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jeudi 23 août 2007

Haïti-Ouragan : Après Dean, une onde tropicale est localisée à l’est de Porto Rico

Le Canada et les Nations Unies se disent prêts à assister les pays affectés par Dean
mercredi 22 août 2007
P-au-P, 22 août 07 [AlterPresse] --- De fortes pluies et des orages isolés sont à nouveau prévus sur la région des Caraïbes suite à la découverte, le mardi 21 août 2007, d’une onde tropicale à l’est de Porto Rico, annonce le Centre national de météorologie d’Haïti (Cnm) dans un bulletin spécial.
Des averses sectorielles et des orages isolés ont été enregistrés dans la soirée du 21 août, tandis que, la veille, des pluies torrentielles se sont abattues sur Port-au-Prince, la capitale haïtienne, paralysant ainsi la circulation au niveau de plusieurs secteurs.
Dans son bulletin d’information transmis à AlterPresse, le Centre national de météorologie d’Haïti n’a pas fourni de détails sur la formation de cette onde tropicale. Toutefois, aucune tempête tropicale, ouragan ou cyclone, n’est en formation pour les prochaines 48 heures, selon la National Hurricane Center (Centre américain de surveillance des ouragans ; Nhc) basé à Miami, en Floride.
Parallèlement, l’ouragan Dean qui aurait fait au moins 9 morts dans les Caraïbes, s’est renforcé dans le Golfe du Mexique après s’être affaibli durant son passage dans le Yucatan, revenant à la catégorie 5 sur l’échelle Saffir-Simpson.
En Haïti, Dean a officiellement fait 4 morts, 21 blessés et causé d’importants dégâts matériels.
L’aide internationale commence à se mobiliser en faveur de la région des Caraïbes frappée par le passage de l’ouragan Dean.
Le Canada a annoncé le 20 août 2007 une aide immédiate de deux millions de dollars pour assister les pays touchés par l’ouragan Dean. « Le Canada offre une enveloppe immédiate de deux millions de dollars pour les secours et les efforts de réparation nécessaires à la suite de cet ouragan destructeur », a déclaré la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda dans un communiqué.
Cette somme, selon la ministre canadienne, aidera les organismes humanitaires internationaux et les organisations non gouvernementales à répondre aux besoins urgents des personnes durement touchées.
Beverly Oda a en outre indiqué que le Canada est prêt à envoyer une assistance supplémentaire là où ce sera nécessaire et à contribuer aux secours et aux efforts de reconstruction.
Les Nations Unies sont elles aussi prêtes à soutenir les efforts d’assistance avec d’autres mesures, notamment le déblocage de fonds, indique le sud-coréen Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’Onu dans un message transmis par son porte-parole. [do gp apr 22/08/2007 09:15]
Source

*http://www.alterpresse.org/spip.php?article6327

Haiti-Ouragan : Neuf morts et 1 disparu à la suite du passage de Dean, selon un nouveau bilan partiel

mercredi 22 août 2007
P-au-P., 22 août. 07 [AlterPresse] --- Le passage de l’ouragan Dean dans la nuit du 18 au 19 août en Haïti, a fait officiellement 9 morts, 1 disparu et 25 blessés, selon un nouveau bilan partiel communiqué à la presse par la Protection Civile.
L’ouragan a aussi causé des dégâts jugés modérés sur les plantations et sur les infrastructures dans plusieurs départements.
Cinq morts ont été enregistrés dans le Sud, 2 dans le Sud-ouest, 1 dans le Sud-est et 1 dans l’Ouest. Là où l’ouragan a été le plus meurtrier est Chardonnières (Sud) où il y a eu 3 pertes en vies humaines.
Une personne est portée disparue dans le Nord-est, où il y a eu des vents et pluies provoquant des inondations, notamment à Vallières et à Perche. La route reliant ces deux communautés a été coupée.
Le Sud et le Sud-ouest sont les régions où le plus grand nombre de blessés a été répertorié, soit 10 dans le Sud et 6 dans le Sud-ouest.
La quantité des familles sinistrées s’élève à 4151, dont 3059 dans le Sud.
8244 personnes se retrouvent dans des abris provisoires après que 1167 maisons aient été détruites principalement dans le Sud, le Sud-est, le Sud-ouest, et l’Ouest.
Les dégats enregistrés dans les diverses régions concernent des pertes agricoles, notamment la destruction de plantations de bananes et d’haricots, des pertes de bétails et la chute d’arbres fruitiers.
Les infrastructures routières et les systèmes d’irrigation ont été sérieusement affectés, ainsi que de nombreuses écoles. [gp apr 22/08/2007 09:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6328

