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mercredi 6 juin 2007

Washington craint un développement du terrorisme islamiste en Haïti et dans d’autres pays de la région

Des palestiniens soupçonnés d’avoir participé à des attaques terroristes contre Israël s’étaient réfugiés en Haïti avant le 11 septembre 2001, ont révélé des officiels américains au New York Daily News ; la multiplication des mosquées et l’expansion de la communauté musulmane en Haïti inquiètent l’administration Bush également préoccupée par Trinidad et Tobago, l’Argentine, le Guyana et le Vénézuéla
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya

Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

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Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.

Washington craint un développement du terrorisme islamiste en Haïti et dans d’autres pays de la région

Des palestiniens soupçonnés d’avoir participé à des attaques terroristes contre Israël s’étaient réfugiés en Haïti avant le 11 septembre 2001, ont révélé des officiels américains au New York Daily News ; la multiplication des mosquées et l’expansion de la communauté musulmane en Haïti inquiètent l’administration Bush également préoccupée par Trinidad et Tobago, l’Argentine, le Guyana et le Vénézuéla
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya

Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK

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Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.

LA FOIRE HAITIENNE DU LIVRE ...LIVRES EN FOLIE

Et la fête sera belle
Au Parc Historique de la Canne à Sucre (Tabarre) où se déroulera le Jeudi 6 juin 2007 (de 10 h am à 6 h pm) la plus grande foire du livre haïtien, les bibliophiles en auront pour leur soif: 56 auteurs en signature, 1225 titres disponibles avec jusqu'à 50% de réduction. Lors d'une conférence de presse ce mardi à Cabane Choucoune (Pétion-Ville), les organisateurs de Livres en Folie ont fait état des nouveautés devant marquer, cette année, l'événement.

«Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans auront droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles.» C'est ce qui ressort, pour l'essentiel, des propos du directeur du Journal Le Nouvelliste, Max Chauvet, coorganisateur, aux côtés de la Unibank, de Livres en Folie.Faisant état de l'accent particulier qui est mis cette année sur les livres jeunesse, M. Chauvet en a profité pour remercier la compagnie de téléphone Voilà et le Rhum Barbancourt, les deux partenaires de ce qui se veut la plus grande foire du livre haïtien.

Heureux d'aménager l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre où doit se tenir la 13e édition de Livres en folie, ce qui assure lecteurs, auteurs, bibliophiles d'une meilleure atmosphère en regard des embouteillages monstres qu'ont occasionné les éditions précédentes qui se déroulaient à Bourdon, M. Chauvet estime que cela va donner des facilités pour la diffusion du livre.
Très reconnaissant à l'égard du Bureau National du Livre, la Brasserie La Couronne, Maison Henri Deschamps S.A, Communication Plus, Editions Fardin, Presses Nationales d'Haïti, Editions Choucoune, Editions CUC, Ticket Magazine pour leur apport manifeste à l'organisation de Livres en folie, le responsable du plus ancien Quotidien d'Haïti s'est réjoui du fait que cet événement culturel est devenu avec le temps un événement national. Et pour preuve : plusieurs activités culturelles, dont des conférences-débats, projections (cinématographiques) ont eu lieu dans les principales villes du pays avec comme leitmotiv «Livres en Folie».


Du 1er au 6 juin 2007, l'Alliance Française du Cap-Haïtien, des Gonaïves, la bibliothèque Municipale de Petit-Goâve, Saint-Marc, Cayes, Mirebalais, Jacmel, Fokal de Port-Salut, Jérémie, Limbé, les Centres de lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) de Cabaret, auront été le théâtre de conférences-débats sur l'importance de la lecture dans le développement intellectuel et personnel des jeunes. La question des droits d'auteurs, leurs enjeux et perspectives pour Haïti ont été abordés. La vie et l'oeuvre de Jacques Roumain dont 2007 ramène le centenaire de naissance ont été présentées aux jeunes. Angélique Jules, Claude Roumain, Jean-Euphèle Milcé ont été les principaux intervenants.

Livres en folie : un événement national et internationalGuy Supplice de la Unibank indique que la vente sur Internet et dans les villes de province prend donc fin ce mardi.

Prenant tour à tour la parole, les partenaires de Livres en folie ont exprimé leur satisfaction d'apporter leur contribution à une initiative de cette envergure qui vise à assurer la promotion du livre haïtien et de la culture nationale. «La Unibank est heureuse et fière de s'associer à cette initiative culturelle qui est devenue un événement national», déclare Guy Supplice qui s'est dit heureux du fait que les villes de province y sont impliquées grâce à l'Alliance Française et aux bibliothèques municipales.


Selon M. Supplice, Livres en folie est devenue également un événement international par rapport à la possibilité offerte aux internautes de faire l'acquisition des titres désirés.Pour sa part, le représentant du Rhum Barbancourt n'a pas caché sa satisfaction de participer à la promotion du livre haïtien par le biais de Livres en folie qui aide le public à se procurer de meilleurs ouvrages à meilleur prix. Heureux de subventionner directement le roman Kool-Klub de Kettly Mars, M. William Eliassaint dit espérer que la journée du livre sera une réussite.
Ticket Magazine au coeur de l'événement
Le responsable de Ticket Magazine, Frantz Duval, dit éprouver, quant à lui, le plus grand plaisir de participer à Livres en folie. Ayant pris l'initiative de publier dans les colonnes de ce magazine des oeuvres de Gary Victor, Kettly Mars et Teddy Keser Mombrun sous forme de feuilleton, il s'estime heureux de présenter ces écrits sous forme d'ouvrage à la 13e édition de Livre en folie. «Ticket Magazine, indique-t-il, s'engage à intéresser les jeunes à la lecture et à l'objet-livre», a-t-il indiqué.Ticket Sport : un supplément de Ticket Magazine sera donc présenté à Livres en folie. Des posters de la sélection nationale seront également distribués à cette occasion. Poètes, diseurs, artistes-chanteurs constitueront un véritable podium des stars sans toutefois interférer sur l'activité de vente, fait savoir M. Duval comme pour faire ressortir le cachet artistique de cette édition de la plus grande foire du livre haïtien.


Auteurs et éditeurs motivésDe Dieudonné Fardin (des Editions Fardin) à Christophe Ph. Charles (des Editions Choucone) en passant par Wilhems Edouard (des Editions des Presses Nationales d'Haïti et Jocelyne Trouillot-Lévy (des Editions des Universités Caraïbes), les éditeurs impliqués dans cette activité ont présenté tour à tour leurs titres et collections. «C'est avec passion et peut-être sans folie qu'on arrive au point où le livre retrouve sa place dans un pays où la tradition orale est si forte», note Jocelyne Trouillot-Lévy qui a fait état des nouveautés de sa maison d'édition dont un recueil de contes titré «Jacques Roumain parle aux enfants».Les auteurs qui seront en signature, pour leur part, ont exprimé leur voeu que Livres en folie 2007 soit un succès en assurant véritablement la promotion du livre haïtien.

André Vilaire Chéry, Viola Lubin, Ange-Bellie Andou, Georges Anglade, Dominique Batraville, Julio Jean-Pierre, Guy-Serge Pompilus, Emmanuel Agénor, etc. forment le voeu que le public fera le déplacement en très grand nombre. Théodore Achille - auteur remarqué et remarquable - s'est dit frappé par le sort fait à Justin Lhérisson dont 2007 ramène le centenaire de naissance.

Il se veut le défenseur attitré de la cause de la double nationalité : thématique de l'ouvrage qu'il signera à Livres en folie.
Robenson Bernard

Haïti, un pays qui présente une nouvelle image

Délégation haïtienne en visite en Toscane et Lucca
Après un séjour d'une semaine au Japon, est arrivée en Toscane le 22 mai 2007 une délégation haïtienne composée du Consultant Marcel Duret, ex Ambassadeur d'Haïti au Japon pendant 12 ans et de Monsieur Pétuel Azor Président d'un consortium de 7 coopératives de Thiotte dénommé COOPCAB.
Le but de la mission en Italie consistait à présenter un nouveau visage de la République d'Haïti, un pays dans lequel l'ordre a été rétabli et où il est possible aujourd'hui de faire des investissements dans des secteurs divers avec l'assurance d'un bon retour sur investissement.

Une attention spéciale a été mise sur le secteur du textile, celui de la production de café de haute qualité, un café de montagne produit entre 800 et 1400 m. d'altitude, et aussi sur la production du biodiesel à partir de la Jatropha, (gwo metsiyen) plante endémique en Haïti.

La délégation a été reçue par le Dr. Marco Pieragnoli et Dr. Enzo Luccehesi, des hauts responsables du groupe d'investisseurs Confartigianato. Les sujets traités ont porté sur la relance du tourisme, du commerce de la finance et des joint-ventures.

La Cie. SIGNA Entreprise S.A. travaille à la mise en place d'une zone franche qui sera fonctionnelle dans 10 mois.

Monsieur Marcel Duret a déclaré que Haïti est ouverte aux affaires. Dans l'espace d'un an, le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis ont pu éliminer la polarisation politique qui existait jusque là, grâce à la formation d'un gouvernement de coalition.

Le gouvernement a pu réduire l'insécurité et les cas de criminalités. Une législation favorable aux investissements étrangers a été votée récemment. Dans le cadre sa politique étrangère, Haïti entretient des relations privilégiées avec le Venezuela, Cuba et les Etats-Unis d'Amérique.
Au cours de ses visites diplomatiques, le Président Préval a déclaré qu'Haïti n'a pas d'ennemi.

