Des stars de séries américaines affronteront, le 9 juin prochain, les joueurs du club de football de l'AS Eupen, lors d'un match d'exhibition, au profit d'Haïti, indique, dans un communiqué la société Chrysopee, organisatrice de l'événement.
Les acteurs Jimmy Jean-Louis (Heroes, Toussaint Louverture), Anthony Lapaglia (FBI Portés Disparus), Gilles Marini (Sex and the City) et Santiago Cabrera (Heroes, Merlin) chausseront leurs crampons le 9 juin prochain et en compagnie d'une délégation de jeunes footballeurs haïtiens, ils affronteront les joueurs de l'A.S Eupen. Les bénéfices de match d'exhibition seront remis à l'association Hollywood Unites For Haiti, présidée par l'acteur Jimmy Jean-Louis.
À l'issue de cette rencontre, une vente aux enchères d'oeuvres de 14 photojournalistes de renommée internationale aura lieu à l'hôtel Crowne Plaza de Liège lors d'une soirée de gala.
Fondée en 2008, l'association Hollywood Unites For Haiti, agit au quotidien auprès des jeunes Haïtiens défavorisés dans le but de retisser le lien social par le biais d'activités éducatives, sportives et culturelles. Les bénéfices générés par ces activités serviront à la construction d'une école primaire et un dispensaire dans la banlieue de Port-au-Prince.
L'événement sera organisé par la société liégeoise Chrysopee dont la finalité est l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées dans le monde sur le principe du "Fair Business"
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 2 avril 2012
Haïti : Martelly impliqué dans un grave scandale de corruption, selon la presse dominicaine
Le président haïtien aurait reçu plus de 2,5 millions de dollars
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html
L'ONU a apporté le choléra en Haïti
Des scientifiques affirment que l'épidémie qui a dévasté le pays est partie d'un camp de la Minustah, mais l'ONU dément toujours.Déjà plus de 350 000 malades et 7 000 morts, mais aucune certitude. Les causes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis octobre 2010 sont toujours aussi polémiques. Si des recherches démontrent que la souche de la maladie a été apportée sur l'île par des hommes de l'ONU, l'organisation internationale refuse toujours d’endosser une quelconque responsabilité.
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html
NOS BAS EN HAUT...LA RUBRIQUE DE CARLIE DE PORT-AU-PRINE...DE LA SECURITE ROUTIERE
Chez nous : les bas en haut....De la sécurité routière
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/
samedi 31 mars 2012
« Si je n'avais pas écrit, on ne parlerait que des morts »
Dany Laferrière L'écrivain haïtien est l'invité du Printemps du livre
Il était à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, quand la terre a tremblé. De ce séisme qui a ravagé son île, il a tiré un récit paru en 2011, Tout bouge autour de moi (Grasset), qui a inspiré le thème du 10e Printemps du livre. Rencontre avec l'écrivain haïtien Dany Laferrière.
D'où est venue l'idée de ce récit ?
J'ai commencé à prendre des notes immédiatement, pour ne pas dériver ni devenir fou devant un tel désastre. Il fallait que quelqu'un le fasse pour montrer la dignité des Haïtiens. Ce que je raconte, aucun média international ne l'a dit. Si je n'avais pas écrit, on aurait eu uniquement des chiffres, des images de morts, d'immeubles éventrés. On oublie de parler de reconstruction humaine.
Cela vous agace que l'on présente Haïti comme une terre maudite ?
Qu'aurait fait ce pays pour mériter d'être maudit ? Haïti a arraché son indépendance il y a 200 ans mais qui reprocherait à un esclave de vouloir vivre libre ? Après le séisme, les scènes de pillages ont été marginales. Le peuple haïtien s'est relevé, avec une énergie extraordinaire.
Selon vous, c'est la culture qui a soudé les Haïtiens face au malheur…
C'est cette culture, formée par le créole, la peinture, la musique, le vaudou, qui a structuré le peuple haïtien et l'a sorti de l'esclavage. En Haïti, il n'y a pas de quête d'identité mais un surplus d'identité.
Que raconte votre dernier livre « Chronique de la dérive douce » ?
Mon arrivée à Montréal, en 1976, quand j'ai quitté Haïti après l'assassinat d'un ami. J'ai dû apprendre les règles de ce nouveau monde où tout était différent.
Recueilli par Manuel Pavard
Il était à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, quand la terre a tremblé. De ce séisme qui a ravagé son île, il a tiré un récit paru en 2011, Tout bouge autour de moi (Grasset), qui a inspiré le thème du 10e Printemps du livre. Rencontre avec l'écrivain haïtien Dany Laferrière.
D'où est venue l'idée de ce récit ?
J'ai commencé à prendre des notes immédiatement, pour ne pas dériver ni devenir fou devant un tel désastre. Il fallait que quelqu'un le fasse pour montrer la dignité des Haïtiens. Ce que je raconte, aucun média international ne l'a dit. Si je n'avais pas écrit, on aurait eu uniquement des chiffres, des images de morts, d'immeubles éventrés. On oublie de parler de reconstruction humaine.
Cela vous agace que l'on présente Haïti comme une terre maudite ?
Qu'aurait fait ce pays pour mériter d'être maudit ? Haïti a arraché son indépendance il y a 200 ans mais qui reprocherait à un esclave de vouloir vivre libre ? Après le séisme, les scènes de pillages ont été marginales. Le peuple haïtien s'est relevé, avec une énergie extraordinaire.
Selon vous, c'est la culture qui a soudé les Haïtiens face au malheur…
C'est cette culture, formée par le créole, la peinture, la musique, le vaudou, qui a structuré le peuple haïtien et l'a sorti de l'esclavage. En Haïti, il n'y a pas de quête d'identité mais un surplus d'identité.
Que raconte votre dernier livre « Chronique de la dérive douce » ?
Mon arrivée à Montréal, en 1976, quand j'ai quitté Haïti après l'assassinat d'un ami. J'ai dû apprendre les règles de ce nouveau monde où tout était différent.
Recueilli par Manuel Pavard
jeudi 29 mars 2012
La reconstruction d’Haïti passe aussi par l’éducation
Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010, les besoins sont encore nombreux pour permettre la reconstruction de l’île. Solidaire de leurs collègues haïtiens, un groupe d’enseignants franco-ontariens partira dans les Caraïbes, cet été, afin d’apporter du matériel et de partager ses connaissances. La solidarité dépasse les frontières et c’est pourquoi les douze conseils scolaires de langue française de l’Ontario se sont unis pour se joindre au projet du Groupe de travail en appui à Haïti (GTAH), une initiative conjointe du ministère de l’Éducation et du ministère de la Formation, des collèges et des universités de la province.
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1
Plongée dans le culte Vaudou...Reportage en Haïti, fille d’Afrique
JEUDI 29 MARS 2012 / PAR HUGUES THIERRY LEMERCIER ST PHARD
Le terme « vaudou » ou « vodoun » désigne au Bénin un esprit et son image. Par extension, il s’applique aux rites de possession pratiqués en Haïti par les descendants des esclaves noirs originaires d’Afrique. A quoi correspond aujourd’hui cette religion ? Quelles sont ses croyances et ses mécanismes ? Reportage en Haïti.
Qu’ils soient asiatiques, africains ou afroaméricains, ces rites adoptent une même configuration : des vivants anthropomorphes investissent le corps d’un humain lors d’une transe qui a lieu au cours d’une cérémonie. Le possédé, ou medium, qu’on appelle « le cheval de Dieu » adopte un langage et un comportement qui sont propres a l’entité qu’il a incorporée et lorsqu’il reprend conscience, "il perd tout souvenir de sa possession", nous explique Max Beauvoir, le Maître suprême du Vaudou en Haïti.
Le vaudou est une véritable religion avec ses prêtres, les hougans , ses prêtresses, les mambo, ses sanctuaires ou houmfo, ses outils et ses panthéons de divinités. Ces êtres surnaturels sont appelés « LOAS ». Les esprits forment deux groupes. Les loas rada et petro. Chacun d’eux possède son rythme tambouriné.
Les loas rada sont les plus doux, les plus civilisés, alors que les loas petro sont les plus forts, mais aussi les plus féroces.
En Haïti les adeptes du Vaudou respectent toujours les loas petro, incarnés par Ti-Jean qui est une puissance féroce. Parmi les loas les plus importants : Legba, Damballah, Ogoun, Erzilli. Et chaque loa a son jour et sa propre nourriture.
Legba est celui qui ouvre les portes, les barrières, maître des carrefours et protecteur des seuils. Il est représenté par un vieillard loqueteux, pipe à la bouche, sac en cuir, et marchant avec difficulté à l’aide d’une béquille. Son jour est le mardi et sa nourriture est du riz collé au pois noirs. Sa boisson est clairin et sirop.
Damballah, dieu du serpent, accompagné de sa femme, est le maître de l’argent qui découvre les trésors : sa couleur est le blanc, donc sa nourriture se compose de riz blanc, lait, œuf ,sirop de miel, gateaux. Sa boisson Whisky écossais, sirop d’orgeat et son parfum florida.
Ogoun ferraille est un guerrier vêtu en rouge avec une épée et il monte un cheval blanc. Ses jours sont le mercredi et le samedi, sa nourriture le poisson rouge, ou rose, avec du riz aux pois rouges, les fruits de mer. Il utilise comme boisson le rhum et se sert dune machette.
Erzilli, lui, incarne la beauté, la coquetterie, la sensualité. Il se présente sous les espèces d’Erzilla dantor et d’Erzilla freda. Les Haïtiens préfèrent l’avatar d’Erzilli qui se présente comme la déesse noire qui aime les parfums, les hommes, les bijoux… Elle aime le riz collé, la banane et le tia maria, l’amaretto, le Grand Margnier, le Cinzano, etc.
Les « guedes » ont aussi une grande importance dans la culture des Haïtiens. Ces loas font allusion aux morts et sont personnifiés par Baron samedi, Baron Lacroix, Baron cimetière et Mama Brigitte. A chaque premier novembre un grand nombre d’Haïtiens se rendent dans les cimetières pour parler aux défunts.
