Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 11 septembre 2012
QUAND HAITI TREMBLE DEVANT PORTO-RICO
Quand à cinquante ans on doit s’identifier comme faisant partie des aînés dans une société, il y a un disfonctionnement grave qui mérite analyse et attention. Dans ce texte, il sera question de football. Que les chercheurs de conflits belliqueux aillent voir ailleurs !
La semaine de la FIFA de ce mois de septembre s’est traduite en Haïti par un Quadrangulaire mettant aux prises les sélections d’Haïti, de Porto-Rico, de Saint Martin et celle des Bermudes dans le cadre des éliminatoires de la Coupe DIGICEL des Caraïbes.
Après avoir disputé deux matchs, Haïti et Porto-Rico occupent les deux premières places et doivent s’affronter aujourd’hui mardi 11/109/2012 pour déterminer le vainqueur qui jouera le tournoi.
Tout laisse indiquer qu’Haïti sera éliminé de ce tournoi par Porto-Rico !
La Barbade a déjà transformé en cauchemar le rêve Brésil 2014 des grenadiers, il y a quelques mois !
Devant un tel état de fait, il m’est impossible de ne pas faire un « back to the pass ».
Comme je le disais au début, je fais partie des ainés qui ont vu évolué des grands joueurs de football haïtiens en Haïti et des joueurs étrangers sur la pelouse du stade Sylvio Cator. J’ai pleuré avec Henry Francillon, Pierre Bayonne, Wilner Nazaire, Ernst Jean Joseph, Arsène Auguste, philippe Vorbe, Jean Claude Désir, Philippe Vorbe, Guy François, Guy Saint Vil, Manno sanon à l’écoute de la Dessalinienne sur les pelouses allemandes.
A l’époque, 1974, le seul vrai adversaire de la zone qui pouvait nous battre c’était la Sélection Mexicaine. Les rencontres face aux sélections des pays des caraïbes représentaient de pures formalités. Haïti disputait des matchs amicaux face au Peñarol de Montevideo, Velez Star field, les sélections sud américaines etc…
Les canadiens et les américains, faisaient leurs premiers balbutiements en matière de football.
1974-2012, nous nous faisons sortir par la Barbade, nous avons un entraîneur cubain, nous craignons Porto-Rico.
En 38 ans nous avons évolué à contre sens et à contre courant.
Jusqu’à présent personne n’ose remettre en question le schéma organisationnel de notre football qui ne produit rien de bon. Aucun résultat. Nous sommes presque rayés de la carte du football.
Nous sommes obligés de disputer des matchs amicaux face aux clubs de chez nous.
Mais nous surfons sur la vague de la démocratie participative ou tout le monde peut faire n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment. L’important c’est d’avoir un club de première division dans chaque secteur de chaque quartier. Même si on n’a pas de stade on n’a une équipe de première division. Sans recette, sans rentrée et voilà le résultat.
Nos voisins dont le sport national est loin d’être le football et ou ce sport est pratiqué exclusivement par des immigrés tandis que la population ignore totalement les rudiments les plus élémentaires de cette discipline, nous dépassent parce qu’ils ont compris qu’il fallait s’organiser et partir sur de bonnes bases.
"TOUP POU YO" restera encore pour longtemps la meilleure sélection de football d’Haiti.
Jonas Jolivert
ÇA SEMBLE BOUGER POUR DE BON EN HAITI
Depuis quelques jours je me suis lancé dans une démarche d’introspection pour essayer de comprendre pourquoi on peut avoir des opinions carrément contraires devant une situation éminemment évidente.
Sans doute ce qui est évident pour l’un, l’est mois pour l’autre. On dit que c’est la liberté de penser ! Le fleuron des droits de l’homme !
Et il faut surtout respecter l’opinion de chaque individu. C’est la démocratie !
J’ai du abandonner bon nombre de fora d’opinions quand j’ai réalisé que des actions qui méritaient des applaudissements des mains et des pieds ne faisaient jamais l’objet d’aucun commentaire et rarement de publication.
Je croyais que quand on faisait le pari de discuter d’analyser les faits et gestes de certains décideurs il fallait le faire avec objectivité si sa participation s’intégrait dans le cadre d’une participation positive et une contribution à distance pour faire bouger les choses dans le bon sens…
L’actuel président haïtien est arrivé au pouvoir pour certains, comme un cheveu dans la soupe, Comme acteur principal d’une chronique d’une mort annoncée. L’homme ne pouvait certes pas laisser prévoir ni s’attendre à mieux. Le choix de son équipe n’a pas rassuré davantage ni les incrédules ni les convaincus de son incapacité de diriger le pays.
Mais comme disait le merenguero dominicain Johnny Ventura : le tabac est certes fort, mais il faut le fumer (el tabaco es fuerte pero hay que fumarlo).
Depuis, Haïti exhibe son président-musicien un peu partout dans le monde. Un président que l’on voit sur tous les fronts et sur tous les flancs. Au début on avait l’impression d’un travailleur qui avait beaucoup d’envie de travailler mais qui ne disposait pas de matières premières.
Il lançait chaque semaine, LA semaine de quelque chose sans aucun résultat palpable. Par exemple la semaine de la reconstruction sans qu’une simple pierre ait été posée. LA semaine du tourisme sans aucune activité touristique générée. Je me disais que lui au moins il a la bougeotte.
Les excuses et prétextes pour ne rien faire en Haïti fleurissent dans tous les coins de tête.
Les difficultés pour former un gouvernement, le non décaissement des fonds promis par la communauté internationale ont été les alibis les plus souvent exprimés.
Depuis la nomination du riche homme d’affaires Laurent Salvador Lamothe, la direction du pays s’est trouvée un binôme (MM/LL) parfait comme un de ces mariages réellement réussis.
Pour la première fois on a l’impression que dans la gestion du pays, il existe un accord et surtout il se dégage un plan.
Il est clair que sur le plan politique, dans un milieu ou prime le pluralisme, chaque décision provoque des réactions contraires soit dans le fond ou dans la forme. Mais celui qui n’est pas dupe, reconnait dans ces crises des conflits d’intérêt qui en Haïti revêtent toujours les mêmes caractéristiques cachées par les mêmes enjeux.
A tort ou à raison, des institutions attendues depuis des lustres, prennent forme et on en voit des ébauches (Conseil électoral). La Constitution amendée reconnaissant la double nationalité est publiée…
Sur un plan purement pratique, le gouvernement est entrain de faire des choses que les prédécesseurs n’avaient jamais osé faire. Et on se demande pourquoi ça n’avait jamais effleuré les esprits. Je vous en détaille quelques unes de ces décisions qui ont mérité mes applaudissements :
- Les contraventions pour exiger le port de la ceinture de sécurité au volant.
En juillet dernier je circulais dans les rues de Port-au-Prince en voiture. Beaucoup de gens riaient à s’égosiller en observant le geste reflexe que je réalisais aussitôt installé dans une voiture. Peut importe que je me trouvasse à l’avant ou à l’arrière, je passais et accrochais automatiquement ma ceinture de sécurité. Mon bon ami KA, est arrivé à me confesser que lui sans aucun problème il portait au volant sa ceinture de sécurité à Santo Domingo ou à Miami mais il ne voyait pas l’intérêt de le faire dans « ce merdier ».
Le service de circulation des véhicules, semble-t-il a commencé à distribuer des PV aux chauffeurs qui ne la bouclent pas. Et des gens qui poussent des cris de colère en se cachant derrière des arguments bidons et arguties de toute sorte pour éviter de reconnaître le non respect des lois.
Le problème c’est que nous autres les haïtiens, nous vivons depuis des années en oubliant que le pays disposait de certaines lois et que le fait de ne pas les respecter répondait au laisser-aller des autorités concernées et ne les rendaient ni caduques ni inexistantes.
Dans une conjoncture ou le gouvernement affichant un excès de bonne volonté qui ne peut pas être traduite en faits ou réalisations concrètes par manque de ressources, les PV offrent une opportunité en or de renflouer les caisses de l’état. Les contrevenants se plaignent et rechignent. Certains exigent une première phase pédagogique avant l’application des peines. La pédagogie a été faite puisque qu’on le veuille ou non, les gens qui ont appris à conduire, ont aussi appris un certain nombre de règlements et lois dont le port de la ceinture de sécurité.
Donc bouclez-la ou payez !
C’est dommage que selon les informations recueillies auprès de nos correspondants d’Haïti que les agents de Police ont lâché prise et que les gens ne portent plus la ceinture.
- Les redressements fiscaux
Le gouvernement Martelly/Lamothe (MM/LL) a entamé ce que certains appellent une chasse aux sorcières pour renflouer les caisses de l’état. En effet beaucoup de « grands contribuables » auraient cessé de payer le fisc.
