Le prix du riz, l’un des produits les plus consommés par les familles haïtiennes a enregistré une hausse de 8,6% en février par rapport à janvier 2008, a fait remarquer l’économiste Kesner Pharel.
L’Indice des Prix à la Consommation (IPC) calculé par l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (IHSI) est passé de 149, 0 à 151, 4 en février dernier, soit une variation mensuelle positive des prix des biens et services de 1,6% dans l’économie nationale. C’est le niveau le plus élevé atteint depuis le début de l’exercice fiscal en cours. Sur l’ensemble des 5 mois de cet exercice (octobre 2007 – février 2008), le taux d’inflation, calculé en rythme mensuel, a accusé une moyenne de 1,2 %.
La forte progression des prix en février est le résultat de l’inflation affichée par les fonctions de consommation : Alimentation, Boissons et Tabac (2,7%), Habillement, Tissus et Chaussures (1,3 %), Loyer du logement, Energie et Eau (0,5 %), Aménagement et Entretien du logement (0,8%) et Autres Biens et Services (0,5%).
Les plus faibles variations ont été enregistrées au niveau des fonctions de consommation telles que Transport, Loisirs, Spectacles, Enseignement et Culture (0,1%).Les experts de l’IHSI attribuent l’accroissement de la fonction Alimentation, Boissons et Tabac à la variation positive de tous les produits céréaliers ainsi que les viandes de bœufs et de porc 0, 5 et 0,8 %.
Le lait évaporé non sucré a connu une hausse mensuelle en février de 1,9%, le lait en poudre (1,7%), l’huile comestible (4,3%) et le pois sec (1,9%). Par rapport à février 2007, le prix du riz a enregistré, au cours du mois de février 2008, une hausse de 24%. L’IPC des produits fabriqués localement a cru à un rythme inférieur à celui des produits importés soit 1,4% pour le premier et 1,7 % pour le second. Calculé en rythme annuel le taux d’inflation en février 2008 a atteint le niveau de 11,9%, soutient M. Pharel rappelant qu’en janvier le taux d’inflation était de 11 % en janvier dernier. Les responsables économiques prévoient un taux moyen d’inflation de 9% pour l’exercice fiscal 2007- 2008. Les plus fortes tensions inflationnistes ont été enregistrées dans la zone Reste Ouest ( incluant les départements du Sud-est et de l’Ouest non compris l’aire métropolitaine de Port-au-Prince) avec 2,1 %.
La région Nord arrive en deuxième position avec 1,9 %. Les plus faibles tensions inflationnistes ont été notées dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince avec 1,4%.Kesner Pharel souligne que les tensions inflationnistes notées au cours des derniers mois devraient attirer l’attention des responsables de la Banque Centrale, dont le rôle principal est de stabiliser les prix dans l’économie. Il n’écarte pas la possibilité d’un certain resserrement de l’étau monétaire, à travers les bons BRH, pour éviter tout dérapage.
Le chroniqueur économique de Radio Métropole affirme toutefois qu’une remontée des taux sur les bons BRH conduirait à une réduction du volume de crédit octroyée par les banques commerciales et par voie de conséquence à une baisse des investissements privés dans l’économie.
Ceci pourrait avoir un impact négatif sur la croissance du produit intérieur brut qui devrait atteindre le niveau de 4 % cette année, selon les prévisions faites par les responsables économiques locaux.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13600
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 24 mars 2008
Rudolph Boulos annonce son retour au sénat
Le sénateur Rudolph Boulos ( Fusion) annonce son retour au grand corps ce lundi moins d’une semaine après sa démission suite à la présentation du rapport de la commission d’enquête sur la nationalité.
Rudolph Boulos se ravise et soutient qu’il entend conserver son poste afin de défendre les intérêts de ses mandants du Nord Est. " Les citoyens me demandent de continuer le travail et de considérer la résolution du sénat comme nulle", déclare M. Boulos rappelant qu’il bénéficie de l’immunité que lui confère sa fonction jusqu’en 2012.
Dans une lettre, datée du 19 mars adressée au président du sénat, le sénateur Boulos critique le rapport de la commission sur la nationalité et confirme sa décision de rester au grand corps. " Un retrait du sénat serait une trahison à l’égard de mes mandants du Nord Est", argue M. Boulos mettant l’accent sur l’inconstitutionnalité du rapport Latortue. Faisant mention de lynchage politique, Rudolph Boulos souligne que le sénat n’a pas compétence pour traiter du dossier de la nationalité. " Il s’agit d’une campagne de déstabilisation du sénat visant sa caducité ", insiste M. Boulos faisant valoir que le tribunal civil est la seule instance compétente pour se prononcer sur ce dossier.
Rudolph Boulos révèle avoir entrepris des consultations auprès de " ses bases " politiques du Nord Est dans la ville frontalière de Ouanaminthe d’où il a expédié une déclaration aux différents medias. " Il s’agit d’un complot du palais national et du sénat ", dit-il soulignant qu’il n’avait pas démissionné mais s’était retiré de la séance. La semaine dernière l’historien Georges Michel avait invité le sénateur Boulos a revenir sur sa décision et a faire valoir ses droits par devant le tribunal civil. L’historien Georges Michel avait indiqué que le sénateur Rudolph Boulos peut faire valoir sa nationalité haïtienne en se basant sur le code de droit privé international Bustamente.
Ce document signé par Haïti et les Etats-Unis permet de déterminer la nationalité d’une personne ayant acquis automatiquement plusieurs nationalités.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13601
Rudolph Boulos se ravise et soutient qu’il entend conserver son poste afin de défendre les intérêts de ses mandants du Nord Est. " Les citoyens me demandent de continuer le travail et de considérer la résolution du sénat comme nulle", déclare M. Boulos rappelant qu’il bénéficie de l’immunité que lui confère sa fonction jusqu’en 2012.
Dans une lettre, datée du 19 mars adressée au président du sénat, le sénateur Boulos critique le rapport de la commission sur la nationalité et confirme sa décision de rester au grand corps. " Un retrait du sénat serait une trahison à l’égard de mes mandants du Nord Est", argue M. Boulos mettant l’accent sur l’inconstitutionnalité du rapport Latortue. Faisant mention de lynchage politique, Rudolph Boulos souligne que le sénat n’a pas compétence pour traiter du dossier de la nationalité. " Il s’agit d’une campagne de déstabilisation du sénat visant sa caducité ", insiste M. Boulos faisant valoir que le tribunal civil est la seule instance compétente pour se prononcer sur ce dossier.
Rudolph Boulos révèle avoir entrepris des consultations auprès de " ses bases " politiques du Nord Est dans la ville frontalière de Ouanaminthe d’où il a expédié une déclaration aux différents medias. " Il s’agit d’un complot du palais national et du sénat ", dit-il soulignant qu’il n’avait pas démissionné mais s’était retiré de la séance. La semaine dernière l’historien Georges Michel avait invité le sénateur Boulos a revenir sur sa décision et a faire valoir ses droits par devant le tribunal civil. L’historien Georges Michel avait indiqué que le sénateur Rudolph Boulos peut faire valoir sa nationalité haïtienne en se basant sur le code de droit privé international Bustamente.
Ce document signé par Haïti et les Etats-Unis permet de déterminer la nationalité d’une personne ayant acquis automatiquement plusieurs nationalités.
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Réactions divergentes après l’annonce du retour du sénateur Boulos
Quelques jours après l’annonce du retour prochain de Rudolph Boulos au sénat des réactions diverses ont été enregistrées auprès des membres du grand corps et de certains partis politiques.
Le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoît, n’avait pas voulu faire trop de commentaires sur la décision de Rudolph Boulos de revenir au sénat. M. Benoît n’avait pas encore reçu la copie de la lettre adressée au président du sénat, mais soutient que son parti traite ce dossier avec calme.Au sénat, les prises de positions des sénateurs sont diamétralement opposées.
Le troisième sénateur du Nord Est, Rudolph Joasil, qui n’avait pas voté la résolution, affiche sa solidarité avec son collègue. Le sénateur Joasil appuie la décision de M. Boulos parce que dit-il le sénat ne s’était pas prononcé sur sa démission. " Il faut poursuivre l’enquête, le sénateur Boulos ne peut pas être destituer", dit-il révélant qu’il s’entretient régulièrement avec son collègue.
Selon Rudolph Joasil la démission de Boulos était un " retrait stratégique".Pour le sénateur Gabriel Fortuné, le retour de Rudolph Boulos facilitera la tache aux autorités judiciaires qui doivent mettre l’action publique en mouvement contre lui. " Il n’a jamais été un sénateur, c’est un usurpateur et un imposteur", lance le sénateur Fortuné qui invite le commissaire du gouvernement à faire appréhender M. Boulos pour qu’il comparaisse par devant ses juges.
De son coté, Dejean Bellizaire, ancien président du sénat et chef de file du MNP-28, veut calmer le jeu. M. Bellizaire est préoccupé par cette affaire qui peut causer plus de tort à la nation. " Le dossier est clos, les sénateurs concernés ( Boulos et Compère) n’ont pas intérêt à se lancer dans ce corridor, le sénat a tranché", ajoute t-il rappelant que la démission de M. Boulos était publique." Il n’a pas intérêt à continuer à se battre ", soutient M. Bellizaire rappelant que la double nationalité est interdite par la constitution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13602
Le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoît, n’avait pas voulu faire trop de commentaires sur la décision de Rudolph Boulos de revenir au sénat. M. Benoît n’avait pas encore reçu la copie de la lettre adressée au président du sénat, mais soutient que son parti traite ce dossier avec calme.Au sénat, les prises de positions des sénateurs sont diamétralement opposées.
Le troisième sénateur du Nord Est, Rudolph Joasil, qui n’avait pas voté la résolution, affiche sa solidarité avec son collègue. Le sénateur Joasil appuie la décision de M. Boulos parce que dit-il le sénat ne s’était pas prononcé sur sa démission. " Il faut poursuivre l’enquête, le sénateur Boulos ne peut pas être destituer", dit-il révélant qu’il s’entretient régulièrement avec son collègue.
Selon Rudolph Joasil la démission de Boulos était un " retrait stratégique".Pour le sénateur Gabriel Fortuné, le retour de Rudolph Boulos facilitera la tache aux autorités judiciaires qui doivent mettre l’action publique en mouvement contre lui. " Il n’a jamais été un sénateur, c’est un usurpateur et un imposteur", lance le sénateur Fortuné qui invite le commissaire du gouvernement à faire appréhender M. Boulos pour qu’il comparaisse par devant ses juges.
De son coté, Dejean Bellizaire, ancien président du sénat et chef de file du MNP-28, veut calmer le jeu. M. Bellizaire est préoccupé par cette affaire qui peut causer plus de tort à la nation. " Le dossier est clos, les sénateurs concernés ( Boulos et Compère) n’ont pas intérêt à se lancer dans ce corridor, le sénat a tranché", ajoute t-il rappelant que la démission de M. Boulos était publique." Il n’a pas intérêt à continuer à se battre ", soutient M. Bellizaire rappelant que la double nationalité est interdite par la constitution.
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Hédi Anabi annonce une modification du dispositif sécuritaire de la Minustah
Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Hédi Anabi, affirme que le mandat de la mission onusienne se déroule sur 4 axes principaux ; appui au renforcement de la Police, appui à la réforme du système judiciaire, appui à la réforme du système pénitentiaire et appui à la gestion et la sécurisation des frontières. Six mois après le début du mandat modifié, le chef de la mission onusienne rappelle qu’un déploiement de casques bleus a été effectué dans les 4 principaux postes frontaliers, Malpasse, Anse à Pitres, Belladeres et Ouanaminthe. " Nous oeuvrons en appui aux autorités haïtiennes afin de permettre aux fonctionnaires de travailler dans un environnement sécuritaire ", dit-il révélant qu’une flotte de 16 navires permettra prochainement de surveiller les cotes haïtiennes. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole M. Anabi a fait remarquer que des améliorations significatives au niveau sécuritaire ont été enregistrées dans le pays depuis janvier 2007. Toutefois il admet que le phénomène du kidnapping persiste ce qui selon lui prouve que le climat sécuritaire reste fragile. Faisant valoir que les statistiques prouvent une baisse du nombre de cas de kidnapping, Hédi Anabi, confirme que la Minustah œuvre afin de prévenir et de combattre les actes d’enlèvement. " En 2006 il y avait plus de 500 cas d’enlèvement et en 2007 le nombre a été ramené a 227", dit-il admettant qu’il y a eu une augmentation sensible en février 2008 ( 33 cas).
Répondant aux critiques sur la passivité de la mission onusienne face au phénomène du kidnapping, M. Anabi révèle que le dispositif sécuritaire visible a été modifié ce qui facilite des contrôles plus strictes. " Il est important que la population collabore avec les forces de l’ordre parce que les victimes sont séquestrées dans des quartiers", déclare M. Anabi rappelant que la Minustah œuvre en appui à la PNH. Au début du mois d’avril, le chef de la Minustah présentera au conseil de sécurité de l’ONU un rapport intérimaire sur l’action de la mission onusienne en Haïti. " Il faut consolider la stabilité qui émerge ",dit-il afin que le pays puisse s’attaquer à d’autres projets économiques. Interrogé sur le déplacement de groupes de criminels vers des villes de province, Hédi Anabi annonce que la Minustah planche sur des nouvelles dispositions afin de faire face à ce problème.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13603
Répondant aux critiques sur la passivité de la mission onusienne face au phénomène du kidnapping, M. Anabi révèle que le dispositif sécuritaire visible a été modifié ce qui facilite des contrôles plus strictes. " Il est important que la population collabore avec les forces de l’ordre parce que les victimes sont séquestrées dans des quartiers", déclare M. Anabi rappelant que la Minustah œuvre en appui à la PNH. Au début du mois d’avril, le chef de la Minustah présentera au conseil de sécurité de l’ONU un rapport intérimaire sur l’action de la mission onusienne en Haïti. " Il faut consolider la stabilité qui émerge ",dit-il afin que le pays puisse s’attaquer à d’autres projets économiques. Interrogé sur le déplacement de groupes de criminels vers des villes de province, Hédi Anabi annonce que la Minustah planche sur des nouvelles dispositions afin de faire face à ce problème.
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Nous publions une lettre ouverte de Rudolph Boulos au président du Sénat, Kelly BastienLe Sénateur démissionnaire du Nord-Est revient sur sa décision, dénonce la résolution du 18 mars l’excluant de l’assemblée sénatoriale et annonce son retour au Parlement
samedi 22 mars 2008,
Radio Kiskeya
SENAT DE LA REPUBLIQUE
Ouanaminthe, le 19 Mars 2008
Sénateur Kelly BASTIEN Président du Sénat de la République Palais Législatif
Monsieur le Président,
Suite à la résolution du Sénat de la République me demandant de confirmer par écrit ma démission en tant que Sénateur de la République, j’ai l’honneur de vous faire part de ma ferme décision de ne pas démissionner comme Sénateur de la République et de rester à mon poste.
