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samedi 28 août 2010

MIEUX CONNAITRE LES CANDIDATS....Jacques Edouard Alexis, le battant

Jacques Edouard Alexis
Il y a ceux qui cherchent à éviter les chutes et ceux qui se relèvent toujours. Jacques Edouard Alexis est de cette deuxième catégorie. Il va au front et, victoire ou défaite, se remet debout pour partir à la conquête de nouveaux défis. Sa dernière bataille en date fut face à la troupe des mammouths de la plateforme présidentielle INITE. Il en était le candidat naturel depuis cinq ans. Depuis que, chef de la campagne présidentielle de René Préval en 2005-2006, il a conduit à la victoire le candidat dont il était le Premier ministre lors de son premier mandat. Quand le 3 août, après moult hésitations, la plateforme le déclare le candidat de INITE, Alexis croit qu'une longue bataille s'achève. Il se trompe. La lettre de confirmation de son statut ne lui est pas acheminée. Il attend un jour, deux, et comprend encore une fois qu'il s'est fait avoir en douceur. D'une manoeuvre rapide, il se trouve un allié, le MPH de Samir Mourra. Le 6 août, en réunion au Palais national, quand on lui signifie qu'un autre choix a été fait, il a déjà d'autres cartes en main. Le 7 août, il se présente au CEP et dépose sa candidature. Il faut savoir se relever pour survivre à une telle semaine. Alexis, le maître à penser du projet qui donna naissance à l'Université Quisqueya, est un battant. Portrait. Haïti: C'est un sexagénaire décidé qui fend la foule des anonymes qui se lamentent le long de l'avenue Jean Paul II ce 12 janvier, quelques heures après le tremblement de terre. A pied, concentré, concerné, Jacques Edouard Alexis se dirige vers les locaux de l'Université Quisqueya au haut de Turgeau. Le complexe inauguré en décembre 2009 s'est écroulé. Il y a des étudiants sous les décombres, rapporte les premières nouvelles. L'ancien recteur se porte à leur secours. Il restera sur place des heures. Le fruit de vingt ans d'efforts qui viennent de se réduire en poussière ne démoralise pas Alexis. L'homme des Gonaïves a l'habitude des coups durs. Un parent qui le croise cet après-midi de janvier n'ose pas lui demander des nouvelles. La mâchoire serrée, les yeux fixés vers l'avant, Alexis ne voit personne. Il veut aller retrouver ses étudiants. Faire son devoir de père (il a cinq enfants), d'éducateur, de responsable. Dans tous les combats de sa vie publique, on le retrouve toujours ainsi : déterminé et prêt à affronter le pire.
Né aux Gonaïves le 21 septembre 1947, d'un père Gonaïvien qui vient de Trois-Ponts, à l'entrée de la ville et d'une mère née près de Terre-Neuve, à Dambi, le petit Alexis est l'aîné d'une famille de huit enfants. De 1952 à 1959, ses études primaires se déroulent chez les Frères de l'Instruction Chrétienne puis au Lycée Fabre Geffrard des Gonaïves jusqu'à la classe de seconde. Il entre à Port-au-Prince pour faire sa classe de rhétorique au Lycée Anténor Firmin et sa philosophie au Lycée Toussaint Louverture.
Son enfance n'est pas rose, mais quand même joyeuse au milieu des siens. Il y a peu à la maison, mais tout le monde partage. Cela épargne du sentiment de privation. Sa mère est toujours présente et son père gagne le pain de la famille en travaillant.
Nous sommes en août 1967, ses études classiques terminées, la famille entreprend des démarches pour l'envoyer en Espagne à l'Université de Séville où il a un demi-frère. Son rêve est de devenir médecin quand son père est victime d'un grave accident dans les mines de la Sedren où il travaille.
Dans la famille, on pense qu'Alexis père n'y survivra pas. « J'ai dû renoncer aux études en Espagne ; la petite économie de la famille n'allait pas pouvoir tenir le coup », explique Jacques Edouard dans son bureau du Centre National de Recherche et de Formation (Cenaref) où il reçoit l'équipe du Nouvelliste.
Ce départ raté pour l'Europe est le premier coup dur de sa vie de jeune homme. Mais ses peines ne font que débuter.
Pour devenir docteur, il s'inscrit à la faculté de Médecine. Premier de classe, Jacques Edouard prépare avec sérieux le concours d'admission à cette prestigieuse faculté. La médecine est au plus haut sur l'échelle sociale. Pour la première fois dans l'histoire du pays, un médecin, François Duvalier, est président de la République. Président à vie de surcroît.
Mais entrer en fac n'est pas une affaire de qualification au pays de Papa Doc. Alexis connaît le premier échec scolaire de sa vie. « J'étais toujours lauréat au primaire et au secondaire. A la proclamation des résultats, je suis le premier recalé de la liste. C'est ma première expérience personnelle d'injustice politique car, après les résultats, on a continué à prendre des étudiants qui étaient en dessous de mon nom dans la liste publiée. »
« On est au temps de François Duvalier, et il y a des injustices politiques et des injustices sociales quotidiennement ; on vivait avec. Mais, pour moi, le comble fut de découvrir que cela se passait aussi à l'école. Il fallait avoir un parrain pour entrer en faculté comme ailleurs. Mon père avait refusé d'envoyer une demande de support à Zachary Delva, puissant chef macoute, qui était son condisciple chez les Frères. »
Quand il se remémore sa débâcle à la faculté de Médecine, Alexis se demande encore si la seule question qu'on lui avait posée qui ne fut pas en rapport avec l'examen n'a pas été l'élément déterminant dans sa chute. "Etes-vous parent de Jacques Stephen Alexis ?", « Je répondis oui, il est le grand cousin de mon père ». A l'époque, le grand écrivain, quoique mort, est considéré comme la quintessence de l'opposant au régime de Duvalier.
Alexis, découragé, veut partir, fuir Haïti. Mais il n'a aucun diplôme pour mériter une bourse et pas les contacts adéquats pour sauter cette barrière. Il commence à dispenser des cours dans le secondaire tout en étant auditeur à la faculté de Droit et des Sciences économiques. Il doit surtout travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Son père toujours souffrant n'y parvient plus.
Les jours passent. Un ami de la famille l'incite à aller s'inscrire pour le concours de la faculté d'Agronomie. Sans motivation, en dépit des incitations de Valdec Démétrius, il y va. Les agronomes à l'époque étaient logés, nourris, blanchis et instruits sur le campus de la faculté à Damien. C'est la seule perspective qui sourit au jeune Alexis. Vivre à Port-au-Prince lui serait moins pénible.
Les examens sont un jeu d'enfant pour ce professeur de mathématiques, de physique et de chimie. On recrute 20 étudiants. C'est la première promotion du doyen Louis Blanchet, le premier qui décida que la faculté d'Agronomie devait recruter sérieusement et sans parrainage ses futurs étudiants. Alexis se classe 15e au concours.
Il apprit de cette affaire qu'il y a toujours moyen de lutter contre l'inacceptable et qu'il faut savoir faire face aux injustices et aux persécutions.
Alexis enchaîne les bons résultats. « J'ai toujours été lauréat. En fin de deuxième année, le doyen Blanchet m'indiqua que j'allais devenir un auxiliaire d'enseignement, un assistant professeur. »
Ces années à la fac sont de belles années. Après 4 ans d'études, les agronomes devaient servir pendant 2 ans dans un service public décidé par l'État. Le jeune agronome le fit et intégra ensuite le groupe qui, mis sur pied par Blanchet, préparait la relève professorale. « On jouait pour l'avenir, cela me plut », raconte Alexis.
« En 1973, ingénieur-agronome diplômé, j'avais le choix entre deux bourses, l'une pour la France, l'autre pour le Canada. J'ai opté pour Frédérica, ma femme, qui s'en allait au Canada. Je pars en qualité de boursier de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le cadre du programme d'appui institutionnel de la Faculté, à l'Université Laval de Québec, où j'obtins avec mention en 1979 une maîtrise en science et technologie des aliments. J'aurais pu rester pour le doctorat. Blanchet nous suivait et espérait que je revienne enseigner en Haïti. Le Dr Georges Cadet allait prendre sa retraite et Blanchet m'a dit d'être là avant le 1er janvier 1979 pour venir le remplacer. C'est ainsi que je revins en Haïti le 31 décembre 1978 pour enseigner à la rentrée de janvier à la faculté d'Agronomie. J'y ai fait une carrière très intéressante. »
Le doyen Louis Blanchet, après quelque temps, le proposa pour être vice-doyen aux affaires académiques. Le ministre de tutelle à l'époque refusa. Alexis est trop jeune. Blanchet en fit toutefois son directeur des études avec le même salaire et les mêmes privilèges. De 1979 à 1987, Alexis occupa successivement les postes de Directeur du Département des sciences de base et technologie, de Directeur des études, de Vice-Doyen aux affaires académiques et de Doyen de la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire.
En poste, proche des étudiants de par sa fonction, Alexis vit le drame du 28 novembre 1980, le jour de l'arrestation par le régime Duvalier de plusieurs militants pour la démocratie, comme un événement majeur de sa vie de responsable. Les étudiants de Damien réagissent, et il faut apaiser le courroux des barons du régime qui estiment qu'ils ne sont pas bien tenus. Blanchet - encore lui - duvaliériste de la première heure, et dont la fille est signataire d'une pétition contre les arrestations, lui sauve la mise.
La partie académique de la carrière d'Alexis est un cadeau du ciel grâce à ce doyen, qui n'a jamais été professeur de faculté, mais qui veut aller vers l'excellence. Il favorise la vie étudiante ; la fac a des professeurs à plein temps ; il s'y développe des programmes de recherche scientifique. La formation des professeurs à l'étranger est un souci constant. « On préparait leur départ et leur accueil au retour », se souvient Alexis.
La qualité de l'enseignement dispensé à Damien est au top niveau. Des étudiants étrangers, Canadiens et Français en particulier, y séjournent et reçoivent équivalence dans leur pays. Damien se paie le luxe de publier une revue scientifique. Alexis en devient le doyen après un beau parcours et reste en poste jusqu'en 1987.
1987, c'est l'année de tous les dangers. La crise débute le jour où Roger Gaillard, recteur de l'Université d'Etat d'Haïti, veut faire participer des étudiants au Conseil de l'Université. Alexis, le plus jeune des doyens de fac, s'y oppose et objecte que cela ne se passe nulle part ailleurs ainsi. Les étudiants sont derrière la porte, l'entendent. Gaillard qui avait préparé son coup leur demande d'entrer dans la salle de séance. Alexis, le doyen progressiste et avant-gardiste, devient du jour au lendemain le mouton noir du monde estudiantin.
Mais, c'est à la faculté d'Agronomie que ça va se gâter. L'argent coule sur la fac, il y a des projets de recherche qui se multiplient. « Un professeur imite ma signature, prend un contrat et finit par me déclarer la guerre. En 1987, je quitte Damien. »
Alexis, dans son droit sur les deux fronts, s'écroule, emporté par la contestation des étudiants et l'ambition de ses pairs. Ce n'est pas la dernière fois que cela lui arrivera...
« Je pars pour le Canada pour des vacances. Un jour, à mon retour, l'IICA m'appelle et me propose de venir m'installer en ses locaux. On m'offre un bureau avec secrétaire. C'est là qu'avec Azael, Lionel Richard, Paul St Hilaire que commence l'aventure de l'Université Quisqueya.
L'équipe de départ fait appel à d'autres cadres de l'extérieur Antoine, Jean Moisset, Laennec Hurbon, Gérard Bissainthe (qui s'est séparé de nous depuis), furent du 1er groupe. Le projet Quisqueya prend trois ans pour voir le jour. En 1990, on lance deux facultés. »
L'universitaire perce définitivement. Ce « Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques », décoration du gouvernement Français, se précise dans son destin d'éducateur émérite. Alexis dirige Quisqueya pendant 5 ans et demi. Le projet peine. Le coup d'État de 1991 dérange tous les plans. Le projet n'a pas d'argent, peu d'étudiants, pas de support. C'est alors qu'Educat, un regroupement d'entrepreneurs privés qui croient en une éducation de qualité, arrive dans le décor avec des fonds frais et une ambition nouvelle.
« A un certain moment, après 14 mois de négociations, j'ai dû faire jouer tout mon leadership pour que la collaboration commence entre des éducateurs et des entrepreneurs. Cela tomba à point. L'université jouait alors sa survie. Aujourd'hui, l'Université Quisqueya est un havre du savoir, une institution au service de la communauté. Il y a la pluralité politique et d'opinions. Aucun des membres fondateurs ne dirige Quisqueya. C'était ça l'idée de départ : nous sommes maîtres de l'idée, pas de l'oeuvre », insiste Jacques Edouard Alexis.
Le doyen fougueux ne sait pas quand la politique a croisé son parcours, mais se rappelle que dès 1986 on lui proposait d'être ministre.
« J'étais jeune doyen et je n'ai pas accepté. J'ai eu à refuser à chaque fois après. J'ai dit oui seulement en 1996 pour devenir ministre de l'Éducation nationale, choisi par René Préval. À la chute de Rosny Smarth, Préval me propose de devenir son Premier ministre. J'ai dit non. Une fois, deux fois, puis j'ai dit oui. Mes problèmes ont commencé quand il a fallu monter l'équipe gouvernementale. Les demandes des partis qui ont concouru à la montée du gouvernement explosaient. »
De ses deux expériences avec Préval, Alexis, qui n'est pas réputé un lavalassien, se révèle un ministre courageux et un Premier ministre correct. Il reste en poste jusqu'au départ de Préval de la présidence.
Après l'expérience politique, il retourne à Quisqueya pour servir. Il n'est pas recteur. « Je le redeviens après le départ de Paul St-Hilaire ».
Préval, à nouveau, l'appelle et, après trois mois, il laisse l'université pour aller diriger sa campagne présidentielle. « On gagne. Je deviens Premier ministre et cela finit le 12 avril 2008. »
Premier ministre, il le sera encore, et le 12 avril 2008, l'aventure s'achève par un vote de censure devant le Sénat de la République pendant que Port-au-Prince affronte des émeutes dites de la faim. Le président abandonne son Premier ministre à son destin. Préval fait le choix de rencontrer avec courtoisie à l'heure du calvaire de son Premier ministre, les importateurs de riz contre qui gronde le peuple. Alexis est mis K.O., lâché par Préval qui a, lui, d'autres visées. Cette chute spectaculaire n'abat pas Alexis qui se remet en ordre de bataille dès septembre de la même année et enfourche à nouveau le cheval de la politique...
« Bien avant mon départ de la primature, j'avais réuni un groupe d'amis pour monter un centre de réflexion sur les politiques publiques. Je m'étais rendu compte qu'il n'y a pas de formation des cadres et des militants des partis politiques en Haïti et qu'il faut y remédier », explique celui qui est avant tout un professeur d'université soucieux de comprendre et d'expliquer les causes et les effets.
« Il nous faut doter l'État d'outils modernes et structurés autour d'une vision globale. Je suis un serviteur de l'État. Cela a marqué ma vie et ma carrière. Il y a des choses à faire que nous n'avions pas les moyens et le temps de faire : voici pourquoi je suis candidat », estime Alexis, Coordonnateur Général du Centre National de Recherche et de Formation (CENAREF), qui croit en la nécessité de préparer la relève à tous les niveaux.
Le candidat propose déjà que l'Etat travaille à renforcer l'existence de quatre partis politiques et de créer un statut de l'opposition avec moyens et privilèges s'il arrive au timon des affaires.
Quand on lui demande quel est son principal défaut, Alexis confesse : « Je fais confiance d'abord ».
C'est ainsi qu'il s'est fait avoir par les madrés de INITE qui ont failli enterrer ses ambitions présidentielles. L'agronome qui s'est séparé de son père en politique, René Préval, avoue avoir rencontré le chef de l'Etat après ce fameux vendredi 6 août au palais national.
« Nous avons discuté de choses et d'autres, et je lui ai confié que Dieu seul et moi décideront dorénavant de mon avenir.»
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82980&PubDate=2010-08-27