En Haïti, quand on parle de « vaudou » on se doit de citer le maître suprême du vaudou Haïtien, Maître François Max Gesner Beauvoir, qui dans sa déclaration lors de son ordination comme chef suprême du vaudou a notamment declaré : « Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. La force de travail du vaudouisant est extraordinaire mais on ne le reconnait pas en Haïti même si la constitution haïtienne, adoptée le 4 avril 2003, reconnait le vaudou comme religion à part entière".
Et pourtant le Vaudou a été longtemps victime de l’incompréhension, de l’ignorance des une et des autres… Tout récemment, après le tremblement de terre de 2011, plusieurs maitres vaudous ont été attaqués voire assassinés par des Haïtiens qui les accusaient d’être la cause de ce séïsme terrible. Faute d’explication à ce phénomène naturel, des esprits faibles accusaient les prêtres vaudouisants de disposer de pouvoirs suffisants pour provoquer un tremblement de terre.
Face à de telles accusations, Max Beauvoir a justement consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vaudou, comme religion, de son ancienne marginalisation et de sa stigmatisation... Comme toute pratique collective secrète, la Vaudou suscite en effet de grandes hostilités : à toutes les époques, certains voulurent détruire, éradiquer et même faire disparaître et effacer une telle religion. Notamment en accusant le vaudou d’appartenir au monde de la sorcellerie …
Où en sommes-nous désormais ? Le Vaudou n’a probablement jamais été aussi largement pratiqué qu’aujourd’hui à Haïti !
http://www.afrik.com/article25197.html
Le terme « vaudou » ou « vodoun » désigne au Bénin un esprit et son image. Par extension, il s’applique aux rites de possession pratiqués en Haïti par les descendants des esclaves noirs originaires d’Afrique. A quoi correspond aujourd’hui cette religion ? Quelles sont ses croyances et ses mécanismes ? Reportage en Haïti.
Qu’ils soient asiatiques, africains ou afroaméricains, ces rites adoptent une même configuration : des vivants anthropomorphes investissent le corps d’un humain lors d’une transe qui a lieu au cours d’une cérémonie. Le possédé, ou medium, qu’on appelle « le cheval de Dieu » adopte un langage et un comportement qui sont propres a l’entité qu’il a incorporée et lorsqu’il reprend conscience, "il perd tout souvenir de sa possession", nous explique Max Beauvoir, le Maître suprême du Vaudou en Haïti.
Le vaudou est une véritable religion avec ses prêtres, les hougans , ses prêtresses, les mambo, ses sanctuaires ou houmfo, ses outils et ses panthéons de divinités. Ces êtres surnaturels sont appelés « LOAS ». Les esprits forment deux groupes. Les loas rada et petro. Chacun d’eux possède son rythme tambouriné.
Les loas rada sont les plus doux, les plus civilisés, alors que les loas petro sont les plus forts, mais aussi les plus féroces.
En Haïti les adeptes du Vaudou respectent toujours les loas petro, incarnés par Ti-Jean qui est une puissance féroce. Parmi les loas les plus importants : Legba, Damballah, Ogoun, Erzilli. Et chaque loa a son jour et sa propre nourriture.
Legba est celui qui ouvre les portes, les barrières, maître des carrefours et protecteur des seuils. Il est représenté par un vieillard loqueteux, pipe à la bouche, sac en cuir, et marchant avec difficulté à l’aide d’une béquille. Son jour est le mardi et sa nourriture est du riz collé au pois noirs. Sa boisson est clairin et sirop.
Damballah, dieu du serpent, accompagné de sa femme, est le maître de l’argent qui découvre les trésors : sa couleur est le blanc, donc sa nourriture se compose de riz blanc, lait, œuf ,sirop de miel, gateaux. Sa boisson Whisky écossais, sirop d’orgeat et son parfum florida.
Ogoun ferraille est un guerrier vêtu en rouge avec une épée et il monte un cheval blanc. Ses jours sont le mercredi et le samedi, sa nourriture le poisson rouge, ou rose, avec du riz aux pois rouges, les fruits de mer. Il utilise comme boisson le rhum et se sert dune machette.
Erzilli, lui, incarne la beauté, la coquetterie, la sensualité. Il se présente sous les espèces d’Erzilla dantor et d’Erzilla freda. Les Haïtiens préfèrent l’avatar d’Erzilli qui se présente comme la déesse noire qui aime les parfums, les hommes, les bijoux… Elle aime le riz collé, la banane et le tia maria, l’amaretto, le Grand Margnier, le Cinzano, etc.
Les « guedes » ont aussi une grande importance dans la culture des Haïtiens. Ces loas font allusion aux morts et sont personnifiés par Baron samedi, Baron Lacroix, Baron cimetière et Mama Brigitte. A chaque premier novembre un grand nombre d’Haïtiens se rendent dans les cimetières pour parler aux défunts.
En Haïti, quand on parle de « vaudou » on se doit de citer le maître suprême du vaudou Haïtien, Maître François Max Gesner Beauvoir, qui dans sa déclaration lors de son ordination comme chef suprême du vaudou a notamment declaré : « Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. La force de travail du vaudouisant est extraordinaire mais on ne le reconnait pas en Haïti même si la constitution haïtienne, adoptée le 4 avril 2003, reconnait le vaudou comme religion à part entière".
Et pourtant le Vaudou a été longtemps victime de l’incompréhension, de l’ignorance des une et des autres… Tout récemment, après le tremblement de terre de 2011, plusieurs maitres vaudous ont été attaqués voire assassinés par des Haïtiens qui les accusaient d’être la cause de ce séïsme terrible. Faute d’explication à ce phénomène naturel, des esprits faibles accusaient les prêtres vaudouisants de disposer de pouvoirs suffisants pour provoquer un tremblement de terre.
Face à de telles accusations, Max Beauvoir a justement consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vaudou, comme religion, de son ancienne marginalisation et de sa stigmatisation... Comme toute pratique collective secrète, la Vaudou suscite en effet de grandes hostilités : à toutes les époques, certains voulurent détruire, éradiquer et même faire disparaître et effacer une telle religion. Notamment en accusant le vaudou d’appartenir au monde de la sorcellerie …
Où en sommes-nous désormais ? Le Vaudou n’a probablement jamais été aussi largement pratiqué qu’aujourd’hui à Haïti !
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Le Commandant Ramos au terme de son mandat se confie : « Ce fut un honneur et un privilège pour moi de servir en Haïti »
28 mars 2012
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Après une année en Haïti, le Major Général Luiz Eduardo Ramos Pereira, arrivé au terme de son mandat, a honoré deux rendez-vous importants. Le 27 mars 2012, au cours d’une cérémonie organisée au Camp Charlie (Tabarre), il a passé le Commandement de la Force de la MINUSTAH à son successeur, le Major Général Fernando Rodriguez Goulart. Quelques jours plus tôt, à l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 22 mars dernier, il avait présenté un bilan de son année passée aux commandes des Casques bleus, notamment par rapport à la sécurité, à la reconstruction ou encore sa vision d’Haïti.
Dans son discours d’adieu, le 27 mars, le Général Ramos a remercié les plus hautes autorités haïtiennes, le corps diplomatique accrédité en Haïti et plus particulièrement l’ambassadeur du Brésil, les responsables de la MINUSTAH, la Police des Nations Unies (UNPol), les différents contingents qu’il a eus sous son commandement et avec qui il a travaillé dès son arrivée pour converger vers un « environnement plus stable et plus sûr », « l’amélioration des conditions de vie du grand peuple haïtien » et « plus que tout l’espoir de jours meilleurs à venir ». Avec le peuple haïtien, malgré les différences de langue et de culture, il dit avoir noté plusieurs ressemblances dont la « volonté inébranlable », l’« altruisme remarquable », le « professionnalisme sans pareil », le « dévouement complet », la « croyance de construire ensemble quelque chose de valable » et surtout, l’« esprit de soldat de la paix ».
Le 22 mars, lors de ses échanges avec la presse, le Commandant Ramos rappelant que « la Force est en Haïti conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui consiste notamment à travailler en étroite coordination avec l’UNPol et la Police Nationale d’Haïti (PNH) », en avait profité pour dire que son arrivée ayant coïncidé avec le second tour de l’élection présidentielle, « par conséquent, mon premier mois en Haïti a été axé sur la sécurisation à la fois du processus électoral et de la passation des pouvoirs au nouveau gouvernement du président Michel Martelly ».
C’est donc en tant qu’observateur assidu qu’il suivait de près « les progrès vers la consolidation de l’Etat de droit et de la stabilité » et qu’il s’est prononcé sur plusieurs questions dans le cadre de la présentation de son bilan de fin de mandat.
La sécurité : une question majeure
Au cours de l’année, la composante militaire de la MINUSTAH a fourni des efforts constants dans toutes les tâches pour lesquelles elle est mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, réussissant à maintenir un environnement sécuritaire propice au développement politique et socio-économique. Parallèlement, la PNH poursuit son chemin vers la professionnalisation et le développement dans tous les domaines.
Plus de 2.000 patrouilles conjointes sont effectuées quotidiennement dans 6 des 10 régions du pays. La composante militaire a également assuré la sécurité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans les six plus grands centres de déplacés les plus à risque et effectué des patrouilles quotidiennes dans 23 autres camps.
Deux grandes opérations conjointes de sécurité -l’opération « Phoenix » en juillet 2011 et « Hope » en octobre 2011- ont abouti à l’amélioration de la coordination des opérations conjointes avec l’UNPol et la PNH, réduit la violence des gangs dans les endroits où ces opérations ont été menées, et permis l’intégration du concept de planification intégrée des opérations de la PNH, ce qui a contribué à renforcer leur capacité d’opérer de manière autonome. Malgré la persistance de problèmes en matière de sécurité, des progrès sont en même temps constatés.