A Lucca, la délégation haïtienne a été reçue par la Société Rocci, productrice du café INCA et intéressé par le café haïtien. L'échantillon soumis a été immédiatement torréfié et dégusté pour le plus grand plaisir des responsables de la Société.

La dégustation italienne vient corroborer le contrôle de la qualité de 9 points sur 10 faite par une compagnie japonaise sur le café haïtien. Les responsables de la Société Rocci ont exprimé à la délégation leur souhait d'importer toute la récolte de café de Thiotte pour l'année prochaine, à des prix avantageux.

Suite à cette visite, une rencontre a été réalisée avec le consortium T.E.R.R.A afin d'étudier les initiatives existant en Haïti en matière de pisciculture et aquaculture, et également avec la Chambre de Commerce Italiano-dominicaine qui souhaiterait dynamiser des joint-ventures dans le secteur agroalimentaire.

Des membres du consortium T.E.R.R.A projettent une visite en Haïti vers la fin de juin 2007.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

Digicel supporte la sélection nationale dans la Gold Cup

Diverses activités ont été organisées par Digicel en vue de marquer de manière significative la participation d'Haïti à la Gold Cup.
Digicel, Sponsor officiel du football haïtien, a organisé toute une série d'activités en vue de supporter la Sélection Nationale Senior dans le cadre de sa participation à la Gold Cup. Haïti fait partie du groupe A composé de Costa Rica, Canada et Guadeloupe.

- Une tournée du pays a été organisée en vue de recueillir la signature des milliers de supporters du football en Haïti sur un drapeau national géant (10' x10') divisé en 10 parties représentant les 10 départements. Ce drapeau est remis au capitaine de la Sélection Nationale par un représentant de Digicel, le 5 juin à Miami, pour partager les bons souhaits et les mots d'encouragement et de support de la population haïtienne.

- Une semaine avant l'ouverture officielle de la Gold Cup, le grand public fut appelé à envoyer des messages texte (SMS) d'encouragement à la Sélection Nationale. En vue de faciliter ceux qui ne sont pas encore abonnés, une promotion spéciale est offerte sur les modèles : Sagem MY 101 (650 gdes), Motorola C122 (800 gdes), Motorola F3 (1000 gdes). Le public a réagi positivement et en une semaine, approximativement 100,000 messages-texte ont été envoyé. Ces messages d'encouragement seront aussi transmis au Capitaine de la Sélection. Tous ceux qui ont participé à cette activité participeront au tirage du lundi 4 juin et 60 gagnants recevront des primes intéressantes telles jeux d'équipements de la Sélection Nationale, maillots, ballons de foot, minutes d'appels etc...

- Une musique d'encouragement commanditée par Digicel et écrite et chantée par une pléiade d'artistes connus tels : Kéké Bélizaire, Shabba, Mika Benjamin, Eric Charles, Rolls Lainé (Roro) est actuellement en rotation sur diverses stations de radio du pays.

«Aujourd'hui Digicel est fière d'accompagner le football haïtien encore une fois en terre étrangère pour participer au Tournoi Digicel à Trinidad et au Gold Cup 2007 aux Etats-Unis. La Sélection nationale nous a déjà prouvé à quel point elle est efficace et motivée et nous renouvelons notre engagement à son endroit afin qu'elle devienne encore plus célèbre à travers le monde. Nous souhaitons bon succès à notre équipe d'Haïti.» a exprimé Mme Ghada Gebara, PDG de Digicel Haïti

L’Organisation des Etats Américains ferme la 37 ème assemblée générale sans faire allusion au cas de la RCTV.

PANAMA. La OEA a clausuré hier son XXXVII assemblée générale en supportant la liberté d’expression au niveau de l’hémisphère, mais sans prendre partie autour du sujet de la Radio Caracas Television, ce qui pourrait être considéré comme une victoire du Vénézuela sur les Etats-Unis.

La négation officielle à renouveler la fréquence ouverte de RCTV de la part du président venezuelien Chavez a incendié le rendez-vous continental, mais l’affaire n’est mentionné à la fin dans aucun document, restant dans l’air pour le moment la sollicitude formulée lundi par la secrétaire d’Etat Américain, Condoleezza Rice, qui voudrait que l’OEA envoie une mission a Caracas pour reconnaître les circonstances de la fermeture de la chaîne de télévision privée qui a provoquée des protestations d’étudiants dans cette nation.
« Antidémocratique »
Rice a dit que le cas de RCTV reste la mesure antidémocratique la plus drastique jamais adoptée par le Président CHAVEZ jusqu’à présent, ce qui fut réfuté catégoriquement par le chancelier vénézuélien Nicolas Maduro qui accusa Washington d’ingérence dans les affaires souveraines du Vénézuela et d’impulser un nouveau plan de destabilisation pour se défaire le chef d’Etat qui se bat pour un nouveau socialisme.
S’il s’agit de polémique, Maduro a lancé plus de flèches empoisonnées et depuis plusieurs fronts à l’administration de George Bush, qu’il accuse de violations des droits humains dans les prisons de Guantanamo et au niveau de la frontière partagée avec le Mexique.
En ce qui concerne le sujet central de l’assemblée générale » Energie pour un développement durable », les chanceliers américains ont adopté un consensus sur une déclaration visant à rechercher des ressources énergétiques « propres » et aussi pour reconnaître « le potentiel » des biocombustibles tel que l’éthanol dont les Brésil et es Etats-Unis représentent les plus grands producteurs.
Il arrive qu’une bonne partie de l’hémisphère souffre à cause des prix élevés du pétrole au niveau international.
Mais encore plus que l’énergie, ce qui a animé l’assemblée a été le débat sur la liberté d’expression, après l’objection de Hugo Chavez à continuer à renouveler la licence de RCTV. La délégation diplomatique vénézuelienne a défendu à cape et épée au panama la mesure comme un droit légitime et souverain.
Le Vénézuela a impulsé, en outre, 12 des 81 résolutions approuvées en assemblée, une d’entre elles sur « le droit à la liberté de pensée et d’expression et l’importance des moyens de communication »
“ La sollicitude des Etats-Unis n’a trouvé aucun support” a assuré l’ambassadeur du Venezuela devant l’OEA, Jorge Valero. Les Etats –Unis est resté isolé. En d’autres termes l’intention d’intervenir dans les affaires internes et convertir le thème de RCTV en élément de l’agenda fut rejeté et ce que nous avons écouté ont été des opinions et des points de vue allant dans le sens du respect de la juridiction interne des pays.

LE chancelier Bolivien David Choquehuanca, dont le gouvernement est un grand allié de Chavez, a dit que RCTV n’était pas inclus dans l’agenda et je considère que ce n’est point pertinent comme la ramené Madame Rice. Je ne voterais pas dans le cas ou il faudrait envoyer une mission au Vénézuela ».


Maduro a suggéré un peu avant à l’OEA qu’au lieu de nommer un mission pour vérifier le cas de RCTV, de la diriger plutôt vers Guantanamo et qu’on ’puisse voir combien de prisonniers il y a là-bas ou d’aller à la frontière avec le Mexique, s’ils veulent pour de bon réviser les droits humains et voir comment on se donne à la chasse des immigrants » a signalé Maduro lors d’une conférence de presse accordée pendant la visite des locaux de la fondation Omar Torrijos.

Le sujet de la liberté d’expression a troublé la discussion sur les sujets traitant de l’énergie durant laquelle il y eut quelques divergences d’opinion à cause des réserves des pays tels que le Nicaragua, la Bolivie, et le Vénézuela de parrainer l’idée de la production de combustibles à partir de sources agricoles.

« Les pays en voies de développement nous ne pouvons pas nous convertir en producteurs exclusifs de matière première destinées à la fabrication de l’éthanol, en utilisant toutes nos terres pour la production de canne à sucre », a souligné le chancelier de Nicaragua, Samuel Santos.
Santos a soutenu que la réponse pour affronter la crise énergétique se trouve dans le développement de sources comme la géothermie, l’hydroélectrique, plantes éoliennes et les biomasses.

Fidel Castro affirme à la televisión qua sa santé n’est pas un secret d’état.

La Havane.- Au milieu d’une expectative généralisée, le convalescent chef d’Etat Fidel Castro, âgé de 80 ans et après plusieurs interventions intestinales, est apparu hier mardi à la télévision cubaine assurant que sa santé n’est pas un secret d’Etat.

Depuis juillet dernier, le président a délégué le pouvoir à son frère Raul Castro et plus jamais il n’a été revu en public ; surtout des images publiées à la fin de l’année dernière l’ont montré très amaigri et défiguré.

Vêtu d’une tenue de sport, la barbe de toujours, soignée à souhait, Castro a parlé pendant une heure avec Randy Alonso, le présentateur de « Table Ronde », une émission télévisée quotidienne qui se prête à des prises de position officielles autour des sujets d’actualité.

De façon calme et d’une voix pausée, le leader fit de larges commentaires sur la visite du dirigeant suprême vietnamien Nong Duc Manh, avec lequel il s’est entretenu la fin de la semaine écoulée ; tandis qu’il louait le développement atteint par le pays asiatique, avec lequel il partage le modèle communiste sans l’ouverture du marché.