Il faut reconnaître que dans l’absolu, nous autres les haïtiens nous ne payons pas d’impôts. Beaucoup de raisons expliquent la persistance de cette anomalie citoyenne et institutionnelle. Les grands contribuables d’aujourd’hui ont constitué pour la grande majorité leurs patrimoines justement en évitant de payer. On dispose d’un ami haut placé à qui on fait des cadeaux et les reçus, les bordereaux sont délivrés sans grand souci.
Une catégorie de citoyens ne paie pas leurs redevances fiscales en se réfugiant derrière des arguments comme la corruption des gouvernements ou leur inactivité. Cependant comment comprendre que l’on puisse exiger des réalisations à un gouvernement sans payer les impôts ? Les citoyens d’Haïti savent-ils comment fonctionne un gouvernement, en particulier d’où viennent ses ressources ?
Le gouvernement a publié une liste de 60 grands contribuables qui devraient 82 millions de gourdes à l’Etat. Ils crient tous à la persécution politique. Ils seraient tous innocents et auraient payé normalement leurs redevances fiscales !
« Men-m nan lanfè gen moun pa »! Les gouvernements sont souvent redevables envers une branche du secteur économique et financier. Souvent des résolutions sont émises pour en favoriser quelques uns.
Dans la chasse aux sorciers redevables de l’administration MM/LL il faut surtout retenir qu’en dépit des dérapages que l’on pourrait ranger dans le chapitre dommages collatéraux, des erreurs dues à la précipitation ou à l’incompétence, les autorités haïtiennes devront faire comprendre à tous les haïtiens qu’il est impératif de contribuer. Chacun à son niveau. Selon les moyens. Mais conduire le pays vers une situation de non-fiscalité est une démarche à proscrire et à éviter à tout prix.
Enfin de compte, je n’hésite pas à donner un vote de confiance à l’équipe qui est en place. Si jusqu’à présents les résultats ne sont pas palpables et que les décisions sont entachées d’erreurs, d’illégalités ou d’inconstitutionnalité, il semble se dégager une vision, une tendance à corriger les choses qui ont si mal marché en Haïti pendant des siècles.
Messieurs, continuez !
Dr Jonas JOLIVERT
Des sénateurs réclament la démission de 3 juges de la Cour de Cassation
Les sénateurs de l'opposition annoncent l'adoption prochaine d'une résolution en vue de réclamer la démission de trois juges à la Cour de Cassation. M. Arnel Alexis Joseph, président de la Cour de Cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ( CSPJ) est dans le collimateur des sénateurs qui remettent en cause sa nomination. Selon le président de la Commission Justice, Pierre Francky Exius, les sénateurs avaient été induits en erreur par l'ancien président de la commission au sujet de M. Alexis.
Les sénateurs soulignent que M. Alexis, alors président de la Cour d'appel, était âgé de 74 ans au moment de sa désignation. Ce qui est contraire au prescrits légaux qui fixe l'âge maximum à 65 ans.
Plusieurs autres sénateurs dont Steven Benoît, Andrice Riché et Moise Jean Charles réclament l'annulation de la nomination de M. Alexis Joseph pour cause d'irrégularités.
Deux autres juges sont également considérés comme indésirables au sein de la Cour de Cassation. Le sénateur Steven Benoît révèle que les deux autres juges avaient été nommés sans recommandation du grand corps.
A l'époque les sénateurs n'avaient pas contesté les nominations. Steven Benoît indique que les sénateurs avaient déjà abordé le sujet avec le président Martelly la semaine dernière.
L'étau se resserre autour du président du CSPJ qui est l'objet d'une enquête parlementaire relative à la sa mise en accusation par la chambre des députés. Les membres de la commission doivent indiquer s'il y a matière à lancer la procédure de mise en accusation réclamée par la Fédération des Barreaux d'Haïti.
L'offensive des sénateurs contre le président du CSPJ pourrait fragiliser la position de cette institution dans le cadre de la formation du Conseil Electoral Permanent (CEP). Les sénateurs de l'opposition dénoncent des ententes entre l'exécutif et le législatifs dans le processus de désignation des trois représentants du judiciaire au CEP.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21354
Martelly nie toute implication dans les poursuites fiscales contre Apaid
L'entrepreneur André Apaid est résolu à poursuivre les autorités fiscales haïtiennes qui l'avaient faussement accusé d'évasion fiscale. L'ancien leader de l'organisation Groupe 184, croit être l'objet de persécutions politiques de la part du président Michel Martelly mecontent de ses prises de positions sur le dossier du Conseil Electoral Permanent (CEP).
M. Gervais Charles, l'un des avocats de M. Apaid, rappelle que le chef de l'Etat avait exprimé avec vigueur son opposition à M. Apaid lors de leur dernière rencontre.
Le dossier sera porté par devant les autorités judiciaires soutiennent les avocats qui attirent l'attention sur les préjudices moraux et économiques que l'interdiction de départ à l'encontre l'entrepreneur très actif dans le secteur de la sous-traitance.
Cependant les responsables de la Direction Générale des Impôts (DGI) ont annoncé que la mesure d'interdiction de départ a été levée pour 25 entrepreneurs ayant régularisé leur situation. Ils indiquent que M. Apaid avait en sa possession une franchise de 15 ans délivrée en 2002.
Les autorités fiscales qui n'avaient jamais été informées par les avocats de l'entrepreneur de l'existence de cette franchise avaient continué à émettre des bordereaux pour l'entreprise de M. Apaid.
De son coté le président Martelly nie toute implication dans les poursuites de l'administration fiscale contre les grands contribuables coupables d'évasion fiscale. M. Martelly n'a pas lu la correspondance de M. Apaid estimant que ce dernier sait comment le joindre. Se disant prêt à rencontrer l'homme d'affaire le chef de l'Etat dit n'avoir aucun problème personnel contre son ex collègue du Groupe des 184.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21353
Eddy Damas (UGTG) : La Minustah n'a apporté que peines et tribilasyon aux haïtiens
CCN .Ce livre sur « Ayiti » que vous publiez après un voyage la bas, c'est en quelque sorte un aspect de votre job de militant/communicant ?
Eddy Damas. On serait tenter de le voir ainsi, mais c’est beaucoup plus que cela. C’est une occasion formidable pour moi de contribuer, comme pour un bon nombre de personnes, a kalbandé l’image que nous avons d’Ayiti.
Sans y avoir auparavant mis les pieds, j’ai découvert Ayiti très tôt dans mon adolescence, à travers sa musique et sa poésie. Et ce voyage en quelque sorte, me confortait, et me rassurait en grande partie, dans l’idée que moi je me faisais d’Ayiti. Ainsi donc, avec ce récit je tenais quelque part à rendre on gran loné é respè a Ayiti et à tous le Ayisyen.
CCN. Quand vous débarquez en Ayiti êtes vous surpris de ce que vous voyez, ? l'idée du livre arrive à quel moment ?
E.D. Je ne dirais pas surpris mais plutôt ému. Oui d’une émotion presque enivrante malgré ce premier contact peu réjouissant d’un enfant qui mendie et de la présence d’hommes en arme. Etonnamment j’avais l’impression d’être chez moi. Assailli par tant de choses à la fois, tout décrire et tout écrire fut mon premier réflexe. L’idée du livre arrivera bien plus tard après mon retour.
CCN. Il y a une préface du chanteur Beethova Obas, pourquoi lui ?
E.D. Il y a beaucoup d’artistes ayisyen angajé, comme on dit, mais les textes et la musique de Beethova m’accompagnent toujours dès qu’il s’agit d’Ayiti. C’est comme ça. Il a ces mots, ces notes à lui pour de temps à autres, nous faire « oublier le goût de la détresse d’Ayiti »
Il a cette sensibilité profonde qui vous envellope quand il parle de l’espoir qu’il cultive dans les enfants de son pays. C’est un grand Monsieur qui m’a fait l’honneur de préfacer ce récit. Mèsi Beethova.
CCN. Là bas la Minustah semble être un vrai problème ?
E.D. Un grave problème comme toutes les formes d’ingérence qui caractérisent le pouvoir occidental à travers le monde. Depuis bientôt huit ans (Juin 2004) cette armée d’occupation n’a apporté que peines et tribilasyon au peuple d’Ayiti. Vols, viols, brutalités en tous genres, choléra, et la liste est longue. Il n’y a pas 36000 mil solution : Minista déwo !!!
CCN. Un président ex chanteur de compas : Est ce qu’Ayiti est dans la bonne... cadence ?
E.D. Nous avons tous suivi les conditions dans lesquelles se sont déroulées l’élection du président Martelly en Ayiti. Il a été porté au pouvoir par les états unis et c’est bien dommage. Maintenant les responsabilités qui lui incombent sont énormes, et il le sait. Le peuple haïtien aspire d’abord à « on Ayiti granmoun » Il ne doit jamais l’oublier.
CCN. Pas un seul mot dans votre ouvrage sur la musique, le compas, vous n'avez pas voulu entendre ?
E.D. Comment ne pas vouloir entendre ce compas partout présent. Mais cette fois-ci, la grande présence des femmes et des hommes qui m’entouraient avait pris le dessus.
