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lundi 26 avril 2010

Avec le séisme, l'art haïtien a perdu une part de sa naïveté

Clément Sabourin Agence France-Presse


Port-au-Prince Il a attendu deux mois pour reprendre ses pinceaux. Contrairement à d'autres, Raymond Beauduy n'a pas peint dans l'urgence qui a suivi le séisme. Besoin de «réfléchir» et de «penser» au drame que venait de vivre Haïti, son pays. Et besoin de trouver un toit.
Les paysages pittoresques de champs et de paysans aux couleurs bigarrées sont toujours là. L'âme de la peinture naïve de l'île caribéenne.
Mais désormais, cet artiste de 50 ans ajoute au centre de ses oeuvres, des maisons en ruine ou branlantes et des corps gisant au milieu des rues. Avec des tons gris, tristes. Au centre de la toile «car seule Port-au-Prince a été frappée, la campagne elle n'a rien eu», explique le peintre à la barbe grisonnante.
Disparue la sirène simbi, l'esprit vaudou de l'eau qu'il a croisé sur une plage proche de Jacmel alors qu'il avait 14 ans. Cette créature au sourire interrogateur, qui trônait toujours sur ses toiles et habitait ses songes, est partie.
«Les esprits étaient absents ce jour là», dit le peintre.
Comme beaucoup, il a tout perdu le 12 janvier. Quelque 100 jours après, il a bien retrouvé un atelier, prêté par un ami. Mais il vit toujours dans une tente. Et s'est remis à peindre, même si ce n'est pas facile, avoue-t-il.
«Ca fait mal, en tant qu'Haïtien et en tant qu'artiste», raconte-t-il en français avant de passer au créole «pour bien expliquer tout ce qui passe».
«C'est difficile de peindre car il faut bien représenter ce que tout le monde a vu, tout ce que le peuple haïtien a souffert, toute cette masse qui nous a frappée», dit-il.
«Ca m'a changé complètement car ça me fait réfléchir d'une autre façon. Maintenant, tout le monde doit recommencer sa vie, reconstruire Haïti. Et nous devons garder l'espoir.»
Au bord des routes comme dans les galeries de Pétionville, sur les hauteurs de la capitale, les peintres haïtiens exposent leur vision de la catastrophe qui a coûté la vie à au moins 220 000 de leurs compatriotes et ravagé une partie de leur patrie.
Beaucoup ont conservé les attributs colorés et dépouillés de l'art naïf. Ici, le Palais national, le symbole de l'indépendance du pays, effondré, sous les yeux des sinistrés ayant trouvé refuge sur le Champ de Mars. Là, des distributions de sacs de riz encadrés par les GI's ou des camps de tentes «igloo» entourés de blessés et d'amputés.
D'autres ont abandonné le principal style pictural de l'île et ont laissé libre cours aux pensées les plus noires. La première toile qu'a achetée la Galerie Monnin, une institution à Pétionville, est frappante d'angoisse.
Des milliers d'yeux de chevaux, d'oiseaux ou d'humains sur fond vert vous fixent. Et au centre de l'oeuvre carrée, une forêt de mains marrons qui sortent des ténèbres des décombres, implorant le ciel. «Haiti will reborn», Haïti renaîtra, proclame une pancarte tenue par une créature.
«Après le séisme, tous les peintres sont venus nous voir. Ils nous disaient «on a tout perdu, on compte sur vous», c'était un vrai défi», raconte Gaël Monnin, la directrice de l'établissement.
De l'argent a été avancé, de la gouache a été donnée. Et quelques milliers de dollars sont arrivés de l'étranger, envoyés par des amateurs d'art haïtien.
Ce pécule va servir à ouvrir un «village d'artistes», résidence et atelier pour la soixantaine de peintres travaillant avec la galerie, dit Mme Monnin.
En attendant, les marchands d'arts dans la rue désespèrent. «Ca se vend mal, souffle Pierre-Jacques Cedoux. C'est trop triste, des gens sont morts. Qui veut accrocher ça dans sa maison?»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/25/01-4274049-avec-le-seisme-lart-haitien-a-perdu-une-part-de-sa-naivete.php

