Google

jeudi 26 avril 2012

Licia Chery invite Irma dans son clip "Please"

Licia Chery est la nouvelle recrue du label My Major Company. La chanteuse d'origine haïtienne débarquera le 11 juin dans les bacs avec un premier album intitulé "Blue Your Mind". Comme première mise en bouche, l'artiste présente le titre "Please", dont le clip est à présent en ligne. Découvrez-le sur Pure Charts !
Bercée entre Otis Redding et Norah Jones, la chanteuse Licia Chery a conquis le cœur de 987 producteurs. Inscrite sur le site de My Major Company, l'artiste d'origine haïtienne a récolté les 100.000 euros requis pour voir son premier album sortir dans les bacs. Sa jauge remplie, l'artiste a pu passer aux choses sérieuses en collaborant avec les réalisateurs Xavier Plèche et Alban Sautour, dont le travail lui permet d'annoncer fièrement la parution de l'album "Blue Your Mind" le 11 juin. Et pour présenter son univers au public, Licia Chery a choisi le titre "Please" en qualité de premier single. Un clip a été réalisé, et déjà mis en ligne.
Tourné dans les rues de la capitale, il voit notamment la participation de la nouvelle révélation de My Major Company, après Grégoire et Joyce Jonathan : la franco-camerounaise Irma, dont l'album "Letter To The Lord" et le titre "I Know" réalisent de très bons scores dans les charts depuis le début de l'année.
Plusieurs titres de Licia Chery sont déjà en écoute sur le site du label My Major Company.
Le public peut se faire une première idée de ce que sera le premier opus de l'artiste avec la chanson "You Make Me Blue", envoyée aux radios il y a quelques semaines pour présenter le personnage aux médias.
« J'ai grandi bercée entre deux manières de voir le monde. »
Licia Chery voit dans sa naissance en 1985 une prédestination pour la musique. C'est quelques jours avant la Fête de la musique qu'elle a vu le jour, en Suisse. Ses parents, eux, sont nés dans un pays tout aussi petit, mais beaucoup plus chaud, à Haïti : « J'ai grandi bercée entre deux cultures, entre deux langues, entre deux manières de voir le monde... Je possède en moi des trésors issus de la culture suisse, et d'autres, issus de la culture haïtienne», Explique-t-elle à travers la page qui lui est dédiée sur le site de son label.
Avant même d'avoir atteint l'âge de raison, Licia Chery prend goût à la musique en écoutant des airs de classique : "Für Elise" de Beethoven et "Les 4 saisons" de Vivaldi. Un début qui la conduit à découvrir différents registres. Mais c'est dans la soul d'Otis Redding qu'elle se reconnait, écoutant Donny Hathaway, Ray Charles, Aretha Franklin, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Supremes...
Elle affectionne aussi le Jazz avec Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Mile Davis, Louis Armstrong, Etta James, Nina Simone, et se dit séduit par le rock des Beatles, de Queen et de Janis Joplin...
Toutes ces influences ont permis à Licia Chery de construire son propre univers musical qu'elle défendra très bientôt sur scène. Elle sera notamment le 7 juin en première partie du concert de Tryo à Besançon.
Jonathan HAMARD
http://www.chartsinfrance.net/actualite/news-79377.html

mercredi 25 avril 2012

Le juge instructeur lance véritablement son enquête sur l'assassinat de Calixte Walky

Une étape importante a été franchie hier dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du policier Calixte Walky. Le député de la 1 ere circonscription de Port-au-Prince, Rodriguez Séjour a été interrogé pendant plus de trois heures par le juge instructeur Jean Wilner Morin, en charge du dossier. A son arrivée au tribunal, le parlementaire était accompagné du président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune et de son avocat Carlos Hercule.
M. Louis Jeune, qui a assisté à une partie de l'audition, a fait remarquer que le parlementaire a répondu aux questions du juge instructeur même s'il jouit toujours de l'immunité. Il a assuré que le parlementaire entend se mettre à la disposition de la justice chaque fois que ce sera nécessaire.
Pour le moment le président de la chambre basse qui croit en l'innocence de son collègue n'envisage pas une éventuelle levée de l'immunité. Cette option pourra être analysée après la publication de l'ordonnance du juge instructeur.
A l'issue de l'audition le député Rodriguez n'a fait aucune déclaration aux journalistes présents devant le tribunal. Son avocat également s'est gardé de révéler le contenu de l'audition. Il a répondu aux questions du juge, a martelé M. Hercule qui n'a pas voulu indiquer si une nouvelle séance d'audition est prévue.
Cette enquête réalisée en même temps par la justice et la police judiciaire apparaît comme prioritaire en raison des accusations contre un parlementaire et la mobilisation de nombreux policiers.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20714

Hausse des actes des violences, un policier est assassiné par des bandits à moto

Un agent 2 de la police Jean Hilaire Milot a été tué hier après midi par deux bandits circulant à moto. L'incident s'est produit dans le quartier de Onaville, non loin de la résidence du policier affecté à l'Administration Pénitentiaire Nationale (APENA).
Selon les premières informations de l'enquête le policier, qui ne portait pas son uniforme, a été attaqué quelques minutes après avoir réalisé une transaction bancaire.
Le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers, révèle que les criminels avaient poursuivi le policier qui se trouvait dans une camionnette de transport en commun.
Plus d'une dizaine de policiers ont été tués au cours des quatre premiers mois de 2012 indique le porte parole de la police qui annonce l'ouverture d'une enquête. 32 policiers avaient été tués en 2012 rapporte le porte parole de la PNH.
Trois autres personnes se trouvant dans le véhicule ont été également blessées. L'assassinat du policier Milot intervient alors que les autorités judiciaires et policières tentent de faire la lumière sur les circonstances de l'assassinat d'un autre policier Calixte Walky la semaine dernière.
Les forces de l'ordre ont tout de même réalisé plusieurs opérations qui ont permis d'empêcher une recrudescence de l'insécurité a assuré le secrétaire d'Etat à la sécurité publique Reginald Delva. Des bandits ont été appréhendés lundi dans le quartier de Thomassin lors d'une opération des forces de l'ordre.
M. Delva informe également qu'un réseau de bandits utilise des uniformes de la PNH afin de perpétrer des enlèvements. Plusieurs cas ont été enregistrés ces derniers jours.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20713

