Publié le 13 juin 2010 à 13h47 G8: des leaders invités à une réunion spéciale
Agence France-Presse.- Montréal
Le premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé dimanche qu'il avait invité des leaders africains, sud-américains et des Caraïbes à participer à une réunion spéciale du sommet du G8, a-t-on appris de source officielle.
Les invités sont des dirigeants de l'Algérie, l'Égypte, l'Éthiopie, le Malawi, le Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du Sud de même que la Colombie, la Jamaïque et Haïti.
«C'est une longue tradition qu'au G8 on élabore des solutions crédibles aux défis mondiaux en partenariat avec l'Afrique et d'autres partenaires de la communauté internationale» a expliqué le premier ministre canadien dans un communiqué qui précise son intention «d'élargir la représentation et de maximiser les résultats concernant les enjeux internationaux en matière de développement ainsi que de paix et de sécurité».
Selon le communiqué, le but est de recueillir «un point de vue mondial» avant de prendre des décisions.
Le sommet du G8, qui réunit les leaders des pays les plus industrialisés (Canada, France, l'Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis) ainsi que des représentants de l'Union européenne se tiendra les 25 et 26 juin à Huntsville, en Ontario.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 13 juin 2010
Sous des tentes de fortune, les Haïtiens à l'heure du Mondial
Publié le 12 juin 2010: - Agence France-Presse
Agglutinés sous des tentes en plastique, les yeux rivés sur un tout petit écran, de jeunes Haïtiens vibrent au rythme des passements de jambes et des tirs des vedettes de la Coupe du monde sud-africaine.
«C'est un rare moment de détente pour nous après la catastrophe qui a frappé Haïti le 12 janvier», estime Pierre-Junior, tirant sur une cigarette, un verre d'alcool à ses pieds.
Chaque spectateur admis sous la tente du Parc Sainte-Thérèse, transformé en centre d'hébergement, a payé 5 gourdes (8 cents) pour suivre un match, agrémenté de musique par un DJ qui cherche à gagner sa vie en transformant sa modeste demeure en stade improvisé.
A l'entrée du camp, des adolescents tapent dans un vieux ballon, parodiant la compétition pour laquelle Haïti ne s'est qualifié qu'une fois, en 1974.
Mais Denilson, 11 ans, baptisé en hommage au footballeur brésilien, rêve de jouer un jour dans un grand stade. «J'espère qu'à 18 ans je pourrai jouer la Coupe du monde», insiste-t-il, les pieds nus sur le terrain poussiéreux sous un soleil de plomb.
Cinq mois après le séisme qui a ravagé Haïti faisant plus de 250 000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, les Haïtiens veulent profiter de ce mois de foot pour se détendre et «oublier notre quotidien de misère», dit Jennifer, 20 ans. «Il n'y a pas d'amusement dans le pays, alors je vais en profiter, après on verra», ajoute-t-elle, le regard timide.
Atmosphère de fête
Dans les rues de Port-au-Prince encore jonchées de décombres, les jeunes ont établi «leur base» et décoré leurs quartiers aux couleurs de leurs sélections favorites.
Le gouvernement a promis de placer des écrans dans les sites d'hébergement de la capitale afin de permettre aux déplacés de suivre les rencontres, mais ces équipements tardent à venir. «Le président ne pense pas vraiment à nous. (René) Préval ne se soucie pas de son peuple», dit un spectateur.
Dans les rues, les véhicules sont parés de petits fanions et les motos taxis qui envahissent les avenues encombrées de la ville sont peints aux couleurs des équipes, créant une atmosphère de fête dans un pays qui se prépare à vivre une saison cyclonique menaçante après avoir souffert d'un séisme qui a dévasté l'économie la plus faible du continent américain.
Il n'empêche. Une centaine d'Haïtiens ont acheté des billets pour les matches en Afrique du Sud, selon la Fédération haïtienne de Football (FHF), qui a elle-même envoyé une délégation de trois membres.
Et pour le reste de la population, les nombreuses radios et les chaînes de télévision de la capitale avaient déjà lancé les festivités en proposant de longues émissions reprises des chaînes françaises. Elles promettent d'assurer la retransmission de l'intégralité de la compétition.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/12/01-4289448-sous-des-tentes-de-fortune-les-haitiens-a-lheure-du-mondial.php
Agglutinés sous des tentes en plastique, les yeux rivés sur un tout petit écran, de jeunes Haïtiens vibrent au rythme des passements de jambes et des tirs des vedettes de la Coupe du monde sud-africaine.
«C'est un rare moment de détente pour nous après la catastrophe qui a frappé Haïti le 12 janvier», estime Pierre-Junior, tirant sur une cigarette, un verre d'alcool à ses pieds.
Chaque spectateur admis sous la tente du Parc Sainte-Thérèse, transformé en centre d'hébergement, a payé 5 gourdes (8 cents) pour suivre un match, agrémenté de musique par un DJ qui cherche à gagner sa vie en transformant sa modeste demeure en stade improvisé.
A l'entrée du camp, des adolescents tapent dans un vieux ballon, parodiant la compétition pour laquelle Haïti ne s'est qualifié qu'une fois, en 1974.
Mais Denilson, 11 ans, baptisé en hommage au footballeur brésilien, rêve de jouer un jour dans un grand stade. «J'espère qu'à 18 ans je pourrai jouer la Coupe du monde», insiste-t-il, les pieds nus sur le terrain poussiéreux sous un soleil de plomb.
Cinq mois après le séisme qui a ravagé Haïti faisant plus de 250 000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, les Haïtiens veulent profiter de ce mois de foot pour se détendre et «oublier notre quotidien de misère», dit Jennifer, 20 ans. «Il n'y a pas d'amusement dans le pays, alors je vais en profiter, après on verra», ajoute-t-elle, le regard timide.
Atmosphère de fête
Dans les rues de Port-au-Prince encore jonchées de décombres, les jeunes ont établi «leur base» et décoré leurs quartiers aux couleurs de leurs sélections favorites.
Le gouvernement a promis de placer des écrans dans les sites d'hébergement de la capitale afin de permettre aux déplacés de suivre les rencontres, mais ces équipements tardent à venir. «Le président ne pense pas vraiment à nous. (René) Préval ne se soucie pas de son peuple», dit un spectateur.
Dans les rues, les véhicules sont parés de petits fanions et les motos taxis qui envahissent les avenues encombrées de la ville sont peints aux couleurs des équipes, créant une atmosphère de fête dans un pays qui se prépare à vivre une saison cyclonique menaçante après avoir souffert d'un séisme qui a dévasté l'économie la plus faible du continent américain.
Il n'empêche. Une centaine d'Haïtiens ont acheté des billets pour les matches en Afrique du Sud, selon la Fédération haïtienne de Football (FHF), qui a elle-même envoyé une délégation de trois membres.
Et pour le reste de la population, les nombreuses radios et les chaînes de télévision de la capitale avaient déjà lancé les festivités en proposant de longues émissions reprises des chaînes françaises. Elles promettent d'assurer la retransmission de l'intégralité de la compétition.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/12/01-4289448-sous-des-tentes-de-fortune-les-haitiens-a-lheure-du-mondial.php
Magali Comeau Denis: Haïti, mon amour
Nathalie Petrowski, La Presse
Publié le 12 juin 2010 .-
Invitée du FTA pour l'événement Une journée pour Haïti qui aura lieu aujourd'hui à l'Usine C, Magali Comeau Denis est une femme passionnée qui s'enflamme dès qu'il est question de ce pays où elle est née et où elle a toujours vécu, refusant même d'aller étudier aux États-Unis comme ses huit frères et ses soeurs.
Je veux faire de Haïti le premier pays Wi-Fi au monde, a annoncé Bill Clinton. Quand Magali Comeau Denis l'a entendu, elle a souri: un sourire narquois où la lassitude se retenait pour ne pas verser dans l'amertume. «Le Wi-Fi, c'est bien, mais disons qu'il y a des choses plus urgentes comme la faim, les écoles fermées, les débris et un million de personnes vivant dans des tentes qui ne résisteront pas à la saison des pluies. Pouvez-vous me dire quelle est l'adéquation entre cette promesse de WiFi et la capacité de transformer la condition des gens? J'aimerais bien qu'on me l'explique», lance Magali Comeau Denis, sur une terrasse de la rue Laurier.
Comédienne de théâtre dans un pays où tous les théâtres ont fermé, Magali est aussi une militante politique influente et a siégé à titre de ministre de la Culture de 2004 à 2006 dans le gouvernement intérimaire du président Latortue. Le jour du séisme, elle était en réunion avec la ministre de la Culture Marie-Laurence Jocelyn-Lassegue, dont elle est la conseillère spéciale. La ministre venait de prendre un appel dans une autre pièce et Magali dirigeait les travaux avec son cabinet quand la terre a tremblé et que tout s'est effondré. Elle ne se souvient de rien, sinon qu'elle tentait désespérément de pousser une porte avec ses pieds pendant qu'à quelques mètres d'elle, le jeune chef de cabinet de la ministre gisait, mort.
Mais Magali répugne à parler d'elle-même, sans doute parce qu'elle a eu la chance que des millions d'Haïtiens n'ont pas eue. Sa maison a tenu le coup et elle n'a perdu aucun de ses quatre enfants ni aucun de ses proches.
En février dernier, en recevant la lettre de la directrice du FTA, Marie-Hélène Falcon, l'invitant à participer avec Pol Pelletier et Christiane Pasquier à une journée de théâtre et de solidarité pour Haïti à Montréal, elle n'a pas hésité. «J'ai dit oui tout de suite parce que je savais qu'en juin, les gens auraient commencé à nous oublier. Nous avons trop l'habitude des coups de coeur éphémères et cette fois-ci, nous avons plus que jamais besoin d'amitiés profondes et durables.»
