Une véritable folie du livre
« Fort du succès de la 13e édition de Livres en Folie et l'affluence des visiteurs sur le site, il serait intéressant de répéter l'initiative chaque trimestre », s'est enthousiasmé l'écrivain Rony Gilot. « L'idée d'étirer la foire sur deux journées pour permettre aux gens de faire le plein d'ouvrages doit être, aujourd'hui plus que jamais, envisagée », a déclaré M. Max Chauvet.
La 13e édition du Livres en Folie a été à tous les points de vue un immense succès. Très tôt dans la journée du 7 juin, des visiteurs ont investi tout le périmètre du Parc Historique de la Canne à Sucre. Certains, ayant découvert le site pour la première fois, ont saisi l'occasion pour contempler, non sans de douloureux souvenirs, des objets-mémoires rappelant l'industrie coloniale. D'autres, préférant le contact direct avec les auteurs, s'arrêtaient devant leur stand pour échanger des salutations ou un sourire et partager des commentaires.
Le décor était planté très tôt dans la matinée. Les éditeurs ont méthodiquement aménagé leur stand. Des posters géants vantant la bonne qualité des produits ont donné un aspect commercial à cette fête du livre. Entre des affiches publicitaires de la Unicarte, de Tortug'Air et de Voilà, des visiteurs frayaient allègrement un chemin. Fini le temps de la contemplation, ils se sont installés confortablement sous l'ombre des manguiers, se sont assis à même le sol dans la verdure pour choisir leurs titres favoris. Des jeunes et moins jeunes ont fait la queue devant le stand de Le P'tit Nouvelliste pour souscrire un abonnement. Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans avaient droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir « un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles».
Dès les premières heures, de longues files d'attente se dessinaient devant les stands de Le Nouvelliste et de Communication Plus. Les gens ont dû patienter pendant une bonne trentaine de minutes pour faire leur provision d'ouvrages. « Cette situation est due au fait que ces deux stands ont le plus grand stock d'ouvrages », a informé M. Max Chauvet visiblement satisfait de ce succès qu'il assimile à un intérêt de plus en plus grandissant pour le livre haïtien. « On ne s'attendait pas à tant de monde. Notre projection a été bousculée. Même après six heures, des gens n'avaient pas encore choisi leurs titres. Aujourd'hui plus que jamais, c'est le moment de penser à de nouvelles stratégies. Et l'idée d'étirer la foire sur deux journées pour permettre aux gens de faire le plein d'ouvrage est à envisager. Evidemment, si les responsables de la Unibank sont prêts à consentir ce sacrifice. » M. Chauvet invite l'Etat à se manifester davantage à travers ses différents ministères pour faire de Livres en Folie un événement international.Un rendez-vous obligé
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui a visité le site au beau milieu de la journée a indiqué que Livres en Folie est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable. « Je félicite Le Nouvelliste et la Unibank pour leur constance dans l'organisation de cet événement culturel », a-t-il déclaré tout en affirmant la volonté de l'Etat d'accompagner ses initiateurs. « Cette année, le ministère de la Culture et de la Communication via la Direction nationale du Livre a invité des auteurs haïtiens et étrangers à venir prononcer des conférences sur des sujets variés à la foire », a informé le Premier ministre.
Les auteurs opinent
Des auteurs en signature ont manifesté ouvertement leur enthousiasme. Mme Mirlande Manigat, auteur de « Entre les normes et la réalité. Le parlement haïtien », dit apprécier énormément l'effort qui est fait pour sortir le livre de ses limitations individuelles et susciter un intérêt collectif de plus en plus grandissant. « L'intérêt est doublement justifié d'autant que ce sont des ouvrages haïtiens qui nous renseignent sur notre réalité culturelle, historique et sociologique », a-t-elle précisé.« La journée est splendide, l'espace est convivial et le public a répondu à l'appel. C'est une initiative qu'on devrait répéter chaque trimestre », s'est réjoui Rony Gilot, auteur de « Au gré de la mémoire. François Duvalier le mal-aimé ». L'écrivain nous a confié avoir signé beaucoup de livres, mais souligne qu'il aurait signé davantage si le livre était sponsorisé. Le professeur Hérold Toussaint pour sa part estime que cette 13 édition est une grande réussite. « Le Nouvelliste et la Unibank doivent continuer à encourager les jeunes créateurs haïtiens. J'ai travaillé avec des jeunes. Ils récoltent aujourd'hui le fruit de leur travail.»
Des éditeurs et distributeurs opinentDe Henri Deschamps à Caraïbe en passant par les Presses nationales d'Haïti, Communication Plus et Choucoune, la satisfaction était à son comble. Toutes les réactions renvoient au succès de l'événement. Peter Frisch, Jocelyne Trouillot, Willems Edouard, Anaïse Chavenet et Christophe Charles se disent impressionnés par cette affluence de visiteurs devant les stands. « Le stock de beaucoup de nos titres a été épuisé vers le milieu de la journée. C'est un fait que les gens ont soif du livre, mais ils ont des difficultés à l'acquérir au prix fort », ont-ils déclaré en substance. Ces éditeurs et distributeurs reconnaissent que l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre joue un rôle considérable dans cette réussite.Les visiteurs/acheteurs opinent
Les visiteurs/acheteurs ont, eux aussi, admis que l'organisation de cette année a été au-delà des espérances en dépit des petites imperfections enregistrées et les longues files d'attente. Edwidge Lalane estime que de grands progrès ont été faits. « Au niveau des titres, il n'y a rien à reprocher. Mais les gens voulant acheter avec leur carte de crédit ont eu d'énormes difficultés. Des correctifs qu'il faut apporter à l'avenir », a-t-il constaté.
« La folie continue. L'espace est accueillant. Les gens sont plus nombreux cette année », a lancé satisfait Hérold Jean-François qui suggère que de nouvelles stratégies soient inventées pour améliorer la logistique. « Des gens se sont plaints des longues files d'attente. Un aspect qu'il faut vite corriger si on rêve d'une édition parfaite l'année prochaine. » De son côté, Sherlyne Médée croit qu'on aurait pu éviter les longues files d'attente si on disposait beaucoup plus de stands. « Cette épreuve fatidique décourage l'acheteur et retarde le processus », s'est-elle plainte.
Parallèlement au processus de vente, des activités culturelles ont retenu l'attention de plus d'un. Un podium a été aménagé pour les stars. Des finalistes de Ticket-Max Académie ont lancé une opération de charme au public. Ils s'appellent Robot Scorpion, Bazilik Kreyòl, Planch sou Do, Billy Schneider, etc. Dans la salle de conférence du Parc, des intellectuels haïtiens et étrangers ont développé, avec beaucoup de savoir-faire, leur conception sur la pensée de Jacques Roumain et de Juan Bosch, deux écrivains caribéens qui ont marqué la littérature mondiale.
Nélio Joseph
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Notre production littéraire et la prolifération de bons écrivains étonnent encore beaucoup d’érudits dans la matière. Ils seront encore plus surpris du succès de ce genre d’activité appelée à rendre accessible les livres et la lecture au plus grand nombre.
Et dire que Haïti est un pays d’illettrés et d’analphabètes… Haïti n’a pas que ça d’agréablement surprenant.
Tel un géant endormi nous hibernons juste avant l’explosions en pétales dorés…
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 9 juin 2007
Claire Lydie Parent veut appliquer la règle de « trois »...Cela devient plus qu'urgent!
Les responsables de la Mairie de Pétion-Ville se sont engagés depuis quelques jours à débarrasser les rues et les trottoirs de cette commune des marchands qui s'y installent anarchiquement. Certains résidents applaudissent l'initiative du nouveau cartel, d'autres au contraire critiquent sévèrement sa façon de faire.
« Les trottoirs aux piétons, le marché aux marchandes, la rue aux véhicules.» La fameuse formule du maire de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, pour rendre les rues de cette commune propres et accessibles, ne fait pas du tout l'affaire des petits détaillants.
Depuis la semaine dernière, des agents de la municipalité ont décidé d'une campagne de déguerpissement et de saisie de marchandises au niveau des rues Lambert, Grégoire, Métellus, Geffrard et à l'avenue Panaméricaine. « La décision est claire. Les rues et les trottoirs doivent être tous déblayés de ces étalages obstruant le passage aux véhicules et aux piétons », a scandé mardi dernier, Etienne Jean Gagnol, un responsable de la mairie de Pétion-Ville, à la tête d'un cortège patrouillant les rues de Pétion-Ville. En effet, depuis cette campagne, des paniers de provisions alimentaires et autres marchandises ont été saisies dans les zones interdites.
Une situation qui soulève la colère des petits commerçants, en majorité des mères de famille. Ces marchandes critiquent et fustigent cette façon de faire des autorités municipales qui, selon eux, ne leur offrent pas un cadré idéal pour leur commerce. « Ils nous exigent de quitter le trottoir, mais ils nous indiquent aucun autre endroit où nous puissions nous installer », crache une marchande d'épices. « Ils nous poussent à quitter la rue et saisissent nos marchandises sans même nous avertir », crie une autre, le visage triste, l'air mécontent. Des réactions que les responsables de la mairie tentent de démentir. Selon Etienne Jean Gagnol, les marchandes avaient été prévenues depuis deux mois de cette décision. « Il a été formellement interdit qu'ils continuent à placer leurs tréteaux ça et là dans les rues ».
Malgré la pression exercée par les agents de la mairie contre les occupants des rues et des trottoirs, certains marchands défient la vigilance des brigadiers. Ce qui rend peu effective l'initiative de la nouvelle administration communale. A la rue Lambert, tout près du Tribunal de Paix, malgré l'interdiction qui leur est faite d'installer leurs marchandises, les détaillants profitent du stationnement des voitures pour exposer leurs produits. Il y en a surtout qui viennent le soir pour échapper à la vigilance des employés de la mairie. D'autres préfèrent laisser l'essentiel de leurs marchandises aux dépôts et tiennent dans leurs mains ou dans une cuvette quelques produits cosmétiques.
D'autres causes rendent peu efficace la décision des autorités municipales. La plupart des détaillants chassés du trottoir sont refoulés dans des espaces de vente déjà trop encombrés. D'autres sont relégués dans des rues transformées anarchiquement en marché et peu fréquentées par des automobiles. C'est le cas de la rue Geffrard (zone Colonie). Fourmillant de marchands de vêtements usagers, cette zone limitrophe du collège Dominique Savio, regorge de plus en plus de vendeurs expulsés des zones interdites.