vendredi 27 août 2010

Haïti-Rép. Dom-Économie : les Dominicains encouragent Haïti à s’ouvrir aux investissements étrangers

P-au-P, 27 août 2010 [AlterPresse] --- Le ministre dominicain de l’Économie, de la planification et du développement, Temístocles Montás, a souligné, ce jeudi 26 août, à Santo-Domingo, la nécessité pour l’économie de l’autre partie de l’île (Haïti), de s’ouvrir aux investissements privés, après la création d’une législation appropriée.
C’est ce qui ressort d’un article publié par l’agence en ligne dominicaine « Espacinsular », partenaire d’AlterPresse.
Montas a tenu ces propos lors d’une réunion de potentiels investisseurs dominicains en Haïti, qui a lieu dans la capitale dominicaine, en présence du premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, et de l’ambassadeur dominicain accrédité en Haïti, Ruben Silie.
Il a fait l’éloge de cette politique économique qui, déclare-t-il, a permis à son pays d’être le plus grand bénéficiaire d’investissements étrangers de la région dans les années 90.
La rencontre, qui s’est déroulée à la salle de conférence du ministère dominicain de l’Economie, avait pour objectif de faire connaître le Fonds pour les Opportunités et la Rénovation d’Haïti.
Elle a été convoquée, à la demande du gouvernement haïtien et de la société Portland Private Equity qui parraine le fonds, rapporte « Espacinsular ».
Des représentants du secteur privé et du gouvernement dominicains ont pris part à la rencontre à titre d’observateurs.
Le fonds, qui prévoit un investissement à long terme de plus d’un milliard de dollars américains, dispose, pour une première étape, de 400 millions de dollars pour financer des projets privés dans des secteurs productifs, a indiqué le Premier ministre Bellerive cité par « Espacinsular ».
La réunion a rassemblé des membres des secteurs dominicains de la construction et de la finance.
Portland Private Equity est présidé par Michael Lee-Ching, milliardaire canadien d’origine jamaïcaine, qui figure sur la liste des milliardaires publiée par Forbes. Il a consenti des investissements de plus de 260 millions de dollars dans la région par le biais de sa société AIC Global Holdings. [rl gp apr 27/08/10 14 :50]http://www.alterpresse.org/spip.php?article9909

Risque de réimplantation des gangs à Cité Soleil

Une organisation locale tire la sonnette d’alarme vendredi 27 août 2010, Radio Kiskeya
Le Collectif des Notables de Cité Soleil (CONOCS)-Centre de Respect des Droits Humains a relevé mardi une nette recrudescence des activités criminelles à Cité Soleil, lançant un véritable SOS aux autorités pour éviter la réimplantation des bandes armées dans ce vaste bidonville du Nord de la capitale.
Selon le directeur exécutif du CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains, le pasteur Jean Hénock Joseph, sept hommes ont violé une fillette d 12 ans le samedi 21 août à Soleil 19. Un récent raid contre le quartier de Soleil 19 mené par des hommes armés provenant vraisemblablement de Soleil 9 s’est soldé par la mort d’un handicapé et 8 blessés par balle.
Le pasteur Joseph fait par ailleurs état de nombreux cas d’agressions dans divers quartiers de la cité pour dépouiller des passants de toutes sortes d’objets, dont bijoux et téléphones cellulaires.
Face à cette situation, Jean Hénock Joseph réclame l’augmentation de l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Cité Soleil, nettement insuffisant quant à présent, selon lui. Il appelle en ce sens le Haut commandement de la PNH à doter la cité d’un véritable Commissariat de police et à restituer au contingent local de l’institution des véhicules que lui avait octroyés l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
Le responsable de CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains a enfin appelé à la révocation et à l’arrestation des juges de Cité Soleil qui ne font que rançonner la population, notamment en exigeant de fortes sommes en échange de la libération de personnes qu’ils jettent injustement en prison. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6985

Des candidats continuent de réclamer leur réintégration dans la course électorale

L’un d’entre eux s’interroge sur l’existence de « rats » au CEP vendredi 27 août 2010, Radio Kiskeya
Sept jours après la publication de la liste des candidats à la présidence, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a publié jeudi un communiqué dans lequel il annonce la mise en place d’une structure chargée de renseigner les candidats évincés sur les motifs de leur exclusion.
Au moins trois de ces derniers se trouvaient jeudi au siège de l’institution électorale. Mme Claire Clydie Parent, Maire de Pétion Ville, candidate à la présidence de la plateforme « Konbit pou Refè Ayiti », a déclaré s’y être rendue pour porter les conseillers électoraux à se ressaisir concernant son dossier. Elle affirme avoir soumis toutes les pièces requises, y compris le certificat de décharge favorable de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif qui serait manquant, selon le CEP.
« Mon exclusion constitue une mesure arbitraire marquée du sceau de la partialité », a protesté Mme Parent qui déclare être toutefois confiante quant à sa possible réintégration dans la course. Elle devrait être reçue lundi par le Bureau du Contentieux Electoral Départemental (BCED).
Le candidat de « Reconstruire Haïti », Olicier Pierriche, lui aussi écarté, a tenté de rencontrer les membres du CEP pour obtenir de plus amples explications sur les motifs de son exclusion. Il affirme avoir bel et bien soumis le document délivré par le Ministère des Affaires Etrangères, précisant qu’en sa qualité d’ex-consul d’Haïti à Miami et de fonctionnaire de longue date de la Chancelerie haïtienne, c’est le document qu’il a pu obtenir avec la moindre difficulté.
« Même le mal ils le font mal », s’est exclamé le candidat, s’interrogeant sur l’existence de « rats » au CEP qui auraient « dévoré » le document qu’il affirme avoir soumis. Olicier Pierriche exige sa réintégration pure et simple dans la course.
Le candidat écarté Charles Henri Voigt (MRDH) était également remarqué jeudi au CEP.
Intervenant sur la question des recours annoncés par certains candidats, la constitutionnaliste et candidate à la présidence du RDNP, Mirlande Hyppolite Manigat, a considéré que la Cour de Cassation peut bien s’estimer compétente à recevoir certains de ces dossiers.
Elle a d’autre part exprimé son étonnement de la présence sur la liste des candidats retenus des noms de plusieurs ex-hauts fonctionnaires qui avaient pour obligation de soumettre le document de décharge de leur gestion de la chose publique.
Les décisions du CEP sont supposées être sans appel. Une véritable anomalie dans un système judiciaire, de l’avis de nombreux juristes. [jmd/Radio Kiskeya]

Des candidats écartés font montrer la pression sur le CEP

Les candidats qui ont été écartés de la présidentielle de 2010 continuent d'exiger leur intégration dans la course électorale. Trois de ces candidats ont été reçu ce jeudi au Conseil Electoral provisoire ; Il s'agit de Claire Lydie Parent d'Olicier Pieriche et de Charles Henry Voith.
Ces prétendants à la magistrature suprême ont fait remarquer qu'ils ont soumis toutes les pièces exigées par l'institution électorale, mais que leur candidature a quand même été écartée.
Dans le même temps, dans un communiqué datant du 26 aout, l'institution électorale s'étonne qu'une session du Bureau du Contentieux Electoral Départemental ait été organisée à l'initiative du Président du BED de l'Ouest I, sans justification légale.
Au cours de cette session, des candidats refusés auraient été entendus. Selon le CEP elle se serait tenue après la publication de la liste définitive des candidats agréés pour l'élection présidentielle du 28 novembre.
L'organisme électoral précise qu'il s'agit d'une violation de l'article 103 de la loi électorale.
Rappelons que sur 34 candidats inscrits seuls 19 ont été agréés par l'organisme électoral qui a évoqué de nombreuses raisons pour justifier la mise à l'écart des ces citoyens.
EJ/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18192
Commentaires:
Pas la peine d'être un devin ni un magicien pour sortir du chapeau le nerf de cette guerre. Comme l'amour et le sexe rendent aveugle. L'argent nous  décérèbre!