Magali n'a pas joué au théâtre depuis deux ans. Il y a deux ans, elle devait d'ailleurs venir à Montréal jouer un des trois monologues du spectacle Amour, colère et folie d'après le roman de l'écrivaine haïtienne Marie Vieux-Chauvet. Pour des raisons financières, la tournée est tombée à l'eau. Magali est retournée en Haïti et en désespoir de cause, elle a organisé dans son village natal, une lecture publique d'Amour, colère et folie.
Ce fut la première et la dernière fois que les Haïtiens ont pu entendre résonner les mots d'une écrivaine réduite au silence par le régime Duvalier. Marie Vieux-Chauvet a écrit le roman dans les années 60 avant d'être publiée chez Gallimard grâce à Simone de Beauvoir. Mais la famille de Chauvet a pris peur et est intervenue auprès de l'éditeur pour racheter tout le stock du livre et en interdire la vente.
Quelques rares exemplaires du roman ont continué à circuler sous le manteau. «Ce livre est devenu une légende, mais sa légende l'a écrasé et en a fait un livre politique alors que c'est avant tout une oeuvre littéraire et iconoclaste, explique Magali. Pour Marie Vieux-Chauvet, la libération passe autant par l'esprit que par le corps. Elle parle de masturbation et des cartes postales pornographiques qu'elle garde cachées sous son lit et elle dénonce aussi bien la dictature que la bourgeoisie qui négocie avec elle.»
Cinq mois jour pour jour après le séisme qui a dévasté Haïti, les mots de Marie et la voix de Magali résonneront à Montréal, preuve éclatante que même si la reconstruction tarde, Haïti est toujours debout.
Une journée pour Haïti, à l'Usine C, d'après le roman de Marie Vieux-Chauvet Amour, colère et folie. Avec Magali Comeau Denis (Amour, à 14h), Christiane Pasquier (Colère, à 16h30) et Pol Pelletier (Folie, à 19h30).
http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/201006/12/01-4289414-magali-comeau-denis-haiti-mon-amour.php
Commentaires:
Un autre des multiples sujets sur le drame haïtien: la place et l'action des plus capables dans la gestion du pays. Aujourd'hui conseilère principale de la ministre de la Culture, hier elle-même ministre de la Culture, on a du mal à voir les modifications et les empreintes de ces cadres haïtiens.
Le gouvernement de transition gérée par Monsieur Latortue regorgeait d'intellectuels de renom qui aujourd'hui ne cessent de hurler, râler et pestiférer. Cependant quand ils étaient proches des affaires on les a entendus très peu. Et on n'a surtout pas senti ni leurs griffes ni leurs pattes en matières d'influence. Il faudra un jour que quelqu'un daigne définir l'amour pour Haïti!
Publié le 12 juin 2010 .-
Invitée du FTA pour l'événement Une journée pour Haïti qui aura lieu aujourd'hui à l'Usine C, Magali Comeau Denis est une femme passionnée qui s'enflamme dès qu'il est question de ce pays où elle est née et où elle a toujours vécu, refusant même d'aller étudier aux États-Unis comme ses huit frères et ses soeurs.
Je veux faire de Haïti le premier pays Wi-Fi au monde, a annoncé Bill Clinton. Quand Magali Comeau Denis l'a entendu, elle a souri: un sourire narquois où la lassitude se retenait pour ne pas verser dans l'amertume. «Le Wi-Fi, c'est bien, mais disons qu'il y a des choses plus urgentes comme la faim, les écoles fermées, les débris et un million de personnes vivant dans des tentes qui ne résisteront pas à la saison des pluies. Pouvez-vous me dire quelle est l'adéquation entre cette promesse de WiFi et la capacité de transformer la condition des gens? J'aimerais bien qu'on me l'explique», lance Magali Comeau Denis, sur une terrasse de la rue Laurier.
Comédienne de théâtre dans un pays où tous les théâtres ont fermé, Magali est aussi une militante politique influente et a siégé à titre de ministre de la Culture de 2004 à 2006 dans le gouvernement intérimaire du président Latortue. Le jour du séisme, elle était en réunion avec la ministre de la Culture Marie-Laurence Jocelyn-Lassegue, dont elle est la conseillère spéciale. La ministre venait de prendre un appel dans une autre pièce et Magali dirigeait les travaux avec son cabinet quand la terre a tremblé et que tout s'est effondré. Elle ne se souvient de rien, sinon qu'elle tentait désespérément de pousser une porte avec ses pieds pendant qu'à quelques mètres d'elle, le jeune chef de cabinet de la ministre gisait, mort.
Mais Magali répugne à parler d'elle-même, sans doute parce qu'elle a eu la chance que des millions d'Haïtiens n'ont pas eue. Sa maison a tenu le coup et elle n'a perdu aucun de ses quatre enfants ni aucun de ses proches.
En février dernier, en recevant la lettre de la directrice du FTA, Marie-Hélène Falcon, l'invitant à participer avec Pol Pelletier et Christiane Pasquier à une journée de théâtre et de solidarité pour Haïti à Montréal, elle n'a pas hésité. «J'ai dit oui tout de suite parce que je savais qu'en juin, les gens auraient commencé à nous oublier. Nous avons trop l'habitude des coups de coeur éphémères et cette fois-ci, nous avons plus que jamais besoin d'amitiés profondes et durables.»
Magali n'a pas joué au théâtre depuis deux ans. Il y a deux ans, elle devait d'ailleurs venir à Montréal jouer un des trois monologues du spectacle Amour, colère et folie d'après le roman de l'écrivaine haïtienne Marie Vieux-Chauvet. Pour des raisons financières, la tournée est tombée à l'eau. Magali est retournée en Haïti et en désespoir de cause, elle a organisé dans son village natal, une lecture publique d'Amour, colère et folie.
Ce fut la première et la dernière fois que les Haïtiens ont pu entendre résonner les mots d'une écrivaine réduite au silence par le régime Duvalier. Marie Vieux-Chauvet a écrit le roman dans les années 60 avant d'être publiée chez Gallimard grâce à Simone de Beauvoir. Mais la famille de Chauvet a pris peur et est intervenue auprès de l'éditeur pour racheter tout le stock du livre et en interdire la vente.
Quelques rares exemplaires du roman ont continué à circuler sous le manteau. «Ce livre est devenu une légende, mais sa légende l'a écrasé et en a fait un livre politique alors que c'est avant tout une oeuvre littéraire et iconoclaste, explique Magali. Pour Marie Vieux-Chauvet, la libération passe autant par l'esprit que par le corps. Elle parle de masturbation et des cartes postales pornographiques qu'elle garde cachées sous son lit et elle dénonce aussi bien la dictature que la bourgeoisie qui négocie avec elle.»
Cinq mois jour pour jour après le séisme qui a dévasté Haïti, les mots de Marie et la voix de Magali résonneront à Montréal, preuve éclatante que même si la reconstruction tarde, Haïti est toujours debout.
Une journée pour Haïti, à l'Usine C, d'après le roman de Marie Vieux-Chauvet Amour, colère et folie. Avec Magali Comeau Denis (Amour, à 14h), Christiane Pasquier (Colère, à 16h30) et Pol Pelletier (Folie, à 19h30).
http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/201006/12/01-4289414-magali-comeau-denis-haiti-mon-amour.php
Commentaires:
Un autre des multiples sujets sur le drame haïtien: la place et l'action des plus capables dans la gestion du pays. Aujourd'hui conseilère principale de la ministre de la Culture, hier elle-même ministre de la Culture, on a du mal à voir les modifications et les empreintes de ces cadres haïtiens.
Le gouvernement de transition gérée par Monsieur Latortue regorgeait d'intellectuels de renom qui aujourd'hui ne cessent de hurler, râler et pestiférer. Cependant quand ils étaient proches des affaires on les a entendus très peu. Et on n'a surtout pas senti ni leurs griffes ni leurs pattes en matières d'influence. Il faudra un jour que quelqu'un daigne définir l'amour pour Haïti!
samedi 12 juin 2010
Haïti : des objets de stars aux enchères
AFP.-11/06/2010 Mise à jour : 16:56 Réagir Une montre-chronographe d'Alain Delon, des assiettes numérotées du restaurant de Guy Savoy, une toile de la princesse Chantal de France et un paysage du XIXe offert par Michel Leeb comptent parmi les 500 lots d'une vente aux enchères organisée lundi et mardi, à Paris.
A l'initiative de l'association Drouot-Action-Générosité engagée dans la cause des enfants à travers le monde, cette vente permettra de recueillir des fonds pour Haïti. "Cette opération prendra la forme d'un véritable marathon d'enchères pendant 24 heures à l'hôtel des ventes Drouot-Richelieu. L'objectif est de permettre la création ou la reconstruction d'un orphelinat et le parrainage d'enfants", a indiqué le président de l'hôtel Drouot, Georges Delettrez.
Cette vente mobilisera les commissaires-priseurs de Drouot, assistés de nombreuses personnalités dont Robert Hossein et l'homme d'affaires Olivier Dassault. De grandes maisons de luxe comme Cartier, Léonard, Prada et Château Yquem ont également offert de nombreux lots. L'ensemble de la vente fera l'objet d'une exposition publique lundi de 11H00 à 17H00.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/11/97001-20100611FILWWW00620-haiti-des-objets-de-stars-aux-encheres.php
A l'initiative de l'association Drouot-Action-Générosité engagée dans la cause des enfants à travers le monde, cette vente permettra de recueillir des fonds pour Haïti. "Cette opération prendra la forme d'un véritable marathon d'enchères pendant 24 heures à l'hôtel des ventes Drouot-Richelieu. L'objectif est de permettre la création ou la reconstruction d'un orphelinat et le parrainage d'enfants", a indiqué le président de l'hôtel Drouot, Georges Delettrez.
