Le nombre de nouveaux cas de choléra en Haïti a augmenté avec l'arrivée de la saison des pluies, a annoncé mardi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Dans son bulletin mensuel, le bureau affirme que les nouveaux cas de choléra se sont principalement déclarés dans l'ouest et le nord du pays. Les autorités haïtiennes ont enregistré 77 nouveaux cas par jour dans le pays au début du mois de mars, qui marque le début de la saison des pluies.
Des équipes médicales ont été déployées pour tenter de freiner la propagation de la maladie, mais leurs efforts sont compliqués par un manque de coordination et l'absence de salaires pour payer les employés des centres de traitement du choléra gérés par les autorités haïtiennes, selon le bulletin de l'ONU.
Les opérations quotidiennes du gouvernement haïtien ont été majoritairement suspendues depuis la démission inattendue du premier ministre Garry Conille en février, à cause d'un conflit avec le président Michel Martelly. M. Martelly a nommé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, pour le remplacer, mais on ne sait pas quand le Parlement votera pour le confirmer dans son poste.
Les nouveaux cas de choléra surviennent après une diminution constante des cas depuis juin 2011, où l'on recensait des pointes de plus de 1000 nouveaux cas par jour. Selon l'organisation américaine Partners in Health, le nombre de cas est passé de 19 000 en avril 2011 à plus de 50 000 deux mois plus tard.
L'organisation veut introduire un vaccin contre le choléra en Haïti, mais la distribution du vaccin est suspendue le temps qu'un comité d'éthique se penche sur le programme.
L'épidémie de choléra en Haïti, considérée comme la plus importante du monde, a tué plus de 7000 personnes et en a infecté 530 000 autres, selon les autorités haïtiennes de la santé.
La maladie a probablement été introduite dans le pays par un contingent de Casques bleus originaires du Népal, où la maladie est très répandue, après le séisme dévastateur de janvier 2010.
Le choléra est causé par une bactérie présente dans l'eau et la nourriture contaminées. La maladie peut tuer une personne infectée en quelques heures, mais elle peut être traitée facilement si la personne se présente rapidement aux services de santé.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/04/03/009-haiti-hausse-cholera-onu.shtml
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 4 avril 2012
Haïti - Choléra : le médecin marseillais avait raison sur la faute de l'Onu
Publié le mardi 03 avril 2012 à 11H00 Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien.
Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien. Ce sont bien les soldats népalais de l'Onu ou plutôt de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui sont à l'origine de la plus grave épidémie de choléra de l'histoire récente dans ce pays.
Plus de 7 000 Haïtiens en sont morts. Il l'avait établi dans un rapport commandité par l'ambassade de France et le gouvernement haïtien après une enquête de terrain en novembre 2010 dont La Provence s'était largement fait l'écho (notre édition du 15 décembre 2010). Une longue enquête de Deborah Sontag en Haïti, paru ce week-end dans le New York Times, qui reprend la chronologie des cas, vient encore lui donner raison, malgré les longues dénégations de l'Onu.
50 000 dollars par mort
"Le dossier reprend nos données cartographiques qui montrent que les cas de choléra ont explosé en quelques heures en aval du camp de l'Onu dont les latrines se déversaient directement dans la Meye, notamment à Mirebalais où les habitaients s'approvisionnaient, détaille Renaud Piarroux.
Puis il y a eu des déversements massifs d'excréments infectés par une citerne de l'Onu dans l'Artibonite, une autre rivière. Les investigations montrent aussi que des chercheurs américains et danois ont établi que le vibrion, le bacille qui s'est propagé dans la rivière est bien d'origine népalaise."
L'article montre que la politique de l'autruche de l'Onu, niant ses responsabilités, a amplifié les dégâts commis. Il y a eu du temps perdu, une perte de confiance des habitants à propos des campagnes sur les gestes sanitaires à faire pour se protéger du choléra, des conflits sur les méthodes à appliquer. Alors que dans le contexte d'une reconstruction qui "rame", les conditions sanitaires et l'accès à une eau saine sont toujours très difficiles en Haïti.
Les autorités de l'Onu ont attendu que les soldats népalais, contre lesquels la colère de la population montaient, quittent le pays pour rendre public un rapport interne en mai 2011 qui disait "l'épidémie n'avait pas été causée par une action délibérée d'un groupe ou un individu" et rejetait la cause du déversement de matières fécales. Tout cela est battu en brèche, y compris par des experts travaillant pour l'Onu qui s'expriment dans le New York Times.
"Il se pourrait bien que je retourne en Haïti pour observer l'évolution de l'épidémie", reprend Renaud Piarroux. Une revanche amère pour lui qui était persona non grata après ses révélations sur l'Onu. En attendant, les Nations unies vont devoir affronter une "action de groupe". Environ 5 000 personnes qui ont perdu un membre de leur famille à cause du choléra ont lancé une procédure contre elles, en demandant 50 000 dollars par proche perdu.
Philippe LARUE
http://www.laprovence.com/article/sante/haiti-cholera-le-medecin-marseillais-avait-raison-sur-la-faute-de-lonu
Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien. Ce sont bien les soldats népalais de l'Onu ou plutôt de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui sont à l'origine de la plus grave épidémie de choléra de l'histoire récente dans ce pays.
Plus de 7 000 Haïtiens en sont morts. Il l'avait établi dans un rapport commandité par l'ambassade de France et le gouvernement haïtien après une enquête de terrain en novembre 2010 dont La Provence s'était largement fait l'écho (notre édition du 15 décembre 2010). Une longue enquête de Deborah Sontag en Haïti, paru ce week-end dans le New York Times, qui reprend la chronologie des cas, vient encore lui donner raison, malgré les longues dénégations de l'Onu.
50 000 dollars par mort
"Le dossier reprend nos données cartographiques qui montrent que les cas de choléra ont explosé en quelques heures en aval du camp de l'Onu dont les latrines se déversaient directement dans la Meye, notamment à Mirebalais où les habitaients s'approvisionnaient, détaille Renaud Piarroux.
Puis il y a eu des déversements massifs d'excréments infectés par une citerne de l'Onu dans l'Artibonite, une autre rivière. Les investigations montrent aussi que des chercheurs américains et danois ont établi que le vibrion, le bacille qui s'est propagé dans la rivière est bien d'origine népalaise."
L'article montre que la politique de l'autruche de l'Onu, niant ses responsabilités, a amplifié les dégâts commis. Il y a eu du temps perdu, une perte de confiance des habitants à propos des campagnes sur les gestes sanitaires à faire pour se protéger du choléra, des conflits sur les méthodes à appliquer. Alors que dans le contexte d'une reconstruction qui "rame", les conditions sanitaires et l'accès à une eau saine sont toujours très difficiles en Haïti.
Les autorités de l'Onu ont attendu que les soldats népalais, contre lesquels la colère de la population montaient, quittent le pays pour rendre public un rapport interne en mai 2011 qui disait "l'épidémie n'avait pas été causée par une action délibérée d'un groupe ou un individu" et rejetait la cause du déversement de matières fécales. Tout cela est battu en brèche, y compris par des experts travaillant pour l'Onu qui s'expriment dans le New York Times.
"Il se pourrait bien que je retourne en Haïti pour observer l'évolution de l'épidémie", reprend Renaud Piarroux. Une revanche amère pour lui qui était persona non grata après ses révélations sur l'Onu. En attendant, les Nations unies vont devoir affronter une "action de groupe". Environ 5 000 personnes qui ont perdu un membre de leur famille à cause du choléra ont lancé une procédure contre elles, en demandant 50 000 dollars par proche perdu.
Philippe LARUE
http://www.laprovence.com/article/sante/haiti-cholera-le-medecin-marseillais-avait-raison-sur-la-faute-de-lonu
DECLARATIONS FANTAISISTES DU GOUVERNEMENT HAITIEN
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- La journaliste dominicaine Nuria Piera, qui a dévoilé ce week-end un scandale de corruption éclaboussant le président haïtien Michel Martelly et l’ancienne candidate à la présidence Mirlande Manigat, juge fantaisistes les réactions officielles haïtiennes au sujet de son travail d’investigation, apprend AlterPresse.
Nuria Piera, considérée comme une référence d’honneur, d’ethique et de repsonsabilité dans le journalisme en République Dominicaine, est intervenue lundi soir 2 avril en direct sur Telenoticias, une chaine de télévision en République Dominicaine.
« Je pense que c’est une fantaisie…précisément le communiqué de presse du gouvernement haïtien est une fantaisie », déclare Nuria Piera.
Dans son programme télévisé la journaliste a révélé que Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, et proche du président dominicain Leonel Fernandez, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US.
Les transactions auraient commencé lors de la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’investiture de Martelly le 14 mai.
L’ancienne candidate Mirlande Manigat, malheureuse à ces élections, aurait reçu 250.000 dollars. Mais Mirlande Manigat s’est dit indignée d’apprendre les révélations de Piera et a affirmé son « intégrité ». Elle a toutefois indiqué ne pas pouvoir répondre des autres membres de son équipe de campagne.
La présidence a pour sa part balayé d’un revers de main ces révélations qu’elle met sur le compte d’ « une vaste campagne d’intoxication de l’opinion publique visant à salir l’image » du chef de l’Etat.
« C’est naturel que le gouvernement haïtien dise non, je ne pouvais espérer le contraire », fait savoir Nuria Piera. La journaliste rappelle que dans l’affaire du Watergate, les autorités ont aussi passé beaucoup de temps à démentir les résultats de l’enquête menée par Bob Woodward et Carl Bernstein, ensuite par le senat américain.
Nuria Piera, lors de son intervention, signale qu’il n’y a jusqu’ici que des paroles du côté des concernés alors que ce qu’elle a fait est « un travail d’investigation, sur ce qui s’est passé dans le pays (République Dominicaine) et qui a eu des répercussions en Haïti parce que le président haïtien est impliqué de manière lamentable ».
Piera dit juger particulièrement incompréhensible le fait que Michel Martelly ait continué de recevoir de l’argent après son accession à la présidence d’Haïti. Autrement, explique t-elle, ce ne serait qu’une simple affaire où un politicien dominicain, Felix Bautista, apporte son soutien à un homologue haïtien.
La journaliste dominicaine met également en avant comme élément étrange le fait que Bautista ait bénéficié de plusieurs millions de dollars sous couvert de contrats dans le cadre de la reconstruction d’Haiti.
Sur 500 millions de dollars de contrats, Bautista à travers ses entreprises a reçu 338 millions, dévoile l’enquête.
Cette affaire de corruption éclabousse également l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive qui a paraphé ces contrats. Bellerive a lui aussi démenti avoir reçu des pots de vin de la part d’hommes d’affaires ou politiciens dominicains. [kft gp apr 3/04/2012 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12643
Nuria Piera, considérée comme une référence d’honneur, d’ethique et de repsonsabilité dans le journalisme en République Dominicaine, est intervenue lundi soir 2 avril en direct sur Telenoticias, une chaine de télévision en République Dominicaine.
