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jeudi 22 décembre 2011

La face cachée de l’autre Haïti

Retour sur la 23e Conférence annuelle de HSA Par Dieulermesson Petit Frère, M.A
Soumis à AlterPresse le 15 décembre 2011
Tenue du 10 au 12 novembre 2011 à University of the West Indies en Jamaïque, la 23e conférence annuelle de l’Association des Etudes Haïtiennes (HSA, Haitian Studies Association) a eu un immense succès. Riche en réflexions et discussions portant sur la problématique haïtienne, elle a réuni toute une pléiade de chercheurs haïtiens et étrangers. Les travaux présentés ont été, en grande partie, de haute qualité. Toutes disciplines confondues (histoire, économie, littérature, politique etc…). Des figures emblématiques des mondes universitaires et littéraires haïtiens ont pris part à ce grand rendez-vous annuel.
En effet, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le vendredi 11 novembre 2011à l’auditorium et centre de lecture Neville Hall avec les propos du professeur Nigel Harris, vice-chancelier de l’Université, l’Honorable professeur Gordon Shirley, Présidente de l’Université et le Professeur WaibiniteWariboko, doyen de la Faculté des Sciences Humaines et de l’éducation.
A suivi l’intervention de l’ambassadeur Reginald Dumas, conseiller spécial sur Haiti de l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan. Il a présenté un exposé sur la situation d’Haïti tout en évoquant les riches potentialités du pays. Selon l’ambassadeur, Haïti est un pays qui dispose d’une variété de compétences et de ressources naturelles qui sont mal exploitées.
‘‘Compte tenu de sa position géographique dans la caraïbe, Haïti dispose d’une richesse étonnante’’, a-t-il dit. M. Dumas a tenu à mettre en valeur les côtés positifs du pays en mettant en relief sa culture, sa cuisine et surtout le vaudou qui représente, à ses yeux, un élément important de sa richesse. Il invite les haïtiens à œuvrer dans le sens des intérêts communs par le biais d’un pacte de vouloir vivre ensemble en vue de changer l’image du pays et inventer un avenir meilleur à la population.
D’autres panels, une trentaine environ, tout aussi intéressants, avec des réflexions très poussées, ont suivi. Si certains panelistes ont évoqué la nécessité d’inventer un avenir meilleur à ce pays qui leur est sien, d’autres ont compris l’urgence de véhiculer des valeurs citoyennes devant produire un autre type d’Haïtien. Un type d’Haïtien qui comprendra la nécessité d’aimer le pays et de travailler pour son progrès, son développement durable. S’inspirer du passé –en prenant ce qu’il y a de meilleur- pour réinventer l’avenir.
Les sujets portaient sur la littérature, la politique, l’économie, l’éducation. Pour ne citer que ceux-là. L’éducation a été l’un des sujets le plus épuisé. La romancière haïtienne, Yanick Lahens, invitée d’honneur de cette conférence et récipiendaire du Prix d’Excellence de HSA pour son œuvre, a présenté un brillant exposé sur son rapport avec l’écriture. La lecture des textes de Marie Chauvet et la publication de son premier essai [1] sont, dit-elle, deux évènements qui l’ont amenée à l’écriture.
D’un autre côté, la romancière a exprimé sa position sur l’avenir du pays et fustigé ceux qui croient qu’Haïti est condamnée à être réduite à une peau de chagrin. ‘‘Il faut cesser de répéter qu’il n’y a en Haïti que des incompétents et des corrompus. Il y a aussi de la communauté internationale qui le sont’’, a-t-elle dit avant de conclure en ces termes : ‘‘Nous ne méritons pas les dirigeants et les amis étrangers que nous avons’’.
Jocelyne Trouillot a, pour sa part, présenté un état des lieux de la situation de l’enseignement supérieur en Haïti tout en mettant l’accent sur les nouveaux défis auxquels le pays doit faire face. L’éducatrice appelle à un changement du système éducatif et opte pour un enseignement en langue maternelle. Consciente du manque de moyens et de matériels adéquats, elle croit, toutefois, que l’université doit, en tout premier lieu, former le citoyen haïtien et non un professionnel. Selon elle, l’université doit remplir sa triple vocation à savoir la formation, la recherche et le service à la communauté. Autrement dit, l’université doit pouvoir répondre aux besoins locaux.
Le professeur Ronald Jean Jacques, membre de la commission de réforme de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a abondé dans le même sens en présentant les grandes lignes de sa « petite réforme » (le pourquoi et le comment) qui devrait toucher le public comme le privé. Avec un objectif de 100 professeurs à temps plein et 22.000 étudiants et un budget de 500 millions de gourdes pour l’année 2010-2011, soit 30.000 gourdes pour la formation de chaque étudiant, l’UEH, aujourd’hui, n’est pas rentable, pas efficace. Selon lui, l’Etat a pour obligation d’investir dans l’enseignement supérieur pour mieux l’organiser et le rendre performant avec la mise en place de programmes de formations standard.
Le psychologue-professeur a, entre autres, fait savoir que la réforme de l’UEH doit viser la réorganisation des cursus académiques et permettre d’offrir des services de recherches et d’extension universitaire. Elle doit aussi permettre de définir des opportunités, frayer une expertise particulière dans les domaines clés et mettre en place une pensée sociale haïtienne. Aussi prévoit-il dans son document une faculté d’étude générale devant compléter les défaillances des bacheliers, la formation massive des professeurs et la disponibilité de services pour les étudiants tels que : bibliothèques, laboratoires, cafeterias, et une gestion responsable et transparente des ressources disponibles.
Une fois de plus, Haïti a été au cœur de toutes les discussions et réflexions qui ont marqué la 23e conférence de HSA. Les leçons tirées devraient contribuer à jouer un rôle déterminant dans le processus de re-construction d’Haïti sur les plans individuel, institutionnel, organisationnel et gouvernemental. Haïti occupe une place importante dans la Caraïbe compte tenu de sa position géographique et stratégique. Il est à souhaiter que de pareilles idées trouvent une petite place dans l’agenda des bâtisseurs et con-structeurs de la nouvelle Haiti.
[1] Yanick Lahens, L’exil : entre l’ancrage et la fuite, éditions Henri Deschamps
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12109

Haïti-Médias : Journalistes et universitaires mettent en relief les enjeux de l’information

P-au-P, 21 déc. 2011[AlterPresse] --- Un panel composé de journalistes et d’universitaires a passé au crible l’exercice du journalisme en mettant l’accent sur le rôle social de la presse, lors d’une causerie ce 20 décembre à la Fondation Connaissance et Liberté (en créole : FOKAL). Cette conférence-débat a été organisée par le Groupe Médialternatif, en commémoration de ses dix ans d’existence, autour du thème : « Au carrefour de l’info communication : quid de la responsabilité sociale des médias ? »
Le journaliste, Rommel Pierre, abordant le sujet médias et attentes sociales, attire l’attention sur la grande audience des radios en Haïti. Il fustige en revanche la faible qualité de la plupart des contenus offerts et la quantité exagérée, selon lui, de stations de radio.
Rien qu’à St Marc, ville qui compte autour de 200 mille habitants, on compte 54 stations de radio, certaines logent au domicile d’un individu quelconque se prenant pour une vedette du micro, illustre t-il.
Rommel Pierre critique aussi le manque d’éditoriaux dans les médias haïtiens qui pourraient servir à éclairer le peuple et prendre en compte ses attentes sociales tout en soulignant que les médias ont des fonctions extrêmement importantes dans la société qui consistent à informer, éduquer, analyser et guider.
Pour sa part, le journaliste Hérold Jean François insiste sur les qualités de la presse haïtienne, forcée selon lui d’outrepasser son rôle, dans un pays où il y tant de faiblesses et de manques.
Jean François évoque « des clichés » et, pour lui, « dire que la presse ne remplit pas son rôle social est une injustice ». Selon lui, les médias d’information ont une mission difficile et ne peuvent « être parfaits dans un monde imparfait ».
Il appelle cependant la presse à « être responsable au pluriel dans une société où chacun essaie d’imposer l’acceptation du fait accompli ». Pour lui, la presse haïtienne doit être le dernier rempart et le garant des acquis démocratiques.

Espace public et guerre d’influences
Le professeur à l’université, Ary Régis a mis l’accent dans son intervention sur le rapport entre les différents secteurs d’influence et les médias.
Selon Régis, les citoyens ont besoin d’informations pour fonctionner, décider et organiser leur vie dans une société. Cependant, de nos jours, il existe une diversité de sources d’informations qui viennent compliquer le travail des journalistes, constate t-il, parlant des réseaux sociaux et des blogs.
De plus, les secteurs d’influence a travers les communicants ont de plus en plus tendance à infiltrer et contrôler les informations médiatiques pour y ajouter leurs contenus de manière subtile et efficace, affirme t-il.
Régis cite les secteurs d’influences économiques, politiques (gouvernementaux, partis politiques), sociaux (les associations...), culturels (université...) qui influent sur le travail des journalistes. Il pointe particulièrement du doigt les secteurs commerciaux qui cherchent à exploiter les ressources à leur profit en imposant leur manière de faire.
Selon lui, le plus grand défi du journaliste est de gérer les informations contre les secteurs d’influences qui veulent les infiltrer et les contrôler à leurs profits.
De son côté, la sociologue Danièle Magloire a abordé le concept d’espace public en rapport au rôle des médias. Pour elle, l’espace public est en construction en Haïti, faisant un clin d’oeil à l’histoire récente des vingt dernières années qui ont suivi une dictature.
Elle dit observer en Haïti une absence de structures de médiation pour résoudre les différents niveaux de conflits sociaux. « Il y a très peu de débats dans les médias », souligne t-elle.
Tout en soulignant que l’objectif de la presse est d’informer et d’encadrer les citoyens, elle avance qu’Haïti est tributaire des dérives de l’infocommunication.
Faisant suite à l’intervention de Danièle Magloire, le professeur Hérold Toussaint affirme que l’espace public implique des citoyens éclairés et intelligents.
Il présente les médias comme un espace public permettant aux citoyens et citoyennes de se constituer une opinion éclairée, de prendre connaissance des grands enjeux de société et de comprendre les conflits nationaux et internationaux.
Les médias haïtiens participent-ils à informer et documenter adéquatement le citoyen pour qu’il exerce des choix libres ? Contribuent-ils à la vie démocratique ?, se questionne Toussaint, professeur à la faculté des sciences humaines.
Il prône une éducation politique à la citoyenneté. Les médias doivent aider les citoyens à faire état et comprendre la complexité de la réalité à travers les informations, ajoute t-il. Ils ont aussi pour rôle de sensibiliser les gens à avoir un rapport sain avec les infrastructures locales notamment dans un esprit de respect du bien commun.
Le débat s’est déroulé en présence de plus d’une assistance nombeuse, dont des personnalités comme l’ex ministre de la culture et cinéaste, Raoul Peck, l’ancien ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison et du vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haiti, Fritz Deshommes.
Etaient également présents le directeur général de Radio Vision 2000, Léopold Berlanger, la coordonnatrice du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), le directeur de l’Institut Culturel Carl Levêque (ICKL), Marc Arthur Fils-Aimé et le coordonnateur du Conseil Haïtien des Acteurs non Étatiques (CONHANE), Edouard Paultre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12111