Haïti-R.Dominicaine : Comprendre au lieu de juger

mercredi 22 août 2007
Analyse
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 22 août 07 [AlterPresse] --- Les migrantes et migrants haïtiens, principalement ceux et celles vivant dans les bateys (habitations situées dans les plantations sucrières) et dans les zones urbaines marginalisées en République Dominicaine, se trouvent au niveau le plus bas de l’échelle sociale, suivis par les Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne, selon les conclusions d’une étude réalisée par Ayacs Mercedes Contreras [
1] sur les mécanismes d’exclusion socio-ethnique dans la société dominicaine.
« L’enfermement ethnoculturel basé sur la discrimination opérant à travers des barrières institutionnelles et des pratiques sociales » contre les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne, « l’exclusion du jeu politique et la faible action collective » dérivées de « leur manque de voix et de capacité de mobilisation politique » et « l’enfermement légal » constitueraient, selon la chercheuse, les principaux mécanismes d’exclusion, à la base de ce « désavantage social » dont est victime ce segment de la population dominicaine.
Se basant sur le concept d’exclusion sociale définie comme étant « le processus par lequel des individus ou des groupes humains sont exclus, de manière partielle ou totale, d’une participation pleine à la société où ils vivent », elle utilise les statistiques des entités gouvernementales et étatiques dominicaines, ainsi que celles des centres académiques, des organisations non gouvernementales et internationales, sur le profil socioéconomique (éducation, logement et revenu-consommation) des Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne pour démontrer que la thèse communément acceptée du déficit de capital humain (concrètement le déficit de l’éducation) ne suffit pas à elle seule à expliquer l’exclusion de cette catégorie sociale.
Évidemment, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne ont « un profil éducationnel plus bas que la moyenne de la population dominicaine en général, toutefois plus haut que les migrants haïtiens », reconnaît-elle, après avoir croisé les données tirées du recensement de 2002 avec les résultats de l’enquête réalisée, en 2004, conjointement par la Faculté Latino-américaine des Sciences Sociales (FLACSO) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) sur les migrants haïtiens en République Dominicaine [
2].
« Le taux d’analphabétisme (des adultes) de cette minorité (27%) est presque équivalent au double de la moyenne nationale (16%), mais trois fois plus bas que celui des migrants haïtiens (73%) », illustre-t-elle.
En ce qui a trait au logement, les conditions (matériel de construction, type de logement, surpopulation, services sanitaires) des Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne sont meilleures que celles des migrants haïtiens, mais pires que celles de n’importe quel autre groupe du pays avec lequel on les compare, poursuit-elle.
Du point de vue du revenu et de la consommation, la chercheuse a utilisé deux variables dénommées « variables proxy », en l’occurrence, le nombre de matériels électrodomestiques et d’autres biens durables (four électrique, appareil de télévision, réfrigérateur, machine à laver, téléphone, automobile, etc.) utilisés, faute de données fiables sur le revenu en République Dominicaine.
Ce groupe social a moins d’accès à ces appareils et biens que toutes les autres catégories en République Dominicaine, devançant seulement les migrants haïtiens, selon la même étude.
Le manque d’informations d’une grande partie de la population des deux pays au sujet de cette situation
Par ailleurs, cette dure réalité à laquelle les migrantes et migrants haïtiens et leurs descendants en République Dominicaine sont en butte est à la fois peu et mal connue par une grande partie de la population des deux pays, selon les différents témoignages et observations recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Ce manque d’informations concernant la situation des migrants haïtiens et de leurs descendants vivant sur le territoire dominicain ne manque pas d’entraîner des conséquences non négligeables sur la formation de l’opinion publique dans les deux pays, sur la possibilité d’ouvrir un débat sérieux, aux niveaux national et binational, autour des rapports entre les deux peuples et sur les jugements et attitudes adoptés par des citoyennes et citoyennes des deux côtés de l’île à l’égard de la problématique de la migration haitiano-dominicaine.
Les conséquences de cette ignorance
Les premiers bénéficiaires de cette carence d’informations, ce sont des secteurs ultranationalistes, dans les deux sociétés, dont les discours, jugés « très dangereux » par plus d’un, tendent de plus en plus à se convertir en l’ « opinion publique » que des citoyennes, citoyens et quelques médias dans les deux pays adoptent de manière acritique.
Ces discours, qui déforment la réalité de la migration haitiano-dominicaine en alimentant des sentiments et parfois des actions xénophobes (contre les citoyennes et citoyens de l’autre nation), contribuent, en grande partie, à empêcher l’ouverture d’un débat de haut niveau, à l’échelle nationale et même binationale, sur la recherche de solutions appropriées et partagées aux différentes problématiques haitiano-dominicaines et à la situation complexe des migrantes et migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine.
Dans son article « Dominicain, Dominicaine comme toi » (en espagnol, "Dominicano, Dominicana como tú") [
3], Dirk Leenman s.j. indique que « la majorité de ceux qui réclament l’expulsion des Haïtiens considérés comme illégaux n’ont jamais visité un batey, ni ne sont non plus informés des misérables conditions de vie d’une partie importante de ses habitants. »
« Ils ne savent ni ne veulent savoir, poursuit l’article, comment on les exploite et quels secteurs de l’économie dominicaine, comme l’agriculture et la construction, dépendent en grande partie de la main d’œuvre haïtienne bon marché. »
De la même manière, en Haïti beaucoup de « gens de bien » qui, en dehors de toute considération basée sur des motifs de toutes sortes (politiques, économiques, psychosociales, etc.) poussant et, parfois, obligeant quelques compatriotes à fuir Haïti, s’acharnent à qualifier de « sans honte » ces laissés pour compte qui tentent d’émigrer, sans papiers, vers le pays voisin, en quête de travail.
Faut-il citer la misère, le manque d’opportunités de travail et d’alternatives ; l’exclusion sociale, la violence politique, l’insécurité, la discrimination (du fait d’être paysan, analphabète ou pauvre) ; l’absence de politiques publiques efficaces et capables de réduire et éradiquer la pauvreté ; l’impunité, la corruption, le désespoir d’attendre un changement « tant annoncé » qui n’arrive pas encore, etc. ?
Et que dire du réseau de passeurs et d’autres agents de la toute puissante et fructueuse industrie de la migration irrégulière (militaires, agents de migration, propriétaires de plantations agricoles, etc.) qui s’organisent pour aller chercher et recruter des candidates et candidats à l’émigration dominicaine le long de la frontière commune et, parfois, jusque dans leurs communautés d’origine, en leur promettant monts et merveilles et en leur faisant vendre tous leurs biens afin de payer les frais du voyage.
Contrairement à un emploi bien rémunéré que les passeurs et les recruteurs leur avaient promis, ces dupes se trouvent tout à coup converties, sur le territoire voisin, en main d’œuvre bon marché et presque « servile » dans les plantations agricoles, les bateys, les zones franches et les chantiers de construction.
Au cours du voyage, constamment menacé de se convertir en périple ou en tragédie, les sans papiers haïtiens sont souvent victimes des balles assassines des gardes dominicains surveillant la frontière ou bien succombent à la faim, la soif ou la fatigue après des jours de marche, quand ils ne sont pas tout simplement capturés par les autorités de la république voisine qui les déportent, sans aucune forme de procès, vers leur pays.
« Comprendre au lieu de juger »
À qui profite la situation actuelle des sans papiers haïtiens en République Dominicaine dont le voyage « irrégulier » vers ce pays enrichit les agents de l’industrie de la migration irrégulière et dont la force de travail, efficiente et bon marché, contribue de manière significative à la croissance de l’économie dominicaine ?
Qui s’intéresse réellement au sort de ces centaines de milliers de Dominicaines et Dominicains (entre 150,000 et 500,000, selon la source consultée) condamnés à l’exclusion sociale et ethnique, simplement à cause du sang haïtien qui coule dans leurs veines ?
Qu’est-ce que les différents gouvernements et la société haïtiens ont fait pour arrêter ou, au moins, diminuer cette hémorragie de main d’œuvre et de cerveaux qui fuient Haïti par terre ou par mer, avec ou sans papiers, pour aller vers des cieux moins incléments ?
Et si on essayait de « comprendre au lieu de juger », appliquant le sage conseil du philosophe hollandais, Baruch Spinoza ! [wel gp apr 22/08/2007 00:50]


[1] Estudios Sociales, Comprender la migración haitiana en República Dominicana, número 138, octubre-diciembre 2004, Centro Pedro Francisco Bonó, Santo Domingo.
[
2] FLACSO et OIM, Encuesta sobre inmigrantes haitianos en República Dominicana, Búho, Santo Domingo
[
3] Estudios sociales, op. cit.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6326*

Le gouvernement Alexis sous la menace directe d’une interpellation au Sénat

Seule la révocation de Claudy Gassant peut écarter le danger, préviennent les parlementaires
jeudi 23 août 2007,
Radio Kiskeya

