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mercredi 4 avril 2012

Haïti - Choléra : le médecin marseillais avait raison sur la faute de l'Onu

Publié le mardi 03 avril 2012 à 11H00 Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien.
Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien. Ce sont bien les soldats népalais de l'Onu ou plutôt de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui sont à l'origine de la plus grave épidémie de choléra de l'histoire récente dans ce pays.
Plus de 7 000 Haïtiens en sont morts. Il l'avait établi dans un rapport commandité par l'ambassade de France et le gouvernement haïtien après une enquête de terrain en novembre 2010 dont La Provence s'était largement fait l'écho (notre édition du 15 décembre 2010). Une longue enquête de Deborah Sontag en Haïti, paru ce week-end dans le New York Times, qui reprend la chronologie des cas, vient encore lui donner raison, malgré les longues dénégations de l'Onu.

50 000 dollars par mort
"Le dossier reprend nos données cartographiques qui montrent que les cas de choléra ont explosé en quelques heures en aval du camp de l'Onu dont les latrines se déversaient directement dans la Meye, notamment à Mirebalais où les habitaients s'approvisionnaient, détaille Renaud Piarroux.
Puis il y a eu des déversements massifs d'excréments infectés par une citerne de l'Onu dans l'Artibonite, une autre rivière. Les investigations montrent aussi que des chercheurs américains et danois ont établi que le vibrion, le bacille qui s'est propagé dans la rivière est bien d'origine népalaise."
L'article montre que la politique de l'autruche de l'Onu, niant ses responsabilités, a amplifié les dégâts commis. Il y a eu du temps perdu, une perte de confiance des habitants à propos des campagnes sur les gestes sanitaires à faire pour se protéger du choléra, des conflits sur les méthodes à appliquer. Alors que dans le contexte d'une reconstruction qui "rame", les conditions sanitaires et l'accès à une eau saine sont toujours très difficiles en Haïti.
Les autorités de l'Onu ont attendu que les soldats népalais, contre lesquels la colère de la population montaient, quittent le pays pour rendre public un rapport interne en mai 2011 qui disait "l'épidémie n'avait pas été causée par une action délibérée d'un groupe ou un individu" et rejetait la cause du déversement de matières fécales. Tout cela est battu en brèche, y compris par des experts travaillant pour l'Onu qui s'expriment dans le New York Times.
"Il se pourrait bien que je retourne en Haïti pour observer l'évolution de l'épidémie", reprend Renaud Piarroux. Une revanche amère pour lui qui était persona non grata après ses révélations sur l'Onu. En attendant, les Nations unies vont devoir affronter une "action de groupe". Environ 5 000 personnes qui ont perdu un membre de leur famille à cause du choléra ont lancé une procédure contre elles, en demandant 50 000 dollars par proche perdu.
Philippe LARUE
http://www.laprovence.com/article/sante/haiti-cholera-le-medecin-marseillais-avait-raison-sur-la-faute-de-lonu

DECLARATIONS FANTAISISTES DU GOUVERNEMENT HAITIEN

P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- La journaliste dominicaine Nuria Piera, qui a dévoilé ce week-end un scandale de corruption éclaboussant le président haïtien Michel Martelly et l’ancienne candidate à la présidence Mirlande Manigat, juge fantaisistes les réactions officielles haïtiennes au sujet de son travail d’investigation, apprend AlterPresse.

Nuria Piera, considérée comme une référence d’honneur, d’ethique et de repsonsabilité dans le journalisme en République Dominicaine, est intervenue lundi soir 2 avril en direct sur Telenoticias, une chaine de télévision en République Dominicaine.
« Je pense que c’est une fantaisie…précisément le communiqué de presse du gouvernement haïtien est une fantaisie », déclare Nuria Piera.
Dans son programme télévisé la journaliste a révélé que Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, et proche du président dominicain Leonel Fernandez, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US.

Les transactions auraient commencé lors de la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’investiture de Martelly le 14 mai.

L’ancienne candidate Mirlande Manigat, malheureuse à ces élections, aurait reçu 250.000 dollars. Mais Mirlande Manigat s’est dit indignée d’apprendre les révélations de Piera et a affirmé son « intégrité ». Elle a toutefois indiqué ne pas pouvoir répondre des autres membres de son équipe de campagne.

La présidence a pour sa part balayé d’un revers de main ces révélations qu’elle met sur le compte d’ « une vaste campagne d’intoxication de l’opinion publique visant à salir l’image » du chef de l’Etat.

« C’est naturel que le gouvernement haïtien dise non, je ne pouvais espérer le contraire », fait savoir Nuria Piera. La journaliste rappelle que dans l’affaire du Watergate, les autorités ont aussi passé beaucoup de temps à démentir les résultats de l’enquête menée par Bob Woodward et Carl Bernstein, ensuite par le senat américain.

Nuria Piera, lors de son intervention, signale qu’il n’y a jusqu’ici que des paroles du côté des concernés alors que ce qu’elle a fait est « un travail d’investigation, sur ce qui s’est passé dans le pays (République Dominicaine) et qui a eu des répercussions en Haïti parce que le président haïtien est impliqué de manière lamentable ».
Piera dit juger particulièrement incompréhensible le fait que Michel Martelly ait continué de recevoir de l’argent après son accession à la présidence d’Haïti. Autrement, explique t-elle, ce ne serait qu’une simple affaire où un politicien dominicain, Felix Bautista, apporte son soutien à un homologue haïtien.
La journaliste dominicaine met également en avant comme élément étrange le fait que Bautista ait bénéficié de plusieurs millions de dollars sous couvert de contrats dans le cadre de la reconstruction d’Haiti.
Sur 500 millions de dollars de contrats, Bautista à travers ses entreprises a reçu 338 millions, dévoile l’enquête.
Cette affaire de corruption éclabousse également l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive qui a paraphé ces contrats. Bellerive a lui aussi démenti avoir reçu des pots de vin de la part d’hommes d’affaires ou politiciens dominicains. [kft gp apr 3/04/2012 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12643

Haïti-Premier Ministre : Report de la séance de ratification de Laurent Lamothe

P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- La présentation du rapport sur le dossier du premier ministre désigné, Laurent Salvador Lamothe, est prévue pour le mardi 10 avril 2012 (après la période pascale), indique le président du sénat, Dieuseul Simon Desras, joint par AlterPresse au téléphone.
Attendu ce mardi 3 avril, « ce rapport sera présenté de préférence le mardi 10 avril prochain. Les membres de la commission spéciale sénatoriale n’ont pas pu respecter le délai imparti, à savoir les 15 jours ouvrables », souligne Desras.
AlterPresse a essayé en vain d’obtenir des explications sur ce retard auprès des différents sénateurs membres de la commission spéciale.
Le premier ministre désigné, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe, a soumis, le vendredi 16 mars 2012, un certificat de nationalité (haïtienne) parmi 58 autres documents.
Lamothe a déposé également un document, selon lequel il a résidé en Haïti durant les cinq dernières années.
Bien qu’il soit sous enquête au sénat, autour de son éventuelle nationalité étrangère - bannie de la Constitution pour un fonctionnaire de son rang -, plusieurs sénateurs ont manifesté leur détermination à lui accorder un vote de confiance.
Homme d’affaires de 39 ans, Laurent Lamothe pourrait ainsi devenir le plus jeune premier ministre de l’histoire d’Haïti.
Avant le premier ministre Garry Conille qui a démissionné le 24 février 2012, le président Michel Martelly a essuyé deux échecs dans la désignation d’un chef de gouvernement.
Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse ont été successivement rejetés par la chambre des députés le 21 juin 2011 et le sénat le 2 août 2011. [jep kft rc apr 03/04/2012 14:19]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12644

Haïti-Saison pluvieuse : L’affreuse idylle entre Tabarre et inondations… les complices

mardi 3 avril 2012 Par Edner Fils Décime
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Les inondations enregistrées, lors des dernières averses de mars 2012, dans la commune de Tabarre (au nord-est de la capitale), sont dues à la multiplication des constructions anarchiques et à l’absence d’un plan d’aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince
C’est l’explication fournie à AlterPresse par le maire principal de Tabarre, Frantz Théodat.
Les boulevards 15 octobre et Toussaint Louverture, Carrefour Clercine, la zone près de la base logistique de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), le camp de personnes déplacées à Terre–Roche, la zone de Tabarre 27 (vers Croix-des-Bouquets) entre autres, ont été très touchés par les récentes inondations.

Ambassade des États-Unis d’Amérique, base de la Minustah : coupables ?
Les averses, enregistrées à Tabarre le 30 mars 2012, ont, une fois de plus, mis à nu la vulnérabilité de cette commune aux intempéries.
Une image effarante mais courante, celle de la ruelle de l’église (Tabarre 27) où les habitations ont été inondées par des eaux atteignant jusqu’à 1 mètre.
Pour évacuer l’eau, les résidentes et résidents sont obligés de cotiser pour acheter une pompe à eau électrique et du carburant servant à son fonctionnement.
« Je dois marcher [20 mètres] dans cette eau boueuse et sale jusqu’aux genoux, avec un pantalon de rechange en main, pour pouvoir sortir de chez moi et accéder à la rue. Ça dure depuis une semaine », explique un homme se rendant à son travail, chaussé de bottes en caoutchouc.
« J’habite ici [ruelle de l’église] depuis 2003. On n’avait jamais eu une situation pareille avant la construction de l’ambassade américaine. L’ambassade américaine et la base de la Minustah ont détourné le cours des eaux pour les déverser sur nous », lâche un autre homme avec une pointe de fureur.
La malaria et d’autres maladies infectieuses sont devenus le lot des enfants et des femmes avec les inondations, selon les témoignages des riveraines et riverains.
Il ne s’agit pas de pointer l’ambassade étasunienne uniquement, il faut aussi tenir compte de « la multiplication des constructions sur les terres qui, dans le temps, absorbaient l’eau de pluie et les eaux débordant des canaux d’irrigation qui, eux-mêmes, n’ont pas été curés », considère le maire Théodat.
« J’ai constaté que même le consulat de l’ambassade américaine est touché par ces eaux également », poursuit Théodat.
L’ambassade des États-Unis d’Amérique a emménagé à Tabarre en 2008.
Dans la foulée, plusieurs entreprises commerciales se sont établies dans ce périmètre. C’est aussi le cas de maisons résidentielles.
Tabarre a été aussi« la commune d’accueil » de bons nombres de personnes sinistrées du séisme ravageur du 12 janvier 2010.