mercredi 21 décembre 2011

Haïti-Culture : Les artistes haïtiens à l’honneur au musée du Quai Branly

P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le musée du Quai Branly et le service culturel de l’ambassade d’Haïti en France organisent une manifestation culturelle autour des œuvres de dramaturges et de cinéastes haïtiens les samedi 7 et dimanche 8 janvier 2012 au local de ce musée à Paris. Pour cet événement, sont programmés une pièce de théâtre, conférence, des lectures, projections de films et documentaires en présence d’artistes haïtiens comme Alain Blondel, Syto Cavé, Jean René Lemoine et Guy Régis Junior.
Au théâtre Claude Lévi –Strauss sera présentée la pièce de théâtre titrée « Girouette et Pisse Vinaigre » d’Alain Blondel et de Syto Cavé (poète dramaturge haïtien).
Une lecture sera donnée des textes intitulés « Ida, monologue déchet » de Guy Régis Junior, écrivain et metteur en scène, et « In memoriam » de Jean René Lemoine, comédien et metteur en scène. Le texte In memoriam présente un dialogue entre une mère vivante et une fille morte lors du tremblement de terre de janvier 2010.
Des documentaires seront aussi projetés dont Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres de Charles Najman, inspiré de la pièce prémonitoire de Franckétienne (poète haïtien) « Le Piège », ainsi que le documentaire Lumumba, la mort d’un prophète de Raoul Peck.
Seront présentés, entre autres, des hommes et des dieux, documentaire d’Anne Lescot et Laurence Magloire, Goudou goudou, les voix ignorées de la reconstruction de Benoit Cassegrain et Giordano Cossu. Ce dernier documentaire raconte la situation post-séisme en Haïti avec une perspective locale pour une compréhension de la situation actuelle du pays.
Le musée du Quai Branly a, dans ces collections, toute une gamme d’œuvres haïtiennes se rapportant au vodou et à l’histoire haïtienne de la fin du 18e siècle et de la première moitié du 19e. [emb apr 20/12/2011 11:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12103

Haïti-Reconstruction : Martelly salue les réalisations et ressources locales

A l’occasion de l’inauguration de la salle d’arrivée de l’aéroport international, endommagée dans le séisme de janvier 2010

P-au-P, 20 déc. 2011[AlterPresse] --- Le président de la République Michel Joseph Martelly estime possible d’effectuer de grandes réalisations locales avec des ressources haïtiennes, lors de l’inauguration, le lundi 19 décembre 2011, de la salle d’arrivée de l’aéroport international Toussaint Louverture, (endommagée dans le séisme de janvier 2010).
« La qualité de ce travail prouve effectivement que nous pouvons faire de grandes choses avec nos propres moyens », déclare Martelly selon un communiqué transmis à AlterPresse par le bureau de la présidence.
Ayant commencé le 7 novembre dernier, les travaux de réhabilitation sont financés par le gouvernement haïtien pour un montant de 4,3 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui).
Martelly estime « symbolique » la réalisation de cette première phase des travaux, conduits par une firme de construction haïtienne ’’Panexus’’.
La cérémonie d’inauguration de la salle d’arrivée s’est déroulée en présence de plusieurs ministres du gouvernement Martelly/Conille.
D’autres édifices, abritant des institutions publiques et également détruits dans le dévastateur séisme du 12 janvier 2010, sont actuellement en cours de déblaiement.
Par ailleurs, une structure baptisée Unité de coordination pour la reconstruction (Ucr) a été mise en place par le gouvernement pour réfléchir sur la reconstruction des bâtiments publics.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12104

Le Chili va retirer progressivement ses troupes de Haïti à partir de 2012

Le Chili va retirer progressivement son contingent militaire dans le cadre de la mission onusienne en Haïti à partir de 2012, a annoncé mardi le ministre chilien de la Défense Andres Allamand.
"Nous avons proposé au Conseil de défense latino-américain qu'en 2012, nous commencions à retirer nos troupes de manière progressive, proportionnelle et coordonnée", a déclaré M. Allamand en présentant un rapport sur sa gouvernance du ministère au Palacio de la Moneda, siège du président Sebastian Pinera.
Environ 500 militaires et policiers chiliens ont été envoyés en Haïti depuis 2004 suite à la décision de l'ONU d'intervenir dans ce pays caraïbe après la chute du régime de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, entraînée par les conflits armés à travers le pays.
Le président chilien, qui est entré en fonction en 2010, a promis de réduire le nombre de soldats chiliens présents en Haïti.
Cependant, le Sénat chilien a approuvé en mai dernier la pétition gouvernementale portant sur le prolongement d'une année de plus de la présence militaire chilienne en Haïti après avoir consulté d'autres pays ayant également déployé des contingents militaires en Haïti, tels que l'Argentine et le Brésil.
http://french.cri.cn/621/2011/12/21/441s265058.htm

Haïti-Économie : Des associations du Nord mécontentes de l’inflation et de la rareté du dollar américain

Correspondance Weedlyne Jacques Cap-Haïtien, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Plusieurs associations, dont l’association des cambistes du Nord et l’association des consommatrices et consommateurs du Nord, expriment leurs préoccupations et leurs inquiétudes par rapport à la hausse des prix des produits alimentaires de base ainsi qu’à la rareté du dollar américain sur le marché départemental à l’occasion de la période des fêtes de fin d’année 2011.
Le secrétaire général de l’association des consommatrices et consommateurs du Nord, l’ingénieur-agronome Floréal Cinéus, qualifie d’exagérée la hausse incessante des prix des produits alimentaires au cours de ces derniers mois, suivant dune position dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Citant le cas du riz, du haricot, de l’huile, Cinéus relève combien le panier de la ménagère, dans la classe moyenne au Cap Haïtien, coûte environ cinq cents à sept cent cinquante gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes).
Cinéus dénonce également certaines entreprises commerciales du Cap Haïtien, spécialisées dans la vente de matériels et accessoires de bureau, qui refuseraient la gourde comme monnaie de transaction et exigent le dollar américain à la clientèle.
Face à cette situation, qu’il considère comme lamentable, l’ingénieur-agronome Cinéus fustige le laxisme des autorités gouvernementales et leur demande de s’intéresser aux problèmes de la dégradation quotidienne des conditions de vie de la population haïtienne plutôt que d’attiser des crises politiques.
L’association des cambistes du Nord ainsi que l’association des consommatrices et consommateurs du Nord se joignent pour recommander au gouvernement Martelly/Conille d’élaborer une politique publique économique visant à relancer la production nationale.
Ces deux associations souhaitent aussi la subvention du secteur agricole, la baisse des prix de l’engrais, l’injection et la régularisation du dollar américain sur le marché national, l’utilisation de la main-d’œuvre carcérale dans la production et le service communautaire.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12101

Haiti-Duvalier : Le CEDH demande à l’État de prendre ses responsabilités

Déclaration du Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) Document soumis à AlterPresse le 20 décembre 2011
Au nom de la Loi et de la Justice
Au nom de la Morale et du Devoir de protection de la jeunesse

LE CENTRE ŒCUMÉNIQUE DES DROITS HUMAINS ( CEDH )
Proteste énergiquement contre le fait
- Que Jean-Claude Duvalier, prévenu de crimes contre l’humanité, de détournements de fonds au préjudice de tout un peuple, assigné à résidence sur ordre du juge d’instruction puisse circuler ainsi librement sur tout le territoire de la République
- Que l’on ait pu, par une provocation inqualifiable à la mémoire des milliers de compatriotes, filles et fils d’Haïti, choisir Jean-Claude Duvalier comme Parrain de la promotion des futurs hommes et femmes-de-loi, de la Faculté de Droit des Gonaïves.
Le Centre Œcuménique des Droits Humains, interpelle toutes les composantes, exécutive, législative et judiciaire de l’État Haïtien pour qu’elles prennent leurs responsabilités afin que Jean-Claude Duvalier cesse de narguer les victimes de ses forfaits et que toutes les dispositions qui s’imposent soient prises pour qu’il soit jugé conformément aux lois et aux instruments internationaux signés et ratifiés par Haïti.
Sylvie W. Bajeux, Dir. Exéc.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12106

Haïti-Migration : Pour une participation des migrants haïtiens dans les prises de décisions nationales

P-au-P, 20 déc. 2011 [AlterPresse] --- Des Haïtiens vivant à l’étranger et d’autres membres de différents secteurs de la vie nationale ont fait des recommandations pour permettre une meilleure participation des migrants haïtiens dans les sphères politique et économique du pays, au cours d’un atelier de réflexion organisé par le Ministère des haïtiens vivant à l’étranger (Mhave) ce 19 décembre, a observé l’agence en ligne AlterPresse. Parmi les recommandations, figurent l’intégration des cadres haïtiens à l’étranger dans le processus de développement du pays, la création d’emplois et la relance d’une production nationale à partir de l’argent des transferts effectués par des membres de la diaspora haïtienne vers leurs proches.
Il est recommandé également de favoriser l’accès des migrants haïtiens aux services d’état civil.
D’autres paramètres tels, la redéfinition de l’histoire des deux peuples haïtien et dominicain ou la dotation des migrants d’une carte d’identité consulaire sont d’autres projections avancées par les participants.
Colette Lespinasse, coordonnatrice du Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) rappelle qu’il y a des limites à la participation des migrants à la réalité politique haïtienne.
Selon elle, il y a un manque de recherche par rapport aux vrais besoins de ces émigrants, un manque de débat et de dialogue avec eux et l’absence d’un consensus sur leur degré d’implication.
À ce propos, le titulaire du Mhave, Daniel Supplice, croit que c’est par ces manques qu’il faut commencer. « Attaquons les problèmes tels qu’ils sont sans se mentir et sans mentir aux autres », dit-il.
Il estime qu’il faut reconnaitre que le pays est à nu et à genoux.
Par ailleurs, Daniel Supplice a aussi pris le soin de décerner un certificat de reconnaissance à Colette Lespinasse pour son engagement aux côtés des migrants à travers le Garr et à la militante dominico-haitienne Sonia Pierre récemment décédée (le dimanche 4 décembre 2011 à Villa Altagracia / République Dominicaine), pour son dévouement dans la défense de la cause des haïtiens en République Dominicaine.
L’atelier s’est tenu dans le cadre de la journée internationale des migrants, célébrée généralement le 18 décembre chaque année.
Une autre rencontre sera réalisée en janvier 2012, et les réflexions partiront des propositions présentées au cours de l’atelier du 19 décembre 2011.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12100

Haïti- Economie : Le gouvernement préconise un partenariat public-privé dans la reconstruction