CCN. Vous ne publiez qu’une douzaine de photos sur la centaine prises, quels ont été les critères de votre choix ?
E.D. En effet, ce fut un véritable dilemme, il fallait faire un choix visant à mieux illustrer le récit. Mais elles sont toutes aussi belles que parlantes. Plus « NOUS », quoi !
CCN. Di sa é vwè sa... és sa vé di Ayiti a jodi pé fé moun gwadloup pè lendepandans ?
E.D. Di sa é vwè sa… C’est bien là que cet adage prend tout son sens. C’est cet écart monumental qu’il y a entre ce que l’on nous a toujours servi sur Haïti et la réalité. C’est d’abord cet aspect là que j’aborde dans ce récit. Dans la Caraïbe, Haïti reste le principal épouvantail repoussoir du pouvoir occidental et singulièrement du pouvoir « kolonyal fwansé » sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Haïti, il ne faut pas le nier, dans l’esprit de bon nombre d’entre nous fait peur dès que l’on parle d’indépendance. Et malheureusement, ce piège fonctionne toujours. Mon récit n’a pas la prétention de tordre le cou à cette mauvaise fable, mais à nous aider à ne plus écouter ces petites comptines mensongères que véhicule cette farce.
CCN. Que retenez-vous de ce séjour?
E.D. Un peuple, un grand peuple .Un pays, un immense péyi. Des Fanm é Nonm qui n’ont jamais abandonnés la lutte pour la vie au quotidien. Des femmes et des hommes qui refusent la fatalité pour ne compter que sur leurs propres moyens afin de modifier leur réalité de tous les jours. Des femmes et des hommes qui ne croient pas en la malédiction que l’on essaie de leur faire porter depuis nanni nannan. En effet, j’ai vu certaines situations misérables que vivent au quotidien certains ayisyen. Mais, eskizé, ce n’est pas cela que j’ai retenu. Je garde plutôt l’image d’un peuple fière combatif et debout. Pas un peuple kouché. Des fanm é de nonm d’une grandeur capable de vous faire prendre conscience de notre petite taille, tizi à bien des égards. Ayiti : Di sa é vwè, sé dé biten diféran
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3957,10-09-2012-hay-ti-eddy-damas-ugtg-y-yla-minustah-n-a-apporty-que-peines-et-tribilasyon-aux-hay-tiens.html
Eddy Damas. On serait tenter de le voir ainsi, mais c’est beaucoup plus que cela. C’est une occasion formidable pour moi de contribuer, comme pour un bon nombre de personnes, a kalbandé l’image que nous avons d’Ayiti.
Sans y avoir auparavant mis les pieds, j’ai découvert Ayiti très tôt dans mon adolescence, à travers sa musique et sa poésie. Et ce voyage en quelque sorte, me confortait, et me rassurait en grande partie, dans l’idée que moi je me faisais d’Ayiti. Ainsi donc, avec ce récit je tenais quelque part à rendre on gran loné é respè a Ayiti et à tous le Ayisyen.
CCN. Quand vous débarquez en Ayiti êtes vous surpris de ce que vous voyez, ? l'idée du livre arrive à quel moment ?
E.D. Je ne dirais pas surpris mais plutôt ému. Oui d’une émotion presque enivrante malgré ce premier contact peu réjouissant d’un enfant qui mendie et de la présence d’hommes en arme. Etonnamment j’avais l’impression d’être chez moi. Assailli par tant de choses à la fois, tout décrire et tout écrire fut mon premier réflexe. L’idée du livre arrivera bien plus tard après mon retour.
CCN. Il y a une préface du chanteur Beethova Obas, pourquoi lui ?
E.D. Il y a beaucoup d’artistes ayisyen angajé, comme on dit, mais les textes et la musique de Beethova m’accompagnent toujours dès qu’il s’agit d’Ayiti. C’est comme ça. Il a ces mots, ces notes à lui pour de temps à autres, nous faire « oublier le goût de la détresse d’Ayiti »
Il a cette sensibilité profonde qui vous envellope quand il parle de l’espoir qu’il cultive dans les enfants de son pays. C’est un grand Monsieur qui m’a fait l’honneur de préfacer ce récit. Mèsi Beethova.
CCN. Là bas la Minustah semble être un vrai problème ?
E.D. Un grave problème comme toutes les formes d’ingérence qui caractérisent le pouvoir occidental à travers le monde. Depuis bientôt huit ans (Juin 2004) cette armée d’occupation n’a apporté que peines et tribilasyon au peuple d’Ayiti. Vols, viols, brutalités en tous genres, choléra, et la liste est longue. Il n’y a pas 36000 mil solution : Minista déwo !!!
CCN. Un président ex chanteur de compas : Est ce qu’Ayiti est dans la bonne... cadence ?
E.D. Nous avons tous suivi les conditions dans lesquelles se sont déroulées l’élection du président Martelly en Ayiti. Il a été porté au pouvoir par les états unis et c’est bien dommage. Maintenant les responsabilités qui lui incombent sont énormes, et il le sait. Le peuple haïtien aspire d’abord à « on Ayiti granmoun » Il ne doit jamais l’oublier.
CCN. Pas un seul mot dans votre ouvrage sur la musique, le compas, vous n'avez pas voulu entendre ?
E.D. Comment ne pas vouloir entendre ce compas partout présent. Mais cette fois-ci, la grande présence des femmes et des hommes qui m’entouraient avait pris le dessus.
CCN. Vous ne publiez qu’une douzaine de photos sur la centaine prises, quels ont été les critères de votre choix ?
E.D. En effet, ce fut un véritable dilemme, il fallait faire un choix visant à mieux illustrer le récit. Mais elles sont toutes aussi belles que parlantes. Plus « NOUS », quoi !
CCN. Di sa é vwè sa... és sa vé di Ayiti a jodi pé fé moun gwadloup pè lendepandans ?
E.D. Di sa é vwè sa… C’est bien là que cet adage prend tout son sens. C’est cet écart monumental qu’il y a entre ce que l’on nous a toujours servi sur Haïti et la réalité. C’est d’abord cet aspect là que j’aborde dans ce récit. Dans la Caraïbe, Haïti reste le principal épouvantail repoussoir du pouvoir occidental et singulièrement du pouvoir « kolonyal fwansé » sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Haïti, il ne faut pas le nier, dans l’esprit de bon nombre d’entre nous fait peur dès que l’on parle d’indépendance. Et malheureusement, ce piège fonctionne toujours. Mon récit n’a pas la prétention de tordre le cou à cette mauvaise fable, mais à nous aider à ne plus écouter ces petites comptines mensongères que véhicule cette farce.
CCN. Que retenez-vous de ce séjour?
E.D. Un peuple, un grand peuple .Un pays, un immense péyi. Des Fanm é Nonm qui n’ont jamais abandonnés la lutte pour la vie au quotidien. Des femmes et des hommes qui refusent la fatalité pour ne compter que sur leurs propres moyens afin de modifier leur réalité de tous les jours. Des femmes et des hommes qui ne croient pas en la malédiction que l’on essaie de leur faire porter depuis nanni nannan. En effet, j’ai vu certaines situations misérables que vivent au quotidien certains ayisyen. Mais, eskizé, ce n’est pas cela que j’ai retenu. Je garde plutôt l’image d’un peuple fière combatif et debout. Pas un peuple kouché. Des fanm é de nonm d’une grandeur capable de vous faire prendre conscience de notre petite taille, tizi à bien des égards. Ayiti : Di sa é vwè, sé dé biten diféran
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3957,10-09-2012-hay-ti-eddy-damas-ugtg-y-yla-minustah-n-a-apporty-que-peines-et-tribilasyon-aux-hay-tiens.html
Football / Coupe Caraïbes : Après les Bermudes, objectif d’Haïti, défaire Porto-Rico
P-au-P, 11 sept. 2012 [AlterPresse] --- La sélection nationale de football d’Haïti aura pour objectif, ce mardi 11 septembre 2012, de vaincre son homologue de Porto Rico afin de gagner le quadrangulaire du groupe I de la coupe Caraïbes des nations de football au stade Sylvio Cator à Port-au-Prince, mettant également aux prises les Bermudes et Saint-Martin.
« Notre seule préoccupation, c’est d’obtenir la victoire pour terminer en première position », espère le sélectionneur cubain d’Haïti, Blake Cantero.
Il s’exprimait en conférence d’après-match ayant opposé Haïti aux Bermudes le dimanche 9 septembre 2012.
Pour les deux premiers matches d’Haïti, y compris celui joué contre Saint-Martin le vendredi 7 septembre, les joueurs nationaux ont fait montre de baisse de régime, notamment en deuxième période durant les deux parties des 7 et 9 septembre, s’inquiètent des journalistes sportifs.
Après avoir marqué trois buts, de belle facture, en première mi-temps face aux Bermudes, l’équipe haïtienne a paru manquer de fraîcheur en deuxième période. Logiquement, elle a concédé un but qui a laissé des sueurs froides chez les spectateurs, craignant l’éventualité, pour l’équipe visiteuse, de revenir au score, tant toute l’équipe nationale paraissait fébrile.