Les solutions sont là…
Les eaux, qui se déchainent sur Tabarre, « proviennent de Pétionville et de Pernier (à l’est de la capitale), là où les eaux n’ont pas été réglées en amont. Comme Tabarre est une zone plate, elle reçoit un gros volume d’eau », signale Théodat.
Contrairement aux communes de Port-au-Prince et de Delmas, celle de « Tabarre n’a pas encore eu de système de drainage », soutient Théodat, pour qui sa commune est en « expansion certes, mais handicapée à causse de cette question de drainage ».
Sur « l’insistance de la mairie, d’hommes d’affaires, de membres de la Minustah et de l’ambassade américaine », une étude a été menée par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) sur le drainage.
Pour remédier à cette situation, il faut canaliser les eaux vers la rivière Grise, située à environ 1 kilomètre de la zone de Tabarre 27, selon les résultats des recherches.
Jusqu’à date (avril 2012), les solutions offertes par les recherches n’ont pas été concrétisées, déplore la municipalité de Tabarre qui fait ressortir un problème de financement.
« Les travaux coûteront excessivement cher, soit près de 10 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], d’après les suggestions tirées de ces études », explique Théodat, soutenant tout de même que ce serait l’une des meilleures solutions pour « protéger les communautés et [le secteur] des affaires [à Tabarre] ».
La municipalité de Tabarre plaide pour une « approche globale du problème de Tabarre » qui ne saurait « être résolu seulement au niveau communal ».
Aussi, faut-il « définir les problèmes d’aménagement de la zone métropolitaine en général » dans le cadre d’un plan de drainage global des différentes communes.
A ce niveau, pourront s’impliquer le ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce), le Mtptc, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale (Mictdn) ainsi que les mairies dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince.
Le dernier bilan des intempéries de mars 2012, établi par la protection civile pour le département de l’Ouest, fait état de 6 morts dans un éboulement de terrain (enregistré dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 mars 2012) à Morne Calvaire. [efd kft rc apr 03/04/2012 8:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12639

Un vieux goémonier récupéré pour Haïti

Mylène est une ancienne gabare de l'Iroise, un bateau de charge de 16 mètres qui a transporté des matériaux avant d'être transformé en goémonier. Construit en bois, il est équipé d'un moteur en bon état. Ses deux propriétaires, Jean-François Pennec et Ernest Cariou, ont décidé d'en faire don pour aider Haïti. La semaine dernière, Jean-Pierre Coïc, président de Solidarité-Pêche est allé signer l'acte de vente avec l'écrivain Jean-Claude Fignolé, maire de la commune des Abricots, et président de l'association des maires de la Grand'Anse à Haïti.
« Jean-Claude Fignolé s'occupe des formalités pour passer le bateau sous pavillon haïtien, et demander une place au port de Concarneau, explique Jean-Pierre Coïc.Quand ce sera réglé, nous irons le chercher. Il n'y a pas grand-chose à faire dessus. On installera un gréement, il faudra mettre un panneau de cale parce que c'est un bateau ouvert. » Jean-Claude Fignolé va également engager des démarches pour faire venir à Concarneau deux ou trois marins haïtiens pour quelques mois. « Ils travailleront sur le bateau et feront la traversée du retour, ce qui permettra de les former à la navigation. »

Départ en janvier 2013
Ces marins pourront également travailler sur Rêve de Mousse, le fileyeur qui se trouve actuellement au quai d'Aiguillon. Quatre bénévoles, dont deux mécaniciens, ont commencé à démonter le moteur, qui est à refaire. Les culasses sont en cours de réparation au lycée maritime d'Étel. « Nous allons avoir besoin de sponsors pour remettre en état le moteur, » explique Jean-Pierre Coïc.
Si tout marche comme prévu, les marins haïtiens pourraient arriver en septembre à Concarneau et se mettre au travail. Les bateaux, Mylène et Rêve de Mousseprendraient la mer pour Haïti en janvier 2013. Le projet est de faire de Rêve de Mousse un bateau dispensaire, équipé d'un cabinet dentaire. « Nous sommes en contact avec un couple de dentistes de Paris qui part en retraite. Il nous donne son matériel et accepte d'effectuer des missions à bord. Il y a un gros besoin de dentistes à Haïti. »

Projet d'école maritime
Le goémonier Mylène sera géré par l'association des maires de Grand'Anse, qui l'utiliseront comme bateau de transport. Il existe aussi un projet pour créer une école de formation maritime à Grand'Anse, en partenariat avec le lycée maritime d'Étel.Mylène servira à former les élèves à la navigation.
Les autres bateaux envoyés par Solidarité-Pêche ces dernières années, notamment le Mercenaire et le Breizh da Viken, continuent leur travail d'assistance à la flottille de pêche haïtienne. Le Val d'Orge est moins utilisé pour l'instant, les marins haïtiens n'étant pas à l'aise avec un bateau de cette taille. « Il faut que quelqu'un aille les former pour utiliser les engins qui sont à bord, comme le vire-casiers et le sondeur. » Le départ des deux autres bateaux en janvier permettra d'envoyer quelqu'un pour les aider à prendre en main le Val d'Orge.
Jean-Luc COCHENNEC
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-vieux-goemonier-recupere-pour-Haiti-_-2062216------29039-aud_actu.Htm

Haïti-Agriculture : Inauguration d’infrastructures agricoles à Ennery

mardi 3 avril 2012 Correspondance Mergenat Exalus
Gonaïves, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Des autorités haïtiennes, dont le secrétaire d’Etat à la production végétale, l’ingénieur agronome Frisner Dorsaint, ont inauguré plusieurs projets à Ennery (nord) dans le cadre d’un programme visant à intensifier l’agriculture dans certaines communes et sections rurales du département de l’Artibonite, a constaté AlterPresse.
L’inauguration a eu lieu le week-end écoulé en présence du représentant de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en Haïti Gilles Damer, d’une importante délégation composée des responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la direction départementale du ministère de l’agriculture dans l’Artibonite.
Il s’agit des travaux de réhabilitation du périmètre irrigué (Ppi) de Martino Marmelade situé dans le bassin supérieur de la rivière d’Ennery, la construction de 400 citernes et de 24 micros retenus situés dans le bassin versant Ennery Quinte.
Selon le coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de la rivière d’Ennery, Saintave Jean, le périmètre irrigué permettra l’arrosage d’une superficie de 150 hectares. Ce Ppi occupe intégralement la 4 ème section communale de Savane Carrée sur une longueur de 6,5 kilomètres avec 165 vannes d’alimentation.
Jean espère que ces travaux mettront fin au calvaire des agriculteurs de la zone qui avaient du mal à trouver de l‘eau pour arroser leurs champs.
Le périmètre irrigué de Martino Marmelade existe depuis des dizaines d’années, selon les autorités, indiquant qu’il a été détruit par les tempêtes de 2008 qui ont ravagé plusieurs zones de l’Artibonite.
Les bénéficiaires (les planteurs) auront à contribuer, à chaque récolte, à un fonds qui servira à l’entretien du périmètre irrigué. Les responsables n’ont pas précisé le montant de la contribution.
Dans son allocution, le secrétaire d’Etat à la production végétale, Frisner Dorsaint a signalé que la réhabilitation de ce périmètre irrigué a obtenu un financement de la Bid à hauteur de 12 millions de gourdes.
Dorsaint a ajouté que l’Etat prendra des mesures pour accompagner les planteurs en mettant à leur disposition des moyens techniques et des intrants agricoles.
Le secrétaire d’Etat a aussi souligné l’importance de ces travaux notamment les micros retenus collinaires réalisés en amont dans les bassins versants pour diminuer l’intensité de l’eau qui menace la ville des Gonaïves en aval.
De son côté, le représentant de la Banque interaméricaine de développement, Gilles Damer, s’est réjoui de la réalisation de ces projets, dont la visée est d’augmenter la production agricole des paysans planteurs de la Savane Carrée.
Damer en a profité pour annoncer d’autres activités d’infrastructures agricoles qui seront financées dans la région d’Ennery et dans la vallée de l’Artibonite dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien. [me apr 2/04/2012 11 :32]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12633

Collecte pour Haïti : 25 000$ pour les enfants

ALEXANDRA VÉZINA Suite au tremblement de terre qui a dévasté Haïti en janvier 2010, une importante collecte de fonds avait été mise en branle sur le territoire de la MRC d’Antoine-Labelle. Les 25 000$ amassés ont enfin trouvé leur destinée, des enfants de Croix-des-Bousquets en bénéficieront.
La Ville de Mont-Laurier, qui a chapeauté la levée de fonds, s’est associée à la Fondation Jacqueline Lessard en vue d‘offrir une meilleure qualité de vie à près de 400 enfants d’une ville de plus de 200 000 habitants, située au nord est de Port-au-Prince. Ainsi, la somme résultant de la générosité des gens de la région sera utilisée pour finaliser la construction d’un orphelinat, d’une école et d’une salle commune qui permettront à 80 orphelins d’avoir un toit et de l’eau potable, en plus de faciliter l’accès à l’éducation à quelque 400 enfants de l’agglomération.
« L’orphelinat et l’école sont construits sur une terre de manguiers. C’est un lieu paisible, un milieu de vie agréable pour ces enfants. On fait le pari d’investir dans la jeunesse, puisque c’est par l’éducation qu’Haïti va ressortir de sa problématique », de mentionner Mylène Béliveau, de la Fondation Jacqueline Lessard. Originaire du Saguenay, cette dernière œuvre au bien-être des jeunes Haïtiens depuis de nombreuses années, cependant la fondation a été créée suite au séisme qui a tué plus de 200 000 personnes.