dimanche 25 avril 2010

SABINE RENCONTRE MAITRE MINUIT...CHAPITRE III...COUCHER DE SOLEIL

Ce fut un après midi peu rentable. De ces après midi d’où l’on rentre bredouille, malgré un semblant d’abondance de gibiers. La chance n’aurait pas été du côté du chasseur, diraient les vieux de la famille.
L’effervescence des jeunes puceaux chauffés rouge-vifs par le konpa endiablé du Scorpio de Pétion-ville, s’arrêta net et sans effet au niveau des braguettes en feu des pantalons peu ravitaillés en pécules. Très peu eurent envie d’affronter la douce ardeur de l’entrecuisse féminine. Offerte au plus offrant. Ou tout simplement au tarif en vigueur.
Pour comble de misère, elle avait du sortir à plus de cinq reprises son cahier de phrases savantes pour confondre les inspecteurs besogneux qui parcouraient la ville roulant de grosses DKW accréditées au service des mœurs et des bonnes manières. Elle avait en effet le look sage et l’allure coutumière des étudiants qui préparaient leurs baccalauréats sous les lampadaires brillants et généreux, disséminés et éparses un peu partout dans la ville.
Sabine réfléchissait à ce qu’elle allait bien pouvoir répondre à sa mère. Elle qui ne ratait pas la moindre occasion pour lui sortir une vraie litanie de mauvaises questions. Et comment donner de bonnes réponses à de mauvaises questions ? Le vrai dilemme pour Sabine qui, malgré l’habitude aurait voulu pour une fois lui faire comprendre que les choses se simplifieraient si jamais elle arrivait à formuler de vraies bonnes questions. Sa mère, célibataire endurcie, ayant procréé une seule fille, excellait dans l’art de poser des questions souvent inappropriées, quelques fois dépassées ou déplacées quand elles ne furent simplement déphasées.
Contexte à la fois drôle et bizarre pour un dialogue entre deux femmes célibataires. Entre une mère seule et une fille unique. Une, témoin du passé révolu et du présent incertain. L’autre s’accrochant au présent les yeux et les doigts écarquillés pour se forger un futur aux couleurs moins ternes et aux résonnances moins plaintives et moins résignées.
Ces discussions habituelles et oiseuses tournaient toujours autour d’une idée-pièce-maîtresse fondée sur la réalité du manque à gagner et la rigidité impardonnable du pressant des besoins. Elles avaient souvent pour vocation de lui rappeler qu’il fallait, un jour ou l’autre, penser à changer de métier.
Sa mère lui avait fait comprendre à maintes reprises, qu’il existait bien des métiers moins amusants, moins jouissifs, moins surprenants certes, mais aux rémunérations plus régulières et moins aléatoires. Elle ne manquait pas non plus de lui faire comprendre que la nature et le bon Dieu s’étaient concertés pour lui construire un physique destiné à être mis à l’épreuve pour la bonne cause. Sans avoir à vendre son charme le temps de quelques minutes, quelques caresses, quelques gémissements feints, quelques dollars, quelques tours de reins en version accélérée, quelques soupirs saccadés et saccagés des secousses de ce bonheur enivrant et éphémère.
Elle était convaincue qu’il faudra changer de métier. Mais troquer la jupette en cuir noir et les talons aiguilles pour le madras de rigueur, le tablier de bonne chez un bourgeois, ou simplement de bonne à tout faire dans le domaine d’un riche mulâtre de Bois moquette était un choix, somme toute très difficile à faire.
De plus, dans tous les corps de métier il ya des jours sans et des jours avec. Souvent, dans les situations les plus sombres et désespérées, une seule affaire peut recadrer les chiffres ; un seul client peut modifier les chiffres d’affaire. Dans son cas il fallait pouvoir dénicher et attirer ce client. Parmi les repentis pour la énième fois ; entre ceux qui se laissent emporter juste une fois par la convoitise de la bonne chair. Un seul client peut littéralement modifier la donne. Et sous l’effet d’une magie incommensurable, voici les idées grises et mornes qui s’éclipsent et se liquéfient pour redessiner un coucher de soleil radieux et resplendissant de beauté.
Comme celui qu’elle admirait juste devant elle. Presqu’à porter de bras. Un agencement féérique de couleurs et de formes indescriptibles en arrière plan. Or éclatant, blancheur argentée ; braises incandescentes et fulgurances étincelantes se fondant dans des lignes jouxtant des formes pures et des puretés difformes bercées d’une multitude de mélodies aphones et silencieuses. Des lignes et des courbes valsant sans complexe à l’orée des astres en folie. Vision carrément magique. Purement idyllique.
Ce fut en effet l’un des attraits touristiques offerts aux pensionnaires du Royal haïtien Hôtel, la base de la généreuse différence de tarif entre les chambres avec vue sur la montagne et les chambres avec vue sur la mer.
Ce paysage, vraie création et don gratuit de la nature, restait accessible à tout le monde. Aussi, observait –on très souvent, les premiers jours de l’été tropical, des meutes de journalistes et reporters-photographes armés d’appareils sophistiqués, montés de téléobjectifs puissants, se bousculer pour se poster pour le déclic qui représenterait la photo de l’année.
Souvent des badauds et de simples curieux se piétinaient juste pour le plaisir. Les amoureux y venaient à la recherche d’un cadre romantique pour déclamer leur passion ou déclarer leurs flammes. Certains ont formulé des vœux de fidélité, d’autres des demandes en mariage.
L’observation, la routine et l’habitude avaient créé chez sabine une certaine capacité proche du flair de prédateur. Elle pouvait avec un risque très faible de se tromper, stigmatiser, catégoriser et ranger dans des listes les amoureux transis, les photographes en mal de récompenses, les vagabonds, les gens qui refusaient inconsciemment d’affronter la réalité de l’univers hostile de leurs maisons; les vieux étrangers guettant des jeunes hommes pour des aventures fortes ; de vielles touristes en quête d’aventures à la recherche de jeunes filles en âges très tendres. C’était en fait un reposoir. Un lieu de rencontre non identifié. Il y en avait pour tout le monde.
Ce pendant, depuis quelques minutes, Sabine buttait contre une incertitude. Un homme d’un genre bizarre, jamais vu ni dans les parages, ni auparavant tournait ignoblement le dos au coucher de soleil. Ce coucher de soleil ou s’harmonisaient dans une acrobatie symphonique, le ciel et la terre s’unissant dans les limites de l’horizon ; la mer aux vagues à peine perceptibles s’ondulant langoureusement au autour des mouvements de la brise tiède d’un après-midi d’avril.
Les frêles fresques de nuages gris terne et mobile rangés en bataille résistaient stoïquement à la clarté expressive en excès de l’astre patron des chaudes journées d’été achevant son parcours diurne. Des rayons disposés en éventails dardant l’horizon elliptique couleur or pur et jaune nacré.
La mer, au fond, loin très loin, perle et scintille sa surface bleutée arrosée de mille huit cent quatre milliards de grains de feu incandescents.
Tout semblait parfait. Tout était parfait en effet. Perfection et harmonie. L’infini et le néant jouxtant leurs parures célestes pour entonner un chant à la beauté pure et sublime et à l’émerveillement.
Généralement, quand sabine faisait le choix de partir vers le sud, elle était au moins rassurée de retrouver en se perdant dans l’observation muette de ce paysage le réconfort abstrait mais réel contre une journée de chasse bredouille.
Dans ce pays, tous les couchers de soleil sont d’une beauté brutale et excessive. Celui du bicentenaire vu depuis, les bâtiments vétustes et rémanents et témoins de la vie de ce que fut la Cité de L’exposition était aussi joli mais assez différent. Une différence que l’on disait trop perceptible et peu descriptive.
Les conversations adaptées et propres à tout jeune homme et jeune femme de 18 ans, entamées et animées avec les étudiants des lampadaires des places publiques, quand il ne pleuvait pas. Ces conversations conçues à la manière de simples rajouts veillaient à ce qu’elle ne rentrât jamais déprimée ou moralement affaiblie.
Elle devint, malgré, elle une divine et fatale hérésie, adepte de la théorie de l’observation. Observer en toute liberté. Dans la liberté prostrée entre vide et néant. Elle observait des gens venant de la droite ou empruntant la gauche. Elle guettait des sourires ou des grimaces. Des moues, des cris et des silences.
Elle scrutait les regards. Elle savait très bien les lire, les dépouiller, les dénuder, ces purs reflets de l’âme. Ces fidèles miroirs de l’esprit.
Elle avait appris aussi à les résister, les dénoncer, les devancer, les apprivoiser, les contrecarrer, les amadouer, les visiter, les mépriser.
De son observatoire certes elle ne percevait que des formes, des attitudes et quelques allures dégainées, quelques postures guindées. Plus ou moins . Des postures aphysiologiques de photographes dangereusement perchés, ou la cacophonie posturale de couples difformes en taille et en volume. Essayant à tout prix de se perdre et s’asphyxier dans des étreintes usurpées au temps, à couper le souffle. Souvent la femme se posant difficilement sur l’extrême pointe des pieds.
Toujours le même tableau. Encore la même peinture. Les mêmes clients. Les mêmes pratiques. A force d’observer, elle parvenait à peu de chose près à pressentir les suites et à deviner les épisodes à venir.
Par exemple, elle savait qu’après les effusions torrides et tendres de ce couple déséquilibré en âge et en parure, l’homme assez bedonnant paierait une nuit d’hôtel pour deux heures d’intimité. Entre patron supporté et secrétaire résignée. Elle devinait en jouant et enjouée les caractéristiques des rapports qui pouvaient être à la genèse d’une telle extériorisation sentimentale. E
Elle observait des gens. Des tranches de gens. Des vies et des portions de vie. Des histoires et des bribes d’histoire. Des semblants de bonheur et des rictus de misères, des drames ridicules et des comédies tristes.
Des pères prématurés de famille aux yeux hagards, mines tirées, l’air enrhumé dans l’épaisse brume incertaine, morne, sombre et grise de cette fatalité que de rentrer le soir les bras non chargés, les mains vides, les poches émaciées, le pas pesant.
De jeunes puceaux timides tout heureux d’avoir enfin touché la min de la dulcinée, avec retenue ; celle de la timidité décente. En lui effleurant, avec une envie à peine voilée, l’air expulsé par des lèvres troublées.
Des jeunes femmes trainant dans le sillage de leurs sandales la poussière, leurs incertitudes et leurs contre vérités.
Et lui. Là-bas. Ce drôle d’individu bizarre. Assez pommé pour tourner le dos au coucher du soleil d’Haïti chérie…Un drôle d’homme...
Jonas JOLIVERT

Un enfant haïtien a-t-il de l’avenir?