Le CSPN adopte de nouvelles dispositions sécuritaires


Les autorités securitaires ont tenu hier une réunion spéciale du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) afin d'adopter des dispositions face à la crise provoquée par la grève des policiers. Cette séance de travail, qui a eu lieu sans le Premier Ministre démissionnaire Gary Conille, a été présidée par le ministre de la justice Pierre Michel Brunache.
Le dossier des militaires démobilisés a été également abordé, révèle le secrétaire d'Etat à la sécurité publique Reginald Delva également présent à cette réunion.
Les autorités securitaires ont convenu de solliciter l'appui des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) à partir de ce mardi 24 avril. La requête formulée par le chef de la police, Mario Andrésol, a été rapidement approuvée par les responsables de la mission onusienne. Plusieurs patrouilles mixtes Minustah- PNH étaient visibles dans des artères de la capitale ce matin.
M. Delva indique toutefois que la Minustah vient en appui à la Police. La démarche consiste à renforcer le dispositif sécuritaire, explique t-il.
Ce mardi le calme était revenu dans la région métropolitaine où la circulation automobile et les activités économiques avaient repris.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat à la sécurité publique a annoncé la nomination d'un nouvel inspecteur général en chef de la Police. M. Abner Vilmé aura la lourde tache de prendre en comptes les nombreuses revendications des policiers assure M. Delva.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20712

Le député Rodriguez Séjour s'engage à répondre aux questions de la justice


Le député Rodriguez Séjour et ses gardes du corps répondront ce mardi aux questions du juge instructeur en charge de l'enquête sur l'assassinat du policier Calixte Walky. Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, a donné l'assurance aux officiels du gouvernement que le parlementaire, toujours protégé par l'immunité, entend aider les autorités judiciaires à faire la lumière sur le crime.
Le week end écoulé le député Séjour avait dans une lettre publique nié toute implication dans l'assassinat du policier. Il a fait valoir que l'incident lié à l'interpellation de son chauffeur avait été clos dans une ambiance empreinte de cordialité.
Entre temps le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, jean Renel Cenatus, a obtenu de nouveaux indices. Le chef du Parquet a confisqué samedi dernier le cadavre de l'un des bandits ayant perpétré le crime.
Selon les premières informations de l'enquête M. Calixte avait pu riposter et blesser mortellement un de ses agresseurs. Le chef du Parquet n'a pas voulu indiquer si le bandit tué avait un lien quelconque avec le parlementaire.
Les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) œuvrent sous le contrôle du chef du Parquet dans le cadre de cette enquête.
Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Reginald Delva, exhorte également les enquêteurs à trouver de nouveaux indices. Les forces de l'ordre seraient également sur la piste d'autres bandits impliqués dans le crime.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20711

Mario Andrésol ramène les policiers dans les commissariats


L'appel au calme lancé par le chef de la Police haïtienne, Mario Andrésol a été entendu par les policiers qui ont mis un terme ce mardi à leur grève. Ce matin les agents de l'ordre étaient présents à leur postes ce matin ce qui a permis une reprise des activités économiques dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
M. Andrésol a fait valoir hier que la grève, qui est illégale peut contribuer à la destruction de l'institution policière. Tout en reconnaissant la justesse des revendications des policiers, le chef de la Police a mis l'accent sur la nécessité d'attendre les résultats de l'enquête et la décision de la justice.
Dans le même temps il a mis en garde les policiers sur la détermination de certains secteurs à utiliser ce mouvement pour déstabiliser les forces de l'ordre. Ne vous laisser pas manipuler, à martelé M. Andrésol menaçant de sanctionner les policiers ayant des comportements déviants.
Mario Andrésol, qui se remet d'une intervention chirurgicale ayant entrainé des complications, doit gérer l'une des plus graves crises de la Police Nationale.
S'il a réussi le pari de faire rentrer les policiers dans les commissariats, le directeur général de la PNH s'est également engagé à défendre ses policiers. Il a dénoncé les nombreuses libérations de bandits notoires appréhendés par les forces de l'ordre.
Il s'agit de l'une des principales revendications des policiers protestataires pour qui les bandits bénéficient d'une meilleure protection que les agents de l'ordre.
Ce problème a été porté à la connaissance des autorités qui ont annoncé des dispositions en vue de trouver des solutions. Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Reginald Delva, a révélé qu'une harmonisation dans les actions de la justice et de la police était envisagée pour résoudre ce problème.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20710

La MINUSTAH prête à accompagner la PNH


La MINUSTAH se dit préoccupée par la situation de troubles qui prévaut dans le pays depuis plusieurs jours.
Tout en annonçant avoir adopté des dispositions dissuasives la force onusienne se dit également prête à répondre à toute demande du pouvoir en place pour aider la police nationale à faire régner L'ordre.
Dans une interview accordée à radio métropole la porte parole de mission onusienne en Haïti, Sylvie Van Den Wildenberg a affirmé que la MINUSTAH était prête à intervenir aux côtés de la police nationale.
D'autre part la porte parole de la mission onusienne dit espérer que les assassins du policier Walky Calixte seront arrêtés et jugés conformément à la loi.
Elle estime que la police nationale inspire beaucoup de confiance aujourd'hui, se référant aux 24 000 jeunes qui ont participé au concours d'admission organisé par l'institution policière.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20718