Un retrait de ma part du Grand Corps serait une trahison vis-à-vis de mes mandants du Nord-Est et de la mission qu’ils m’ont confiée de les défendre et de représenter leurs intérêts au Sénat de la République.
Le rapport de la Commission présidée par le Sénateur Youri Latortue et les opinions qui y sont émises ne sont qu’un rapport et que des opinions qui n’engagent que leurs auteurs.
La résolution du Sénat en date du 18 mars 2008 qui a suivi le dépôt du rapport Latortue et les pressions de toute part exercées contre moi et certains de mes collègues durant et après la séance s’apparente à un lynchage politique digne de la période dictatoriale des régimes antérieurs. La constitution au nom de laquelle cette résolution aurait été votée l’interdit formellement. Je proteste donc solennellement contre la teneur et le vote de cette résolution. Je demande a tous mes confrères du Senat de se ressaisir pour ne pas être les outils d’une campagne de déstabilisation du Senat qui n’a d’autre but que d’arriver a sa caducité.
Je confirme encore pour vous que je suis Haïtien d’origine et que je n’ai jamais renoncé à ma nationalité acquise à la naissance. Seule la justice de mon pays peut décider du contraire. Vous n’êtes pas sans ignorer que la seule instance compétente pour se prononcer sur les questions de nationalité et d’état des personnes est le Tribunal de Première Instance et que le Sénat n’a aucune compétence pour trancher ce type de questions. Aucune entité ne peut se substituer à ce Tribunal dans l’exercice de ses attributions.
J’ai bien l’intention de saisir toutes les voies de droit pour défendre mes droits et ceux de mes mandants qui se trouvent actuellement bafoués de la manière la plus éhontée.
Recevez, Monsieur le Président, mes salutations en la Patrie.
Rudolph H. BOULOS Sénateur de la République Vice-président du Sénat
c.c. Mr. Victor Benoit, Président de la Fusion
N.B Si la lettre, dont copie a été envoyée à la rédaction de Radio Kiskeya, date de Ouanaminthe (Nord-Est d’Haïti), l’auteur se trouvait très probablement au moment de sa rédaction en République Dominicaine, selon des informations dignes de foi.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4840
Commentaires :
L’impression qui se dégage jusque là de cette affaire qui n’aboutira à trois fois rien, et qui ne sert qu’à dévier l’attention du public et des haïtiens en général sur les vrais problème de la nation.
Cette affaire durera des mois et des mois voire des années et on se réveillera encore à la veille de nouvelles élections présidentielles qui assureront le relais dans l’actualité des scandales. On oubliera de faire le bilan du gouvernement Preval/Alexis. Les haïtiens continueront à abandonner le pays sous le poids de l’insécurité, les cadres attirés par le Canada, la masse ouvrière paysanne ira se mettre elle-même les chaînes de l’esclavage moderne de l’autre côté de la frontière.
Cependant tout en reconnaissant l’apport éventuel de Boulos au niveau du sénat, nous devons aussi admettre qu’il ne s’était pas bien renseigné sur les prérogatives légales pouvant jouer en sa faveur.
La réflexion philosophique et la conceptualisation de la « politologie » en général et à l’haïtienne en particulier permettent de comprendre et d’évaluer le comportement de Monsieur Boulos face à la commission Sénatoriale.
Si ses partisans ont vu en sa démission une attitude honorable de vrai combattant dans le style reculer pour mieux sauter, d’autres pourront y reconnaître les conséquences d’une prise en charge médiocre.
Le Sénateur ne disposait d’aucun argument capable d’assurer sa défense devant la commission. Acculé il a démissionné sans se battre sans se défendre. A la dernière minute, intervint l’argumentaire de Monsieur Georges Michel qui semble avoir tout changé et redonné de l’espoir à Monsieur Boulos.
Quand ce dernier parle de la décision des bases lui interdisant de démissionner il veut nous montrer qu’il a choisi le sentier archaïque du populisme monnayé. Il sait comme le savent tous les haïtiens qu’il est très facile de rassembler des militants pour n’importe quelle cause en Haïti.
C’est une pratique antidémocratique à bannir en Haïti. Monsieur Boulos devrait nous montrer une attitude différente car jusqu’à présent nous avons en travers de la gorge le « MONTANAZO ».
L’actualité sera encore chaude et dominée par l’affaire Boulos…. A SUIVRE
dimanche 23 mars 2008
Non au Kidnapping !Pour exister et survivre, la Nation Haïtienne doit déclarer la guerre totale au kidnapping
Samedi 22 mars 2008
Soumis à AlterPresse par LUTTE NATIONALE CONTRE LE KIDNAPPING (LUNAK)
La société haïtienne est confrontée depuis quelques années à un phénomène d’insécurité qui mine les structures de l’Etat, détruit la vie et les biens des citoyens. Le banditisme et la criminalité à ciel ouvert spécialement le viol des femmes, fillettes et jeunes filles, ces violences- ont pris toutes les formes de l’insoutenable et ont culminé dans cette négation absolue de la personne représentée par la pratique du kidnapping qui frappe aveuglément les citoyens et citoyennes de toutes les couches sociales.
Le pays vit dans une incertitude juridique qui a produit une perte totale de confiance dans la loi. Des tribunaux de paix jusqu’à la Cour de Cassation de la République, les principes de droit les plus élémentaires sont foulés aux pieds faisant de l’impunité la règle.
Les citoyens que nous sommes sont désemparés par l’absence d’une politique et d’une stratégie résolues pour contrecarrer cette insécurité dévoreuse de vies et de biens. Les autorités du gouvernement, les forces de sécurité, essaient de trouver des justifications dans des comparaisons stériles avec des situations d’autres pays, ou, de prétendues baisses de la violence d’une période à l’autre, sans que les citoyens et citoyennes puissent identifier qui détient les clés de cette vanne de l’insécurité que l’on ouvre et ferme à volonté.
La détention préventive prolongée n’est en réalité que le résultat d’une administration judiciaire déficiente qui sert de prétexte pour libérer des criminels notoires sans aucune forme de procès.
Face à cette situation seul un sursaut et un engagement de toutes les forces vives et morales de la société peuvent arrêter cette vague de terreur qui n’en finit pas.
Nous interpellons solennellement tous les groupes, toutes les associations, à quelque secteur qu’ils appartiennent, pour qu’ils prennent avec un sérieux total cet appel que nous lançons en vue d’exiger de l’Exécutif une stratégie nationale et des mesures concrètes pour neutraliser ces formes de terrorisme.
QUE L’ANNÉE 2008 SOIT DÉCLARÉE CELLE DE LA MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE L’INSÉCURITÉ ET SON FER DE LANCE, LE KIDNAPPING !
LISTE DES ORGANISATIONS SIGNATAIRES :
1- Coordination Syndicale Haïtienne (CSH) 2- Centre de Recherche et de Formation Économique, Sociale pour le Développement (CRESFED). 3- Réseau National des Femmes Syndiquées (RENAFANM) / CSH 4- Initiative Société Civile ( I.S.C) 5- Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques ( CONHANE) 6- Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) 7- Mouvman Peyizan Patriyòt Ayisyen (MOPPH) / CSH 8- Syndicat des Travailleurs des Agences Maritimes / Initiative de la Société Civile de la 1e Circonscription de P-au-P (STAM / ISCCP). 9- Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANADIPP) 10- KAYFANM. 11- Centrale Autonome des Travailleurs Haïtiens (CATH) / CSH 12- Komite Tèt Ansam Ravin-n Monjois (KOTADRAM) 13- Droits et Démocratie 14- La Fondation Héritage pour Haïti / Transparency Int. 15- Haïti Solidarité Internationale (HSI) 16- Syndicat des Chauffeurs Coopérants Fédérés (SCCF) / CSH 17- Rasanbleman Sendika ti Plantè Ayisyien (RASPA) 18- FANM YO LA 19- Association Nationale pour l’Unité Haïtienne (ANUH) 20- Centre Pétion Bolivar ( CPB) 21- Fondation Culture Création ( FCC) 22- Association Haïtienne des Cinéastes ( AHC) 23- Groupe d’Appui à la Jeunesse du 3e Centenaire (GAJECS) 24- Fédération Nationale pour le Développement Communautaire (FONADEC) 25- Oxfanm-Québec Bureau Haïti 26- Recherche et Épanouissement Ëthico-Artistique des universitaires (RESEAU). 27- Rasanbleman Fanm Vanyan Bèlè (RAFAVAB) 28- Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) 29- Commission Citoyenne pour l’Application de la Justice (CCAJ) 30- Coalition Régionale des Jeunes du Nord et du Nord-Est (KOREGEN), Cap-Haïtien. 31- Mouvman Fanm Vanyan La Fortune (MFVL) 32- Association des Industriels Haïtiens (ADIH) 33 Organisation Paysanne pour le Développement Citadelle (O.P.D.M.C.) 34- Association des Jeunes pour le Développement du Plateau Central (A.J.D.P.C.) 35- Conseil Communautaire de Maïssade (C.C.M.) 36- Association des Jeunes du Développement Artibonite (A.J.D.A.) 37- Association Paysans Planteurs Artibonite (A.P.P.A) 38- Mouvement Jeunessse Haïtien Savanne Désolée (M.J.A.S.D.) 39- Association Solidarité de Développement Mache Cana (A.S.D.M.C.) 40- Conseil Communautaire Lascahobas (C.C.L.) 41- Association Paysans Marchand Dessalines (O.P.M.D.) 42- Association Combite Paysan Gros Morne Gonaïves (A.C.P.G.M.G.) 43- Association Culturelle pour l’Éducation de la Jeunesse Haïtienne (ACEJH) 44- Solidarité Haïtienne pour le Développement Rural ( SOHADER) 45- Organisation Populaire pour le Changement de Drouillard (OPDC) 46- Organisation Régionale de la Voix des Victimes ( COREVVIC) 47- Oganizasyion Tèt Kole La Fortune (O.T.K.L.) 48- Organisation pour le Développement Pichon ( O.P.D.M.PIC) 49- Organisation Génie de la Pêche Haïtienne (OGPH) 50- Organisation pour le Développement des Femmes de Mapou (O.D.F.M.) 51- Association des Jeunes pour Reconstruire Mapou 52- Conseil Communautaire (C.C.) 53- Asosyasyion Tèt Kole Peyzan Mapou (A.T.K.P.M) 54- Organisation Paysan Mapou Citadelle (O.P.D.M.C.) 55- Association pour la Défense des Intérêts de Moron (ADIM) 56- Combite des Agents pour la Sanitation d’Haïti (CASAH) 57- Commission Nationale Justice et Paix (JILAP) 58- Kolektif Fanm pou Devlopman (KOFADEV) 59- Association des Paysans pour le Développement de Gandou (A.P.O.G) 60- Organisation pour le Développement Communautaire de la Cité Castro 61- Mains d’Appui aux Enfants Défavorisés d’Haïti (MAPEDH) 62- Association des Jeunes Accros du Savoir (AJASA) 63- Groupe des Citoyens Concernés (GCC) 64- Syndicat National des Consommateurs Haïtiens (SYNACH) 65- Groupe de Recherche et d’Intervention en Éducation Alternatif (GRIEAL) 66- Mouvement des Femmes Haïtiennes pour l’Éducation et le Développement (MOUFHED).67- Konfederasyon Travayè Ayisyen (KOTA) / CSH 68- Unité Solidarité Citoyenne (USC), Péguy-ville 69- Organisation pour le Développement Catoyo (O. D.K.T.) 70- Association des Jeunes pour un Développement Décentralisé du Nord-Est (AJDD). 71- Association des Journalistes Haïtiens (AJH) 72- La Boîte à Musique Raoul Denis 73- Fondation Roger Gaillard (FORG) 74- Biblio-Service 75- COPART 76- Haïti Jazz Club 77- Université Quisqueya 78- Bibliothèque Justin Lherisson 79- L’Association Des Cerf-Volistes Haïtiens ( ACEH) 80- Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) 81- l’Association pour la Promotion de la Santé Intégrale de la Famille (APROSIFA). 82- Organisation des Jeunes pour l’avancement Thiotte (OJAT) 83- SOFA 84- Fondation Polprompt (FONPOL)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7057
Commentaires :
Cette dépêche semble intéressante non pas par le teneur du discours mais par le nombre d’entités signataires de ces engagements. Au-delà des discours de circonstances incapables de toucher les consciences on peut noter une velleïté d’implication de toute la société haïtienne contre ce phénomène qui a sapé les fondements de notre société. Depuis 2004 la société croupit sous la toute puissance machiavélique de ces malfrats déguisés souvent en militants de base de je ne sais quel groupuscule et bénéficie d’une mansuétude des autorités largement dépassées par l’ampleur du problème.
Justement parce que, pour nous mettre à la mode, nous nous évertuons à appliquer de ces recettes importées qui ne calent pas avec l’essence de nos peuple et la configuration des causes du kidnapping.
Nous voulons rester dans le politiquement correct quand nos politiciens sont incapable de correction et d’adaptation.
Nous connaissons le remède mais nous avons peur de l’appliquer. Même si nous souhaitons de tout cœur que quelqu’un d’autre l’applique ou le fasse appliquer à notre place.
Que se manifeste ne soit pas une déclaration de plus. Qu’il ait été conçu en même temps qu’un projet réalisable tenant compte des caractéristiques de notre société et la psychologie du délinquant haïtien.
DL 23/03/08
Soumis à AlterPresse par LUTTE NATIONALE CONTRE LE KIDNAPPING (LUNAK)
La société haïtienne est confrontée depuis quelques années à un phénomène d’insécurité qui mine les structures de l’Etat, détruit la vie et les biens des citoyens. Le banditisme et la criminalité à ciel ouvert spécialement le viol des femmes, fillettes et jeunes filles, ces violences- ont pris toutes les formes de l’insoutenable et ont culminé dans cette négation absolue de la personne représentée par la pratique du kidnapping qui frappe aveuglément les citoyens et citoyennes de toutes les couches sociales.
Le pays vit dans une incertitude juridique qui a produit une perte totale de confiance dans la loi. Des tribunaux de paix jusqu’à la Cour de Cassation de la République, les principes de droit les plus élémentaires sont foulés aux pieds faisant de l’impunité la règle.