(En Haïti et en République Dominicaine) 
Certains observateurs n’hésitent pas à dire qu’ils sont rares les gouvernements, en Haïti, qui aient envisagé l’enfance comme un espoir, comme une promesse, comme un regard anticipé sur l’avenir. D’autres, plus exigeants, affirment que l’absence d’une politique de l’éducation,  voire l’obscurantisme, ne rend les citoyens que plus vulnérables, plus enclins à céder sous le charme des discours inutiles des politiciens de ce pays. Un constat aussi sévère ne saurait se justifier qu’en fonction d’une observation objective de ce qui se passe réellement sur le terrain. Et que nous indiquent les faits ?
I.                   La fin d’une tradition familiale
Bien qu’Haïti représente en général pour tout être humain tant soit peu conscientisé, un milieu inclément, et peut être même à cause de cette caractéristique-là, l’éducation des enfants a toujours été une priorité pour la majorité des parents. Même les plus pauvres, ceux qui affrontent la misère, abandonnés à eux-mêmes dans les coins les plus reculés, les zones rurales les plus lointaines du territoire, avaient pris l’habitude de cultiver leur propre stratégie pour répondre à cette obligation morale, la scolarisation de  leurs enfants. Leur philosophie consistait – car il faut le répéter - à « offrir le pain de l’instruction » qu’ils n’ont pas reçu, à ceux qu’ils ont mis au monde. C’était la seule façon d’espérer atteindre un jour, indirectement, ce que, devenus adultes (dans la plupart des cas) trop vite, ils n’avaient pas pu réaliser eux-mêmes.
 En effet, dans un environnement aussi difficile que celui qui nous occupe, et sans qu’on puisse établir avec précision l’origine de cette pratique, les paysans haïtiens appliquaient une forme toute particulière d’épargne. Cela consistait à passer le plus clair de l’année à faire de l’économie (si le mot n’est pas un abus) et le peu qu’ils réussissaient à accumuler, ils l’investissaient en achetant des animaux d’élevage. A cause de son niveau de rentabilité, c’est le porc – cette tirelire des pauvres - qui avait la cote auprès d’eux. C’était donc normal qu’au cœur des vacances d’été, ils se frayent un petit espace pour écouler leur marchandise afin d’être prêts à répondre aux exigences financières de la nouvelle année scolaire. C’est avec le cœur serein, le front plein d’orgueil qu’ils accompagnaient leurs petits savourer la beauté des premiers jours de classe. Mais le malheur qui, dans cette moitié d’ile, ne s’est jamais fait trop attendre, a voulu que se présente la fièvre porcine. Voilà une autre tragédie qui est venue bouleverser les calculs des plus optimistes dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère. Le gouvernement en place, pour répondre aux exigences des organismes internationaux, a décrété purement et simplement l’élimination des porcs. Et c’était tout.

II.                Le trafic d’enfants
Dans ces circonstances adverses, où les gouvernements fonctionnent toujours sous le régime de l’improvisation et du provisoire, rien d’autre n’a été envisagé. Pas d’aide à la promotion de la petite entreprise, comme le font d’autres pays en développement (La République Dominicaine, par exemple), pas de prêts aux familles affectées par l’abattage des porcs, absolument rien ! La dégringolade économique n’a pas tardé.  Mais la chute aurait pu être moins spectaculaire si les coups d’états successifs, les répressions militaires, les groupuscules armées par le cacique de l’heure (occupant le Palais national), et toute l’instabilité qui s’ensuivit, n’avaient pas effrayé les investisseurs qui ont fini par déménager les rares usines qui existaient encore vers d’autres territoires des Caraïbes et de l’Amérique Latine dont la République Dominicaine. Et ils ne sont pas rares, les investisseurs haïtiens qui se sont eux-mêmes établis hors du pays. Comme on peut en déduire, ce deuxième coup fatal porté à l’économie, n’a fait qu’envenimer l’atmosphère et approfondir l’isolement des enfants,  victimes majoritaires du chaos et dont l’avenir était déjà très incertain.
Dans les eaux troubles de cet environnement on ne peut plus fragile, des groupuscules de délinquants d’origines diverses, n’ont pas tardé à lancer leurs hameçons dans toutes les directions. Ce n’est pas que ces enfants n’aient pas été auparavant exposés au contact de ces malfrats. Mais le phénomène a pris de l’ampleur et les prédateurs, sexuels entre autres, pouvaient désormais s’afficher avec moins de scrupule. La crise d’autorité, qui est d’abord morale, n’a pas manqué de favoriser l’expansion de cette tragédie. Le chiffre de « 30 000 enfants trafiqués »1 a été avancé, en novembre 2005, après plusieurs études réalisées dans la ville frontière de Ouanaminthe par des émissaires de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme. L’on comprend bien que le viol, la mutilation, l’exploitation sexuelle des enfants ont pris une force jamais atteinte jusque là. Face à ce fléau devenu national, Madame Sylvana Nzirorera, porte-parole de l’Unicef en Haïti, n’a pas hésité à montrer ouvertement sa déception et sa stupeur. Le taux de mortalité infantile chez les enfants de moins de cinq ans avait déjà franchi la barre des 83 pour mille naissances en 2002 selon le ministère de la santé publique. Violent contraste par rapport à Cuba (après un demi-siècle d’embargo), par exemple, où il était de 6 décès pour mille naissances.2 Les causes principales de ce niveau de mortalité étaient la diarrhée, la malnutrition et les infections respiratoires aigües. N’est-il pas évident que la place de l’éducation, dans ces circonstances, devient secondaire ?

III.             Les restaveks

Par ailleurs, un phénomène tout aussi scandaleux que le précédent, qui tant bien que mal tendait à s’amenuiser en Haïti, a repris du terrain avec la crise, celui des restaveks (enfants employés comme domestiques). De quoi s’agit-il, se demanderont certainement ceux qui ignorent tout de cette forme d’esclavage moderne qui sévit encore en plein cœur du siècle de l’informatique? Des milliers de parents pauvres, incapables de répondre aux besoins de leurs enfants, les confient à d’autres  mieux lotis, dans l’espoir qu’ils puissent au moins être nourris et vêtus. Rien que cela. Toutefois, dans les faits, la plupart de ces enfants sont maltraités, exploités à l’extrême, et privés de tout. Forcés d’être sur pied dès quatre ou cinq heures du matin, ils n’ont aucune chance de se reposer avant dix-huit ou vingt heures d’activités continues. Ce phénomène qui a attiré l’attention du monde et que le comédien haïtien Maurice Sixto a décrit avec un réalisme poignant, commence finalement à être considéré comme un accroc au respect des droits de l’enfant. Plusieurs organisations s’y sont penchées, et actuellement, celle qui porte, pour ainsi dire, le premier violon sur le terrain, c’est l’organisation humanitaire Terre des hommes. Elle offre de l’assistance à de nombreuses organisations locales dont la plus importante porte précisément le nom de Maurice Sixto et est dirigée par un prêtre haïtien.

