Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 20 avril 2012
Près de trois cents convives à la soirée dansante pour Haïti
Vendredi 20.04.2012, 05:02 - La Voix du Nord
La mobilisation pour la cause haïtienne ne faiblit pas dans la commune.
Pour rappel, après le séisme survenu sur l'île le 12 janvier 2010, les forces vives locales - municipalité, associations, commerçants, agriculteurs, entreprises et particuliers - s'étaient investies dans une mission de solidarité qu'elles n'ont pas abandonnée avec le temps.
Le bilan global de leurs efforts : un don dépassant les 20 000 E et 200 colis expédiés en Haïti (vivres, vêtements, médicaments, produits de première nécessité).
Cette soirée dansante a été marquée par plusieurs temps forts. Par exemple lorsque Bernard Billaud, le « Saxo Hero » local, a rejoint le groupe sur scène pour jouer trois morceaux, improvisant des solos de saxophone.
Gaston Jean, le président de l'association AOG Grande Plaine, venu d'Haïti, a expliqué à l'assistance les différentes actions mises en place avec la communauté haïtienne. Il a notamment évoqué le rôle des femmes dans la reconstruction du pays et insisté sur le développement des écoles vertes.
Annette Massé, l'épouse de Joseph, Haïtien wavrinois bien connu dans la commune, a elle aussi tiré un bilan positif de la manifestation : « Cette soirée a été excellente, tant par la qualité du repas, la prestation musicale, que par l'entraide de tous les bénévoles. Nous n'avons eu que des retours positifs et des félicitations ».
Thierry Boucneau, de l'association Anim'Action, co-organisatrice de la soirée, anticipait les prochaines actions : « Nous comptons nous investir dans le projet de valorisation de l'art haïtien des Bosmetal (à partir de récupération de bidons) dans le cadre de Lille Fantastic 2012. Cela se déroulera les 13 et 14 octobre ».
JACQUES TURPIN (CLP)
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Loos/actualite/Loos/2012/04/20/article_pres-de-trois-cents-convives-a-la-soiree.shtml
Pauline Marois dépenserait plus à l'étranger
Agence QMI, Jean-François Cloutier MONTRÉAL - Au moment où des voix s'élèvent pour critiquer les coûts importants des délégations du Québec et leurs faibles retombées concrètes, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, propose au contraire d'augmenter les budgets consentis aux relations et à l'aide internationales.
Dans un discours tenu devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), la chef de l'opposition officielle a plaidé pour la création, sous un gouvernement du PQ, d'Espace Québec, un concept de bureaux à l'étranger où se réuniraient fonctionnaires, artistes et entrepreneurs d'ici.
«Il faut s'assurer de mieux nous faire connaître, de tisser des liens, de permettre aux Québécois de faire rayonner notre génie dans les pays où nous entretenons des relations privilégiées», a affirmé celle qu'on surnomme désormais la «Dame de béton».
Mme Marois a dit aussi regretter le désengagement du fédéral sur la scène internationale, notamment par le biais des compressions budgétaires à l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et du fait de la fermeture de l'organisme Droits et démocratie.
Ces coupes ont eu un effet négatif pour une myriade d'organismes québécois faisant leur pain et leur beurre de l'aide internationale, a-t-elle dit.
«Depuis quelques années, la politique étrangère canadienne a subi un fléchissement marqué. Reposant autrefois sur le multiculturalisme, l'équilibre et la coopération, la politique canadienne est devenue belliciste», a indiqué Mme Marois.
À une question concernant la coopérante internationale, elle a répondu qu'elle voulait «augmenter les sommes destinées à la coopération internationale».
Une armée pacifiste
Quant à l'armée qu'entretiendrait un Québec indépendant, Mme Marois a dit souhaiter qu'elle soit pacifiste et réalise des mandats sous l'égide des Nations unies en fournissant des Casques bleus.
Plutôt que d'intervenir en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme, Mme Marois a espéré que l'armée québécoise serait présente dans des pays frappés par des catastrophes naturelles comme Haïti en a connu.
«J'ai été frappée dans les dernières années de voir à quel point l'armée canadienne avait poussé au maximum ses capacités pour maintenir sa présence en Afghanistan», a-t-elle expliqué.
Coûts élevés
Les coûts élevés des délégations du Québec ont été mis en lumière par l'Action démocratique du Québec, avant son regroupement avec la Coalition Avenir Québec.
En 2010, leurs coûts ont bondi de 28 %. Les bureaux de Rome-Milan, Hong-Kong, Chicago et Shanghai ont connu des hausses de leurs frais de fonctionnement de 65 % à 84 %. La révélation à la fin mars d'une grande fête organisée au coût de 200 000 $ par des fonctionnaires du gouvernement du Québec à Paris avait aussi suscité la controverse.
Dans un discours tenu devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), la chef de l'opposition officielle a plaidé pour la création, sous un gouvernement du PQ, d'Espace Québec, un concept de bureaux à l'étranger où se réuniraient fonctionnaires, artistes et entrepreneurs d'ici.
«Il faut s'assurer de mieux nous faire connaître, de tisser des liens, de permettre aux Québécois de faire rayonner notre génie dans les pays où nous entretenons des relations privilégiées», a affirmé celle qu'on surnomme désormais la «Dame de béton».
Mme Marois a dit aussi regretter le désengagement du fédéral sur la scène internationale, notamment par le biais des compressions budgétaires à l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et du fait de la fermeture de l'organisme Droits et démocratie.
Ces coupes ont eu un effet négatif pour une myriade d'organismes québécois faisant leur pain et leur beurre de l'aide internationale, a-t-elle dit.
«Depuis quelques années, la politique étrangère canadienne a subi un fléchissement marqué. Reposant autrefois sur le multiculturalisme, l'équilibre et la coopération, la politique canadienne est devenue belliciste», a indiqué Mme Marois.
À une question concernant la coopérante internationale, elle a répondu qu'elle voulait «augmenter les sommes destinées à la coopération internationale».
Une armée pacifiste
Quant à l'armée qu'entretiendrait un Québec indépendant, Mme Marois a dit souhaiter qu'elle soit pacifiste et réalise des mandats sous l'égide des Nations unies en fournissant des Casques bleus.
Plutôt que d'intervenir en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme, Mme Marois a espéré que l'armée québécoise serait présente dans des pays frappés par des catastrophes naturelles comme Haïti en a connu.
«J'ai été frappée dans les dernières années de voir à quel point l'armée canadienne avait poussé au maximum ses capacités pour maintenir sa présence en Afghanistan», a-t-elle expliqué.
Coûts élevés
Les coûts élevés des délégations du Québec ont été mis en lumière par l'Action démocratique du Québec, avant son regroupement avec la Coalition Avenir Québec.
En 2010, leurs coûts ont bondi de 28 %. Les bureaux de Rome-Milan, Hong-Kong, Chicago et Shanghai ont connu des hausses de leurs frais de fonctionnement de 65 % à 84 %. La révélation à la fin mars d'une grande fête organisée au coût de 200 000 $ par des fonctionnaires du gouvernement du Québec à Paris avait aussi suscité la controverse.
Le président haïtien soigné aux Etats-Unis pour une embolie quitte l'hôpital
PORT-AU-PRINCE - Le président haïtien Michel Martelly, transporté d'urgence lundi aux Etats-Unis pour y être soigné d'une embolie pulmonaire, a quitté mercredi soir l'hôpital où il a été soigné, a annoncé jeudi la présidence haïtienne.
M. Martelly a quitté l'hôpital à la demande de ses médecins et suite aux nombreux progrès réalisés dans le cadre de son processus de rétablissement, a-t-on précisé de même source.
Dans un message diffusé par les médias, M. Martelly a indiqué qu'il se portait mieux et remercié le gouvernement et les Haïtiens pour leur soutien.
Pendant mon séjour à l'hôpital je suis resté en contact avec les autorités, tout est sous contrôle et je rentre bientôt, a assuré le président Martelly, sans préciser la date de son retour en Haïti.
Le président haïtien, un ex-chanteur populaire, arrivé au pouvoir le 14 mai 2011, a été opéré à deux reprises aux Etats-Unis, à l'épaule gauche en octobre 2011, puis à l'épaule droite, en raison d'une arthrose, la semaine dernière.
Il était revenu à Port-au-Prince le 12 avril afin de recevoir le président mexicain Felipe Calderon alors en visite officielle en Haïti, avant de repartir en urgence en Floride le 16 avril pour de légères complications postopératoires, avait annoncé dans un premier temps le bureau de communication de la présidence, qui a ensuite parlé d'embolie pulmonaire.
(©AFP / 19 avril 2012 18h56)
http://www.romandie.com/news/n/_Le_president_haitien_soigne_aux_Etats_Unis_pour_une_embolie_quitte_l_hopital55190420121859.asp
Haïti: Le président Martelly est sorti de l'hôpital après une embolie pulmonaire
Mis à jour le 19.04.12 à 20h21 Le président haïtien Michel Martelly, hospitalisé à Miami où il a été soigné d'une embolie pulmonaire provoquée par une récente opération à l'épaule, a quitté l'hôpital, a annoncé ce jeudi le gouvernement haïtien.
