Les autorités dominicaines ont annoncé lundi la découverte des corps de neuf nouvelles victimes de la tempête tropicale Olga, portant ainsi le bilan humain de cette catastrophe naturelle à 33 morts. La plupart des dépouilles ont été découvertes dans la province de Santiago, au centre de l'île, région la plus la touchée par la tempête Olga qui s'est abattue la semaine dernière sur les Antilles. Selon le Groupe d’Appui aux Refugiés et Rapatriés (GARR) un grand nombre de migrants haïtiens auraient péri à Santiago dans les inondations qui ont suivi le passage de la tempête Olga dans le Nord de la République Dominicaine. " Les corps sans vie d’immigrants haïtiens ont été retrouvés dans plusieurs quartiers de Santiago de los Caballeros, informe une source proche de la Défense Civile citée par les médias locaux", rapporte le Garr. Cette tragédie vient s’ajouter à celle enregistrée lors du passage de la tempête Noël qui avait dévasté en novembre dernier, plusieurs bateys et aggravé la situation déjà précaire d’un grand nombre de travailleurs migrants haïtiens. Selon des sources combinées, plus de 5000 familles, dont un nombre élevé d’Haïtiens et Dominicains d’origine haïtienne, vivant dans une trentaine de bateys de la province de Barahona et dans l’aire de Santo Domingo avaient été sinistrées. Les autorités haïtiennes avaient indiqué qu’au moins deux personnes ont été tuées dans le nord du pays en raison du passage de la tempête tropicale Olga dans les départements du Nord, Nord-est, Nord Ouest et Artibonite.Des dégâts matériels importants ont été enregistrés dans les communes de Cap Haïtien, Plaisance, Pilate et Dondon (Nord), Caracol ( Nord-est) et Anse-à-Foleur ( Nord Ouest).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13330
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 18 décembre 2007
Il existe un malaise entre le parquet et la police selon le sénateur Fortuné
Le sénateur Gabriel Fortuné déplore les dissensions entre les responsables du parquet de Port-au-Prince et de la police, et souligne que le peuple est le grand perdant de ces conflits.Il annonce que la rencontre entre les membres de la commission justice et sécurité du sénat et du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), le mercredi 19 décembre doit permettre de trouver une solution au problème. " C’est un malaise profond qui existe entre le parquet et la police, on parle de manque de motivation des policiers et le parquet fait état de manque de collaboration de la police", dit-il expliquant que le commissaire du gouvernement Claudy Gassant avait fait part de son intention de participer à la rencontre. Le sénateur Fortuné s’interroge sur les causes profondes de cette dissension entre les responsables de la justice et de la police et soutient que les hautes autorités doivent transcender les questions d’idéologie politique. Selon lui, des personnes estimant avoir de solides appuis politiques ont tendance à semer la discorde dans la chaîne pénale. " La rencontre avec les responsables du CSPN sera une rencontre à caractère politique", déclare t-il précisant que la première partie de cette rencontre se fera a huit clos. " Nous avons besoin des compétences de Mario Andrésol et de Claudy Gassant et je crois qu’il s’agira d’une ultime tentative dans ce dossier", soutient le sénateur Fortuné qui fait état d’un climat de méfiance entre le parquet et la policeIl croit que ces dissensions nuisent au bon fonctionnement de la chaîne pénale. Le sénateur Fortuné cite en exemple l’impasse dans l’enquête sur le dossier de Martissant.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13331
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lundi 17 décembre 2007
Le chef de la police refuse de répondre à une invitation d’un juge
Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol ne répondra pas à l’invitation du juge d’instruction, Fritzner Fils Aimé, en charge du dossier de l’assassinat de Jean Dominique. " Le juge d’instruction a commis une erreur monumentale dans l’exercice de sa fonction en invitant le chef de la PNH à comparaître en tant que témoin ", a déclaré l’avocat du directeur de la PNH, Samuel Madistin. Il indique que le juge instructeur est coupable d’avoir violé les articles 400 et 401 du code d’instruction criminel traitant de la procédure à suivre pour la comparution des grands fonctionnaires de l’état. M. Madistin précise que le juge doit au préalable écrire au ministre de la justice ajoutant que le chef de l’état doit rendre une ordonnance spéciale dans ce cas. " En raison de l’imminente dignité de la fonction de certains responsables de grands corps de l’état, la loi fait une dérogation en ce qui concerne leur comparution par devant une juridiction", ajoute M. Madistin. Il soutient que le directeur de la Police est l’une des plus importante personnalité de la république puisqu’il a été choisi par le chef de l’état et ratifié par le sénat. Samuel Madistin souligne que le Conseil Supérieur de la Magistrature a été saisie de la violation de la loi commise par le juge d’instruction, Fritzner Fils Aimé et le commissaire du gouvernement Claudy Gassant.Selon l’avocat, des gens se donnent des pouvoirs arbitraires en réglant leur affaire personnelle parce que le chef de l’état est intéressé par le dossier de Jean Dominique.
Tout en indiquant que le juge instructeur doit rester dans les limites de la loi, M. Madistin soutient que le demande de comparution doit être formulée par une des parties en conflit. Qualifiant ces pratiques de dérives, le juriste souligne qu’il est temps de rappeler aux magistrats qu’ils doivent respecter la loi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/liste_spor_fr.php?d=1712071
Tout en indiquant que le juge instructeur doit rester dans les limites de la loi, M. Madistin soutient que le demande de comparution doit être formulée par une des parties en conflit. Qualifiant ces pratiques de dérives, le juriste souligne qu’il est temps de rappeler aux magistrats qu’ils doivent respecter la loi.
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Réactions divergentes autour de la demande de comparution du chef de la police
L’avocat Aviol Fleurant s’interroge sur la justification légale du terme grand fonctionnaire de l’état attribué au chef de la police, et croit que ce dernier devrait répondre à l’invitation du juge d’instruction. Tout en indiquant qu’il n’existe aucun texte de loi définissant qui sont les grands fonctionnaires de l’état, M. Fleurant appelle les parlementaires à préparer une législation en la matière. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le juriste a estimé que le chef de la police devrait faire preuve d’élégance en écrivant au juge instructeur pour faire valoir son statut de grand fonctionnaire de l’état.
" Pour ne pas donner l’impression de faire obstruction à la justice", explique t-il. Tout en rappelant que le chef de la police avait déjà comparu par devant un juge d’instruction, Aviol Fleurant se défend d’être un proche un proche du commissaire du gouvernement. De son coté, le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, croit que la convocation du directeur de la PNH et l’incarcération de trois policiers le week end écoulé sont de nature à favoriser une recrudescence de l’insécurité.
Il annonce que le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) sera convoqué au sénat au cours de cette semaine autour de ces affaires ,précisant que les autorités judiciaires doivent respecter la loi en ce qui concerne les hauts fonctionnaires de l’état. " Cette mauvaise approche peut provoquer une frustration et une démobilisation au sein de la police", insiste M. Latortue rappelant que la PNH dispose de structures pour punir les fautes administratives.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13326
" Pour ne pas donner l’impression de faire obstruction à la justice", explique t-il. Tout en rappelant que le chef de la police avait déjà comparu par devant un juge d’instruction, Aviol Fleurant se défend d’être un proche un proche du commissaire du gouvernement. De son coté, le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, croit que la convocation du directeur de la PNH et l’incarcération de trois policiers le week end écoulé sont de nature à favoriser une recrudescence de l’insécurité.
Il annonce que le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) sera convoqué au sénat au cours de cette semaine autour de ces affaires ,précisant que les autorités judiciaires doivent respecter la loi en ce qui concerne les hauts fonctionnaires de l’état. " Cette mauvaise approche peut provoquer une frustration et une démobilisation au sein de la police", insiste M. Latortue rappelant que la PNH dispose de structures pour punir les fautes administratives.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13326
Trois policiers écroués et recrudescence de l’insécurité
Trois policiers affectés à la direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ont été écroués, le week end écoulé, sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Ces agents de l’ordre sont accusés de meurtre et de tentative de meurtre sur des riverains de Martissant au moment de l’arrestation du présumé bandit, Pierre Richard alias " Kanson Fè" ( pantalon métallique). Des résidents de Martissants auraient tenté de lyncher ce bandit lorsque des policiers procédaient à son arrestation a-t-on appris de source digne de foi.
Dans le même temps on apprend que le présumé bandit, Pierre Richard, accusé d’avoir assassiné un chauffeur de tap-tap, le 13 novembre 2007, serait sur le point d’être une nouvelle fois remis en liberté par le parquet.
Le commissaire du gouvernement a confirmé la nouvelle de la prochaine libération de Kanson Fè, qui avait été remis en liberté début novembre, avant d’être impliqué dans une nouvelle affaire d’assassinat.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) avait critiqué la libération de ce bandit, dénoncé par les résidents de Martissant.
Parallèlement on assiste à une recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine, où plusieurs cas de kidnapping et de vol de véhicules ont été enregistrés durant le week end ecoulé. Au moins trois personnes ont été enlevées au centre ville non loin du quartier de Bel Air et 2 deux autres ont été tuées dans des incidents séparés durant le week end.
Dans le même temps, une dizaine de véhicule tout terrain, dont un appartenant à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), ont été vole samedi et dimanche dernier. D’autre part, les trois enfants et une jeune fille de 17 ans dont la mère est une employée de la Minustah, ont été libérés contre rançon alors qu’une autre personne a pu tromper la vigilance de ses bourreaux.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13327
Dans le même temps on apprend que le présumé bandit, Pierre Richard, accusé d’avoir assassiné un chauffeur de tap-tap, le 13 novembre 2007, serait sur le point d’être une nouvelle fois remis en liberté par le parquet.
Le commissaire du gouvernement a confirmé la nouvelle de la prochaine libération de Kanson Fè, qui avait été remis en liberté début novembre, avant d’être impliqué dans une nouvelle affaire d’assassinat.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) avait critiqué la libération de ce bandit, dénoncé par les résidents de Martissant.
Parallèlement on assiste à une recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine, où plusieurs cas de kidnapping et de vol de véhicules ont été enregistrés durant le week end ecoulé. Au moins trois personnes ont été enlevées au centre ville non loin du quartier de Bel Air et 2 deux autres ont été tuées dans des incidents séparés durant le week end.
Dans le même temps, une dizaine de véhicule tout terrain, dont un appartenant à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), ont été vole samedi et dimanche dernier. D’autre part, les trois enfants et une jeune fille de 17 ans dont la mère est une employée de la Minustah, ont été libérés contre rançon alors qu’une autre personne a pu tromper la vigilance de ses bourreaux.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13327
Affaire Jean Dominique : Le chef de la Police Nationale attendu lundi au cabinet d’instruction, selon Guyler Delva
Mario Andrésol ne répondra pas à l’invitation et a porté plainte contre le juge Fritzner Fils-Aimé et le commissaire Claudy Gassant, rétorque l’un des avocats du directeur de la PNH, Me Samuel Madistin ; il proteste, par ailleurs, contre le fait que la convocation ait été annoncée par le président de la commission de journalistes chargée d’appuyer les enquêtes sur les assassinats de journalistes
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, devrait répondre lundi à une invitation du juge d’instruction Fritzner Fils-Aimé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Dominique et du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint, a annoncé le président de la commission dite indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ), Guyler Delva.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, avait, par l’intermédiaire d’un huissier, acheminé mercredi dernier à M. Andrésol une "citation à comparaître à titre de témoin", a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Aucune explication n’était encore disponible sur les raisons ayant porté le magistrat instructeur à vouloir interroger le commandant en chef de la PNH. Ce dernier assumait certaines responsabilités au sein de l’institution lors du double meurtre du 3 avril 2000.