P-au-P, 20 déc. 2011[AlterPresse] --- Le conseil consultatif présidentiel pour le développement economique et l’investissement (Ccpdei) plaide pour un partenariat public-privé pour le développement des infrastructures d’Haïti dans le cadre de sa reconstruction, apprend l’agence en ligne AlterPresse. L’État a besoin du soutien du secteur privé pour mettre en place les infrastructures de développement d’Haïti à travers un partenariat public-privé, indique le secrétaire exécutif de ce conseil, Karl Jean-Louis, en marge d’une session d’informations réunissant, au palais national, des ministres et des entrepreneurs du secteur privé.
Jean-Louis présente le concept partenariat public-privé (PPP) comme un type de coopération moderne et un outil de travail pour les deux secteurs pouvant permettre d’attirer plus d’investissements.
D’une part, le PPP permettra à l’État de prendre moins de risques.
D’autre part, il contribuera à faire jouer, au secteur privé, un rôle de catalyseur dans la reconstruction du pays, selon Jean Louis.
Le partenariat public-privé est "un instrument qui nous permet de regarder ensemble la manière dont nous pouvons avancer dans la voie de la reconstruction", soutient t-il.
« Le gouvernement haïtien et le secteur privé doivent examiner tous les outils disponibles, relatifs à la reconstruction, pour faire avancer les choses », ajoute t-il.
Le secrétaire exécutif annonce la poursuite des pourparlers avec le secteur privé dans une perspective de mise en œuvre des infrastructures de développement à travers le pays, comme la construction de ports, d’aéroports et l’établissement de l’énergie électrique.
Lors de cette session d’informations, des entreprises, notamment E-Power et Haytrac Power, ont présenté leurs projets dans une logique de partenariat public-privé.
Intervenant en la circonstance, Mireille Mérovée Pierre de la Firme Mérovée-Pierre (un cabinet d’expert-comptables), appelle l’État haïtien à se structurer et s’organiser par la mise en place d’un cadre légal réglementaire pour définir des politiques claires dans le cadre du partenariat public-privé.
Elle a énuméré, pour le secteur privé, des besoins particuliers d’infrastructures ainsi que des opportunités d’investissement, notamment au niveau des aéroports, des ports et de l’énergie électrique.
Elle recommande l’utilisation des énergies renouvelables qui sont, dit-elle, à moindre coût.
« Nous avons une couverture d’énergie extrêmement faible », ajoute t-elle.
"Les aéroports nécessitent d’être réhabilités. Il nous faut d’autres aéroports en vue de faciliter le tourisme, le transport et le commerce", avance encore Mireille Mérovée Pierre.
La session d’informations, tenue le lundi 19 décembre 2011 au palais national, s’est déroulée à l’initiative du conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement, en collaboration avec la Firme Mérovée-Pierre et la Price Waterhouse Coopers de la Jamaïque.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12102
Commentaires:
En voilà un qui semble enfin découvrir la formule pour faire bouillir l'eau!

Haïti-Japon-Coopération : Don de 4.7 millions de dollars US en faveur du secteur agricole

P-au-P, 21 déc. 2011 [AlterPresse] --- L’ambassadeur du Japon en Haïti, Kentaro Minami, et le ministre haïtien des Affaires étrangères et des Cultes, Laurent Lamothe, ont procédé, le mardi 20 décembre, à la signature de deux accords – l’un par échange de notes, l’autre sur un don en espèces – à Port-au-Prince. Le don est évalué à 370 millions de yen japonais (4.7 millions de dollars américains), et vise à aider le secteur agricole, affecté par le séisme du 12 janvier 2010, informent les signataires.
« Ce fonds fourni à Haïti par le gouvernement japonais permettra aux autorités haïtiennes d’acheter des engrais et intrants agricoles pour soutenir les agriculteurs défavorisés qui évoluent dans les milieux ruraux », indique Kentaro Minami.
Le secrétaire d’État à la production végétal, Fresner Dorcin, qui assistait à la signature des accords à la Chancellerie, promet que ces derniers contribueront « à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs haïtiens qui ont été victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010. »
« Les dix départements géographiques du pays seront touchés par cet accord. Certainement, il y aura des zones prioritaires dépendamment de leur capacité de production », assure Fresner Dorcin.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, et le directeur représentant de l’agence japonaise de coopération internationale, Ozawa Shoji, disent espérer que ces accords puissent permettre, non seulement l’amélioration de la qualité de produits des agriculteurs mais aussi d’accroitre le rendement de leurs plantations, et la sécurité alimentaire.
Les agriculteurs pourront se procurer les intrants et engrais agricoles à prix réduits, selon les autorités. Ces produits seront confiés au Ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).
Les planteurs font face généralement à de nombreux défis, notamment l’accès aux intrants chimiques, qui conduit parfois à des frictions.
Des organisations paysannes dénoncent périodiquement un trafic de l’engrais destiné aux petits agriculteurs.
L’agriculture reste la base de la vie économique haïtienne. Plus de la moitié de la population dépend de ce secteur pourtant en baisse depuis les 5 dernières décennies.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12107

Miley Cyrus propose une nouvelle vidéo en faveur d’Haïti

En cette période des fêtes, Miley Cyrus n’oublie pas tous ceux qui souffrent… La jeune femme vient de publier une nouvelle vidéo où elle encourage les gens à verser des dons pour le peuple Haïtien.
Dans un spot d’une durée de 30 secondes , l’ex-vedette de la série « Hannah Montana » lance un « Help us help Haiti home » (Aidez-nous à venir en aide à Haïti pour la reconstruction des maisons). Elle explique à son auditoire que les conditions sur l’île demeurent très difficiles depuis le terrible tremblement de terre survenu en 2010 faisant plus de 200 000 morts et plus d’un million de sans-abri.
Miley Cyrus a été rejointe par d’autres célébrités dans cette noble cause, parmi lesquelles Zooey Deschanel, Edward Norton, Rainn Wilson, LL Cool J, Soleil Moon Frye, et Sean Penn.
Sean Penn, qui est le principal promoteur de cette action humanitaire, a déclaré à propos de la reconstruction en Haïti : « Rêver n’est pas tant un droit car c’est un besoin humain, et sans une maison, il y a peu d’autres choses qui font rêver. »
Miley Cyrus est très impliquée pour Haïti, en octobre dernier la demoiselle a fait le déplacement sur le petit pays des Caraïbes meurtri avec l’organisme Starkey Hearing Foundation qui distribue des appareils auditifs aux enfants souffrant de surdité ou de problèmes d’audition. Elle a également assisté à l’inauguration d’une école, entourée d’enfants dans la ville d’Arcahaie, et ce en la présence du président de la République, Michel Martelly.
Pour plus d’information : http://www.crowdrise.com/haiti

http://www.zestofpeople.com/2011/12/20/miley-cyrus-propose-une-nouvelle-video-en-faveur-d-haiti/

mardi 20 décembre 2011

Haïti-Duvalier : Le CARLI indigné de voir le dictateur pris comme modèle par des étudiants en droit

P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) s’indigne et dénonce le « comportement scandaleux » du décanat de la faculté de droit des Gonaïves (nord) et des étudiants finissants qui ont fait choix du dictateur Jean-Claude Duvalier comme « parrain de promotion », d’après une note transmise à AlterPresse, ce 19 décembre 2011.
Cet acte vise « à réhabiliter l’ancien dictateur » et « constitue, à bien des égards, un affront et un avilissement pour les milliers de compatriotes qui ont connu les atrocités du régime des Duvalier », selon la note du CARLI.
Le dictateur a été choisi comme « parrain » de la promotion sortante Robert Blanc de la faculté de droit des Gonaïves. La cérémonie de graduation a eu lieu le vendredi 16 décembre 2011 dans la ville des Gonaïves.
Dans son allocution de circonstance, Jean-Claude Duvalier, en exprimant sa reconnaissance envers les étudiants, a qualifié son choix de « parrain de promotion » de « geste courageux et réfléchi. »
Joseph Mécène Jean-Louis est le doyen de l’école de droit et des sciences économiques des Gonaïves depuis la mort de l’avocat Hugues Saint-Pierre en 2007.
« Comment des étudiants en droit, des responsables de faculté de droit peuvent-ils ignorer les principes élémentaires en matière de droits humains et vouloir du même coup institutionnaliser l’impunité à l’instar de nos dirigeants politiques ? » se questionne l’avocat Renand Hédouville, secrétaire général du CARLI.
Lors de son discours, Duvalier ne s’est pas gêné pour saluer la mémoire de jeunes assassinés par son régime.
« En effet, je pense à Jean-Robert Cius, Michelson Michel et Daniel Israel tombés presqu’au seuil de l’adolescence. Souffrez un instant que je vous demande d’observer avec moi une minute de recueillement en leur mémoire », a déclaré le dictateur dans un élan lyrique.
Pour Renand Hédouville, secrétaire général du CARLI, cet acte « est insultant et provocateur ».
« Comment peut-il se recueillir à la mémoire des victimes alors que les auteurs de ce triple assassinat travaillaient à la solde de son régime et en conséquence il était responsable pénalement ? », s’interroge le CARLI.
L’assassinat, en novembre 1985, de ces trois élèves par les hommes de Duvalier aux Gonaives a donné le coup d’envoi d’une série de manifestations qui ont abouti au renversement de « Baby doc » et son départ pour l’exil le 7 février 1986.
Depuis son retour en Haïti, le 16 janvier 2011, plusieurs voix nationales et internationales se sont élevées pour réclamer le jugement de l’ancien président auto-proclamé à vie pour détournements et vols de fonds publics ainsi que crimes contre l’humanité.
« Les crimes contre l’humanité caractérisés par des cas de disparitions, de tortures, de viols, d’exécutions sommaires constituent des crimes internationaux et sont imprescriptibles », rappelle le CARLI.
Depuis le 24 mars 2011, le dictateur Jean Claude Duvalier avait été assigné à résidence. Cette décision de justice prise par le juge Carvès Jean limitait les déplacements de « Baby doc » à la capitale et ce dernier ne pouvait recevoir chez lui qu’à des heures précises.
Cent cinquante-cinq kilomètres séparent la ville des Gonaïves de Port-au-Prince. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12096

Haïti : Gros-Morne commémore la vie de la défunte député Gérandale Télusma

P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] --- L’Association « Solidarite Fanm Gwo Mòn » et la famille Télusma commémorent à Gros-Morne (Nord d’Haïti), les 19 et 20 décembre 2011, le premier anniversaire de la mort du député Gérandale Télusma, selon la mère de la défunte, Renette Télusma, jointe par AlterPresse. Gérandale Télusma (39 ans), a été tuée dans un accident de la circulation survenu le 20 décembre 2010 à l’aube, sur la route nationale # 1, à hauteur de Marchand Dessalines. Le véhicule qui transportait la parlementaire a heurté un camion en stationnement.
Conférence-débats sur la loi de la paternité responsable, causeries sur la vie du député, projection de film, messe de requiem, marche pacifique sont les activités programmées durant ces deux jours de « commémoration de la vie de Gérandale », nous informe Renette Télusma.
« Le 20 décembre, après la messe de requiem, une marche pacifique partira de l’église catholique Notre-Dame de la Chandeleur pour aboutir sur la tombe de ma fille où sera déposée une gerbe de fleurs », indique la mère de l’ancienne députée.
« La vie de ma fille est une victoire pour la démocratie. En tant qu’avocate, puis comme député, elle a dédié sa vie à la démocratie. Elle a été une femme modèle. On ne pleurera pas le 20 décembre. Nous célébrerons la vie », martèle Renette Télusma.
La famille Télusma déclare réfléchir sur un projet de création d’une fondation qui portera le nom de l’ancienne parlementaire de Gros-Morne (2006-2010) et qui œuvrera en faveur des enfants abandonnés par leur père.
Les autorités municipales, judiciaires et la vice-délégation de Gros-Morne ont été invitées à prendre part aux différentes activités qui marqueront ce triste anniversaire.
« Une délégation de femmes va sympathiser et communier avec la famille Télusma, l’organisation de femmes SOFAG et toute la communauté de Gros-Morne », nous confie Danielle Saint-Lot de Femmes en Démocratie.
Rosenie Gustave, dirigeante de Fanm vanyan Marigot ; Barbara Guillaume, représentante de Biwo Teknik Fanm ; Lissa François de Fanm Yo La ; Carline Joseph dirigeante de Solidarite Fanm Gonayiv ; Elsie Théano du Réseau des Femmes Candidates pour Gagner seront parmi les personnalités du monde des femmes qui rendront hommage à la mémoire de Gérandale Télusma.
Une délégation de parlementaires, amis et anciens collègues de Télusma à la 48e législature, composée entre autres des députés Cholzer Chancy (Ennery), Elourne Doreus (Môle Saint-Nicolas) pourrait être présente à Gros-Morne ce 20 décembre 2011.
Gérandale Télusma, avocate, candidate à sa réélection, était en course pour le second tour des élections de novembre 2010 face à Fritz Chéry, ancien journaliste et propriétaire d’une station privée de radiodiffusion à Gros-Morne.
Comme présidente de la Commission des Affaires Sociales et des Droits de la Femme, à la chambre des députés, Télusma a marqué son passage par son engagement pour le vote de la loi tant controversée sur la paternité responsable.
Elle a été, en 2009, aussi au cœur des débats lors du vote de la loi sur le salaire minimum de 200 gourdes proposée par l’actuel sénateur de l’ouest Steven Benoit. La commission qu’elle présidait avait alors proposé 160 gourdes à la place des 200 gourdes.
Finalement sur objection du président de la République, René Préval, la loi a été votée à 125 gourdes pour les entreprises manufacturières et 200 gourdes pour les entreprises commerciales. http://www.alterpresse.org/spip.php?article12098