Haïti: le processus électoral "crédible"

AFP , 27/08/2010 Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA) a estimé aujourd'hui que le processus électoral haïtien était "crédible" huit jours après la décision du Conseil électoral d'écarter 15 candidats de la course à la présidence dont le chanteur Wyclef Jean.
"Nous croyons que le processus est normal, il avance et il est crédible", a déclaré José Miguel Insulza au terme d'une visite de 24 heures en Haïti où il a été reçu en audience par le président René Préval. Le secrétaire général de l'OEA a eu également des entretiens avec des représentants de la société civile haïtienne, des partis politiques et de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti. "J'ai eu des discussions très constructives avec tous les secteurs, chacun a ses petits problèmes avec les élections, mais il n'y a aucune raison de ne pas faire confiance à l'institution électorale", a-t-il déclaré.
Le Conseil électoral haïtien a écarté 15 candidats sur 34 inscrits pour entrer dans la course pour succéder au président René Préval qui ne peut pas briguer un autre mandat. "Ce qui est important pour nous en Haïti c'est de s'assurer que les normes et les règles sont respectées dans la perspective de bonnes élections, ouvertes, libres et transparentes", a-t-il encore déclaré. Il a souhaité que de vrais débats politiques puissent être organisés en Haïti sur des thèmes concrets concernant la reconstruction.
"Le président Préval m'a dit qu'il recevrait tous les candidats à la présidence pour leur communiquer les projets actuellement en cours et ce qui se fait actuellement dans le pays", a conclu José Miguel Insulza. L'OEA et les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom) ont annoncé le déploiement d'une importante mission d'observation électorale en Haïti pour suivre tout le processus jusqu'à l'élection présidentielle prévue le 28 novembre.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/27/97001-20100827FILWWW00507-haiti-le-processus-electoral-credible.php

Haïti: Wyclef Jean définitivement écarté

AFP...27/08/2010 Wyclef Jean, la star internationale du hip-hop qui rêvait de devenir président d'Haïti, son pays de naissance, a été "définitivement" écarté de la course à l'élection prévue le 28 novembre, a déclaré aujourd'hui l'institution électorale haïtienne.
"Au regard de la loi et pour le Conseil électoral provisoire (CEP) la liste des candidats admis dans la course est définitive", a déclaré M. Durand Jeanty un des avocats de l'institution électorale.
Les avocats de M. Jean ont de leur côté annoncé en début de semaine que le candidat débouté allait saisir la cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) et des tribunaux haïtiens pour défendre ses droits.
"La décision du bureau du contentieux électoral n'est susceptible d'aucun recours, une décision de la CIDH ne pourra pas être imposée au CEP", a soutenu Me Samuel Pierre un des avocats du Conseil électoral.
Le CEP a publié la semaine dernière la liste des 19 candidats autorisés à entrer dans la prochaine campagne électorale pour succéder au président René Préval dont le mandat arrive à terme le 7 février 2011.
Les candidatures de 15 personnalités haïtiennes ont été rejetées et parmi elles celle du chanteur qui vit aux Etats-Unis depuis son enfance, mais qui revenait souvent au pays ces dernières années pour aider ses compatriotes frappés par une série de catastrophes naturelles.
"Wyclef n'a jamais vécu en Haïti pendant cinq années consécutives, c'est sur cette base que sa candidature a été contestée", a expliqué un autre avocat du Conseil électoral.
Dans une chanson diffusée sur les ondes de radios haïtiennes, Wyclef Jean dénonce son éviction de la course à la présidence y voyant la main du président Préval.
"Je conteste, je ne suis pas d'accord, je conteste, je vais au tribunal pour contester. Le président Préval m'a jeté en dehors de la course", chante notamment Wyclef en créole.
Les avocats du CEP se sont défendus d'avoir été soumis à des pressions politiques pour éliminer des candidats et en garder d'autres. "Nous avons agi en fonction de la loi", a répondu Me Durand Jeanty.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/27/97001-20100827FILWWW00569-haiti-wyclef-jean-definitivement-ecarte.php

Les autorités policières finalisent le plan sécuritaire pour la campagne électorale

Le chef de la police haïtienne Mario Andrésol est en train de peaufiner son plan sécuritaire pour la période électorale. Il se propose d'évaluer la conjoncture à l'approche des prochaines joutes avant de mettre en place son nouveau dispositif.
Monsieur Mario Andresol,
Directeur General de la PNH
Le profil des candidats sera un élément déterminant dans l'évolution de la situation sécuritaire, prévient M. Andrésol qui veut tenir compte des expériences lors des élections de 2006 et 2009. Il faudra identifier les zones rouges, explique le chef de la police.
Lors des dernières élections sénatoriales le plateau Central avait été placé dans la zone rouge en raison des violents incidents ayant opposé les partisans de plusieurs candidats.
Faisant remarquer que la tache sera ardue, le chef de la police s'engage à déployer des contingents de policiers à travers les 10 départements. Des dispositions spéciales seront adoptées pour les nouvelles zones rouges.
Dans le même temps des mesures internes sont adoptées par le haut commandement pour empêcher l'implication des policiers en uniforme dans les activités des partis politiques.
Par ailleurs, le chef de la police a indiqué que de nouveaux matériels ont été mis à la disposition des responsables de la PNH. Une trentaine des véhicules quatre roues motrices ont été remis au commandement de la PNH. Ces véhicules accordés par la présidence seront repartis dans les commissariats des villes de province, promet M. Andrésol.
Dans le même temps il révèle que 5 bateaux, don du gouvernement canadien, seront bientôt livrés aux autorités policières haïtiennes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18188

Un policier condamné à 3 mois de prison

Le policier Wanso Jules a été condamné à trois mois d'emprisonnement avec suspension de ses droits civils et politiques, pour outrage à la magistrature. L'agent de la PNH est également révoqué de l'institution policière suite un incident opposant ce dernier au commissaire du gouvernement.
C'est ce qu'a déclaré le commissaire du gouvernement auprés du tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Ariscidas qui avait ordonné l'arrestation du Policier qui aurait interdit au garde du corps du chef du parquet de pénétrer dans l'enceinte du bureau de l'immigration avec son arme.
Rappelons qu'une vive tension régnait hier dans le secteur du Bureau de l'immigration suite à cette altercation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18191

José Miguel Insulza renouvelle sa confiance au CEP

Le Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA). José Miguel Insulza estime que l'actuel Conseil Electoral Provisoire est en mesure d'organiser des élections honnêtes, crédibles et démocratiques. « Je ne vois pas pourquoi on ne fait pas confiance en ce CEP », a déclaré le Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains, Le diplomate a fait ces déclarations alors qu'il effectuait une visite d'évaluation de l'état d'avancement du processus électoral et de la reconstruction d'Haïti.
Au cours de cette visite d'une journée , monsieur Insulza s' est entretenu avec les autorités haïtiennes notamment, le président de la République, René Préval et le premier ministre, Jean Max Bellerive.
Notons que Miguel Insulza effectue actuellement une tournée latino-américaine. Il s'est déjà rendu en Colombie et au Costa-Rica.
Rappelons qu'une importante mission d'Observation Electorale Conjointe de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (CARICOM) est actuellement en Haïti dans le but de superviser le processus électoral.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18190
Le commenatire de Haïti Recto Verso:
Ceux qui ont des boutons en pensant aux élections devraient se raviser et changer leurs méthodes de lutte car le CEP a la confiance de la communbuaté Internationale dont Monsieur INSULZA comme président de l'OEA reste un interloculteur et une voix très écoutés.

La reconstruction de Port-au-Prince débutera en septembre selon Ronald Beaudin

Les grands chantiers de la reconstruction seront visibles au centre ville de Port-au-Prince au cours du mois de septembre promet le ministre des finances Ronald Beaudin. La capitale haïtienne qui offre l'image d'un champ de ruine devrait accueillir au cours des prochaines semaines les premiers engins chargés de préparer les sites. Le gouvernement haïtien publiera dans les prochains jours l'arrêté déclarant d'utilité publique le centre commercial de Port-au-Prince. Les propriétaires d'immeuble seront appelés à déposer les copies de leurs titres de propriétés dans le cadre de la procédure d'expropriation.
Dans un premier temps il s'agira de démolir et de nettoyer les sites fortement endommagés lors du violent séisme du 12 janvier. Les spécialistes de l'Institut de sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) seront impliqués dans l'évaluation des immeubles.
Les autorités haïtiennes envisagent de sauvegarder les édifices ayant une valeur patrimoniale. Le plan de la reconstruction de la capitale, élaboré par la Fondation Prince Charles d'Angleterre, sera exécuté au fur et a mesure de l'avancement des travaux, insiste le ministre des finances. Intervenant à la rubrique Le Point sur le 100.1 de radio Métropole, M. Beaudin révélé que le Centre National a interrompu les travaux de démolition afin d'attendre la formation des équipes chargées d'inventorier les immeubles.
Le ministre Beaudin donne l'assurance que les travaux de déblaiement seront lancés début septembre puisque des contrats ont déjà été signés avec des firmes spécialisées.
Les premiers buildings qui jailliront du nouveau Port-au-Prince seront le Convention Center de la Banque Centrale, le Palais de Justice et le Palais Législatif.
Les membres du secteur privé pourront lancer leur investissement après la réalisation du zonage par les autorités. Dans le même temps, les premiers éléments du dispositif sécuritaire seront mis en place dans les différents périmètres concernés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18189