Petits gestes, grandes actions
Rappelons qu’en janvier 2010, la Ville de Mont-Laurier, en partenariat avec la MRC d’Antoine-Labelle et Sylvain Pagé, député de Labelle, avaient orchestré une levée de fonds pour Haïti. Il aura fallu deux ans avant que le comité organisateur de la collecte définisse la cible exacte des fonds amassés. « Les choses se passent assez lentement dans la reconstruction d’Haïti. Au départ, nous voyions très grand, nous avions fixé l’objectif à 100 000$ », précise Michel Adrien, maire de Mont-Laurier. Avec un montant total de 25 000$, le comité a préféré s’associer à un organisme déjà sur le terrain.
http://lechodelalievre.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=233011&id=804&classif=Nouvelles

lundi 2 avril 2012

Des stars de séries américaines affronteront, le 9 juin prochain, les joueurs du club de football de l'AS Eupen, lors d'un match d'exhibition, au profit d'Haïti, indique, dans un communiqué la société Chrysopee, organisatrice de l'événement.

Les acteurs Jimmy Jean-Louis (Heroes, Toussaint Louverture), Anthony Lapaglia (FBI Portés Disparus), Gilles Marini (Sex and the City) et Santiago Cabrera (Heroes, Merlin) chausseront leurs crampons le 9 juin prochain et en compagnie d'une délégation de jeunes footballeurs haïtiens, ils affronteront les joueurs de l'A.S Eupen. Les bénéfices de match d'exhibition seront remis à l'association Hollywood Unites For Haiti, présidée par l'acteur Jimmy Jean-Louis.
À l'issue de cette rencontre, une vente aux enchères d'oeuvres de 14 photojournalistes de renommée internationale aura lieu à l'hôtel Crowne Plaza de Liège lors d'une soirée de gala.
Fondée en 2008, l'association Hollywood Unites For Haiti, agit au quotidien auprès des jeunes Haïtiens défavorisés dans le but de retisser le lien social par le biais d'activités éducatives, sportives et culturelles. Les bénéfices générés par ces activités serviront à la construction d'une école primaire et un dispensaire dans la banlieue de Port-au-Prince.
L'événement sera organisé par la société liégeoise Chrysopee dont la finalité est l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées dans le monde sur le principe du "Fair Business"

Haïti : Martelly impliqué dans un grave scandale de corruption, selon la presse dominicaine

Le président haïtien aurait reçu plus de 2,5 millions de dollars
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.

Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.

La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html

L'ONU a apporté le choléra en Haïti

Des scientifiques affirment que l'épidémie qui a dévasté le pays est partie d'un camp de la Minustah, mais l'ONU dément toujours.Déjà plus de 350 000 malades et 7 000 morts, mais aucune certitude. Les causes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis octobre 2010 sont toujours aussi polémiques. Si des recherches démontrent que la souche de la maladie a été apportée sur l'île par des hommes de l'ONU, l'organisation internationale refuse toujours d’endosser une quelconque responsabilité.
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html

NOS BAS EN HAUT...LA RUBRIQUE DE CARLIE DE PORT-AU-PRINE...DE LA SECURITE ROUTIERE

Chez nous : les bas en haut....De la sécurité routière
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/

samedi 31 mars 2012

« Si je n'avais pas écrit, on ne parlerait que des morts »

Dany Laferrière L'écrivain haïtien est l'invité du Printemps du livre
Il était à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, quand la terre a tremblé. De ce séisme qui a ravagé son île, il a tiré un récit paru en 2011, Tout bouge autour de moi (Grasset), qui a inspiré le thème du 10e Printemps du livre. Rencontre avec l'écrivain haïtien Dany Laferrière.

D'où est venue l'idée de ce récit ?
J'ai commencé à prendre des notes immédiatement, pour ne pas dériver ni devenir fou devant un tel désastre. Il fallait que quelqu'un le fasse pour montrer la dignité des Haïtiens. Ce que je raconte, aucun média international ne l'a dit. Si je n'avais pas écrit, on aurait eu uniquement des chiffres, des images de morts, d'immeubles éventrés. On oublie de parler de reconstruction humaine.

Cela vous agace que l'on présente Haïti comme une terre maudite ?
Qu'aurait fait ce pays pour mériter d'être maudit ? Haïti a arraché son indépendance il y a 200 ans mais qui reprocherait à un esclave de vouloir vivre libre ? Après le séisme, les scènes de pillages ont été marginales. Le peuple haïtien s'est relevé, avec une énergie extraordinaire.
Selon vous, c'est la culture qui a soudé les Haïtiens face au malheur…
C'est cette culture, formée par le créole, la peinture, la musique, le vaudou, qui a structuré le peuple haïtien et l'a sorti de l'esclavage. En Haïti, il n'y a pas de quête d'identité mais un surplus d'identité.

Que raconte votre dernier livre « Chronique de la dérive douce » ?
Mon arrivée à Montréal, en 1976, quand j'ai quitté Haïti après l'assassinat d'un ami. J'ai dû apprendre les règles de ce nouveau monde où tout était différent.
Recueilli par Manuel Pavard

jeudi 29 mars 2012

La reconstruction d’Haïti passe aussi par l’éducation

Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010, les besoins sont encore nombreux pour permettre la reconstruction de l’île. Solidaire de leurs collègues haïtiens, un groupe d’enseignants franco-ontariens partira dans les Caraïbes, cet été, afin d’apporter du matériel et de partager ses connaissances. La solidarité dépasse les frontières et c’est pourquoi les douze conseils scolaires de langue française de l’Ontario se sont unis pour se joindre au projet du Groupe de travail en appui à Haïti (GTAH), une initiative conjointe du ministère de l’Éducation et du ministère de la Formation, des collèges et des universités de la province.
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1

Plongée dans le culte Vaudou...Reportage en Haïti, fille d’Afrique

JEUDI 29 MARS 2012 / PAR HUGUES THIERRY LEMERCIER ST PHARD
Le terme « vaudou » ou « vodoun » désigne au Bénin un esprit et son image. Par extension, il s’applique aux rites de possession pratiqués en Haïti par les descendants des esclaves noirs originaires d’Afrique. A quoi correspond aujourd’hui cette religion ? Quelles sont ses croyances et ses mécanismes ? Reportage en Haïti.
Qu’ils soient asiatiques, africains ou afroaméricains, ces rites adoptent une même configuration : des vivants anthropomorphes investissent le corps d’un humain lors d’une transe qui a lieu au cours d’une cérémonie. Le possédé, ou medium, qu’on appelle « le cheval de Dieu » adopte un langage et un comportement qui sont propres a l’entité qu’il a incorporée et lorsqu’il reprend conscience, "il perd tout souvenir de sa possession", nous explique Max Beauvoir, le Maître suprême du Vaudou en Haïti.
Le vaudou est une véritable religion avec ses prêtres, les hougans , ses prêtresses, les mambo, ses sanctuaires ou houmfo, ses outils et ses panthéons de divinités. Ces êtres surnaturels sont appelés « LOAS ». Les esprits forment deux groupes. Les loas rada et petro. Chacun d’eux possède son rythme tambouriné.
Les loas rada sont les plus doux, les plus civilisés, alors que les loas petro sont les plus forts, mais aussi les plus féroces.
En Haïti les adeptes du Vaudou respectent toujours les loas petro, incarnés par Ti-Jean qui est une puissance féroce. Parmi les loas les plus importants : Legba, Damballah, Ogoun, Erzilli. Et chaque loa a son jour et sa propre nourriture.
Legba est celui qui ouvre les portes, les barrières, maître des carrefours et protecteur des seuils. Il est représenté par un vieillard loqueteux, pipe à la bouche, sac en cuir, et marchant avec difficulté à l’aide d’une béquille. Son jour est le mardi et sa nourriture est du riz collé au pois noirs. Sa boisson est clairin et sirop.
Damballah, dieu du serpent, accompagné de sa femme, est le maître de l’argent qui découvre les trésors : sa couleur est le blanc, donc sa nourriture se compose de riz blanc, lait, œuf ,sirop de miel, gateaux. Sa boisson Whisky écossais, sirop d’orgeat et son parfum florida.

Ogoun ferraille est un guerrier vêtu en rouge avec une épée et il monte un cheval blanc. Ses jours sont le mercredi et le samedi, sa nourriture le poisson rouge, ou rose, avec du riz aux pois rouges, les fruits de mer. Il utilise comme boisson le rhum et se sert dune machette.
Erzilli, lui, incarne la beauté, la coquetterie, la sensualité. Il se présente sous les espèces d’Erzilla dantor et d’Erzilla freda. Les Haïtiens préfèrent l’avatar d’Erzilli qui se présente comme la déesse noire qui aime les parfums, les hommes, les bijoux… Elle aime le riz collé, la banane et le tia maria, l’amaretto, le Grand Margnier, le Cinzano, etc.
Les « guedes » ont aussi une grande importance dans la culture des Haïtiens. Ces loas font allusion aux morts et sont personnifiés par Baron samedi, Baron Lacroix, Baron cimetière et Mama Brigitte. A chaque premier novembre un grand nombre d’Haïtiens se rendent dans les cimetières pour parler aux défunts.
En Haïti, quand on parle de « vaudou » on se doit de citer le maître suprême du vaudou Haïtien, Maître François Max Gesner Beauvoir, qui dans sa déclaration lors de son ordination comme chef suprême du vaudou a notamment declaré : « Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. La force de travail du vaudouisant est extraordinaire mais on ne le reconnait pas en Haïti même si la constitution haïtienne, adoptée le 4 avril 2003, reconnait le vaudou comme religion à part entière".

