche, le bureau du premier ministre propose aux membres du Pri une rencontre, le mardi 27 novembre 2012, pour leur faire part de l’état d’avancement de leurs dossiers. [srh kft rc apr 22/11/2012 12:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13725
Haïti-Politique : Des députés s’invitent à la primature pour lancer une « mise en garde »
P-au-P, 21 nov. 2012 [AlterPresse] --- Des députés appartenant au bloc parlementaire pour le renforcement institutionnel (Pri) ont fait irruption à la primature ce mercredi 21 novembre pour protester contre l’inaction, disent-ils, du gouvernement, apprend AlterPresse.
« Nous l’avons convoqué plusieurs fois [le premier ministre Laurent Lamothe], il ne s’est pas présenté. Alors nous sommes venus à la primature pour nous faire entendre. Nous ne sommes pas venus pour écouter ni rencontrer quiconque […] », a réagi le député Sadrac Dieudonné, chef de file du bloc Pri, lors d’une interview téléphonique accordée à AlterPresse.
Dieudonné a précisé que le ressentiment des députés du bloc auquel il appartient est motivé surtout par l’ « incapacité du gouvernement à adresser les problèmes cruciaux de la population », à l’image du chômage.
Il a dénoncé le fait que deux lois budgétaires (2011-2012 et 2012-2013) n’ont pas été respectées par l’équipe au pouvoir qui s’est montré, estime t-il, un « bourreau de la loi et de la Constitution ».
Le député Sadrac Dieudonné a fait référence particulièrement à des projets déposés en faveur de leurs communes par les députés du bloc Pri et dont le financement n’a jusqu’à présent pas été décaissé. Le groupe compte 20 députés.
Ce financement tarde à atterrir parce que le gouvernement aurait ciblé les membres du Pri comme des opposants, dénonce encore l’élu de la première circonscription des Gonaïves (Artibonite).
La visite inattendue des députés du Pri à la primature, que des confrères de la radio, présents sur place ont qualifiée de sit-in, se veut une « mise en garde ».
Un document d’interpellation sera préparé à l’intention du premier ministre Laurent Lamothe. Celui-ci sera même muselé sans détour par les députés du bloc Pri lors de la présentation de son bilan au parlement en janvier prochain, promet Sadrac Dieudonné. [kft gp apr 21/11/2012 14 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13716
« Nous l’avons convoqué plusieurs fois [le premier ministre Laurent Lamothe], il ne s’est pas présenté. Alors nous sommes venus à la primature pour nous faire entendre. Nous ne sommes pas venus pour écouter ni rencontrer quiconque […] », a réagi le député Sadrac Dieudonné, chef de file du bloc Pri, lors d’une interview téléphonique accordée à AlterPresse.
Dieudonné a précisé que le ressentiment des députés du bloc auquel il appartient est motivé surtout par l’ « incapacité du gouvernement à adresser les problèmes cruciaux de la population », à l’image du chômage.
Il a dénoncé le fait que deux lois budgétaires (2011-2012 et 2012-2013) n’ont pas été respectées par l’équipe au pouvoir qui s’est montré, estime t-il, un « bourreau de la loi et de la Constitution ».
Le député Sadrac Dieudonné a fait référence particulièrement à des projets déposés en faveur de leurs communes par les députés du bloc Pri et dont le financement n’a jusqu’à présent pas été décaissé. Le groupe compte 20 députés.
Ce financement tarde à atterrir parce que le gouvernement aurait ciblé les membres du Pri comme des opposants, dénonce encore l’élu de la première circonscription des Gonaïves (Artibonite).
La visite inattendue des députés du Pri à la primature, que des confrères de la radio, présents sur place ont qualifiée de sit-in, se veut une « mise en garde ».
Un document d’interpellation sera préparé à l’intention du premier ministre Laurent Lamothe. Celui-ci sera même muselé sans détour par les députés du bloc Pri lors de la présentation de son bilan au parlement en janvier prochain, promet Sadrac Dieudonné. [kft gp apr 21/11/2012 14 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13716
Haïti-Météo : D’importantes pluies prévues pour 5 départements géographiques
P-au-P, 22 nov. 2012 [AlterPresse] --- Une masse d’air humide, circulant à basse altitude sur la république d’Haïti, continuera de maintenir un ciel nuageux et risque de provoquer des averses sur les départements du Centre, du Nord, de l’Ouest, du Sud-Est et de l’Artibonite, informe le centre national de météorologie (Cnm), dans un bulletin consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
Ces averses seront accompagnées d’orages en fin de journée et au début de la soirée des jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2012.
Déjà, la journée de ce jeudi 22 novembre est marquée par de légères précipitations en plusieurs villes du Plateau central.
Également, le temps est resté couvert, durant toute la matinée du jeudi 22 novembre, avec de fines pluies en début d’après-midi, notamment sur la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, où, la veille (le mercredi 21 novembre), les conditions météorologiques ont varié entre éclaircie (temps ensoleillé) et nuages.
Des averses ont d’ailleurs été enregistrées dans certaines zones de Port-au-Prince, durant la nuit du 21 au 22 novembre 2012.
Les autorités de gestion des risques et des désastres appellent les populations des zones concernées par les prévisions à rester vigilantes.
Des inondations, des éboulements et des glissements de terrain sont possibles dans les 5 départements cités.
Dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 novembre 2012, le Nord, particulièrement Cap-Haïtien, a connu des inondations meurtrières , laissant la deuxième ville du pays plus fragilisée qu’auparavant. [srh kft rc apr 22/11/2012 14:35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13723
mercredi 21 novembre 2012
Une lecture couleur Haïti
Le prix Carbet des lycéens 2013 est lancé. Voici la critique littéraire d'une élève de seconde au lycée de Bellevue. La jeune fille a lu -et aimé- « La belle amour humaine » de Lyonel Trouillot.
« La belle amour humaine » de Lyonel Trouillot (aux éditions Actes Sud) est un roman qui narre le séjour d'Anaïse en Haïti. En quête de réponses sur la disparition de son père qu'elle a à peine connu, et sur la mort de son grand-père dans un incendie, dont la cause reste mystérieuse.
Anaïse, d'origine haïtienne, a dû se structurer dans une société en souffrance. L'auteur lui donne alors des traits de caractère, et une forte personnalité de sorte qu'elle réagisse de façon particulière à cette double réalité pauvreté mais aussi (paradoxalement) caractère doux de l'île.
