P-au-P., 12 avril 2012 [AlterPresse] --- L’absence de discipline de parti et la négociation individuelle caractérisent le processus de ratification du premier ministre désigné Laurent Lamothe, qui a reçu l’aval du sénat le 10 avril, estiment plusieurs personnalités interrogées par AlterPresse. « L’absence de discipline de parti, le non-attachement à des valeurs politiques issues d’un courant politique déterminé laissent prédire que c’est la négociation individuelle qui déterminera le vote des députés », qui devront bientôt se pencher sur le dossier, prévoit Julien Sainvil, professeur de sociologie politique à l’Université d’ État d’Haïti (Ueh).
La même approche prévaut dans certains milieux politiques.
Evans Paul, porte-parole de la plateforme Alternative, ne veut pas faire de projections, car « nous sommes dans une dynamique de la gloire, de l’argent et du pouvoir », qui ne colle pas aux principes républicains.
Dans les secteurs sociaux, on n’espère pas non plus un vote différent à la chambre des députés, en comparaison à celui effectué au sénat, et qui est qualifié de « comédie »
Au terme de la séance du 10 avril 202, 19 sénateurs sur 23 votants ont adhéré au choix du chef de l’État, Michel Joseph Martelly, après la présentation de deux rapports contradictoires.
L’un des documents, préparé par la commission d’analyse des dossiers du postulant, est favorable à Lamothe. L’autre, élaboré par une commission d’enquête, soulève des soupçons de multiple nationalité et de non-résidence en Haïti, ce qui est interdit par la Constitution dans le cas d’un premier ministre.
Vote de la "honte"
Considérant que Lamothe n’a pas vécu 5 années dans le pays, qu’il n’a jamais payé d’impôts avant sa désignation comme premier ministre, qu’il y a de sérieux doutes sur la nationalité haïtienne de l’intéressé, qui, non plus, n’est d’aucun parti politique majoritaire au parlement, Evans Paul estime qu’il est fort probable que ce soit « un vote de marchandage ».
« Mais, comme je n’ai pas de preuves tangibles, je me limite à dire que c’est le vote de la honte puisque ne se basant sur aucune logique, aucun principe », précise Paul.
Selon Evans Paul, ce sont « les intérêts personnels » qui ont guidé le vote des parlementaires en faveur de Laurent Lamothe.
« Les sénateurs en fin de mandat ne veulent pas se trouver en face du pouvoir qui fait office de plus grand parti politique du pays », soutient Evans Paul, déplorant « la concurrence déloyale du pouvoir qui utilise l’État au détriment des vrais partis politiques ».
Durant les débats au sénat, dans plusieurs cas, des sénateurs appartenant à un même regroupement ou parti politique ont eu des positions diamétralement opposées.
« Les catégories classiques d’analyse en sciences politiques ne permettent pas d’approcher ce qui s’est passé », selon le professeur de sociologie politique à l’Université d’État d’Haïti, Julien Sainvil, pour qui toutes les conditions légales étaient réunies pour un vote négatif sur le choix du chef de l’État.
Rappelant qu’Haïti fonctionne sous un système politique républicain c’est-à-dire basé sur la Constitution et les lois en vigueur, le professeur Sainvil considère qu’un « citoyen, dont le dossier n’est pas conforme aux lois et aux principes républicains, ne peut pas être habilité à occuper une fonction étatique ».
Malgré cette « non-conformité dans le cas Lamothe », les sénateurs ont choisi d’accorder leur vote positif.
Le socio-politologue croit ainsi qu’il faut « mobiliser d’autres catégories d’analyse pour comprendre l’issue de la séance du 10 avril 2012 et aussi se demander que veulent dire institutions et Constitution pour nos élus ».
Sainvil pense que l’explication est peut-être à trouver dans le fait que « les dirigeants politiques haïtiens ne sont attachés à aucune valeur politique, ni idéologie ».
« Pour moi, le vote d’hier soir [10 avril] n’est pas guidé par l’adhésion à un courant politique classique. La motivation est donc autre », poursuit le professeur en évitant de s’appuyer sur ce qu’il appelle « des rumeurs sur des pots-de-vins » qui auraient été distribués aux sénateurs.
Ce qui est mis en avant dans le comportement des sénateurs, ce sont leurs « intérêts personnels ». Car, « le peuple, c’est leur poche », critique Guy Numa du Mouvement démocratique populaire (Modep).
Ce qui importe pour eux également, ajoute-t-il, ce sont « les intérêts des grandes puissances impérialistes et les intérêts des classes dominantes haïtiennes, dont Lamothe est le fils naturel ».
Dans ces conditions et en période « d’occupation » (par la mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti – Minustah), il ne peut y avoir « respect de la Constitution », ajoute Numa.
Pour Julio Mérisier, étudiant en communication sociale à la faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Ueh, « la Constitution est, une nouvelle fois, foulée aux pieds par les instincts marchands des sénateurs, dont les convictions ne sont que financières ». [efd kft gp apr 12/04/2012 08:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12681
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 13 avril 2012
LAURENT LAMOTHE EST SEREIN AVANT LES AUTRES ETAPES DE LA RATIFICATION
Le Premier Ministre désigné Laurent Lamothe se réjouit de la confiance des sénateurs et attend sereinement les trois autres étapes du processus de ratification. Remerciant particulièrement les 19 sénateurs ayant voté en faveur du rapport, M. Lamothe a aussi tendu la perche en direction des autres législateurs en espérant un consensus général lors de la prochaine étape. Réagissant aux critiques de plusieurs élus sur sa nationalité haïtienne, M. Lamothe a assuré qu'il est un haïtien " fier de sa nationalité". Il y a au moins deux cents sceaux différents et des visas américains, canadiens, shengen, et de plusieurs autres états, les passeports parlent d'eux-mêmes, une personne ayant une autre nationalité ne saurait avoir tous ces sceaux, insiste M. Lamothe qui rappelle qu'il avait représenté son pays dans des compétitions internationales.
Il assure qu'il n'avait a aucun moment éprouvé le désir de renoncer à sa nationalité puisqu'il est animé d'un sentiment de fierté et d'amour pour sa patrie. Le ministre des affaires étrangères dit espérer que le débat au grand corps a permis une fois pour toute de confirmer qu'il est un haïtien à 100%.
En ce qui a trait aux rumeurs sur des pots de vin qui auraient été accordés à des élus en échange de leur vote, le Premier Ministre désigné a nié catégoriquement ces allégations. Il donne l'assurance qu'il n'a travaillé que sur des projets régionaux prioritaires pour les sénateurs. Il explique que ces projets ne seront pas uniquement bénéfiques pour les sénateurs concernés mais avant tout pour les résidents de ces régions reculées.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20650
Il assure qu'il n'avait a aucun moment éprouvé le désir de renoncer à sa nationalité puisqu'il est animé d'un sentiment de fierté et d'amour pour sa patrie. Le ministre des affaires étrangères dit espérer que le débat au grand corps a permis une fois pour toute de confirmer qu'il est un haïtien à 100%.
En ce qui a trait aux rumeurs sur des pots de vin qui auraient été accordés à des élus en échange de leur vote, le Premier Ministre désigné a nié catégoriquement ces allégations. Il donne l'assurance qu'il n'a travaillé que sur des projets régionaux prioritaires pour les sénateurs. Il explique que ces projets ne seront pas uniquement bénéfiques pour les sénateurs concernés mais avant tout pour les résidents de ces régions reculées.
LLM / radio Métropole Haïti
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BREVE VISITE DE FELIPE CALDERON EN HAITI
Le président mexicain Felipe Calderon a effectué ce jeudi une visite de quelques heures en Haïti dans le but de renforcer la coopération entre les deux pays. Le chef de l'Etat mexicain était à la tête d'une délégation composée des membres de son gouvernement et des entrepreneurs mexicains, notamment le milliardaire Carlos Slim le magnat mexicain des télécommunications.
Il a été accueilli à l'aéroport par le ministre des affaires étrangères haïtien Laurent Lamothe.
Lors d'une conférence conjointe tenue au Palais National avec son homologue haïtien, Monsieur Calderon a fait de nombreuses annonces notamment, le financement par son pays des travaux de réhabilitation de l'hôpital La Providence des Gonaïves.
Monsieur Calderon a renouvelé l'engagement de son gouvernement à œuvrer en vue d'accompagner Haïti sur le chemin du progrès et du développement économique.
De son coté le président Martelly qui vient de rentrer au pays après son voyage médical aux Etats Unis, a salué la coopération mexicaine .
Monsieur Martelly invite le Mexique à continuer sur cette même lancée.
Il annonce la mise en place d'une alliance conjointe entre les hommes d'affaires mexicains et les autorités du Mexique, en vue de financer des projets en Haïti.
Par ailleurs Michel Martelly en a profité pour réitérer sa volonté de créer un climat propice à l'investissement dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20653
Il a été accueilli à l'aéroport par le ministre des affaires étrangères haïtien Laurent Lamothe.
Lors d'une conférence conjointe tenue au Palais National avec son homologue haïtien, Monsieur Calderon a fait de nombreuses annonces notamment, le financement par son pays des travaux de réhabilitation de l'hôpital La Providence des Gonaïves.
Monsieur Calderon a renouvelé l'engagement de son gouvernement à œuvrer en vue d'accompagner Haïti sur le chemin du progrès et du développement économique.
De son coté le président Martelly qui vient de rentrer au pays après son voyage médical aux Etats Unis, a salué la coopération mexicaine .
Monsieur Martelly invite le Mexique à continuer sur cette même lancée.
Il annonce la mise en place d'une alliance conjointe entre les hommes d'affaires mexicains et les autorités du Mexique, en vue de financer des projets en Haïti.
Par ailleurs Michel Martelly en a profité pour réitérer sa volonté de créer un climat propice à l'investissement dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
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DIDIER LE DRET SE REJOUIT DE LA RATIFICATION DU PREMIER MINISTRE
L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, salue la ratification de Laurent Lamothe par le Sénat qu'il considère comme un signe d'espoir. Le diplomate français croit déceler une prise de conscience de l'exécutif et du législatif qui ont compris la nécessité de mettre le pays en situation d'être gouverné. Il souligne que la communauté internationale se réjouit que les leaders des partis politiques, les parlementaires et l'exécutif soient parvenu à une entente autour d'un candidat à la Primature.
Cette ratification est une bonne nouvelle, martèle M. Le Bret qui ne cesse de mettre en évidence les conséquences néfastes de l'absence de gouvernement. Le taux de croissance a été revue à la baisse, rappelle t-il en guise d'exemple de l'impact économique de l'absence de gouvernement. L'Etat doit être capable de réaliser d'importants investissements dans le cadre de la reconstruction, explique M. Le Bret qui se désole du retard enregistré au cours des derniers mois.
Didier Le Bret ne cache pas son souhait que les députés accordent également un vote favorable à M. Lamothe. Les représentants de la communauté internationale redoutent un échec qui entrainerait immédiatement un retour à la case de départ et la perte de plusieurs mois de négociation.
Selon M. Le Bret deux mois sans Premier Ministre est une situation compliquée d'autant que le pays avait connu 4 mois avec un gouvernement démissionnaire en 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20648
Cette ratification est une bonne nouvelle, martèle M. Le Bret qui ne cesse de mettre en évidence les conséquences néfastes de l'absence de gouvernement. Le taux de croissance a été revue à la baisse, rappelle t-il en guise d'exemple de l'impact économique de l'absence de gouvernement. L'Etat doit être capable de réaliser d'importants investissements dans le cadre de la reconstruction, explique M. Le Bret qui se désole du retard enregistré au cours des derniers mois.
Didier Le Bret ne cache pas son souhait que les députés accordent également un vote favorable à M. Lamothe. Les représentants de la communauté internationale redoutent un échec qui entrainerait immédiatement un retour à la case de départ et la perte de plusieurs mois de négociation.
Selon M. Le Bret deux mois sans Premier Ministre est une situation compliquée d'autant que le pays avait connu 4 mois avec un gouvernement démissionnaire en 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
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LES ANCIENS MILITAIRES ETENDENT LEURS ACTIONS TRAVERS LE PAYS
Des individus lourdement armés et en treillis se présentant comme des anciens militaires ont défilé ce mardi dans les rues de Jacmel, une ville située dans le département du Sud Est . Se trouvant à bord de trois véhicules, ces hommes, au nombre d'une trentaine, ont reçu un accueil chaleureux de la part de certains spectateurs qui ont réclamé la remobilisation des forces armées d'Haïti.
Ils annoncent qu'ils vont étendre leur mouvement dans d'autres régions du pays.
Rappelons que Le ministre de l'intérieur de la défense nationale et des collectivités territoriales Thierry Mayard Paul avait récemment haussé le ton contre les militaires démobilisés qui occupent des bâtiments publics depuis plusieurs mois.
Toutefois malgré de nombreuses somations du gouvernement, ces hommes qui se présentent comme des anciens membres de l'armée haïtienne n'ont pas quitté les espaces qu'ils occupaient.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20645
Ils annoncent qu'ils vont étendre leur mouvement dans d'autres régions du pays.
Rappelons que Le ministre de l'intérieur de la défense nationale et des collectivités territoriales Thierry Mayard Paul avait récemment haussé le ton contre les militaires démobilisés qui occupent des bâtiments publics depuis plusieurs mois.
Toutefois malgré de nombreuses somations du gouvernement, ces hommes qui se présentent comme des anciens membres de l'armée haïtienne n'ont pas quitté les espaces qu'ils occupaient.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20645
DEBUT D’UNE CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LE CHJOLERA EN HAITI
Une campagne de vaccination contre le choléra sera lancée jeudi 12 avril, dans l'Artibonite et dans l'Ouest. C'est ce qu'a annoncé le directeur général du ministère de la santé publique. Intervenant à la rubrique le point de Radio et Télé Métropole monsieur Timothée a indiqué que 100 mille volontaires sains ont été sélectionnés pour recevoir deux doses d'un vaccin oral le Chanchol, qui leur assurera une protection de 2 à 3 ans à hauteur de 65%, contre la maladie.
« Les centres Geskio dans l'Ouest et Zanmi Lasante dans l'Artibonite assureront l'accompagnement des vaccinés durant le processus » a-t-il poursuivi.
Par ailleurs il affirme que la situation de l'épidémie de Choléra est préoccupante dans le nord du pays.
Monsieur Thimothé a fait remarquer que dans les 19 communes de ce département, on recense jusqu'ici, 3 décès et 134 cas, principalement dans les zones du Cap-Haïtien et de Quartier Morin.
Toutefois le docteur Timothée a précisé que dans le reste du pays l'épidémie est en voie de stabilisation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20644
« Les centres Geskio dans l'Ouest et Zanmi Lasante dans l'Artibonite assureront l'accompagnement des vaccinés durant le processus » a-t-il poursuivi.
Par ailleurs il affirme que la situation de l'épidémie de Choléra est préoccupante dans le nord du pays.
Monsieur Thimothé a fait remarquer que dans les 19 communes de ce département, on recense jusqu'ici, 3 décès et 134 cas, principalement dans les zones du Cap-Haïtien et de Quartier Morin.
Toutefois le docteur Timothée a précisé que dans le reste du pays l'épidémie est en voie de stabilisation.
EJ/Radio Métropole Haïti
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VERS LA CONSTRUCTION PROCHAINE D’UN PORT INTERNATIONAL DANS LE NORD-EST
Le ministre des affaires étrangère, Laurent Lamothe a reçu, ce mardi en début de soirée, la directrice du cabinet de la secrétaire d'Etat américaine, Cheryl Mills.
Cette rencontre de plus de deux heures a été portée sur le parc industriel de Caracol, selon ce qu'a indiqué le chancelier haïtien Laurent Lamothe à son issue.
Monsieur Lamothe annonce pour très bientôt le lancement des opérations en soulignant que des discussions sont en cours en vue de la création d'un port international dans le Nord-est.
Rappelons que la directrice du cabinet de la secrétaire d'Etat américaine, Cheryl Mills, était arrivée ce mardi dans le cadre d'une visite officielle.
Notons que madame Mills n'en est pas à sa première visite en Haïti, la dernière remonte au mois dernier mars. Lors de ce passage au pays, elle avait rencontré les présidents de deux chambres du parlement haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20643
HAITI DIASPORA : L’ACTEUR JIMMY JEAN LOUIS UN MODELE POUR LE JEUNESSE HAITIENNE SELON DANIEL SUPPLICE
P-au-P, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- Le Ministre démissionnaire des Haïtiens vivant à l’étranger (Mhave), Daniel Supplice, a reçu le 11 avril dans les locaux du ministère, l’acteur haïtien Jimmy Jean Louis, en prélude à la semaine de la diaspora qui précède la Journée nationale de la diaspora. La semaine de la diaspora débute officiellement le 16 avril pour s’achever le 22 avril, se déroulant sous le thème « Haïti a besoin de sa diaspora », alors que la journée nationale de la diaspora en Haïti est consacrée le 20 avril.
Jimmy Jean Louis qui incarne Toussaint Louverture, figure emblématique de l’histoire d’Haïti, dans le rôle principal d’un téléfilm de la chaine de télévision France 2, a été présenté par le ministre Supplice comme un modèle.