Cependant, les avocats de Mario Andrésol, dont Me Samuel Madistin, annoncent déjà que leur client ne répondra pas à la convocation et a "porté plainte devant le conseil de la magistrature contre Fritzner Fils-Aimé et Claudy Gassant pour abus d’autorité et violation du code d’instruction criminelle". Ils menacent également de traduire en justice le juge d’instruction et le commissaire du gouvernement accusés d’avoir tous deux "violé le secret de l’instruction". Car, l’information relative à l’invitation adressée au directeur de la police a été divulguée par le journaliste Guyler Delva.
Pour sa part, le commissaire de police Jean Daniel Ulysse, arrêté le 10 décembre après avoir subi un interrogatoire au cabinet d’instruction, a été auditionné une nouvelle fois jeudi dernier par le juge Fils-Aimé. La résidence de l’ancien directeur a.i de la police judiciaire (DCPJ) en 2000 aurait été perquisitionnée en son absence et certains de ses effets personnels emportés.
Selon Guyler Delva, qui s’exprimait peu avant l’arrestation, M. Ulysse aurait fait obstruction à l’instruction de l’affaire en refusant à plusieurs reprises de se présenter au cabinet d’instruction. Le responsable de la CIAPEAJ avait fait les mêmes considérations sur l’attitude du Sénateur Rudolph Boulos qui figure lui aussi sur la liste des personnes que le juge Fritzner Fils-Aimé souhaiterait interroger.
Plusieurs suspects identifiés dans l’assassinat du plus célèbre journaliste haïtien ont été assassinés ou sont en fuite à l’image de Markington Philippe réfugié en Argentine.
Outre son statut de propriétaire et directeur de média, Jean Dominique fut l’ami personnel et le conseiller politique du Président René Préval au cours de son premier mandat (1996-2001). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4522
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, devrait répondre lundi à une invitation du juge d’instruction Fritzner Fils-Aimé dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Dominique et du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint, a annoncé le président de la commission dite indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (CIAPEAJ), Guyler Delva.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, avait, par l’intermédiaire d’un huissier, acheminé mercredi dernier à M. Andrésol une "citation à comparaître à titre de témoin", a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Aucune explication n’était encore disponible sur les raisons ayant porté le magistrat instructeur à vouloir interroger le commandant en chef de la PNH. Ce dernier assumait certaines responsabilités au sein de l’institution lors du double meurtre du 3 avril 2000.
Cependant, les avocats de Mario Andrésol, dont Me Samuel Madistin, annoncent déjà que leur client ne répondra pas à la convocation et a "porté plainte devant le conseil de la magistrature contre Fritzner Fils-Aimé et Claudy Gassant pour abus d’autorité et violation du code d’instruction criminelle". Ils menacent également de traduire en justice le juge d’instruction et le commissaire du gouvernement accusés d’avoir tous deux "violé le secret de l’instruction". Car, l’information relative à l’invitation adressée au directeur de la police a été divulguée par le journaliste Guyler Delva.
Pour sa part, le commissaire de police Jean Daniel Ulysse, arrêté le 10 décembre après avoir subi un interrogatoire au cabinet d’instruction, a été auditionné une nouvelle fois jeudi dernier par le juge Fils-Aimé. La résidence de l’ancien directeur a.i de la police judiciaire (DCPJ) en 2000 aurait été perquisitionnée en son absence et certains de ses effets personnels emportés.
Selon Guyler Delva, qui s’exprimait peu avant l’arrestation, M. Ulysse aurait fait obstruction à l’instruction de l’affaire en refusant à plusieurs reprises de se présenter au cabinet d’instruction. Le responsable de la CIAPEAJ avait fait les mêmes considérations sur l’attitude du Sénateur Rudolph Boulos qui figure lui aussi sur la liste des personnes que le juge Fritzner Fils-Aimé souhaiterait interroger.
Plusieurs suspects identifiés dans l’assassinat du plus célèbre journaliste haïtien ont été assassinés ou sont en fuite à l’image de Markington Philippe réfugié en Argentine.
Outre son statut de propriétaire et directeur de média, Jean Dominique fut l’ami personnel et le conseiller politique du Président René Préval au cours de son premier mandat (1996-2001). spp/Radio Kiskeya
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Un otage échappe à ses ravisseurs, trois enfants libérés contre rançon
L’actrice Nathalie Ambroise et son fiancé Stéphane Lerouge toujours séquestrés ; une fonctionnaire d’une institution internationale aurait été blessée par balle lors de son enlèvement dimanche
lundi 17 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Un otage, dont l’identité n’a pas été révélée, s’est échappé dimanche menotté de la planque où il était séquestré alors que trois enfants enlevés la semaine dernière ont été libérés contre rançon quelques heures avant l’enlèvement violent d’une fonctionnaire d’une organisation internationale, a appris Radio Kiskeya de sources combinées.
Le miraculé ayant organisé sa fuite a été récupéré par une patrouille policière avant d’être remis à sa famille. On ignorait l’état dans lequel il se trouvait.
Quant aux jeunes écoliers, leur libération a été obtenue en contrepartie du versement d’une rançon. Ils avaient été interceptés mardi dernier dans le centre de Port-au-Prince par des bandits armés alors qu’ils revenaient de l’école en compagnie d’un chauffeur.
Un quatrième otage a pu recouvrer sa liberté dans les mêmes conditions. En revanche, Nathalie Ambroise et son fiancé Stéphane Lerouge étaient encore lundi en captivité plus de 48 heures après leur enlèvement vendredi soir devant leur résidence à Delmas 64 (banlieue est) malgré les appels lancés aux ravisseurs par l’oncle de la jeune femme, Jean-Robert Simonise.
Une forte rançon serait réclamée.
Petite-fille de deux martyrs de la dictature des Duvalier, Jean-Jacques Dessalines Ambroise et Lucette Lafontant, Nathalie Ambroise fait également du cinéma à côté de ses activités professionnelles. Elle figure notamment dans le casting du film "La Rebelle" du réalisateur haïtien Sacha Parisot.
Par ailleurs, une femme travaillant pour une organisation internationale aurait été blessée par balle au cours de son enlevèment très mouvementé dimanche à Port-au-Prince. Aucune précision n’était disponible lundi sur l’état de santé de la victime. Les rapts se sont multipliés ces dernières semaines malgré le renforcement du dispositif de sécurité annoncé par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) à l’approche des fêtes de fin d’année. Les véhicules de plusieurs personnes kidnappées ont été retrouvés au Bel-Air (centre de Port-au-Prince), un des anciens bastions des bandes armées favorables à Jean-Bertrand Aristide qui avaient déclenché en 2004 "l’Opération Bagdad", un cycle infernal de violences meurtrières qui avait mis Port-au-Prince sens dessus dessous. spp/Radio Kiskeyahttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4529
Haïti-Rép. Dominicaine : Vers le déploiement de patrouilles onusiennes dans la zone frontalière
P-au-P, déc. 07 [AlterPresse] --- Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), a effectué cette semaine une visite officielle en République Dominicaine autour des dispositions à mettre en place pour la sécurisation de la frontière haïtiano-dominicaine, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?
Haiti-France : Accords de co-développement
P-au-P [AlterPresse] --- Haïti et la France sont désormais partenaires dans un processus de « codéveloppement », scellés par des accords qui viennent d’être présentés publiquement.
C’est dans la soirée du mercredi 12 décembre, devant un parterre d’invités que le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Jean Généus, et l’ambassadeur de France en Haïti, Christian Conan, ont officiellement fait part au public des accords de co-développement signés en Avril dernier entre la France et Haïti, a constaté AlterPresse.
L’ambassadeur Conan a rappelé que « l’on entend par co-développement toute action d’aide au développement, quelle que soit le secteur dans lequel elle est réalisée, à laquelle participent des migrants vivant en France (métropolitaine et DOM-TOM).
Il a poursuivi en avançant que « ces accords de co-développement peuvent concerner aussi bien les Haïtiens qui désirent retourner dans leur pays pour y créer une activité, que ceux (hommes d’affaires, médecins, universitaires, ingénieurs, électriciens, plombiers établis durablement en France...) qui sont disposés à investir dans leur pays d’origine pour y promouvoir des activités productives ou qui souhaitent faire profiter Haïti de leurs compétences, leur savoir-faire et leur leadership ».
Le ministre Généus a rappelé quant à lui qu’« Haïti enregistre la fuite de cerveaux la plus élevée au monde ». Pas moins de 80% des spécialistes haïtiens partiraient du pays, ce qui, de manière évidente, fait obstacle à l’augmentation du niveau de développement d’Haïti.
Les dits accords pourraient, selon le ministre, remédier, dans un certain sens, à ce phénomène.
Concrètement, le programme de co-développement intervient sur trois points. Premièrement, dans le cas d’une association haïtienne établie en France, le programme peut l’aider à financer un projet en Haïti. Le programme privilégiera les projets productifs selon l’ambassadeur Conan.
Dans le cas d’un migrant vivant en France qui souhaiterait retourner vivre en Haïti, le programme peut le soutenir à hauteur de 7000 euros pour mettre en place un projet générateur de revenus qui lui permettra de vivre.
Enfin pour les membres de la Diaspora scientifique, technique et économique le programme peut les appuyer financièrement dans des missions courtes en Haïti.
Le programme est géré conjointement par le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) et le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France (SCAC).
Ces accords interviennent au moment où les pays du nord adoptent une politique migratoire plus stricte dans le cadre d’une restructuration de leurs économies. Ainsi Gustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’informations pour le développement) relativise la notion de co-développement et en donne une autre définition.
Pour lui « le co-développement, c’est de la coopération d’égal à égal. C’est faire le lien entre deux pays. C’est également remettre en question notre propre développement pour le mettre en relation avec celui d’autres pays. Ce n’est de toute façon qu’un outil complémentaire de solidarité internationale, des rapports Nord-Sud. Mais, pour avoir une pensée du co-développement, il faut d’abord avoir une pensée du développement. » [cd gp apr 14/12/2007 16:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6759
Commentaires :
Le concept « co-développement », un « rêve-proposition » cher au Président Français Nicolas Sarkozy risque d’apporter très peu de solutions aux vrais problèmes d’Haïti. Cette façon de s’engager sur une nouvelle forme de coopération se base essentiellement sur une diaspora très forte et organisée. Tel n’est sûrement pas le cas de la diaspora haïtienne. Et cette caractéristique ne concerne pas que la diaspora haïtienne mais toute la communauté des haïtiens vivant à l’étranger qui, malgré leurs tendances à crier haut et fort leurs poids et leur importance comme base et support de l’économie du pays ont encore trop de mal à montrer cette organisation qui en ferait une vraie force sur laquelle il faudrait définitivement compter.