« Je pense que c’est une fantaisie…précisément le communiqué de presse du gouvernement haïtien est une fantaisie », déclare Nuria Piera.
Dans son programme télévisé la journaliste a révélé que Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, et proche du président dominicain Leonel Fernandez, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US.
Les transactions auraient commencé lors de la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’investiture de Martelly le 14 mai.
L’ancienne candidate Mirlande Manigat, malheureuse à ces élections, aurait reçu 250.000 dollars. Mais Mirlande Manigat s’est dit indignée d’apprendre les révélations de Piera et a affirmé son « intégrité ». Elle a toutefois indiqué ne pas pouvoir répondre des autres membres de son équipe de campagne.
La présidence a pour sa part balayé d’un revers de main ces révélations qu’elle met sur le compte d’ « une vaste campagne d’intoxication de l’opinion publique visant à salir l’image » du chef de l’Etat.
« C’est naturel que le gouvernement haïtien dise non, je ne pouvais espérer le contraire », fait savoir Nuria Piera. La journaliste rappelle que dans l’affaire du Watergate, les autorités ont aussi passé beaucoup de temps à démentir les résultats de l’enquête menée par Bob Woodward et Carl Bernstein, ensuite par le senat américain.
Nuria Piera, lors de son intervention, signale qu’il n’y a jusqu’ici que des paroles du côté des concernés alors que ce qu’elle a fait est « un travail d’investigation, sur ce qui s’est passé dans le pays (République Dominicaine) et qui a eu des répercussions en Haïti parce que le président haïtien est impliqué de manière lamentable ».
Piera dit juger particulièrement incompréhensible le fait que Michel Martelly ait continué de recevoir de l’argent après son accession à la présidence d’Haïti. Autrement, explique t-elle, ce ne serait qu’une simple affaire où un politicien dominicain, Felix Bautista, apporte son soutien à un homologue haïtien.
La journaliste dominicaine met également en avant comme élément étrange le fait que Bautista ait bénéficié de plusieurs millions de dollars sous couvert de contrats dans le cadre de la reconstruction d’Haiti.
Sur 500 millions de dollars de contrats, Bautista à travers ses entreprises a reçu 338 millions, dévoile l’enquête.
Cette affaire de corruption éclabousse également l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive qui a paraphé ces contrats. Bellerive a lui aussi démenti avoir reçu des pots de vin de la part d’hommes d’affaires ou politiciens dominicains. [kft gp apr 3/04/2012 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12643
Haïti-Premier Ministre : Report de la séance de ratification de Laurent Lamothe
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- La présentation du rapport sur le dossier du premier ministre désigné, Laurent Salvador Lamothe, est prévue pour le mardi 10 avril 2012 (après la période pascale), indique le président du sénat, Dieuseul Simon Desras, joint par AlterPresse au téléphone.
Attendu ce mardi 3 avril, « ce rapport sera présenté de préférence le mardi 10 avril prochain. Les membres de la commission spéciale sénatoriale n’ont pas pu respecter le délai imparti, à savoir les 15 jours ouvrables », souligne Desras.
AlterPresse a essayé en vain d’obtenir des explications sur ce retard auprès des différents sénateurs membres de la commission spéciale.
Le premier ministre désigné, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe, a soumis, le vendredi 16 mars 2012, un certificat de nationalité (haïtienne) parmi 58 autres documents.
Lamothe a déposé également un document, selon lequel il a résidé en Haïti durant les cinq dernières années.
Bien qu’il soit sous enquête au sénat, autour de son éventuelle nationalité étrangère - bannie de la Constitution pour un fonctionnaire de son rang -, plusieurs sénateurs ont manifesté leur détermination à lui accorder un vote de confiance.
Homme d’affaires de 39 ans, Laurent Lamothe pourrait ainsi devenir le plus jeune premier ministre de l’histoire d’Haïti.
Avant le premier ministre Garry Conille qui a démissionné le 24 février 2012, le président Michel Martelly a essuyé deux échecs dans la désignation d’un chef de gouvernement.
Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse ont été successivement rejetés par la chambre des députés le 21 juin 2011 et le sénat le 2 août 2011. [jep kft rc apr 03/04/2012 14:19]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12644
Attendu ce mardi 3 avril, « ce rapport sera présenté de préférence le mardi 10 avril prochain. Les membres de la commission spéciale sénatoriale n’ont pas pu respecter le délai imparti, à savoir les 15 jours ouvrables », souligne Desras.
AlterPresse a essayé en vain d’obtenir des explications sur ce retard auprès des différents sénateurs membres de la commission spéciale.
Le premier ministre désigné, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe, a soumis, le vendredi 16 mars 2012, un certificat de nationalité (haïtienne) parmi 58 autres documents.
Lamothe a déposé également un document, selon lequel il a résidé en Haïti durant les cinq dernières années.
Bien qu’il soit sous enquête au sénat, autour de son éventuelle nationalité étrangère - bannie de la Constitution pour un fonctionnaire de son rang -, plusieurs sénateurs ont manifesté leur détermination à lui accorder un vote de confiance.
Homme d’affaires de 39 ans, Laurent Lamothe pourrait ainsi devenir le plus jeune premier ministre de l’histoire d’Haïti.
Avant le premier ministre Garry Conille qui a démissionné le 24 février 2012, le président Michel Martelly a essuyé deux échecs dans la désignation d’un chef de gouvernement.
Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse ont été successivement rejetés par la chambre des députés le 21 juin 2011 et le sénat le 2 août 2011. [jep kft rc apr 03/04/2012 14:19]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12644
Haïti-Saison pluvieuse : L’affreuse idylle entre Tabarre et inondations… les complices
mardi 3 avril 2012 Par Edner Fils Décime
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Les inondations enregistrées, lors des dernières averses de mars 2012, dans la commune de Tabarre (au nord-est de la capitale), sont dues à la multiplication des constructions anarchiques et à l’absence d’un plan d’aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince
C’est l’explication fournie à AlterPresse par le maire principal de Tabarre, Frantz Théodat.
Les boulevards 15 octobre et Toussaint Louverture, Carrefour Clercine, la zone près de la base logistique de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), le camp de personnes déplacées à Terre–Roche, la zone de Tabarre 27 (vers Croix-des-Bouquets) entre autres, ont été très touchés par les récentes inondations.
Ambassade des États-Unis d’Amérique, base de la Minustah : coupables ?
Les averses, enregistrées à Tabarre le 30 mars 2012, ont, une fois de plus, mis à nu la vulnérabilité de cette commune aux intempéries.
Une image effarante mais courante, celle de la ruelle de l’église (Tabarre 27) où les habitations ont été inondées par des eaux atteignant jusqu’à 1 mètre.
Pour évacuer l’eau, les résidentes et résidents sont obligés de cotiser pour acheter une pompe à eau électrique et du carburant servant à son fonctionnement.
« Je dois marcher [20 mètres] dans cette eau boueuse et sale jusqu’aux genoux, avec un pantalon de rechange en main, pour pouvoir sortir de chez moi et accéder à la rue. Ça dure depuis une semaine », explique un homme se rendant à son travail, chaussé de bottes en caoutchouc.
« J’habite ici [ruelle de l’église] depuis 2003. On n’avait jamais eu une situation pareille avant la construction de l’ambassade américaine. L’ambassade américaine et la base de la Minustah ont détourné le cours des eaux pour les déverser sur nous », lâche un autre homme avec une pointe de fureur.
La malaria et d’autres maladies infectieuses sont devenus le lot des enfants et des femmes avec les inondations, selon les témoignages des riveraines et riverains.
Il ne s’agit pas de pointer l’ambassade étasunienne uniquement, il faut aussi tenir compte de « la multiplication des constructions sur les terres qui, dans le temps, absorbaient l’eau de pluie et les eaux débordant des canaux d’irrigation qui, eux-mêmes, n’ont pas été curés », considère le maire Théodat.
« J’ai constaté que même le consulat de l’ambassade américaine est touché par ces eaux également », poursuit Théodat.
L’ambassade des États-Unis d’Amérique a emménagé à Tabarre en 2008.
Dans la foulée, plusieurs entreprises commerciales se sont établies dans ce périmètre. C’est aussi le cas de maisons résidentielles.
Tabarre a été aussi« la commune d’accueil » de bons nombres de personnes sinistrées du séisme ravageur du 12 janvier 2010.
Les solutions sont là…
Les eaux, qui se déchainent sur Tabarre, « proviennent de Pétionville et de Pernier (à l’est de la capitale), là où les eaux n’ont pas été réglées en amont. Comme Tabarre est une zone plate, elle reçoit un gros volume d’eau », signale Théodat.
Contrairement aux communes de Port-au-Prince et de Delmas, celle de « Tabarre n’a pas encore eu de système de drainage », soutient Théodat, pour qui sa commune est en « expansion certes, mais handicapée à causse de cette question de drainage ».
Sur « l’insistance de la mairie, d’hommes d’affaires, de membres de la Minustah et de l’ambassade américaine », une étude a été menée par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) sur le drainage.
Pour remédier à cette situation, il faut canaliser les eaux vers la rivière Grise, située à environ 1 kilomètre de la zone de Tabarre 27, selon les résultats des recherches.
Jusqu’à date (avril 2012), les solutions offertes par les recherches n’ont pas été concrétisées, déplore la municipalité de Tabarre qui fait ressortir un problème de financement.
« Les travaux coûteront excessivement cher, soit près de 10 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], d’après les suggestions tirées de ces études », explique Théodat, soutenant tout de même que ce serait l’une des meilleures solutions pour « protéger les communautés et [le secteur] des affaires [à Tabarre] ».
La municipalité de Tabarre plaide pour une « approche globale du problème de Tabarre » qui ne saurait « être résolu seulement au niveau communal ».
Aussi, faut-il « définir les problèmes d’aménagement de la zone métropolitaine en général » dans le cadre d’un plan de drainage global des différentes communes.
A ce niveau, pourront s’impliquer le ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce), le Mtptc, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale (Mictdn) ainsi que les mairies dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince.
Le dernier bilan des intempéries de mars 2012, établi par la protection civile pour le département de l’Ouest, fait état de 6 morts dans un éboulement de terrain (enregistré dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 mars 2012) à Morne Calvaire. [efd kft rc apr 03/04/2012 8:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12639
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Les inondations enregistrées, lors des dernières averses de mars 2012, dans la commune de Tabarre (au nord-est de la capitale), sont dues à la multiplication des constructions anarchiques et à l’absence d’un plan d’aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince
C’est l’explication fournie à AlterPresse par le maire principal de Tabarre, Frantz Théodat.