Les citoyens que nous sommes sont désemparés par l’absence d’une politique et d’une stratégie résolues pour contrecarrer cette insécurité dévoreuse de vies et de biens. Les autorités du gouvernement, les forces de sécurité, essaient de trouver des justifications dans des comparaisons stériles avec des situations d’autres pays, ou, de prétendues baisses de la violence d’une période à l’autre, sans que les citoyens et citoyennes puissent identifier qui détient les clés de cette vanne de l’insécurité que l’on ouvre et ferme à volonté.
La détention préventive prolongée n’est en réalité que le résultat d’une administration judiciaire déficiente qui sert de prétexte pour libérer des criminels notoires sans aucune forme de procès.
Face à cette situation seul un sursaut et un engagement de toutes les forces vives et morales de la société peuvent arrêter cette vague de terreur qui n’en finit pas.
Nous interpellons solennellement tous les groupes, toutes les associations, à quelque secteur qu’ils appartiennent, pour qu’ils prennent avec un sérieux total cet appel que nous lançons en vue d’exiger de l’Exécutif une stratégie nationale et des mesures concrètes pour neutraliser ces formes de terrorisme.
QUE L’ANNÉE 2008 SOIT DÉCLARÉE CELLE DE LA MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE L’INSÉCURITÉ ET SON FER DE LANCE, LE KIDNAPPING !
LISTE DES ORGANISATIONS SIGNATAIRES :
1- Coordination Syndicale Haïtienne (CSH) 2- Centre de Recherche et de Formation Économique, Sociale pour le Développement (CRESFED). 3- Réseau National des Femmes Syndiquées (RENAFANM) / CSH 4- Initiative Société Civile ( I.S.C) 5- Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques ( CONHANE) 6- Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) 7- Mouvman Peyizan Patriyòt Ayisyen (MOPPH) / CSH 8- Syndicat des Travailleurs des Agences Maritimes / Initiative de la Société Civile de la 1e Circonscription de P-au-P (STAM / ISCCP). 9- Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANADIPP) 10- KAYFANM. 11- Centrale Autonome des Travailleurs Haïtiens (CATH) / CSH 12- Komite Tèt Ansam Ravin-n Monjois (KOTADRAM) 13- Droits et Démocratie 14- La Fondation Héritage pour Haïti / Transparency Int. 15- Haïti Solidarité Internationale (HSI) 16- Syndicat des Chauffeurs Coopérants Fédérés (SCCF) / CSH 17- Rasanbleman Sendika ti Plantè Ayisyien (RASPA) 18- FANM YO LA 19- Association Nationale pour l’Unité Haïtienne (ANUH) 20- Centre Pétion Bolivar ( CPB) 21- Fondation Culture Création ( FCC) 22- Association Haïtienne des Cinéastes ( AHC) 23- Groupe d’Appui à la Jeunesse du 3e Centenaire (GAJECS) 24- Fédération Nationale pour le Développement Communautaire (FONADEC) 25- Oxfanm-Québec Bureau Haïti 26- Recherche et Épanouissement Ëthico-Artistique des universitaires (RESEAU). 27- Rasanbleman Fanm Vanyan Bèlè (RAFAVAB) 28- Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) 29- Commission Citoyenne pour l’Application de la Justice (CCAJ) 30- Coalition Régionale des Jeunes du Nord et du Nord-Est (KOREGEN), Cap-Haïtien. 31- Mouvman Fanm Vanyan La Fortune (MFVL) 32- Association des Industriels Haïtiens (ADIH) 33 Organisation Paysanne pour le Développement Citadelle (O.P.D.M.C.) 34- Association des Jeunes pour le Développement du Plateau Central (A.J.D.P.C.) 35- Conseil Communautaire de Maïssade (C.C.M.) 36- Association des Jeunes du Développement Artibonite (A.J.D.A.) 37- Association Paysans Planteurs Artibonite (A.P.P.A) 38- Mouvement Jeunessse Haïtien Savanne Désolée (M.J.A.S.D.) 39- Association Solidarité de Développement Mache Cana (A.S.D.M.C.) 40- Conseil Communautaire Lascahobas (C.C.L.) 41- Association Paysans Marchand Dessalines (O.P.M.D.) 42- Association Combite Paysan Gros Morne Gonaïves (A.C.P.G.M.G.) 43- Association Culturelle pour l’Éducation de la Jeunesse Haïtienne (ACEJH) 44- Solidarité Haïtienne pour le Développement Rural ( SOHADER) 45- Organisation Populaire pour le Changement de Drouillard (OPDC) 46- Organisation Régionale de la Voix des Victimes ( COREVVIC) 47- Oganizasyion Tèt Kole La Fortune (O.T.K.L.) 48- Organisation pour le Développement Pichon ( O.P.D.M.PIC) 49- Organisation Génie de la Pêche Haïtienne (OGPH) 50- Organisation pour le Développement des Femmes de Mapou (O.D.F.M.) 51- Association des Jeunes pour Reconstruire Mapou 52- Conseil Communautaire (C.C.) 53- Asosyasyion Tèt Kole Peyzan Mapou (A.T.K.P.M) 54- Organisation Paysan Mapou Citadelle (O.P.D.M.C.) 55- Association pour la Défense des Intérêts de Moron (ADIM) 56- Combite des Agents pour la Sanitation d’Haïti (CASAH) 57- Commission Nationale Justice et Paix (JILAP) 58- Kolektif Fanm pou Devlopman (KOFADEV) 59- Association des Paysans pour le Développement de Gandou (A.P.O.G) 60- Organisation pour le Développement Communautaire de la Cité Castro 61- Mains d’Appui aux Enfants Défavorisés d’Haïti (MAPEDH) 62- Association des Jeunes Accros du Savoir (AJASA) 63- Groupe des Citoyens Concernés (GCC) 64- Syndicat National des Consommateurs Haïtiens (SYNACH) 65- Groupe de Recherche et d’Intervention en Éducation Alternatif (GRIEAL) 66- Mouvement des Femmes Haïtiennes pour l’Éducation et le Développement (MOUFHED).67- Konfederasyon Travayè Ayisyen (KOTA) / CSH 68- Unité Solidarité Citoyenne (USC), Péguy-ville 69- Organisation pour le Développement Catoyo (O. D.K.T.) 70- Association des Jeunes pour un Développement Décentralisé du Nord-Est (AJDD). 71- Association des Journalistes Haïtiens (AJH) 72- La Boîte à Musique Raoul Denis 73- Fondation Roger Gaillard (FORG) 74- Biblio-Service 75- COPART 76- Haïti Jazz Club 77- Université Quisqueya 78- Bibliothèque Justin Lherisson 79- L’Association Des Cerf-Volistes Haïtiens ( ACEH) 80- Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) 81- l’Association pour la Promotion de la Santé Intégrale de la Famille (APROSIFA). 82- Organisation des Jeunes pour l’avancement Thiotte (OJAT) 83- SOFA 84- Fondation Polprompt (FONPOL)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7057
Commentaires :
Cette dépêche semble intéressante non pas par le teneur du discours mais par le nombre d’entités signataires de ces engagements. Au-delà des discours de circonstances incapables de toucher les consciences on peut noter une velleïté d’implication de toute la société haïtienne contre ce phénomène qui a sapé les fondements de notre société. Depuis 2004 la société croupit sous la toute puissance machiavélique de ces malfrats déguisés souvent en militants de base de je ne sais quel groupuscule et bénéficie d’une mansuétude des autorités largement dépassées par l’ampleur du problème.
Justement parce que, pour nous mettre à la mode, nous nous évertuons à appliquer de ces recettes importées qui ne calent pas avec l’essence de nos peuple et la configuration des causes du kidnapping.
Nous voulons rester dans le politiquement correct quand nos politiciens sont incapable de correction et d’adaptation.
Nous connaissons le remède mais nous avons peur de l’appliquer. Même si nous souhaitons de tout cœur que quelqu’un d’autre l’applique ou le fasse appliquer à notre place.
Que se manifeste ne soit pas une déclaration de plus. Qu’il ait été conçu en même temps qu’un projet réalisable tenant compte des caractéristiques de notre société et la psychologie du délinquant haïtien.
DL 23/03/08
Me Claudy Gassant blâmé et menacé de sanction pouvant aller jusqu’à la révocation pour des « propos désobligeants » de sa part à l’endroit de ses supé
Le chef du Parquet de la capitale aurait « invectivé » ses supérieurs hiérarchiques au cours d’une réunion à l’Ambassade de France
samedi 22 mars 2008,
Radio Kiskeya
Le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, a été blâmé par le Ministère de la justice et de la sécurité publique pour des « propos désobligeants » qu’il aurait tenus à l’endroit de ses supérieurs hiérarchiques, lors d’une réunion à l’Ambassade de France le 17 mars dernier, a appris Radio Kiskeya de sources judiciaires.
Selon ces sources citant une lettre de blâme à Me Gassant en date du 19 mars 2008 signée du secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire, Daniel Jean, le Magistrat s’est vu reproché des « écarts accumulés » dans l’exercice de ses fonctions. De ce fait et en raison des derniers actes qui lui sont reprochés, le secrétaire d’Etat prévient que « tout écart administratif d’un commissaire du gouvernement est passible de sanction allant de simple rappel, blâme, mise en disponibilité sans solde à la révocation ».
Il est aussi rappelé au chef du Parquet près le Tribunal civil de Port-au-Prince que « les Commissaires du gouvernement, les chefs de Parquet et substituts sont égaux, sauf que les commissaires en chef sont, en plus, chargés de l’administration et de la distribution des dossiers au niveau de leur Parquet respectif et s’assurent du bon fonctionnement des greffes des tribunaux de 1ère instance et de Paix de leur juridiction propre.
De ce fait, un commissaire du gouvernement n’a aucun pouvoir disciplinaire sur les substituts, selon le décret du 22 août 1995 sur l’organisation du pouvoir judiciaire. Le même décret stipule que les commissaires du gouvernement sont de rang moindre par rapport au Directeur des Affaires Judiciaires (DAJ) du Ministère de la Justice à qui ils doivent toujours se rapporter avec révérence et déférence. Un commissaire du gouvernement vient en 5ème rang après le ministre, les secrétaires d’Etat, le directeur général, le directeur des affaires judiciaires, souligne la lettre de blâme auxquelles font référence les sources qui se sont confiées à Radio Kiskeya.
La même lettre précise que, dans toutes les rencontres où le commissaire du gouvernement n’officie pas à titre d’Officier de police judiciaire ou de Ministère public, il est astreint à la règle de la subordination hiérarchique et même à ces titres, il est contraint aux normes de réserve, de retenue et de tenue.
Sur la base de tous ces rappels, le secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire notifie au Commissaire du gouvernement qu’aucun écart ne restera impuni. A cette fin, la lettre de rappel est versée à son dossier personnel.
La réunion à l’Ambassade de France au cours de laquelle Me Claudy Gassant aurait eu des « propos désobligeants à l’endroit de ses supérieurs hiérarchiques » se déroulait autour de la coopération entre la France et Haïti dans le domaine judiciaire et concernait l’arrivée prochaine au pays d’un magistrat français chargé d’assurer le suivi de cette coopération.
Me Claudy Gassant s’est taillé la réputation d’être un intouchable en déclarant à maintes reprises ne relever que du Chef de l’Etat et en agissant dans divers dossiers apparemment sans l’aval de son supérieur hiérarchique immédiat, le Ministre de la justice. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4839
Dizon pa-m:
Se pa jodi-a non ke Mèt Gassant ap chaché ti rapel a lod sila-a. depi kek tan tout mou nap obsève ke misye monte sou you chwal ki trop pou li. Tankou you matador sipèb lap foure men li nan sa ki sanble kip a gade li.
Jiska prezan yo plis pale de derapaj misye ap fè ke aksyon efikas nan simaye bon jan jistis andedan peyi-a.
samedi 22 mars 2008,
Radio Kiskeya
Le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, a été blâmé par le Ministère de la justice et de la sécurité publique pour des « propos désobligeants » qu’il aurait tenus à l’endroit de ses supérieurs hiérarchiques, lors d’une réunion à l’Ambassade de France le 17 mars dernier, a appris Radio Kiskeya de sources judiciaires.
Selon ces sources citant une lettre de blâme à Me Gassant en date du 19 mars 2008 signée du secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire, Daniel Jean, le Magistrat s’est vu reproché des « écarts accumulés » dans l’exercice de ses fonctions. De ce fait et en raison des derniers actes qui lui sont reprochés, le secrétaire d’Etat prévient que « tout écart administratif d’un commissaire du gouvernement est passible de sanction allant de simple rappel, blâme, mise en disponibilité sans solde à la révocation ».
Il est aussi rappelé au chef du Parquet près le Tribunal civil de Port-au-Prince que « les Commissaires du gouvernement, les chefs de Parquet et substituts sont égaux, sauf que les commissaires en chef sont, en plus, chargés de l’administration et de la distribution des dossiers au niveau de leur Parquet respectif et s’assurent du bon fonctionnement des greffes des tribunaux de 1ère instance et de Paix de leur juridiction propre.
De ce fait, un commissaire du gouvernement n’a aucun pouvoir disciplinaire sur les substituts, selon le décret du 22 août 1995 sur l’organisation du pouvoir judiciaire. Le même décret stipule que les commissaires du gouvernement sont de rang moindre par rapport au Directeur des Affaires Judiciaires (DAJ) du Ministère de la Justice à qui ils doivent toujours se rapporter avec révérence et déférence. Un commissaire du gouvernement vient en 5ème rang après le ministre, les secrétaires d’Etat, le directeur général, le directeur des affaires judiciaires, souligne la lettre de blâme auxquelles font référence les sources qui se sont confiées à Radio Kiskeya.
La même lettre précise que, dans toutes les rencontres où le commissaire du gouvernement n’officie pas à titre d’Officier de police judiciaire ou de Ministère public, il est astreint à la règle de la subordination hiérarchique et même à ces titres, il est contraint aux normes de réserve, de retenue et de tenue.
Sur la base de tous ces rappels, le secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire notifie au Commissaire du gouvernement qu’aucun écart ne restera impuni. A cette fin, la lettre de rappel est versée à son dossier personnel.
La réunion à l’Ambassade de France au cours de laquelle Me Claudy Gassant aurait eu des « propos désobligeants à l’endroit de ses supérieurs hiérarchiques » se déroulait autour de la coopération entre la France et Haïti dans le domaine judiciaire et concernait l’arrivée prochaine au pays d’un magistrat français chargé d’assurer le suivi de cette coopération.
