Publié le mercredi 09 janvier 2013 à 08:36 par Marc MAHUZIER.
Trois ans après la tragédie (plus de 220 000 morts), des centaines de milliers d'Haïtiens vivent dans des camps. Les ruines ont été déblayées mais la reconstruction est lente et souvent anarchique. Reportage.
« Nous vivons comme des animaux ! » Jean-Fougères Cherestal est le chef du camp de la place Sainte-Anne, dans le centre de Port-au-Prince. 600 familles survivent dans des abris de toile et de planches. Promiscuité totale. « On nous a abandonnés », dit cet homme d'une trentaine d'années. Une femme appelle : « Venez voir ! » Elle a 54 ans, en paraît quinze de plus. Sa case est minuscule. « On est huit. Les enfants dorment par terre. On n'a même pas de matelas ! »
« On construit comme avant »
Pas de matelas, pas de nourriture puisque, depuis deux ans, le gouvernement demande aux ONG de ne plus en distribuer afin de ne pas transformer les Haïtiens en assistés. Pas de travail, aucun revenu. On vit d'expédients, de rapines : des élèves du lycée Toussaint-Louverture, en face, se font dépouiller en sortant de cours. Pas de toilettes, non plus. Ou plutôt un lieu immonde, jamais curé. Les jours de pluie, il déborde, répandant dans le camp des excréments. Tout le monde vit alors dans la hantise du choléra, qui tue toujours dans le pays.
Début décembre, les occupants de la place Sainte-Anne ont bloqué la rue. Ils réclament l'allocation de 420 € par famille que d'autres camps ont touchée pour se reloger. Marie-Nicole est arrivée dans le camp le soir du tremblement de terre avec une ribambelle d'enfants et de petits-enfants. Cette marchande de rue rêve de redémarrer un « ti commerce » avec l'argent du pécule.
Au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, le nombre des sans-abri était estimé à un million. Aujourd'hui, la plupart des places ont été évacuées. Sylvie Bajeux, du Centre oecuménique des droits humains, parle de « lambeaux de camps ». Disséminés dans la capitale, ils abriteraient encore plus de 300 000 personnes. Mais ils se voient moins.
Aucun plan de reconstruction
Dans les rues, cela a pris du temps mais les décombres ont été déblayés. Dans ce pays quasiment sans administration, aucun plan de reconstruction n'a été lancé, exception faite du « village Martelly », 3 000 logements à l'extérieur de Port-au-Prince financés par l'aide vénézuélienne. Le soin de rebâtir a été laissé à l'initiative individuelle.
« Ceux qui ont les moyens construisent plus solide. Mais, la plupart du temps, on fait comme avant », témoigne Jean-Elias Valeus, contremaître. Sur les flancs de Canapé Vert, quartier terriblement éprouvé, béton et parpaings poussent dans la même anarchie. Quant à la double croix rouge peinte sur la façade pour déclarer un logement dangereux, nombre de propriétaires l'ont effacée pour continuer à y habiter. « Regarde, ils ont juste passé un peu d'enduit sur les fissures », dit mon guide, Gawoulé. De l'intérieur de cette maison, fusent des cris, de la vie. Comme avant.
http://www.jactiv.ouest-france.fr/actualites/monde/haiti-se-releve-mal-seisme-2010-13210
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 11 janvier 2013
Haïti, enfin on reconstruit...
jeudi 10 janvier 2013
Pour construire une maison antisismiques : structures en bois, formes en triangle, remplissage en maçonnerie de petites pierres et briques donnent la souplesse aux nouvelles constructions. Ci-dessus, un enfant devant sa nouvelle maison.
Photo : Ouest-France
Grâce aux dons des lecteurs d'Ouest-France, 161 familles ont trouvé un abri dans les nouvelles maisons construites selon des techniques qui permettront de résister aux secousses sismiques.
Le 12 janvier 2010, le tremblement de terre causait la mort de plus de 300 000 personnes tandis que plus d'un million de Haïtiens se retrouvaient sans abri. La générosité des lecteurs s'est immédiatement manifestée. Après l'aide d'urgence, Ouest-France Solidarité soutient la construction de maisons antisismiques, réalisées avec des matériaux traditionnels et par les familles elles-mêmes.
Depuis 2012, Ouest-France Solidarité soutient la construction de 275 maisons. Le coût s'élève à 320 000 € soit, en moyenne, 1 164 € par maison. À ce jour, et grâce à l'aide des lecteurs, 161 maisons sont construites et habitées par les familles qui les ont bâties. 40 maisons sont en chantier, 74 autres seront construites cette année.
Une telle performance est possible grâce au travail de terrain mené par l'organisme Misereor avec des associations locales, dont « Concertation et action pour le développement ». Celles-ci développent l'agro-écologie auprès des paysans bien avant le tremblement de terre : plantation d'arbres, cultures vivrières raisonnées, petit élevage... Avec les ingénieurs agronomes, des architectes grenoblois, spécialistes de la construction en terre, les accompagnent en permanence. Ils ont formé les « boss-maçons » et les charpentiers. Les familles choisissent le modèle de leurs maisons et les décorent à leur goût. Au lieu d'importer une architecture étrangère, on utilise des matériaux traditionnels en leur appliquant les règles antisismiques.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Haiti-enfin-on-reconstruit...-_3637-2151556_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS
TRANSAT CROIT AUX POTENTIALITES TOURISTIQUES DE HAITI
En dépit des consignes de prudence émises par les États-Unis et le Canada à leurs ressortissants, le plus important voyagiste intégré au Canada veut ramener les touristes à la semi-île, qui fut jadis la "Perle des Antilles".
Le tour opérateur canadien et la ministre haïtienne du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, ont paraphé un accord de partenariat en promotion de forfaits touristiques. Mme Villedrouin, en mission officielle à Montréal pour promouvoir les nouveaux vols à destination d’Haïti du transporteur Air Transat, a affirmé qu’elle était persuadée que son pays pourra s’affranchir de l’aide internationale grâce au tourisme.
"Il y a une belle Haïti"
La plus jeune ministre du gouvernement de Laurent Lamothe a mis en avant d’importants travaux d’infrastructures effectués sous la présidence de Michel Joseph Martelly pour placer ou replacer Haïti sur la carte touristique mondiale. L’aéroport international, premier coup d’œil des touristes sur le pays, dit-elle, a été entièrement rénové. "Le message qu'on veut lancer, trois ans après le séisme, c’est qu'il y a une belle Haïti", a vanté la ministre.
Grâce à l’accord conclu avec l’État haïtien, le transporteur et voyagiste Transat offre des forfaits pour des vacances en Haïti au départ de Montréal. Ce nouveau tourisme solidaire vise à revaloriser le patrimoine et à développer l’économie d’Haïti. "Nous voulons offrir le Sud autrement", a expliqué Annick Guérard, directrice générale de Transat Tours Canada. De plus en plus de voyageurs, a-t-elle indiqué, souhaitent vivre une expérience enrichissante sur le plan humain.
Forfaits "découverte" : une offre diversifiée
L’entreprise propose, ainsi, des forfaits découverte d’une semaine à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, et des forfaits balnéaires de quatre jours. Un séjour d’une semaine, repas et excursions compris, coûte entre 1300 et 1600 dollars. "Ces nouveaux forfaits s’adressent aux clients qui veulent allier découverte et détente", a précisé la directrice générale de Transat Tours Canada.
Transat A.T. inc., l’une des plus grandes entreprises de tourisme intégrées du monde et le chef de file de l’industrie des voyages vacances au Canada, offrira des forfaits vacances en Haïti au départ de Montréal, à compter du 23 janvier 2013. Ces forfaits combineront un séjour à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, qui recèle des plages magnifiques, avec un vaste programme d’excursions accompagnées : musées, sites historiques, lieux naturels, routes thématiques, activités sportives et nautiques.
L'écrivain Dany Lafferière en défenseur de la culture haïtienne
Écrivain d'origine haïtienne, Dany Lafferière a salué la démarche de la Transat favorable au tourisme haïtien. Le prix Medicis 2009 espère que la démarche sera également culturelle. "Ce ne serait que justice pour les deux grandes sociétés francophones d'Amérique puissent échanger leur expérience", a estimé l'auteur de "L'Enigme du retour", un roman publié aux éditions Grasset.
Depuis les consignes d’appel à la prudence lancé par les États-Unis et le Canada à leurs ressortissants, le gouvernement haïtien se démène comme un diable dans un bénitier pour éviter un coup fatal au secteur touristique du pays. "Les étrangers ainsi que les Haïtiens de la diaspora peuvent visiter le pays en toute quiétude", a rassuré le Premier ministre, Laurent Lamothe.
Le taux de mort subite pour Haïti est de 6.9 pour chaque 100 000 habitants, selon les chiffres cités par le chef du gouvernement. Haïti, a-t-il soutenu, est bien plus sûre que beaucoup d’autres destinations en Amérique, dont Long Beach, en Californie (États-Unis).
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/economie-tourisme/la-transat-voit-toujours-en-haiti-des-opportunites-touristiques--20649.html
Le tour opérateur canadien et la ministre haïtienne du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, ont paraphé un accord de partenariat en promotion de forfaits touristiques. Mme Villedrouin, en mission officielle à Montréal pour promouvoir les nouveaux vols à destination d’Haïti du transporteur Air Transat, a affirmé qu’elle était persuadée que son pays pourra s’affranchir de l’aide internationale grâce au tourisme.