Les Haïtiens de l’étranger traînent les tares caractéristiques et sui generi de tous les haïtiens qui se résument dans cette attitude de méfiance ancestrale et trop ancrée dans nos mentalités et cette volonté expresse de croire que l’on peut toujours être chef, président ou directeur de quelque chose.
Il suffit pour s’en rendre compte d’énumérer les innombrables associations et regroupements professionnels haïtiens oeuvrant sur de petits territoires géographiques et d’espaces conjoncturels étroits.
Dans cette configuration, il sera très difficile de concevoir un projet valable dont l’exécution apporterait un vrai plus à un secteur de la société haïtienne. Les associations ayant Haïti ou une problématique haïtienne en ligne de mire cherchent souvent une reconnaissance trop personnelle et ceci, même quand le projet visé demande et exige un travail mutualisé de plusieurs secteurs associatifs.
Et à cela s’ajoute le fait que l’acceptation d’un projet peut être favorisée par une certaine connivence avec les élus locaux, pièce maîtresse de cette coopération décentralisée. Comme résultat les projets conçus ne sont pas les plus adaptés au secteurs ciblé.
Il n’est pas rare de voir s’élever un projet de création d’université dans une ville de l’arrière pays complètement dépourvu d’infrastructure ou le problème de l’éducation primaire n’a pas encore été réglé.
Il est bien de rester vigilant et voir comment vont s’agencer les projets et surtout en dépister les retombées réellement positives et utiles pour Haïti.
C’est dans la soirée du mercredi 12 décembre, devant un parterre d’invités que le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Jean Généus, et l’ambassadeur de France en Haïti, Christian Conan, ont officiellement fait part au public des accords de co-développement signés en Avril dernier entre la France et Haïti, a constaté AlterPresse.
L’ambassadeur Conan a rappelé que « l’on entend par co-développement toute action d’aide au développement, quelle que soit le secteur dans lequel elle est réalisée, à laquelle participent des migrants vivant en France (métropolitaine et DOM-TOM).
Il a poursuivi en avançant que « ces accords de co-développement peuvent concerner aussi bien les Haïtiens qui désirent retourner dans leur pays pour y créer une activité, que ceux (hommes d’affaires, médecins, universitaires, ingénieurs, électriciens, plombiers établis durablement en France...) qui sont disposés à investir dans leur pays d’origine pour y promouvoir des activités productives ou qui souhaitent faire profiter Haïti de leurs compétences, leur savoir-faire et leur leadership ».
Le ministre Généus a rappelé quant à lui qu’« Haïti enregistre la fuite de cerveaux la plus élevée au monde ». Pas moins de 80% des spécialistes haïtiens partiraient du pays, ce qui, de manière évidente, fait obstacle à l’augmentation du niveau de développement d’Haïti.
Les dits accords pourraient, selon le ministre, remédier, dans un certain sens, à ce phénomène.
Concrètement, le programme de co-développement intervient sur trois points. Premièrement, dans le cas d’une association haïtienne établie en France, le programme peut l’aider à financer un projet en Haïti. Le programme privilégiera les projets productifs selon l’ambassadeur Conan.
Dans le cas d’un migrant vivant en France qui souhaiterait retourner vivre en Haïti, le programme peut le soutenir à hauteur de 7000 euros pour mettre en place un projet générateur de revenus qui lui permettra de vivre.
Enfin pour les membres de la Diaspora scientifique, technique et économique le programme peut les appuyer financièrement dans des missions courtes en Haïti.
Le programme est géré conjointement par le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) et le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France (SCAC).
Ces accords interviennent au moment où les pays du nord adoptent une politique migratoire plus stricte dans le cadre d’une restructuration de leurs économies. Ainsi Gustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’informations pour le développement) relativise la notion de co-développement et en donne une autre définition.
Pour lui « le co-développement, c’est de la coopération d’égal à égal. C’est faire le lien entre deux pays. C’est également remettre en question notre propre développement pour le mettre en relation avec celui d’autres pays. Ce n’est de toute façon qu’un outil complémentaire de solidarité internationale, des rapports Nord-Sud. Mais, pour avoir une pensée du co-développement, il faut d’abord avoir une pensée du développement. » [cd gp apr 14/12/2007 16:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6759
Commentaires :
Le concept « co-développement », un « rêve-proposition » cher au Président Français Nicolas Sarkozy risque d’apporter très peu de solutions aux vrais problèmes d’Haïti. Cette façon de s’engager sur une nouvelle forme de coopération se base essentiellement sur une diaspora très forte et organisée. Tel n’est sûrement pas le cas de la diaspora haïtienne. Et cette caractéristique ne concerne pas que la diaspora haïtienne mais toute la communauté des haïtiens vivant à l’étranger qui, malgré leurs tendances à crier haut et fort leurs poids et leur importance comme base et support de l’économie du pays ont encore trop de mal à montrer cette organisation qui en ferait une vraie force sur laquelle il faudrait définitivement compter.
Les Haïtiens de l’étranger traînent les tares caractéristiques et sui generi de tous les haïtiens qui se résument dans cette attitude de méfiance ancestrale et trop ancrée dans nos mentalités et cette volonté expresse de croire que l’on peut toujours être chef, président ou directeur de quelque chose.
Il suffit pour s’en rendre compte d’énumérer les innombrables associations et regroupements professionnels haïtiens oeuvrant sur de petits territoires géographiques et d’espaces conjoncturels étroits.
Dans cette configuration, il sera très difficile de concevoir un projet valable dont l’exécution apporterait un vrai plus à un secteur de la société haïtienne. Les associations ayant Haïti ou une problématique haïtienne en ligne de mire cherchent souvent une reconnaissance trop personnelle et ceci, même quand le projet visé demande et exige un travail mutualisé de plusieurs secteurs associatifs.
Et à cela s’ajoute le fait que l’acceptation d’un projet peut être favorisée par une certaine connivence avec les élus locaux, pièce maîtresse de cette coopération décentralisée. Comme résultat les projets conçus ne sont pas les plus adaptés au secteurs ciblé.
Il n’est pas rare de voir s’élever un projet de création d’université dans une ville de l’arrière pays complètement dépourvu d’infrastructure ou le problème de l’éducation primaire n’a pas encore été réglé.
Il est bien de rester vigilant et voir comment vont s’agencer les projets et surtout en dépister les retombées réellement positives et utiles pour Haïti.
Haïti-Rép. Dominicaine : Vers le déploiement de patrouilles onusiennes dans la zone frontalière
P-au-P, 14 déc. 07 [AlterPresse] --- Hédi Annabi, chef civil de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), a effectué cette semaine une visite officielle en République Dominicaine autour des dispositions à mettre en place pour la sécurisation de la frontière haïtiano-dominicaine, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?
Enlèvement d’un jeune couple à Port-au-Prince
Le professeur Jean-Robert Simonise appelle à la libération immédiate de sa nièce, Nathalie Ambroise et de son fiancé, Stéphane Lerouge
samedi 15 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Nathalie Ambroise, petite-fille de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, un des martyrs de la dictature des Duvalier, a été enlevée vendredi soir à Port-au-Prince par des individus armés en compagnie de son fiancé, Stéphane Lerouge, a annoncé à la presse l’oncle de la jeune femme, le professeur Jean-Robert Simonise.
Jusqu’à samedi soir, les deux otages se trouvaient encore aux mains de leurs ravisseurs qui auraient exigé une forte rançon en échange de leur libération.
Le couple a été kidnappé pendant qu’il se trouvait à bord d’une Jeep Mercedes, à l’entrée d’une maison dans le quartier de Delmas 64 (banlieue est de la capitale). Le véhicule de couleur beige, immatriculé AA-31618, a été retrouvé abandonné quelques heures plus tard devant l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air (centre de la capitale). Un scénario identique à celui d’autres kidnappings enregistrés ces derniers jours.
"Ma famille a déjà payé le prix du sang, s’il vous plaît remettez nous sains et saufs Nathalie et Stéphane, deux jeunes professionnels", a affirmé dans un appel aux ravisseurs M. Simonise, professeur de relations internationales et ancien ministre des affaires étrangères (1991-1992). Il en a profité pour inviter à la mobilisation tous les artistes en soulignant que le guitariste et leader du groupe "Strings", Jacky Ambroise, est également l’oncle de Nathalie.
Le grand-père et la grand-mère de l’otage, l’avocat Jean-Jacques Dessalines Ambroise et la militante Lucette Lafontant, alors enceinte de sept mois, furent emprisonnés et exécutés en 1964 par les tortionnaires du régime sanguinaire de François Duvalier.
Emmanuel Ambroise, l’un de leurs fils, fit partie du Conseil Electoral Provisoire qui opposa une résistance héroïque au Conseil National de Gouvernement (CNG) des généraux Henri Namphy et Williams Régala qui, avec les "Tontons Macoutes", massacra de nombreux électeurs pour faire avorter les premières élections démocratiques de l’histoire du pays, le 29 novembre 1987. Les chocs psychologiques subis et les attaques violentes contre sa résidence et son magasin eurent raison d’Ambroise quelques années plus tard.
Plusieurs cas d’enlèvement d’enfants ont été notamment recensés ces derniers jours à Port-au-Prince.
Malgré les mesures annoncées par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les kidnappeurs continuent à frapper, cherchant à tout prix à propager la peur au sein de la population à l’approche des fêtes de fin d’année. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4528
samedi 15 décembre 2007,
Radio Kiskeya
Nathalie Ambroise, petite-fille de Jean-Jacques Dessalines Ambroise, un des martyrs de la dictature des Duvalier, a été enlevée vendredi soir à Port-au-Prince par des individus armés en compagnie de son fiancé, Stéphane Lerouge, a annoncé à la presse l’oncle de la jeune femme, le professeur Jean-Robert Simonise.
Jusqu’à samedi soir, les deux otages se trouvaient encore aux mains de leurs ravisseurs qui auraient exigé une forte rançon en échange de leur libération.
Le couple a été kidnappé pendant qu’il se trouvait à bord d’une Jeep Mercedes, à l’entrée d’une maison dans le quartier de Delmas 64 (banlieue est de la capitale). Le véhicule de couleur beige, immatriculé AA-31618, a été retrouvé abandonné quelques heures plus tard devant l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air (centre de la capitale). Un scénario identique à celui d’autres kidnappings enregistrés ces derniers jours.
"Ma famille a déjà payé le prix du sang, s’il vous plaît remettez nous sains et saufs Nathalie et Stéphane, deux jeunes professionnels", a affirmé dans un appel aux ravisseurs M. Simonise, professeur de relations internationales et ancien ministre des affaires étrangères (1991-1992). Il en a profité pour inviter à la mobilisation tous les artistes en soulignant que le guitariste et leader du groupe "Strings", Jacky Ambroise, est également l’oncle de Nathalie.
Le grand-père et la grand-mère de l’otage, l’avocat Jean-Jacques Dessalines Ambroise et la militante Lucette Lafontant, alors enceinte de sept mois, furent emprisonnés et exécutés en 1964 par les tortionnaires du régime sanguinaire de François Duvalier.
Emmanuel Ambroise, l’un de leurs fils, fit partie du Conseil Electoral Provisoire qui opposa une résistance héroïque au Conseil National de Gouvernement (CNG) des généraux Henri Namphy et Williams Régala qui, avec les "Tontons Macoutes", massacra de nombreux électeurs pour faire avorter les premières élections démocratiques de l’histoire du pays, le 29 novembre 1987. Les chocs psychologiques subis et les attaques violentes contre sa résidence et son magasin eurent raison d’Ambroise quelques années plus tard.