IV.             Les apatrides
Ce cancer moral déjà humiliant pour un peuple qui, comme on se plait à le dire,  « a promené la torche de la liberté à travers les Amériques » (voir le dernier éditorial de La Machette), ne s’arrête pas là. Comme une conséquence de ce désarroi local, couvé sous les cendres de l’ignominie, cette même tragédie  traversant la frontière fait métastase, d’une manière encore plus horrible, en République Dominicaine. En effet, chez ce peuple voisin qui a passé des décennies à améliorer le sort de ses propres enfants,  l’image d’Haïti se trouve considérablement ternie. Plusieurs milliers d’enfants ont eu le malheur de naitre dans les bateys (habitations de fortune, privées d’eau courante, d’électricité ou de tout autre service, hébergeant les ouvriers agricoles haïtiens dans les cannaies de la République Dominicaine) où leurs parents ont donné leur sueurs et leur sang pendant au moins un siècle pour alimenter l’économie de la République Dominicaine.  C’est en marge de cette même économie-là qu’ils ont connu une existence totalement misérable. Quelle différence entre la misère de ces enfants et celle de leurs congénères en Haïti ? Ils sont en plus des apatrides ! Les lois dominicaines ne leur permettent point d’obtenir un acte de naissance. Ils ne peuvent donc pas, eux non plus, fréquenter l’école. Ainsi, après le sacrifice de leurs parents qui ont tout donné à l’économie de ce pays, ils n’ont aucun droit de recevoir les bénéfices qui devraient logiquement en dériver. Le comble, c’est qu’à chaque descente de police pour rapatrier leurs parents illégaux3, ils sont sûrs de les accompagner pour aller grossir le lot déjà excessif d’enfants sans avenir en Haïti. Voilà le cercle vicieux dont les politiciens haïtiens se rendent complices. « Il est inacceptable qu’une crise politique prenne en otage les enfants haïtiens »4 s’est indigné le Dr Frantz Large, un médecin haïtien qui connait le problème de première main.

La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme n’ignore pas ce qui se passe en Haïti (ni de l’autre côté de la frontière). Son rapporteur sur la situation de l’enfance, M. Paulo Sergio Pinheiro, lors d’un périple de trois jours dans ce pays en novembre 2005, a déclaré  que « La délégation exprime sa préoccupation suite aux graves dénonciations qu’elle a reçues concernant la traite et le trafic d’enfants et d’adolescents des deux sexes utilisés pour le travail domestique, l’exploitation sexuelle et autres occupations dégradantes »5. L’Unicef, pour sa part, avait déjà constaté en 2003 qu’ « entre 2 000 et 3000 enfants sont trafiqués annuellement vers la République Dominicaine »6. Sans doute ces dénonciations apportent-elle une lueur d’espoir. Mais elles ne suffiront pas. Il ne suffit pas que les organismes internationaux constatent le résultat des désastres que les gouvernements ont cumulés à travers les années, il faut qu’une structure soit mise en place, il faut que des procédures clairement élaborées soient établies. Un pays qui ne repose que sur l’assistance internationale et sur la bonne volonté des Organisations non gouvernementales (ONG) est tout, sauf un pays. La balle ne peut se trouver que dans le camp des politiciens. A eux de dire jusqu’où ils veulent conduire la nation. Se décideront-ils enfin à l’éloigner du précipice ?
Renos Dossous

L'Oxfam vient en aide aux habitants de Carrefour Feuille.

L'organisation internationale, Oxfam annonce qu'elle accompagne actuellement environ 13 mille chefs de famille à Carrefour Feuille en leur permettant de relancer leurs activités économiques après le tremblement de terre du 12 janvier. Dans un communiqué rendu public, l'Oxfam a indiqué, qu'elle a déjà octroyé une allocation de 5 mille gourdes à 12 mille chefs de ménages au sein de la communauté de Carrefour Feuilles pour relancer leurs petits commerces dans le cadre d'un programme spécial.
Parallèlement, l'organisation internationale a précisé qu'elle envisage également d'accorder un chèque de 2 mille US dollars à 45 commerçants qui ont perdu leurs petites entreprises lors du séisme du 12 janvier.
L'Oxfam souligne que certains d'entre eux pourront aussi bénéficier d'un container de 20 pieds aménagé sous forme de boutique.
Selon, le responsable du programme humanitaire de l'organisation en Haïti, Francis Lacasse. L'objectif général de ce programme consiste à revitaliser le secteur économique dans la commune de Port-au-Prince. Il annonce que ce même projet est en cours d'exécution dans les communes de Delmas, Croix des Bouquets et Carrefour.
Ce programme qui est à sa deuxième phase vise à aider les victimes du séisme afin qu'elles puissent faire face à la situation qui prévaut actuellement dans la capitale haïtienne
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17628
Commentaires:
Le commerce informel en Haïti faisait partie d'un des énormes chantiers que personnes n'osait toucher. Parce que sans aucun doute personne ne détenait une piste de solution valable et viable pour apporter une solution sérieuse à ce problème qui défigurait beaucoup la capitale et qui en quelque sorte explique le grannombre de décès survenus au centre ville.
L'OXFAM et toutes les autres instances et institutions qui voudront bien supporter des haïtiens dans ce sens devraient contempler une sorte de charte expliquant aux gens la nécessité de bien s'organiser pour ne pas reproduire le problème et le cahos d'avant le seisme.
Il faut profiter du cahos qui a effacé le premier cahos pour neplus reconstituer le même cahos.

samedi 24 avril 2010

Des écrivains se mobilisent pour Haïti

AFP 23/04/2010
Des écrivains français et haïtiens ont associé leurs talents dans "Haïti parmi les vivants" (Actes Sud/Le Point) pour soutenir la renaissance de la vie culturelle dans ce pays ravagé en janvier par un séisme. L'intégralité des recettes ira à la reconstruction culturelle et éducative de l'île, précise vendredi l'éditeur dans un communiqué.
La première partie de l'ouvrage, "Chroniques de l'après", rassemble des textes écrits, au lendemain du tremblement de terre, sur le site du magazine Le Point par des écrivains comme le Canadien d'origine haïtienne Dany Laferrière (prix Médicis 2009) ou l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot. La seconde partie "Haïti parmi les vivants", réunit récits et poèmes rédigés en français ou en créole par des auteurs presque exclusivement haïtiens, comme Kettly Mars ou Jean-Euphèle Milcé. Certains d'entre eux seront présents au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo, du 22 au 24 mai.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/23/97001-20100423FILWWW00492-des-ecrivains-se-mobilisent-pour-haiti.php

Reconstruction: l'UE signe 5 conventions pour 260 millions d'euros


Agence France-Presse

Le commissaire européen au Développement Andris Piebalgs, en visite en Haïti, a signé vendredi avec les autorités cinq conventions d'un montant total de 260 millions d'euros (plus de 334 millions de dollars) pour des premiers projets de reconstruction du pays dévasté par le séisme du 12 janvier.
Les conventions, signées dans les jardins du palais présidentiel haïtien détruit, prévoient notamment la construction de routes pour 181 millions d'euros (plus de 242 millions de dollars), un appui à la gouvernance locale ainsi qu'un appui budgétaire de plus de 5 millions d'euros (plus de 6,6 millions de dollars).
«Haïti est satisfaite de la collaboration avec l'Union européenne», s'est félicité le président haïtien René Préval, rappelant que l'UE a promis 1,6 milliard de dollars pour reconstruire Haïti, dont 460 millions d'euros (plus de 615 millions de dollars) seront fournis par la Commission et le reste par les pays membres.
«Tous les pays européens sont engagés aux côtés d'Haïti et ils espèrent qu'avec cet aide les Haïtiens pourront reconstruire leur pays», a assuré M. Piebalgs.
M. Préval a révélé que son gouvernement avait proposé à la Commission de se concentrer sur le développement de la région nord d'Haïti, où l'UE a déjà commencé à travailler sur plusieurs projets dont la construction d'infrastructures routières.
«Il y a différentes propositions, cette idée (de développer le nord du pays) est en discussion, mais c'est à Haïti de décider où nous devons déployer nos efforts», a remarqué M. Piebalgs.
Il devait rencontrer des représentants de plusieurs secteurs haïtiens et visiter des camps de réfugiés à Port-au-Prince.
Le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier a fait entre 250 000 et 300 000 morts et jeté plus de 1,3 million de personnes à la rue.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/23/01-4273712-reconstruction-lue-signe-5-conventions-pour-260-millions-deuros.php