Si l’opinion publique s’inquiète d’un pic de la criminalité, il y a aujourd’hui davantage de policiers haïtiens dans les rues équipés de meilleurs moyens que par le passé, ce qui contribue à mieux appréhender et réduire les menaces.
Génie militaire : une expertise quotidienne disponible
La Force compte en son sein six compagnies de Génie militaire composées de plus de 1.000 hommes. Ce personnel répond aux besoins prioritaires identifiés par la MINUSTAH dans les domaines de la reconstruction. Leur contribution a permis à la MINUSTAH de mieux se positionner en ce qui concerne sa contribution à la reconstruction à long terme et les efforts de développement en Haïti.
Au cours de l’année écoulée, les compagnies de génie militaire ont été utilisées dans l’exécution de projets tels que l’enlèvement des débris engendrés par le tremblement de terre, la démolition de bâtiments endommagés par le tremblement de terre et jugés dangereux, le terrassement de sites devant abriter les centres de traitement du choléra, l’amélioration des camps de personnes déplacées, le curage de canaux quand il pleut, la réparation de ponts, la réhabilitation de routes et de trottoirs, le forage de puits, et aussi l’appui au processus électoral.
Les compagnies de génie militaire de la MINUSTAH ont réalisé plus de 400 projets qui ont eu un impact significatif sur l’amélioration des infrastructures locales et nationales ainsi que sur les conditions de vie dans les camps de déplacés.
L’action humanitaire : force militaire et catastrophes naturelles
Haïti fait face à des défis majeurs en ce qui concerne les conditions climatiques et d’autres phénomènes géologiques. La réalité de la vie ici est que les ouragans, les inondations, les éboulements de terrain, la sécheresse et les tremblements de terre -qui pourraient gravement endommager les infrastructures- arrivent fréquemment.
C’est pourquoi la composante militaire de la MINUSTAH a mené un exercice de gestion des catastrophes majeures au début du mois d’avril dernier pour confirmer son niveau de préparation à réagir à tout risque potentiel de désastre naturel en Haïti. Cet exercice a été la plus important jamais mené par la MINUSTAH et a abouti à tirer plusieurs leçons importantes à la fois pour les militaires et leurs homologues civils.
Les défis : priorité aux déplacés
Si cette année a été une année de progrès pour le peuple Haïtien, des problèmes demeurent. Un des principaux défis est de voir encore, tous les jours, des Haïtiens dans des camps de déplacés et qui souffrent. Il faut engager davantage de ressources pour assister ces personnes, parmi les plus vulnérables, vivant sous des tentes dans la chaleur, sans eau ni assainissement et afin qu’elles puissent enfin avoir un toit décent.
La vision: que chacun apporte sa pierre
Compte tenu du fait que lorsque l’Etat de droit, la sécurité et les efforts de stabilisation s’améliorent, le pays n’a plus besoin d’autant de troupes de l’ONU, celles-ci peuvent donc progressivement commencer à rentrer chez elles.
Il revient à chacun de « contribuer de sa petite pierre au succès d’Haïti ».
http://minustah.org/?p=34964
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Après une année en Haïti, le Major Général Luiz Eduardo Ramos Pereira, arrivé au terme de son mandat, a honoré deux rendez-vous importants. Le 27 mars 2012, au cours d’une cérémonie organisée au Camp Charlie (Tabarre), il a passé le Commandement de la Force de la MINUSTAH à son successeur, le Major Général Fernando Rodriguez Goulart. Quelques jours plus tôt, à l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 22 mars dernier, il avait présenté un bilan de son année passée aux commandes des Casques bleus, notamment par rapport à la sécurité, à la reconstruction ou encore sa vision d’Haïti.
Dans son discours d’adieu, le 27 mars, le Général Ramos a remercié les plus hautes autorités haïtiennes, le corps diplomatique accrédité en Haïti et plus particulièrement l’ambassadeur du Brésil, les responsables de la MINUSTAH, la Police des Nations Unies (UNPol), les différents contingents qu’il a eus sous son commandement et avec qui il a travaillé dès son arrivée pour converger vers un « environnement plus stable et plus sûr », « l’amélioration des conditions de vie du grand peuple haïtien » et « plus que tout l’espoir de jours meilleurs à venir ». Avec le peuple haïtien, malgré les différences de langue et de culture, il dit avoir noté plusieurs ressemblances dont la « volonté inébranlable », l’« altruisme remarquable », le « professionnalisme sans pareil », le « dévouement complet », la « croyance de construire ensemble quelque chose de valable » et surtout, l’« esprit de soldat de la paix ».
Le 22 mars, lors de ses échanges avec la presse, le Commandant Ramos rappelant que « la Force est en Haïti conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui consiste notamment à travailler en étroite coordination avec l’UNPol et la Police Nationale d’Haïti (PNH) », en avait profité pour dire que son arrivée ayant coïncidé avec le second tour de l’élection présidentielle, « par conséquent, mon premier mois en Haïti a été axé sur la sécurisation à la fois du processus électoral et de la passation des pouvoirs au nouveau gouvernement du président Michel Martelly ».
C’est donc en tant qu’observateur assidu qu’il suivait de près « les progrès vers la consolidation de l’Etat de droit et de la stabilité » et qu’il s’est prononcé sur plusieurs questions dans le cadre de la présentation de son bilan de fin de mandat.
La sécurité : une question majeure
Au cours de l’année, la composante militaire de la MINUSTAH a fourni des efforts constants dans toutes les tâches pour lesquelles elle est mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, réussissant à maintenir un environnement sécuritaire propice au développement politique et socio-économique. Parallèlement, la PNH poursuit son chemin vers la professionnalisation et le développement dans tous les domaines.
Plus de 2.000 patrouilles conjointes sont effectuées quotidiennement dans 6 des 10 régions du pays. La composante militaire a également assuré la sécurité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans les six plus grands centres de déplacés les plus à risque et effectué des patrouilles quotidiennes dans 23 autres camps.
Deux grandes opérations conjointes de sécurité -l’opération « Phoenix » en juillet 2011 et « Hope » en octobre 2011- ont abouti à l’amélioration de la coordination des opérations conjointes avec l’UNPol et la PNH, réduit la violence des gangs dans les endroits où ces opérations ont été menées, et permis l’intégration du concept de planification intégrée des opérations de la PNH, ce qui a contribué à renforcer leur capacité d’opérer de manière autonome. Malgré la persistance de problèmes en matière de sécurité, des progrès sont en même temps constatés.
Si l’opinion publique s’inquiète d’un pic de la criminalité, il y a aujourd’hui davantage de policiers haïtiens dans les rues équipés de meilleurs moyens que par le passé, ce qui contribue à mieux appréhender et réduire les menaces.
Génie militaire : une expertise quotidienne disponible
La Force compte en son sein six compagnies de Génie militaire composées de plus de 1.000 hommes. Ce personnel répond aux besoins prioritaires identifiés par la MINUSTAH dans les domaines de la reconstruction. Leur contribution a permis à la MINUSTAH de mieux se positionner en ce qui concerne sa contribution à la reconstruction à long terme et les efforts de développement en Haïti.
Au cours de l’année écoulée, les compagnies de génie militaire ont été utilisées dans l’exécution de projets tels que l’enlèvement des débris engendrés par le tremblement de terre, la démolition de bâtiments endommagés par le tremblement de terre et jugés dangereux, le terrassement de sites devant abriter les centres de traitement du choléra, l’amélioration des camps de personnes déplacées, le curage de canaux quand il pleut, la réparation de ponts, la réhabilitation de routes et de trottoirs, le forage de puits, et aussi l’appui au processus électoral.
Les compagnies de génie militaire de la MINUSTAH ont réalisé plus de 400 projets qui ont eu un impact significatif sur l’amélioration des infrastructures locales et nationales ainsi que sur les conditions de vie dans les camps de déplacés.
L’action humanitaire : force militaire et catastrophes naturelles
Haïti fait face à des défis majeurs en ce qui concerne les conditions climatiques et d’autres phénomènes géologiques. La réalité de la vie ici est que les ouragans, les inondations, les éboulements de terrain, la sécheresse et les tremblements de terre -qui pourraient gravement endommager les infrastructures- arrivent fréquemment.
C’est pourquoi la composante militaire de la MINUSTAH a mené un exercice de gestion des catastrophes majeures au début du mois d’avril dernier pour confirmer son niveau de préparation à réagir à tout risque potentiel de désastre naturel en Haïti. Cet exercice a été la plus important jamais mené par la MINUSTAH et a abouti à tirer plusieurs leçons importantes à la fois pour les militaires et leurs homologues civils.
Les défis : priorité aux déplacés
Si cette année a été une année de progrès pour le peuple Haïtien, des problèmes demeurent. Un des principaux défis est de voir encore, tous les jours, des Haïtiens dans des camps de déplacés et qui souffrent. Il faut engager davantage de ressources pour assister ces personnes, parmi les plus vulnérables, vivant sous des tentes dans la chaleur, sans eau ni assainissement et afin qu’elles puissent enfin avoir un toit décent.
La vision: que chacun apporte sa pierre
Compte tenu du fait que lorsque l’Etat de droit, la sécurité et les efforts de stabilisation s’améliorent, le pays n’a plus besoin d’autant de troupes de l’ONU, celles-ci peuvent donc progressivement commencer à rentrer chez elles.
Il revient à chacun de « contribuer de sa petite pierre au succès d’Haïti ».
http://minustah.org/?p=34964
Haïti-MINUSTAH : Sécurité et stabilité, des défis à relever pour le nouveau commandant militaire des casques bleus
P-au-P., 28 mars 2012 [AlterPresse] --- Le nouveau commandant militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), le général Fernando Rodrigues Goulart, a estimé que la sécurité et la stabilité constituent les plus importants défis au moment où il assume le commandement de cette force. « La sécurité et la stabilité représentent les plus gros problèmes » de l’heure, a déclaré le général Goulart à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de commandement qui a eu lieu dans la soirée du 27 mars à la base du bataillon brésilien de la MINUSTAH à Tabarre (périphérie nord-est).