Haïti/Armée-Remobilisation: Le docteur Turneb Delpé prêche l’entente

Mardi 24 avril 2012 à 16:57 “La décision annoncée par le ministère de l’Intérieur d’indemniser les militaires démobilisés ne va pas résoudre le problème car il n’a pas été l’objet d’une entente”, de l’avis du responsable du PNDPH. Turneb Delpé demande à tous les secteurs de s’asseoir autour d’une table afin de dégager ce qu’il appelle ‘’une vision commune de la crise actuelle’’ qui conduirait à la conférence nationale souveraine.
Communiqué de presse, rencontres, menaces : le gouvernement a déjà usé de divers moyens pour résoudre le problème des militaires démobilisés mais, toujours est-il, que ces démarches se sont révélées infructueuses. Ces hommes, lourdement armés, continuent d’occuper des espaces publics et privés et circulent, dans des véhicules en très bon état, dans plusieurs endroits du pays. Parmi les revendications des anciens membres des Ex-FADH figurent leur indemnisation. Une revendication que le gouvernement est prêt à satisfaire. En conséquence, il demande à ces anciens militaires de se présenter à l’école Nationale de la Magistrature à Frères, Est de Port-au-Prince, afin de recevoir leur dû.
« La démarche du ministère de l’Intérieur permettrait de résoudre le problème si et seulement, elle était le fruit d’une entente avec les militaires démobilisés », estime le Docteur Delpé.
« Dans l’Etat actuel des choses, le responsable du PNDPH croit nécessaire que tous les secteurs organisés du pays s’asseyent autour d’une table afin, dit-il, de dégager « une compréhension commune » de la crise actuelle.
« Les jeunes, considérés comme l’avenir du pays, ajoute-t-il, doivent prendre part aux discussions qui devraient conduire à la -conférence Nationale Souveraine -», son cheval de bataille.
Dans un communiqué rendu public dans l’après-midi du lundi 23 avril, le ministère de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale a invité les militaires démobilisés à se présenter, ce mercredi à l’école de la magistrature à frères en vue de réclamer leur indemnisation. Ils doivent être munis de leur carte d’identification militaire et d’autres documents légaux ou administratifs délivrés par les FADH permettant de vérifier leur appartenance à l’Institution.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14824

Présidentielle dominicaine : le candidat de « Alianza Pais », Guillermo Moreno, sollicite la restitution à son pays de la plus haute distinction de l’Etat dominicain récemment décernée au président Martelly

Estimant le chef de l’Etat haïtien indigne d’être l’objet d’une telle distinction en raison de son implication dans le dossier Bautista, le candidat menace de recourir à des lois dominicaines pouvant l’invalider Publié le mercredi 25 avril 2012
Le candidat à la présidence du parti dominicain « Alianza Pais », Guillermo Moreno, a adressé mardi une lettre au président Michel Martelly via la chancellerie dominicaine, pour lui demander de restituer à son pays la médaille Ordre et Mérite Duarte et Mella au grade de Grand Croix Plaque Or, la plus haute distinction dominicaine à un chef d’Etat étranger, qui lui avait été décernée le mois dernier par son homologue Leonel Fernandez.
Moreno invoque à l’appui de sa demande l’implication du président haïtien dans le dossier de corruption au centre duquel se trouve l’influent et richissime sénateur Felix Bautista du Parti de la Libération Dominicaine (PLD).
Au cas où le président haïtien ne donnerait aucune suite à sa requête, le candidat Moreno affirme envisager un recours à des lois dominicaines permettant de lui enlever la distinction. Il soutient en ce sens que les noms des héros et héroines de la patrie dominicaine sont sacrés et doivent honorer des gens dont l’intégrité et la vie exemplaire les glorifient davantage.
Un sondage réalisé début avril par la firme américaine “Bendixen and Amandi” a placé le candidat de « Alianza Pais », Guillermo Moreno, en 3ème position (avec 3% des intentions de vote), derrière les candidats Hipolito Mejia (51.4%, PRD) et Danilo Medina (39.7, PLD). [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8773

Haïti- Sécurité : Carrefour plutôt calme, après une journée de forte tension

P-au-P, 24 avril 2012 [AlterPresse] --- Après une journée de tension et de paralysie des différentes activités commerciales, la commune de Carrefour (périphérie sud de la capitale) a apparemment retrouvé son calme, ce mardi 24 avril 2012, observe l’agence d’information en ligne AlterPresse. La circulation routière reprend son cours, le transport en commun est bien assuré, les écolières et écoliers reprennent le chemin de l’école, tandis que les entreprises commerciales ont rouvert leurs portes.
Une présence renforcée de la police nationale d’Haïti (Pnh) est remarquée à Martissant (quartier où le policier Walky Calixte a été tué le mardi 17 avril), toujours sur la route principale menant vers différents départements (Sud-Est, Sud et Sud-Ouest) du pays.
Les autorités supérieures de la justice et de la police appellent les policiers au calme, tout en promettant des suites judiciaires appropriées à l’enquête sur l’assassinat du policier Calixte.
Quelques heures avant sa mort, le policier Walky Calixte a eu une vive polémique avec l’entourage du député, Rodriguez Séjour, qui devrait répondre, ce 24 avril devant le cabinet d’instruction, de son éventuelle implication dans l’assassinat du 17 avril.
Un tableau qui est contraire à celui du 23 avril, quand a prévalu une atmosphère grisâtre et de poussière, résultant de la fumée de pneus usagés enflammés qui ont servi de barricades. Les habitantes et habitants de la commune ont alors tenté, avec peine, de se rendre à leurs activités au centre ville, des riveraines et riverains ont été remarqués aux abords des routes, attendant des autobus et des tap-tap (véhicules de transport public) qui n’arrivaient pas.
Les hommes armés, qui prétendent être d’anciens militaires, ont également sillonné la voie principale de Carrefour à bord de camionnettes blanches. De rares patrouilles policières ont aussi été aperçues.
Tard, dans l’après midi du dimanche 22 avril 2012, des rumeurs, relayées par des tracts, annonçaient une possible journée chaude le lundi 23 avril.
Justice pour Walky Calixte et élargissement de 5 policiers nationaux emprisonnés depuis quelque temps sont les principaux motifs du mouvement du 23 avril, qui s’est pourtant répandu au nord de la capitale (aéroport, Delmas) voire un peu à l’est (à Pétionville).
Les 5 policiers, dont les manifestants réclament la libération, appartiennent à l’effectif institutionnel de Carrefour. Ils sont en prison à la suite d’une altercation ouverte avec un juge. [rh kft rc apr 24/04/2012 11:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12753