Cette vente mobilisera les commissaires-priseurs de Drouot, assistés de nombreuses personnalités dont Robert Hossein et l'homme d'affaires Olivier Dassault. De grandes maisons de luxe comme Cartier, Léonard, Prada et Château Yquem ont également offert de nombreux lots. L'ensemble de la vente fera l'objet d'une exposition publique lundi de 11H00 à 17H00.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/11/97001-20100611FILWWW00620-haiti-des-objets-de-stars-aux-encheres.php
Ruines, déshumanisation et, malgré tout, l'espoir
Mis à jour le 11 juin 2010 à 07h59
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Annie Lafontaine et ses deux compagnes, Denise Caron et Marie-Cécile Ménard, sont de retour d'Haïti où elles ont été témoins de la vie déshumanisée que le tremblement de terre de janvier dernier a aussi provoquée. Malgré tout, les trois Trifluviennes y ont vu des signes d'espoir. Compte-rendu d'un séjour au coeur d'un immense bidonville.
Adjointe à la coordination au Comité de solidarité-Trois-Rivières, Annie Lafontaine pensait avoir une idée de ce qui s'offrirait à elle en débarquant à Port-au-Prince, le 26 mai dernier. Comme tout le monde, elle avait vu défiler à la télé ces nombreuses images du terrible séisme.
«C'est quand même secouant de voir avec nos yeux l'ampleur des dégâts», raconte celle qui a été aussi bouleversée de constater à quel point les Haïtiens, particulièrement les résidents de Port-au-Prince, sont laissés à eux-mêmes depuis quatre mois.
«C'est un grand bidonville. Les conditions de vie sont inhumaines», dénonce Mme Lafontaine qui raconte que les gens vivent toujours aussi nombreux sous des tentes de moins en moins étanches. Ils doivent supporter des températures oscillant autour des 40 degrés Celsius.
On dénombre environ un million de sans-abri à Haïti. Plus de 300 000 personnes ont péri dans le tremblement de terre.
«Presque toutes les maisons sont écroulées ou fissurées. Les gens ne travaillent pas. Plusieurs sont traumatisés par tous ces cris qu'ils entendaient sous les décombres. Ils ne peuvent pas tenir le coup encore longtemps comme ça», se désole la Trifluvienne qui était en Haïti pour accompagner les différentes organisations de la société civile haïtienne avec qui le Comité solidarité collaborait bien avant le tremblement de terre.
Pour Mme Lafontaine, il ne fait aucun doute que l'espoir de reconstruire le pays passe par ces groupes voués à la cause des femmes, à la défense des droits, etc.
Elle précise qu'ils ont des solutions à proposer, dont celle de décentraliser les services vers les villes et villages qui pourraient ainsi accueillir tous ces réfugiés à Port-au-Prince.
Annie Lafontaine ne cache pas cependant que le gouvernement en place se fait reprocher son inertie. De plus en plus d'Haïtiens pointent du doigt les autorités. «Ils demandent le départ de Préval. La tension monte. Il y en a qui parlent de révolution civile», dit-elle, à la fois compréhensive et inquiète devant cette réaction.
C'est pourquoi la représentante du Comité solidarité-Trois-Rivières parle de l'urgence de permettre aux organisations de la société civile haïtienne de participer aux discussions avec le gouvernement haïtien et la communauté internationale.
«On doit les appuyer. C'est maintenant que ça se joue. Le moment est critique», répète Mme Lafontaine avant de mentionner qu'il faut donner à ces associations la possibilité de travailler efficacement. «Elles sont très importantes sur le terrain. Elles représentent la majorité», poursuit-elle.
Annie Lafontaine indique que l'aide apportée au cours des deux dernières semaines par la petite délégation trifluvienne représente une minuscule goutte d'eau dans un océan.
«Nous étions là pour prendre connaissance de l'état des lieux et des besoins. Nous pourrions éventuellement relancer à Trois-Rivières un mouvement de solidarité. On espère que la population continuera de nous appuyer», souhaite Mme Lafontaine qui fait notamment état de l'augmentation de la violence faite aux femmes dans les camps de réfugiés.
«Les gens vivent à proximité les uns des autres. Il y a là-bas une perte de la dignité humaine», décrit celle qui a aussi visité Léogâne et Jacmel, deux autres villes durement touchées par le séisme.
«Nous sommes finalement allées au nord du pays où, malgré la grande pauvreté, les gens s'organisent», décrit Mme Lafontaine qui parle de cette «belle surprise» comme d'un baume sur toutes ces blessures qui marquent aujourd'hui Haïti.
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) Annie Lafontaine et ses deux compagnes, Denise Caron et Marie-Cécile Ménard, sont de retour d'Haïti où elles ont été témoins de la vie déshumanisée que le tremblement de terre de janvier dernier a aussi provoquée. Malgré tout, les trois Trifluviennes y ont vu des signes d'espoir. Compte-rendu d'un séjour au coeur d'un immense bidonville.
Adjointe à la coordination au Comité de solidarité-Trois-Rivières, Annie Lafontaine pensait avoir une idée de ce qui s'offrirait à elle en débarquant à Port-au-Prince, le 26 mai dernier. Comme tout le monde, elle avait vu défiler à la télé ces nombreuses images du terrible séisme.
«C'est quand même secouant de voir avec nos yeux l'ampleur des dégâts», raconte celle qui a été aussi bouleversée de constater à quel point les Haïtiens, particulièrement les résidents de Port-au-Prince, sont laissés à eux-mêmes depuis quatre mois.
«C'est un grand bidonville. Les conditions de vie sont inhumaines», dénonce Mme Lafontaine qui raconte que les gens vivent toujours aussi nombreux sous des tentes de moins en moins étanches. Ils doivent supporter des températures oscillant autour des 40 degrés Celsius.
On dénombre environ un million de sans-abri à Haïti. Plus de 300 000 personnes ont péri dans le tremblement de terre.
«Presque toutes les maisons sont écroulées ou fissurées. Les gens ne travaillent pas. Plusieurs sont traumatisés par tous ces cris qu'ils entendaient sous les décombres. Ils ne peuvent pas tenir le coup encore longtemps comme ça», se désole la Trifluvienne qui était en Haïti pour accompagner les différentes organisations de la société civile haïtienne avec qui le Comité solidarité collaborait bien avant le tremblement de terre.
Pour Mme Lafontaine, il ne fait aucun doute que l'espoir de reconstruire le pays passe par ces groupes voués à la cause des femmes, à la défense des droits, etc.
Elle précise qu'ils ont des solutions à proposer, dont celle de décentraliser les services vers les villes et villages qui pourraient ainsi accueillir tous ces réfugiés à Port-au-Prince.
Annie Lafontaine ne cache pas cependant que le gouvernement en place se fait reprocher son inertie. De plus en plus d'Haïtiens pointent du doigt les autorités. «Ils demandent le départ de Préval. La tension monte. Il y en a qui parlent de révolution civile», dit-elle, à la fois compréhensive et inquiète devant cette réaction.
C'est pourquoi la représentante du Comité solidarité-Trois-Rivières parle de l'urgence de permettre aux organisations de la société civile haïtienne de participer aux discussions avec le gouvernement haïtien et la communauté internationale.
«On doit les appuyer. C'est maintenant que ça se joue. Le moment est critique», répète Mme Lafontaine avant de mentionner qu'il faut donner à ces associations la possibilité de travailler efficacement. «Elles sont très importantes sur le terrain. Elles représentent la majorité», poursuit-elle.
Annie Lafontaine indique que l'aide apportée au cours des deux dernières semaines par la petite délégation trifluvienne représente une minuscule goutte d'eau dans un océan.
«Nous étions là pour prendre connaissance de l'état des lieux et des besoins. Nous pourrions éventuellement relancer à Trois-Rivières un mouvement de solidarité. On espère que la population continuera de nous appuyer», souhaite Mme Lafontaine qui fait notamment état de l'augmentation de la violence faite aux femmes dans les camps de réfugiés.
«Les gens vivent à proximité les uns des autres. Il y a là-bas une perte de la dignité humaine», décrit celle qui a aussi visité Léogâne et Jacmel, deux autres villes durement touchées par le séisme.
«Nous sommes finalement allées au nord du pays où, malgré la grande pauvreté, les gens s'organisent», décrit Mme Lafontaine qui parle de cette «belle surprise» comme d'un baume sur toutes ces blessures qui marquent aujourd'hui Haïti.
Faible participation populaire à une manifestation antigouvernementale
Seulement plusieurs dizaines de personnes ont participé hier à la cinquième manifestation des partis politiques réclamant le départ du chef de l'Etat et des conseillers électoraux. Même si le mouvement, qui avait rassemblé plus de 3 000 manifestants le 10 mai, semble perdre en intensité, les leaders des regroupements Alternative, Ucadde, Liberation, Rassemblé et Fanmi Lavalas ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la mobilisation jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Père Anick François (Alternative), plus que jamais déterminé, prétend que la mobilisation à provoqué une panique du chef de l'Etat.
Favori des dernières sénatoriales dans l'Artibonite, M. François avait dénoncé des fraudes et irrégularités l'ayant empêché de décrocher un siège au grand corps.
Père Anick et d'autres manifestants réclament ouvertement l'incarcération du président Préval.
Dans le même temps, plusieurs leaders régionaux des partis de l'opposition avaient participé hier à une conférence presse pour annoncer une meilleure coordination de la mobilisation.