Interrogée à ce sujet, une employée de cette institution congréganiste n'a pas caché son indignation face à cette situation. Pour elle c'est une perte de temps de déplacer des étalagistes pour les encombrer devant l'établissement scolaire, causant un véritable embouteillage entre marchands et écoliers. « C'est une mesure à repenser », fulmine-t-elle.
Par contre, d'autres citoyens se disent satisfaits du fait qu'ils puissent vaquer un peu librement à leurs activités. « Maintenant, on peut marcher sans se faire bousculer », s'est réjoui un élève du Lycée de Pétion-Ville, longeant gaiement la rue Lambert vidée de ses occupants.L'initiative du nouveau cartel municipal visant à redonner à Pétion-Ville son visage d'antan est louable.
Cependant, il reste beaucoup à faire. Malgré l'installation de poubelles, les fatras jonchent les rues, des égouts sont à ciel ouvert, des marchés se trouvent dans des espaces destinés à la circulation de véhicules, des eaux stagnent...Tout une panoplie de problèmes à résoudre si on veut vraiment que la commune renaisse de ses cendres.
Sherley Dominique / sherleydominique@yahoo.fr
Jean Max St Fleur/ tmaxner@yahoo.fr
Source Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Les comparaisons faisant intervenir les tableaux les plus sombrent s'adaptent comme du prêt à porter à Haïti. Preuve que toutes les prédictionsd imaginables dans le mauvais sens ont été généreusement dépassées. Le choix délibéré des dirigeants laissant l'administration au petit bonheur la chance pour s'occuper exclusivement de s'enrichir à tout prix à repousser la société haïtienne au-delà de l'acceptable et du concevable.
Haïti c'est justement ça aujourd'hui. Les habitants de ce pays ont compris que le fait d'enfreindre délibérément et dans l'indifférence absolue les lois, ont fini par proclamer leur caducité. Aujourd'hui la moindre disposition prend l'allure de révolution.
La difficulté de redresser le crochu est si immense que les solutions les plus abjectes pour prepétrer le statut quo semble plus plausible que de vouloir tout naturellement de se tourner vers une démarche s'incrivant dans la recherche d'une normalité. Si un élu proposait de détruire les ediffices qui encombrent les grands marchés de Petion Ville et de Port-au-Prince pour permettre à tous les paysans de venir vendre "slips" et des culottes" dèjà portées, il serait applaudi des mains et des pieds.
Aujourd'hui Madame Parent, il est déjà trop tard. Nous avions perdu deux siècles. Il faut agir. On ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs. Si le "tout moun se moun" traduit une permission de faire tout en se fichant des lois sociales de la communauté nous voulons bien accepter une difference entre "moun" et "moun".
Faire retablir les lois c'est justement revenir vers l'humanisation de notre société.
Haïti est une sorte de bipède dont l'ischémie aigüe semble pousser vers l'amputation une jambe pour essayer de le sauver de la mort. Entre un mort et un handicappé...le choix reste assez facile.
Les enjeux sont énormes il faut de la hargne, de la détermination et de la vision.
Haïti saura vous le remercier
jeudi 7 juin 2007
Le problème de l’eau pourrait être facteur de conflit entre Haïti et la République Dominicaine.
Onofre Rojas suggère la réintroduction du programme Quisqueya Verte.
Haïti compte seulement 1.5% de sa superficie couverte d'arbres tandis qu’en République Dominicaine elle se chiffre entre 15 et 20 %.
L’eau pourrait être une source de conflit en la république Dominicaine et Haïti dans le futur à cause de la déforestation de l’île de saint domingue, a considéré hier Onofre Rojas, l’ordonnateur national pour les fonds Européens de développement (ONFED).
Il a exprimé qu’à cause de ce problème, il entamera des discussions avec l’union Européenne la création d’un fond insulaire destinée à la récupération de la superficie boisée de l’île d’Haïti.
Il a souligné que si sa proposition est acceptée et que d’autres organisations, non seulement l’Union Européenne, comme les agences bilatérales de coopération et organismes que travaillent à la promotion du système écologique, y participent.
Selon ses déclarations, le programme Quisqueya verte, développé dans le passé sous le gouvernement de Leonel Fernandez doit être repris dans l’île entière à cause de la déforestation et l’érosion.
Il a considéré qu’un fond ouvert pour la promotion de toutes les taches de récupération de superficie boisée impliquera une grande mobilisation nationale et internationale.
Il a signalé qu’en Haïti il reste seulement 1.5% de la superficie boisée tandis que la situation n’est pas louable en République Dominicaine parce que celle-ci oscille entre 15 et 20%.
Il a rappelé que très récemment fut relancé le programme de l’environnement transfrontalier à Jimani avec les ministres de l’environnement d’Haïti et de république Dominicaine. Il a affirmé que ce programme devrait se concentrer au niveau des zones du las Enriquillo en République Dominicaine et le lac Azuei en Haïti.
Rojas a été questionné par les journalistes après sa participation à la reencontré régionale sur “le renforcement des capacités pour la gestion et la prise en charge constructive des conflits en Amérique centrale et dans les caraïbes » qui se célèbre à l’hôtel Santo Domingo.
L’atelier a été inauguré par Rojas, le coordinateur résident du système des agences des nations Unies et représentant résident du programme des nations unies pour le développement (PNUD), Nicky Fabiancic et le chef de gouvernabilité et administration publique, division de l’administration publique et la prise en charge du développement de UNDESA, John-Mary Kauzya.
Fabiancic s’est exprimé en disant que l’objectif du forum est partager, débattre et rassembler les idées sur la prise en charge pacifique des conflits et le maintien de la paix. L’ONU a coopéré, a-t-il rappelé, à la résolution de plusieurs conflits nationaux comme internationaux.
Il a ajouté qu’il existe plusieurs causes menaçant la paix des états, comme la pauvreté, l’inégalité, l’augmentation du trafic de stupéfiants, le surgissement de réseau de crime organisé et une insécurité citoyenne croissante.
Ila indiqué que la consolidation de la paix s’obtient seulement à travers l’augmentation du développement économique avec équité et avec la protection des droits humains.
De son côté, l’ambassadeur dominicain devant les Nations Unies, Erasmo Lara, a dit que la prise en charge des conflits constitue une part intrinsèque des affaires politiques de tous les jours et de la gouvernabilité et le développement continue.
Texte paru en Espagnol dans l’édition digitale du Journal HOY : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24603 traduit en français par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.
Haïti compte seulement 1.5% de sa superficie couverte d'arbres tandis qu’en République Dominicaine elle se chiffre entre 15 et 20 %.
L’eau pourrait être une source de conflit en la république Dominicaine et Haïti dans le futur à cause de la déforestation de l’île de saint domingue, a considéré hier Onofre Rojas, l’ordonnateur national pour les fonds Européens de développement (ONFED).
Il a exprimé qu’à cause de ce problème, il entamera des discussions avec l’union Européenne la création d’un fond insulaire destinée à la récupération de la superficie boisée de l’île d’Haïti.
Il a souligné que si sa proposition est acceptée et que d’autres organisations, non seulement l’Union Européenne, comme les agences bilatérales de coopération et organismes que travaillent à la promotion du système écologique, y participent.
Selon ses déclarations, le programme Quisqueya verte, développé dans le passé sous le gouvernement de Leonel Fernandez doit être repris dans l’île entière à cause de la déforestation et l’érosion.
Il a considéré qu’un fond ouvert pour la promotion de toutes les taches de récupération de superficie boisée impliquera une grande mobilisation nationale et internationale.
Il a signalé qu’en Haïti il reste seulement 1.5% de la superficie boisée tandis que la situation n’est pas louable en République Dominicaine parce que celle-ci oscille entre 15 et 20%.
Il a rappelé que très récemment fut relancé le programme de l’environnement transfrontalier à Jimani avec les ministres de l’environnement d’Haïti et de république Dominicaine. Il a affirmé que ce programme devrait se concentrer au niveau des zones du las Enriquillo en République Dominicaine et le lac Azuei en Haïti.
Rojas a été questionné par les journalistes après sa participation à la reencontré régionale sur “le renforcement des capacités pour la gestion et la prise en charge constructive des conflits en Amérique centrale et dans les caraïbes » qui se célèbre à l’hôtel Santo Domingo.
L’atelier a été inauguré par Rojas, le coordinateur résident du système des agences des nations Unies et représentant résident du programme des nations unies pour le développement (PNUD), Nicky Fabiancic et le chef de gouvernabilité et administration publique, division de l’administration publique et la prise en charge du développement de UNDESA, John-Mary Kauzya.
Fabiancic s’est exprimé en disant que l’objectif du forum est partager, débattre et rassembler les idées sur la prise en charge pacifique des conflits et le maintien de la paix. L’ONU a coopéré, a-t-il rappelé, à la résolution de plusieurs conflits nationaux comme internationaux.
Il a ajouté qu’il existe plusieurs causes menaçant la paix des états, comme la pauvreté, l’inégalité, l’augmentation du trafic de stupéfiants, le surgissement de réseau de crime organisé et une insécurité citoyenne croissante.
Ila indiqué que la consolidation de la paix s’obtient seulement à travers l’augmentation du développement économique avec équité et avec la protection des droits humains.
De son côté, l’ambassadeur dominicain devant les Nations Unies, Erasmo Lara, a dit que la prise en charge des conflits constitue une part intrinsèque des affaires politiques de tous les jours et de la gouvernabilité et le développement continue.
Texte paru en Espagnol dans l’édition digitale du Journal HOY : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24603 traduit en français par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.
Gold Cup/Fiche technique de la sélection haïtienne
Tous les internationaux haïtiens en bref
jeudi 7 juin 2007,
Radio Kiskeya
Voici la fiche technique des 23 joueurs représentant Haïti à la Gold Cup 2007 (Coupe d’Or), la neuvième édition de la compétition, qui se déroule aux Etats-Unis jusqu’au 24 juin.