Les Emmys convoités par The Pacific, Glee et Mad Men

Publié le 27 août 2010 à 11h22

La série The Pacific met en scène, d'une façon très réaliste,
des combats entre marines américains et troupes japonaises
dans les îles du Pacique.
PHOTO: FOURNIE PAR HBO
Romain Raynaldy, Agence France-Presse
Los Angeles
La minisérie The Pacific et les séries Glee, Mad Men, Lost ou 30 Rock seront dimanche les grands favoris des Emmy Awards, les principales récompenses de la télévision américaine, qui distingueront également l'engagement humanitaire de George Clooney.
The Pacific, diffusée sur la chaîne américaine HBO au printemps, est citée à 24 reprises, contribuant à faire de la chaîne payante - une fois de plus - la plus citée du paysage audiovisuel américain, avec 101 nominations.
La minisérie, produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, raconte l'engagement dans l'armée de jeunes Américains pleins d'espoirs pour défendre leur pays face aux Japonais, après l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941.
Autre grande favorite, la série Glee, diffusée sur la chaîne Fox, dans laquelle un professeur d'espagnol prend la direction de la chorale d'un lycée, laissée à l'abandon par son prédécesseur.
La série, qui a récolté 19 nominations, a déjà remporté le Golden Globe de la meilleure comédie en début d'année, et pourrait menacer 30 Rock, invaincue depuis trois ans dans la catégorie «comédie» aux Emmys. Nurse Jackie et The Office ont également leurs chances.
Côté séries dramatiques, Mad Men (17 nominations), forte de son succès critique et public, concourt pour une troisième victoire consécutive. Mais ce brillant portrait au vitriol d'une agence de publicité dans les années 60 aura des adversaires de taille, notamment Lost, la série au succès mondial dont le dernier épisode a été diffusé aux États-Unis en mai dernier.
La série, nommée à 12 reprises cette année, a remporté 9 Emmys au long de ses six saisons, mais n'a pas remporté le titre de meilleure série depuis 2005. Elle devra croiser le fer avec notamment Dexter et True Blood.
Parmi les acteurs et les actrices, tous les vainqueurs de l'an dernier - Alec Baldwin (30 Rock), Toni Collette (United States of Tara), Glenn Close (Damages) et Bryan Cranston (Breaking Bad) - sont à nouveau nommés, tandis que Tina Fey (30 Rock), Michael C. Hall (Dexter), Jon Hamm (Mad Men), Hugh Laurie (Dr House), Julianna Margulies (The Good Wife), Steve Carell (The Office) et Edie Falco (Nurse Jackie) seront des prétendants sérieux.
Dans la catégorie «téléfilm», il faudra garder un oeil sur You Don't Know Jack de Bary Levinson (Rain Man), brillant portrait du défenseur du droit à l'euthanasie Jack Kevorkian, surnommé «Docteur la mort» et emprisonné pendant huit ans aux États-Unis pour avoir aidé un jeune homme à se suicider.
Al Pacino, qui incarne Jack Kevorkian, est nommé dans la catégorie meilleur acteur dans un téléfilm, aux côtés notamment de Jeff Bridges - oscarisé pour la première fois en début d'année - Ian McKellen et Dennis Quaid.
L'Académie des sciences et des arts de la télévision remettra par ailleurs à l'acteur américain George Clooney le prix Bob Hope pour son action humanitaire.
L'acteur, dont la carrière a été lancée par le rôle du Dr Ross dans la série à succès Urgences, «était un choix évident pour ce prix», avait déclaré John Schaffner, président de l'Académie, lors de l'annonce du prix.
L'Académie a notamment voulu rendre hommage aux actions de George Clooney au Darfour ou ses levées de fonds en faveur des victimes des attentats du 11-Septembre, de l'ouragan Katrina ou du séisme en Haïti.
Les soixante-deuxièmes Emmy Awards seront retransmis du théâtre Nokia de Los Angeles dimanche à partir de 17 h. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, la cérémonie sera diffusée en simultané dans tous les États-Unis.
http://www.cyberpresse.ca/arts/television/201008/27/01-4310327-les-emmys-convoites-par-the-pacific-glee-et-mad-men.php

Haïti, le pays de l'exclusion

Le président René Préval a fait savoir qu'il ne veut pas
se retrouver en prison à la fin de son mandat et
qu'il ne veut pas partir en exil non plus.
Aurait-il des choses à se reprocher?
PHOTO: THOMAS COEX, ARCHIVES AFP
Publié le 27 août 2010 à 06h00


Jacquelin Telemaque
L'auteur est journaliste indépendant.
Haïti vient de rater l'occasion de poser les jalons vers une société ouverte en excluant les candidats de sa diaspora de la course électorale.
L'arrivée de Wyclef Jean sur la scène politique haïtienne a secoué l'ensemble de la classe politique. Les jeunes se sont identifiés rapidement à Wyclef Jean qui a séduit par son discours. Les barricades dressées à Delmas, sur la route de l'aéroport, et ailleurs au pays en protestation contre le rejet de cette candidature illustrent bien un phénomène beaucoup plus profond. Ce pays est mûr pour un changement. Et chaque fois que les exclus en ont l'occasion, ils font savoir qu'ils veulent aussi participer aux affaires du pays.
Des candidats issus de la diaspora, aucun n'est retenu. Il s'agit de Wyclef Jean, star du hip-hop, de Kesler Delmacy, un médecin connu de la diaspora haïtienne basée à New York, de Raymond Alcide Joseph, ambassadeur d'Haïti aux États-Unis et oncle de Wyclef Jean, et enfin de Jean Bertin, basé à Santo Domingo. Lavarice Gaudin et Eddy Rodriguez proviennent aussi de l'extérieur. Cela confirme aux yeux d'une partie de l'opposition la politique d'exclusion qui caractérise Haïti depuis des décennies.
Le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison, estime que c'est un très mauvais signal que le pouvoir a envoyé aux Haïtiens de la diaspora, qui sont courtisés pour financer toutes sortes de projets en plus d'être sollicités à hauteur de 2 milliards de dollars l'an pour venir en aide directe à leurs familles.
Par contre, les candidats du pouvoir, toutes branches confondues, sont tous admis à la compétition. Les sept ministres ou anciens ministres sont admis en dépit de l'obligation de présenter un certificat de décharge de leur gestion. Seul le parlement est habilité à délivrer un tel certificat. Comme le parlement est caduc, le conseil électoral a décidé d'accepter un certificat délivré par la cour des comptes et du contentieux administratif. Ce qui ne relève pas de ses compétences, selon les partis de l'opposition.
Le président Préval avait à coeur la participation de deux candidats: Charles-Henry Baker, candidat du parti Respect, arrivé troisième aux élections de 2006, et Myrlande Manigat, constitutionnaliste reconnue et professeure émérite, en plus d'être secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP). La présence de ces deux candidats donnerait un semblant de légitimité au processus électoral, boudé par la grande majorité de la population qui se bat pour leur survie depuis le 12 janvier 2010. L'opposition regroupée au sein du collectif pour le renouveau haïtien (COREH) a subi un dur revers, car elle envisageait justement de demander à ces deux candidats de ne pas participer à ce qu'elle considère comme un jeu pipé d'avance. En se présentant seule sans l'aval de cette coalition, Mme Manigat prend cette opposition et d'autres alliés par surprise. La coalition se retrouve face à un dilemme, car elle ne peut arrêter la machine électorale, bien contrôlée par le pouvoir exécutif.
Plusieurs des candidats écartés envisagent un recours contre le conseil électoral provisoire, dont Wyclef Jean, qui mène une bataille sans grande conviction pour se faire accepter du conseil provisoire. Et tout semble indiquer que la décision du conseil, si tant est que le conseil électoral ait agi de façon indépendante, ne changera pas en ce qui concerne Wyclef Jean.
Le président Préval n'inspire pas confiance. Plusieurs secteurs de l'opposition le soupçonnent de préparer des élections frauduleuses avec des candidats choisis pour brouiller les cartes. À plusieurs reprises, le président Préval a fait savoir qu'il avait deux préoccupations?: il ne veut pas se retrouver en prison à la fin de son mandat et il ne veut pas partir en exil non plus. Mais pourquoi donc ces préoccupations? Aurait-il des choses à se reprocher?
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201008/26/01-4310064-haiti-le-pays-de-lexclusion.php
Commentaires:
J'aimerais pouvoir disposer du temps nécessaire pour commenter chaque paragraphe, chaque phrase et chaque mot de ce journaliste indépendant.
De son indépendance il n'a rien montré. Pas d'objectivité.Pas d'impartialité. C'est plutôt un journaliste rangé.
qui se met à la mode.
J'aimerais juste lui dire que dans ses plaidoiries en faveur des haïtiens de la Diaspora  qu'il se rappelle que le gouvernement actuel n'a pas écrit la Constitution de 1987. C'est cette Constitution justement qui exclut en quelque sorte les haïtiens de l'extérieur.
La meilleure façon de s'y prendre ce n'est pas en venant forcer la main et essayer de passer en force car on tombe dans l'illégalité.
Que les haïtiens de la Diaspora s'organisent comme il le faut pour mener la bonne guerre!

Une île, deux mondes

Le Jeudi 26 août 2010

Il y a tellement de débris dans les rues de Port-au-Prince
qu'il faut un véhicule tout-terrain pour circuler.
Même les portions libres de déchets ont été
si mal entretenues qu'elles sont défoncées en partie.
Yves Therrien, Le Soleil

Il n’y a que 300 km entre Port-au-Prince et Santo Domingo en République dominicaine. Pourtant, la distance pourrait s’évaluer en années-lumière tellement les contrastes sont grands et frappants.
Simplement du côté de l’accueil, il y a deux mondes. Non pas que les Haïtiens ne sont pas gentils et aimables, mais le service à la clientèle souffre de nombreuses lacunes.
Mardi, je demande une bouteille d’eau à la cafétéria de l’hôtel. Il n’y en a plus. La serveuse me lance avec une grande lenteur «D’accord», mais elle ne bouge pas. Elle ira en chercher plus tard, car c’est l’heure des téléromans, les telenovellas traduites en français. J’ai dû attendre une heure. Les Haïtiens ne sont pas tous comme cela, mais à Port-au-Prince, ça semble être la marque de commerce pour plusieurs. Aucun entrain… En campagne, c’est tout le contraire.
En débarquant à l’aéroport de Santo Domingo, même les douaniers sont souriants, mais il faut payer 10 $ pour la carte de touriste donnant le droit de mettre les pieds au pays. Quelques pas plus loin, on nous offre un verre de rhum. Bien que ce soit une opération commerciale pour vanter la marque locale, il n’en reste pas moins que c’est plus agréable que le hangar surchauffé qui sert d’entrer sur la terre de la Perle des Antilles.
Je vais quand même m’ennuyer de la chaleur de plusieurs Haïtiens comme Maxo, Alfred et ses enfants, David Nicolas, soeur Moline et plusieurs autres. Par contre, je ne souffre pas d’avoir quitté le chaos bordélique de Port-au-Prince.
La Perle des Antilles a besoin d’un sérieux polissage pour reprendre son titre.
1.Yazmin Cuevas représente
 Plan Nagua en République
dominicaine.