Le sénateur William Jeanty soutient que les manifestations doivent être synchronisées dans toutes les villes pour être efficace. Interrogé sur l'impact de la mobilisation populaire pour la coupe du monde, le sénateur Jeanty a promis que ce dossier sera géré.
Le football est le principal sujet de conversation des citoyens depuis le début de juin. De plus les medias ont adopté de nouvelles programmations leur permettant de diffuser en direct les rencontre de la coupe du monde.
Aucune date n'a encore été fixée pour la prochaine manifestation de l'opposition.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17833
Favori des dernières sénatoriales dans l'Artibonite, M. François avait dénoncé des fraudes et irrégularités l'ayant empêché de décrocher un siège au grand corps.
Père Anick et d'autres manifestants réclament ouvertement l'incarcération du président Préval.
Dans le même temps, plusieurs leaders régionaux des partis de l'opposition avaient participé hier à une conférence presse pour annoncer une meilleure coordination de la mobilisation.
Le sénateur William Jeanty soutient que les manifestations doivent être synchronisées dans toutes les villes pour être efficace. Interrogé sur l'impact de la mobilisation populaire pour la coupe du monde, le sénateur Jeanty a promis que ce dossier sera géré.
Le football est le principal sujet de conversation des citoyens depuis le début de juin. De plus les medias ont adopté de nouvelles programmations leur permettant de diffuser en direct les rencontre de la coupe du monde.
Aucune date n'a encore été fixée pour la prochaine manifestation de l'opposition.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17833
Le RNDDH dénonce la situation des enfants en conflit avec la loi
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) tire la sonnette d'alarme à propos de la situation des enfants en conflit avec la loi haïtienne, au lendemain du séisme du 12 janvier. Dans un communiqué rendu public, ce vendredi 11 juin, l'organisme de défense des droits humains révèle que depuis le 12 janvier, les mineurs arrêtés sont conduits directement à la prison civile de Port-au-Prince où les conditions de détention sont mauvaises.
« La cellule dans laquelle les enfants sont incarcérés est sale, humide et dégage une odeur nauséabonde » déplore le RNDDH.
Selon les responsables du RNDDH les programmes de formation académique et professionnelle mis en place par certaines institutions au profit de ces enfants, sont suspendus.
Avant le séisme du 12 janvier, 214 enfants étaient incarcérés à la prison civile de Delmas, réservée aux mineurs en conflits avec la loi.
Par ailleurs, l'Institut du Bien-être Social et de Recherche (IBESR) a lancé la semaine de l'enfant en prélude à la célébration de la journée nationale de l'enfant ce dimanche 13 juin.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17835
« La cellule dans laquelle les enfants sont incarcérés est sale, humide et dégage une odeur nauséabonde » déplore le RNDDH.
Selon les responsables du RNDDH les programmes de formation académique et professionnelle mis en place par certaines institutions au profit de ces enfants, sont suspendus.
Avant le séisme du 12 janvier, 214 enfants étaient incarcérés à la prison civile de Delmas, réservée aux mineurs en conflits avec la loi.
Par ailleurs, l'Institut du Bien-être Social et de Recherche (IBESR) a lancé la semaine de l'enfant en prélude à la célébration de la journée nationale de l'enfant ce dimanche 13 juin.
EJ/Radio Métropole Haïti
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La banque Mondiale soutient l'éducation en Haiti
Le ministre des finances a procédé le jeudi 10 juin à la signature de 3 accords avec la banque mondiale. Ces accords d'un montant de 49 millions de dollars visent à subventionner la scolarisation de 150 mille enfants à l'école primaire et à venir en aide aux 3 départements les plus touchés par le séisme du 12 janvier.
Selon le spécialiste en éducation de la banque mondiale, Dominique Puthod, ces fonds permetront également de soutenir des projets de développement communautaires qui sont actuellement en cours d'exécution à travers tout le pays.
M Puthod, estime que la signature de ces accords, témoigne de l'engagement de la banque mondiale à soutenir le gouvernement haitien dans ses efforts.
Le responsable de la Banque Mondiale a précisé que, les décaissements devraient commencer dans les prochaines semaines et concerner un certain nombre de projets scolaires ou communautaires.
L' expert, en éducation de la banque mondiale, Dominique Puthod a fait remarquer que d'autres fonds vont être débloqués sous peu.
Les projets concernés par ces accords seront executés par l'état haitien sous la supervision de responsable de la Banque Mondiale.
EJ/Radio Métropole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17834
Selon le spécialiste en éducation de la banque mondiale, Dominique Puthod, ces fonds permetront également de soutenir des projets de développement communautaires qui sont actuellement en cours d'exécution à travers tout le pays.
M Puthod, estime que la signature de ces accords, témoigne de l'engagement de la banque mondiale à soutenir le gouvernement haitien dans ses efforts.
Le responsable de la Banque Mondiale a précisé que, les décaissements devraient commencer dans les prochaines semaines et concerner un certain nombre de projets scolaires ou communautaires.
L' expert, en éducation de la banque mondiale, Dominique Puthod a fait remarquer que d'autres fonds vont être débloqués sous peu.
Les projets concernés par ces accords seront executés par l'état haitien sous la supervision de responsable de la Banque Mondiale.
EJ/Radio Métropole.
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Coupe du monde, occasion de détente sous les tentes
5 mois après le violent séisme du 12 janvier, les résidents de la région métropolitaine, encore sous le choc, sont invités à prendre un peu de loisir. Le gouvernement haïtien, qui avait annoncé l'acquisition de tentes pour 5 millions de dollars, vient de faire état de l'obtention des droits de retransmission de la coupe du monde pour plus d'un million de dollars. Le secrétaire d'Etat aux sports, Evans Lescouflair, précise que les 140 villes haïtiennes seront dotées d'écrans géants et de génératrices afin de permettre à des millions de fans de suivre la coupe du monde d'Afrique du sud.
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) est également impliquée dans l'effort. Le directeur de communication de la mission onusienne espère que la coupe du monde permettra aux haïtiens de rétablir l'unité entre tous les secteurs.
Les autorités veulent faire de cette coupe du monde une thérapie collective. Une commission composée de représentants du ministère des sports, du Conseil National des Télécommunications (Conatel) et des directeurs de medias, est chargée de coordonner la diffusion des matches.
La compagnie de téléphonie mobile Digicel, principal sponsor du football haïtien, a investi 300 000 dollars pour la réalisation du programme. En bout de chaine, le gouvernement a décidé d'accorder 10% des recettes aux medias de Port-au-Prince et 20% aux medias de la province.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17832
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) est également impliquée dans l'effort. Le directeur de communication de la mission onusienne espère que la coupe du monde permettra aux haïtiens de rétablir l'unité entre tous les secteurs.
Les autorités veulent faire de cette coupe du monde une thérapie collective. Une commission composée de représentants du ministère des sports, du Conseil National des Télécommunications (Conatel) et des directeurs de medias, est chargée de coordonner la diffusion des matches.
La compagnie de téléphonie mobile Digicel, principal sponsor du football haïtien, a investi 300 000 dollars pour la réalisation du programme. En bout de chaine, le gouvernement a décidé d'accorder 10% des recettes aux medias de Port-au-Prince et 20% aux medias de la province.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17832
vendredi 11 juin 2010
HAITI A L’HEURE DU MONDIAL AFRIQUE DU SUD 2010
Ce titre ne dira pas grand chose aux amateurs de football. Pour la simple et bonne raison que ce pays de la Caraïbe ne fait pas partie de 32 nations élues. Certains iront même à penser que les haïtiens, cinq mois après le 12 janvier 2010, ont d’autres chats à écorcher que de faire partis de malheureux qui applaudissent des milliardaires qui s’amusent avec un ballon. Ce serait sans doute faire preuve de méchanceté que de définir d’une façon aussi médiocre, un évènement de cette portée. Cependant, dans le cas haïtien, ce sera un mois de liesse populaire, à travers ces matchs de coupe du monde qui sera vécue comme une véritable panacée pour les milliers d’habitants des camps de fortune. Haïti a participé à une phase finale de coupe du monde en 1974. Sa sélection a eu le mérite de finir avec une longue période d’invincibilité du grand gardien italien Dino Zoff. EN effet lors de sa première participation à une phase finale, l’avant centre haïtien Emmanuel Sanon, servi par une passe magistrale du talentueux Philippe Vorbe marqua un but anthologique contre la sélection italienne. Ce but permis à Haïti de mener un zéro en deuxième période. Malgré la défaite contre l’Italie et les deux défaites successives contre l’Argentine et la Pologne (un cinglant 7-0), les haïtiens continuent à vénérer le football et les footballeurs.
La coupe du Monde constitue avec le Carnaval de février les deux évènements incontournables de la société haïtienne. Cette année les rues de Port-au-Prince convertie en tas de décombre et amas de cadavres ont montré au monde un spectacle loin d’être comparable à celui du Carnaval.
Donc le coupe du monde est attendue avec une ferveur qui transformera la vie dans les camps de fortunes à des camps de pique nique ou les rivalités entre haïtiens-brésiliens et haïtiens-argentins se démontreront avec un zèle fou et inimaginable.
Déjà les rues et les quartiers sont décorés aux couleurs brésiliennes et argentines. Après chaque victoire, des milliers d’Haïtiens descendront dans les rues pour célébrer …
Pourtant Haïti fait partie de la zone CONCACAF. La sélection haïtienne a été éliminée en phase préliminaire dans un groupe constitué du HONDURAS, du Salvador et des Antilles Néerlandaises. Les Lauréats de cette zone sont donc Les USA, Le Mexique et el Honduras. Pourtant très peu d’haïtiens supporteront par affinité géographique.