Scénario à peu près similaire face à Saint-Martin : le onze d’Haïti n’a pu inscrire que deux (2) buts en deuxième période, après avoir outrageusement dominé ses adversaires en première période (5 buts marqués).
« Alors que l’équipe de Porto-Rico nous a pris par surprise, la sélection haïtienne a joué un match techniquement et tactiquement bien organisé. C’est une équipe (Haïti) qui a beaucoup d’avenir et qui peut avancer très loin dans la compétition », estime le sélectionneur de l’équipe des Bermudes, Andrew Bascome.
Son homologue d’Haïti, Blake Cantero, a reconnu avoir modifié son plan antérieur de jeu, malgré de bonnes bases tactiques, en vue d’aller chercher un résultat positif.
« Le match était très intéressant de part et d’autre. Les joueurs des Bermudes ont travaillé pour nous donner une réplique. C’est pourquoi le match a été très difficile en début de période », ajoute-t-il.
Aussi, la sélection nationale d’Haïti n’a-t-elle droit à aucune erreur pour la partie du jour face à Porto Rico.
Après la correction (7-0), infligée à Saint-Martin lors de la première journée du 7 septembre, la sélection nationale d’Haïti l’a emporté, (3-1) le 9 septembre, sur son homologue des Bermudes.
Le public, tout acquis à Haïti, a mis longtemps pour savourer le premier but de son équipe, marqué sur coup franc par Olrish Saurel. Puis, Jean Eudes Maurice a augmente le score. Et Jean Philippe Péguéro corsa l’addition, après un superbe travail au milieu de terrain de Jeff Louis, qui a effacé plusieurs joueurs bermudiens avant d’adresser une bonne passe à Péguéro (3-0 à la mi-temps).
La prestation de la sélection nationale de football d’Haïti sera différente en deuxième période. Plus aucun but ne sera marqué par les joueurs haïtiens qui, au contraire, vont encaisser un but des bermudiens (3-1 score final).
En évitant de se laisser surprendre par des contre-attaques, les footballeurs haïtiens devront se surpasser pour jouer un match plein, en première et en deuxième période, ce mardi 11 septembre 2012, contre Porto Rico qui est provisoirement en tête du classement du groupe I de la coupe Caraïbes des nations (2 matches gagnés, 11 buts pour Porto Rico contre 2 matches gagnés et 10 buts pour Haïti), [jep kft rc apr 11/09/2012 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13386
Haiti – Social : Causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap
Sous le haut patronage du Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, le Bureau du Secrétaire d’Etat à l’intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) et le Projet de Renforcement du Cadre Juridique pour les Personnes Handicapées en Haïti de l’OEA ont organisé ce lundi 10 Septembre à l’hôtel Montana une causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap en Haiti.
Cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l’emploi et au travail adaptés », a été l’occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu’une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque.
Le Chef de l’Etat, qui ne cesse d’intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d’accompagner ce secteur.
« Notre pays a besoin, pour son décollage, de l’apport de tous ses fils et filles et nous n’avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d’intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président.
La présence du Chef de l’Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l’égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap.
« Je regarde cette initiative comme un pas vers l’émergence d’une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d’existence de l’ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. »
Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d’offrir des opportunités égales à tous et promis d’intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-social-causerie-avec-le-secteur-prive-des-affaires-sur-la-problematique-du-handicap/
Cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l’emploi et au travail adaptés », a été l’occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu’une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque.
Le Chef de l’Etat, qui ne cesse d’intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d’accompagner ce secteur.
« Notre pays a besoin, pour son décollage, de l’apport de tous ses fils et filles et nous n’avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d’intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président.
La présence du Chef de l’Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l’égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap.
« Je regarde cette initiative comme un pas vers l’émergence d’une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d’existence de l’ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. »
Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d’offrir des opportunités égales à tous et promis d’intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-social-causerie-avec-le-secteur-prive-des-affaires-sur-la-problematique-du-handicap/
Montardon : un nouvel orphelinat à Port au Prince avec les Calinous d'Haïti
Mirlande Jean, directrice de La maison de l'Espoir à Haïti et Dominique Uthurralt, président des "Calinous d'Haïti", travaillent côte à côte pour aider les enfants haïtiens. (didier rispal)
L'association Les Calinous d'Haïti a été créée en 2004 par des parents ayant adopté des enfants haïtiens de la crèche "La maison de l'espoir", organisme privé, connu et reconnue situé à Port au Prince. Présidée par Dominique Uthurralt l'association a tenu ce week-end son assemblée générale au lycée agricole de Montardon. Cette association compte aujourd'hui 126 membres et plus de 1 000 sympathisants (les dons).
Une école pour les enfants en difficultés
Cette année 2011/2012 a été marquée par un projet de montage financier qui devrait permettre la création d'un nouvel orphelinat sur les hauteurs de Port aux Princes, en zone non inondable. Un terrain de 1 800 m2 a déjà été acheté pour implanter un nouveau bâtiment de 800 m2 sur deux niveaux, qui, en plus d'accueillir 50 enfants, servira également d'école, non seulement pour les locataires, mais aussi pour des enfants en difficultés.
"Les partenaires financiers nous demandent des dossiers de plus en plus complexes à monter" et c'est bien pour cette raison que Louise Roudil, originaire de la drome et étudiante en Master, se rendra début novembre en Haïti pour une durée de 9 mois. Sa mission sera de monter des dossiers de financement et de subventions et surtout de suivre ce projet jusqu'au bout. Sa mission ne coûtera rien aux Calinous d'Haïti, c'est la fondation Crédit Agricole et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques qui subventionnent le projet.
En mai dernier, un certain nombre de partenaires financiers ont été ciblés sur place par Dominique Uthurralt, et l'espoir de voir sortir de terre ce nouvel orphelinat est aujourd'hui bien réel.
L'agence Française de développement apporte son soutien à ce projet ainsi que le conseil régional et l'Union Européenne. "L'année dernière j'étais très inquiète, je ne savais pas si j'allais pouvoir nourrir les enfants, merci à l'association qui nous à permis d'exister encore".
Mirlande Jean, directrice de La maison de l'Espoir à Haïti était présente à Montardon. Cette femme au coeur énorme doit être soutenue, son discours a largement touché les quatre-vingts personnes présentes.
Le bureau
Président Dominique Uthurralt ; vice-président Nathalie Sanclémente ; trésorier Laurent Douin ; secrétaire Christine Moussegnerat
Pour tout renseignement ou pour vos dons : "Les Calinous d'Haïti", 9 rue du Baron Séguier, 64000 Pau. Tél. 06 22 25 25 37
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/09/11/calinous-d-haiti-un-nouvel-orphelinat-a-port-au-prince,1097171.php
dimanche 9 septembre 2012
Turcs et Caïcos reprend les déportations de citoyens haïtiens.-
Les iles Turcs et Caïcos reprendra la déportation de citoyens haïtien arrivés sur ce territoire avant le 10 janvier 2010, a informé aujourd’hui le gouvernement.
Les autorités d’immigration ont suspendu les déportations après le séisme, qui avait fait plus de 300.000 morts et deux millions de sinistrés, même si elles avaient conservé les déportations des personnes reconnues coupable d’un délit.
Selon le communiqué, les haïtiens arrivés avant le tremblement de terre seront déportés mais celui n’a pas éclairci la situation des immigrés illégaux arrivés après le 12 janviers.
Les îles Turc et Caïcos sont situées au nord de l’île d’Haïti, partagée entre les République d’Haïti et Dominicaine, et possède une population estimée à 32.000 habitants.
Des centaines d’Haïtiens ont immigré sur ce territoire, qui dépend des royaumes unis, à la recherche de travail ou d’amélioration de leurs conditions de vie.
L’année dernière les autorités ont déporté plus de 600 haïtiens, après les avoir reconnus coupables d’un délit quelconque.
http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=542591&Itemid=1
La justice uruguayenne fera comparaître le jeune haïtien Johny Jean pour "faux témoignage"
« Il n’a pas été violé »
La défense des militaires des forces uruguayennes accusés de « violence privée » contre le jeune haïtien Johny Jean, a sollicité la comparution du jeune pour avoir donné un « faux témoignage ». Elle l’a aussi accusé de préparer une fausse demande contre l’Uruguay.
Après avoir visualisé la vidéo scandaleuse qui présentait des militaires uruguayens en poste en Haïti entrain de perpétrer un abus sexuel présumé contre le jeune haïtien, les études techniques ont conclu que le jeune « n’a pas été violé ».
Pour cela, la défense des militaires accusés de « violence privée », a requis la convocation du jeune Johny jean pour qu’il comparaisse pour « faux témoignage », selon des informations fournies par le journal El pais.