Le Club de Madrid entame sa VI Mission en Haïti

Les anciens Présidents Lagos du Chili, Quiroga de Bolivie, Torrijos du Panama et l'ancien Premier Ministre Jospin de France, sont arrivés ce dimanche à Port-au-Prince dans le cadre de la VI Mission de Haut Niveau du Club de Madrid en Haïti (19-21décembre). • Cette mission fait partie du projet Leadership Global pour la Reconstruction d'Haïti, une initiative du Club de Madrid réalisée avec le soutien financier de l'Union européenne. Cette mission comptera également sur la participation du Secrétaire Général du Club de Madrid Carlos Westendorp et de l'expert international du Club de Madrid Juan Gabriel Valdés.
• Les 19 et 20 décembre, la délégation du Club de Madrid tiendra des réunions avec les représentants des trois pouvoirs, ceux des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partis politiques qui ont également été conviés, de façon conjointe, par le Club de Madrid et la Présidence haïtienne, à une séance plénière le 21 décembre.
Depuis 18 mois, le Club de Madrid accompagne les leaders haïtiens face aux défis auxquels est confronté le pays depuis le tremblement de terre de janvier 2010. Au moment du processus électoral agité qu'a connu Haïti, lors de la proclamation des résultats présidentiels, à l'occasion de la réforme constitutionnelle toujours incomplète, ou encore lors du débat sur le futur de la CIRH, les membres du Club de Madrid ont mis à disposition des leaders haïtiens de la 48ème et de la 49ème législature leur expérience politique et leurs bons offices auprès de la communauté internationale.
Lors de cette nouvelle mission, le Club de Madrid souhaite apporter sa contribution au consensus politique entre haïtiens et son soutien aux différentes initiatives qui appellent, toutes, à la formation d'un accord politique qui soit de nature à assurer la stabilité nécessaire et à fournir une vision commune du futur d'Haïti pour faire face aux défis qui perdurent. La délégation du Club de Madrid espère trouver en Haïti un climat favorable à la tenue de cette rencontre, les accords devant se construire sur l'espoir placé dans l'avenir et non sur les divergences du passé.
Après la période de reconstruction, il faut désormais avancer sur la voie du développement pour offrir aux haïtiens et haïtiennes de meilleures conditions de vie et leur donner l'espoir d'un avenir meilleur. La création d'emplois est une des priorités du gouvernement du Président Martelly et la meilleure façon de libérer le pays de la dépendance extérieure.
Toutefois, l'investissement, à l'origine de postes de travail, a besoin pour s'épanouir d'un climat dans lequel prévalent la sécurité physique et juridique que, seule, peut concrétiser la volonté politique. C'est pour cette raison qu'un consensus constructif sur les thèmes clés pour le futur d'Haïti est une condition nécessaire pour le développement du pays.
Afin d'apporter sa contribution à ce possible consensus, le Club de Madrid se réunira les 19 et 20 décembre avec les représentants des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, avec les représentants des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partis politiques dans l'objectif de connaître leurs préoccupations et leurs propositions.
Le 21 décembre, le Club de Madrid et la Présidence d'Haïti ont convié toutes les parties à prendre part à une séance plénière au cours de laquelle il est prévu d'identifier les domaines pour lequel un accord existe mais aussi les questions et sujets qui requièrent davantage de discussions. L'objectif est de contribuer à un processus conduisant à la formation d'un pacte national concernant les thèmes alors identifiés comme prioritaires pour la gouvernabilité du pays. Il s'agit d'un processus et d'une démarche que seuls les haïtiens peuvent entreprendre, même s'ils peuvent tirer profit de missions comme celle du Club de Madrid et du soutien qu'ils peuvent recevoir de la communauté internationale.
Le Club de Madrid est une organisation indépendante dédiée au renforcement des valeurs et leadership démocratiques aux quatre coins du monde. Elle fait appel à l'expérience unique de ses membres – 87 anciens Chefs d'Etat et Gouvernement de plus de 60 pays – qui mobilisent leur temps, expérience et connaissances pour mener à bien leur mission. Le Club de Madrid constitue le plus grand forum d'anciens Présidents et Premiers Ministres au monde, offrant aux dirigeants actuels une source inégalée de connaissances et expérience politiques.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20102

Haïti : Plaidoyer pour une bonne gestion des fonds décaissés par le gouvernement pour les fêtes de fin d’année

L’annonce faite, la semaine écoulée, par le chef du gouvernement, Garry Conille, de décaissement des fonds pour réaliser des activités festives à travers le pays à l’occasion des fêtes de fin d’année, a été au centre des débats dans des médias de la capitale durant le week-end du 16 au 18.

Entre inquiétude et optimisme, des citoyens plaident pour une « bonne gestion » de ces fonds.
P-au-P, 19 déc. 2011 [AlterPresse] --- Invité à l’émission « Pi lwen pi fon » (Plus loin plus profond) de radio Vision 2000, dimanche, le professeur à l’Université Mozart Déronette salue la démarche du gouvernement Martelly/Conille qui, à son avis, cherche à accompagner des couches défavorisées en cette période de fin d’année.
Toutefois, le professeur Déronette s’interroge sur le plan à adopter pour que ces fonds puissent aller effectivement au bénéfice des populations ciblées.
« Il ne s’agit pas de faire un décaissement comme pour le faire, mais il faut tout un mécanisme pour que tout le pays puisse bénéficier de ces fonds », souligne Mozart Déronette.
Pour sa part, le journaliste-éditorialiste et enseignant, Roody Edmé, lui aussi, accueille favorablement cette démarche du gouvernement.
« C’est la responsabilité du gouvernement de prendre des initiatives économiques, car la population est en difficulté. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi », précise Roody Edmé, qui souhaite, par ailleurs, que ces fonds soient bien utilisés.
« Il reste à savoir cependant si ces fonds seront utilisés aux fins envisagés », ajoute Roody Edmé.
Mozart Déronette et Roody Edmé plaident pour que « les fonds décaissés par le gouvernement soient utilisés à des fins concrets pour le bien de la population et aussi de l’économie haïtienne. »
Le premier ministre Garry Conille a annoncé le 13 décembre écoulé que son gouvernement va décaisser 400 millions de gourdes pour réaliser des activités festives pendant les fêtes de fin d’année.
De son côté, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard Paul, a annoncé, jeudi 15 décembre, que son ministère mettra à la disposition des 140 municipalités du pays une enveloppe d’environ 100 millions de gourdes.
Se référant à la décision de la justice française qui a condamné à deux ans de prison l’ancien président Jacques Chirac, l’agronome Jean Paul Duperval, qui participait à l’émission « Ki moun ou ye ? » (Qui êtes-vous ?) sur radio Caraibes, dimanche, lance une mise en garde aux autorités gouvernementales du pays.
« Le gouvernement a déjà mal commencé sa gestion en violant la Constitution. Le président Martelly a décidé volontairement de remplacer des cartels de mairies dans certaines communes. Je leur dis attention, car à la fin de leur mandat ils peuvent connaître le même sort que Chirac… », alerte Duperval.
Il poursuit : « il faut que les autorités cessent de réfléchir comme de simples citoyens, il faut qu’elles assument leur responsabilités ».
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12094
Commentaires:
Personnellement je n'aimerais pas être à la place des ctoyens qui auront à gérer ces fonds. Peu importe la façon d'utiliser ces sous, il y aura des mécontents, des rumeurs de malversations et de vraies malversations. Pour mieux comprendre il faut se dire de façon nette et plate qu'en Haïti il y a 10.000.000 d'haïtiens dans le besoin. Si vous débloquez 400.000.000 de gourdes, il y aura 10.000.000 de bénéficiaires. Soit 40 gourdes par tête d'haïtien c'est à dire moins d'un dollar.
J'imagine qu'il y aura des réjouissances populaires, bouillons, consommés, soupe au potiron à chaque coin de rue.
Des gouvernements d'autres pays ont la coutume de faire un geste à l'approche des fêtes de fin d'années en distribuant des paniers de produits alimentaires apdatés à la saison. Le gouvernement haïtien devrait réfléchir pour pondre une action plus sérieuse que la distribution à des fonctionnaires-petits-chefs qui seront sans doute tentés par la vague de la corruption.

Top New York Giants Defensive Lineman Jason Pierre-Paul Hid Football From His Mom

Jason Pierre-Paul is one of the best defensive players in the NFL, but his career wouldn't have happened had it not been for his siblings' ability to keep a big secret from their mother.

"If someone told me it would be like this five years ago, I'd tell them they lie, you know?" Pierre-Paul told the Newark Star-Ledger. "I didn't think of football growing up. This wasn’t my career, something I chose. It was something I was picked in."
The Giants defensive end was born near Fort Lauderdale, Fla., to parents who immigrated from Haiti in the early 1980s. While at Deerfield Beach High School, he played basketball only -- at first. Pierre-Paul says had no plans to join the football team, despite the constant badgering from the school's coaches.
"One day I had a car at school, and someone showed him where I parked. (Deerfield head football coach Greg Minnis) was waiting there for me," Pierre-Paul said. "He grabbed me and said, 'You're coming with me today.' So I'm thinking, 'Okay, he came all this way to talk me into it, let me see what he’s talking about.' And I tried it."
Just a few months before turning 17, Pierre-Paul was on the football field for the first time, but he had to keep his new sport from his mother, Marie. It turns out dear old mom, from a town outside Port-au-Prince in Haiti, didn't want to see him hurt. So she was very overprotective of her son, according to Pierre-Paul's older sister, Nadie Therlonge.
While becoming a star on the prep gridiron, Pierre-Paul entrusted his secret to his siblings. "I told my brother and sister, but I hid it from my mother for most of the year," Pierre-Paul told the Star-Ledger. "But she was like, 'Why you home from school so late?' And I'd tell her I was studying, getting homework done. Finally, I had to tell her it was homecoming game, and she needed to come. That took awhile for her to accept that."
After high school, Pierre-Paul played at three colleges -- College of the Canyons in Santa Clarita, Calif., in 2007, Fort Scott (Kansas) Community College in 2008, and South Florida in 2009. He ended up a first-round pick (15th overall) by the New York Giants in 2010.
With a team-leading 14 sacks to go with 76 tackles through 14 games, Pierre-Paul is being called the MVP of G-Men's defense this season.
Pierre-Paul's had to deal with family tragedy growing up: His father Jean lost his eyesight when Jason was only eight months old. His mom had to work two jobs to support the family and did her best to keep the kids out of trouble. Pierre-Paul's mother isn't impressed by her son's celebrity; it means nothing to her, according to his sister.
"The money, the recognition -- she doesn't believe in that. She watches the games, but mostly she prays a lot, asks the Lord to protect him," Nadie Therlonge said. "Now she complains that Jason won't let her work. She says, 'I need to work,' but Jason won't allow it."
http://www.thepostgame.com/blog/dish/201112/nfl-star-kept-secret-mom

dimanche 18 décembre 2011

SOUS LES AILES DE MINUIT

Elle avait fait le choix délibéré de disparaître. Le choix conscient de s’intégrer dans l’univers réel et immatériel des sensations nouvelles. Pour une fois elle était fière de se retrouver. Elle, sabine Pierre-Louis. L’authentique. La vraie. Celle qui pouvait être aimée. Celle qui pouvait rentrer à brides abattues dans l’univers fulgurant de la jouissance du corps et de l’esprit.