"Il y a une belle Haïti"
La plus jeune ministre du gouvernement de Laurent Lamothe a mis en avant d’importants travaux d’infrastructures effectués sous la présidence de Michel Joseph Martelly pour placer ou replacer Haïti sur la carte touristique mondiale. L’aéroport international, premier coup d’œil des touristes sur le pays, dit-elle, a été entièrement rénové. "Le message qu'on veut lancer, trois ans après le séisme, c’est qu'il y a une belle Haïti", a vanté la ministre.
Grâce à l’accord conclu avec l’État haïtien, le transporteur et voyagiste Transat offre des forfaits pour des vacances en Haïti au départ de Montréal. Ce nouveau tourisme solidaire vise à revaloriser le patrimoine et à développer l’économie d’Haïti. "Nous voulons offrir le Sud autrement", a expliqué Annick Guérard, directrice générale de Transat Tours Canada. De plus en plus de voyageurs, a-t-elle indiqué, souhaitent vivre une expérience enrichissante sur le plan humain.
Forfaits "découverte" : une offre diversifiée
L’entreprise propose, ainsi, des forfaits découverte d’une semaine à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, et des forfaits balnéaires de quatre jours. Un séjour d’une semaine, repas et excursions compris, coûte entre 1300 et 1600 dollars. "Ces nouveaux forfaits s’adressent aux clients qui veulent allier découverte et détente", a précisé la directrice générale de Transat Tours Canada.
Transat A.T. inc., l’une des plus grandes entreprises de tourisme intégrées du monde et le chef de file de l’industrie des voyages vacances au Canada, offrira des forfaits vacances en Haïti au départ de Montréal, à compter du 23 janvier 2013. Ces forfaits combineront un séjour à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, qui recèle des plages magnifiques, avec un vaste programme d’excursions accompagnées : musées, sites historiques, lieux naturels, routes thématiques, activités sportives et nautiques.
L'écrivain Dany Lafferière en défenseur de la culture haïtienne
Écrivain d'origine haïtienne, Dany Lafferière a salué la démarche de la Transat favorable au tourisme haïtien. Le prix Medicis 2009 espère que la démarche sera également culturelle. "Ce ne serait que justice pour les deux grandes sociétés francophones d'Amérique puissent échanger leur expérience", a estimé l'auteur de "L'Enigme du retour", un roman publié aux éditions Grasset.
Depuis les consignes d’appel à la prudence lancé par les États-Unis et le Canada à leurs ressortissants, le gouvernement haïtien se démène comme un diable dans un bénitier pour éviter un coup fatal au secteur touristique du pays. "Les étrangers ainsi que les Haïtiens de la diaspora peuvent visiter le pays en toute quiétude", a rassuré le Premier ministre, Laurent Lamothe.
Le taux de mort subite pour Haïti est de 6.9 pour chaque 100 000 habitants, selon les chiffres cités par le chef du gouvernement. Haïti, a-t-il soutenu, est bien plus sûre que beaucoup d’autres destinations en Amérique, dont Long Beach, en Californie (États-Unis).
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/economie-tourisme/la-transat-voit-toujours-en-haiti-des-opportunites-touristiques--20649.html
TRANSAT CROIT TOUJOURS DANS LES POTENTIALITES TOURISTIQUES D'HAITI
En dépit des consignes de prudence émises par les États-Unis et le Canada à leurs ressortissants, le plus important voyagiste intégré au Canada veut ramener les touristes à la semi-île, qui fut jadis la "Perle des Antilles".
Le tour opérateur canadien et la ministre haïtienne du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, ont paraphé un accord de partenariat en promotion de forfaits touristiques. Mme Villedrouin, en mission officielle à Montréal pour promouvoir les nouveaux vols à destination d’Haïti du transporteur Air Transat, a affirmé qu’elle était persuadée que son pays pourra s’affranchir de l’aide internationale grâce au tourisme.
"Il y a une belle Haïti"
La plus jeune ministre du gouvernement de Laurent Lamothe a mis en avant d’importants travaux d’infrastructures effectués sous la présidence de Michel Joseph Martelly pour placer ou replacer Haïti sur la carte touristique mondiale. L’aéroport international, premier coup d’œil des touristes sur le pays, dit-elle, a été entièrement rénové. "Le message qu'on veut lancer, trois ans après le séisme, c’est qu'il y a une belle Haïti", a vanté la ministre.
Grâce à l’accord conclu avec l’État haïtien, le transporteur et voyagiste Transat offre des forfaits pour des vacances en Haïti au départ de Montréal. Ce nouveau tourisme solidaire vise à revaloriser le patrimoine et à développer l’économie d’Haïti. "Nous voulons offrir le Sud autrement", a expliqué Annick Guérard, directrice générale de Transat Tours Canada. De plus en plus de voyageurs, a-t-elle indiqué, souhaitent vivre une expérience enrichissante sur le plan humain.
Forfaits "découverte" : une offre diversifiée
L’entreprise propose, ainsi, des forfaits découverte d’une semaine à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, et des forfaits balnéaires de quatre jours. Un séjour d’une semaine, repas et excursions compris, coûte entre 1300 et 1600 dollars. "Ces nouveaux forfaits s’adressent aux clients qui veulent allier découverte et détente", a précisé la directrice générale de Transat Tours Canada.
Transat A.T. inc., l’une des plus grandes entreprises de tourisme intégrées du monde et le chef de file de l’industrie des voyages vacances au Canada, offrira des forfaits vacances en Haïti au départ de Montréal, à compter du 23 janvier 2013. Ces forfaits combineront un séjour à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, qui recèle des plages magnifiques, avec un vaste programme d’excursions accompagnées : musées, sites historiques, lieux naturels, routes thématiques, activités sportives et nautiques.
L'écrivain Dany Lafferière en défenseur de la culture haïtienne
Écrivain d'origine haïtienne, Dany Lafferière a salué la démarche de la Transat favorable au tourisme haïtien. Le prix Medicis 2009 espère que la démarche sera également culturelle. "Ce ne serait que justice pour les deux grandes sociétés francophones d'Amérique puissent échanger leur expérience", a estimé l'auteur de "L'Enigme du retour", un roman publié aux éditions Grasset.
Depuis les consignes d’appel à la prudence lancé par les États-Unis et le Canada à leurs ressortissants, le gouvernement haïtien se démène comme un diable dans un bénitier pour éviter un coup fatal au secteur touristique du pays. "Les étrangers ainsi que les Haïtiens de la diaspora peuvent visiter le pays en toute quiétude", a rassuré le Premier ministre, Laurent Lamothe.Le taux de mort subite pour Haïti est de 6.9 pour chaque 100 000 habitants, selon les chiffres cités par le chef du gouvernement. Haïti, a-t-il soutenu, est bien plus sûre que beaucoup d’autres destinations en Amérique, dont Long Beach, en Californie (États-Unis).
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/economie-tourisme/la-transat-voit-toujours-en-haiti-des-opportunites-touristiques--20649.html
Le tour opérateur canadien et la ministre haïtienne du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, ont paraphé un accord de partenariat en promotion de forfaits touristiques. Mme Villedrouin, en mission officielle à Montréal pour promouvoir les nouveaux vols à destination d’Haïti du transporteur Air Transat, a affirmé qu’elle était persuadée que son pays pourra s’affranchir de l’aide internationale grâce au tourisme.
"Il y a une belle Haïti"
La plus jeune ministre du gouvernement de Laurent Lamothe a mis en avant d’importants travaux d’infrastructures effectués sous la présidence de Michel Joseph Martelly pour placer ou replacer Haïti sur la carte touristique mondiale. L’aéroport international, premier coup d’œil des touristes sur le pays, dit-elle, a été entièrement rénové. "Le message qu'on veut lancer, trois ans après le séisme, c’est qu'il y a une belle Haïti", a vanté la ministre.
Grâce à l’accord conclu avec l’État haïtien, le transporteur et voyagiste Transat offre des forfaits pour des vacances en Haïti au départ de Montréal. Ce nouveau tourisme solidaire vise à revaloriser le patrimoine et à développer l’économie d’Haïti. "Nous voulons offrir le Sud autrement", a expliqué Annick Guérard, directrice générale de Transat Tours Canada. De plus en plus de voyageurs, a-t-elle indiqué, souhaitent vivre une expérience enrichissante sur le plan humain.
Forfaits "découverte" : une offre diversifiée
L’entreprise propose, ainsi, des forfaits découverte d’une semaine à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, et des forfaits balnéaires de quatre jours. Un séjour d’une semaine, repas et excursions compris, coûte entre 1300 et 1600 dollars. "Ces nouveaux forfaits s’adressent aux clients qui veulent allier découverte et détente", a précisé la directrice générale de Transat Tours Canada.
Transat A.T. inc., l’une des plus grandes entreprises de tourisme intégrées du monde et le chef de file de l’industrie des voyages vacances au Canada, offrira des forfaits vacances en Haïti au départ de Montréal, à compter du 23 janvier 2013. Ces forfaits combineront un séjour à Port-au-Prince et sur la côte des Arcadins, qui recèle des plages magnifiques, avec un vaste programme d’excursions accompagnées : musées, sites historiques, lieux naturels, routes thématiques, activités sportives et nautiques.
L'écrivain Dany Lafferière en défenseur de la culture haïtienne
Écrivain d'origine haïtienne, Dany Lafferière a salué la démarche de la Transat favorable au tourisme haïtien. Le prix Medicis 2009 espère que la démarche sera également culturelle. "Ce ne serait que justice pour les deux grandes sociétés francophones d'Amérique puissent échanger leur expérience", a estimé l'auteur de "L'Enigme du retour", un roman publié aux éditions Grasset.