Plusieurs cas d’enlèvement d’enfants ont été notamment recensés ces derniers jours à Port-au-Prince.
Malgré les mesures annoncées par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les kidnappeurs continuent à frapper, cherchant à tout prix à propager la peur au sein de la population à l’approche des fêtes de fin d’année. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4528
dimanche 16 décembre 2007
PLAIDOYER EN FAVEUR DE NOS MANGUES
Nous autres de la diaspora « européenne » nous ne bénéficions pas toujours des opportunités dont disposent nos "co-compatriotes" de Miami ou de New york. A l’exception de ceux qui résident dans certaines grandes capitales européennes comme Paris, nous nous privons ,nous autres, de ces réminiscences gustatives qui nous rappellent ces petits détails qui ont toujours fait d’Haïti un pays à part, au moins pour nous autres les haïtiens natif-natals. Nos primeurs en fruits, nos légumes, notre cuisine… comme ça nous manque !En parlant de mangues, j’avais fini par remarqué que j’avais carrément oublié l’existence de ce fruit à cause de la qualité médiocre de la variété ici disponible dans les marchés et les rayons exposant des produits exotiques.
Sans vouloir offenser ceux qui profèrent une certaine affection, type "discrimination positive" pour ces fruits, je ne cesse de regretter de ne pas pouvoir déguster ces délices que je dévorais en vacances chez mes grands parents avec l’insouciance folle de l’imbécile heureux.
Souvent mes amis cependant supportaient mal la déception de ne pas me voir sautiller de joie quand, gentiment ils m’offraient une de ces mangues vendues ici et partout en Europe, en pensant me faire plaisir et surtout me caresser dans le sens des poils.
Pour justifier mon indifférence je leur disais que chez nous en Haïti, nous avons un nombre incalculable de variétés de mangues. Un nombre si important, que l’on pourrait hiérarchiser les critères de qualité en attribuant des étoiles comme les guides le font pour les hôtels et les grands restaurants.
Les agronomes et les techniciens haïtiens dominent probablement les noms scientifiques de chaque espèce de mangue. Quant à moi je me rappelle presque exclusivement d’un truc du genre « mangufera indica ». C’est tout ce que j’ai gardé des cours de biologie et botanique du professeur Richard Emmerand que nous avions appris à appelé COFGE (C=Classe, O=ordre, F=famille, G=Genre, E=Espèce).
Pour les déguster il n’était guère indispensable des les interpeller avec noms et prénoms. Je me rappelle de ces mangues étalées et vendues par petits lots de trois, quatre ou cinq unités. Là , il s’agissait surtout des « mango-fils », les moins chers, les plus courants ou des « mango-muscats » réputés d’être assez indigestes donc la dégustation était peu recommandée tard dans l’après midi.
Sans savoir pourquoi, certains fruits jouissent d’une renommée si mauvaise qui les a carrément écartés de la table. Il faut savoir que le fruit qui a le plus souffert de cette discrimination n’est point le mango-muscat. C’est définitivement ce fruit-symbole de l’exotisme, ce fruit-icône par excellence des plages et du soleil : oui il s’agit bien de notre ANANAS…quelle affaire hein ?
L’ananas aurait en effet, selon la tradition orale, la vertu et le pouvoir de « kembe » celui qui le mange après avoir beaucoup marché ! Dans certaines familles, les bananes (figues pour les intimes !) ne se mangent qu’au petit déjeuner du matin.
Pour revenir sur les mangues étalées et offertes en petits lots, il y avait la possibilité de bonnes affaires si les unités de mangues avaient subi au cours du transport, certains sévices corporels. Elles se voyaient rangées dans une autre catégorie : les « mango-mérilans ». Puisqu’il fallait s’en débarrasser au plus vite, il n’y avait pas d’autre solution que de les brader.
Définitivement là je parle de mangues populaires, les mangues qui occuperaient dans la hiérarchie le bas de l’échelle. En montant dans la hiérarchie je fais l’impasse sur les catégories intermédiaires (puisque je ne connais pas tous les nomsJ…mango-carottes, mango-Jeanmarie, mango-jérémie et autres), on retrouve les mangues des mangues. Les mangues cinq étoiles. Les mangues bourgeoises. Les mangues que ne dégusteraient que les rois, les princes et les membres de jetsets, les adeptes des soirées branchées parisiennes par exemple.
Je veux faire référence à trois catégories de mangues qui selon moi mériteraient cinq étoiles. L’ordre peut être bouleversé au gré des goûts de chacun. And the winner is….Mango-blanc, mango-cornes, mango-francisques.
J’aimerais bien pouvoir utiliser le langage classe typique d’une discipline qui s’appellerait mangologie pour une description fidèle des saveurs des goûts, des effets sur les papilles. Oui. Comme les œnologues avec le vin, comme pour le thé les spiritueux on aurait des mangologues pour les mangues.
Bref tous les haïtiens savent pourquoi elles sont délicieuses les trois variétés mentionnées. Pour ceux là qui ne sont hélas pas haïtiens (Personne n’est parfait !). Prenez des notes et assurez vous d’en faire la découverte lors de votre passage là-bas.
Cependant je ne savais pas que les mango-francisques ou mangues francisques, (mango madan Francis pour certains !) étaient exportées vers les USA et rapportaient des millions de dollars à Haïti et que c’était l’activité principale de Gros Morne.
IL y a deux étés, je me trouvais à New York pour un séjour coutumier pour visiter les parents. Deux jours avant mon retour en France je suis parti avec mes enfants voir des amis. Nous partîmes vers QUEENS et une de ces rues commerciales. El là…miracle…je ne croyais pas mes yeux…une superette vendant un peu de tout …des étalages… et des MANGUES FRANCISQUES rutilantes de lumière, d’aromes et de saveurs irrésistibles. Pour mes enfants qui ne comprenaient rien, ils ont eu l’impression que je venais de faire une rencontre de dixième type. Ca faisait déjà pas mal d’années que j’en n’avais pas vues, voire en manger…J’ai du en acheter une vingtaine…La suite de la promenade ne me disait rien du tout. Il me tardait de regagner la maison pour pouvoir en manger jusqu’à satiété.
Pendant les deux jours avant la fin de mon séjour, j’aurais pu toutes les déguster certes mais je voulais en ramener avec moi en France. J’ai mis de côté l’histoire de la fameuse chaîne du froid et j’ai pu en manger pendant quelques jours les unités qui ont fait le voyage avec moi.
Dernièrement Haïti a été secoué par une interdiction d’exportation de ce type de mangues vers les Etats Unis d’Amérique à cause du traitement inadéquat qui n’arrivait plus à éliminer les bestioles dangereuses. Là j’ai compris que c’était réellement une filière importante. Ce que je n’ai pas compris c’est le pourquoi du choix de ce type de mangue et pourquoi une exportation exclusive vers les USA.
En Haïti les mangues jouent un rôle important dans la stabilité et l’équilibre de la société. En effet en période de production la malnutrition diminue considérablement dans le pays.
A travers le comportement vis-à-vis des mangues on pouvait également apprécier aussi l’hospitalité et le côté bon enfant de l’haïtien d’avant la période lavalasso-chiméro-zenglendique. En fait, quelqu’un ne se faisait pas tuer si en passant sous un manguier vous vous arrêtiez pour en prendre quelques fruits murs. A un moment de la durée, lors du début des grandes difficultés du pays juste avant le départ de Jean Claude Duvalier, les habitants du plateau central commençait à devoir cueillir et faire bouillir les mangues encore vertes pour les manger surtout pour ne pas mourir de faim. A l’époque on criait au sacrilège, on se trouvait carrément hors-de-la grâce de Dieu. C’était inhumain et inadmissible. Aujourd’hui, vingt ans plus tard les haïtiens mangent des galettes et des biscuits d’argile !!!
Toujours la même phrase caractéristique : nous mourrons de soif au bord de la fontaine. Nos fruits sont aussi des mannes du ciel et nous n’en faisons aucun usage. Ces réflexions pourraient prendre la même allure juste en changeant de sujets. Au lieu de mangues on parlerait d’avocats, d’abricots, de sapotilles etc…
Peu importe, dans mes prières de tous les jours, à l’instar de Juan Luis Guerra, le célèbre musicien dominicain converti, auteur d’un hymne à la mangue « los mangos bajitos », qui chantait « ojalà que llueva café », je demande au bon Dieu qu’il y ait des mangues et des avocats toute l’année.
Docteur Jonas Jolivert
L'ENTRETIEN DE MADAME MIRLANDE MANIGAT ACCORDE A ROBERT BENODIN DE RADIO CLASSIQUE INTER: QUATRIEME PARTIE
RB : Les narcotrafiquants ayant atteint les plus hauts sommets de l’Etat sous le premier mandat de Préval, par exemple, Fourel Célestin président de l’Assemblée Nationale et plusieurs autres autorités lavalassiennes croupissent aujourd’hui dans les prisons de la Floride. Peut-on croire à la lutte contre la drogue sous Préval ?
MHM : C’est un peu la même chose. La drogue est une calamité. Haïti malheureusement est sur le chemin, sur l’itinéraire de la drogue, entre les zones de production et de commercialisation. Haïti devient un des circuits des zones de distribution et de consommation. Je suis d’accord que nous n’avons pas les moyens qu’il faut pour lutter efficacement contre la drogue. Mais, on n’a pas non plus la volonté réelle de lutter contre la drogue. Parce que ce qui fait la puissance des narcotrafiquants, c’est que participer d’une manière ou d’une autre à la production, à la commercialisation, et même à ce circuit intermédiaire que représente Haïti, ceci est extrêmement lucratif. Il y a beaucoup de gens qui se laissent tenter. Donc, il y a des particuliers qui sont impliqués dans le trafic de drogue, dans ce circuit, cette étape que représente Haïti. Mais il y a aussi des fonctionnaires de l’Etat. Pourquoi ?
Parce que la distribution, la commercialisation font d’Haïti un circuit important pour l’acheminement de la drogue. Ceci implique une certaine complicité au niveau des structures de l’Etat. Que ce soit l’aéroport. Que ce soit les douanes. Que ce soit la police. Il y a nécessairement la complicité. Les avions ne peuvent pas impunément atterrir en Haïti, livrer la drogue et repartir, s’il n’y a pas une complicité des fonctionnaires de l’Etat. Donc, on ne peut pas lutter contre le Trafic (T majuscule). Mais on peut certainement contrôler les circuits, les poches, les interstices de l’Etat par lesquels passe le trafic de la drogue. Là encore, s’il y a la détermination politique, je pense qu’il n’est peut être pas facile, mais il n’est pas impossible d’identifier les coupables et de les punir.