Elle accepta l’option de ne pas ouvrir les yeux. Pourtant l’homme mystérieux ne le lui avait point interdit. Elle se sentit au départ, parcourue par la peur de le contrarier. La crainte de l’énerver. Un regard peut exprimer tellement de choses. Dans l’exercice de son métier ce n’est pas toujours un geste anodin. Les regards ne se croisent pas toujours. Souvent les regards ne se recherchent pas.

Certains clients l’apprécient plutôt quand il est furtif. Pour d’autres, ce coup d’œil peut être si inquisiteur et moralisateur qu’ils préfèrent ne pas l’inclure dans le menu.

Certains réclament sous un ton de commandement le regard de la bête effarouchée avant la mise à mort, pour ensuite se rassurer en intimant avec encore plus de véhémence, l’ordre d’éloigner ce putain de regard.

Dans son métier ce simple geste se transforme souvent en dilemme et fréquemment en vraie souffrance.

Elle jouait à quitte ou double. Elle se sentait si bien qu’elle ne voulait pas que l’expression de ses yeux reflétant un bonheur trop exquis, n’incommodât son homme mystérieux.

Peu de clients ont montré une admiration quelconque devant ses yeux couleur tamarin ou devant l’infinie douceur, de cette invitation saine à contempler la magie des derniers instants du coucher de soleil sous les tropiques.

Cette description, elle ne l’avait certes pas inventée. Elle l’avait retenue de la description d’un diseur de belles phrases, souvent ivre, qui lui payait sa compagnie quand il cherchait un certain type d’inspiration pour écrire des vers.

A quoi pouvait bien servir la vue dans un univers peuplé exclusivement de ses sensations, de son corps devenu immatériel et d’un illustre et merveilleux inconnu responsable de cette reconfiguration de son monde et de son être ?

Elle n’ouvrira pas les yeux quoiqu’il arrive. Ses sens en éveil, suppléaient dans une harmonie indicible, sa vue transformée en fenêtre grand ouvert sur son espace idéal et sur son environnement rêvé.

Pour une fois, le temps ne se comptait ni en billet ni en espèces sonnantes. La langueur toujours morbide à son activité n’était rien d’autre que le rythme qu’elle aurait souhaité imprégner à chacun des moindres mouvements de son illustre et bel inconnu. Un moment parfait est bien celui qui se décline en laps circulaires enchevêtrés selon les principes du hasard.

Ses sens prirent le dessus sur toutes les dimensions connues.

Sa vue ramènerait sa réalité à elle. Son esprit s’arrêterait de vaguer et de butiner entre songes et rêves si elle se rendait compte qu’elle était entrain de se faire sauter entre les limites exiguës d’une voiture…(A suivre)

JEUX DE MOTS ET MOTS ENJOUES

LE CHOIX DES MOTS

Contre ces maux qui dévorent
Contre ces mots qui déchirent
Des mots durs à perdre l’haleine
Des mots en chaleur
Casés entre les plis de tournures
Conçues dans l’exagération
Des esprits créateurs de fables
Des génies de l’ambigu
Contre ces maux qui entaillent
Contre ces mots qui entravent
Des mots au sulfure trempés
Entre vase et décombres
Des mots désaxés et disjonctés
Des mots surs et complexes
Contre le bons sens et la cacophonie
Des phrases tordues à dessein

Contre les maux qui rongent
Et ces mots qui dérangent
Des mots surmontés d’accents
Frêles et chétifs
Ondulant entre tons graves et aigus
Dans des accords rythmés
Purs euphémismes passagers
Contre l’éclectisme d’un seul instant

Contre ces maux qui alignent
Contre ces mots qui rangent
Des mots à consonnes paritaires
Des mots à voyelles égalitaires
Des mots qui enjambent de l’horizon
La douce et saine quiétude
Sans se soucier de l’aurore brutale
De la vue abrupte et pyramidale

Contre ses maux qui courbent
Contre ces mots qui domptent
Des mots sans allure
Des mots débridés
Dans le balancement pendulaire
Des contre sens
Des mots placés à contre pieds
Des alexandrins trop purs

Contre ces maux sourds
Contre ces mots qui abasourdissent
Des mots aux échos audibles à peine
Des mots qui se murmurent
Des mots simplement composés
Des mots commençant par A
Comme apaiser, aimer, Aduler
Des mots harmonisant B et X
Entre A et Z

Des mots sans accent, des mots obtus
Pour des maux aigus
Jonas Jolivert : 30/03/2011

INEGALITES ET CIVILISATIONS

Volontairement ou inconsciemment, nous vivons appendus et accrochés à l’actualité. Qu’elles nous concernent de près ou de loin, elles peuvent nous tomber dessus pour le meilleur et pour le pire. Comme citoyen déraciné, inadapté, nostalgique et refusant catégoriquement l’assimilation, je vis les sens rivés sur l’actualité d’Haïti.
Comme on dit, ce n’est pas complètement anodin. Il y a des jours sans et des jours avec. Ce matin, une radio locale réalisait un entretien avec un hyper riche qui a lancé un appel à son gouvernement le suppliant de taxer un peu plus sa fortune. Pendant l’entretien, il a repris une phrase d’un lettré célèbre qui aurait dit que « si les inégalités sociales ne se réduisent pas de façon drastique et efficace, ce monde cessera d’être un monde civilisé »
Dans un monde libéralisé économiquement ou financièrement cette information n’aurait malheureusement sur moi aucun effet et ne revêtirait aucune importance. Mais automatiquement, mon logiciel le transfert, le traduit et le transpose dans le complexe contexte haïtien.
J’ouvre une parenthèse pour relater un fait vécu il y a un an lors d’un voyage humanitaire effectué l’année dernière. Ceci pour vous montrer que j’ai horreur que l’on rapporte tout à Haïti. Ce pays universel dans sa conception, genèse et naissance ne saurait loger des sentiments égocentristes. Haïti reste un patrimoine de l’humanité. Quoique l’on dise. Malgré l’indifférence idiote de ceux qui ont du mal à le comprendre et à agir en sa faveur.
J’avais bien entendu accompagné une mission d’une ONG qui s’occupe de plusieurs infrastructures hospitalo-universitaires haïtiennes. Malgré moi, je me suis vu entrain de fréquenter le restaurant le plus huppé actuellement dans les hauteurs de Pétion-Ville. Ce qui n’était pas pour me plaire. Je n’ai pu croquer une mangue ni déguster à la main un bon avocat. Ah ! ce bon « sandwich » à l’avocat qui vous régale le palais, avec cette particularité de cette tranche d’avocat qui sort, expulsé comme une comète quand vous serrez entre vos dents les deux tranches de pain de mie !!!
Un jour, je me suis retrouvé occupant une table du fameux et sympathique hôtel OLOFFSON de Port-au-Prince. Devant une assiette de griot saupoudré de pickliz assorti de bananes pesées, on discutait sur des sujets de l’heure, la reconstruction d’Haïti. Nous étions sept ou huit à table. A noter la présence de notre bonne amie Mademoiselle RAFAEL qui «était aussi du déplacement.
A un moment de la durée, un des COOPERANTS, a fait comprendre qu’il était venu en mission pour observer Haïti dans le cadre du post modernisme car Haïti représentait l’exemple de tout ce qu’il ne fallait pas faire.
Je crois que j’ai été monté illico presto par l’esprit de Dessalines pour faire comprendre à ce coopérant de mes deux que nous en avions assez des voyeuristes qui ne se sont pas limités à nous observer en prenant leurs pieds mais qui ont osé faire semblant de nous aider en nous donnant de mauvais conseils.
Six mois après le 12 janvier, nous autres les haïtiens nous avions besoin de mieux que de voyeuristes incompétents hypocrites.
Bien entendu le COOPERANT s’est excusé en faisant un usage excessif du « bon usage ». Pour moi tout était clair. Je lui avais posé une certaine étiquette qui pour moi était devenue partie intégrante de sa propre essence. A tort peut-être mais bon, il l’avait cherché.
Revenons à nos moutons. Revenons sur le postulat idéaliste de la réduction des inégalités sociales pour conserver au monde un semblant de civilisation.
L’épisode du COOPERANT m’est revenu à la mémoire. Je me suis demandé si le comportement et l’attitude de la partie vulnérable de population haïtienne marqués par une dignité exacerbée, inexpliquée permettant la création de l’épithète et attribut RESILIENT ne seraient pas le reflet de la perte de ces valeurs universelles qui définissent et conceptualisent la CIVILISATION.
Selon le fil de la pensée, on arrive juste au moment ou il faut illustrer et renforcer les propos avec des cas spécifiques. Les exemples surabondent et sont visibles à l’œil nu et non avisé.
L’élite haïtienne par exemple contre la valeur solidarité, opposent une attitude marquée par un égocentrisme désinvolte. Elle construit des quartiers huppés pour s’éloigner de la crasse du centre ville. Au lieu d’exiger des conditions sanitaires et des infrastructures décentes, elle se prémunit de moyen lui permettant de patauger dans la boue immonde de l’insalubrité sans être éclaboussée. Au lieu d’exiger et d’investir dans l’établissement d’un système de santé correct, elle considère comme une police d’assurance, le fait de pouvoir se faire soigner à l’étranger.
En ce qui concerne la frange vulnérable de la population devenue résiliente, le fait d’accepter avec un stoïcisme morbide de vivre dans des conditions infrahumaines dénote aussi un détour voire un déni de ces valeurs intrinsèques à la civilisation. Dans ce contexte, l’un de ces comportements que je qualifierais de carrément aberrant est la perte du respect de la vie humaine.
Je suis par erreur, doté d’une sensibilité à fleur de peau. Je suis incapable de voir de la violence gratuite. De la violence ciblée contre un individu tout court.
Il y a de ces très bons films qui me laissent un goût assez désagréable à travers certaines scènes présentant la violence de l’agresseur et l’angoisse de l’agressé. Je comprends assez mal comment un homme peut prendre un certain plaisir inconscient a frappé impunément une femme par exemple.
Certaines photographies ou certaines scènes ont la vertu de me gâcher une journée une semaine ou un mois en fonction de sa teneur en violence. J’ai encore en tête l’image d’un groupe d’individus brandissant des couteaux et des machettes derrière le corps calciné de Sylvio Claude. J’ai encore dans ma pensée cette image d’un homme amputant la main d’un autre à la machette. Je ne peux oublier cette image de la tête d’un haïtien gisant à coté de son corps après sa décapitation filmée par des gens en liesse en République Dominicaine. Aujourd’hui j’ai vu la photo d’un homme soulevant un énorme caillou destiné à réduire en bouillie le crâne d’un autre…
Tout pousse à croire que ces actes-là ne sauraient être acceptés par notre société dite civilisée. Donc les auteurs de ces actes ne sont pas civilisés.
Il en est de même pour ces compatriotes qui chez nous en République Dominicaine tuent et découpent à la machette d’autres concitoyens.
Souvent nous expliquons ces comportements par le manque d’éducation. Les membres de notre société ne reçoivent pas tous la même éducation à cause de ces systèmes fondés sur l’inégalité.
Haïti, comme bien d’autres pays pauvres est déjà le théâtre de cette décadence de la civilisation.
Aujourd’hui plus que jamais les inégalités provoquent une situation qui risque d’être à la genèse d’une implosion de notre société qui poussera les êtres humains à avoir des comportements proches de ceux des animaux inférieurs.
JJ

La belle amour humaine, de Lyonel Trouillot

"Ai-je fait un bel usage de ma présence au monde ?"