vendredi 23 avril 2010

Appel aux citoyens du monde : La reconstruction d’Haïti prise en otage

SI M PA RELE

La chronique de l’écrivain Lyonel Trouillot
Vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Après la loi votée par le Parlement sur l’état d’urgence, et considérant le mépris avec lequel un exécutif sous pilotage automatique traite les opinions haïtiennes, la bataille sera rude entre ceux qui ont (pris) le pouvoir de décider et ceux qui ont toutes les chances de subir des décisions allant dans tous les sens ou ne faisant pas sens. Les « chefs » - les grands, pas les petits – ont beau parler d’une reconstruction dirigée par les Haïtiens, ce n’est pas ce qui se dessine. On a pu constater – le président Préval a lâché le morceau en révélant aux parlementaires, s’il faut les croire, que « l’international » souhaitait que la loi sur l’Etat d’urgence soit votée sans modifications – que « l’international » institutionnel et le président s’entendent sur au moins deux choses. La première : la Constitution, quand elle contrarie nos intentions, on fait contre. La deuxième : on fait ce qu’on veut et rien que ce qu’on veut.
Aujourd’hui, tout haïtien responsable ne peut être que dans l’opposition. Je ne parle pas d’opposition à Préval. On sera dans la nécessité historique de s’opposer à Préval s’il veut prolonger son mandat. Je parle de l’opposition, au sens où des voix portant de véritables projets haïtiens devront se battre pour se faire entendre, se battre pour avoir une influence, se battre pour que, dans ce qu’on considère déjà comme la chronique d’un gâchis annoncé, il sorte des actions positives pour le pays, pour la transformation du pays en une société plus juste, plus riche en biens et en services, mais en justice sociale aussi.
C’est de cette transformation nécessaire en une société plus juste que l’international et l’exécutif semblent se moquer. Les déclarations aussi malheureuses que précipitées de diplomates étrangers, d’ordinaire mieux inspirés, accueillant avec joie cette loi de la honte, contredisent tous les bavardages sur la souveraineté d’Haïti. Même dans l’hypothèse d’un vouloir agir bien intentionné qui craint les lenteurs, comment se réjouir de l’économie du contrôle strict et de la participation des institutions haïtiennes ? L’Etat haïtien, le Parlement haïtien se privent de tout droit de regard sur la gestion du pays, et privent ainsi la société haïtienne de tout contrôle sur sa destinée immédiate. En considérant le budget haïtien, les promesses d’aide, les dettes annulées, sur dix-huit mois c’est une somme avoisinant les 10 milliards de dollars que « l’international » et des politiques haïtiens en fin de mandat, qu’une majorité de citoyens dénonce à la radio et ridiculise dans ses conversations, vont gérer sur des projets dont ils décideront, et qu’ils appliqueront comme bon leur semblera. Le mandat du président Préval arrive à terme dans quelques mois, cette loi place son successeur dans un carcan. Que va-t-il se passer ? (On ne peut s’empêcher de penser à la vieille pratique coloniale des « engagés » ou dix-huit mois)
Ce qui s’annonce ne promet rien d’une reconstruction conduite par les Haïtiens. C’est pourtant de cela pourtant dont le pays a le plus besoin, une reconstruction allant dans le sens de la transformation des rapports sociaux : vers une école pour tous, des services de base pour tous, du travail, une législation qui protège le travail et les travailleurs, une société en rupture avec ses préjugés, ses divisions.
Dans la rue, chez des honnêtes citoyens, chez des intellectuels et des cadres, un sentiment d’abattement. L’impression d’avoir perdu, que se met en place du n’importe quoi, pouvant laisser beaucoup de place aux calculs privés de quelques politiques haïtiens et d’hommes d’affaires amis à eux. L’impression que quelques cadres de l’international, « experts », coopérants et o-n-gistes vont jouer aux apprentis sorciers pour justifier leurs beaux salaires.
L’impression que les institutions internationales et peut-être certains Etats vont utiliser une « stratégie de choc » pour régler l’heure d’Haïti à leur propre montre, sans forcément de mauvaises intentions, mais à leur montre. Tout cela se met sans doute en place, de manière plus ou moins réfléchie, de manière plus ou moins instinctive.
Dans la rue, de la colère qui monte et qu’on aurait tort de sous-évaluer. Pour une reconstruction haïtienne, il faut commencer par dénoncer le caractère impopulaire de cette loi. Etrange façon pour l’Exécutif et « l’international » de commencer la reconstruction « dirigée par les haïtiens » par une loi dont beaucoup d’haïtiens ne veulent pas.
Lyonel TROUILLOT
Commentaires: J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cette chronique. Comme d'habitude d'ailleurs. Tout ce qui sort de le plume d'un grand écrivain de la trempe de Monsieur Trouillot. Cependant je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je cherchais des réponses concrètes à des questions que se posent tout le monde. Je pensais pouvoir découvrir la formule magique qui allait permettre de construire en 18 mois une société parfaite. En passant du rien au tout. La recette pour établir une justice sociale en 18 mois dans un  pays fendu craquelé par des intérêts divergents de toute sorte.
Tout le monde formule des voeux pieux de voir bourgeonner sur cette terre de nos ancêtres  le pays dont nous avions tous rêvé. Et ce, notre "kwi" à la main, et la méfiance de nous même et entre nous dans la tête.
Dites moi seulement COMMENT FAIRE?

Les Etats-Unis choisissent Haïti pour "Nouveaux Horizons" 2010

De juin à septembre, le commandement sud de l’armée américaine déploiera quelque 500 militaires qui offriront aux haïtiens de l’assistance médicale et effectueront des travaux d’ingénierie vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Le commandement sud de l’armée américaine réalisera en Haïti les exercices d’assistance humanitaire annuels baptisés "Nouveaux Horizons" entre le 1er juin et le mois de septembre, un geste destiné à manifester le soutien de Washington au pays sévèrement touché par le séisme du 12 janvier.
Annonçant l’événement à la presse américaine, le numéro deux du commandement sud, le général Ken Keen, fraîchement rentré d’une mission humanitaire de trois mois en Haïti, a précisé vendredi qu’environ 500 militaires ayant à leur tête la garde nationale de la Louisiane prendront part à l’opération.
Des services médicaux et d’ingénierie seront fournis à plusieurs villes, dont Gonaïves (Artibonite, nord), sélectionnées conjointement par le gouvernement haïtien et l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
L’assistance médicale sera disponible sur cinq sites déjà identifiés où le personnel médical militaire pourra accueillir pendant dix jours consécutivement jusqu’à 700 patients quotidiennement pour des interventions en médecine générale, soins dentaires et ophtalmologie.

Des médecins vétérinaires seront également disponibles pour soigner les animaux.

Quant aux projets d’ingénierie, le général Ken Keen précise qu’ils concerneront la rénovation d’écoles, la construction de trois nouveaux centres éducatifs, d’infrastructures sportives et l’amélioration du système d’eau potable.

Depuis les années 80, le commandement sud de l’armée américaine réalise régulièrement les exercices "Nouveaux Horizons" en Amérique latine et dans la Caraïbe.