Le journal affirme que les avocats Gustavo Bordes et Gaston Chavez, qui représentent trois des cinq marins accusés ont présenté un document écrit sollicitant la comparution du jeune, qui avait dit qu’il avait été violé quand il a déclaré devant le juge du vingtième tour Alejandro Guido.
Dans le document il est stipulé que les marins ont exercé la violence nécessaire pour « lui faire une plaisanterie » et ils ont assuré qu’après l’épisode le jeune continua à fréquenter la base militaire, comme il le faisait habituellement.
http://www.lr21.com.uy/politica/1058929-justicia-uruguaya-citara-al-joven-haitiano-johny-jean-por-falso-testimonio
Haïti veut redevenir la «perle des Antilles»
Il y a deux ans, un terrible séisme frappait Haïti. Alors que l'île se remet à peine de la catastrophe, les dirigeants tentent de relancer le tourisme par le biais de grandes campagnes publicitaires.
Une campagne touristique étonnante
Une campagne touristique étonnante a débuté ce weekend à Miami. Un panneau d’affichage gigantesque, situé le long de l’autoroute I-95, vante un nouveau paradis pour les touristes : Haïti.
« Vivez l’expérience. Saisissez l’occasion », peut-on lire sur l’affiche, qui montre une plage de sable fin et une mer bleue azur. Selon l’agence de presse AP, le panneau d’affichage est parrainé par le consulat d’Haïti à Miami et le ministère du tourisme de Port-au-Prince. Une tentative pour le moins déroutante, visant à redorer le blason de l’île et à effacer l’idée de pauvreté et d’instabilité politique qui y règne.
Une île qui se remet à peine de la catastrophe
« Haïti a été progressivement mis au ban du reste du monde en raison de sa situation économique et politique. Maintenant, avec la détermination de l'administration Martelly-Lamothe à améliorer l'image du pays par la voie diplomatique et consulaire des missions, Haïti, la terre de la bravoure, de la dignité et de la liberté, va retrouver son prestige d'antan », a déclaré François Guillaume II, le consul général d'Haïti à Miami, selon HaitiLibre.com.
Mais la terre de la « dignité » croule encore sous les difficultés causées par le séismequ’elle a vécu. Il y a toujours de graves problèmes de logements, et l’épidémie de choléracommence à peine à s’estomper. Pourtant, le gouvernement est toujours désorganisé, et l’argent de l’aide internationale manque terriblement, deux ans après la catastrophe.
Une image qui va être difficile à changer
À l’échelle mondiale, Haïti demeure un « cas de charité », et changer cette image ne sera pas chose facile. Allyn Gaestel, qui est journaliste au Los Angeles Times a souligné ce point dans un article, paru en juillet : « Qui veut siroter un cocktail, sachant, qu’à quelques mètres, desenfants souffrent de malnutrition et se morfondent dans des tentes ? ».
Mais, sans évoquer ces obstacles, la majorité des Haïtiens haut placés pensent que refairede l’île un endroit touristique est tout à fait possible. Les investissements et les projets de constructions touristiques fleurissent, bien que l’argent alloué à la reconstruction ait été systématiquement mal géré.
Le retour des investisseurs ?
Plusieurs grandes chaînes hôtelières désirent construire des avant-postes à Haiti, notammentConfort in, Best Western ou encore Marriott, a expliqué l’ambassadeur de l’île, Altidor Paul, au quotidien USA Today. Il a également mentionné la construction en cours d’uncomplexe hôtelier nommé « L’Oasis ». Le bâtiment comptera 130 chambres, trois restaurants et 14 boutiques, pour un coût total de 35 millions de dollars.
« Nous essayons de passer d’un mode de survie à un mode d’investissement », a déclaré Altidor Paul. « Nous ne sommes pas convaincus que l'envoi d'une aide humanitaire à Haïti va nous faire sortir de cette pauvreté. Nous recherchons des capitaux et de la connaissance. »
La « perle des Antilles », entre grandeur et désolation
Dans le passé, Haïti était surnommée « la perle des Antilles », après un boom du tourisme dans les années 1940 et 1950. Cependant, après le règne despotique de François Duvalier, la jet-set internationale a déserté le pays. Puis, en 1970, lorsque Jean « Baby Doc » Duvalierremplaça son père, le tourisme connu une légère hausse, mais diminua de nouveau avec la propagation du sida dans les années 1980.
Le président Michel Martelly espère que la classe moyenne et supérieure, rescapée du tremblement de terre et du précédent gouvernement, voudra investir dans l’économie. Le coup de pouce dont le pays aurait besoin selon lui. Jusqu’à présent, les touristes ont été majoritairement des travailleurs humanitaires et des membres de la diaspora haïtiennevenus voir leur famille. Mais il faut plus de visiteurs et d’investisseurs. Et après plusieurs tentatives de relance du tourisme, espérons que celle-là soit la bonne.
Global Post/Adaptation Henri Lahera pour JOL Press
http://www.jolpress.com/article/international-haiti-tourisme-reconstruction-investissements-seisme-aide-humanitaire-malnutrition-diaspora-hotels-813160.html
Haiti – Economie : Une mission canadienne en Haiti pour explorer les possibilités d’investissement
Le Ministre d’Etat canadien M. Bernard Valcourt à la tête d’une mission canadienne est entré en Haïti ce jeudi pour évaluer les opportunités d’affaires dans le pays, lors d’un point de presse à l’hôtel Montana.
Cette délégation, d’environ 45 investisseurs canadiens, est reçue par le Centre de facilitation des Investissements (CFI) et le conseil présidentiel à l’investissement et le conseil économique et social.
« Cette mission revêt d’une importance particulière pour moi, aux regards des actions entreprises par mon gouvernement pour attirer des investissements directs étrangers en Haïti », a déclaré le Premier ministre haïtien Laurent S. Lamothe.
« La promotion des investissements prives demeure un des axes prioritaires de l’action gouvernementale », a-t-il ajouté.
M. Lamothe a estimé qu’il est important pour que les investissements reprennent en Haïti afin de faciliter la création d’emploi, et de remettre le pays sur la carte d’affaires dans le monde.
« Pour vous compagnies canadiennes qui prennent part à cette mission, Haïti est un marché qui vous permettra notamment de réexporter vers les Etats-Unis », a indiqué M. Georges Andy René, directeur du CFI, aux membres de la délégation.
« Haïti is open for business », tel le slogan du gouvernement, a-t-il-enchérit.
L’ambassadeur du canada en Haïti, M. Henry-Paul Normandin a souligné pour sa part qu’Haïti a une politique de développement économique agressive, engagée sur la création d’emploi et l’un des éléments clé de cette politique c’est la promotion du commerce et de l’investissement.
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-economie-une-mission-canadienne-en-haiti-pour-explorer-les-possibilites-dinvestissement/
Haiti – Economie : Une mission canadienne en Haiti pour explorer les possibilités d’investissement
Le Ministre d’Etat canadien M. Bernard Valcourt à la tête d’une mission canadienne est entré en Haïti ce jeudi pour évaluer les opportunités d’affaires dans le pays, lors d’un point de presse à l’hôtel Montana.
Cette délégation, d’environ 45 investisseurs canadiens, est reçue par le Centre de facilitation des Investissements (CFI) et le conseil présidentiel à l’investissement et le conseil économique et social.
« Cette mission revêt d’une importance particulière pour moi, aux regards des actions entreprises par mon gouvernement pour attirer des investissements directs étrangers en Haïti », a déclaré le Premier ministre haïtien Laurent S. Lamothe.
« La promotion des investissements prives demeure un des axes prioritaires de l’action gouvernementale », a-t-il ajouté.
M. Lamothe a estimé qu’il est important pour que les investissements reprennent en Haïti afin de faciliter la création d’emploi, et de remettre le pays sur la carte d’affaires dans le monde.
« Pour vous compagnies canadiennes qui prennent part à cette mission, Haïti est un marché qui vous permettra notamment de réexporter vers les Etats-Unis », a indiqué M. Georges Andy René, directeur du CFI, aux membres de la délégation.
« Haïti is open for business », tel le slogan du gouvernement, a-t-il-enchérit.
L’ambassadeur du canada en Haïti, M. Henry-Paul Normandin a souligné pour sa part qu’Haïti a une politique de développement économique agressive, engagée sur la création d’emploi et l’un des éléments clé de cette politique c’est la promotion du commerce et de l’investissement.
Haïti-Justice : Trois jours francs à Martelly pour faire retrait de certains arrêtés
P-au-P, 07 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le citoyen Newton St Juste somme le chef de L’Etat, Michel Martelly de rétracter dans un délai de 3 jours francs les arrêtés du 24 janvier 2012 et du 15 juin 2012 créant respectivement la Commission nationale de lutte contre la faim et la malnutrition (Colfam) et la Commission d’Appui à la Coordination des Infrastructures de Sport et d’Accompagnement de la Jeunesse Haïtienne (Cacisajh).