À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.
« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».
« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.
Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».
La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.
Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».
La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.
Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.
Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.
En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.
De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.
Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12611
À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.
« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».
« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.
Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».
La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.
Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».
La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.
Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.
Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.
En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.
De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.
Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12611
Arthur H au pays de «l'or noir»
Dans un spectacle et un CD, le chanteur de «Négresse blanche» lit Césaire, Depestre, Glissant, Laferrière et quelques autres poètes caribéens. H comme hypnotique?
Port-au-Prince, 4 février 2012. Une chaleur lourde pèse sur le soir, et un type mal rasé articule des poèmes bizarres. Arthur H clôt l'édition haïtienne du festival Etonnants Voyageurs. H comme Higelin, H comme Haïti, H comme hirsute.
Dans sa voix rauque qui «bêle mieux que cloaque» et «siffle des choses très anciennes», il est question de serpents et de sortilèges, de négritude et de Marie-Galante, de «ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole, mais sans qui la terre ne serait pas la terre», et même d'un «hélico qui ronronne et vrombit comme une mouche à merde collée sur le nez levé des crapauds».
Des mots étranges signés Césaire, Depestre, Laferrière ou James Noël, qui se faufilent entre les arpèges délicats de Nicolas Repac, lequel a dû beaucoup écouter les guitaristes maliens pour composer la bande-son de ce spectacle à base de sanza, piano à pouce et flûte harmonique.
Arthur H n'a pas oublié son désarroi initial devant ces «textes très complexes». C'était fin 2010, lors d'un hommage à Edouard Glissant, peu avant sa mort:
«Un comédien malade avait annulé, je me suis retrouvé face à Glissant à lire, de Césaire, le "Cahier d'un retour au pays natal". Après avoir erré dans les toilettes de l'Odéon en cherchant une clé pour entrer dans ce texte, j'ai décidé de le dire un peu comme du slam, sans m'occuper du sens, avec mon propre rythme intérieur, en me concentrant sur la musicalité de Césaire.»
Le chanteur de «Négresse blanche» s'est aussi souvenu de la sobriété de Jean-Louis Trintignant, qu'on entend sur son dernier album, «Baba Love». L'idée était bonne: elle a accouché d'un concert et d'un disque hypnotiques.
Ca s'appelle «l'Or noir» et ça craque, claque, coule en scintillant comme une pluie fine. Si après cela vous prétendez ne rien comprendre à la poésie, c'est que vous êtes sourd comme un pot.
Grégoire Leménager
L'Or noir (Naïve).
Sur scène le 31 mars, Théâtre de l'Odéon
(01-44-85-40-40), puis en tournée
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120323.OBS4443/arthur-h-au-pays-de-l-or-noir.html
Port-au-Prince, 4 février 2012. Une chaleur lourde pèse sur le soir, et un type mal rasé articule des poèmes bizarres. Arthur H clôt l'édition haïtienne du festival Etonnants Voyageurs. H comme Higelin, H comme Haïti, H comme hirsute.
Dans sa voix rauque qui «bêle mieux que cloaque» et «siffle des choses très anciennes», il est question de serpents et de sortilèges, de négritude et de Marie-Galante, de «ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole, mais sans qui la terre ne serait pas la terre», et même d'un «hélico qui ronronne et vrombit comme une mouche à merde collée sur le nez levé des crapauds».
Des mots étranges signés Césaire, Depestre, Laferrière ou James Noël, qui se faufilent entre les arpèges délicats de Nicolas Repac, lequel a dû beaucoup écouter les guitaristes maliens pour composer la bande-son de ce spectacle à base de sanza, piano à pouce et flûte harmonique.
Arthur H n'a pas oublié son désarroi initial devant ces «textes très complexes». C'était fin 2010, lors d'un hommage à Edouard Glissant, peu avant sa mort:
«Un comédien malade avait annulé, je me suis retrouvé face à Glissant à lire, de Césaire, le "Cahier d'un retour au pays natal". Après avoir erré dans les toilettes de l'Odéon en cherchant une clé pour entrer dans ce texte, j'ai décidé de le dire un peu comme du slam, sans m'occuper du sens, avec mon propre rythme intérieur, en me concentrant sur la musicalité de Césaire.»
Le chanteur de «Négresse blanche» s'est aussi souvenu de la sobriété de Jean-Louis Trintignant, qu'on entend sur son dernier album, «Baba Love». L'idée était bonne: elle a accouché d'un concert et d'un disque hypnotiques.
Ca s'appelle «l'Or noir» et ça craque, claque, coule en scintillant comme une pluie fine. Si après cela vous prétendez ne rien comprendre à la poésie, c'est que vous êtes sourd comme un pot.
Grégoire Leménager
L'Or noir (Naïve).
Sur scène le 31 mars, Théâtre de l'Odéon
(01-44-85-40-40), puis en tournée
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120323.OBS4443/arthur-h-au-pays-de-l-or-noir.html
L'ONU réclame de nouveaux dons en Haïti
La mission des Nations Unies en Haïti craint que le manque de ressources financières n'affecte les services offerts aux Haïtiens qui ont perdu leur maison dans le tremblement de terre de 2010. Dans un communiqué publié mardi, le coordonnateur de l'action humanitaire de l'ONU en Haïti, Nigel Fisher, a révélé qu'un appel lancé l'an dernier aux donateurs internationaux afin d'amasser 382 millions de dollars avait seulement permis de recueillir 55 % de cette somme.
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml
Choléra: une campagne de vaccination bloquée à Haïti
L'épidémie de choléra, qui a fait plus de 7.000 morts en Haïti depuis son apparition après le tremblement de terre de 2010 et touché 520.000 Haïtiens, menace de connaître une explosion dramatique avec l'arrivée en avril de la saison des pluies. Des vaccins sont prêts, des équipes sont formées... Mais la campagne de vaccination de masse s'est embourbée dans la bureaucratie, explique la NPR, alors que 100.000 Haïtiens auraient pu en bénéficier.
Si les agences internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé étaient d'abord opposées à cette dose de vaccin à 1 dollar, elles l'ont finalement acceptée en 2011. Le président Michel Martelly a également donné son accord, mais le projet attend toujours l'accord d'un comité national d'éthique qui veut s'assurer que le vaccin n'est plus au stade expérimental.
Cela fait plus d'un an que Gheskio (un groupe médical haïtien) travaille à la mise en place du projet de vaccination à Port-au-Prince tandis que son pan rural est soutenu par Partners in Health, raconte NPR. Deux zones seraient en effet concernées par la campagne de vaccination: un bidonville de Port-au-Prince, Cité de Dieu, et une zone rurale autour du fleuve Artibonite, où le choléra avait été observé une première fois en 2010.
Le risque est particulièrement élevé dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, explique à la NPR Vanessa Rouzier, de Gheskio. Les pluies qui inondent les maisons favorisent le développement d'une maladie qui peut tuer en quelques heures des jeunes en bonne santé, tandis que l'absence d'installations sanitaires adéquates aggrave le problème.
Quant aux villageois proches de l'Artibonite, ils tirent leur eau de ce fleuve contaminé. C'est sur ses rives qu'étaient installées les troupes népalaises de la Minustah (Mission de stabilisation en Haïti), soupçonnées d'avoir transporté le choléra en Haïti, comme l'expliquait France 2.
Des opposants au projet soutiennent que la priorité doit être de garantir aux populations un accès à une eau et à des toilettes propres, mais hygiène et vaccination peuvent aller de pair. Sur AlterPresse, un représentant de Médecins du Monde explique d'ailleurs que le «le système de santé (haïtien) nécessite une vraie réforme», la barrière financière empêchant toute une partie de la population d'avoir accès aux soins.
La campagne de vaccination toucherait seulement 1% de la population haïtienne, alors que pour que l'épidémie soit complètement sous contrôle, expliquent des experts cités par la NPR, il faudrait«vacciner des millions de personnes à haut risque (…) avant la prochaine saison des pluies», en 2013.
http://www.slate.fr/lien/52333/haiti-cholera-epidemie-vaccin
Si les agences internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé étaient d'abord opposées à cette dose de vaccin à 1 dollar, elles l'ont finalement acceptée en 2011. Le président Michel Martelly a également donné son accord, mais le projet attend toujours l'accord d'un comité national d'éthique qui veut s'assurer que le vaccin n'est plus au stade expérimental.
Cela fait plus d'un an que Gheskio (un groupe médical haïtien) travaille à la mise en place du projet de vaccination à Port-au-Prince tandis que son pan rural est soutenu par Partners in Health, raconte NPR. Deux zones seraient en effet concernées par la campagne de vaccination: un bidonville de Port-au-Prince, Cité de Dieu, et une zone rurale autour du fleuve Artibonite, où le choléra avait été observé une première fois en 2010.
Le risque est particulièrement élevé dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, explique à la NPR Vanessa Rouzier, de Gheskio. Les pluies qui inondent les maisons favorisent le développement d'une maladie qui peut tuer en quelques heures des jeunes en bonne santé, tandis que l'absence d'installations sanitaires adéquates aggrave le problème.
Quant aux villageois proches de l'Artibonite, ils tirent leur eau de ce fleuve contaminé. C'est sur ses rives qu'étaient installées les troupes népalaises de la Minustah (Mission de stabilisation en Haïti), soupçonnées d'avoir transporté le choléra en Haïti, comme l'expliquait France 2.
Des opposants au projet soutiennent que la priorité doit être de garantir aux populations un accès à une eau et à des toilettes propres, mais hygiène et vaccination peuvent aller de pair. Sur AlterPresse, un représentant de Médecins du Monde explique d'ailleurs que le «le système de santé (haïtien) nécessite une vraie réforme», la barrière financière empêchant toute une partie de la population d'avoir accès aux soins.