Le lecteur appréciera ce roman qui se divise en deux monologues structurants. Celui de Thomas, guide et celui d'Anaïse.
À travers le monologue de Thomas, l'auteur présente son île de manière lucide. Il présente une ville pauvre, « côté richesse et monuments, c'est vrai nous ne valons pas la concurrence! Il a sept heures de route entre le bruit et le silence. Il est des villes qui aboient » ... Mais contraste, il y aura! Le contraste vient des villes comme Anse à Fôleur, décrite comme calme et « bercée par la mer » .
Au fil des pages, le lecteur découvrira qu'Anaïse représente les pays riches contrairement à Thomas, porte-parole du peuple Haïtien.
L'auteur utilise d'ailleurs la voix de Thomas pour faire passer un message à tous les occidentaux venant assouvir leurs fantasmes en Haïti, ou encore profitant malhonnêtement des nombreuses qualités qu'offre l'île.
QUE FAIRE DE SA VIE ?
Ce roman, particulièrement réaliste, nous interpelle et nous pousse à trouverune réponse personnelle à une question fondamentale de la vie : « Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ? » Question complexe que l'on soit d'un milieu social, riche ou pauvre, noir ou blanc, d'où quel'on vienne...
Quelle trace laisserons-nous de notre passage sur terre ? En acceptant de se laisser emporter par le roman, chacun trouvera sa réponse.
Autre point fort de ce roman, le style ; un style qui permet une lecture fluide et agréable... Il est facile de se laisser balader par les mots simples et colorés de Lyonel Trouillot.
Que pourrait-on dire pour conclure ? Que l'on conseille ce roman, plus précisément à tous ceux qui ont tendance à faire rimer Haïti et pauvreté.
Parce qu'ils y rencontreront une « autre richesse » . Aux autres aussi : à ceux qui veulent se laisser prendre par les teintes touristiques, à ceux qui veulent philosopher.
Enfin, à tous ceux qui voudront comme Anaïse découvrir la fin de l'histoire.
Qui est responsable de la mort de Robert Montès (son grand-père) et de celle du colonel Pierre André Pierre ? Entrez dans le jeu de l'auteur et acceptez d'être envoûté et surpris jusqu'à la fin.
http://www.martinique.franceantilles.fr/loisirs/sortir/une-lecture-couleur-haiti-182332.php
« La belle amour humaine » de Lyonel Trouillot (aux éditions Actes Sud) est un roman qui narre le séjour d'Anaïse en Haïti. En quête de réponses sur la disparition de son père qu'elle a à peine connu, et sur la mort de son grand-père dans un incendie, dont la cause reste mystérieuse.
Anaïse, d'origine haïtienne, a dû se structurer dans une société en souffrance. L'auteur lui donne alors des traits de caractère, et une forte personnalité de sorte qu'elle réagisse de façon particulière à cette double réalité pauvreté mais aussi (paradoxalement) caractère doux de l'île.
Le lecteur appréciera ce roman qui se divise en deux monologues structurants. Celui de Thomas, guide et celui d'Anaïse.
À travers le monologue de Thomas, l'auteur présente son île de manière lucide. Il présente une ville pauvre, « côté richesse et monuments, c'est vrai nous ne valons pas la concurrence! Il a sept heures de route entre le bruit et le silence. Il est des villes qui aboient » ... Mais contraste, il y aura! Le contraste vient des villes comme Anse à Fôleur, décrite comme calme et « bercée par la mer » .
Au fil des pages, le lecteur découvrira qu'Anaïse représente les pays riches contrairement à Thomas, porte-parole du peuple Haïtien.
L'auteur utilise d'ailleurs la voix de Thomas pour faire passer un message à tous les occidentaux venant assouvir leurs fantasmes en Haïti, ou encore profitant malhonnêtement des nombreuses qualités qu'offre l'île.
QUE FAIRE DE SA VIE ?
Ce roman, particulièrement réaliste, nous interpelle et nous pousse à trouverune réponse personnelle à une question fondamentale de la vie : « Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ? » Question complexe que l'on soit d'un milieu social, riche ou pauvre, noir ou blanc, d'où quel'on vienne...
Quelle trace laisserons-nous de notre passage sur terre ? En acceptant de se laisser emporter par le roman, chacun trouvera sa réponse.
Autre point fort de ce roman, le style ; un style qui permet une lecture fluide et agréable... Il est facile de se laisser balader par les mots simples et colorés de Lyonel Trouillot.
Que pourrait-on dire pour conclure ? Que l'on conseille ce roman, plus précisément à tous ceux qui ont tendance à faire rimer Haïti et pauvreté.
Parce qu'ils y rencontreront une « autre richesse » . Aux autres aussi : à ceux qui veulent se laisser prendre par les teintes touristiques, à ceux qui veulent philosopher.
Enfin, à tous ceux qui voudront comme Anaïse découvrir la fin de l'histoire.
Qui est responsable de la mort de Robert Montès (son grand-père) et de celle du colonel Pierre André Pierre ? Entrez dans le jeu de l'auteur et acceptez d'être envoûté et surpris jusqu'à la fin.
http://www.martinique.franceantilles.fr/loisirs/sortir/une-lecture-couleur-haiti-182332.php
Le président haïtien à Strasbourg pour remercier l'Europe de son soutien
STRASBOURG (Parlement européen) - Le président haïtien Michel Martelly a remercié mardi l'Europe pour son soutien, notamment après le séisme de janvier 2010, lors d'une allocution devant le Parlement européen à Strasbourg, où il a invité les Européens à investir en Haïti.
Lentement mais sûrement, Haïti se relève et c'est cette bonne nouvelle que je viens partager avec vous, a déclaré M. Martelly devant les députés européens. Ce changement de cap, si nous le devons au courage de notre population, à la détermination de notre administration, nous y associons la coopération agissante de l'Europe, et je voudrais vous en remercier, a-t-il dit.
Certes, Haïti a encore besoin d'aide, mais les Haïtiens ont surtout besoin de travail productif, d'échanges commerciaux, d'investissements directs, a insisté M. Martelly, énumérant les atouts de son pays.