Le chef de l'Etat, âgé de 51 ans, s'était rendu lundi en Floride pour passer des examens et avait dû annuler sa participation au sommet des Amériques qui s'est déroulé ce week-end à Carthagène, en Colombie. Il avait été opéré il y a deux semaines à l'épaule droite à Miami.
Un pays sans Premier ministre
Le pays n'a plus de Premier ministre depuis la démission de Garry Conille le 24 février dernier à la suite d'un désaccord avec le président sur des contrats de reconstruction octroyés après le séisme de janvier 2010 qui a dévasté le pays et fait 300.000 morts.
Michel Martelly a nommé début mars le ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, un de ses conseillers les plus proches, à la tête du gouvernement mais sa désignation, avalisée par le Sénat, doit encore être approuvée par la chambre basse du parlement.
Avec Reuters
http://www.20minutes.fr/ledirect/919997/haiti-president-martelly-sorti-hopital-apres-embolie-pulmonaire
Le chef de l'Etat, âgé de 51 ans, s'était rendu lundi en Floride pour passer des examens et avait dû annuler sa participation au sommet des Amériques qui s'est déroulé ce week-end à Carthagène, en Colombie. Il avait été opéré il y a deux semaines à l'épaule droite à Miami.
Un pays sans Premier ministre
Le pays n'a plus de Premier ministre depuis la démission de Garry Conille le 24 février dernier à la suite d'un désaccord avec le président sur des contrats de reconstruction octroyés après le séisme de janvier 2010 qui a dévasté le pays et fait 300.000 morts.
Michel Martelly a nommé début mars le ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, un de ses conseillers les plus proches, à la tête du gouvernement mais sa désignation, avalisée par le Sénat, doit encore être approuvée par la chambre basse du parlement.
Avec Reuters
http://www.20minutes.fr/ledirect/919997/haiti-president-martelly-sorti-hopital-apres-embolie-pulmonaire
UNE PENSEE DE LA DIASPORA POUR LES HAITIENS DES BATEYS
Aujourd’hui 20 avril 2012
Bonjour et bonne journée
Aujourd’hui Haïti fête sa DIASPORA !
Une excellente chose. Définitivement. Sous la direction du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger. Au programme il y aura surement des colloques et une remise de médailles à des citoyens émérites. Surtout aux citoyens haïtiens qui ont eu du succès à l’extérieur du pays. On ne posera pas de question pour évaluer les rapports de certains membres à succès de la Communauté des haïtiens de l’extérieur avec les haïtiens de l’intérieur et avec leur pays.
On ne se posera surtout pas de questions autour des revendications des groupes organisés de cette Diaspora qui a effectivement du mal à constituer un front uni et unique capable de lancer la bataille pour une certaine égalité avec les haïtiens du dedans !
Pourtant tout le monde est unanime à reconnaître l’importance de l’apport colossal de « fils du dehors » à l’économie et aux finances de la nation Haïtienne. Tout le monde est aussi unanime à reconnaître le potentiel humain dont Haïti pourrait bénéficier avec un plan de réintégration sérieusement mené pour extraire le pays des chantiers de la misère et du sous développement.
Mais il y a tellement de non-dits et d’hypocrisie autour de la problématique de cette Diaspora haïtienne que le pays mettra beaucoup de temps à en tirer profit.
Dans le contexte vernaculaire, le terme de DIASPORA ne s’applique curieusement pas à tous les haïtiens vivant à l’extérieur d’Haïti. Le fait exclusif de vivre à l’étranger ne fait pas de vous « un diaspora ».
Le vrai « diaspora » correspond à un certain profil : une personne résidant de préférence en Amérique du Nord qui manipule ou qui rentre en Haïti avec assez d’argent pour offrir « du griot », du « rhum barbancourt » ou de la bière « prestige » à ses copains et anciens voisins.
Généralement ce sont des gens qui exhibent un changement visible dans leur physionomie. Ils sont souvent ventrus et portent des bijoux très voyants.
Cette description, assez caricaturale puisse-t-elle vous paraître, exclut bon nombre d’haïtiens de l’extérieur.
C’est pour cette raison que quand on évoque cette population on est tout de suite orienté ver les gens à succès ; vers des données qui vous disent que les haïtiens de l’extérieur envoient à leurs proches une somme milliardaire, de loin supérieure au PIB, etc…
Cependant, il existe une partie de nos compatriotes de l’extérieur qui ne reçoivent pas l’attention dont ils ont effectivement besoin. Il s’agit des haïtiens qui « subsistent » en République Dominicaine.
Certes, l’approche des relations entre la République Dominicaine et Haïti a toujours été une question très épineuse. Il est difficile de garde une position neutre sans catégoriser des gens en victimes et sans mettre l’étiquette de bourreaux à d’autres.
Ces dernières années, avec la déliquescence des institutions haïtiennes et la dégradation caricaturale de la qualité de vie, La République Dominicaine est devenu « le pays secondaire » des haïtien de la petite et moyenne bourgeoisie. Elle l’avait déjà été pour les grands dons d’Haïti.
Aujourd’hui, un haïtien en République Dominicaine n’est pas forcément un coupeur de cannes à sucre. Il peut facilement correspondre à un entrepreneur, à un professeur universitaire, un hôtelier, un étudiant universitaire, un employé de zone franche, un ouvrier agricole.
Et je vous passe volontairement des scandales qui secouent le monde politique des deux pays autour des allégations de corruption entre les candidats du deuxième tour des dernières élections présidentielles, l’actuel président de la République d’Haïti, le puissant sénateur dominicain proche du président Leonel Fernandez.
Et que dire de cette mise en scène absurde et burlesque, orchestrée par les hautes sphères gouvernementales dominicaines annonçant en grandes pompes la découverte d’un complot ourdi par un individu proche du candidat de l’opposition susceptible de ravir la présidence au candidat « officialiste » du parti de Leonel Fernandez !
Combien seraient-ils exactement ? On ne le sait pas. On ne saura jamais à quelques centaines de milles près combien d’Haïtiens résident en République Dominicaine.
Là, je me réfère aux haïtiens sans nom, sans titre, sans entreprise et sans papiers. Ces haïtiens jeunes, bien portants, qui traversent la frontière en hypothéquant leur dignité, leur énergie, leur force, leur avenir contre un rêve qui se convertit en chimère et affreuse illusion une fois de l’autre côté de la frontière.
Combien sont-ils ces haïtiens qui traversent la frontière et acceptent de se faire traiter en objet et en animaux inférieurs par des regards et des considérations des membres de certains secteurs qui utilisent le vocable « haitiano » comme le juron le plus humiliant ?
Ils sont plusieurs centaines de milles. Peut-être plus d’un million. Ils ne sont pas comptés car ils ne comptent pas.
Pourtant ils font eux aussi parti de notre fameuse riche et prometteuse DIASPORA.
Eux, ils ne réclament pas la double nationalité qui leur permettrait d’être ministre, candidats à la députation, au sénat, voire à la présidence.
Ils voudraient surtout rester en Haïti et ne pas avoir à partir. S’ils sont doués pour construire des hôtels sur le « Malecon » de Santo Domingo, ils sont tout à fait capables de le faire aussi sur le champ de mars, à La saline, Pétion Ville ou Musseau.
Ceux qui y vivent déjà dans cette ambiance de « no man lands » après avoir vu s’étioler au fur et à mesure et au fil des temps, force, rêves et illusions voudraient que leurs progénitures qui sillonnent pieds nus, couverts d’oripeaux, les ruelles entre les « barrancones » des « bateys » en sautant pour s’amuser, de sillons en sillons entre les tiges de ce sucre au goût si amère, aient une patrie et un demain.
Ils sont membres de la Diaspora au même titre que Wyclef Jean, Jimmy Jean Louis et bien d’autres.
Des médailles pour les stars, c’est bien
Une pensée active pour les sans-noms, c’est encore mieux
En cette journée nationale de la Diaspore Haïtienne
Bonjour et bonne journée
Aujourd’hui Haïti fête sa DIASPORA !
Une excellente chose. Définitivement. Sous la direction du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger. Au programme il y aura surement des colloques et une remise de médailles à des citoyens émérites. Surtout aux citoyens haïtiens qui ont eu du succès à l’extérieur du pays. On ne posera pas de question pour évaluer les rapports de certains membres à succès de la Communauté des haïtiens de l’extérieur avec les haïtiens de l’intérieur et avec leur pays.
On ne se posera surtout pas de questions autour des revendications des groupes organisés de cette Diaspora qui a effectivement du mal à constituer un front uni et unique capable de lancer la bataille pour une certaine égalité avec les haïtiens du dedans !
Pourtant tout le monde est unanime à reconnaître l’importance de l’apport colossal de « fils du dehors » à l’économie et aux finances de la nation Haïtienne. Tout le monde est aussi unanime à reconnaître le potentiel humain dont Haïti pourrait bénéficier avec un plan de réintégration sérieusement mené pour extraire le pays des chantiers de la misère et du sous développement.