Le Sénat haïtien, engagé subitement dans un bras de fer avec l’Exécutif face à la "rébellion" de Claudy Gassant, a adopté tard mercredi soir le principe d’une interpellation conditionnelle du gouvernement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui deviendra effective en cas de maintien à son poste du chef du parquet de Port-au-Prince.
Conformément à la procédure en vigueur, la demande d’interpellation a été introduite par cinq Sénateurs, Gabriel Fortuné, Youri Latortue, Rudolph Boulos, Ricard Pierre et Rodolphe Joazile. Sur une vingtaine de Sénateurs présents, ils faisaient partie de ceux qui souhaitaient laver l’affront rapidement.
En revanche, d’autres comme Jean Hector Anacacis, Yvon Bissereth et Maxime Roumer ont abandonné la salle en manifestant leur profond désaccord avec le projet d’interpellation et l’interprétation de l’absence de M. Gassant.
Aucune date n’a été encore avancée pour l’éventuelle concrétisation de cette menace qui pèse désormais sur Alexis et son cabinet. Pour obtenir l’annulation de la résolution, l’Exécutif devra accomplir un "geste de bonne volonté" en remerciant Claudy Gassant.
Du point de vue constitutionnel, toute interpellation doit se terminer par un vote de confiance ou de censure.
Me Gassant a provoqué le courroux des Sénateurs après avoir ignoré royalement une invitation à accompagner le ministre de la justice, Me René Magloire, à une séance d’information sur le fonctionnement du système pénitentiaire et le rôle du parquet de Port-au-Prince dans l’appareil judiciaire. Difficilement joignable au téléphone, le commissaire aurait sollicité le report à vendredi ou lundi de la séance après avoir invectivé dans la journée son propre supérieur hiérarchique, René Magloire. Le Président du Sénat, Joseph Lambert, affirme avoir été témoin de cet incident regrettable qui s’est produit dans l’enceinte même du minstère de la justice.
La crise entre l’Exécutif et le Parlement a éclaté la veille de la comparution jeudi au parquet de l’homme d’affaires et ancien président de la Chambre comerce, Réginald Boulos. Il devrait être interrogé dans le cadre d’une enquête en cours sur la corruption. spp/RK

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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4012

Claudy Gassant au centre d’une crise ouverte entre l’Exécutif et le Parlement

Le chef du parquet de Port-au-Prince a fait un pied de nez aux Sénateurs en refusant de participer à une séance de questionnement
mercredi 22 août 2007,
Radio Kiskeya

Une crise institutionnelle majeure avec de sérieux risques politiques se profilait mercredi soir entre l’Exécutif et le Parlement haïtiens à cause du refus caractérisé du commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, de répondre à une invitation de la commission justice et sécurité du Sénat.
Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, supérieur hiérarchique direct de Gassant, et son collègue Joseph Jasmin, chargé des relations avec le Parlement, se trouvaient sur place depuis 3 heures de l’après-midi (15 heures locales et 20h00 GMT) tandis que le chef du parquet de la capitale continuait manquait à l’appel sans auncune justification claire.
La séance initialement prévue concernait l’augmentation inquiétante du nombre des personnes en détention préventive prolongée dans les prisons et l’intromission inopportune du parquet dans l’instruction d’une série d’affaires contrairement à la mission de poursuite qui lui est strictement assignée dans la chaîne pénale.
Dans une déclaration à la presse, le Président du Sénat, Joseph Lambert, a fait injonction au chef du parquet de se présenter sans délai à la Chambre haute et a directement mis en cause le Président René Préval et le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis dans cette affaire. Constatant que le pays s’acheminait vers une crise, le Sénateur de la plate-forme présidentielle Lespwa (Espoir) a estimé qu’en ignorant l’invitation du Sénat, "le commissaire Gassant jouissait de la complicité ou de la tolérance du chef du gouvernement ou du chef de l’Etat". Lambert en a profité pour souligner que la stabilité politique recherchée au seuil du second mandat de Préval ne se résumait pas à un simple partage politique du pouvoir.
Lors d’une séance spéciale qualifiée "d’historique", le Président Lambert a supplié ses collègues d’accorder un "sursis de 24 heures à la nation", le temps de permettre au ministre de la justice de faire les consultations nécessaires avant l’adoption des mesures appropriées.
Intervenant brièvement, Me René Magloire dont la sagesse a été saluée par des membres de l’assemblée, s’est déclaré "très déçu par l’absence du commissaire Claudy Gassant, mais sans pouvoir la qualifier". MM. Magloire et Jasmin ont été finalement autorisés à regagner leur domicile au bout d’une attente longue de ...huit heures.
Parallèlement, l’idée de la préparation d’un projet de résolution en vue de réclamer le limogeage immédiat de Claudy Gassant considéré comme un "fonctionnaire en rébellion" a été momentanément abandonnée. spp/RK

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source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4009

La journée des artistes

LE FILM DE LA JOURNEE - L'Espagne et le Nigeria ont rejoint le Brésil en huitièmes de finale. Pourtant, les deux formations ont connu des émotions bien différentes lors de cette cinquième journée de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007. Les champions d'Afrique en titre ont ainsi remporté une victoire pleine de panache (3:0) face au Japon à Gwangyang, grâce notamment aux exploits d'un Rabiu Ibrahim au sommet de son art.
De leur côté, les Européens ont dû attendre le temps additionnel de leur match contre la Syrie pour s'imposer (2:1). Dans l'ensemble, la journée a plutôt bien réussi aux débutants. Si les Syriens ont finalement rendu les armes au terme d'une lutte héroïque, les Haïtiens ont fait encore mieux en arrachant un point à la France (1:1). La rencontre est restée incertaine jusqu'au bout, mais ce résultat ne fait en définitive l'affaire d'aucune des deux équipes. Le Groupe D est encore loin d'avoir livré tous ses secrets puisque, en dehors du Nigeria, déjà assuré d'être présent au tour suivant, aucune des trois équipes n'a véritablement réussi à faire la différence sur ses rivales.
On se souvient que, pour son entrée en lice, le Honduras avait donné des sueurs froides à l'Espagne avant de s'effondrer en fin de match, pour s'incliner finalement 2:4. Cette fois encore, les représentants de la zone CONCACAF ont démontré qu'ils avaient parfaitement leur place à ce niveau en ouvrant le score face à l'Argentine. Les Sud-américains ont toutefois réussi à répliquer à quelques secondes du repos, avant de dérouler en seconde période pour s'imposer largement 4:1.
Des joueurs décisifsCette cinquième journée de compétition a également été marquée par les exploits de plusieurs numéros 10 de talent. Fran Mérida, héritier du floquage de David Silva (Valence) à Finlande 2003, s'est ainsi illustré en ouvrant le score face à la Syrie. Toutefois, sur le plan du style, c'est plutôt du côté de Cesc Fabregas, autre star de l'épreuve nordique, qu'il faut chercher les ressemblances avec le nouveau meneur de jeu espagnol. Le fait est d'autant plus remarquable que les deux hommes évoluent actuellement tous deux à Arsenal.
Pour les supporters nigérians, Jay-Jay Okocha incarne le génie à l'état pur. Pourtant, certains n'hésitent pas à comparer le jeune Rabiu Ibrahim, très en vue depuis le début du tournoi avec les Golden Eaglets, à l'ancien Parisien. S'il n'a pas marqué contre le Japon, son influence sur le jeu de son équipe a été particulièrement sensible tout au long de la rencontre.
Le très créatif Santiago Fernández fut également l'un des grands protagonistes du match entre l'Argentine et le Honduras. Mais, malgré son incontestable talent, le numéro 10 argentin s'est fait voler la vedette par Nicolas Mazzola. Entré en jeu en début de deuxième mi-temps, l'attaquant d'Independiente s'est offert un doublé.
Un autre remplaçant s'est également mis en évidence aujourd'hui : Solaiman Solaiman. Le Syrien a un temps redonné l'espoir aux siens en égalisant sur penalty, jusqu'à ce que Daniel Aquino, entré à la 71ème minute en lieu et place d'Asier Illarramendi, n'offre la victoire à l'Espagne dans le temps additionnel.
Pas de chanceCertaines équipes sont passées tout près de l'exploit aujourd'hui. Alors que la Syrie et l'Espagne étaient encore à égalité, Tamer Haj Mohamd a cru au miracle en voyant sa reprise de la tête se diriger sous la barre transversale... jusqu'à ce que David De Gea écarte le danger du bout des doigts. Sur l'action suivante, les Espagnols remontaient le terrain à la vitesse grand V et inscrivaient le but de la victoire (2:1).
La France peut elle aussi nourrir quelques regrets. A l'heure de jeu, un magnifique coup franc d'Henri Saviet, la réplique parfaite du but inscrit contre le Nigeria, était dévié sur la barre par Dorleans Shelson. Sur le rebond, le poteau droit venait cette fois à la rescousse des Haïtiens. Les Français auraient pu arracher la décision sur penalty à la dernière minute de jeu, mais la frappe du capitaine Said Mehamha s'envolait dans le ciel de Gwangyang.
Joris Delle, le portier français, a lui aussi dû s'employer à plusieurs reprises face aux attaquants haïtiens. Peterson Desrivieres et Peterson Joseph ont multiplié les tirs, sans toutefois parvenir à le prendre en défaut.
Si elle avait fini au fond des filets, la magnifique frappe du Japonais Manabu Saito n'aurait peut-être pas changé le sort de la rencontre, mais elle aurait en tout cas figuré en bonne place dans le classement des plus beaux buts de la compétition. Après avoir récupéré le ballon au milieu de terrain, le jeune prodige s'est lancé dans une incroyable série de dribbles, effaçant trois défenseurs avant de placer une frappe qui échouait au ras du poteau.
Décidément, la chance n'était pas avec Saito aujourd'hui. Ce manque de réussite ne l'a pourtant pas empêché de démontrer toute l'étendue de son talent. Saito, Ibrahim, Mérida ou encore Mazzola, autant de noms que le grand public pourrait être amené à entendre fréquemment au cours des années à venir.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=577916.html#la+journee+artistes