Nom : Gabart
Prénom : Fénelon
Age : 26 ans
Date de naissance : 3 juin 1981
Poste : Gardien
Clubs successifs : Racing Club Haïtien (Div.1/Haïti), Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 1
Nom : Occenat
Prénom : Peterson
Age : 17 ans
Date de naissance : 3 décembre 1989
Poste : Gardien
Club : Violette Athletic Club (Div.1/Haïti)
Dossard : 20
Nom : Siméon
Prénom : Jonas
Age : 27 ans
Date de naissance : 13 août 1979
Poste : Gardien
Club : Tempête de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 25
Nom : Bruny
Prénom : Pierre-Richard
Age : 35 ans
Date de naissance : 6 avril 1972
Poste : Défenseur
Club : Don Bosco de Pétion-Ville (Div.1/Haïti)
Dossard : 13
Nom : Bertin
Prénom : Frantz
Age : 24 ans
Date de naissance : 30 mai 1983
Poste : Défenseur
Club : Athletico Madrid (Div.1/ESP)
Dossard : 23
Nom : Gilles
Prénom : Frantz
Age : 29 ans
Date de naissance : 1 novembre 1977
Poste : Défenseur
Club : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti)
Dossard : 3
Nom : Pierre
Prénom : Jean-Jacques
Age : 26 ans
Date de naissance : 23 janvier 1981
Poste : Défenseur
Cluns sucessifs : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti), Peñarol de Montevideo (Div.1/Uruguay), Nantes FCA (Div.2/France)
Dossard : 5
Nom : Noncent
Prénom : Windsor
Age : 22 ans
Date de naissance : 12 juin 1984
Poste : Défenseur
Club : Sans Club (vit en France)
Dossard : 22
Nom : Raymond
Prénom : Ednerson
Age : 22 ans
Date de naissance : 14 mai 1985
Poste : Défenseur
Club : Baltimore de St-Marc
Dossard : 15
Nom : Saurel
Prénom : Olrish
Age : 21 ans
Date de naissance : 13 septembre 1985
Poste : Défenseur
Club : Don Bosco de Pétion-ville (Div.1/Haïti)
Dossard : 18
Nom : Guillaume
Prénom : Stéphane
Age : 23 ans
Date de naissance : 9 février 1984
Poste : Défenseur
Club : Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 6
Nom : Alcénat
Prénom : Jean Sony alias Tiga
Age : 21 ans
Date de naissance : 23 janvier 1986
Poste : Milieu offensif
Club : Aigle Noir (Div.1/Haïti)
Dossard : 2
Nom : Boucicaut
Prénom : Jean Michel Alexandre
Age : 25 ans
Date de naissance : 18 novembre 1981
Poste : Milieu offensif
Club : Violette Athletic Club (Div.1/Haïti)
Dossard : 10
Nom : Fucien
Prénom : Brunel
Age : 22 ans
Date de naissance : 26 août 1984
Poste : Milieu offensif
Club : Aigle Noir (Div.1/Haïti)
Dossard : 7
Nom : Germain
Prénom : Peter
Age : 25 ans
Date de naissance : 22 janvier 1982
Poste : Milieu offensif
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 4
Nom : Marcelin
Prénom : James
Age : 20 ans
Date de naissance : 13 juin 1986
Poste : Milieu défensif
Club : Racing Club Haïtien (Div.1/Haïti)
Dossard : 12
Nom : Romulus
Prénom : Turlien
Age : 26 ans
Date de naissance : 13 avril 1981
Poste : Milieu défensif
Club : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti)
Dossard : 8
Nom : Vubert
Prénom : Alain
Age : 21 ans
Date de naissance : 25 novembre 1985
Poste : Milieu défensif
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 17
Nom : Chéry
Prénom : Monès surnommé Kendou
Age : 25 ans
Date de naissance : 2 décembre 1981
Poste : Milieu défensif
Club : Racing Club Haïtien
Dossard : 14
Nom : Jean-Jacques
Prénom : Jamil
Age : 31 ans
Date de naissance : 2 octobre 1975
Poste : Milieu défensif
Club : Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 21
Nom : Pierre-Louis
Prénom : Ricardo
Age : 23 ans
Date de naissance : 10 mai 1984
Poste : Attaquant
Club : Sans Club (vit aux Etats-Unis)
Dossard : 19
Nom : Noël
Prénom : Fabrice
Age : 21 ans
Date de naissance : 21 juillet 1985
Poste : Attaquant
Club : Sans Club (vit aux Etats-Unis)
Dossard : 11
Nom : Cadet
Prénom : Éliphène
Age : 26 ans
Date de naissance : 10 août 1980
Poste : Attaquant
Club : Tempête FC de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 9
Entraîneur : Luis Armelio Garcia, cubain d’origine haïtienne
Assistant-Entraîneur : Wilner Etienne
Entraîneur des gardiens : Clamard Augustin
Manager : Wébens Prinsimé dit Itala
Chef de délégation : Variéno Saint-Fleur
Directeur technique national : Carlo Marcelin
spp/RK
jeudi 7 juin 2007,
Radio Kiskeya
Voici la fiche technique des 23 joueurs représentant Haïti à la Gold Cup 2007 (Coupe d’Or), la neuvième édition de la compétition, qui se déroule aux Etats-Unis jusqu’au 24 juin.
Nom : Gabart
Prénom : Fénelon
Age : 26 ans
Date de naissance : 3 juin 1981
Poste : Gardien
Clubs successifs : Racing Club Haïtien (Div.1/Haïti), Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 1
Nom : Occenat
Prénom : Peterson
Age : 17 ans
Date de naissance : 3 décembre 1989
Poste : Gardien
Club : Violette Athletic Club (Div.1/Haïti)
Dossard : 20
Nom : Siméon
Prénom : Jonas
Age : 27 ans
Date de naissance : 13 août 1979
Poste : Gardien
Club : Tempête de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 25
Nom : Bruny
Prénom : Pierre-Richard
Age : 35 ans
Date de naissance : 6 avril 1972
Poste : Défenseur
Club : Don Bosco de Pétion-Ville (Div.1/Haïti)
Dossard : 13
Nom : Bertin
Prénom : Frantz
Age : 24 ans
Date de naissance : 30 mai 1983
Poste : Défenseur
Club : Athletico Madrid (Div.1/ESP)
Dossard : 23
Nom : Gilles
Prénom : Frantz
Age : 29 ans
Date de naissance : 1 novembre 1977
Poste : Défenseur
Club : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti)
Dossard : 3
Nom : Pierre
Prénom : Jean-Jacques
Age : 26 ans
Date de naissance : 23 janvier 1981
Poste : Défenseur
Cluns sucessifs : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti), Peñarol de Montevideo (Div.1/Uruguay), Nantes FCA (Div.2/France)
Dossard : 5
Nom : Noncent
Prénom : Windsor
Age : 22 ans
Date de naissance : 12 juin 1984
Poste : Défenseur
Club : Sans Club (vit en France)
Dossard : 22
Nom : Raymond
Prénom : Ednerson
Age : 22 ans
Date de naissance : 14 mai 1985
Poste : Défenseur
Club : Baltimore de St-Marc
Dossard : 15
Nom : Saurel
Prénom : Olrish
Age : 21 ans
Date de naissance : 13 septembre 1985
Poste : Défenseur
Club : Don Bosco de Pétion-ville (Div.1/Haïti)
Dossard : 18
Nom : Guillaume
Prénom : Stéphane
Age : 23 ans
Date de naissance : 9 février 1984
Poste : Défenseur
Club : Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 6
Nom : Alcénat
Prénom : Jean Sony alias Tiga
Age : 21 ans
Date de naissance : 23 janvier 1986
Poste : Milieu offensif
Club : Aigle Noir (Div.1/Haïti)
Dossard : 2
Nom : Boucicaut
Prénom : Jean Michel Alexandre
Age : 25 ans
Date de naissance : 18 novembre 1981
Poste : Milieu offensif
Club : Violette Athletic Club (Div.1/Haïti)
Dossard : 10
Nom : Fucien
Prénom : Brunel
Age : 22 ans
Date de naissance : 26 août 1984
Poste : Milieu offensif
Club : Aigle Noir (Div.1/Haïti)
Dossard : 7
Nom : Germain
Prénom : Peter
Age : 25 ans
Date de naissance : 22 janvier 1982
Poste : Milieu offensif
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 4
Nom : Marcelin
Prénom : James
Age : 20 ans
Date de naissance : 13 juin 1986
Poste : Milieu défensif
Club : Racing Club Haïtien (Div.1/Haïti)
Dossard : 12
Nom : Romulus
Prénom : Turlien
Age : 26 ans
Date de naissance : 13 avril 1981
Poste : Milieu défensif
Club : Cavaly de Léogâne (Div.1/Haïti)
Dossard : 8
Nom : Vubert
Prénom : Alain
Age : 21 ans
Date de naissance : 25 novembre 1985
Poste : Milieu défensif
Club : Baltimore de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 17
Nom : Chéry
Prénom : Monès surnommé Kendou
Age : 25 ans
Date de naissance : 2 décembre 1981
Poste : Milieu défensif
Club : Racing Club Haïtien
Dossard : 14
Nom : Jean-Jacques
Prénom : Jamil
Age : 31 ans
Date de naissance : 2 octobre 1975
Poste : Milieu défensif
Club : Miami FC (Div.2/USA)
Dossard : 21
Nom : Pierre-Louis
Prénom : Ricardo
Age : 23 ans
Date de naissance : 10 mai 1984
Poste : Attaquant
Club : Sans Club (vit aux Etats-Unis)
Dossard : 19
Nom : Noël
Prénom : Fabrice
Age : 21 ans
Date de naissance : 21 juillet 1985
Poste : Attaquant
Club : Sans Club (vit aux Etats-Unis)
Dossard : 11
Nom : Cadet
Prénom : Éliphène
Age : 26 ans
Date de naissance : 10 août 1980
Poste : Attaquant
Club : Tempête FC de St-Marc (Div.1/Haïti)
Dossard : 9
Entraîneur : Luis Armelio Garcia, cubain d’origine haïtienne
Assistant-Entraîneur : Wilner Etienne
Entraîneur des gardiens : Clamard Augustin
Manager : Wébens Prinsimé dit Itala
Chef de délégation : Variéno Saint-Fleur
Directeur technique national : Carlo Marcelin
spp/RK
mercredi 6 juin 2007
HAITI TENUE EN ECHEC PAR LA GUADELOUPE EN MATCH D'OUVERTURE DE LA GOLD CUP
Gold Cup : Haïti-Guadeloupe 1-1
mercredi 6 juin 2007
Haïti et la Guadeloupe ont fait match nul 1-1 mercredi soir au stade Orange Bowl de Miami pour leur entrée dans le groupe A de la Gold Cup 2007 (Coupe d’Or).
Après avoir pris l’avantage par Monès Chéry sur pénalty (35’), les haïtiens se sont fait rejoindre au score. Profitant d’une grave erreur défensive, Cédrick Fiston a égalisé pour les antillais (54’).
En match d’ouverture, dans le même groupe, le Canada a battu le Costa Rica 2-1.
mercredi 6 juin 2007
Haïti et la Guadeloupe ont fait match nul 1-1 mercredi soir au stade Orange Bowl de Miami pour leur entrée dans le groupe A de la Gold Cup 2007 (Coupe d’Or).