En République dominicaine, il y a la langue. Mes oreilles bourdonnent pendant les discussions en espagnol entre Yazmin Cuevas, la représentante de Plan Nagua en République dominicaine et Sébastien, le polyglotte qui a planifié tous les rendez-vous et les déplacements de main de maître. Il parle cinq langues et il se débrouille en créole!
Les entrevues avec traduction, c’est un peu plus long. Mes notions de latin reviennent à la surface et je réussis à comprendre les principaux mots pour me donner une idée du contexte.
Sébastien traduit le tout pour que je puisse combler les vides et mettre les nuances. Ça m’éclaire.
Parlant de lumière, hier, en marchand dans le secteur historique de la capitale, Yazmin nous raconte que l’accouchement se dit Dar a la luce ou donner à la lumière en traduction littérale. Ce que nous avons vu en après-midi avec le micro-crédit pour les groupes de femme ressemble étrangement à cela. Avec leur micro entreprise, elle donne la lumière à leur famille en développant des commerces qui accroissent les revenus au point de pouvoir payer des études universitaires aux enfants ou de changer de maison.
Si l’organisation du Centre dominicain de développement pour le micro-crédit travaille essentiellement avec des femmes, c’est que la femme a une influence directe sur la famille avec son travail générateur de revenus. Avec les hommes, ce n’est pas du tout le même comportement.
2.Voici Scarlet, la volubile!

Et il y a des femmes volubiles comme Maritsa et Scarlet du CDD. Sur le parcours qui nous menait vers les visites de projets, elles étaient vraiment hyper volubiles. Je ne pouvais pas placer un mot. À un certain moment, nous sommes amusés à taquiner Scarlet, jeune célibataire à la recherche d’un copain pour une relation stable. Nous lui avons pratiquement fait une petite annonce pour les sites de rencontres.
Je vous mets sa photo au cas où un jeune Canadien célibataire, sérieux, qui aime parler, adore les enfants et le magasinage, qui aime sortir et surtout qui sait faire la cuisine se présentait à elle. Il deviendrait son gros lot
Au fait, en République dominicaine, il y a des routes asphaltées partout, même en montagne. Les seules bosses sont des dos d’âne pour ralentir la circulation dans les secteurs névralgiques. Et il n’y a pas de concert de klaxon. Ça repose les oreilles
NOTE: Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine.
http://blogues.cyberpresse.ca/ong/2010/08/26/une-ile-deux-mondes/
Commentaires:
Le revoilà, le journaliste qui décrit avec un certain mépris la misère haïtienne. C'est assez marrant de lire au pied de chaque article uennote disant que : Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine. J'ai cherché un peu au-delà des descriptions des routes quelque chose plus substancielle qui pourrait justifier que la Coopération lui paie ses déplacements. J'ai été assez bien servi car j'ai lu ceci: Yves Therrien: Journaliste au Soleil depuis 1981, Yves Therrien raconte comment l’aide des organisations québécoises permet aux Haïtiens de reprendre leur vie en main.
J'ai trouvé ça encore plus marrant. Ce n'est pas en décrivant la situation de misère et de pauvreté  avec une pointe de dédain que Monsieur Thérien raconte comment les haïtiens se démerdent pour survivre. Dans ce cas, les sous que dépensent monsieur Thérien pour ses déplacements pourraient bien servir à faire des choses beaucoup plus sérieuses en Haïti.
A moisn que Monsieur THERIEN ne possède une autre tribune ou il parle de l'aide et de l'impact de l'aide sur le déroulement de la vie des haïtiens.
Là il s'est lancé à comparer deux pays. Donc cela veut dire que c'est sans doute son premier voyage touristique en République Dominicaine.
On comprend un peu comment les ONG gèrent leurs fonds et les dons des généreux!

Plusieurs centaines de sans-abri en colère contre le pouvoir

Signe des temps, la plus importante manifestation jamais réalisée par les victimes du séisme du 12 janvier tourne presqu’à une mobilisation anti-gouvernementale sur fond de menace de boycott des élections jeudi 26 août 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de sans-abri ont manifesté jeudi à Port-au-Prince en vue d’exiger des autorités des mesures immédiates capables de mettre fin à leurs conditions de vie infra-humaines sous les tentes et ont menacé de ne pas prendre part aux prochaines élections en cas de non-satisfaction de leurs revendications.
"Il ne peut y avoir d’élections avec 1,5 million de personnes sous les tentes", ont martelé les chefs de file des sinistrés qui ont sillonné les rues de la capitale en scandant des slogans défavorables au pouvoir. Face à ce sombre tableau, le Conseil électoral provisoire est même invité à mettre en veilleuse le processus électoral.
Pour leur première grande mobilisation populaire, les rescapés du tremblement de terre du 12 janvier ont clairement averti le gouvernement Préval/Bellerive qu’ils n’entendaient plus continuer à dormir dans des campements de fortune et émis le vœu de pouvoir s’installer dans des abris transitionnels décents.
Le pouvoir est accusé de faire du "marchandage politique" au mépris de la situation précaire de plusieurs centaines de milliers de compatriotes près de huit mois après la catastrophe qui, outre les sans-abri jetés dans la rue, a fait 300.000 morts et 300.000 blessés.
Issus de plusieurs des quelque 120 sites d’hébergement recensés à Port-au-Prince, les manifestants ont aussi évoqué le détournement présumé de l’aide internationale.
Les rasssemblements de sinistrés n’avaient jusqu’ici compté que quelques dizaines d’hommes et femmes courageux, prêts à exprimer leur ras-le-bol dans un environnement sourd à leurs récriminations légitimes.
Les places publiques et quartiers résidentiels de la capitale sont transformés depuis le 12 janvier en centres d’hébergement sauvages où vivent des familles entières, dans une situation d’insécurité quasi-permanente, sous des tentes aux températures caniculaires, insalubres et dégageant souvent des odeurs pestilentielles. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6982

José Miguel Insulza fait son évaluation de la situation en Haïti

Après des entretiens avec les autorités sur le processus électoral en pleine turbulence et la gestion anarchique du post-séisme, le Secrétaire général de l’OEA doit laisser le pays vendredi Jeudi 26 août 2010,Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, s’est entretenu jeudi avec le Président René Préval et sa ministre des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey, dans le cadre d’une visite de 24 heures axée sur les élections du 28 novembre et le processus de reconstruction post-séisme.
Un tête-à-tête avec le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet, s’est déroulé en soirée.
Arrivé à Port-au-Prince à la mi-journée, le numéro un de l’OEA a également eu des discussions avec une série d’organisations de la société civile dont le Centre œcuménique des droits humains, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), l’Initiative de la société civile (ISC), l’Initiative citoyenne (IC) et l’Ocodé.
Avant son départ tôt vendredi matin, José Miguel Insulza doit faire le bilan de sa visite en Haïti, troisième et ultime étape d’une mini-tournée régionale qui l’aura conduit auparavant au Costa Rica et en Colombie.
Le passage du diplomate chilien à Port-au-Prince intervient au moment où le Conseil électoral provisoire fait face à des vagues de protestations de plusieurs des quinze candidats à la présidence évincés.
Présent sur tous les fronts, le rappeur international Wyclef Jean a, parallèlement à l’action de ses avocats, mis en circulation jeudi une chanson à forte tonalité politique dans laquelle il demande, sans ambages, l’arrestation des conseillers électoraux, brocarde le Président René Préval comme le "Lucifer" qui "tire toutes les ficelles et dirige en sous-main le CEP".
Avec la Communauté Caraïbe (CARICOM), l’OEA est à la tête d’une mission d’observation électorale conjointe de 193 membres chargée de suivre le déroulement d’un processus électoral contesté sinon controversé devant conduire aux présidentielles et législatives du 28 novembre. spp/Radio Kiskeya

« Jésus, Marie, quelle décadence ! Quelque chose est pourri dans mon royaume..."

SIM PA RELE.....La chronique de Lyonel TROUILLOT
Jeudi 26 août 2010, Radio Kiskeya
Il y a l’odeur de la pauvreté. Des immondices.
Il y a l’odeur des crimes de sang, et la culture de l’oubli. Une bibliothèque municipale portant le nom d’une tortionnaire, tristement célèbre, à l’époque où l’on tuait des jeunes gens. Son nom était le symbole de la répression, de la barbarie. Une bibliothèque à son nom, la honte. Qu’elle ait aidé sa ville natale, et qu’on y garde d’elle la mémoire d’une bonne marraine, on peut comprendre. Un buste, mais pas une bibliothèque, symbole du savoir et de la liberté.
Il y a l’odeur du mensonge. Des salaires mirobolants des hauts gradés de l’humanitaire et des institutions internationales. Fraîche, climatisée. Une odeur de Haïti chérie, pi bon peyi pase ou, nanpwen, une odeur d’épargne, d’argent de côté pour plus tard, quand on sera retourné chez soi, anonyme, presque rien. Et l’odeur des camps, mal vivre et exactions.
Il y a l’odeur de la corruption, des formes les plus viles du degaje pa peche. Un élu salarié d’une ONG qui opère dans sa ville.
Il y a l’odeur de l’indécence, du manque d’éthique. Pas besoin de démissionner de son poste de haut fonctionnaire ou d’une fonction politique ou administrative non élective, quand on est candidat à la présidence. Après tout, pourquoi se priver des biens de l’Etat et des réseaux qu’on a déjà à sa disposition aux frais du contribuable.
Il y a l’odeur du Conseil électoral, un concentré, qui choisit quels articles de la Constitution et de la loi électorale, lesquels il faut oublier, qui peut dire tout et n’importe quoi, faire silence quand cela lui sied.
Et puis, couronnant tout cela, il y a la sale odeur de la résignation, du laisser faire. L’impossibilité pour celles et ceux qui souffrent le plus de taper du poing, de se transformer en force sociale, politique, pour ramener le jeu à des enjeux plus dignes : un mieux vivre pour un peuple en souffrance.
Sans verser dans le jeunisme, il faut espérer que des jeunes porteurs d’une conscience sociale et d’un radicalisme à toute épreuve commencent à se lancer dans l’activisme social en écho et dans la construction des discours revendicatifs. Ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’assaut du politique sans inscription réelle dans le social après la chute de Duvalier. Le Conseil électoral, l’Exécutif, le parlement, tout ce monde-là, toutes ces institutions inodores, incolores (mais comme dans la chanson de Brel : pas d’odeur nous monte au nez) ne représentent rien, ni intérêts collectifs, ni revendications sociales, ni projet de société pour un vrai vivre ensemble.
Nos institutions politiques, ces élections annoncées à la n’importe quoi, ces magouilles, ces mensonges, tout cela a une odeur rance. Il y a dans les rues, à la campagne, un peuple qui en fait les frais. On pourrait parodier la chanson de Ferrat : « Jésus, Marie, quelle décadence. Quelque chose est pourri dans mon royaume de France ».
Lyonel TROUILLOT
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6980

jeudi 26 août 2010

Haïti–J.O. de Singapour : Le onze olympique haïtien doit se contenter de la deuxième marche du podium