Et pourtant le Vaudou a été longtemps victime de l’incompréhension, de l’ignorance des une et des autres… Tout récemment, après le tremblement de terre de 2011, plusieurs maitres vaudous ont été attaqués voire assassinés par des Haïtiens qui les accusaient d’être la cause de ce séïsme terrible. Faute d’explication à ce phénomène naturel, des esprits faibles accusaient les prêtres vaudouisants de disposer de pouvoirs suffisants pour provoquer un tremblement de terre.
Face à de telles accusations, Max Beauvoir a justement consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vaudou, comme religion, de son ancienne marginalisation et de sa stigmatisation... Comme toute pratique collective secrète, la Vaudou suscite en effet de grandes hostilités : à toutes les époques, certains voulurent détruire, éradiquer et même faire disparaître et effacer une telle religion. Notamment en accusant le vaudou d’appartenir au monde de la sorcellerie …
Où en sommes-nous désormais ? Le Vaudou n’a probablement jamais été aussi largement pratiqué qu’aujourd’hui à Haïti !
http://www.afrik.com/article25197.html

Le Commandant Ramos au terme de son mandat se confie : « Ce fut un honneur et un privilège pour moi de servir en Haïti »

28 mars 2012
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Après une année en Haïti, le Major Général Luiz Eduardo Ramos Pereira, arrivé au terme de son mandat, a honoré deux rendez-vous importants. Le 27 mars 2012, au cours d’une cérémonie organisée au Camp Charlie (Tabarre), il a passé le Commandement de la Force de la MINUSTAH à son successeur, le Major Général Fernando Rodriguez Goulart. Quelques jours plus tôt, à l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 22 mars dernier, il avait présenté un bilan de son année passée aux commandes des Casques bleus, notamment par rapport à la sécurité, à la reconstruction ou encore sa vision d’Haïti.
Dans son discours d’adieu, le 27 mars, le Général Ramos a remercié les plus hautes autorités haïtiennes, le corps diplomatique accrédité en Haïti et plus particulièrement l’ambassadeur du Brésil, les responsables de la MINUSTAH, la Police des Nations Unies (UNPol), les différents contingents qu’il a eus sous son commandement et avec qui il a travaillé dès son arrivée pour converger vers un « environnement plus stable et plus sûr », « l’amélioration des conditions de vie du grand peuple haïtien » et « plus que tout l’espoir de jours meilleurs à venir ». Avec le peuple haïtien, malgré les différences de langue et de culture, il dit avoir noté plusieurs ressemblances dont la « volonté inébranlable », l’« altruisme remarquable », le « professionnalisme sans pareil », le « dévouement complet », la « croyance de construire ensemble quelque chose de valable » et surtout, l’« esprit de soldat de la paix ».
Le 22 mars, lors de ses échanges avec la presse, le Commandant Ramos rappelant que « la Force est en Haïti conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui consiste notamment à travailler en étroite coordination avec l’UNPol et la Police Nationale d’Haïti (PNH) », en avait profité pour dire que son arrivée ayant coïncidé avec le second tour de l’élection présidentielle, « par conséquent, mon premier mois en Haïti a été axé sur la sécurisation à la fois du processus électoral et de la passation des pouvoirs au nouveau gouvernement du président Michel Martelly ».
C’est donc en tant qu’observateur assidu qu’il suivait de près « les progrès vers la consolidation de l’Etat de droit et de la stabilité » et qu’il s’est prononcé sur plusieurs questions dans le cadre de la présentation de son bilan de fin de mandat.
La sécurité : une question majeure
Au cours de l’année, la composante militaire de la MINUSTAH a fourni des efforts constants dans toutes les tâches pour lesquelles elle est mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, réussissant à maintenir un environnement sécuritaire propice au développement politique et socio-économique. Parallèlement, la PNH poursuit son chemin vers la professionnalisation et le développement dans tous les domaines.
Plus de 2.000 patrouilles conjointes sont effectuées quotidiennement dans 6 des 10 régions du pays. La composante militaire a également assuré la sécurité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans les six plus grands centres de déplacés les plus à risque et effectué des patrouilles quotidiennes dans 23 autres camps.
Deux grandes opérations conjointes de sécurité -l’opération « Phoenix » en juillet 2011 et « Hope » en octobre 2011- ont abouti à l’amélioration de la coordination des opérations conjointes avec l’UNPol et la PNH, réduit la violence des gangs dans les endroits où ces opérations ont été menées, et permis l’intégration du concept de planification intégrée des opérations de la PNH, ce qui a contribué à renforcer leur capacité d’opérer de manière autonome. Malgré la persistance de problèmes en matière de sécurité, des progrès sont en même temps constatés.
Si l’opinion publique s’inquiète d’un pic de la criminalité, il y a aujourd’hui davantage de policiers haïtiens dans les rues équipés de meilleurs moyens que par le passé, ce qui contribue à mieux appréhender et réduire les menaces.

Génie militaire : une expertise quotidienne disponible
La Force compte en son sein six compagnies de Génie militaire composées de plus de 1.000 hommes. Ce personnel répond aux besoins prioritaires identifiés par la MINUSTAH dans les domaines de la reconstruction. Leur contribution a permis à la MINUSTAH de mieux se positionner en ce qui concerne sa contribution à la reconstruction à long terme et les efforts de développement en Haïti.
Au cours de l’année écoulée, les compagnies de génie militaire ont été utilisées dans l’exécution de projets tels que l’enlèvement des débris engendrés par le tremblement de terre, la démolition de bâtiments endommagés par le tremblement de terre et jugés dangereux, le terrassement de sites devant abriter les centres de traitement du choléra, l’amélioration des camps de personnes déplacées, le curage de canaux quand il pleut, la réparation de ponts, la réhabilitation de routes et de trottoirs, le forage de puits, et aussi l’appui au processus électoral.
Les compagnies de génie militaire de la MINUSTAH ont réalisé plus de 400 projets qui ont eu un impact significatif sur l’amélioration des infrastructures locales et nationales ainsi que sur les conditions de vie dans les camps de déplacés.

L’action humanitaire : force militaire et catastrophes naturelles
Haïti fait face à des défis majeurs en ce qui concerne les conditions climatiques et d’autres phénomènes géologiques. La réalité de la vie ici est que les ouragans, les inondations, les éboulements de terrain, la sécheresse et les tremblements de terre -qui pourraient gravement endommager les infrastructures- arrivent fréquemment.
C’est pourquoi la composante militaire de la MINUSTAH a mené un exercice de gestion des catastrophes majeures au début du mois d’avril dernier pour confirmer son niveau de préparation à réagir à tout risque potentiel de désastre naturel en Haïti. Cet exercice a été la plus important jamais mené par la MINUSTAH et a abouti à tirer plusieurs leçons importantes à la fois pour les militaires et leurs homologues civils.

Les défis : priorité aux déplacés
Si cette année a été une année de progrès pour le peuple Haïtien, des problèmes demeurent. Un des principaux défis est de voir encore, tous les jours, des Haïtiens dans des camps de déplacés et qui souffrent. Il faut engager davantage de ressources pour assister ces personnes, parmi les plus vulnérables, vivant sous des tentes dans la chaleur, sans eau ni assainissement et afin qu’elles puissent enfin avoir un toit décent.

La vision: que chacun apporte sa pierre
Compte tenu du fait que lorsque l’Etat de droit, la sécurité et les efforts de stabilisation s’améliorent, le pays n’a plus besoin d’autant de troupes de l’ONU, celles-ci peuvent donc progressivement commencer à rentrer chez elles.
Il revient à chacun de « contribuer de sa petite pierre au succès d’Haïti ».
http://minustah.org/?p=34964

Haïti-MINUSTAH : Sécurité et stabilité, des défis à relever pour le nouveau commandant militaire des casques bleus

P-au-P., 28 mars 2012 [AlterPresse] --- Le nouveau commandant militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), le général Fernando Rodrigues Goulart, a estimé que la sécurité et la stabilité constituent les plus importants défis au moment où il assume le commandement de cette force. « La sécurité et la stabilité représentent les plus gros problèmes » de l’heure, a déclaré le général Goulart à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de commandement qui a eu lieu dans la soirée du 27 mars à la base du bataillon brésilien de la MINUSTAH à Tabarre (périphérie nord-est).
À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.
« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».
« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.
Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».
La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.
Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».
La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.
Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.
Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.
En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.
De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.
Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12611

Arthur H au pays de «l'or noir»

Dans un spectacle et un CD, le chanteur de «Négresse blanche» lit Césaire, Depestre, Glissant, Laferrière et quelques autres poètes caribéens. H comme hypnotique?
Port-au-Prince, 4 février 2012. Une chaleur lourde pèse sur le soir, et un type mal rasé articule des poèmes bizarres. Arthur H clôt l'édition haïtienne du festival Etonnants Voyageurs. H comme Higelin, H comme Haïti, H comme hirsute.
Dans sa voix rauque qui «bêle mieux que cloaque» et «siffle des choses très anciennes», il est question de serpents et de sortilèges, de négritude et de Marie-Galante, de «ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole, mais sans qui la terre ne serait pas la terre», et même d'un «hélico qui ronronne et vrombit comme une mouche à merde collée sur le nez levé des crapauds».
Des mots étranges signés Césaire, Depestre, Laferrière ou James Noël, qui se faufilent entre les arpèges délicats de Nicolas Repac, lequel a dû beaucoup écouter les guitaristes maliens pour composer la bande-son de ce spectacle à base de sanza, piano à pouce et flûte harmonique.
Arthur H n'a pas oublié son désarroi initial devant ces «textes très complexes». C'était fin 2010, lors d'un hommage à Edouard Glissant, peu avant sa mort:
«Un comédien malade avait annulé, je me suis retrouvé face à Glissant à lire, de Césaire, le "Cahier d'un retour au pays natal". Après avoir erré dans les toilettes de l'Odéon en cherchant une clé pour entrer dans ce texte, j'ai décidé de le dire un peu comme du slam, sans m'occuper du sens, avec mon propre rythme intérieur, en me concentrant sur la musicalité de Césaire.»
Le chanteur de «Négresse blanche» s'est aussi souvenu de la sobriété de Jean-Louis Trintignant, qu'on entend sur son dernier album, «Baba Love». L'idée était bonne: elle a accouché d'un concert et d'un disque hypnotiques.
Ca s'appelle «l'Or noir» et ça craque, claque, coule en scintillant comme une pluie fine. Si après cela vous prétendez ne rien comprendre à la poésie, c'est que vous êtes sourd comme un pot.
Grégoire Leménager
L'Or noir (Naïve).
Sur scène le 31 mars, Théâtre de l'Odéon
(01-44-85-40-40), puis en tournée
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120323.OBS4443/arthur-h-au-pays-de-l-or-noir.html