Après avoir pris l’avantage par Monès Chéry sur pénalty (35’), les haïtiens se sont fait rejoindre au score. Profitant d’une grave erreur défensive, Cédrick Fiston a égalisé pour les antillais (54’).
En match d’ouverture, dans le même groupe, le Canada a battu le Costa Rica 2-1.
ESCLAVES AU PARADIS .. SUITE...
Haïti-Rép. Dominicaine : Santo-Domingo en état d’alerte tente de trouver l’appui de l’OEA
mardi 5 juin 2007
Par Karole Gizolme et Anne Lescot
Repris par AlterPresse
Avec l’aimable autorisation de www.gensdelacaraibe.org
Ce mardi 05 juin, le ministre des affaires étrangères dominicain Carlos Morales Troncoso entend déposer au XXXVIIe sommet de l’Organisation des Etats d’Amérique au Panama une résolution condamnant ce qu’il définit comme une campagne de "diffamation" à l’encontre de son pays, l’événement Esclaves au paradis qui se tient à Paris depuis le 15 juin.
Une exposition photo, un colloque et la projection de documentaires dénoncent, en effet et encore une fois, l’exploitation inhumaine des coupeurs de canne haïtiens depuis près d’un siècle en République dominicaine.
Le thème majeur de ce sommet de l’OEA aborde les énergies pour un développement durable.
Alors que l’éthanol, tiré du sucre de canne représente une source nouvelle de revenus pour la République dominicaine, la question des droits de l’homme dont sont privés les "braceros" haïtiens qui coupent la canne dans ce pays ne peut plus être ignorée. L’attention des pays membres de l’OEA avait déjà été sollicitée l’an passé sur la situation des migrants haïtiens par le séminaire régional annuel des personnes de descendance africaine.
La demande de résolution de condamnation par l’OEA, que Manuel MoralesTroncoso souhaite faire adopter, suivra la plainte déposée auprès de l’Ambassade de France à Santo Domingo le 17 mai dernier par la chambre des députés.
Mais, que peuvent bien faire les autorités françaises contre une initiative de la société civile qui aura su mobiliser médias et partenaires autour d’une dénonciation sous plusieurs formes et reprenant des faits connus de longue date ?
Nous ne sommes plus en 1938, lorsque Jacques Roumain fut arrêté à Paris à la demande des autorités dominicaines pour avoir dénoncé les responsabilités et complicités des chefs d’Etats dominicains et haïtiens dans le massacre de 15 000 haïtiens dans les campagnes dominicaines (1)... Nous sommes en 2007 et le 09 mai de cette année, le président français Jacques Chirac rappelait encore que la France devait "se mobiliser contre cette [la traite d’êtres humains] infamie". Une traite qui implique aussi bien les services de migration et des personnalités dominicains, des propriétaires de sucreries, des diplomates haïtiens et auteurs passeurs " buscones", dans un trafic de travailleurs transportés clandestinement dans des bus pour touristes aux vitres fumées, selon Espacinsular du 26 mai 2006.
D’innombrables articles et reportages de presse internationale (Libération, Alternatives économiques, Courrier international, Marie Claire, Cosmopolitan, Mademoiselle Figaro, Elle Magazine, Nova, La Croix, VSD, Marianne, Le Pélerin magazine, RFO radio et télé ...), des documentaires (les plus récents ont été produits par France 2, et RFO relaye l’événement) dénoncent les conditions exécrables et inhumaines dans lesquelles vivent des milliers de travailleurs. Et, ces jours-ci, la photo d’un coupeur de canne haïtien, fraîchement arrivé en République dominicaine, buste nu, fait partie d’une campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien.
Au niveau local, la presse dominicaine (Listin diario, El Diario, Clave Digital, Diario Dominicano, El Viajero Digital, Dominicanos Hoy... ) n’est pas en reste et produit une quantité d’articles qui dénoncent une "tentative de dégradation de l’image touristique" de cette moitié d’île. Ce n’étaient pourtant pas le propos ni l’objectif des organisateurs, mais cela en sera peut-être la conséquence.
Les nombreux rapports d’organisations internationales, dont le plus récent est celui d’Amnesty International (mars 2007), précédés par ceux du PNUD, de Human Rights Watch ou encore de Christian Aid, du Catholic Institute for International Relations(CICR)/IPSOS (2) et du US Department for Human Rights (3) alimentent les actions des sociétés civiles haïtienne et dominicaine.
Des Dominicains résidants à Paris, d’autres ayant fait spécialement le déplacement de République dominicaine sont venus "défendre" leur pays qu’ils pensent être victime de "calomnie" et objectent, lors du débat organisé après la projection de documentaires, que "les Dominicains vivent également dans la pauvreté".
A la différence que "les Dominicains sont au chômage et que ces coupeurs de canne travaillent près de 12 heures par jour, pour un salaire de misère, la faim au ventre", précise Amy Serrano, la réalisatrice de The Sugar Babies.
Les organisateurs d’Esclaves au paradis ont reçu des lettres du cabinet d’avocats Patton Boggs les informant des poursuites judiciaires qui seraient engagées à l’encontre des producteurs de The Price of sugar en cas de projection du film. Le responsable des cinémas MK2 a lui même reçu un appel d’un avocat français téléguidé par le gouvernement de Leonel Fernandez et s’annonçant comme porte parole d’une fédération d’associations (non identifiées à ce jour) le menaçant d’un procès.
Qu’importe, l’événement Esclaves au paradis s’est entouré de partenaires insensibles aux intimidations. Parmi eux, la Ville de Paris, Amnesty International, le Collectif 2004 Images, Libération, la chaîne de cinémas MK2 dont on connaît l’engagement pour des sujets sensibles.
Au sommet de l’OEA, face à ces rapports, documentaires, photos, témoignages, engagements d’organismes internationaux, quels sont les contre arguments de Carlos Morales Troncoso, ministre des affaires étrangères et par ailleurs depuis longtemps actionnaire des sucreries incriminées de la Central Romana (4) dans l’est dominicain ?
La position de la République dominicaine est radicalement différente de celle du Brésil qui connaît les mêmes problèmes d’esclavage dans ces champs de canne. Cependant, au lieu de nier cette situation, le Brésil prend la tête du combat contre le travail forcé et a condamné dans l’état de Ramanhao en mars 2006 des propriétaires de ranch à verser des dédommagement aux salariés et à l’Etat. (5) Le gouvernement a établi une Commission nationale pour l’éradication du travail d’esclave (CONATRAE) en 2003 et a lancé un plan d’action national contre le travail forcé.
"En suivant le modèle brésilien, précise Roger Plant, expert du Bureau International du Travail, nous constatons maintenant des avancées dans d’autres pays d’Amérique latine qui intensifient leur action contre le travail forcé."
Pérou, Paraguay et Brésil s’engagent contre le travail forcé. Pas la République dominicaine. Ou du moins pas encore. Le sommet de l’OEA devrait permet à ces quatre pays de se rencontrer et d’en parler franchement.
Karole Gizolme et Anne Lescot
L’exposition de photos se tient jusqu’au 15 juin 2007 au 5, passage Piver - Paris 11e - voir www.gensdelacaraibe.org
Rapport d’Amnesty international : "République dominicaine. Une vie en transit – La situation tragique des migrants haïtiens et des Dominicains d’origine haïtienne" - Document public du 21 mars 2007 – http://web.amnesty.org/library/index/fraamr270012007
Voir le site Internet Espacinsular http://espacinsular.org/ spécialisé sur les relations dominico haïtiennes et les articles les plus documentés sur le trafic illégal de travailleurs haïtiens.
(1)" Mi-avril. À la demande du Quai d’Orsay, sur plainte de la légation de la République dominicaine, Jacques Roumain et Pierre Saint-Dizier, gérant de la revue Regards, sont arrêtés et inculpés d’outrages à un chef d’état étranger. Était mis en cause l’article de Roumain « La Tragédie haïtienne », paru dans le numéro du 18 novembre 1937 de la revue (c’est-à-dire cinq mois plus tôt), qui accuse de génocide le dictateur dominicain et de complicité le président Sténio Vincent. C’est la première fois qu’un journal français est poursuivi pour « outrage à chef d’état étranger ».
Extrait de la biographie de J. Roumain par L F Hoffmann mis en ligne sur le site Ile en Ile
(2) The Catholic Institute for International Relations(CICR)/IPSOS – www.ciir.org/shared_asp_files/uploadedfiles/5DFF5ABC-320D-4062-AB02-78030B906D4C_Neededbutunwanted_French.pdf -
(3) The US Department for Human Rights – http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2006/78889.htm
(4) http://www.ipsnews.net
(5) http://www.ilo.org/global/About_the_ILO/Media_and_public_information/Press_releases/lang—fr/WCMS_069169
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6072
mardi 5 juin 2007
Par Karole Gizolme et Anne Lescot
Repris par AlterPresse
Avec l’aimable autorisation de www.gensdelacaraibe.org
Ce mardi 05 juin, le ministre des affaires étrangères dominicain Carlos Morales Troncoso entend déposer au XXXVIIe sommet de l’Organisation des Etats d’Amérique au Panama une résolution condamnant ce qu’il définit comme une campagne de "diffamation" à l’encontre de son pays, l’événement Esclaves au paradis qui se tient à Paris depuis le 15 juin.
Une exposition photo, un colloque et la projection de documentaires dénoncent, en effet et encore une fois, l’exploitation inhumaine des coupeurs de canne haïtiens depuis près d’un siècle en République dominicaine.
Le thème majeur de ce sommet de l’OEA aborde les énergies pour un développement durable.
Alors que l’éthanol, tiré du sucre de canne représente une source nouvelle de revenus pour la République dominicaine, la question des droits de l’homme dont sont privés les "braceros" haïtiens qui coupent la canne dans ce pays ne peut plus être ignorée. L’attention des pays membres de l’OEA avait déjà été sollicitée l’an passé sur la situation des migrants haïtiens par le séminaire régional annuel des personnes de descendance africaine.
La demande de résolution de condamnation par l’OEA, que Manuel MoralesTroncoso souhaite faire adopter, suivra la plainte déposée auprès de l’Ambassade de France à Santo Domingo le 17 mai dernier par la chambre des députés.
Mais, que peuvent bien faire les autorités françaises contre une initiative de la société civile qui aura su mobiliser médias et partenaires autour d’une dénonciation sous plusieurs formes et reprenant des faits connus de longue date ?