Me Claudy Gassant s’est taillé la réputation d’être un intouchable en déclarant à maintes reprises ne relever que du Chef de l’Etat et en agissant dans divers dossiers apparemment sans l’aval de son supérieur hiérarchique immédiat, le Ministre de la justice. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4839
Dizon pa-m:
Se pa jodi-a non ke Mèt Gassant ap chaché ti rapel a lod sila-a. depi kek tan tout mou nap obsève ke misye monte sou you chwal ki trop pou li. Tankou you matador sipèb lap foure men li nan sa ki sanble kip a gade li.
Jiska prezan yo plis pale de derapaj misye ap fè ke aksyon efikas nan simaye bon jan jistis andedan peyi-a.
Small Tables attack on Sundays
My name is barakaffe and I am a small table. I wanted to be a gambling table but I did not have enough vitamins and I did not grow too much.I am living in a special sitting room. Not one of those specially made for guests full of kitsch figures, expensive furniture covered by plastic, only to be showed to neighbors to give them envy.I respect this very much but I am allergic to bad taste, one of my faults, I imagine...specially living in a world full of bad taste.My sitting room is full of sculptures and art. The great pictures speak between them about their meanings, the sculptures spit bends at the air and a lovely piano supports a wall for a long time. A lot of books, video films and music...not much more...
But between all, the most important object I am. I am a very old a small table rescued from a great fire in the furniture shop. Probably provocated by the owner to receive the fire insurance’s money. When I was alive, again, my price descended and this woman, no rich, could buy me.
We were living together and I was very happy with her. She never gave me problems. She was living alone and in my opinion (and I am not a gossipy table!) she is a little odd. She is almost never at home, because she works too much but I was thinking she was not very happy.
Much daybreak I saw her crying curled up in her favorite armchair.I was helping her speaking about philosophy every morning and when she was cleaning with the vacuum cleaner I moved away my little legs in noble wood and I cleaned myself the little crumbs that were on me when she ate cookies (Danish cookies) watching some strange and old film in her video.
But one evening she invited home a special friend. He came from the other country of Europe and polar bears were hanging on his beautiful ears. His eyes had squared melancholy and his skin sang many dreams solidified by cold. Grey clouds were binded to the perfume gone from his neck.
A premonition’s storm was hasty between his hands and with the pretext of freezing wages of the nights they started a north - south dialogue full of "euros" that were evaporating and crushing fjords against new skins without frontiers.
A group of studs were swimming in the carpet’s color that protected a extinguished shirt like one day happened with the true penguins.
His hands woke up under that small dress. A new force from him raised the woman and sat down her on the man in that armchair making fire with the most beautiful midnight sun that combed from the new guest, which name hardly she could pronounce.
Lovely touches were tied to instinct fertilized with the loves’ shoes. They were playing in a sensual orchard scratched in their young bodies.The new man took off Sara´s dress and he put it on me!! I, of course, grunted a little because the "rag "didn’t allow me to see the exotic show.
I didn’t know that I had a voyeur’s soul...That beautiful man full of power raised the house’s owner and binding her to his arms and without stopping of kissing her, he lay her friend’s small body on the great table. It seemed that everything was hindering because with a sure gesture he took away a modern sculpture that crumbled itself on the floor.
I only could see his back arched against her. What is the matter with this man? And it seemed that it hurts her because sometimes were emigrating strange sounds. But there were not any show of violence. The opposite: she, very sweet, sit up kissing his nude chest and taking off the trousers.The different tones of pants patches the walls and the pictures were looking each other. A psychotic anxiety was ironing to itself and I didn’t understand any thing .
But I continued watching what was happening.I don’t know very much about human’s anatomies. Well... she usually walks nude at home after the bath and I know her little protuberances. But I didn’t know so many differences between human’s sex...
Well...when the man’s trousers fall down , she fondled the only cloth that was covering one part with which he seemed to be uncomfortable. Perhaps because it was growing too much or the cloth was too much tight.
Suddenly that piece of cloth disappeared and from it went out a special muscle that she caressed between her hands. Perhaps she made this to avoid this muscle to grow more, but I don’t know why this seemed to make more crazy the man.
While she caressed that strange appendix he tacked his hands on this woman’s chest. Sometimes he planted with his mouth kisses on the pink studs. She seemed so happy as I had never seen her before.
She was dominated for that intrusive who not even can speak our language and please...I don’t want to hear that it is not politically correct. I don’t have xenophobia... to be sincere I would hate him in the same way if he was so Spanish like flamenco or corruption.
Suddenly he had between his hands that special vegetable grown from him. He drove it to her body and taking from her a little sigh he sinked it in my friend. I thought he was assaulting her like a warrior full of anxiety with a frenetic dance for two more and more passionate. I was decided to take me out my head in marble and attack him with this but the "hi fi" stereo and the video didn’t allow me to make it.The carpet was not in his place with that earthquake, the sculpture climbed to the piano’s stool to see every detail of this show and I was full of jealousy.
Sometimes he stopped and kissed her changing his force for a new tenderness very strange. The sweat rebounded pearls on their oysters. My friend’s fragile body was shacked from that man’s force. Her erected bosom staggered and that seemed to make him more and more excited. I had the impression that something would finish soon because the sighs were more and more scandalous. To be sincere I felt shame for them. I thought that it was not moral.
Finally the end arrived with a strange convulsions in them. A furrow of peace walked in the room and they embrace each other saying something in other language... I regretted to have been so lazy to learn languages.
but something was very clear: both of them were happy. I never will understand humans.
From that day this man was almost always here. They were wasting their time looking each other with desire, with tenderness. ..Now we didn’t have discussions about art, we didn’t watch in the video a Australian film...now I should bear this beautiful man watching football and drinking beer.

Now I was not her special friend...Every night I had to endure this pursuit: for no reason he touches her, he took off her dress, he manage her to the bed...not necessary in this order.
Sometimes on tiptoe, I went to the bedroom to spy them in the daybreak. I was impressed by the great number of different contortions flying between them.I decided to eject him. He had to come back to his rich country full of lakes and wonderful countryside. I telephoned to the small tables syndicate. They told me that in my labor contract, I must be on duty from Mondays to Saturdays but on Sundays I was free.The war started.The young man usually went out to buy the newspaper on Sunday morning while my dear owner was preparing breakfast like a ordinary mistress forgetting that she was a intellectual. She was dedicated to him like our grandmothers made with their men.Well, when nobody can see me I moved one of my legs and I trip him up. When he slept in the coach, I prolonged my fingers to him and I ruffled his hair. Or I tickled him. Or I changed his channel in television. Or I pinched his buttocks. Or I was with him while he was having a shower. Or I was flying on his head...But he knew my strategy and gave me something that made me hysterical: He ignored me. I got desperate.
And I made my great mistake: one Sunday morning, in the daybreak, I was listening a great noise in the bedroom. I went to this room: they were making love again. She swaggered nude on him like a very sensual eel. He clasped her buttocks making sure the push helping her against all fragility. It was beautiful and I was only a small table. And she didn’t cry any more.He looked at me with his lovely eyes full of thaws and whispered to me:
-Hello Mrs Barakaffe...!
-Something changed: I started to love him also...in other way, of course. And I noticed that my role was in the sitting room in front of the television who was having for me beautiful wings and only for me he was inventing a new channel.
He tickled to me with his remote control which gave me to drink from him also and which was growing also if I touch it sweet, wet and full of mystery...Now we are engaged to marry soon in secret. We also are making noise in stereo and sometimes he licks me with his parabolic antenna and my marble’s fossils burst and fly in the room during a few seconds that should be a whole life.
Author: Sara Villegas
samedi 22 mars 2008
A qui faire confiance? à Léon Laleau ou à Dany Laferrière ?
« Une belle page de littérature pour un weekend de réflexion et de profondes intromissions pour ceux-là qui choisissent de ne pas faire des fêtes de pâques une occasion de exceller dans la débauche réjouissante et gratuite. La semaine sainte offre cette opportunité de s’éloigner de ces nouvelles qui dérangent et dépriment…Puisque les journalistes sont en vacances. Quel bonheur !
Haïti Recto Verso offre encore une fois aux amateurs d’actualités de deuxième main une belle page de littérature haïtienne. Sans rentrer dans le domaine de la critique littéraire (puisque nous n’en avons ni les compétences donc ni les prétentions) nous aimons relire ces réflexions qui parlent de nos grands hommes. De ces hommes dont le destin nous rappelle trop souvent que nous sommes passés à côté de quelque chose de grand. Nous avons raté le rêve que Dessalines et les autres avaient semé en créant cette République.
Quand l’histoire nous rappelle le destin d’un Anténor Firmin face à celui d’un Nord Alexis ; ou celui d’un Massillon Coicou devant ce même sombre-illustre personnage nous nous posons bien des questions et nous nous disons que nous portons en nous un gène et un germe que nous ne voulons pas déraciner. Ce germe qui nous transforme en véritables « kokobé »
Nous prenons un malin plaisir à couper les jambes de ceux-là qui ont fait la connaissance de la lumière pour nous guider et nous nous conformons à ramper comme de pitoyables bestioles…
Aujourd’hui, ils sont déguisés en citoyens d’un autre monde, ceux-là qui ont bénéficié de la sélection naturelle et qui sont encore capable d’acte de lumière pour échapper à la gangrène nationale et endémique vécue comme fatalité de convenance…Bonne lecture...DL pour HRV
Haïti Recto Verso offre encore une fois aux amateurs d’actualités de deuxième main une belle page de littérature haïtienne. Sans rentrer dans le domaine de la critique littéraire (puisque nous n’en avons ni les compétences donc ni les prétentions) nous aimons relire ces réflexions qui parlent de nos grands hommes. De ces hommes dont le destin nous rappelle trop souvent que nous sommes passés à côté de quelque chose de grand. Nous avons raté le rêve que Dessalines et les autres avaient semé en créant cette République.
Quand l’histoire nous rappelle le destin d’un Anténor Firmin face à celui d’un Nord Alexis ; ou celui d’un Massillon Coicou devant ce même sombre-illustre personnage nous nous posons bien des questions et nous nous disons que nous portons en nous un gène et un germe que nous ne voulons pas déraciner. Ce germe qui nous transforme en véritables « kokobé »
Nous prenons un malin plaisir à couper les jambes de ceux-là qui ont fait la connaissance de la lumière pour nous guider et nous nous conformons à ramper comme de pitoyables bestioles…
Aujourd’hui, ils sont déguisés en citoyens d’un autre monde, ceux-là qui ont bénéficié de la sélection naturelle et qui sont encore capable d’acte de lumière pour échapper à la gangrène nationale et endémique vécue comme fatalité de convenance…Bonne lecture...DL pour HRV
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A qui faire confiance ? à Léon Laleau ou à Dany Laferrière

Admis en classe de troisième secondaire à l'aube des années 70, un condisciple ami satisfait de ma réussite me donna en cadeau un roman bouleversant titré « Le Choc », publié pour la première fois en 1932 par l'éminent écrivain Léon Laleau. Point n'est besoin de faire savoir que je le lisais avec une attention soutenue, puisque ce roman tient en haleine n'importe qui, même ces Haïtiens qualifiés d'apatrides.
A qui faire confiance ? à Léon Laleau ou à Dany Laferrière

Admis en classe de troisième secondaire à l'aube des années 70, un condisciple ami satisfait de ma réussite me donna en cadeau un roman bouleversant titré « Le Choc », publié pour la première fois en 1932 par l'éminent écrivain Léon Laleau. Point n'est besoin de faire savoir que je le lisais avec une attention soutenue, puisque ce roman tient en haleine n'importe qui, même ces Haïtiens qualifiés d'apatrides.
Sur ce chef-d'oeuvre, l'excellent écrivain Pradel Pompilus et le frère Raphaël Berrou dans le deuxième tome de l'Histoire de la littérature haïtienne, publié en 1982, s'accordèrent pour écrire que « Le choc » a un double intérêt, mais dans une unité toute classique. C'est un roman d'amour et un roman de l'occupation, ont-ils ajouté. Selon les précisions même de l'auteur, ce fut une histoire vraie.
Déception et séparation
Après la lecture de ce roman émouvant et tragique, séduit par la construction de ses phrases, les idées dégagées dans ce roman que je considère comme un pan de notre triste histoire d'occupation, je ne voulais que lire les œuvres de cet homme si prestigieux et admirable, lesquelles œuvres m'étaient totalement introuvables, à cette époque. Par le truchement de leurs ouvrages, certains auteurs s'amusèrent à inviter les gens à lire « Apothéoses » de Léon Laleau comme un livre de référence. Le titre ronflant et sonore que porte cette œuvre m'éloigna d'elle, sans l'ombre d'un grand effort. A chaque fois que je me rappelais que le vocable apothéose est synonyme de bouquet, apogée, déification, triomphe, etc., je relisais patiemment « Le choc » afin de calmer l'envie d'une nouvelle promenade à travers les pensées généreuses de ce dramaturge né à la fin du XIX e siècle ou le 3 août 1892. Sa façon d'écrire me plaisait tellement que je pensais pouvoir l'imiter.
Déception et séparation
Après la lecture de ce roman émouvant et tragique, séduit par la construction de ses phrases, les idées dégagées dans ce roman que je considère comme un pan de notre triste histoire d'occupation, je ne voulais que lire les œuvres de cet homme si prestigieux et admirable, lesquelles œuvres m'étaient totalement introuvables, à cette époque. Par le truchement de leurs ouvrages, certains auteurs s'amusèrent à inviter les gens à lire « Apothéoses » de Léon Laleau comme un livre de référence. Le titre ronflant et sonore que porte cette œuvre m'éloigna d'elle, sans l'ombre d'un grand effort. A chaque fois que je me rappelais que le vocable apothéose est synonyme de bouquet, apogée, déification, triomphe, etc., je relisais patiemment « Le choc » afin de calmer l'envie d'une nouvelle promenade à travers les pensées généreuses de ce dramaturge né à la fin du XIX e siècle ou le 3 août 1892. Sa façon d'écrire me plaisait tellement que je pensais pouvoir l'imiter.
A l'école, Antoine Dupré, Juste Chanlatte, Pierre Faubert et tant d'autres se sont révélés jusqu'à maintenant plus fameux que le journaliste et poète Luc Grimard, le romancier Félix Courtois, le dramaturge Vergniaud Leconte et plus célèbres que ce génie répondant au nom de Laleau. C'est peut-être une concrétisation de cette pensée nietzschéenne :« Tout ce qui est grand se place très loin de la place publique et de la gloire ».