L'ONU réclame de nouveaux dons en Haïti

La mission des Nations Unies en Haïti craint que le manque de ressources financières n'affecte les services offerts aux Haïtiens qui ont perdu leur maison dans le tremblement de terre de 2010. Dans un communiqué publié mardi, le coordonnateur de l'action humanitaire de l'ONU en Haïti, Nigel Fisher, a révélé qu'un appel lancé l'an dernier aux donateurs internationaux afin d'amasser 382 millions de dollars avait seulement permis de recueillir 55 % de cette somme.
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml

Choléra: une campagne de vaccination bloquée à Haïti

L'épidémie de choléra, qui a fait plus de 7.000 morts en Haïti depuis son apparition après le tremblement de terre de 2010 et touché 520.000 Haïtiens, menace de connaître une explosion dramatique avec l'arrivée en avril de la saison des pluies. Des vaccins sont prêts, des équipes sont formées... Mais la campagne de vaccination de masse s'est embourbée dans la bureaucratie, explique la NPR, alors que 100.000 Haïtiens auraient pu en bénéficier.
Si les agences internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé étaient d'abord opposées à cette dose de vaccin à 1 dollar, elles l'ont finalement acceptée en 2011. Le président Michel Martelly a également donné son accord, mais le projet attend toujours l'accord d'un comité national d'éthique qui veut s'assurer que le vaccin n'est plus au stade expérimental.
Cela fait plus d'un an que Gheskio (un groupe médical haïtien) travaille à la mise en place du projet de vaccination à Port-au-Prince tandis que son pan rural est soutenu par Partners in Health, raconte NPR. Deux zones seraient en effet concernées par la campagne de vaccination: un bidonville de Port-au-Prince, Cité de Dieu, et une zone rurale autour du fleuve Artibonite, où le choléra avait été observé une première fois en 2010.
Le risque est particulièrement élevé dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, explique à la NPR Vanessa Rouzier, de Gheskio. Les pluies qui inondent les maisons favorisent le développement d'une maladie qui peut tuer en quelques heures des jeunes en bonne santé, tandis que l'absence d'installations sanitaires adéquates aggrave le problème.
Quant aux villageois proches de l'Artibonite, ils tirent leur eau de ce fleuve contaminé. C'est sur ses rives qu'étaient installées les troupes népalaises de la Minustah (Mission de stabilisation en Haïti), soupçonnées d'avoir transporté le choléra en Haïti, comme l'expliquait France 2.
Des opposants au projet soutiennent que la priorité doit être de garantir aux populations un accès à une eau et à des toilettes propres, mais hygiène et vaccination peuvent aller de pair. Sur AlterPresse, un représentant de Médecins du Monde explique d'ailleurs que le «le système de santé (haïtien) nécessite une vraie réforme», la barrière financière empêchant toute une partie de la population d'avoir accès aux soins.
La campagne de vaccination toucherait seulement 1% de la population haïtienne, alors que pour que l'épidémie soit complètement sous contrôle, expliquent des experts cités par la NPR, il faudrait«vacciner des millions de personnes à haut risque (…) avant la prochaine saison des pluies», en 2013.
http://www.slate.fr/lien/52333/haiti-cholera-epidemie-vaccin

Alcatel-Lucent : un câble optique sous-marin pour Haïti

Alcatel-Lucent va relier Haïti au reste du monde internet via un câble sous-marin de 200 kilomètres, pour le compte de l'opérateur Digicel. Le contrat représente 16 Millions d'Euros. Le projet va être réalisé en collaboration avec Columbus Networks, qui fournira les câbles sous-marins en fibre optique. "Le tremblement de terre de janvier 2010 a endommagé ou détruit une grande partie du réseau de communication haïtien. À ce jour, la seule autre liaison sous-marine du pays n'est toujours pas totalement réparée.
La population et l'économie haïtiennes ont ainsi souffert du manque de connectivité haut débit, laquelle est pourtant vitale pour le commerce, le secteur public et le domaine social", explique l'équipementier.
http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=FPS120329_20476685&numligne=0&date=120329

La Maison des jeunes remet un chèque de 1 511 E pour Haïti

BEAUVOIS-EN-CAMBRÉSIS Souvenez-vous, c'était le 12 janvier 2010. Haïti est victime d'un tremblement de terre. ...
Le bilan est estimé à 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Les structures et l'organisation de l'État haïtien souffrent de la catastrophe au bout de trois jours, l'état d'urgence est déclaré sur l'ensemble du pays pour un mois. L'objectif principal, après l'arrêt des opérations de recherche de rescapés, est à présent de reconstruire le pays, ce qui risque de durer au minimum une dizaine d'années en raison des énormes dégâts provoqués par le tremblement de terre. Il faudra plusieurs milliards de dollars pour ce faire.
L'ONU et des pays apportent leur aide. Comme des associations. Dans la région, l'association Enfance et partage Haute Picardie basée à Saint-Quentin ne tarde pas à se mobiliser. Elle multiplie les actions pour récolter des fonds. Très vite, plusieurs milliers d'euros sont trouvés. Mais il en faut encore.
Localement, la Maison des jeunes, habituée à faire de l'humanitaire, décide, elle aussi, d'apporter sa contribution pour aider Haïti. En partenariat avec l'association saint-quentinoise, elle organise les 27 et 28 janvier dernier, son traditionnel week-end humanitaire qui était donc consacré, cette année, à Haïti.
 Du monde assiste au repas, elles sont 180 personnes. D'où des bénéfices. 1 511,26 E. Que le président Yannick Herbet a décidé de remettre, lundi soir, à la présidente de l'association saint-quentinoise, Maria Richet, accompagnée pour l'occasion de la responsable de l'association d'Haïti, Annie Angot. « Un beau geste » pour les deux représentantes de l'association. Qui remercient vivement le président beauvoisien et son équipe.
Chacun dans les deux associations respectives se félicitera de ce partenariat qui a permis de faire un beau geste, d'aider des gens.
Cette somme entrera dans le pot commun des 25 000 E récoltés par l'association qui serviront à la construction d'une école dans un orphelinat d'Haïti.
Après la construction du bâtiment, il faudra du mobilier et des fournitures. Mais pas seulement, il faut aussi de la nourriture, des vêtements, des produits d'hygiène. Bref, de tout. Appel aux dons est encore lancé.
Du côté de la Maison des jeunes, on donne rendez-vous pour un autre acte généreux, le don du sang. Une collecte est prévue le vendredi 21 septembre.
Enfance et partage Haute-Picardie, rue de Quesnescourt 02 100 Saint-Quentin. Tél : 03 23 62 71 91.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/De_Caudry_au_Cateau/2012/03/29/article_la-maison-des-jeunes-remet-un-cheque-de.shtml

Merah : Alger refuse d'accueillir la dépouille, qui sera enterrée en France

Le tueur devrait être inhumé à Toulouse ce jeudi à 17 heures contrairement à ce que souhaitait sa famille. C'est décidément une dépouille bien encombrante pour Paris et Alger. Les obsèques de Mohamed Merah auront lieu en France "dans les 24 heures" après un refus d'Alger d'accueillir son corps, selon Abdallah Zekri, représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris devant le consulat d'Algérie à Toulouse, cité par l'AFP jeudi 29 mars.
"J'ai été chargé par la famille d'organiser les funérailles dans les 24 heures en France en accord avec les autorités parce que l'Algérie a refusé d'accueillir le corps de Mohamed Merah en invoquant des raisons de sécurité", a déclaré le responsable religieux.
Mohamed Merah devrait être enterré à Toulouse dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu. "Le Figaro" indique que l'enterrement aurait lieu ce jeudi à 17 heures. Un important dispositif de police est prévu.