Depuis les consignes d’appel à la prudence lancé par les États-Unis et le Canada à leurs ressortissants, le gouvernement haïtien se démène comme un diable dans un bénitier pour éviter un coup fatal au secteur touristique du pays. "Les étrangers ainsi que les Haïtiens de la diaspora peuvent visiter le pays en toute quiétude", a rassuré le Premier ministre, Laurent Lamothe.Le taux de mort subite pour Haïti est de 6.9 pour chaque 100 000 habitants, selon les chiffres cités par le chef du gouvernement. Haïti, a-t-il soutenu, est bien plus sûre que beaucoup d’autres destinations en Amérique, dont Long Beach, en Californie (États-Unis).
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/economie-tourisme/la-transat-voit-toujours-en-haiti-des-opportunites-touristiques--20649.html
1. L'artiste plasticien haïtien Mario Benjamin
Par Jean-François Cadet
Mario Benjamin, un artiste dont la peinture frappe, intrigue, bouleverse. Il est Haïtien, mais sa notoriété est internationale car il a participé aux biennales de Venise, Sao Paulo, ou la Havane. 3 ans après le séisme en Haïti dont la violence et les dégâts restent dans les mémoires, une exposition personnelle lui est consacrée à Paris. C’est la 1ere fois, et c’est jusqu’au 23 février à la Maison Revue Noire, dans le 14e arrondissement, dans le quartier de Montparnasse.
http://www.rfi.fr/emission/20130111-1-artiste-plasticien-haitien-mario-benjamin
Peinture : Haïti radical et contemporain
« Haïti, le seul peuple de peintres » a dit André Malraux, qui s’était pris de passion pour la créativité ce pays. Dans la continuité de cette pensée et de ses échanges avec Haïti, le Musée du Montparnasse s’applique à présenter régulièrement les œuvres de peintres haïtiens. Jusqu’au 13 janvier, Sébastien Jean et Manuel Mathieu sont à l’honneur dans le cadre de l’exposition "Haïti radical et contemporain". Ces jeunes créateurs incarnent la nouvelle vague de la peinture haïtienne, qui instaure une rupture avec le style naturaliste et naïf qu’on lui connaissait habituellement. Leurs œuvres, marquées par la puissance de l’imaginaire et d’une certaine forme d’expressionisme, bénéficient dorénavant d’une reconnaissance internationale.
Né en 1980, autodidacte, il s’est formé au contact d’autres artistes, notamment au travail de la peinture sur bois et de la céramique. Il a exposé, entre autres, en Guadeloupe, en Martinique, en France, en Haïti, à New York, à Miami et à Venise. Il réside en Haïti.
"Mon inspiration principale prend racine dans la culture et la vie sous toutes ses formes en Haïti mêlant cris, félicité, misère et allégresse. Mon travail s’inscrit dans l’art contemporain et universel en intégrant l’univers haïtien : spiritualités, couleurs, matériaux, végétation et le reste du monde. Ma recherche esthétique associe aux couleurs des procédés : noir de fumée, poussières... qui donnent vie." (Sébastien Jean)
"The Twins", par Manuel Mathieu, 2010. Peintre et photographe, diplômé de l’Ecole des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, Manuel Mathieu est né à Port-au-Prince en 1986. Il vit et travaille aujourd’hui à Montréal. Ses œuvres ont été exposées notamment au Canada, en France, en Haïti, à Londres, à Miami et à New York.
"J’essaie de donner corps à ce qui est en moi. Le résultat est une réminiscence de quelque chose de monstrueux et laisse le spectateur en prise avec des distorsions et des combinaisons insensées, injustifiées. Je travaille avec des idées, des images existantes qui viennent de magazines, événements courants, de la société, d’Internet et du travail d’autres artistes. En termes de création d’images, je me fie à ma sensibilité, une vue intérieure, intime qui évolue en corrélation avec ma maturité visuelle." (Manuel Mathieu)
Musée du Montparnasse 21 avenue du Maine 75015 Paris
Métro Montparnasse : ligne 4, 6, 12 et 13
Ouvert de mardi à dimanche de 12h30 à 19h
http://www.francetv.fr/culturebox/exposition-haiti-radical-et-contemporain-130787
Né en 1980, autodidacte, il s’est formé au contact d’autres artistes, notamment au travail de la peinture sur bois et de la céramique. Il a exposé, entre autres, en Guadeloupe, en Martinique, en France, en Haïti, à New York, à Miami et à Venise. Il réside en Haïti.
"Mon inspiration principale prend racine dans la culture et la vie sous toutes ses formes en Haïti mêlant cris, félicité, misère et allégresse. Mon travail s’inscrit dans l’art contemporain et universel en intégrant l’univers haïtien : spiritualités, couleurs, matériaux, végétation et le reste du monde. Ma recherche esthétique associe aux couleurs des procédés : noir de fumée, poussières... qui donnent vie." (Sébastien Jean)
"The Twins", par Manuel Mathieu, 2010. Peintre et photographe, diplômé de l’Ecole des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, Manuel Mathieu est né à Port-au-Prince en 1986. Il vit et travaille aujourd’hui à Montréal. Ses œuvres ont été exposées notamment au Canada, en France, en Haïti, à Londres, à Miami et à New York.
"J’essaie de donner corps à ce qui est en moi. Le résultat est une réminiscence de quelque chose de monstrueux et laisse le spectateur en prise avec des distorsions et des combinaisons insensées, injustifiées. Je travaille avec des idées, des images existantes qui viennent de magazines, événements courants, de la société, d’Internet et du travail d’autres artistes. En termes de création d’images, je me fie à ma sensibilité, une vue intérieure, intime qui évolue en corrélation avec ma maturité visuelle." (Manuel Mathieu)
Musée du Montparnasse 21 avenue du Maine 75015 Paris
Métro Montparnasse : ligne 4, 6, 12 et 13
Ouvert de mardi à dimanche de 12h30 à 19h
http://www.francetv.fr/culturebox/exposition-haiti-radical-et-contemporain-130787
Haïti-Justice : Le dossier d’Aristide transféré au cabinet d’instruction ?
« Le dossier suit son cours, et sera acheminé vers un juge d’instruction qui prendra en charge la suite » : c’est ce qu’a déclaré le commissaire du gouvernement, Lucmane Délille, dans une interview à AlterPresse peu de temps après l’audition de l’ancien président Jean Bertrand Aristide chez lui à Tabarre (périphérie nord).
Ce qui porte à croire qu’il y aurait matière à la conduite d’une enquête autour des plaintes dont fait l’objet l’ancien chef d’État. Celles-ci portent sur des allégations de vol, escroquerie et abus de confiance.
Contrairement à ce qui arrive en général c’est le commissaire du gouvernement qui est allé au domicile d’Aristide, alors qu’il s’agissait d’une convocation adressée à ce dernier.
« C’est pour montrer que ce n’est pas une persécution politique. L’important pour nous c’était de l’auditionner concernant les griefs qui ont été prononcés contre lui, pour savoir de quoi il en est », se défend Delille.
Par contre, l’un des avocats du président Jean Bertrand Aristide, Newton St Juste, ne partage pas l’idée qu’il y a eu une convocation.
Il préfère parler de « rencontre amicale » entre le parquet et son client. Il indique aussi qu’un document a été remis au commissaire Lucmane Delille pour lui rappeler ce que dit la loi dans une telle situation.
« Dans le respect des lois, la question de Lafanmi se lavi n’a aucun fondement juridique, et la question des sociétaires victimes doit être géré selon la continuité de l’Etat. D’ailleurs le président Aristide fut le premier chef d’Etat a avoir entrepris le dédommagement des victimes », explique Newton St Juste.
« A ce titre, un accord a été signé depuis le mois de juin 2002, pour s’engager envers les sociétaires victimes des coopératives, ce que le commissaire Lucmane [Delille] ne savait pas, un rappel qui lui a été nécessaire », poursuit l’avocat.
Il ajoute aussi que « la loi ne reconnait nullement le droit d’écouter une personne sur sept plaintes » et réaffirme en meme temps la disposition de son client à répondre « à ce qui est légal ».
« Depuis la semaine dernière, on avait bien dit que c’est un dossier classé, parce qu’il n’a jamais été question de dossier véritablement. Maintenant le parquet devra tirer les conclusions par rapport aux exigences de la loi », conclut Newton St Juste.
Par ailleurs, le secrétaire exécutif de la Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh), Antonal Mortimé, croit qu’il n’est pas normal qu’un commissaire du gouvernement laisse son bureau pour aller entendre une personne dans sa résidence.
Pour Antonal Mortimé « le commissaire du gouvernement Lucmane Delille est en train de créer un mauvais précédent au niveau de la justice, car c’est peut-être la première fois qu’une telle chose se produit au niveau du système judicaire ».
Il signale aussi que normalement c’est le commissaire de la Croix-des-Bouquets qui devrait auditionner Jean Bertrand Aristide, parce que Tabarre est dans la juridiction de Croix-des –Bouquets.
Tôt ce mercredi 9 janvier 2013, l’un des avocats de l’ancien chef d’État, Me Newton St Juste, avait informé à AlterPresse que ses collègues et lui étaient en route pour quérir leur client en vue de se présenter au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince.
Un millier de partisans et sympathisants d’Aristide étaient massés aux abords du parquet ce 9 janvier. La tension montait et les grilles ont été verrouillées devant le risque d’invasion de la cour du bâtiment, a constaté AlterPresse.
Des voix dont celle du président du sénat, Dieuseul Simon Desras, et du sénateur John Joël Joseph, se sont élevées contre cette invitation qui, selon elles, frôlent « la persécution politique ».
Le chef de l’État, Joseph Michel Martelly, a, pour sa part, rejeté toute implication de son administration dans cette affaire. Toutefois, Martelly estime que personne n’est au-dessus de la loi.
Et le tollé sur cette invitation continue de défrayer la chronique, alors que la justice haïtienne n’a toujours pas rendu sa décision sur certains dossiers épineux.