Environ 2.000 des 22.000 GI’s déployés en Haïti par l’administration Obama au lendemain du séisme, dans le cadre d’une vaste opération humanitaire, sont encore sur place, plus d’un mois avant le retrait officiel des troupes américaines fixé au 1er juin.

La catastrophe a fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, a estimé jeudi Edmond Mulet, le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). spp/Radio Kiskeya.

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6723

Le “spectre” de l’Assemblée constituante de nouveau agité par le président de la Chambre basse

Un projet que l’opposition prête au chef de l’Etat vendredi 23 avril 2010, Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des députés, Louis Jeune Levaillant, membre-fondateur de la plate forme présidentielle INITE, a une fois de plus lancé l’idée, jeudi, de la formation, avant la tenue d’élections, d’une Assemblée constituante pour l’élaboration d’une nouvelle charte fondamentale.
De nombreux partis de l’opposition ont à maintes reprises dénoncé le projet du chef de l’Etat, René Préval, d’élaborer une nouvelle charte fondamentale qui lui permettrait soit de succéder à lui-même, soit d’assurer la mise en place d’une équipe à sa dévotion. C’est par crainte d’une telle éventualité que ces partis ont protesté contre les pleins pouvoirs accordés au chef de l’Etat dans le cadre de la Loi d’état d’urgence récemment votée.
Pour le président de la Chambre basse, la formule de l’Assemblée constituante constitue la meilleure alternative à la procédure rigide imposée par la Constitution de 1987 concernant son amendement. Or, dit-il, il est évident que cette constitution comporte des imperfections qui nuisent au bon fonctionnement de la démocratie et qu’il est bien venu le moment de l’amender malgré l’absence de la 49eme législature qui devait s’en charger.
Louis Jeune Levaillant a par ailleurs annoncé que le représentant de la Chambre basse au sein du Comité intérimaire pour la reconstruction sera choisi dans la classe politique. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6721
Commentaires:
On a tout simplement l'impression que nous dominons l'art de l'amalgame à la perfection. La loi d'urgence votée ne contemple pas des transformations politiques d'une telle envergure. La Commission intérimaire est indispensable parce que nous ne savons pas gérer de façon propre et honnête les sommes qui nous seront allouées.
En ce qui concerne des éventuelles modifications de la Constitution  il faut se baser déjà sur ce qu'elle prévoit en matière de procédure d'amendement.
Il faut amender la constitution en respectant ce qu'elle prévoit en la matière.
Que les politiciens se positionnent comme il faut pour éviter des manipulations supportées par l'ego et les intérêts personnels mais de grâce arrêtons les amalgames.

L’UE va lancer cinq projets post-séisme d’un coût de 264 millions de dollars

Attendu vendredi à Port-au-Prince pour le lancement des différents travaux, le commissaire au développement, Andris Pielbags, présente le pays comme la priorité numéro un de l’UE. Jeudi 22 avril 2010, Radio Kiskeya
Le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Pielbags, arrive ce vendredi à Port-au-Prince où il doit lancer les travaux d’exécution de cinq projets post-séisme dans des domaines différents que financera l’UE pour un montant d’environ 264 millions de dollars (200 millions d’euros).
Parmi les réalisations prévues figurent notamment l’érection d’un complexe administratif devant abriter les missions diplomatiques de tous les pays de l’UE représentés dans la capitale haïtienne, la mise en place d’un programme de soutien alimentaire à des milliers de sinistrés et la construction de la route Port-au-Prince/Cap-Haïtien, a annoncé le commissaire Pielbags dans des déclarations relayées par EFE.
"Le cas d’Haïti représente une priorité absolue pour l’Union européenne et pour cette raison nous déploierons tous les efforts nécessaires en vue de contribuer à relancer le pays", a indiqué en visite à Santo Domingo le haut responsable européen en marge d’une série d’entretiens avec les autorités dominicaines.
Des projets binationaux financés par Bruxelles ont été parmi les thèmes de discussion.
Durant son séjour en Haïti, Andris Pielbags rencontrera le Président René Préval, son Premier ministre Jean-Max Bellerive et les ambassadeurs de l’Union européenne et des Etats-Unis accrédités à Port-au-Prince.
Avec environ un milliard et demi de dollars, l’UE était arrivée en tête des donateurs, devant les Etats-Unis, à la conférence interntionale sur la reconstruction d’Haïti organisée le mois dernier à New York. Une aide globale de 9,9 milliards de dollars sur plus de trois ans été formellement promise au pays dévasté par le séisme du 2 janvier dont le très lourd bilan est de 250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés, selon l’ONU. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6720

Haïti : Vers un nouveau mandat pour la MINUSTAH?

Lors d'une conférence de presse tenue jeudi, Edmond Mulet, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a fait état d'un possible ajustement du mandat de la Mission. Lors d'une conférence de presse, Edmond Mulet, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a fait état d'un possible ajustement du mandat de la Mission. Un ajustement qui se baserait sur le rapport du Secrétaire général qui comporte « plusieurs recommandations sur le rôle futur de la Mission sur la base des consultations avec les autorités haïtiennes dans le cadre des objectifs définis dans le Plan d'action pour le Relèvement et le Développement National du Gouvernement ».
Les ajustements proposés au mandat concernent principalement les domaines de la sécurité, de l'appui aux institutions de l'Etat de droit et aux initiatives du gouvernement en faveur de la décentralisation. « Si les recommandations contenues dans le rapport sont approuvées par le Conseil de sécurité, l'effectif policier de la MINUSTAH s'élèvera à un total de 4 391 », dit le représentant spécial, ajoutant que celui de la composante militaire -de 8940 soldats- restera inchangé.
« Les 12 à 18 prochains mois constituent une période critique pour les efforts de relèvement et pour favoriser un environnement propice au développement », souligne Edmond Mulet. Aussi, est-il, selon lui, essentiel que la MINUSTAH et les agences du système de l'ONU poursuivent une approche intégrée articulée autour de cinq objectifs fondamentaux, notamment « la promotion de la stabilité politique, la coordination de l'assistance humanitaire post-désastre, le maintien du climat sécuritaire sûr et stable, l'appui au Gouvernement dans la mise en œuvre de son plan de reconstruction, l'aide à Haïti dans la reconstruction de son capital humain ».
N/ Radio Métropole Haïti

Haïti aura bientôt ses premiers sismologues

Deux étudiants haïtiens de la Faculté des Sciences de l'Université d'état d'Haïti viennent de bénéficier des bourses d'études en sismologie. Une initiative de la Fondation Voila. Ces deux jeunes partiront bientôt aux Etats Unis, où ils vont passer trois ans à L'Université Purdue dans le cadre d'un programme de maitrise en sismologie.
Ce cycle d'étude, qui coutera 300 mille dollars américains, sera entièrement financé par la Fondation Voila.
« Aujourd'hui plus que Jamais, nous devons reconnaitre que la science et ses applications sont essentielles au développement de notre pays » a déclaré, le président de la Fondation Voila, Bernard Fils-Aimé.
Ce dernier estime qu'il est indispensable d'incorporer dans les décisions de l'état, les notions scientifiques qui aboutiront à des normes de construction adéquates.
De leur coté les bénéficiaires n'ont pas caché leur satisfaction. Ils promettent de retourner en Haïti afin de mettre leurs connaissances au service du pays.
Rappelons que depuis sa création en 2006, la Fondation Voila agit dans trois domaines clés en Haïti, à savoir l'éducation, l'environnement et le sport.