Mais il y a tellement de non-dits et d’hypocrisie autour de la problématique de cette Diaspora haïtienne que le pays mettra beaucoup de temps à en tirer profit.
Dans le contexte vernaculaire, le terme de DIASPORA ne s’applique curieusement pas à tous les haïtiens vivant à l’extérieur d’Haïti. Le fait exclusif de vivre à l’étranger ne fait pas de vous « un diaspora ».
Le vrai « diaspora » correspond à un certain profil : une personne résidant de préférence en Amérique du Nord qui manipule ou qui rentre en Haïti avec assez d’argent pour offrir « du griot », du « rhum barbancourt » ou de la bière « prestige » à ses copains et anciens voisins.
Généralement ce sont des gens qui exhibent un changement visible dans leur physionomie. Ils sont souvent ventrus et portent des bijoux très voyants.
Cette description, assez caricaturale puisse-t-elle vous paraître, exclut bon nombre d’haïtiens de l’extérieur.
C’est pour cette raison que quand on évoque cette population on est tout de suite orienté ver les gens à succès ; vers des données qui vous disent que les haïtiens de l’extérieur envoient à leurs proches une somme milliardaire, de loin supérieure au PIB, etc…
Cependant, il existe une partie de nos compatriotes de l’extérieur qui ne reçoivent pas l’attention dont ils ont effectivement besoin. Il s’agit des haïtiens qui « subsistent » en République Dominicaine.
Certes, l’approche des relations entre la République Dominicaine et Haïti a toujours été une question très épineuse. Il est difficile de garde une position neutre sans catégoriser des gens en victimes et sans mettre l’étiquette de bourreaux à d’autres.
Ces dernières années, avec la déliquescence des institutions haïtiennes et la dégradation caricaturale de la qualité de vie, La République Dominicaine est devenu « le pays secondaire » des haïtien de la petite et moyenne bourgeoisie. Elle l’avait déjà été pour les grands dons d’Haïti.
Aujourd’hui, un haïtien en République Dominicaine n’est pas forcément un coupeur de cannes à sucre. Il peut facilement correspondre à un entrepreneur, à un professeur universitaire, un hôtelier, un étudiant universitaire, un employé de zone franche, un ouvrier agricole.
Et je vous passe volontairement des scandales qui secouent le monde politique des deux pays autour des allégations de corruption entre les candidats du deuxième tour des dernières élections présidentielles, l’actuel président de la République d’Haïti, le puissant sénateur dominicain proche du président Leonel Fernandez.
Et que dire de cette mise en scène absurde et burlesque, orchestrée par les hautes sphères gouvernementales dominicaines annonçant en grandes pompes la découverte d’un complot ourdi par un individu proche du candidat de l’opposition susceptible de ravir la présidence au candidat « officialiste » du parti de Leonel Fernandez !
Combien seraient-ils exactement ? On ne le sait pas. On ne saura jamais à quelques centaines de milles près combien d’Haïtiens résident en République Dominicaine.
Là, je me réfère aux haïtiens sans nom, sans titre, sans entreprise et sans papiers. Ces haïtiens jeunes, bien portants, qui traversent la frontière en hypothéquant leur dignité, leur énergie, leur force, leur avenir contre un rêve qui se convertit en chimère et affreuse illusion une fois de l’autre côté de la frontière.
Combien sont-ils ces haïtiens qui traversent la frontière et acceptent de se faire traiter en objet et en animaux inférieurs par des regards et des considérations des membres de certains secteurs qui utilisent le vocable « haitiano » comme le juron le plus humiliant ?
Ils sont plusieurs centaines de milles. Peut-être plus d’un million. Ils ne sont pas comptés car ils ne comptent pas.
Pourtant ils font eux aussi parti de notre fameuse riche et prometteuse DIASPORA.
Eux, ils ne réclament pas la double nationalité qui leur permettrait d’être ministre, candidats à la députation, au sénat, voire à la présidence.
Ils voudraient surtout rester en Haïti et ne pas avoir à partir. S’ils sont doués pour construire des hôtels sur le « Malecon » de Santo Domingo, ils sont tout à fait capables de le faire aussi sur le champ de mars, à La saline, Pétion Ville ou Musseau.
Ceux qui y vivent déjà dans cette ambiance de « no man lands » après avoir vu s’étioler au fur et à mesure et au fil des temps, force, rêves et illusions voudraient que leurs progénitures qui sillonnent pieds nus, couverts d’oripeaux, les ruelles entre les « barrancones » des « bateys » en sautant pour s’amuser, de sillons en sillons entre les tiges de ce sucre au goût si amère, aient une patrie et un demain.
Ils sont membres de la Diaspora au même titre que Wyclef Jean, Jimmy Jean Louis et bien d’autres.
Des médailles pour les stars, c’est bien
Une pensée active pour les sans-noms, c’est encore mieux
En cette journée nationale de la Diaspore Haïtienne
jeudi 19 avril 2012
DES POLICIERS HAITIENS SUR PIED DE GUERRE CE MERCREDI APRES L‘ASSASSINAT DE LEUR COLLEGUE
Mercredi 18 avril 2012 à 15:00 Les policiers affectés à la Direction Centrale de la Police Routière étaient très en colère ce mercredi suite à l’assassinat la veille de leur collègue Walky Calixte, 27 ans, ayant reçu six projectiles, à Martissant (Entrée sud de la capitale).
Ces agents de la PNH ont bloqué la route de Delmas à l’aide de camions et ont tiré des rafales en l’air pour exiger que justice soit faite à la victime.
Ils ont également exigé la levée de l’immunité du député de la première circonscription de Port-au-Prince, Séjour Rodriguez, qu’ils accusent d’avoir menacé de mort Walky Calixte avec qui il a eu des démêlés quelques heures avant son assassinat.
« La disparition de l’agent II de la PNH, membre du service de la circulation des véhicules, porte à 3 le nombre d’assassinats survenus en moins de 24 heures », fait savoir l’assistant responsable de la Direction Centrale de la Circulation Routière, le commissaire Godson Jeune.
L’insécurité qui sévit dans le pays a déjà emporté au début de cette semaine deux autres membres de la PNH au centre de la capitale. Arnold Pierre-Louis abattu à la rue Macajoux et Hutas Pierre Delmas 3 (Est de Port-au-Prince). Deux des présumés criminels du dernier policier ont été appréhendés.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14581
Ces agents de la PNH ont bloqué la route de Delmas à l’aide de camions et ont tiré des rafales en l’air pour exiger que justice soit faite à la victime.
Ils ont également exigé la levée de l’immunité du député de la première circonscription de Port-au-Prince, Séjour Rodriguez, qu’ils accusent d’avoir menacé de mort Walky Calixte avec qui il a eu des démêlés quelques heures avant son assassinat.
« La disparition de l’agent II de la PNH, membre du service de la circulation des véhicules, porte à 3 le nombre d’assassinats survenus en moins de 24 heures », fait savoir l’assistant responsable de la Direction Centrale de la Circulation Routière, le commissaire Godson Jeune.
L’insécurité qui sévit dans le pays a déjà emporté au début de cette semaine deux autres membres de la PNH au centre de la capitale. Arnold Pierre-Louis abattu à la rue Macajoux et Hutas Pierre Delmas 3 (Est de Port-au-Prince). Deux des présumés criminels du dernier policier ont été appréhendés.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14581
LE PRESIDENT MARTELLY SOUFFRE D’UNE EMBOLIE PULMO
Le président haïtien Michel Martelly est hospitalisé à Miami où il se remet d'une embolie pulmonaire provoquée par une récente opération à l'épaule, a déclaré hier la présidence. Le chef de l'Etat s'est rendu lundi en Floride pour passer des examens et son état de santé "évolue bien", a indiqué la présidence dans un communiqué, sans préciser à quelle date Michel Martelly prévoyait de regagner son pays.
Agé de 51 ans, le président haïtien a dû annuler sa participation au sommet des Amériques qui s'est déroulé ce week-end à Carthagène, en Colombie. Il avait été opéré il y a deux semaines à l'épaule droite à Miami. Dans son communiqué, la présidence assure que Michel Martelly est en contact régulier avec son gouvernement.
Le pays n'a plus de premier ministre depuis la démission de Garry Conille le 24 février dernier à la suite d'un désaccord avec le président sur des contrats de reconstruction octroyés après le séisme de janvier 2010 qui a dévasté le pays et fait 300.000 morts.
Michel Martelly a nommé début mars le ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, un de ses conseillers les plus proches, à la tête du gouvernement mais sa désignation, avalisée par le Sénat, doit encore être approuvée par la chambre basse du parlement.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/19/97001-20120419FILWWW00350-haiti-le-president-souffre-d-une-embolie.php
MARTELLY VA MIEUX ET MAINTIENT LE CONTACT AVEC LE GOUVERNEMENT, SELON UNE NOTE OFFICIELLE
P-au-P, 18 avril 2012 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly, qui souffre d’une embolie pulmonaire, se porte mieux et reste en contact avec son équipe, suivant les informations communiquées par le bureau de communication de la présidence. « D’autres examens médicaux et paramédicaux (…) confirment la bonne évolution du patient », lit-on dans un communiqué.