Nous, sur Haïti Recto Verso nous serons particulièrement attentifs aux résultats de l’équipe de France, la sélection la plus mal aimée de cette coupe du monde. Et ce, grâce à la fédération française de football qui a maintenu en poste le sélectionneur national, malgré de piètres performances réalisées lors de la coupe d’Europe 2008. Le sélectionneur national avait justifié ses mauvais résultats argumentant qu’il préparait la coupe du monde 2010. Et après deux ans, les bleus ne seront prêts que ce soir lors du premier match.
Donc vive le football, vive le continent africain !
La coupe du Monde constitue avec le Carnaval de février les deux évènements incontournables de la société haïtienne. Cette année les rues de Port-au-Prince convertie en tas de décombre et amas de cadavres ont montré au monde un spectacle loin d’être comparable à celui du Carnaval.
Donc le coupe du monde est attendue avec une ferveur qui transformera la vie dans les camps de fortunes à des camps de pique nique ou les rivalités entre haïtiens-brésiliens et haïtiens-argentins se démontreront avec un zèle fou et inimaginable.
Déjà les rues et les quartiers sont décorés aux couleurs brésiliennes et argentines. Après chaque victoire, des milliers d’Haïtiens descendront dans les rues pour célébrer …
Pourtant Haïti fait partie de la zone CONCACAF. La sélection haïtienne a été éliminée en phase préliminaire dans un groupe constitué du HONDURAS, du Salvador et des Antilles Néerlandaises. Les Lauréats de cette zone sont donc Les USA, Le Mexique et el Honduras. Pourtant très peu d’haïtiens supporteront par affinité géographique.
Nous, sur Haïti Recto Verso nous serons particulièrement attentifs aux résultats de l’équipe de France, la sélection la plus mal aimée de cette coupe du monde. Et ce, grâce à la fédération française de football qui a maintenu en poste le sélectionneur national, malgré de piètres performances réalisées lors de la coupe d’Europe 2008. Le sélectionneur national avait justifié ses mauvais résultats argumentant qu’il préparait la coupe du monde 2010. Et après deux ans, les bleus ne seront prêts que ce soir lors du premier match.
Donc vive le football, vive le continent africain !
Adra distribue gratuitement plusieurs milliers de maisons aux sans abris
Dans plusieurs quartiers de Carrefour, notamment Thor et Diquini, des équipes de la Adventist Development and Relief Agency (Adra) s'évertuent à construire des habitats transitoires pour les sans abris. Ces maisons en bois avec une toiture métallique ont une durée de vie variant entre 3 à 5 ans. Chaque unité de 18 mètres carrées avec toilette et galerie peut accommoder une famille de 5 personnes.
Le directeur général de Adra Haïti, Fritz Buisereth, préoccupé par la saison cyclonique met les bouchées double dans ce projet de construction d'habitats transitoires. Adra se propose de construire 5 000 habitats pour les sans abris à Carrefour. La priorité est accordé aux sans abris regroupés dans le camp d'hébergement du campus de l'Université Adventiste à Diquini.
M. Buissereth se réjouit du dynamisme des employés et contractuels du département préparation et réponse aux désastres de Adra. Dans le cadre du programme, financé par l'Usaid à hauteur 5 millions de dollars, plus de 1 000 individus ont été déjà recrutés. Outre une meilleure protection contre les intempéries pour les sans abris, le projet permet de générer des ressources pour plusieurs centaines de charpentiers et techniciens du bâtiment.
Interrogé sur la stratégie de construction d'abris transitoires sur les sites des immeubles détruits, M. Buissereth a soutenu que Adra est dans l'attente de la publication du plan de reconstruction par les autorités haïtiennes.
Lorsque le gouvernement aura identifié les sites pour la construction de village, Adra s'impliquera dans la construction de maisons permanentes promet M. Buissereth.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17829
Le directeur général de Adra Haïti, Fritz Buisereth, préoccupé par la saison cyclonique met les bouchées double dans ce projet de construction d'habitats transitoires. Adra se propose de construire 5 000 habitats pour les sans abris à Carrefour. La priorité est accordé aux sans abris regroupés dans le camp d'hébergement du campus de l'Université Adventiste à Diquini.
M. Buissereth se réjouit du dynamisme des employés et contractuels du département préparation et réponse aux désastres de Adra. Dans le cadre du programme, financé par l'Usaid à hauteur 5 millions de dollars, plus de 1 000 individus ont été déjà recrutés. Outre une meilleure protection contre les intempéries pour les sans abris, le projet permet de générer des ressources pour plusieurs centaines de charpentiers et techniciens du bâtiment.
Interrogé sur la stratégie de construction d'abris transitoires sur les sites des immeubles détruits, M. Buissereth a soutenu que Adra est dans l'attente de la publication du plan de reconstruction par les autorités haïtiennes.
Lorsque le gouvernement aura identifié les sites pour la construction de village, Adra s'impliquera dans la construction de maisons permanentes promet M. Buissereth.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17829
Youri Latortue favorable au départ des membres du CEP
Le sénateur de l'Artibonite, Youri Latortue se prononce contre le maintien de l'actuel Conseil Electoral Provisoire.
Selon Monsieur Latortue, cette institution électorale n'est pas en mesure d'organiser les prochaines élections puisqu'elle est éclaboussée par de nombreux scandales. Il estime que le CEP n'est plus crédible.
Le sénateur Latortue prône le dialogue pour la mise en place d'un nouvel organisme électoral devant bénéficier de l'appui de tous les secteurs afin d' être capable d' organiser les prochaines élections.
Par ailleurs, le sénateur de l'Artibonite Youri Latortue conditionne la reprise des activités au Sénat de la République au départ du président de ce corps, Kelly Bastien.
Il reproche au numéro 1 du grand corps d'avoir violé les principes régissant le fonctionnement de l'institution.
L'élu de l'Artibonite souligne que des consultations sont actuellement en cours entre le groupe des sept sénateurs et d'autres pairs conscrits en vue de la formation d'un nouveau bureau capable de faire fonctionner le grands corps de manière impartiale.
Le Senat de la République est dysfonctionnel depuis plusieurs semaines, le groupe minoritaire entend protester contre certaines de ses décisions, dont le vote de la loi prolongeant le mandat du Président Préval .
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17831
Selon Monsieur Latortue, cette institution électorale n'est pas en mesure d'organiser les prochaines élections puisqu'elle est éclaboussée par de nombreux scandales. Il estime que le CEP n'est plus crédible.
Le sénateur Latortue prône le dialogue pour la mise en place d'un nouvel organisme électoral devant bénéficier de l'appui de tous les secteurs afin d' être capable d' organiser les prochaines élections.
Par ailleurs, le sénateur de l'Artibonite Youri Latortue conditionne la reprise des activités au Sénat de la République au départ du président de ce corps, Kelly Bastien.
Il reproche au numéro 1 du grand corps d'avoir violé les principes régissant le fonctionnement de l'institution.
L'élu de l'Artibonite souligne que des consultations sont actuellement en cours entre le groupe des sept sénateurs et d'autres pairs conscrits en vue de la formation d'un nouveau bureau capable de faire fonctionner le grands corps de manière impartiale.
Le Senat de la République est dysfonctionnel depuis plusieurs semaines, le groupe minoritaire entend protester contre certaines de ses décisions, dont le vote de la loi prolongeant le mandat du Président Préval .
EJ/Radio Métropole Haïti
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Des gangs terrorisent la population d'Anse à Pitres
Les résidents de Anse-a-Pitres, à bout de souffle envisagent d'exprimer leur ras-le-bol par une manifestation.
Cette ville frontalière réputée pour son calme est l'otage d'un groupe de bandits. Un résident de la région, Choler Saint Louis, indique que les bandits estimés à une soixantaine, son reconnaissables à leur dread locks.
Ces 4 derniers mois ils ont imposé leur loi dans cette commune en perpétrant de nombreuses exactions. De nombreux cas de vol, d'enlèvement et d'agressions contre les femmes et les enfants ont été enregistrés. Pire ces criminels seraient impliqués dans des pratiques occultes puisqu'ils tuent des enfants afin d'extraire leur foie.
Ces bandits ne sont nullement inquiétés par les forces de l'ordre. Les policiers haïtiens font valoir qu'ils ne disposent pas de moyens logistiques pour freiner les actions de ces malfrats. En ce qui a trait aux casques bleus, ils n'ont jusqu'à présent pas pu interpeller un membre du gang.
Conscients de la faiblesse des forces de l'ordre, les criminels ne se contentent pas d'attaquer les résidences, ils placent des embuscades afin d'attaquer les autobus.
Plusieurs éminents citoyens d'Anse-a-Pitres lancent un SOS aux autorités gouvernementales pour qu'elles rétablissent l'ordre et le calme dans cette ville frontalière.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17830
Cette ville frontalière réputée pour son calme est l'otage d'un groupe de bandits. Un résident de la région, Choler Saint Louis, indique que les bandits estimés à une soixantaine, son reconnaissables à leur dread locks.
Ces 4 derniers mois ils ont imposé leur loi dans cette commune en perpétrant de nombreuses exactions. De nombreux cas de vol, d'enlèvement et d'agressions contre les femmes et les enfants ont été enregistrés. Pire ces criminels seraient impliqués dans des pratiques occultes puisqu'ils tuent des enfants afin d'extraire leur foie.
Ces bandits ne sont nullement inquiétés par les forces de l'ordre. Les policiers haïtiens font valoir qu'ils ne disposent pas de moyens logistiques pour freiner les actions de ces malfrats. En ce qui a trait aux casques bleus, ils n'ont jusqu'à présent pas pu interpeller un membre du gang.
Conscients de la faiblesse des forces de l'ordre, les criminels ne se contentent pas d'attaquer les résidences, ils placent des embuscades afin d'attaquer les autobus.