Source de désordre à l'ordre public ?
Cette annonce met fin à plusieurs jours de confusion sur le lieu de l'enterrement de l'auteur présumé de sept meurtres à Montauban et Toulouse. La famille Merah souhaitait enterrer le jeune homme dans le village d'origine de son père, en Algérie, invoquant la crainte de voir sa tombe saccagée en France. Le jeune Français possédait aussi la nationalité algérienne, ce qui aurait facilité les démarches.
Selon le site du quotidien algérien "Liberté", les autorités locales de Souaghi (Médéa) ont refusé l'autorisation d'inhumer par "souci de préserver l’ordre public".
Mercredi, la famille avait annoncé le départ de la dépouille sur un vol régulier Toulouse-Alger d'Air Algérie à 13h15. Le cercueil hermétique était attendu en début d'après-midi à Alger. Il n'en a rien été.
Le quotidien "Liberté" écrit : "La surmédiatisation des assassinats attribués à Mohamed Merah, dans un contexte français marqué par la campagne électorale pour la présidentielle, a quelque peu irrité Alger dans la mesure où les politiques français n’ont pas manqué d’impliquer, d’une façon ou d’une autre, l’Algérie, dans une affaire franco-française."
Sarah Diffalah avec AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120329.OBS4938/alger-refuse-l-inhumation-de-mohamed-merah-sur-son-sol.html

mercredi 28 mars 2012

Haïti, deux ans après le séisme

27/03/2012
Plus de 60% des 10 millions de mètres cubes de gravats résultant du tremblement de terre ont été déblayés au cours de l'une des plus vastes opérations de ce type menée par les Nations Unies et ses partenaires, et coordonnée par le PNUD. Plus de 80.000 bâtiments de la capitale, Port-au-Prince, et de ses environs se sont effondrés suite au séisme d'une magnitude de 7,0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, produisant un volume de béton, acier et autres débris équivalent à 4.000 piscines olympiques.
Au cours de sa deuxième visite en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, s'est dite impressionnée par les progrès visibles observés dans la capitale, Port-au-Prince, deux ans après la catastrophe qui a bouleversé le pays et coûté la vie à 200.000 personnes.
"J'ai observé une énorme différence avec la désolation dont j'avais été témoin quatre jours après le séisme: les rues de Port-au-Prince revivent. J'ai confiance en la capacité des Haïtiens à reconstruire leur propre pays", a constaté Helen Clark.
Le PNUD a aidé l'État à mettre au point une Stratégie nationale de gestion des décombres, et a créé une Bourse aux débris pour coordonner le réemploi des gravats dans la reconstruction des bâtiments, des maisons, et des infrastructures. Rien que cette année, un total de 25.000 mètres cubes ont été fournis à divers projets et organisations à travers la Bourse aux débris.
"La collecte des décombres a été très impressionnante", a remarqué Nigel Fisher, le coordinateur de l'action humanitaire des Nations Unies et coordinateur résident du PNUD. "Le ramassage de plus de la moitié des débris s'est déroulé à un rythme nettement plus élevé qu'à Aceh, en Indonésie, après le tsunami, ou à Manhattan après le 11 septembre."
L'Administratrice du PNUD a rencontré un groupe de dirigeantes haïtiennes du secteur privé, de l'administration et de la société civile. Il rassemblait des femmes chefs d'entreprises exportatrices de fruits, le Ministre du tourisme ainsi que des personnalités influentes d'organisations non gouvernementales nationales plaidant en faveur de la condition des femmes. (Bien qu'à la tête de plus de 40% des ménages haïtiens, les femmes n'occupent que 4% des sièges au parlement, et presque 60% d'entre elles ne savent ni lire ni écrire.) Haïti affiche également le taux de fertilité le plus élevé de la région: 4,8 naissances par femme (de 15 à 49 ans), et le taux de mortalité maternelle le plus élevé de l'Amérique latine et des Caraïbes, soit 670 décès pour 100.000 naissances vivantes.
Plus de 2.000 transferts d'argent par téléphonie mobile sont prévus dans les trois prochains mois au profit de 1.000 familles à faible revenu, qui recevront chacune une subvention maximale de 500 dollars pour l'achat de matériaux de construction tels que du ciment, du fer et du bois, dans une série de magasins agréés par le projet pour garantir des produits de qualité à des prix abordables.
En audio ci-dessous, mise en perspective par Jérôme Longuet
http://www.podcastjournal.net/Haiti-deux-ans-apres-le-seisme_a11204.html

Marvejols Le lycée Saint-Joseph s'intéresse aux enfants d'Haïti

Deux ans ! Le tremblement de terre survenu en Haïti a fêté son triste anniversaire... Le 12 janvier 2010, un séisme meurtrier dévastait l'île, semant la terreur parmi tous les habitants. Les jeunes lycéens de Saint-Joseph, à Marvejols, voulaient être solidaires et avaient récolté des fonds pour les enfants d'Haïti… Le choix d'une association de proximité avait été fait : les Enfants d'Haïti de Génolhac. Une intervention information et débat avait été organisée.

Aujourd'hui, les lycéens souhaitent continuer cette action, et c'est Patrick, bénévole de cette association, qui est venu les rencontrer. Ils avaient préalablement pu constater que les médias avaient beaucoup parlé ces derniers jours des enfants d'Haïti, et notamment des difficultés liées à l'adoption.
C'est autour d'un sujet pastoral, l'engagement, que le débat a débuté. Patrick a pu témoigner de son engagement personnel pour ces enfants là-bas, et des projets que l'association pouvait mettre en place autour de la crèche.
C'est dans un grand silence que tous ont écouté le récit de Patrick, la douleur de la perte de sa filleule lors du tremblement de terre, ses motivations à poursuivre le choix familial de parrainer un autre enfant, et un état des lieux de la situation catastrophique, faute de moyens matériel et humains, la difficulté à reconstruire le pays.
Ce que les jeunes ont retenu de ce témoignage : le nombre d'enfants en attente d'adoption est important car le gouvernement a durci les règles, et les familles attendent.
83 % de la population est analphabète, 87 % au chômage… Beaucoup de jeunes ont tout perdu et se suicident. Les enfants qui sont à la crèche ne sortent jamais dans la ville, à cause de l'insécurité de la rue (animaux sauvages et violence humaine), mais une de leur joie, c'est de pouvoir dessiner.
Parrainer un enfant, c'est lui permettre d'aller à l'école et de pouvoir prendre un repas par jour.
L'association compte 110 enfants parrainés. "C'est ça, l'engagement : permettre que les choses avancent. Même si je ne peux me déplacer là-bas, c'est une question de volonté. Dans la vie, on a des choix à faire : fermer les yeux ou tendre la main. L''amitié, c'est aussi un engagement, et chacun le vit à sa manière, en étant citoyen de la planète", leur a dit Patrick.
Le message qu'ils ont retenu et doivent aujourd'hui passer : "devenir des ambassadeurs d'Haïti, c'est-à-dire en parler autour de nous. C'est notre engagement de jeunes lycéens solidaires et citoyens."
Les jeunes de la pastorale remercient Patrick et l'association les Enfants d'Haïti.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/le-lycee-saint-joseph-s-interesse-aux-enfants-d-haiti,477410.php

lundi 26 mars 2012

Les enfants adoptés ont aussi des racines ici

C’est la première Journée de l’adoption. Son thème de réflexion : les origines de l’enfant. Qui prend le dessus ? Les liens biologiques ou les liens du cœur? Il y a des journées de tout. Toutes les causes, toutes les souffrances, tous les espoirs… Curieusement pourtant, il n’existait pas de « journée de l’adoption ».

Aucun rendez-vous annuel officiel pour débattre et célébrer ce lien de filiation profond qui fonde ou agrandit, chaque année, environ 5000 familles en France. C’est cet oubli qu’a souhaité réparer un groupe de parents adoptifs de l’association « LiLiT » (Liens Liberté, Transmission) en organisant aujourd’hui un colloque à Paris auquel participent des personnalités comme l’anthropologue Françoise Héritier ou le gynécologue Israël Nisand.
« Il y a tellement de gens qui jugent, qui donnent leur avis sur une aventure qu’ils ne connaissent pas… » explique Yaël Halberthal, l’une des organisatrices.

Changer de regard sur l'adoption
Le thème de cette première journée partira donc d’une réflexion de base : les origines de l’enfant « non biologique », adopté ailleurs. Quelle origine prend le dessus? La lignée auvergnate des parents adoptifs ou Haïti, le pays où leur fille est née et où elle aura peut-être envie de retourner un jour?
Qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui se tisse? « L’idée de cette première journée, avoue Coco Tassel, qui vient de publier J’adopte! et qui coorganise l’événement, c’est aussi d’essayer de modifier le regard stigmatisant que la société a sur les adoptants et les adoptés. On aimerait sortir un peu de ce qu’on entend tout le temps sur l’adoption : C’est compliqué, c’est long, c’est risqué, c’est un déracinement… »


« Une pulsion immédiate de filiation! »
CATHERINE grand-mère de Justine, adoptée au Viêt Nam
L’une est blonde, l’autre brune. Quelque soixante ans les séparent et, pourtant, elles ont le même rire, le même amour joyeux l’une pour l’autre. Justine appelle Catherine mamie, et Catherine se sent intensément grand-mère de cette petite fille de 3 ans que son fils et sa femme sont allés chercher au Viêt Nam. « Ce n’est pas la chair de ma chair, mais quelque chose d’aussi fort et je trouve que ça questionne effectivement beaucoup sur les origines… » tente d’expliquer cette psy parisienne, un peu sidérée elle-même par le fil qui s’est noué. « Quand je suis allée l’accueillir avec ses parents à l’aéroport, je crois que j’ai vécu exactement ce que peut vivre une grand-mère qui va à la maternité. Je n’avais pas anticipé une telle émotion. Un coup de foudre. Une pulsion immédiate de filiation… »
Comme une boutade, de temps en temps, elle joue au jeu des ressemblances, balance des « C’est moi tout craché! » aux grands-parents maternels avec qui elle partage cette douce sensation de familiarité. Catherine a beau redouter le moment où Justine sera assez grande pour se rendre compte de sa différence, ce fil est comme une évidence protectrice qu’elle prend bonheur à tisser : partager, raconter, transmettre. « Je fais comme toutes les grand-mères, je lui ai montré des photos de ma maman et mon papa, je parle de son père quand il était petit… »
Elle inscrit Justine dans une lignée où elle aura toujours sa place, quoi qu’il arrive. « Je pense qu’elle aura un jour envie de chercher ses origines biologiques, conclut Catherine, sereine. Mais je serai toujours sa grand-mère. »
http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/les-enfants-adoptes-ont-aussi-des-racines-ici-19-03-2012-1913351.php

Abdoulaye Wade a concédé la victoire de Macky Sall qui salue la "victoire du peuple sénégalais

DAKAR, Sénégal - Le président sortant du Sénégal, Abdoulaye Wade, a concédé la victoire quelques heures à peine après la fermeture des bureaux de scrutin lorsque des résultats préliminaires ont montré que le candidat de l'opposition l'avait battu à plates coutures.