Par Béatrice ARVET • Correspondante La Semaine • 17/12/2011 à 14h28
En opposant une société utopique à l'individualisme des villes contemporaines, l'écrivain haïtien pose la question de la présence au monde et de l'usage que l'on en fait. Une interrogation qui mêle poésie et colère dans une prose sans concession.
À Anse-à-Fôleur, la vie ne bat pas au même rythme qu'ailleurs. Sept heures séparent la capitale haïtienne de ce village côtier, le temps nécessaire pour appréhender l'existence d'une autre manière, sans hiérarchie et sans conflit, pour passer du vacarme au chuchotement, de la grimace au sourire, de l'avidité à la générosité du cœur.
Les habitants de cette société imaginaire partagent le dénuement comme les ressources et s'appliquent à ne jamais rien prendre à son prochain pour survivre.
Outre des lois originales tournées vers la solidarité et la fraternité, ils ont inventé "l'aide bonheur" et un cadeau de départ qui rend la mort plus douce.
 L'arrivée de l'implacable colonel Pierre André Pierre et de son inséparable ami, l'homme d'affaires et maître chanteur Robert Montès, aussi décidés l'un que l'autre, à imposer leur arrogance et leur impunité, ont singulièrement perturbé ce paysage exempt de cruauté et de sournoiserie.
Et lorsque leurs prétentieuses maisons jumelles ont brûlé en même temps que les deux occupants, épargnant étrangement la femme et le fils de l'homme d'affaires, personne ne s'est posé de questions et aucun coupable n'a pu être désigné. Vingt ans plus tard, sa petite-fille, née dans un pays étranger réapparaît pour tenter de comprendre cette énigme.
Inspirée par le réalisme magique "créolisé" par Jacques Stephen Alexis, cette fable rend hommage à l'écrivain haïtien assassiné par la dictature de Duvalier en 1961. Au délabrement social et moral de son pays, Lyonel Trouillot oppose des mots et une utopie pour dire qu'il ne faudrait pas grand-chose pour changer le monde. Juste un peu plus de bonté et d'attention à l'autre ? Un peu moins d'opportuniste et d'individualisme ?
Deux points de vue se succèdent et se répondent, celui de Thomas, guide touristique et bavard impénitent, ainsi que celui d'Anaïse, continentale qui découvre le pays de son père parti au lendemain de l'incendie et mort quand elle était toute jeune.
En initiant la jeune femme, Thomas dénonce les clivages particulièrement sensibles à Haïti entre les riches et les pauvres, les Noirs et les mulâtres. Il pointe l'avidité de ceux qui dépouillent les plus démunis, les prédateurs en tout genre, les nantis comme les touristes bardés de préjugés et l'inégalité intellectuelle qui ravage les bidonvilles.
Révolté par cet emploi néfaste de l'inépuisable ressource humaine, Lyonel Trouillot "plante le rêve" d'une société bienveillante qui engloberait toutes les individualités et les communautés, sans exacerber les rivalités, une collectivité accueillante où l'on répondrait par "des phrases enroulées comme des vagues" à ceux qui réclament trop de rationalité.
Et c'est là peut-être la limite de ce beau mythe poétique, l'idée d'accepter le mystère de certains événements et en cela, d'en refuser les responsabilités.
http://www.lasemaine.fr/2011/12/08/la-belle-amour-humaine-de-lyonel-trouillot

Pour découvrir les produits et les spécialités d’Haïti

L’occasion est donnée de découvrir Haïti, lors de l’exposition organisée le 23 décembre à la salle des fêtes. Éprise de cultures du monde, et soucieuse de faire partager au plus grand nombre sa soif d’apprendre, Lovely Merone, écrivain haïtienne dont le dernier ouvrage Haiti, le Martyr ! , a fait l’objet notamment de l’émission Impressions, le 18 juin sur France 3, avait décidée au mois de juillet dernier, avec l’aide de quelques amis, de créer une toute nouvelle association baptisée Association culture d’ailleurs (ACA).
Jusqu’à 19 heures
C’est cette même association qui vous présentera une exposition sur Haïti, vendredi 23 décembre de 9 à 19 heures à la salle des fêtes de Digoin. Vous aurez ainsi la chance et l’opportunité de découvrir des produits haïtiens (sandales, bijoux, peintures…), et des spécialités haïtiennes comme le rhum Barbancourt, de renommée internationale, le crémas, le sirop de canne à sucre…
Ne ratez pas cette occasion unique de découvrir ce merveilleux pays aux multiples facettes et dont la richesse culturelle représente une grande curiosité.
pratique Vendredi 23 décembre, de 9 à 19 heures à la salle des fêtes. Entrée gratuite.
http://www.lejsl.com/pays-charolais/2011/12/17/pour-decouvrir-les-produits-et-les-specialites-d-haiti

vendredi 16 décembre 2011

Le « Parlement Jeunesse » s’engage pour les droits de l’homme en Haïti

15 décembre 2011
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Dans la continuité de la Journée des Droits de l’Homme -célébrée le 10 décembre dernier- les jeunes parlementaires issus de la 3e législature du « Parlement Jeunesse » ont présenté, ce mercredi 14 décembre, au Parlement haïtien, leur programme de volontariat sur les droits de l’homme. Ce qui leur a également permis de remettre à leurs aînés la Déclaration des Jeunes pour les Droits Economiques Sociaux et Culturels ainsi que le projet de loi portant création de la Banque Nationale des Affaires et de l’Investissement.
A l’initiative de l’Association des Volontaires pour la Démocratie (AVD), de la Section des Droits de l’Homme (SDH) de la MINUSTAH et de l’Ambassade du Canada, le jeune « président de la République », Chenet Dorrilus, a annoncé le lancement de « Jeunes pour les droits de l’homme », un programme de volontariat pour les droits de l’homme dont le démarrage est prévu pour janvier 2012 et dont les jeunes ont promis d’évaluer les résultats.
Basé sur la sensibilisation sur les droits de l’homme dans les écoles et lycées du pays, ce programme sera exécuté en partenariat avec de jeunes artistes primés lors de la cérémonie, en l’occurrence le militant des droits civiques Charlot Jaquelin Junior, récipiendaire du prix « Jeunes de l’année » en même temps que les artistes Dog-G et Izolan et le chanteur Wanito reconnu « Etoile de l’année ».
Les jeunes parlementaires de la 3e législature du « Parlement Jeunesse » ont également saisi l’occasion pour remettre au sénateur Kelly Clédor Bastien, désigné par les présidents des deux chambres pour les représenter, et président d’honneur du « Parlement Jeunesse », les deux projets de lois qu’ils avaient symboliquement ratifiés lors de leur semaine parlementaire qui s’est tenue du 21 au 28 octobre 2011.
Dans la Déclaration des Jeunes pour les Droits Economiques Sociaux et Culturels (DESC), les « jeunes parlementaires » exhortent la 49e législature à ratifier le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (PIDESC). Pour ce qui est du projet de loi, ils invitent à la création d’une Banque Nationale des Affaires et de l’Investissement pour financer les nouvelles entreprises et réduire le taux de chômage chez les jeunes.
« La jeunesse n’est pas une, mais multiple », a déclaré pour sa part le sénateur Bastien faisant référence aux jeunes des campagnes, des bidonvilles et des quartiers résidentiels urbains. « Promouvoir les droits culturels, c’est réparer les torts des uns et donner les mêmes droits à tous et à toutes sans trop léser les héritiers traditionnels de la culture », a ajouté le sénateur du Nord qui a salué l’initiative et souhaité qu’Haïti s’engage sur la voie des DESC.
Le président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe, dans son discours de clôture, a pour sa part exhorté les jeunes à interpeller les parlementaires et le gouvernement sur la mise en application des dispositions sur la parité contenues dans la Constitution amendée et non encore publiée, mais surtout à maintenir le dialogue avec les institutions pour le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques.
La Section Droits de l’Homme de la MINUSTAH accompagne le projet « Parlement Jeunesse » depuis octobre 2010 dans le cadre du Programme de Monitoring des Politiques Publiques (PPMP). Selon la SDH, le financement du projet est passé de 20.000 à 30.000 dollars américains cette année, « même si la Section des Droits de l’Homme n’est pas un organisme de financement de projets ».
Quelque 159 jeunes âgés de 18 à 25 ans – 99 jeunes députés, 30 jeunes sénateurs et 10 jeunes journalistes parlementaires pour le Parlement Jeunesse ; 17 jeunes ministres, 1 jeune secrétaire du Conseil des Ministres, 1 jeune Premier Ministre et 1 jeune Président pour le Gouvernement Jeunesse- ont pris part à la dernière semaine parlementaire en assumant soit le rôle d’un membre du « Parlement Jeunesse » ou du « Gouvernement Jeunesse ». Ce qui leur avait permis de découvrir les fonctions parlementaires au sein du Palais législatif haïtien.
Le « Parlement Jeunesse » a vu le jour dans la ville du Québec, au Canada, en 1949. Haïti en a fait l’expérience pour la première fois en 1998 avec « Sénateur en herbe ». Il a cependant fallu attendre l’année 2006, marquant le Bicentenaire du Parlement haïtien, pour inaugurer la première Législature.
Et en 2010, lors d’une session extraordinaire, les « les jeunes parlementaires » ont remis aux présidents des deux chambres les trois résolutions relatives à la reconstruction nationale, à la création de l’Université Louverturienne de la Caraïbe (suivant le modèle de l’Université des West Indies), et un projet de création d’un « Parlement Jeunesse » de l’Ile (PJI) avec les Jeunes Parlementaires de la République Dominicaine.
Rédaction : Jonas Laurince
Edition : Habibatou Gologo
http://minustah.org/?p=33233