Le président Martelly a laissé le pays le lundi 16 avril pour la Floride (Sud des États-Unis). Une embolie pulmonaire (formation d’un caillot ambulant dans le sang qui entrave une voie artérielle alimentant le poumon) a été diagnostiquée.
« Je vais mieux à présent et je suis en contact avec l’équipe gouvernementale et les membres de mon Cabinet afin que tout continue à fonctionner normalement. Je continue de travailler avec eux pour la bonne marche du gouvernement (…) », selon une déclaration du chef de l’État rapportée dans le communiqué transmis à AlterPresse.
Les médecins de Michel Martelly se disent « satisfaits » de l’avancement du cas. Les derniers examens subis par le président datent du 17 avril.
C’est le troisième séjour à l’hôpital du président Martelly sur un intervalle de 7 mois, d’octobre à avril. Il a été opéré à l’épaule gauche entre les mois d’octobre et novembre 2011 à Miami, puis à l’épaule droite le 5 avril dernier dans cette même ville où il se trouve à nouveau depuis le 16 avril.
Le premier ministre démissionnaire Gary Conille n’a pas encore tenu de discours officiel sur l’état de santé du président Martelly.
La constitution haïtienne en vigueur stipule en son article 148 que « si le Président se trouve dans l’impossibilité temporaire d’exercer ses fonctions, le Conseil des Ministres, sous la présidence du Premier Ministre, exerce le pouvoir exécutif tant que dure l’empêchement ».
La constitution précise aussi, en son article 159, qu’en cas d’absence et d’empêchement temporaire du président ou sur sa demande, « le premier ministre fait exécuter les lois » et « préside le Conseil des Ministres ».
Désigné pour remplacer Gary Conille, Laurent Lamothe (actuel ministre des affaires étrangères) n’a encore franchi qu’une étape sur quatre en bénéficiant de la ratification de son choix par le sénat. [rh gp apr 18/04/ 2012 16:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12724
Le président Martelly a laissé le pays le lundi 16 avril pour la Floride (Sud des États-Unis). Une embolie pulmonaire (formation d’un caillot ambulant dans le sang qui entrave une voie artérielle alimentant le poumon) a été diagnostiquée.
« Je vais mieux à présent et je suis en contact avec l’équipe gouvernementale et les membres de mon Cabinet afin que tout continue à fonctionner normalement. Je continue de travailler avec eux pour la bonne marche du gouvernement (…) », selon une déclaration du chef de l’État rapportée dans le communiqué transmis à AlterPresse.
Les médecins de Michel Martelly se disent « satisfaits » de l’avancement du cas. Les derniers examens subis par le président datent du 17 avril.
C’est le troisième séjour à l’hôpital du président Martelly sur un intervalle de 7 mois, d’octobre à avril. Il a été opéré à l’épaule gauche entre les mois d’octobre et novembre 2011 à Miami, puis à l’épaule droite le 5 avril dernier dans cette même ville où il se trouve à nouveau depuis le 16 avril.
Le premier ministre démissionnaire Gary Conille n’a pas encore tenu de discours officiel sur l’état de santé du président Martelly.
La constitution haïtienne en vigueur stipule en son article 148 que « si le Président se trouve dans l’impossibilité temporaire d’exercer ses fonctions, le Conseil des Ministres, sous la présidence du Premier Ministre, exerce le pouvoir exécutif tant que dure l’empêchement ».
La constitution précise aussi, en son article 159, qu’en cas d’absence et d’empêchement temporaire du président ou sur sa demande, « le premier ministre fait exécuter les lois » et « préside le Conseil des Ministres ».
Désigné pour remplacer Gary Conille, Laurent Lamothe (actuel ministre des affaires étrangères) n’a encore franchi qu’une étape sur quatre en bénéficiant de la ratification de son choix par le sénat. [rh gp apr 18/04/ 2012 16:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12724
PAS DE SEANCE A LA CHAMBRE DES DEPUTES, 24 HEURES APRES L’IRRUPTION D’INDIVIDUS ARMES
P-au-P, 18 avril 2012 [AlterPresse] --- La chambre des députés n’a pas tenu séance ce 18 avril, 24 heures après l’irruption dans le périmètre du parlement d’individus armés, en uniforme militaire.
« On attend une explication sur ce qui s’est passé », déclare à AlterPresse le député Ronald Larêche, de la commission sécurité de la chambre basse.
Le président de la chambre des députés Lévaillant Louis Jeune a du mettre fin prématurément à une séance tenue autour de la formation de la commission d’étude des dossiers du premier ministre désigné et actuel chancelier haïtien Laurent Lamothe.
Ce comportement est vu comme « une erreur » et « un mauvais conseil », par le député Larêche, qui condamne ce geste.
Au moment de clore la séance, le président de la chambre des députés, Levaillant Louis Jeune, avait exigé que le gouvernement « fournisse une réponse ». « C’est très grave qu’un parlement en fonctionnement soit assiégé par des bandits armés », avait-il jugé.
Depuis le début de l’année, des groupes d’hommes armés et en uniformes se faisant passer pour des anciens militaires sont remarqués dans divers points du territoire, sans qu’aucune mesure pratique ne soit mise en œuvre par les autorités compétentes pour contenir ce mouvement.
L’armée, qui figure dans la constitution d’Haïti, a été officiellement dissoute par l’ancien président Jean Bertrand Aristide en 1995. La Police Nationale d’Haïti (Pnh) qui est la seule force armée officielle du pays, aux cotés des casques bleus de l’ONU, déployés à travers le territoire en 2004.
Le président Martelly qui avait fait du retour de l’armée une de ses promesses de campagne. Des associations de droits humains, entre autres, sont sceptiques sur l’opportunité de la mise en place d’une armée dans les conditions actuelles et la communauté internationale ne souhaite appuyer que le renforcement de la police. [rh apr 18/4/ 2012 15:55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12723
LE GARR RECLAME DES PIECES D’IDENTIFICATION POUR LES HAITIENS DE LA DIASPORA
P-au-P, 18 Avril 2012[AlterPresse] --- Le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) appelle l’Etat à fournir aux citoyens haïtiens d’ici et d’ailleurs de meilleurs services d’état civil et de bons papiers d’identification, à l’occasion de la journée nationale de la diaspora, le 20 avril 2012. « L’un des grands problèmes auxquels font face les Haïtiens vivant dans le pays et ceux de la diaspora est la question des papiers d’indentification et des services d’état civil », souligne Lisane André, responsable de la communication et de plaidoyer au Garr.
Pour régler les questions de papiers de résidence et faire des applications de visas pour leur famille, les Haïtiens de la diaspora se retrouvent avec des difficultés de divers ordres notamment le non-enregistrement des noms aux Archives nationales d’Haïti ou bien des erreurs dans les documents, dénonce André.
La responsable rapporte que la situation des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine est très critique à cause de cette question de documents d’identification.
Cela les empêche de revendiquer leurs droits comme travailleurs quand ils sont victimes d’abus, précise t-elle.
De plus, ils ne peuvent pas bénéficier de leur pension de vieillesse, selon la responsable de la communication et de plaidoyer du Garr.
« L’accès à de bons documents d’indentification est un droit fondamental que doit garantir l’Etat d’un pays à ses citoyennes et citoyens », fait-elle savoir, indiquant que les problèmes de services d’état civil et d’identification font partie des revendications prioritaires de la communauté haïtienne vivant à l’Etranger.
Le Garr réclame l’enregistrement correct des noms de tous les Haitiens dans le registre d’Etat, ainsi que l’octroi à ces personnes d’un acte de naissance et d’une carte d’identité.
Le Garr appelle le ministère des haïtiens vivant à l’étranger et celui des affaires étrangères à mettre en place dans chaque consulat ou ambassade un service d’identification et d’état civil efficace.
L’organisme de défense des droits humains souhaite la prise en considération par l’Etat haïtien des problèmes d’identification qui touchent beaucoup d’Haïtiens en République Dominicaine, Guyane Française, Iles Turcs et Caicos. [emb apr 18/04/2012 13 : 25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12722
Pour régler les questions de papiers de résidence et faire des applications de visas pour leur famille, les Haïtiens de la diaspora se retrouvent avec des difficultés de divers ordres notamment le non-enregistrement des noms aux Archives nationales d’Haïti ou bien des erreurs dans les documents, dénonce André.
La responsable rapporte que la situation des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine est très critique à cause de cette question de documents d’identification.
Cela les empêche de revendiquer leurs droits comme travailleurs quand ils sont victimes d’abus, précise t-elle.
De plus, ils ne peuvent pas bénéficier de leur pension de vieillesse, selon la responsable de la communication et de plaidoyer du Garr.
« L’accès à de bons documents d’indentification est un droit fondamental que doit garantir l’Etat d’un pays à ses citoyennes et citoyens », fait-elle savoir, indiquant que les problèmes de services d’état civil et d’identification font partie des revendications prioritaires de la communauté haïtienne vivant à l’Etranger.