« L’acteur principal du téléfilm qui incarne Toussaint Louverture est un modèle pour les Haïtiens, modèle de succès qui n’est pas donné en cadeau mais de préférence dans la persévérance. C’est ce modèle que le ministère veut présenter à la jeunesse haïtienne, pour dire qu’Haïti n’est pas seulement des choses négatives. Car, Haïti c’est une histoire, c’est une culture », a déclaré Daniel Supplice.
Le téléfilm Toussaint Louverture sera projeté dans la salle privée d’un hôtel à l’est de Port-au-Prince le 14 avril, histoire de lancer la semaine de la diaspora, selon les informations recueillies par AlterPresse.
« C’est plusieurs personnages qu’on joue en un film », a expliqué Jimmy Jean Louis, ajoutant qu’incarner un personnage de 30 à 60 ans « c’est un jeu qui demande de la précision ». « Le personnage était très physique, pour cela il a fallu suivre des cours d’équestre pendant deux mois ainsi que des cours de sabres », a-t-il poursuivi.
Durant son séjour en Haïti, l’acteur qui a notamment été remarqué aux côtés de la star Bruce Willis dans le film américain Tears of the Sun, a dit espérer visiter le Lycée Toussaint Louverture, le musée du Panthéon National ainsi qu’une école que sa fondation a mis sur pied.
La présentation de Jimmy Jean Louis par le ministre Daniel Supplice a été réalisée en présence de plus d’une vingtaine de jeunes issus de la diaspora haïtienne.
Ces jeunes viennent pour établir des échanges avec des haïtiens de leur âge habitant Carrefour (sud de la capitale) et Anse-à-Veau (ville au sud-ouest du pays) dans le cadre de la coopération avec la Fondation haïtienne de sport (Haïtien sport fondation).
Ces jeunes ont, à cette occasion, malgré leur accent, chanté « Wangol o ou ale » (en français littéralement : Roi Angol oh tu es parti), un morceau populaire et traditionnel. [jep kft gp apr 12/04/12 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12684
Jimmy Jean Louis qui incarne Toussaint Louverture, figure emblématique de l’histoire d’Haïti, dans le rôle principal d’un téléfilm de la chaine de télévision France 2, a été présenté par le ministre Supplice comme un modèle.
« L’acteur principal du téléfilm qui incarne Toussaint Louverture est un modèle pour les Haïtiens, modèle de succès qui n’est pas donné en cadeau mais de préférence dans la persévérance. C’est ce modèle que le ministère veut présenter à la jeunesse haïtienne, pour dire qu’Haïti n’est pas seulement des choses négatives. Car, Haïti c’est une histoire, c’est une culture », a déclaré Daniel Supplice.
Le téléfilm Toussaint Louverture sera projeté dans la salle privée d’un hôtel à l’est de Port-au-Prince le 14 avril, histoire de lancer la semaine de la diaspora, selon les informations recueillies par AlterPresse.
« C’est plusieurs personnages qu’on joue en un film », a expliqué Jimmy Jean Louis, ajoutant qu’incarner un personnage de 30 à 60 ans « c’est un jeu qui demande de la précision ». « Le personnage était très physique, pour cela il a fallu suivre des cours d’équestre pendant deux mois ainsi que des cours de sabres », a-t-il poursuivi.
Durant son séjour en Haïti, l’acteur qui a notamment été remarqué aux côtés de la star Bruce Willis dans le film américain Tears of the Sun, a dit espérer visiter le Lycée Toussaint Louverture, le musée du Panthéon National ainsi qu’une école que sa fondation a mis sur pied.
La présentation de Jimmy Jean Louis par le ministre Daniel Supplice a été réalisée en présence de plus d’une vingtaine de jeunes issus de la diaspora haïtienne.
Ces jeunes viennent pour établir des échanges avec des haïtiens de leur âge habitant Carrefour (sud de la capitale) et Anse-à-Veau (ville au sud-ouest du pays) dans le cadre de la coopération avec la Fondation haïtienne de sport (Haïtien sport fondation).
Ces jeunes ont, à cette occasion, malgré leur accent, chanté « Wangol o ou ale » (en français littéralement : Roi Angol oh tu es parti), un morceau populaire et traditionnel. [jep kft gp apr 12/04/12 10 :35]
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HAITI-MEXIQUE :LA SOLIDARITE MEXICAINE AVEC LES MIGRANTS HAITIENS, UNE TACHE PENDANTE
Par Wooldy Edson Louidor
Bogota, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- Suite au séisme ayant dévasté une grande partie d’Haïti le 12 janvier 2010, le Mexique s’est montré solidaire de la république caribéenne en détresse.
La visite en Haïti, ce 12 avril, du président mexicain Felipe Calderón, invité par son homologue haïtien Michel Martelly, vient couronner cette marque de solidarité et symbolise une volonté de renforcement de la coopération binationale.
Cependant, outre la contribution du Mexique à hauteur de plus de 23 millions de dollars d’aide en Haïti dans plusieurs domaines, il y a lieu de rappeler que la solidarité mexicaine avec les migrants haïtiens réfugiés dans le pays aztèque après la tragédie reste et demeure une tâche pendante.
La solidarité mexicaine sur le plan migratoire, après le 12 janvier 2010
Suite au séisme du 12 janvier 2010, l’État mexicain a expédié le bateau Usumacinta en Haïti en vue de chercher un groupe de 250 Haïtiens dont les parents résidaient en territoire aztèque.
Après un voyage de cinq jours, ces migrants haïtiens ont été chaleureusement accueillis le 25 avril 2010 au port mexicain de Veracruz par une délégation de l’administration de Felipe Calderón.
1.011 Haïtiens sont entrés au Mexique au cours des six mois postérieurs à la tragédie, selon un rapport de l’Institut National de la Migration (INM) publié en juin 2010. De ce total, 511 ont bénéficié des mesures temporaires d’entrée et de séjour au Mexique, alors que 500 autres sont arrivés au pays par leurs propres moyens, selon l’organisme officiel mexicain.
Tous ces Haïtiens ont reçu un « visa humanitaire », document leur permettant de résider légalement dans le pays, de travailler et d’étudier pour une période d’un an avec possibilité de prorogation.
Des difficultés accrues, en dépit de la régularisation migratoire
En dépit de leur régularisation migratoire, les Haïtiens ont été confrontés à pas mal de difficultés au Mexique, dont : la non-connaissance de l’espagnol et des conditions de travail dans le pays, le manque de ressources économiques pour subvenir à leurs besoins primaires et à ceux de leurs familles, des difficultés d’intégration, dont la discrimination en raison de la couleur de leur peau et leur origine, etc.
Depuis juillet 2010, l’organisation mexicaine de défense des droits des migrants, Sin Fronteras, a dénoncé la situation déplorable dans laquelle vivaient dans le pays les ressortissants haïtiens qui sont arrivés dans le cadre de ce programme de solidarité.
« Ils ont été abandonnés par l’État mexicain », a dénoncé l’organisme.
La majorité d’entre eux « n’ont pas de quoi manger, ni un endroit où vivre et encore moins les moyens de trouver un emploi, puisqu’ils ne parlent pas l’espagnol et souffrent de la discrimination », poursuit-il.
« Plusieurs d’entre eux qui sont arrivés [au Mexique] vivent dans des abris destinés à des personnes en situation de détresse et mangent dans des restaurants privés avec lesquels l’organisation a signé des contrats », explique-t-il.
Sin Fronteras a pointé du doigt le Gouvernement mexicain, qui a fait venir les Haïtiens suite au séisme et « n’a pas consacré des ressources pour aider cette population » en termes d’assistance économique, légale et psychologique et de l’accès à des programmes sociaux, dont les soins médicaux.
Ce sont des organisations de la société civile mexicaine qui ont joué ce rôle, en lieu et place du Gouvernement mexicain.
Des difficultés pour renouveler leurs visa
Deux ans après le tremblement de terre, les migrants haïtiens ayant reçu du Mexique des « visas humanitaires » font face à d’énormes difficultés pour renouveler ce document migratoire.
Dix pour cent d’entre eux n’ont pas pu trouver la somme d’argent et les documents exigés par l’Institut National de Migration pour renouveler ces visas, ce qui les accule à une situation encore plus vulnérable dans le pays, selon Sin Fronteras.
Ces documents exigés vont de l’homologation ou l’équivalence de leurs études à la vérification des liens familiaux avec leurs parents résidant au Mexique, en passant par d’autres documents et pièces d’identité que les migrants devraient obtenir d’Haïti.
Manque de protection
Les Haïtiens arrivés au Mexique après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haiti n’ont pas eu accès à une véritable « protection internationale » requise par leur situation humanitaire spéciale.
Arrivés au Mexique sans un sou et souffrant de traumatismes et de séquelles psychologiques suite à la tragédie, ils ont dû faire face à d’énormes difficultés d’intégration dans un pays qu’ils ne connaissent pas. La majorité d’entre eux ne parlent pas l’espagnol.
Ces Haïtiens n’ont reçu aucune aide de la part de l’État mexicain. « La société [mexicaine] s’est consacrée à envoyer des dons aux Haïtiens en Haïti, mais on n’a pas eu cette réponse pour les Haïtiens au Mexique », a déploré Sin Fronteras en avril 2010.
Selon le Comité Citoyen de Défense des Naturalisés et des Afro-mexicains, il y aurait 1.700 Haïtiens au Mexique, population majoritairement masculine et dont la tranche d’âge oscille entre 25 et 40 ans. Ils sont concentrés surtout à la Capitale Distrito Federal (DF) et dans d’autres régions telles que Hidalgo, Veracruz et Acapulco. Pour survivre, certains d’entre eux offrent des cours particuliers de français aux Mexicains, alors que d’autres travaillent dans des petites entreprises pour un salaire de misère. [wel gp apr 12/04/2012 11 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12686
Bogota, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- Suite au séisme ayant dévasté une grande partie d’Haïti le 12 janvier 2010, le Mexique s’est montré solidaire de la république caribéenne en détresse.
La visite en Haïti, ce 12 avril, du président mexicain Felipe Calderón, invité par son homologue haïtien Michel Martelly, vient couronner cette marque de solidarité et symbolise une volonté de renforcement de la coopération binationale.
Cependant, outre la contribution du Mexique à hauteur de plus de 23 millions de dollars d’aide en Haïti dans plusieurs domaines, il y a lieu de rappeler que la solidarité mexicaine avec les migrants haïtiens réfugiés dans le pays aztèque après la tragédie reste et demeure une tâche pendante.
La solidarité mexicaine sur le plan migratoire, après le 12 janvier 2010
Suite au séisme du 12 janvier 2010, l’État mexicain a expédié le bateau Usumacinta en Haïti en vue de chercher un groupe de 250 Haïtiens dont les parents résidaient en territoire aztèque.
Après un voyage de cinq jours, ces migrants haïtiens ont été chaleureusement accueillis le 25 avril 2010 au port mexicain de Veracruz par une délégation de l’administration de Felipe Calderón.
1.011 Haïtiens sont entrés au Mexique au cours des six mois postérieurs à la tragédie, selon un rapport de l’Institut National de la Migration (INM) publié en juin 2010. De ce total, 511 ont bénéficié des mesures temporaires d’entrée et de séjour au Mexique, alors que 500 autres sont arrivés au pays par leurs propres moyens, selon l’organisme officiel mexicain.
Tous ces Haïtiens ont reçu un « visa humanitaire », document leur permettant de résider légalement dans le pays, de travailler et d’étudier pour une période d’un an avec possibilité de prorogation.
Des difficultés accrues, en dépit de la régularisation migratoire
En dépit de leur régularisation migratoire, les Haïtiens ont été confrontés à pas mal de difficultés au Mexique, dont : la non-connaissance de l’espagnol et des conditions de travail dans le pays, le manque de ressources économiques pour subvenir à leurs besoins primaires et à ceux de leurs familles, des difficultés d’intégration, dont la discrimination en raison de la couleur de leur peau et leur origine, etc.
Depuis juillet 2010, l’organisation mexicaine de défense des droits des migrants, Sin Fronteras, a dénoncé la situation déplorable dans laquelle vivaient dans le pays les ressortissants haïtiens qui sont arrivés dans le cadre de ce programme de solidarité.
« Ils ont été abandonnés par l’État mexicain », a dénoncé l’organisme.
La majorité d’entre eux « n’ont pas de quoi manger, ni un endroit où vivre et encore moins les moyens de trouver un emploi, puisqu’ils ne parlent pas l’espagnol et souffrent de la discrimination », poursuit-il.
« Plusieurs d’entre eux qui sont arrivés [au Mexique] vivent dans des abris destinés à des personnes en situation de détresse et mangent dans des restaurants privés avec lesquels l’organisation a signé des contrats », explique-t-il.
Sin Fronteras a pointé du doigt le Gouvernement mexicain, qui a fait venir les Haïtiens suite au séisme et « n’a pas consacré des ressources pour aider cette population » en termes d’assistance économique, légale et psychologique et de l’accès à des programmes sociaux, dont les soins médicaux.
Ce sont des organisations de la société civile mexicaine qui ont joué ce rôle, en lieu et place du Gouvernement mexicain.
Des difficultés pour renouveler leurs visa
Deux ans après le tremblement de terre, les migrants haïtiens ayant reçu du Mexique des « visas humanitaires » font face à d’énormes difficultés pour renouveler ce document migratoire.
Dix pour cent d’entre eux n’ont pas pu trouver la somme d’argent et les documents exigés par l’Institut National de Migration pour renouveler ces visas, ce qui les accule à une situation encore plus vulnérable dans le pays, selon Sin Fronteras.
Ces documents exigés vont de l’homologation ou l’équivalence de leurs études à la vérification des liens familiaux avec leurs parents résidant au Mexique, en passant par d’autres documents et pièces d’identité que les migrants devraient obtenir d’Haïti.
Manque de protection
Les Haïtiens arrivés au Mexique après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haiti n’ont pas eu accès à une véritable « protection internationale » requise par leur situation humanitaire spéciale.
Arrivés au Mexique sans un sou et souffrant de traumatismes et de séquelles psychologiques suite à la tragédie, ils ont dû faire face à d’énormes difficultés d’intégration dans un pays qu’ils ne connaissent pas. La majorité d’entre eux ne parlent pas l’espagnol.
Ces Haïtiens n’ont reçu aucune aide de la part de l’État mexicain. « La société [mexicaine] s’est consacrée à envoyer des dons aux Haïtiens en Haïti, mais on n’a pas eu cette réponse pour les Haïtiens au Mexique », a déploré Sin Fronteras en avril 2010.
Selon le Comité Citoyen de Défense des Naturalisés et des Afro-mexicains, il y aurait 1.700 Haïtiens au Mexique, population majoritairement masculine et dont la tranche d’âge oscille entre 25 et 40 ans. Ils sont concentrés surtout à la Capitale Distrito Federal (DF) et dans d’autres régions telles que Hidalgo, Veracruz et Acapulco. Pour survivre, certains d’entre eux offrent des cours particuliers de français aux Mexicains, alors que d’autres travaillent dans des petites entreprises pour un salaire de misère. [wel gp apr 12/04/2012 11 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12686
HAITI REPUBLIQUE DOMINICAINE : LES AUTORITES DES DEUX PAYS DENONCENT UN COMPLOT CONTRE L’ADMINISTRATION MARTELLY
P-au-P., 13 avr. 2012 [AlterPresse] --- Les autorités dominicaines et haïtiennes ont dénoncé, le 12 avril, un « complot » qui serait fomenté par le colonel retraité dominicain Pedro julio Goico Guerrero, dans le but de déstabiliser l’administration du président Michel Martelly. L’information a été communiquée à Santo Domingo par le secrétaire à l’information de la Présidence dominicaine, Rafaël Núñez, qui a lu un document paraphé par les deux gouvernements.
Au moment de rencontrer les journalistes convoqués au palais présidentiel, il était accompagné du ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, du ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, du procureur dominicain, Radhamés Jiménez, et des ambassadeurs Fritz Cineas (Haiti) et Rubén Silie (Rép. Dom.).
Le texte officiel remis aux journalistes indique que conformément à des informations fournies par les organismes de sécurité dominicains, le colonel Guerrero, aurait tramé « un complot » dans le but de déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu du président Michel Martelly, rapporte l’agence Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Goico aurait ainsi demandé au citoyen haitien Pierre Kanzki, d’entreprendre une campagne de discrédit contre le chef de l’État haitien.
Pierre Kanzki aurait, de son coté, à entrer en contact avec d’autres secteurs de la vie nationale en Haïti pour exécuter le plan.
« Les gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine, condamnent ce type d’action à caractère criminel (...) qui met en danger la paix, l’ordre et la tranquillité du peuple haïtien », selon le document.
Durant cette rencontre, où les journalistes n’avaient pas le droit de poser des questions, deux enregistrements sonores supposément interceptés par les organismes de sécurité dominicains et servant de base à la dénonciation, ont été présentés.
Selon l’agence EFE, dans les enregistrements sonores, la voix présumée de Guerrero évoque le récent scandale des millions ayant éclaboussé Martelly. Ce dernier aurait reçu 2,5 millions de dollars avant et après son élection à la présidence, de la part de l’influent sénateur dominicain Felix Bautista (proche du président Léonel Fernandez).