Sujets autour de l’environnement

Il a fait de même quelques déclarations sur les thèmes écologiques et d’intérêt mondial, mais n’a rien dit sur la politique domestique de l’île, une vraie constante dans ses dernières colonnes d’opinion publiées dans les médias de l’île. Seulement à la fin de l’entrevue qui a été enregistrée le lundi et annoncée la nuit de ce même jour générant une grande expectative tant au niveau de l’île qu’à l’extérieur, Castro a fait référence de façon brève de son état de santé.

« Je le dis à mes compatriotes que je suis entrain de faire ce qu’il me convient de faire maintenant… il n’y a aucun secret » a déclaré Castro qui a en outre insisté sur le fait qu’aujourd’hui, tenant compte du niveau technologique de la communication ( !) des services d’intelligence, il est difficile de cacher quoique ce soit sur une personne ou sur un chef d’Etat.

« Il n’y a pas de secret, ils en savent plus que quatre vérités », a ajouté Castro cette fois ciblant les Etats-Unis, dont les fonctionnaires n’ont pas caché qu’ils suivent de près l’état de santé de son rival de 4 décennies après lui avoir pronostiqué une mort rapide en supposant qu’il souffrait d’un cancer en phase terminale.

Article original en Espagnol paru dans l’édition digitale du journal dominicain EL listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=15641, traduit en français par Thom Gato pour HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com)

lundi 4 juin 2007

RFO PARLE DE LA PARTICIPATION DE LA GUADELOUPE A LA GOLD CUP... DERBY REGIONAL EN PERSPECTIVE HAITI VS GUADELOUPE

Dossiers : Guadeloupe
La Guadeloupe en Gold Cup
L’équipe de football de Guadeloupe participe, du 6 au 24 juin 2007, à la 9ème édition de la Gold Cup aux Etats-Unis.
1ère participation à la Gold Cup
La Guadeloupe s’apprête à disputer la Gold Cup, une première dans son histoire footballistique. Pourtant, dans les rues de Pointe-à-Pitre, mis à part les amoureux du ballon rond qui trépignent déjà à l’idée de voir à l’œuvre leurs sélection, peu de gens savent réellement l’importance et le prestige d’un tel évènement à travers la région caraïbe et nord-américaine. Les hommes de Roger Salnot, de leur côté, n’ont que faire des on dit. Ils ont déjà plongé dans la compétition. Leur sélectionneur n’a pas eu besoin de les motiver. « Les gars sont conscients de l’enjeu, de la chance qu’ils ont de pouvoir côtoyer ce niveau. Arriver là, c’est une consécration. Une chance à saisir, notamment pour ceux qui souhaitent se faire remarquer
Collectivement même si on termine 4ème et dernier de notre poule, ce sera bien. Nous ne nous mettrons aucune pression inutile. Seulement celle de bien faire... et de ne pas être ridicule », a déclaré Jocelyn Angloma, l’ancien international français, dans les colonnes du bimensuel ultramarin Rootsports. Les joueurs guadeloupéens sont extrêmement motivés et enthousiastes. Pour le conseiller technique régional de la Guadeloupe Franck Louis, en poste depuis septembre 1999, il ne fait aucun doute que la sélection antillaise va défendre son blason. Dans les hautes sphères du football local, une stratégie d’intégration de joueurs professionnels évoluant à l’étranger (Europe) avec de jeunes talents locaux a été défendue, afin d’arriver à rivaliser avec des sélections nationales. « On attend de joueurs professionnels qu’ils apportent leur rigueur, leur professionnalisme dans la préparation, l’entame et la gestion des moments forts d’un match. Nos joueurs locaux sont loin d’être des manchots techniquement, mais la venue des pros doit leur permettre de passer un palier. Ils vont être rassurés. Ils vont bénéficier de l’expérience de leurs coéquipiers plus habitués aux rendez-vous à enjeux. Amateurs et professionnels vont aussi prendre conscience des qualités des uns et des autres. Cette rencontre ne peut qu’être bénéfique à l’ensemble de l’équipe », poursuit Franck Louis.
Les cinq fantastiques
Les éléments « européens », venus rejoindre la sélection guadeloupéenne, sont au nombre de cinq. Grandel est le gardien du temple. Portier du club hollandais du FC Utrecht, le Guadeloupéen se caractérise par un grand gabarit mais des sorties aériennes et dans les pieds très rapides et justes. Il a évolué à Libourne-Saint-Seurin, avec Troyes avant de se poser en Hollande. Il est un des cadres de l’équipe. David Sommeil est un des meilleurs défenseurs français. L’ancien Girondin et Marseillais joue depuis plusieurs saisons en Angleterre. Son sens du placement, ses jaillissements au sol, son bon jeu de tête et sa capacité à marquer à la culotte n’importe quel crack du football en font une pièce maîtresse de l’effectif de Roger Salnot. Miguel Comminges n’est pas forcément le plus connu des joueurs guadeloupéens de l’étranger. Le défenseur de Reims n’est toutefois pas là par hasard. Le défenseur est l’une des valeurs sûres de l’équipe champenoise. Polyvalent, il peut occuper sans problèmes chacun des postes défensifs. Le Dijonnais Mickaël Tacalfred évolue dans le même registre que Comminges. Ensemble, ils devraient apporter cette solidité défensive essentielle à un groupe porté vers l’attaque. Le duo aurait dû être complété par la présence d’un « ancien » de la sélection, le jeune défenseur Marseillais et international espoir Ronald Zubar. Blessé à la cuisse, c’est la mort dans l’âme que le solide défenseur central guadeloupéen a renoncé à la sélection. Il a néanmoins promis de faire le déplacement à Miami (Etats-Unis) pour venir encourager ses potes. En attaque, les Guadeloupéens pourront compter sur l’attaquant vif-argent, de Brest, Richard Socrier.
Angloma, chef de file de la nouvelle génération
Mais la star du groupe est bel est bien Jocelyn Angloma, l’un des plus beaux palmarès du football français. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille et international A avec les Bleus est le plus âgé donc le plus expérimenté. A 39 ans, le natif de Morne-à-l’Eau reconverti en milieu de terrain défensif et parfois offensif est le fer de lance de la sélection. Vainqueur de la Ligue des champions 1993 avec l’OM face au Milan AC son aura reste intacte aussi bien auprès des joueurs des autres nations représentés en Gold Cup qu’auprès de ses coéquipiers. Le règlement de la Gold Cup autorise une formation comme la Guadeloupe, assimilée à la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) à faire appel à des éléments internationaux n’ayant plus porté le maillot national depuis au moins cinq ans. Ce qui est son cas. La Guadeloupe a beau partir dans l’inconnu, mais avec une telle équipe il est peu probable qu’elle se retrouve dans la situation de la victime expiatoire. Puis avec des joueurs du cru très adroits devant le but adverse comme Dominique Mocka, Loïc Lebon et Ludovic Gotin qui culmine à 6 buts chacun depuis le 19 août 2006, la Guadeloupe peut réellement atteindre son objectif. « Sur le papier, il faut être réaliste. Nous avons très peu de chance de nous qualifier. Dans notre groupe des formations nationales telles que le Canada, Haïti et surtout le Costa Rica nous sont supérieures. Maintenant une bonne entame de tournoi peut nous ouvrir les portes du rêve. Nous sommes conscients d’être le petit poucet de la compétition. Je pense toutefois que viser des quarts de finale est un objectif censé », émet Franck Louis. Jocelyn Angloma abondait dans le même sens, toujours dans Rootsports, lorsqu’il déclare que : « Le tirage au sort de notre poule avec Costa Rica, Canada et Haïti, est très difficile (...) Nous y allons pour jouer notre va-tout. Pour faire bonne figure. Même si nous restons réalistes. Nous sommes bien sûr, sur le papier, la formation la plus faible des quatre. Mais c’est bien connu, le football peut parfois conduire à des surprises. »
Coup d’envoi le 6 juin
Cette 9ème édition de la Gold Cup de la CONCACAF, équivalent d’une Coupe d’Afrique ou encore d’une Coupe d’Europe des nations, rassemble les douze meilleures nations actuelles du bassin Caraïbe. Le tournoi se tient cette année, du 6 au 24 juin 2007, aux Etats-Unis, sur six sites disséminés dans plusieurs agglomérations du pays (l’Orange Bowl de Miami, Le Home depot Center de Los Angeles, le Reliant Stadium de Boston, le Reliant Stadium de Houston et le Soldier Field de Chicago). Les formations au départ de la compétition caribéenne sont Cuba, Honduras, Panama, Mexique, Salvador, Guatemala, Trinité et Tobago, Etats-Unis, Canada, Haïti, Costa Rica et Guadeloupe. Réparties dans trois poules de quatre équipes, seules les deux premiers du groupe se qualifient pour les quarts de finale. La Guadeloupe a de redoutables et expérimentés adversaires. A commencer par le Canada, classé à la 94ème place mondiale, dont la colonne vertébrale est composée majoritairement de joueurs européens naturalisés et évoluant dans le championnat nord-américain (MLS). Le jeu pratiqué par les hommes de Dale Mitchell est rapide, athlétique à la manière des anglo-saxons et posé au sol. Les protégés de Rodolfo Villalobos sont 50ème au classement FIFA. Le Costa Rica reste sur trois participations d’affilée en phase finale de Coupe du monde. Cette même équipe a tenu la dragée haute à l’équipe de France de football, en septembre 2005, ayant même mené 2 buts à 0 avant d’être rejoint au score et dépassé à la marque dans les derniers instants du match. Rodé aux joutes internationales, le Costa Rica a une grande expérience des rencontres à enjeux. Le jeu costaricain est léché, car les joueurs sont techniques. Déroulant un jeu ultra-rapide à une touche de balle et toute en déviation, les expérimentés Costaricains apparaissent comme les favoris de leur groupe.
Haïti/Guadeloupe, le derby régional
Enfin, l’équipe d’Haïti, récent vainqueur de la Coupe des Caraïbes, 2 buts à 1, contre le pays hôte Trinité et Tobago, est une équipe très rude sur l’homme. La 85ème meilleure équipe du monde, entraînée par le Cubain Luis Amelio Garcia, se démarque aussi par la vitesse de son jeu en mouvement porté vers l’avant. Ses joueurs très présents dans les duels, le sont aussi en attaque où certains d’entre eux, talentueux et efficaces, se distinguent par leur rapidité. Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes à Trinité et Tobago, la Guadeloupe s’était inclinée 3 buts à 1. Tout comme la formation des petites Antilles française, la nation de Toussaint Louverture n’évoluait pas avec l’intégralité de ses professionnels, notamment le défenseur nantais Jean-Jacques Pierre.