La campagne de vaccination toucherait seulement 1% de la population haïtienne, alors que pour que l'épidémie soit complètement sous contrôle, expliquent des experts cités par la NPR, il faudrait«vacciner des millions de personnes à haut risque (…) avant la prochaine saison des pluies», en 2013.
http://www.slate.fr/lien/52333/haiti-cholera-epidemie-vaccin
Alcatel-Lucent : un câble optique sous-marin pour Haïti
Alcatel-Lucent va relier Haïti au reste du monde internet via un câble sous-marin de 200 kilomètres, pour le compte de l'opérateur Digicel. Le contrat représente 16 Millions d'Euros. Le projet va être réalisé en collaboration avec Columbus Networks, qui fournira les câbles sous-marins en fibre optique. "Le tremblement de terre de janvier 2010 a endommagé ou détruit une grande partie du réseau de communication haïtien. À ce jour, la seule autre liaison sous-marine du pays n'est toujours pas totalement réparée.
La population et l'économie haïtiennes ont ainsi souffert du manque de connectivité haut débit, laquelle est pourtant vitale pour le commerce, le secteur public et le domaine social", explique l'équipementier.
http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=FPS120329_20476685&numligne=0&date=120329
La population et l'économie haïtiennes ont ainsi souffert du manque de connectivité haut débit, laquelle est pourtant vitale pour le commerce, le secteur public et le domaine social", explique l'équipementier.
http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=FPS120329_20476685&numligne=0&date=120329
La Maison des jeunes remet un chèque de 1 511 E pour Haïti
BEAUVOIS-EN-CAMBRÉSIS Souvenez-vous, c'était le 12 janvier 2010. Haïti est victime d'un tremblement de terre. ...
Le bilan est estimé à 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Les structures et l'organisation de l'État haïtien souffrent de la catastrophe au bout de trois jours, l'état d'urgence est déclaré sur l'ensemble du pays pour un mois. L'objectif principal, après l'arrêt des opérations de recherche de rescapés, est à présent de reconstruire le pays, ce qui risque de durer au minimum une dizaine d'années en raison des énormes dégâts provoqués par le tremblement de terre. Il faudra plusieurs milliards de dollars pour ce faire.
L'ONU et des pays apportent leur aide. Comme des associations. Dans la région, l'association Enfance et partage Haute Picardie basée à Saint-Quentin ne tarde pas à se mobiliser. Elle multiplie les actions pour récolter des fonds. Très vite, plusieurs milliers d'euros sont trouvés. Mais il en faut encore.
Localement, la Maison des jeunes, habituée à faire de l'humanitaire, décide, elle aussi, d'apporter sa contribution pour aider Haïti. En partenariat avec l'association saint-quentinoise, elle organise les 27 et 28 janvier dernier, son traditionnel week-end humanitaire qui était donc consacré, cette année, à Haïti.
Du monde assiste au repas, elles sont 180 personnes. D'où des bénéfices. 1 511,26 E. Que le président Yannick Herbet a décidé de remettre, lundi soir, à la présidente de l'association saint-quentinoise, Maria Richet, accompagnée pour l'occasion de la responsable de l'association d'Haïti, Annie Angot. « Un beau geste » pour les deux représentantes de l'association. Qui remercient vivement le président beauvoisien et son équipe.
Chacun dans les deux associations respectives se félicitera de ce partenariat qui a permis de faire un beau geste, d'aider des gens.
Cette somme entrera dans le pot commun des 25 000 E récoltés par l'association qui serviront à la construction d'une école dans un orphelinat d'Haïti.
Après la construction du bâtiment, il faudra du mobilier et des fournitures. Mais pas seulement, il faut aussi de la nourriture, des vêtements, des produits d'hygiène. Bref, de tout. Appel aux dons est encore lancé.
Du côté de la Maison des jeunes, on donne rendez-vous pour un autre acte généreux, le don du sang. Une collecte est prévue le vendredi 21 septembre.
Enfance et partage Haute-Picardie, rue de Quesnescourt 02 100 Saint-Quentin. Tél : 03 23 62 71 91.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/De_Caudry_au_Cateau/2012/03/29/article_la-maison-des-jeunes-remet-un-cheque-de.shtml
Le bilan est estimé à 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Les structures et l'organisation de l'État haïtien souffrent de la catastrophe au bout de trois jours, l'état d'urgence est déclaré sur l'ensemble du pays pour un mois. L'objectif principal, après l'arrêt des opérations de recherche de rescapés, est à présent de reconstruire le pays, ce qui risque de durer au minimum une dizaine d'années en raison des énormes dégâts provoqués par le tremblement de terre. Il faudra plusieurs milliards de dollars pour ce faire.
L'ONU et des pays apportent leur aide. Comme des associations. Dans la région, l'association Enfance et partage Haute Picardie basée à Saint-Quentin ne tarde pas à se mobiliser. Elle multiplie les actions pour récolter des fonds. Très vite, plusieurs milliers d'euros sont trouvés. Mais il en faut encore.
Localement, la Maison des jeunes, habituée à faire de l'humanitaire, décide, elle aussi, d'apporter sa contribution pour aider Haïti. En partenariat avec l'association saint-quentinoise, elle organise les 27 et 28 janvier dernier, son traditionnel week-end humanitaire qui était donc consacré, cette année, à Haïti.
Du monde assiste au repas, elles sont 180 personnes. D'où des bénéfices. 1 511,26 E. Que le président Yannick Herbet a décidé de remettre, lundi soir, à la présidente de l'association saint-quentinoise, Maria Richet, accompagnée pour l'occasion de la responsable de l'association d'Haïti, Annie Angot. « Un beau geste » pour les deux représentantes de l'association. Qui remercient vivement le président beauvoisien et son équipe.
Chacun dans les deux associations respectives se félicitera de ce partenariat qui a permis de faire un beau geste, d'aider des gens.
Cette somme entrera dans le pot commun des 25 000 E récoltés par l'association qui serviront à la construction d'une école dans un orphelinat d'Haïti.
Après la construction du bâtiment, il faudra du mobilier et des fournitures. Mais pas seulement, il faut aussi de la nourriture, des vêtements, des produits d'hygiène. Bref, de tout. Appel aux dons est encore lancé.
Du côté de la Maison des jeunes, on donne rendez-vous pour un autre acte généreux, le don du sang. Une collecte est prévue le vendredi 21 septembre.
Enfance et partage Haute-Picardie, rue de Quesnescourt 02 100 Saint-Quentin. Tél : 03 23 62 71 91.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/De_Caudry_au_Cateau/2012/03/29/article_la-maison-des-jeunes-remet-un-cheque-de.shtml
Merah : Alger refuse d'accueillir la dépouille, qui sera enterrée en France
Le tueur devrait être inhumé à Toulouse ce jeudi à 17 heures contrairement à ce que souhaitait sa famille. C'est décidément une dépouille bien encombrante pour Paris et Alger. Les obsèques de Mohamed Merah auront lieu en France "dans les 24 heures" après un refus d'Alger d'accueillir son corps, selon Abdallah Zekri, représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris devant le consulat d'Algérie à Toulouse, cité par l'AFP jeudi 29 mars.
"J'ai été chargé par la famille d'organiser les funérailles dans les 24 heures en France en accord avec les autorités parce que l'Algérie a refusé d'accueillir le corps de Mohamed Merah en invoquant des raisons de sécurité", a déclaré le responsable religieux.
Mohamed Merah devrait être enterré à Toulouse dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu. "Le Figaro" indique que l'enterrement aurait lieu ce jeudi à 17 heures. Un important dispositif de police est prévu.
Source de désordre à l'ordre public ?
Cette annonce met fin à plusieurs jours de confusion sur le lieu de l'enterrement de l'auteur présumé de sept meurtres à Montauban et Toulouse. La famille Merah souhaitait enterrer le jeune homme dans le village d'origine de son père, en Algérie, invoquant la crainte de voir sa tombe saccagée en France. Le jeune Français possédait aussi la nationalité algérienne, ce qui aurait facilité les démarches.
Selon le site du quotidien algérien "Liberté", les autorités locales de Souaghi (Médéa) ont refusé l'autorisation d'inhumer par "souci de préserver l’ordre public".
Mercredi, la famille avait annoncé le départ de la dépouille sur un vol régulier Toulouse-Alger d'Air Algérie à 13h15. Le cercueil hermétique était attendu en début d'après-midi à Alger. Il n'en a rien été.
Le quotidien "Liberté" écrit : "La surmédiatisation des assassinats attribués à Mohamed Merah, dans un contexte français marqué par la campagne électorale pour la présidentielle, a quelque peu irrité Alger dans la mesure où les politiques français n’ont pas manqué d’impliquer, d’une façon ou d’une autre, l’Algérie, dans une affaire franco-française."
Sarah Diffalah avec AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120329.OBS4938/alger-refuse-l-inhumation-de-mohamed-merah-sur-son-sol.html
"J'ai été chargé par la famille d'organiser les funérailles dans les 24 heures en France en accord avec les autorités parce que l'Algérie a refusé d'accueillir le corps de Mohamed Merah en invoquant des raisons de sécurité", a déclaré le responsable religieux.
Mohamed Merah devrait être enterré à Toulouse dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu. "Le Figaro" indique que l'enterrement aurait lieu ce jeudi à 17 heures. Un important dispositif de police est prévu.
Source de désordre à l'ordre public ?
Cette annonce met fin à plusieurs jours de confusion sur le lieu de l'enterrement de l'auteur présumé de sept meurtres à Montauban et Toulouse. La famille Merah souhaitait enterrer le jeune homme dans le village d'origine de son père, en Algérie, invoquant la crainte de voir sa tombe saccagée en France. Le jeune Français possédait aussi la nationalité algérienne, ce qui aurait facilité les démarches.
Selon le site du quotidien algérien "Liberté", les autorités locales de Souaghi (Médéa) ont refusé l'autorisation d'inhumer par "souci de préserver l’ordre public".
Mercredi, la famille avait annoncé le départ de la dépouille sur un vol régulier Toulouse-Alger d'Air Algérie à 13h15. Le cercueil hermétique était attendu en début d'après-midi à Alger. Il n'en a rien été.