Haïti/Assassinat: Le corps sans vie de l’assassin du policier Walky Calixte retrouvé

lundi 23 avril 2012 à 15:18 « Le dossier de l’assassinat du policier Walky Calixte est actuellement au cabinet d’instruction ».
C’est ce qu’a informé ce lundi le chef du Parquet de Port-au-Prince. Mais, précise Jean Renel Cénatus, « en dépit du transfert du dossier au cabinet d’instruction, le Parquet n’a pas abandonné les poursuites ».
C’est ainsi que samedi dernier, il a pu retrouver, dans une morgue privée, le corps de celui qui a exécuté le policier. Ce présumé assassin, Johny ainsi connu qui fonctionnait également sur deux autres identités aurait été blessé mortellement au moment de commettre son forfait. Il a rendu l’âme à l’hôpital La Paix, à Delmas 33, Est de Port-au-Prince.
Le commissaire du gouvernement appelle les policiers protestataires au calme et leur promet que les assassins de leur frère d’arme seront apprehendés et jugés.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14767

Commentaires:
Les rumeurs identifient cet agresseur comme faisant partie des gardes du corps du député dont le nom est cité dans cet assassinat. Ces rumeurs disent que le député aurait donné de l’argent à la famille du défunt en leur demandant d’enterrer rapidement l’agresseur présumé. Heureusement le Commissaire du Gouvernement a agi vite et a pu s’accaparer du cadavre avant les funérailles.

Ce sont certes des rumeurs mais bon comme on dit chez nous il n’y a pas de fumée sans feu.


Haïti- Sécurité : Carrefour plutôt calme, après une journée de forte tension

P-au-P, 24 avril 2012 [AlterPresse] --- Après une journée de tension et de paralysie des différentes activités commerciales, la commune de Carrefour (périphérie sud de la capitale) a apparemment retrouvé son calme, ce mardi 24 avril 2012, observe l’agence d’information en ligne AlterPresse. La circulation routière reprend son cours, le transport en commun est bien assuré, les écolières et écoliers reprennent le chemin de l’école, tandis que les entreprises commerciales ont rouvert leurs portes.
Une présence renforcée de la police nationale d’Haïti (Pnh) est remarquée à Martissant (quartier où le policier Walky Calixte a été tué le mardi 17 avril), toujours sur la route principale menant vers différents départements (Sud-Est, Sud et Sud-Ouest) du pays.
Les autorités supérieures de la justice et de la police appellent les policiers au calme, tout en promettant des suites judiciaires appropriées à l’enquête sur l’assassinat du policier Calixte.
Quelques heures avant sa mort, le policier Walky Calixte a eu une vive polémique avec l’entourage du député, Rodriguez Séjour, qui devrait répondre, ce 24 avril devant le cabinet d’instruction, de son éventuelle implication dans l’assassinat du 17 avril.
Un tableau qui est contraire à celui du 23 avril, quand a prévalu une atmosphère grisâtre et de poussière, résultant de la fumée de pneus usagés enflammés qui ont servi de barricades. Les habitantes et habitants de la commune ont alors tenté, avec peine, de se rendre à leurs activités au centre ville, des riveraines et riverains ont été remarqués aux abords des routes, attendant des autobus et des tap-tap (véhicules de transport public) qui n’arrivaient pas.
Les hommes armés, qui prétendent être d’anciens militaires, ont également sillonné la voie principale de Carrefour à bord de camionnettes blanches. De rares patrouilles policières ont aussi été aperçues.
Tard, dans l’après midi du dimanche 22 avril 2012, des rumeurs, relayées par des tracts, annonçaient une possible journée chaude le lundi 23 avril.
Justice pour Walky Calixte et élargissement de 5 policiers nationaux emprisonnés depuis quelque temps sont les principaux motifs du mouvement du 23 avril, qui s’est pourtant répandu au nord de la capitale (aéroport, Delmas) voire un peu à l’est (à Pétionville).
Les 5 policiers, dont les manifestants réclament la libération, appartiennent à l’effectif institutionnel de Carrefour. Ils sont en prison à la suite d’une altercation ouverte avec un juge. [rh kft rc apr 24/04/2012 11:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12753

Haïti-Armée : Les hommes de Lamentin réclament un haut état-major

P-au-P, 24 avril 2012 [AlterPresse] --- Des tentes, le drapeau d’Haïti claquant dans le vent au dessus d’une branche, mât de fortune, et partout dans la cour, des hommes en treillis militaires, pour la plupart jeunes et lourdement armés...
Tel est le décor, observé par AlterPresse, dans la base de Lamentin 52, au sud de Port-au-Prince, où, depuis plusieurs mois, des hommes déclarant appartenir aux forces armées d’Haïti (Fad’h) démobilisées en 1995, se sont établis.
Malgré des rappels à l’ordre de l’administration politique du président Joseph Michel Martelly, ces hommes armés, emmenés par Jean Fednel Lafalaise, continuent de brandir la Constitution (du 29 mars 1987) pour défendre leur légitimité.
Le chef de ces troupes controversées, Jean Fednel Lafalaise exige de l’administration politique de Martelly, la nomination, dans le plus bref délai, d’un haut état-major, dans une interview accordée à AlterPresse.
« Nous ne sommes ni Cambodgiens, ni Irakiens, nous sommes Haïtiens, des soldats d’Haïti. Nous jeter dehors ? Où irions-nous ? En République Dominicaine ? En Cambodge ? En Israël ? Nous sommes dans notre pays et personne ne peut nous jeter dehors, qu’importe son titre », martèle Lafalaise, ancien des Fad’h.
A plusieurs reprises, l’exécutif, à travers le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, a demandé à ces hommes armés de quitter les espaces (publics et privés) [qui seraient au nombre de 15 sur toute l’étendue du territoire national, selon les informations disponibles] qu’ils occupent.
Dans une note rendue publique le 23 avril, le ministère de l’intérieur appelle les anciens militaires à se rendre, avec "leurs cartes" dès le mercredi 25 avril 2012 au local de l’école de la magistrature (à l’est de Port-au-Prince), pour recevoir leurs indemnités (au cas où ils n’auraient pas encore reçu ces indemnités).
A Lamentin, six mille (6,000) hommes, dont beaucoup sont trop jeunes pour avoir réellement appartenu aux anciennes forces armées, camperaient sur cette ancienne installation militaire.
Pour l’instant, Jean Fednel Lafalaise a, lui, une explication sur l’absence de décision de l’exécutif concernant ces hommes armés de Lamentin.
« Vous avez vu ces visages jeunes ici ? Cette jeunesse est là pour assurer la relève », déclare Lafalaise.
« J’ai 28 ans dans l’armée, j’ai 46 ans…Mon service est presque terminé au sein de l’armée. Il faut une relève… Ces jeunes reçoivent une formation depuis à peu près deux ans. Donc, ce sont des militaires », argue Lafalaise.
Lafalaise se montre toutefois peu convaincant sur l’origine des uniformes (neufs), des munitions et armes automatiques, ainsi que sur la source de financement de ces hommes présents dans plusieurs villes du pays.
Ces hommes armés, qu’il qualifie de « militaires », assureraient eux-mêmes leur subsistance en cotisant, tandis que les armes et uniformes appartiendraient aux anciens militaires démobilisés, tente de justifier Lafalaise.
Depuis plusieurs mois, ces hommes armés multiplient les apparitions fracassantes, dont la plus récente a semé la panique à la chambre des députés au parlement et conduit à l‘interruption d’une séance le mercredi 18 avril 2012.
« Haïti est le seul pays, où les députés appellent des agents de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) à tirer sur les Haïtiens qui n’ont qu’un seul objectif : travailler pour instaurer un climat de sécurité dans le pays », réagit Lafalaise.
L’administration politique de Martelly, qui aura une année au pouvoir le 14 mai 2012, s’est toujours montrée favorable au rétablissement de l’armée, alors que les bailleurs de fonds d’Haïti, à l’image des États-Unis d’Amérique, sont plus réticents.
Institution symbolique pour le rôle joué notamment dans la lutte pour la conquête de l’indépendance nationale, le 1er janvier 1804, l’armée s’est disqualifiée aux yeux de la population, particulièrement durant la période du coup d’ État sanglant de septembre 1991 à octobre 1994, suite à son histoire entachée de nombreuses violations des droits de la personne. [jep kft rc apr 24/04/2012 12:04]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12752