Haïti, a-t-il insisté, est une plate-forme stratégique et présente un environnement propice aux investissements. Le pays a besoin de ports, de routes, d'hôtels, et bénéficie, entre autres, de milliers de kilomètres de plages de sable blanc, de ports en eaux profondes naturellement protégés et d'une population jeune, a-t-il dit.
M. Martelly avait été reçu la veille à Bruxelles par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui lui a demandé de garantir un climat politique stable alors que le chef de l'Etat fait face à un important mouvement de contestation dans un pays qui peine toujours à surmonter les conséquences désastreuses du séisme de 2010.
A Strasbourg, le président haïtien a insisté sur les réalisations de son gouvernement.
En un peu moins de deux ans plus d'un million d'enfants, jusque là laissés pour compte, ont intégré le système éducatif, a-t-il dit, et plus d'un million de sans-abri à la suite du séisme ont été relogés. L'état de droit que nous appelons de nos voeux prend visage, la presse s'exprime librement, l'opposition encore plus, et la corruption cède du terrain, a-t-il souligné, sans oublier les efforts de son gouvernement en matière de protection de l'environnement.
Je ne vous dirai pas que nous avons atteint nos objectifs, mais je vous garantis que les objectifs fixés seront atteints, a-t-il poursuivi lors d'un point de presse
M. Martelly a reçu les encouragements du président du Parlement européen, Martin Schulz. Nous souhaitons aider votre pays, nous voulons l'aider à devenir stable sur les plans économique et politique, a-t-il dit, rappelant que l'UE était le premier bailleur de fonds pour Haïti.
Après la conférence de presse, le chef de l'Etat haïtien a d'ailleurs participé, avec plusieurs députés européens, à une réunion destinée à lancer un groupe d'amitié entre l'UE et Haïti. Seuls deux groupes similaires existaient jusqu'à présent au sein du Parlement européen, avec le Maroc et Madagascar.
L'UE doit continuer à vous aider, a plaidé l'élue française Michèle Striffler, à l'initiative de ce groupe. Je souhaite que notre groupe pèse dans la définition des projets d'action en Haïti de la Commission européenne, a précisé l'eurodéputée, qui s'est rendue trois fois en Haïti depuis le séisme de 2010 et qui compte organiser un voyage parlementaire sur place d'ici 2014.
Selon M. Martelly, l'aide européenne ne devrait pas nécessairement se limiter à de l'argent. Parfois des idées valent mieux que des fonds, a-t-il indiqué, en évoquant notamment l'appui technique que pourraient apporter les Européens.
(©AFP / 20 novembre 2012 17h16)
http://www.romandie.com/news/n/_Le_president_haitien_a_Strasbourg_pour_remercier_l_Europe_de_son_soutien96201120121718.asp
Haïti: près d'un mois après Sandy, le retour à la normale se fait attendre
PETIT-GOAVE (Haïti) (AFP) - "Ici, il n'y a pas de frontière entre les vivants et les morts": près d'un mois après le passage de l'ouragan Sandy, les habitants du quartier "Nan banann" de Petit-Goave, dans le sud-ouest d'Haïti, vivent toujours dans des conditions extrêmement précaires.
Le quartier, dont le nom créole signifie "Dans les bananes", est situé entre une rivière et le bord de mer: le passage de l'ouragan Sandy l'a dévasté. Ses habitants pleurent leurs morts, et se lamentent devant le spectacle de leurs petites maisons toujours ensevelies sous des couches de boue et des plantations de bananes ravagées par les inondations.
"C'est la rivière Caïman qui est la cause de nos malheurs. Quand elle quitte son lit, elle prend tout sur son passage", résume Elnée Prophète, une des sinistrées des dernières intempéries, en montrant ce qui reste de sa maison, enfouie jusqu'au toit dans une boue rougeâtre.
A "Nan banann", beaucoup de familles ont été évacuées dans un lycée d'un autre quartier, mais d'autres sont restées sur place. Des femmes couchent sur des bouts de tissus crasseux, comme Marie-Yolaine, 24 ans, qui a perdu son enfant emporté par les eaux. Elle refuse de parler: "A quoi ça sert?", murmure-t-elle en sanglots.
"Nan banann" est érigé à côté du cimetière de la ville: "Ici, il n'y a pas de frontière entre les vivants et les morts", médite Guy Mathieu, le propriétaire d'une station de radio.
Sandy a inondé plusieurs quartiers de Petit-Goave, comme l'Acul, "première capitale de la colonie de Saint-Domingue", rappelle avec une pointe d'amertume Guy Mathieu, soulignant que la ville historique s'apprête à marquer en 2013 les 350 ans de sa création.
"Nous dormons d'un oeil"
"Petit-Goave est comme une cuvette où viennent se déverser les eaux de plusieurs rivières", souligne-t-il. "Le problème c'est l'eau, savoir la gérer est la solution", renchérit Dordy Charles, un habitant de la ville qui préconise la construction de barrages en pierres pour contenir les rivières dans leurs lits.
Dans les quartiers vulnérables, chaque pluie est vécue comme une catastrophe: "Nous dormons d'un oeil", raconte un jeune garçon.
"Après les premiers secours d'urgence, plus personne n'est venu nous voir. Nous sommes jetés dans ce lycée où les adultes comme les enfants dorment à même le sol, nous n'avons reçu aucune assistance", raconte Paguy Labbard hébergé avec 300 autres personnes dans quelques pièces d'un lycée de Petit-Goave.
Immaculée Achille, une grand-mère déjà victime du terrible séisme de janvier 2010, se retrouve à nouveau dans un centre d'hébergement avec ses 8 petits-enfants, dont elle s'occupe depuis la mort de leurs parents.
"Nous ne pouvons pas rentrer à la maison, tout a disparu. Nous ne voulons pas demeurer ici", raconte-t-elle, appelant à une intervention de l'Etat. Elle se souvient avoir reçu, le premier jour après le passage de l'ouragan, un plat chaud, officiellement envoyé par le président Michel Martelly: "Depuis... rien".
"Il faudrait un Etat fort, un Etat qui est présent. Mais on ne voit personne, même pas les autorités locales", regrette lui aussi Dordy Charles.
Près d'un mois après le passage de l'ouragan, des sinistrés se sentent abandonnés à leur sort, la situation d'urgence nationale décrétée par le gouvernement n'a pas encore d'effets dans les régions les plus touchées par les intempéries.