La rencontre Haïti/Guadeloupe, programmée le 6 juin à l’Orange Bowl de Miami, a des parfums de derby. Les joueurs des deux formations parlent le créole et usent couramment de la langue française. Leurs histoires s’entrecoupent et la géographie humaine fait que de nombreux Haïtiens ont choisis la Guadeloupe pour vivre.
« Nos deux formations se respectent. Nous sommes francophones, eux aussi. Les Haïtiens nous connaissent bien. Ils sont nombreux à habiter la Guadeloupe. Maintenant, Haïti n’est pas une petite nation de football. Ce pays possède une vraie histoire avec le football. En 1974, l’île a participé à la Coupe du monde. Les joueurs sont dépositaires d’une identité de jeu et d’une grande histoire avec le football. Puis, ce sport est si populaire chez eux que dans les difficultés du quotidien le football apporte à la population une fenêtre vers le rêve. L’enjeu est tout autre pour eux. On peut toutefois parler d’un véritable derby de la Caraïbe. Nous sommes prévenus. Avec la forte diaspora haïtienne résidente à Miami et mobilisée pour le match, il ne fait aucun doute que nous jouerons à l’extérieur et eux à domicile », soutient le Conseiller technique régional guadeloupéen Franck Louis.
La Guadeloupe, un jeu à la française
Pour Thierry Moncontour, journaliste martiniquais et également un des présentateurs de l’émission Couleurs Sport sur la chaîne RFO, « cette équipe de Guadeloupe peut espérer réaliser un bon tournoi, car elle possède un bon équilibre entre jeunes joueurs locaux pleins de talents et des joueurs professionnels expérimentés et heureux de défendre les couleurs de leur île. Face à Haïti la tâche s’annonce dure, mais un bon résultat [victoire ou nul] et le rêve est permis. »
Depuis le 19 août 2006 jusqu’au 20 mai 2007, l’équipe de football de Guadeloupe a disputé pas moins de vingt-cinq matchs pour quinze victoires, deux nuls et quatre défaites. Elle est allée à Trinidad, en janvier 2007, chercher sa qualification pour leur première phase finale de la Gold Cup. Pour atteindre « les quarts de finale de la compétition, bien représenter le football francophone à travers [notre] prestation, [d’] ouvrir des perspectives d’échanges avec les autres nations de la caraïbe et des Amériques (nord, centre et sud) », la sélection guadeloupéenne va devoir puiser dans ses ressources physiques et mentales et s’appuyer surtout sur son jeu. La formation caribéenne évolue habituellement avec deux schémas tactiques de prédilection ; un 4-4-2 ou alors un 4-5-1. L’équipe antillaise a une bonne animation offensive et défensive. Le sélectionneur Roger Salnot aime l’attaque. Longtemps inspiré par le grand Brésil de Pelé, les Antillais se sont de plus en plus tournés vers l’Europe. La sélection guadeloupéenne a d’ailleurs un jeu à la française, c’est-à-dire un jeu léché avec des attaques rapides, placées avec redoublements de passes. Les Guadeloupéens ont pris cette compétition très au sérieux.
En marche vers l’histoire
C’est à l’hôtel Gosier de Pointe-à-Pitre que les joueurs se sont préparés une semaine avant leur départ pour les Etats-Unis début juin. Roger Salnot a fait appel à vingt-trois joueurs pour mettre en place et travailler le schéma tactique de son équipe sur le terrain synthétique du CREPS Antilles-Guyane. Les terrains en herbes guadeloupéens, étant en mauvais état cette saison, sont quasiment impraticables à cause de la sécheresse, il fallait ainsi trouver un recours. Deux matchs amicaux, dont un contre une sélection regroupant des éléments du champion de Guadeloupe Morne-à-l’Eau et de son dauphin le Sporting Club Moule (CSM), ont également été programmé comme tour de chauffe avant les choses sérieuses. La légende du football guadeloupéen est en marche...
LA SELECTION DE GUADELOUPE
Jocelyn Angloma (Etoile), Aurélien Capoue (FC Nantes), Miguel Commingues (Reims), Fabrice Mercury (CSM), Richard Socrier (Stade Brestois), Philippe Durpes (Romorantin), Marius Fausta (Evolucas), Cédric Fiston (Solidarité Scolaire), David Fleurival (FC Tours), Ludovic Gotin (CSM), Franck Gradel (FC Utrecht), Léry Hanany (Racing Club), Jean-Luc Lambourde (Amical Club), Loïc Laval (FC Utrecht), Dominique Mocka (JSVH), Willy Laurence (Etoile), Ludovic Quistin (Tamworth), Fabien Raddas (Poissy), David Sommeil (Sheffield), Constant Thérésine (AS Gosier), Alain Vertot (Etoile) et Mickaël Tacalfred (Dijon).
Ismaïl Mohamed Ali, le 4 juin 2007

Sarita Valdez affirme que la majorité des décès est causée par des armes a feu. Les cas de mort violente en hausse

Le sous secrétaire de santé publique et responsable de la médecine légale du pays, docteur Sergio Sarita Valdez, ha réfuté hier la thèse qui voudrait que la criminalité ait diminué dans le pays, il a admis que le nombre important d’autopsies réalisées cette année indiquent que les morts violentes représentent un élément qui doit constituer une préoccupation pour les autorités.
Il a informé que durant les cinq premiers mois de cette année l’institut de pathologie légale a réalisé plus de 600 autopsies ; des statistiques qui sont égales ou légèrement supérieures à celle de la même période de l’année passée.
Il a ajouté que le fait que la majorité de ces décès ait été causée par des armes à feu doit être motif de préoccupation.
Elles sont en nombre très réduit les autopsies que nous réalisons sur des cadavres d’individus dont le décès ait été causé par des armes blanches, armes contondants ou à coups de machettes, le dénominateur commun sont les assassinats par armes à feu et ce fait doit être très préoccupant parce qu’il indique que dans ce pays tout le monde est armé jusqu’aux dents » a souligné le Docteur Sarita Valdez.
Interviewé au cours du programme D’Agenda que produit le journaliste Hector Herrera Cabral sur les onde de Telesistema Canal 11, le pathologiste, ha attribué la situation de criminalité que connaît le pays aux illégalités sociales, au manque d’éducation, à la destruction des familles, et la consommation élevée de drogues et d’alcool. Il a affirmé qu’étant donné la diversité des composantes qui la provoquent, ce fléau doit être affronté par une croisade.
Il demande le respect.
Le Docteur Sarita Valdez a suggéré à la police Nationale et aux représentants du ministère public de s’abstenir d’émettre des opinions sur les causes des décès résultant de faits violents, jusqu’à ce que l’on ait les résultats des expertises réalisées.
Il a admis que cette suggestion est dirigée aux autorités pour éviter de tomber dans le piège d’assassiner un individu deux fois, en offrant des détails qui bien souvent portent atteinte à la morale de la victime.
Dans un autre ordre d’idées, le fonctionnaire a réitéré refus à l’approbation du projet de loi qui crée l’Institut National de sciences légales, en affirmant que celui-ci augmenterait le coût des autopsies.
Comme preuve de son affirmation, le Docteur Sarita Valdez a admis que déjà en médecine légale de la ville de Santiago on a commencé à toucher une somme élevée d’argent pour la réalisation de ce type d’expertise, par une mesure disposée par le docteur Francisco Dominguez Brito quand il occupait les fonctions de procureur général de la république, et qui est l’auteur de la dit projet de loi.


Article original paru en Espagnol dans l'édition digitale du journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24273) traduit en Français par Thom Gato pour Haiti Recto Verso.

Dernière phase des célébrations du centenaire de Jacques Roumain

P-au-P, 1 Juin 07 [AlterPresse] --- La dernière phase des célébrations du centenaire de la naissance de Jacques Roumain, illustre écrivain et homme politique haïtien, est lancée à Port-au-Prince, dans plusieurs régions du pays et à l’étranger.

A la capitale haïtienne, la Direction nationale du livre, une structure du ministère de la culture et de la communication, a organisé dans la soirée du jeudi 31 mai 2007 une manifestation culturelle baptisée « Je dis Roumain ». Les artistes et écrivains Wooly Saint Louis Jean, Pierre Brisson, Syto Cavé, Georges Castera, Josaphat Large, Clotaire Saint-Natus, James Noël et le groupe Acajou étaient invités à créer l’ambiance.