Les boulevards 15 octobre et Toussaint Louverture, Carrefour Clercine, la zone près de la base logistique de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), le camp de personnes déplacées à Terre–Roche, la zone de Tabarre 27 (vers Croix-des-Bouquets) entre autres, ont été très touchés par les récentes inondations.
Ambassade des États-Unis d’Amérique, base de la Minustah : coupables ?
Les averses, enregistrées à Tabarre le 30 mars 2012, ont, une fois de plus, mis à nu la vulnérabilité de cette commune aux intempéries.
Une image effarante mais courante, celle de la ruelle de l’église (Tabarre 27) où les habitations ont été inondées par des eaux atteignant jusqu’à 1 mètre.
Pour évacuer l’eau, les résidentes et résidents sont obligés de cotiser pour acheter une pompe à eau électrique et du carburant servant à son fonctionnement.
« Je dois marcher [20 mètres] dans cette eau boueuse et sale jusqu’aux genoux, avec un pantalon de rechange en main, pour pouvoir sortir de chez moi et accéder à la rue. Ça dure depuis une semaine », explique un homme se rendant à son travail, chaussé de bottes en caoutchouc.
« J’habite ici [ruelle de l’église] depuis 2003. On n’avait jamais eu une situation pareille avant la construction de l’ambassade américaine. L’ambassade américaine et la base de la Minustah ont détourné le cours des eaux pour les déverser sur nous », lâche un autre homme avec une pointe de fureur.
La malaria et d’autres maladies infectieuses sont devenus le lot des enfants et des femmes avec les inondations, selon les témoignages des riveraines et riverains.
Il ne s’agit pas de pointer l’ambassade étasunienne uniquement, il faut aussi tenir compte de « la multiplication des constructions sur les terres qui, dans le temps, absorbaient l’eau de pluie et les eaux débordant des canaux d’irrigation qui, eux-mêmes, n’ont pas été curés », considère le maire Théodat.
« J’ai constaté que même le consulat de l’ambassade américaine est touché par ces eaux également », poursuit Théodat.
L’ambassade des États-Unis d’Amérique a emménagé à Tabarre en 2008.
Dans la foulée, plusieurs entreprises commerciales se sont établies dans ce périmètre. C’est aussi le cas de maisons résidentielles.
Tabarre a été aussi« la commune d’accueil » de bons nombres de personnes sinistrées du séisme ravageur du 12 janvier 2010.
Les solutions sont là…
Les eaux, qui se déchainent sur Tabarre, « proviennent de Pétionville et de Pernier (à l’est de la capitale), là où les eaux n’ont pas été réglées en amont. Comme Tabarre est une zone plate, elle reçoit un gros volume d’eau », signale Théodat.
Contrairement aux communes de Port-au-Prince et de Delmas, celle de « Tabarre n’a pas encore eu de système de drainage », soutient Théodat, pour qui sa commune est en « expansion certes, mais handicapée à causse de cette question de drainage ».
Sur « l’insistance de la mairie, d’hommes d’affaires, de membres de la Minustah et de l’ambassade américaine », une étude a été menée par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) sur le drainage.
Pour remédier à cette situation, il faut canaliser les eaux vers la rivière Grise, située à environ 1 kilomètre de la zone de Tabarre 27, selon les résultats des recherches.
Jusqu’à date (avril 2012), les solutions offertes par les recherches n’ont pas été concrétisées, déplore la municipalité de Tabarre qui fait ressortir un problème de financement.
« Les travaux coûteront excessivement cher, soit près de 10 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], d’après les suggestions tirées de ces études », explique Théodat, soutenant tout de même que ce serait l’une des meilleures solutions pour « protéger les communautés et [le secteur] des affaires [à Tabarre] ».
La municipalité de Tabarre plaide pour une « approche globale du problème de Tabarre » qui ne saurait « être résolu seulement au niveau communal ».
Aussi, faut-il « définir les problèmes d’aménagement de la zone métropolitaine en général » dans le cadre d’un plan de drainage global des différentes communes.
A ce niveau, pourront s’impliquer le ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce), le Mtptc, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale (Mictdn) ainsi que les mairies dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince.
Le dernier bilan des intempéries de mars 2012, établi par la protection civile pour le département de l’Ouest, fait état de 6 morts dans un éboulement de terrain (enregistré dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 mars 2012) à Morne Calvaire. [efd kft rc apr 03/04/2012 8:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12639
Un vieux goémonier récupéré pour Haïti
Mylène est une ancienne gabare de l'Iroise, un bateau de charge de 16 mètres qui a transporté des matériaux avant d'être transformé en goémonier. Construit en bois, il est équipé d'un moteur en bon état. Ses deux propriétaires, Jean-François Pennec et Ernest Cariou, ont décidé d'en faire don pour aider Haïti. La semaine dernière, Jean-Pierre Coïc, président de Solidarité-Pêche est allé signer l'acte de vente avec l'écrivain Jean-Claude Fignolé, maire de la commune des Abricots, et président de l'association des maires de la Grand'Anse à Haïti.
« Jean-Claude Fignolé s'occupe des formalités pour passer le bateau sous pavillon haïtien, et demander une place au port de Concarneau, explique Jean-Pierre Coïc.Quand ce sera réglé, nous irons le chercher. Il n'y a pas grand-chose à faire dessus. On installera un gréement, il faudra mettre un panneau de cale parce que c'est un bateau ouvert. » Jean-Claude Fignolé va également engager des démarches pour faire venir à Concarneau deux ou trois marins haïtiens pour quelques mois. « Ils travailleront sur le bateau et feront la traversée du retour, ce qui permettra de les former à la navigation. »
Départ en janvier 2013
Ces marins pourront également travailler sur Rêve de Mousse, le fileyeur qui se trouve actuellement au quai d'Aiguillon. Quatre bénévoles, dont deux mécaniciens, ont commencé à démonter le moteur, qui est à refaire. Les culasses sont en cours de réparation au lycée maritime d'Étel. « Nous allons avoir besoin de sponsors pour remettre en état le moteur, » explique Jean-Pierre Coïc.
Si tout marche comme prévu, les marins haïtiens pourraient arriver en septembre à Concarneau et se mettre au travail. Les bateaux, Mylène et Rêve de Mousseprendraient la mer pour Haïti en janvier 2013. Le projet est de faire de Rêve de Mousse un bateau dispensaire, équipé d'un cabinet dentaire. « Nous sommes en contact avec un couple de dentistes de Paris qui part en retraite. Il nous donne son matériel et accepte d'effectuer des missions à bord. Il y a un gros besoin de dentistes à Haïti. »
Projet d'école maritime
Le goémonier Mylène sera géré par l'association des maires de Grand'Anse, qui l'utiliseront comme bateau de transport. Il existe aussi un projet pour créer une école de formation maritime à Grand'Anse, en partenariat avec le lycée maritime d'Étel.Mylène servira à former les élèves à la navigation.
Les autres bateaux envoyés par Solidarité-Pêche ces dernières années, notamment le Mercenaire et le Breizh da Viken, continuent leur travail d'assistance à la flottille de pêche haïtienne. Le Val d'Orge est moins utilisé pour l'instant, les marins haïtiens n'étant pas à l'aise avec un bateau de cette taille. « Il faut que quelqu'un aille les former pour utiliser les engins qui sont à bord, comme le vire-casiers et le sondeur. » Le départ des deux autres bateaux en janvier permettra d'envoyer quelqu'un pour les aider à prendre en main le Val d'Orge.
Jean-Luc COCHENNEC
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-vieux-goemonier-recupere-pour-Haiti-_-2062216------29039-aud_actu.Htm
« Jean-Claude Fignolé s'occupe des formalités pour passer le bateau sous pavillon haïtien, et demander une place au port de Concarneau, explique Jean-Pierre Coïc.Quand ce sera réglé, nous irons le chercher. Il n'y a pas grand-chose à faire dessus. On installera un gréement, il faudra mettre un panneau de cale parce que c'est un bateau ouvert. » Jean-Claude Fignolé va également engager des démarches pour faire venir à Concarneau deux ou trois marins haïtiens pour quelques mois. « Ils travailleront sur le bateau et feront la traversée du retour, ce qui permettra de les former à la navigation. »
Départ en janvier 2013
Ces marins pourront également travailler sur Rêve de Mousse, le fileyeur qui se trouve actuellement au quai d'Aiguillon. Quatre bénévoles, dont deux mécaniciens, ont commencé à démonter le moteur, qui est à refaire. Les culasses sont en cours de réparation au lycée maritime d'Étel. « Nous allons avoir besoin de sponsors pour remettre en état le moteur, » explique Jean-Pierre Coïc.
Si tout marche comme prévu, les marins haïtiens pourraient arriver en septembre à Concarneau et se mettre au travail. Les bateaux, Mylène et Rêve de Mousseprendraient la mer pour Haïti en janvier 2013. Le projet est de faire de Rêve de Mousse un bateau dispensaire, équipé d'un cabinet dentaire. « Nous sommes en contact avec un couple de dentistes de Paris qui part en retraite. Il nous donne son matériel et accepte d'effectuer des missions à bord. Il y a un gros besoin de dentistes à Haïti. »
Projet d'école maritime
Le goémonier Mylène sera géré par l'association des maires de Grand'Anse, qui l'utiliseront comme bateau de transport. Il existe aussi un projet pour créer une école de formation maritime à Grand'Anse, en partenariat avec le lycée maritime d'Étel.Mylène servira à former les élèves à la navigation.
Les autres bateaux envoyés par Solidarité-Pêche ces dernières années, notamment le Mercenaire et le Breizh da Viken, continuent leur travail d'assistance à la flottille de pêche haïtienne. Le Val d'Orge est moins utilisé pour l'instant, les marins haïtiens n'étant pas à l'aise avec un bateau de cette taille. « Il faut que quelqu'un aille les former pour utiliser les engins qui sont à bord, comme le vire-casiers et le sondeur. » Le départ des deux autres bateaux en janvier permettra d'envoyer quelqu'un pour les aider à prendre en main le Val d'Orge.
Jean-Luc COCHENNEC
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-vieux-goemonier-recupere-pour-Haiti-_-2062216------29039-aud_actu.Htm
Haïti-Agriculture : Inauguration d’infrastructures agricoles à Ennery
mardi 3 avril 2012 Correspondance Mergenat Exalus
Gonaïves, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Des autorités haïtiennes, dont le secrétaire d’Etat à la production végétale, l’ingénieur agronome Frisner Dorsaint, ont inauguré plusieurs projets à Ennery (nord) dans le cadre d’un programme visant à intensifier l’agriculture dans certaines communes et sections rurales du département de l’Artibonite, a constaté AlterPresse.