Il s’agit particulièrement du cas de Jean-Claude Duvalier (détenteur d’un passeport diplomatique peu de jours avant que la cour d’appel statue sur son cas), de l’incarcération pour kidnapping et association de malfaiteurs du riche homme d’affaires Clifford Brandt et du viol présumé de MeJosué Pierre-Louis sur sa jeune subordonnée, Marie Danielle Bernadin. [jep kft gp apr 09/01/2013 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13917
Haïti: Aristide entendu par la justice
L'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, visé par des plaintes pour "crimes économiques, vols, abus de confiance et association de malfaiteurs", convoqué au tribunal, a finalement été entendu dans sa résidence aujourd'hui. "Le commissaire du gouvernement (chef du parquet, ndlr) a eu un entretien d'une demi-heure avec le président Aristide entouré de ses avocats", a indiqué par téléphone Me Mario Joseph, qui a qualifié la rencontre de "courtoise et respectueuse". Le juriste a précisé que les plaintes contre l'ex-président ont été contestées par ses conseillers qui considèrent que leur client fait l'objet de "persécution politique".
"Il n'est pas question de persécution politique", a rétorqué le chef du parquet, Lucmane Délille, qui a annoncé "l'ouverture d'une enquête judiciaire". "Il était de mon devoir d'entendre M. Aristide qui a rejeté les plaintes, mais le dossier sera acheminé au cabinet d'instruction", a-t-il ajouté. Des milliers de supporters de l'ancien président qui étaient massés devant le tribunal ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince, jusque devant la résidence d'Aristide, située dans le nord de la capitale et à une dizaine de kilomètres du siège de la mission de l'ONU en Haïti.
Aristide a effectué trois mandats écourtés à la tête d'Haïti, en 1991, de 1994 à 1996 et de 2001 à 2004. Il a regagné le pays en mars 2011 après 7 ans d'exil en Afrique du Sud.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/01/09/97001-20130109FILWWW00715-haiti-aristide-entendu-par-la-justice.php
"Il n'est pas question de persécution politique", a rétorqué le chef du parquet, Lucmane Délille, qui a annoncé "l'ouverture d'une enquête judiciaire". "Il était de mon devoir d'entendre M. Aristide qui a rejeté les plaintes, mais le dossier sera acheminé au cabinet d'instruction", a-t-il ajouté. Des milliers de supporters de l'ancien président qui étaient massés devant le tribunal ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince, jusque devant la résidence d'Aristide, située dans le nord de la capitale et à une dizaine de kilomètres du siège de la mission de l'ONU en Haïti.
Aristide a effectué trois mandats écourtés à la tête d'Haïti, en 1991, de 1994 à 1996 et de 2001 à 2004. Il a regagné le pays en mars 2011 après 7 ans d'exil en Afrique du Sud.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/01/09/97001-20130109FILWWW00715-haiti-aristide-entendu-par-la-justice.php
Haïti : L’initiative « Kita Nago » s’arrête brièvement aux Cayes avant de redémarrer
jeudi 10 janvier 2013Correspondance Joseph Serizier
Cayes, 10 janv. 2013 [AlterPresse] --- Après être arrivée très tôt (2:45 am), le mercredi 9 janvier 2013 dans la 3e ville du pays, Les Cayes, la caravane Kita Nago a atteint Cavaillon (en direction de Port-au-Prince) en début de matinée de ce jeudi 10 janvier, selon les informations obtenues par AlterPresse.
Les initiateurs de ce mouvement, dont Harry Nicolas dit « Mèt fèy vèt », expriment leur satisfaction pour l’accueil réservé par des autorités locales et habitantes / habitants dans plusieurs communes où la caravane a déjà fait escale.
Aux Cayes, précisément, la caravane a été bien accueillie.
L’objectif du mouvement est de sensibiliser les Haïtiennes et Haïtiens sur l’importance de notre dévisse « L’union fait la force », en vue de faire sortir le pays de l’impasse où il se trouve depuis des années, expliquent les initiateurs dans des déclarations, faites dans la presse locale.
Ils sollicitent, entre autres, la participation et la compréhension de toutes les Haïtiennes et de tous les Haïtiens dans cette lutte de motivation.
Les initiateurs en profitent pour démentir les rumeurs faisant croire que cette initiative aurait une portée mystique.
Interrogés par AlterPresse, sur la place des Cayes où la caravane faisait son escale, des observateurs curieux disent espérer en l’atteinte des objectifs fixés, notamment en ce qui a trait à l’union.
La caravane Kita Nago, qui a débuté son périple dans la commune des Irois (Grande Anse / Sud-Ouest), le 1er janvier 2013, fait route en direction de Port-au-Prince et doit traverser plusieurs communautés du Sud, dont Saint-Louis du Sud et Aquin.
La destination finale est Ouanaminthe (Nord-Est), où elle aurait parcouru environ 700 kilomètres depuis Les Irois. [js kft rc apr 10/01/2013 8:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13916
Haïti-Environnement : L’exploitation de sable à Forêt des pins inquiète la population de Fonds-Verrettes
jeudi 10 janvier 2013
Correspondance Ethzard Cassagnol
Fonds-Verrettes, 10 janv. 2013 [AlterPresse] --- L’exploitation désordonnée et continuelle de sable à la Forêt des pins (Fonds-Verrettes, Ouest) constitue une source d’inquiétude pour la population de cette zone, apprend AlterPresse.
Ce sable est exploité dans différents endroits de la forêt des pins, comme Ti sous, Savane Bourrique, Lapifon, « Nan plak ».
A « Nan Plak », il est exploité pour la construction de routes en terre battue, comme la route nationale numéro quatre (4).
Mais, en général, cette exploitation de sable, réalisée par certains habitants de la forêt et des zones avoisinantes, est destinée à la construction des maisons et des citernes familiales.
Beaucoup de maisons sont construites avec ce sable à l’intérieur même de la forêt des pins et de ses localités, à Oriani, Gros Cheval, Boukan Chat, Savane Zombi, indique un paysan de Gros Cheval, Robert Charmant, qui souhaite des dispositions institutionnelles pour arrêter cette exploitation anarchique remontant à plusieurs années.
« Si cette pratique n’est pas freinée, elle sera néfaste pour l’environnement », renchérit le pasteur Antoine Pierre, un habitant de Forêt des pins.
Les habitantes et habitants de Fonds-Verrettes et de Savane Zombi appellent à des décisions sévères et urgentes pour freiner cette pratique qui pourrait avoir de graves répercussions sur la vie de la population, sur l’environnement, notamment sur les micro-organismes du sol et d’autres espèces végétales.
Ils signalent des tests qui sont en train d’être effectués dans différents endroits par des exploitantes et exploitants qui seraient à la recherche de mines et d’autres carrières à exploiter.
Les dirigeants doivent prendre des mesures formelles pour le contrôle des carrières de sable et la protection des pins, préconisent-ils.
Par ailleurs, le pasteur Antoine Pierre signale aussi une exploitation des bois, à Forêt des pins, pour la fabrication des planches, du charbon, des bois destinés à la vente, situation qui risque d’engendrer une dégradation totale de la réserve de pins.
La forêt des pins représente la principale réserve en pins du pays. [ec emb kft rc apr 10/01/2013 0:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13896
Correspondance Ethzard Cassagnol
Fonds-Verrettes, 10 janv. 2013 [AlterPresse] --- L’exploitation désordonnée et continuelle de sable à la Forêt des pins (Fonds-Verrettes, Ouest) constitue une source d’inquiétude pour la population de cette zone, apprend AlterPresse.
Ce sable est exploité dans différents endroits de la forêt des pins, comme Ti sous, Savane Bourrique, Lapifon, « Nan plak ».
A « Nan Plak », il est exploité pour la construction de routes en terre battue, comme la route nationale numéro quatre (4).
Mais, en général, cette exploitation de sable, réalisée par certains habitants de la forêt et des zones avoisinantes, est destinée à la construction des maisons et des citernes familiales.
Beaucoup de maisons sont construites avec ce sable à l’intérieur même de la forêt des pins et de ses localités, à Oriani, Gros Cheval, Boukan Chat, Savane Zombi, indique un paysan de Gros Cheval, Robert Charmant, qui souhaite des dispositions institutionnelles pour arrêter cette exploitation anarchique remontant à plusieurs années.
« Si cette pratique n’est pas freinée, elle sera néfaste pour l’environnement », renchérit le pasteur Antoine Pierre, un habitant de Forêt des pins.
Les habitantes et habitants de Fonds-Verrettes et de Savane Zombi appellent à des décisions sévères et urgentes pour freiner cette pratique qui pourrait avoir de graves répercussions sur la vie de la population, sur l’environnement, notamment sur les micro-organismes du sol et d’autres espèces végétales.
Ils signalent des tests qui sont en train d’être effectués dans différents endroits par des exploitantes et exploitants qui seraient à la recherche de mines et d’autres carrières à exploiter.
Les dirigeants doivent prendre des mesures formelles pour le contrôle des carrières de sable et la protection des pins, préconisent-ils.
Par ailleurs, le pasteur Antoine Pierre signale aussi une exploitation des bois, à Forêt des pins, pour la fabrication des planches, du charbon, des bois destinés à la vente, situation qui risque d’engendrer une dégradation totale de la réserve de pins.
La forêt des pins représente la principale réserve en pins du pays. [ec emb kft rc apr 10/01/2013 0:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13896
Haïti-Commerce frontalier : Violence à Belladère entre contrebandiers et agents douaniers
Correspondance Shella Chauvette
Belladère 10 janv. 2013 [Alter Presse] --- Des individus ont mis feu à un véhicule appartenant à la douane de Belladère, le vendredi 4 janvier 2013, alors qu’un agent douanier aurait blessé par balle un contrebandier qui tentait de prendre la fuite avec un camion de marchandises, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Freud Cyril, le chauffeur, a été transporté à l’hôpital.