Le Garr réclame l’enregistrement correct des noms de tous les Haitiens dans le registre d’Etat, ainsi que l’octroi à ces personnes d’un acte de naissance et d’une carte d’identité.
Le Garr appelle le ministère des haïtiens vivant à l’étranger et celui des affaires étrangères à mettre en place dans chaque consulat ou ambassade un service d’identification et d’état civil efficace.
L’organisme de défense des droits humains souhaite la prise en considération par l’Etat haïtien des problèmes d’identification qui touchent beaucoup d’Haïtiens en République Dominicaine, Guyane Française, Iles Turcs et Caicos. [emb apr 18/04/2012 13 : 25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12722
EST-ON SUR LE POINT D’AVOIR UN PREMIER MINISTRE « BRANCHE »
Des allégations de pratiques douteuses ont marqué le passage de la compagnie de Laurent Lamothe en Afrique.
Si tout se déroule comme prévu pour Laurent Lamothe, le premier ministre désigné pourrait bien devenir le Premier Ministre le plus impliqué technologiquement depuis la création du poste en 1988 en Haïti.
La technologie est en effet l’un des domaines clés d’investissement pour Laurent Lamothe, fondateur de Global Voice Group en 1998. Son entreprise se présente comme le leader mondial en matière de gouvernance des technologies de télécommunications desservant un certain nombre d’entités gouvernementales particulièrement en Afrique.
La société assiste ces gouvernements dans le contrôle des appels internationaux entrants sur leur territoire. La société traite généralement avec les autorités régulatrices en leur fournissant la technologie qui leur permettra d’effectuer les dits contrôles.
Cependant l’expansion de l’entreprise de Laurent Lamothe dans certains pays africains ne s’est pas faîte sans heurts. Beaucoup ont mis en doute l’intégrité de Global Voice Group, ainsi que l’utilité de son service. Dans certains pays, comme le Sénégal, certains sont même allés jusqu’à dire que Global Voice Group n’était là que pour taxer les appels téléphoniques internationaux entrants, tout en détournant de l’argent vers les coffres de dictateurs impitoyables, profitant de l’opération au passage.
Lamothe a formellement rejeté ces accusations en Juillet 2011. Il affirme qu’il s’agit d’une campagne de dénigrement contre son entreprise, Global Voice Group et sa personne.
Lamothe a reconnu que Global Voice Group a transigé avec le gouvernement Sénégalais pour fournir une assistance technique dans l’interception d’appels internationaux frauduleux. Il insiste sur le fait d’avoir permis à l’état Sénégalais d’engranger près de 30 millions d’euros.
Selon Lamothe, sa société aurait dû recevoir 49% de ce montant, mais jusqu’en Juillet 2011, il n’a pas reçu un sou. Lamothe a déclaré que, globalement, son entreprise a aidé les gouvernements africains à faire plus de 100 millions de dollars dans la détection d’appels qui auraient autrement échappés au contrôle des autorités régulatrices.
Toutefois, l’application d’un contrôle aussi strict sur les communications vocales nous contraint à questionner l’éthique du principe d’affaires de Lamothe, surtout à une époque où la technologie a rendu les communications de moins en moins dispendieuses. De nos jours, les données transportent de plus en plus la voix, ce qui rend les communications téléphoniques très abordables.
On peut ainsi se demander quelle place y a-t-il pour des technologies telles que Skype, Vonage, Google Voice, Magik Jack et autres dans l’environnement étanche que nous propose Global Voice. Ces technologies populaires ne font-elles pas perdre des sommes considérables aux gouvernements ?
Ainsi depuis mai 2011, le tarif de base pour les appels internationaux entrants en Haïti est de 23 cents US la minute tandis que la République dominicaine voisine offre un tarif deux fois moins cher à 10 cents US la minute en fonction du service utilisé.
Il est de notoriété publique que le Fonds National de l’Education (FNE) prend une partie de ces 23 cents. Est-ce que Global Voice joue un rôle dans la gestion des appels internationaux entrants en Haïti ? Si oui, quelle est son implication dans la collecte d’argent pour le Fonds National de l’Education ?
Lamothe a toutefois déclaré que sa compagnie éviterait de soumissionner des contrats en Haïti afin d’éviter tout conflit d’intérêts.
Dans ce cas, est-ce que Laurent Lamothe envisage une éventuelle expansion dans d’autres marchés, là où les régulateurs auraient besoin d’assistance pour combattre le phénomène du "court-circuitage" ("By-Passing"). Des marchés comme les Etats-Unis, le Canada, ou l’un des membres du G8 ?
Qui a fait pression pour l’adoption de mesures anti-contournement ("Anti-Bypassing") en Haïti ?
En bout de ligne, si nous n’avons pas à payer pour chaque courriel que nous envoyons, pourquoi devrions-nous payer pour la voix qui utilise le même chemin que le courriel ? Harold Isaac & Gotson Pierre
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8750
LES AVOCATS DE PIERRE KANZKI REJETTENT LES ACCUSATIONS DE “COMPLOT” PORTEES CONTRE LEUR CLIENT
P-au-P., 17 avril 2012 [AlterPresse] --- Les avocats Frizto Canton et Camille Leblanc, qui défendent Pierre Kanzki, accusé de « complot » contre le gouvernement haïtien, rejettent en bloc les accusations portées contre leur client et dénoncent une manœuvre pour détourner l’attention d’un récent scandale haitiano-dominicain de corruption qui éclabousse le président Michel Martelly.
« Il n’y a jamais eu et il n’y a aucun complot », soutiennent les avocats de Pierre Kanzki au cours d’une conférence de presse ce 17 avril à Port-au-Prince.
Le 12 avril, les gouvernements haitien et dominicain ont dénoncé un « complot » attribué à l’ex colonel dominicain Pedro Julio Goico Guerrero, qui aurait demandé à Pierre Kanzki d’entreprendre une campagne de dénonciations de corruption contre Martelly comme une étape d’un plan de déstabilisation.
Pour Me Fritzo Canton, c’est une manière de détourner l’attention des deux peuples autour du scandale de corruption révélé par la journaliste dominicaine, Nuria Piera.
Selon l’enquête conduite par Pierra, Martelly aurait reçu de Bautista 2,5 millions de dollars americains (US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes) avant et après son élection à la présidence, ce qui a été officiellement démenti.
Fritzo Canton indique également que les autorités judicaires ont pris des dispositions pour faire arrêter Kanzki afin de renverser la tendance en République Dominicaine, où le Parti de Libération Dominicain (PLD) au pouvoir serait en difficulté à l’approche des prochaines élections du 20 mai.
Les avocats annoncent avoir envoyé une correspondance au parquet de Port-au-Prince pour demander l’annulation d’un mandat d’amener et des mesures restrictives prises à l’encontre de Kanzki, qui est sous le coup d’une interdiction de départ.
Me Leblanc déclare que Kanzki est disposé à rencontrer le commissaire du gouvernement, Me Jean Renel Sénatus, s’il jouit de « sécurité judiciaire, pour prouver son innocence ».
Leblanc demande à l’État haïtien de diligenter une enquête à propos des révélations faites par la journaliste Nuria Piera, car, selon lui, personne ne peut tenter de fuir ce scandale.
« Pour le peuple haïtien, il est important que l’enquête ait lieu pour déterminer la participation des hommes et des femmes politiques haïtiens dans un schéma de corruption », estime Me Leblanc. [jsr gp apr 17/04/2012 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12715
mercredi 18 avril 2012
EFFETS D'ANNONCE ET PROMESSES NON TENUES...
Aujourd’hui 18 avril 2012 !
Bonjour et bonne journée
… « Le représentant résident en Haïti du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Français Joël Boutroue, annonce la finalisation d’un plan gouvernemental d’action sur 6 mois pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays. Les Nations Unies renforceront leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses »…
J’ai retrouvé ce texte dans les éphémérides publiées par le site HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com). En principe ce fut l’une des grandes nouvelles publiée le 18 avril 2008. Elle faisait partie des publications « shock » qui accompagnent toujours les grands désastres et les grandes calamités qui ne cessent de secouer Haïti.
Si ma mémoire est bonne, cette prise de position catégoriquement louable de Programme des Nations Unies suivait les fameuses « émeutes de la faim » qui avaient quelques jours auparavant frappé d’autres pays pauvres.
En Haïti elles avaient poussé à la porte le gouvernement de Jacques Edouard Alexis et ouvert la porte à une sempiternelle crise qui allait paralyser la machine étatique.
Même si je dois reprendre malgré moi, cette phrase d’un homme d’Etat célèbre qui a dit que « l’histoire est un mensonge que personne ne conteste », j’aime bien fouiller dans les entrailles de l’histoire pour retrouver des contradictions qui caractérisent trop souvent, les discours, les actions et les attitudes des hommes.
Hier, je voulais écrire sur l’ordonnance de Charles X qui avait fixé le montant de la dette de l’indépendance haïtienne acceptée par Boyer. Je n’ai pas eu le temps de le faire.