Macky Sall salue une "victoire du peuple sénégalais"
Le vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise Macky Sall s’est réjoui pour sa part d’une "victoire du peuple sénégalais" au soir du scrutin de dimanche.
Dans une déclaration en français et en wolof, lue dans un hôtel de Dakar, M. Sall a estimé que "les résultats sont sortis des urnes". "Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais", a-t-il déclaré.
Le candidat de la coalition de l’opposition Bennoo Bokk Yaakaar a rendu un vibrant hommage "aux martyrs de la démocratie" qui ont perdu leur vie en défendant la démocratie et la Constitution du Sénégal.
Il a toutefois assuré qu’il sera "le président de tous les Sénégalais", avant de relever l’appel par téléphone du candidat Abdoulaye Wade qui l’a félicité pour sa victoire.
Macky Sall, 51 ans, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui de l’ampleur de sa victoire qu’il a qualifiée de "plébiscite" sur son ancien mentor qui boucle 12 ans de pouvoir.
Le vainqueur a salué le travail de la presse nationale et étrangère, les personnalités et organisations des forces vives de la nation.

Macky Sall salue la mémoire des "martyrs de la démocratie"
Dakar, 26 mars (APS) - Le candidat Macky Sall, vainqueur des urnes dimanche après les premières tendances qui, a salué la mémoire de citoyens disparus et leur combat pour la démocratie et l’Etat de droit au Sénégal.
Dans sa première allocution, tard dimanche, le favori des suffrages des Sénégalais a tenu à rendre hommage aux martyrs qui sont morts pour le respect de la constitution et de la démocratie. "Paix à leur âme", a-t-il dit.
Plus d’une dizaine de morts a été enregistrée à l’occasion des manifestations organisées par l’opposition et la société civile pour contester la candidature du président Abdoulaye Wade.
M. Sall a rendu également hommage à la presse nationale et internationale qui a joué un rôle déterminant dans cette présidentielle. Il s’est engagé à être ‘’le président de tous les Sénégalais’’.
Macky Sall, 51 ans, a été notamment numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS), Premier ministre et président de l’Assemblée nationale sur désignation du président Wade.
Par la suite, cet ingénieur géologue qui fut militant de gauche avant de devenir libéral avec Me Wade, est tombé en disgrâce et a fondé son parti, l’Alliance pour la République (APR) en 2009.
Originaire de la région de Matam (nord-est), il est né à Fatick, dans le centre-ouest du Sénégal. Il été élu et réélu maire de la commune de sa ville natale.
ADL/SAB
http://www.seneweb.com/news/Politique/abdoulaye-wade-a-concede-la-victoire-de-macky-sall-qui-salue-la-quot-victoire-du-peuple-senegalais-quot_n_62566.html
 
Commentaires:
Le peuple Sénégalais vient de démontrer que leur société est basée sur une solide conviction démocratique. Les velléités de l'ancien président Wade ont été annulées par les forteresses inexpugnables repésentées par les porteurs et défenseurs de la vraie concience sénégalaise.
L'ex président Wade a voulu monter un scénario "à l'africaine pour garder el pouvoir et s'arranger pour le passer à son fils.
Les partis de l'opposition ont compris et ont joué pleinement leurs rôles pour dénoncer et désamorcer ce tour de passe-passe de celui qui ne semble pas avoir confiance en la démocratie.
Nous ne pouvons que saluer d'un grand coup de chapeau cette nouvelle victoire du peuple sénégalais qui vient d'envoyer un message fort aux ennemleis internes de la nation et un message d'espoir et de courage à tous ceux qui quelque part dans le monde croupissent encore sous les jougs de l'autoritarisme ou de démocraties prêt-à-porter par des dynasties.

Reconstruction en Haïti: l'ONU demande de reformer le comité de reconstruction

Associated Press, Port-au-Prince, Haïti
Une représentante de l'ONU exhorte les autorités haïtiennes à reconstituer un groupe d'experts dont le mandat était de coordonner les efforts de reconstruction à la suite du séisme de janvier 2010.
Selon Helen Clark, qui oeuvre au sein du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'absence de ce comité empêche le nettoyage des débris, la mise en chantier de maisons et d'autres tentatives de reconstruction.
Le groupe de spécialistes a été dissout en octobre, les législateurs ayant échoué à renouveler son mandat. L'un de ses anciens coprésidents était l'ex-président américain Bill Clinton, qui est l'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.
Les travaux de reconstruction majeurs ont été freinés par l'absence d'un premier ministre. Le premier ministre Garry Conille a présenté sa démission la mois dernier en raison des conflits qui l'opposaient au président Michel Martelly.
Helen Clark a fait cette déclaration samedi, à la fin d'une visite de quatre jours en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/24/01-4509098-reconstruction-en-haiti-lonu-demande-de-reformer-le-comite-de-reconstruction.php
Commentaires:
Des déclarations pour des dupes!
Les membres de la Communauté internationale qui gère la tutelle extraofficielle posée sur les épaules d'Haïti ont ma manie des déclarations vidées de sens, faites pour épater la galerie.
Avec une langue fourchue, ils accomodent leurs discours au contexte de façon à pouvoir retomber comme les chats sur leurs pattes.
En fait le retard dans la reconstruction du pays trouve des raisons avec une base contextuelle très large. A un moment donné ce fut les élections présidentielles; puis l'absence de gouvernement lors de démêlées entre lespouvoirs exécutif et législatif; une cause qui est revenue ces derniers temps c'est l'absence de gouvernement après la démissionde Gary Conille.
Cependant entre ces mini crises, séparées de quelques moments de pseudo stabilité, la reconstruction ne démarrait pas. La cause: les sommes promises n'ont pas été débloquées ou versées.
Comment peut-on oser parler de travaux de reconstrcution majeurs, si même le déblaiement n'a pas été intensifié?
C'est à mourir de rire

samedi 24 mars 2012

Haïti - Radio Boukman reprend sa programmation, quinze jours après l'assassinat de son directeur

Vendredi 23 Mars 2012 14:51 Radio Boukman a repris ses émissions, le 20 mars 2012, quinze jours après l'assassinat par balles de son directeur général. Reporters sans frontières salue le courage et la persévérance des journalistes de la radio communautaire, toujours résolus à promouvoir les initiatives solidaires de la population de Cité Soleil, et en cela fidèles à l'engagement de Jean Liphète Nelson. “La programmation de la radio est reprise et nous continuons d'émettre depuis nos studios de Cité Soleil, en dépit de multiples (...)
Radio Boukman a repris ses émissions, le 20 mars 2012, quinze jours après l'assassinat par balles de son directeur général. Reporters sans frontières salue le courage et la persévérance des journalistes de la radio communautaire, toujours résolus à promouvoir les initiatives solidaires de la population de Cité Soleil, et en cela fidèles à l'engagement de Jean Liphète Nelson.
“La programmation de la radio est reprise et nous continuons d'émettre depuis nos studios de Cité Soleil, en dépit de multiples suggestions de délocalisation de la station. Par cette décision, nous obéissons à la volonté de la population de Cité Soleil, qui considère Radio Boukman comme son patrimoine”, nous a confié Jean Junior Joseph, son rédacteur en chef. Unique média de Cité Soleil, aux visées éducatives reconnues, vaste bidonville de la périphérie nord de Port-au-Prince, Radio Boukman a vu le jour le 8 juin 2006. Elle tire son nom de Dutty Boukman, “hougan” (prêtre vaudou), qui prit la tête d'une révolte d'esclaves en 1791. La station a apporté une contribution majeure à l'aide aux victimes du séisme du 12 janvier 2010.
L'émotion reste vive au sein de la population de Cité Soleil depuis l'assassinat par balles de Jean Liphète Nelson, le 5 mars dernier. L'un des tueurs présumés a été lynché par la foule. “Nous avons été informés de l'arrestation de deux autres présumés complices, mais nous ignorons quelle suite a été donnée au dossier”, nous a fait savoir Joachim Jorel, administrateur de Radio Boukman.
Ces arrestations sont intervenues dans le cadre d'une vaste opération conjointe – baptisée “Boucler Port-au-Prince” – de la police nationale d'Haïti (PNH) et des casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). D'après nos informations, l'un des individus appréhendés dans le cadre de l'enquête sur la mort de Jean Liphète Nelson s'appelle Mackenson Baptiste, un repris de justice récemment évadé de prison. Aucun élément ne permet encore de relier le crime aux activités de la victime.
Voir également le reportage sur Radio Boukman réalisé par les web-documentaristes de Solidar'IT in Haiti.
Radio Boukman - la voix de Cité Soleil (Haiti) par AsianProjekt
Posted: 2012-03-23 13:51:51
Source : RSF (rsf.org)
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Céline et le « nègre haïtien »

Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) est rangé dans la catégorie des grands auteurs français. Il est connu à la fois pour son talent d’écrivain et son antisémitisme notoire. Le docteur ne s’est pas contenté d’avoir des idées nauséabondes et de les coucher sur le papier. Il était aussi un informateur, ce qu’on appelle communément aujourd’hui une balance, une poucave. Livrer des hommes et des femmes aux occupants nazis n’avait pas une portée banale. Celui qui se souciait grandement de la « protection de la race blanche », n’avait pas que les juifs en ligne de mire.
En effet dans ses ennemis figuraient également les Noirs. Posture cohérente, les théories racistes de l’époque ne prétendaient-elles pas que les juifs, peuple dégénéré, descendaient des nègres, eux-mêmes situés sur la dernière marche de l’évolution et pouvant à peine prétendre à appartenir à l’espèce humaine car plus proches de l’animal ?
Le Fwiyapin a pris connaissance d’un autre immonde exemple de l’attitude de Céline en feuilletant « Le Canard Enchaîné » du mercredi 14 mars 2012. Sorj Chalandon y consacre un article au documentaire de David Korn-Brzoza « Dénoncer sous l’occupation ». Le journaliste raconte comment Céline parvient à évincer un concurrent gênant, en l’occurrence, un médecin noir :
Le Dr Louis Ferdinand Destouches – Céline pour la littérature – a ainsi dénoncé le médecin du dispensaire de Bézons, rappelant en toute franchise: « J’ai jeté sur ce poste mon humble dévolu. » Pour Céline, le praticien était juif. Il se trompait. Alors il a rectifié son erreur par un second courrier: « Ce poste est occupé par un nègre haïtien. Ce nègre étranger doit normalement être renvoyé en Haïti, d’après les lois nouvelles. » Le médecin sera révoqué. Le Dr Destouches obtiendra la place.
http://www.fwiyapin.fr/2012/03/celine-et-le-negre-haitien/

Le Salon du livre de Québec à l'écoute des bruits du monde

Québec) Pour une troisième fois, ce sera l'écrivain haïtien Dany Laferrière qui sera le président d'honneur du Salon international du livre de Québec du 11 au 15 avril. Il l'avait déjà été en 2004 et 2010.