« Ce n’est pas la première fois qu’il y a ce genre de disputes entre chauffeurs et douaniers. L’État se doit de prendre des mesures sévères, afin de freiner ces actes de banditisme qui règnent sur la frontière de Belladère », réagit Renel Paris, un employé de la douane.
Au courant de plusieurs dérives à la douane de Belladère, les autorités policières du département du Centre ont renforcé la sécurité à la frontière avec des agents de l’unité départementale du maintien de l’ordre (Udmo).
« Malgré la présence de ces policiers, les contrebandiers continuent de faire la loi, à la douane, car ils possèdent des armes de plus grand calibre que ces derniers » déplore un Belladerois.
Depuis que le gouvernement a pris des mesures, en vue de contraindre les contrebandiers de payer normalement leurs taxes, eux aussi n’ont pas cessé de se plaindre de la hausse des bordereaux, qui, selon eux, affaiblit le commerce et porte atteinte à leur mode de vie.
« Je sais que l’une des missions de l’État, c’est de contrôler la douane, mais l’État ne peut pas donner de travail aux commerçantes et aux commerçants, qui, des fois, empruntent de l’argent à un taux déjà exorbitant. Les bordereaux sont trop élevés, nous ne pouvons pas faire face à nos diverses obligations », affirme Myrtha Ledoux, une commerçante.
D’autres riveraines et riverains demandent aux autorités centrales de prendre leurs responsabilités, par rapport aux diverses dérives constatées, ces derniers temps, dans la commune de Belladère.
« Ce n’est pas seulement la douane qui doit attirer l’attention des autorités sur Belladère, par rapport à son rendement au trésor public. Il faut aussi tenir compte de la sécurité des fonctionnaires et de leurs conditions de fonctionnement, ainsi que de l’environnement », souligne Cuma Vincent, un habitant de Belladère. [sc kft rc apr 10/01/2013 1:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13908
L'ONU ET LES USA DECUS PAR LES PROPOS DU MINISTRE CANADIEN FANTINO
La semaine dernière, le ministre fédéral de la Coopération internationale, Julian Fantino, a affirmé que les fonds destinés à Haïti par l’ACDI étaient «sur la glace» et qu’aucune nouvelle initiative ne serait financée tant qu’une réflexion est en cour
Ottawa — Des fonctionnaires américains et les Nations unies demandent au ministre canadien de la Coopération internationale de retirer ses propos controversés concernant la révision de l'aide offerte à Haïti.
Julian Fantino a dit la semaine dernière qu'il voulait geler l'aide octroyée à Haïti. L'Agence canadienne de développement international a ensuite rectifié le tir, expliquant qu'elle menait un examen approfondi de la contribution de 1 milliard que le Canada accorde à ce pays des Antilles.
Un haut fonctionnaire du département d'État américain a déclaré qu'il considérait le Canada comme un partenaire précieux à Haïti et qu'il ne voulait pas le voir modifier un de ses programmes.
Pour sa part, une haute fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement a dit être «attristée» par l'attitude de M. Fantino, puis a indiqué qu'il y avait peut-être plusieurs éléments qui lui avait échappé lors de son premier voyage dans ce pays.
À la suite de sa récente visite à Haïti, M. Fantino s'était dit déçu par le manque de progrès et avait ajouté qu'il désirait trouver une meilleure façon d'aider à la reconstruction du pays.
Le ministre a fait ces remarques quelques jours avant le troisième anniversaire du tremblement de terre dévastateur qui a fait environ 300 000 morts et laissé le pays en ruines.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/367971/les-etats-unis-et-l-onu-decus-par-les-propos-de-fantino-sur-la-situation-a-haiti
Ottawa — Des fonctionnaires américains et les Nations unies demandent au ministre canadien de la Coopération internationale de retirer ses propos controversés concernant la révision de l'aide offerte à Haïti.
Julian Fantino a dit la semaine dernière qu'il voulait geler l'aide octroyée à Haïti. L'Agence canadienne de développement international a ensuite rectifié le tir, expliquant qu'elle menait un examen approfondi de la contribution de 1 milliard que le Canada accorde à ce pays des Antilles.
Un haut fonctionnaire du département d'État américain a déclaré qu'il considérait le Canada comme un partenaire précieux à Haïti et qu'il ne voulait pas le voir modifier un de ses programmes.
Pour sa part, une haute fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement a dit être «attristée» par l'attitude de M. Fantino, puis a indiqué qu'il y avait peut-être plusieurs éléments qui lui avait échappé lors de son premier voyage dans ce pays.
À la suite de sa récente visite à Haïti, M. Fantino s'était dit déçu par le manque de progrès et avait ajouté qu'il désirait trouver une meilleure façon d'aider à la reconstruction du pays.
Le ministre a fait ces remarques quelques jours avant le troisième anniversaire du tremblement de terre dévastateur qui a fait environ 300 000 morts et laissé le pays en ruines.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/367971/les-etats-unis-et-l-onu-decus-par-les-propos-de-fantino-sur-la-situation-a-haiti
Aide à Haïti : les États-Unis et l'ONU dénoncent les propos du ministre Fantino
Des fonctionnaires américains et les Nations unies demandent au ministre canadien de la Coopération internationale, Julian Fantino, de retirer ses déclarations controversées sur la révision de l'aide à Haïti.
La semaine dernière, le ministre Fantino a dit que le Canada ne financerait pas de nouveaux projets en Haïti, expliquant qu'il était déçu par le peu de progrès accompli dans ce pays. Ses propos ont ensuite été rectifiés par l'Agence canadienne de développement international. L'ACDI a précisé qu'elle faisait l'examen approfondi de l'aide au développement, chiffrée à 1 milliard de dollars, octroyée par Ottawa à Haïti.
Un haut fonctionnaire du département d'État américain a souligné que le Canada est un partenaire estimé en Haïti. Il a ajouté qu'Ottawa ne devrait modifier aucun de ses programmes.
Une haute fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) s'est dite « attristée » par l'attitude du ministre Fantino. Elle a ajouté que le ministre canadien n'avait peut-être pas bien saisi tout ce qui se passe en Haïti lors de son premier séjour dans ce pays.
À son retour d'Haïti, le ministre Fantino a affirmé qu'il espérait trouver une meilleure façon de contribuer à la reconstruction de la « perle des Antilles ». Il a aussi indiqué que le Canada n'allait pas prendre soin d'Haïti à tout jamais.
Les déclarations du ministre survenaient à quelques jours du troisième anniversaire du séisme qui a dévasté Haïti et tué environ 300 000 personnes.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/01/09/018-aide-haiti-fantino-reactions-onu-etats-unis.shtml
Des miettes pour Haïti
FRÉDÉRIC BOISROND
Sociologue d'origine haïtienne, l'auteur est chargé de cours à l'Université McGill et consultant en gouvernance et stratégies d'affaires.
La Presse
Ce n'est pas à Port-au-Prince que le ministre Julian Fantino doit aller pour constater les progrès des programmes de l'ACDI. Pour cela, il doit savoir que l'aide humanitaire représente avant tout des occasions d'affaires pour les entreprises des pays donateurs. Elle est donc dépensée au Canada.
L'ACDI exige que les programmes qu'elle finance aient un contenu canadien. Pour l'ACDI, la participation d'entreprises, d'organisations et de citoyens canadiens à des projets dans des pays en développement aide à projeter une image positive du Canada. Cette approche permet de garder près de 90% de l'aide dans l'économie d'ici.
L'ACDI ne fait pas exception. Le Groupe de recherche sur l'intégration continentale (UQAM) rapportait que lorsque confronté à un Congrès majoritairement républicain, le gouvernement de Bill Clinton avait déclaré que 80% de l'aide ne quittait jamais le pays puisqu'il servait à l'achat de biens et de services américains.
Le Québec n'est pas en reste. Après le 12 janvier 2010, le ministère de l'Industrie et du Commerce avait identifié les occasions d'affaires pour les entreprises québécoises. Le MICC avait retenu comme secteurs d'intérêt la réfection des réseaux de transport, l'électrification et la construction de logements. Il avait identifié les organisations internationales qui pouvaient offrir des occasions d'affaires, dont la Banque mondiale, l'ONU et bien sûr, l'ACDI. Résultat: en 2010, les exportations de biens du Québec à destination d'Haïti s'élevaient à 25,1 millions, ce qui représentait une hausse de 106% par rapport à 2009.
Exemple concret: à la suite au tremblement de terre, la Croix-Rouge canadienne, en partenariat avec l'ACDI, avait donné un contrat de 28 millions à Maisons Laprise de Montmagny, pour la fabrication de 7500 unités d'habitations temporaires destinées aux sinistrés de Jacmel et de Léogane. C'est SNC-Lavalin qui a été mandaté comme conseiller en chaîne d'approvisionnement. C'est cette même firme québécoise qui a agi en tant qu'expert-conseil pour les aspects techniques du produit. Maisons Laprise a aménagé une usine consacrée exclusivement au projet et a embauché des dizaines de travailleurs spécialisés. Ce projet financé par des donateurs et des contribuables qui voulaient aider les Haïtiens aura servi à dynamiser l'économie de Montmagny et n'a eu aucune retombée économique en Haïti.
Le problème ne remonte pas au tremblement de terre et n'est pas exclusif à Haïti. En 2001, les politiques de l'ACDI ont été critiquées par Droits et Démocratie qui avait dénoncé l'emphase mise sur les intérêts commerciaux du Canada et affirmait que cette approche ne tenait pas compte de l'objectif premier qui devait être l'éradication de la pauvreté.