"Je crois que le gouvernement a de la volonté, mais les actions tardent à venir", leur répond le député JosephBenoit Laguerre.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121119.AFP5437/haiti-pres-d-un-mois-apres-sandy-le-retour-a-la-normale-se-fait-attendre.html
Le quartier, dont le nom créole signifie "Dans les bananes", est situé entre une rivière et le bord de mer: le passage de l'ouragan Sandy l'a dévasté. Ses habitants pleurent leurs morts, et se lamentent devant le spectacle de leurs petites maisons toujours ensevelies sous des couches de boue et des plantations de bananes ravagées par les inondations.
"C'est la rivière Caïman qui est la cause de nos malheurs. Quand elle quitte son lit, elle prend tout sur son passage", résume Elnée Prophète, une des sinistrées des dernières intempéries, en montrant ce qui reste de sa maison, enfouie jusqu'au toit dans une boue rougeâtre.
A "Nan banann", beaucoup de familles ont été évacuées dans un lycée d'un autre quartier, mais d'autres sont restées sur place. Des femmes couchent sur des bouts de tissus crasseux, comme Marie-Yolaine, 24 ans, qui a perdu son enfant emporté par les eaux. Elle refuse de parler: "A quoi ça sert?", murmure-t-elle en sanglots.
"Nan banann" est érigé à côté du cimetière de la ville: "Ici, il n'y a pas de frontière entre les vivants et les morts", médite Guy Mathieu, le propriétaire d'une station de radio.
Sandy a inondé plusieurs quartiers de Petit-Goave, comme l'Acul, "première capitale de la colonie de Saint-Domingue", rappelle avec une pointe d'amertume Guy Mathieu, soulignant que la ville historique s'apprête à marquer en 2013 les 350 ans de sa création.
"Nous dormons d'un oeil"
"Petit-Goave est comme une cuvette où viennent se déverser les eaux de plusieurs rivières", souligne-t-il. "Le problème c'est l'eau, savoir la gérer est la solution", renchérit Dordy Charles, un habitant de la ville qui préconise la construction de barrages en pierres pour contenir les rivières dans leurs lits.
Dans les quartiers vulnérables, chaque pluie est vécue comme une catastrophe: "Nous dormons d'un oeil", raconte un jeune garçon.
"Après les premiers secours d'urgence, plus personne n'est venu nous voir. Nous sommes jetés dans ce lycée où les adultes comme les enfants dorment à même le sol, nous n'avons reçu aucune assistance", raconte Paguy Labbard hébergé avec 300 autres personnes dans quelques pièces d'un lycée de Petit-Goave.
Immaculée Achille, une grand-mère déjà victime du terrible séisme de janvier 2010, se retrouve à nouveau dans un centre d'hébergement avec ses 8 petits-enfants, dont elle s'occupe depuis la mort de leurs parents.
"Nous ne pouvons pas rentrer à la maison, tout a disparu. Nous ne voulons pas demeurer ici", raconte-t-elle, appelant à une intervention de l'Etat. Elle se souvient avoir reçu, le premier jour après le passage de l'ouragan, un plat chaud, officiellement envoyé par le président Michel Martelly: "Depuis... rien".
"Il faudrait un Etat fort, un Etat qui est présent. Mais on ne voit personne, même pas les autorités locales", regrette lui aussi Dordy Charles.
Près d'un mois après le passage de l'ouragan, des sinistrés se sentent abandonnés à leur sort, la situation d'urgence nationale décrétée par le gouvernement n'a pas encore d'effets dans les régions les plus touchées par les intempéries.
"Je crois que le gouvernement a de la volonté, mais les actions tardent à venir", leur répond le député JosephBenoit Laguerre.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121119.AFP5437/haiti-pres-d-un-mois-apres-sandy-le-retour-a-la-normale-se-fait-attendre.html
Haïti-Adoption : Enfin un projet de loi soumis au parlement
P-au-P, 20 nov. 2012 [AlterPresse] --- Un projet de loi sur l’adoption doit être soumis au parlement ce mardi 20 novembre 2012, apprend-on par un communiqué conjoint de l’institut du bien-être social et de recherches (Ibesr) et de la branche nationale du fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef).
Fruit du travail de l’Ibesr, avec le soutien de la branche en Haïti de l’Unicef, ce projet de loi sur l’adoption fait suite à la ratification, le 11 juin 2012 par Haïti, de la Convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
La soumission de ce projet de loi coïncide, de plus, avec l’anniversaire de la convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par Haïti depuis 1994.
Pour l’Ibesr et l’Unicef, l’occasion est donc aussi de célébrer les acquis de cette convention.
Entre 1994 et 2012, de grandes avancées - réalisées en matière de droits de l’enfant - envoient un signal encourageant pour ces deux institutions, à l’image de la réalisation d’un répertoire de sept-cent-vingt-cinq (725) maisons d’enfants.
Un mécanisme de leur évaluation a, en même temps, permis de fermer vingt-six (26) d’entre elles, qui fonctionnaient en dehors des normes reconnues, se félicitent l’Ibesr et l’Unicef.
Haïti a aussi établi une documentation sociale pour plus de seize mille (16,000) enfants placés en institution.
Un ensemble de lois, relatives à la protection de l’enfance, a été publié.
L’accompagnement des mineurs contre la traite et le trafic, et la vigilance au niveau des frontières ont été renforcés par les autorités, qui ont parallèlement pris en charge plus d’un millier d’enfants, tout en renforçant les capacités de leurs familles, signale le communiqué conjoint Ibesr/Unicef-Haïti.
L’idée d’une loi sur l’adoption avait déjà émergé en 2007, mais trouve encore tout son sens deux ans après le séisme de 2010. Après la catastrophe, deux mille quatre cents (2,400) enfants haïtiens ont été adoptés, ce qui représente 6% de la totalité des adoptions enregistrées dans le monde cette année-là, selon des chiffres du comité des droits de l’enfant des Nations Unies. [kft gp apr 20/11/2012 11 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13706
Fruit du travail de l’Ibesr, avec le soutien de la branche en Haïti de l’Unicef, ce projet de loi sur l’adoption fait suite à la ratification, le 11 juin 2012 par Haïti, de la Convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
La soumission de ce projet de loi coïncide, de plus, avec l’anniversaire de la convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par Haïti depuis 1994.