Cette activité a eu lieu une semaine avant la 13e édition de « Livres en Folie », la plus grande foire du livre haïtien, initiée par le quotidien Le Nouvelliste et ses partenaires. Les livres de Jacques Roumain seront disponibles à « Livres en Folie ».

La Librairie « La Pléiade » annonce pour les 4 et 6 juin 2007, deux soirées Éclairage sur Jacques Roumain. Des témoignages, conférences, débats, poésie et musique sont au programme.

A Montréal, Haïtiens et étrangers s’apprêtent à commémorer à leur manière le centenaire de la naissance de l’auteur du roman à succès « Gouverneurs de la rosée ». Une grande activité de retrouvailles culturelles est annoncée par le collectif « Les Dimanches Littéraires ». Au cours de cette manifestation, Ghislaine Rey-Charlier, contemporaine de Roumain, témoignera de la vie du célèbre intellectuel. Un extrait de « Gouverneurs de la rosée » sera joué par deux jeunes : Emmanuelle Romilus et Marlan Menuau.

Des poèmes de Jacques Roumain seront lus par Marie-Michèle Amédée, Maguy Métellus, Roland Menuau et Numa Innocent en plus des chansons qui seront interprétées par Marc-Yves Volcy et Vilbrun Romilus, a-t-on appris.

A Gros-Morne dans le département de l’Artibonite (Nord), une association dénommée « Roumain Social » s’est lancée depuis 7 ans dans des activités humanitaires de solidarité avec les enfants démunis de la région, pour leur permettre d’aller à l’école.

Mobilisant les cotisations des élèves du lycée Jacques Roumain de Gros-Morne, l’association a pu voler au secours de 400 enfants de 7 à 10 ans.

Parallèlement, le Centre de documentation Jacques Stephen Alexis, du nom d’un autre important écrivain haïtien décédé, entame toute une série d’activités pour marquer ce centenaire.

A la Faculté des sciences humaines, des conférences-débats ainsi que des expositions de photos de Jacques Roumain et de Jacques Stephen Alexis ont eu lieu au cours du premier semestre, à l’initiative des étudiants.

L’année 2007 a été décrétée par le gouvernement haïtien « Année Jacques Roumain ». Une commission gouvernementale a été instituée, laquelle avait lancé le 9 février 2007, ses activités au Ministère de la culture en présence de la fille du célèbre écrivain, Carine Roumain, ainsi que des amis de Jacques Roumain, dont Max Sam et Max Vieux.

Des conférences-débats sur différentes facettes de Roumain ont été organisées durant le premier semestre de l’année. Jacques Roumain en lutte : occupation, impérialisme, capitalisme ; le communisme haïtien - dépasser le traumatisme duvaliérien (débats politiques) ; histoire réelle du parti communiste haïtien (liaisons avec le PC Cubain, les renégats… …) ; la paysannerie pauvre ; le vrai J. Roumain, sans déification - dépasser J. Roumain ; la campagne antisuperstitieuse : hier et aujourd’hui, sont quelques-uns des thèmes débattus durant cette célébration.
Né le 4 juin 1907, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à l’âge de 37 ans. Il a pratiqué presque tous les genres littéraires. Chantre de la solidarité humaine, Roumain est reconnu comme l’auteur qui a écrit le roman haïtien le plus célèbre et le plus traduit « Gouverneurs de la rosée ». [do gp apr 01/06/2007 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6064

Football : Sélection U-17 d’Haïti bat Cleveland 2 à 1

Dimanche 3 juin 2007
La sélection haïtienne de football des moins de 17 ans a battu le club américain de Cleveland (Ohio) par 2 buts à 1 lors d’un match amical disputé devant quelques centaines de spectateurs dimanche soir au stade Sylvio Cator (Port-au-Prince).
Peterson Joseph (22’) et Nicolas Pérou (52’) ont marqué les deux buts du onze national avant qu’Andrew Bretcher (85’) ne réduise le score.
Haïti doit participer du 18 août au 9 septembre au Mondial U-17 en Corée du Sud.

Football : Haïti bat Motagua du Honduras 1-0 avant la Gold Cup

Dimanche 3 juin 2007

La sélection haïtienne de football devait regagner sa base à Miami dimanche, quelques heures après sa victoire face au club hondurien du Motagua sur le score de 1 but à 0, lors d’un ultime match de préparation disputé samedi soir à Orlando.

Champions de la Caraïbe, les haïtiens feront leur entrée dans la Gold Cup mercredi prochain contre la Guadeloupe au stade Orange Bowl de Miami. Ils affronteront ensuite le Costa Rica et le Canada pour le compte du premier tour.

Haïti/Football : Une vingtaine de stations de radio et chaînes de télévision autorisées à retransmettre la Gold Cup

vendredi 1er juin 2007
P-au-P, 1er juin 07 [AlterPresse] --- Une vingtaine de stations de radio et de télévision haïtiennes sont autorisées à assurer la retransmission de la Gold Cup (Coupe d’Or) de football qui se tiendra aux Etats-Unis d’Amérique à partir du 6 juin 2007, suivant les explications fournies à la Presse ce 1er juin 2007.


A cette édition de la Coupe d’Or, à laquelle participe la sélection haïtienne senior de football, les médias haïtiens retenus auront à payer des frais à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), dépositaire des droits de retransmission.
Pendant que les chaînes de télévision hertzienne auront à verser à la TNH 10,000 dollars américains, les treize stations de radio admises doivent payer, à leur tour, une modique somme de 300 dollars américains, indique le chef de cabinet du Ministre de la culture et de la communication, Auguste D’Meza.


Les stations de radio et de télévision autorisées n’auront qu’à diffuser cinq spots publicitaires d’intérêt général exigés par le gouvernement haïtien. Ces spots concerneront, entre autres, la protection de l’environnement et la santé, selon D’Meza.

Par contre, les stations des villes de province n’auront à payer aucun droit pour relayer cette compétition. Toutefois, elles doivent identifier la source d’où proviennent les images.

Le droit de retransmission de la Gold Cup est estimé à 200,000 dollars américains.

La Digicel, une compagnie de téléphonie mobile établie depuis une année en Haïti, est à la fois le sponsor officiel de la sélection haïtienne de football et de la Télévision nationale d’Haïti.

« Nous avons rencontré plusieurs responsables d’entreprises, mais c’est la Digicel qui a gagné », explique Pradel Henriquez, directeur général de la TNH.
La Digicel apporte un appui de 75% pour permettre à la télévision nationale de répercuter les images de cette compétition.
Avec la participation de l’équipe haïtienne de football, la Coupe d’Or devient un événement d’une importance capitale pour les Haïtiens, estime le chef de cabinet du Ministre de la culture.
Du 6 au 24 juin 2007, tous les regards seront fixés sur les Etats-Unis d’Amérique où se joueront les principaux matches de cette compétition.
« C’est un devoir pour nous d’assurer la plus large diffusion de la Gold Cup pour permettre à tout Haïtien de vivre cet événement », affirme Auguste D’Meza.
Pour son premier match dans la même soirée du 6 juin 2007 (21:00, heure de Miami), Haïti affronte la formation de la Guadeloupe devant un public floridien que les joueurs haïtiens connaissent très bien.

Très nombreux aux Etats-Unis d’Amérique, notamment à Miami, les compatriotes Haïtiens devraient faire le déplacement en foule pour supporter l’équipe nationale de football pendant ses confrontations.

Les deux autres rencontres du onze national pour le premier tour de la compétition seront disputées respectivement les 9 juin (Haïti vs Costa Rica) et 11 juin (Haïti vs Canada).

Dans la préparation de cette compétition, Haïti a enregistré cette semaine une défaite face à Trinidad & Tobago (0-1) et une victoire face à l’équipe de St-Vincent & Les Grenadines (3-0) dans le cadre d’un tournoi organisé par la Digicel. [do rc apr 01/06/2007 12 : 15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6061
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Commentaires:
Nous autres de la Diaspora européenne nous sommes entrain de nous vouer à tous les saints pour savoir comment faire pour suivre les matchs de la sélection haïtienne lors de la Gold Cup.
Pour l’instant nous ne disposons que les ondes de radio capter par le réseau internet. Le décalage horaire aidant nous nous préparons à veiller avec les footballeurs haïtiens.

D'intérêt mondial...Poutine menace de pointer des missiles vers l'Europe...Vers la reprise de la Guerre Froide ?