L’inauguration a eu lieu le week-end écoulé en présence du représentant de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en Haïti Gilles Damer, d’une importante délégation composée des responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la direction départementale du ministère de l’agriculture dans l’Artibonite.
Il s’agit des travaux de réhabilitation du périmètre irrigué (Ppi) de Martino Marmelade situé dans le bassin supérieur de la rivière d’Ennery, la construction de 400 citernes et de 24 micros retenus situés dans le bassin versant Ennery Quinte.
Selon le coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de la rivière d’Ennery, Saintave Jean, le périmètre irrigué permettra l’arrosage d’une superficie de 150 hectares. Ce Ppi occupe intégralement la 4 ème section communale de Savane Carrée sur une longueur de 6,5 kilomètres avec 165 vannes d’alimentation.
Jean espère que ces travaux mettront fin au calvaire des agriculteurs de la zone qui avaient du mal à trouver de l‘eau pour arroser leurs champs.
Le périmètre irrigué de Martino Marmelade existe depuis des dizaines d’années, selon les autorités, indiquant qu’il a été détruit par les tempêtes de 2008 qui ont ravagé plusieurs zones de l’Artibonite.
Les bénéficiaires (les planteurs) auront à contribuer, à chaque récolte, à un fonds qui servira à l’entretien du périmètre irrigué. Les responsables n’ont pas précisé le montant de la contribution.
Dans son allocution, le secrétaire d’Etat à la production végétale, Frisner Dorsaint a signalé que la réhabilitation de ce périmètre irrigué a obtenu un financement de la Bid à hauteur de 12 millions de gourdes.
Dorsaint a ajouté que l’Etat prendra des mesures pour accompagner les planteurs en mettant à leur disposition des moyens techniques et des intrants agricoles.
Le secrétaire d’Etat a aussi souligné l’importance de ces travaux notamment les micros retenus collinaires réalisés en amont dans les bassins versants pour diminuer l’intensité de l’eau qui menace la ville des Gonaïves en aval.
De son côté, le représentant de la Banque interaméricaine de développement, Gilles Damer, s’est réjoui de la réalisation de ces projets, dont la visée est d’augmenter la production agricole des paysans planteurs de la Savane Carrée.
Damer en a profité pour annoncer d’autres activités d’infrastructures agricoles qui seront financées dans la région d’Ennery et dans la vallée de l’Artibonite dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien. [me apr 2/04/2012 11 :32]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12633
Gonaïves, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Des autorités haïtiennes, dont le secrétaire d’Etat à la production végétale, l’ingénieur agronome Frisner Dorsaint, ont inauguré plusieurs projets à Ennery (nord) dans le cadre d’un programme visant à intensifier l’agriculture dans certaines communes et sections rurales du département de l’Artibonite, a constaté AlterPresse.
L’inauguration a eu lieu le week-end écoulé en présence du représentant de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en Haïti Gilles Damer, d’une importante délégation composée des responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la direction départementale du ministère de l’agriculture dans l’Artibonite.
Il s’agit des travaux de réhabilitation du périmètre irrigué (Ppi) de Martino Marmelade situé dans le bassin supérieur de la rivière d’Ennery, la construction de 400 citernes et de 24 micros retenus situés dans le bassin versant Ennery Quinte.
Selon le coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de la rivière d’Ennery, Saintave Jean, le périmètre irrigué permettra l’arrosage d’une superficie de 150 hectares. Ce Ppi occupe intégralement la 4 ème section communale de Savane Carrée sur une longueur de 6,5 kilomètres avec 165 vannes d’alimentation.
Jean espère que ces travaux mettront fin au calvaire des agriculteurs de la zone qui avaient du mal à trouver de l‘eau pour arroser leurs champs.
Le périmètre irrigué de Martino Marmelade existe depuis des dizaines d’années, selon les autorités, indiquant qu’il a été détruit par les tempêtes de 2008 qui ont ravagé plusieurs zones de l’Artibonite.
Les bénéficiaires (les planteurs) auront à contribuer, à chaque récolte, à un fonds qui servira à l’entretien du périmètre irrigué. Les responsables n’ont pas précisé le montant de la contribution.
Dans son allocution, le secrétaire d’Etat à la production végétale, Frisner Dorsaint a signalé que la réhabilitation de ce périmètre irrigué a obtenu un financement de la Bid à hauteur de 12 millions de gourdes.
Dorsaint a ajouté que l’Etat prendra des mesures pour accompagner les planteurs en mettant à leur disposition des moyens techniques et des intrants agricoles.
Le secrétaire d’Etat a aussi souligné l’importance de ces travaux notamment les micros retenus collinaires réalisés en amont dans les bassins versants pour diminuer l’intensité de l’eau qui menace la ville des Gonaïves en aval.
De son côté, le représentant de la Banque interaméricaine de développement, Gilles Damer, s’est réjoui de la réalisation de ces projets, dont la visée est d’augmenter la production agricole des paysans planteurs de la Savane Carrée.
Damer en a profité pour annoncer d’autres activités d’infrastructures agricoles qui seront financées dans la région d’Ennery et dans la vallée de l’Artibonite dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien. [me apr 2/04/2012 11 :32]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12633
Collecte pour Haïti : 25 000$ pour les enfants
ALEXANDRA VÉZINA Suite au tremblement de terre qui a dévasté Haïti en janvier 2010, une importante collecte de fonds avait été mise en branle sur le territoire de la MRC d’Antoine-Labelle. Les 25 000$ amassés ont enfin trouvé leur destinée, des enfants de Croix-des-Bousquets en bénéficieront.
La Ville de Mont-Laurier, qui a chapeauté la levée de fonds, s’est associée à la Fondation Jacqueline Lessard en vue d‘offrir une meilleure qualité de vie à près de 400 enfants d’une ville de plus de 200 000 habitants, située au nord est de Port-au-Prince. Ainsi, la somme résultant de la générosité des gens de la région sera utilisée pour finaliser la construction d’un orphelinat, d’une école et d’une salle commune qui permettront à 80 orphelins d’avoir un toit et de l’eau potable, en plus de faciliter l’accès à l’éducation à quelque 400 enfants de l’agglomération.
« L’orphelinat et l’école sont construits sur une terre de manguiers. C’est un lieu paisible, un milieu de vie agréable pour ces enfants. On fait le pari d’investir dans la jeunesse, puisque c’est par l’éducation qu’Haïti va ressortir de sa problématique », de mentionner Mylène Béliveau, de la Fondation Jacqueline Lessard. Originaire du Saguenay, cette dernière œuvre au bien-être des jeunes Haïtiens depuis de nombreuses années, cependant la fondation a été créée suite au séisme qui a tué plus de 200 000 personnes.
Petits gestes, grandes actions
Rappelons qu’en janvier 2010, la Ville de Mont-Laurier, en partenariat avec la MRC d’Antoine-Labelle et Sylvain Pagé, député de Labelle, avaient orchestré une levée de fonds pour Haïti. Il aura fallu deux ans avant que le comité organisateur de la collecte définisse la cible exacte des fonds amassés. « Les choses se passent assez lentement dans la reconstruction d’Haïti. Au départ, nous voyions très grand, nous avions fixé l’objectif à 100 000$ », précise Michel Adrien, maire de Mont-Laurier. Avec un montant total de 25 000$, le comité a préféré s’associer à un organisme déjà sur le terrain.
http://lechodelalievre.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=233011&id=804&classif=Nouvelles
La Ville de Mont-Laurier, qui a chapeauté la levée de fonds, s’est associée à la Fondation Jacqueline Lessard en vue d‘offrir une meilleure qualité de vie à près de 400 enfants d’une ville de plus de 200 000 habitants, située au nord est de Port-au-Prince. Ainsi, la somme résultant de la générosité des gens de la région sera utilisée pour finaliser la construction d’un orphelinat, d’une école et d’une salle commune qui permettront à 80 orphelins d’avoir un toit et de l’eau potable, en plus de faciliter l’accès à l’éducation à quelque 400 enfants de l’agglomération.
« L’orphelinat et l’école sont construits sur une terre de manguiers. C’est un lieu paisible, un milieu de vie agréable pour ces enfants. On fait le pari d’investir dans la jeunesse, puisque c’est par l’éducation qu’Haïti va ressortir de sa problématique », de mentionner Mylène Béliveau, de la Fondation Jacqueline Lessard. Originaire du Saguenay, cette dernière œuvre au bien-être des jeunes Haïtiens depuis de nombreuses années, cependant la fondation a été créée suite au séisme qui a tué plus de 200 000 personnes.
Petits gestes, grandes actions
Rappelons qu’en janvier 2010, la Ville de Mont-Laurier, en partenariat avec la MRC d’Antoine-Labelle et Sylvain Pagé, député de Labelle, avaient orchestré une levée de fonds pour Haïti. Il aura fallu deux ans avant que le comité organisateur de la collecte définisse la cible exacte des fonds amassés. « Les choses se passent assez lentement dans la reconstruction d’Haïti. Au départ, nous voyions très grand, nous avions fixé l’objectif à 100 000$ », précise Michel Adrien, maire de Mont-Laurier. Avec un montant total de 25 000$, le comité a préféré s’associer à un organisme déjà sur le terrain.
http://lechodelalievre.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=233011&id=804&classif=Nouvelles
lundi 2 avril 2012
Des stars de séries américaines affronteront, le 9 juin prochain, les joueurs du club de football de l'AS Eupen, lors d'un match d'exhibition, au profit d'Haïti, indique, dans un communiqué la société Chrysopee, organisatrice de l'événement.
Les acteurs Jimmy Jean-Louis (Heroes, Toussaint Louverture), Anthony Lapaglia (FBI Portés Disparus), Gilles Marini (Sex and the City) et Santiago Cabrera (Heroes, Merlin) chausseront leurs crampons le 9 juin prochain et en compagnie d'une délégation de jeunes footballeurs haïtiens, ils affronteront les joueurs de l'A.S Eupen. Les bénéfices de match d'exhibition seront remis à l'association Hollywood Unites For Haiti, présidée par l'acteur Jimmy Jean-Louis.
À l'issue de cette rencontre, une vente aux enchères d'oeuvres de 14 photojournalistes de renommée internationale aura lieu à l'hôtel Crowne Plaza de Liège lors d'une soirée de gala.
Fondée en 2008, l'association Hollywood Unites For Haiti, agit au quotidien auprès des jeunes Haïtiens défavorisés dans le but de retisser le lien social par le biais d'activités éducatives, sportives et culturelles. Les bénéfices générés par ces activités serviront à la construction d'une école primaire et un dispensaire dans la banlieue de Port-au-Prince.