Il faut souhaiter que la nouvelle approche que recherche le ministre Fantino tiendra compte du fait que c'est l'État haïtien qui a la responsabilité d'articuler des programmes pour promouvoir le développement économique et social en Haïti.
L'ACDI devrait soutenir des projets qui permettent d'offrir des emplois aux Haïtiens et des occasions d'affaires aux entreprises haïtiennes. En attendant, le simple gel de l'aide à Haïti risque d'avoir plus d'impact sur l'économie canadienne que sur le niveau de vie des Haïtiens.
http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201301/09/01-4609845-des-miettes-pour-haiti.php
jeudi 10 janvier 2013
Des miettes pour Haïti
FRÉDÉRIC
BOISROND
Sociologue d'origine haïtienne, l'auteur est chargé de cours à l'Université McGill et consultant en gouvernance et stratégies d'affaires.
La Presse
Ce n'est pas à Port-au-Prince que le ministre Julian Fantino doit aller pour constater les progrès des programmes de l'ACDI. Pour cela, il doit savoir que l'aide humanitaire représente avant tout des occasions d'affaires pour les entreprises des pays donateurs. Elle est donc dépensée au Canada.
L'ACDI exige que les programmes qu'elle finance aient un contenu canadien. Pour l'ACDI, la participation d'entreprises, d'organisations et de citoyens canadiens à des projets dans des pays en développement aide à projeter une image positive du Canada. Cette approche permet de garder près de 90% de l'aide dans l'économie d'ici.
L'ACDI ne fait pas exception. Le Groupe de recherche sur l'intégration continentale (UQAM) rapportait que lorsque confronté à un Congrès majoritairement républicain, le gouvernement de Bill Clinton avait déclaré que 80% de l'aide ne quittait jamais le pays puisqu'il servait à l'achat de biens et de services américains.
Le Québec n'est pas en reste. Après le12
janvier 2010 , le ministère de l'Industrie et du Commerce avait
identifié les occasions d'affaires pour les entreprises québécoises. Le MICC
avait retenu comme secteurs d'intérêt la réfection des réseaux de transport,
l'électrification et la construction de logements. Il avait identifié les
organisations internationales qui pouvaient offrir des occasions d'affaires,
dont la Banque
mondiale, l'ONU et bien sûr, l'ACDI. Résultat: en 2010, les exportations de
biens du Québec à destination d'Haïti s'élevaient à 25,1 millions, ce qui
représentait une hausse de 106% par rapport à 2009.
Sociologue d'origine haïtienne, l'auteur est chargé de cours à l'Université McGill et consultant en gouvernance et stratégies d'affaires.
Ce n'est pas à Port-au-Prince que le ministre Julian Fantino doit aller pour constater les progrès des programmes de l'ACDI. Pour cela, il doit savoir que l'aide humanitaire représente avant tout des occasions d'affaires pour les entreprises des pays donateurs. Elle est donc dépensée au Canada.
L'ACDI exige que les programmes qu'elle finance aient un contenu canadien. Pour l'ACDI, la participation d'entreprises, d'organisations et de citoyens canadiens à des projets dans des pays en développement aide à projeter une image positive du Canada. Cette approche permet de garder près de 90% de l'aide dans l'économie d'ici.
L'ACDI ne fait pas exception. Le Groupe de recherche sur l'intégration continentale (UQAM) rapportait que lorsque confronté à un Congrès majoritairement républicain, le gouvernement de Bill Clinton avait déclaré que 80% de l'aide ne quittait jamais le pays puisqu'il servait à l'achat de biens et de services américains.
Le Québec n'est pas en reste. Après le
Exemple concret: à la suite au
tremblement de terre, la
Croix-Rouge canadienne, en partenariat avec l'ACDI, avait
donné un contrat de 28 millions à Maisons Laprise de Montmagny, pour la
fabrication de 7500 unités d'habitations temporaires destinées aux sinistrés de
Jacmel et de Léogane. C'est SNC-Lavalin qui a été mandaté comme conseiller en
chaîne d'approvisionnement. C'est cette même firme québécoise qui a agi en tant
qu'expert-conseil pour les aspects techniques du produit. Maisons Laprise a
aménagé une usine consacrée exclusivement au projet et a embauché des dizaines
de travailleurs spécialisés. Ce projet financé par des donateurs et des contribuables
qui voulaient aider les Haïtiens aura servi à dynamiser l'économie de Montmagny
et n'a eu aucune retombée économique en Haïti.
Le problème ne remonte pas au tremblement de terre et n'est pas exclusif à Haïti. En 2001, les politiques de l'ACDI ont été critiquées par Droits et Démocratie qui avait dénoncé l'emphase mise sur les intérêts commerciaux du Canada et affirmait que cette approche ne tenait pas compte de l'objectif premier qui devait être l'éradication de la pauvreté.
Il faut souhaiter que la nouvelle approche que recherche le ministre Fantino tiendra compte du fait que c'est l'État haïtien qui a la responsabilité d'articuler des programmes pour promouvoir le développement économique et social en Haïti.
L'ACDI devrait soutenir des projets qui permettent d'offrir des emplois aux Haïtiens et des occasions d'affaires aux entreprises haïtiennes. En attendant, le simple gel de l'aide à Haïti risque d'avoir plus d'impact sur l'économie canadienne que sur le niveau de vie des Haïtiens.
http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201301/09/01-4609845-des-miettes-pour-haiti.php
Le problème ne remonte pas au tremblement de terre et n'est pas exclusif à Haïti. En 2001, les politiques de l'ACDI ont été critiquées par Droits et Démocratie qui avait dénoncé l'emphase mise sur les intérêts commerciaux du Canada et affirmait que cette approche ne tenait pas compte de l'objectif premier qui devait être l'éradication de la pauvreté.
Il faut souhaiter que la nouvelle approche que recherche le ministre Fantino tiendra compte du fait que c'est l'État haïtien qui a la responsabilité d'articuler des programmes pour promouvoir le développement économique et social en Haïti.
L'ACDI devrait soutenir des projets qui permettent d'offrir des emplois aux Haïtiens et des occasions d'affaires aux entreprises haïtiennes. En attendant, le simple gel de l'aide à Haïti risque d'avoir plus d'impact sur l'économie canadienne que sur le niveau de vie des Haïtiens.
http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201301/09/01-4609845-des-miettes-pour-haiti.php
Haïti 3 ans après : protéger les enfants séparés de leur famille reste une urgence
Dans un rapport publié 3 ans après le séisme,
le Secours Islamique France interroge les causes profondes de la séparation
familiale en Haïti et les conséquences réelles sur la vulnérabilité des enfants
.En Haïti, 1 enfant sur 5 ne vit pas avec ses parents biologiques, 1 sur 10 est
placé en domesticité. Le pays se situe au deuxième rang mondial pour les fléaux
que sont le trafic et la traite des enfants. L’objectif de maintenir les
enfants au sein de leurs familles demande une approche constructive et de long
terme, qui s’appuie en priorité sur les acteurs haïtiens.
Le séisme de 2010 a jeté un coup de
projecteur sur les centaines de milliers d’orphelins qu’a générés la
catastrophe. Mais Haïti connaissait déjà une situation particulièrement
alarmante en termes de séparation familiale, situation qui s’est aggravée donc
en 2010, avec encore davantage de précarité, de séparation et de trafics
d’enfants.
Le maintien de l’enfant
au sein de sa famille demeure l’objectif ultime mais un long chemin reste à
parcourir en Haïti pour que cela soit toujours la meilleure solution pour son
bien-être. Les équipes du Secours Islamique France ont pu le mesurer au
quotidien dans le travail mené auprès de familles vulnérables déplacées par la
catastrophe, auprès de maisons d’enfants et dans les projets menés en faveur de
la réunification familiale.
La pauvreté chronique,
les fortes inégalités entre les villes et les zones rurales, les difficultés
d’accès à l’éducation, mais aussi la complexité de la structure familiale
haïtienne, où les mères se retrouvent souvent seules pour élever leurs enfants,
impactent fortement les enfants haïtiens. Ceux-ci sont alors placés comme
domestiques dans d’autres familles (les « Restaveks ») ou dans des
orphelinats. Ils peuvent aussi aboutir dans la rue ou être pris dans des
trafics vers la
République Dominicaine. « Les familles sont dans
l’illusion que le placement de leur enfant en institution ou auprès d’une autre
famille leur offrira de meilleures conditions de vie » explique
Christelle Huré, chargée de plaidoyer au Secours Islamique France.
Parmi les actions
essentielles qui devraient être poursuivies, renforcées ou mises en œuvre,
figurent en priorité le soutien aux acteurs haïtiens de la protection de
l’enfance, y compris les organisations de la société civile. En effet, ces
dernières sont les acteurs clés pour la connaissance du contexte et pour
l’identification des abus. Elles constituent le meilleur lien possible avec la
population.
Dans son rapport
intitulé « L’enfant à l’épreuve de la réalité haïtienne. Quelles actions
pour lutter contre la séparation familiale et l’abandon ? », le Secours
Islamique France interroge les causes profondes de la séparation
familiale en Haïti et les conséquences réelles sur la vulnérabilité des
enfants. En se basant sur sa pratique et sur les points de vue des
différents acteurs œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance,
l’organisation a voulu identifier les réponses les plus adaptées et pouvant
protéger au mieux les enfants haïtiens.