mercredi 22 août 2007

Les déclarations

François Blaquart, sélectionneur de la France

"Nous sommes évidemment très déçus. Nous avons buté sur une très bonne équipe, et je tiens à les féliciter pour leurs performances. Ils méritaient autant que nous de gagner, de même qu'ils méritaient de gagner face au Japon. Nous avons joué à dix et raté un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves à surmonter, autant pour moi sur le banc que pour eux sur le terrain. J'ai le sentiment que nous aurions pu gagner, autant aujourd'hui que contre le Nigeria; Maintenant, on sait qu'il faudra batailler ferme pour le troisième match. C'est notre première finale. Par rapport aux erreurs de ce soir, je ne suis pas déçu des actions de jeu, mais de la volonté qu'on a montrée. Nous avons été trop gentils et nous n'avons toujours réussi à trouver la capacité d'exprimer nos qualités."
Jean Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti

"Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier. Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir. D'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. Quand on vous fait un cadeau, il faut savoir s'en contenter. Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match."


Joris Delle, gardien de but de la France "Sur le penalty, je suis sorti très vite et malheureusement j'ai fauché l'attaquant. Le penalty a été tiré deux fois, donc j'ai eu deux chances de me rattraper. Cel'a pas été le cas. C'est frustrant parce que c'est de ma faute si nous prenons ce but alors que menons 1:0 et que nous pouvons tranquillement gérer. Personnellement, depuis le début du tournoi, je suis déçu de mes performances, mais il reste encore un match à aller gagner. Cela demande une remise en question de toute l'équipe, mais je suis persuadé que si nous nous imposons, c'est une autre équipe de France qu'on verra par la suite.
Peterson Desrivieres, joueur d'Haiti

"Même si j'ai du tirer deux fois le penalty, je n'ai ressenti aucune pression. Je l'ai répété souvent à l'entraînement et mon entraîneur m'a toujours dit que quel que soit le lieu, le moment, ou l'importance du match, je dois tirer chaque coupe de pied arrêté comme si j'étais à l'entraînement : relâché ! Marquer face à la France, c'est important. Pour nous, c'est un père qui a ouvert la voie à son fils. L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père."

Haïti tient son exploit, la France s'en sort bien (1:1)

La France a souffert et concédé un surprenant match nul face à Haïti lors de la rencontre du Groupe D disputée sur la pelouse du Soccer Only Field de Gwangyang ce mercredi 22 août. Les affaires françaises semblent bien engagées dès la 13ème minute lorsque Damien Le Tallec ouvre le score.
Sur un centre de Thibaut Bourgeois, la déviation de l'attaquant semble sans danger pour Dorleans Shelson, mais le portier laisse filer le cuir entre ses jambes (1:0). Les Caribéens refont leur retard huit minutes plus tard quand Joris Delle fauche Valdo Normil dans la surface. Peterson Desrivieres transforme le penalty et rétablit la parité. (1:1, 21').
Tout s'accélère en deuxième période lorsque le Français Badis Lebbihi reçoit deux cartons jaunes en trois minutes. Dans la foulée, les protégés de François Blaquart touchent la barre et le poteau tandis que Delle sort deux parades sur des frappes lointaines.
Les occasions se multiplient mais les filets ne tremblent plus. Le capitaine français Said Mehamha manquera même un penalty à la 89ème minute. Les deux équipes inscrivent leur premier point. S'il a des saveurs de victoire pour les Haïtiens, il laisse en revanche un goût amer dans la bouche des Français

France et Haïti dos à dos (1-1)

Un article du site interet de la fédération Française de Football
Battue dimanche (2-1) par le Nigeria, la sélection nationale des moins de 17 ans avait rendez-vous aujourd'hui avec son homologue haïtienne. A Gwangyang, ce second rendez-vous du groupe D s'est soldé par un score de parité, après deux réalisations dans la première demi-heure de jeu.
Les joueurs de François Blaquart trouvaient l'ouverture dans le premier quart de jeu grâce à Damien Le Tallec (1-0, 13ème), mais les Haïtiens de Jean-Yves Labaze parvenaient à égaliser moins de dix minutes plus tard sur penalty (1-1, 21ème). A la pause, le buteur tricolore cédait sa place à Emmanuel Rivière. Mais peu après le retour des vestiaires, les coéquipiers de Saïd Mehamha se voyaient réduits à dix, après un deuxième avertissement signifié à Badis Lebbihi. En infériorité numérique durant une demi-heure, les Tricolores ne sont pas parvenus à tromper Shelson une seconde fois, malgré un penalty en leur faveur dans les dernières minutes du temps règlementaire. Prochain rendez-vous samedi face au Japon, vainqueur d'Haïti 3-1 dimanche et battu aujourd'hui par le Nigeria sur le score de 3-0.
Fiche technique France-Haïti : 1-1 à Gwangyang, Mondial en Corée du Sud, match du groupe D Buts : Le Tallec (13ème) - Desrivières (21ème s.p.) pour Haïti.

Groupe France : Delle, Saunier, Sakho, Mehamha (cap.), Mvila, Le Tallec (puis Rivière, 46ème), Bourgeois (puis Acapandie 78ème), Lebbihi (expulsé 57ème), Nelson, Ndiaye, Saivet. Réserve : Duplus, Villard, Riff, Camara, Lusinga, Keita, Bazile, Atrous.