La Colfam et le programme « Aba grangou » sont dirigés par l’épouse de Martelly, Sophia St Rémy Martelly alors que la Cacisajh est coordonnée par son fils Olivier Martelly. « Déclarant au Président de la République d’Haïti, Michel Martelly, qu’un délai de trois jours francs lui est octroyé pour procéder au retrait pur et simple des susdits Arrêtés, et dans le cas contraire, la Juridiction compétente sera saisie aux fins de droit », somment Newton St-Juste et son avocat André Michel dans la requête.
Les arrêtés en question seraient contraires à la Constitution, aux lois de la république et aux principes généraux du droit, selon les informations fournies par St Juste. Selon la requête, ces actes « constituent des atteintes à la stabilité des Institutions Républicaines et une duplication susceptible de servir de prétexte pour dilapider les maigres Deniers Publics appartenant à tous les citoyens haïtiens » Le citoyen St-Juste et son avocat Me André Michel voient l’unilatéralité dans ces actes du président. Ce qui a pour conséquence d’ériger « le népotisme [tendance du président] à favoriser les membres de sa famille en norme de gouvernance par excellence ».
Le 16 août 2012, Newton St Juste a écrit au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Renel Senatus pour dénoncer ces deux proches du président pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs ». Le vendredi 24 août 2012 après l’audition du dénonciateur par le chef du parquet de Port-au-Prince, celui-ci a décidé de classer le dossier sans suite.
« L’interprétation, faite par le parquet des articles 19 et 20 du code d’instruction criminelle, selon laquelle seuls les fonctionnaires de l’État sont habilités à dénoncer les infractions dont ils ont connaissance, constitue une honte pour la communauté juridique haïtienne et une menace adressée aux citoyennes et citoyens dans le cadre de la défense de leurs droits », déplore Saint Juste dans une lettre au parquet le 27 août 2012. Cependant, le citoyen n’en démord pas.
Il compte utiliser tous les pions pour coincer les accusés. Dans une lettre en date du 28 août 2012, adressée à l’ambassadrice des États-Unis d’Amérique en Haïti, Pamela White, Newton Saint Juste réitère sa détermination de traduire Sophia St-Rémy Martelly, épouse du chef de l’État, et leur fils ainé, Olivier Martelly, devant la justice américaine.
Selon St Juste, l’épouse Martelly serait américaine, et il est nécessaire d’ouvrir une enquête pour blanchiment d’argent tant en Haïti qu’aux Etats-Unis d’Amérique. Les citoyens-avocats Newton St Juste et André Michel multiplient de plus en plus des dénonciations de corruption dans l’administration publique impliquant la famille présidentielle.
Dans la foulée, ils reçoivent le support de plusieurs organisations de base de Fanmi Lavalas (de l’ancien président Jean Bertrand Aristide) et de personnalités politiques, dont madame Mirlande Hyppolite Manigat, adversaire malheureuse de Michel Martelly à la dernière présidentielle.
Pour le moment, St Juste et Michel seraient dans la ligne de mire du conseiller spécial de Martelly, Gregory Mayard Paul, qu’ils ont accusés de fomenter un complot visant à les assassiner. Richard Morse du groupe Ram, cousin et conseiller du chef de l’Etat ; Hervé Fourcand et Roody Cazeau (qui serait un déporté), seraient de la liste des comploteurs, selon les avocats St Juste et Michel. [efd kft gp apr 07/09/2012 8 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13373
jeudi 6 septembre 2012
Haïti-Culture : le "concombre-zombi" entre drogue, médicament et… zombi !
par Edner Fils Decime
P-au-P, 5 sept. 2012 [AlterPresse] --- Des fleurs en forme de cloches, blanches ou violettes, le concombre-zombi, de son nom scientifique datura stramonium, est très répandu en Haïti. Tout aussi courante est son utilisation.
A la fois drogue, médicament et employé dans plusieurs des 36 formules de la zombification, le concombre-zombi reste une plante du décor haïtien qui ne dit pas toujours son nom.
Concombre-zombi : au-delà d’une appellation
« C’est un cousin de la tomate, leurs feuilles sont semblables », explique Max Gesner Beauvoir, ingénieur-chimiste et Ati national du vodou haïtien (son chef suprême).
Son fruit est une petite boule avec des épines d’où son appellation de « pomme épineuse ». Il est de la famille des solanacées qui sont des plantes dicotylédones gamopétales à laquelle appartiennent pomme de terre et tomate.
Pourtant, René Toussaint, dans son livre posthume « De la mort à la vie : essai sur le phénomène de zombification en Haïti » fait du concombre-zombi « une variété locale de cucurbitacées sauvages, appelée Momordica Elaterum ».
Toussaint se réfère sûrement au concombre, plante dicotylédone potagère cultivée pour son fruit allongé cylindrique. Il appartient aux cucurbitacées au même titre que le melon.
Depuis les recherches intensives menées entre 1981 et 1983 sous la houlette de Wade Davis, chercheur à l’université de Harvard des Etats-Unis d’Amérique, la nomination avancée par Beauvoir (qui a collaboré à ces recherches également) semble faire autorité.
L’Ati national du vodou invite de plus à ne pas confondre le concombre-zombi avec la plante nommée « Nonie », sorte de pomme à laquelle on accorde beaucoup de vertus extraordinaires.
A éviter … pour rester éveillé
Les effets du datura stramonium sont rapportés par plusieurs habitants de Kenscoff. D’ailleurs, on peut remarquer leurs grandes cloches sur beaucoup de clôtures de propriétés.
« Les voleurs utilisent les cloches [fleurs du concombre-zombi] pour endormir les propriétaires des maisons qu’ils veulent cambrioler. C’est très courant là-haut (à Kenscoff) », témoigne une marchande de feuilles au Marché Salomon.
L’un des plus spectaculaires effets du concombre-zombi c’est qu’une simple exposition, si elle est longue, peut provoquer un profond sommeil, rapporte t-on.
« Certaines personnes rien qu’en nettoyant un buisson de plantes à cloches tombent inconscientes sous l’effet très puissant du concombre », nous confie madame Nicolas Pierre, septuagénaire habitant Furcy.
« C’est une plante extrêmement puissante. Elle est forte comme drogue. J’invite les gens, surtout les jeunes à ne pas s’amuser avec le concombre-zombi », prévient pour sa part l’Ati national s’adressant aux jeunes qui se droguent en buvant des infusions dites « thé [tisane] de cloches ».
Mais d’où vient cette puissance du concombre-zombi ?
Les feuilles et les graines de la plante seraient utilisées comme narcotiques du fait de leur teneur en mélange d’atropine et d’hyosciamine, selon un habitué et utilisateur de cette plante requérant l’anonymat.
L’atropine est un composé organique renfermant un nombre élevé de molécules d’azotes et de base. L’hyosciamine est aussi un alcaloïde.
L’auteur Toussaint soutient, pour sa part que la plante contient une « substance active, l’élatérine, qui possède des effets purgatifs extrêmement violents ».
L’ingénieur-chimiste et houngan, Max Gesner Beauvoir n’y va mollo en comparaison.
« Le Concombre zombi a une puissance anesthésique extraordinaire. Une tête d’épingle de sa substance est de très loin, soit 10 000 fois, plus puissante que la cocaïne » soutient-il.
Ses vertus médicinales
Selon plusieurs marchandes de feuilles interrogées par AlterPresse et un « médecin-feuille –houngan » haïtien qui souhaite rester anonyme, le concombre-zombi, dans des proportions qu’ils n’ont pas voulu communiquer, calme toutes sortes de douleurs provoquées par l’asthme et les palpitations.
La plante soigne aussi, selon ces sources, les maladies de la peau, les rhumatismes et les démangeaisons.
« J’ai déjà traité des cas d’oppression par une infusion d’une feuille et d’une graine dans une 1/2 litre d’eau bouillante. Le malade en a bu 4 tasses par jour », informe notre « médecin-feuille ».
Les lombagos (douleur rhumatismale dans la région lombaire du dos), les furoncles (‘’klou’’ en créole haïtien) peuvent être soulagés avec des feuilles de datura chauffées et enduites d’huile de Palma Christi, indique ce guérisseur.
« Il suffit d’appliquer tout ça sous forme de compresses [chaudes] sur les endroits qui vous font mal », préconise une marchande de feuille de Delmas 32.
Pour frictionner les personnes souffrant de rhumatisme et de démangeaisons des parties génitales, notre « médecin-feuille-houngan » anonyme préconise « des feuilles pilées et mises à macérer dans de l’huile de Palma Christi ».
Concombre-zombi et zombification : toute une histoire
Mais pourquoi la tradition a t-elle voulu dénommer la plante « concombre-zombi » ? Max Gesner Beauvoir, l’Ati national du vodou, ne cache pas qu’il ne sait pas.
Est-ce en rapport avec son utilisation dans les procédés de zombification ?
Beauvoir peut seulement soutenir que la plante avait ce nom en Haïti et dans les Antilles avant même que Wade Davis et son équipe aient, entre 1981 et 1983, « décelé la présence de ce datura dans plusieurs des 36 formules de préparations pour la zombification ».