S’il y a des gens qui sont inculpés aux Etats-Unis. Ou qui attendent leur jugement. Qui sont déjà jugés et condamnés. Ca signifie qu’un tribunal américain a donc toutes les évidences qu’il faut pour les inculper. Vous savez qu’en matière de trafic de drogue, les Etats-Unis ont pu obtenir de plusieurs pays latino-américains que la DEA puisse intervenir directement dans le territoire même, pour arrêter les gens et les extrader vers les Etats-Unis. Il y a un double problème de souveraineté de l’Etat. Le premier problème c’est la capacité de l’Etat lui-même d’identifier les fauteurs, les trafiquants, les complices du trafic de la drogue en Haïti, les fonctionnaires de l’Etat. De l’autre un problème de souveraineté à savoir l’incapacité des tribunaux haïtiens à les juger, comme ils le sont aux Etats-Unis.
RB : Préval veut que les élections indirectes soient tenues après la promulgation de lois régissant le fonctionnement des Assemblées. Or le dysfonctionnement du Sénat constituera irréfutablement un handicap à l’adoption de telles lois. Ce pré-requis n’étant ni dans la lettre, ni dans l’esprit de la Constitution de 1987, Préval peut-il faire une telle exigence ?
MHM : Le fonctionnement des Assemblées, vous voulez dire les ASEC les Assemblées Municipales, les Assemblées Départementales et les Conseils. La Constitution a prévu quand même l’adoption de lois à cet égard. C’est vrai qu’il n’y a que le parlement et le gouvernement qui peuvent prendre l’initiative des lois. Mais il n’y a pas de conditionnalité prévue par la Constitution. C’est exact, il n’y en a pas.
Il y a une étape qui est la constitution de ces Assemblées et une autre étape qui est leur fonctionnement. Evidemment la Constitution a prévu une cinquantaine de lois d’application pour toutes les institutions qu’elle a créées. Ces lois d’application n’ont jamais été votées depuis 20 ans, depuis que la Constitution existe. Ceci représente un handicape. Mais pas un handicape pour la préparation, pour la constitution de ces organes eux-mêmes. Car la constitution de ces organes est prévue aussi bien par la Constitution que par les lois électorales antérieures et par le décret de 2005, qui régit les élections du moment.
Le Sénat n’est pas encore dysfonctionnel. Il ne l’est pas encore. Il peut le devenir. Même à 19, encore une fois comme je vous le dis, sauf des cas très rares où la Constitution prévoit la majorité des deux tiers. Comme par exemple, pour adopter définitivement une réforme, un amendement constitutionnel. Le quorum pour le Sénat c’est la majorité plus un. Ce quorum est éminemment fragile. Un gouvernement qui veut agir dans ce sens, qui veut rendre virtuellement caduc le Sénat, peut, peut être convaincre quatre sénateurs de ne jamais se présenter. Le dysfonctionnement s’exprime dans la continuité de défaut de quorum. Mais pas dans la réalité présente.
Nous avons une situation dangereuse. A savoir que sur les 19 sénateurs, obtenir le quorum peut être facile mathématiquement. Mais politiquement ce quorum est extrêmement fragilisé, car il dépend de la volonté soit de quelques sénateurs, soit de la possibilité pour l’Exécutif d’agir auprès des ces quatre sénateurs. RB : Comment percevez-vous la décentralisation, la déconcentration et le régime d’Assemblée ? Quels sont les bénéfices que les Collectivités Territoriales peuvent en tirer ?
MHM : Vous mentionnez trois questions dont deux sont comparables. La troisième non. Les deux questions sont la décentralisation et la déconcentration. Ce qu’on appelle le régime d’Assemblée n’a rien à voir avec les Collectivités Territoriales. J’estime que vous voulez dire des Assemblées des Collectivités Territoriales. Pas le rédime d’Assemblée tel que prévu par le droit constitutionnel.
J’ai une opinion en ce qui concerne les Collectivité Territoriales, disons pour rafraîchir la mémoire de nos auditeurs que la Constitution identifie comme Collectivités Territoriales, la Section Communale, la Commune et le Département. Les institutions des Collectivités Territoriales sont le CASEC, l’Assemblée Communale et l’Assemblée Départementale. Il est bien précisé dans la Constitution que par la loi, on peut créer d’autres Collectivités Territoriales. C'est-à-dire que l’on ne peut pas créer une autre catégorie. On ne peut pas dire par exemple la Région est une collectivité territoriale. Mais dans les trois catégories qui existent, Section Communale, Commune, et Département, la loi peut en créer. C’est pourquoi d’ailleurs le président Aristide n’avait pas violé la Constitution en créant le Département des Nippes qui devient le 10e Département du pays. Il n’a pas violé la Constitution en créant Cité Soleil et Tabarre comme Commune. Ou créant d’autres Sections Communales à travers le pays.
Les institutions elles-mêmes CASEC, Conseil Municipale, Conseil Départemental, en outre à coté d’elles il y a des Assemblées. On a coutume de dire que le CASEC représente un pouvoir exécutif local et l’ASEC un embryon de pouvoir législatif. Ceci est une mauvaise interprétation dans la mesure où l’ASEC n’a pas un pouvoir de créer quoi que ce soit, ni comme norme, encore moins des lois. Cependant ceux sont des organes de délibération. Ceux sont des organes supposément dans lesquelles les représentants des populations locales peuvent venir délibérer de choses, de problèmes qui les concernent.
Mais le grand problème en ce qui concerne les Collectivités Territoriales, c’est qu’on a multiplié les institutions. Nous devrions donc avoir du Département 10 Assemblées départementales, et au dessus un Conseil Interdépartemental, 142 Communes, 142 Conseils municipaux, et 142 Assemblées communales, 565 Sections communales, 565 CASEC, 565 ASEC. C’est une machine extrêmement lourde. On les a créés, et pour la plupart elles sont vides de sens. Elles sont vides de pouvoir. Et elles sont vides surtout de moyen. Il n’y a pas à ma connaissance une cinquantaine de CASECs qui fonctionnent normalement. Les CASEC se plaignent qu’ils n’ont pas de moyen. Les communes se plaignent qu’elles n’ont pas de moyen. Alors que la Constitution dit que la Commune est autonome. C’est-à-dire elle est financièrement autonome. Elle devrait être en mesure de prélever des taxes, de marché, le droit d’alignement, l’impôt locatif, qui est très mal nommé, ceux sont les propriétaires qui paient l’impôt locatif. Dans les Communes ceci ne se fait pas régulièrement. Il y a énormément de problèmes pour faire fonctionner les Collectivité Territoriales.
C’est pourquoi la Décentralisation qui est considérée comme étant synonyme de Démocratisation. Si cette Démocratisation doit passer par la Décentralisation, il aurait fallu que celle-ci fût mieux pensée, d’abord par les constituants et en outre par les lois.
La France a adopté des lois de Décentralisation en 1982 depuis lors, il y a une soixantaine de lois d’application et beaucoup plus de règlements qui ont été adoptés par l’Etat français pour mettre tout ceci en pratique. Car il y a énormément de problème à considérer. Un des problèmes, en ce qui concerne les Collectivités Territoriales, c’est la délimitation géographique. C’est la délimitation territoriale. C’est insensé lorsque l’on voit une carte d’Haïti avec les Communes et à l’intérieur des Communes les Sections communales. J’aime bien citer le cas d’une Commune que je connais bien. Parce que j’y vis, c’est la Croix-des-Bouquets. Vous avez des Sections communales de la Croix-des-Bouquets qui sont plus proches de Pétion-ville que de la Croix-des-Bouquets.
Il faudra, je pense pour ma part, de manière à mieux réaliser cette délimitation, il faudra revoir tout le processus. A commencer par un réaménagement territorial du pays. 565 unités, sans compter les Habitations. On a plus de 12 milles Habitations à l’intérieur des Sections communales. Il faudra peut être repenser tout cela. Et faire appel à des équipes de démographes, de géographes, de géologues, de spécialistes en administration publique et aussi à des fonctionnaires, pour établir des politiques publiques. Si non on n’aboutira pas à l’objectif meme de la Décentralisation, qui est d’apporter le bien-être matériel, le progrès, la modernisation aux populations là où elles se trouvent. C’est ça le grand défi !
Il ne s’agit pas d’obliger les gens a venir inscrire leurs enfants dans une école primaire de la ville la plus proche. Il s’agit en matière d’éducation d’apporter l’éducation, les structures de l’éducation là où vivent les enfants et leur famille.
La Déconcentration, mais nous l’avons dans le droit administratif haïtien. Le fait pour un ministère d’avoir des représentants au niveau des Départements et au niveau des Communes. La Déconcentration ne marche pas en ce qui concerne tout les ministères. Mais c’est déjà dans le panorama. Mais il y a des problèmes qui se posent sur place, entre les agences déconcentrés de l’Etat et les quelques rares élément d’une fonction publique territoriale, dépendant donc des Collectivités Territoriales sur place. Sans compter des conflits de compétence entre les agents de déconcentration et de décentralisation et les représentants de l’Etat à travers les délégués et les vices délégués.
On a toute une série de problèmes qui sont liés entre eux et qu’il s’agira de résoudre de façon à rendre cette Décentralisation, cette Déconcentration vraiment des réalités. A faire d’elles des réalités efficaces.
MHM : C’est un peu la même chose. La drogue est une calamité. Haïti malheureusement est sur le chemin, sur l’itinéraire de la drogue, entre les zones de production et de commercialisation. Haïti devient un des circuits des zones de distribution et de consommation. Je suis d’accord que nous n’avons pas les moyens qu’il faut pour lutter efficacement contre la drogue. Mais, on n’a pas non plus la volonté réelle de lutter contre la drogue. Parce que ce qui fait la puissance des narcotrafiquants, c’est que participer d’une manière ou d’une autre à la production, à la commercialisation, et même à ce circuit intermédiaire que représente Haïti, ceci est extrêmement lucratif. Il y a beaucoup de gens qui se laissent tenter. Donc, il y a des particuliers qui sont impliqués dans le trafic de drogue, dans ce circuit, cette étape que représente Haïti. Mais il y a aussi des fonctionnaires de l’Etat. Pourquoi ?
Parce que la distribution, la commercialisation font d’Haïti un circuit important pour l’acheminement de la drogue. Ceci implique une certaine complicité au niveau des structures de l’Etat. Que ce soit l’aéroport. Que ce soit les douanes. Que ce soit la police. Il y a nécessairement la complicité. Les avions ne peuvent pas impunément atterrir en Haïti, livrer la drogue et repartir, s’il n’y a pas une complicité des fonctionnaires de l’Etat. Donc, on ne peut pas lutter contre le Trafic (T majuscule). Mais on peut certainement contrôler les circuits, les poches, les interstices de l’Etat par lesquels passe le trafic de la drogue. Là encore, s’il y a la détermination politique, je pense qu’il n’est peut être pas facile, mais il n’est pas impossible d’identifier les coupables et de les punir.
S’il y a des gens qui sont inculpés aux Etats-Unis. Ou qui attendent leur jugement. Qui sont déjà jugés et condamnés. Ca signifie qu’un tribunal américain a donc toutes les évidences qu’il faut pour les inculper. Vous savez qu’en matière de trafic de drogue, les Etats-Unis ont pu obtenir de plusieurs pays latino-américains que la DEA puisse intervenir directement dans le territoire même, pour arrêter les gens et les extrader vers les Etats-Unis. Il y a un double problème de souveraineté de l’Etat. Le premier problème c’est la capacité de l’Etat lui-même d’identifier les fauteurs, les trafiquants, les complices du trafic de la drogue en Haïti, les fonctionnaires de l’Etat. De l’autre un problème de souveraineté à savoir l’incapacité des tribunaux haïtiens à les juger, comme ils le sont aux Etats-Unis.