Il me fallait plus de trois décennies pour tenter de lire « Apothéoses », un essai dont des commentaires littéraires et discours de circonstances, etc., remplissent les deux cent huit pages. J'eusse lu peut-être « Apothéoses » comme « Le choc » avec la même passion, le même désir ardent, si je n'eusse pas lu avant « Le fondateur devant l'histoire » préfacé par M. Colbert Bonhomme et écrit par le grand St-Victor Jean-Baptiste. Una obra divina, diraient les Latino-Américains. J'abandonnai et « Apothéoses » et Laleau après la lecture du premier chapitre dédié à l'empereur sous un titre remarquable : « Je plaide pour l'empereur... »
Il me fallait plus de trois décennies pour tenter de lire « Apothéoses », un essai dont des commentaires littéraires et discours de circonstances, etc., remplissent les deux cent huit pages. J'eusse lu peut-être « Apothéoses » comme « Le choc » avec la même passion, le même désir ardent, si je n'eusse pas lu avant « Le fondateur devant l'histoire » préfacé par M. Colbert Bonhomme et écrit par le grand St-Victor Jean-Baptiste. Una obra divina, diraient les Latino-Américains. J'abandonnai et « Apothéoses » et Laleau après la lecture du premier chapitre dédié à l'empereur sous un titre remarquable : « Je plaide pour l'empereur... »
Mais malheureusement, la plaidoirie n'a pas eu lieu. Je n'ai jamais envisagé de remettre en question aucune des œuvres de cet infatigable intellectuel consommé qu'il fut (romancier, poète, dramaturge, journaliste, essayiste). Je m'attache pourtant à partager ce constat. Je croyais que le diplômé en droit intenterait un procès historique contre les assassins de l'empereur. Mais ce fut le contraire. C'était plutôt le diplomate qui intervint dans « Apothéoses », non pas avec cette rigueur, ce caractère ferme qu'il signa le 24 juillet 1934 de concert avec le représentant des Etats-Unis, l'accord qui mit fin à l'occupation d'Haïti par les troupes américaines et ce n'était pas non plus l'avocat qui protesta contre le traitement infligé aux Noirs par la minorité blanche de l'Afrique du Sud, à l'Organisation des Nations Unies (ONU) en 1950. Même si le distingué membre de la Société d'histoire, en l'occurrence Colbert Bonhomme, déclara en 1954 à travers la préface de « Le fondateur devant l'histoire » : « L'histoire impartiale a déjà jugé les meurtriers. Mais le jugement d'un homme avisé comme Laleau eût fait du bien à certains fils authentiques. Et il le savait. Depuis, j'avais cessé d'encourager ou d'inciter mes amis à lire et à relire Laleau. Quelques uns de mes camarades se moquaient de moi. Pour pallier cette cruelle déception, je dus relire les citations soulignées dans « Le fondateur devant l'histoire » et dans « L'homme d'airain » telles :
1. « Aussi, nous pouvons affirmer avec toute la force d'une conviction appuyée sur des données concrètes que le drame du 17 octobre 1806 a changé totalement l'orientation de la nation haïtienne ».
2. « La hiérarchie, la vraie, puisqu'elle était à base de courage et d'héroïsme qui s'établit au seuil de 1804, s'analysait non comme dans la société coloniale, d'après la naissance et la couleur de l'épiderme, mais en fonction des distinctions que confère le grade et en la proportion d'une certaine valeur morale et intellectuelle ».
3. « Ainsi, sous la pression de cet impératif psycho-politique, la classe des Affranchis fit cause commune avec les masses dans leurs revendications sociales ; mais en dépit de la sincérité des leaders qui préconisèrent et réalisèrent la grande entente, par le triomphe de Saint-Domingue, cette union deviendra fragile au contact des réalités sociales et économiques ».
4. « Dessalines domine l'histoire. Il a présidé l'union haïtienne, c'est-à-dire un miracle qui ne s'est jamais répété une minute unique de plénitude et d'orgueil.
4. « Dessalines domine l'histoire. Il a présidé l'union haïtienne, c'est-à-dire un miracle qui ne s'est jamais répété une minute unique de plénitude et d'orgueil.
Et tant d'autres puissantes, herculéennes citations pour ne pas dire Dessalinienne offertes par ces deux monuments susmentionnés ».

Réconciliation et Souvenirs
Neuf mois plus tard, la découverte d'une poésie de Léon Laleau à 2h 36 minutes du matin me plaça entre l'enclume et le marteau, en lisant « Le goût des jeunes filles » du célèbre romancier Dany Laferrière dans un silence prudent et attentif, lequel silence autoriserait une communion parfaite avec le divin, si vrai que je croyais entendre la voix plaintive et attrayante de mon Bas-Peu-de-Chose. Ce fut un choc nouveau. Ces vers simples, composés de couleurs fraîches et joviales gagnant facilement la sympathie des coeurs, permettent avec aisance une sorte de renouement.
Neuf mois plus tard, la découverte d'une poésie de Léon Laleau à 2h 36 minutes du matin me plaça entre l'enclume et le marteau, en lisant « Le goût des jeunes filles » du célèbre romancier Dany Laferrière dans un silence prudent et attentif, lequel silence autoriserait une communion parfaite avec le divin, si vrai que je croyais entendre la voix plaintive et attrayante de mon Bas-Peu-de-Chose. Ce fut un choc nouveau. Ces vers simples, composés de couleurs fraîches et joviales gagnant facilement la sympathie des coeurs, permettent avec aisance une sorte de renouement.
Ces vers, sincèrement, me rappellent toute une époque, toute une gamme de sentiments, tout un groupe de jeunes filles décentes, pudiques au cours des années 60 qui ornaient la Place Jérémie et dont l'aura déchagrinait les rues avoisinantes. Ils évoquaient en moi également toute une image et une poésie française : où sont les neiges d'antan ?
Cette poésie de Laleau à laquelle je me réfère est tirée d'un petit recueil, c'est-à-dire en termes de quantité, titré « Le Rayon des jupes »:
Leilah, portez-vous encor ce tour de cou
Dont vous mordiez parfois, en riant, les mailles,
Tandis que vos grands yeux rêvaient, lointains et doux
Et que mon coeur tremblait au bruit de vos médailles.
Bien des printemps depuis ont passé sur ce temps
Que le bonheur inscrit à ses profits et pertes.
Je lisais Paul de Kock. Vous aviez dix-sept ans,
Et l'amour confondait nos lèvres inexpertes.
Joie et confusion
Après avoir lu et relu religieusement à plusieurs reprises ces deux jolies strophes, je souriais tout en pensant à mes camarades qui me taquinaient lors de mon renoncement à la lecture des oeuvres de Laleau. Je lâchai en soupirant, que dirais-je à ces camarades, après l'incontestable rituel sacré du soleil à l'Orient. Je me rappelais immédiatement que l'un deux répète assez souvent qu'il faut apprendre à pardonner, mais il ne faut jamais oublier.
Etant donné que je me sentais de l'attrait pour ces deux strophes, lesquelles n'étanchèrent pas ma soif, je fermai le roman de Dany Laferrière en un clin d'oeil afin de me rendre à ma petite bibliothèque dans le noble but de retirer le deuxième et le troisième tomes de l'« Histoire de la littérature haïtienne illustrée par des textes pour savoir si cette poésie, si captivante contenait seulement deux strophes. Grande fut ma surprise, à la page 486 du deuxième tome de l'histoire de la littérature haïtienne écrit par le frère Raphaël Berrou et le docteur Pradel Pompilus, lorsque je lus que : « Le rayon des Jupes (1928) » est un groupe de treize poèmes inspirés par des femmes et écrits pour elles. Des femmes étrangères que le diplomate Léon Laleau a rencontrées dans divers pays et dont il a su gagner l'amitié ou l'amour surtout.
Après avoir lu et relu religieusement à plusieurs reprises ces deux jolies strophes, je souriais tout en pensant à mes camarades qui me taquinaient lors de mon renoncement à la lecture des oeuvres de Laleau. Je lâchai en soupirant, que dirais-je à ces camarades, après l'incontestable rituel sacré du soleil à l'Orient. Je me rappelais immédiatement que l'un deux répète assez souvent qu'il faut apprendre à pardonner, mais il ne faut jamais oublier.
Etant donné que je me sentais de l'attrait pour ces deux strophes, lesquelles n'étanchèrent pas ma soif, je fermai le roman de Dany Laferrière en un clin d'oeil afin de me rendre à ma petite bibliothèque dans le noble but de retirer le deuxième et le troisième tomes de l'« Histoire de la littérature haïtienne illustrée par des textes pour savoir si cette poésie, si captivante contenait seulement deux strophes. Grande fut ma surprise, à la page 486 du deuxième tome de l'histoire de la littérature haïtienne écrit par le frère Raphaël Berrou et le docteur Pradel Pompilus, lorsque je lus que : « Le rayon des Jupes (1928) » est un groupe de treize poèmes inspirés par des femmes et écrits pour elles. Des femmes étrangères que le diplomate Léon Laleau a rencontrées dans divers pays et dont il a su gagner l'amitié ou l'amour surtout.
Ces femmes s'appellent Leilah, Aline, Elsy, Hilda, Hortense, Berthe, Georgette, Rosemonde, Alize, etc. Selon ces deux auteurs cités plus haut, le poète rattache à chacune de ces femmes des souvenirs différents, mais aussi semblables. C'est ainsi qu'il demande à Leilah, l'écolière : Leilah portez-vous encor ce tour de cou, etc. Alors que à la page 133 du roman de Dany Laferrière « Le goût des jeunes filles (2005) », Choupette, l'une des personnages de ce bon roman, déclare : Je sais très peu de choses de ma grand-mère, à part que le poète Léon Laleau l'a chantée dans un mince recueil « Le rayon des Jupes » que j'ai déniché dans l'armoire, entre les draps blancs maculés de grandes tâches jaunes et qui a sans doute appartenu à Lala (c'est ainsi que tout le monde appelait ma grand-mère Leilah).
Leilah, portez-vous encor ce tour de cou...
A qui faire confiance? à Léon Laleau ou à Dany Laferrière ?
A personne, uniquement au texte. Pas même aux essayistes. D'ailleurs à mon simple et modeste avis, la première strophe fut dédiée à une haïtienne quinteuse et lunatique de la classe moyenne dont certaines notions du savoir-vivre lui furent totalement mystérieuses et étrangères.
Les habitudes ou moeurs que peignaient Laleau en 1920 insistent et se manifestent encore tant à travers les jeunes filles qu'à travers certaines dames adultes du pays. En outre, si la première phrase de la première strophe, bien entendu, ne traduit une sorte de métaphore, le poète effectua alors un mélange de mauvais aloi ou il effaça tout simplement à sa manière les différences. Le poète mit dans le même sac le tour de cou et la chaîne. Il existe, car il y a une grande différence entre les deux. Le premier d'ordinaire se révèle plus court que la deuxième. D'où personne ne saurait porter un tour de cou bien arrangé à son cou, à ses lèvres à la fois. Ce fut l'impact ou le rayon de la jupe de Leilah qui le fit peut-être perdre la raison.Tandis que la deuxième strophe peut être attribuée à n'importe quelle étrangère ou haïtienne et pourrait également compléter d'autres poésies du même genre.
Quant à Pompilus et à Berrou, je n'ai aucun reproche à leur adresser. Ils ont reproduit exactement le fruit de leur recherche, même si ils ont omis de présenter la bibliographie à la fin des deux premiers tomes de cette oeuvre si importante et volumineuse. Et pour une fois, Choupette n'a pas laissé à Marie Erna d'éclater en sanglots et à d'autres, elle a fourni une information historique et précieuse sans le savoir.
Antoine Jeudy
Port-au-Prince 18 mars 2008
vendredi 21 mars 2008
Il était une foire à Belladère
La troisième (3e) édition de la foire binationale écotouristique et de production qui s'est déroulée à Belladère (Département du Centre), du 1er au 16 mars, fut un événement colossal, étourdissant, avec tous les pièges que cela suppose, des ratés et des approximations comme la sonorisation calamiteuse du spectacle inaugural, l'inachèvement du bétonnage de la rue principale, qui a fait de la poussière une donnée envahissante et déplaisante. 
Les pièces haïtiennes les unes plus originales que les autres ont dominé l'exposition (Photo: François Louis)
Malheureusement, les conférences aussi intéressantes fussent-elles n'ont pas attiré la même foule que les manifestations festives et culturelles qui se tenaient tous les soirs de 6 heures à 11 heures, et même au-delà à l'amphithéâtre Dumarsais Estimé. Entre 5 et 8,000 personnes étaient régulièrement présentes pour assister aux prestations d'artistes et de groupes haïtiens et dominicains (danse, théâtre, musique) avec des records d'affluence pour les soirées des 8 et 9 mars animées respectivement par l'Orchestre Tropicana d'Haïti et Racine Mapou de Azor, entre autres.

Les pièces haïtiennes les unes plus originales que les autres ont dominé l'exposition (Photo: François Louis)
Plusieurs pavillons, dont certains réservés aux Dominicains, sont restés vides. Cependant, des dizaines de milliers de visiteurs ont parcouru le site spacieux mis à la disposition des organisateurs par le ministère de l'Agriculture et aménagé par des techniciens du ministère de la Planification.
Quotidiennement, une dizaine d'autobus provenant de la République dominicaine ont déversé des écoliers et des étudiants qui, à côté des jeunes de Belladère, de Lascahobas, de Savanette et d'autres localités haïtiennes, ont assisté, à l'auditorium Pedro Mir-Jacques Roumain, aux nombreuses conférences présentées par des spécialistes des deux côtés de la frontière : économistes, agronomes, écologistes, historiens, statisticiens, fonctionnaires, élus, etc.
Les principaux axes thématiques étaient : les relations haïtiano-dominicaines, la gestion de l'environnement, plus particulièrement des bassins versants et la promotion de l'écotourisme. 
Sans entrer maintenant dans les détails, nous pouvons dire que ces présentations, pour la plupart de très haut niveau, ont véhiculé des informations et des connaissances d'un immense intérêt : sur les 30 bassins versants que compte la République d'Haïti 25 sont totalement dégradés ; dans le marché formel, la République dominicaine a exporté en 2007 pour plus de 155 millions de dollars de produits divers en Haïti alors qu'Haïti n'a exporté vers la république voisine que pour 11 millions ; l'écotourisme est un instrument efficace pour le développement durable des deux pays.

Sans entrer maintenant dans les détails, nous pouvons dire que ces présentations, pour la plupart de très haut niveau, ont véhiculé des informations et des connaissances d'un immense intérêt : sur les 30 bassins versants que compte la République d'Haïti 25 sont totalement dégradés ; dans le marché formel, la République dominicaine a exporté en 2007 pour plus de 155 millions de dollars de produits divers en Haïti alors qu'Haïti n'a exporté vers la république voisine que pour 11 millions ; l'écotourisme est un instrument efficace pour le développement durable des deux pays.