P-au-P, 25 août 2010 [AlterPresse] --- La sélection masculine olympique haïtienne U-15 a été battue, en finale, ce 25 août, dans le cadre du tournoi de foot- ball garçons des Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se sont déroulés, du 14 au 26 août, à Singapour, petite île de l’Asie du Sud-est. Le onze olympique d’Haïti a reçu la médaille d’argent après s’être incliné devant la sélection olympique bolivienne de foot-ball sur le score de 5 buts à zéro.
La sélection bolivienne, qui jouait avec dix (10) joueurs, dès la première mi-temps, a gagné la médaille d’or. Les principaux butteurs pour la Bolivie, sont Rodrigo Mejido (5 ème minute), Jorge Alpire (31e minute ), Cristian Arano (53 ème minute ), Luis Banegas (60 ème et 72 ème minutes).
« Cette finale signifie bien plus qu’une médaille d’or pour nous. Pour mes joueurs, ce triomphe marque peut-être le début d’une belle carrière. Nos compatriotes peuvent être fiers de ce que nous avons accompli ici », a déclaré l’entraîneur de la Bolivie, Douglas Cuenca.
Bonhomme et Gédéon, qui ont marqué au cours des matchs précédents pour Haiti, n’ont pas pu faire grand chose au cours de cette finale.
En match d’ouverture, le lundi 16 août dernier, la Bolivie avait infligé à Haïti une véritable raclée (9 buts à zéro).
Pour sa part, l’équipe hôte, le Singapour, a remporté la médaille de bronze en battant le Monténégro sur le score de 4 buts à 1, lors de la petite finale.
Le Tournoi Olympique de Football Garçons a été organisé par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Il mettait aux prises six équipes (Haïti, le Vanuatu, la Bolivie, le Singapour, le Zimbabwe et le Monténégro) qui étaient reparties en deux groupes. [rh rl gp apr 25/08/10 14:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9891

Haiti-Infrastructures : Travaux interminables et problèmes sur la route de Carrefour

P-au-P, 25 août 2010 [AlterPresse] --- Les travaux de réparation et de canalisation entrepris depuis décembre 2009 sur le tronçon principal de la route de carrefour (commune située à la périphérie de Port-au-Prince), spécialement au niveau des quartiers de Bizoton, Diquini, et Thor, sont, chaque jour, la cause d’un embouteillage immense sur la seule voie terrestre reliant Port-au-Prince, la capitale, au sud d’Haïti, constate AlterPresse. Certains chauffeurs opérant dans le transport en commun déclarent que cette situation, ajoutée au mauvais état des routes secondaires, les a obligés à abandonner le circuit. Ceux qui y restent décident, quant à eux, d’augmenter le prix de la course (le faisant passer de 10 à 50 gourdes), arguant qu’ils dépensent beaucoup plus qu’avant pour faire réparer leurs véhicules abîmés.
Interrogés par AlterPresse, certains passagers fustigent l’irresponsabilité des autorités locales, alors que d’autres préfèrent incriminer les citoyens de la commune pour n’avoir pas revendiqué leurs droits.
Pour sa part, le maire de Carrefour, Yvon Jérôme, affirme que « le projet [de canalisation et de réparation] prendra le temps qu’il faut pour se réaliser et les citoyens ne seront pas déçus »
« Ce sont les imprévus, particulièrement la pluie, qui ont tout retardé », se défend-il lors d’un entretien téléphonique avec AlterPresse.
« Tout devrait finir d’ici le mois d’octobre 2010 », promet-il.
Les travaux de réhabilitation de la route de Carrefour, qui étaient prévus pour durer seulement six mois, sont financés par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et l’État haïtien. Ils sont supervisés par le ministère des Tavaux publics et la mairie.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9890

Ministre-candidat, Yves Cristalin va démissionner

Le titulaire des affaires sociales a cependant omis de préciser la date de son départ alors que la bataille présidentielle a déjà commencé pour certains mercredi 25 août 2010,Radio Kiskeya
Le ministre des affaires sociales et du travail, Yves Cristalin, candidat officiel aux prochaines présidentielles, a annoncé mercredi qu’il va abandonner, dans les prochains jours, ses fonctions sans toutefois avancer de date.
Très critiqué ces derniers jours pour sa double casquette insolite de ministre-candidat, M. Cristalin, qui se présente sous la bannière de "Oganizasyon Lavni", a fait part de son intention de remettre sa démission lors d’une rencontre avec des syndicalistes qui manifestaient devant le ministère des affaires sociales contre le refus des patrons d’accepter l’entrée en application du nouveau salaire minimum de 125 gourdes par jour (environ 3 dollars).
A l’instar de plusieurs anciens hauts fonctionnaires de l’Etat, Yves Cristalin figure sur la liste des candidats agréés sans avoir soumis au Conseil électoral provisoire leur certificat de décharge.
Ce transfuge de Lavalas qui a rejoint l’administration Préval avait été président de la Chambre des Députés sous Aristide, bien des années avant de se voir confier son actuel portefeuille ministériel. Il est donc doublement concerné par la question devenue très polémique de la décharge.
Jusqu’à l’annonce de M. Cristalin mercredi, l’Exécutif avait catégoriquement refusé de se prononcer sur le statut du ministre en relation avec sa candidature.
Dans le même registre, deux autres cas restent pendants.
Jude Célestin aurait remis sa démission à la direction générale du Centre national des équipements (CNE) quelques heures seulement avant de se faire inscrire comme candidat de la plateforme présidentielle INITE.
Cependant, le nom de son successeur n’est toujours pas connu officiellement, deux semaines plus tard.
Quant à l’ancien ministre Lesly Voltaire, présent dans la course électorale sous la bannière de "Ansanm Nou Fò", il n’a pas annoncé son départ du poste de représentant du gouvernement auprès de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, l’ex-Président américain Bill Clinton.
Objet de critiques de plus en plus virulentes d’une partie de l’opposition et de l’opinion publique, le CEP continue de s’accrocher à l’organisation des élections présidentielles et législatives du 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6977

Des braqueurs investissent une maison de transfert et emportent au moins 20.000 dollars

Un policier blessé par balle et trois agents de CamTransfert interpellés à cause de leur passivité suspecte Mercredi 25 août 2010, Radio Kiskeya
Un commando de six hommes disposant d’armes de poing a réalisé mardi dans une succursale de CamTransfert à Delmas 10 (nord-ouest de Port-au-Prince) un hold-up spectaculaire au cours duquel 18.000 dollars américains et une forte somme en gourde ont été emportés.
Au moment de prendre la fuite avec leur butin de guerre, les bandits qui, pour la plupart, circulaient à moto, ont ouvert le feu sur un policier, le blessant grièvement, alors qu’il vaquait tout simplement à ses occupations.
Interrogé par Radio Kiskeya, l’inspecteur divisionnaire Stanley Augustin, responsable du sous-commissariat de Delmas 3, a annoncé l’interpellation des trois agents de sécurité qui assuraient la protection du bureau de CamTransfert lors du braquage.
L’officier de police précise que les trois hommes ont affiché un comportement étrange, se laissant déposséder de leurs armes sans tirer le moindre coup de feu qui pourrait alerter la police.
Après avoir rançonné employés et clients de la maison de transfert, les braqueurs ont également obtenu le code secret donnant accès à un coffre-fort.
Ce hold-up de trop contre les compagnies opérant sur le marché du transfert d’argent a semé la panique dans les parages de CamTransfert.
Diverses attaques armées, dont certaines sanglantes, ont été menées ces dernières semaines contre des succursales de la Sogexpress, une filiale du groupe Sogebank. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6976

Laurette Croyance solidaire des autres conseillers électoraux

La représentante de l'Eglise épiscopale au sein de l'organisme électoral a tenu à faire taire les rumeurs relatives à un éventuel désaccord avec les autres conseillers électoraux. Mme Croyance qui n'avait pas signé le document, confirmant les noms des candidats à la présidentielle du 28 novembre, assure que son absence est le seul motif vrai et réel. La conseillère avait pris part la semaine écoulée à une tournée missionnaire de sa congrégation à Thomazeau lors de la publication de la liste définitive. Interrogée sur la coïncidence, Mme Croyance a fait valoir que ce programme était prévu depuis plus d'un an. Elle informe que cette activité a été intégrée dans sa période de vacance annuelle.
La Conseillère électorale approuve le dernier document du CEP et précise qu'elle l'aurait signé si elle était à Port-au-Prince.
Répondant aux critiques relatives à une main mise du chef de l'Etat sur l'organisme électoral, Mme Croyance a fait valoir qu'elle n'est pas à la solde de l'exécutif. En ce qui a trait aux rencontres entre l'exécutif et les conseillers électoraux, elle a assuré qu'elles ont lieu dans le cadre prévu par la loi. " Je n'ai jamais reçu d'ordre du chef de l'Etat", rétorque la conseillère électorale à une question sur des éventuelles requêtes en faveur de la plateforme Unité.
L'organisme électoral fonctionne en toute indépendance, insiste t-elle se réjouissant du bon déroulement du processus électoral.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18181

Miguel Insulza est attendu ce jeudi en Haïti

Le Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA). José Miguel Insulza doit arriver ce jeudi, à Port-au-Prince, dans le cadre d'une visite officielle. Selon un communiqué publié au siège de l'organisation à Washington, le diplomate doit s'enquérir de l'état d'avancement du processus électoral et de la reconstruction d'Haïti.
Il aura des entretiens avec les autorités haïtiennes notamment, le président de la République, René Préval ainsi que le premier ministre, Jean Max Bellerive.
Monsieur, Insulza effectue actuellement une tournée latino-américaine. Il s'est déjà rendu en Colombie et au Costa-Rica.
Rappelons qu'une importante mission d'Observation Electorale Conjointe de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (CARICOM) est actuellement en Haïti dans le but de superviser le processus électoral.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18186

Le taux de mortalité maternelle est à la hausse en Haïti

Le représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Igor Bosc a révélé que le taux de mortalité maternelle en Haïti, est en nette augmentation. Lors d'un atelier de deux jours qui a débuté ce mercredi, Igor Bosc a fait remarquer que pour 100 mille naissances, environ 630 mères décèdent durant l'accouchement.
Selon l'ONU, c'est le taux de mortalité maternelle le plus élevé dans la Caraïbe.
Monsieur Bosc, annonce toutefois que 5 stratégies seront mises en place afin de réduire le taux de mortalité maternelle dans le pays, notamment, la promotion du planning familial.
Le responsable du FNUAP a fait remarquer que des dispositions nécessaires seront adoptées afin de faire face à ce phénomène.
Toutefois Igor Bosc reconnait que les objectifs fixés par le FNUAP n'ont pas été atteints.
Mais, il se dit confiant quant à la capacité d'Haïti à réduire ce taux de mortalité, car bon nombre de pays qui se trouvaient dans la même situation y sont parvenus.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18185

Wyclef Jean accuse le chef de l'Etat de l'avoir exclu des élections

La star internationale du Hip hop Wyclef Jean a accusé le chef de l'Etat haïtien, René Préval, d'être l'instigateur du rejet de sa candidature par l'organisme électoral. Dans sa dernière chanson diffusée par les medias haïtiens et sur des réseaux sociaux, M. Jean fait référence à sa dernière rencontre avec le président. Il rapporte qu'il a eu un entretien téléphonique avec le candidat de l'Unité Jude Célestin, mais précise qu'il n'avait conclu aucune entente avec le chef de l'Etat. Préval m'a dit que je suis un bon candidat, précise M. Jean pour qui le chef de l'Etat a montré qu'il voulait conserver son amitié.
Il croit que sa candidature a été en réalité rejetée par le chef de l'Etat qui contrôle l'appareil électoral.
Dans sa chanson Wyclef présente une réplique aux conseillers électoraux qui l'ont écarté de la course à la présidence. Il estime que ces personnalités devraient être emprisonné pour avoir violé la constitution.
Le président de Yélé Haïti soutient que sa candidature charriait les revendications de la population notamment les jeunes. En m'écartant on veut exclure la jeunesse, martèle M. Jean qui rejette d'un revers de main les arguments de l'organisme électoral.
Il réitère sa détermination à contester le rejet de sa candidature. Faisant remarquer que son exclusion a été une surprise pour plusieurs secteurs de la vie nationale, M. Jean promet de continuer son engagement auprès des jeunes dans le cadre du mouvement face a face.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18184

Le CEP pointé du doigt par des journalistes.