Sans doute n'y avait-il personne de disponible parmi les 975 auteurs qui participeront à cet événement qui prendra ses aises au Centre des congrès et qui mettra en évidence la production de 813 maisons d'édition.
Retenu aux salons du livre de Paris et de Grenoble, Dany Laferrière avait enregistré un message pour dire que Québec était une ville construite avec un sens de l'imaginaire et que son salon du livre en était un à taille humaine où l'on se sent bien et où l'on peut converser.
Heureux et fier que la littérature haïtienne prenne beaucoup de place au Salon international du livre de Québec, il a ajouté : «Sans cette littérature qui nous vient du tiers-monde, la littérature se rétrécirait comme une peau de chagrin».
À Québec, Dany Laferrière lancera son nouveau livre, Chronique de la dérive douce. Publié par Grasset, cet ouvrage est déjà sorti en France.
Des écrivains en vue
Au nombre de six, les autres invités d'honneur seront l'auteur-compositeur et interprète Daniel Lavoie, l'auteure jeunesse Johanne Mercier, la journaliste Denise Bombardier, le médecin et poète Jean Désy et les bédéistes Delaf et Dubuc.
En outre, deux pays auront droit aux honneurs de cet événement placé sous le signe de la diversité et des bruits du monde : Haïti, avec une délégation de cinq auteurs, et la Catalogne avec une délégation de neuf auteurs.
Parmi les écrivains en vue qui seront à Québec du 11 au 15 avril : Yves Beauchemin, Chrystine Brouillet, Dominique Demers, Jean-Claude Germain, Sergio Kokis, Daniel Lessard, Bryan Perro.
Sans oublier plusieurs auteurs d'ici : Jacques Côté, Hans Jürgen Greif, Jean Lemieux, Jean-Jacques Pelletier, Anique Poitras et Patrick Sénécal. Et une délégation d'auteurs amérindiens : Joséphine Bacon, Virginia Pésémapéo Bordeleau, Naomi Fontaine, Rita Mestokosho, Louis-Karl Picard-Sioui, Linda Sioui et Manon Sioui.
Au même endroit et en même temps, aura lieu la 25e édition du Festival de la bande dessinée francophone de Québec. Y participeront 70 bédéistes québécois et une quinzaine d'autres venant des vieux pays. Les villes de Bordeaux et de Lyon seront représentées par deux délégations d'auteurs.
Parmi les bédéistes québécois, mentionnons Michel Rabagliati, Denis Rodier, Stéphanie Leduc et Zviane. Traverseront l'Atlantique Patrick Sobral, Yoann, Juanjo Guarnido, Arthur de Pins et Philippe Jarbinet.
Le Britannique Charlie Adlard, dessinateur de la série Walking Dead, sera lui aussi à Québec.
Expositions et prix
Les organisateurs du Salon international du livre de Québec tablent sur la présence de 65000 visiteurs (prix d'entrée 4 $, gratuit pour les 60 ans et plus le vendredi 13 avril).
Ils pourront assister à une quarantaine de rencontres d'auteurs et de tables rondes. Parmi les thèmes qui devraient susciter de l'intérêt : Qu'est-ce qui vous indigne le plus? avec Dany Laferrière, Vivons-nous un désenchantement du monde? avec Daniel Jacques, Avez-vous foi en l'avenir du Québec avec Jean-François Lisée et Le journalisme vous a-t-il servi pour écrire une fiction avec Daniel Lessard, Rafaële Germain et Michel Jean.
Quatre expositions seront montées dans le foyer du Centre des congrès :
- Matshinanau qui montrera la vie quotidienne des Innus de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean grâce à des photos sélectionnées par le poète Michel Côté.
- Hommage à Jean-Claude Dupont, cet ethnologue récipiendaire du prix Gérard-Morisset en 1998 et auteur de plusieurs ouvrages sur les technologies préindustrielles et les pratiques traditionnelles.
- Portrait de famille qui rassemblera une sélection de dessins réalisés par des enfants de 3 à 12 ans.
- Dimitri Kasan : l'aventure Marabout à Québec qui racontera comment, dans les années 50 et 60, Dimitri Kazanovitch, dit Kasan, a réussi diffuser et à implanter les livres des Éditions Marabout au Québec.
Enfin, comme chaque année, un certain nombre de prix et de distinctions seront remis : prix littéraires de la ville de Québec, prix littéraire des collégiens, prix France-Québec Marie-Claire-Blais, prix scientifique Hubert Reeves, prix Adrienne-Choquette de la nouvelle, prix de la revue Alibis, prix littéraire Champlain, prix des Nouvelles littéraires de la Fadoq, prix jeunesse des Univers parallèles, prix J'ai la tête à lire, prix du concours Dis-moi dix mots qui te racontent, prix Portrait de famille.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201203/20/01-4507540-le-salon-du-livre-de-quebec-a-lecoute-des-bruits-du-monde.php

Le FMI débloque 15,1 millions de dollars pour Haïti


LeFonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi
avoir mis à la disposition d'Haïti 15,1 millions de dollars
supplémentaires au titre de son aide accordée à ce pays
après le séisme dévastateur de janvier 2010. Thony Belizaire 
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi avoir mis à la disposition d'Haïti 15,1 millions de dollars supplémentaires au titre de son aide accordée à ce pays après le séisme dévastateur de janvier 2010. Le déblocage de ces fonds porte à environ 40,3 millions de dollars le montant que les autorités de Port-au-Prince peuvent tirer auprès du Fonds.
Les sommes débloquées mercredi correspondent à la troisième et à la quatrième tranches de la ligne de crédit de 274 millions de dollars sur trois ans (au taux de change actuel) que le Fonds avait accordée à Haïti en juillet 2010 et dont la mise en oeuvre a pris du retard.
En même temps qu'il avait accordé ce prêt, le FMI avait approuvé l'annulation totale de l'encours des engagements d'Haïti envers le Fonds, dans le cadre de l'effort international pour soutenir la reconstruction du pays.
"La reprise de l'économie haïtienne continue", écrit le Fonds dans un communiqué.
"Les efforts soutenus des autorités et de la communauté internationale ont contribué à raviver la croissance, maintenir l'inflation en dessous de 10% et renforcer le budget de l'Etat et ses comptes extérieurs", ajoute le texte.
"Néanmoins, note le Fonds, la reconstruction et le rythme de la mise en place des réformes structurelles ont été, d'une manière générale, plus lents que ce qui était prévu, ce qui témoigne essentiellement de la longueur du processus électoral et de la capacité limitée du pays à prendre des mesures administratives".
Haïti n'a plus de Premier ministre depuis la démission de Garry Conille le 24 février. Le président haïtien Michel Martelly a demandé le 1er mars à son ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe de former un nouveau gouvernement.
S'il est confirmé par le Parlement, ce qui devrait prendre du temps dans la mesure où les deux chambres sont dominées par l'opposition, M. Lamothe deviendrait le quatrième chef de gouvernement haïtien depuis l'entrée en fonctions de M. Martelly en mai 2011.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-fmi-debloque-15-1-millions-de-dollars-pour-haiti-21-03-2012-1916919.php

mercredi 21 mars 2012

Haïti-Education/Santé scolaire : Une alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les écoles

P-au-P, 21 mars 2012 [AlterPresse] --- Le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) se sont associées pour lancer, au cours d’un forum, le mardi 20 mars 2012, à l’hôtel Karibe convention Center de Port-au-Prince l’Alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène en milieu scolaire (Eahms), apprend AlterPresse.
L’Eahms « est une coalition de différents acteurs œuvrant dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène en milieu scolaire », selon ce qu’a indiqué le Ministère dans un communiqué.
Le Menfp, le ministère de la santé publique et de la population (Mspp), la Dinepa, l’Unicef, l’Unesco, l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’Organisme d’aide du gouvernement américain Usaid ainsi que des ONG nationales et internationales sont membres de cette structure.
Vue la nécessité pour le pays de réaliser « sa révolution hygiénique qui devrait démarrer à l’école, à l’instar d’autres pays » et des leçons tirées de l’épidémie du choléra, l’alliance « compte appuyer le Menfp pour l’aider à jouer pleinement son rôle régalien en matière de santé scolaire ».
Alors que le Menfp avait lancé la journée nationale du lavage des mains le 15 octobre 2010, quatre jours plus tard soit le 19 octobre l’épidémie du choléra s’est déclenchée, près d’une base de la Minustah à Mirebalais (Nord-Est), touchant plus de 150,000 personnes à travers le pays, dont plus de 7,000 ont été tuées.
« Le choléra a ouvert les yeux sur les situations dramatiques dans lesquelles les enfants reçoivent l’éducation. Nous devons passer d’une prise de conscience à l’action et faire en sorte que toutes les écoles d’Haïti aient accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement », préconise Françoise Gruloos-Ackermans, Représentante de l’Unicef en Haïti.
Selon elle, sur les 22 mille écoles existant en Haïti, 40% seulement ont une installation sanitaire et dans beaucoup de cas inadéquate.
L’Eahms a été créée en juillet 2010. Un comité de pilotage mis en place depuis août 2011 assure sa coordination. [efd kft gp apr 21/03/2012 08:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12567