Nous ne sommes plus en 1938, lorsque Jacques Roumain fut arrêté à Paris à la demande des autorités dominicaines pour avoir dénoncé les responsabilités et complicités des chefs d’Etats dominicains et haïtiens dans le massacre de 15 000 haïtiens dans les campagnes dominicaines (1)... Nous sommes en 2007 et le 09 mai de cette année, le président français Jacques Chirac rappelait encore que la France devait "se mobiliser contre cette [la traite d’êtres humains] infamie". Une traite qui implique aussi bien les services de migration et des personnalités dominicains, des propriétaires de sucreries, des diplomates haïtiens et auteurs passeurs " buscones", dans un trafic de travailleurs transportés clandestinement dans des bus pour touristes aux vitres fumées, selon Espacinsular du 26 mai 2006.
D’innombrables articles et reportages de presse internationale (Libération, Alternatives économiques, Courrier international, Marie Claire, Cosmopolitan, Mademoiselle Figaro, Elle Magazine, Nova, La Croix, VSD, Marianne, Le Pélerin magazine, RFO radio et télé ...), des documentaires (les plus récents ont été produits par France 2, et RFO relaye l’événement) dénoncent les conditions exécrables et inhumaines dans lesquelles vivent des milliers de travailleurs. Et, ces jours-ci, la photo d’un coupeur de canne haïtien, fraîchement arrivé en République dominicaine, buste nu, fait partie d’une campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien.
Au niveau local, la presse dominicaine (Listin diario, El Diario, Clave Digital, Diario Dominicano, El Viajero Digital, Dominicanos Hoy... ) n’est pas en reste et produit une quantité d’articles qui dénoncent une "tentative de dégradation de l’image touristique" de cette moitié d’île. Ce n’étaient pourtant pas le propos ni l’objectif des organisateurs, mais cela en sera peut-être la conséquence.
Les nombreux rapports d’organisations internationales, dont le plus récent est celui d’Amnesty International (mars 2007), précédés par ceux du PNUD, de Human Rights Watch ou encore de Christian Aid, du Catholic Institute for International Relations(CICR)/IPSOS (2) et du US Department for Human Rights (3) alimentent les actions des sociétés civiles haïtienne et dominicaine.
Des Dominicains résidants à Paris, d’autres ayant fait spécialement le déplacement de République dominicaine sont venus "défendre" leur pays qu’ils pensent être victime de "calomnie" et objectent, lors du débat organisé après la projection de documentaires, que "les Dominicains vivent également dans la pauvreté".
A la différence que "les Dominicains sont au chômage et que ces coupeurs de canne travaillent près de 12 heures par jour, pour un salaire de misère, la faim au ventre", précise Amy Serrano, la réalisatrice de The Sugar Babies.
Les organisateurs d’Esclaves au paradis ont reçu des lettres du cabinet d’avocats Patton Boggs les informant des poursuites judiciaires qui seraient engagées à l’encontre des producteurs de The Price of sugar en cas de projection du film. Le responsable des cinémas MK2 a lui même reçu un appel d’un avocat français téléguidé par le gouvernement de Leonel Fernandez et s’annonçant comme porte parole d’une fédération d’associations (non identifiées à ce jour) le menaçant d’un procès.
Qu’importe, l’événement Esclaves au paradis s’est entouré de partenaires insensibles aux intimidations. Parmi eux, la Ville de Paris, Amnesty International, le Collectif 2004 Images, Libération, la chaîne de cinémas MK2 dont on connaît l’engagement pour des sujets sensibles.
Au sommet de l’OEA, face à ces rapports, documentaires, photos, témoignages, engagements d’organismes internationaux, quels sont les contre arguments de Carlos Morales Troncoso, ministre des affaires étrangères et par ailleurs depuis longtemps actionnaire des sucreries incriminées de la Central Romana (4) dans l’est dominicain ?
La position de la République dominicaine est radicalement différente de celle du Brésil qui connaît les mêmes problèmes d’esclavage dans ces champs de canne. Cependant, au lieu de nier cette situation, le Brésil prend la tête du combat contre le travail forcé et a condamné dans l’état de Ramanhao en mars 2006 des propriétaires de ranch à verser des dédommagement aux salariés et à l’Etat. (5) Le gouvernement a établi une Commission nationale pour l’éradication du travail d’esclave (CONATRAE) en 2003 et a lancé un plan d’action national contre le travail forcé.
"En suivant le modèle brésilien, précise Roger Plant, expert du Bureau International du Travail, nous constatons maintenant des avancées dans d’autres pays d’Amérique latine qui intensifient leur action contre le travail forcé."
Pérou, Paraguay et Brésil s’engagent contre le travail forcé. Pas la République dominicaine. Ou du moins pas encore. Le sommet de l’OEA devrait permet à ces quatre pays de se rencontrer et d’en parler franchement.
Karole Gizolme et Anne Lescot
L’exposition de photos se tient jusqu’au 15 juin 2007 au 5, passage Piver - Paris 11e - voir www.gensdelacaraibe.org
Rapport d’Amnesty international : "République dominicaine. Une vie en transit – La situation tragique des migrants haïtiens et des Dominicains d’origine haïtienne" - Document public du 21 mars 2007 – http://web.amnesty.org/library/index/fraamr270012007
Voir le site Internet Espacinsular http://espacinsular.org/ spécialisé sur les relations dominico haïtiennes et les articles les plus documentés sur le trafic illégal de travailleurs haïtiens.
(1)" Mi-avril. À la demande du Quai d’Orsay, sur plainte de la légation de la République dominicaine, Jacques Roumain et Pierre Saint-Dizier, gérant de la revue Regards, sont arrêtés et inculpés d’outrages à un chef d’état étranger. Était mis en cause l’article de Roumain « La Tragédie haïtienne », paru dans le numéro du 18 novembre 1937 de la revue (c’est-à-dire cinq mois plus tôt), qui accuse de génocide le dictateur dominicain et de complicité le président Sténio Vincent. C’est la première fois qu’un journal français est poursuivi pour « outrage à chef d’état étranger ».
Extrait de la biographie de J. Roumain par L F Hoffmann mis en ligne sur le site Ile en Ile
(2) The Catholic Institute for International Relations(CICR)/IPSOS – www.ciir.org/shared_asp_files/uploadedfiles/5DFF5ABC-320D-4062-AB02-78030B906D4C_Neededbutunwanted_French.pdf -
(3) The US Department for Human Rights – http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2006/78889.htm
(4) http://www.ipsnews.net
(5) http://www.ilo.org/global/About_the_ILO/Media_and_public_information/Press_releases/lang—fr/WCMS_069169
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6072
Washington craint un développement du terrorisme islamiste en Haïti et dans d’autres pays de la région
Des palestiniens soupçonnés d’avoir participé à des attaques terroristes contre Israël s’étaient réfugiés en Haïti avant le 11 septembre 2001, ont révélé des officiels américains au New York Daily News ; la multiplication des mosquées et l’expansion de la communauté musulmane en Haïti inquiètent l’administration Bush également préoccupée par Trinidad et Tobago, l’Argentine, le Guyana et le Vénézuéla
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya
Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
---------------
Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya
Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.
Washington craint un développement du terrorisme islamiste en Haïti et dans d’autres pays de la région
Des palestiniens soupçonnés d’avoir participé à des attaques terroristes contre Israël s’étaient réfugiés en Haïti avant le 11 septembre 2001, ont révélé des officiels américains au New York Daily News ; la multiplication des mosquées et l’expansion de la communauté musulmane en Haïti inquiètent l’administration Bush également préoccupée par Trinidad et Tobago, l’Argentine, le Guyana et le Vénézuéla
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya
Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
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Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.
lundi 4 juin 2007,
Radio Kiskeya
Haïti constitue un sérieux sujet de préoccupation pour les Etats-Unis en matière de sécurité nationale au lendemain de l’arrestation de trois individus dont deux originaires de la Caraïbe pour leur implication présumée dans un complot terroriste international ayant visé l’aéroport John Fitzgerald Kennedy à New York.
Dans son édition de lundi, le New York Daily News révèle que les autorités sont extrêmement inquiètes de la montée vertigineuse en Haïti et dans d’autres pays de la région de la religion islamique dont les adeptes fondamentalistes sont associés au terrorisme international depuis le 11 septembre 2001.
Des responsables des services antiterroristes américains estiment que la chaîne potentielle du terrorisme religieux s’étend de l’Argentine à Haïti et le complot contre l’aéroport JFK déjoué à temps ne serait que la pointe visible de l’iceberg.
Un ancien officiel s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a rappelé qu’Haïti est considérée par tous les experts comme "le point le plus faible de toute la zone".
De plus, les services d’intelligence rapportent, qu’avant les attentats du 11 septembre contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), "des palestiniens probablement impliqués dans des attaques terroristes contre Israël étaient venus se cacher en Haïti".
Par ailleurs, des informations non confirmées ont fait état du séjour à Port-au-Prince d’au moins un des 19 kamikaze à avoir commis les pires attentats de l’histoire des Etats-Unis avec un bilan de 3.000 morts.
Le même ancien responsable contacté par le Daily News s’étonne de voir des mosquées pousser comme des champignons à Port-au-Prince au cours des dernières années alors que le pays est à prédominance catholique.
"Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il y a tant de mosquées en Haïti", a-t-il conclu, inquiet.
Pour sa part, le chef de la police de New York, Raymond Kelly, présente la Caraïbe en général comme la région ayant le potentiel de menaces le plus élevé pour la sécurité nationale des Etats-Unis. "Cette région nous préoccupe de plus en plus. Nous devons y observé très attentivement l’évolution de la situation", affirme Kelly qui avait, pendant plusieurs mois, travaillé à la création d’une police intérimaire en Haïti après l’intervention militaire américaine de 1994 et la dissolution par Jean-Bertrand Aristide des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).
Michael Scheuer, celui qui, en 1996, créa au sein de la CIA une cellule chargée de traquer Oussama Ben Laden, le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, souligne, dans ses considérations sur le phénomène, que "Trinidad et Tobago représente pour nous un cas extrêmement préoccupant depuis la fin des années 80".
Selon Scheuer, la Caraïbe n’abrite pas d’importants groupes terroristes sauf le Jamaat al Muslimeen établi à Trinidad. Cependant, il fait remarquer que des extrémistes peuvent se déplacer facilement d’une île à une autre.
"Ce qui est arrivé à New York est très instructif", a, de son côté, expliqué au journal new-yorkais un ancien leader de la Caraïbe ayant requis l’anonymat. Il estime que les extrémistes musulmans représentent un danger croissant pour le gouvernement du Premier ministre Patrick Manning.