Plusieurs éminents citoyens d'Anse-a-Pitres lancent un SOS aux autorités gouvernementales pour qu'elles rétablissent l'ordre et le calme dans cette ville frontalière.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Les conseillers électoraux dans la ligne de mire des partis politiques
| Les acteurs politiques sont de plus en plus préoccupés par le processus électoral. En début de semaine le chef de la Minustah, Edmond Mulet, a révélé que le président Préval devrait dans les prochains jours publier l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ses comices. Si certaines formations politiques dont Rassemblé, Ucadde, Libération, Alternative et Fanmi Lavalas, réclament le départ du chef de l'Etat comme préalable à la tenu du scrutin la majorité des acteurs politiques sont plutôt préoccupés parla crédibilité des conseillers électoraux. De nombreux leaders politiques dont Myrlande Manigat ( RDNP), Himmler Rébu (GREH), Charles Henry Baker ( Respect), Youri Latortue (AAA) et Kelly Bastien ( Inité) sont favorables à un replâtrage ou un renvoi du CEP. Le président du sénat, Kelly Bastien, veut prendre en compte la méfiance des partis vis-à-vis des conseillers électoraux. Plaidant pour une modification du CEP actuel, le sénateur Bastien estime que les résultats des prochaines joutes doivent être légitimes et incontestables. De plus le sénateur Bastien préconise un dialogue entre l'exécutif et l'opposition afin d'aplanir les différends. De son coté le sénateur Latortue déclare que le dialogue doit entre les acteurs politiques doivent permettre la formation d'un nouveau CEP de consensus. Il soutient que le chef de l'Etat n'a pas de provision constitutionnelle pour décider seul sur la formule de formation d'un CEP Rappelant les scandales administratifs au sein de l'organisme électoral, le chef de file de AAA soutient que le CEP actuel n'a pas de mandat. A nouveau le CEP est sous les feux des critiques après les révélations du conseiller Enel Désir relatives à des cas de corruption. Il dénonce l'octroi d'un contrat à une firme haïtienne sans appel d'offre. Dans le même temps, plusieurs candidats ont organisé un sit-in devant le local du CEP afin de réclamer le départ des conseillers. LLM / Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17828 |
jeudi 10 juin 2010
La parole donnée
| Bernard Demers La Voix de l'Est |
Samedi je me suis évadé de Port-au-Prince pour passer une journée à la mer, loin du bruit et de la poussière de la ville, dans un lieu où on peut marcher sans courir le risque d'une agression. J'avais téléphoné la veille pour réserver une chambre et négocier son prix. Arrivé sur place, la réceptionniste respectait le prix, mais pas la chambre! Bref, j'ai payé une chambre ordinaire, crottes de souris comprises, au prix d'une chambre de luxe avec accès direct à la mer.
Lundi, je devais dire quelques mots lors d'une cérémonie inaugurale avec le ministre de l'Intérieur, la directrice de la protection civile, le vice-recteur de l'Université d'État, bref plein de gens sérieux. Ma secrétaire avait réservé pour moi une chambre à proximité, car la cérémonie allait se terminer après le coucher du soleil et que les consignes de sécurité font que nous ne devons pas rouler hors de la ville la nuit. À l'hôtel, surprise, on respectait la chambre, mais pas le prix! On me demandait environ 20% de plus (20% de plus de votre argent; je dirige un projet financé par la coopération canadienne).Depuis le séisme, beaucoup de fournisseurs ici augmentent leur profit. Les hôteliers suivent le mouvement, les chambres étant plus rares, car plusieurs hôtels se sont effondrés.
Et ces fournisseurs, pour avoir votre clientèle, n'hésitent pas à vous mentir. Une fois que vous êtes coincés, que vous ne pouvez plus changer d'avis, ils violent leur parole et vous demandent plus ou vous donnent moins.
Le phénomène est largement répandu aujourd'hui en Haïti. C'est sans doute ce qui explique que personne ne semble plus faire confiance à personne. À force de mensonges, de paroles et d'engagements non respectés, on a rompu le lien de confiance. Ici, on n'achète plus une maison; même signée devant un notaire la transaction peut être fausse et vous achetez en fait une maison qui n'appartient pas au vendeur. Alors, on n'investit plus, on ne croit plus, on ne s'associe plus.
Toute société se base sur les relations entre les groupes et entre les personnes. Et toute relation se fonde sur la confiance. Quand celle-ci est ébranlée, elle l'est pour toujours. Quoi que l'on fasse, si on a triché une fois, l'autre se méfiera au moins un peu à l'avenir.
Il nous arrive à tous de tricher. Mais il est essentiel que nous tenions parole. Quand on prend un engagement même celui d'écrire un texte pour le lendemain! on le respecte. Que ce soit comme parent, comme vendeur, comme gestionnaire, comme professionnel, le bon état de notre société dépend de chacun de nous et de notre volonté de respecter nos engagements. Quand un fraudeur comme Vincent Lacroix vole des épargnants, il ne fait pas que les voler; il détruit leur confiance et celle de milliers d'autres personnes qui planifient leur retraite. Il faut donc, pour compenser les ravages commis par un seul fraudeur, des milliers de personnes honnêtes. C'est vous, dans vos actions de tous les jours, qui faites que notre société existe, se tient et prospère. C'est la somme de vos consciences individuelles qui font que les titres de propriété, l'argent, le travail, la famille gardent leur sens et leur valeur. Sans vos consciences, sans votre respect de la parole donnée, rien n'est possible pour les humains.
Surtout, il faut que ceux et celles qui nous représentent respectent leur parole, suivent leur engagement. Nous avons tous le droit à l'erreur, nous avons tous des comportements privés qui peuvent être ridicules ou discutables. Mais nos particularités et nos faiblesses ne doivent pas porter sur la parole donnée. Car alors il ne s'agit plus seulement de mensonge ou de tricherie, il s'agit de la rupture du lien fondamental qui nous unit les uns aux autres: la confiance.
L'auteur, psychologue et ex-directeur général du cégep de Granby-Haute-Yamaska, a été candidat pour le PLC dans Shefford aux élections de 2008
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201006/10/01-4288640-la-parole-donnee.php
PREVIEW - Moloch Tropical : le réalisateur politique Raoul Peck récidive en beauté pour Arte
Par Première le 09/06/2010 à 19:32 Ce matin, nous étions conviés par Arte à la projection du film de Raoul Peck , Moloch Tropical . Diffusée le 10 septembre prochain sur la chaîne franco-allemande, cette fable satirico-politique a été intégralement tournée en huis clos du haut d'une citadelle à Haïti. Zinedine Soualem ( Bienvenue chez les Ch'tis , Paris ) y incarne un président déchu et pathétique aux cotés de Sonia Rolland ( Léa Parker ) en Première dame abandonnée.
Raoul Peck était Ministre de la Culture de la République d'Haïti de 1995 à 1997. Ces dernières années, il a réalisé pour la télévision des oeuvres foncièrement politiques et engagées, notamment L'Affaire Villemin et L'Ecole du pouvoir . Ce matin, mercredi 9 juin, le cinéaste nous présentait Moloch Tropical, ou le récit des dernières 24h d'un président à Haïti avant de perdre le pouvoir.
Cette fois, enrichi par son expérience de ministre, le réalisateur a pu "affronter le noyau du pouvoir et pas seulement les effets du pouvoir sur les gens". Le film co-produit par Arte tourne autour du personnage incarné par Zinedine Soualem, un président roi qui ne cesse de jurer, balançant des "enculés" à en-veux-tu-en-voilà, de "draguer" enfin plutôt harceler sexuellement ses employées, envoyer à la potence ses opposants malgré l'amitié, et repousser sa femme, une 1ère dame droite et charismatique interprétée par la splendide Sonia Rolland.
Le président Jean de Dieu est à la fois inspiré du réel, son comportement et son action politique sont comparables à ceux d'un très grand nombre de dirigeants, européens, américains ou africains, actuels ou passés. Ses collaborateurs, et collaboratrices surtout, suivent son chemin et se laissent eux aussi gagner par l'ivresse du pouvoir.
Alors que les échos de la ville racontent un soulèvement de la population, tous ne pensent qu'à la grande soirée de gala à venir où doivent être présentes stars américaines et françaises. Le huis-clos théàtral juché sur cette citadelle aux allures de tour d'ivoire donne au récit la dimension d'un conte universel, d'une fable grecque, burlesque et tragique.
Nous ne pouvons que saluer la prestation de Zinedine Soualem qui sombre peu à peu dans la folie mais aussi de tous ceux qui tombent avec lui, enfermés dans la forteresse, Mireille Metellus , Nicole Dogue , Gessica Geneus, Fardia Roc, Jimmy Jean-Louis (L'Haïtien de la série Heroes ), Marie-Ange Saint-Fleur ou encore Patrick Joseph.
Le choix de Zinedine Soualem pour interpréter un président Haïtien n'apparait pas naturel au premier abord. L'acteur lui-même avait refusé, trouvant préférable que ce rôle soit donné à un acteur noir. Raoul Peck défend ce choix en affirmant que sur l'île, de nombreuses élites sont d'origines Syro-libanaises. De plus, il ne voulait pas mettre en scène le règne d'un despote noir rappelant certains dictateurs africains, plutôt celui d'un président au sens général.
Car Moloch Tropical, c'est aussi et surtout une critique de la démocratie, dans ce qu'elle a de plus incontrôlable une fois les élections passées. Le film veut démontrer à quel point le pouvoir peut pervertir les élites. Raoul Peck affirme : "Ce n'est pas un film inventé, tous les moments ne sont pas si loufoques que ça, ils sont arrivés et arrivent encore".