Le président russe Vladimir Poutine, très offensif à la veille du sommet G8, a menacé de pointer de nouveaux missiles vers l'Europe si les Etats-Unis y déploient leur bouclier antimissile, comme au bon vieux temps de la guerre froide.
"Si le potentiel nucléaire américain s'étend sur le territoire européen, nous devrons prendre de nouvelles cibles en Europe", a déclaré le chef de l'Etat russe dans un entretien avec plusieurs médiaux occidentaux, dont le quotidien italien Corriere della Sera.
"Il revient à nos militaires de définir ces cibles tout comme de choisir entre missiles balistiques et missiles de croisière", a ajouté le maître du Kremlin, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.
"Nous voulons rééquilibrer les instruments de défense avec des outils offensifs plus efficaces, mais nous savons que cela risque de relancer une course aux armements, dont nous ne serions cependant pas responsables", a-t-il poursuivi.
Alors que le prochain sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) approche - il se tiendra de mercredi à vendredi - il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l'Europe en "poudrière" et consacre "l'impérialisme" américain, selon M. Poutine.
"Si des composantes stratégiques de l'arsenal américain font leur apparition en Europe près de nos frontières, nous serons obligés de (...) supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement", a aussi lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dimanche sur la chaîne de télévision Vesti-24.
Joignant le geste à la parole, la Russie a testé le 30 mai un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, en "réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires", a aussitôt clamé M. Poutine, soit en d'autres termes au projet de bouclier américain.
Quinze ans après l'effondrement de l'Union soviétique et la fin de la Guerre froide, la Russie voit d'un très mauvais oeil l'Otan s'étendre vers l'Est et les bases américaines se multiplier à ses portes, de la Roumanie au Kirghizstan.
"Regardez simplement la carte - (la défense antimissile mondiale américaine) est en train d'être déployée le long du périmètre de la Russie, et aussi, incidemment, de la Chine", a relevé M. Lavrov.
Comme au temps de la guerre froide, lorsque l'URSS et les Etats-Unis se mesuraient en permanence à l'aune de leur potentiel stratégique, Moscou affirme que ce bouclier accroît les risques d'un conflit nucléaire et ébranle l'équilibre stratégique du monde.
Les Américains, qui veulent installer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque dans le cadre de ce projet de bouclier antimissile, affirment sans cesse, quant à eux, que celui-ci n'est pas dirigé contre la Russie, mais contre des Etats comme l'Iran.
"On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n'a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes", rétorque M. Poutine.
Moscou voudrait que Washington abandonne son projet en faveur d'une politique commune de défense qui inclurait la Russie. Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a d'ailleurs appelé dimanche à de nouvelles consultations sur un bouclier antimissile commun Otan-Russie.


"Nos conclusions montrent clairement que se défendre contre des menaces qui n'existent pas n'a pas de sens. Il serait bien mieux de reprendre le travail dans le cadre du Conseil Otan-Russie sur la création d'un grand théâtre de défense antimissile" commun, a-t-il déclaré.
http://news.fr.msn.com/monde/Article.aspx?cp-documentid=5149585

dimanche 3 juin 2007

Les travaux de modernisation de l'Aéroport vont bon train


Depuis quelques semaines, l'Aéroport international Toussaint Louverture s'est transformé en un véritable chantier où ingénieurs et ouvriers s'activent à transformer l'espace aéroportuaire. Les travaux doivent s'étendre sur plusieurs années. Ces travaux de modernisation actuellement en cours comprennent deux volets, selon les informations fournies par le directeur général de l'Autorité Aéroportuaire National, l'ing. Lionel Isaac:
-un volet d'entretien exécuté exclusivement par des ingénieurs haïtiens relevant de Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN). Ces travaux visant la réfection, par l'apposition de dalles de béton, de l'aire de stationnent des avions très abîmée et qui n'a bénéficié d'aucun service de réhabilitation au cours des dernières décennies passées;
- un volet de préparation à l'installation de ''Jet Bridges'' ( passerelles télescopiques) permettant aux voyageurs de se rendre de l'avion à la salle de débarquement et vice versa sans mettre pieds à terre. D'ici la fin du mois de juillet prochain, informe M. Isaac, si les équipements qui doivent provenir des Etats-Unis et de la République Dominicaine arrivent à temps, trois passerelles pouvant s'adapter à n'importe quel type d'avion seront installées par la firme américaine JCI qui, dans le cadre de ces travaux, a passé un accord de sous-traitance avec une firme haïtienne.
« La détérioration de la piste de stationnement met en péril les moteurs des avions qui fréquentent l'aéroport » explique Lionel Isaac justifiant la nécessité de cette réparation. Quant aux passerelles, c'est un atout considérable au niveau de la sécurité. Quelqu'un qui se trouve sur la rampe ne pourra pas accéder aux avions.


Ça va aussi améliorer le confort des passagers, indique le responsable de l'aéroport (Penser aux débarquements et embarquements en temps de pluie). L'ensemble de ces travaux va coûter environ 3,7 millions de dollars US, soit 2,8 millions dollars pour les travaux préparatoires, 900 000 dollars pour les passerelles.
A souligner que pour l'achat des passerelles, l'aéroport a bénéficié d'un prêt de la American Airlines remboursable par tranche de 25 000 dolars US par mois.

« Nous sommes en train de choisir l'adjudicataire qui doit étudier les travaux devant conduire à la réfection de la piste, précise l'ing. Isaac, annonçant plusieurs autres travaux en cours. Les plans pour la mise en place d'un ''Taxi-way'' sont également en préparation, selon le directeur de l'aéroport qui cite la construction de voies de roulement parallèles, l'agrandissement de l'aire de stationnement, etc. dans la liste des projets de modernisation de l'institution.

Le budget prévu pour la réfection de la piste d'atterrissage est estimé 8 millions de dollars US, ces projets seront opérationnels dans environ deux ans, a fait savoir le responsable de l'Aéroport. Une étude est lancée pour l'actualisation du Plan de Masse ( plan de développement ultérieur) de l'aéroport. Ce plan indiquera la voie à suivre pour tout processus de développement de l'aéroport pour les 40 ans à venir. A cet effet un appel d'offres a été lancé auquel 4 compagnies ont répondu.
Dans deux semaines, on connaîtra l'adjudicataire.

Parmi les améliorations apportées au niveau de l'aéroport, il convient de noter le nouveau guichet de la Air France où est disponible la vente des tickets pour les gens qui ne vont pas prendre l'avion dans l'immédiat. Ceci pour éviter l'accès du grand public à l'aéroport et garantir plus de sécurité pour les occupants de l'espace. D'autres compagnies aériennes telles que American Airline et Caribinter ont également appliqué pour avoir un guichet de vente de ticket qui tout en étant situé à l'aéroport permet d'acheter les titres de voyage sans pénétrer dans l'enceinte de l'aérogare.

Une salle d'attente totalement aérée, un restaurant au premier étage, des espace disponibles pour accueillir de nouvelles boutiques, le déménagement de la Téléco, l'agrandissement des toilettes, des portes à fermeture électronique, etc. tout ceci constitue le lot des innovations déjà apportées à l'aéroport international Toussaint Louverture en attendant d'autres.


Par ailleurs, les responsables de l'AAN ont procédé jeudi à un exercice de simulation impliquant le personnel de l'AAN, le corps des Pompiers, l'OFNAC et les lignes aériennes. Ce exercice a permis de tester et de rendre plus performant le personnel de l'AAN en cas d'accident d'avion. D'autres exercices du même genre sont prévus dans les mois prochains, informe le directeur de l'Aéroport qui annonce également des travaux au niveau des aéroports de province.

Cyprien L. Gary

Source Jounal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

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Commentaires :
Des informations traitant de sujets à caractère plutôt positif qui ne retiennent malheureusement pas souvent l’attention des lecteurs en particulier et des citoyens en général. Les usagers fréquent de l’Aéroport Toussaint Louverture ont du constaté les travaux d’aménagement qui de réalisent pour moderniser cette institution. Ceci d’autant plus que bien souvent, les travaux dans une enceinte qui fonctionne charrient des inconvénient de haut vol.

Cependant il est rassurant de constater que de petits travaux en petits travaux, la toilette de la ville et de ses institutions avance. Ceci doit être divulgué et encouragé avec la même énergie qui se déploie pour critiquer les actions fourbes et patricides.


La fin du monopole asphyxiant de American Airlines n'est pas pour demain!

Trois ans après le désastre, enfin du concret...Au secours de fonds verrettes

La Forêt des Pins est devenue, en raison de son déboisement incontrôlé, une source d'inquiétude majeure pour la population des villages environnants. Le projet d'urgence de gestion de risques et de désastres, lancé jeudi, changera-t-il enfin les choses ?

Gros-cheval, Terre-Froide, Haut-morne et Soliette sont les quatre localités de la section communale de Fonds-Verrettes concernées par un projet de gestion de risques naturels initié par l'Etat haïtien d'une valeur de 1.375.000 dollars américains. Ces zones comptent parmi celles ayant été les plus dévastées par l'inondation qui a détruit Fonds-Verrettes, il y a trois ans.
L'Association haïtienne pour la maîtrise des eaux et des sols (ASSODLO), chargée d'exécuter le projet pour le compte de l'Etat veut réduire les risques d'inondation et participer au développement des zones concernées.

Pour atteindre ces objectifs, l'ASSODLO doit construire 160 citernes et procéder à la réfection de 40 toitures pour alimentation en eau des exploitants. Elle doit s'assurer du traitement de 120 hectares de ravines, de l'aménagement des versants et l'établissement des pépinières.


L'ASSODLO doit aussi assurer la formation de 1045 leaders paysans et agriculteurs, sans parler de l'aménagement du tronçon de route allant du marché de Forêt des Pins à la localité de Gros-Cheval. « L'aménagement de ce tronçon de route facilitera le transport des produits agricoles, notamment les légumes cultivés à Fonds-Verrettes, vers la capitale. Elle contribuera grandement à donner à la population une alternative à la déforestation », explique l'agronome Luc Pierre-Jean, directeur exécutif de l'ASSODLO.
Prévenir vaut mieux que guérir
« Le fait de lancer ce projet à Forêt des Pins montre que nous voulons nous attaquer enfin aux causes du problème et cesser d'intervenir sur les effets », martèle Ergin Erdem, conseiller technique de la gestion des risques et désastres au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le PNUD, a fait savoir M. Erdem, collabore avec les institutions et les organisations locales dans le but d'éviter la répétition de nouvelles catastrophes.