EJ/Radio Métropole Haïti

Haïti : Les défis de la MINUSTAH

Avec près de 250.000 personnes décédées, 300.000 blessées et des dégâts matériels considérables, Haïti se retrouve face à d'importants défis. Ceux-ci vont de l'indispensable approvisionnement en abris provisoires de plus d'un million de personnes déplacées, et son corolaire la fourniture de l'eau potable, l'aide alimentaire, les services d'assainissement, la sécurité dans les camps, la santé des plus vulnérables… L'heure est donc aux efforts concertés entre différents acteurs en vue de pallier les besoins urgents et aider le pays à se relever dans un plus ou moins long terme.
A ce jour, « plus de 3.000 personnes qui étaient installées au Club de Pétion-Vielle ont été déplacées au site de Corail Cesselesse », dans la commune de Croix-des-Bouquets, informe Edmond Mulet. A cela s'ajoutent les « 742 personnes de la Vallée de Bourdon ayant trouvé refuge sur le site de Tabarre Issa ».
Avec l'aide des unités de génie militaire de la MINUSTAH, « 204 abris transitoires ont été construits dans les communes de Carrefour, Delmas, Pétion-Ville, Tabarre, Cabaret ainsi que dans les villes de Grand Goâve, Jacmel et Léogâne ».
Edmond Mulet, Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) de signaler : « en étroite collaboration avec le Gouvernement et les autorités locales, nous travaillons à créer des opportunités d'emplois, notamment par le biais du programme « travail contre rémunération » pour les personnes relocalisées ». Par ailleurs, la MINUSTAH a décidé d'augmenter le budget de son programme de Réduction de la Violence Communautaire en le faisant passer à « 14 millions de dollars pour 2010 ».
Parallèlement sont en cours quinze grands projets d'aménagement de bassins versants au niveau des ravines dominant les zones dévastées de Carrefour Feuilles, de Martissant et de Fontamara. « Dans le même temps, 6 millions de dollars sont affectés au nettoyage des canaux de drainage de Port-au-Prince. Quarante (40) projets employant 24.758 travailleurs répartis au niveau des municipalités de Port-au-Prince, de Delmas et de Pétion-Ville réaliseront le curage et la réhabilitation de 56 canaux de drainage primaires, secondaires et tertiaires ».
« Nous ne devons pas sous estimer les défis qui se dressent devant nous », souligne M. Mulet, qui croit sincèrement que 100 jours après, la situation demeure très difficile pour les populations affectées. « Je crois sincèrement qu'Haïti se trouve sur la bonne voie. Nous pouvons faire preuve d'un optimisme prudent quant aux perspectives de réussite des efforts collectifs de reconstruction », fait-il en outre remarquer.
A la question de savoir le rôle dévolu à Haïti et à ses autorités face au nombre important d'acteurs humanitaires sur le terrain, le Représentant spécial a fait valoir que l'Etat haïtien est au centre des actions. « C'est lui qui identifie les priorités et assure la coordination des efforts », a-t-il dit, ajoutant que « nous suivons les indications des autorités locales »
D'ailleurs, l'une des prochaines actions de la Mission sera de mettre ses capacités au service du pays, en réponse à l'une des attentes du gouvernement relatives notamment au renforcement des capacités locales. Le séisme a occasionné la mort « d'un quart des employés publiques ».
Le Représentant spécial a aussi abordé le volet sécuritaire ainsi que l'épineux problème que constitue l'évasion des prisonniers de pénitencier national, parmi lesquels figurent de grands bandits. Plus de 500 bandits ont déjà été appréhendés, ce grâce aux efforts concertés entre les forces de la MINUSTAH et de l'Institution policière haïtienne.
L'occasion pour M. Mulet de saluer l'importante collaboration des populations avec les forces sécuritaires, ne laissant guère la chance aux évadés de retourner vivre dans leurs anciens quartiers. Il aussi écarté toute possibilité pour ces bandits de se reconstituer en bandes.
MINUSTAH / N / Radio Métropole Haïti

La relocalisation et l'intensification des activités scolaires constituent les priorités des autorités

Une importante réunion de travail visant à coordonner l'action gouvernementale et celle des ONG a eu lieu hier. Le chef de l'Etat, le représentant du secrétaire général de l'ONU, Edmond Mulet ainsi que les responsables d'agences de l'Onu et d'ONG ont pris part à cette rencontre déroulée au siège de la Présidence. Les partenaires dans l'effort humanitaire ont analysé les différentes stratégies qui permettraient une bonne articulation entre la relocalisation des sans abris et l'appui aux établissements scolaires. La relocalisation des sinistrés se trouvant dans les écoles constitue une priorité pour les autorités haïtiennes.
Une vingtaine d'écoles ne peuvent accueillir les élèves en raison de la présence de plusieurs milliers de sans abris. Le président Préval se déclare opposé à un recours aux forces de l'ordre enjoignant les autorités et les ONG à utiliser le dialogue afin de convaincre les sinistrés.

Au cours de la rencontre le président Préval a rappelé aux acteurs que l'éducation représente l'une des priorités du gouvernement au cours de la période d'urgence.

Plusieurs responsables d'ONG et d'agences de l'ONU ont promis d'intensifier les efforts afin d'atteindre un objectif de 50 % d'enfants fréquentant les écoles dans les régions touchées par le séisme.

Le responsable du Programme Alimentaire Mondial (PAM) a révélé que 600 000 plats chauds sont actuellement distribués aux élèves.

Dans le même temps, les efforts se poursuivent pour permettre le déplacement des sinistrés vers les nouveaux camps de Corail Cesse Lesse et Tabarre Issa. Le retour dans les résidences est également envisagé par les autorités qui veulent libérer les sites spontanés. Selon les dernières estimations 40 % des maisons évaluées peuvent être occupées par leurs propriétaires.

Les responsables de l'Organisation de l'ONU pour les Affaires Humanitaires (OCHA), du Programme Alimentaire Mondial (PAM), du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef), de l'Organisation Internationale pour la Migration (OIM), de la Banque Mondiale ainsi que les ministres de l'éducation, des travaux Publics et de l'Intérieur avaient pris part à cette rencontre.

LLM / Radio Metropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17625

Haïti-Construction: Des abris pour résister aux cyclones et aux séismes

Handicap International a mis au point un modèle d'abri temporaire, spécifique à Haïti. Il a été conçu pour être rapide à construire, parasismique, paracyclonique et d'une durée de vie d'au moins trois ans. Il est de surcroit accessible aux personnes à mobilité réduite.   Fait de panneaux de bois montés sur une charpente bois, il est recouvert d'un toit de tôle. Son plancher est légèrement surélevé pour permettre l'évacuation des eaux de pluies, il dispose d'une rampe d'accès en pente douce et ses murs peuvent être renforcés de ciment pour faire face à des vents violents.