Il ajoute que Trinidad et Tobago est en train de devenir "un autre Mogadiscio", en référence à la terreur que les fondamentalistes islamistes faisaient régner dans la capitale somalienne avant la chute de leur régime récemment.
La menace terroriste prend aussi des proportions alarmantes en Amérique du Sud, selon les services d’intelligence des Etats-Unis. Ils citent notamment l’apparition progressive dans le sous-continent du groupe libanais Hezbollah, activement soutenu par Téhéran et Damas ; la situation en Argentine où, en 1992, un attentat antisémite avait fait 29 morts ; le Guyana dont un ex-parlementaire, Abdul Kadir, figure parmi les quatre terroristes présumés de New York ; mais, surtout le Vénézuéla et son Président Hugo Chàvez impliqués dans des relations de plus en plus étroites avec l’Iran et la Syrie, qui selon l’administration Bush, font partie avec la Corée du Nord de "l’axe du mal".
Le chef de l’Etat a récemment autorisé des vols directs sans visa entre Caracas, Tehéran et Damas.
Cependant, malgré ses angoisses Washington reconnaît que son dispositif de renseignement antiterroriste à travers le continent américain reste faible. Seuls 25 attachés légaux de la Sûreté Fédérale (FBI), communément appelés G-men, sont actuellement déployés dans les différentes ambassades américaines.
Concernant Haïti, où vit une importante communauté syro-libanaise incluant des ressortissants palestiniens, le gouvernement américain n’a pas encore précisé si certains de ses membres faisaient l’objet d’investigations antiterroristes.
Des familles d’origine arabe sont établies dans le pays depuis des décennies et occupent une place importante dans le commerce.
Quant à la progression de l’Islam, elle est visible avec la multiplication des mosquées et l’augmentation des adeptes principalement à Port-au-Prince. Cependant, aucune donnée ne permet pour l’instant d’y déceler la manifestation d’une forme quelconque de fanatisme religieux. spp/RK
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Commentaires :
Depuis la fin de la Guerre froide, l’administration américaine jubile devant l’effondrement du bloc soviétique. Fidel Castro est devenu le symbole d’une idéologie qui a fait sa route ; qui a survécu malgré d’innombrables difficultés et qui, porte parole d’une vision démodée, doit chuter sous l’effet de l’usure et l’abandon.
L’intérêt géopolitique avait donc changé de camp. La menace communiste devenue inexistante ; le temps des chiens de garde (longtemps appelé dictateurs) contraire à la promotion des droits humains devant la prolifération des discours qui se veulent politiquement corrects ; le sort des pays de la région dont Haïti n’importe plus personne.
Haïti végète. Haïti dégradée s’enfonce de plus en plus. En dehors de la menace des boat people le pays pour nos voisins avait cessé d’exister.
Aujourd’hui, l’administration américaine se rend compte que l’abandon pourrait constituer un bouillon de culture efficace à la pousse du terrorisme islamiste. Cette idée devrait permettre une révision du comportement des autorités américaines faces aux innombrables problèmes du pays.
LA FOIRE HAITIENNE DU LIVRE ...LIVRES EN FOLIE
Et la fête sera belle
Au Parc Historique de la Canne à Sucre (Tabarre) où se déroulera le Jeudi 6 juin 2007 (de 10 h am à 6 h pm) la plus grande foire du livre haïtien, les bibliophiles en auront pour leur soif: 56 auteurs en signature, 1225 titres disponibles avec jusqu'à 50% de réduction. Lors d'une conférence de presse ce mardi à Cabane Choucoune (Pétion-Ville), les organisateurs de Livres en Folie ont fait état des nouveautés devant marquer, cette année, l'événement.
«Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans auront droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles.» C'est ce qui ressort, pour l'essentiel, des propos du directeur du Journal Le Nouvelliste, Max Chauvet, coorganisateur, aux côtés de la Unibank, de Livres en Folie.Faisant état de l'accent particulier qui est mis cette année sur les livres jeunesse, M. Chauvet en a profité pour remercier la compagnie de téléphone Voilà et le Rhum Barbancourt, les deux partenaires de ce qui se veut la plus grande foire du livre haïtien.
Heureux d'aménager l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre où doit se tenir la 13e édition de Livres en folie, ce qui assure lecteurs, auteurs, bibliophiles d'une meilleure atmosphère en regard des embouteillages monstres qu'ont occasionné les éditions précédentes qui se déroulaient à Bourdon, M. Chauvet estime que cela va donner des facilités pour la diffusion du livre.
Très reconnaissant à l'égard du Bureau National du Livre, la Brasserie La Couronne, Maison Henri Deschamps S.A, Communication Plus, Editions Fardin, Presses Nationales d'Haïti, Editions Choucoune, Editions CUC, Ticket Magazine pour leur apport manifeste à l'organisation de Livres en folie, le responsable du plus ancien Quotidien d'Haïti s'est réjoui du fait que cet événement culturel est devenu avec le temps un événement national. Et pour preuve : plusieurs activités culturelles, dont des conférences-débats, projections (cinématographiques) ont eu lieu dans les principales villes du pays avec comme leitmotiv «Livres en Folie».
Du 1er au 6 juin 2007, l'Alliance Française du Cap-Haïtien, des Gonaïves, la bibliothèque Municipale de Petit-Goâve, Saint-Marc, Cayes, Mirebalais, Jacmel, Fokal de Port-Salut, Jérémie, Limbé, les Centres de lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) de Cabaret, auront été le théâtre de conférences-débats sur l'importance de la lecture dans le développement intellectuel et personnel des jeunes. La question des droits d'auteurs, leurs enjeux et perspectives pour Haïti ont été abordés. La vie et l'oeuvre de Jacques Roumain dont 2007 ramène le centenaire de naissance ont été présentées aux jeunes. Angélique Jules, Claude Roumain, Jean-Euphèle Milcé ont été les principaux intervenants.
Livres en folie : un événement national et internationalGuy Supplice de la Unibank indique que la vente sur Internet et dans les villes de province prend donc fin ce mardi.
Prenant tour à tour la parole, les partenaires de Livres en folie ont exprimé leur satisfaction d'apporter leur contribution à une initiative de cette envergure qui vise à assurer la promotion du livre haïtien et de la culture nationale. «La Unibank est heureuse et fière de s'associer à cette initiative culturelle qui est devenue un événement national», déclare Guy Supplice qui s'est dit heureux du fait que les villes de province y sont impliquées grâce à l'Alliance Française et aux bibliothèques municipales.
Selon M. Supplice, Livres en folie est devenue également un événement international par rapport à la possibilité offerte aux internautes de faire l'acquisition des titres désirés.Pour sa part, le représentant du Rhum Barbancourt n'a pas caché sa satisfaction de participer à la promotion du livre haïtien par le biais de Livres en folie qui aide le public à se procurer de meilleurs ouvrages à meilleur prix. Heureux de subventionner directement le roman Kool-Klub de Kettly Mars, M. William Eliassaint dit espérer que la journée du livre sera une réussite.
Ticket Magazine au coeur de l'événement
Le responsable de Ticket Magazine, Frantz Duval, dit éprouver, quant à lui, le plus grand plaisir de participer à Livres en folie. Ayant pris l'initiative de publier dans les colonnes de ce magazine des oeuvres de Gary Victor, Kettly Mars et Teddy Keser Mombrun sous forme de feuilleton, il s'estime heureux de présenter ces écrits sous forme d'ouvrage à la 13e édition de Livre en folie. «Ticket Magazine, indique-t-il, s'engage à intéresser les jeunes à la lecture et à l'objet-livre», a-t-il indiqué.Ticket Sport : un supplément de Ticket Magazine sera donc présenté à Livres en folie. Des posters de la sélection nationale seront également distribués à cette occasion. Poètes, diseurs, artistes-chanteurs constitueront un véritable podium des stars sans toutefois interférer sur l'activité de vente, fait savoir M. Duval comme pour faire ressortir le cachet artistique de cette édition de la plus grande foire du livre haïtien.
Auteurs et éditeurs motivésDe Dieudonné Fardin (des Editions Fardin) à Christophe Ph. Charles (des Editions Choucone) en passant par Wilhems Edouard (des Editions des Presses Nationales d'Haïti et Jocelyne Trouillot-Lévy (des Editions des Universités Caraïbes), les éditeurs impliqués dans cette activité ont présenté tour à tour leurs titres et collections. «C'est avec passion et peut-être sans folie qu'on arrive au point où le livre retrouve sa place dans un pays où la tradition orale est si forte», note Jocelyne Trouillot-Lévy qui a fait état des nouveautés de sa maison d'édition dont un recueil de contes titré «Jacques Roumain parle aux enfants».Les auteurs qui seront en signature, pour leur part, ont exprimé leur voeu que Livres en folie 2007 soit un succès en assurant véritablement la promotion du livre haïtien.
André Vilaire Chéry, Viola Lubin, Ange-Bellie Andou, Georges Anglade, Dominique Batraville, Julio Jean-Pierre, Guy-Serge Pompilus, Emmanuel Agénor, etc. forment le voeu que le public fera le déplacement en très grand nombre. Théodore Achille - auteur remarqué et remarquable - s'est dit frappé par le sort fait à Justin Lhérisson dont 2007 ramène le centenaire de naissance.
Il se veut le défenseur attitré de la cause de la double nationalité : thématique de l'ouvrage qu'il signera à Livres en folie.
Robenson Bernard
Au Parc Historique de la Canne à Sucre (Tabarre) où se déroulera le Jeudi 6 juin 2007 (de 10 h am à 6 h pm) la plus grande foire du livre haïtien, les bibliophiles en auront pour leur soif: 56 auteurs en signature, 1225 titres disponibles avec jusqu'à 50% de réduction. Lors d'une conférence de presse ce mardi à Cabane Choucoune (Pétion-Ville), les organisateurs de Livres en Folie ont fait état des nouveautés devant marquer, cette année, l'événement.
«Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans auront droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles.» C'est ce qui ressort, pour l'essentiel, des propos du directeur du Journal Le Nouvelliste, Max Chauvet, coorganisateur, aux côtés de la Unibank, de Livres en Folie.Faisant état de l'accent particulier qui est mis cette année sur les livres jeunesse, M. Chauvet en a profité pour remercier la compagnie de téléphone Voilà et le Rhum Barbancourt, les deux partenaires de ce qui se veut la plus grande foire du livre haïtien.