Pendant le film, le public sourit, il lui arrive même de rire gràce à une bonne dose d'humour noir. De plus, la violence n'est en aucun cas sublimée, elle ne vient pas pour choquer mais pour témoigner avec une certaine distance.
Autre bon point, la France va enfin pouvoir découvrir un film accompli, pas seulement orienté sur un seul sujet social et politique et pas seulement comique, dans lequel 2 ou 3 acteurs blancs tiennent des rôles de second plan ou de figurants. Haïti est une terre frontière entre les Etats-Unis et la France, peut-être Moloch Tropical pourrait être une nouvelle pierre à l'édification d'un cinéma noir francophone, comme il en existe un depuis longtemps outre Atlantique.
Un bémol pourtant, malgré un budget et les moyens techniques et artistiques d'un film de cinéma, Moloch Tropical ne sera pas diffusé dans les salles françaises. Le film a toutefois été sélectionné dans plus de 25 festivals internationaux dont ceux de Toronto et Berlin . Les salles de cinéma de certains pays étrangers l'accueilleront bientôt.
Vous pourrez découvrir Moloch Tropical, vendredi 10 septembre 2010 à 20h40, sur Arte.
Hugo Frélicot
http://www.lepost.fr/article/2010/06/09/2106923_preview-moloch-tropical-le-realisateur-politique-raoul-peck-recidive-en-beaute-pour-arte.html
Raoul Peck était Ministre de la Culture de la République d'Haïti de 1995 à 1997. Ces dernières années, il a réalisé pour la télévision des oeuvres foncièrement politiques et engagées, notamment L'Affaire Villemin et L'Ecole du pouvoir . Ce matin, mercredi 9 juin, le cinéaste nous présentait Moloch Tropical, ou le récit des dernières 24h d'un président à Haïti avant de perdre le pouvoir.
Cette fois, enrichi par son expérience de ministre, le réalisateur a pu "affronter le noyau du pouvoir et pas seulement les effets du pouvoir sur les gens". Le film co-produit par Arte tourne autour du personnage incarné par Zinedine Soualem, un président roi qui ne cesse de jurer, balançant des "enculés" à en-veux-tu-en-voilà, de "draguer" enfin plutôt harceler sexuellement ses employées, envoyer à la potence ses opposants malgré l'amitié, et repousser sa femme, une 1ère dame droite et charismatique interprétée par la splendide Sonia Rolland.
Le président Jean de Dieu est à la fois inspiré du réel, son comportement et son action politique sont comparables à ceux d'un très grand nombre de dirigeants, européens, américains ou africains, actuels ou passés. Ses collaborateurs, et collaboratrices surtout, suivent son chemin et se laissent eux aussi gagner par l'ivresse du pouvoir.
Alors que les échos de la ville racontent un soulèvement de la population, tous ne pensent qu'à la grande soirée de gala à venir où doivent être présentes stars américaines et françaises. Le huis-clos théàtral juché sur cette citadelle aux allures de tour d'ivoire donne au récit la dimension d'un conte universel, d'une fable grecque, burlesque et tragique.
Nous ne pouvons que saluer la prestation de Zinedine Soualem qui sombre peu à peu dans la folie mais aussi de tous ceux qui tombent avec lui, enfermés dans la forteresse, Mireille Metellus , Nicole Dogue , Gessica Geneus, Fardia Roc, Jimmy Jean-Louis (L'Haïtien de la série Heroes ), Marie-Ange Saint-Fleur ou encore Patrick Joseph.
Le choix de Zinedine Soualem pour interpréter un président Haïtien n'apparait pas naturel au premier abord. L'acteur lui-même avait refusé, trouvant préférable que ce rôle soit donné à un acteur noir. Raoul Peck défend ce choix en affirmant que sur l'île, de nombreuses élites sont d'origines Syro-libanaises. De plus, il ne voulait pas mettre en scène le règne d'un despote noir rappelant certains dictateurs africains, plutôt celui d'un président au sens général.
Car Moloch Tropical, c'est aussi et surtout une critique de la démocratie, dans ce qu'elle a de plus incontrôlable une fois les élections passées. Le film veut démontrer à quel point le pouvoir peut pervertir les élites. Raoul Peck affirme : "Ce n'est pas un film inventé, tous les moments ne sont pas si loufoques que ça, ils sont arrivés et arrivent encore".
Pendant le film, le public sourit, il lui arrive même de rire gràce à une bonne dose d'humour noir. De plus, la violence n'est en aucun cas sublimée, elle ne vient pas pour choquer mais pour témoigner avec une certaine distance.
Autre bon point, la France va enfin pouvoir découvrir un film accompli, pas seulement orienté sur un seul sujet social et politique et pas seulement comique, dans lequel 2 ou 3 acteurs blancs tiennent des rôles de second plan ou de figurants. Haïti est une terre frontière entre les Etats-Unis et la France, peut-être Moloch Tropical pourrait être une nouvelle pierre à l'édification d'un cinéma noir francophone, comme il en existe un depuis longtemps outre Atlantique.
Un bémol pourtant, malgré un budget et les moyens techniques et artistiques d'un film de cinéma, Moloch Tropical ne sera pas diffusé dans les salles françaises. Le film a toutefois été sélectionné dans plus de 25 festivals internationaux dont ceux de Toronto et Berlin . Les salles de cinéma de certains pays étrangers l'accueilleront bientôt.
Vous pourrez découvrir Moloch Tropical, vendredi 10 septembre 2010 à 20h40, sur Arte.
Hugo Frélicot
http://www.lepost.fr/article/2010/06/09/2106923_preview-moloch-tropical-le-realisateur-politique-raoul-peck-recidive-en-beaute-pour-arte.html
mercredi 9 juin 2010
Médecine: 50 finissants haïtiens termineront leurs études en septembre
(SHERBROOKE) Avec 0,59 médecin pour 10 000 citoyens, Haïti a grandement besoin de ses futurs médecins. Avec la destruction de la faculté de médecine de l'Université de Quisqueya, en janvier dernier, les autorités craignaient d'énormes retards pour ses étudiants en médecine.
Les quelque 50 finissants pourront terminer leurs études en septembre, soit seulement trois mois plus tard que prévu, et ce, en partie grâce à l'Université de Sherbrooke.
Rappelons que la dernière mission en Haïti planifiée à la faculté de médecine et de sciences de la santé (FMSS) de l'UdeS visait à établir une collaboration avec l'Université de Quisqueya.
Pour le chef de cette mission et gynécologue obstétricien, Jean-Charles Pasquier, il y avait «urgence pédagogique». Haïti compte quatre facultés de médecine: trois d'entre elles ont été détruites lors du séisme du 12 janvier.
La FMSS a notamment donné son soutien au déroulement d'une session extraordinaire.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201006/07/01-4287604-medecine-50-finissants-haitiens-termineront-leurs-etudes-en-septembre.php
Les quelque 50 finissants pourront terminer leurs études en septembre, soit seulement trois mois plus tard que prévu, et ce, en partie grâce à l'Université de Sherbrooke.
Rappelons que la dernière mission en Haïti planifiée à la faculté de médecine et de sciences de la santé (FMSS) de l'UdeS visait à établir une collaboration avec l'Université de Quisqueya.
Pour le chef de cette mission et gynécologue obstétricien, Jean-Charles Pasquier, il y avait «urgence pédagogique». Haïti compte quatre facultés de médecine: trois d'entre elles ont été détruites lors du séisme du 12 janvier.
La FMSS a notamment donné son soutien au déroulement d'une session extraordinaire.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201006/07/01-4287604-medecine-50-finissants-haitiens-termineront-leurs-etudes-en-septembre.php
Hommage à des héros: «Partir, c'était les trahir...»
Le Soleil, Patrice Laroche, Jean-François Néron
Le Soleil
(Québec) L'agent Luc Vallée est l'un des cinq policiers récompensés, mardi, pour avoir participé à la mission pour le maintien de la paix en Haïti. À la suite du séisme dévastateur du 12 janvier, il avait la possibilité de rentrer au pays. Il a décidé de rester parce qu'une nouvelle mission l'attendait.
Une pièce commémorative des missions de paix internationales lui a été remise lors d'une cérémonie du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pour souligner des gestes exceptionnels posés par des policiers et de citoyens au cours de la dernière année.
Le 12 janvier à 16h54, M. Vallée se trouvait dans sa résidence de Jacmel, près de l'épicentre au sud-est de la capitale, Port-au-Prince. Il venait de terminer son quart de travail. Il agissait alors à titre de formateur de la police locale.
«Ça me fait chaud au coeur de recevoir cet honneur. Avec le séisme, c'est comme une double mention. J'en suis très fier. Là-bas, j'ai appris beaucoup professionnellement et sur le plan personnel aussi», conclut celui qui n'exclut pas de retourner en Haïti un jour.
Les quatre autres policiers de Québec présents lors du séisme qui ont été récompensés sont le sergent Jean-Mayar Chamard et les agents Gilles Hébert, Nicolas Gagnon et Martin Giguère.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201006/08/01-4288139-hommage-a-des-heros-partir-cetait-les-trahir.php
Le Soleil
(Québec) L'agent Luc Vallée est l'un des cinq policiers récompensés, mardi, pour avoir participé à la mission pour le maintien de la paix en Haïti. À la suite du séisme dévastateur du 12 janvier, il avait la possibilité de rentrer au pays. Il a décidé de rester parce qu'une nouvelle mission l'attendait.
Une pièce commémorative des missions de paix internationales lui a été remise lors d'une cérémonie du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pour souligner des gestes exceptionnels posés par des policiers et de citoyens au cours de la dernière année.
Le 12 janvier à 16h54, M. Vallée se trouvait dans sa résidence de Jacmel, près de l'épicentre au sud-est de la capitale, Port-au-Prince. Il venait de terminer son quart de travail. Il agissait alors à titre de formateur de la police locale.