« La déforestation de la zone a des impacts sur Fonds-Verrettes, Soliette, Auriani, Jimani et d'autres régions proches », dit-il.
Comprenant la nécessité de prévenir plutôt que de guérir, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul A. Bien-Aimé, confirme que le gouvernement s'intéresse dorénavant beaucoup plus à la cause du problème qu'à ses conséquences. « La solution réelle du problème réside dans la protection des bassins versants », dit-il, indiquant que ce projet n'était qu'un début.
« L'Etat haïtien a besoin de 300 millions de gourdes pour résoudre définitivement le problème des bassins versants alors que l'on ne dispose que de 50 millions à travers ce projet», affirme-t-il.
Déploiements des agents forestiers

Toujours dans le but de protéger la Forêt des Pins contre ceux qui coupent les arbres illégalement, le représentant du ministère de l'Environnement, l'ingénieur Ludner Remarrais, promet le déploiement d'une trentaine d'agents forestiers d'ici la semaine prochaine. « Ces agents seront armés et postés dans la forêt», indique-t-il, arguant qu'ils travailleront de concert avec la Police nationale d'Haïti (PNH).
La Participation de la population, facteur de réussite « La population doit aider les agents forestiers car les premiers agents, c'est vous. Nous devons nous unir dans cette lutte qui vise à protéger la richesse de notre pays », reprend le ministre de l'Intérieur, essayant de convaincre la population des risques qu'elle encourt en coupant les arbres.


M. Bien-Aimé souhaite que la population et les élus locaux collaborent largement au projet. « La réussite dépend de vous », a-t-il lancé à tous, ajoutant que la réussite du projet peut aider l'Etat haïtien à convaincre d'autres bailleurs de fonds afin de résoudre définitivement le problème des bassins versants.Le projet d'urgence de gestion de risques et de désastres durera deux ans. Il est financé par la Banque mondiale et supervisé par le bureau de gestion PL-480.

Jean Gardy Gauthiergauthierjeangardy2001@yahoo.fr

A quoi servent les trottoirs ?

Un trottoir, c'est fait pour marcher. C'est pour les piétons, pas pour les automobiles. Dommage que tous ne peuvent le comprendre...

« Les trottoirs sont faits pour les piétons, crache le père d'un jeune écolier qu'il tient par la main en logeant un trottoir de Nazon, occupé par de rutilantes automobiles. Ici, les piétons sont forcés de marcher en pleine rue, alors que certains individus occupent les trottoirs à des fins personnelles. Personne ne dit rien... » Entre la rue Acacia et l'impasse Josué, à Nazon, plus d'une dizaine de voitures à vendre sont exposées presque chaque jour sur les trottoirs. Cet espace réservé normalement aux piétons est accaparé par un particulier qui semble être le propriétaire d'un lave-auto du même endroit, « Christophile auto stop », où d'autres voitures y sont également installées. Sur le pare-brise de chacune d'elles, une grande affiche jaune : For sale, suivi de numéros de téléphone.

12h30. Des élèves reviennent déjà de l'école. Arrivés à la hauteur de Christophile auto stop, ils quittent le trottoir et empruntent la chaussée. Les voitures, qui montent vers le carrefour de l'aéroport et qui descendent vers le Poste Marchand, les frôlent de près. Certains élèves sont en colère : « Ces voitures sur le trottoir nous ennuient tous, dit une élève du Collège Universel de Nazon, sac au dos. Arrivé à l'endroit où elles sont placées, on doit obligatoirement marcher dans la rue. Les responsables devraient prendre les mesures nécessaires avant que quelqu'un ne soit tué. »
Selon les riverains, le concessionnaire dispose ses voitures sur le trottoir depuis l'année dernière. « Après une pause de quelques mois, il a recommencé de plus belle en janvier », raconte, l'air inquiet, un résident de la zone. Une dame dans la quarantaine va plus loin. « Un poste de police se trouve à quelques pas de l'endroit où ce « concessionnaire » expose ses voitures, fait-elle remarquer. Puisque ces voitures empêchent les piétons de circuler librement, pourquoi les policiers n'interviennent pas? Ne sont-ils pas là pour protéger et servir ? » D'autres riverains pointent du doigt les autorités qui, selon eux, n'assument pas leurs responsabilités. « C'est aux responsables de la mairie de prendre les mesures qui s'imposent », déclare, l'air frustré, un jeune homme avant de traverser la rue sous les coups de klaxon d'un automobiliste, furieux. Une situation trop fréquente à Port-au-Prince, surtout dans un moment où les responsables s'adonnent à refaire les trottoirs. Nous y reviendrons.
V.J.J

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Commentaire :
Si les autorités municipales récemment élues peuvent compter dans leur bilan, la prouesse d’avoir libéré et désoccupé les trottoirs du pays, on pourra dire que plus de la moitié du chemin devant conduire à l’assainissement de la ville aura été parcourue.

Justement les autorités antérieures avaient continué à pratiquer le laisser aller néfaste à la vie en société. Ce qui dans un autre concept espacio temporel aurait pu se résoudre rien qu’avec un simple arrêté municipal aujourd’hui relève d’une action titanesque pour déraciner l’illégalité érigée en normalité et en norme.

Aujourd’hui comme hier, avant-hier, l’année dernière, il faut absolument agir. Il est déjà tard, trop tard. Peut être tout est déjà perdu. Il faut une action énergique pour rétablir la loi et l’ordre.
Dans une société pourrie par la corruption et les vices administratifs de toute sorte, dans une société habituée au marronnage de tout poil, il sera difficile de faire rétablir l’autorité de l’état si l’Etat ne fait rien pour démontrer son autorité.

Cette crise ne peut plus durer…

Hautement confidentielle... pour le moment...Le kase fey kouvri sa pou koze-n pa vante" continue...

Le bras de fer se précise entre le ministre des Affaires sociales, Gérald Germain, et le directeur général de l'Office national d'assurances, Sandro Joseph, embrouillés tous deux dans une affaire où la Société haïtienne d'épargne et de crédit (SHEC) joue un rôle nébuleux. Et le Sénat exige la discrétion sur cette affaire qu'il veut garder confidentielle. Pour le moment.

« C'est une affaire hautement confidentielle », chuchote-on au bureau du Sénat, qui a appelé à la discrétion de ses membres quant à un présumé scandale dans le système bancaire haïtien. Des consignes de discrétion ont également été passés aux parlementaires qui ont affronté, jeudi, le ministre des Affaires sociales, Gérald Germain, et le directeur général de l'Office national d'assurances, Sandro Joseph sur cette question.

L'enjeu financier est de taille : 195 millions de gourdes !
« C'est une situation très grave qui se dessine dans cette affaire, tempête le sénateur Anacacis Jean Hector. Certains responsables de l'Etat ne se soucient guère de l'amélioration des conditions sociales des citoyens. Ils s'enrichissent tout simplement. » Le sénateur de l'Ouest a tenu ces propos à l'issue d'une séance dirigée par le président du grand Corps, Joseph Lambert, qui a décidé de traiter le dossier à huis clos.


Le ministre des Affaires sociales, a récemment dénoncé le sénateur Gabriel Fortuné, aurait exercé des pressions sur le directeur général de l'ONA pour inciter ce dernier à financer à hauteur de 159 millions de gourdes et d'un million de dollars américains (36 millions de gourdes) le redressement de la SHEC que d'aucuns estiment au bord de la faillite.
« La loi m'a fait obligation d'approuver les plans de placement des fonds de l'ONA », a répliqué le ministre Germain. Furieux des récentes accusations du sénateur Fortuné, Gérald Germain a crié à un matraquage médiatique orchestré contre sa personne. Il est de mon devoir de placer ces fonds de l'ONA là où j'estime que c'est nécessaire mais je n'ai jamais usé de ce pouvoir. »


D'autres dossiers sensibles auraient divisé le titulaire du ministère des Affaires sociales et Sandro Joseph qui a été sous le feu des projecteurs en raison de ses investissements somptueux lors de récentes festivités carnavalesques. Il ne pipait mot à sa sortie du Sénat de la République, contrairement à son ministre de tutelle qui estime que certains ont été payés pour un matraquage médiatique.
Ces brouilles bouleversent le ministère des Affaires sociales et l'ONA, dans le contexte de la campagne contre la corruption menée tambour battant par le président René Préval.
Claude Gilles

gonaibo73@yahoo.fr
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Commentaires...
Fonctionner à huit clos, creer des commissions internes pour débattre et investiguer des conflits aussi internes, des dénonciations jamais éclaircies constituent les éléments forts du modus opérandi du corps parlementaire.
Nous autres les haïtiens nous sommes tellement habitués à vivre dans l'illégalité que nous rigolons à gorge déployée quand nous écoutons les discours du Président de la République disposé à lancer la croisade contre la corruption.
A force de pratiquer continuellement la corruption dans tous les domaines et dans toutes les sphères de la vie nationale on a du mal à croire qu'un gouvernement composé d'haïtiens arrivent à déraciner ce mal qui nous engloutit de plus en plus profondément dans la misère et dans le discrédit.
Nous sommes très inquiets quand nous apprenons que l'unité de lutte contre la corruption risque de tomber sous tutelle de ce même parlement qui pour beaucoup de gens n'est pas composé de petits anges venus du ciel.
Lutter contre la corruption est un chemin obligé si nous voulons que le pays se redresse. Il est fort déplorable de constater que la bonne volonté du Président de la République ne suffira pas pour entamer cette croisade. Seul contre tous, il aura l'occasion de dire à ces collaborateurs que celui qui est libre de pêchés lance la première pierre.
Encore des scandales non investigués ou tout simplement des enquêtes qui n'en finissent jamais...
"po dyab nou!"


samedi 2 juin 2007

"ESCALVES AU PARADIS" SUITE....Le chancelier dominicain dénoncera la campagne de diffamation contre la République Dominicaine à L’OEA.