Des journalistes accrédités au Conseil Electoral provisoire dénoncent le déficit de communication de l'organisme, l'accessibilité à l'information serait selon eux, problématique. Ces travailleurs de la presse, déclarent avoir été l'objet à plusieurs reprises de mauvais traitements dans l'exercice de leur profession au du CEP.
Ils se plaignent notamment de mauvaise relation avec le personnel d'accueil et estiment que l'accès à l'information est très sélectif. En réaction, le porte-parole du CEP, Richardson Dumesle contredit ces critiques, affirmant que les journalistes bénéficient d'un accès correct à l'information.
Cependant, Il dit reconnaitre que leurs conditions de travail ne sont pas optimales, des efforts supplémentaires devant être consentis afin de résoudre ce problème.
Notons que l'institution électorale est actuellement très décriée, des doutes sont émis sur sa capacité d'organiser des élections, honnête, crédibles et démocratiques dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18183

La tension monte entre le CEP et les candidats évincés

Plusieurs candidats dont Wyclef Jean ( Viv Ansanm), Lavarice Gaudin ( Véyé yo) et Raymond Joseph ont mis en doute la capacité des conseillers électoraux à organiser des élections honnêtes et crédibles. Wyclef Jean a plusieurs reprises sur la Voie de l'Amérique et MSNBC a dénoncé une décision partiale et " anti peuple" de l'organisme électoral.
En réaction un membre du département affaires juridiques du CEP Samuel Pierre, a déclaré à l'Associated Press, qu'en vertu de l'article 191 de la loi électorale, les décisions du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) sont sans appel. "Il n'y a absolument aucune possibilité pour Wyclef Jean d'être ajouté à la liste des candidats validés ", insiste t-il.
Toutefois le porte parole du CEP, Richardson Dumesle a indiqué qu'une structure a été mis en place afin de recevoir les doléances des candidats évincés. M. Dumesle s'est refusé à tout commentaires sur une éventuelle prise en compte des revendications des candidats expulsés.
Face à cette situation Lavarice Gaudin ne décolère pas. Il s'indigne que personne ne soit en mesure de lui fournir des explications sur les motifs de sa mise à l'écart. Il considère son rejet comme un acte politique. M. Gaudin croit que les autorités haïtiennes ont voulu empêcher la réalisation d'un de ses projets, le retour au pays de l'ex-président Aristide. Cet ancien proche collaborateur de feu père Gérard Jean Juste ambitionne également de rendre un vibrant hommage national au fondateur de l'organisation Véyé yo de la Floride.
Wyclef Jean et Lavarice Gaudin pourraient être écartés de la course électorale pour les mêmes motifs. Le Conseil électoral provisoire a jugé que les résidents de la diaspora n'avaient pas rempli la condition d'avoir vécu cinq années consécutives en Haïti avant d'être candidat.
quatre autres candidats en provenance de la diaspora, l'homme d'affaires Charles Voigt, le médecin Kessler Dalmacy, Rodriguez Mario Eddy Gabriel et Cluny Duroseau Vilaire, ont été également exclus.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18182

Chavannes Jeune, pêcheur d'hommes

Enfant turbulent, Chavannes Jeune, à un cheveu de lâcher l'école, rêvait de devenir pêcheur de "kribich". Condamné à mourir analphabète par certains de ses profs à la petite école, il a été sauvé par un religieux catholique qui l'a ramené sur terre et lui a permis de prendre conscience de son potentiel. Il a, dans la foulée, fait de brillantes études en génie civile,en théologie et a été consacré pêcheur d'hommes. Après une expérience mitigée de cogestion du pouvoir avec René Préval faite de surprise et de « trahison », ce fils du Grand Sud est une nouvelle fois candidat à la présidence. Portrait.
Chavannes Jeune
(Photo: François Louis)
Haïti: Chavannes Jeune est né le 28 décembre 1953 à Morancy, une section communale des Cayes. Fruit des oeuvres légitimes des époux Beuville Jeune et Anne Fontaine, il est, à peine haut comme "deux pommes", la plaie de ses professeurs à la petite l'école. Turbulent et très peu porté sur les études, le benjamin d'une famille de cinq enfants se fait expulser de trois écoles de Dame-Marie, une somptueuse ville côtière de la Grande-Anse où les vents du large dansent avec les brouillards ondoyants qui tapissent les plantations de cacao. « Je voulais devenir pêcheur de kribich *», explique Chavannes Jeune en fouillant dans sa mémoire pour camper le lutin qu'il était, le garnement frondeur qui n'avait cure des sermons et prédictions de ses profs. « Ils disaient que je serai un analphabète toute ma vie car ils avaient des doutes sur mes capacités à poursuivre des études. Mais au fond, à l'époque, cela m'arrangeais. J'acceptais avec joie cette idée. »
Possédé peut-être par Poséidon, Chavannes, l'enfant de la promesse, allait être remis sur le droit chemin. Par un catholique : le frère canadien Théodile Henry, directeur de l'Ecole des Frères de Dame-Marie, l'unique établissement où il n'avait pas de « casier ». « Tous les enfants de Dieu sont doués d'intelligence et sont capables de lire et d'écrire », avait dit le religieux au petit en qui sommeillait une prodigieuse intelligence. Suite à ce déclic, il est toujours premier de sa classe jusqu'au certificat avant de retourner aux Cayes avec son évangéliste de père aussi nomade qu'un Touareg. Là, il passe trois ans au Lycée Philippe Guerrier (6e à 3e) avant de rentrer terminer ses études classiques à Port-au-Prince en 1972.
Détenteur d'un diplôme en génie civile chez Richard Leconte en Haïti, Chavannes Jeunes, grâce aux contacts de son père, entre autres, l'un des fondateurs de la Mission Evangéliste Baptiste du Sud d'Haïti (MEBSH), décroche une bourse et passe deux années en France, sur les côtes de l'Esterel, à l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées. Au Washington Seattle, il fait des études en Administration publique pendant deux ans. Il étudie la communication au Wheaton College et suit des cours post-universitaires en développement en Israël et au Brésil.
Suivant les traces de son paternel, il fait ensuite des études de théologie à l'université Seattle Pacific et coiffe le tout avec une maîtrise et un doctorat. « J'ai fais un doctorat en divinité à Columbia Bible University de Caroline du Nord, raconte Chavannes Jeune, petite taille, regard perçant, calvitie prononcée assis derrière un modeste bureau métallique installé au numéro 7 à Delmas 33.
Président de la MEBSH de 1997 à 2002, Chavannes Jeune travaillait depuis bien avant dans l'éducation civique, la formation des jeunes. Au contact de la population dans le Sud, la Grand'Anse, les Nippes, l'Ouest et de leurs besoins, il confie avoir élaboré des projets de développement pour Haïti. « Depuis 1976, j'accumulais de la frustration face aux blocages de plusieurs projets et programmes, confie M. Jeune, qui, en 2004, lors d'un congrès de 407 agents civiques formés, avait fait le grand saut en politique. Au cours de ce congrès, on a créé l'Union nationale pour la reconstruction d'Haïti (UNCRH).Et on m'a choisi comme candidat à la présidence ».
Quatrième aux élections de 2006, « nonobstant les contestions pour fraudes », Chavannes Jeune, candidat agréé pour la présidentielle du 28 novembre 2010 sous la bannière de l'Alliance chrétienne et citoyenne pour la reconstruction d'Haïti (ACCRHA) revient sur la déchirure de l'UNION, l'affaire Chavannes/Germain. « C'est douloureux de voir un collaborateur immédiat se transformer en traître, en Judas », dit-il en accusant de faussaire l'ingénieur Jean Marie Claude Germain, actuel ministre de l'Environnement, qui a inscrit sans titres ni qualités avec un faux document l'UNCRH à la plateforme présidentielle Inite. « J'ai fourni des preuves au ministre de la Justice. Cela est resté sans suite, déplore Chavannes Jeune. La justice élève une nation. J'ai vu que le pays n'irait nulle part avec des dirigeants qui méprisent la justice », explique-t-il en confiant toutefois avoir pardonné à M. Germain. « Je l'appelle lors de grandes occasions, comme le 1er janvier dernier. Mais, il ne me retourne jamais mes appels. Des gens disent qu'il aurait dit que la politique unit, divise et réunit », raconte M. Jeune pour qui il y a une leçon à apprendre de toutes les expériences, une allusion aux joutes de 2006.
Serein, Chavannes Jeune, malgré une expérience de cogestion désastreuse du pouvoir avec le président René Préval, se présente comme un homme de conviction. « J'ai refusé de m'associer à son projet de dépeuplement des autres partis politiques et d'amendement irrégulier de la Constitution », soutient le candidat qui promet, s'il est élu, d'adopter des mesures d'urgence en vue de reloger les sans-abris du 12 janvier, d'amorcer la refondation de l'Etat, de créer les conditions en vue d'attirer les investissements directs d'étrangers, des locaux et des Haïtiens de la diaspora...
Réfutant la critique de ceux qui clouent au pilori les opérateurs politiques des vingt dernières années pour cause d'échec, il répond qu'il n'y a pas de génération spontanée. « Les jeunes doivent intégrer les structures politiques afin d'apporter du sang neuf. Vous ne pouvez pas dire que votre mère a échoué parce qu'elle est analphabète. Cela ne peut pas vous servir de prétexte pour ne pas aller à l'école », argumente Chavannes Jeune. « Nous sommes, poursuit-il, à un carrefour difficile. Il est temps de cesser de s'apitoyer sur notre sort, de critiquer pour critiquer. Il faut se mettre à l'oeuvre pour bâtir la nation dans un esprit de cohabitation et de persévérance ». Ouvert à la possibilité de faire des alliances, il milite pour des élections crédibles et le regroupement des partis et plateformes en 4 grands blocs politiques. Fan de Rémy Lochard, d'Alabanza, d'Eben Ezer, du Violette et de l'Aigle Noir, le leader de (ACCRHA) croit dans l'avenir d'Haïti. Reste à savoir si le pêcheur de kribich raté et pêcheur d'hommes consacré saura pêcher les électeurs qui lui ouvriront les portes de la présidence...
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82886&PubDate=2010-08-25