EFE signale que le colonel à la retraite Pedro julio Goico Guerrero fait partie du cercle rapproché de Hipolito Mejia, ex président et candidat à la présidence du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD).
L’agence ajoute que Mejia est l’un des candidats favoris aux élections du 20 mai prochain, en face (entre autres) de Danilo Medina, candidat du Parti de la Libération Dominicain au pouvoir. [gp apr 13/04/2012 00 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12693
Au moment de rencontrer les journalistes convoqués au palais présidentiel, il était accompagné du ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, du ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, du procureur dominicain, Radhamés Jiménez, et des ambassadeurs Fritz Cineas (Haiti) et Rubén Silie (Rép. Dom.).
Le texte officiel remis aux journalistes indique que conformément à des informations fournies par les organismes de sécurité dominicains, le colonel Guerrero, aurait tramé « un complot » dans le but de déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu du président Michel Martelly, rapporte l’agence Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Goico aurait ainsi demandé au citoyen haitien Pierre Kanzki, d’entreprendre une campagne de discrédit contre le chef de l’État haitien.
Pierre Kanzki aurait, de son coté, à entrer en contact avec d’autres secteurs de la vie nationale en Haïti pour exécuter le plan.
« Les gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine, condamnent ce type d’action à caractère criminel (...) qui met en danger la paix, l’ordre et la tranquillité du peuple haïtien », selon le document.
Durant cette rencontre, où les journalistes n’avaient pas le droit de poser des questions, deux enregistrements sonores supposément interceptés par les organismes de sécurité dominicains et servant de base à la dénonciation, ont été présentés.
Selon l’agence EFE, dans les enregistrements sonores, la voix présumée de Guerrero évoque le récent scandale des millions ayant éclaboussé Martelly. Ce dernier aurait reçu 2,5 millions de dollars avant et après son élection à la présidence, de la part de l’influent sénateur dominicain Felix Bautista (proche du président Léonel Fernandez).
EFE signale que le colonel à la retraite Pedro julio Goico Guerrero fait partie du cercle rapproché de Hipolito Mejia, ex président et candidat à la présidence du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD).
L’agence ajoute que Mejia est l’un des candidats favoris aux élections du 20 mai prochain, en face (entre autres) de Danilo Medina, candidat du Parti de la Libération Dominicain au pouvoir. [gp apr 13/04/2012 00 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12693
Haïti-Politique : La démocratie doit être un produit local dont les partis politiques sont les premiers artisans
P-au-P, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- « La démocratie ne peut être ni exportée, ni importée, mais elle peut être encouragée et soutenue », souligne l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea) qui a organisé dans cette perspective d’encouragement et de soutien, une journée de réflexion avec une centaine de représentants de partis politiques le 11 avril à l’est de la capitale. Déroulée sous le thème « les partis politiques acteurs majeurs de toute démocratie », cette journée de réflexion arrive après maintes rencontres avec les formations politiques et selon une prise en compte de leurs préoccupations, leurs difficultés et leur réalité, indique Idea.
Au menu, un historique de l’évolution des partis politiques en Haïti à partir de 1830, l’importance de ces derniers dans une démocratie.
Des ateliers de travail sur les partis politiques comme mythes et réalités (en Haïti), la nécessité ou non de l’adoption d’un code d’éthique des partis politiques et de l’organisation, ont eu lieu.
La structuration des blocs politiques au parlement, la nécessité ou non de la cooptation d’un pacte de gouvernabilité et la mise en place d’une plateforme de défense des intérêts des partis politiques ont également été au cœur des reflexions.
La thématique proposée par Idea vise surtout à servir de « pistes » aux partis qui sont « les leviers importants de toute démocratie » notamment de la démocratie haïtienne qui en est à « ses balbutiements », précise la directrice du programme d’Idea en Haïti, Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
L’objectif poursuivi est de réunir les partis tout en leur permettant « d’assumer leur responsabilité » dans le pays, en étant des « partis sains qui jouent leur rôle sans frustration », selon les propos de Laurence Jocelyn Lassègue.
L’organisation souhaite un partenariat fructueux avec les acteurs politiques dans la construction démocratique en Haïti, explique Frantz Toussaint, consultant à Idea.
D’autres activités sont prévues pour donner suite aux recommandations issues des ateliers de travail et d’échange.
Parmi les représentants de partis présents, Mirlande Hyppolite Manigat coordonatrice du Rassemblement des démocrates nationaux et progressistes d’Haïti (Rndp) croit que cette initiative est « excellente » et devra permettre une meilleure « convivialité » entre les regroupements politiques.
Éric Prévaut Junior, membre du directoire du parti Lavni (L’avenir) qui a participé aux dernières élections de 2011 estime, pour sa part, que « le pays a certainement besoin de ce genre de rencontres en vue du renforcement des partis politiques ».
Quarante partis étaient invités par Idea qui est une organisation intergouvernementale créée en 1995 dans le but d’apporter du support, surtout d’ordre réflexif, au développement de la démocratie dans les 25 pays où elle est activement présente.
Le parlement, les partis politiques et la question du quota de participation des femmes dans la vie politique, sont les thèmes priorisés par l’organisation.
Idea a ouvert officiellement son premier bureau en Haïti au cours du mois de janvier 2012. [rh kft gp apr 12/4/ 2012 18:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12683
Au menu, un historique de l’évolution des partis politiques en Haïti à partir de 1830, l’importance de ces derniers dans une démocratie.
Des ateliers de travail sur les partis politiques comme mythes et réalités (en Haïti), la nécessité ou non de l’adoption d’un code d’éthique des partis politiques et de l’organisation, ont eu lieu.
La structuration des blocs politiques au parlement, la nécessité ou non de la cooptation d’un pacte de gouvernabilité et la mise en place d’une plateforme de défense des intérêts des partis politiques ont également été au cœur des reflexions.
La thématique proposée par Idea vise surtout à servir de « pistes » aux partis qui sont « les leviers importants de toute démocratie » notamment de la démocratie haïtienne qui en est à « ses balbutiements », précise la directrice du programme d’Idea en Haïti, Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
L’objectif poursuivi est de réunir les partis tout en leur permettant « d’assumer leur responsabilité » dans le pays, en étant des « partis sains qui jouent leur rôle sans frustration », selon les propos de Laurence Jocelyn Lassègue.
L’organisation souhaite un partenariat fructueux avec les acteurs politiques dans la construction démocratique en Haïti, explique Frantz Toussaint, consultant à Idea.
D’autres activités sont prévues pour donner suite aux recommandations issues des ateliers de travail et d’échange.
Parmi les représentants de partis présents, Mirlande Hyppolite Manigat coordonatrice du Rassemblement des démocrates nationaux et progressistes d’Haïti (Rndp) croit que cette initiative est « excellente » et devra permettre une meilleure « convivialité » entre les regroupements politiques.
Éric Prévaut Junior, membre du directoire du parti Lavni (L’avenir) qui a participé aux dernières élections de 2011 estime, pour sa part, que « le pays a certainement besoin de ce genre de rencontres en vue du renforcement des partis politiques ».
Quarante partis étaient invités par Idea qui est une organisation intergouvernementale créée en 1995 dans le but d’apporter du support, surtout d’ordre réflexif, au développement de la démocratie dans les 25 pays où elle est activement présente.
Le parlement, les partis politiques et la question du quota de participation des femmes dans la vie politique, sont les thèmes priorisés par l’organisation.
Idea a ouvert officiellement son premier bureau en Haïti au cours du mois de janvier 2012. [rh kft gp apr 12/4/ 2012 18:30]
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PROJET AVRIL POUR HAITI
Sarah Saïdi
Le projet Avril pour Haïti, lancé en 2010 par des membres du personnel du cégep de Sherbrooke, a entrepris cette année la phase centrale de son projet de soutien à l'éducation en Haïti en choisissant d'apporter son aide au programme de soins infirmiers de l'Institut de formation standard et universel de St-Marc en Haïti.
On n'a pas la prétention de vouloir changer le monde, on souhaite plutôt partager avec les Haïtiens ce qu'on sait faire de mieux: l'école », résume Clermont Olivier, enseignant en politique au cégep de Sherbrooke et membre du comité Avril pour Haïti.
Deux enseignantes de Soins infirmiers et un employé du Service d'internationalisation du cégep se sont déplacés en Haïti le mois dernier pour établir un premier contact avec les gens de l'Institut de St-Marc et identifier leurs besoins. Les membres d'Avril pour Haïti miseront sur leurs ressources et leur expertise en pédagogie pour aider l'Institut dans l'élaboration de programmes, de plans de formation, de plans de cours ou encore dans la formation des maîtres. «Les besoins sont grands, ils manquent de ressources à tous les niveaux. L'Institut n'a même pas de bâtiment, il doit louer des locaux dans d'autres écoles», relate M. Olivier.
D'ici les prochains jours, deux responsables de l'Institut St-Marc se déplaceront à Sherbrooke pour rencontrer les membres du comité Avril pour Haïti. Cette visite servira surtout à élaborer un plan d'action pour les prochaines années, mais aussi à déjà donner aux Haïtiens des outils concrets. «Les gens de l'Institut possèdent du matériel informatique, mais ont besoin d'un coup de main que les techniciens en informatique du cégep pourront leur fournir sans problème», mentionne Clermont Olivier.
Pour assurer la réussite du projet, Avril pour Haïti s'est associé à la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, active en Haïti depuis de nombreuses années. «C'était important pour nous de nous associer à un partenaire solide avec une bonne connaissance du terrain et des contacts pour être sûrs de notre coup», souligne Marie-Claude Dupoy, conseillère en communication au cégep de Sherbrooke.
C'est d'ailleurs la Fondation Paul-Gérin-Lajoie qui a aidé au choix de l'institution d'enseignement. «La Fondation PGL avait déjà des contacts dans la région du nord-ouest de Port-au-Prince, où se situe l'Institut de St-Marc, puis on a choisi un programme qu'on avait en commun: les soins infirmiers», explique Clermont Olivier.
Le cégep de Sherbrooke s'est engagé jusqu'en 2015 avec Avril pour Haïti, mais il n'est pas exclu de continuer le projet au-delà de cette date, affirme Clermont Olivier. Le groupe rêve déjà d'envoyer ses étudiants en stage en Haïti, d'accueillir des étudiants haïtiens au cégep ou d'élargir la collaboration à d'autres secteurs de formation... des idées qui pourront prendre forme au fil des ans.
Par ailleurs, Avril pour Haïti organise la troisième édition de son spectacle-bénéfice, principale activité de financement du projet. Cette année, Damien Robitaille sera le clou de la soirée. Le chanteur québécois s'était d'ailleurs rendu en Haïti au lendemain du séisme de janvier 2010.
Il sera précédé sur scène de seize enseignants en musique du cégep de Sherbrooke, qui interpréteront plusieurs pièces classiques, jazz et populaire. L'artiste haïtien Janice, dit le sonneur, clôturera la soirée.
Le spectacle se tiendra le 18 avril prochain à la salle Alfred-DesRochers. Les billets sont en vente au coût de 20 $ (10$ pour les étudiants) à la Fondation du cégep, pavillon 5, local 31-132 ou au 819 564-6100
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/actualites/201204/12/01-4514804-avril-pour-haiti-un-geste-de-solidarite-pedagogique.php
On n'a pas la prétention de vouloir changer le monde, on souhaite plutôt partager avec les Haïtiens ce qu'on sait faire de mieux: l'école », résume Clermont Olivier, enseignant en politique au cégep de Sherbrooke et membre du comité Avril pour Haïti.
Deux enseignantes de Soins infirmiers et un employé du Service d'internationalisation du cégep se sont déplacés en Haïti le mois dernier pour établir un premier contact avec les gens de l'Institut de St-Marc et identifier leurs besoins. Les membres d'Avril pour Haïti miseront sur leurs ressources et leur expertise en pédagogie pour aider l'Institut dans l'élaboration de programmes, de plans de formation, de plans de cours ou encore dans la formation des maîtres. «Les besoins sont grands, ils manquent de ressources à tous les niveaux. L'Institut n'a même pas de bâtiment, il doit louer des locaux dans d'autres écoles», relate M. Olivier.
D'ici les prochains jours, deux responsables de l'Institut St-Marc se déplaceront à Sherbrooke pour rencontrer les membres du comité Avril pour Haïti. Cette visite servira surtout à élaborer un plan d'action pour les prochaines années, mais aussi à déjà donner aux Haïtiens des outils concrets. «Les gens de l'Institut possèdent du matériel informatique, mais ont besoin d'un coup de main que les techniciens en informatique du cégep pourront leur fournir sans problème», mentionne Clermont Olivier.
Pour assurer la réussite du projet, Avril pour Haïti s'est associé à la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, active en Haïti depuis de nombreuses années. «C'était important pour nous de nous associer à un partenaire solide avec une bonne connaissance du terrain et des contacts pour être sûrs de notre coup», souligne Marie-Claude Dupoy, conseillère en communication au cégep de Sherbrooke.
C'est d'ailleurs la Fondation Paul-Gérin-Lajoie qui a aidé au choix de l'institution d'enseignement. «La Fondation PGL avait déjà des contacts dans la région du nord-ouest de Port-au-Prince, où se situe l'Institut de St-Marc, puis on a choisi un programme qu'on avait en commun: les soins infirmiers», explique Clermont Olivier.
Le cégep de Sherbrooke s'est engagé jusqu'en 2015 avec Avril pour Haïti, mais il n'est pas exclu de continuer le projet au-delà de cette date, affirme Clermont Olivier. Le groupe rêve déjà d'envoyer ses étudiants en stage en Haïti, d'accueillir des étudiants haïtiens au cégep ou d'élargir la collaboration à d'autres secteurs de formation... des idées qui pourront prendre forme au fil des ans.
Par ailleurs, Avril pour Haïti organise la troisième édition de son spectacle-bénéfice, principale activité de financement du projet. Cette année, Damien Robitaille sera le clou de la soirée. Le chanteur québécois s'était d'ailleurs rendu en Haïti au lendemain du séisme de janvier 2010.
Il sera précédé sur scène de seize enseignants en musique du cégep de Sherbrooke, qui interpréteront plusieurs pièces classiques, jazz et populaire. L'artiste haïtien Janice, dit le sonneur, clôturera la soirée.
Le spectacle se tiendra le 18 avril prochain à la salle Alfred-DesRochers. Les billets sont en vente au coût de 20 $ (10$ pour les étudiants) à la Fondation du cégep, pavillon 5, local 31-132 ou au 819 564-6100
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mercredi 11 avril 2012
EDITO DE L'AFHES DU 11 AVRIL 2012
Bonjour et bonne journée
Aujourd’hui on est le 11 avril 2012…
Dans les éphémérides d’Haïti, l’histoire retient la mort de Clément Jumelle, politicien contemporain de François Duvalier, Louis Déjoie et Daniel Fignolé. On retient surtout qu’il a été un opposant conséquent aurait du se présenter aux élections contre François Duvalier. Les faits qui ont caractérisé sa mort et le déroulement de ses funérailles sont dignes d’un scénario hollywoodien.
Hier, en arrivant à mon travail tout le monde parlait du drame de Stains. En fait jusqu’à présent les journaux continuent à en parler.
Il faut être haïtien et croyant pour ne pas voir en cet accident cet aspect de « drame » qui l’identifie au niveau des médias.
Personnellement l’idée de la mort dans la présence de Dieu est quelque chose qui ne cesse pas de me choquer. Comme je suis souvent choqué par toutes les actions et activités qui engendrent ou provoquent la mort au nom de Dieu. Dans ce sens les guerres saintes restent des aberrations.
Cependant pour un haïtien croyant, c’est sans doute la meilleure façon de mourir et de retrouver son Seigneur, en rendant l’âme juste au moment d’un culte d’adoration. Les gens avec qui j’ai eu à en parler ne comprenaient pas cette approche de la vie ou de la mort.
Ceci explique d’une part le fait que les compatriotes ont rendu grâce et remercié Dieu le lendemain du tremblement de terre du 12 Janvier 2010 et d’autre part l’étonnement des autres qui ne nous comprennent pas.
La presse rapporte aujourd’hui que le pasteur qui officiait et l’administrateur des locaux ont été référés devant les tribunaux avec des charges assez lourdes.
Il serait toute fois étonnant que les victimes portent plaintes contre leur « berger ». En ce qui concerne l’administrateur des locaux c’est une autre histoire.
Quelques mois après le tremblement de terre d’Haïti, un établissement scolaire construit par un pasteur qui avait cru pouvoir se passer des services compétents des ingénieurs et constructeurs agréés, s’était effondré en emportant plus d’une centaine d’écoliers.
Je ne serais pas étonné de savoir que le pasteur en question est bien libre et continue à vaquer à ses occupations.
Pour rentrer dans un domaine un peu plus vivant, après un long débat entre les membres du Sénat haïtien, la nomination de Monsieur Laurent Lamothe a été ratifiée.