L'événement sera organisé par la société liégeoise Chrysopee dont la finalité est l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées dans le monde sur le principe du "Fair Business"
Les acteurs Jimmy Jean-Louis (Heroes, Toussaint Louverture), Anthony Lapaglia (FBI Portés Disparus), Gilles Marini (Sex and the City) et Santiago Cabrera (Heroes, Merlin) chausseront leurs crampons le 9 juin prochain et en compagnie d'une délégation de jeunes footballeurs haïtiens, ils affronteront les joueurs de l'A.S Eupen. Les bénéfices de match d'exhibition seront remis à l'association Hollywood Unites For Haiti, présidée par l'acteur Jimmy Jean-Louis.
À l'issue de cette rencontre, une vente aux enchères d'oeuvres de 14 photojournalistes de renommée internationale aura lieu à l'hôtel Crowne Plaza de Liège lors d'une soirée de gala.
Fondée en 2008, l'association Hollywood Unites For Haiti, agit au quotidien auprès des jeunes Haïtiens défavorisés dans le but de retisser le lien social par le biais d'activités éducatives, sportives et culturelles. Les bénéfices générés par ces activités serviront à la construction d'une école primaire et un dispensaire dans la banlieue de Port-au-Prince.
L'événement sera organisé par la société liégeoise Chrysopee dont la finalité est l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées dans le monde sur le principe du "Fair Business"
Haïti : Martelly impliqué dans un grave scandale de corruption, selon la presse dominicaine
Le président haïtien aurait reçu plus de 2,5 millions de dollars
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html
L'ONU a apporté le choléra en Haïti
Des scientifiques affirment que l'épidémie qui a dévasté le pays est partie d'un camp de la Minustah, mais l'ONU dément toujours.Déjà plus de 350 000 malades et 7 000 morts, mais aucune certitude. Les causes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis octobre 2010 sont toujours aussi polémiques. Si des recherches démontrent que la souche de la maladie a été apportée sur l'île par des hommes de l'ONU, l'organisation internationale refuse toujours d’endosser une quelconque responsabilité.
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html
NOS BAS EN HAUT...LA RUBRIQUE DE CARLIE DE PORT-AU-PRINE...DE LA SECURITE ROUTIERE
Chez nous : les bas en haut....De la sécurité routière
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/
samedi 31 mars 2012
« Si je n'avais pas écrit, on ne parlerait que des morts »
Dany Laferrière L'écrivain haïtien est l'invité du Printemps du livre
Il était à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, quand la terre a tremblé. De ce séisme qui a ravagé son île, il a tiré un récit paru en 2011, Tout bouge autour de moi (Grasset), qui a inspiré le thème du 10e Printemps du livre. Rencontre avec l'écrivain haïtien Dany Laferrière.
D'où est venue l'idée de ce récit ?
J'ai commencé à prendre des notes immédiatement, pour ne pas dériver ni devenir fou devant un tel désastre. Il fallait que quelqu'un le fasse pour montrer la dignité des Haïtiens. Ce que je raconte, aucun média international ne l'a dit. Si je n'avais pas écrit, on aurait eu uniquement des chiffres, des images de morts, d'immeubles éventrés. On oublie de parler de reconstruction humaine.
Cela vous agace que l'on présente Haïti comme une terre maudite ?
Qu'aurait fait ce pays pour mériter d'être maudit ? Haïti a arraché son indépendance il y a 200 ans mais qui reprocherait à un esclave de vouloir vivre libre ? Après le séisme, les scènes de pillages ont été marginales. Le peuple haïtien s'est relevé, avec une énergie extraordinaire.
Selon vous, c'est la culture qui a soudé les Haïtiens face au malheur…
C'est cette culture, formée par le créole, la peinture, la musique, le vaudou, qui a structuré le peuple haïtien et l'a sorti de l'esclavage. En Haïti, il n'y a pas de quête d'identité mais un surplus d'identité.
Que raconte votre dernier livre « Chronique de la dérive douce » ?
Mon arrivée à Montréal, en 1976, quand j'ai quitté Haïti après l'assassinat d'un ami. J'ai dû apprendre les règles de ce nouveau monde où tout était différent.
Recueilli par Manuel Pavard
Il était à Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, quand la terre a tremblé. De ce séisme qui a ravagé son île, il a tiré un récit paru en 2011, Tout bouge autour de moi (Grasset), qui a inspiré le thème du 10e Printemps du livre. Rencontre avec l'écrivain haïtien Dany Laferrière.
D'où est venue l'idée de ce récit ?
J'ai commencé à prendre des notes immédiatement, pour ne pas dériver ni devenir fou devant un tel désastre. Il fallait que quelqu'un le fasse pour montrer la dignité des Haïtiens. Ce que je raconte, aucun média international ne l'a dit. Si je n'avais pas écrit, on aurait eu uniquement des chiffres, des images de morts, d'immeubles éventrés. On oublie de parler de reconstruction humaine.
Cela vous agace que l'on présente Haïti comme une terre maudite ?
Qu'aurait fait ce pays pour mériter d'être maudit ? Haïti a arraché son indépendance il y a 200 ans mais qui reprocherait à un esclave de vouloir vivre libre ? Après le séisme, les scènes de pillages ont été marginales. Le peuple haïtien s'est relevé, avec une énergie extraordinaire.
Selon vous, c'est la culture qui a soudé les Haïtiens face au malheur…
C'est cette culture, formée par le créole, la peinture, la musique, le vaudou, qui a structuré le peuple haïtien et l'a sorti de l'esclavage. En Haïti, il n'y a pas de quête d'identité mais un surplus d'identité.
Que raconte votre dernier livre « Chronique de la dérive douce » ?
Mon arrivée à Montréal, en 1976, quand j'ai quitté Haïti après l'assassinat d'un ami. J'ai dû apprendre les règles de ce nouveau monde où tout était différent.
Recueilli par Manuel Pavard
jeudi 29 mars 2012
La reconstruction d’Haïti passe aussi par l’éducation
Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010, les besoins sont encore nombreux pour permettre la reconstruction de l’île. Solidaire de leurs collègues haïtiens, un groupe d’enseignants franco-ontariens partira dans les Caraïbes, cet été, afin d’apporter du matériel et de partager ses connaissances. La solidarité dépasse les frontières et c’est pourquoi les douze conseils scolaires de langue française de l’Ontario se sont unis pour se joindre au projet du Groupe de travail en appui à Haïti (GTAH), une initiative conjointe du ministère de l’Éducation et du ministère de la Formation, des collèges et des universités de la province.
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1
Plongée dans le culte Vaudou...Reportage en Haïti, fille d’Afrique
JEUDI 29 MARS 2012 / PAR HUGUES THIERRY LEMERCIER ST PHARD
Le terme « vaudou » ou « vodoun » désigne au Bénin un esprit et son image. Par extension, il s’applique aux rites de possession pratiqués en Haïti par les descendants des esclaves noirs originaires d’Afrique. A quoi correspond aujourd’hui cette religion ? Quelles sont ses croyances et ses mécanismes ? Reportage en Haïti.
Qu’ils soient asiatiques, africains ou afroaméricains, ces rites adoptent une même configuration : des vivants anthropomorphes investissent le corps d’un humain lors d’une transe qui a lieu au cours d’une cérémonie. Le possédé, ou medium, qu’on appelle « le cheval de Dieu » adopte un langage et un comportement qui sont propres a l’entité qu’il a incorporée et lorsqu’il reprend conscience, "il perd tout souvenir de sa possession", nous explique Max Beauvoir, le Maître suprême du Vaudou en Haïti.
Le vaudou est une véritable religion avec ses prêtres, les hougans , ses prêtresses, les mambo, ses sanctuaires ou houmfo, ses outils et ses panthéons de divinités. Ces êtres surnaturels sont appelés « LOAS ». Les esprits forment deux groupes. Les loas rada et petro. Chacun d’eux possède son rythme tambouriné.
Les loas rada sont les plus doux, les plus civilisés, alors que les loas petro sont les plus forts, mais aussi les plus féroces.
En Haïti les adeptes du Vaudou respectent toujours les loas petro, incarnés par Ti-Jean qui est une puissance féroce. Parmi les loas les plus importants : Legba, Damballah, Ogoun, Erzilli. Et chaque loa a son jour et sa propre nourriture.
Legba est celui qui ouvre les portes, les barrières, maître des carrefours et protecteur des seuils. Il est représenté par un vieillard loqueteux, pipe à la bouche, sac en cuir, et marchant avec difficulté à l’aide d’une béquille. Son jour est le mardi et sa nourriture est du riz collé au pois noirs. Sa boisson est clairin et sirop.
Damballah, dieu du serpent, accompagné de sa femme, est le maître de l’argent qui découvre les trésors : sa couleur est le blanc, donc sa nourriture se compose de riz blanc, lait, œuf ,sirop de miel, gateaux. Sa boisson Whisky écossais, sirop d’orgeat et son parfum florida.
Ogoun ferraille est un guerrier vêtu en rouge avec une épée et il monte un cheval blanc. Ses jours sont le mercredi et le samedi, sa nourriture le poisson rouge, ou rose, avec du riz aux pois rouges, les fruits de mer. Il utilise comme boisson le rhum et se sert dune machette.
Erzilli, lui, incarne la beauté, la coquetterie, la sensualité. Il se présente sous les espèces d’Erzilla dantor et d’Erzilla freda. Les Haïtiens préfèrent l’avatar d’Erzilli qui se présente comme la déesse noire qui aime les parfums, les hommes, les bijoux… Elle aime le riz collé, la banane et le tia maria, l’amaretto, le Grand Margnier, le Cinzano, etc.
Les « guedes » ont aussi une grande importance dans la culture des Haïtiens. Ces loas font allusion aux morts et sont personnifiés par Baron samedi, Baron Lacroix, Baron cimetière et Mama Brigitte. A chaque premier novembre un grand nombre d’Haïtiens se rendent dans les cimetières pour parler aux défunts.
En Haïti, quand on parle de « vaudou » on se doit de citer le maître suprême du vaudou Haïtien, Maître François Max Gesner Beauvoir, qui dans sa déclaration lors de son ordination comme chef suprême du vaudou a notamment declaré : « Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. La force de travail du vaudouisant est extraordinaire mais on ne le reconnait pas en Haïti même si la constitution haïtienne, adoptée le 4 avril 2003, reconnait le vaudou comme religion à part entière".
Et pourtant le Vaudou a été longtemps victime de l’incompréhension, de l’ignorance des une et des autres… Tout récemment, après le tremblement de terre de 2011, plusieurs maitres vaudous ont été attaqués voire assassinés par des Haïtiens qui les accusaient d’être la cause de ce séïsme terrible. Faute d’explication à ce phénomène naturel, des esprits faibles accusaient les prêtres vaudouisants de disposer de pouvoirs suffisants pour provoquer un tremblement de terre.