«J'étais sur mon balcon en train de faire cuire mon poulet lorsque ça s'est mis à brasser. Je croyais que c'était un camion. Soudain, les tuiles du plafond ont commencé à tomber. Quand j'ai compris que c'était un tremblement de terre, je me suis mis sous un cadre de porte. Ça n'arrêtait pas et je me suis dit que je devais sortir. Ça brassait tellement que je suis tombé par terre et je me suis abrité sous une table. J'ai finalement réussi à sortir en rampant à quatre pattes.»
Une fois à l'extérieur, il a rapidement compris l'ampleur de la catastrophe. De victime du séisme, il allait devoir passer à coordonnateur des mesures d'urgence. «Je voyais des gens arriver en sang, d'autres nus. Ils me demandaient de les aider. Immédiatement, je me suis mis à aider comme je pouvais à gauche et à droite.»
Le choix de resterLe lendemain, il réalisait que sa mission amorcée le 21 juillet 2009 venait de prendre une tangente inattendue. «On m'a offert de rentrer à la maison, mais j'ai décidé de rester sur place à cause du nouveau défi qui m'attendait et parce que ma famille m'a permis de le faire. Ces gens attendaient quelque chose de moi. Si j'étais parti, ça aurait été un peu comme les trahir.»
L'agent Luc Vallée est donc demeuré sur place jusqu'à la fin de sa mission, prévue initialement en avril.«Ça me fait chaud au coeur de recevoir cet honneur. Avec le séisme, c'est comme une double mention. J'en suis très fier. Là-bas, j'ai appris beaucoup professionnellement et sur le plan personnel aussi», conclut celui qui n'exclut pas de retourner en Haïti un jour.
Les quatre autres policiers de Québec présents lors du séisme qui ont été récompensés sont le sergent Jean-Mayar Chamard et les agents Gilles Hébert, Nicolas Gagnon et Martin Giguère.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201006/08/01-4288139-hommage-a-des-heros-partir-cetait-les-trahir.php
Les joueurs de la LNH amassent 1 million $ pour Haïti
Publié le 09 juin 2010.
La Presse Canadienne.
L'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) et Vision Mondiale annoncent que plus de 1 million $ ont été recueillis dans le cadre du projet «Hockey pour Haïti» pour reconstruire un hôpital pour enfants gravement endommagé par le séisme du 12 janvier, en Haiti.
Dan Hamhuis, des Predators de Nashville, et l'ancien du Canadien Georges Laraque, qui est d'origine haïtienne, se sont joints ce mercredi à des représentants de l'AJLNH et de Vision Mondiale à l'occasion de la visite de l'Hôpital Grâce pour enfants de Port-au-Prince. L'Hôpital Grâce se consacre au traitement des enfants atteints de tuberculose, du VIH et d'autres maladies.
La collecte a commencé par un don de 100 000 $ versé par Objectifs et Rêves, fonds de l'AJLNH. La Ligue nationale (LNH) a également versé 100 000 $.
Grâce à des dons de particuliers ainsi qu'à toutes les recettes de l'actuelle vente aux enchères de chandails de hockey portés pendant les Jeux olympiques et de récentes enchères en ligne portant sur des objets-souvenirs uniques rattachés au hockey, le total des fonds recueillis au bénéfice de la reconstruction de l'hôpital a franchi la barre du 1 million $.
La Presse Canadienne.
L'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) et Vision Mondiale annoncent que plus de 1 million $ ont été recueillis dans le cadre du projet «Hockey pour Haïti» pour reconstruire un hôpital pour enfants gravement endommagé par le séisme du 12 janvier, en Haiti.
Dan Hamhuis, des Predators de Nashville, et l'ancien du Canadien Georges Laraque, qui est d'origine haïtienne, se sont joints ce mercredi à des représentants de l'AJLNH et de Vision Mondiale à l'occasion de la visite de l'Hôpital Grâce pour enfants de Port-au-Prince. L'Hôpital Grâce se consacre au traitement des enfants atteints de tuberculose, du VIH et d'autres maladies.
La collecte a commencé par un don de 100 000 $ versé par Objectifs et Rêves, fonds de l'AJLNH. La Ligue nationale (LNH) a également versé 100 000 $.
Grâce à des dons de particuliers ainsi qu'à toutes les recettes de l'actuelle vente aux enchères de chandails de hockey portés pendant les Jeux olympiques et de récentes enchères en ligne portant sur des objets-souvenirs uniques rattachés au hockey, le total des fonds recueillis au bénéfice de la reconstruction de l'hôpital a franchi la barre du 1 million $.
Lavalas attaque frontalement René Préval
Une tendance radicale d’une aile du parti de Jean-Bertrand Aristide incarnée par Dr Maryse Narcissse et René Civil qui ont joint leurs voix lundi pour le départ anticipé du chef de l’Etat et la remise à l’heure des pendules lundi 7 juin 2010, Radio Kiskeya
La représentante officielle de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, Dr Maryse Narcisse, et le chef d’OP René Civil ont demandé lundi au nom de Fanmi Lavalas la démission immédiate du Président René Préval et l’organisation d’élections anticipées en vue de la normalisation de la situation du pays.
S’exprimant lors d’une conférence de presse dans une salle de l’hôtel Le Plaza bondée de partisans enflammés, Mme Narcisse a aussi exigé le retour d’Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud, et le retrait des deux lois controversées récemment votées par le Parlement concernant la prorogation, pour 18 mois, de l’état d’urgence ainsi que le maintien au pouvoir du chef de l’Etat jusqu’au 14 mai 2011 si nécessaire.
La dirigeante Lavalas a estimé inacceptable qu’un Président ayant "échoué dans tous les domaines" puisse s’arroger le droit de revendiquer la prolongation de son mandat.
Le départ du Conseil électoral provisoire figure également sur la liste des exigences de Fanmi Lavalas qui, précise Dr Maryse Narcisse, est prêt à participer à des élections libres, honnêtes et démocratiques. Appelant la classe politique à respecter les règles du jeu et la population à se mobiliser pacifiquement contre le Président Préval, elle se dit étonnée de voir la communauté internationale apporter son soutien à la tenue des élections sous l’égide d’un "gouvernement corrompu et dépourvu de légitimité".
Tout en répétant à l’envi que Fanmi Lavalas demeure uni et n’est pas confronté à des dissensions internes, Maryse Narcisse n’a pu toutefois expliquer pourquoi de tous les membres du comité exécutif du parti d’Aristide elle s’est retrouvée seule à la table de conférence.
Pour sa part, René Civil, qui se trouvait dans l’assistance, a indiqué que la campagne antigouvernementale en cours doit déboucher coûte que coûte sur la démission du chef de l’Etat, la dissolution du Conseil électoral, le retour de l’ancien Président Lavalas et l’annulation des deux lois contestées.
Soulignons que la conférence de presse de Maryse Narcisse a été maintes fois interrompue par une assistance bruyante composée de membres d’organisations populaires qui tantôt applaudissaient l’oratrice tantôt exhibaient des photos d’Aristide.
René Préval, qui compte parmi ses alliés les plus fidèles plusieurs dirigeants Lavalas, est la cible privilégiée d’une mobilisation de l’opposition enclenchée depuis plusieurs semaines à travers des manifestations de rue en cascade. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6827
La représentante officielle de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, Dr Maryse Narcisse, et le chef d’OP René Civil ont demandé lundi au nom de Fanmi Lavalas la démission immédiate du Président René Préval et l’organisation d’élections anticipées en vue de la normalisation de la situation du pays.
S’exprimant lors d’une conférence de presse dans une salle de l’hôtel Le Plaza bondée de partisans enflammés, Mme Narcisse a aussi exigé le retour d’Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud, et le retrait des deux lois controversées récemment votées par le Parlement concernant la prorogation, pour 18 mois, de l’état d’urgence ainsi que le maintien au pouvoir du chef de l’Etat jusqu’au 14 mai 2011 si nécessaire.
La dirigeante Lavalas a estimé inacceptable qu’un Président ayant "échoué dans tous les domaines" puisse s’arroger le droit de revendiquer la prolongation de son mandat.
Le départ du Conseil électoral provisoire figure également sur la liste des exigences de Fanmi Lavalas qui, précise Dr Maryse Narcisse, est prêt à participer à des élections libres, honnêtes et démocratiques. Appelant la classe politique à respecter les règles du jeu et la population à se mobiliser pacifiquement contre le Président Préval, elle se dit étonnée de voir la communauté internationale apporter son soutien à la tenue des élections sous l’égide d’un "gouvernement corrompu et dépourvu de légitimité".
Tout en répétant à l’envi que Fanmi Lavalas demeure uni et n’est pas confronté à des dissensions internes, Maryse Narcisse n’a pu toutefois expliquer pourquoi de tous les membres du comité exécutif du parti d’Aristide elle s’est retrouvée seule à la table de conférence.
Pour sa part, René Civil, qui se trouvait dans l’assistance, a indiqué que la campagne antigouvernementale en cours doit déboucher coûte que coûte sur la démission du chef de l’Etat, la dissolution du Conseil électoral, le retour de l’ancien Président Lavalas et l’annulation des deux lois contestées.
Soulignons que la conférence de presse de Maryse Narcisse a été maintes fois interrompue par une assistance bruyante composée de membres d’organisations populaires qui tantôt applaudissaient l’oratrice tantôt exhibaient des photos d’Aristide.
René Préval, qui compte parmi ses alliés les plus fidèles plusieurs dirigeants Lavalas, est la cible privilégiée d’une mobilisation de l’opposition enclenchée depuis plusieurs semaines à travers des manifestations de rue en cascade. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6827
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