L'électricité a été arrêtée à 600 mètres de l'école communautaire de Demontreuil

mercredi 25.04.2012, 05:02 - La Voix du Nord Une page va se tourner : lors de l'assemblée de Timoun d'Haïti, Michel Debarge, président-fondateur, a annoncé qu'il entamait son dernier mandat de trois ans, pour un bail total de vingt ans. Trois années qu'il compte mettre à profit pour mener à bien plusieurs projets en Haïti : électrification de l'école et mise en place d'un centre de formation professionnelle.
PAR FRANCK BAZIN
villeneuvedascq@hotmail.com REPRO « LA VOIX »
Michel Debarge, président fondateur, est rentré d'Haïti voici quelques jours, à temps pour l'assemblée générale. Un retour un peu mouvementé qui s'est achevé en service de cardiologie. C'est peut-être un des éléments qui l'a conduit à annoncer aux membres de l'association qu'il gardait la présidence pour un tout dernier mandat de trois ans. En 2015, après 20 ans de présidence, il passera le flambeau. Il aura 75 ans.
Sans surprise, personne n'a manifesté son intention de prendre la succession. Il faut dire que l'activisme du président peut faire peur : « J'ai bien expliqué que mon successeur ne serait pas obligé d'aller en Haïti. » En tout cas pas aussi souvent qu'il ne le fait, à ses frais : une fois au printemps, une fois en automne pour s'assurer que l'argent envoyé est bien utilisé.
Dans le village de Demontreuil, à deux heures et demie de route de Port-au-Prince, l'association villeneuvoise a construit et assure le fonctionnement de trois classes de maternelle, six classes de primaires et un restaurant scolaire pour les 400 enfants. À Port-au-Prince, dans le quartier du Canapé-Vert, Timoun d'Haïti a fait construire trois classes de maternelle et un centre de santé.
Toutes ces actions représentent un budget annuel de près de 65 000 euros, subventions, dons et autofinancement.
Aller sur place permet de se rendre compte des difficultés qui ne vont guère en s'arrangeant : « La MINUSTAH (mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) a amené l'électricité sur la route en bas du village de Demontreuil. Ils ont aussi posé une ligne sur le chemin qui mène à l'école... et se sont arrêtés à 600 mètres. » Le président est à la recherche de 10 000 E pour réussir le raccordement, si possible avant septembre, pour l'inauguration des bâtiments.
Après toutes ces années d'effort, l'ensemble est terminé (il ne manque qu'un coup de peinture) et fonctionne : « L'été dernier, nous avons proposé un camp pour les enfants. Il y avait de 30 à 40 enfants et nous avons doublé le nombre d'inscriptions à la rentrée de la maternelle ! » Mais Michel Debarge voit plus loin. Il avait imaginé la création d'un collège mais l'association ne pourrait pas rémunérer les professeurs. Alors, petit à petit, l'idée d'un centre de formation professionnelle se fait jour. Si vous avez envie d'aider, vous êtes les bienvenus. •
Timoun d'Haïti, 136, rue du Printemps à Villeneuve-d'Ascq, 03 20 916 295, http://timounhaiti.org/.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2012/04/25/article_l-electricite-a-ete-arretee-a-600-metres.shtml