Face à de telles accusations, Max Beauvoir a justement consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vaudou, comme religion, de son ancienne marginalisation et de sa stigmatisation... Comme toute pratique collective secrète, la Vaudou suscite en effet de grandes hostilités : à toutes les époques, certains voulurent détruire, éradiquer et même faire disparaître et effacer une telle religion. Notamment en accusant le vaudou d’appartenir au monde de la sorcellerie …
Où en sommes-nous désormais ? Le Vaudou n’a probablement jamais été aussi largement pratiqué qu’aujourd’hui à Haïti !
http://www.afrik.com/article25197.html
Le terme « vaudou » ou « vodoun » désigne au Bénin un esprit et son image. Par extension, il s’applique aux rites de possession pratiqués en Haïti par les descendants des esclaves noirs originaires d’Afrique. A quoi correspond aujourd’hui cette religion ? Quelles sont ses croyances et ses mécanismes ? Reportage en Haïti.
Qu’ils soient asiatiques, africains ou afroaméricains, ces rites adoptent une même configuration : des vivants anthropomorphes investissent le corps d’un humain lors d’une transe qui a lieu au cours d’une cérémonie. Le possédé, ou medium, qu’on appelle « le cheval de Dieu » adopte un langage et un comportement qui sont propres a l’entité qu’il a incorporée et lorsqu’il reprend conscience, "il perd tout souvenir de sa possession", nous explique Max Beauvoir, le Maître suprême du Vaudou en Haïti.
Le vaudou est une véritable religion avec ses prêtres, les hougans , ses prêtresses, les mambo, ses sanctuaires ou houmfo, ses outils et ses panthéons de divinités. Ces êtres surnaturels sont appelés « LOAS ». Les esprits forment deux groupes. Les loas rada et petro. Chacun d’eux possède son rythme tambouriné.
Les loas rada sont les plus doux, les plus civilisés, alors que les loas petro sont les plus forts, mais aussi les plus féroces.
En Haïti les adeptes du Vaudou respectent toujours les loas petro, incarnés par Ti-Jean qui est une puissance féroce. Parmi les loas les plus importants : Legba, Damballah, Ogoun, Erzilli. Et chaque loa a son jour et sa propre nourriture.
Legba est celui qui ouvre les portes, les barrières, maître des carrefours et protecteur des seuils. Il est représenté par un vieillard loqueteux, pipe à la bouche, sac en cuir, et marchant avec difficulté à l’aide d’une béquille. Son jour est le mardi et sa nourriture est du riz collé au pois noirs. Sa boisson est clairin et sirop.
Damballah, dieu du serpent, accompagné de sa femme, est le maître de l’argent qui découvre les trésors : sa couleur est le blanc, donc sa nourriture se compose de riz blanc, lait, œuf ,sirop de miel, gateaux. Sa boisson Whisky écossais, sirop d’orgeat et son parfum florida.
Ogoun ferraille est un guerrier vêtu en rouge avec une épée et il monte un cheval blanc. Ses jours sont le mercredi et le samedi, sa nourriture le poisson rouge, ou rose, avec du riz aux pois rouges, les fruits de mer. Il utilise comme boisson le rhum et se sert dune machette.
Erzilli, lui, incarne la beauté, la coquetterie, la sensualité. Il se présente sous les espèces d’Erzilla dantor et d’Erzilla freda. Les Haïtiens préfèrent l’avatar d’Erzilli qui se présente comme la déesse noire qui aime les parfums, les hommes, les bijoux… Elle aime le riz collé, la banane et le tia maria, l’amaretto, le Grand Margnier, le Cinzano, etc.
Les « guedes » ont aussi une grande importance dans la culture des Haïtiens. Ces loas font allusion aux morts et sont personnifiés par Baron samedi, Baron Lacroix, Baron cimetière et Mama Brigitte. A chaque premier novembre un grand nombre d’Haïtiens se rendent dans les cimetières pour parler aux défunts.
En Haïti, quand on parle de « vaudou » on se doit de citer le maître suprême du vaudou Haïtien, Maître François Max Gesner Beauvoir, qui dans sa déclaration lors de son ordination comme chef suprême du vaudou a notamment declaré : « Nous devons construire Haïti pour le bonheur de tous les Haïtiens. La force de travail du vaudouisant est extraordinaire mais on ne le reconnait pas en Haïti même si la constitution haïtienne, adoptée le 4 avril 2003, reconnait le vaudou comme religion à part entière".
Et pourtant le Vaudou a été longtemps victime de l’incompréhension, de l’ignorance des une et des autres… Tout récemment, après le tremblement de terre de 2011, plusieurs maitres vaudous ont été attaqués voire assassinés par des Haïtiens qui les accusaient d’être la cause de ce séïsme terrible. Faute d’explication à ce phénomène naturel, des esprits faibles accusaient les prêtres vaudouisants de disposer de pouvoirs suffisants pour provoquer un tremblement de terre.
Face à de telles accusations, Max Beauvoir a justement consacré une bonne partie de sa vie à faire sortir le vaudou, comme religion, de son ancienne marginalisation et de sa stigmatisation... Comme toute pratique collective secrète, la Vaudou suscite en effet de grandes hostilités : à toutes les époques, certains voulurent détruire, éradiquer et même faire disparaître et effacer une telle religion. Notamment en accusant le vaudou d’appartenir au monde de la sorcellerie …
Où en sommes-nous désormais ? Le Vaudou n’a probablement jamais été aussi largement pratiqué qu’aujourd’hui à Haïti !
http://www.afrik.com/article25197.html
Le Commandant Ramos au terme de son mandat se confie : « Ce fut un honneur et un privilège pour moi de servir en Haïti »
28 mars 2012
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Après une année en Haïti, le Major Général Luiz Eduardo Ramos Pereira, arrivé au terme de son mandat, a honoré deux rendez-vous importants. Le 27 mars 2012, au cours d’une cérémonie organisée au Camp Charlie (Tabarre), il a passé le Commandement de la Force de la MINUSTAH à son successeur, le Major Général Fernando Rodriguez Goulart. Quelques jours plus tôt, à l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 22 mars dernier, il avait présenté un bilan de son année passée aux commandes des Casques bleus, notamment par rapport à la sécurité, à la reconstruction ou encore sa vision d’Haïti.
Dans son discours d’adieu, le 27 mars, le Général Ramos a remercié les plus hautes autorités haïtiennes, le corps diplomatique accrédité en Haïti et plus particulièrement l’ambassadeur du Brésil, les responsables de la MINUSTAH, la Police des Nations Unies (UNPol), les différents contingents qu’il a eus sous son commandement et avec qui il a travaillé dès son arrivée pour converger vers un « environnement plus stable et plus sûr », « l’amélioration des conditions de vie du grand peuple haïtien » et « plus que tout l’espoir de jours meilleurs à venir ». Avec le peuple haïtien, malgré les différences de langue et de culture, il dit avoir noté plusieurs ressemblances dont la « volonté inébranlable », l’« altruisme remarquable », le « professionnalisme sans pareil », le « dévouement complet », la « croyance de construire ensemble quelque chose de valable » et surtout, l’« esprit de soldat de la paix ».
Le 22 mars, lors de ses échanges avec la presse, le Commandant Ramos rappelant que « la Force est en Haïti conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui consiste notamment à travailler en étroite coordination avec l’UNPol et la Police Nationale d’Haïti (PNH) », en avait profité pour dire que son arrivée ayant coïncidé avec le second tour de l’élection présidentielle, « par conséquent, mon premier mois en Haïti a été axé sur la sécurisation à la fois du processus électoral et de la passation des pouvoirs au nouveau gouvernement du président Michel Martelly ».
C’est donc en tant qu’observateur assidu qu’il suivait de près « les progrès vers la consolidation de l’Etat de droit et de la stabilité » et qu’il s’est prononcé sur plusieurs questions dans le cadre de la présentation de son bilan de fin de mandat.
La sécurité : une question majeure
Au cours de l’année, la composante militaire de la MINUSTAH a fourni des efforts constants dans toutes les tâches pour lesquelles elle est mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, réussissant à maintenir un environnement sécuritaire propice au développement politique et socio-économique. Parallèlement, la PNH poursuit son chemin vers la professionnalisation et le développement dans tous les domaines.
Plus de 2.000 patrouilles conjointes sont effectuées quotidiennement dans 6 des 10 régions du pays. La composante militaire a également assuré la sécurité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans les six plus grands centres de déplacés les plus à risque et effectué des patrouilles quotidiennes dans 23 autres camps.
Deux grandes opérations conjointes de sécurité -l’opération « Phoenix » en juillet 2011 et « Hope » en octobre 2011- ont abouti à l’amélioration de la coordination des opérations conjointes avec l’UNPol et la PNH, réduit la violence des gangs dans les endroits où ces opérations ont été menées, et permis l’intégration du concept de planification intégrée des opérations de la PNH, ce qui a contribué à renforcer leur capacité d’opérer de manière autonome. Malgré la persistance de problèmes en matière de sécurité, des progrès sont en même temps constatés.
Si l’opinion publique s’inquiète d’un pic de la criminalité, il y a aujourd’hui davantage de policiers haïtiens dans les rues équipés de meilleurs moyens que par le passé, ce qui contribue à mieux appréhender et réduire les menaces.
Génie militaire : une expertise quotidienne disponible
La Force compte en son sein six compagnies de Génie militaire composées de plus de 1.000 hommes. Ce personnel répond aux besoins prioritaires identifiés par la MINUSTAH dans les domaines de la reconstruction. Leur contribution a permis à la MINUSTAH de mieux se positionner en ce qui concerne sa contribution à la reconstruction à long terme et les efforts de développement en Haïti.
Au cours de l’année écoulée, les compagnies de génie militaire ont été utilisées dans l’exécution de projets tels que l’enlèvement des débris engendrés par le tremblement de terre, la démolition de bâtiments endommagés par le tremblement de terre et jugés dangereux, le terrassement de sites devant abriter les centres de traitement du choléra, l’amélioration des camps de personnes déplacées, le curage de canaux quand il pleut, la réparation de ponts, la réhabilitation de routes et de trottoirs, le forage de puits, et aussi l’appui au processus électoral.
Les compagnies de génie militaire de la MINUSTAH ont réalisé plus de 400 projets qui ont eu un impact significatif sur l’amélioration des infrastructures locales et nationales ainsi que sur les conditions de vie dans les camps de déplacés.
L’action humanitaire : force militaire et catastrophes naturelles
Haïti fait face à des défis majeurs en ce qui concerne les conditions climatiques et d’autres phénomènes géologiques. La réalité de la vie ici est que les ouragans, les inondations, les éboulements de terrain, la sécheresse et les tremblements de terre -qui pourraient gravement endommager les infrastructures- arrivent fréquemment.