On aurait envie d’applaudir et de dire ouf enfin ! La réalité nous démontre toujours que souvent la fin d’une crise se débouche sur le début d’une autre. Avec le système de gouvernement qui régit en Haïti, un premier ministre reste toujours sur la corde raide. Les législateurs haïtiens se congratulent toujours de rappeler que le poste de premier ministre est un poste éminemment politique. Et on est bien au courant de ce que c’est de faire la politique dans les pays pauvres.
Pourtant ce serait pas mal de pouvoir lui laisser le temps à Laurent Lamothe de faire quelque chose pour le pays.
En commençant par rectifier ce qu’il avait mal débuté comme ministre des affaires étrangères. La communauté haïtienne de France pourrait lui en donner quelques exemples !
Personnellement, en considérant Monsieur Lamothe comme faisant partie de l’élite haïtienne qui a souvent été décrite comme une élite répugnante, j’aimerais bien lui laisser une chance de démontrer le contraire.
Sauver la face aux jeunes de cette génération, membre de la haute bourgeoisie haïtienne qui sans aucun doute porte le chapeau peu glorieux de leurs aînés.
Cependant autour de sa ratification par le Sénat plane déjà certains doutes. Des sénateurs font circuler des rumeurs qui voudraient faire comprendre que cette ratification aurait été obtenue à coups de liasses de billets.
Le Sénateur qui a fait cette déclaration ne recevra pas de blâme. Il n’y aura pas non plus d’enquête pour déterminer la véracité de ces rumeurs.
Les haïtiens ne sont pas non plus étonnés par ces rumeurs qui semblent correspondre à une pratique courante.
Nous de notre côté, retenons que l’idée de la formation d’un prochain gouvernement avance dans le bon sens et que bientôt des structures seront mises en places pour favoriser l’amélioration des conditions de vie de tous les haïtiens.
Un vœu pieux certes..Pourquoi ne devrait-on pas rêver ?
Bonne lecture et bonne journée à tous !
Source AFHES : http://www.afhes.org/
Aujourd’hui on est le 11 avril 2012…
Dans les éphémérides d’Haïti, l’histoire retient la mort de Clément Jumelle, politicien contemporain de François Duvalier, Louis Déjoie et Daniel Fignolé. On retient surtout qu’il a été un opposant conséquent aurait du se présenter aux élections contre François Duvalier. Les faits qui ont caractérisé sa mort et le déroulement de ses funérailles sont dignes d’un scénario hollywoodien.
Hier, en arrivant à mon travail tout le monde parlait du drame de Stains. En fait jusqu’à présent les journaux continuent à en parler.
Il faut être haïtien et croyant pour ne pas voir en cet accident cet aspect de « drame » qui l’identifie au niveau des médias.
Personnellement l’idée de la mort dans la présence de Dieu est quelque chose qui ne cesse pas de me choquer. Comme je suis souvent choqué par toutes les actions et activités qui engendrent ou provoquent la mort au nom de Dieu. Dans ce sens les guerres saintes restent des aberrations.
Cependant pour un haïtien croyant, c’est sans doute la meilleure façon de mourir et de retrouver son Seigneur, en rendant l’âme juste au moment d’un culte d’adoration. Les gens avec qui j’ai eu à en parler ne comprenaient pas cette approche de la vie ou de la mort.
Ceci explique d’une part le fait que les compatriotes ont rendu grâce et remercié Dieu le lendemain du tremblement de terre du 12 Janvier 2010 et d’autre part l’étonnement des autres qui ne nous comprennent pas.
La presse rapporte aujourd’hui que le pasteur qui officiait et l’administrateur des locaux ont été référés devant les tribunaux avec des charges assez lourdes.
Il serait toute fois étonnant que les victimes portent plaintes contre leur « berger ». En ce qui concerne l’administrateur des locaux c’est une autre histoire.
Quelques mois après le tremblement de terre d’Haïti, un établissement scolaire construit par un pasteur qui avait cru pouvoir se passer des services compétents des ingénieurs et constructeurs agréés, s’était effondré en emportant plus d’une centaine d’écoliers.
Je ne serais pas étonné de savoir que le pasteur en question est bien libre et continue à vaquer à ses occupations.
Pour rentrer dans un domaine un peu plus vivant, après un long débat entre les membres du Sénat haïtien, la nomination de Monsieur Laurent Lamothe a été ratifiée.
On aurait envie d’applaudir et de dire ouf enfin ! La réalité nous démontre toujours que souvent la fin d’une crise se débouche sur le début d’une autre. Avec le système de gouvernement qui régit en Haïti, un premier ministre reste toujours sur la corde raide. Les législateurs haïtiens se congratulent toujours de rappeler que le poste de premier ministre est un poste éminemment politique. Et on est bien au courant de ce que c’est de faire la politique dans les pays pauvres.
Pourtant ce serait pas mal de pouvoir lui laisser le temps à Laurent Lamothe de faire quelque chose pour le pays.
En commençant par rectifier ce qu’il avait mal débuté comme ministre des affaires étrangères. La communauté haïtienne de France pourrait lui en donner quelques exemples !
Personnellement, en considérant Monsieur Lamothe comme faisant partie de l’élite haïtienne qui a souvent été décrite comme une élite répugnante, j’aimerais bien lui laisser une chance de démontrer le contraire.
Sauver la face aux jeunes de cette génération, membre de la haute bourgeoisie haïtienne qui sans aucun doute porte le chapeau peu glorieux de leurs aînés.
Cependant autour de sa ratification par le Sénat plane déjà certains doutes. Des sénateurs font circuler des rumeurs qui voudraient faire comprendre que cette ratification aurait été obtenue à coups de liasses de billets.
Le Sénateur qui a fait cette déclaration ne recevra pas de blâme. Il n’y aura pas non plus d’enquête pour déterminer la véracité de ces rumeurs.
Les haïtiens ne sont pas non plus étonnés par ces rumeurs qui semblent correspondre à une pratique courante.
Nous de notre côté, retenons que l’idée de la formation d’un prochain gouvernement avance dans le bon sens et que bientôt des structures seront mises en places pour favoriser l’amélioration des conditions de vie de tous les haïtiens.
Un vœu pieux certes..Pourquoi ne devrait-on pas rêver ?
Bonne lecture et bonne journée à tous !
Source AFHES : http://www.afhes.org/
L'HAMAP revient sur son intervention en Haïti et l'aide apportée par la commune
Sanary Solidarité
Mardi soir l'ONG HAMAP est venue spécialement à Sanary pour présenter ses actions, et plus particulièrement celle effectuée en Haïti suite au tremblement de terre de 2010. La commune de Sanary y avait été partie prenante.
L'organisation non gouvernementale HAMAP est née en 1999 sous l'impulsion de son président fondateur Joël Kaigre. Initialement son nom signifiait "Halte aux mines antipersonnel" mais l'ONG a largement diversifié le cadre de ses actions depuis, entre la branche déminage, la branche ingénierie, la branche éducation et la branche santé. Quelques chiffres: en 2011 l'HAMAP a permis à 73.252 personnes d'accéder à l'eau potable, à 48.614 personnes de recevoir des soins, à 389 enfants d'accéder à l'éducation de base et à 1.536 personnes d'améliorer leur sécurité alimentaire. L'ONG intervient dans une quarantaine de pays, et a une présence accrue et suivie dans une quinzaine, de l'Asie à l'Afrique. Comme le rappelait le président: "on est dans une optique d'aide au développement, on intervient seulement si localement on nous en fait la demande. Mais, selon les circonstances, on peut intervenir pour des missions d'urgence, comme ce fut le cas en 2010 suite au séisme en Haïti. On a répondu à l'appel d'un maire de la commune des Abricots qui devait faire face à un problème de malnutrition et l'arrivée de 40.000 réfugiés". Et de remercier la commune de Sanary qui a participé au projet "sécurité alimentaire et insertion économique par le petit maraîchage aux Abricots": "votre ville nous a envoyé 50 kits de maraîchage et deux pompes pour une valeur de 30.000 euros. Quant on parle de kits, il faut imaginer que chaque kit tournait autour de 10m3. Il a fallu trois semaines de transport avant l'arrivée à la capitale".
Ferdinand Bernhard dira lors de cette réunion: "je félicite le travail de cette ONG car nous avons eu pratiquement un suivi au jour le jour de leurs interventions. Je tiens aussi à remercier le général Vernoux qui nous a permis d'entrer en relation avec cette ONG. Je pense qu'il y a beaucoup à faire chez nous mais cela ne doit pas nous empêcher de porter un regard ailleurs et d'apporter notre soutien sur des projets pragmatiques comme on l'a déjà fait au Burkina Faso". Joël Kaigre expliqua ensuite en détail le projet mené dans la commune des Abricots, située à 14 heures de route de Port au Prince, les difficultés vécues pour faire sortir les containers et les transporter. Puis ce fut l'heure de former la population, et au total ce projet socio-économique aux Abricot aura permis l'installation de 26 parcelles de jardins familiaux, le renforcement de la capacité de 166 jardiniers sur un an et 1.500 personnes en bénéficièrent.
Cette ONG va continuer à mener à bien ses nombreux projets avec les bénévoles qui la constituent. Ils sont d'ailleurs nombreux dans le Var. (Pour plus d'informations: http://hamap.org)
http://www.six-fours.net/actualite/sanary-solidarite-l-hamap-revient-sur-son-intervention-en-haiti-et-l-aide-apportee-par-5261.html
Mardi soir l'ONG HAMAP est venue spécialement à Sanary pour présenter ses actions, et plus particulièrement celle effectuée en Haïti suite au tremblement de terre de 2010. La commune de Sanary y avait été partie prenante.
![]() |
| Joël Kaigre a présenté l'ONG HAMAP et l'aide apportée par la commune de Sanary en Haïti. |
Ferdinand Bernhard dira lors de cette réunion: "je félicite le travail de cette ONG car nous avons eu pratiquement un suivi au jour le jour de leurs interventions. Je tiens aussi à remercier le général Vernoux qui nous a permis d'entrer en relation avec cette ONG. Je pense qu'il y a beaucoup à faire chez nous mais cela ne doit pas nous empêcher de porter un regard ailleurs et d'apporter notre soutien sur des projets pragmatiques comme on l'a déjà fait au Burkina Faso". Joël Kaigre expliqua ensuite en détail le projet mené dans la commune des Abricots, située à 14 heures de route de Port au Prince, les difficultés vécues pour faire sortir les containers et les transporter. Puis ce fut l'heure de former la population, et au total ce projet socio-économique aux Abricot aura permis l'installation de 26 parcelles de jardins familiaux, le renforcement de la capacité de 166 jardiniers sur un an et 1.500 personnes en bénéficièrent.
Cette ONG va continuer à mener à bien ses nombreux projets avec les bénévoles qui la constituent. Ils sont d'ailleurs nombreux dans le Var. (Pour plus d'informations: http://hamap.org)
http://www.six-fours.net/actualite/sanary-solidarite-l-hamap-revient-sur-son-intervention-en-haiti-et-l-aide-apportee-par-5261.html
Haïti: nouveau premier ministre
Le Sénat haïtien a approuvé hier soir la nomination de Laurent Lamothe comme nouveau premier ministre lors d'une longue séance entérinant sa désignation par le président Michel Martelly, a-t-on appris de source parlementaire. Le chef de l'Etat d'Haïti avait choisi début mars son ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe pour diriger le prochain gouvernement, suite à la démission du Premier ministre Garry Conille en février dernier après quatre mois seulement à la tête du gouvernement.
Le vote du Sénat a été obtenu aux termes de longues discussions par 19 voix pour, contre 3 et 1 abstention, a annoncé le président de l'assemblée, Simon Dieuseul Desras. Le processus de ratification doit se poursuivre à la chambre des députés avant de voir le nouveau Premier ministre autorisé à présenter sa politique de gouvernement. Son programme doit également être approuvé séparément par les deux chambres du parlement.
Laurent Lamothe, né en août 1972, selon sa page Facebook, a étudié en Haïti et aux Etats-Unis où il a obtenu une licence en sciences politiques à l'université de Barry, en Floride. Il a également obtenu une maîtrise en gestion des affaires à l'université Saint-Thomas. Conseiller personnel du président Martelly dont il est présenté comme l'un des plus proches amis, c'est un ancien joueur de tennis qui a représenté Haïti en Coupe Davis. Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques. En janvier 2010, un violent séisme, dont le pays ne s'est toujours pas relevé, a ravagé la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200.000 morts.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/11/97001-20120411FILWWW00283-haiti-nouveau-premier-ministre.php
Le vote du Sénat a été obtenu aux termes de longues discussions par 19 voix pour, contre 3 et 1 abstention, a annoncé le président de l'assemblée, Simon Dieuseul Desras. Le processus de ratification doit se poursuivre à la chambre des députés avant de voir le nouveau Premier ministre autorisé à présenter sa politique de gouvernement. Son programme doit également être approuvé séparément par les deux chambres du parlement.
Laurent Lamothe, né en août 1972, selon sa page Facebook, a étudié en Haïti et aux Etats-Unis où il a obtenu une licence en sciences politiques à l'université de Barry, en Floride. Il a également obtenu une maîtrise en gestion des affaires à l'université Saint-Thomas. Conseiller personnel du président Martelly dont il est présenté comme l'un des plus proches amis, c'est un ancien joueur de tennis qui a représenté Haïti en Coupe Davis. Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques. En janvier 2010, un violent séisme, dont le pays ne s'est toujours pas relevé, a ravagé la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200.000 morts.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/11/97001-20120411FILWWW00283-haiti-nouveau-premier-ministre.php
mardi 10 avril 2012
Après le drame en région Parisienne : Cécile Untermaier s'exprime
LE VERSANT NOIR DE LA POLITIQUE DES CULTES
Dimanche de Pâques, 8 avril 2012 : dans la région parisienne, une église évangélique s'effondre sur les fidèles, tuant une fillette. La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre : on a mis le pasteur en prison, en garde à vue plus exactement.
Ce fait divers dramatique illustre un aspect peu connu de la politique des cultes, laquelle relève du ministère de l'Intérieur, dont chacun connaît l'actuel titulaire. Les victimes - deux autres personnes ont été gravement blessées dans l'accident- appartiennent majoritairement à la communauté haïtienne. Comme les haïtiens, des ressortissants des autres Antilles ou d'Afrique affluent depuis quelques années à l'Eglise évangélique. Cette dernière fait partie intégrante de la Fédération protestante de France.
Autour de Paris ou dans les grandes villes, les adeptes de la confession évangélique sont parfois contraints, faute d'édifices de culte en nombre suffisant, de se réunir dans des locaux inappropriés et peut-être non conformes aux exigences de sécurité. Heureusement, dira-t-on, le propriétaire des lieux à lui aussi été placé en garde à vue.
Il n'est sans doute pas nécessaire d'épiloguer sur ces carences et les personnes qu'elles affectent, pas plus que sur la responsabilité de la puissance publique à qui elles incombent. Et pourtant... Si la liberté des cultes et le principe d'égalité figurent parmi les libertés fondamentales, leur universalité connaît, comme on le voit, certaines limites.
Cécile Untermaier : Conseillère générale du canton de Sennecey le Grand.
Vice-Présidente du conseil général (en charge de la culture)
Transmis par Daniel DERIOT
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Apres-le-drame-en-region-Parisienne-_-Cecile-Untermaier-s_exprime,2303ab14f5ebd52a0dc78551b072aa2eb23438b8.html
Évangélistes de Stains : les questions après le drame
Seine-Saint-Denis
Vidéo -- L'enfant de deux ans et la femme de 42 ans gravement blessés lors de l'effondrement du plafond d'une salle de culte à Stains, dimanche, sont toujours en soins intensifs, avec un pronostic vital engagé. La trentaine d'autres fidèles, appartenant pour beaucoup à la communauté haïtienne, a été plus légèrement touchée.
Au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de six ans, la justice fait son travail. La polémique enfle aussi.
Le pasteur évangéliste et le propriétaire du local sont toujours interrogés dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « homicide et blessures involontaires aggravés ». Les enquêteurs cherchent à déterminer si des responsabilités individuelles ou collectives peuvent être engagées en raison d'éventuels manquements aux règles de sécurité.
« Spontanée » l'église de Stains, n'était pas affiliée à une union établie - on compte en France 2 000 églises évangéliques ou paroisses, ainsi qu'au moins 500 lieux de cultes épisodiques.
Celui de Stains pouvait-il contenir sans danger, à plus de 2,50 m au-dessus du plancher des vaches, la grosse centaine de personnes présente en ce dimanche de Pâques ?
Neuf fois plus d'évangélistes qu'en 1950
Peu après l'accident, des élus locaux ont exprimé leurs doutes sur la conformité du local « pas fait pour ce genre de manifestation », a jugé hier, Michel Beaumale, maire PCF de Stains.
« Le préfet m'a dit que la commission de sécurité était passée. La question est de savoir combien de personnes étaient à l'étage » a déclaré hier, la députée de la circonscription, Marie-Georges Buffet. De son côté, le conseil national des Évangéliques de France (CNEF) a indiqué qu'il avait refusé d'accepter l'église de Stains en son sein, car le local n'était pas conforme aux normes de sécurité requises pour accueillir un grand nombre de fidèles.