Le quotidien "Liberté" écrit : "La surmédiatisation des assassinats attribués à Mohamed Merah, dans un contexte français marqué par la campagne électorale pour la présidentielle, a quelque peu irrité Alger dans la mesure où les politiques français n’ont pas manqué d’impliquer, d’une façon ou d’une autre, l’Algérie, dans une affaire franco-française."
Sarah Diffalah avec AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120329.OBS4938/alger-refuse-l-inhumation-de-mohamed-merah-sur-son-sol.html
mercredi 28 mars 2012
Haïti, deux ans après le séisme
27/03/2012
Plus de 60% des 10 millions de mètres cubes de gravats résultant du tremblement de terre ont été déblayés au cours de l'une des plus vastes opérations de ce type menée par les Nations Unies et ses partenaires, et coordonnée par le PNUD. Plus de 80.000 bâtiments de la capitale, Port-au-Prince, et de ses environs se sont effondrés suite au séisme d'une magnitude de 7,0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, produisant un volume de béton, acier et autres débris équivalent à 4.000 piscines olympiques.
Au cours de sa deuxième visite en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, s'est dite impressionnée par les progrès visibles observés dans la capitale, Port-au-Prince, deux ans après la catastrophe qui a bouleversé le pays et coûté la vie à 200.000 personnes.
"J'ai observé une énorme différence avec la désolation dont j'avais été témoin quatre jours après le séisme: les rues de Port-au-Prince revivent. J'ai confiance en la capacité des Haïtiens à reconstruire leur propre pays", a constaté Helen Clark.
Le PNUD a aidé l'État à mettre au point une Stratégie nationale de gestion des décombres, et a créé une Bourse aux débris pour coordonner le réemploi des gravats dans la reconstruction des bâtiments, des maisons, et des infrastructures. Rien que cette année, un total de 25.000 mètres cubes ont été fournis à divers projets et organisations à travers la Bourse aux débris.
"La collecte des décombres a été très impressionnante", a remarqué Nigel Fisher, le coordinateur de l'action humanitaire des Nations Unies et coordinateur résident du PNUD. "Le ramassage de plus de la moitié des débris s'est déroulé à un rythme nettement plus élevé qu'à Aceh, en Indonésie, après le tsunami, ou à Manhattan après le 11 septembre."
L'Administratrice du PNUD a rencontré un groupe de dirigeantes haïtiennes du secteur privé, de l'administration et de la société civile. Il rassemblait des femmes chefs d'entreprises exportatrices de fruits, le Ministre du tourisme ainsi que des personnalités influentes d'organisations non gouvernementales nationales plaidant en faveur de la condition des femmes. (Bien qu'à la tête de plus de 40% des ménages haïtiens, les femmes n'occupent que 4% des sièges au parlement, et presque 60% d'entre elles ne savent ni lire ni écrire.) Haïti affiche également le taux de fertilité le plus élevé de la région: 4,8 naissances par femme (de 15 à 49 ans), et le taux de mortalité maternelle le plus élevé de l'Amérique latine et des Caraïbes, soit 670 décès pour 100.000 naissances vivantes.
Plus de 2.000 transferts d'argent par téléphonie mobile sont prévus dans les trois prochains mois au profit de 1.000 familles à faible revenu, qui recevront chacune une subvention maximale de 500 dollars pour l'achat de matériaux de construction tels que du ciment, du fer et du bois, dans une série de magasins agréés par le projet pour garantir des produits de qualité à des prix abordables.
En audio ci-dessous, mise en perspective par Jérôme Longuet
http://www.podcastjournal.net/Haiti-deux-ans-apres-le-seisme_a11204.html
Plus de 60% des 10 millions de mètres cubes de gravats résultant du tremblement de terre ont été déblayés au cours de l'une des plus vastes opérations de ce type menée par les Nations Unies et ses partenaires, et coordonnée par le PNUD. Plus de 80.000 bâtiments de la capitale, Port-au-Prince, et de ses environs se sont effondrés suite au séisme d'une magnitude de 7,0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, produisant un volume de béton, acier et autres débris équivalent à 4.000 piscines olympiques.
Au cours de sa deuxième visite en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, s'est dite impressionnée par les progrès visibles observés dans la capitale, Port-au-Prince, deux ans après la catastrophe qui a bouleversé le pays et coûté la vie à 200.000 personnes.
"J'ai observé une énorme différence avec la désolation dont j'avais été témoin quatre jours après le séisme: les rues de Port-au-Prince revivent. J'ai confiance en la capacité des Haïtiens à reconstruire leur propre pays", a constaté Helen Clark.
Le PNUD a aidé l'État à mettre au point une Stratégie nationale de gestion des décombres, et a créé une Bourse aux débris pour coordonner le réemploi des gravats dans la reconstruction des bâtiments, des maisons, et des infrastructures. Rien que cette année, un total de 25.000 mètres cubes ont été fournis à divers projets et organisations à travers la Bourse aux débris.
"La collecte des décombres a été très impressionnante", a remarqué Nigel Fisher, le coordinateur de l'action humanitaire des Nations Unies et coordinateur résident du PNUD. "Le ramassage de plus de la moitié des débris s'est déroulé à un rythme nettement plus élevé qu'à Aceh, en Indonésie, après le tsunami, ou à Manhattan après le 11 septembre."
L'Administratrice du PNUD a rencontré un groupe de dirigeantes haïtiennes du secteur privé, de l'administration et de la société civile. Il rassemblait des femmes chefs d'entreprises exportatrices de fruits, le Ministre du tourisme ainsi que des personnalités influentes d'organisations non gouvernementales nationales plaidant en faveur de la condition des femmes. (Bien qu'à la tête de plus de 40% des ménages haïtiens, les femmes n'occupent que 4% des sièges au parlement, et presque 60% d'entre elles ne savent ni lire ni écrire.) Haïti affiche également le taux de fertilité le plus élevé de la région: 4,8 naissances par femme (de 15 à 49 ans), et le taux de mortalité maternelle le plus élevé de l'Amérique latine et des Caraïbes, soit 670 décès pour 100.000 naissances vivantes.
Plus de 2.000 transferts d'argent par téléphonie mobile sont prévus dans les trois prochains mois au profit de 1.000 familles à faible revenu, qui recevront chacune une subvention maximale de 500 dollars pour l'achat de matériaux de construction tels que du ciment, du fer et du bois, dans une série de magasins agréés par le projet pour garantir des produits de qualité à des prix abordables.
En audio ci-dessous, mise en perspective par Jérôme Longuet
http://www.podcastjournal.net/Haiti-deux-ans-apres-le-seisme_a11204.html
Marvejols Le lycée Saint-Joseph s'intéresse aux enfants d'Haïti
Deux ans ! Le tremblement de terre survenu en Haïti a fêté son triste anniversaire... Le 12 janvier 2010, un séisme meurtrier dévastait l'île, semant la terreur parmi tous les habitants. Les jeunes lycéens de Saint-Joseph, à Marvejols, voulaient être solidaires et avaient récolté des fonds pour les enfants d'Haïti… Le choix d'une association de proximité avait été fait : les Enfants d'Haïti de Génolhac. Une intervention information et débat avait été organisée.
Aujourd'hui, les lycéens souhaitent continuer cette action, et c'est Patrick, bénévole de cette association, qui est venu les rencontrer. Ils avaient préalablement pu constater que les médias avaient beaucoup parlé ces derniers jours des enfants d'Haïti, et notamment des difficultés liées à l'adoption.
C'est autour d'un sujet pastoral, l'engagement, que le débat a débuté. Patrick a pu témoigner de son engagement personnel pour ces enfants là-bas, et des projets que l'association pouvait mettre en place autour de la crèche.
C'est dans un grand silence que tous ont écouté le récit de Patrick, la douleur de la perte de sa filleule lors du tremblement de terre, ses motivations à poursuivre le choix familial de parrainer un autre enfant, et un état des lieux de la situation catastrophique, faute de moyens matériel et humains, la difficulté à reconstruire le pays.
Ce que les jeunes ont retenu de ce témoignage : le nombre d'enfants en attente d'adoption est important car le gouvernement a durci les règles, et les familles attendent.
83 % de la population est analphabète, 87 % au chômage… Beaucoup de jeunes ont tout perdu et se suicident. Les enfants qui sont à la crèche ne sortent jamais dans la ville, à cause de l'insécurité de la rue (animaux sauvages et violence humaine), mais une de leur joie, c'est de pouvoir dessiner.
Parrainer un enfant, c'est lui permettre d'aller à l'école et de pouvoir prendre un repas par jour.
L'association compte 110 enfants parrainés. "C'est ça, l'engagement : permettre que les choses avancent. Même si je ne peux me déplacer là-bas, c'est une question de volonté. Dans la vie, on a des choix à faire : fermer les yeux ou tendre la main. L''amitié, c'est aussi un engagement, et chacun le vit à sa manière, en étant citoyen de la planète", leur a dit Patrick.
Le message qu'ils ont retenu et doivent aujourd'hui passer : "devenir des ambassadeurs d'Haïti, c'est-à-dire en parler autour de nous. C'est notre engagement de jeunes lycéens solidaires et citoyens."
Les jeunes de la pastorale remercient Patrick et l'association les Enfants d'Haïti.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/le-lycee-saint-joseph-s-interesse-aux-enfants-d-haiti,477410.php
Aujourd'hui, les lycéens souhaitent continuer cette action, et c'est Patrick, bénévole de cette association, qui est venu les rencontrer. Ils avaient préalablement pu constater que les médias avaient beaucoup parlé ces derniers jours des enfants d'Haïti, et notamment des difficultés liées à l'adoption.
C'est autour d'un sujet pastoral, l'engagement, que le débat a débuté. Patrick a pu témoigner de son engagement personnel pour ces enfants là-bas, et des projets que l'association pouvait mettre en place autour de la crèche.
C'est dans un grand silence que tous ont écouté le récit de Patrick, la douleur de la perte de sa filleule lors du tremblement de terre, ses motivations à poursuivre le choix familial de parrainer un autre enfant, et un état des lieux de la situation catastrophique, faute de moyens matériel et humains, la difficulté à reconstruire le pays.