« Prizon pou KEP a », Wyclef se venge en chanson

Haïti: « Prizon pou K.E.P.a » (la prison pour le Conseil électoral provisoire), est le titre d'une chanson interprétée par Wyclef Jean mis définitivement hors-jeu par l'institution en charge de l'organisation des présidentielles de novembre. Le titre du texte peut être écouté sur les sites sociaux et est en rotation sur les radios. La star du hip-hop dénonce dans cette chanson les basses manoeuvres de l'actuel président René Préval pour le sortir de la course. Wyclef Jean s'est inspiré de la rencontre qu'il a eue récemment avec le chef de l'État pour lancer ses accusations. « Il m'a offert du café et m'a passé le téléphone pour converser avec Jude Célestin (candidat de la plateforme présidentielle Inite) et a rejeté ma candidature », se lamente l'emblématique ex-Fugees qui a fait appel du rejet de sa candidature.
Son appel, selon toutes les évidences, va sonner dans le vide. Sa candidature à la présidence a été définitivement rejetée. Samuel Pierre, avocat du CEP, a annoncé, mardi, qu'en vertu de l'article 191 de la loi électorale, les décisions du tribunal des litiges de l'autorité électorale sont sans appel. « Il n'y a absolument aucune possibilité pour Wyclef Jean d'être ajouté à la liste des candidats validés pour la prochaine élection présidentielle, a-t-il dit. C'est donc terminé. »
Wyclef Jean avait annoncé dimanche son intention de faire appel de la décision rendue publique vendredi dernier par l'institution électorale. Une information démentie par le CEP, qui dit n'avoir reçu aucune demande formelle de sa part ou de ses avocats. Le CEP estime que le musicien n'a pas rempli la condition d'avoir vécu cinq années consécutives en Haïti avant d'être candidat. En effet, Wyclef Jean, 40 ans, a quitté son pays natal à l'âge de neuf ans. Dans une interview à la chaîne MSNBC, il a pourtant estimé qu'en comptant les allers-retours entre les États-Unis et Haïti, il y avait passé près de la moitié de sa vie.
« Si j'étais président, je serais élu le vendredi, assassiné le samedi et enterré le dimanche », a déjà chanté Wyclef Jean, bien avant sa candidature à la présidence haïtienne. Il a été justement écarté un vendredi. Sera-t-il réinséré un samedi dans la course pour être élu le dimanche qui sera 28 novembre, jour du scrutin ?
C.G.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82884&PubDate=2010-08-25

« Brand Haïti » entend projeter une autre image du pays

Vu les défis environnementaux, économiques, politiques et sociaux qui ont sévèrement terni l'image et la réputation de la première République noire du monde à l'échelle internationale au cours des dix dernières années, les responsables du projet « Brand Haïti » entendent envoyer au monde extérieur une autre image du pays. Ce projet vise le repositionnement et la redéfinition d'Haïti aux yeux de ses habitants, mais aussi son rôle et sa place sur la carte mondiale. Haïti: Haïti est aujourd'hui confrontée à des défis que peu de nations ont eu à relever. A cet effet, les responsables du projet « Brand Haïti », monté par des Irlandais ont organisé ce mercredi une causerie pour présenter une fois de plus le projet " Brand Haïti" qui consiste à développer une image de marque pour la nation et doter ainsi Haïti d'un plan de communication qui la présente au reste du monde et aux Haïtiens eux-mêmes.
La portée de ce projet expérimenté récemment en Afrique du Sud, selon les initiateurs, n'implique pas seulement la création d'un logo, d'un slogan, la mise en place de publicités pour le tourisme ou toute autre technique de communication habituelle. L'image qu'on a d'Haïti tant à l'échelle internationale que nationale n'est pas une calamité. A travers ce projet on veut plutôt s'assurer que le travail entrepris sur le terrain est approfondi, solidaire et très concis.
Intervenant à la causerie, l'ancien PDG de « Brand Afrique du Sud », Paul Bannister, a affirmé que dans la majeure partie des classements internationaux et quelles que soient les mesures, Haïti se place toujours dans les derniers rangs. « J'ai accepté de venir en Haïti dans le cadre de ce projet afin d'apporter mon appui au peuple haïtien qui vit dans une situation extrêmement difficile », a déclaré M. Bannister. En ce sens, il a avancé que le projet vise à améliorer sans relâche la compréhension et, par conséquent, la perception qu'on a d'Haïti sur la scène internationale en créant pour elle une image de marque nationale. Et ceci avec la mise en oeuvre réussie du plan d'action.
Dans le même esprit, l'ex dirigeant de « Brand Afrique du Sud » propose le pays de Nelson Mandela comme un modèle sublime à Haïti dans le cadre de ce projet. Plus loin, il ajoute qu'à l'heure actuelle, si l'Afrique du Sud a encore du chemin à faire pour se redresser, elle présente pour le reste du monde un visage confiant, ambitieux et positif. Même si les luttes sociales entre les deux pays ne se ressemblent pas, il existe des éléments assez significatifs à apprendre de l'Afrique du Sud dans le cas d'Haïti. « Nous avons deux dates incontournables pour débuter la campagne de promotion en faveur d'Haïti. Le 7 février 2011, à l'investiture du prochain président élu, et le 12 janvier 2011, premier anniversaire du séisme qui a fortement sapé les bases de l'économie du pays », préconise M. Bannister.
En somme, M.Paul Bannister croit dur comme fer que la chance de se réinventer n'est pas souvent donnée à un pays ou à une nation. Ainsi, pour des raisons aussi nombreuses que complexes, il est presqu'impossible aux nations de prendre le risque de se réinventer. « Je suis convaincu qu'il faut voir dans les dégâts immenses causés par les désastres naturels ou politiques la possibilité d'accomplir des oeuvres aussi spectaculaires que durables. Je crois aussi que ce plan de développement et de mise en oeuvre de « Brand Haïti » est une pierre angulaire dans le relèvement d'Haïti si tous les Haïtiens éprouvent la nécessité de donner une autre image de leur pays au monde entier », a-t-il conclu.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com

Brand Haïti et le sandwich au poulet

Haïti: Une Fondation montée par des Irlandais a embauché une firme qui travaille depuis des mois sur une proposition pour relooker la marque « Haïti ». Pour nous donner une nouvelle identité qui, dans un second temps, pourra nous aider à mieux vendre notre image, nos produits, notre pays comme destination. A écouter les experts de la boîte qui reviennent d'une fructueuse mission en Afrique du Sud, tout est possible. Le pays n'est pas si abîmé, sauf si on confond la République de Port-au-Prince avec Haïti. La violence n'est pas endémique, nous avons l'attention du monde entier etc., etc,.
Toute une liste de bonnes nouvelles qui sont atténuées quand on commence à se poser des questions pratiques : ne va-t-il pas avoir un conflit entre les travaux de ce groupe et ceux de la firme-Commission présidentielle qui travaillent sur la compétitivité ? Ce genre de travaux, ceux de la commission comme ceux de cette fondation, intéressent-t-ils vraiment les politiciens en pleine période électorale ? Y seront-ils sensibles après ? Faire d'Haïti un pays gagnant est-il dans le plan de qui que ce soit ?
Emporté par les explications de l'un des panélistes de la rencontre de ce mercredi, je me suis laissé convaincre qu'un jour tout sera possible. Les ambitions rencontreront les avis d'experts. Le secteur privé trouvera la masse critique et réduite des très grands capitaines capables d'imposer leurs vues (bonnes pour le pays et pour leurs pairs) à l'ensemble des acteurs petits, moyens et grands. La société civile cessera de s'embourber dans les chemins tortueux de la politique pour penser pays global et les décideurs politiques acquerront la maturité et la sérénité qui permettent de penser le long terme.
Autosuggéré, je suis parti confiant et le ventre vide vers une autre réunion qui devait se tenir dans un lieu dédié à la sustentation. Plaisante perspective.
Cela m'amena à un petit restaurant de Pétion-Ville qui facture 12 dollars américains son sandwich au poulet. Ce que je découvris qu'à la fin du repas.
Par son prix, ce restaurant se classe, sans peine, dans la cour des grands. Tout s'y passe d'ailleurs dans une cour. Bien aménagée certes, mais réduite à une simple galerie ombragée. Le sandwich a dû s'ajuster au prix du loyer, me suis-je dit en découvrant la facture. A cela seulement. Car ni le pain rassis, ni le poulet invisible, ni la mayonnaise généreuse et surtout pas la salade laitue-tomate un peu fatiguée qui donnait un peu de couleur à la composition, aucun des ingrédients ne peut expliquer le prix pratiqué. Tandis que le loyer pétionvillois, lui, oui.
12 dollars, sans frites et avec un service approximatif, il faut le faire et surtout en omettant d'afficher un tel piège au menu, comme ce restaurant a bien su le faire. Sauf si c'est ce pain au Viagra, ce tiers de baguette, vrai pilotis en gaïac, qui propulsa la facture si haut ! Réussir à transformer un ramassis de déchets en plat et servir sans gêne ni inquiétude aux clients un tel pensum est un exploit qui vaut aussi son pesant d'or. La restauration est l'art d'accommoder les restes, a dit un grand chef. Là, ils exagèrent !!!
Le client que j'étais a fait une ou deux blagues avec le serveur qui riait sous cape. Lui aussi s'est sans doute dit qu'il n'achèterait pareille marchandise nulle part... à ce prix.
Ce chef d'oeuvre de la malbouffe illustre à lui seul le mauvais service et la nonchalance du secteur de la restauration sous nos cieux. Le mauvais service et la nonchalance, deux vitrines cassées qui desservent le pays et son image. La joie de vivre que l'on peut éprouver en mangeant bien et sain est assassinée en ce restaurant. Et pas seulement dans ce lieu.
Cette mésaventure m'est survenue à la sortie d'une réunion de présentation du projet Brand Haïti. Et d'un coup assommé, je me suis dit que pour faire la marque, il faut le produit. Dans chaque secteur, pour chaque détail, il va falloir un gigantesque travail de mise à niveau.
Qui va s'en occuper ? Le marketing ne nous sauvera pas tout seul...
Frantz Duval
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82887&PubDate=2010-08-25

Deuxième congrès de l'organisation sociopolitique Aimer Haïti

Haïti: L'organisation sociopolitique Aimer Haïti a assemblé le samedi 21 août en cours son 2e congrès de l'Arcahaie (en rapport avec celui organisé par les ancêtres en 1803) qui doit se poursuivre pendant les deux prochains mois. Le président du collectif, Me Camille Leblanc, a fait savoir que l'objectif est de recueillir dans les différentes régions du pays les doléances des populations pour mieux les servir, selon une dépêche de l'agence de presse en ligne AHP.
Nous sommes face à un pays détruit et dont la reconstruction doit prendre en compte les aspirations de tous les habitants indépendamment des endroits où ils résident, a dit Me Camille Leblanc.
Ce congrès est organisé autour du thème Tout moun dwe viv tankou moun (tout le monde doit vivre comme des êtres humains).
C'est le notaire Jean Henry Céant qui représentera Aimer Haïti à la prochaine présidentielle annoncée pour le 28 novembre.
Me Céant a indiqué qu'il est du devoir de tous les Haïtiens d'aimer Haïti et de participer à son relèvement. L'exclusion est un cancer qui ronge la société, tout comme l'exil politique est honni, a-t-il dit, ajoutant que l'Haïti moderne doit se construire entre autres sur l'éducation, la santé et le travail.
Il a également plaidé en faveur de la double nationalité et appelé les Haïtiens à voter utile lors de la prochaine présidentielle.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82882&PubDate=2010-08-25