Ce matin, c’est encore dans les pages de l’histoire que j’ai trouvé l’inspiration pouvant couver mes réflexions du jour.
Malgré les velléités intermittentes des nationalistes conjoncturels d’Haïti, il n’est un secret pour personne qu’Haïti vit de l’assistance et de l’aide internationale.
On en parle sans trop vouloir en parler. On évite volontairement certains vocables compromettants. Certains mots qui restent indignes pour certains et très accommodants pour d’autres.
La réalité telle qu’elle est, nous présente un pays dont le budget national dépend à plus de 60% de l’aide internationale, une nation dont les élections présidentielles sont fiancées presque totalement par la Communauté internationale.
Ce qui est plus difficile à expliquer c’est pourquoi cette communauté internationale qui injecte les ressources strictement indispensables pour pérenniser ce qui ressemble à un Etat ne semble poser aucune exigence de résultats.
J’ai compris cependant que les instances internationales, pour une raison que j’ignore, se complaisent pathologiquement à suivre les comportements et les attitudes des dirigeants qui sont souvent de vraies dérives.
Elles reprennent leurs quand bon leur semble leurs fauteuil d’observateurs quand ils ne se glissent pas dans leurs habits d’acteurs. Ainsi les responsables-coupables sont déjà indiqués.
C’est dommage que les individus qui peuplent ces instances ne comprennent pas notre langue créole et ne verraient rien dans notre proverbe qui explique que « si pa gen sitirèz, pa gen volè »
Revenons un peu à cette publication du PNUD sortie après les émeutes de la faim en Haïti. Selon cette note de presse la PNUD devrait, dans une période de six mois, « la finaliser un plan gouvernemental d’actions pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays » Je ne suis pas sur que les haïtiens des zones ciblées ou zones difficiles (qui se trouvent partout en Haïti) aient bénéficié à un moment donné d’une suffisance alimentaire. Il faudrait poser la question au programme Alimentaire Mondial qui voit toujours les demandent à la hausse.
Les Nations Unies selon cette même dépêche devraient « renforcer leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses ». Wow ! Que c’est beau !
Et dans la forme et dans le fond. Mais je ne suis pas sûr que le taux de chômage ait diminué dans les quartiers sensibles.
Bref, tout ceci pour mettre en lumière les effets d’annonce qui ne sont pas toujours suivis d’une mise en œuvre ou une exécution qui pourrait bénéficier effectivement aux populations ciblées.
Ce sont sans doute les « connivences » faites lois, de la coopération internationale.
Heureusement qu’il existe une manière d’aider directe et efficace dont les résultats et l’apport sont souvent sous-estimés.
Les gens ne sont pas dupes !
Bonne journée !
Bonjour et bonne journée
… « Le représentant résident en Haïti du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Français Joël Boutroue, annonce la finalisation d’un plan gouvernemental d’action sur 6 mois pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays. Les Nations Unies renforceront leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses »…
J’ai retrouvé ce texte dans les éphémérides publiées par le site HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com). En principe ce fut l’une des grandes nouvelles publiée le 18 avril 2008. Elle faisait partie des publications « shock » qui accompagnent toujours les grands désastres et les grandes calamités qui ne cessent de secouer Haïti.
Si ma mémoire est bonne, cette prise de position catégoriquement louable de Programme des Nations Unies suivait les fameuses « émeutes de la faim » qui avaient quelques jours auparavant frappé d’autres pays pauvres.
En Haïti elles avaient poussé à la porte le gouvernement de Jacques Edouard Alexis et ouvert la porte à une sempiternelle crise qui allait paralyser la machine étatique.
Même si je dois reprendre malgré moi, cette phrase d’un homme d’Etat célèbre qui a dit que « l’histoire est un mensonge que personne ne conteste », j’aime bien fouiller dans les entrailles de l’histoire pour retrouver des contradictions qui caractérisent trop souvent, les discours, les actions et les attitudes des hommes.
Hier, je voulais écrire sur l’ordonnance de Charles X qui avait fixé le montant de la dette de l’indépendance haïtienne acceptée par Boyer. Je n’ai pas eu le temps de le faire.
Ce matin, c’est encore dans les pages de l’histoire que j’ai trouvé l’inspiration pouvant couver mes réflexions du jour.
Malgré les velléités intermittentes des nationalistes conjoncturels d’Haïti, il n’est un secret pour personne qu’Haïti vit de l’assistance et de l’aide internationale.
On en parle sans trop vouloir en parler. On évite volontairement certains vocables compromettants. Certains mots qui restent indignes pour certains et très accommodants pour d’autres.
La réalité telle qu’elle est, nous présente un pays dont le budget national dépend à plus de 60% de l’aide internationale, une nation dont les élections présidentielles sont fiancées presque totalement par la Communauté internationale.
Ce qui est plus difficile à expliquer c’est pourquoi cette communauté internationale qui injecte les ressources strictement indispensables pour pérenniser ce qui ressemble à un Etat ne semble poser aucune exigence de résultats.
J’ai compris cependant que les instances internationales, pour une raison que j’ignore, se complaisent pathologiquement à suivre les comportements et les attitudes des dirigeants qui sont souvent de vraies dérives.
Elles reprennent leurs quand bon leur semble leurs fauteuil d’observateurs quand ils ne se glissent pas dans leurs habits d’acteurs. Ainsi les responsables-coupables sont déjà indiqués.
C’est dommage que les individus qui peuplent ces instances ne comprennent pas notre langue créole et ne verraient rien dans notre proverbe qui explique que « si pa gen sitirèz, pa gen volè »
Revenons un peu à cette publication du PNUD sortie après les émeutes de la faim en Haïti. Selon cette note de presse la PNUD devrait, dans une période de six mois, « la finaliser un plan gouvernemental d’actions pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays » Je ne suis pas sur que les haïtiens des zones ciblées ou zones difficiles (qui se trouvent partout en Haïti) aient bénéficié à un moment donné d’une suffisance alimentaire. Il faudrait poser la question au programme Alimentaire Mondial qui voit toujours les demandent à la hausse.
Les Nations Unies selon cette même dépêche devraient « renforcer leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses ». Wow ! Que c’est beau !
Et dans la forme et dans le fond. Mais je ne suis pas sûr que le taux de chômage ait diminué dans les quartiers sensibles.
Bref, tout ceci pour mettre en lumière les effets d’annonce qui ne sont pas toujours suivis d’une mise en œuvre ou une exécution qui pourrait bénéficier effectivement aux populations ciblées.
Ce sont sans doute les « connivences » faites lois, de la coopération internationale.
Heureusement qu’il existe une manière d’aider directe et efficace dont les résultats et l’apport sont souvent sous-estimés.
Les gens ne sont pas dupes !
Bonne journée !
lundi 16 avril 2012
Haïti/Complot : Des politiques parlent d’un montage
Le complot de
déstabilisation du régime du président Martelly dénoncé la semaine dernière par
les gouvernements haïtien et dominicain est un événement créé par les autorités
des deux pays pour se débarrasser de certains problèmes.
C’est ce que croit
le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH).
Aussi, Himler Rébu
pense qu’il s’agit d’une association d’intérêts entre les gouvernements du
président Michel Martelly et du président Leonel Fernandez.
Il estime que ce
prétendu complot est lié au problème des Anciens Militaires en Haïti, les
prochaines élections dominicaines et le scandale de corruption dans lequel sont
indexés le chef de l’Etat haïtien et un sénateur du parti du président
Fernandez.
L’ancien sénateur
Serge Gilles, membre de la Fusion des socio-démocrates haïtiens, parle
lui aussi de montage. Montage conçu par le gouvernement de Leonel Fernandez
pour détourner l’attention de l’opinion publique dominicaine au sujet des
présidentielles du 20 mai prochain en territoire voisin, croit savoir Serge
Gilles.
L’ancien sénateur
est presque certain que cette affaire ne va pas permettre au candidat du parti
au pouvoir (PLD, Parti de la Libération Dominicaine), Danilo Medina, qui a
comme candidate à la vice-présidence l’épouse du président Léonel Fernandez,
de rattraper son principal adversaire Hyppolito Meija, du PRD, parti
révolutionnaire dominicain.
Serge Gilles dit ne
pas comprendre pourquoi le gouvernement de Michel Martelly s’est laissé
entraîner dans cette affaire.
Par contre, le
président de la commission Justice et Sécurité du Sénat haïtien dit ne pas
souhaiter commenter le complot visant à renverser le président Martelly en
attendant de se renseigner davantage sur ce dossier.
Cependant, le
sénateur Youri Latortue ne pense pas que le moment est pas propice à un
éventuel coup d’Etat en Haïti.
Haïti-Justice : Arrêt de travail pour réclamer l’installation du Cspj
« L’arrêt de travail est respecté. Rien n’est fait au niveau du palais de justice et rien ne fonctionne, non plus, dans toutes les juridictions du pays » (18 au total dans le pays), souligne Duret.