RB : Préval veut que les élections indirectes soient tenues après la promulgation de lois régissant le fonctionnement des Assemblées. Or le dysfonctionnement du Sénat constituera irréfutablement un handicap à l’adoption de telles lois. Ce pré-requis n’étant ni dans la lettre, ni dans l’esprit de la Constitution de 1987, Préval peut-il faire une telle exigence ?
MHM : Le fonctionnement des Assemblées, vous voulez dire les ASEC les Assemblées Municipales, les Assemblées Départementales et les Conseils. La Constitution a prévu quand même l’adoption de lois à cet égard. C’est vrai qu’il n’y a que le parlement et le gouvernement qui peuvent prendre l’initiative des lois. Mais il n’y a pas de conditionnalité prévue par la Constitution. C’est exact, il n’y en a pas.
Il y a une étape qui est la constitution de ces Assemblées et une autre étape qui est leur fonctionnement. Evidemment la Constitution a prévu une cinquantaine de lois d’application pour toutes les institutions qu’elle a créées. Ces lois d’application n’ont jamais été votées depuis 20 ans, depuis que la Constitution existe. Ceci représente un handicape. Mais pas un handicape pour la préparation, pour la constitution de ces organes eux-mêmes. Car la constitution de ces organes est prévue aussi bien par la Constitution que par les lois électorales antérieures et par le décret de 2005, qui régit les élections du moment.
Le Sénat n’est pas encore dysfonctionnel. Il ne l’est pas encore. Il peut le devenir. Même à 19, encore une fois comme je vous le dis, sauf des cas très rares où la Constitution prévoit la majorité des deux tiers. Comme par exemple, pour adopter définitivement une réforme, un amendement constitutionnel. Le quorum pour le Sénat c’est la majorité plus un. Ce quorum est éminemment fragile. Un gouvernement qui veut agir dans ce sens, qui veut rendre virtuellement caduc le Sénat, peut, peut être convaincre quatre sénateurs de ne jamais se présenter. Le dysfonctionnement s’exprime dans la continuité de défaut de quorum. Mais pas dans la réalité présente.
Nous avons une situation dangereuse. A savoir que sur les 19 sénateurs, obtenir le quorum peut être facile mathématiquement. Mais politiquement ce quorum est extrêmement fragilisé, car il dépend de la volonté soit de quelques sénateurs, soit de la possibilité pour l’Exécutif d’agir auprès des ces quatre sénateurs. RB : Comment percevez-vous la décentralisation, la déconcentration et le régime d’Assemblée ? Quels sont les bénéfices que les Collectivités Territoriales peuvent en tirer ?
MHM : Vous mentionnez trois questions dont deux sont comparables. La troisième non. Les deux questions sont la décentralisation et la déconcentration. Ce qu’on appelle le régime d’Assemblée n’a rien à voir avec les Collectivités Territoriales. J’estime que vous voulez dire des Assemblées des Collectivités Territoriales. Pas le rédime d’Assemblée tel que prévu par le droit constitutionnel.
J’ai une opinion en ce qui concerne les Collectivité Territoriales, disons pour rafraîchir la mémoire de nos auditeurs que la Constitution identifie comme Collectivités Territoriales, la Section Communale, la Commune et le Département. Les institutions des Collectivités Territoriales sont le CASEC, l’Assemblée Communale et l’Assemblée Départementale. Il est bien précisé dans la Constitution que par la loi, on peut créer d’autres Collectivités Territoriales. C'est-à-dire que l’on ne peut pas créer une autre catégorie. On ne peut pas dire par exemple la Région est une collectivité territoriale. Mais dans les trois catégories qui existent, Section Communale, Commune, et Département, la loi peut en créer. C’est pourquoi d’ailleurs le président Aristide n’avait pas violé la Constitution en créant le Département des Nippes qui devient le 10e Département du pays. Il n’a pas violé la Constitution en créant Cité Soleil et Tabarre comme Commune. Ou créant d’autres Sections Communales à travers le pays.
Les institutions elles-mêmes CASEC, Conseil Municipale, Conseil Départemental, en outre à coté d’elles il y a des Assemblées. On a coutume de dire que le CASEC représente un pouvoir exécutif local et l’ASEC un embryon de pouvoir législatif. Ceci est une mauvaise interprétation dans la mesure où l’ASEC n’a pas un pouvoir de créer quoi que ce soit, ni comme norme, encore moins des lois. Cependant ceux sont des organes de délibération. Ceux sont des organes supposément dans lesquelles les représentants des populations locales peuvent venir délibérer de choses, de problèmes qui les concernent.
Mais le grand problème en ce qui concerne les Collectivités Territoriales, c’est qu’on a multiplié les institutions. Nous devrions donc avoir du Département 10 Assemblées départementales, et au dessus un Conseil Interdépartemental, 142 Communes, 142 Conseils municipaux, et 142 Assemblées communales, 565 Sections communales, 565 CASEC, 565 ASEC. C’est une machine extrêmement lourde. On les a créés, et pour la plupart elles sont vides de sens. Elles sont vides de pouvoir. Et elles sont vides surtout de moyen. Il n’y a pas à ma connaissance une cinquantaine de CASECs qui fonctionnent normalement. Les CASEC se plaignent qu’ils n’ont pas de moyen. Les communes se plaignent qu’elles n’ont pas de moyen. Alors que la Constitution dit que la Commune est autonome. C’est-à-dire elle est financièrement autonome. Elle devrait être en mesure de prélever des taxes, de marché, le droit d’alignement, l’impôt locatif, qui est très mal nommé, ceux sont les propriétaires qui paient l’impôt locatif. Dans les Communes ceci ne se fait pas régulièrement. Il y a énormément de problèmes pour faire fonctionner les Collectivité Territoriales.
C’est pourquoi la Décentralisation qui est considérée comme étant synonyme de Démocratisation. Si cette Démocratisation doit passer par la Décentralisation, il aurait fallu que celle-ci fût mieux pensée, d’abord par les constituants et en outre par les lois.
La France a adopté des lois de Décentralisation en 1982 depuis lors, il y a une soixantaine de lois d’application et beaucoup plus de règlements qui ont été adoptés par l’Etat français pour mettre tout ceci en pratique. Car il y a énormément de problème à considérer. Un des problèmes, en ce qui concerne les Collectivités Territoriales, c’est la délimitation géographique. C’est la délimitation territoriale. C’est insensé lorsque l’on voit une carte d’Haïti avec les Communes et à l’intérieur des Communes les Sections communales. J’aime bien citer le cas d’une Commune que je connais bien. Parce que j’y vis, c’est la Croix-des-Bouquets. Vous avez des Sections communales de la Croix-des-Bouquets qui sont plus proches de Pétion-ville que de la Croix-des-Bouquets.
Il faudra, je pense pour ma part, de manière à mieux réaliser cette délimitation, il faudra revoir tout le processus. A commencer par un réaménagement territorial du pays. 565 unités, sans compter les Habitations. On a plus de 12 milles Habitations à l’intérieur des Sections communales. Il faudra peut être repenser tout cela. Et faire appel à des équipes de démographes, de géographes, de géologues, de spécialistes en administration publique et aussi à des fonctionnaires, pour établir des politiques publiques. Si non on n’aboutira pas à l’objectif meme de la Décentralisation, qui est d’apporter le bien-être matériel, le progrès, la modernisation aux populations là où elles se trouvent. C’est ça le grand défi !
Il ne s’agit pas d’obliger les gens a venir inscrire leurs enfants dans une école primaire de la ville la plus proche. Il s’agit en matière d’éducation d’apporter l’éducation, les structures de l’éducation là où vivent les enfants et leur famille.
La Déconcentration, mais nous l’avons dans le droit administratif haïtien. Le fait pour un ministère d’avoir des représentants au niveau des Départements et au niveau des Communes. La Déconcentration ne marche pas en ce qui concerne tout les ministères. Mais c’est déjà dans le panorama. Mais il y a des problèmes qui se posent sur place, entre les agences déconcentrés de l’Etat et les quelques rares élément d’une fonction publique territoriale, dépendant donc des Collectivités Territoriales sur place. Sans compter des conflits de compétence entre les agents de déconcentration et de décentralisation et les représentants de l’Etat à travers les délégués et les vices délégués.
On a toute une série de problèmes qui sont liés entre eux et qu’il s’agira de résoudre de façon à rendre cette Décentralisation, cette Déconcentration vraiment des réalités. A faire d’elles des réalités efficaces.
L'art vaudou d'Haïti exposé au Musée d'ethnographie de Genève
350 pièces uniques de l'art vaudou, provenant directement d'Haiti, sont exposées du 5 au 31 décembre, au Musée d'ethnographie de Genève, en Suisse, apprend AlterPresse.Cette exposition est constituée de statues, de crânes humains décorés et d'autres objets de culte, collectionnés par Marianne Lehman, une ancienne employée du consulat de Suisse à Port-au-Prince.Marianne Lehman, 70 ans, rassemble depuis 25 ans ces oeuvres d'art, conservées dans ce qu'elle appelle « un dépôt de pièces mystiques », à Pétion-Ville (périphérie est de la capitale).
Elle possède la plus grande collection d'art vaudou au monde, soit plus de 3000 pièces, qu'elle a sauvées des saccages orchestrés à certaines périodes par les églises.D'autre part, dans une interview à la télévision suisse, Marianne Lehman, juge révoltant que les gens soient obligés de vendre des objets vaudou aux touristes pour répondre à des besoins urgents au quotidien.« Ces oeuvres doivent rester en Haiti. Elles font partie du patrimoine national », déclare-t-elle, exprimant le sentiment d'avoir « accompli un travail qu'il fallait faire et qui va servir Haiti ».Le rêve de Marianne Lehman est d'ouvrir un centre culturel à Port-au-Prince afin de partager sa collection avec le public haitien.
(AlterPresse) http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51782&PubDate=2007-
Elle possède la plus grande collection d'art vaudou au monde, soit plus de 3000 pièces, qu'elle a sauvées des saccages orchestrés à certaines périodes par les églises.D'autre part, dans une interview à la télévision suisse, Marianne Lehman, juge révoltant que les gens soient obligés de vendre des objets vaudou aux touristes pour répondre à des besoins urgents au quotidien.« Ces oeuvres doivent rester en Haiti. Elles font partie du patrimoine national », déclare-t-elle, exprimant le sentiment d'avoir « accompli un travail qu'il fallait faire et qui va servir Haiti ».Le rêve de Marianne Lehman est d'ouvrir un centre culturel à Port-au-Prince afin de partager sa collection avec le public haitien.
(AlterPresse) http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=51782&PubDate=2007-
Les mangues franciques méritent un meilleur traitement
Le traitement des mangues de variété francique à l'eau chaude est important mais ne suffit pas pour combattre les larves des mouches de fruits qui les infestent, selon des techniciens en production agricole. Ces derniers proposent une nouvelle méthode : les techniques d'irradiation.La production fruitière abonde en Haïti. Le pays dispose près de 150 espèces et variétés de fruits, selon les techniciens agricoles. Pourtant, moins d'une dizaine d'entre elles sont commercialisées et consommées. Le problème de commercialisation serait lié au manque d'infrastructures routières entre les zones de production et le marché.