Malgré son nom, il est curieux de remarquer qu’il n’est pas le plus commun des substances utilisées.
« On utilise beaucoup plus le poisson froufrou (de nom scientifique Tétrodon) appelé encore poisson-coffre ou poisson-globe. Cet animal se gonfle d’eau ou d’air quand il est menacé », rapporte Max Beauvoir relayant les conclusions du docteur japonais, Cao.
Ce poisson renferme dans ces viscères un poison mortel, la tétrodotoxine qui peut provoquer une paralysie mortelle en bloquant la propagation de l’influx nerveux. [efd apr 05/09/2012 13 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13361
Haiti – Sécurité : Plus de 50% d’augmentation du montant des recettes générées pour le mois d’août
La coordination des brigades d’intervention (BMI) a acheminé le rapport relatif aux différentes opérations de contrôle menées dans le cadre de la lutte contre la contrebande entre le 1er au 21 août 2012. Le montant des recettes générées au cours de ces interventions est estimé à plus de 5 millions de gourdes soit une augmentation de 54,60% par rapport au mois de juillet dernier, a-t-on lu dans le rapport.
330 saisies ont été effectuées durant la période allant du 1er au 31 juillet dans le cadre de la lutte contre la contrebande, relate le rapport de la Coordination des brigades d’intervention (BMI). Parmi les 330 cas, 148 ont été réglés et 181 sont encore en saisie conservatoire.
Ces opérations ont été menées dans 5 postes de contrôle du pays. Il s’agit des postes de Terrier Rouge, Ganthier, Morne à Cabrit, Source Matelas et Brache.
Selon le rapport, le montant des recettes générées dans ces différents postes durant le mois d’aout s’élève à plus de 5 millions de gourdes. Les recettes sont réparties ainsi : 633 458,28 de gourdes à Terrier Rouge ; 2 393 353,98 au poste de Ganthier ; 246 215,16 gourdes à Morne Cabrit ; 1 273 587,23 gourdes au poste de Source Matelas ; et 510 055,51 au poste de Brache.
Les opérations de la BMI sont menées par des agents des douanes, la Police nationale, de la Direction nationale des impôts (DGI), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), les parquets de la république et coordonnées par l’Unité de la lutte contre la corruption (ULCC).
Dans une interview exclusive accordée, M. Antoine Atouriste, directeur de l’ULCC, a qualifié de « très satisfaisantes » les opérations dont les résultats, selon lui, ont dépassé leur espérance.
« L’objectif visé, ce n’est pas arrêter des gens, ni de faire pression sur personne, il s’agit d’augmenter les assiettes fiscales, de récupérer une partie des 500 millions de dollars que l’état haïtien perd chaque année », a précisé M. Atouriste, déclarant qu’un état qui ne remplit pas ses fonctions régaliennes perd sa raison d’être.
Selon l’ancien colonel des Forces armées d’Haïti, cette démarche vise également à sensibiliser la population en l’informant sur ce que dit la loi en matière de lois fiscales et des obligations faites de payer l’état.
Il s’agit également, selon le directeur de l’ULCC, de rappeler aux agents de la fonction publique qu’ils sont des privilégiés, il sont donc appelés à remplir patriotiquement leur devoir.
Par ailleurs, M. Atouriste a déclaré que la brigade fait un travail technique et que les opérations ne font exception de personne et qu’elles ne tiennent compte ni du sexe, ni de la classe des contribuables.
Il a rappelé que l’institution qu’il dirige ne fait pas de la politique sinon une politique de moralisation des agents de la fonction publique, d’augmentation des assiettes fiscales, de promotionr la bonne gouvernance et la transparence de la gestion de la chose publique.
HaitiNews509
Haiti – Sécurité : Le CSPN parle sécurité à la Chambre des Députés
Le Conseil Supérieur de la Police Nationale d’Haïti (CSPN), conduit par le Premier Ministre, Laurent Lamothe, a répondu à l’invitation de la Commission Permanente de la Justice et de la Sécurité Publique de la Chambre des Députés mardi autour la recrudescence de l’insécurité à Port-au-Prince et la mise en œuvre d’un plan de sécurité nationale.
Le premier ministre Lamothe a exposé aux députés les dispositions adoptées pour faire face à cette situation et maintenir un climat de sécurité stable dans le pays. Il a fait état de la nécessité « de redoubler les efforts dans un « plan sécuritaire de base » baptisé « opération Boukle potoprens ».
« Nous avons également demandé que la police ait une présence plus accentuée dans la rue ; ces derniers jours, la présence a augmenté, il y a beaucoup plus de points de contrôle », a-t-il fait savoir.
Le premier ministre a aussi mentionné les mesures prises « pour renforcer l’Unité Anti-Kidnapping, qui avait très peu de policiers. Depuis que le nouveau Directeur Général est arrivé, nous avons passé des instructions claires pour la renforcer, pour qu’elle soit plus présente sur le territoire », a-t-il dit.
Les technologies de communications vont être mises au service de la sécurité. « Nous avons eu 3 rencontres avec les opérateurs de téléphone cellulaire, pour leur demander de collaborer avec le gouvernement, concernant notamment la vente des cartes SIM qui se faisait sans identification de l’acheteur [...] », a souligné le chef du gouvernement.
Le directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Godson Aurélus, a fait savoir que la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) travaillait sur un plan d’opération baptisé Dragon 2, à coté de Boukle Pòtoprens qui est réactivée.
«Tous les moyens sont disponibles pour lancer ces deux opérations en même temps », a-t-il argumenté, précisant que « l’objectif de l’opération Dragon 2, c’est que toutes les unités de la DCPJ, la Brigade de recherche et d’investigation (BRI), la Brigade de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS), la Brigade Criminelle, la Cellule Contre Enlèvement ainsi que le bureau de renseignement judiciaire au sein de la DCPJ, forment un Task Force [...] pour rechercher sur le terrain les bandits qu’ils ont dans leurs dossiers et procéder à leur arrestation [...] ».
Plusieurs cas d’assassinat et d’enlèvement ont été recensés à Port-au-Prince et dans ses environs au cours des deux dernières semaines. Les personnes revenant de la banque sont devenues les principales cibles des bandits.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-securite-le-cspn-parle-securite-a-la-chambre-des-deputes/
Haïti – Politique : Cep, du surplace
P-au-P, 05 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le combat d’appellation, de position ou d’intérêt, continue de rythmer les échanges entre le président Joseph Michel Martelly et le sénat haïtien, sur la formation d’un conseil électoral qui devra organiser les prochains scrutins législatifs et municipaux, lesquels permettront d’élire 10 sénateurs et 140 conseils communaux, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Une nouvelle appellation « conseil électoral permanent conjoncturel », est, entre-temps, une probable piste d’entente, dégagée entre les deux parties à la suite d’une rencontre tenue dans la soirée du mardi 4 septembre 2012 à l’est de la capitale haïtienne.
17 sénateurs sur 20 ont répondu à cette invitation de Martelly.
Une telle institution, ainsi qualifiée, n’existe nulle part dans la Constitution haïtienne de 1987, ni dans la version amendée de la Constitution, contestée, reproduite par l’administration de Martelly/Lamothe.
En tout cas, ce modèle reste le seul clignotant de « compromis », selon les déclarations de Martelly qui n’entend, en aucun cas, revenir sur sa décision de mettre en place un conseil permanent de 6 membres, déjà objet de contestations de la classe politique en raison des soupçons d’accointance avec l’actuelle administration politique.
Martelly ne s’est embarrasse d’aucun scrupule pour faire installer 6 membres, soit les 3 représentants de l’exécutif et ceux du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), dont la procédure de désignation - par le juge Anel Alexis Joseph - reste controversée.
La vision de Martelly, pour un "conseil électoral conjoncturel", auquel il tient mordicus au qualificatif de ’permanent", repose sur une proposition du sénateur de la Grande Anse (Sud-Ouest), Andris Riché qui a également pris part à la rencontre du 4 septembre.
D’ailleurs, « nous sommes presque sur la bonne voie », a affirmé Martelly, en marge de l’activité.
Une perception, qui n’est pas unanimement partagee.
D’autres sénateurs, notamment Stevenson Yrvenson Benoît de l’Ouest, continuent de maintenir leur position initiale. Ils optent pour un conseil électoral provisoire, qui n’aura pour tâche que d’organiser les élections pour le renouvellement du tiers du senat et pour le scrutin de 140 conseils municipaux.
Des scrutins, qui auraient du avoir lieu en 2011, il y a déjà plus de 10 mois.
Pour le président de la commission de santé au sénat, Wetsner Polycarpe, qui a boudé la réunion , ce "conseil électoral permanent conjoncturel" (Cepc), dont parle Martelly « n’est qu’une autre forme de conseil électoral présidentiel », qu’il veut établir pour rafler les prochaines élections.
Le sénateur Polycarpe critique l’ancien chanteur. Il estime que Martelly campe sur des idées fixes, en méprisant la position des sénateurs.