Petit
déjeuner-débat le 23
janvier 2012 , à la
Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris de 9h30 à 11h30 avec Michel Forst, expert indépendant
des Nations Unies pour les droits de l’homme en Haïti, et des intervenants de
Première Urgence Aide Médicale Internationale, du Collectif Haïti, et du Secours
Islamique France.
http://www.trouvetamosquee.fr/9haiti-3-ans-apres-proteger-les-enfants-separes-de-leur-famille-reste-une-urgence15/
"Trois ans après, c'est toujours l'urgence à Haïti"
INTERVIEW - Mackendie Toupuissant, président de la plateforme d'associations franco-haïtiennes (Pahfa), dresse un bilan, trois ans après le séisme qui a frappé
Le 12 janvier 2010, Haïti, était ravagée par un séisme, qui a causé 250 000 morts et 1,5 million de déplacés. Trois ans après la catastrophe, plus de 360 000 Haïtiens sont toujours sans logement. Metro fait le point avec Mackendie Toupuissant, président de la plateforme d'associations franco-haïtiennes (Pahfa).
Quel est le bilan de la reconstruction d'Haïti ?
C'est lent et long. On attendait que les gens soient relogés tout de suite mais les résultats ne sont pas visibles. Il n'y a plus de tentes place du Champ-de-Mars. Ceux qui y campaient ont reçu un petit pécule pour partir. Les gens ont rafistolé les maisons détruites, mais aucun grand bâtiment ou logement social n'est visible. Plusieurs camps regroupent encore des dizaines de milliers de personnes. L'accès à l'eau reste un problème et le choléra est encore présent. C'est toujours l'urgence.
Quelles sont les faiblesses du pays ?
Cette catastrophe a complètement mis à genoux l'Etat haïtien. Même le palais présidentiel, touché par le séisme, a été déblayé mais pas reconstruit. Depuis la fin de la dictature de Duvalier, en 1995, l'instabilité politique est permanente et l'administration est faible. Les problèmes de cadastre ralentissent les constructions et les indemnisations. Economiquement, Haïti est dépendant des importations. En fait, il ne faudrait pas parler de reconstruction, mais de construction : former l'administration, renforcer les autres villes, développer le secteur touristique…
Pourtant, l'aide internationale a été massive. Un ministre canadien vient de geler la contribution du pays, en attente d'une gestion plus "efficace". Qu'en pensez-vous?
C'est un coup de poignard dans le dos. Mais c'est vrai que l'argent n'arrive pas forcément dans les caisses de l'Etat haïtien. En transitant par différents intermédiaires, seule une partie de l'argent arrive, et le plus souvent, il est dépensé à l'étranger pour acheter le matériel et l'aide alimentaire.
Quel est le sentiment des Haïtiens, trois ans après la catastrophe ?
Les gens ont repris le système D. Ils n'attendent plus de miracles de l'Etat. Le pays survit aussi grâce à une aide importante de la diaspora haïtienne. Les transferts bancaires, qui atteignent 2 milliards de dollars par an, financent l'alimentation et à l'éducation des enfants. A notre grand regret, car cette somme importante pourrait mieux être utilisée pour construire des routes, des ports ou un grand hôpital public.
http://www.metrofrance.com/info/trois-ans-apres-c-est-toujours-l-urgence-a-haiti/mmaj!kqRvfi0ea81Q/
Le 12 janvier 2010, Haïti, était ravagée par un séisme, qui a causé 250 000 morts et 1,5 million de déplacés. Trois ans après la catastrophe, plus de 360 000 Haïtiens sont toujours sans logement. Metro fait le point avec Mackendie Toupuissant, président de la plateforme d'associations franco-haïtiennes (Pahfa).
Quel est le bilan de la reconstruction d'Haïti ?
C'est lent et long. On attendait que les gens soient relogés tout de suite mais les résultats ne sont pas visibles. Il n'y a plus de tentes place du Champ-de-Mars. Ceux qui y campaient ont reçu un petit pécule pour partir. Les gens ont rafistolé les maisons détruites, mais aucun grand bâtiment ou logement social n'est visible. Plusieurs camps regroupent encore des dizaines de milliers de personnes. L'accès à l'eau reste un problème et le choléra est encore présent. C'est toujours l'urgence.
Quelles sont les faiblesses du pays ?
Cette catastrophe a complètement mis à genoux l'Etat haïtien. Même le palais présidentiel, touché par le séisme, a été déblayé mais pas reconstruit. Depuis la fin de la dictature de Duvalier, en 1995, l'instabilité politique est permanente et l'administration est faible. Les problèmes de cadastre ralentissent les constructions et les indemnisations. Economiquement, Haïti est dépendant des importations. En fait, il ne faudrait pas parler de reconstruction, mais de construction : former l'administration, renforcer les autres villes, développer le secteur touristique…
Pourtant, l'aide internationale a été massive. Un ministre canadien vient de geler la contribution du pays, en attente d'une gestion plus "efficace". Qu'en pensez-vous?
C'est un coup de poignard dans le dos. Mais c'est vrai que l'argent n'arrive pas forcément dans les caisses de l'Etat haïtien. En transitant par différents intermédiaires, seule une partie de l'argent arrive, et le plus souvent, il est dépensé à l'étranger pour acheter le matériel et l'aide alimentaire.
Quel est le sentiment des Haïtiens, trois ans après la catastrophe ?
Les gens ont repris le système D. Ils n'attendent plus de miracles de l'Etat. Le pays survit aussi grâce à une aide importante de la diaspora haïtienne. Les transferts bancaires, qui atteignent 2 milliards de dollars par an, financent l'alimentation et à l'éducation des enfants. A notre grand regret, car cette somme importante pourrait mieux être utilisée pour construire des routes, des ports ou un grand hôpital public.
http://www.metrofrance.com/info/trois-ans-apres-c-est-toujours-l-urgence-a-haiti/mmaj!kqRvfi0ea81Q/
Haïti : la réplique éducative
LE MONDE
10.01.2013 à 13h28Par Nathalie Brafman - Port-au-Prince Envoyée spéciale
Le rituel est toujours le même. Lorsqu'il fait visiter son campus universitaire tout neuf, le recteur de l'université privée de Quisqueya à Port-au-Prince commence toujours par le mausolée érigé à l'ombre des chênes, en mémoire des victimes du séisme du 12 janvier 2010 : quinze étudiants, un professeur et deux cadres.
"Le 20 décembre 2009, nous venions d'inaugurer de nouveaux bâtiments ; trois semaines plus tard, l'université était entièrement détruite", raconte Jacky Lumarque. Mais pas question de se lamenter sur la mort. "A partir de janvier 2012, nous avons décidé de célébrer la vie et de regarder devant nous." Telle est la société haïtienne, digne et résiliente.
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L'éducation et l'enseignement supérieur ont été très durement touchés par le"goudougoudou", l'onomatopée haïtienne synonyme du tremblement de terre. Des dizaines de milliers d'élèves, d'étudiants, d'enseignants, de professeurs ou de membres du personnel administratif ont péri. Sans compter les milliers de blessés aujourd'hui handicapés.
La plupart des bâtiments n'ont pas résisté. "On a monté une grande tente sur le parking. Et nous avons repris les cours grâce au numérique, les étudiants l'avaient surnommé la "tente digitale"", se souvient Jacky Lumarque.
Trois ans plus tard, l'heure est toujours à la reconstruction du système éducatif et universitaire. Ou plutôt à la construction ? Car depuis vingt ans, l'Etat n'a cessé de se désengager laissant le secteur privé prospérer, religieux le plus souvent. En quinze ans, depuis le milieu des années 1990, la part du budget de l'Etat consacré à l'éducation a diminué de moitié, tombant à moins de 10 % en 2009 avant deremonter légèrement. Impossible de connaître le budget de l'enseignement supérieur, il n'existe pas de ministère attitré.
"La seule direction de l'enseignement supérieur et de la recherche ayant existé comptait en tout et pour tout dix personnes, huissier compris !", ironise Didier Le Bret, l'ex-ambassadeur de France en Haïti.
DÉSERTION DE L'ETAT
Pourtant, depuis le tremblement de terre, jamais il n'a été autant question d'enseignement supérieur. Véritable institution dans le pays, Jacky Lumarque, mathématicien de formation, a été chargé par l'Etat, au lendemain du séisme, decoordonner un groupe de travail sur l'éducation et la formation. Pour reconstruirel'enseignement supérieur, il ne faudrait pas moins de 560 millions de dollars (426 millions d'euros) d'investissement sur la période 2011-2015, constate-t-il, avec une dépendance aux financements externes de 67 % en moyenne. Mais pour le recteur, ce énième rapport est "condamné à mort à cause de la faible capacité de l'Etat".
Le séisme n'a fait que révéler au grand jour la faiblesse de ce secteur : une formation très insuffisante et une pénurie de professeurs dont plus de huit sur dix ne dépassent pas le niveau master. Ils sont payés 600 euros et travaillent parfois dans trois ou quatre établissements différents. "Certains courent le cachet pourarrondir leur fin de mois", résume Michel Dispersyn, directeur du bureau Caraïbes de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) - une heure supplémentaire est payée 19 euros.
Conséquence de cette désertion de l'Etat, Haïti détient deux records du monde peu enviables. Une offre scolaire privée qui dépasse de très loin l'offre publique et une fuite des cerveaux. A chaque coin de rue, pullulent kindergarten, écoles primaires, collèges, lycées et établissements supérieurs. On dénombre ainsi plus de 15 000 écoles primaires - pour deux millions d'élèves - dont 92 % relèvent du secteur privé. Les cours ont lieu indifféremment dans des églises, dans des maisons particulières ou sous des tonnelles... Le plus souvent, sans électricité et sans eau courante... La situation n'est guère plus enviable dans les collèges et les lycées.