Appuyés par la fédération des barreaux d’Haïti (Fbh) dans cette démarche, les magistrats (plus de 700 femmes et hommes sur le territoire haïtien) souhaitent que le « pouvoir judiciaire jouisse de son indépendance, confisquée du coté du parlement et de l’exécutif », explique Duret.
« Nous attendons que les juges [du Cspj] prêtent serment », ajoute t-il.
Tous les juges de la république recommenceront à travailler normalement à partir de mardi 17 avril 2012, toujours selon le porte parole de l’Anamah.
Cette grève est surtout « un avertissement », précise l’Anamah qui compte poursuivre graduellement le mouvement de revendications en vue de la mise en place effective du conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
Une rencontre devrait avoir lieu, au cours de cette semaine (15 au 21 avril 2012), entre le chef de l’État Joseph Michel Martelly et l’association des magistrats, mais la date exacte n’est pas encore fixée.
La loi créant le Conseil supérieur de la justice date de 2007.
Haïti-États-Unis d’Amérique : Changement de tarif pour les visas américains
P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- L’ambassade des États-Unis d’Amérique en Haïti informe de l’augmentation, à compter du vendredi 13 avril 2012, des frais de traitement de dossiers pour certaines catégories de visas, dont le visa non immigrant, alors que les frais relatifs aux autres catégories, plus particulièrement ceux des visas immigrants, seront réduits, indique une note transmise à AlterPresse.
« Ces nouvelles mesures ont été prises afin de pallier l’augmentation croissante des demandes de visa ainsi que les nouvelles mesures de sécurité », selon la note de l’ambassade étasunienne en Haïti.
Pour les frais de traitements de visa des non immigrants, qui incluent les visas de tourisme, affaires, transit, membres d’équipage, étudiant, échanges et journalisme (B1/B2, C, C1/D, F, I, J), les applicantes et applicants devront payer cent soixante dollars américains (US $ 160.00) ou six mille deux-cent-quarante gourdes (G. 6,240.00) au lieu des frais de cent-quarante (US $ 140.00) dollars américains antérieurs (US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui).
Pour les types de visa spécial (pétition pour un permis de travail H, L, O, P, Q, R), les frais passent de cent cinquante dollars à cent soixante-dix dollars (US $ 170.00) ou sept mille quatre-cent-dix gourdes (G. 7,410.00). Les frais de visa pour une fiancée ou un fiancé passent de trois-cent-cinquante a deux-cent-quarante (US $ 240.00) dollars américains ou neuf mille trois-cent-soixante gourdes (G. 9,360.00).
Par contre, pour les visas résidence, il y a une nette réduction des frais, lesquels passent de trois-cent-trente dollars américains (US $ 330.00) a deux-cent-trente dollars américains (US $ 230.00) , soit huit mille neuf-cent-soixante-dix gourdes (G/ 8,970.00).
Les visas de travail passent de sept-cent-vingt dollars (US # 720.00) à quatre-cent-cinq dollars américains (US $ 405.00) soit près de quinze mille sept cent quatre-vingt-quinze gourdes (G. 15,795.00).
Toutefois, l’ambassade rassure que « les fiches de paiement seront encore valides pour une période d’un an à partir de la date d’émission ».
Haïti-Culture : La Fokal rend hommage à Jacques Stephen Alexis
P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- Du lundi 16 au samedi 21 avril 2012, à l’occasion du 90 e anniversaire de naissance de l’écrivain décédé, la fondation Connaissance et Liberté (sigle créole : Fokal) honore l’écrivain et militant politique Jacques Stephen Alexis, selon les informations transmises à l’agence en ligne AlterPresse.
Des conférences-débats, lectures, projections et expositions auront lieu à l’occasion.Les expositions retraceront l’itinéraire d’Alexis à travers des photos anciennes et textes, depuis sa naissance en 1922 aux Gonaïves (Artibonite / Nord) à son assassinat en 1961 sous la dictature de François Duvalier.
Le vernissage débutera par une performance de la brigade d’intervention théâtrale haïtienne sur des textes du recueil de contes « Romanceros aux étoiles » de Jacques Stephen Alexis.
Une présentation, des œuvres de l’écrivain et des textes écrits en sa mémoire par des auteurs contemporains haïtiens et européens, sera, entre autres, effectuée.
Des enregistrements de textes, écrits suite à un atelier de lecture, seront aussi diffusés.
Durant ces manifestations culturelles, pour rendre hommage à l’écrivain et militant politique Jacques Stephen Alexis, des conférences-débats sur le parcours littéraire et politique de l’auteur ainsi qu’un documentaire titré « Un macoute peut-il être poète » feront aussi l’objet d’une présentation.
Ce film documentaire d’Arnold Antonin met à jour les conditions de la production littéraire en Haïti du temps des Duvalier (François Duvalier septembre 1957 - avril 1971, et Jean-Claude Duvalier avril 1971 - février 1986).
Né le 22 avril 1922 aux Gonaïves (la cité ou fut proclamée l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804) et assassiné en 1961, Jacques Stephen Alexis fut un écrivain, romancier et militant politique, éminemment reconnu pour ses romans, dont "Compère général soleil (1955), les arbres musiciens (1957) et l’espace d’un cillement (1959)". [emb rc apr 16/04/2012 0:15]
Haïti–Paternité : Plus d’enfants "incestueux", "adultérins" ou "naturels"
Une victoire pour le mouvement des femmes haïtiennes
P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- L’aboutissement d’une longue lutte : c’est ainsi que plusieurs organisations de femmes accueillent le vote final de la « loi sur la paternité responsable et la filiation » par le sénat de la république, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.Le jeudi 12 avril 2012, l’assemblée des sénateurs a voté à l’unanimité des membres presents (19 - la chambre haute compte 30 membres -) cette loi qui a préalablement reçu, en 2009, l’avis favorable de la chambre des députés.
« C’est une grande satisfaction, un acquis dans la lutte pour la reconnaissance des droits humains en Haïti, en ce qui concerne notamment les femmes et les enfants. C’est l’aboutissement d’une très longue bataille, menée par le mouvement des femmes et le ministère à la condition féminine et aux droits des femmes (Mcfdf) », se félicite Danièle Magloire de l’organisation Kay Fanm (maison des femmes).
Marie Frantz Joachim, dirigeante de Solidarité des Femmes Haïtiennes (Sofa) y voit « une grande avancée, une victoire pour toutes les femmes haïtiennes ».
« C’est un travail accompli, certes, mais nous attendons de disposer de la version modifiée votée ». nuance Marie Ange Noël de Fanm Deside-Jacmel (Sud-Est).
Consciente « des impairs, des manquements », Magloire estime que « ce n’est pas grave, car la question fondamentale a été posée. Il faut (ma[maintenant] compléter, enrichir [le texte] par d’autres lois d’application et des changements que cela implique au niveau du code civil ».
La portée de la loi ?
La loi sur la paternité responsable et la filiation vise la protection de la famille en général et des enfants en particulier, en permettant aux parents de se responsabiliser envers leur progéniture.
« Quand on parle de responsabilité, on voit notamment des pères, car nous ne sommes pas dans une société où les mères renient leurs enfants », tient à préciser Magloire.
La Constitution de 1987, dans ses articles 259, 260, 261, 262, reconnait le droit à une « égale protection des familles, qu’elles soient constituées ou non dans les liens du mariage », et celui à « l’amour, à l’affection, à la compréhension et aux soins moraux et matériels de son père et de sa mère » pour l’enfant.
Un code de la famille doit, entre autres, « définir les formes de la recherche de la paternité ».
En attendant, la loi votée sur la paternité responsable et la filiation « prévoit d’établir la paternité avec les tests que les progrès scientifiques ont permis », souligne Danièle Magloire, prévenant qu’ elle « n’est pas injuste, car elle permet le désaveu si quelqu’un pense légitiment qu’un enfant n’est pas de lui ».
« A partir de cette loi, il n’y aura qu’une seule catégorie d’enfants en Haïti » signale, pour sa part, Marie Frantz Joachim de Sofa, qui rappelle que « le code civil haïtien prévoit des enfants légitimes, naturels, adultérins, incestueux ».
« Désormais le concept kaka san savon[pour indexer les enfants, dont les pères n’ont pas assumé la paternité] sera banni de notre vocabulaire de peuple », applaudit Joachim.
On ne saurait « refonder une nation, si on ne reconnait pas que l’ensemble des nationaux ont des droits égaux », estime la militante féministe Magloire.
Survol historique de la loi sur la paternité responsable et la filiation
Tout commence à la fin de l’année 1997, quand des organisations de femmes, sous l’instigation de Kay Fanm, constituent « un tribunal international symbolique sur les violences faites aux femmes », lequel accouchera d’« un comité de négociations des femmes avec des parlementaires de la 46 e législature », rappelle Marie Frantz Joachim.
« Nous n’avions pas pu vraiment avancer sur ce dossier », confesse Danièle Magloire.
A partir de 2006, de concert avec le Mcfdf, les organisations du mouvement des femmes « ont conjugué leurs énergies pour élaborer ce texte » qui a été déposé au parlement par la ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Grâce au courage de feue Gérandale Télusma, alors députée de Gros-Morne (Artibonite / Nord) et présidente de la commission des affaires sociales et de la femme, la chambre des députés a voté, en 2009, la loi sur la paternite responsable et la filiation.