Haïti : Shelson, Jérome, Gregory, Desrivières, Bitielo, Vorbe (puis Wiselet, 71ème), Widson, Herold Junior, Normil (puis Luxama, 89ème), Joseph (puis Geraldy, 75ème), Guemsly Junior.
Antonio Mesa
mercredi 22 août 2007 - 11h55

Haïti arrache le nul face à la France

Des haïtiens en grande forme et chanceux ont sauvé le point du match nul face à la France lors de la troisième rencontre du Groupe D de la Coupe du monde des moins de 17 ans.
Les français avaient ouvert le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Sur un centre de Thibaut Bourgeois, la déviation de l'attaquant semble sans danger pour Dorleans Shelson, mais le portier laisse filer le cuir entre ses jambes.
Les haïtiens trouveront l’égalisation huit minutes plus tard quand Peterson Desrivieres transforme un penalty suite à une faute de Joris Delle sur Valdo Normil dans la surface. Après l’expulsion de Badis Lebbihi pour cumul de cartons jaunes, les français ont touché la barre et le poteau à deux reprises, et le capitaine français Said Mehamha manquera un penalty à la 89ème minute.
Les haïtiens s’en sort bien même s’ils avaient espéré engranger les trois points de la victoire avant d’affronter les Nigériens."Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier", déclare l’entraîneur haïtiens Yves Labaze.
Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir dit-il précisant "d'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. " Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match", ajoute t-il.Les haïtiens espèrent réaliser d’autres bonnes performances durant cette coupe du monde. Le buteur, Desrivieres estime que la France est comme un père qui a ouvert la voie à son fils. " L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père", ajoute t-il.Composition de la sélection haïtienne.
1 Dorleans SHELSON
2 Mechack JEROME
3 Ismael GREGORY
4 Peterson DESRIVIERES
6 Jean Jacques BITIELO
7 Fabien VORBE (-71')
8 Saint Cyr WIDNER
10 Charles HEROLD JUNIOR
11 Valdo NORMIL (-89') 14 Peterson JOSEPH (C) (-75')
17 Joseph GUEMSLY JUNIOR
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12957

La Suisse prolonge d'un an le gel des comptes de Duvalier

Le gouvernement suisse a décidé aujourd’hui de prolonger pour une année supplémentaire le blocage de l'ensemble des comptes détenus en Suisse par l'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, a-t-on appris de source officielle.
Estimés à 4,6 millions d'euros, les fonds devaient être débloqués au 1er septembre, trois mois après une première échéance. Le gouvernement helvétique a décidé de maintenir pour douze mois supplémentaires le gel des fonds. Sinon, ils auraient pu être restitués à l'ancien dictateur, a indiqué le porte-parole du gouvernement Oswald Sigg. Jean-Claude Duvalier, qui vit en France, et son entourage sont accusés par le gouvernement haïtien d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur en 1986. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La demande d'entraide judiciaire d’ Haïti pour récupérer ces fonds n'a jamais abouti. Les autorités suisses ont, en conséquence, décrété en juin 2002 puis en 2005 un gel unilatéral des fonds Duvalier, mais cette mesure expirait une première fois le 2 juin dernier, lorsque la décision d'une première prolongation a été prise in-extremis. Depuis, la Suisse réfléchit même au moyen de confisquer les fonds acquis illégalement par des dirigeants corrompus. Il n'est "pas satisfaisant" de voir que le gouvernement pourrait bientôt être contraint de restituer des avoirs à la famille de Jean-Claude Duvalier, avait reconnu en juin dernier le ministère des affaires étrangères en réponse à la question d'un député.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12956

Haïti-R.Dominicaine : Les migrants haïtiens et leurs descendants revendiquent un traitement plus juste

mardi 21 août 2007
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les gouvernements haïtien et dominicain n’ont pas encore inclus dans leur agenda les revendications des migrantes et migrants haïtiens, ainsi que celles de leurs descendants, en faveur d’un traitement plus juste sur le territoire dominicain, estiment des leaders associatifs haïtiens et dominicains d’origine haïtienne qui se sont confiés à AlterPresse.
Les actuels gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine manifestent un intérêt de plus en plus croissant pour intensifier et harmoniser leurs relations diplomatiques, mais ils demeurent « indifférents » à la situation difficile et inhumaine à laquelle les migrants haitiens leurs descendants se trouvent confrontés en République Dominicaine, déclarent ces responsables d’associations rencontrés à Santo Domingo.
Ils critiquent aussi les visites réciproques de plusieurs délégations officielles et la célébration pompeuse de réunions diplomatiques et d’accords binationaux en « faisant totalement fi de nos justes revendications ».
« En définitive, quelles sont les priorités des deux gouvernements en ce qui concerne notre situation ? », se demande l’un d’eux, perplexe.
« Tu ne te rends pas compte que, quand notre président, René Préval, vient en République Dominicaine, nous ne le voyons qu’à la télévision, assis près de Leonel Fernández (son homologue dominicain), en train de manger, de boire et de bavarder ; pourtant, il ne s’approche jamais de nous pour nous saluer, pour nous parler, nous demander comment nous vivons, afin de voir ce qu’il peut faire pour nous qui souffrons de beaucoup de discriminations, d’abus et de violations de droits humains ici », déclare un autre, indigné.
La « stratégie médiatique » des deux administrations dénoncée par des migrants haïtiens
Les actuels chefs d’état, haïtien et dominicain, se sont évertués à tisser et maintenir des relations très cordiales entre eux. Outre des accords binationaux en perspective dans des domaines relatifs à la santé, l’agriculture, l’environnement, le développement, le commerce, etc., les deux présidents n’ont cessé de manifester leur amitié devant la presse et l’opinion publique.
Récemment, d’autres acteurs dominicains et haïtiens, dont des parlementaires, des hommes et des femmes d’affaire, des médecins, des historiens et des artistes, ont emboîté le pas à travers des visites réciproques, des partenariats, des activités conjointement organisées, etc. Ils manifestent leur volonté de contribuer, à partir de leur champ d’action respectif, au rapprochement des deux peuples.
Ce processus visant à harmoniser les relations entre les deux nations est, cependant, considéré par des leaders des associations de migrantes et migrants haïtiens basées dans la capitale dominicaine comme des « actions médiatiques qui ont pour seul objectif de faire croire à tout le monde que tout va bien dans les rapports entre les deux pays, tout en essayant de cacher, de cette manière, la situation d’exploitation, de discrimination et de violations de droits humains vécue au quotidien par les migrantes, les migrants et leurs descendants en République Dominicaine ».
Ce groupe de migrants dénonce aussi « la stratégie des deux gouvernements » qui consistent, à leur avis, à « éluder les thèmes et problèmes considérés comme la pomme de discorde dans les relations haitiano-dominicaines ».
Les conditions infrahumaines de vie et de travail des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine, ainsi que les violations de leurs droits fondamentaux, les déportations brutales et massives, l’absence de lois et de politiques migratoires justes et claires, la marginalisation sociale, la discrimination raciale, le déni de justice, constituent, selon eux, quelques points délicats que les deux administrations tenteraient d’esquiver et auxquels, pourtant, ces migrants réclament des solutions urgentes.
De plus en plus abandonnés
Les migrantes et migrants haïtiens, interviewés par AlterPresse, se sont prononcés aussi sur le comportement des représentants diplomatiques de leur pays en République Dominicaine. Ils affirment qu’ils se sentent de plus en plus abandonnés par la mission diplomatique haïtienne dans la république voisine.
« Quand les autorités dominicaines commettent une injustice contre nous ou contre d’autres compatriotes et nous nous rendons à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo pour chercher de l’aide, eux, qui sont supposés nous représenter ici, ne nous prennent pas en considération, ils ne nous écoutent même pas ; ils nous répondent, la majorité des fois, d’un air indifférent, qu’ils ne disposent pas de temps pour se mêler de ces genres d’affaires », se plaint un migrant, l’air découragé.
Un autre fustige l’attitude des fonctionnaires qui « nous demandent beaucoup d’argent, quand nous allons là-bas pour renouveler un passeport ou pour solliciter un papier quelconque afin de nous inscrire à l’Université ou de faire d’autres démarches ». Parfois « ils nous font payer plus que ce que le document coûte réellement », ajoute-t-il.
De leur côté, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne se lamentent de ce que l’État et le gouvernement dominicains continuent de leur nier le droit à la nationalité dominicaine ; un droit qui, pourtant, est établi par le jus soli (principe selon lequel toute personne a droit à la nationalité du pays où elle est née) reconnu par l’article 11 de la Constitution Dominicaine actuellement en vigueur et renforcé par plusieurs arrêts de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (Cidh), argumentent-ils.
Cet état d’« apatrides » dans lequel ils se trouvent les prive de leurs droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, les condamnant ainsi à une situation de précarité et de vulnérabilité généralisée, expliquent-ils.
Le défi de regarder l’avenir en apprenant du passé et en étant attentif au présent
« Est-il possible de construire de bonnes relations entre les deux peuples quand nos gouvernements continuent de se montrer de plus en plus insensibles et indifférents aux mauvais traitements qu’on nous inflige actuellement en République Dominicaine ? Ne faisons-nous pas partie des deux peuples ? », s’interrogent des militants d’organisations haïtiennes et dominico-haïtiennes basées à la Capitale dominicaine.
« Quand est-ce qu’il y aura assez d’emplois là-bas (en Haïti) afin que nous puissions retourner y vivre en toute tranquillité, avec dignité et à l’abri de mauvais traitements et même de massacres dont nos ancêtres furent victimes ici (en République Dominicaine) aux temps du président dominicain (Rafael) Trujillo et dont nous continuons de souffrir au compte-gouttes ? », soupire un travailleur migrant haïtien.
Les peuples et gouvernements des deux pays, se partageant une même île, doivent relever le défi de regarder l’avenir en face, tout en apprenant de leur histoire commune et en évitant de répéter les erreurs et monstruosités du passé, tel que le massacre, orchestré en 1937 par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo contre des milliers d’Haïtiennes, d’Haïtiens et de Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne et à la peau noire, qui, soixante-dix ans (1937-2007) plus tard, continue d’envenimer les rapports entre les deux nations. [wel gp apr 21/08/2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6325