Pour l’Ibesr et l’Unicef, l’occasion est donc aussi de célébrer les acquis de cette convention.
Entre 1994 et 2012, de grandes avancées - réalisées en matière de droits de l’enfant - envoient un signal encourageant pour ces deux institutions, à l’image de la réalisation d’un répertoire de sept-cent-vingt-cinq (725) maisons d’enfants.
Un mécanisme de leur évaluation a, en même temps, permis de fermer vingt-six (26) d’entre elles, qui fonctionnaient en dehors des normes reconnues, se félicitent l’Ibesr et l’Unicef.
Haïti a aussi établi une documentation sociale pour plus de seize mille (16,000) enfants placés en institution.
Un ensemble de lois, relatives à la protection de l’enfance, a été publié.
L’accompagnement des mineurs contre la traite et le trafic, et la vigilance au niveau des frontières ont été renforcés par les autorités, qui ont parallèlement pris en charge plus d’un millier d’enfants, tout en renforçant les capacités de leurs familles, signale le communiqué conjoint Ibesr/Unicef-Haïti.
L’idée d’une loi sur l’adoption avait déjà émergé en 2007, mais trouve encore tout son sens deux ans après le séisme de 2010. Après la catastrophe, deux mille quatre cents (2,400) enfants haïtiens ont été adoptés, ce qui représente 6% de la totalité des adoptions enregistrées dans le monde cette année-là, selon des chiffres du comité des droits de l’enfant des Nations Unies. [kft gp apr 20/11/2012 11 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13706
Haiti-R.Dominicaine : Le président dominicain visitera Haïti en janvier et avril 2013
mardi 20 novembre 2012 Santo Domingo, 20 nov. 2012 [AlterPresse] --- Le président dominicain, Danilo Medina, visitera Haïti en janvier 2013, pour offrir son assistance aux personnes touchées par les phénomènes naturels, rapporte le bureau de presse de la présidence dominicaine.
Cette visite a pour but également d’appuyer le processus de reboisement qui se déroule dans le pays, précise la même source.
Le chef de l’État dominicain prévoit de retourner en Haïti en avril 2013 pour participer à la rencontre de l’Association des États Caribéens (AEC) qui aura lieu à Port-au-Prince.
Par ailleurs, Martelly a demandé à son homologue de porter une attention particulière à ses compatriotes vivant en territoire dominicain, selon un communiqué envoyé à l’agence espagnole EFE par le bureau de presse du gouvernement haïtien.
Il a dénoncé l’existence d’un réseau criminel sur la frontière commune, spécialisé dans le trafic d’Haïtiens sans papiers.
Medina déclare que son administration prendra les mesures adéquates face à ce problème. Il s’est dit engagé à annuler les paiements « illégaux », exigés aux étudiants haïtiens a la frontière. [jhp gp apr 20/11/2012 11:00]
Avec la collaboration de Joseph Harold PIERRE : desharolden@gmail.com
Cette visite a pour but également d’appuyer le processus de reboisement qui se déroule dans le pays, précise la même source.
Le chef de l’État dominicain prévoit de retourner en Haïti en avril 2013 pour participer à la rencontre de l’Association des États Caribéens (AEC) qui aura lieu à Port-au-Prince.
Par ailleurs, Martelly a demandé à son homologue de porter une attention particulière à ses compatriotes vivant en territoire dominicain, selon un communiqué envoyé à l’agence espagnole EFE par le bureau de presse du gouvernement haïtien.
Il a dénoncé l’existence d’un réseau criminel sur la frontière commune, spécialisé dans le trafic d’Haïtiens sans papiers.
Medina déclare que son administration prendra les mesures adéquates face à ce problème. Il s’est dit engagé à annuler les paiements « illégaux », exigés aux étudiants haïtiens a la frontière. [jhp gp apr 20/11/2012 11:00]
Avec la collaboration de Joseph Harold PIERRE : desharolden@gmail.com
AMIENS.- Raoul Peck, cinéaste sans frontières mais homme du monde avant tout ;
Le réalisateur haïtien est allergique aux cartes d'identité. Son cinéma aussi. Invité, d'honneur du Festival international du film d'Amiens, le globe-trotter se confie.
Un entretien avec Raoul Peck, vous plaisantez? Le «Raoul Peck», ce réalisateur sans étiquette, ce journaliste mordu de photographies, cet ancien ministre de la Culture d'Haïti, l'actuel président de la Fondation européenne pour les métiers de l'image et du son (Femis)?
De toute façon, plus la peine de reculer: par deux fois, le rendez-vous a été repoussé. Cette fois-ci, il est bel et bien fixé. Le réalisateur gentleman - qui ne fait d'ailleurs pas ses 59 ans dans son élégante veste de costume moutarde - reçoit à la bonne franquette à l'une des tables installée dans le hall de la Maison de la Culture.
À peine le mot «cinéma» est-il prononcé que ses yeux s'illuminent: «J'essaie de rendre présent ce qu'on a tendance à oublier. Mes films ne proposent ni plus ni moins qu'une lecture de vie différente», confie-t-il.
Sur son travail, il est tatillon et extrêmement bavard. Mais sur sa vie intime, pas le moins du monde. Il ne lâche rien, si ce n'est peut-être que certains de ses enfants vivent aux États-Unis. «Mes enfants, ce sont mes films, les spectateurs, les cinéphiles, les élèves du Femis... Quand on passe plusieurs années de sa vie à travailler sur un film, les frontières entre l'artistique et l'intime se mélangent. Ce que je fais se nourrit de mon expérience», assure-t-il.
Une expérience qu'il a accumulée aux quatre coins du monde. Son pays d'origine? Haïti où il est né en1953, d'un père ingénieur agronome et d'une mère secrétaire de direction. «J'ai eu la chance de grandir dans une famille assez aisée qui voyageait beaucoup et qui avait une très grande ouverture culturelle.»
Mais même s'il est né dans un pays féru de cinéma qui comptait plus d'un million de cinéphiles pendant les années de dictature, rien ne le prédestinait à devenir réalisateur. «Je ne savais même pas qu'on pouvait faire carrière dans le cinéma ! Et si j'avais osé dire à mes parents que je souhaitais devenir artiste, j'aurais été certainement taxé de saltimbanque», avoue-t-il, le sourire aux lèvres.