La France compte environ 1,7 million de protestants, soit environ 3 % de la population. Mais sur les 600 000 « pratiquants réguliers », 460 000 seraient évangéliques, selon le CNEF. Leur nombre, important parmi les populations antillaise, africaine et asiatique, a été multiplié par neuf ces soixante dernières années.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/10/1327649-evangelistes-de-stains-les-questions-apres-le-drame.html
Au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de six ans, la justice fait son travail. La polémique enfle aussi.
Le pasteur évangéliste et le propriétaire du local sont toujours interrogés dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « homicide et blessures involontaires aggravés ». Les enquêteurs cherchent à déterminer si des responsabilités individuelles ou collectives peuvent être engagées en raison d'éventuels manquements aux règles de sécurité.
« Spontanée » l'église de Stains, n'était pas affiliée à une union établie - on compte en France 2 000 églises évangéliques ou paroisses, ainsi qu'au moins 500 lieux de cultes épisodiques.
Celui de Stains pouvait-il contenir sans danger, à plus de 2,50 m au-dessus du plancher des vaches, la grosse centaine de personnes présente en ce dimanche de Pâques ?
Neuf fois plus d'évangélistes qu'en 1950
Peu après l'accident, des élus locaux ont exprimé leurs doutes sur la conformité du local « pas fait pour ce genre de manifestation », a jugé hier, Michel Beaumale, maire PCF de Stains.
« Le préfet m'a dit que la commission de sécurité était passée. La question est de savoir combien de personnes étaient à l'étage » a déclaré hier, la députée de la circonscription, Marie-Georges Buffet. De son côté, le conseil national des Évangéliques de France (CNEF) a indiqué qu'il avait refusé d'accepter l'église de Stains en son sein, car le local n'était pas conforme aux normes de sécurité requises pour accueillir un grand nombre de fidèles.
La France compte environ 1,7 million de protestants, soit environ 3 % de la population. Mais sur les 600 000 « pratiquants réguliers », 460 000 seraient évangéliques, selon le CNEF. Leur nombre, important parmi les populations antillaise, africaine et asiatique, a été multiplié par neuf ces soixante dernières années.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/10/1327649-evangelistes-de-stains-les-questions-apres-le-drame.html
PROUST TARDUIT EN CREOLE
Par BibliObs Un Haïtien qui créolise «la Recherche» et le spécialiste britannique de Perec: deux traducteurs intrépides parlent de la langue française, de l'humour, du business... bref, de leur métier.
BibliObs/ Guy Régis Junior, vous êtes en train de traduire «A la recherche du temps perdu» en créole. D’où cette idée vous est-elle venue?
Guy Régis Junior En 1986, après le départ de la dictature, les linguistes ont décidé de créer une graphie, de donner une forme standard à la langue créole. Une des premières traductions, c’est la Bible. J’ai remarqué comment la Bible a permis de fixer des langues.
David Bellos C’est le cas de l’Estonien, du gothique, de l’Islandais: les premiers textes qu’on connaît sont des traductions de la Bible. C’est même dommage.
G. Régis Jr Pourquoi dommage?
D. Bellos Parce qu’on aurait pu traduire des choses plus intéressantes. (Rires)
G. Régis Jr D’où la volonté de traduire des textes comme «la Recherche». Je voulais que le créole aille se confronter à un classique, voir comment il peut répondre.
D. Bellos L’été dernier je suis allé en Estonie, rencontrer le traducteur estonien de Perec. Il veut montrer que l’Estonien est assez riche pour accueillir une œuvre de cette envergure. En même temps, en prouvant la richesse de l’Estonien, il l’invente.
David Bellos, vous montrez dans «le Poisson et le bananier», votre histoire de la traduction, qu’il est difficile de définir l’activité du traducteur.
D. Bellos Ce qui distingue la traduction des autres usages de la langue, c’est qu’il y est interdit de passer outre ce qu’on ne comprend pas. C’est une contrainte assez récente, et très sévère. On passe notre temps à remplir les trous, un peu comme on veut. Il n’arrive jamais que deux personnes parlent la même langue.
Vous employez des expressions que je n’utilise pas et vice versa. Comment se fait-il que je vous comprenne? Parce que nous devons justement traduire. Si je vous dis quelque chose et que vous me le répétez mot pour mot, j’en conclurai que vous ne m’avez pas compris.
La traduction pose une question primordiale: comment se fait-il que des humains arrivent à s’entendre? Dans une réception à l’université, j’ai dit à un monsieur un peu rubicond et satisfait que je m’occupais de traduction. Il m’a répondu: «Ah ! La traduction, ce n’est jamais la même chose que l’original.» J’ai commencé à écrire une petite diatribe, et puis je me suis rendu compte du nombre d’idées reçues sur la traduction qu’il fallait balayer. L’enjeu étant de reconstruire une conception de la culture et de la civilisation à partir de cette activité assez mystérieuse.
S’il y a bien un domaine qui devient indispensable, c’est la traduction, avec la multiplication des échanges…
D. Bellos La traduction est partout. Elle est la nature même de notre civilisation. Il y a eu des civilisations sans traduction, le Japon de l’époque Edo, l’Albanie sous Hoxha. Les Romains s’intéressaient très peu à ce qui s’écrivait dans les autres langues. En Inde, jusqu’à récemment, on traduisait peu parce que tout le monde parlait cinq ou six langues. Mais la société européenne est fondée sur la traduction. Depuis plus de 1000 ans.
G. Régis Jr Les Haïtiens doivent beaucoup à la traduction. Il y a eu en Haïti deux actes d’indépendance, l’un en français, l’autre en créole. C’est un pays isolé, situé en Amérique, entouré d’autres pays hispanophones et anglophones. Si j’ai pu lire Gabriel Garcia Marquez qui vit non loin de chez moi, c’est par le français.
D. Bellos Et dans les écoles, quelle langue parle-t-on?
G. Régis Jr On pratique un bilinguisme torturé: les professeurs utilisent le créole pour faire comprendre le français, qui est de moins en moins parlé.
D. Bellos Je remarque que les écrivains haïtiens habitent de plus en plus à New York et à Montréal.
Guy Régis Junior, traduire Proust doit être une entreprise périlleuse…
G. Régis Jr C’est la confrontation de deux visions du monde différentes, de la langue source à la langue-cible. Dans une phrase, par exemple, Proust parle du «craquement organique des boiseries». Comment traduire ça en créole? Le mot «organique» n’existe pas. Le créole ne possède pas ces mots scientifiques. Pour traduire, j’ai dû composer: craquement, corps, bois. «Le craquement du corps de la maison.» Dans beaucoup de cas, je me cogne à ces divisions du monde par le vocabulaire. Les descriptions de personnages sont un casse-tête: le vocabulaire anatomique créole est assez imprécis. Par exemple, j’ai dû inventer un terme pour traduire le mot «joue».
D. Bellos En même temps, si ces deux langues étaient totalement différentes, rien ne passerait. Quand on importe quelque chose d’étranger, on l’importe avec son mot. Et les traducteurs français ne se sont pas gênés à enrichir la langue avec des mots comme café, tomate, bungalow, pyjama. Dans ce sens-là, la traduction est un grand vecteur de la création d’une langue. Le français s’est formé à l’école de la traduction de l’Italien, au XVIe siècle.
Fitzgerald, Döblin, Joyce, Freud: on retraduit beaucoup, ces temps-ci.
G. Régis Jr Jacques Outin disait à propos de «l’Homme sans qualités» de Musil que la traduction d’un livre pareil doit se faire tous les vingt ans.
D. Bellos Heureusement, ça n’est pas le cas. La grande majorité des livres ne sont traduits qu’une fois. Le plus souvent, ces retraductions sont des opérations purement commerciales. Après, chacun a le droit de ne pas aimer une traduction existante, et d’avoir envie de retraduire. Je reçois énormément de courrier de lecteurs, et je vous assure qu’il y a des retraducteurs de Kafka dans chaque chaumière d’Angleterre et dans tous les lofts new-yorkais.
David Bellos consacre un chapitre à la traduction de l’humour. Le rire passe-t-il la barrière de la langue?
G. Régis Jr Je me suis souvent posé la question: a-t-on le même humour partout? Quand je regardais la télévision française en arrivant d’Haïti, je ne comprenais pas tout. Petit à petit, j’ai intégré les mimiques, les jeux de mots.
D. Bellos Oui, mais il y a un effort à faire. On pose souvent la question, mais il faut rappeler que l’humour est une denrée périssable. J’ai beaucoup pratiqué Balzac: il a un sens de l’humour formidable, mais il faut l’apprendre. Je trouve très difficile de le partager avec des étudiants d’aujourd’hui. Ils le trouvent rasoir. L’humour de Shakespeare est devenu incompréhensible. Il faut bien des conférences et des notes en bas de page pour arriver à dire: «Ah ! Ca, c’est un jeu de mot !»
Quel est le texte qui vous a donné le plus de mal?
D. Bellos Dans «la Vie mode d’emploi» de Perec, au chapitre 51, il y a ce compendium qui compte 179 vers, chacun étant un résumé de ce qui est raconté ailleurs dans le roman. Et il se fait que chaque vers compte exactement le même nombre de caractères et d’espaces. Pire encore: dans la première soixantaine, qui comporte soixante caractères par vers, il y a une lettre qui se reproduit en diagonale - la dernière lettre de la première ligne est la même lettre que l’avant-dernière lettre de la seconde ligne, etc. Je ne pouvais pas refuser de traduire cela. J’ai mis un certain temps à trouver le moyen de le faire. Je ne sais pas si c’était le plus difficile, parce que c’était une difficulté technique. Il y a des paragraphes où quelque chose se passe, qui n’est pas formulé. Une dynamique. Lorsqu’on ne la trouve pas, on doit recommencer, et c’est assez difficile de savoir ce qu’on a loupé. Je parlais de Balzac: j’ai récemment essayé de le traduire. J’ai vite renoncé.
G. Régis Jr C’est étonnant que vous parliez de paragraphe, parce que je me suis plusieurs fois fait la réflexion que le paragraphe est la cellule, l’unité de la traduction. Ce n’est pas la phrase.
D. Bellos Le paragraphe est important: il est par exemple admissible de changer le nombre de phrases, et de déplacer des éléments d’une phrase à l’autre à l’intérieur du même paragraphe. Au-delà, on entre dans la réécriture.
Guy Régis Junior, quel est le texte qui vous a donné le plus de fil à retordre?
G. Régis Jr J’ai traduit «l’Etranger», et tout le monde part du principe que le style de Proust est plus complexe. Mais Camus écrit au passé composé… temps qui n’existe pas en créole.
D. Bellos Ainsi que dans la plupart des langues… Je n’aime pas trop ces distinctions entre les styles simples et les styles complexes, les romans et les articles de presse, etc. Chaque acte de traduction possède ses complexités. Dans la traduction littéraire, réputée plus difficile, il n’y a pas ou peu de contrainte de temps. Dans la plupart des autres exercices, en revanche, le traducteur doit aller vite. Autre exemple: ça ne fait rien si un roman, une fois traduit, est rallongé en nombre de signes de 15 ou 20%. Alors que dans la bande-dessinée, dans le sous-titrage, le doublage, dans les traductions de contrats, il y a des longueurs requises, et ces contraintes font appel à des compétences très différentes.
Vous qui le confrontez quotidiennement à d’autres langues, que pensez-vous du français?
D. Bellos C’est une langue assez pauvre. Vous avez quasiment aboli vos patois. Mais le français reste une langue absolument centrale à l’échelle planétaire: en France on traduit beaucoup, et c’est formidable. On ne peut pas en dire autant de l’anglais. Moins de 3% des livres qui sortent dans la librairie anglaise sont traduits. On compte une dizaine de romans traduits du français à l’anglais chaque année.
Pourtant, malgré le peu de traduction, l’anglais vit et évolue, peut-être plus que la langue française. Cela va contre l’idée qu’une langue s’enrichit principalement par la traduction…
D. Bellos Ce qui se passe, c’est que l’anglais est une langue choisie par des écrivains d’autres langues. Certainement le cas des écrivains francophones des Antilles. Maryse Condé dit que si elle avait 50 ans de moins, elle aurait choisi d’écrire en anglais. L’allemand joue ce rôle pour les écrivains japonais, mongoles, turcs et autres. Il y a ce qu’on appelle une littérature exophone en allemand. Ca a été le rôle du français pendant des siècles. Le français était la langue de culture et une bonne partie de la littérature française du XXe siècle a été écrite par des gens qui venaient d’ailleurs. Ce rôle risque d’être obscurci par l’attraction de l’anglais, et de l’allemand pour des raisons plus obscures. La France devrait y prendre garde: elle n’est plus la seule langue au monde que les intellectuels et les écrivains désirent.
G. Régis Jr Il y a explication. Il y a aujourd’hui une distinction radicale, qui n’existait pas du temps de Beckett et de Ionesco, entre la littérature francophone et la littérature française. Quelqu’un comme Salman Rushdie, dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, n’est pas considéré par les écrivains anglophones comme un écrivain hors-langue.
D. Bellos Je n’ai jamais vraiment compris le sens du terme «francophone». Quand je vois la façon dont il est employé, je me demande s’il ne désigne pas la littérature en français écrite par des Noirs.
On découvre dans votre livre que la France est le seul pays à utiliser la mention du type: «En français dans le texte» quand quelque chose est écrit dans sa langue. Pourquoi?
D. Bellos Très simple: c’est une version alternative de votre «cocorico».
Quelque chose à ajouter?
D. Bellos Je demanderais volontiers à mon confrère de dire un peu de Proust en créole.
G. Régis Jr Commençons par le commencement: «Lontan mwen konn kouche bonè. Pafwa, annik balèn mwen etenn, de je mwen fèmen si tèlman vit, mwen pat menm gen tan pou leve ta di tèt mwen : ‘’O ! mwen dòmi.’’»
Propos recueillis par David Caviglioli
Le Poisson et le Bananier, par David Bellos,
traduit par Daniel Loazya,
Flammarion, 394 p., 22,90 euros.
=> Faut-il retraduire les chefs-d'oeuvre?
Source: Ceci est la version complète de l'entretien paru dans "le Nouvel Observateur" du 29 mars 2012.
http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20120406.OBS5667/proust-en-creole.html
BibliObs/ Guy Régis Junior, vous êtes en train de traduire «A la recherche du temps perdu» en créole. D’où cette idée vous est-elle venue?
Guy Régis Junior En 1986, après le départ de la dictature, les linguistes ont décidé de créer une graphie, de donner une forme standard à la langue créole. Une des premières traductions, c’est la Bible. J’ai remarqué comment la Bible a permis de fixer des langues.
David Bellos C’est le cas de l’Estonien, du gothique, de l’Islandais: les premiers textes qu’on connaît sont des traductions de la Bible. C’est même dommage.
G. Régis Jr Pourquoi dommage?
D. Bellos Parce qu’on aurait pu traduire des choses plus intéressantes. (Rires)
G. Régis Jr D’où la volonté de traduire des textes comme «la Recherche». Je voulais que le créole aille se confronter à un classique, voir comment il peut répondre.
D. Bellos L’été dernier je suis allé en Estonie, rencontrer le traducteur estonien de Perec. Il veut montrer que l’Estonien est assez riche pour accueillir une œuvre de cette envergure. En même temps, en prouvant la richesse de l’Estonien, il l’invente.
David Bellos, vous montrez dans «le Poisson et le bananier», votre histoire de la traduction, qu’il est difficile de définir l’activité du traducteur.
D. Bellos Ce qui distingue la traduction des autres usages de la langue, c’est qu’il y est interdit de passer outre ce qu’on ne comprend pas. C’est une contrainte assez récente, et très sévère. On passe notre temps à remplir les trous, un peu comme on veut. Il n’arrive jamais que deux personnes parlent la même langue.
Vous employez des expressions que je n’utilise pas et vice versa. Comment se fait-il que je vous comprenne? Parce que nous devons justement traduire. Si je vous dis quelque chose et que vous me le répétez mot pour mot, j’en conclurai que vous ne m’avez pas compris.
La traduction pose une question primordiale: comment se fait-il que des humains arrivent à s’entendre? Dans une réception à l’université, j’ai dit à un monsieur un peu rubicond et satisfait que je m’occupais de traduction. Il m’a répondu: «Ah ! La traduction, ce n’est jamais la même chose que l’original.» J’ai commencé à écrire une petite diatribe, et puis je me suis rendu compte du nombre d’idées reçues sur la traduction qu’il fallait balayer. L’enjeu étant de reconstruire une conception de la culture et de la civilisation à partir de cette activité assez mystérieuse.
S’il y a bien un domaine qui devient indispensable, c’est la traduction, avec la multiplication des échanges…
D. Bellos La traduction est partout. Elle est la nature même de notre civilisation. Il y a eu des civilisations sans traduction, le Japon de l’époque Edo, l’Albanie sous Hoxha. Les Romains s’intéressaient très peu à ce qui s’écrivait dans les autres langues. En Inde, jusqu’à récemment, on traduisait peu parce que tout le monde parlait cinq ou six langues. Mais la société européenne est fondée sur la traduction. Depuis plus de 1000 ans.