C’est pourquoi la composante militaire de la MINUSTAH a mené un exercice de gestion des catastrophes majeures au début du mois d’avril dernier pour confirmer son niveau de préparation à réagir à tout risque potentiel de désastre naturel en Haïti. Cet exercice a été la plus important jamais mené par la MINUSTAH et a abouti à tirer plusieurs leçons importantes à la fois pour les militaires et leurs homologues civils.
Les défis : priorité aux déplacés
Si cette année a été une année de progrès pour le peuple Haïtien, des problèmes demeurent. Un des principaux défis est de voir encore, tous les jours, des Haïtiens dans des camps de déplacés et qui souffrent. Il faut engager davantage de ressources pour assister ces personnes, parmi les plus vulnérables, vivant sous des tentes dans la chaleur, sans eau ni assainissement et afin qu’elles puissent enfin avoir un toit décent.
La vision: que chacun apporte sa pierre
Compte tenu du fait que lorsque l’Etat de droit, la sécurité et les efforts de stabilisation s’améliorent, le pays n’a plus besoin d’autant de troupes de l’ONU, celles-ci peuvent donc progressivement commencer à rentrer chez elles.
Il revient à chacun de « contribuer de sa petite pierre au succès d’Haïti ».
http://minustah.org/?p=34964
Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Après une année en Haïti, le Major Général Luiz Eduardo Ramos Pereira, arrivé au terme de son mandat, a honoré deux rendez-vous importants. Le 27 mars 2012, au cours d’une cérémonie organisée au Camp Charlie (Tabarre), il a passé le Commandement de la Force de la MINUSTAH à son successeur, le Major Général Fernando Rodriguez Goulart. Quelques jours plus tôt, à l’occasion d’une rencontre avec la presse tenue le 22 mars dernier, il avait présenté un bilan de son année passée aux commandes des Casques bleus, notamment par rapport à la sécurité, à la reconstruction ou encore sa vision d’Haïti.
Dans son discours d’adieu, le 27 mars, le Général Ramos a remercié les plus hautes autorités haïtiennes, le corps diplomatique accrédité en Haïti et plus particulièrement l’ambassadeur du Brésil, les responsables de la MINUSTAH, la Police des Nations Unies (UNPol), les différents contingents qu’il a eus sous son commandement et avec qui il a travaillé dès son arrivée pour converger vers un « environnement plus stable et plus sûr », « l’amélioration des conditions de vie du grand peuple haïtien » et « plus que tout l’espoir de jours meilleurs à venir ». Avec le peuple haïtien, malgré les différences de langue et de culture, il dit avoir noté plusieurs ressemblances dont la « volonté inébranlable », l’« altruisme remarquable », le « professionnalisme sans pareil », le « dévouement complet », la « croyance de construire ensemble quelque chose de valable » et surtout, l’« esprit de soldat de la paix ».
Le 22 mars, lors de ses échanges avec la presse, le Commandant Ramos rappelant que « la Force est en Haïti conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui consiste notamment à travailler en étroite coordination avec l’UNPol et la Police Nationale d’Haïti (PNH) », en avait profité pour dire que son arrivée ayant coïncidé avec le second tour de l’élection présidentielle, « par conséquent, mon premier mois en Haïti a été axé sur la sécurisation à la fois du processus électoral et de la passation des pouvoirs au nouveau gouvernement du président Michel Martelly ».
C’est donc en tant qu’observateur assidu qu’il suivait de près « les progrès vers la consolidation de l’Etat de droit et de la stabilité » et qu’il s’est prononcé sur plusieurs questions dans le cadre de la présentation de son bilan de fin de mandat.
La sécurité : une question majeure
Au cours de l’année, la composante militaire de la MINUSTAH a fourni des efforts constants dans toutes les tâches pour lesquelles elle est mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, réussissant à maintenir un environnement sécuritaire propice au développement politique et socio-économique. Parallèlement, la PNH poursuit son chemin vers la professionnalisation et le développement dans tous les domaines.
Plus de 2.000 patrouilles conjointes sont effectuées quotidiennement dans 6 des 10 régions du pays. La composante militaire a également assuré la sécurité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans les six plus grands centres de déplacés les plus à risque et effectué des patrouilles quotidiennes dans 23 autres camps.
Deux grandes opérations conjointes de sécurité -l’opération « Phoenix » en juillet 2011 et « Hope » en octobre 2011- ont abouti à l’amélioration de la coordination des opérations conjointes avec l’UNPol et la PNH, réduit la violence des gangs dans les endroits où ces opérations ont été menées, et permis l’intégration du concept de planification intégrée des opérations de la PNH, ce qui a contribué à renforcer leur capacité d’opérer de manière autonome. Malgré la persistance de problèmes en matière de sécurité, des progrès sont en même temps constatés.
Si l’opinion publique s’inquiète d’un pic de la criminalité, il y a aujourd’hui davantage de policiers haïtiens dans les rues équipés de meilleurs moyens que par le passé, ce qui contribue à mieux appréhender et réduire les menaces.
Génie militaire : une expertise quotidienne disponible
La Force compte en son sein six compagnies de Génie militaire composées de plus de 1.000 hommes. Ce personnel répond aux besoins prioritaires identifiés par la MINUSTAH dans les domaines de la reconstruction. Leur contribution a permis à la MINUSTAH de mieux se positionner en ce qui concerne sa contribution à la reconstruction à long terme et les efforts de développement en Haïti.
Au cours de l’année écoulée, les compagnies de génie militaire ont été utilisées dans l’exécution de projets tels que l’enlèvement des débris engendrés par le tremblement de terre, la démolition de bâtiments endommagés par le tremblement de terre et jugés dangereux, le terrassement de sites devant abriter les centres de traitement du choléra, l’amélioration des camps de personnes déplacées, le curage de canaux quand il pleut, la réparation de ponts, la réhabilitation de routes et de trottoirs, le forage de puits, et aussi l’appui au processus électoral.
Les compagnies de génie militaire de la MINUSTAH ont réalisé plus de 400 projets qui ont eu un impact significatif sur l’amélioration des infrastructures locales et nationales ainsi que sur les conditions de vie dans les camps de déplacés.
L’action humanitaire : force militaire et catastrophes naturelles
Haïti fait face à des défis majeurs en ce qui concerne les conditions climatiques et d’autres phénomènes géologiques. La réalité de la vie ici est que les ouragans, les inondations, les éboulements de terrain, la sécheresse et les tremblements de terre -qui pourraient gravement endommager les infrastructures- arrivent fréquemment.
C’est pourquoi la composante militaire de la MINUSTAH a mené un exercice de gestion des catastrophes majeures au début du mois d’avril dernier pour confirmer son niveau de préparation à réagir à tout risque potentiel de désastre naturel en Haïti. Cet exercice a été la plus important jamais mené par la MINUSTAH et a abouti à tirer plusieurs leçons importantes à la fois pour les militaires et leurs homologues civils.
Les défis : priorité aux déplacés
Si cette année a été une année de progrès pour le peuple Haïtien, des problèmes demeurent. Un des principaux défis est de voir encore, tous les jours, des Haïtiens dans des camps de déplacés et qui souffrent. Il faut engager davantage de ressources pour assister ces personnes, parmi les plus vulnérables, vivant sous des tentes dans la chaleur, sans eau ni assainissement et afin qu’elles puissent enfin avoir un toit décent.
La vision: que chacun apporte sa pierre
Compte tenu du fait que lorsque l’Etat de droit, la sécurité et les efforts de stabilisation s’améliorent, le pays n’a plus besoin d’autant de troupes de l’ONU, celles-ci peuvent donc progressivement commencer à rentrer chez elles.
Il revient à chacun de « contribuer de sa petite pierre au succès d’Haïti ».
http://minustah.org/?p=34964
Haïti-MINUSTAH : Sécurité et stabilité, des défis à relever pour le nouveau commandant militaire des casques bleus
P-au-P., 28 mars 2012 [AlterPresse] --- Le nouveau commandant militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), le général Fernando Rodrigues Goulart, a estimé que la sécurité et la stabilité constituent les plus importants défis au moment où il assume le commandement de cette force. « La sécurité et la stabilité représentent les plus gros problèmes » de l’heure, a déclaré le général Goulart à la presse à l’issue de la cérémonie de passation de commandement qui a eu lieu dans la soirée du 27 mars à la base du bataillon brésilien de la MINUSTAH à Tabarre (périphérie nord-est).
À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.
« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».
« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.
Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».
La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.
Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».
La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.
Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.
Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.
En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.
De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.
Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12611
À propos du phénomène de l’insécurité qui affecte particulièrement la capitale depuis plusieurs semaines, Goulart a soutenu que la force onusienne a déjà accumulé « beaucoup d’expériences » dans la mise en œuvre de dispositions pour résoudre ce problème.
« Nous continuons à observer la situation et sommes prêts à conduire et multiplier des opérations pour remplir cette partie de notre mandat », a-t-il ajouté.
Depuis le début de l’année, environ 150 personnes ont été tuées à travers le pays, beaucoup d’entre elles par balle, selon un rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
D’autre part, à propos de la question des présumés anciens membres de l’armée dissoute en 1995 et qui occupent à nouveau plusieurs espaces à travers le territoire, Goulart a indiqué que la MINUSTAH « travaille avec le gouvernement sur ce problème » pour rechercher « une solution pacifique ».
« Le gouvernement haïtien a clairement demandé aux anciens soldats de rentrer chez eux », a-t-il souligné.
Le général Fernando Rodrigues Goulart a exprimé sa « fierté » d’assumer le commandement de la MINUSTAH, dont il dit avoir observé « pendant longtemps la performance ».
La mission fait face, pourtant, de plus en plus à de persistantes critiques, et de nombreux acteurs de la société la juge inefficace, alors que des abus divers lui sont reprochés, ainsi que d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit depuis octobre 2010 en Haïti.
Dans son discours, le commandant sortant, le général Luis Eduardo Ramos, a, pour sa part, relevé l’« importante mission » des soldats qui prennent part, a-t-il dit, à la « reconstruction de ce beau pays ».
La cérémonie de passation de commandement s’est déroulée en présence du président Michel Martelly, du ministre de la justice, Michel Brunache, et du secrétaire d’État à la sécurité, Réginald Delva.
Était également présent le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, Kevin Kennedy.
Le général Rodrigues Goulart, 54 ans, est entré dans l’armée brésilienne en 1974, et est devenu Officier d’infanterie en 1980. Depuis lors, il a fait carrière à plusieurs postes de commandement.
En 1993, il était observateur militaire à l’Opération des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et, en 2007, commandant de secteur à la Mission des Nations Unies au Népal.
De mai 2008 à mai 2010, au grade de colonel, il a travaillé au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) comme officier supérieur de liaison à la Division Europe et Amérique latine.