Sélectionné à Cannes en1993
Ce choix de carrière, il ne l'a pas fait sur un coup de tête. Loin de là. Ce projet de vie s'est imposé à lui lentement mais sûrement. Il a mûri au fil des rencontres et des histoires qu'il a compilées.
Au final, l'enfance de Sarah, la petite héroïne de son film L'Homme sur les quais qui lui a valu une sélection à Cannes en1993, n'est pas si éloignée de la sienne. Lui aussi était aux premières loges de la dictature des Duvalier.
Lui aussi a connu violences arbitraires et angoisses quotidiennes. Sa famille s'est exilée au Congo. Il avait à peine 9 ans. Mais le pathos, il s'en fiche.
Seul le devoir de mémoire compte: «Je fais des films pour poser les choses, pour inviter à la réflexion, pour éviter que l'horreur ne recommence. Et si je n'ai remis les pieds à Haïti qu'après 25 ans d'exil, mes origines coulent toujours dans mes veines.»
Qu'importe s'il a passé sa vie à brandir son passeport à chaque frontière, ses films, eux, n'ont pas de nationalité: «Ce qui m'intéresse, ce sont les renversements de perspective. J'essaie de casser cette vision euro-centrique du monde. Quand je tourne à Haïti, je m'engage là-bas. De même, au Congo ou au Rwanda.»
Et cette France qu'il dépeint dans sa série l'Affaire Villemin, il l'a connue lycéen alors qu'il avait été envoyé en pension chez les jésuites à Orléans. «Un gros plan sur la société française mais aussi sur les dérapages médiatiques, les alliances nouées entre avocats et journalistes ou police et médias», explique-t-il.
Cette France qu'il quitte pourtant son bac en poche pour rallier Berlin: «Je me sentais à l'étroit. L'Allemagne me promettait à la fois des études pointues et une ouverture culturelle sur le monde.»
C'est Outre-Rhin qu'il fait ses études d'ingénieur, qu'il se passionne pour Karl Marx, qu'il rentre à l'Académie du film de Berlin et qu'il réalise ses premiers courts métrages. Avant de quitter l'Allemagne pour devenir ministre de la Culture d'Haïti en1996.
Polyglotte saute-frontières, accro de culture melting-pot, homme du monde. Cette rencontre à la Maison de la Culture est à l'image de sa personnalité: délicieusement insaisissable.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Loisirs/Arts-Spectacles/Raoul-Peck-cineaste-sans-frontieres-mais-homme-du-monde-avant-tout
Le CSPN convoqué par le Sénat en raison des actes de violence
Le Premier Ministre haïtien, Laurent Lamothe, également président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) devra répondre le mardi 27 novembre 2012 à une convocation de la commission justice et sécurité du Sénat. Les législateurs ont exprimé leur colère en raison de la recrudescence des actes de violence dans plusieurs régions du pays. Des cas de kidnapping spectaculaires ont été enregistrés dans la région Métropolitaine de Port-au-Prince, au Cap Haïtien et à Jacmel. Le président de la commission justice et sécurité du Sénat, Pierre Francky Exius, soutient que les parlementaires veulent être informés des dispositions adoptées par les autorités pour faire face à cette recrudescence de l'insécurité. Le sénateur Exius fait remarquer que Jacmel, désigné comme destination touristique par le gouvernement, est en ébullition suite à l'enlèvement d'un enfant de trois ans et l'assassinat d'un agronome. Des milliers de personnes ont manifesté leur colère contre les autorités policières accusées de laxisme face aux actions des criminels. Le Premier Ministre Lamothe préside le CSPN qui compte également, les ministres de la justice et de l'intérieur, le secrétaire d'état à la sécurité publique et le directeur général de la police. Avant la séance de convocation du CSPN, les membres de la commission sénatoriale de justice auront des séances de travail avec les responsables des organisations de défense des droits humains. Les parlementaires espèrent obtenir plus de détails sur les rapports publiés par ces organisations sur le climat d'insécurité. Plusieurs parlementaires ont dénoncé une détérioration du climat sécuritaire à l'approche des fêtes de fin d'année. Ils pressent le gouvernement d'adopter en urgence des dispositions pour freiner les bandits. LLM / radio Metropole Haiti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21621 Commentaires : C’est une excellente initiative des parlementaires de convoquer cette instance. Personnellement je pense que Le gouvernement Martelly/Lamothe ne donne pas assez de priorités au rétablissement d’un climat sécuritaire pendant qu’il claironne le retour des haïtiens de la Diaspora en présentant le pays comme un lieu ouvert et propice pour les affaires. La discrétion dont les autorités ont fait preuve devant l’arrestation de Brandt et le démantèlement d’un des réseaux les plus puissants de la région a suscité pas mal d’interprétations. Et on a l’impression que tout le monde attend des suites qui risquent d’éclabousser…
mardi 20 novembre 2012
Tournefeuille. Séduction de «Haïti Art et réalité»
Le vernissage de l'exposition «Haïti
Art et réalité» a eu lieu hier soir à la mairie de Tournefeuille. Ce fut
l'occasion d'admirer les œuvres des artistes de l'équipe de Saint-Soleil
d'Haïti et de se sensibiliser à l'art populaire haïtien comme le courant
«Bosmetal».
Marie Bel, Tournefeuillaise, n'a pas
attendu le vernissage. Venue pour une question administrative, elle a été
attirée par les peintures et a succombé au désir de voir toute l'exposition.
«C'est fabuleux, magnifique. Les couleurs sont extraordinaires. C'est naïf et
très joyeux, dit-elle. On sent parfois une influence orientale, balinaise dans
les sculptures.»
Cette exposition-vente est ouverte à
tous du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 heures Organisée par l'association
Soutien Haïti, tous les fonds récoltés serviront à financer les actions locales
du CET (Centre d'éducation pour tous), notamment pour le fonctionnement de
l'école Pierre-Labitrie de Delmas, commune d'Haïti.