G. Régis Jr Les Haïtiens doivent beaucoup à la traduction. Il y a eu en Haïti deux actes d’indépendance, l’un en français, l’autre en créole. C’est un pays isolé, situé en Amérique, entouré d’autres pays hispanophones et anglophones. Si j’ai pu lire Gabriel Garcia Marquez qui vit non loin de chez moi, c’est par le français.
D. Bellos Et dans les écoles, quelle langue parle-t-on?
G. Régis Jr On pratique un bilinguisme torturé: les professeurs utilisent le créole pour faire comprendre le français, qui est de moins en moins parlé.
D. Bellos Je remarque que les écrivains haïtiens habitent de plus en plus à New York et à Montréal.
Guy Régis Junior, traduire Proust doit être une entreprise périlleuse…
G. Régis Jr C’est la confrontation de deux visions du monde différentes, de la langue source à la langue-cible. Dans une phrase, par exemple, Proust parle du «craquement organique des boiseries». Comment traduire ça en créole? Le mot «organique» n’existe pas. Le créole ne possède pas ces mots scientifiques. Pour traduire, j’ai dû composer: craquement, corps, bois. «Le craquement du corps de la maison.» Dans beaucoup de cas, je me cogne à ces divisions du monde par le vocabulaire. Les descriptions de personnages sont un casse-tête: le vocabulaire anatomique créole est assez imprécis. Par exemple, j’ai dû inventer un terme pour traduire le mot «joue».
D. Bellos En même temps, si ces deux langues étaient totalement différentes, rien ne passerait. Quand on importe quelque chose d’étranger, on l’importe avec son mot. Et les traducteurs français ne se sont pas gênés à enrichir la langue avec des mots comme café, tomate, bungalow, pyjama. Dans ce sens-là, la traduction est un grand vecteur de la création d’une langue. Le français s’est formé à l’école de la traduction de l’Italien, au XVIe siècle.
Fitzgerald, Döblin, Joyce, Freud: on retraduit beaucoup, ces temps-ci.
G. Régis Jr Jacques Outin disait à propos de «l’Homme sans qualités» de Musil que la traduction d’un livre pareil doit se faire tous les vingt ans.
D. Bellos Heureusement, ça n’est pas le cas. La grande majorité des livres ne sont traduits qu’une fois. Le plus souvent, ces retraductions sont des opérations purement commerciales. Après, chacun a le droit de ne pas aimer une traduction existante, et d’avoir envie de retraduire. Je reçois énormément de courrier de lecteurs, et je vous assure qu’il y a des retraducteurs de Kafka dans chaque chaumière d’Angleterre et dans tous les lofts new-yorkais.
David Bellos consacre un chapitre à la traduction de l’humour. Le rire passe-t-il la barrière de la langue?
G. Régis Jr Je me suis souvent posé la question: a-t-on le même humour partout? Quand je regardais la télévision française en arrivant d’Haïti, je ne comprenais pas tout. Petit à petit, j’ai intégré les mimiques, les jeux de mots.
D. Bellos Oui, mais il y a un effort à faire. On pose souvent la question, mais il faut rappeler que l’humour est une denrée périssable. J’ai beaucoup pratiqué Balzac: il a un sens de l’humour formidable, mais il faut l’apprendre. Je trouve très difficile de le partager avec des étudiants d’aujourd’hui. Ils le trouvent rasoir. L’humour de Shakespeare est devenu incompréhensible. Il faut bien des conférences et des notes en bas de page pour arriver à dire: «Ah ! Ca, c’est un jeu de mot !»
Quel est le texte qui vous a donné le plus de mal?
D. Bellos Dans «la Vie mode d’emploi» de Perec, au chapitre 51, il y a ce compendium qui compte 179 vers, chacun étant un résumé de ce qui est raconté ailleurs dans le roman. Et il se fait que chaque vers compte exactement le même nombre de caractères et d’espaces. Pire encore: dans la première soixantaine, qui comporte soixante caractères par vers, il y a une lettre qui se reproduit en diagonale - la dernière lettre de la première ligne est la même lettre que l’avant-dernière lettre de la seconde ligne, etc. Je ne pouvais pas refuser de traduire cela. J’ai mis un certain temps à trouver le moyen de le faire. Je ne sais pas si c’était le plus difficile, parce que c’était une difficulté technique. Il y a des paragraphes où quelque chose se passe, qui n’est pas formulé. Une dynamique. Lorsqu’on ne la trouve pas, on doit recommencer, et c’est assez difficile de savoir ce qu’on a loupé. Je parlais de Balzac: j’ai récemment essayé de le traduire. J’ai vite renoncé.
G. Régis Jr C’est étonnant que vous parliez de paragraphe, parce que je me suis plusieurs fois fait la réflexion que le paragraphe est la cellule, l’unité de la traduction. Ce n’est pas la phrase.
D. Bellos Le paragraphe est important: il est par exemple admissible de changer le nombre de phrases, et de déplacer des éléments d’une phrase à l’autre à l’intérieur du même paragraphe. Au-delà, on entre dans la réécriture.
Guy Régis Junior, quel est le texte qui vous a donné le plus de fil à retordre?
G. Régis Jr J’ai traduit «l’Etranger», et tout le monde part du principe que le style de Proust est plus complexe. Mais Camus écrit au passé composé… temps qui n’existe pas en créole.
D. Bellos Ainsi que dans la plupart des langues… Je n’aime pas trop ces distinctions entre les styles simples et les styles complexes, les romans et les articles de presse, etc. Chaque acte de traduction possède ses complexités. Dans la traduction littéraire, réputée plus difficile, il n’y a pas ou peu de contrainte de temps. Dans la plupart des autres exercices, en revanche, le traducteur doit aller vite. Autre exemple: ça ne fait rien si un roman, une fois traduit, est rallongé en nombre de signes de 15 ou 20%. Alors que dans la bande-dessinée, dans le sous-titrage, le doublage, dans les traductions de contrats, il y a des longueurs requises, et ces contraintes font appel à des compétences très différentes.
Vous qui le confrontez quotidiennement à d’autres langues, que pensez-vous du français?
D. Bellos C’est une langue assez pauvre. Vous avez quasiment aboli vos patois. Mais le français reste une langue absolument centrale à l’échelle planétaire: en France on traduit beaucoup, et c’est formidable. On ne peut pas en dire autant de l’anglais. Moins de 3% des livres qui sortent dans la librairie anglaise sont traduits. On compte une dizaine de romans traduits du français à l’anglais chaque année.
Pourtant, malgré le peu de traduction, l’anglais vit et évolue, peut-être plus que la langue française. Cela va contre l’idée qu’une langue s’enrichit principalement par la traduction…
D. Bellos Ce qui se passe, c’est que l’anglais est une langue choisie par des écrivains d’autres langues. Certainement le cas des écrivains francophones des Antilles. Maryse Condé dit que si elle avait 50 ans de moins, elle aurait choisi d’écrire en anglais. L’allemand joue ce rôle pour les écrivains japonais, mongoles, turcs et autres. Il y a ce qu’on appelle une littérature exophone en allemand. Ca a été le rôle du français pendant des siècles. Le français était la langue de culture et une bonne partie de la littérature française du XXe siècle a été écrite par des gens qui venaient d’ailleurs. Ce rôle risque d’être obscurci par l’attraction de l’anglais, et de l’allemand pour des raisons plus obscures. La France devrait y prendre garde: elle n’est plus la seule langue au monde que les intellectuels et les écrivains désirent.
G. Régis Jr Il y a explication. Il y a aujourd’hui une distinction radicale, qui n’existait pas du temps de Beckett et de Ionesco, entre la littérature francophone et la littérature française. Quelqu’un comme Salman Rushdie, dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, n’est pas considéré par les écrivains anglophones comme un écrivain hors-langue.
D. Bellos Je n’ai jamais vraiment compris le sens du terme «francophone». Quand je vois la façon dont il est employé, je me demande s’il ne désigne pas la littérature en français écrite par des Noirs.
On découvre dans votre livre que la France est le seul pays à utiliser la mention du type: «En français dans le texte» quand quelque chose est écrit dans sa langue. Pourquoi?
D. Bellos Très simple: c’est une version alternative de votre «cocorico».
Quelque chose à ajouter?
D. Bellos Je demanderais volontiers à mon confrère de dire un peu de Proust en créole.
G. Régis Jr Commençons par le commencement: «Lontan mwen konn kouche bonè. Pafwa, annik balèn mwen etenn, de je mwen fèmen si tèlman vit, mwen pat menm gen tan pou leve ta di tèt mwen : ‘’O ! mwen dòmi.’’»
Propos recueillis par David Caviglioli
Le Poisson et le Bananier, par David Bellos,
traduit par Daniel Loazya,
Flammarion, 394 p., 22,90 euros.
=> Faut-il retraduire les chefs-d'oeuvre?
Source: Ceci est la version complète de l'entretien paru dans "le Nouvel Observateur" du 29 mars 2012.
http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20120406.OBS5667/proust-en-creole.html
Doutes sur la conformité du lieu de prière de Stains
Drame L'effondrement d'un plancher a coûté la vie à une fillette, dimanche
«On sentait parfois que le plancher bougeait. » Malgré sa jambe fracturée, cette jeune Haïtienne est retournée lundi devant le pavillon de Stains (Seine-Saint-Denis), où le 1er étage s'est effondré dimanche sous la masse de la centaine de fidèles de la communauté évangélique venus célébrer Pâques. Une fillette de 6 ans est décédée et 32 personnes ont été blessées, dont deux grièvement.
Des travaux récents
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'origine du drame est « la rupture d'une poutre maîtresse » sous le « poids des participants », a indiqué le procureur adjoint de Bobigny. Le pavillon, situé dans une zone industrielle, avait fait l'objet récemment de travaux pour agrandir la capacité d'accueil au 1er étage. D'après la mairie, les services municipaux auraient verbalisé en 2008 le propriétaire du bâtiment pour avoir réalisé un étage supplémentaire sans autorisation. « La maison est juste à côté du chemin de fer. Quand le TGV ou les trains de marchandises passent, les murs tremblent », témoigne un riverain. Pour les institutions évangéliques, ce drame illustre le manque de lieux de cultes mis à disposition des croyants. « Le coût du foncier ne permet pas aux fidèles d'acquérir des lieux adaptés », explique Thierry Le Gall, membre du Conseil national des évangéliques de France. Et selon lui, « certains maires refusent catégoriquement de prêter ou de louer des salles au nom du principe de laïcité ». Un évangélisme des caves existerait-il en France ? « Faute de trouver mieux, ils investissent parfois des lieux nauséabonds », témoigne le pasteur Emmanuel Toussaint, président du Consistoire mondial protestant haïtien. En France, 460 000 personnes seraient évangéliques. Un chiffre multiplié par neuf ces soixante dernières années.
Un juge d'instruction doit être nommé ce mardi matin. Par ailleurs, les gardes à vue du propriétaire du bâtiment et du pasteur ont été prolongées lundi en début de soirée.
WILLIAM MOLINIé
http://www.20minutes.fr/article/913611/doutes-conformite-lieu-priere-stains
Des travaux récents
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'origine du drame est « la rupture d'une poutre maîtresse » sous le « poids des participants », a indiqué le procureur adjoint de Bobigny. Le pavillon, situé dans une zone industrielle, avait fait l'objet récemment de travaux pour agrandir la capacité d'accueil au 1er étage. D'après la mairie, les services municipaux auraient verbalisé en 2008 le propriétaire du bâtiment pour avoir réalisé un étage supplémentaire sans autorisation. « La maison est juste à côté du chemin de fer. Quand le TGV ou les trains de marchandises passent, les murs tremblent », témoigne un riverain. Pour les institutions évangéliques, ce drame illustre le manque de lieux de cultes mis à disposition des croyants. « Le coût du foncier ne permet pas aux fidèles d'acquérir des lieux adaptés », explique Thierry Le Gall, membre du Conseil national des évangéliques de France. Et selon lui, « certains maires refusent catégoriquement de prêter ou de louer des salles au nom du principe de laïcité ». Un évangélisme des caves existerait-il en France ? « Faute de trouver mieux, ils investissent parfois des lieux nauséabonds », témoigne le pasteur Emmanuel Toussaint, président du Consistoire mondial protestant haïtien. En France, 460 000 personnes seraient évangéliques. Un chiffre multiplié par neuf ces soixante dernières années.
Un juge d'instruction doit être nommé ce mardi matin. Par ailleurs, les gardes à vue du propriétaire du bâtiment et du pasteur ont été prolongées lundi en début de soirée.
WILLIAM MOLINIé
http://www.20minutes.fr/article/913611/doutes-conformite-lieu-priere-stains
Haïti : L’heure de vérité pour le premier ministre Laurent Lamothe
10/04/2012Le rapport de la commission sur sa nationalité sera présenté ce mardi La commission spéciale chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, présentera ce mardi 10 avril 2012 son rapport à l’assemblée des sénateurs, a t-on appris.
Dans un premier temps, cet exercice devait se faire le 3 avril dernier. Le retard pris par la commission spéciale a été la raison évoquée pour le report de cette séance. Toutefois 3 des membres de la commission n’ont pas paraphé le document déposé le 3 avril 2012. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé. Ces derniers ont notamment évoqué la non-prise en considération de leur réserve sur la nationalité et la résidence de Lamothe. Cette commission spéciale est composée entre autres de deux anciens présidents du Sénat : Rodolphe Joazile, Kelly Clédor Bastien.
Le 16 mars 2012, Lamothe avait remis un lot de 58 documents à la commission d’étude de son dossier. Ses passeports ont été étudiés par deux commissions, l’une sur la nationalité des membres de l’exécutif et l’autre chargée de l’évaluation de sa candidature comme premier ministre de la république.
Des sénateurs, dont Anacacis Jean-Hector (département de l’Ouest), ont accusé certains de ses collègues d’avoir promis leur vote à Lamothe, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, en contrepartie de fortes sommes. Ce que Lamothe n’a pas hésité à faire car il est un « tout moun jwenn » (en français : tout le monde sort gagnant), selon les déclarations d’Anacacis sur certains médias de la capitale.
Né en 1972, Laurent Lamothe prône une diplomatie d’affaires et est considéré comme l’un des hommes forts de Martelly dont il a d’ailleurs financé la campagne électorale. Il a déjà le soutien de plusieurs membres du grand corps.
Le pays est sans gouvernement régulier depuis le 24 février, lorsque l’ancien premier ministre Garry Conille a démissionné après seulement quatre mois à la primature. Les relations tendues avec Michel Martelly, ancien chanteur de Sweet Micky devenu Président de la république, et la rébellion de son cabinet ministériel (dont faisait partie Laurent Lamothe) auraient été les raisons de son départ.
Pour être nommé premier ministre, au regard de l’article 157 de la constitution haïtienne il faut entre autres être Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, être âgé de 30 ans accomplis, être propriétaire en Haïti et y résider depuis 5 années consécutives.
Une fois l’étape du Senat franchie, Lamothe devra attendre le vote de la chambre des députés avant de prononcer sa déclaration de politique générale devant le parlement en chambres séparées.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_l_heure_de_verite_pour_le_premier_ministre_laurent_lamothe,22375.html
Dans un premier temps, cet exercice devait se faire le 3 avril dernier. Le retard pris par la commission spéciale a été la raison évoquée pour le report de cette séance. Toutefois 3 des membres de la commission n’ont pas paraphé le document déposé le 3 avril 2012. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé. Ces derniers ont notamment évoqué la non-prise en considération de leur réserve sur la nationalité et la résidence de Lamothe. Cette commission spéciale est composée entre autres de deux anciens présidents du Sénat : Rodolphe Joazile, Kelly Clédor Bastien.
Le 16 mars 2012, Lamothe avait remis un lot de 58 documents à la commission d’étude de son dossier. Ses passeports ont été étudiés par deux commissions, l’une sur la nationalité des membres de l’exécutif et l’autre chargée de l’évaluation de sa candidature comme premier ministre de la république.
Des sénateurs, dont Anacacis Jean-Hector (département de l’Ouest), ont accusé certains de ses collègues d’avoir promis leur vote à Lamothe, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, en contrepartie de fortes sommes. Ce que Lamothe n’a pas hésité à faire car il est un « tout moun jwenn » (en français : tout le monde sort gagnant), selon les déclarations d’Anacacis sur certains médias de la capitale.
Né en 1972, Laurent Lamothe prône une diplomatie d’affaires et est considéré comme l’un des hommes forts de Martelly dont il a d’ailleurs financé la campagne électorale. Il a déjà le soutien de plusieurs membres du grand corps.
Le pays est sans gouvernement régulier depuis le 24 février, lorsque l’ancien premier ministre Garry Conille a démissionné après seulement quatre mois à la primature. Les relations tendues avec Michel Martelly, ancien chanteur de Sweet Micky devenu Président de la république, et la rébellion de son cabinet ministériel (dont faisait partie Laurent Lamothe) auraient été les raisons de son départ.
Pour être nommé premier ministre, au regard de l’article 157 de la constitution haïtienne il faut entre autres être Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, être âgé de 30 ans accomplis, être propriétaire en Haïti et y résider depuis 5 années consécutives.