Heureux d'aménager l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre où doit se tenir la 13e édition de Livres en folie, ce qui assure lecteurs, auteurs, bibliophiles d'une meilleure atmosphère en regard des embouteillages monstres qu'ont occasionné les éditions précédentes qui se déroulaient à Bourdon, M. Chauvet estime que cela va donner des facilités pour la diffusion du livre.
Très reconnaissant à l'égard du Bureau National du Livre, la Brasserie La Couronne, Maison Henri Deschamps S.A, Communication Plus, Editions Fardin, Presses Nationales d'Haïti, Editions Choucoune, Editions CUC, Ticket Magazine pour leur apport manifeste à l'organisation de Livres en folie, le responsable du plus ancien Quotidien d'Haïti s'est réjoui du fait que cet événement culturel est devenu avec le temps un événement national. Et pour preuve : plusieurs activités culturelles, dont des conférences-débats, projections (cinématographiques) ont eu lieu dans les principales villes du pays avec comme leitmotiv «Livres en Folie».
Du 1er au 6 juin 2007, l'Alliance Française du Cap-Haïtien, des Gonaïves, la bibliothèque Municipale de Petit-Goâve, Saint-Marc, Cayes, Mirebalais, Jacmel, Fokal de Port-Salut, Jérémie, Limbé, les Centres de lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) de Cabaret, auront été le théâtre de conférences-débats sur l'importance de la lecture dans le développement intellectuel et personnel des jeunes. La question des droits d'auteurs, leurs enjeux et perspectives pour Haïti ont été abordés. La vie et l'oeuvre de Jacques Roumain dont 2007 ramène le centenaire de naissance ont été présentées aux jeunes. Angélique Jules, Claude Roumain, Jean-Euphèle Milcé ont été les principaux intervenants.
Livres en folie : un événement national et internationalGuy Supplice de la Unibank indique que la vente sur Internet et dans les villes de province prend donc fin ce mardi.
Prenant tour à tour la parole, les partenaires de Livres en folie ont exprimé leur satisfaction d'apporter leur contribution à une initiative de cette envergure qui vise à assurer la promotion du livre haïtien et de la culture nationale. «La Unibank est heureuse et fière de s'associer à cette initiative culturelle qui est devenue un événement national», déclare Guy Supplice qui s'est dit heureux du fait que les villes de province y sont impliquées grâce à l'Alliance Française et aux bibliothèques municipales.
Selon M. Supplice, Livres en folie est devenue également un événement international par rapport à la possibilité offerte aux internautes de faire l'acquisition des titres désirés.Pour sa part, le représentant du Rhum Barbancourt n'a pas caché sa satisfaction de participer à la promotion du livre haïtien par le biais de Livres en folie qui aide le public à se procurer de meilleurs ouvrages à meilleur prix. Heureux de subventionner directement le roman Kool-Klub de Kettly Mars, M. William Eliassaint dit espérer que la journée du livre sera une réussite.
Ticket Magazine au coeur de l'événement
Le responsable de Ticket Magazine, Frantz Duval, dit éprouver, quant à lui, le plus grand plaisir de participer à Livres en folie. Ayant pris l'initiative de publier dans les colonnes de ce magazine des oeuvres de Gary Victor, Kettly Mars et Teddy Keser Mombrun sous forme de feuilleton, il s'estime heureux de présenter ces écrits sous forme d'ouvrage à la 13e édition de Livre en folie. «Ticket Magazine, indique-t-il, s'engage à intéresser les jeunes à la lecture et à l'objet-livre», a-t-il indiqué.Ticket Sport : un supplément de Ticket Magazine sera donc présenté à Livres en folie. Des posters de la sélection nationale seront également distribués à cette occasion. Poètes, diseurs, artistes-chanteurs constitueront un véritable podium des stars sans toutefois interférer sur l'activité de vente, fait savoir M. Duval comme pour faire ressortir le cachet artistique de cette édition de la plus grande foire du livre haïtien.
Auteurs et éditeurs motivésDe Dieudonné Fardin (des Editions Fardin) à Christophe Ph. Charles (des Editions Choucone) en passant par Wilhems Edouard (des Editions des Presses Nationales d'Haïti et Jocelyne Trouillot-Lévy (des Editions des Universités Caraïbes), les éditeurs impliqués dans cette activité ont présenté tour à tour leurs titres et collections. «C'est avec passion et peut-être sans folie qu'on arrive au point où le livre retrouve sa place dans un pays où la tradition orale est si forte», note Jocelyne Trouillot-Lévy qui a fait état des nouveautés de sa maison d'édition dont un recueil de contes titré «Jacques Roumain parle aux enfants».Les auteurs qui seront en signature, pour leur part, ont exprimé leur voeu que Livres en folie 2007 soit un succès en assurant véritablement la promotion du livre haïtien.
André Vilaire Chéry, Viola Lubin, Ange-Bellie Andou, Georges Anglade, Dominique Batraville, Julio Jean-Pierre, Guy-Serge Pompilus, Emmanuel Agénor, etc. forment le voeu que le public fera le déplacement en très grand nombre. Théodore Achille - auteur remarqué et remarquable - s'est dit frappé par le sort fait à Justin Lhérisson dont 2007 ramène le centenaire de naissance.
Il se veut le défenseur attitré de la cause de la double nationalité : thématique de l'ouvrage qu'il signera à Livres en folie.
Robenson Bernard
Haïti, un pays qui présente une nouvelle image
Délégation haïtienne en visite en Toscane et Lucca
Après un séjour d'une semaine au Japon, est arrivée en Toscane le 22 mai 2007 une délégation haïtienne composée du Consultant Marcel Duret, ex Ambassadeur d'Haïti au Japon pendant 12 ans et de Monsieur Pétuel Azor Président d'un consortium de 7 coopératives de Thiotte dénommé COOPCAB.
Le but de la mission en Italie consistait à présenter un nouveau visage de la République d'Haïti, un pays dans lequel l'ordre a été rétabli et où il est possible aujourd'hui de faire des investissements dans des secteurs divers avec l'assurance d'un bon retour sur investissement.
Une attention spéciale a été mise sur le secteur du textile, celui de la production de café de haute qualité, un café de montagne produit entre 800 et 1400 m. d'altitude, et aussi sur la production du biodiesel à partir de la Jatropha, (gwo metsiyen) plante endémique en Haïti.
La délégation a été reçue par le Dr. Marco Pieragnoli et Dr. Enzo Luccehesi, des hauts responsables du groupe d'investisseurs Confartigianato. Les sujets traités ont porté sur la relance du tourisme, du commerce de la finance et des joint-ventures.
La Cie. SIGNA Entreprise S.A. travaille à la mise en place d'une zone franche qui sera fonctionnelle dans 10 mois.
Monsieur Marcel Duret a déclaré que Haïti est ouverte aux affaires. Dans l'espace d'un an, le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis ont pu éliminer la polarisation politique qui existait jusque là, grâce à la formation d'un gouvernement de coalition.
Le gouvernement a pu réduire l'insécurité et les cas de criminalités. Une législation favorable aux investissements étrangers a été votée récemment. Dans le cadre sa politique étrangère, Haïti entretient des relations privilégiées avec le Venezuela, Cuba et les Etats-Unis d'Amérique.
Au cours de ses visites diplomatiques, le Président Préval a déclaré qu'Haïti n'a pas d'ennemi.
A Lucca, la délégation haïtienne a été reçue par la Société Rocci, productrice du café INCA et intéressé par le café haïtien. L'échantillon soumis a été immédiatement torréfié et dégusté pour le plus grand plaisir des responsables de la Société.
La dégustation italienne vient corroborer le contrôle de la qualité de 9 points sur 10 faite par une compagnie japonaise sur le café haïtien. Les responsables de la Société Rocci ont exprimé à la délégation leur souhait d'importer toute la récolte de café de Thiotte pour l'année prochaine, à des prix avantageux.
Suite à cette visite, une rencontre a été réalisée avec le consortium T.E.R.R.A afin d'étudier les initiatives existant en Haïti en matière de pisciculture et aquaculture, et également avec la Chambre de Commerce Italiano-dominicaine qui souhaiterait dynamiser des joint-ventures dans le secteur agroalimentaire.
Des membres du consortium T.E.R.R.A projettent une visite en Haïti vers la fin de juin 2007.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Après un séjour d'une semaine au Japon, est arrivée en Toscane le 22 mai 2007 une délégation haïtienne composée du Consultant Marcel Duret, ex Ambassadeur d'Haïti au Japon pendant 12 ans et de Monsieur Pétuel Azor Président d'un consortium de 7 coopératives de Thiotte dénommé COOPCAB.
Le but de la mission en Italie consistait à présenter un nouveau visage de la République d'Haïti, un pays dans lequel l'ordre a été rétabli et où il est possible aujourd'hui de faire des investissements dans des secteurs divers avec l'assurance d'un bon retour sur investissement.
Une attention spéciale a été mise sur le secteur du textile, celui de la production de café de haute qualité, un café de montagne produit entre 800 et 1400 m. d'altitude, et aussi sur la production du biodiesel à partir de la Jatropha, (gwo metsiyen) plante endémique en Haïti.
La délégation a été reçue par le Dr. Marco Pieragnoli et Dr. Enzo Luccehesi, des hauts responsables du groupe d'investisseurs Confartigianato. Les sujets traités ont porté sur la relance du tourisme, du commerce de la finance et des joint-ventures.
La Cie. SIGNA Entreprise S.A. travaille à la mise en place d'une zone franche qui sera fonctionnelle dans 10 mois.
Monsieur Marcel Duret a déclaré que Haïti est ouverte aux affaires. Dans l'espace d'un an, le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis ont pu éliminer la polarisation politique qui existait jusque là, grâce à la formation d'un gouvernement de coalition.
Le gouvernement a pu réduire l'insécurité et les cas de criminalités. Une législation favorable aux investissements étrangers a été votée récemment. Dans le cadre sa politique étrangère, Haïti entretient des relations privilégiées avec le Venezuela, Cuba et les Etats-Unis d'Amérique.
Au cours de ses visites diplomatiques, le Président Préval a déclaré qu'Haïti n'a pas d'ennemi.
A Lucca, la délégation haïtienne a été reçue par la Société Rocci, productrice du café INCA et intéressé par le café haïtien. L'échantillon soumis a été immédiatement torréfié et dégusté pour le plus grand plaisir des responsables de la Société.
La dégustation italienne vient corroborer le contrôle de la qualité de 9 points sur 10 faite par une compagnie japonaise sur le café haïtien. Les responsables de la Société Rocci ont exprimé à la délégation leur souhait d'importer toute la récolte de café de Thiotte pour l'année prochaine, à des prix avantageux.