Les adhérents de l'association et les
collèges Pierre-Labitrie et Léonard-de-Vinci ont déjà contribué à l'achat des
300 uniformes, des tables. Soutien Haïti espère aller plus loin en voulant
créer une bibliothèque.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/20/1493087-tournefeuille-seduction-de-haiti-art-et-realite.html
Les Grenadiers se rebiffent
Le
réveil a été brutal pour la sélection haïtienne de football qui devrait gagner
impérativement face à la Grenade pour ravir une place à la phase finale de la
Coupe des nations de la Caraïbe. Les Grenadiers – nom de l’équipe haïtienne –
tombeurs de la Grenade (2-), compostent leur billet.
Dans
l’antre de la Grenade – Grenada National Stadium –, les joueurs haïtiens se
sont transcendés, dimanche soir, pour éviter une élimination prématurée. L’équipe
haïtienne, privée de quelques-uns de ses cadres engagés dans la Ligue 1 et la
Ligue 2 française, devrait impérativement s’imposer. 48 heures avant, elle a
subi la loi de celle de Guyane française (1-0).
Les Grenadiers qui mesuraient les enjeux, ont pris 36
minutes pour trouver le chemin des filets, grâce à Jean Sony Alcénat,
international haïtien évoluant au Portugal. Sous la pression de Olrish Saurel,
Anthony Straker a inscrit contre sans camp le second but haïtien à la 56e minute
de jeu. Au grand du pays hôte qui avait besoin d’un match nul pour se
qualifier.
Forts
de ce succès, les Grenadiers ont ravi la première place du groupe. L’autre
qualifié du groupe se nomme Guyane française, défaite (3-4) par son homologue
de la Guyane anglaise.
A
la phase finale de la Coupe des nations de la Caraïbe qui se tiendra à Antigua
& Barbuda du 3 au 15 décembre 2012, Haïti aura sous sa trajectoire la
Jamaïque, la Martinique et l’équipe de Trinidad & Tobago. L’autre groupe
est composé de : Antigua & Barbuda, République Dominicaine, Guyane
française et Cuba.
Les huit pays qualifiés
Groupe A: Antigua
& Barbuda, République Dominicaine, Guyane française et Cuba
Groupe B: Jamaïque,
Martinique, Haïti et Trinidad & Tobago
Résultats de la 3e journée
Guyane
française – Guyane anglaise : 3-4
Haïti
– Grenade : 2-0
Classement
1-Haïti :
6 points 3BP – 1BC (+2)
2-Guyane
Française : 4 points 5BP – 5BC (0)
3-Grenade :
4 points 3BP – 4BC (-1)
4-Guyana :
3 points 5BP – 6BC (-1)
Le Président d'Haïti, à Bruxelles, pour dire merci
Michel
Martelly était à Bruxelles ce lundi. Le président d'Haïti a rencontré les
autorités européennes pour les remercier des aides reçues après le violent
séisme de 2010 qui avait fait 300 000 victimes, mais aussi pour faire le point
sur l'évolution de la situation du pays. L'occasion de rencontrer un président
au profil original à la tâche énorme.
Le président haïtien a été reçu par le président du Conseil
européen, Herman Van Rompuy. Dès ses premières paroles, il a marqué l’objet de
sa visite : remercier l’Union européenne, au nom du peuple haïtien, de
toute l’aide reçue et de dire que : "Cela va mieux, même si les défis restent nombreux".
Effectivement, les catastrophes s’enchaînent sur Haïti. Dernière
en date, le cyclone Sandy. Haïti qui peine à se relever du séisme de 2010se bat toujours contre le choléra.
Aujourd'hui, 300 000 personnes vivent encore sous tente. Mais Michel Martelly
le répète, il est optimiste.
"Aujourd’hui, le message c’est qu’il y a de l’espoir. Qu’Haïti
renait de ses cendres, qu’Haïti se reconstruit. Pas seulement au niveau des
immeubles, des bâtiments mais au niveau de sa société, de son peuple".
Pour le président haïtien, à côté des
calamités à répétition, ce qui a surtout mis ce pays à genoux, ce sont des
décennies de corruption généralisée.
"A un certain moment, je me suis même dit : même si on ne faisait
rien, rompre avec ce passé ce serait déjà beaucoup", nous
a-t-il confié.
Michel Martelly est une personnalité
à part car s’il se présente aux autorités européennes en costume de président,
les Haïtiens le connaissent surtout comme "Sweet Micky", son nom de
scène. Ce chanteur, star dans son pays, a troqué en 2011 la casquette pour la
cravate et fait campagne en musique.
La star est devenue président.
C'était en mai 2011. Dix-huit mois seulement après son arrivée au pouvoir, en
mai 2011, Michel Martelly fait face à un important mouvement de contestation de
sa politique. Une manifestation, dimanche à Port au Prince, demandait sa
démission.
Le président Haïtien est en Europe
jusque mercredi.
APRES ISAAC ET SANDY LES AGRICULTEURS ONT TOUT PERDU
SALAGNAC (Haïti) (AFP) - Sur le plateau de Salagnac, dans le sud-ouest d'Haïti, les agriculteurs, déjà à la peine, affirment avoir "tout perdu" après les intempéries qui ont durement touché l'île cette année.
"Nous avons été frappés à deux
reprises", rappelle-t-il. La tempête Isaac en août avait ébranlé la
production agricole. Et lors du passage de l'ouragan Sandy fin octobre, vents
violents et inondations ont détruit les cultures maraîchères à la veille des
récoltes.
Des animaux d'élevage, des plantations
et des maisons ont été emportés, faisant fondre toutes les économies des
agriculteurs. Le secteur a perdu au total 104 millions de dollars.
Haïti, qui produisait à peu près 50% de
ses besoins alimentaires, va tomber sous la barre de 40% à cause des
intempéries, avertissent en outre des experts agricoles.
"Agir vite"
Les tempêtes n'ont fait qu'aggraver la
crise du secteur, qui pâtit d'une mécanisation très faible et d'exploitations
trop petites, empêchant notamment la lutte contre l'érosion.
En outre, l'abaissement des tarifs
douaniers au début des années 90
a ouvert la production haïtienne à une concurrence
internationale rude.
L'annonce, en fin de semaine dernière,
d'une aide de la France a été accueillie avec enthousiasme à Salagnac.
"Bonne nouvelle, la France a
accepté de subventionner les semences et les engrais pour un millier de petits
agriculteurs de notre communauté", se réjouit Clovis St-Gil, président de
l'Association des boutiques d'engrais de la région. L'assistance applaudit à
tout rompre.