Adoption et trafic d'enfants en Haïti:

Haiti : Après 2 ans d’enfer dans un orphelinat… Une cinquantaine d’enfants retrouvent leurs familles à Jérémie
mardi 21 août 2007
Jérémie (Haiti), 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les responsables locaux du Ministère des affaires sociales à Jérémie (Sud-ouest) ont remis à leurs parents la semaine dernière une cinquantaine d’enfants qui avaient été confiés à des représentants d’un orphelinat à Port-au-Prince dénommé « Souris d’Amour ».
Après deux ans passés dans cette crèche, ces enfants sont pour la plupart méconnaissables. Leur état de santé s’est dégradé.
C’est à la suite de démarches menées conjointement par le Ministère des affaires sociales, l’Organisation internationale de la migration (OIM) et l’Initiative départementale contre la traite et le trafic d’enfants (IDETT) que ces enfants ont pu être retrouvés et remis à leurs parents, a fait savoir le directeur des affaires sociales à Jérémie, Joël Jean Baptiste.
Les parents venus accueillir leurs enfants, tout en se réjouissant d’avoir pu retrouver ces derniers, étaient très attristés par leur état de santé. Ces pères et mères de famille demandent à l’Etat haïtien de les assister. [vs gp apr 21/08/2007 14:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6324

Quatre présumés narcotrafiquants dont une haïtienne arrêtés à Jimanì

Arrivés de Port-au-Prince, ils ont été surpris à la frontière haïtiano-dominicaine en possession d’un paquet de marijuana
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya

Le chauffeur d’un autobus et trois passagers en provenance de Port-au-Prince ont été arrêtés mardi à Jimanì, ville située à la frontière haïtiano-dominicaine, en possession d’un paquet de marijuana, rapporte le quotidien dominicain El Caribe.
Trois ressortissants dominicains, Almed Rafael Gàmez, Manuel Antonio Bàez et Gerson Filomeno Yedys et une haïtienne, Sonia Racine, ont été appréhendés par des agents de la Direction nationale dominicaine de contrôle des drogues (DNCD), du J-2 des Forces Armées et de la direction générale des douanes.
Le groupe rentrait à Santo Domingo à bord d’un autobus de la compagnie dénommée Asobus après un séjour dans la capitale hattienne.
La drogue a été découverte dans un sac à main.
L’affaire a été confiée au chef du parquet de Jimanì, Rudy Medrano Pérez, qui, lui-même, doit l’acheminer à un juge d’instruction. Les quatre présumés trafiquants de drogue devraient être jugés bientôt.
Au cours de la même journée de mardi, une curaçaolaise en partance pour l’Italie a été arrêtée à l’aéroport Las Américas parce qu’elle transportait des dizaines de boules de crack dans son estomac.
Les raids contre les narcotrafiquants se sont nettement accentués ces derniers mois en République Dominicaine, l’un des principaux territoires de transit de la région avec Haïti. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4003

Le père Edner Devalcin rattrapé dans sa tombe par son passé controversé

Dans un déballage sans précédent au Sénat, la chanteuse Yolette Lagrandeur a affirmé qu’elle et de nombreuses jeunes filles ont été contaminées par le prêtre Lavalas décédé récemment du Sida ; informés de cette situation scandaleuse, Mgr Serge Miot et des prêtres n’auraient jamais réagi ; la transmission volontaire du Sida bientôt un crime
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya

Un mois exactement après le décès du prêtre Lavalas Edner Devalcin, son ex-petite amie, la chanteuse Yolette Lagrandeur, séropositive depuis un certain temps, a témoigné mardi devant le Sénat haïtien sur sa cohabitation infernale avec le défunt et la responsabilité présumée de ce dernier dans la transmission du virus du Sida à une quantité de jeunes filles.
Invitée par la commission justice et sécurité de la Chambre haute à exposer l’ampleur de son drame existentiel dans le cadre d’une séance publique, Mme Lagrandeur a décrit avec un luxe de détails les traits surprenants de la personnalité et de l’état mental du religieux. Avec une tristesse infinie dans sa voix et dans ses yeux, mais parvenant à surmonter son émotion, elle a accusé le père Devalcin de l’avoir délibérément infectée, brutalisée, terrorisée et humiliée.
Le témoignage accablant de l’artiste a parfaitement concordé avec ses récentes déclarations sur les ondes de Radio Kiskeya dans lesquelles elle avait révélé les épisodes dramatiques de sa vie de femme battue, jetée en prison, hospitalisée et menacée de mort par le curé qui n’hésitait pas à utiliser son revolver pour se faire obéir. Dans un langage résolument direct et sans fard, Yolette Lagrandeur a étalé au grand jour la violence, la haine, l’égocentrisme et l’autoritarisme qui, selon elle, caractérisaient le personnage. Elle l’a présenté comme un obsédé sexuel qui se servait de l’autorité morale de ses fonctions sacerdotales et de sa puissance politique sous le régime Lavalas pour multiplier ses conquêtes féminines et propager parmi ses partenaires la maladie dont il souffrait depuis des années.
"Si je meurs aujourd’hui, il faut savoir que ce n’est pas le Sida qui en sera directement responsable, mais de préférence les nombreux coups que le père Devalcin m’a assénés notamment aux temporaux", a déclaré la jeune femme venue spécialement des Etats-Unis pour répondre à l’invitation des Sénateurs. Des mesures de sécurité spéciales ont dû être adoptées par le directeur général de la police, Mario Andrésol, pour rendre possibles le voyage et son séjour en Haïti.
Dans son exposé, l’ancienne chanteuse du groupe Racine Tokay a accusé nommément l’Archevêque coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot et des prêtres dont Madelon Eustache de n’avoir rien fait pour neutraliser Edner Devalcin et bloquer son entreprise de destruction alors qu’ils étaient au courant de ses activités sexuelles débridées. Le silence des autorités ecclésiastiques a permis au disparu de draguer en toute impunité et d’infecter de nombreuses demoiselles de son ancienne paroisse de Saintard, près de l’Arcahaie (nord).
Des chanteuses de Tokay seraient également aujourd’hui séropositives.
La plaignante, qui s’est déjà constituée partie civile, a également accusé Gladys Sénat de l’avoir précipitée avec cynisme dans les bras du prêtre.
Bonne samaritaine, Yolette Lagrandeur souhaite pouvoir enrayer la multiplication des séropositifs victimes de la méchanceté des uns et des autres. Mais, au nom des torts irréparables qu’elle a subis, elle exige justice et réparation.
A l’issue de l’audition, le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice et sécurité, a annoncé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le dossier et la présentation prochaine d’une proposition de loi visant à faire de la transmission volontaire du VIH/Sida un crime impliquant des dispositions pénales draconiennes. Le leader de Latibonit Ann Aksyon (LAA) s’est déclaré profondément choqué par les révélations de Yolette Lagrandeur. Il estime qu’elles constituent une mise en accusation de l’Etat haïtien et de l’église catholique dont les pouvoirs ont été utilisés, dans ce cas comme dans d’autres, à des fins personnelles et contraires à leur mission.
Les Sénateurs ont compati au sort de l’artiste et promis de l’accompagner dans sa lutte pour la vie.
Selon la version officielle, Edner Devalcin, 56 ans, est décédé de mort naturelle le 23 juillet dernier à l’hôpital Saint François de Salles. Mais, Yolette Lagrandeur soutient qu’il s’est au contraire suicidé en avalant des barbituriques pour mettre fin à ses souffrances.
Ses funérailles ont été chantées le 6 août.
Très proche de Jean-Bertrand Aristide et idéologue déclaré de Lavalas, Devalcin, "tonton" pour les intimes, faisait partie d’un groupe de prêtres qui étaient profondément liés à l’ancien régime. Officiellement attachés à leurs conditions d’hommes d’église, ils ont montré un appétit vorace pour le pouvoir et ses attributs locaux, la foule, la violence, le sexe et l’argent. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4002

Marche pacifique de la Fondation 30 septembre en faveur de Lovinsky Pierre Antoine

Mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya

La Fondation 30 septembre a annoncé l’organisation d’une marche pacifique mercredi à Port-au-Prince en vue de réclamer la libération de son coordonnateur, Lovinsky Pierre Antoine, enlevé depuis dimanche dernier selon ses proches.
Lors d’une conférence de presse mardi, le numéro deux de l’organisation pro Lavalas, Wilson Mésilien, a invité tous les secteurs à se joindre à cette mobilisation afin de mettre la pression à la fois sur les ravisseurs et les autorités.
Il a exhorté ceux qui retiennent M. Pierre Antoine à le relâcher immédiatement, car "en tant que défenseur des droits humains, il peut leur être utile aussi". Dans le même temps, Mésilien a reproché aux forces de l’ordre de n’avoir pas jusqu’à présent utilisé les moyens dont elles disposent pour mettre fin à la prise d’otage. Un appel a été lancé dans ce sens au Président René Préval, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Une rançon de 300.000 dollars serait réclamée.
Lundi, l’un des porte-parole de la base de Fanmi Lavalas, Deshomme Présengloire, avait également exigé des autorités le retour dans sa famille de Lovinsky Pierre Antoine après une déclaration menaçante de son collègue Jean-Marie Samedy, assimilable à un appel à la violence.
Lovinsky Pierre Antoine, qui à l’origine était censé défendre les victimes du coup d’Etat de 1991 à travers la Fondation 30 septembre, est aujourd’hui un des dirigeants de Fanmi Lavalas. Il serait d’ailleurs, l’un des candidats désignés de ce parti aux élections prévues à la fin de l’année dans le cadre du renouvellement du tiers du Sénat.
D’autre part, la cellule des organisations de base de Fanmi Lavalas se félicite du retour après un an et demi d’absence du père Gérard Jean-Juste, officiellement parti en janvier 2006 pour se faire soigner aux Etats-Unis.
Représentant attitré d’Aristide depuis son exil en février 2004, le prêtre est accusé d’implication dans l’enlèvement suivi de l’assassinat du journaliste Jacques Roche, le 14 juillet 2005. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4005

Des responsables de syndicats critiquent le programme de privatisation du gouvernement et estiment que les autorités n'ont aucun plan réel d'améliorat

Port-au-Prince, le 21 Août 2007 ; (AHP) ; Des responsables de syndicats ont estimé mardi que l'administration Préval-Alexis n'avait aucun plan réel visant à améliorer les conditions de vie des citoyens haïtiens.
Ces syndicalistes réagissaient, lors d'une conférence de presse, sur le processus de privatisation des entreprises publiques enclenché par l'équipe au pouvoir.
L'aliénation des entreprises de l'Etat dont la Téléco, l'Electricité d'Haïti et l'Autorité portuaire nationale (APN), ne vise pas l'amélioration de la qualité de vie de la population, a fait savoir Gassandy Brave, un des responsables du syndicat des employés de la compagnie nationale de téléphone (Téléco) qui appelle ainsi, les employés des entreprises visées à se mobiliser pour barrer la route à ce processus.
Il a souligné que la privatisation n'a jamais profité aux pays qui en ont fait l'expérience, tout en étant plus avancés économiquement que le notre.
En renvoyant arbitrairement, a-t-il dit, plus de 1500 employés de la Téléco, le gouvernement est en train de mener une lutte contre la population et le mouvement syndical.
Pour sa part, un responsable du MODEP, Guy Numa, a fait savoir que tout un ensemble d'activités ont déjà été organisées par des organisations syndicales et sociales dans le but de porter la population à se soulever contre le processus de privatisation des entreprises de l'Etat.
Cet ancien activiste du mouvement GNB a affirmé qu'une lettre ouverte a été acheminée la semaine dernière aux parlementaires pour leur demander d'assumer leurs responsabilités dans le dossier de la privatisation.
« Ni les parlementaires qui ont les prérogatives d'exercer un contrôle sur l'exécutif, ni la population n'ont été consultés par le gouvernement au moment de mettre en mouvement la machine de la privatisation, a dit M. Numa qui promet que les responsables seront obligés de revoir leur politique.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Situation de grande tension lundi à Aquin lors d'une manifestation des habitants pour réclamer l'électricité au lendemain du passage de Dean