Haïti: les aspirants soldats refusent de quitter les casernes militaires

Publié par Associated Press le mardi 24 avril 2012 à 18h34.
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les hommes armés qui réclament la restauration de l'armée haïtienne refusent de se disperser et de quitter les anciennes bases militaires qu'ils occupent, ont déclaré les leaders du groupe mardi, malgré les demandes répétées du gouvernement en ce sens.
Lors d'une conférence de presse dans une ex-caserne militaire en périphérie de la capitale haïtienne, plusieurs vétérans de l'armée démantelée en 1995 ont déclaré que les autorités haïtiennes n'avaient pas respecté leur promesse de les mettre à la barre d'une force intérimaire jusqu'à ce que l'armée soit officiellement rétablie.
«Nous avons décidé de ne pas céder», a dit l'ancien sergent Larose Aubin, accompagné d'un groupe hétéroclite d'anciens soldats et de jeunes recrues. «Nous n'allons pas continuer à faire des conférences de presse.»
Larose Aubin et d'autres anciens officiers de l'armée haïtienne ont commencé à recruter des hommes et quelques femmes il y a un an dans l'espoir que l'armée soit rétablie. Le président Michel Martelly a alimenté leurs espoirs en affirmant pendant sa campagne, puis dans ses fonctions présidentielles, qu'il avait l'intention de restaurer l'armée en Haïti, une promesse qui s'est butée à l'opposition des ambassades occidentales.
Le gouvernement haïtien a plusieurs fois ordonné aux anciens soldats et à leur partisans, qui seraient environ 3500, de quitter les bases où ils se sont installés il y a plusieurs mois, mais les autorités n'ont entrepris aucune action concrète pour les déloger. Depuis, les aspirants soldats circulent dans le pays à bord de camionnettes et transportent des armes, comme s'ils étaient en patrouille officielle.
La semaine dernière, une cinquantaine d'hommes en tenue de camouflage, certains armés, ont interrompu une session législative du Parlement pour discuter avec les élus des projets du gouvernement au sujet de la restauration de l'armée.
Leur présence inquiète de plus en plus les diplomates occidentaux, qui associent ces hommes armés à des «éléments paramilitaires».
L'émissaire des Nations unies en Haïti, Mariano Fernandez, a qualifié l'incident au Parlement d'«acte d'intimidation inacceptable».
Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, a déclaré lundi à la radio que le pays n'avait qu'une force de sécurité publique, soit la police nationale, en plus de la mission de maintien de la paix de l'ONU.
Mardi, les chefs des aspirants soldats ont déclaré avoir rencontré de hauts responsables qui ont accepté de les nommer au haut commandement d'une force intérimaire jusqu'à ce que le gouvernement restaure officiellement l'armée par décret.
Ils ont aussi dit qu'ils attendaient une réponse des autorités haïtiennes d'ici 72 heures, mais qu'ils avaient plutôt entendu à la radio que le gouvernement leur ordonnait de quitter les bases militaires.
«Nous leur disons que l'armée doit revenir», a déclaré l'ex-sergent Aubin. «La liberté ou la mort. Nous serons victorieux, peu importe ce qui arrivera.»
Joint par téléphone, le ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, a refusé de commenter la situation.
http://www.985fm.ca/international/nouvelles/haiti-les-aspirants-soldats-refusent-de-quitter-l-140227.html


mardi 24 avril 2012

ET L’AVION CONTINUE SON VOL SANS PILOTE

Que Haïti soit sans gouvernement pendant un moment plus ou moins long n’est pas choquant. On est même coutumier du fait. Et ce, à un point tel, quand il y a bien un gouvernement en place, la question c’est de savoir quand est-ce qu’il va « tomber ».
Là je me réfère bien entendu au gouvernement et non pas au poste de président de la République.
Après un passé marqué par des coups d’état, certains restent assez complaisants en observant des passassions de pouvoir successives après chaque mandat. Si l’on considère les dénouements des régimes politiques de 1986 à 2004, on comprend que certains peuvent parler d’une certaine stabilité.
Et l’institution responsable de cette situation n’est rien d’autre que la MINUSTAH dont la mission est essentiellement « contribuer à la stabilisation du pays ».
Cependant chaque quinquennat a toujours connu des crises gouvernementales. La liste des anciens premiers ministres est assez longue. La durée de vie d’un premier ministre en Haïti est plus courte que le temps de la crise qui prend naissance entre la démission ou révocation de l’ancien et la ratification du prochain.
Pourtant « les missionnaires stabilisateurs » de l’ONU ne voient pas le côté déstabilisant de cette situation. Ils se limitent à déplorer l’absence de gouvernement et applaudir la ratification du nouveau. Ainsi de suite.
De cette lecture on peut en fait déterminer que stabilisation pour la MINUSTAH signifie exclusivement une passation de pouvoir d’un président élu à un autre.
Depuis 2004, les crises ont souvent pris naissance au niveau des gouvernements avec un président jouant son rôle de chef d’Etat.
Aujourd’hui pour une fois la situation du pays est un peu différente.
Le gouvernement de Gary Conille a démissionné en février et depuis s’occupe des affaires courantes. Pendant ce temps un nouveau premier ministre est désigné et entame la longue et suspicieuse démarche de ratification.
Mais à la tête de l’Etat, il n’y a personne. Le président Michel Martelly après avoir été opéré d’une épaule dans un hôpital à Miami, aurait fait une complication identifiée par la présidence comme une embolie pulmonaire.
Selon les prescrits de la Constitution, en cas de vacances du chef de l’Etat, le chef du gouvernement assume ses fonctions. La Constitution n’avait certes pas prévu de provision dans le cas ou le chef du gouvernement aurait été démissionnaire.
Qui pis est, Monsieur Gary Conille a essayé de reprendre les commande du pouvoir exécutif en voulant réunir un Conseil ministériel. Son appel à été carrément boudé par les membres du gouvernement démissionnaire considérés proches de Martelly. Les membres du fameux cabinet rose.
En attendant on se demande qui dirige le pays ou s’accumulent des dossiers très brulants.
Tous les jours un nouveau problème, un nouveau conflit.
Dans un pays ou l’insécurité paralysent toute envie et une grande partie des activités, les forces de l’ordre locales, haïtiennes, rentrent en grève.
Les militaires démobilisés des anciennes Forces armées d’Haïti paradent à ciel ouvert dans une indifférence voulue et entretenue de façon maladroite par ceux qui tirent profit de cette situation ambigüe et inquiétante à la fois.
Maintenant s’ajoutent les doutes sur l’état de santé du président de la République. Ceux qui connaissent un peu l’histoire naturelle des maladies comprennent difficilement comme on peut faire une embolie pulmonaire après une intervention probablement endoscopique sur une épaule chez un individu de la cinquantaine.
On comprend moins encore comment un personnage de l’importance d’un président de la République, chez qui on pose le diagnostic d’embolie pulmonaire puisse monter dans un avion –un vol commercial-, sans assistance médicale pour aller se faire soigner.
Les suspicions sur l’état de santé réel du chef d’Etat trouvent du terreau fertile dans cette prise en charge scabreuse et non adaptée.
Cette semaine le chanteur de « konpa » devenu président à fait la couverture de Times Magazine avec ses amis le président dominicain Leonel Fernandez et le richissime Sénateur Felix Bautista. Une présentation dont les haïtiens en général ne sauraient être fiers.
Tout cela ajouté à la reconstruction qui ne démarre pas, au choléra qui continue à affecter la population, à l’approche des saisons de pluie et des cyclones.
L’avion continue de voler les cieux obscurs et incertains, sans pilote.
L’important ce n’est pas la destination, sinon le voyage lui-même, dit le renard !
Donc ne pensons surtout pas à la destination finale de ce vol
Bonne journée à tous.
Source AFHES http://www.afhes.org/