Cornebarrieu. Artisanat haïtien au marché de Noël

L'association Terre des montagnes, qui œuvre depuis quatre ans à l'amélioration des conditions de vie des enfants défavorisés de Lamontagne Jacmel, au sud de l'île d'Haïti, proposera, ce dimanche, place du Boiret, lors du marché de Noël de la commune, une exposition-vente d'artisanat « boss métal » pour offrir un réveillon à quelques 70 écoliers.
Grâce à son action conjointe avec les fondations haïtiennes Fedabel et Horizon de l'espoir, 70 parrainages ont été réalisés et sont suivis; un accès aux soins, à la culture, aux formations professionnelles est proposé; une bergerie a été créée et des aides d'urgence apportées au lendemain des catastrophes climatiques, récurrentes. Bénévoles et sympathisants peuvent s'enorgueillir des nombreux projets réalisés depuis la création de l'association par deux couples d'amis en 2007.
« Grâce aux adhérents et aux nombreux donateurs, plus de 400 après le dernier séisme, nous lançons prochainement la construction d'une salle polyvalente aux normes antisismiques pouvant servir, entre autre, d'abris à la population », confie, enthousiaste, Claire Hocrelle, secrétaire et co-fondatrice de TDM, « Nous organisons régulièrement des voyages sur place pour renforcer les contacts sur le terrain, vérifier l'emploi correct des fonds et trouver des solutions au développement de leur autonomie économique. Notre prochain défi sera de faire venir le Père Noël auprès des enfants d'Haïti, en bermuda s'il le faut ! »
Tél. 06 73 46 99 65 et www.terredesmontagnes.org
ou info@terredesmontagnes.org
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/16/1241348-cornebarrieu-artisanat-haitien-au-marche-de-noel.html

jeudi 15 décembre 2011

Expulsion d'un homme vers Haïti: Vic Toews inflexible

Anabelle Nicoud et Martin Croteau

La Presse
Le gouvernement a confirmé, hier, l'expulsion vers son pays d'origine de Jean-Bernard Devilmé, Haïtien de 37 ans qui est père de quatre enfants.
Cet homme, qui a fait l'objet d'une interdiction de territoire en 2003 à la suite de délits mineurs, a appris son renvoi il y a un mois à peine.
Questionné par la députée néo-démocrate Rosanne Doré-Lefebvre, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, s'est montré inflexible, hier, au cours de la période des questions.
«La personne n'est pas un résident permanent. Il est ici illégalement. Il a été reconnu coupable de nombreux crimes depuis son arrivée au Canada. Nombre de tribunaux et cours ont révisé son statut et je ne suis pas prêt à interférer avec les décisions du judiciaire dans ce dossier», a dit le ministre.
La femme et les quatre enfants de M. Devilmé sont bouleversés par ce départ soudain, à quelques jours de Noël. M. Devilmé travaille, subvient aux besoins de sa famille et n'a fait l'objet d'aucune poursuite depuis 2003.
Il est arrivé au Québec en 2001, après avoir résidé aux États-Unis. Il n'est jamais retourné en Haïti depuis ses 13 ans.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201112/15/01-4478025-expulsion-dun-homme-vers-haiti-vic-toews-inflexible.php

Avant Noël, les évêques d’Haïti critiquent la trop forte emprise des puissances étrangères

« La nouvelle Haïti dont nous rêvons tous ne sera pas un cadeau, mais plutôt le fruit des efforts conjugués de tous indistinctement » : dans leur message de Noël, les évêques d’Haïti s’inquiètent de la part trop importante prise par l’aide étrangère dans l’économie du pays. « Rares sont ceux qui, à la manière de Dieu, donnent en toute gratuité. Nous vous exhortons, poursuivent-ils, à ne pas continuellement tout attendre en cadeau des autres : des routes et des ponts en cadeau, des écoles et des hôpitaux en cadeau, des bâtiments administratifs et religieux en cadeau, des logements et des aliments en cadeau, des forces de sécurité en cadeau. Il n’y a aucune honte à accepter d’être accompagné et aidé (…). Cependant, nous devons assumer notre responsabilité en prenant en charge, de manière résolue, notre présent et notre avenir. »
« Notre pays est en train de fuir entre nos mains »
« Soyez clairvoyants ! ajoute la Conférence épiscopale haïtienne (CEH), Ne voyez-vous pas que par trop d’absence de bonne gouvernance, par trop de manque grave d’organisation, par l’acceptation éhontée de la corruption et par le blocage d’initiatives de développement, notre pays est en train de fuir entre nos mains, ses grands dossiers nous échappent, son unité et sa souveraineté s’effritent ? Sa population ne cherche-t-elle pas à émigrer un peu partout, tandis que d’autres convoitent cette terre de plus en plus et s’y installent en maîtres ? En effet, toute maison non gardée attire les envahisseurs. »
« Si l’homme haïtien ne contrôle pas bien son patrimoine social et historique, son patrimoine culturel et religieux, ses ressources naturelles, s’il abdique son autonomie pour vivre sous le dictamen d’un autre, il concourra à sa propre perte », concluent les évêques.
Misna
http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Avant-Noel-les-eveques-d-Haiti-critiquent-la-trop-forte-emprise-des-puissances-etrangeres-_NP_-2011-12-15-747196

Le festival Étonnants Voyageurs retourne à Haïti en février

Après le festival annulé en raison du séisme en janvier 2010 et la présence de nombreux auteurs haïtiens à Saint-Malo au cours de ces deux dernières années, les organisateurs du festival Étonnants Voyageurs viennent d’annoncer qu’ils retournent en Haïti.

Une nouvelle édition du festival se déroulera à Port-au-Prince, du 1er au 4 février 2012. Elle accueillera environ 45 écrivains, dont 25 Haïtiens, sur le thème « L’encre est ma demeure ».
« Les écrivains ont été, après le séisme, les ambassadeurs de la nécessité de rester debout, les porte-paroles de la population. Ils le sont restés », souligne Michel Le Bris, le directeur du festival, ravis de retrouver ses amis au cœur de la Caraïbe.
http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Le-festival-etonnants-Voyageurs-retourne-a-Haiti-en-fevrier_40828-2022674_actu.Htm

Heineken: va se renforcer sur le marché haïtien

Mercredi 14 décembre 2011 à 10:21 -
Par Cercle Finance

Heineken annonce son intention d'accroitre sa participation dans la Brasserie Nationale d'Haïti, pour la faire passer de 22,5% à 95% du capital. Les termes financiers de cette acquisition, qui sera réalisée auprès d'actionnaires privés, ne sont pas précisés.

'Le marché haïtien de la bière a fait preuve d'une croissance annuelle solide, mais reste relativement sous-développé. Une population croissante et une stabilisation politique et économique grandissante créent de bonnes perspectives', commente John Nicolson, président pour la région Amériques de Heineken.
La transaction reste soumise au feu vert des autorités compétentes et devrait être finalisée en janvier 2012. Elle devrait contribuer positivement aux résultats du brasseur néerlandais dès cette date.
http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/heineken-va-se-renforcer-sur-le-marche-haitien-depeche_172138.html

Miley Cyrus en duo avec Sean Penn pour la bonne cause

Depuis toute petite, Miley Cyrus est d'une grande générosité et ne manque pas de venir en aide aux plus démunis. Alors, pour les besoins d'une association caritative, la chanteuse n'a pas hésité à s'associer à l'acteur Sean Penn et à aider son organisme Help Haiti Home.

Sur une photo dévoilée par ETonline, on la voit porter un t-shirt du nom de l'association pour rappeler aux gens que leur soutien est important pour pouvoir aider les Haïtiens. Mais, outre cette photo, la chanteuse a également accepté de tourner dans une vidéo aux côtés de Zooey Deschanel, Sean Penn, Edward Norton, Sarah Silverman, Rainn Wilson, LL Cool J, et Eric Dane dans laquelle ils encouragent la population à faire des dons.
Help Haiti Home a été lancé pour soulever des fonds et aider les 23 000 Haïtiens qui vivent encore dans des conditions précaires après le terrible tremblement de terre qui les a frappés.
http://www.ninapeople.com/miley-cyrus-en-duo-avec-sean-penn-pour-la-bonne-cause-a52666.html

Haiti-GARR : Vingt ans de défense des droits des migrants

par Gotson Pierre
Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), plateforme d'organisations impliquées dans des actions de défense des droits des migrants haïtiens dresse un bilan positif de ses actions à l'occasion de ses 20 ans en ce mois de décembre 2011.

Pour rappeler les moments forts qui ont marqué la vie de cette Plateforme, une exposition de photos présente les diverses étapes franchies.
Le GARR émerge dans un contexte particulier, celui des années 90, soit au moment où 35 mille migrants haïtiens sont déportés, majoritairement des enfants et des vieillards de soixante ans.
Parmi ces rapatriés, on compte aussi des femmes enceintes et des étrangers, détachés de leur famille. Certains d'entre eux sont forcés de prendre la fuite par les autorités dominicaines en laissant tous leurs biens.
En 1994, les responsables de la plateforme du GARR soumettent à l'Etat haïtien une proposition portant sur la création d'une structure d'accueil au profit des migrants haïtiens en République Dominicaine.
A partir de cette proposition, les autorités mettent sur pied l'Office National des Migrants Haïtiens (ONMH) ainsi que le Ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger (MHAVE).
Trois ans plus tard, soit en 1997, sous le gouvernement de Leonel Fernandez les violations des droits des haïtiens refont surface. Les autorités dominicaines rapatrient de nombreux citoyens haïtiens. Fort de ce constat, plusieurs autres organisations pour la défense des droits de l'homme rejoignent le GARR, en visant trois secteurs spécifiques : la plaidoirie, l'accueil et l'insertion.
A partir des années 2000, la frontière devient un axe très important étant donné que les rapatriements s'accentuent. Cette réalité pousse à l'implantation de bureaux dans la région frontalière.
A présent, le GARR compte entreprendre plusieurs activités concernant les droits des femmes parce que lors de la migration, les femmes sont souvent violées.
Selon la coordonnatrice du GARR, Colette Lespinasse d'autres propositions d'obtenir " des accords commerciaux avec les autorités dominicaines pour protéger les ressortissants haïtiens dans les échanges commerciaux " sont envisagées.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111214183017.html

mardi 13 décembre 2011

Oprah Winfrey visite Haïti sous haute sécurité

Evens Sanon, Associated Press
Port-au-Prince
L'animatrice américaine Oprah Winfrey a effectué une tournée d'un campement réservé aux sinistrés du puissant tremblement de terre de janvier 2010 en Haïti, lundi, une visite marquée par d'imposants dispositifs de sécurité et par la détention, pendant 90 minutes, d'un photographe local qui voulait couvrir l'événement.
Entourée d'agents de sécurité, Mme Winfrey a marché parmi les tentes en compagnie de l'acteur Sean Penn, qui a contribué à la création d'un organisme de soutien qui apporte de l'aide aux gens vivant dans le campement. Mme Winfrey a annoncé que les efforts de M. Penn feront l'objet d'un reportage sur son réseau, le Oprah Winfrey Network.
Selon ce qu'a déclaré Mme Winfrey aux reporters, on aborde ainsi un nouveau chapitre, en sillonnant l'univers et en prenant connaissance de fascinants exemples de ce qui peut être accompli afin de faire une différence dans le monde. Sean Penn a fort bien accueilli cette manifestation d'intérêt de «la femme la plus élégante au monde» et s'attend à ce que celle-ci aide Haïti.
Le campement où travaille le groupe dirigé par l'acteur américain a été érigé sur un ancien club de golf et est devenu le lieu de résidence de milliers de personnes depuis le séisme qui a laissé en ruines une importante partie de la capitale haïtienne.