L'aide de la France (300.000 euros) ira
à 1.000 familles d'agriculteurs qui pourront acheter des semences et des
engrais à moitié prix, explique sur place l'ambassadeur de France à Haïti,
Didier Le Bret.lundi 12 novembre 2012
Martelly veut s'impliquer dans la réalisation des infrastructures
Le chef de l'Etat haïtien Michel Martelly qui a évalué le week end écoulé les dégâts enregistrés dans le sud après le passage de l'ouragan Sandy envisage d'accorder la priorité aux infrastructures routières et agricoles. S'adressant à des centaines de victimes de Maniche le président Martelly a soutenu que l'absence d'infrastructures est la principale cause des dégâts enregistrés après les intempéries. Même s'il promet de poursuivre les efforts dans le cadre des 5 E prioritaires de son administration, le locataire du Palais National a donné l'assurance que des initiatives concrètes seront lancées dans les prochains mois dans les secteurs des infrastructures routières et agricoles.
Au cour de son séjour dans la péninsule du Sud, M. Martelly a pu vérifier l'état de délabrement de l'environnement. Le déboisement et le non curage des lits des rivières sont les principales causes des inondations, a-t-il rappelé exhortant ses compatriotes à adopter des dispositions pour se protéger lors des intempéries. Le président Martelly a toutefois admis que ces deux secteurs requièrent d'importants investissements afin de rétablir un environnement propice aux citoyens.
Il redoute une crise qui résulterait des pertes énormes enregistrés après chaque nouvelles averses. M. Martelly a fait part de son intention de solliciter l'appui des donateurs internationaux afin de réaliser ces grands travaux d'infrastructures. Il considère que ces travaux permettront à la fois de relancer la production agricole et d'éviter les pertes en vie humaines et matérielles lors des averses.
La nouvelle stratégie de l'administration Martelly consiste à ne plus jouer le rôle d'état pompier mais à lancer des travaux structurels qui permettront de résoudre définitivement les problèmes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=21583
L'association Pandiassou se mobilise pour Haïti - Cesson-Sévigné
samedi 10 novembre 2012
À l'heure où Haïti a été durement touchée par l'ouragan Sandy, l'association Pandiassou organise sa journée annuelle. Elle aura lieu le dimanche 18 novembre, à partir de 12 h 15. Cette manifestation débutera par un cochon grillé, à la salle de la Touche-Ablin, à côté du centre de la Hublais. La journée se poursuivra par un exposé, à 15 h 15 (entrée gratuite).
Ce sera l'occasion de présenter les réalisations de l'association et d'informer sur les projets 2013. L'association Pandiassou a pour but de soutenir Haïti et plus particulièrement le village de Pandiassou dans des projets de développement du monde paysan. Jean Rémy, président de l'association, rappelle que « plus que jamais, Pandiassou sera sollicitée pour nourrir les plus démunis. Car l'agriculture est au coeur des solutions pour ce pays ».
Un second temps fort sera l'intervention de Bernard Langlet, boucher à la retraite, après un reportage sur son action de formation au métier de boucher-charcutier, à Pandiassou. Il viendra témoigner sur sa démarche.
Jean Rémy explique : « Pandiassou est un village d'élevage, avec un abattoir et une boucherie. Bernard Langlet est parti en Haïti pour former un groupe de quinze personnes afin de leur permettre de produire des marchandises finies et de les écouler sur les marchés de Hinche et de Port-au-Prince. »
À noter. Inscription avant le lundi 12 novembre auprès de Marie-Josée Maheust, au 02 99 83 15 66 ou de Valérie Vénény-Serres, au 02 99 83 29 40. Prix du repas : adulte, 15 € ; enfants de moins de 12 ans, 6 €.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-association-Pandiassou-se-mobilise-pour-Haiti-_35001-avd-20121110-63971517_actuLocale.Htm
Un simple front froid fait plus de 10 morts au Cap Haïtien
Un simple front froid sur la caraïbe a provoqué d'importantes averses le week end écoulé sur les départements du Nord d'Haïti. Plusieurs communes dont Cap Haïtien, Limonade et Quartier Morin ont été inondées. La quasi-totalité des quartiers du Cap Haïtien dont Petite Anse, Haut du Cap, Fougeroles, Shadda, la Fossette, Fort Saint Michel, Vertières, Cité du peuple, Blue Hills étaient également sous les eaux.
Les autorités locales ont fait état d'un bilan partiel de 10 morts et 3 disparus. Plus de 1.350 personnes ont été placées dans 11 abris provisoires. Le délégué départemental, Ardouin Zephyrin, a révélé que plusieurs maisons s'étaient effondrées.
Selon un responsable de la Direction départementale Nord du ministère de l'Agriculture la principale cause des pertes en vie humaine est liée à la construction sur les berges et dans le lit des ravines. De son coté, le Maire du Cap, Wilbrod Béon, juge qu'une telle catastrophe pourrait être évitée si les citoyens respectaient les normes de construction. L'évacuation des eaux de ruissellement se fait difficilement dans lors des fortes averses.
Entre temps le gouvernement et les agences des Nations Unies dont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), apportent une assistance aux sinistrés. La Mission de l'ONU offre un soutien logistique à la réponse humanitaire ainsi qu'au déblaiement des routes.
Le Premier Ministre Laurent Lamothe avait annoncé vendredi la distribution par le FAES de 20 000 paniers solidarité supplémentaires. Il déplore le degré de vulnérabilité extrême d'Haïti et promet d'adopter les dispositions appropriées.
L'évaluation réelle des dégâts devrait débuter ce lundi. Le Centre National de Météorologie avait indiqué que les averses diminueront à partir d'aujourd'hui sur la région septentrionale.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21585
Haïti : les pluies diluviennes font au moins 17 morts
Dans le nord d'Haïti des inondations et glissements de terrain provoqués par les pluies diluviennes ont fait au moins 11 morts. Plus de 3 400 habitants de la zone sinistrée se sont vues obligées de quitter leurs maisons. La ville de Cap-Haïtien où 2 300 maisons sont inondées est la plus éprouvée.
Deux semaines seulement avant l'inondation le pays a été frappé par l'ouragan Sandy qui avait fait 54 morts. Le gouvernement a décrété l'état d'urgence de 30 jours.
http://french.ruvr.ru/2012_11_12/94297090/
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