Ce que les jeunes ont retenu de ce témoignage : le nombre d'enfants en attente d'adoption est important car le gouvernement a durci les règles, et les familles attendent.
83 % de la population est analphabète, 87 % au chômage… Beaucoup de jeunes ont tout perdu et se suicident. Les enfants qui sont à la crèche ne sortent jamais dans la ville, à cause de l'insécurité de la rue (animaux sauvages et violence humaine), mais une de leur joie, c'est de pouvoir dessiner.
Parrainer un enfant, c'est lui permettre d'aller à l'école et de pouvoir prendre un repas par jour.
L'association compte 110 enfants parrainés. "C'est ça, l'engagement : permettre que les choses avancent. Même si je ne peux me déplacer là-bas, c'est une question de volonté. Dans la vie, on a des choix à faire : fermer les yeux ou tendre la main. L''amitié, c'est aussi un engagement, et chacun le vit à sa manière, en étant citoyen de la planète", leur a dit Patrick.
Le message qu'ils ont retenu et doivent aujourd'hui passer : "devenir des ambassadeurs d'Haïti, c'est-à-dire en parler autour de nous. C'est notre engagement de jeunes lycéens solidaires et citoyens."
Les jeunes de la pastorale remercient Patrick et l'association les Enfants d'Haïti.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/le-lycee-saint-joseph-s-interesse-aux-enfants-d-haiti,477410.php
lundi 26 mars 2012
Les enfants adoptés ont aussi des racines ici
C’est la première Journée de l’adoption. Son thème de réflexion : les origines de l’enfant. Qui prend le dessus ? Les liens biologiques ou les liens du cœur? Il y a des journées de tout. Toutes les causes, toutes les souffrances, tous les espoirs… Curieusement pourtant, il n’existait pas de « journée de l’adoption ».
Aucun rendez-vous annuel officiel pour débattre et célébrer ce lien de filiation profond qui fonde ou agrandit, chaque année, environ 5000 familles en France. C’est cet oubli qu’a souhaité réparer un groupe de parents adoptifs de l’association « LiLiT » (Liens Liberté, Transmission) en organisant aujourd’hui un colloque à Paris auquel participent des personnalités comme l’anthropologue Françoise Héritier ou le gynécologue Israël Nisand.
« Il y a tellement de gens qui jugent, qui donnent leur avis sur une aventure qu’ils ne connaissent pas… » explique Yaël Halberthal, l’une des organisatrices.
Changer de regard sur l'adoption
Le thème de cette première journée partira donc d’une réflexion de base : les origines de l’enfant « non biologique », adopté ailleurs. Quelle origine prend le dessus? La lignée auvergnate des parents adoptifs ou Haïti, le pays où leur fille est née et où elle aura peut-être envie de retourner un jour?
Qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui se tisse? « L’idée de cette première journée, avoue Coco Tassel, qui vient de publier J’adopte! et qui coorganise l’événement, c’est aussi d’essayer de modifier le regard stigmatisant que la société a sur les adoptants et les adoptés. On aimerait sortir un peu de ce qu’on entend tout le temps sur l’adoption : C’est compliqué, c’est long, c’est risqué, c’est un déracinement… »
« Une pulsion immédiate de filiation! »
CATHERINE grand-mère de Justine, adoptée au Viêt Nam
L’une est blonde, l’autre brune. Quelque soixante ans les séparent et, pourtant, elles ont le même rire, le même amour joyeux l’une pour l’autre. Justine appelle Catherine mamie, et Catherine se sent intensément grand-mère de cette petite fille de 3 ans que son fils et sa femme sont allés chercher au Viêt Nam. « Ce n’est pas la chair de ma chair, mais quelque chose d’aussi fort et je trouve que ça questionne effectivement beaucoup sur les origines… » tente d’expliquer cette psy parisienne, un peu sidérée elle-même par le fil qui s’est noué. « Quand je suis allée l’accueillir avec ses parents à l’aéroport, je crois que j’ai vécu exactement ce que peut vivre une grand-mère qui va à la maternité. Je n’avais pas anticipé une telle émotion. Un coup de foudre. Une pulsion immédiate de filiation… »
Comme une boutade, de temps en temps, elle joue au jeu des ressemblances, balance des « C’est moi tout craché! » aux grands-parents maternels avec qui elle partage cette douce sensation de familiarité. Catherine a beau redouter le moment où Justine sera assez grande pour se rendre compte de sa différence, ce fil est comme une évidence protectrice qu’elle prend bonheur à tisser : partager, raconter, transmettre. « Je fais comme toutes les grand-mères, je lui ai montré des photos de ma maman et mon papa, je parle de son père quand il était petit… »
Elle inscrit Justine dans une lignée où elle aura toujours sa place, quoi qu’il arrive. « Je pense qu’elle aura un jour envie de chercher ses origines biologiques, conclut Catherine, sereine. Mais je serai toujours sa grand-mère. »
http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/les-enfants-adoptes-ont-aussi-des-racines-ici-19-03-2012-1913351.php
Aucun rendez-vous annuel officiel pour débattre et célébrer ce lien de filiation profond qui fonde ou agrandit, chaque année, environ 5000 familles en France. C’est cet oubli qu’a souhaité réparer un groupe de parents adoptifs de l’association « LiLiT » (Liens Liberté, Transmission) en organisant aujourd’hui un colloque à Paris auquel participent des personnalités comme l’anthropologue Françoise Héritier ou le gynécologue Israël Nisand.
« Il y a tellement de gens qui jugent, qui donnent leur avis sur une aventure qu’ils ne connaissent pas… » explique Yaël Halberthal, l’une des organisatrices.
Changer de regard sur l'adoption
Le thème de cette première journée partira donc d’une réflexion de base : les origines de l’enfant « non biologique », adopté ailleurs. Quelle origine prend le dessus? La lignée auvergnate des parents adoptifs ou Haïti, le pays où leur fille est née et où elle aura peut-être envie de retourner un jour?
Qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui se tisse? « L’idée de cette première journée, avoue Coco Tassel, qui vient de publier J’adopte! et qui coorganise l’événement, c’est aussi d’essayer de modifier le regard stigmatisant que la société a sur les adoptants et les adoptés. On aimerait sortir un peu de ce qu’on entend tout le temps sur l’adoption : C’est compliqué, c’est long, c’est risqué, c’est un déracinement… »
« Une pulsion immédiate de filiation! »
CATHERINE grand-mère de Justine, adoptée au Viêt Nam
L’une est blonde, l’autre brune. Quelque soixante ans les séparent et, pourtant, elles ont le même rire, le même amour joyeux l’une pour l’autre. Justine appelle Catherine mamie, et Catherine se sent intensément grand-mère de cette petite fille de 3 ans que son fils et sa femme sont allés chercher au Viêt Nam. « Ce n’est pas la chair de ma chair, mais quelque chose d’aussi fort et je trouve que ça questionne effectivement beaucoup sur les origines… » tente d’expliquer cette psy parisienne, un peu sidérée elle-même par le fil qui s’est noué. « Quand je suis allée l’accueillir avec ses parents à l’aéroport, je crois que j’ai vécu exactement ce que peut vivre une grand-mère qui va à la maternité. Je n’avais pas anticipé une telle émotion. Un coup de foudre. Une pulsion immédiate de filiation… »
Comme une boutade, de temps en temps, elle joue au jeu des ressemblances, balance des « C’est moi tout craché! » aux grands-parents maternels avec qui elle partage cette douce sensation de familiarité. Catherine a beau redouter le moment où Justine sera assez grande pour se rendre compte de sa différence, ce fil est comme une évidence protectrice qu’elle prend bonheur à tisser : partager, raconter, transmettre. « Je fais comme toutes les grand-mères, je lui ai montré des photos de ma maman et mon papa, je parle de son père quand il était petit… »
Elle inscrit Justine dans une lignée où elle aura toujours sa place, quoi qu’il arrive. « Je pense qu’elle aura un jour envie de chercher ses origines biologiques, conclut Catherine, sereine. Mais je serai toujours sa grand-mère. »
http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/les-enfants-adoptes-ont-aussi-des-racines-ici-19-03-2012-1913351.php
Abdoulaye Wade a concédé la victoire de Macky Sall qui salue la "victoire du peuple sénégalais
DAKAR, Sénégal - Le président sortant du Sénégal, Abdoulaye Wade, a concédé la victoire quelques heures à peine après la fermeture des bureaux de scrutin lorsque des résultats préliminaires ont montré que le candidat de l'opposition l'avait battu à plates coutures.
Macky Sall salue une "victoire du peuple sénégalais"
Le vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise Macky Sall s’est réjoui pour sa part d’une "victoire du peuple sénégalais" au soir du scrutin de dimanche.
Dans une déclaration en français et en wolof, lue dans un hôtel de Dakar, M. Sall a estimé que "les résultats sont sortis des urnes". "Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais", a-t-il déclaré.
Le candidat de la coalition de l’opposition Bennoo Bokk Yaakaar a rendu un vibrant hommage "aux martyrs de la démocratie" qui ont perdu leur vie en défendant la démocratie et la Constitution du Sénégal.
Il a toutefois assuré qu’il sera "le président de tous les Sénégalais", avant de relever l’appel par téléphone du candidat Abdoulaye Wade qui l’a félicité pour sa victoire.
Macky Sall, 51 ans, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui de l’ampleur de sa victoire qu’il a qualifiée de "plébiscite" sur son ancien mentor qui boucle 12 ans de pouvoir.
Le vainqueur a salué le travail de la presse nationale et étrangère, les personnalités et organisations des forces vives de la nation.
Macky Sall salue la mémoire des "martyrs de la démocratie"
Dakar, 26 mars (APS) - Le candidat Macky Sall, vainqueur des urnes dimanche après les premières tendances qui, a salué la mémoire de citoyens disparus et leur combat pour la démocratie et l’Etat de droit au Sénégal.