Mme Winfrey s'est pointée à Haïti, dimanche, accompagnée d'un important dispositif de sécurité. Des gardes et des policiers ont vidé l'aéroport pour empêcher que des journalistes ne filment son arrivée. Ses représentants n'ont pas précisé son itinéraire, bien que le président Michel Martelly a confié qu'il planifiait la rencontrer. Les mesures de sécurité ont été tout aussi importantes durant sa visite du campement en compagnie de Sean Penn.
Le photographe Lionel Lafortune, l'un des représentants des medias tentant de couvrir la visite de Mme Winfrey, a été détenu par un garde alors qu'il entrait sur le site du campement et prenait des photos.
Un reporter de l'Associated Press a notamment vu un agent de sécurité agripper Lafortune, qui travaille pour le journal Haïti Progrès, et le traîner vers une petite station de police située sur le camp. Des officiers lui ont alors demandé de vider le contenu de sa carte-mémoire et ont refusé de lui permettre de quitter. Le photographe a refusé d'effacer sa photo, et les policiers ont maintenu sa détention jusqu'à l'arrivée d'un supérieur, l'inspecteur Jean-Lionel Aurélien, qui a ordonné sa remise en liberté.
«Les journalistes ont le droit de travailler sans être la cible d'intimidation», a lancé l'inspecteur Aurélien.
Plus tard, un porte-parole de Mme Winfrey, Chance Patterson, a confié que le garde n'avait apparemment pas réalisé que M. Lafortune était associé à un media.
«Personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait ou pour qui il travaillait», a expliqué M. Patterson, un vice-président principal chez Harpo Studios, la maison de production du «Oprah Winfrey Show», et qui accompagne Mme Winfrey lors de son voyage cette semaine.
«Il est arrivé en courant, apparemment, et a commencé à prendre des photos. Il a été interrompu et le supérieur est arrivé et a demandé qu'il soit libéré. C'est tout», a raconté M. Patterson à l'Associated Press.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201112/12/01-4477206-oprah-winfrey-visite-haiti-sous-haute-securite.php

lundi 12 décembre 2011

Kim Kardashian Visits Haiti for Charity Mission

Kim Kardashian Off to Haiti: Reality star Kim Kardashian, who has been under scrutiny lately due to her short-term marriage, departed the United States for a charitable mission in Haiti. The “Kim and Kourtney Take New York” star retreated to the country that is still reeling from a devastating earthquake that rocked the area, along with her mother Kris Jenner and members of the charitable organization, We Advance, a group dedicated to the advancement of women in Haiti. “She connected with Maria Bello [the co-founder of the organization] and is there with Maria’s foundation and also with her mom,” a source told People Magazine. “Her intention was always to take the end of the year to focus on some of the other things that are important to her and this trip was one.” [People]

Ke$ha Covers Bob Dylan: Pop star Ke$ha decided to bare her soul on the Amnesty International four-CD compilation that pays tribute to musician Bob Dylan. The singer, known for tunes like “Tik Tok,” reworked Dylan’s “Don’t Think Twice, It’s Alright” for the 76-song dedication. ”I didn’t want this to sound like a pop version of a Bob Dylan song,” Ke$ha told Rolling Stone. “That’s the last thing I wanted this to sound like.” The singer told the magazine she recorded the tune alone in her bedroom on a laptop. Ke$ha, who is a fan of Dylan, told RS, ”…there were particular lyrics in the song that you can just tell, once they came out of my mouth – the emotion caught up with me and I just started weeping.” Ke$ha later told RS,”…I’m so lucky and blessed, but there are moments that are just so incredibly lonely that it’s indescribable. And I’ve never written a song that’s admitted that. Singing Bob Dylan’s words and feeling my own emotion through it – it was a very intense moment for me.” What did you think of the singer’s cover? [Rolling Stone]
http://blogs.wsj.com/speakeasy/2011/12/12/kim-kardashian-visits-haiti-for-charity-mission/?mod=google_news_blog

Haïti : l’aide du Venezuela plus rapide et facile selon le Président Martelly

Samedi 10 décembre 2011 Après le Sommet des Chefs d’États des Pays de l’Amérique Latine et de la Caraïbe (CELAC), Michel Martelly, le Président de la République d’Haïti a déclaré à l’Agence Associated Press que « la coopération avec le Venezuela est la plus importante en Haïti à l’heure actuelle en termes d’impact, d’impact direct » et que les envois de carburant en provenance du Venezuela ont un grand impact dans le contexte de redressement post 12 janvier du pays.
« Nous sommes reconnaissants envers le Président Chávez de nous aider du fond de son cœur », a ajouté Martelly.
Après les événements du 12 janvier 2010, le gouvernement de Chávez a fait une priorité d’aider Haïti, en envoyant des milliers de tonnes d’aide alimentaire, en établissant des camps temporaires pour loger des milliers d’haïtiens qui se sont retrouvés sans toit du jour au lendemain.
Mais il est important de souligner que bien avant le 12 janvier, Haïti a été un des principaux bénéficiaires du programme Petrocaribe du Venezuela, qui fournit du carburant aux pays des Caraïbes et de l’Amérique centrale et leur permet de payer une partie de la facture avec des marchandises comme le riz et les haricots plutôt qu’en espèces.
« Dans ce programme il y a un accord où vous remboursez la somme due avec le riz, c’est donc bon pour nous. Parce que la chose principale pour nous est de créer des emplois » souligne le Président d’Haïti.
Petrocaribe couvre 43% des besoins en carburant de 18 pays membres de ce programme, le Venezuela expédie 95,000 barils de carburant par jour, faisant faire des économies substantielles aux bénéficiaires. Ce programme a permis à Chávez de cimenter ses relations avec un groupe croissant d’alliés dans les Caraïbes.
En Haïti le programme Petrocaribe fournit également des fonds pour soutenir les programmes sociaux, y compris les projets gouvernementaux, tel que la construction de logements sociaux, et la fourniture de nourriture aux familles pauvres.
« Grâce au programme Petro Caribe, nous construisons des logements sociaux, près de 3,400. Nous avons aussi un programme, comme celui de « Bolsa Familia » que nous mettons sur pied. [Aba Grangou]... » a déclaré samedi le Chef de l’État lors de son allocution.
Il indique également qu’à l’heure actuelle une centrale de 30 mégawatts et deux autres de 15 mégawatts, installées par le Venezuela « représentent un bon 20% de notre consommation totale » du pays.
« Avec un support aussi riche, nous pouvons, il [Hugo Chávez] peut, apporter un changement très important pour Haïti » affirme le Président Martelly, ajoutant que le Venezuela fournit de l’aide avec peu de conditions, contrairement à d’autres pays, tel que les États-Unis qui fournissent une aide qui est également importante mais qui prend souvent plus de temps à venir à cause des procédures requises et les contrôles.
Après le 12 janvier le Venezuela a promis 1,3 milliards de dollars en aide à la relance, le plus gros des 58 donateurs, jusqu’à présent le Venezuela a déboursé 118 millions de dollars, le gouvernement Chávez a également déclaré l’année dernière qu’il effaçait la dette de 395 millions de dollars par le biais de Petrocaribe. Tandis que les États-Unis qui ont promis 1,2 milliard de dollars, ont jusqu’ici déboursé un peu plus de 172 millions de dollars.
« Parfois pour un projet simple, cela pourrait prendre trop longtemps [avant que les fonds soient déboursés] [...] Si vous me demandez quelle aide circule le mieux, laquelle est la plus facile, je vous dirai celle du Venezuela » a conclu Michel Martelly.
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1805&lang=es

samedi 10 décembre 2011

Les Etats-Unis appuient la promotion des sites historiques d'Haiti

[AlterPresse] --- L'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), a reçu un chèque d'un montant équivalent à 41 mille 500 dollars américains de la part de l'ambassade des Etats-Unis en Haïti, ce vendredi 9 décembre.

Ce don offert lors d'une cérémonie au Fort Jacques (est de la capitale), vise à soutenir la publication d'un catalogue des différents sites historiques existants dans le pays, selon les informations communiquées sur place aux journalistes, dont un reporter d'AlterPresse.
Les Etats-Unis espèrent ainsi appuyer les efforts de sauvegarde du patrimoine en Haïti ainsi que le développement touristique du pays par la documentation.
Selon l'ambassadeur américain, Kenneth Merten, " ce catalogue contiendra les photos de deux cents sites qui se trouvent dans le Nord d'Haïti. Ces sites possèdent une énorme valeur sur le plan culturel. Ce catalogue permettra également de voir les efforts qui se font dans ce domaine ".
Des avantages économiques sont attendus, avec le caractère attractif des sites pour les touristes étrangers, qui auront accès à ce catalogue.
L'argent octroyé à l'ISPAN permettra également la protection du site de Fort Jacques, sévèrement endommagé lors du séisme du 12 janvier 2010.
" La partie caractéristique du fort, plus particulièrement la rotonde s'est effondrée, les voûtes du fort ont été fissurées. Le fort nécessite de sérieux travaux de restauration ", explique le directeur de l'ISPAN Daniel Elie.
Daniel Elie souligne que les travaux de restauration permettront aux jeunes de profiter au mieux du Fort Jacques, qui représente depuis des années un lieu de prédilection pour les sorties récréatives ou les excursions.
L'ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth Merten indique que les vestiges de ce fort représentent une " énorme richesse culturelle, qui pourrait servir de leçon pour véhiculer les idées de leadership que les ancêtres ont léguées à ce pays ".
La subvention entre dans le cadre d'une initiative de Washington tournée vers la préservation des patrimoines à travers le monde. Le congrès américain a décaissé dans les années 2000 plus de 28 millions de dollars en vue de permettre la protection des monuments dans près de cent trente pays, selon l'ambassade.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111210043936.html

Ecoutez voir ma moto-discothèque !

Les habitants de Carrefour, dans la banlieue de Port-au-Prince, ont lancé une nouvelle mode : des motos équipées de sono et de haut-parleurs, qui diffusent de la musique à plein volume. 09.12.2011 
Belmondo Blackson Ndengué 
Le Nouvelliste
Une longue file de voitures sur la route de Carrefour [banlieue de Port-au-Prince] ralentit la circulation. L'air est chaud et humide. Des odeurs de café chaud se mêlent aux gaz d'échappement. Il est à peine 9 heures du matin. Des motos-taxis vont et viennent dans tous les sens, transportant leurs clients. Plus à l'aise, elles se faufilent dans le moindre couloir pour se frayer un passage.
Une silhouette métallique aux décorations tape-à-l'œil diffuse de la musique hip-hop. Charlot, chauffeur, 24 ans, est mince et de stature moyenne. "Je fabrique depuis peu des haut-parleurs pour installer la sono sur les motos. Cela peut coûter jusqu'à 4 000 gourdes [72 euros]", explique-t-il. Des haut-parleurs ajustés aux deux extrémités d'un morceau de bambou ou d'un tuyau en PVC. Un lecteur MP3, un câble électrique, un booster et le tour est joué. Rien n'est placé au hasard. Charlot y a pris goût au début de cette année.
D'autres avant lui ont compris que les deux-roues pouvaient être trafiqués et servir aussi de machines à musique roulantes. "Tu vois, cette conception est haïtienne. Demain, les Blancs vont la récupérer et clamer qu'ils en sont les inventeurs", avance-t-il avec assurance.
"Tout remonterait à 2009, dans la zone du Mache Duvalye, à Carrefour", raconte Auguste, un motard d'une trentaine d'années. Un habitant anonyme de ce quartier aurait été, selon lui, le premier à tenter cette expérience. Il reconnaît que de la musique à bord, ça attire l'attention et ça met en valeur. Il avertit que cette pratique peut causer des accidents. "Le son produit peut distraire le conducteur et l'induire en erreur." Il démontre avec humour qu'en cas de casse tous ces gadgets sonores se réduisent en miettes.

http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/09/ecoutez-voir-ma-moto-discotheque