Les pièces haïtiennes les unes plus originales que les autres (Photo: François Louis)
Malheureusement, les conférences aussi intéressantes fussent-elles n'ont pas attiré la même foule que les manifestations festives et culturelles qui se tenaient tous les soirs de 6 heures à 11 heures, et même au-delà à l'amphithéâtre Dumarsais Estimé. Entre 5 et 8,000 personnes étaient régulièrement présentes pour assister aux prestations d'artistes et de groupes haïtiens et dominicains (danse, théâtre, musique) avec des records d'affluence pour les soirées des 8 et 9 mars animées respectivement par l'Orchestre Tropicana d'Haïti et Racine Mapou de Azor, entre autres.

Durant ces seize jours, l'atmosphère était empreinte de joie et de convivialité.
L'artisanat jacmélien était présent à la troisième édition de la foire binationale écotouristique et de production (Photo: François Louis)
Cette troisième foire binationale, organisée par la Fundacion Sciencia y Arte (R.D) la FONDTAH et Sant Pon Ayiti (Haïti) avec l'appui des gouvernements haïtien et dominicain, a montré que la frontière n'est pas une simple ligne de démarcation, mais avant tout un espace de rencontres, d'échanges commerciaux, culturels et même plus.La petite commune frontalière de Belladère (70.000 habitants, sections communales comprises) a vécu une quinzaine d'effervescence et d'euphorie, malgré quelques mécontentements et quelques déceptions.
Cette troisième foire binationale, organisée par la Fundacion Sciencia y Arte (R.D) la FONDTAH et Sant Pon Ayiti (Haïti) avec l'appui des gouvernements haïtien et dominicain, a montré que la frontière n'est pas une simple ligne de démarcation, mais avant tout un espace de rencontres, d'échanges commerciaux, culturels et même plus.La petite commune frontalière de Belladère (70.000 habitants, sections communales comprises) a vécu une quinzaine d'effervescence et d'euphorie, malgré quelques mécontentements et quelques déceptions.
La cité construite par Dumarsais Estimé en 1948 n'est que l'ombre d'elle-même. Les travaux de restauration des édifices publics traînent inexplicablement. Les camions et autres véhicules qui assurent l'intense trafic vers Elias Piñas soulèvent des vagues de poussière qui souillent les choses et les êtres causant des grippes et autres maladies. Et pire encore, tout alentour, les mornes sont totalement dépouillés, érodés par le déboisement et le brulis, entre savoir-faire archaïque et laisser-faire démagogique.
Malgré tout, Belladère offre l'aspect d'un village accueillant, habité par des gens sains et beaux, baigné par divers cours d'eau qui dessinent quelques-uns des plus beaux sites naturels du pays comme la source Onde Verte, le barrage de Ti Priz, Agua Bandite, Roye Mate, etc.
Un circuit écotouristique capable d'émerveiller les visiteurs les plus exigeants et que la FONDTAH (Fondation pour le développement du tourisme alternatif en Haïti) se propose d'aménager et de promouvoir avec la participation des autorités et des groupes locaux.
Malgré tout, Belladère offre l'aspect d'un village accueillant, habité par des gens sains et beaux, baigné par divers cours d'eau qui dessinent quelques-uns des plus beaux sites naturels du pays comme la source Onde Verte, le barrage de Ti Priz, Agua Bandite, Roye Mate, etc.
Un circuit écotouristique capable d'émerveiller les visiteurs les plus exigeants et que la FONDTAH (Fondation pour le développement du tourisme alternatif en Haïti) se propose d'aménager et de promouvoir avec la participation des autorités et des groupes locaux.Altagrace Taujour de Altagrace Production estime que la participation dominée par des jeunes dominicains et des locaux n'a pas été profitable aux exposants (Photo: François Louis)
La troisième foire écotouristique et de production est passée et Belladère attend, après l'électricité qui est revenue après plus de trois ans d'absence, l'asphaltage de la route jusqu'à Lascahobas et jusqu'à Elias Piñas, la construction du complexe frontalier de Les Cachimans, l'ouverture d'un centre de lecture et d'animation culturelle, la création d'un centre de formation binational, un lycée plus décent, etc. Dans la versification moderne, chez un poète comme Aragon, foire peut rimer sans problème avec espoir.
La troisième foire écotouristique et de production est passée et Belladère attend, après l'électricité qui est revenue après plus de trois ans d'absence, l'asphaltage de la route jusqu'à Lascahobas et jusqu'à Elias Piñas, la construction du complexe frontalier de Les Cachimans, l'ouverture d'un centre de lecture et d'animation culturelle, la création d'un centre de formation binational, un lycée plus décent, etc. Dans la versification moderne, chez un poète comme Aragon, foire peut rimer sans problème avec espoir.
Marc ExavierRéseau
Etoile Verte18 mars 2008
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55668&PubDate=2008-03-20
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55668&PubDate=2008-03-20
Georges Michel estime que Boulos peut faire valoir sa nationalité haïtienne
L’historien Georges Michel estime que le sénateur Rudolph Boulos peut faire valoir sa nationalité haïtienne en se basant sur le code de droit privé international Bustamente.
Ce document signé par Haïti et les Etats-Unis permet de déterminer la nationalité d’une personne ayant acquis automatiquement plusieurs nationalités. " Rudolph Boulos à sa naissance est saisi par la nationalité haïtienne puisque né de père et de mère haïtiens et par la nationalité américaine puisque prenant naissance sur le territoire américain", rappelle t-il.
Selon Georges Michel le sénateur Boulos doit surseoir à sa démission et porter l’affaire par devant un tribunal civil afin de faire valoir ses droits. " Selon la procédure du code Bustamente on attribue à la personne en question la nationalité du pays avec lequel il a le plus de liens", soutient M. Michel pour qui le sénat n’a pas compétence pour trancher sur la question de nationalité.Tout en faisant remarquer que le sénat peut enquêter sur n’importe quel sujet dont il est saisi, M. Michel réaffirme qu’il revient à un tribunal civil de se prononcer sur la question de nationalité.
Qualifiant de hâtive la démission de Boulos, l’historien Georges Michel insiste sur le fait que le sénateur du Nord-Est n’avait jamais renoncé à sa nationalité. Il fait ressortir la différence entre les dossiers de Boulos et de Compère, notant que ce dernier avait renoncé à sa nationalité haïtienne par naturalisation. Selon Georges Michel il n’existe pas de procédure de choix de nationalité pour quelqu’un qui a acquis la nationalité haïtienne par le sang.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Georges Michel a indiqué que cette affaire doit permettre de traiter le dossier des haïtiens prenant naissance sur un territoire étranger. Estimant à 20 000 le nombre d’enfants haïtiens ayant pris naissance aux Etats-Unis, M. Michel croit qu’il faut combler le vide juridique dans ce domaine. " Il faut profiter de l’affaire Boulos pour protéger ces enfants et ne pas créer une nouvelle catégorie d’exclus", martèle t-il.
De plus, il révèle qu’un important groupe d’ultra nationaliste, membre de la constituante, a été à l’origine de ces articles prohibitifs sur la double nationalité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13597
Commentaires :
Il faut noter que durant le temps de débats ou les juristes haïtiens se sont prononcés en maintes occasion c’est la première fois que cette notion se fait publique.
Des hommes de lois ou d’autres se faisant passer pour tels ont déclamé tout et n’importe quoi sans évoquer cette possibilité qui semble être une des rares voies ouvertes à la cause de Monsieur Boulos.
Messieurs les avocats...Shame on you ! Faites nous le plaisir d’aller vous recycler !
Ce document signé par Haïti et les Etats-Unis permet de déterminer la nationalité d’une personne ayant acquis automatiquement plusieurs nationalités. " Rudolph Boulos à sa naissance est saisi par la nationalité haïtienne puisque né de père et de mère haïtiens et par la nationalité américaine puisque prenant naissance sur le territoire américain", rappelle t-il.
Selon Georges Michel le sénateur Boulos doit surseoir à sa démission et porter l’affaire par devant un tribunal civil afin de faire valoir ses droits. " Selon la procédure du code Bustamente on attribue à la personne en question la nationalité du pays avec lequel il a le plus de liens", soutient M. Michel pour qui le sénat n’a pas compétence pour trancher sur la question de nationalité.Tout en faisant remarquer que le sénat peut enquêter sur n’importe quel sujet dont il est saisi, M. Michel réaffirme qu’il revient à un tribunal civil de se prononcer sur la question de nationalité.
Qualifiant de hâtive la démission de Boulos, l’historien Georges Michel insiste sur le fait que le sénateur du Nord-Est n’avait jamais renoncé à sa nationalité. Il fait ressortir la différence entre les dossiers de Boulos et de Compère, notant que ce dernier avait renoncé à sa nationalité haïtienne par naturalisation. Selon Georges Michel il n’existe pas de procédure de choix de nationalité pour quelqu’un qui a acquis la nationalité haïtienne par le sang.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Georges Michel a indiqué que cette affaire doit permettre de traiter le dossier des haïtiens prenant naissance sur un territoire étranger. Estimant à 20 000 le nombre d’enfants haïtiens ayant pris naissance aux Etats-Unis, M. Michel croit qu’il faut combler le vide juridique dans ce domaine. " Il faut profiter de l’affaire Boulos pour protéger ces enfants et ne pas créer une nouvelle catégorie d’exclus", martèle t-il.
De plus, il révèle qu’un important groupe d’ultra nationaliste, membre de la constituante, a été à l’origine de ces articles prohibitifs sur la double nationalité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13597
Commentaires :
Il faut noter que durant le temps de débats ou les juristes haïtiens se sont prononcés en maintes occasion c’est la première fois que cette notion se fait publique.
Des hommes de lois ou d’autres se faisant passer pour tels ont déclamé tout et n’importe quoi sans évoquer cette possibilité qui semble être une des rares voies ouvertes à la cause de Monsieur Boulos.
Messieurs les avocats...Shame on you ! Faites nous le plaisir d’aller vous recycler !
Certains leaders politiques estiment que les récents évènements ternissent l’image du sénat
Le chef de file du parti Respect, Charles Henry Baker, affirme avoir appris avec tristesse la démission du sénateur Boulos estimant que le processus affaibli le grand corps. Tout en mettant l’accent sur la nécessite d’appliquer la loi, M. Baker regrette le tollé autour de cette affaire. " Les choses devraient être tirées au clair rapidement ", ajoute t-il.
Le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) abonde dans le même sens qualifiant la séance ayant conduit à la démission du sénateur Boulos de " spectacle pénible et de mauvaise gestion de l’état de droit”. Regrettant ce scandale public, Himmler Rébu croit que certaines personnes ne se sont pas comportées en homme d’état. Par ailleurs, le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, a indiqué hier que son parti n’était pas encore informé officiellement de la démission de Rudolph Boulos.
M. Gaillard fait remarquer que lors du dépôt des candidatures en 2006, M. Boulos avait soumis les pièces relatives à sa nationalité haïtienne. " Il est haïtien d’abord nous n’avions jamais su s’il avait une autre documentation", déclare t-il estimant qu’il s’agit d’un coup dur pour le parti. " Le pays perd un grand homme d’état ", martèle Micha Gaillard.
D’un autre coté, le ministre chargé des relations entre l’exécutif et le parlement, Joseph Jasmin, affirme que la démission de M. Boulos résulte de l’application de la loi par le sénat. M. Jasmin annonce des rencontres entre le premier ministre et les membres de la commission sénatoriale en vue de faciliter l’enquête sur la nationalité des membres du gouvernement. Réagissant à la mise a l’écart de Ultimo Compère, membre de Lespwa, le ministre Jasmin fait remarquer que ce candidat avait pu tromper la vigilance des responsables du parti. " Ceci prouve qu’on ne peut tromper les instances de l’état indéfiniment ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13596
Commentaires :
Les politiciens qui se sont prononcés sur la démission du Sénateur Boulos n’avaient sans doute pas compris qu’il ne s’agissait pas d’une démission sinon une retraite pour pouvoir rebondir (selon les partisans du Sénateur). Il faut noter qu’en ce qui concerne le parti sur la bannière duquel Boulos avait été gagné les élections sénatoriales, les dirigeants ne doivent plus savoir sur quel pied danser avec lui. Il est difficile d’adopter une position qui ne soit la prise d’un recul pour observer.
Dans ce « gallimatchia » politique il faut noter le concept et la conceptualisation du parti politique en Haïti.
Une première démonstration a été servie comme sur un plateau lors de l’interpellation du Premier ministre.
Le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH) abonde dans le même sens qualifiant la séance ayant conduit à la démission du sénateur Boulos de " spectacle pénible et de mauvaise gestion de l’état de droit”. Regrettant ce scandale public, Himmler Rébu croit que certaines personnes ne se sont pas comportées en homme d’état. Par ailleurs, le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, a indiqué hier que son parti n’était pas encore informé officiellement de la démission de Rudolph Boulos.
M. Gaillard fait remarquer que lors du dépôt des candidatures en 2006, M. Boulos avait soumis les pièces relatives à sa nationalité haïtienne. " Il est haïtien d’abord nous n’avions jamais su s’il avait une autre documentation", déclare t-il estimant qu’il s’agit d’un coup dur pour le parti. " Le pays perd un grand homme d’état ", martèle Micha Gaillard.
D’un autre coté, le ministre chargé des relations entre l’exécutif et le parlement, Joseph Jasmin, affirme que la démission de M. Boulos résulte de l’application de la loi par le sénat. M. Jasmin annonce des rencontres entre le premier ministre et les membres de la commission sénatoriale en vue de faciliter l’enquête sur la nationalité des membres du gouvernement. Réagissant à la mise a l’écart de Ultimo Compère, membre de Lespwa, le ministre Jasmin fait remarquer que ce candidat avait pu tromper la vigilance des responsables du parti. " Ceci prouve qu’on ne peut tromper les instances de l’état indéfiniment ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13596
Commentaires :
Les politiciens qui se sont prononcés sur la démission du Sénateur Boulos n’avaient sans doute pas compris qu’il ne s’agissait pas d’une démission sinon une retraite pour pouvoir rebondir (selon les partisans du Sénateur). Il faut noter qu’en ce qui concerne le parti sur la bannière duquel Boulos avait été gagné les élections sénatoriales, les dirigeants ne doivent plus savoir sur quel pied danser avec lui. Il est difficile d’adopter une position qui ne soit la prise d’un recul pour observer.
Dans ce « gallimatchia » politique il faut noter le concept et la conceptualisation du parti politique en Haïti.
Une première démonstration a été servie comme sur un plateau lors de l’interpellation du Premier ministre.