Aquin, le 21 août 2007 ;(AHP)- Les habitants de la commune d'Aquin avec à leur tête le député de la circonscription, Emmanuel Fritz Bourjolly, ont manifesté lundi pour réclamer des autorités gouvernementales, de l'essence pour faire fonctionner les génératrices qui alimentent la ville en électricité.
De nombreux secteurs jugent anormal et très grave que les habitants d'Aquin aient organisé un tel mouvement au lendemain du passage d'un cyclone, pendant que les autorités s'apprêtaient à acheminer de l'aide aux régions sinistrées.
Ils ont assimilé à de l'irresponsabilité la participation du député à un tel mouvement. C'est ce dernier qui aurait signé la note informant de la manifestation.
Selon le député, les manifestants n'entendaient par bloquer les véhicules qui devaient transporter de l'aide aux victimes de Dean mais ont entrepris leur mouvement pour forcer les autorités à assumer leurs responsabilités.
M. Bourjolly a déploré le fait que les autorités, au lieu d'approcher la population à l'amiable, ont dépêché des policiers haïtiens et des soldats onusiens pour disperser la foule par la force, ce qui a occasionné des blessés, a-t-il déploré.
C'est de fait la PNH et la MINUSTAH qui sont intervenus pour débloquer la route.
Des jets de pierres et de bouteilles ont répondu aux tirs en l'air des forces de l'ordre, mettant en danger la vie de la population et des voyageurs qui se trouvaient sur la route.
La population d'Aquin serait privée d'électricité depuis plus d'une année faute de carburant, a dit M. Bourjolly qui dit compter sur la bonne volonté du gouvernement pour résoudre définitivement ce problème, pour éviter a-t-il dit, la répétition de pareilles situations.
Selon certaines informations, c'est la communauté aquinoise de l'étranger qui aurait fait l'acquisition des génératrices qui fonctionnent à Aquin.
Et tout ce que la population réclame c'est du carburant pour les faire fonctionner.
AHP 21 août 2007 1:35 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

La Fondation 30 septembre organise ce mercredi une marche pacifique pour réclamer le retour sain et sauf de leur coordonnateur porté disparu depuis le

Port-au-Prince, le 21 août 2007 ;(AHP)- La Fondation 30 Septembre a annoncé pour ce mercredi l'organisation d'une marche pacifique, dans les rues de Port-au-Prince, pour réclamer la libération du coordonnateur général de l'organisation, Lorvensky Pierre Antoine.
M. Pierre Antoine a laissé sa maison depuis le 12 août dernier et le véhicule à bord duquel il se trouvait a été retrouvé dans la zone de Delmas.
Lors d'une conférence de presse, le coordonnateur adjoint de la Fondation, Wilson Mésilien, a déclaré que Lorvinsky Pierre Antoine doit rejoindre sain et sauf les membres de sa famille.
Il appelle les autorités haïtiennes et la communauté internationale via la MINUSTAH, à assumer leurs responsabilités pour faire toute la lumière sur la disparition de M. Pierre-Antoine.
Wilson Mésilien dit compter également sur la collaboration de tous les autres secteurs en participant à la marche pacifique de mercredi.
Les manifestants auront à faire 7 tours du palais présidentiel avec des bougies allumées une façon d'inviter l'Exécutif à œuvrer à l'instauration d'un système de justice qui accorde une égale importance aux différents secteurs du pays, a dit M. Mésilien.
Dans ses plus récentes interventions, Lovinski Pierre-Antoine réclamait justice pour les victimes d'exactions et de massacres sous le régime Latortue, la libération des prisonniers politiques incarcérés depuis 2004 et le départ de la MINUSTAH.
AHP 21 août 2007 1:05 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Des parlementaires réclament une main levée d'écrou en faveur du PDGT de la Haitel: le sénateur Anacacis dit regretter la légèreté qui entoure le trai

Port-au-Prince, le 20 Août 2007 ; (AHP)- Plusieurs parlementaires ont réclamé lundi une main levée d'écrou en faveur du PDGT de la Haitel mis aux arrêts depuis 3 mois sous l'accusation d'implication dans la faillite présumée de la banque privée Socabank.
"Il n'est pas normal que M. Ciné soit privée de sa liberté pendant tout ce temps, alors qu'il n'y a encore aucune évidence de sa culpabilité, a fait savoir le sénateur Jean Hector Anacacis dénonçant la gestion de ce dossier par les autorités.
Selon lui, le PDG de la Haïtel aurait du être frappé d'une mesure d'interdiction de départ jusqu'à ce que le dossier soit clos.
Et s'il est reconnu coupable des accusations qui pèsent contre lui, l'Etat pourrait procéder à la saisie d'une partie de ses biens, a indiqué le parlementaire.
Il a ajouté que dans le cas contraire, l'homme d'affaire serait en situation d'engager une poursuite judiciaire contre l'Etat et réclamer des dommages et intérêts, car cette détention préventive qui n'en finit pas affecte de façon considérable le fonctionnement de sa société et pourrait même causer sa faillite.
Plusieurs secteurs ont fait savoir que le sort fait à Ciné actuellement hospitalisé est en partie lié à un règlement de compte.
Anacacis a dit regretter par ailleurs que les dossiers relatifs à certains cas de corruption soient traités avec beaucoup de légèreté.
Réagissant sur le cas de l'ancien président de la Chambre de Commerce et d'industrie invité jeudi au parquet, le sénateur estime que les autorités devraient se montrer prudentes dans le traitement des dossiers impliquant des investisseurs.
La lutte contre la corruption est importante pour le développement du pays et marche de pair avec le projet de société du gouvernement qui entend créer des conditions favorables à une amélioration de la qualité de vie des citoyens haïtiens.
Toutefois, il y a, a-t-il dit, une forme de traitement pour les hommes d'affaires impliqués dans la corruption.
Il a suggéré entre autres que ces derniers paient une caution qui servirait à réaliser des projets en faveur de la communauté haïtienne
Il existe, selon M. Anacacis, un réseau mafieux dans l'administration publique que les autorités doivent démanteler dans le cadre d'une lutte efficace contre la corruption.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Commentaires :
L’AHP a pêché par omission en oubliant de replacer dans ce contexte le scandale qui a éclaboussé certains membres du sénat suivant des accusations d’un membre de ce corps qui avait pointé du doigt certains confrères qui auraient acceptés des pots de vin pour voter une résolution en faveur de la socabank.
La commission d’enquêtes crées par les membres de ce sénat avait rendu compte des résultats qui ont eu du mal a convaincre de la bonne conduite des sénateurs accusés !