Santo Domingo (EFE). La République Dominicaine dénoncera devant la XXXVII Assemblée générale de l’OEA la supposée campagne montée contre elle, par des organisations internationales à cause de mauvais traitement et de la discrimination infligés aux haïtiens qui résident en République Dominicaine, ont informé des sources officielles.

Le Chancelier dominicain, Carlos Morales Troncoso, qui partira demain à destination de Panama pour participer à la réunion, a déclaré aux journalistes qu’il dénoncera devant l’Organisation des Etats Américains (OEA) » les détracteurs qui vivent en diffamant la République Dominicaine.

Le diplomate essaiera que du rendez vous continental, à se célébrer la semaine prochaine, sorte une résolution qui condamne la dite campagne, et a assuré que pour cela il compte sur l’appui des chanceliers des pays membres de l’OEA ».

« Avec tous ceux-là dont j’ai parlé ils disent que ceci est injuste et que c’est tiré par les cheveux » assura le diplomate.

Morales Troncoso rend responsables de la campagne de diffamation des organisations non gouvernementales, qu’il n’a pas identifiées ; dans le rang des responsables il cite des groupes de dominicains « mauvais », dont il s’est gardé de révéler les noms, quoiqu’il assure connaître de qui il s’agit parfaitement.

« Ce sont des diffamateurs détracteurs et ennemis de la République Dominicaine, qui vivent en nous faisant perdre notre temps à nous défendre de ce type de diffamation », soutint le chancelier dominicain.

La chancellerie dominicaine a confirmé l’existence de la supposée campagne en mars dernier après que l’organisation Amnesty International ait publié un rapport dans lequel elle assure que les haïtiens souffrent d’une « discrimination raciale enracinée » en République Dominicaine.

Amnesty International a décrit des pratiques telles que expulsions en masse d’haïtiens sans supervision judiciaire, la négation de délivrance de certificats de naissance a des milliers de filles et garçons nés en territoire dominicain de parents haïtiens en situation irrégulière.

La dénonciation de Amnistie Internationale a été qualifiée de « totalement exagérée »par le gouvernement dominicain.

La République Dominicaine qui partage avec Haïti l’île Quisqueya (pour española : note du traducteur !), compte 9.1 millions d’habitants avec plus d’un millions d’haïtiens dont la majorité en situation irrégulière.

Note : Article original en Espagnol paru dans la version digitale du Journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24069) traduit par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.

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Commentaires :

Monsieur Morales Troncoso, c’est normal que vous partiez en défense de votre pays, vous avez été nommé justement pour cela. Et on vous comprend. Comme ancien PDG du groupe Gulf and Western, vous devez être bien imbu du calvaire que vivent les haïtiens des bateyes en particulier et les travailleurs haïtiens en général.

Jusqu’à présent vous ne voulez pas, avec les dominicains voir le problème en face et ainsi vous passez toujours à côté des hypothèses de solution.

Pour rester dans le politiquement correct, l’Assemblée Générale des Etats Américains auront vite fait de ne pas inclure ce sujet dans leur agenda de travail. Au pire des cas il sera question de commission ou de résolution invitant les deux pays à travailler à la recherche de solutions communes pour le bien être des deux peuples.

Une résolution des chanceliers de l’OEA visant à condamner les organisations quoi constatent et diffusent à coté des jolies plages dominicaines l’image des bateyes insalubres ou vivotent des milliers d’êtres humains asservis et rabaissés dans une situation proche de l’esclavage n’est que le produit de votre imagination trop fertile.

Si les chanceliers membres de l’Organisation des Etats Américains se tromperaient à tel point de manifester un excès de solidarité pour couvrir l’inacceptable, cette organisation passerait complètement à côté de ses objectifs et dans la pratique il faudrait la version hispanisante d’Esclaves au Paradis dans toutes les capitales latino américaines avec des témoignages des apatrides de la trempe de Ricardo et les autres.

Le fait que la discrimination existe dans le subconscient de beaucoup de dominicains reste un fait prouvé et non dérangeant si elle ne se manifestait pas dans une attitude d’exclusion et de rabaissement de l’espèce humaine. Monsieur Morales Troncoso sait très bien que « maldito haitiano » est devenu une injure dans le parler de tous les jours des dominicains. mAis ça aussi c’est pas relevant.

Ce que tout être humain et sensé doit réclamer est que les travailleurs haïtiens puissent vivre décemment du produit de leur travail. Qu’ils puissent bénéficier des conventions sociales qui régissent les activités humaines dans le monde. C’est tout…

Maintenant ce que Morales Troncoso doit traduire devant l’Organisation des Etats Américains c’est de clamer haut et fort que la République Dominicaine ne peut pas à elle seule solutionner les problèmes d’Haïti et que le pays lui-même ne saurait subsister si la charge des problèmes haïtiens devaient se déverser en totalité sur les seules épaules de la République Dominicaine.

C’est ici la seule réalité que les chanceliers doivent appuyer.

ESCLAVES AU PARADIS ....SUITE.... SANS FIN

Eduardo et Ricardo, apatrides chassés de République dominicaine


U B



Comme des milliers de travailleurs haïtiens ou d'origine haïtienne, Eduardo, 46 ans et Ricardo, 12 ans, ont été expulsés en début d'année de République dominicaine où ils sont pourtant nés et se retrouvent sans ressource, sans papiers et sans famille en Haïti.
Eduardo, qui préfère taire son nom de famille, est né dans un batey insalubre (baraquement d'ouvriers agricoles dans les plantations de canne à sucre) en République dominicaine de parents haïtiens dans la région de Montecristi (nord-ouest).

"J'ai travaillé 15 heures par jour depuis mon enfance comme bracero (coupeur de canne), jamais l'Etat dominicain ne m'a reconnu", explique l'homme au visage marqué, au corps brisé par le labeur. "Puis des militaires dominicains ont raflé un jour de janvier tous les Haïtiens ou ceux qui avaient l'air haïtien, les plus noirs, sur la plantation parce que nous avions protesté sur nos conditions de travail", raconte-t-il.

"Je n'ai pas pu prévenir ma femme ou mes enfants, on m'a pris le seul papier que je possédais, mon permis de travail, puis nous avons été chargés dans des bus, comme des bestiaux et déposés au milieu de la nuit à la frontière", poursuit-il dans un créole teinté de mauvais espagnol.

Depuis Eduardo est hébergé chez un cousin à Canapé-Vert, un quartier de Port-au-Prince perché sur les mornes.

Près de 90% des travailleurs agricoles des plantations de canne à sucre dominicaines contrôlées par l'Etat et par trois familles, les Vicini, les Campollo et les Fanjul, sont des migrants haïtiens ou leurs descendants.

En République dominicaine, Eduardo gagnait à peine un euro en ticket de rationnement pour une tonne et demie de canne coupée. Mais c'est plus qu'il ne peut gagner en Haïti, pays dévasté par des années d'instabilité, que la population tente de fuir parfois au prix de sa vie par la mer vers les Etats-Unis, situés à quelque 900 km ou par la terre, en République dominicaine, où entre 500.000 et 1.000.000 d'Haïtiens vivent selon le Pnud.

Parmi eux, quelque 250.000 enfants apatrides, comme Ricardo, 12 ans, qui travaillait avec sa famille sur une plantation de canne dans la région de Pédernales, au sud-ouest. "Je suis séparé de mes parents, je n'ai pas de nouvelle et ne sais pas ce que je vais faire, je ne connais personne ici", dit le jeune garçon né en République dominicaine. Il dort dans les rues de la capitale haïtienne depuis son expulsion il y a deux semaines.

"Les migrants haïtiens et leurs enfants nés en République dominicaine sont privés des droits les plus élémentaires", dénonce Gerardo Ducos, d'Amnesty International.

Malgré un arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme condamnant la manière dont la République dominicaine traite les enfants d'origine haïtienne, les autorités de ce pays continuent de refuser la nationalité dominicaine aux enfants nés dans le pays de parents sans papiers ou en situation irrégulière.

Victimes de discriminations fondées sur la couleur de la peau, la langue et la nationalité, utilisés comme boucs-émissaires des problèmes socio-économiques du pays, les migrants haïtiens ou leur descendants sont "tout particulièrement visés par les agents de l'immigration lors de contrôles d'identité, qui se soldent souvent par des détentions arbitraires, des mauvais traitements, et des expulsions collectives et massives vers Haïti (20.000 à 30.000 personnes expulsées par an), estimait Amnesty dans un récent rapport.

Comme la majorité de leurs compagnons d'infortune, Eduardo et Ricardo vont tenter de repasser la frontière clandestinement en payant un passeur qui soudoiera les militaires dominicains. "Notre vie est là-bas", disent-ils en coeur.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com