Une fois l’étape du Senat franchie, Lamothe devra attendre le vote de la chambre des députés avant de prononcer sa déclaration de politique générale devant le parlement en chambres séparées.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_l_heure_de_verite_pour_le_premier_ministre_laurent_lamothe,22375.html
L’angoisse, puis le deuil. L’accident de Stains a fait une seconde victime. La femme de 42 ans transférée dans un état grave à l'hôpital Beaujeon de Clichy a succombé à ses blessures. La quadragénaire est décédée mardi matin à 10h40, selon une source proche de l’enquête citée par «Le Parisien».
Dimanche, une communauté évangéliste haïtienne célébrait Pâques au premier étage d’un pavillon de la commune, transformé en lieu de culte. En ce jour de fête, entre 100 et 150 fidèles de l'église «Armée des combattants pour Christ nouvelle Jérusalem» s’étaient rassemblés. Vers 14h30, dans un fracas épouvantable, le plancher de la bâtisse s’est effondré.
Une trentaine de victimes
Une fillette de 6 ans a péri écrasée sous les décombres. Grièvement blessée, la femme de 42 ans avait été transportée en urgence vers l’établissement hospitalier des Hauts-de-Seine. Également dans un état critique, une petite fille de 2 ans a été prise ne charge à l’hôpital Necker de Paris. Mardi, son pronostic vital était toujours engagé. L’accident a fait une trentaine de blessés.
Le maire de la commune, Michel Beaumale, a déclaré sur France 2 que le bâtiment n’était pas adapté à ce genre de manifestation. «Il semble à peu près certain qu'il n'y a jamais eu de déclaration [du local comme lieu de culte] ou que ce bâtiment n'a jamais fait l'objet d'une visite par une commission de sécurité.» Les services de la ville auraient constaté en 2008 que des travaux d’extension avaient été réalisés sans autorisation, ce qui aurait abouti à un procès-verbal.
L'enquête* a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Seine-Saint-Denis ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) à Paris. Le gérant de la société civile immobilière propriétaire des locaux et le pasteur organisateur de l’événement qui officiait ont été placés en garde à vue dimanche soir.
«Des perquisitions sont actuellement en cours»
«Selon un premier rapport, établi par l’architecte, qui a été requis par le parquet hier […] il apparaît que le plancher s’est effondré à la suite de la rupture d’une poutre maîtresse, a déclaré lundi après-midi le procureur adjoint de la République de Bobigny, Anne Kostomaroff. Il apparaît également que le plancher constitué de plaques d’aggloméré n’a pas supporté la charge occasionnée par l’événement.»
L’adjointe a indiqué que les gardes à vue des deux hommes seraient prolongées. «Des perquisitions sont actuellement en cours dans différents locaux de la région parisienne, a-t-elle indiqué. Il apparaît nécessaire de recueillir des éléments techniques supplémentaires concernant la construction et l’exploitation de ces locaux, et d’entendre les deux personnes gardées à vue sur les éléments recueillis.» Une information judiciaire doit être ouverte ce mardi.
* Une enquête pour «homicide involontaire et blessures involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement» a été ouverte dimanche.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Stains.-La-femme-de-42-ans-a-succombe-a-ses-blessures-388552/
BONJOUR ET BONNE JOURNEE...LE 10 AVRIL 2012
Bonjour et bonne journée
Aujourd’hui 10 avril 2012 !
C’est quand même pas mal d’avoir eu un jour de congé.
Quand ce jour tombe lundi, c’est carrément le pied ! Pour ceux qui ne travaillent pas le samedi c’est vraiment le top. Ici on dit le pont ! On a le temps de faire le tour du monde.
Dimanche soir, un présentateur d’une émission sportive diffusée sur les ondes d’une chaîne cryptée, a eu à faire une blague en rappelant les gens que s’ils ne travaillaient pas le lendemain, c’était grâce à Jésus. Même sous la couverture d’une plaisanterie je pense que ce fut de bon ton rappeler quand même que le dimanche de pâques rappelle la résurrection du Christ.
Définitivement ces jours m’ont fait un bien fou. J’ai pu me reposer sans pression ; sans me creuser la tête pour savoir où j’allais passer le week-end de pâques.
J’ai fait dimanche et lundi canapé-ordi-télé.
Le week-end de Pâques n’aura pas été cette année synonyme de résurrection et de rédemption pour beaucoup de gens. La lecture de certaines dépêches a remis sur la sellette, cette facette assez rude de la réalité du monde. Il y a eu des massacres au Nigéria, un accident de la circulation avec plus de 27 morts à Morne Tapion à Petit Goâve, un mort au cours de la célébration du culte de résurrection consécutif à l’effondrement du plancher du lieu du culte près de Seine Saint Denis en banlieue parisienne. La congrégation fait partie de la communauté haïtienne.
J’ai trouvé un peu dur d’accepter que l’on puisse mourir pendant la célébration de la victoire de la vie sur la mort et sur le pêché. Mais, semble-t-il, la vie est ainsi faite. La mort fait bien partie de la vie !
Pour essayer de changer de sujet, je me suis réfugié dans l’histoire d’Haïti en me plongeant dans les éphémérides. Là, j’ai appris que le 10 avril 1810, le Général Simon Bolivar laissait la ville de Jacmel d’Haïti pour relancer son combat en faveur de l’émancipation des pays de l’Amérique du Sud de la domination espagnole.
En effet après maintes déboires et une déception venant des instances anglaises qui au dernier moment n’ont pas voulu lui prodiguer l’aide promise, Simon Bolivar avait fait un séjour à Jacmel et a été reçu en héros. Il reçut du Président Pétion Pour plus d’informations à ce sujet, je recommande le travail de l’historien Jean Julien, qui reprit dans des CD formidables toute l’histoire d’Haïti en créole dans une édition qui commémore le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.
Celui-ci raconte que parmi les cadeaux offerts par le chef d’Etat haïtien se trouvait une imprimerie. Simon Bolivar demanda à son homologue haïtien ce que lui, il voudrait avoir comme cadeau en guise de reconnaissance. Pétion lui demanda de libérer sur son passage, tous les noirs qui se trouveraient encore sous le joug de l’esclavage. Et selon ce que rapporte Jean Julien, le premier document édité et imprimé par la machine offerte par Alexandre Pétion fut justement un décret annonçant l’abolition de l’esclavage.
Les rapports entre Haïti et les pays libérés par l’illustre Simon Bolivar n’ont pas connu que des hauts. En fait lors de la première réunion des Etats de l’Amérique, pour donner le premier élan au mouvement regroupant les nations de l’Amérique, le fameux Pan américanisme, Haïti n’a pas été invitée !
Le chancelier vénézuélien, un certain Revenga ne trouva pas d’excuses ni de justifications valables pour expliquer l’absence d’Haïti.
Dans un premier temps, il aurait dit que cela ne concernait que les pays de l’Amérique du Sud. Cet argument ne tint pas beaucoup car il y avait des nations européennes comme le Danemark par exemple.
Après il aurait avoué qu’il ne voyait pas d’un bon œil d’entretenir avec Haïti les mêmes relations que le Venezuela entretenait avec les nations civilisées.
Je vous laisse, amis lecteurs le choix de tirer vous-mêmes vos propres conclusions.
Fort heureusement, la situation a changé depuis. Haïti reçoit du Venezuela en particulier un traitement particulier. Ce traitement s’est encore intensifié dans le bon sens avec l’administration du président Hugo Chavez.
La moralité de cette histoire c’est que nous autres les haïtiens, sans tomber dans la victimisation, nous n’avions pas toujours été bien vus par les autres.
Que des noirs aient poussé une révolution jusqu’à créer une nation, une République noire indépendante en libérant les noirs de l’esclavage, ne fut pas considéré comme une attitude de peuple civilisé.
Des abus de pouvoir, les raisons des plus forts, ont contribué à nous humilier et à expliquer en partie, en grande partie la réalité que nous vivons aujourd’hui.
Chercher à travers les pages de l’histoire les affaires Luders et Rubalcava. Renseignez-vous sur les retombées de la création de la première banque de la République d’Haïti.
Quelqu’un disait que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste.
Et si c’était vrai ?
En attendant, merci d’être encore des nôtres.
Bonne lecture et bonne journée.
JJ
Sources: AFHES http://www.afhes.org/
Aujourd’hui 10 avril 2012 !
C’est quand même pas mal d’avoir eu un jour de congé.
Quand ce jour tombe lundi, c’est carrément le pied ! Pour ceux qui ne travaillent pas le samedi c’est vraiment le top. Ici on dit le pont ! On a le temps de faire le tour du monde.
Dimanche soir, un présentateur d’une émission sportive diffusée sur les ondes d’une chaîne cryptée, a eu à faire une blague en rappelant les gens que s’ils ne travaillaient pas le lendemain, c’était grâce à Jésus. Même sous la couverture d’une plaisanterie je pense que ce fut de bon ton rappeler quand même que le dimanche de pâques rappelle la résurrection du Christ.
Définitivement ces jours m’ont fait un bien fou. J’ai pu me reposer sans pression ; sans me creuser la tête pour savoir où j’allais passer le week-end de pâques.
J’ai fait dimanche et lundi canapé-ordi-télé.
Le week-end de Pâques n’aura pas été cette année synonyme de résurrection et de rédemption pour beaucoup de gens. La lecture de certaines dépêches a remis sur la sellette, cette facette assez rude de la réalité du monde. Il y a eu des massacres au Nigéria, un accident de la circulation avec plus de 27 morts à Morne Tapion à Petit Goâve, un mort au cours de la célébration du culte de résurrection consécutif à l’effondrement du plancher du lieu du culte près de Seine Saint Denis en banlieue parisienne. La congrégation fait partie de la communauté haïtienne.
J’ai trouvé un peu dur d’accepter que l’on puisse mourir pendant la célébration de la victoire de la vie sur la mort et sur le pêché. Mais, semble-t-il, la vie est ainsi faite. La mort fait bien partie de la vie !
Pour essayer de changer de sujet, je me suis réfugié dans l’histoire d’Haïti en me plongeant dans les éphémérides. Là, j’ai appris que le 10 avril 1810, le Général Simon Bolivar laissait la ville de Jacmel d’Haïti pour relancer son combat en faveur de l’émancipation des pays de l’Amérique du Sud de la domination espagnole.
En effet après maintes déboires et une déception venant des instances anglaises qui au dernier moment n’ont pas voulu lui prodiguer l’aide promise, Simon Bolivar avait fait un séjour à Jacmel et a été reçu en héros. Il reçut du Président Pétion Pour plus d’informations à ce sujet, je recommande le travail de l’historien Jean Julien, qui reprit dans des CD formidables toute l’histoire d’Haïti en créole dans une édition qui commémore le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.
Celui-ci raconte que parmi les cadeaux offerts par le chef d’Etat haïtien se trouvait une imprimerie. Simon Bolivar demanda à son homologue haïtien ce que lui, il voudrait avoir comme cadeau en guise de reconnaissance. Pétion lui demanda de libérer sur son passage, tous les noirs qui se trouveraient encore sous le joug de l’esclavage. Et selon ce que rapporte Jean Julien, le premier document édité et imprimé par la machine offerte par Alexandre Pétion fut justement un décret annonçant l’abolition de l’esclavage.
Les rapports entre Haïti et les pays libérés par l’illustre Simon Bolivar n’ont pas connu que des hauts. En fait lors de la première réunion des Etats de l’Amérique, pour donner le premier élan au mouvement regroupant les nations de l’Amérique, le fameux Pan américanisme, Haïti n’a pas été invitée !
Le chancelier vénézuélien, un certain Revenga ne trouva pas d’excuses ni de justifications valables pour expliquer l’absence d’Haïti.
Dans un premier temps, il aurait dit que cela ne concernait que les pays de l’Amérique du Sud. Cet argument ne tint pas beaucoup car il y avait des nations européennes comme le Danemark par exemple.
Après il aurait avoué qu’il ne voyait pas d’un bon œil d’entretenir avec Haïti les mêmes relations que le Venezuela entretenait avec les nations civilisées.
Je vous laisse, amis lecteurs le choix de tirer vous-mêmes vos propres conclusions.
Fort heureusement, la situation a changé depuis. Haïti reçoit du Venezuela en particulier un traitement particulier. Ce traitement s’est encore intensifié dans le bon sens avec l’administration du président Hugo Chavez.
La moralité de cette histoire c’est que nous autres les haïtiens, sans tomber dans la victimisation, nous n’avions pas toujours été bien vus par les autres.
Que des noirs aient poussé une révolution jusqu’à créer une nation, une République noire indépendante en libérant les noirs de l’esclavage, ne fut pas considéré comme une attitude de peuple civilisé.
Des abus de pouvoir, les raisons des plus forts, ont contribué à nous humilier et à expliquer en partie, en grande partie la réalité que nous vivons aujourd’hui.
Chercher à travers les pages de l’histoire les affaires Luders et Rubalcava. Renseignez-vous sur les retombées de la création de la première banque de la République d’Haïti.
Quelqu’un disait que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste.
Et si c’était vrai ?
En attendant, merci d’être encore des nôtres.
Bonne lecture et bonne journée.
JJ
Sources: AFHES http://www.afhes.org/
lundi 9 avril 2012
LES CINQUIEME A SOLIDAIRES AVEC HAITI
Pendant toute l'année, avec leur professeur d'histoire et géographie, les élèves de 5e A ont travaillé sur Haïti dans le cadre du programme d'éducation civique et de sensibilisation à la solidarité.
Parmi leurs différents travaux, ils ont notamment réalisé des marque-pages qu'ils ont vendus. L'argent récolté, 250 € qu'ils ont remis à Camille Ferrié, la présidente de l'association des Amis de Mona, permettra, à sa mesure, de venir en aide aux enfants de « Cœurs Joyeux », une maison d'accueil en Haïti: quinze « restavecs », des orphelins placés dans des familles en tant que domestiques, et quatre orphelins qui avaient perdu leurs parents lors du terrible tremblement de terre.
« Grâce à la somme collectée, ils donnent une chance à une enfant, Cilène Estimé, une petite orpheline de 8 ans nouvellement accueillie par Mona aux Cœurs Joyeux », se félicite Camille Ferrié.
Certes, ces 250 € ne sont qu'une goutte dans l'océan - il faut 2 000 $ par mois pour faire fonctionner la maison d'accueil - mais ils sont le résultat d'une belle preuve de solidarité des collégiens carcassonnais qui parrainent désormais Cilène Estimé.
Les Amis de Mona, 2, rue des Mélèzes, à Carcassonne. Tél. 04 68 25 84 21 ; e-mail :amisdemona@gmail.com
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/09/1326714-les-5e-solidaires-des-enfants-d-haiti.html
Haïti : un Etat « sans scrupule » ?...Le pire nous guette !
Publié le lundi 9 avril 2012
Quelle doit être la dimension d’un scandale qui puisse secouer Haïti et produire l’électrochoc apte à le ressusciter ?
Une telle interrogation doit constituer, aujourd’hui, en Haïti, beaucoup plus qu’une question d’examen. C’est même un thème de recherche universitaire si tant est qu’on soit devenu « un cas » vraiment curieux !
Notre système sociopolitique a fini par défier tous les interdits en gardant un drôle d’équilibre, malgré les perturbations et les soubresauts.
On pavane « san wont », sans vergogne. On patauge dans la boue. Dans la merde, dirait d’autres, moins avenants envers nous. Pourtant, on s’y fait. On s’y complait même.
C’est que, nous avons cessé depuis belle lurette d’évoluer dans un cadre normatif reposant sur la Constitution, les lois et les règles en général. « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè ». Un vieil adage qui résume notre triste histoire de peuple délinquant. Mais, il y a plus, comme slogans : « devan green back, pa gen fè bak ! » ; « lajan se san » ; « lajan pa gen odè » ; « peyi sa a pap chanje » ; « èske se mwen ki ka vin sove Ayiti ? ».
Toutes nos institutions ont été désacralisées par notre tradition de délinquance effrénée. Après avoir subi maints assauts, elles n’ont plus aujourd’hui ni force ni vertu morale et coercitive. Une telle considération vaut autant pour les 3 pouvoirs de l’Etat (exécutif, judiciaire, législatif) et les organismes qui relèvent d’eux que pour les instances morales telles que les églises.
On est vraiment en chute libre !
La précarité chronique de l’existence a fini aussi par éroder nos ressorts moraux. Plus rien n’étonne désormais, dès qu’il s’agit de survie, de réussite économique et de promotion sociale. La morale est plus que jamais à la « débrouillardise », au « brasaj ». Récemment, cela se traduisait par la cocasse mais cynique expression : « naje pou sòti ».
Cette situation s’alimente d’un ensemble de facteurs, tels :
la faillite du système éducatif, et notamment le manque de formation en matière de civisme et d’histoire nationale : on produit autant de médiocres, d’inadaptés que d’apatrides ;
la dépolitisation croissante encouragée et renforcée par les dérives, les manquements et les trahisons des élites politiques : déçus, les gens ne veulent plus entendre parler des « leaders », de la politique et de la démocratie ;
l’acculturation accélérée des couches moyennes traditionnellement engagées dans les mouvements sociaux. Les mass-médias et les voyages à l’étranger sont à prendre en compte concernant ce dernier facteur.
La crise haïtienne, comme l’ont déjà dit plus d’uns, est donc loin d’être strictement politique et économique : elle est aussi sociale, culturelle et surtout morale.