Après avoir été promu au grade de général de division, il a commandé la huitième Brigade d’infanterie motorisée, à Rio Grande do Sul, de 2011 à 2012. [gp apr 28/03/2012 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12611
Arthur H au pays de «l'or noir»
Dans un spectacle et un CD, le chanteur de «Négresse blanche» lit Césaire, Depestre, Glissant, Laferrière et quelques autres poètes caribéens. H comme hypnotique?
Port-au-Prince, 4 février 2012. Une chaleur lourde pèse sur le soir, et un type mal rasé articule des poèmes bizarres. Arthur H clôt l'édition haïtienne du festival Etonnants Voyageurs. H comme Higelin, H comme Haïti, H comme hirsute.
Dans sa voix rauque qui «bêle mieux que cloaque» et «siffle des choses très anciennes», il est question de serpents et de sortilèges, de négritude et de Marie-Galante, de «ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole, mais sans qui la terre ne serait pas la terre», et même d'un «hélico qui ronronne et vrombit comme une mouche à merde collée sur le nez levé des crapauds».
Des mots étranges signés Césaire, Depestre, Laferrière ou James Noël, qui se faufilent entre les arpèges délicats de Nicolas Repac, lequel a dû beaucoup écouter les guitaristes maliens pour composer la bande-son de ce spectacle à base de sanza, piano à pouce et flûte harmonique.
Arthur H n'a pas oublié son désarroi initial devant ces «textes très complexes». C'était fin 2010, lors d'un hommage à Edouard Glissant, peu avant sa mort:
«Un comédien malade avait annulé, je me suis retrouvé face à Glissant à lire, de Césaire, le "Cahier d'un retour au pays natal". Après avoir erré dans les toilettes de l'Odéon en cherchant une clé pour entrer dans ce texte, j'ai décidé de le dire un peu comme du slam, sans m'occuper du sens, avec mon propre rythme intérieur, en me concentrant sur la musicalité de Césaire.»
Le chanteur de «Négresse blanche» s'est aussi souvenu de la sobriété de Jean-Louis Trintignant, qu'on entend sur son dernier album, «Baba Love». L'idée était bonne: elle a accouché d'un concert et d'un disque hypnotiques.
Ca s'appelle «l'Or noir» et ça craque, claque, coule en scintillant comme une pluie fine. Si après cela vous prétendez ne rien comprendre à la poésie, c'est que vous êtes sourd comme un pot.
Grégoire Leménager
L'Or noir (Naïve).
Sur scène le 31 mars, Théâtre de l'Odéon
(01-44-85-40-40), puis en tournée
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120323.OBS4443/arthur-h-au-pays-de-l-or-noir.html
Port-au-Prince, 4 février 2012. Une chaleur lourde pèse sur le soir, et un type mal rasé articule des poèmes bizarres. Arthur H clôt l'édition haïtienne du festival Etonnants Voyageurs. H comme Higelin, H comme Haïti, H comme hirsute.
Dans sa voix rauque qui «bêle mieux que cloaque» et «siffle des choses très anciennes», il est question de serpents et de sortilèges, de négritude et de Marie-Galante, de «ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole, mais sans qui la terre ne serait pas la terre», et même d'un «hélico qui ronronne et vrombit comme une mouche à merde collée sur le nez levé des crapauds».
Des mots étranges signés Césaire, Depestre, Laferrière ou James Noël, qui se faufilent entre les arpèges délicats de Nicolas Repac, lequel a dû beaucoup écouter les guitaristes maliens pour composer la bande-son de ce spectacle à base de sanza, piano à pouce et flûte harmonique.
Arthur H n'a pas oublié son désarroi initial devant ces «textes très complexes». C'était fin 2010, lors d'un hommage à Edouard Glissant, peu avant sa mort:
«Un comédien malade avait annulé, je me suis retrouvé face à Glissant à lire, de Césaire, le "Cahier d'un retour au pays natal". Après avoir erré dans les toilettes de l'Odéon en cherchant une clé pour entrer dans ce texte, j'ai décidé de le dire un peu comme du slam, sans m'occuper du sens, avec mon propre rythme intérieur, en me concentrant sur la musicalité de Césaire.»
Le chanteur de «Négresse blanche» s'est aussi souvenu de la sobriété de Jean-Louis Trintignant, qu'on entend sur son dernier album, «Baba Love». L'idée était bonne: elle a accouché d'un concert et d'un disque hypnotiques.
Ca s'appelle «l'Or noir» et ça craque, claque, coule en scintillant comme une pluie fine. Si après cela vous prétendez ne rien comprendre à la poésie, c'est que vous êtes sourd comme un pot.
Grégoire Leménager
L'Or noir (Naïve).
Sur scène le 31 mars, Théâtre de l'Odéon
(01-44-85-40-40), puis en tournée
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120323.OBS4443/arthur-h-au-pays-de-l-or-noir.html
L'ONU réclame de nouveaux dons en Haïti
La mission des Nations Unies en Haïti craint que le manque de ressources financières n'affecte les services offerts aux Haïtiens qui ont perdu leur maison dans le tremblement de terre de 2010. Dans un communiqué publié mardi, le coordonnateur de l'action humanitaire de l'ONU en Haïti, Nigel Fisher, a révélé qu'un appel lancé l'an dernier aux donateurs internationaux afin d'amasser 382 millions de dollars avait seulement permis de recueillir 55 % de cette somme.
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml
Ce manque à gagner a engendré une réduction des services proposés dans les camps qui abritent les milliers de personnes s'étant retrouvées à la rue en raison du séisme.
L'organisation mondiale espère maintenant recevoir 53,9 millions de dollars pour la prochaine saison des pluies, qui a déjà commencé à se faire sentir la nuit à Port-au-Prince.
Le 12 janvier 2010, un puissant tremblement de terre a dévasté la capitale haïtienne ainsi que d'autres villes au sud du pays. Quelque 1,3 million d'habitants ont été accueillis dans des camps de fortune, mais ce nombre est depuis passé à moins de 500 000.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/27/012-onu-dons-habitants-seisme-haiti-saison-pluies.shtml
Choléra: une campagne de vaccination bloquée à Haïti
L'épidémie de choléra, qui a fait plus de 7.000 morts en Haïti depuis son apparition après le tremblement de terre de 2010 et touché 520.000 Haïtiens, menace de connaître une explosion dramatique avec l'arrivée en avril de la saison des pluies. Des vaccins sont prêts, des équipes sont formées... Mais la campagne de vaccination de masse s'est embourbée dans la bureaucratie, explique la NPR, alors que 100.000 Haïtiens auraient pu en bénéficier.
Si les agences internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé étaient d'abord opposées à cette dose de vaccin à 1 dollar, elles l'ont finalement acceptée en 2011. Le président Michel Martelly a également donné son accord, mais le projet attend toujours l'accord d'un comité national d'éthique qui veut s'assurer que le vaccin n'est plus au stade expérimental.
Cela fait plus d'un an que Gheskio (un groupe médical haïtien) travaille à la mise en place du projet de vaccination à Port-au-Prince tandis que son pan rural est soutenu par Partners in Health, raconte NPR. Deux zones seraient en effet concernées par la campagne de vaccination: un bidonville de Port-au-Prince, Cité de Dieu, et une zone rurale autour du fleuve Artibonite, où le choléra avait été observé une première fois en 2010.
Le risque est particulièrement élevé dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, explique à la NPR Vanessa Rouzier, de Gheskio. Les pluies qui inondent les maisons favorisent le développement d'une maladie qui peut tuer en quelques heures des jeunes en bonne santé, tandis que l'absence d'installations sanitaires adéquates aggrave le problème.
Quant aux villageois proches de l'Artibonite, ils tirent leur eau de ce fleuve contaminé. C'est sur ses rives qu'étaient installées les troupes népalaises de la Minustah (Mission de stabilisation en Haïti), soupçonnées d'avoir transporté le choléra en Haïti, comme l'expliquait France 2.
Des opposants au projet soutiennent que la priorité doit être de garantir aux populations un accès à une eau et à des toilettes propres, mais hygiène et vaccination peuvent aller de pair. Sur AlterPresse, un représentant de Médecins du Monde explique d'ailleurs que le «le système de santé (haïtien) nécessite une vraie réforme», la barrière financière empêchant toute une partie de la population d'avoir accès aux soins.
La campagne de vaccination toucherait seulement 1% de la population haïtienne, alors que pour que l'épidémie soit complètement sous contrôle, expliquent des experts cités par la NPR, il faudrait«vacciner des millions de personnes à haut risque (…) avant la prochaine saison des pluies», en 2013.
http://www.slate.fr/lien/52333/haiti-cholera-epidemie-vaccin
Si les agences internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé étaient d'abord opposées à cette dose de vaccin à 1 dollar, elles l'ont finalement acceptée en 2011. Le président Michel Martelly a également donné son accord, mais le projet attend toujours l'accord d'un comité national d'éthique qui veut s'assurer que le vaccin n'est plus au stade expérimental.
Cela fait plus d'un an que Gheskio (un groupe médical haïtien) travaille à la mise en place du projet de vaccination à Port-au-Prince tandis que son pan rural est soutenu par Partners in Health, raconte NPR. Deux zones seraient en effet concernées par la campagne de vaccination: un bidonville de Port-au-Prince, Cité de Dieu, et une zone rurale autour du fleuve Artibonite, où le choléra avait été observé une première fois en 2010.
Le risque est particulièrement élevé dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, explique à la NPR Vanessa Rouzier, de Gheskio. Les pluies qui inondent les maisons favorisent le développement d'une maladie qui peut tuer en quelques heures des jeunes en bonne santé, tandis que l'absence d'installations sanitaires adéquates aggrave le problème.
Quant aux villageois proches de l'Artibonite, ils tirent leur eau de ce fleuve contaminé. C'est sur ses rives qu'étaient installées les troupes népalaises de la Minustah (Mission de stabilisation en Haïti), soupçonnées d'avoir transporté le choléra en Haïti, comme l'expliquait France 2.
Des opposants au projet soutiennent que la priorité doit être de garantir aux populations un accès à une eau et à des toilettes propres, mais hygiène et vaccination peuvent aller de pair. Sur AlterPresse, un représentant de Médecins du Monde explique d'ailleurs que le «le système de santé (haïtien) nécessite une vraie réforme», la barrière financière empêchant toute une partie de la population d'avoir accès aux soins.
La campagne de vaccination toucherait seulement 1% de la population haïtienne, alors que pour que l'épidémie soit complètement sous contrôle, expliquent des experts cités par la NPR, il faudrait«vacciner des millions de personnes à haut risque (…) avant la prochaine saison des pluies», en 2013.
http://www.slate.fr/lien/52333/haiti-cholera-epidemie-vaccin
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