Le transport se fait dans des conditions tellement difficiles que la moitié des récoltes en saison de pluie sont souvent perdues. « Parfois, la récolte est si abondante que je suis obligée, à défaut de moyen de stockage et de transport, d'abandonner quelques fruits de bonne qualité dans les parages du jardin », se plaignait Gilsia, une paysanne rencontrée à la Grande-Rivière du Nord en mars dernier.
Les mouches des fruits, nos pires ennemis
Depuis quelque temps, un autre problème majeur fait obstacle à la commercialisation. Les quelques rares fruits que nous exportons, notamment les mangues franciques, sont infestées de larves vivantes de mouches des fruits (la trozophille melanogaster). A deux reprises, cette année, nos exportations vers les Etats-Unis ont été ainsi refoulées sur le marché local. Cette série de suspension aurait coûté à Haïti une perte de plus de 6 millions de dollars américains, selon les données de l'Association nationale des exportateurs de mangues (ANEM), explique Donald Joseph, du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR). Une perte énorme que le pays n'aurait peut-être pas essuyée si les exportateurs et techniciens agricoles disposaient de moyens technologiques modernes de protection et de contrôle de qualité, estime l'agronome Donald. Le spécialiste en production agricole qui avait représenté Haïti en octobre dernier à l'atelier sur l'utilisation de l'irradiation comme traitement phytosanitaire à Mexico organisé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique(AIEA), croit que cette nouvelle technologie pourra bien aider nos producteurs à lutter contre les mouches et tout autre insecte qui détruisent nos productions fruitières. « L'utilisation des techniques d'irradiation permettrait de réduire ces pertes et faciliterait une plus grande disponibilité d'aliments pour la population », soutient-il.
C'est quoi l'irradiation?
L'irradiation est une méthode de traitement de produits alimentaires par la radiation ionisante visant à combattre les agents pathogènes, réduire la charge microbienne et l'infestation par des insectes. Les techniques d'irradiation empêchent la germination dans les cultures de racines et prolongent la durée des produits. « Ce processus est approuvé et reconnu comme une méthode sure et efficiente par les organismes internationaux chargés de la régulation alimentaire dans le monde, dont le Fonds des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ils voient dans cette technologie une méthode de plus de conservation d'aliments qui peut contribuer à solutionner des problèmes de santé et des pertes d'aliments », explique l'agronome Joseph.Le technicien croit que l'application de cette technologie renforcera la position d'Haïti au rang des plus grands pays producteurs de mangues à travers le monde. En fait, selon les rapports du Laboratoire des relations haïtiano-dominicaine (LAREHDO) publiés sur la filière en 2005, la production nationale de mangues s'estimait entre 200.000 et 400.000 tonnes métriques. Au cours de cette même année, les exportations vers la République dominicaine se chiffreraient autour de 500.000 à 600.000 dollars américains, toujours selon le rapport de LAREHDO.
L'expérience des techniques d'irradiation renforcera également le procédé traditionnel qui est le traitement à l'eau chaude, procédé reproché par le porte-parole du Département de l'Agriculture des Etats-Unis, Mme Melissa O'Dell lors de la première suspension de nos exportations en juillet dernier. « Nous avons suspendu le programme en raison des failles dans le système de traitement en eau chaude dans trois entreprises, ce qui ne constitue pas un cas isolé », avait-elle alors affirmé.
AIEA se proposeDans le cadre d'une coopération avec Haïti, l'Agence internationale de l'énergie atomique, par le biais du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), a déjà posé certaines actions devant faciliter l'application de cette technologie dans le pays, a fait savoir le directeur du Laboratoire Vétérinaire et de Contrôle de Qualité des Aliments de Tamarinier (LVCQAT) à Bon Repos, Alain Louis. « AIEA a déjà mis à notre disposition certains matériels de grande capacité technologique pour le contrôle des aliments. L'organisme international à même permis à plusieurs cadres du ministère de suivre des formations spécialisées en technologies d'irradiation à l'étranger pour mieux faire le travail », a précisé l'agronome Alain Louis.Cependant, reconnaît le directeur du LVCQAT, il reste beaucoup à faire pour que ce procédé soit réellement effectif en Haïti. « Le pays doit répondre d'abord à ses responsabilités envers l'AIEA qui consiste en l'appui logistique et technique dans le cadre de cette coopération », souligne l'agronome qui plaide également en faveur de l'adoption d'une législation sur la question. « Le partenariat avec le secteur privé est fondamental non seulement pour définir et préciser la direction à suivre, la faisabilité économique, mais aussi pour parvenir a l'appui et l'orientation de la recherche », conclut, pour sa part, l'agronome Donald Joseph.
Jean Max St Fleur
Concert Wyclef-Akon : le Champ de Mars est déjà à la fête
A moins de 24 heures du méga concert international de YeleFest en Haïti, le Champ de Mars prend l'allure d'un vaste chantier annonçant l'événement culturel majeur de l'année 2007En effet, ingénieurs, contremaîtres, électriciens, charpentiers, manoeuvres, etc., s'activent, ce vendredi jusqu'en début de soirée, à transformer la Place Occide Jeanty en un amphithéâtre à ciel ouvert, à l'occasion du grand concert qui réunira pour la première fois au Champ de Mars, le samedi 15 décembre, Wyclef Jean et la star mondiale d'origine sénégalaise, Alioune Thiam, dit Akon.
Tests de sonorisation assurés par les techniciens de la INXS Entertainment, chaînes de télévision étrangère installant leur matériel, musiques et slogans publicitaires à hauts décibels délivrées par des chars décorés au motif de la Compagnie Voilà, présence très remarquée des sponsors de cette soirée festive, grande affluence de badauds suivant de près les préparatifs de l'événement, composent, entre autres, le paysage du Champ de Mars qui, grâce à ce concert, devient une vitrine ouverte sur le monde. Pendant ce temps, les techniciens de la COFRE SA, affublés des T-shirts YeleHaïti, mettent la dernière main au stand qui accueillera les officiels et au podium géant où se produira une pléiade d'artistes et groupes internationaux et locaux parmi lesquels ; Wyclef Jean, Akon, Gracia Delva, Tru Rasta, Jimmy O, Black Alex et Barikad Crew.D'un autre côté, les autorités prennent les mesures qui s'imposent pour régler la circulation dans le périmètre du Champ de Mars en interdisant l'accès de certaines artères aux véhicules à moteur.Le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason retrouvé parmi les observateurs de luxe des travaux préparatifs au concert, s'est montré très élogieux envers cette initiative qu'il décrit comme un cadeau de Noël offerts aux Port-au-princiens. « C'est avec plaisir que la mairie a décidé d'offrir le Champ de Mars pour cette activité », a déclaré le premier citoyen de la capitale expliquant que sa présence sur les lieux durant la journée du vendredi entre dans le cadre de sa mission de superviser les travaux et de garantir un maximum de sécurité aux préparateurs de l'événement.

Le maire Jean Yves Jason invite en cette occasion les participants au concert à protéger toutes les places du Champ de Mars jouxtant le lieu du spectacle. Beaucoup d'étudiants et élèves attirés par l'ampleur de l'ambiance régnant sur le site du concert organisé par YeleFest ont exprimé leur intérêt pour cette manifestation. « Nous ne pouvons pas rater un tel événement. C'est une occasion pour Haïti de profiter de la présence de la presse étrangère pour vendre une image positive à l'extérieur », déclarent Blémir, Guemson et Lebrun trois étudiants retrouvés sur les lieux.«J'aimerais bien être présent au Champ de Mars demain. Mais cela dépendra de l'ambiance dans laquelle se trouvera la capitale», a confié un jeune élève du collège Bird. Selon lui, ce concert, à côté de son aspect récréatif, peut également être une bonne promotion pour le pays auprès des touristes étrangers qui ont fui Haïti ces derniers temps.
Cyprien L. Gary
Commentaires :
Nous attendons avec impatience les échos de cette soirée comme nous attendons aussi ceux relatant les performances de Tabou Combo lors du concert-gala organisé par l’ONU à New York pour commémorer l’abolition de la traite négrière.
Les jeunes de Port-au-Prince et d’Haïti en général ont besoin de croire, on besoin de voir des prototypes de ce genre « success story » de façon à entrevoir d’autres voies ouvrant les portes de la réussite.
Aujourd’hui que l’on voit et que l’on vit les résultats des doctrines létales comme Les JPP et JTT et autres conneries natif-natales du genre dans ce talalito de chefs médiocres….
Ill faut une identification pleine et complète avec Wyclef…
Pour la scolarisation massive des enfants handicapés
Des dizaines de candidats (à besoins éducatifs spéciaux) se sont dépassés aux Examens d'Etat (6e AF, 9e AF, rhéto, philo) de l'année académique 2006-2007. Une cérémonie d'hommages a été organisée ce vendredi à leur intention par le MENFP. En collaboration avec la Secrétairerie d'Etat à l'Intégration des personnes handicapées.«Depuis le 17 mai 2007, avec l'arrêté présidentiel, la problématique des handicapés est propulsée au plus haut sommet de l'Etat.» Par ces mots, le secrétaire d'Etat à l'intégration des personnes handicapées, Dr Michel Péan, se réjouit que le problème d'exclusion auquel font face les personnes à besoins spéciaux a été pris en compte par l'administration Préval/Alexis.
Dieumène Cloristin, amputée de ses deux bras, écrit normalement avec son pied droit. Elle est la lauréate parmi les candidats handicapés aux examens d'Etat (6ème année fondamentale) 2006-2007(Photo: Robenson Bernard)
Prenant la parole au cours de la cérémonie d'hommages organisée à l'intention des candidats (handicapés) qui ont eu une bonne performance aux épreuves officielles de l'année 2006-2007, le Dr Péan estime que cette catégorie sociale en est à un carrefour historique. «Je suis à vos côtés non comme secrétaire d'Etat, mais en tant que militant des personnes à besoins spéciaux», fait-il remarquer en précisant avoir toujours rêvé d'une société sans exclusion, d'un pays qui prenne en compte les besoins de tous ses fils.
Comme pour se mettre au bilan, Michel Péan indique qu'il a marqué à ce poste son passage en lançant en juin dernier une campagne massive pour sensibiliser les Haïtiens sur les droits des personnes handicapées. «Nous avons institué le 3 décembre 2007 le bureau de la Secrétairerie d'Etat des personnes handicapées: un bureau à la dimension de nos rêves et doté de spécialistes en la matière», explique Dr Péan qui se propose de continuer avec le support du gouvernement en général et du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) en particulier.«La question relative aux handicapés est une question transversale», rappelle le responsable de la SEIPH qui croit que le MENFP, c'est l'espace le plus approprié pour lancer un cri en faveur des personnes handicapées.Michel Péan déplore que l'école haïtienne continue de se construire sur une base traditionnelle, tandis que la direction du Génie scolaire devrait s'occuper de la construction d'établissements scolaires à l'architecture adaptée. «On ne peut parler d'intégration scolaire sans que l'Université d'Etat par exemple ne soit sensibilisée sur la problématique des handicapés», s'insurge Dr Péan qui propose l'élaboration des modules en éducation des enfants handicapés.