« Allez-vous quitter la 48 e législature, en laissant ces millions d’enfants à continuer à être appelés Kaka savon », a lancé Thélusma à ses collègues le jour du vote.
Marie Frantz Joachim et Danielle Magloire rendent hommage à la parlementaire (décédée d’un accident de la circulation le 20 décembre 2010) ainsi qu’à « toutes les femmes (qui ne sont plus là, mais qui ont contribué à cette cause), comme Myriam Merlet, Magalie Marcelin, Anne-Marie Corriolan, Myrna Narcisse Théodore ».
Grâce « au travail de suivi, de sensibilisation des parlementaires, fait par les organisations et le Mcfdf, nous avons abouti au vote du 12 avril 2012 », exprime Magloire.
Promulgation attendue incessamment dans le journal officiel de la république
Selon le vœu de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, une loi n’est d’application qu’après avoir été publiée dans le Moniteur, le journal officiel, par la présidence de la république.
Se souvenant de cette disposition et réalisant que « tout n’est pas gagné, car il reste le combat à mener pour la promulgation de la loi dans le Moniteur », Magloire appelle à la vigilance des citoyennes et citoyens pour obtenir cette publication officielle.
Abondant dans le même sens, Marie Frantz Joachim annonce que les femmes et autres militantes comptent « continuer à être nombreuses, comme nous l’étions le 12 avril 2012 au sénat, pour faire pression, avec le ministère (à la condition féminine et aux droits des femmes / Mcfdf) pour la promulgation de cette loi ».
Par cette publication, la présidence (actuelle) de Joseph Michel Martelly, non seulement permettra plus de justice sociale dans le pays, mais aussi renouera avec l’idéal du premier chef d’État haïtien, Jean-Jacques Dessalines.
L’article 13 de la loi du 28 mai 1805, sur les enfants nés hors mariage, stipulait « Un père, même engagé dans les liens du mariage, peut reconnaitre un enfant naturel, né pendant le cours dudit mariage. » [efd kft rc apr 16/04/2012 8:53]
DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE DE LA DIASPORA HAITIENNE
Bonjour
et Bonne journée
Aujourd’hui
16 avril 2012 !
Les haïtiens
engagés débutent à travers le monde, la SEMAINE
DE LA DIASPORA dont le point d’orgue sera, pour la deuxième année
consécutive, la célébration de la JOURNÉE DE
LA DIASPORA HAÏTIENNE.
Comment faut-il
célébrer ce jour quand on est haïtien et que l’on sent ce regard obscur qui
nous considère comme des haïtiens du dehors ? Des non haïtiens ?
Qu’est-ce
qui n’a pas été dit pour chanter les louanges des haïtiens de l’extérieur !
Ceux qui observent sans prendre parti, ceux qui ne sont pas haïtiens, ont
tendance à décrire cette diaspora comme une banque de ressources inestimables
dont Haïti ne devrait jamais pas se priver pour sortir des ornières de la
pauvreté et des méandres de la misère.
Les
militants de cette DIASPORA HAÏTIENNE ne cessent de réclamer leurs places au
sein des instances décisionnelles d’une nation dont ils assurent une survie
financière et économique d’une importance capitale.
Les
militants se sentent maintenus volontairement à l’écart par un « stablishment »
local qui aurait peur de la concurrence et le déferlement massif de cadre plus
que qualifiés occupant les postes de l’administration publique.
Ces rapports
entre haïtiens du dedans et haïtiens du dehors est encore un exemple des
contradictions et des dualités qui caractérisent la société haïtienne.
Ceux qui
se pavanent enveloppés dans ce faux manteau nationaliste ont très souvent un
pan de leur famille du côté de la
Diaspora.
La
pierre d’achoppement de ce litige est bien entendu cet article de la Constitution Haïtienne
qui ne reconnaît pas la pluri nationalité. Le citoyen haïtien d’origine
détenteur d’une autre nationalité ne peut pas briguer certains postes de l’administration.
En un mot, il est mis à l’écart.
Tenant
compte du fait que la journée de la
Diaspora haïtienne est organisée sous les auspices du ministère
des haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), il est à se demander quel
comportement observé lors de ces célébrations.
En début
d’année, notre ami Monsieur Edwin Paraison, directeur exécutif de la Fondation « Zile »,
évoluant en République Dominicaine, ancien Ministre des Haïtiens de étranger
me rappela qu’il y aura encore une fois cette journée. Il me questionna sur le
genre d’activité que l’on aura à organiser cette année au niveau de la
communauté haïtienne de Marseille.
Je n’avais
pas su lui répondre car personnellement je n’avais aucune idée en tête pour une
célébration qui devrait servir de moment de mobilisation pour revendiquer des
droits au lieu d’accepter des décorations d’un membre de gouvernement d’un État
qui non seulement nous a foutus à la porte mais qui continue à ériger des
obstacles à notre intégration. Et ce, tout en reconnaissant la valeur inestimable de
notre apport.
En fait,
il revient aux membres de la
Diaspora de s’approprier cette célébration pour lancer un
combat ardent en faveur de leurs droits. Contre ceux qui en réalité défendent
leurs pains quotidiens au détriment des intérêts suprêmes de ce qui reste de la Nation haïtienne.
Les
décorations, les médailles brillent mieux sur les torses des artistes qui
vivent d’étreintes et d’applaudissements.
Pour les
millions de citoyens qui se lèvent tôt et se couchent tard pour répondre aux
sollicitudes constantes des membres de leurs familles en Haïti, il faut un
regard plus juste et des actions sincères, réelles et utiles…
Bonne lecture et bonne journée !
Kery James, rappeur classique
Aux Bouffes du Nord, on ne triche pas. Hanté par Shakespeare, Mozart, l'Afrique... grâce au travail sorcier du metteur en scène Peter Brook, le beau théâtre décati ne vibre qu'avec les grands. En concert acoustique, Kery James relève le défi, fait pleurer les stucs et les murs rouge sang. L'homme qui depuis vingt ans écrit les plus belles pages du rap se produit quinze jours durant, accompagné de deux musiciens virtuoses - le pianiste Bachar Khalifé et le percussionniste Aymeric Westrich -avec quelques invités de marque (comme le bouillant Youssoupha).
Le rappeur fait vibrer les beaux murs décatis des
Bouffes du Nord. - Arthur Delloye
On peut être fatigué du
rap, de ses redites, de ses clichés. Ou bien n'en rien connaître. Kery James,
alias Alix Mathurin, l'enfant des Abîmes (Guadeloupe) d'origine haïtienne, vous
prend à la gorge et au coeur dès son entrée en scène. Parce que son écriture
est d'une infinie justesse : des mots frappants, des rimes riches, une
sincérité sans faille, un pouvoir d'évocation bien supérieur à la
« norme » hip-hop. Son « Ghetto français » nous fait
ressentir presque physiquement la misère et le désarroi des cités -un plongeon
dans l'abîme...
La force de Kery James,
c'est aussi son charisme. Peu d'effets - des gestes mesurés, quelques sourires
radieux -, une voix puissante, un faux calme qui crée la tension, une
humanité blessée qui fait fondre. Le rappeur se livre totalement sur scène, tel
un grand comédien, sauf que son« flow » n'est pas du chiqué. C'est sa
vie, sa carrière qu'il rejoue, sans artifice. Son histoire - l'arrivée en
métropole, la pension, puis l'appartement minuscule qu'il habite avec ses
proches à Orly, la passion du hip-hop, le succès dès l'âge de quatorze ans, la
tentation « gangsta », la conversion à l'islam... -, il la résume en
cinq minutes poignantes (« 28 décembre 1977 »).
Un homme qui doute
Ses textes peuvent être
ardents, provocateurs, comme la cinglante « Lettre à la République », son
dernier opus. On peut s'agacer de l'affichage de sa foi, de son engagement pro-palestinien
sans nuance. Mais son propos est toujours respectueux de l'autre. Ce rebelle
désespéré reste fondamentalement un homme qui doute. Et s'il fustige les
injustices de la société française, il ne ménage pas les jeunes de banlieue
empêtrés dans leur culture de l'échec.
Emu, bouleversé parfois,
on a du mal à analyser les ressorts de ce spectacle rare... On sait simplement
qu'on est face à un grand artiste, un homme de coeur et de raison, comme le
suggère une de ses compositions. On pense à Hugo pour la flamme épique, à Dylan
pour le côté « protest song ». Et le rap, ce « vieux
style » musical (plus de trente ans déjà), nous apparaît soudain aussi
intemporel et habité que la musique rebelle des origines : le blues. Le
public mélangé « Paris-Banlieue » est aux anges. Kery, le rappeur
classique, nous a offert une soirée « ouf ' » aux Bouffes.
PHILIPPE CHEVILLEY
http://www.lesechos.fr/journal20120416/lec1_entracte/0202007534094-kery-james-rappeur-classique-312744.php
Inscription à :
Articles (Atom)