Des sénateurs accueillent favorablement la démission de Boulos
Le sénateur Gabriel Fortuné se réjouit de la mise à l’écart des sénateurs Rudolph Boulos et Ultimo Compère détenteurs tous deux de passeports américains. Qualifiant le vote du rapport de la commission " d’opération césarienne et de victoire pour le pays", le sénateur Fortuné estime que " la raison l’a emporté sur la ruse et l’hypocrisie".
Répondant aux questions des journalistes dans sa ville natale, Cayes, le sénateur Fortuné a souhaité la poursuite des investigations en vue de vérifier la nationalité des ministres, secrétaires d’état et députés. Désormais René Magloire est dans la ligne de mire du sénateur Fortuné qui dit détenir des preuves de la nationalité canadienne du ministre de la justice.
La joie du sénateur Fortuné contraste avec la tristesse de son collègue Judnel Jean, qui est à l’instar de Boulos sénateur du Nord-Est et de la Fusion. Qualifiant de surprenante la démission de son collègue, le sénateur Jean croit qu’il s’agit d’une décision émotionnelle. " Nous sommes du même parti et nous travaillons ensemble, lorsque le mandat du sénateur Joasil arrivera à expiration je serai le seul sénateur du Nord Est, c’est un coup dur pour ce département", ajoute t-il. Toutefois selon Judnel Jean les sénateurs ont tranché en respectant la législation et la constitution. Pour sa part, le sénateur Joseph Lambert déclare que la décision du sénat est juste et correcte faisant remarquer que le sénateur Boulos n’a pas été en mesure de défendre sa position.
Selon Joseph Lambert il s’agit d’une " victoire pour la morale politique dans ce pays".De son coté, le président de la commission sur la nationalité, Youri Latortue, espère que le vote du rapport ouvrira la voie à la poursuite de l’enquête sur la nationalité des ministres et des secrétaires d’état.
" Le premier ministre Jacques Edouard Alexis également doit soumettre ses pièces qui seront analysées par la commission", dit-il estimant que le sénat a retrouvé sa crédibilité.
" Nous attendons dans les 15 jours que le Premier ministre, les ministres et les secrétaires d’état soumettent leurs formulaires avant de prendre part aux séances de questionnement", ajoute le sénateur Latortue pour qui les étrangers doivent être renvoyés du gouvernement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13595
Répondant aux questions des journalistes dans sa ville natale, Cayes, le sénateur Fortuné a souhaité la poursuite des investigations en vue de vérifier la nationalité des ministres, secrétaires d’état et députés. Désormais René Magloire est dans la ligne de mire du sénateur Fortuné qui dit détenir des preuves de la nationalité canadienne du ministre de la justice.
La joie du sénateur Fortuné contraste avec la tristesse de son collègue Judnel Jean, qui est à l’instar de Boulos sénateur du Nord-Est et de la Fusion. Qualifiant de surprenante la démission de son collègue, le sénateur Jean croit qu’il s’agit d’une décision émotionnelle. " Nous sommes du même parti et nous travaillons ensemble, lorsque le mandat du sénateur Joasil arrivera à expiration je serai le seul sénateur du Nord Est, c’est un coup dur pour ce département", ajoute t-il. Toutefois selon Judnel Jean les sénateurs ont tranché en respectant la législation et la constitution. Pour sa part, le sénateur Joseph Lambert déclare que la décision du sénat est juste et correcte faisant remarquer que le sénateur Boulos n’a pas été en mesure de défendre sa position.
Selon Joseph Lambert il s’agit d’une " victoire pour la morale politique dans ce pays".De son coté, le président de la commission sur la nationalité, Youri Latortue, espère que le vote du rapport ouvrira la voie à la poursuite de l’enquête sur la nationalité des ministres et des secrétaires d’état.
" Le premier ministre Jacques Edouard Alexis également doit soumettre ses pièces qui seront analysées par la commission", dit-il estimant que le sénat a retrouvé sa crédibilité.
" Nous attendons dans les 15 jours que le Premier ministre, les ministres et les secrétaires d’état soumettent leurs formulaires avant de prendre part aux séances de questionnement", ajoute le sénateur Latortue pour qui les étrangers doivent être renvoyés du gouvernement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13595
jeudi 20 mars 2008
Le prix du paquet de « bwa kòk » part en flèche
Le directeur de l'Association des Cerfs-volistes haïtiens souhaite voir chaque participant avec un cerf-volant au Parc histoirique de la Canne à Sucre. Du 29 au 30 mars, c'est la fête des objets volants. Bon vent! 
Le prix d'un paquet de nervure de cocotier (bwa kòk) est estimé à 400 gourdes. C'est le prix que lui fixe le marchand de la Croix des Bossales, marché où Auguste Mondésir, alias Mazora, le directeur de l'Association des Cerfs-volistes haïtiens (ACEH), est allé faire ses emplettes en vue de participer à Vol au vent, la deuxième édition du festival des cerfs-volants, du 29 au 30 mars au Parc Historique de la Canne à sucre à Tabarre.
-« C'est un cadeau que je vous fais. Faites le tour du marché, je vous signale que vous ne trouverez pas un seul marchand de bwa kòk », prévient l'homme.
Pour la saison pascale, le prix du paquet de « bwa kòk » servant à la fabrication des cerfs-volants part en flèche. L'offre ne répond pas à la demande. Ces matériaux provenant en grande partie des cocoteraies du Sud d'Haïti entrent dans la fabrication des objets artisanaux : paniers, éventails etc.
Les fabriques de produits artisanaux réclament en grande quantité ces matériaux. « Au cours de cette semaine, on a vendu un paquet jusqu'à 600 gourdes », confie-t-il.-Marché noir !
Ce marchand de « bwa kòk », signale qu'après carême, temps que les cerfs-volistes consacrent à piloter les jouets volants pendant que les chrétiens font pénitence - le prix peut chuter à 150 gourdes.
Mazora crie au marché noir. Il se rend à la Fondation Culture Création pour informer madame Colette Pérodin, la directrice de cette institution qui prend part activement à Vol au vent depuis la première édition. Il la rassure que dès le mois de janvier, il avait acheté deux paquets à raison de 250 gourdes le paquet.
« D'habitude, avec un paquet, mon atelier arrive à réaliser 1500 cerfs-volants. Mais avec ceux-là, on obtient 800 kap », déclare-t-il.
Mme Pérodin conseille au fabricant de cerfs-volants d'utiliser des matériaux locaux tel le bambou qui est flexible, léger comme armature pour ces jouets.
Mazora prend en compte la suggestion de madame Pérodin et lui signale que pour ces « grandou », - cerf-volant mesurant à peu près un mètre - il utilise bois « zin » communément appelé « bois chevalier ». Il obtient ce matériau gratuitement. Il va les prendre dans une localité de Frères dans la commune de Pétion-Ville.
Le fabricant de cerfs-volants donne un traitement au bois. Il l'enduit de gaz ou de zincomate, un produit qui protège le matériau des insectes nuisibles.
La préparation du cerf-volant nécessite d'autre matériau. Comme l'amidon du manioc qui sert de colle pour adhérer le papier à l'armature du cerf-volant.« La marmite d'amidon, la bonne, se vend à 40 dollars », confie Mazora. Il recouvre ses kap avec du papier fin.
Pour confectionner des cerfs-volants à tour de bras, Mazora achète des rames de papier contenant 500 feuilles. Il utilise pour les grandou, le papier blanc couture qui est plus solide.
Signalons que cinq ateliers de la région métropolitaine, dont les ateliers de Bourdon, de Delmas, du Bel-Air, de Cité Soleil prendront part au grand festival d'objets volants au Parc historique de la Canne à Sucre.
A Vol au vent cette année, Mazora souhaite voir chaque participant avec un cerf-volant en main. « Je conseille aux organisateurs de Vol au vent de s'inspirer de la dernière édition de musique en folie. Ainsi, un coupon donnera droit à un cerf-volant », suggère-t-il.
Madame Pérodin l'appuie : « C'est ça l'objectif de Vol au vent. Les jeunes et les vieux à l'époque de la fête pascale lançaient autrefois des cerfs-volants dans le ciel. Aujourd'hui, on ne remarque plus autant d'objets volants dans le ciel. C'est parce que ce transfert de passion n'a pas eu lieu », dit-elle.
C'est la fête du cerf-volant ! Ils doivent s'élever dans le ciel. Du 29 au 30 mars, le Parc historique de la Canne à Sucre fera place aux cerfs-volistes.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

Le prix d'un paquet de nervure de cocotier (bwa kòk) est estimé à 400 gourdes. C'est le prix que lui fixe le marchand de la Croix des Bossales, marché où Auguste Mondésir, alias Mazora, le directeur de l'Association des Cerfs-volistes haïtiens (ACEH), est allé faire ses emplettes en vue de participer à Vol au vent, la deuxième édition du festival des cerfs-volants, du 29 au 30 mars au Parc Historique de la Canne à sucre à Tabarre.
-« C'est un cadeau que je vous fais. Faites le tour du marché, je vous signale que vous ne trouverez pas un seul marchand de bwa kòk », prévient l'homme.
Pour la saison pascale, le prix du paquet de « bwa kòk » servant à la fabrication des cerfs-volants part en flèche. L'offre ne répond pas à la demande. Ces matériaux provenant en grande partie des cocoteraies du Sud d'Haïti entrent dans la fabrication des objets artisanaux : paniers, éventails etc.
Les fabriques de produits artisanaux réclament en grande quantité ces matériaux. « Au cours de cette semaine, on a vendu un paquet jusqu'à 600 gourdes », confie-t-il.-Marché noir !
Ce marchand de « bwa kòk », signale qu'après carême, temps que les cerfs-volistes consacrent à piloter les jouets volants pendant que les chrétiens font pénitence - le prix peut chuter à 150 gourdes.
Mazora crie au marché noir. Il se rend à la Fondation Culture Création pour informer madame Colette Pérodin, la directrice de cette institution qui prend part activement à Vol au vent depuis la première édition. Il la rassure que dès le mois de janvier, il avait acheté deux paquets à raison de 250 gourdes le paquet.
« D'habitude, avec un paquet, mon atelier arrive à réaliser 1500 cerfs-volants. Mais avec ceux-là, on obtient 800 kap », déclare-t-il.
Mme Pérodin conseille au fabricant de cerfs-volants d'utiliser des matériaux locaux tel le bambou qui est flexible, léger comme armature pour ces jouets.
Mazora prend en compte la suggestion de madame Pérodin et lui signale que pour ces « grandou », - cerf-volant mesurant à peu près un mètre - il utilise bois « zin » communément appelé « bois chevalier ». Il obtient ce matériau gratuitement. Il va les prendre dans une localité de Frères dans la commune de Pétion-Ville.
Le fabricant de cerfs-volants donne un traitement au bois. Il l'enduit de gaz ou de zincomate, un produit qui protège le matériau des insectes nuisibles.
La préparation du cerf-volant nécessite d'autre matériau. Comme l'amidon du manioc qui sert de colle pour adhérer le papier à l'armature du cerf-volant.« La marmite d'amidon, la bonne, se vend à 40 dollars », confie Mazora. Il recouvre ses kap avec du papier fin.
Pour confectionner des cerfs-volants à tour de bras, Mazora achète des rames de papier contenant 500 feuilles. Il utilise pour les grandou, le papier blanc couture qui est plus solide.
Signalons que cinq ateliers de la région métropolitaine, dont les ateliers de Bourdon, de Delmas, du Bel-Air, de Cité Soleil prendront part au grand festival d'objets volants au Parc historique de la Canne à Sucre.
A Vol au vent cette année, Mazora souhaite voir chaque participant avec un cerf-volant en main. « Je conseille aux organisateurs de Vol au vent de s'inspirer de la dernière édition de musique en folie. Ainsi, un coupon donnera droit à un cerf-volant », suggère-t-il.
Madame Pérodin l'appuie : « C'est ça l'objectif de Vol au vent. Les jeunes et les vieux à l'époque de la fête pascale lançaient autrefois des cerfs-volants dans le ciel. Aujourd'hui, on ne remarque plus autant d'objets volants dans le ciel. C'est parce que ce transfert de passion n'a pas eu lieu », dit-elle.
C'est la fête du cerf-volant ! Ils doivent s'élever dans le ciel. Du 29 au 30 mars, le Parc historique de la Canne à Sucre fera place aux cerfs-volistes.
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
Pétion Roy promet de relever le défi
Pétion C. Roy est ingénieur-gestionnaire. Installé à la direction générale de la Centrale autonome métropolitaine d'eau potable (CAMEP) au début de mars, cet ancien directeur du Service national d'eau potable (SNEP) arrive dans un contexte où l'institution fait face à des difficultés d'ordre majeur. Réseau et équipements défectueux, pression démographique et manque de ressources énergétiques sont des problèmes auxquels M. Roy entend s'attaquer dans un projet qu'il veut concrétiser en un temps record.Tout en déplorant la situation dans laquelle évolue l'institution, le directeur général de la CAMEP, qui vante sa bonne relation avec le personnel, spécialement avec les ingénieurs, promet de réparer d'abord le réseau afin d'améliorer la distribution d'eau dans les zones qui y sont concernées.
« La capacité du réseau construit pour une population d'environ 800 000 habitants a été dépassée par la population actuelle qui dépasse les 2 millions », explique M. Roy qui se fixe un court délai pour faire couler l'eau des robinets des ménages.
De la Croix-des-Bouquets à Carrefour en passant par Pétion-Ville, Delmas, Cité Soleil et Port-au-Prince, la CAMEP possède des installations qui ne fonctionnement que partiellement, en raison de « petits détails techniques », selon ses dires.
Face à cette situation, Pétion C. Roy, 53 ans, s'attelle à réparer les génératrices qui constituent les principales causes de l'assèchement des robinets et des réservoirs des ménages.« C'est un projet à court terme de réparer le réseau et de livrer l'eau aux zones où la CAMEP possède déjà les infrastructures », dit-il sans préciser la date du début et de la concrétisation de ce projet.
M. Roy, un tantinet confiant, croit dans les potentialités de son équipe. « C'est notre travail, dit-il. La distribution d'une eau saine et abondante ne doit pas être un défi pour la CAMEP. » Quant à la qualité du précieux liquide, le nouveau directeur général de la CAMEP s'y tient à coeur. « Nous allons faire le meilleur de nous-mêmes afin de redonner à l'institution sa vraie vocation qui est d'offrir une eau de qualité aux clients qui, de leur côté, doivent également contribuer à ce travail », déclare-t-il.