Vantant les mérites de l'Ecole Saint-Vincent, de l'Institut Monfort et autres qui offrent des modèles d'enfants à travers les examens d'Etat, Dr Péan juge qu'il faut passer de la stratégie de modèles à la stratégie de scolarisation massive des enfants handicapés.
«Il faut une banque de matériels adaptés aux personnes handicapées; il faut des modules d'enseignement en éducation spécialisée», a-t-il lancé en mettant l'accent sur la nécessité de création d'un fonds de solidarité national pour l'intégration des personnes handicapées. Fonds qui doit être alimenté par l'Etat haïtien.Des êtres à part entière«Les personnes handicapées, ce ne sont pas des gens à part, mais des êtres à part entière», professe le directeur général du MENFP, Pierre-Michel Laguerre, solidaire de la cause de ceux qu'il croit légitime d'avoir leur place sous le soleil d'Haïti.
Heureux que la Commission de l'adaptation scolaire et d'appui social pour l'intégration des enfants et des jeunes handicapés du MENFP ait pris l'initiative d'honorer ceux qui ont réussi aux Examens d'Etat, M. Laguerre rappelle que les handicapés ont des droits. Des droits reconnus par la Constitution haïtienne en vigueur. «C'est un événement d'une importance sociale particulière. C'est une grande victoire sur la marginalisation. Un pari sur l'intelligence», martèle le numéro 2 du MENFP qui croit que si ces êtres sont différents, s'ils ont une certaine déficience, ils ne sont pas pour autant des indigents d'esprit. D'autant qu'ils ont travaillé et montré à la société le degré de leur potentialité sur les bancs de l'école. «La direction générale du MENFP vous remet une couronne que vous méritez bien», conclut M. Laguerre en assurant les enfants handicapés de l'appui de la Commission.Prendre en compte les élèves à besoins éducatifs spéciaux
«C'est une grande première pour le MENFP et je souhaite que cela se poursuive», affirme le coordonnateur de la Commission de l'Adaptation scolaire et d'Appui social (CASAS), Fritz Georges, qui plaide pour la prise en charge publique de ces élèves dont la scolarisation et l'intégration dans le système éducatif est une nécessité.
Faisant état des différentes actions entreprises par la CASAS depuis sa création le 10 décembre 1993, M. Georges a attiré l'attention sur la formation des maîtres en éducation spéciale en vue de l'intégration des enfants handicapés, la sensibilissation de tous les agents du secteur éducatif sur la problématique de la scolarisation des enfants à besoins éducatifs spéciaux. «Le MENFP a donc intérêt à accompagner et appuyer la CASAS dans l'accomplissement de sa mission pour que l'objectif d'Education Pour Tous (EPT) se réalise à tous les niveaux», a-t-il conclu en promettant de travailler de concert avec le Bureau national des Examens d'Etat en vue d'accompagner les candidats handicapés à passer les épreuves officielles dans des conditions adaptées à leurs conditions physique et psychologique.
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52142&PubDate=2007-12-14
Commentaires:
Nous devons tous nous courber pour saluer le courage de ces gens qui généralement dans des sociétés beaucoup plus clémentes que la notre Font l’objet de certaines discriminations qui leur barrent la route vers l’insertion, l’intégration sociales et l’épanouissement individuel. Déjà c’est un exploit vivre en Haïti. Avec un handicap ça doit être encore plus dur.
Nous voudrions donner un certain crédit au président Preval qui a voulu remettre au devant de la scène la problématique des handicapés en Haïti. L’idée et la volonté restent encore cohérentes. L’action devrait suivre et rechercher l’effectivité et l’efficacité.
Cependant il faut essayer de garder le cap et éviter les mesures qui ne sont que le reflet d’une démagogie inconsciente poussée par la volonté de bien faire sans doute. On peut défendre et travailler en faveur des handicapés sans qu’on les introduise dans toutes les sauces.
Que l’on exige un nombre d’embauches destinés et adaptés aux personnes porteuses d’une certaines déficience que ce soit dans l’administration publique ou dans les entreprises privées demeure une mesure saine dans l’esprit et dans la pratique.
Qu’il y ait un représentant du secteur des handicapés au sein du conseil électoral provisoire CEP n’est pas une mesure indispensable. Et le fait que ce dit secteur ne soit pas représenté ne voudra jamais dire que le gouvernement les néglige. Il y a certes d’autres instances étatiques plus utiles à ce groupe bien ciblé de compatriotes.
Et que le gouvernement n’oublie pas cette grande vérité : dans l’état actuel des choses l’état par ses insuffisances et ses déviances est le plus grand pourvoyeur-créateur d’handicapés du pays car ne sont pas seuls handicapés les individus présentant diminutions physiques ou intellectuelles apparentes et visibles.
Une campagne de plantation de haricot à travers Haïti
80 tonnes, telle est la quantité de semences de haricot qui seront distribués à plus de 3 000 familles victimes de la tempête tropicale Noël en octobre dernier. François Severin, ministre de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, en a fait l'annonce mardi.« Financé à hauteur de 7 840 000 de gourdes, ce projet entre dans le cadre d'une campagne de plantation de haricot d'hiver à travers les dix départements du pays et vise à donner une réponse rapide aux dégâts causés par la tempête tropicale », a soutenu le titulaire du MARNDR.« Evaluées à 32 000 marmites, les semences seront distribuées dans tous les systèmes d'irrigation du pays », a martelé François Severin qui a par ailleurs indiqué que seront privilégiés les départements de l'Ouest, de l'Artibonite et du Centre qui recevront18, 14 et 14 tonnes de semence pour avoir été les plus touchés par les dégâts causés par la tempête.120 tonnes supplémentaires devront être bientôt distribués pour la campagne de printemps, annonce le ministre de l'agriculture. 200 tonnes ont été prévues dans le budget pour l'exercice fiscal 2007-2008.
Danio Dariusdaniodarius001@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52060&PubDate=2007-12-16
Danio Dariusdaniodarius001@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52060&PubDate=2007-12-16
De Marseille en Haïti, leçons de santé publique par internet
Author: AFP posted on: Sat, 15 Dec 2007
MARSEILLE, 15 déc 2007 (AFP) -
"Le son est bon? on y va": derrière son bureau de la faculté de médecine de Marseille, le professeur Marius Fieschi branche une simple webcam pour donner son cours à des étudiants du monde entier, de Madagascar ou du Mali jusqu'en Haïti.
"Nous avons commencé il y a trois ans, nous étions alors les seuls à pratiquer un enseignement entièrement conçu pour l'internet: c'est un projet pédagogique global", explique le Pr Fieschi, 60 ans, spécialiste de santé publique et d'informatique médicale qui a notamment lancé le Dossier médical personnel.
Le système avait été élaboré depuis dix ans par son Laboratoire d'enseignement et de recherche sur le traitement de l'information médicale (LERTIM), qui propose un master Expertise et ingénierie des systèmes d'information en santé.
"Ce n'est pas de l'enseignement par correspondance ou simplement un site où l'on va chercher des documents, insiste le Pr Fieschi. Je fais cours, mes étudiants posent des questions via un +chat+ permanent ou prennent la parole grâce aux technologies mises en oeuvre sur notre plateforme".
55 étudiants, surtout des médecins avec une moyenne d'âge de 34 ans, sont inscrits au master cette année, dont 25 soutenus par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) à raison de 700 euros sur les 1.000 que coûte le master en formation continue.
Beaucoup vivent en Afrique francophone, certains en France. Cette formation évite des frais de voyage ou séjour et permet de continuer à travailler. De même pour les enseignants: l'un a continué son cours depuis Boston durant une mobilité.
"Je recommande cette formation aux Africains pour leur éviter toutes les galères liées à leur déplacement sur l'Europe pour acquérir du savoir", dit un médecin malien diplômé l'an dernier.
Il suffit d'un ordinateur doté d'un navigateur gratuit comme Firefox et d'une ligne internet haut débit. Seul le contrôle des connaissances se fait hors internet, dans les centres de l'AUF à l'étranger ou à la faculté de médecine de Marseille.
Dans ce système à l'accès sécurisé, chaque étudiant a son bureau virtuel et peut consulter les documents numérisés de la bibliothèque universitaire, en particulier des milliers de revues scientifiques, ainsi que les supports de cours et corrigés.
Des "chats" et un forum permettent les contacts. Une dizaine de tuteurs - des étudiants "seniors" - aident les élèves, dont les questions les plus intéressantes suscitent des réponses facilement téléchargeables en courts podcasts. Pour les cours eux-mêmes, il faut être au rendez-vous.
"Je m'attendais à une plateforme de travail plus ou moins opérationnelle et conviviale, ça été le bluff complet", commente un médecin français qui s'est lancé cette année dans le master sans lâcher son cabinet.
Tous les étudiants ont été sélectionnés sur dossier, à raison d'un sur plus de trois demandes. "Je veux que le niveau soit celui d'un bon master, on ne va pas le dégrader parce qu'il se fait à distance", insiste le Pr Fieschi.
Personne n'a encore abandonné face aux difficultés techniques - coupures d'électricité fréquentes en Afrique, débit internet insuffisant - ou aux aléas professionnels.
Mais dès qu'il le peut, le Pr Fieschi rencontre "en vrai" ses étudiants lors de voyages professionnels. Et pour lui, l'enseignement à distance "ne peut s'imposer comme solution unique, surtout en médecine".
lch/ca/dv
samedi 15 décembre 2007
Les sénateurs divisés sur la façon de respecter la constitution
Le président du sénat haïtien, Joseph Lambert, souhaite que le projet de loi électorale soit soumis au plus tôt au parlement en vue de favoriser l’organisation des élections sénatoriales. Quelques jours après l’installation des nouveaux membres du CEP, le président du sénat donne l’assurance qu’il veillera à ce que cette fois ci la loi électorale soit claire sur le mandat des parlementaires.En effet une polémique a pris naissance sur l’opportunité ou non de prolonger le mandat des sénateurs élus pour deux ans. Joseph Lambert appelle a un compromis sur le mandat de ces sénateurs et espère que les sénatoriales partielles pourront avoir lieu avant avril 2008.Les sénateurs et députés tout en étant divisés sur ce dossier se déclarent prêts à voter la prochaine loi électorale dans le meilleur délai. Le sénateur Gabriel Fortuné, élu pour deux ans dans le sud, se déclare prêts à quitter son siège le deuxième lundi de janvier 2008.Toutefois d’autres élus estiment que cette échéance concerne la limite d’une législature pour les députés. Ces parlementaires rappellent que le sénateurs siègent en permanence et que leur mandat commence a partir de la date de prestation de serment.Le sénateur Rudy Heriveaux entend conserver son poste jusqu’au 9 mai 2008. " J’avais prêté serment le 9 mai 2007, je ne suis pas responsable du retard dans l’organisation des élections", explique t-il. Tout en estimant que l’avant projet de loi de la commission justice et sécurité n’était pas nécessaire, le sénateur Heriveaux précise qu’il faut respecter la constitution.De son coté, le sénateur Evaliere Beauplan est contre une prolongation du mandat des sénateurs, estimant que ceci constituerait un accroc à la constitution. Si on prolonge le mandat de ces sénateurs, les prochains élus réclameront eux aussi une prolongation de leur mandat ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13322
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