Il est adaptable à la taille des familles (surface standard : 18 m² / 6 mètres par 3). Autre atout : conditionné en kit, il est facilement transportable sur le terrain. Ce modèle a été soumis à l'avis des populations suite à quoi Handicap International s'est assurée que leurs futurs occupants puissent facilement les entretenir et a amélioré les panneaux.
Une première série de 200 de ces abris va être construite dans les prochaines semaines. L'association va également réhabiliter 200 maisons qui n'ont pas été complètement détruites mais seulement endommagées.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17623

Haïti-Manifestations : Ça brûle a Léogane, aux Gonaïves ont dénonce l'ingérence internationale

Deux manifestations anti-gouvernementales ont été enregistrées en province, à Léogane et aux Gonaïves au cours de la journée du jeudi 22 avril . Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à ces mouvements de protestation contre l'adoption de la loi d'urgence par le Parlement.
A Léogane (Ouest) un groupe de manifestants avait paralysé la circulation en érigeant des barricades de pneus enflammés sur la route Nationale numéro 2, à hauteur d'une petite localisé dénommée, « La Croix ». Tout en lançant de slogans hostiles au président Préval, les protestataires ont réclamé le retrait de la loi d'urgence qui selon eux est inconstitutionnelle.
Les organisateurs de la manifestation ont fait part de leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
Aux Gonaïves (Artibonite) des dizaines de militants d'une organisation populaire baptisée « Pèp pap dòmi » ont organisé un sit-in à Raboteau pour dénoncer également l'ingérence de la communauté internationale dans la vie politique haïtienne.
Il s'agit de la troisième journée de protestation contre la loi sur l'état d'urgence approuvée par le Parlement, la semaine passée. Vendredi dernier, des dizaines de manifestants avaient défilé dans les rues de la ville des Cayes dans le sud du pays pour protester contre le vote de la loi d'urgence et réclamer le départ du président Préval.
EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17620
Commentaires:
Je suis assez souvent très admiratif devant l'expression de l'imaginaire haïtien si prisé par les lecteurs de nos écrivains dont la renommée n'est plus à faire et de l'interprétation de notre réalité quotidienne et palpable. Je ne comprends toujours pas sur quels critères les politiciens haïtiens arrivent à se baser pour revendiquer des notions comme la souveraineté nationale et l'ingérence internationale.
Si on fait un effort pour comprendre la démarche de nos chers manifestants faisant usage de leurs droits démocratiques de protester contre tout et n'importe quoi, il faut croire que la communauté internationale devrait financer nos élections démocratiques, prévoir des milliards de dollars pour la reconstruction du pays après le tremblement de terre et surtout de confier cet argent comme par le passé dans des conditions qui n'ont jamais fait leurs preuves.
Je crois, qu'à un moment de la durée, il faudra passer à une étape supérieure dans la gestion du pays dans la conjoncture actuelle en divorçant la politique politicienne pure du processus de reconstruction. Au nom de la politique et de la démocratie sur mesure que nous finance la communauté internationale, on va assister à des conflits d'intérêts sans précédent. Des conflits motivés exclusivement par la méfiance et l'appât du gain.
Je vois très mal comment la société haïtienne telle qu'elle est configurée aujourd'hui capable de se mettre d'accord sur un projet qui bénéficierait à la grande majorité. 
Nous sommes très pessimistes!

Haïti: Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole 2010-2012

Les 22 et 23 avril 2010, Le gouvernement organise, au Ranch de la Croix-de-Bouquets, un grand « Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole ».
De manière spécifique, le débat a pour but de présenter et d'expliquer le « Plan d'action 2010-2012 pour l'Agriculture ». Ce plan repose sur la Politique de développement agricole et rural d'Haïti, préparé depuis l'année dernière et encore en processus de validation. Il se prolonge sur le Programme intérimaire de Relèvement économique et social d'Haïti, qui représente le nouveau cadre de coopération du gouvernement haïtien avec les principaux bailleurs de fonds pour les prochains 18 mois.
Le « Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole » s'adresse en particulier aux associations paysannes, aux pouvoirs locaux, aux organisations non gouvernementales, au secteur privé agricole, aux institutions internationales de coopération financière et technique, auxquelles le MARNDR entend fournir toutes les informations sur la démarche qui a mené à l'élaboration du « Plan d'action 2010-2012 pour l'Agriculture », sur les grands programmes qui forment sa matrice opérationnelle, sur les stratégies de leur mise en œuvre et sur les étapes d'exécution qu'il a déjà parcouru depuis le mois de mars 2010.
En organisant ce « Débat sur la Politique Agricole et sur le Plan National d'investissement agricole  » le Ministère de l'Agriculture veut rendre compte de son action à la collectivité haïtienne, tous secteurs confondus, encourageant ainsi leur participation à la réalisation des grands objectifs de développement agricole et rural durable en Haïti.
En collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, le gouvernement est en train de monter un vaste programme de création d'emploi pour l'amélioration de la sécurité alimentaire. Ce programme a pour objectif d'augmenter la production alimentaire nationale, de diminuer la vulnérabilité dans les zones à risques contre les inondations et de permettre de répondre aux besoins urgents d'insertion des populations déplacées à la vie économique.
Les ONG, organisations communautaires de base, les collectivités territoriales etc, sont invitées à se mobiliser pour participer à ce programme.
N/ radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17618

Dany Laferrière : Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu

L'écrivain d'origine haïtienne Dany Laferrière a reçu mercredi soir le Grand Prix littéraire international Metropolis Bleu, lors de ce 12 ème Festival International à Montréal qui se poursuivra jusqu'au 25 avril.
Annoncé tôt cet automne, le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu, vise à récompenser l'ensemble de l'oeuvre d'un écrivain. Il a été remis cette année à Dany Laferrière pour l'ensemble de son oeuvre qui rejoint ainsi Norman Mailer, Mavis Gallant, Marie-Claire Blais, , Maryse Condé, Paul Auster, et Michel Tremblay, entre autres lauréats.
« C'est avec plaisir que je félicite cet auteur canadien dont le talent et la créativité ont été notamment reconnus en 2009 par le prix Médicis », a déclaré le ministre du Patrimoine canadien, James Moore.
Présent à Port-au-Prince lors du tremblement de terre du 12 janvier, Dany Laferrière est retourné en Haïti avec un nouveau livre sous le bras. Tout bouge autour de moi parle précisément du séisme ayant complètement bouleversé son pays d'origine.
N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17617

Haïti-Reconstruction: La Banque Mondiale s'implique dans la mise en œuvre du CIRH



Les responsables de la banque Mondiale seront chargés de la gestion des 5.3 milliards de dollars alloués par les donateurs lors de la conférence de New York. La banque Mondiale œuvrera en qualité d'agent fiscal pour la gestion de ce trust fund dédié au financement des projets approuvés par la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH).
Dans le cadre des préparatifs visant un bon fonctionnement de la Commission, une délégation de la Banque Mondiale présidée par la directrice de l'unité de gestion pour la région Amérique latine et Caraïbe, Yvonne Tsikata a eu des entretiens le mardi 20 avril 2010 avec le chef de l'Etat René Préval.
Les modalités de fonctionnement de la CIRH et les domaines d'intervention de la Banque Mondiale figuraient au menu de cette rencontre. La délégation composée de Mme Tsikata et de trois autres experts; Alexandre Abrantes, Envoyé spécial en Haïti, Josef Leitmann, lead environmental specialist Sustainable Development, et Eustache Ouayoro, a également attiré l'attention sur d'autres dossiers importants pour la reconstruction tel la question foncière.
De son coté le président Préval mis l'accent sur les principales priorités de l'urgence; un appui budgétaire, la création d'une agence de surveillance des risques sismiques, l'éducation etc… Il insisté sur la nécessité pour que les projets se concrétisent dans le meilleur délai.
Ces dernières semaines plusieurs représentants d'organisations internationales dont la Caricom, l'OEA, et la Banque Mondiale ont eu des séances de travail avec le chef de l'état afin de préparer le processus de reconstruction d'Haïti.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17616