La détérioration des normes éthiques est telle qu’on ne saurait maintenant parler de l’existence de forces morales dans le pays. Il est vrai que l’initiative œcuménique « Religions du Monde » tente de remettre les pendules à l’heure. Mais, elles viennent de très loin ces confessions et sectes qui ont été elles-mêmes sérieusement laminées par les crises successives.
Plus d’anathème sur le vol, l’enrichissement illicite, le gaspillage des ressources publiques, le mépris des intérêts nationaux, la vente du pays « an gwo e an detay ».
Plus de réprobation des manquements aux règles régissant la passation des marchés publics ; c’est le silence absolu concernant le financement occulte des partis et des candidats en période de campagne comme à d’autres époques.
En ce sens, Felix Bautista ne choque pas autant en Haïti que chez lui où prévaut encore la notion de moralité publique ! Le chef de l’Etat Martelly, ne s’attarde pas à démontrer qu’il ne recevrait jamais de l’argent dans ces conditions là. Il préfère déclarer que s’il devait en prendre, ce ne serait pas des « sommes aussi modiques » qu’il empocherait. La journaliste Nuria Piera parle pourtant de plus de 2.5 millions de dollars à M. Martelly, avant et après la campagne électorale !
Ah ! Non ! Pas assez, ici, pour qu’on crie au scandale !
Mais, vraiment, y aura-t-il scandale en Haïti ?
Pas certain, dans ce pays où l’on ne condamne plus l’implication d’officiels dans des activités louches ; dans le trafic illicite des stupéfiants ; dans la production et l’usage de faux !
Pas certain, dans ce pays où l’on a vendu impunément du sang et des cadavres humains ! On s’en souvient.
Pas certain, dans un pays où, de façon éhontée, l’on a vendu des « bras », comme au temps de la traite, pour la coupe de la canne en territoire voisin. On s’en souvient également.
Pas certain, dans ce pays où l’on se fiche de la nationalité et de l’identité des dirigeants.
On s’explique alors pourquoi l’haïtien à l’étranger, est livré à lui-même. Il n’existe pas un Etat haïtien qui défend ses ressortissants en République dominicaine, aux Iles Turcs and Caicos, aux Bahamas, à la Jamaïque, aux Etats-Unis, au Canada, en France, partout !
L’haïtien n’est pas mieux servi chez lui : quel pays au monde se ferait complice d’une mission internationale ou garderait le silence après la mort de plus de 3.000 de ses citoyens suite à une maladie introduite dans ce pays par des membres de cette mission internationale ?
Voilà où nous en sommes en Haïti, en l’an de grâce 2012 !
Certes, on ne saurait ne pas prendre en compte, dans cette lamentable situation, le fait que, dépendant de l’étranger et dirigé directement par le « Blan », les haïtiens ont fini par perdre confiance en eux-mêmes. Le sentiment général est que, autant le pays que notre propre destin ne nous appartiennent plus.
Alors, on se laisse aller, au gré du vent ! Au petit bonheur la chance ! Selon le vieux principe du « bon dieu bon ».
Mais, il arrivera un temps, pire que l’actuel, où l’on ne pourra plus continuer à défier impunément toutes les lois de la sociologie, de l’économie politique et de la vie tout court. Nous avons déjà payé au prix fort nos travers en termes de désastres et de catastrophes accumulés. Mais, c’est absolument sûr que le pire est pour demain si nous continuons à avancer aveuglément sur la voie ténébreuse du « vire voye », du « lese grennen », du « tout voum se do » du « tout koukouy klere pou je l ». Car, il est un fait que pour sortir de l’abime, aucun pays n’a emprunté ces chemins-là. Il est encore temps de se ressaisir. « Pi ta, pi tris ».
Marvel DANDIN
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8720
A Halifax, le Titanic reste insubmersible et fascine les touristes
Halifax
- Expositions, prières, spectacles et même pièce de théâtre sur "l'unique
Noir" à bord: cent ans après, le drame du Titanic anime le tourisme et la
vie culturelle dans le port canadien d'Halifax, où reposent toujours 150
victimes.
Le drapeau de la White Star Line, l'armateur du paquebot, flotte dans les rues
de la grande ville, la plus proche du lieu de la catastrophe du 14 Avril 1912.
Au restaurant "Five Fishermen", on offre pour 46 dollars un menu
Titanic "inspiré par celui offert le jour du naufrage aux passagers de la
première classe", avec des huîtres à la russe à la vodka et au raifort.
Le Titanic est partout. Ses maquettes et ses photos ornent les vitrines des
magasins. Au théâtre, on peut voir une pièce consacrée à "l'unique Noir du
Titanic", l'ingénieur haïtien Joseph Laroche, et dénonçant le racisme de
l'époque. Un chauffeur de taxi évoque spontanément sa grand-mère qui avait vu
les cercueils débarqués dans le port par les sauveteurs arrivés trop tard pour
trouver des survivants. "Maintenant, je le raconte à mes
petits-enfants", dit Bruce Blandin.
Artistes, scientifiques, autorités et musées de Halifax se préparent à
commémorer solennellement la grande catastrophe. Le 14 avril, les
Haligoniens seront invités à un rassemblement, une procession aux chandelles
derrière une charrette portant un cercueil, et feront une minute de silence,
symbolisant l'interruption finale des SOS émis par le paquebot en détresse. Le
15 suivra une cérémonie oecuménique, réunissant chrétiens, musulmans et juifs.
Dans la nuit du 14 au 15 Avril 1912, les quelque 700 survivants du naufrage ont
été recuellis par le paquebot britannique Carpathia, qui les a acheminés à New
York, destination du Titanic. Mais c'est depuis Halifax que sont partis les
vaisseaux, dont deux câbliers, chargés de repêcher les dépouilles, avec à leur
bord fossoyeurs, embaumeurs et cercueils, rappelle Garry Shutlak, un des
responsables des Archives de la province de Nouvelle-Ecosse.
Mémoire vivante de l'histoire du Titanic et conférencier très demandé, M.
Shutlak peut donner des précisions sur le menu casher offert aux passagers de
3e classe ou sur le nombre considérable de voyageurs de nationalité syrienne.
France: une liturgie tourne au cauchemar, un enfant meurt
AFP.- Stains.
Un
enfant de six ans a été tué et plus de 30 personnes blessées dimanche lors de
l'effondrement d'un plancher dans un local de Stains, près de Paris, transformé
en lieu de culte, où plus de cent personnes s'étaient réunies en famille en ce
dimanche de Pâques.
Ce
local est fréquenté par une église évangélique, notamment fréquentée par la
communauté haïtienne, sans lien avec les unions protestantes établies.
Le
pronostic vital est engagé pour un enfant de deux ans, transporté à l'hôpital
Necker à Paris, et une femme de 42 ans, a déclaré le préfet du département
Christian Lambert, qui a évoqué une «urgence relative pour 32 autres personnes»
blessées dans leur chute survenue vers 14H30.
«J'ai
entendu un cri, je me suis retourné et j'ai vu de la poussière, j'ai vu que le
plancher s'était effondré, c'est affreux», a raconté un homme présent qui ne
veut pas donner son nom et se présente comme Frère Patrick.
«Il
y avait une célébration avec entre 100 et 150 personnes au premier étage. Une
partie du premier étage s'est effondrée sous le poids», a précisé le préfet
Lambert. «Les personnes sont tombées avec le plancher.»
Une
source proche de l'enquête précise que la structure a pu être fragilisée par
les danses très rythmées qui accompagnent d'ordinaire ces offices. «Ici c'est
comme une grande famille qui se réunit dans la joie, l'allégresse, un peu comme
le gospel, tous les dimanches, dans un grand culte», raconte Frère Patrick, un des
seuls à accepter de s'exprimer.
Le
bilan aurait pu être encore plus lourd: «Il n'y avait personne en dessous»,
souligne Christian Lambert qui a prévenu que ses services allaient examiner «de
près le problème de la sécurité de cette salle». L'enquête est pour l'heure
menée par le commissariat local.
Ont
été mobilisés quelque 150 sapeurs-pompiers, 48 véhicules et un hélicoptère pour
évacuer les blessés les plus graves vers les hôpitaux.
Dans
une déclaration lue à l'AFP, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a «fait
part de sa profonde émotion et de sa tristesse après cet accident survenu dans
ce lieu de culte évangélique».
Selon
des voisins, cette communauté religieuse fréquente depuis «plus d'un an» ce
local récent situé dans un petit secteur pavillonnaire coincé entre une zone
industrielle et des voies ferrées.
Nombreux
sont les fidèles à s'y presser, selon les voisins. Frère Patrick assure que
l'association «Armée combattants pour Christ nouvelle Jérusalem», y est
installée depuis quatre ans.
Contacté
par l'AFP, le responsable d'une autre communauté évangélique appartenant à
l'église Bethel, située dans la même rue, a déclaré: «C'est la communauté
haïtienne, on les a vus arriver il y a un an, un an et demi, ils font une
location. C'est une salle des fêtes à la base.»
Sur
un total de 1,6 million de protestants en France, environ 460 000 pratiquants
réguliers se réclament du protestantisme évangélique.
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201204/08/01-4513486-france-une-liturgie-tourne-au-cauchemar-un-enfant-meurt.php
dimanche 8 avril 2012
27 MORTS EN HAITI LA VEILLE DE LA RESURRECTION DU CHRIST
Et je cherchais un peu partout dans ma tête et dans mon entourage, un sujet de réflexion appropriée à ce dimanche de pâques. Ce dimanche que le monde chrétien célèbre la résurrection du Christ. La victoire de la vie sur la mort. La victoire du pardon sur le pêché.
Je me demandais comment intéresser ceux qui d’ordinaire ne s’intéressent pas à ce genre de sujet.
Après quelques clicks, j’ai trouvé la base de ma réflexion. La veille de ce dimanche de résurrection dans un pays aussi croyant que le Christ, en Haïti, un accident de la circulation fait au moins 27 morts. Plaçons le décor pour mieux comprendre. Un camion délabré sans doute, jamais contrôlé par les autorités, comme celui dépeint magistralement par notre correspondante Carlie de Port-au-Prince (De la Sécurité Routière) s’engage vers le sud. Il transporte à son bord des kilos de marchandises, des animaux de plusieurs espèces, 66 personnes entassées comme des sardines, entonnant probablement des chansons de louange à Dieu.
Arrivé à Morne Tapion, une pente réputée dangereuse, les freins du camion cèdent. Et celui-ci s’en en contre bas. Des gens déchiquetés, écrasés et triturés. Là il faut une assistance rapide. En Haïti il n’y a pas de service d’ambulance, il n’y a pas de 911 comme l’avait fait remarqué Carlie dans assistance à Personne en Danger.
Il y a des survivants. Des blessés graves. Le centre hospitalier – là il ne faut pas se fier au nom- est vite débordé. Manque de moyens. Pas de médecins. Pas assez de chirurgiens. Ces blessés graves sont condamnés à mort.
Cette fois, dans le défilé incessant des autorités, il manquera cruellement la présence du Président de la République. Il enverra probablement un message de soutien aux blessés, qui seront amputés dans de mauvaises conditions. Le message ira aussi à ceux qui mourront en choc hypovolémique par manque de sang disponible. Le président n’oubliera pas ceux qui mourront par manque d’antibiotiques ou manque de solutés.
Encore une fois il démontrera que lui il est le président de tous les haïtiens.
Ces messages il les enverra depuis sa chambre d’hôpital de Miami, là ou il est allé se faire opérer de l’épaule.
Pour ne pas mourir en Haïti, il faut être président de la République. A défaut faire parti du gouvernement. Etre un membre du pouvoir législatif.
On se demande à qui il revient la tâche de faire en sorte qu’il y ait un système de santé qui permette l’accès aux soins médicaux de bonne qualité pour tous. Médecins du monde ? Médecins sans Frontières ?
En effet les gouvernements haïtiens ont souvent d’autres priorités et la santé des haïtiens passent toujours après…après.
Bon rétablissement Monsieur le Président ! Reposez en paix les accidentés de Petit-Goave !
Je me demandais comment intéresser ceux qui d’ordinaire ne s’intéressent pas à ce genre de sujet.
Après quelques clicks, j’ai trouvé la base de ma réflexion. La veille de ce dimanche de résurrection dans un pays aussi croyant que le Christ, en Haïti, un accident de la circulation fait au moins 27 morts. Plaçons le décor pour mieux comprendre. Un camion délabré sans doute, jamais contrôlé par les autorités, comme celui dépeint magistralement par notre correspondante Carlie de Port-au-Prince (De la Sécurité Routière) s’engage vers le sud. Il transporte à son bord des kilos de marchandises, des animaux de plusieurs espèces, 66 personnes entassées comme des sardines, entonnant probablement des chansons de louange à Dieu.
Arrivé à Morne Tapion, une pente réputée dangereuse, les freins du camion cèdent. Et celui-ci s’en en contre bas. Des gens déchiquetés, écrasés et triturés. Là il faut une assistance rapide. En Haïti il n’y a pas de service d’ambulance, il n’y a pas de 911 comme l’avait fait remarqué Carlie dans assistance à Personne en Danger.
Il y a des survivants. Des blessés graves. Le centre hospitalier – là il ne faut pas se fier au nom- est vite débordé. Manque de moyens. Pas de médecins. Pas assez de chirurgiens. Ces blessés graves sont condamnés à mort.
Cette fois, dans le défilé incessant des autorités, il manquera cruellement la présence du Président de la République. Il enverra probablement un message de soutien aux blessés, qui seront amputés dans de mauvaises conditions. Le message ira aussi à ceux qui mourront en choc hypovolémique par manque de sang disponible. Le président n’oubliera pas ceux qui mourront par manque d’antibiotiques ou manque de solutés.
Encore une fois il démontrera que lui il est le président de tous les haïtiens.
Ces messages il les enverra depuis sa chambre d’hôpital de Miami, là ou il est allé se faire opérer de l’épaule.
Pour ne pas mourir en Haïti, il faut être président de la République. A défaut faire parti du gouvernement. Etre un membre du pouvoir législatif.
On se demande à qui il revient la tâche de faire en sorte qu’il y ait un système de santé qui permette l’accès aux soins médicaux de bonne qualité pour tous. Médecins du monde ? Médecins sans Frontières ?
En effet les gouvernements haïtiens ont souvent d’autres priorités et la santé des haïtiens passent toujours après…après.
Bon rétablissement Monsieur le Président ! Reposez en paix les accidentés de Petit-Goave !
Haïti : au moins 27 morts dans un accident de la route
C'est un défi aux normes de la circulation, mais la population n'a pas le choix : en Haïti, des camions transportant des marchandises transportent fréquemment des passagers. C'est ce qui explique le bilan extrêmement lourd d'un accident de la route qui s'est produit samedi sur la route nationale 2, à Petit-Goave, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Port-au-Prince.
«Le bilan est passé à 27 morts, des blessés graves sont décédés et d'autres personnes sont dans un état critique», explique Joël Charles, l'administrateur de l'hôpital joint au téléphone. La plupart des victimes de l'accident sont des commerçantes qui avaient pris place dans un camion, au milieu de sacs de produits alimentaires.
Un précédent bilan faisait état de 20 personnes tuées et plus de 40 blessés dont plusieurs grièvement ont été transportées au seul hôpital de la ville, dépassé par l'affluence des blessés et la présence de nombreux curieux arrivés sur les lieux.
66 passagers à bord d'un camion de marchandises
«Au total, 66 personnes, peut-être plus, se trouvaient à bord du véhicule qui s'est renversé au sommet d'une pente raide et dangereuse, une route sur laquelle de nombreux accidents sont souvent enregistrés», a témoigné un juge de paix qui a constaté le sinistre.
Selon le responsable de l'hôpital de Petit-Goave, «17 personnes mortes sur place ont été transportées à la morgue de l'hôpital Notre-Dame, à Petit-Goave, et près d'une dizaine de blessés graves sont décédés après avoir été transportés par des ambulances de la Croix-rouge haïtienne». Ce responsable ajoute que «certains blessés sont dans un état critique, il y a des traumatismes craniens et beaucoup de fractures».
L'hôpital manque d'ambulances, de médecins, de chirurgiens
Le responsable de l'hôpital lance un appel urgent aux autres services des villes voisines : «Nous avons besoin d'ambulances et de médecins, il faut transporter les victimes dans d'autres hôpitaux à Port-au-Prince, la capitale. Nous n'avons pas suffisamment de chirurgiens et d'orthopédistes». Sur une station de radio locale, un journaliste a relayé cet appel : «La population de la ville est dépassée par cet accident tragique et nous avons besoin de personnels médicaux sur place».
Plusieurs heures après l'accident, de nombreux blessés ont pu être évacués dans des hôpitaux de la région dont certains sont tenus par des équipes de Médecins sans frontières. MSF est présent en Haïti depuis le séisme de janvier 2010 qui a ravagé le pays le plus pauvre du continent américain. La semaine dernière, un autre accident avait fait 4 morts et une dizaine de blessés dans la même région. Les accidents sont fréquents sur les routes haïtiennes impliquant des autobus bondés roulant à vive allure, en absence de contrôles routièrs.
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