lundi 23 avril 2012

NOS HAUT EN BAS...DU TRANSPORT EN COMMUN

Circuler à Port au Prince se révèle être le parcours du combattant, à pied en transport public ou en privé, à chacun son lot. Les rues sont en piteux état. Souvent des crevasses qui, après chaque pluie, se transforment en de véritables petits lacs, les détériorent davantage.
La vie doit pourtant suivre son cours. Pour les piétons circuler dans les rues de Port-au-Prince reste un vrai et un grand défi. Il ne l’est pas moins pour ceux qui s’aventurent à utiliser les services du transport en commun.
Quand nous savons que dans beaucoup de grandes villes, le transport en commun est encouragé et reste la meilleure option, on se demande pourquoi chez nous il est aussi méprisé.
En effet, il n’est pas du tout organisé et est loin de répondre aux besoins de la population. Quand on assiste à une scène de montée en « tap tap », c’est vraiment un spectacle désolant, source de frustrations et d’indignation.
Dire que ces passagers sont prêts à payer pour ce soit-disant service. Tout le long du trottoir, des foules de gens attendent ce « tap tap », ce bus ou cette camionnette qui leur permettra d’atteindre leur lieu de travail, leur école etc.… une fois ce véhicule arrive, avant même de s’arrêter, tous veulent y accéder en même temps, c’est la loi de la jungle qui est de rigueur ici, seuls les plus forts monteront à bord.
Et, ca y est c’est fait !
Mais toutes les places sont prises, même les « ruelles ». ce mini bus, souvent en mauvais état, rempli à craquer partira et laissera derrière lui cette jeune écolière qui arrivera certainement en retard en classe et cette vieille dame dont le grand âge ne lui a pas permis de vaincre la furie de ces jeunes hommes qui l’ont bousculée et empêchée de prendre place à bord.
Pourtant, ceux là qui sont parvenus à gagner cette bataille sont loin de gagner la guerre, entassés comme des sardines dans cette camionnette mal ventilée, ils peinent à respirer. Avec les embouteillages monstrueux que connaissent de plus en plus les automobilistes, on fait du sur place, et la durée du trajet se rallonge et tend vers l’infini.
Pourquoi ne peut- il pas en être autrement ? Pourquoi ne peut on pas avoir des lois qui régularisent le transport en commun afin qu’il soit suffisamment organisé de manière à répondre aux besoins d’un plus grand nombre ? A quand un service de transport ou chacun puisse y trouver sa place ?
« Li le pou chak jenn gason ka posede yon ti machin - le temps est venu pour que chaque jeune puisse se procurer une voiture » une entre mille promesses « tet kale » lors de la dernière campagne présidentielle.
Avec des transporteurs qui stationnent leurs véhicules n’ importe où, n’importe comment, avec des rues en si mauvais état, un réseau routier saturé, la solution n’est pas pour demain, et cette promesse de campagne on l’espère restera à l’état de promesse car, pour que la vie reste encore possible dans cette capitale, un service organisé de transport en commun reste la solution la plus intelligente.
Carlie, Port-au-Prince Haïti
23/04/2012

EDITO DE AFHES DU 23 AVRIL 2012

Bonjour et bonne journée !
Aujourd’hui  on est le 23 avril 2012.
Ça y est ! Les français ont voté. Maintenant la campagne va se faire avec deux candidats. En principe il y aura moins de bruit qu’avant le premier tour. Dix candidats font certes plus de bruit que deux.
De toutes les façons, le jour J est dans 14 jours. Après on en parlera plus.
Ce fut une excellente occasion pour penser au jeu démocratique comme outil placé entre les mains des membres de différentes sociétés.
Un ami proche a vécu les élections présidentielles de la façon suivante :
A 18 :00, Il ferme la porte de sa maison et entreprend le parcours vers le bureau de vote qu’il atteint après sept minutes de marche. A 18 :08 il rentre dans l’espace du bureau de vote. A cette heure là il n’y avait pas beaucoup de monde. Trois personnes avant lui faisait la queue pour déposer leurs bulletins de vote. Juste à gauche se trouvait une table avec des bulletins, et une petite enveloppe bleue.
Il prit le bulletin de son choix, le plia en deux, l’introduit dans l’enveloppe. Se dirigea vers l’urne transparente posée sur une table devant trois ou quatre personnes. Il sortit sa carte d’identité et sa carte électorale. Quelqu’un vérifie qu’il était bien inscrit sur la liste : le numéro 636 du bureau 1004. Ce quelqu’un d’un signe de la tête confirme l’inscription et quelqu’un d’autre adresse une invitation solennelle à voter. L’enveloppe est introduite dans la fente pour retomber au fond de l’urne. Le temps d’une petite signature. Il est 18 :23 !
Il laisse les locaux et à 18 :28 il renferma la porte de sa maison qu’il vient de regagner.
Sur le chemin pas de drapeaux, pas de partisans célébrant une victoire anticipée.
A 20 :00 les résultats tombent.  Les gagnants sont François Hollande et Nicolas Sarkozy. The end !
En Haïti, il faut mettre l’armée et la police sur pied de guerre. Il y a des morts durant toutes les phases. Depuis les élections internes pour le choix d’un député en passant par les meetings de campagne.
Le jour du vote c’est un jour hyper risqué. Des gens armés accaparent, remplissent, et jettent des urnes.
Avant la publication des résultats il y a déjà une atmosphère proche d’une guerre civile.
Et il faut toujours l’intervention d’une instance internationale pour trancher.
La démocratie peut elle être mise dans les mains de tous les peuples ?