Cependant, la contribution de la population parait constituer un paramètre des plus importants pour l'ingénieur-gestionnaire nouvellement investi à la tête de la CAMEP. « Trop souvent l'indifférence des utilisateurs vis-à-vis des installations complique le travail des techniciens de la CAMEP », fait-il remarquer soulignant que les problèmes ne font qu'empirer quand la population qui est sur place et à laquelle l'eau est destinée n'accorde pas d'importance à sa gestion.
« Les éventuelles contaminations dont puissent être victimes les réservoirs alimentés par la CAMEP puisent leurs causes de la défectibilité des tuyaux », avance Pétion C. Roy. A moyen terme, Pétion C. Roy entend travailler à l'extension et au renforcement du réseau dans certaines zones où les infrastructures sont absentes.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55740&PubDate=2008-03-20
Considérable apport de la diaspora
En dépit de la contribution de la diaspora haïtienne dans différents domaines, la Constitution de 1987 comporte de sérieuses restrictions qui tiennent cette partie de la société à l'écart. Au moment où le débat sur la nationalité revient au devant la scène, le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Jean Généus rappelle la loi d'août 2002 relatif aux droits dont jouissent les citoyens d’origine haïtienne du monde entier. Ladite loi ratifiée par le Parlement haïtien n'interdit pas aux Haïtiens ayant une autre nationalité d'accéder à tous les postes de la fonction publique.La loi d'août 2002 relatif à la citoyenneté ratifiée par le parlement haïtien n'interdit pas aux Haïtiens ayant une autre nationalité d'accéder aux postes de ministres et de secrétaires d'Etat, selon les propos du ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Jean Généus.Jean Généus qui était, ce mercredi, l'invité du journal « Tout nouvèl » sur le 100. 9 (Magik 9) s'est toutefois gardé d'interpréter la loi en question. Il pense que l'interprétation serait le travail d'un juriste.
Le ministre Généus, tout en précisant le rôle d'interface et transversal de son ministère, juge l'apport de la diaspora haïtienne dans tous les domaines inestimable, des transferts d'argent aux transferts de connaissance en passant par la culture.
M. Généus souhaite que tous les secteurs de la vie nationale engagent une réflexion pour débattre des questions de l'accès à la citoyenneté des Haïtiens qui, pour une raison ou une autre ont opté pour une autre, nationalité. « En tant que ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, mon plaidoyer sera toujours en faveur de la double nationalité en raison de la contribution de ce groupe dans tous les domaines », a insisté M. Généus.
Jean Généus rappelle la tenue de la première Semaine de la diaspora initiée en 1999 qui avait un volet concernant la double nationalité, les publications de l'époque existent et les intéressés peuvent les consulter par l'intermédiaire de son ministère.
A l'époque, les chefs de l'exécutif avaient clairement pris position en faveur de la double nationalité, a rappelé ministre sur les ondes de Magik 9.
« Même si la loi d'août 2002 avaient permis d'enlever certains irritants, d'autres demeurent et on doit se pencher dessus », a précisé le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger ajoutant que d'autres travaux de la même nature doivent se poursuivre.
le ministre met en garde ceux qui lisent les articles à leur manière : « La Constitution est un tout, on ne doit pas seulement lire ou interpréter un article, il faut tenir compte des autres ».
Les récents événements qui se sont produits au Parlement haïtien relancent vigoureusement le débat sur la double nationalité.
Chacun y trouve son compte. En attendant, les quelque deux millions d'Haïtiens vivant hors de l'alma mater continuent de visiter le pays lors des grandes fêtes et surtout de transférer des fonds vers Haïti comme ils l'ont prouvé l'an dernier avec plus 1.3 milliard de dollars américains donnés au pays sans contrepartie.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55759&PubDate=2008-03-19
Une étudiante en médecine libérée contre rançon
Bétina Clément avait été kidnappée devant le domicile de ses parents à Tabarre
Mercredi 19 mars 2008,
Radio Kiskeya
L’étudiante en médecine Bétina Clément a été libérée mardi soir contre rançon au bout de 24 heures de séquestration, a indiqué mercredi la police à Radio Kiskeya.
On ignorait le montant qui a été versé par sa famille.
La demoiselle, qui se trouvait en compagnie de sa mère à bord d’un véhicule, avait été kidnappée lundi soir devant la résidence familiale à Tabarre 24 (banlieue nord de Port-au-Prince). Les ravisseurs avaient entraîné l’otage vers un endroit inconnu après avoir relâché sa maman.
Aucune information n’était disponible sur l’état de santé de Bétina Clément.
Quelques heures avant cette libération, une ressortissante française, Anne Delorme, avait été relâchée contre le versement d’une rançon à l’issue de dix jours de séquestration.
Des femmes et des enfants ont été ces dernières semaines la cible privilégiée des kidnappeurs de retour après une période d’accalmie. La recrudescence de cette forme cruelle de l’insécurité a porté les forces de l’ordre à redoubler de vigilance et les organisations de la société civile à relancer la mobilisation citoyenne. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4835
Commentaires :
Nous avons la vague impression que ceux qui devraient s’occuper de la sécurité du pays et de ces citoyens se montrent très gauches dans la manipulation des informations chaque fois qu’ils sont sollicités pour faire le point de la situation.
Loin de rassurer la population les déclarations émanant de ces fonctionnaires ressemble davantage à un constat d’échec supporté par un état des lieux médiocres faisant ressortir les failles et les faiblesses du système mis en place.
Ceci tout naturellement est interprété comme une sorte de licence accordée aux bandits en attendant que les conditions s’améliorent.
Les déclarations qui veulent faire croire que la délinquance est un phénomène mondial, que le nombre de cas de kidnappings aurait diminué par rapports aux années précédentes, qu’il n’y aurait jamais de niveau zéro d’insécurité sont autant de déclarations débiles qui témoignent justement de l’importance insuffisante accordée au phénomène.
Allez dire aux parents de la jeune Bétina pour les rassurer que le nombre de personnes pris en otage a diminué de 20 pour cent.
Il faut montrer une attitude plus ferme, une plus grande détermination des acteurs car comme disait l’archevêque de Saint Domingue les bandits ne sauraient bénéficier de plus de considération que les victimes.
Mercredi 19 mars 2008,
Radio Kiskeya
L’étudiante en médecine Bétina Clément a été libérée mardi soir contre rançon au bout de 24 heures de séquestration, a indiqué mercredi la police à Radio Kiskeya.
On ignorait le montant qui a été versé par sa famille.
La demoiselle, qui se trouvait en compagnie de sa mère à bord d’un véhicule, avait été kidnappée lundi soir devant la résidence familiale à Tabarre 24 (banlieue nord de Port-au-Prince). Les ravisseurs avaient entraîné l’otage vers un endroit inconnu après avoir relâché sa maman.
Aucune information n’était disponible sur l’état de santé de Bétina Clément.
Quelques heures avant cette libération, une ressortissante française, Anne Delorme, avait été relâchée contre le versement d’une rançon à l’issue de dix jours de séquestration.
Des femmes et des enfants ont été ces dernières semaines la cible privilégiée des kidnappeurs de retour après une période d’accalmie. La recrudescence de cette forme cruelle de l’insécurité a porté les forces de l’ordre à redoubler de vigilance et les organisations de la société civile à relancer la mobilisation citoyenne. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4835
Commentaires :
Nous avons la vague impression que ceux qui devraient s’occuper de la sécurité du pays et de ces citoyens se montrent très gauches dans la manipulation des informations chaque fois qu’ils sont sollicités pour faire le point de la situation.
Loin de rassurer la population les déclarations émanant de ces fonctionnaires ressemble davantage à un constat d’échec supporté par un état des lieux médiocres faisant ressortir les failles et les faiblesses du système mis en place.
Ceci tout naturellement est interprété comme une sorte de licence accordée aux bandits en attendant que les conditions s’améliorent.
Les déclarations qui veulent faire croire que la délinquance est un phénomène mondial, que le nombre de cas de kidnappings aurait diminué par rapports aux années précédentes, qu’il n’y aurait jamais de niveau zéro d’insécurité sont autant de déclarations débiles qui témoignent justement de l’importance insuffisante accordée au phénomène.
Allez dire aux parents de la jeune Bétina pour les rassurer que le nombre de personnes pris en otage a diminué de 20 pour cent.
Il faut montrer une attitude plus ferme, une plus grande détermination des acteurs car comme disait l’archevêque de Saint Domingue les bandits ne sauraient bénéficier de plus de considération que les victimes.
Une centaine de policiers haïtiens en formation au Chili
Une délégation officielle ayant à sa tête le ministre de la défense, José Goñi, a accueilli les boursiers mercredi à Santiago
mercredi 19 mars 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre chilien de la défense, José Goñi, a souhaité mercredi la bienvenue à plus de 100 policiers haïtiens qui doivent bientôt engager des études spécialisées au Chili, ont annoncé à Santiago des sources officielles citées par l’agence cubaine Prensa Latina.
La vice-ministre chargée du corps des carabiniers, Javiera Blanco et le directeur général de l’institution, José Bernales, faisaient également partie du comité d’accueil.
Inscrits au Programme de coopération internationale du gouvernement chilien pour les polices en uniforme (CECIPU), les agents de l’ordre haïtiens font partie d’un groupe de 120 boursiers venus de différents pays.
Le domaine de spécialisation des étudiants et la durée du cycle de formation n’ont pas été mentionnés.
Depuis 1995, 648 policiers étrangers ont reçu une formation spécialisée à Santiago.
Engagé militairement en Haïti, le Chili a déployé 600 casques bleus au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Elle compte environ 9.000 soldats et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4834
mercredi 19 mars 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre chilien de la défense, José Goñi, a souhaité mercredi la bienvenue à plus de 100 policiers haïtiens qui doivent bientôt engager des études spécialisées au Chili, ont annoncé à Santiago des sources officielles citées par l’agence cubaine Prensa Latina.
La vice-ministre chargée du corps des carabiniers, Javiera Blanco et le directeur général de l’institution, José Bernales, faisaient également partie du comité d’accueil.
Inscrits au Programme de coopération internationale du gouvernement chilien pour les polices en uniforme (CECIPU), les agents de l’ordre haïtiens font partie d’un groupe de 120 boursiers venus de différents pays.
Le domaine de spécialisation des étudiants et la durée du cycle de formation n’ont pas été mentionnés.
Depuis 1995, 648 policiers étrangers ont reçu une formation spécialisée à Santiago.
Engagé militairement en Haïti, le Chili a déployé 600 casques bleus au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Elle compte environ 9.000 soldats et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4834
Un ancien Premier ministre d’Haïti désigné facilitateur en Guinée par les Nations Unies
Mercredi 19 mars 2008
P-au-P, 19 Mars 08 [AlterPresse] --- L’ancien premier ministre haïtien, Gérard Latortue, a été désigné par les Nations Unies pour conduire une mission de facilitation à Conakry en vue d’une issue à la crise qui sévit en Guinée, apprend AlterPresse.
Gérard Latortue, qui se rend ce jeudi 20 mars 2008 à Conakry, a été choisi par l’Onu « pour servir de facilitateur international dans la crise qui affecte ce pays africain ».
A ce titre, souligne une note transmise à AlterPresse, Latortue devra rencontrer les principaux acteurs politiques, membres du gouvernement, leaders syndicaux, leaders religieux, responsables universitaires et membres de la société civile.
Sa mission consiste à partager un cadre d’actions prioritaires à mener pour la facilitation d’un dialogue social et politique avant l’organisation des élections législatives prévues d’ici la fin de l’année.
Ancien premier ministre du gouvernement de transition en Haïti (2004-2006), Gérard Latortue s’est installé aux Etats-Unis d’Amérique peu avant l’entrée en fonction de l’administration de René Préval/Jacques Edouard Alexis. [do vs apr 19/03/2008 19:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7055
Commentaires :
Le nom de l’ancien premier Ministre a été récemment cité dans l’embrouille de la notion inconstitutionnelle “double nationalité “ qui frappe plusieurs membres du parlement haïtien et certains membres du gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Cet ancien premier ministre selon la rumeur publique serait de nationalité américaine. L’oncle de l’actuel président de la Commission parlementaire qui s’occupe de la question n’aurait pas du être choisi comme premier ministre. Certains pourront évoquer certes une situation exceptionnelle. Cependant il faut noter que ce politologue, pion de l’ONU et des organismes internationaux n’a pas laissé un souvenir impérissable en Haïti. Le Technocrate par excellence, avait paraît-il du laisser le pays sous escorte internationale car certain voulait l’appréhender. On se rappelle encore l’achat de deux voitures de luxe « LEXUS » pour les déplacements de l’ancien premier ministre à Boca Raton et des rumeurs diverses…
Bonne chance monsieur le Facilitateur !
P-au-P, 19 Mars 08 [AlterPresse] --- L’ancien premier ministre haïtien, Gérard Latortue, a été désigné par les Nations Unies pour conduire une mission de facilitation à Conakry en vue d’une issue à la crise qui sévit en Guinée, apprend AlterPresse.
Gérard Latortue, qui se rend ce jeudi 20 mars 2008 à Conakry, a été choisi par l’Onu « pour servir de facilitateur international dans la crise qui affecte ce pays africain ».
A ce titre, souligne une note transmise à AlterPresse, Latortue devra rencontrer les principaux acteurs politiques, membres du gouvernement, leaders syndicaux, leaders religieux, responsables universitaires et membres de la société civile.
Sa mission consiste à partager un cadre d’actions prioritaires à mener pour la facilitation d’un dialogue social et politique avant l’organisation des élections législatives prévues d’ici la fin de l’année.
Ancien premier ministre du gouvernement de transition en Haïti (2004-2006), Gérard Latortue s’est installé aux Etats-Unis d’Amérique peu avant l’entrée en fonction de l’administration de René Préval/Jacques Edouard Alexis. [do vs apr 19/03/2008 19:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7055
Commentaires :
Le nom de l’ancien premier Ministre a été récemment cité dans l’embrouille de la notion inconstitutionnelle “double nationalité “ qui frappe plusieurs membres du parlement haïtien et certains membres du gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Cet ancien premier ministre selon la rumeur publique serait de nationalité américaine. L’oncle de l’actuel président de la Commission parlementaire qui s’occupe de la question n’aurait pas du être choisi comme premier ministre. Certains pourront évoquer certes une situation exceptionnelle. Cependant il faut noter que ce politologue, pion de l’ONU et des organismes internationaux n’a pas laissé un souvenir impérissable en Haïti. Le Technocrate par excellence, avait paraît-il du laisser le pays sous escorte internationale car certain voulait l’appréhender. On se rappelle encore l’achat de deux voitures de luxe « LEXUS » pour les déplacements de l’ancien premier ministre à Boca Raton et des rumeurs diverses…
Bonne chance monsieur le Facilitateur !
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