Dans sa première allocution, tard dimanche, le favori des suffrages des Sénégalais a tenu à rendre hommage aux martyrs qui sont morts pour le respect de la constitution et de la démocratie. "Paix à leur âme", a-t-il dit.
Plus d’une dizaine de morts a été enregistrée à l’occasion des manifestations organisées par l’opposition et la société civile pour contester la candidature du président Abdoulaye Wade.
M. Sall a rendu également hommage à la presse nationale et internationale qui a joué un rôle déterminant dans cette présidentielle. Il s’est engagé à être ‘’le président de tous les Sénégalais’’.
Macky Sall, 51 ans, a été notamment numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS), Premier ministre et président de l’Assemblée nationale sur désignation du président Wade.
Par la suite, cet ingénieur géologue qui fut militant de gauche avant de devenir libéral avec Me Wade, est tombé en disgrâce et a fondé son parti, l’Alliance pour la République (APR) en 2009.
Originaire de la région de Matam (nord-est), il est né à Fatick, dans le centre-ouest du Sénégal. Il été élu et réélu maire de la commune de sa ville natale.
ADL/SAB
http://www.seneweb.com/news/Politique/abdoulaye-wade-a-concede-la-victoire-de-macky-sall-qui-salue-la-quot-victoire-du-peuple-senegalais-quot_n_62566.html
Commentaires:
Le peuple Sénégalais vient de démontrer que leur société est basée sur une solide conviction démocratique. Les velléités de l'ancien président Wade ont été annulées par les forteresses inexpugnables repésentées par les porteurs et défenseurs de la vraie concience sénégalaise.
L'ex président Wade a voulu monter un scénario "à l'africaine pour garder el pouvoir et s'arranger pour le passer à son fils.
Les partis de l'opposition ont compris et ont joué pleinement leurs rôles pour dénoncer et désamorcer ce tour de passe-passe de celui qui ne semble pas avoir confiance en la démocratie.
Nous ne pouvons que saluer d'un grand coup de chapeau cette nouvelle victoire du peuple sénégalais qui vient d'envoyer un message fort aux ennemleis internes de la nation et un message d'espoir et de courage à tous ceux qui quelque part dans le monde croupissent encore sous les jougs de l'autoritarisme ou de démocraties prêt-à-porter par des dynasties.
Macky Sall salue une "victoire du peuple sénégalais"
Le vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise Macky Sall s’est réjoui pour sa part d’une "victoire du peuple sénégalais" au soir du scrutin de dimanche.
Dans une déclaration en français et en wolof, lue dans un hôtel de Dakar, M. Sall a estimé que "les résultats sont sortis des urnes". "Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais", a-t-il déclaré.
Le candidat de la coalition de l’opposition Bennoo Bokk Yaakaar a rendu un vibrant hommage "aux martyrs de la démocratie" qui ont perdu leur vie en défendant la démocratie et la Constitution du Sénégal.
Il a toutefois assuré qu’il sera "le président de tous les Sénégalais", avant de relever l’appel par téléphone du candidat Abdoulaye Wade qui l’a félicité pour sa victoire.
Macky Sall, 51 ans, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui de l’ampleur de sa victoire qu’il a qualifiée de "plébiscite" sur son ancien mentor qui boucle 12 ans de pouvoir.
Le vainqueur a salué le travail de la presse nationale et étrangère, les personnalités et organisations des forces vives de la nation.
Macky Sall salue la mémoire des "martyrs de la démocratie"
Dakar, 26 mars (APS) - Le candidat Macky Sall, vainqueur des urnes dimanche après les premières tendances qui, a salué la mémoire de citoyens disparus et leur combat pour la démocratie et l’Etat de droit au Sénégal.
Dans sa première allocution, tard dimanche, le favori des suffrages des Sénégalais a tenu à rendre hommage aux martyrs qui sont morts pour le respect de la constitution et de la démocratie. "Paix à leur âme", a-t-il dit.
Plus d’une dizaine de morts a été enregistrée à l’occasion des manifestations organisées par l’opposition et la société civile pour contester la candidature du président Abdoulaye Wade.
M. Sall a rendu également hommage à la presse nationale et internationale qui a joué un rôle déterminant dans cette présidentielle. Il s’est engagé à être ‘’le président de tous les Sénégalais’’.
Macky Sall, 51 ans, a été notamment numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS), Premier ministre et président de l’Assemblée nationale sur désignation du président Wade.
Par la suite, cet ingénieur géologue qui fut militant de gauche avant de devenir libéral avec Me Wade, est tombé en disgrâce et a fondé son parti, l’Alliance pour la République (APR) en 2009.
Originaire de la région de Matam (nord-est), il est né à Fatick, dans le centre-ouest du Sénégal. Il été élu et réélu maire de la commune de sa ville natale.
ADL/SAB
http://www.seneweb.com/news/Politique/abdoulaye-wade-a-concede-la-victoire-de-macky-sall-qui-salue-la-quot-victoire-du-peuple-senegalais-quot_n_62566.html
Commentaires:
Le peuple Sénégalais vient de démontrer que leur société est basée sur une solide conviction démocratique. Les velléités de l'ancien président Wade ont été annulées par les forteresses inexpugnables repésentées par les porteurs et défenseurs de la vraie concience sénégalaise.
L'ex président Wade a voulu monter un scénario "à l'africaine pour garder el pouvoir et s'arranger pour le passer à son fils.
Les partis de l'opposition ont compris et ont joué pleinement leurs rôles pour dénoncer et désamorcer ce tour de passe-passe de celui qui ne semble pas avoir confiance en la démocratie.
Nous ne pouvons que saluer d'un grand coup de chapeau cette nouvelle victoire du peuple sénégalais qui vient d'envoyer un message fort aux ennemleis internes de la nation et un message d'espoir et de courage à tous ceux qui quelque part dans le monde croupissent encore sous les jougs de l'autoritarisme ou de démocraties prêt-à-porter par des dynasties.
Reconstruction en Haïti: l'ONU demande de reformer le comité de reconstruction
Associated Press, Port-au-Prince, Haïti
Une représentante de l'ONU exhorte les autorités haïtiennes à reconstituer un groupe d'experts dont le mandat était de coordonner les efforts de reconstruction à la suite du séisme de janvier 2010.
Selon Helen Clark, qui oeuvre au sein du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'absence de ce comité empêche le nettoyage des débris, la mise en chantier de maisons et d'autres tentatives de reconstruction.
Le groupe de spécialistes a été dissout en octobre, les législateurs ayant échoué à renouveler son mandat. L'un de ses anciens coprésidents était l'ex-président américain Bill Clinton, qui est l'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.
Les travaux de reconstruction majeurs ont été freinés par l'absence d'un premier ministre. Le premier ministre Garry Conille a présenté sa démission la mois dernier en raison des conflits qui l'opposaient au président Michel Martelly.
Helen Clark a fait cette déclaration samedi, à la fin d'une visite de quatre jours en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/24/01-4509098-reconstruction-en-haiti-lonu-demande-de-reformer-le-comite-de-reconstruction.php
Commentaires:
Des déclarations pour des dupes!
Les membres de la Communauté internationale qui gère la tutelle extraofficielle posée sur les épaules d'Haïti ont ma manie des déclarations vidées de sens, faites pour épater la galerie.
Avec une langue fourchue, ils accomodent leurs discours au contexte de façon à pouvoir retomber comme les chats sur leurs pattes.
En fait le retard dans la reconstruction du pays trouve des raisons avec une base contextuelle très large. A un moment donné ce fut les élections présidentielles; puis l'absence de gouvernement lors de démêlées entre lespouvoirs exécutif et législatif; une cause qui est revenue ces derniers temps c'est l'absence de gouvernement après la démissionde Gary Conille.
Cependant entre ces mini crises, séparées de quelques moments de pseudo stabilité, la reconstruction ne démarrait pas. La cause: les sommes promises n'ont pas été débloquées ou versées.
Comment peut-on oser parler de travaux de reconstrcution majeurs, si même le déblaiement n'a pas été intensifié?
C'est à mourir de rire
Une représentante de l'ONU exhorte les autorités haïtiennes à reconstituer un groupe d'experts dont le mandat était de coordonner les efforts de reconstruction à la suite du séisme de janvier 2010.
Selon Helen Clark, qui oeuvre au sein du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'absence de ce comité empêche le nettoyage des débris, la mise en chantier de maisons et d'autres tentatives de reconstruction.
Le groupe de spécialistes a été dissout en octobre, les législateurs ayant échoué à renouveler son mandat. L'un de ses anciens coprésidents était l'ex-président américain Bill Clinton, qui est l'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.
Les travaux de reconstruction majeurs ont été freinés par l'absence d'un premier ministre. Le premier ministre Garry Conille a présenté sa démission la mois dernier en raison des conflits qui l'opposaient au président Michel Martelly.
Helen Clark a fait cette déclaration samedi, à la fin d'une visite de quatre jours en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/24/01-4509098-reconstruction-en-haiti-lonu-demande-de-reformer-le-comite-de-reconstruction.php
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Des déclarations pour des dupes!
Les membres de la Communauté internationale qui gère la tutelle extraofficielle posée sur les épaules d'Haïti ont ma manie des déclarations vidées de sens, faites pour épater la galerie.
Avec une langue fourchue, ils accomodent leurs discours au contexte de façon à pouvoir retomber comme les chats sur leurs pattes.
En fait le retard dans la reconstruction du pays trouve des raisons avec une base contextuelle très large. A un moment donné ce fut les élections présidentielles; puis l'absence de gouvernement lors de démêlées entre lespouvoirs exécutif et législatif; une cause qui est revenue ces derniers temps c'est l'absence de gouvernement après la démissionde Gary Conille.
Cependant entre ces mini crises, séparées de quelques moments de pseudo stabilité, la reconstruction ne démarrait pas. La cause: les sommes promises n'ont pas été débloquées ou versées.
Comment peut-on oser parler de travaux de reconstrcution majeurs, si même le déblaiement n'a pas été intensifié?
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