Actuellement et ce depuis le week-end dernier, des axes routiers sont bloqués par des barricades enflammées. Aujourd’hui encore la circulation se faisait très difficilement vers l’aéroport international Toussaint Louverture, vers Martissant, carrefour Feuilles, pour ne citer que ces quartiers.
La cause : des membres de la PNH et les proches d’un agent assassiné il y a quelques jours demandent et réclament justice.
En fait d’après les déclarations des proches de la victime, dans l’exercice de ses fonctions, l’agent de la PNH aurait détenu le chauffeur d’un député en fonction pour port illégal d’armes à feu.
Le député mécontent et emparé par son immunité aurait proféré des menaces contre le policier. Quelques heures plus tard, celui-ci se faisait descendre par des hommes circulant en moto.
Je suis toujours effaré devant ces citoyens qui sont si prompt à appuyer sur la détente. Comment peut-on avoir si peu de respect pour la VIE !
Quelle est l’implication de ce député dans l’assassinat de cet agent de la Police ? A la justice de remplir ses fonctions et de faire éclater la vérité. Le député jouit de l’immunité parlementaire.
Oui comme Arnel bélizaire, le député par qui le scandale entre les pouvoirs l’exécutif et législatif est arrivé.
En effet jusqu’à présent personne ne sait exactement ce qu’il en est effectivement du passé de ce Monsieur qui pour certains serait un repris de justice avec un casier judiciaire.
Le parlement a préféré vouloir faire la peau du président qui a violé la Constitution en ordonnant son arrestation. Sans penser à faire le jour et le point sur le passé de ce Monsieur qui pourrait causer du tort à une fonction aussi noble que celle de législateur.
Tout ceci c’est pour augurer un « kase fèy kouvri sa ». Il n’y aura ni de levée d’immunité ni d’enquête aboutie.
Comme dirait notre amie Carlie une vraie application de la formule nos haut en bas !
Bonne journée à tous !

Les proches du policier assassiné veulent le jugement du Député incriminé


Le dossier a été transféré au cabinet d’instruction qui envisage d’auditionner Rodriguez Séjour dont la levée de l’immunité parlementaire est réclamée par les frères d’armes et proches de Walky Calixte, à la base de mouvements de protestation répétés avec de graves conséquences pour le fonctionnement de la police et la libre circulation des citoyens

Publié le samedi 21 avril 2012
Des proches et collègues du policier Walky Calixte, tué en début de semaine, ont poursuivi samedi leur mouvement de protestation visant à obtenir la levée de l’immunité parlementaire du Député Rodriguez Séjour, accusé d’avoir commandité l’assassinat et qui pourrait être cité à comparaître au cabinet d’instruction désormais en charge du dossier.
Des barricades érigées sur la route des rails ont paralysé en partie, pour la troisième journée consécutive, la circulation automobile sur le très important axe Carrrefour/Port-au-Prince (ouest) qui dessert cinq départements.
Radio Kiskeya a appris que le parquet s’est dessaisi du dossier confié au juge d’instruction Jean Wilner Morin et qu’une correspondance aurait été adressée au bureau de la Chambre basse en vue d’autoriser une éventuelle convocation de M. Rodriguez Séjour.
Dans le cadre de cette affaire à l’origine de sérieux troubles au sein du service de la circulation où était affectée la victime, les protestataires soutiennent que le Député de la première circonscription de la capitale aurait, quelques heures seulement avant l’assassinat, mardi dernier, proféré des menaces de mort contre Walky Calixte pour l’arrestation de son chauffeur en possession d’une arme illégale.
Dans une lettre ouverte rendue publique samedi, le parlementaire a déploré le meurtre et condamné la "vindicte policière" lancée à son encontre qui, dit-il, a failli déboucher sur son "exécution", lors d’une descente mercredi à Radio Caraïbes où il participait à une émission sur l’incident. spp/Radio Kiskeya

La route de Carrefour paralysée, la PNH dément une grève des policiers lundi

Près d’une semaine après son assassinat, les proches de Walky Calixte continuaient dimanche soir d’indexer le Député Rodriguez Séjour pour son implication présumée dans ce drame qui n’a cessé de s’amplifier 

Publié le dimanche 22 avril 2012

La circulation automobile était complètement paralysée dimanche soir sur la route de Carrefour (banlieue sud de Port-au-Prince), théâtre depuis plusieurs jours de protestations en cascade de proches et collègues du policier assassiné Walky Calixte et qui ont alimenté d’intenses rumeurs concernant l’éventuel déclenchement d’une grève au sein de la Police Nationale que l’institution a dû démentir officiellement.
Selon des riverains joints par Radio Kiskeya, des barricades de pneus enflammés ont été érigées à hauteur d’Arcachon 32 où habitait l’agent de l’ordre, criblé de balles mardi dernier au volant de sa voiture.
Un peu plus loin, sur la route des rails, des véhicules ont été utilisés comme barrages.
Si cette situation devait persister, elle risquait de bloquer littéralement l’important trafic routier qu’assure cet axe stratégique entre l’ouest et quatre autres départements, le sud-est, le sud, les Nippes et la Grand’Anse (sud-ouest).
Régissant à des rumeurs persistantes et à la mise en circulation de tracts annonçant qu’un mot d’ordre de grève serait effectif, à partir de ce lundi, dans différentes unités de la PNH, son porte-parole adjoint, Garry Desrosiers, a apporté dimanche soir un démenti formel sur la Télévision Nationale. Il en a profité pour rappeler que les policiers n’avaient pas le droit d’observer des arrêts de travail et sont tenus de protéger et servir la population peu importe la légitimité de leurs revendications.
Les frères d’armes, la famille et les amis de Walky Calixte, un agent II de 27 ans affecté au service de la circulation, exigent la levée de l’immunité parlementaire et l’arrestation du Député Rodriguez Séjour. Il est accusé d’être le commanditaire de ce crime perpétré peu de temps après une vive altercation qu’avait provoquée l’arrestation de son chauffeur retrouvé en possession d’une arme illégale.
Le parlementaire rejette catégoriquement cette version des faits et dénonce une tentative de lynchage au moment où il participait mercredi dernier à une émission radiophonique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8763