Ce que semble confirmer une autre affirmation de Michel Martelly pour l’occasion : « Je suis ouvert à écouter ce qu’ils (les sénateurs) ont à dire, dans la mesure qu’on accepte ce qui est déjà fait », maintient Martelly.
« Un pas est déjà fait (…) »,ajoute Martelly, qui veut parler du conseil électoral permanent qu’il a formé avec 6 membres, soit les 3 représentants de l’exécutif et ceux du Cspj.
Une démarche, que la version décriée, dite reproduite de la Constitution amendée, n’admet pas, car il faut 9 représentants, venant des 3 pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire).
Le parlement et des organismes sociaux déplorent la manière, dont le choix des représentants du Cspj a été fait, sans un vote équitable.
Martelly défend l’erreur au lieu de la réparer…
Arrêté sur sa position, le chef de l’État juge : « dire que le Cspj a mal fait (son choix), c’est s’immiscer dans ses affaires (…) ».
Et, pour consacrer l’écart, Martelly ajoute « une institution jeune à droit à l’erreur, c’est démocratique ».
Par rapport aux 6 conseillers électoraux "permanents", qu’il a déjà installés, Martelly avance qu’ « on n’a pas le pouvoir de les faire rétracter ».
« On n’a pas le pouvoir d’intervenir dans les affaires du conseil électoral permanent (Cep) », renforce Martelly.
Deux autres sénateurs, Jean Charles Moïse et Maxime Roumer, n’ont pas répondu à l’invitation du président qui, dès le départ, a mentionné l’idée figée de la permanence d’un conseil électoral incomplet et mis en doute.
D’aucuns rappellent combien cette impasse politique a été provoquée par un amendement de la Constitution du 29 mars 1987 : initié sous l’administration de René Garcia Préval dans une seule langue (le Français en septembre 2009, le Créole écarté, contrairement aux prescriptions constitutionnelles), non débattu par les secteurs vitaux de la nation, non promulgué et non signé à date, et encouragé par le regroupement politique “Inite” (unité) qui voudrait s’accaparer (avec le régime actuel) de toutes les instances de pouvoir, en mettant de côté l’ensemble des acquis démocratiques issus de la chute de Jean-Claude Duvalier en 1986.
La Constitution de 1987 avait écarté toute participation, voire toute velléité d’immixtion du pouvoir politique dans les affaires électorales, au profit d’instances indépendantes comme les collectivités territoriales.
Paradoxalement, Martelly voudrait profiter de la version dite “reproduite” de la Constitution de 1987, qu’il a concoctée avec la complicité du président de la Cour de Cassation [Anel Alexis Joseph, qu’il a nommé] et des présidents des deux chambres, Simon Dieuseul Desras et Levaillant Louis Jeune. [srh kft rc apr 05/09/2012 15:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13366
mercredi 5 septembre 2012
Haïti–Développement : Kadef/Belladère souhaite la mise en place d’infrastructures durables sur tous les points frontaliers
Correspondance Shella Chauvette
Belladère, 05 sept. 2012 [AlterPresse] --- Créer un environnement économique stable et propice, pouvant attirer des investisseurs dans les zones frontalières, et améliorer la situation des habitantes et habitants s’avèrent nécessaires pour donner une autre image d’Haïti, souligne le comité d’action pour le développement frontalier (Kadef) lors d’échanges multisectoriels, tenus le samedi 1e septembre 2012 à Belladère et auxquels a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Kadef entend attirer l’attention des autorités étatiques sur les problèmes d’infrastructures, existant à différents points de la frontière haïtiano-dominicaine, notamment à Belladere (frontière commune avec Commendador / Elias Pina), Ouanaminthe (Dajabon / République Dominicaine), Fond Parisien (Malpaso / Jimani, Anse-à-Pitre (Pedernales).
Rendre les frontières plus accessibles, faire venir des investisseurs afin de les développer et les réhabiliter demeure la préoccupation du comité, qui souhaite la création d’emplois dans une perspective de changer les conditions de vie des habitantes et habitants.
« Pendant que pour la plupart des zones, la pêche et la mer tiennent une place prépondérante dans leurs sources de revenus, il est plutôt question de frontière à Belladère », déclare la secrétaire de Kadef, Yvonne Monclaire.
Les échanges multisectoriels du 1er septembre 2012 à Belladère avaient pour objectif, non seulement d’analyser les problèmes enregistrés sur la frontière, mais aussi de clôturer un ensemble d’activités réalisées par l’organisation locale Kadef dans différentes sections communales, notamment à Quartier Baptiste, en août 2012. Il s’agissait aussi de définir un plan de développement pour les sections, comme Dos-Palais.
Avec la collaboration de différents organismes des zones frontalières, les initiateurs de la rencontre préconisent une meilleure prise en charge des réalités dans les frontières, par un corps de police spécialisé et bien équipé, capable de faire respecter les droits des concitoyennes et concitoyens.
Faisant un état des lieux des zones frontalières, le représentant de l’institut (étasunien) pour la démocratie (Ndi), Jude Jeudy, exhorte les communautés frontalières à prendre des initiatives en vue de contribuer à identifier les problèmes et les besoins existants.
« Il faut être plus obtimiste, plus pragmatique, rationnel et avoir d’autres stratégies, si on ne veut pas que ces initiatives échouent », pense t-il.
Quand les Haïtiennes et les Haïtiens traversent la frontière, des soldats dominicains les empêchent de rentrer en les bousculant, constate Jeudy, qui suggère une présence policière constante pour maintenir l’ordre et la discipline sur la frontière.
De son coté, Jean Phèdre Delva, un autre membre de Kadef, critique l’irresponsabilité de l’Etat qui ne fait rien pour favoriser la construction, sur un carreau de terre (déjà) disponible, d’un complexe éducatif et culturel (bibliothèque, espace Internet, centre de loisirs, etc.) pour l’épanouissement des jeunes à Belladère.
« Les organisations sociales en République Dominicaine semblent mieux organisées que celles en’Haïti », signale Delva, qui plaide pour un appui des organisations sociales haïtiennes dans la mise en œuvre des projets durables avec les organisations établies en divers points frontaliers sur le territoire national.
Déroulée au local du groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), la rencontre multisectorielle du 1er septembre 2012 à Belladère a réuni une quarantaine de représentantes et représentants de divers organisations, comme le Kadef, le Garr ainsi que d’organisations de femmes, et des délégués du quartier Baptiste et des trois sections communales (Renth-Maté, Riyaibe, Roy-Sec) de Belladère. [sc emb rc apr 05/09/2012 1:12]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13359
L'UE intensifie son aide à Haïti frappée par une tempête tropicale
L'Union européenne (UE) intensifie ses efforts d'assistance en Haïti pour venir en aide aux personnes les plus touchées par la tempête tropicale Isaac et renforcer leur capacité de résistance aux tempêtes à venir, a déclaré lundi la Commission européenne dans un communiqué.
L'exécutif de l'UE a annoncé une nouvelle enveloppe de 3 millions d'euros destinée à fournir des kits de purification d'eau, des bâches en plastique, des abris temporaires et des équipements d'urgence aux sinistrés haïtiens, a indiqué le communiqué, précisant qu'une attention particulière serait accordée à la fourniture d'eau potable et d'infrastructures d'assainissement adéquates pour éviter les épidémies de choléra.
"Notre aide vise à atteindre plus de 20.000 familles touchées par Isaac en Haïti. L'évaluation de nos experts après la tempête révèle une situation très préoccupante, en particulier dans les zones rurales précédemment touchées par une sécheresse", a déclaré la commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réponse aux crises, Kristalina Georgieva, citée dans le communiqué.
Les chiffres préliminaires montrent que 100.000 personnes ont été affectées par les fortes pluies et les ventes violents provoqués par le cyclone tropical Isaac qui a frappé Haïti au cours de la nuit du 24 août.
La tempête a engendré des risques particulièrement élevés pour ce pays pauvre où, deux ans et demi après le séisme de magnitude 7, 0, environ 400.000 personnes continuent à vivre dans des camps et sont vulnérables aux fortes pluies, aux inondations et aux coulées de boue.
Suite au passage de la tempête Isaac en Haïti, les experts d'ECHO, Service humanitaire et de Protection civile de la Commission européenne, participent activement à l'évaluation des dégâts en vue d'une réponse immédiate de l'UE à la situation d'après-tempête.
Depuis 2011, la Commission européenne et ses partenaires contribuent à hauteur de 9,6 millions d'euros à la préparation des populations vulnérables haïtiennes pour les saisons cycloniques, à travers sa Direction générale d'Aide Humanitaire et Protection Civile.
La préparation à la tempête aura sauvé beaucoup de vies, et confirme que les fonds humanitaires de l'UE s'élevant à plus de 184 millions d'euros depuis 2009, revêtent une importance vitale pour la population d'Haïti.
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/7936301.html
Inscription à :
Articles (Atom)