Les Haïtiens qui ne manquent pas d'humour ont donné un nom à ces établissements, les écoles "loteries", pour signifier jusqu'où peut aller le hasard en période de grande précarité. "N'importe qui peut, dans un petit local, avoir pignon sur rue et se déclarer école, car il n'existe aucune accréditation ou standard",dénonce Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l'Unesco en Haïti et ancienne gouverneure du Canada.
ENTRE 60 000 ET 100 000 ÉTUDIANTS
Dans le supérieur, c'est un réseau hétérogène de 200 établissements, autoproclamés "universités" - 80 % se trouvent localisés à Port-au-Prince et 80 % sont privés. Seulement un quart aurait reçu de l'Etat une autorisation de fonctionnement ! Quant au nombre d'étudiants, impossible de le savoirprécisément. Une chose paraît certaine, il est très modeste, entre 60 000 et 100 000 pour un pays de 10 millions d'habitants.
Les familles aisées d'Haïti préfèrent envoyer leurs enfants en République dominicaine, aux Etats-Unis, au Canada ou en Europe. Pour les autres, deux solutions : l'université d'Etat d'Haïti (UEH), le plus grand établissement public d'enseignement supérieur du pays, mais le nombre de places est limité. Ou le privé. A Quisqueya, par exemple, les frais d'inscription s'élèvent à 1 225 euros par an. La diaspora haïtienne, forte de ses deux millions d'expatriés, finance les études d'un grand nombre de jeunes Haïtiens.
Michel-Ange Dagrain, elle, a eu la chance d'être repérée au lycée par l'ONG américaine Haïtian Education and Leadership Program (HELP). "Ma mère n'a jamais appris à écrire, ni à lire. Mais elle sait combien il est important d'apprendre. Alors, elle nous a poussées, mes trois soeurs et moi, à étudier." Pas d'électricité à la maison, c'est à la bougie que Michel-Ange Dagrain étudiait.
Sa mère, célibataire, vendait de l'eau et des bonbons à côté d'une école élémentaire. Aujourd'hui, cette pétillante Haïtienne de 23 ans étudie l'informatique à l'Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti. HELP prend en charge ses études, la loge et lui donne une allocation mensuelle de 100 dollars.
A l'origine de cette ONG, Conor Bohan, un ancien professeur bénévole dans un établissement catholique situé à la Croix-des-Bouquets, à une dizaine de kilomètres de Port-au-Prince. L'idée lui est venue en 1997. "J'avais rendez-vousavec Isemonde Joseph, une ancienne de mes élèves, à Cité-Soleil [le plus grand bidonville d'Haïti]. Elle voulait que je lui donne 30 dollars pour s'inscrire dans une école de secrétariat. J'ai réfléchi et j'ai finalement refusé, raconte Conor Bohan.Elle était trop brillante pour perdre son temps à taper sur un clavier et répondre au téléphone." La suite relève du conte de fées.
Il lui obtient un financement de 1 000 dollars pour réaliser son rêve : devenirmédecin ! Aujourd'hui, HELP soutient 120 étudiants par an. L'objectif est demultiplier par deux ce chiffre dans cinq ans. Mais il n'est pas facile de lever des fonds, reconnaît Conor Bohan. "Ici, on parle beaucoup de projets concernant l'eau, la santé mais bien peu d'enseignement supérieur", regrette-t-il.
FUITE DES CERVEAUX
Pour enrayer l'exode d'étudiants, le numérique serait une piste. C'est en tout cas l'une des voies explorées par l'AUF. L'agence a lancé un Plan d'enseignement numérique à distance en Haïti (Pendha), afin de permettre à la fois aux étudiants de continuer à se former sur place et aux professeurs de disposer de ressources en ligne pour leur cours.
Ces points Pendha permettent l'accès à Internet et à la base de données des quelque 786 universités du réseau AUF. "Vous imaginez la réaction des étudiants et des enseignants quand je leur ai annoncé qu'ils auraient accès à 75 000 livresde trois bibliothèques numériques des universités partenaires !", s'exclame le Père Yves Voltaire, recteur de l'université du Sud aux Cayes.
En décembre 2012, le douzième point Pendha a été inauguré sur le campus universitaire de la faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire de l'université d'Etat d'Haïti, à Damien. Trois ans après la catastrophe, les bâtiments, aux deux tiers détruits, ont été reconstruits. "Les petites maisons en toit de chaume où avaient lieu les cours ont disparu", se félicite Jean Blaise, le recteur.
Dans la salle informatique, équipée d'une trentaine d'ordinateurs avec accès à Internet haut débit, les étudiants apprennent à chercher de l'information grâce à un tuteur. "Moi, j'ai la chance d'avoir un ordinateur chez moi , malheureusement je n'ai pas d'accès Internet. Et aller dans des cybercafés, c'est trop cher. En plus ici, il n'y a pas de coupures de courant", s'enthousiasme Gérald Laguerre Carmelot, jeune étudiant en agronomie de 21 ans.
Au désengagement de l'Etat s'ajoute un deuxième record du monde, le taux de fuite des cerveaux : 84 % des Haïtiens titulaires d'un diplôme universitaire quittent le pays. "En médecine, c'est simple, chaque année 80 % des étudiants formés s'en vont, se désole Jacky Lumarque. Et les 20 % restants représentent seulement 80 médecins par an !" Il semble totalement résigné.
"Avec l'évolution de la situation, on ne peut pas empêcher les gens de bouger. Ils sont formés et les salaires ne suivent pas. S'ils trouvent un boulot, ils n'arrivent pas à mener une vie décente. Nous n'avons pas les moyens de les retenir",reconnaît Charles Levelt Joseph, directeur de l'enseignement scolaire au ministère de l'éducation nationale.
A son niveau, l'AUF tente de proposer des solutions sur place. La création d'un système de formations à distance pour 51 boursiers à la rentrée 2012-2013 est l'une des voies explorées. Wista Pradieu a passé ainsi un master 2 dans le domaine des technologies en éducation sans jamais avoir vu un professeur. Ceux-ci étaient à Mons en Belgique, à Cergy-Pontoise et à Genève.
"Je travaillais avec un Français et deux étudiants africains. Les professeurs déposaient leur cours sur une plate-forme, sorte de classe virtuelle. Et je peux vous assurer que mon tuteur à l'université de Mons était plus présent que la plupart de mes professeurs en Haïti !", s'enthousiasme la jeune fille.
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/01/10/haiti-la-replique-educative_1815025_3210.html
lundi 7 janvier 2013
Haïti - Sécurité : De fausses idées sur l’insécurité
Le nombre d’homicides en Haïti semblent aux yeux de tous alarmants et alimentent l’opposition, qui affirme que le Gouvernement est incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens et les organisations des Droits de l’homme qui voit dans ces chiffres, l’occasion de publier des billets plus alarmistes les uns que les autres. Les avis aux voyageurs mis à jour récemment, par les des États-Unis et le Canada ne font que conforter le citoyen dans cette mauvaise impression.
Tout le monde semble convaincu, que le nombre d’homicide est trop important en Haïti pour penser développer le tourisme et que la situation sécuritaire n’est pas garantie, empêchant le développement des affaires. Toutefois, en dehors des bilans communiqués tout au long de l’année, il est important de relativiser ces chiffres afin de rétablir la vérité. ..
Ire la suite sur HAITI LIBRE : http://www.haitilibre.com/article-7543-haiti-securite-de-fausses-idees-sur-l-insecurite.html
vendredi 4 janvier 2013
«Nous ne sommes pas une oeuvre de charité», dit Julian Fantino
(Ottawa, Ontario) Le
ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, se défend de vouloir
lier l'aide internationale aux objectifs de libre-échange du Canada. Mais en
même temps, dit-il, les Canadiens sont en droit de s'attendre à ce que leur
gouvernement recherche des occasions où «tout le monde ressort gagnant».
Le ministre a donné quelques
détails sur ses intentions quant au virage d'«efficacité» de l'aide
internationale qu'il a confirmé il y a quelques semaines. La «responsabilité»,
l'«efficacité» et la «vision d'entreprise» évoquées par l'ancien chef de police
passent entre autres par des partenariats avec des sociétés privées ou des
organismes de charité comme la Fondation Bill&Melinda Gates, a-t-il
précisé.
Elle passe aussi par la
sélection attentive de pays qui bénéficieront de la générosité canadienne:
«Nous allons travailler avec des pays qui, certainement, aspirent à la
démocratie, respectent les droits de la personne, l'État de droit en place...»
Les exemples de partenariats
possibles fournis dans un récent rapport de comité parlementaire (où les
conservateurs sont majoritaires) incluent les secteurs de la microfinance, de
l'aide à l'envoi de fonds par les diasporas ou de PPP avec des sociétés
minières pour la formation de la main-d'oeuvre. Ce dernier type de partenariat
fait déjà l'objet de trois projets-pilotes fort controversés à l'ACDI.
Le politicien s'indigne
devant les critiques de ses détracteurs. «Nous ne finançons pas les compagnies
minières. Ç'a été dit et c'est complètement faux», a-t-il précisé. Il a ensuite
lancé: «Nous ne sommes pas une oeuvre de charité. Et s'il y en a qui croient
qu'on l'est, on ne le sera plus à l'avenir.»
De lui-même, Julian Fantino
évoque la possibilité de coupes éventuelles dans certains programmes - sans
donner plus de détail. «Un programme a une date de début et une date de fin,
dit-il. Et si on ne reçoit pas les bons résultats, ou les résultats anticipés,
nous faisons des ajustements.»
http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201301/04/01-4608262-nous-ne-sommes-pas-une-oeuvre-de-charite-dit-julian-fantino.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4608248_article_POS2
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