Suite à cette visite, une rencontre a été réalisée avec le consortium T.E.R.R.A afin d'étudier les initiatives existant en Haïti en matière de pisciculture et aquaculture, et également avec la Chambre de Commerce Italiano-dominicaine qui souhaiterait dynamiser des joint-ventures dans le secteur agroalimentaire.
Des membres du consortium T.E.R.R.A projettent une visite en Haïti vers la fin de juin 2007.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Digicel supporte la sélection nationale dans la Gold Cup
Diverses activités ont été organisées par Digicel en vue de marquer de manière significative la participation d'Haïti à la Gold Cup.
Digicel, Sponsor officiel du football haïtien, a organisé toute une série d'activités en vue de supporter la Sélection Nationale Senior dans le cadre de sa participation à la Gold Cup. Haïti fait partie du groupe A composé de Costa Rica, Canada et Guadeloupe.
- Une tournée du pays a été organisée en vue de recueillir la signature des milliers de supporters du football en Haïti sur un drapeau national géant (10' x10') divisé en 10 parties représentant les 10 départements. Ce drapeau est remis au capitaine de la Sélection Nationale par un représentant de Digicel, le 5 juin à Miami, pour partager les bons souhaits et les mots d'encouragement et de support de la population haïtienne.
- Une semaine avant l'ouverture officielle de la Gold Cup, le grand public fut appelé à envoyer des messages texte (SMS) d'encouragement à la Sélection Nationale. En vue de faciliter ceux qui ne sont pas encore abonnés, une promotion spéciale est offerte sur les modèles : Sagem MY 101 (650 gdes), Motorola C122 (800 gdes), Motorola F3 (1000 gdes). Le public a réagi positivement et en une semaine, approximativement 100,000 messages-texte ont été envoyé. Ces messages d'encouragement seront aussi transmis au Capitaine de la Sélection. Tous ceux qui ont participé à cette activité participeront au tirage du lundi 4 juin et 60 gagnants recevront des primes intéressantes telles jeux d'équipements de la Sélection Nationale, maillots, ballons de foot, minutes d'appels etc...
- Une musique d'encouragement commanditée par Digicel et écrite et chantée par une pléiade d'artistes connus tels : Kéké Bélizaire, Shabba, Mika Benjamin, Eric Charles, Rolls Lainé (Roro) est actuellement en rotation sur diverses stations de radio du pays.
«Aujourd'hui Digicel est fière d'accompagner le football haïtien encore une fois en terre étrangère pour participer au Tournoi Digicel à Trinidad et au Gold Cup 2007 aux Etats-Unis. La Sélection nationale nous a déjà prouvé à quel point elle est efficace et motivée et nous renouvelons notre engagement à son endroit afin qu'elle devienne encore plus célèbre à travers le monde. Nous souhaitons bon succès à notre équipe d'Haïti.» a exprimé Mme Ghada Gebara, PDG de Digicel Haïti
Digicel, Sponsor officiel du football haïtien, a organisé toute une série d'activités en vue de supporter la Sélection Nationale Senior dans le cadre de sa participation à la Gold Cup. Haïti fait partie du groupe A composé de Costa Rica, Canada et Guadeloupe.
- Une tournée du pays a été organisée en vue de recueillir la signature des milliers de supporters du football en Haïti sur un drapeau national géant (10' x10') divisé en 10 parties représentant les 10 départements. Ce drapeau est remis au capitaine de la Sélection Nationale par un représentant de Digicel, le 5 juin à Miami, pour partager les bons souhaits et les mots d'encouragement et de support de la population haïtienne.
- Une semaine avant l'ouverture officielle de la Gold Cup, le grand public fut appelé à envoyer des messages texte (SMS) d'encouragement à la Sélection Nationale. En vue de faciliter ceux qui ne sont pas encore abonnés, une promotion spéciale est offerte sur les modèles : Sagem MY 101 (650 gdes), Motorola C122 (800 gdes), Motorola F3 (1000 gdes). Le public a réagi positivement et en une semaine, approximativement 100,000 messages-texte ont été envoyé. Ces messages d'encouragement seront aussi transmis au Capitaine de la Sélection. Tous ceux qui ont participé à cette activité participeront au tirage du lundi 4 juin et 60 gagnants recevront des primes intéressantes telles jeux d'équipements de la Sélection Nationale, maillots, ballons de foot, minutes d'appels etc...
- Une musique d'encouragement commanditée par Digicel et écrite et chantée par une pléiade d'artistes connus tels : Kéké Bélizaire, Shabba, Mika Benjamin, Eric Charles, Rolls Lainé (Roro) est actuellement en rotation sur diverses stations de radio du pays.
«Aujourd'hui Digicel est fière d'accompagner le football haïtien encore une fois en terre étrangère pour participer au Tournoi Digicel à Trinidad et au Gold Cup 2007 aux Etats-Unis. La Sélection nationale nous a déjà prouvé à quel point elle est efficace et motivée et nous renouvelons notre engagement à son endroit afin qu'elle devienne encore plus célèbre à travers le monde. Nous souhaitons bon succès à notre équipe d'Haïti.» a exprimé Mme Ghada Gebara, PDG de Digicel Haïti
L’Organisation des Etats Américains ferme la 37 ème assemblée générale sans faire allusion au cas de la RCTV.
PANAMA. La OEA a clausuré hier son XXXVII assemblée générale en supportant la liberté d’expression au niveau de l’hémisphère, mais sans prendre partie autour du sujet de la Radio Caracas Television, ce qui pourrait être considéré comme une victoire du Vénézuela sur les Etats-Unis.
La négation officielle à renouveler la fréquence ouverte de RCTV de la part du président venezuelien Chavez a incendié le rendez-vous continental, mais l’affaire n’est mentionné à la fin dans aucun document, restant dans l’air pour le moment la sollicitude formulée lundi par la secrétaire d’Etat Américain, Condoleezza Rice, qui voudrait que l’OEA envoie une mission a Caracas pour reconnaître les circonstances de la fermeture de la chaîne de télévision privée qui a provoquée des protestations d’étudiants dans cette nation.
« Antidémocratique »
Rice a dit que le cas de RCTV reste la mesure antidémocratique la plus drastique jamais adoptée par le Président CHAVEZ jusqu’à présent, ce qui fut réfuté catégoriquement par le chancelier vénézuélien Nicolas Maduro qui accusa Washington d’ingérence dans les affaires souveraines du Vénézuela et d’impulser un nouveau plan de destabilisation pour se défaire le chef d’Etat qui se bat pour un nouveau socialisme.
S’il s’agit de polémique, Maduro a lancé plus de flèches empoisonnées et depuis plusieurs fronts à l’administration de George Bush, qu’il accuse de violations des droits humains dans les prisons de Guantanamo et au niveau de la frontière partagée avec le Mexique.
En ce qui concerne le sujet central de l’assemblée générale » Energie pour un développement durable », les chanceliers américains ont adopté un consensus sur une déclaration visant à rechercher des ressources énergétiques « propres » et aussi pour reconnaître « le potentiel » des biocombustibles tel que l’éthanol dont les Brésil et es Etats-Unis représentent les plus grands producteurs.
Il arrive qu’une bonne partie de l’hémisphère souffre à cause des prix élevés du pétrole au niveau international.
Mais encore plus que l’énergie, ce qui a animé l’assemblée a été le débat sur la liberté d’expression, après l’objection de Hugo Chavez à continuer à renouveler la licence de RCTV. La délégation diplomatique vénézuelienne a défendu à cape et épée au panama la mesure comme un droit légitime et souverain.
Le Vénézuela a impulsé, en outre, 12 des 81 résolutions approuvées en assemblée, une d’entre elles sur « le droit à la liberté de pensée et d’expression et l’importance des moyens de communication »
“ La sollicitude des Etats-Unis n’a trouvé aucun support” a assuré l’ambassadeur du Venezuela devant l’OEA, Jorge Valero. Les Etats –Unis est resté isolé. En d’autres termes l’intention d’intervenir dans les affaires internes et convertir le thème de RCTV en élément de l’agenda fut rejeté et ce que nous avons écouté ont été des opinions et des points de vue allant dans le sens du respect de la juridiction interne des pays.
LE chancelier Bolivien David Choquehuanca, dont le gouvernement est un grand allié de Chavez, a dit que RCTV n’était pas inclus dans l’agenda et je considère que ce n’est point pertinent comme la ramené Madame Rice. Je ne voterais pas dans le cas ou il faudrait envoyer une mission au Vénézuela ».
Maduro a suggéré un peu avant à l’OEA qu’au lieu de nommer un mission pour vérifier le cas de RCTV, de la diriger plutôt vers Guantanamo et qu’on ’puisse voir combien de prisonniers il y a là-bas ou d’aller à la frontière avec le Mexique, s’ils veulent pour de bon réviser les droits humains et voir comment on se donne à la chasse des immigrants » a signalé Maduro lors d’une conférence de presse accordée pendant la visite des locaux de la fondation Omar Torrijos.
Le sujet de la liberté d’expression a troublé la discussion sur les sujets traitant de l’énergie durant laquelle il y eut quelques divergences d’opinion à cause des réserves des pays tels que le Nicaragua, la Bolivie, et le Vénézuela de parrainer l’idée de la production de combustibles à partir de sources agricoles.
« Les pays en voies de développement nous ne pouvons pas nous convertir en producteurs exclusifs de matière première destinées à la fabrication de l’éthanol, en utilisant toutes nos terres pour la production de canne à sucre », a souligné le chancelier de Nicaragua, Samuel Santos.
Santos a soutenu que la réponse pour affronter la crise énergétique se trouve dans le développement de sources comme la géothermie, l’hydroélectrique, plantes éoliennes et les biomasses.
La négation officielle à renouveler la fréquence ouverte de RCTV de la part du président venezuelien Chavez a incendié le rendez-vous continental, mais l’affaire n’est mentionné à la fin dans aucun document, restant dans l’air pour le moment la sollicitude formulée lundi par la secrétaire d’Etat Américain, Condoleezza Rice, qui voudrait que l’OEA envoie une mission a Caracas pour reconnaître les circonstances de la fermeture de la chaîne de télévision privée qui a provoquée des protestations d’étudiants dans cette nation.
« Antidémocratique »
Rice a dit que le cas de RCTV reste la mesure antidémocratique la plus drastique jamais adoptée par le Président CHAVEZ jusqu’à présent, ce qui fut réfuté catégoriquement par le chancelier vénézuélien Nicolas Maduro qui accusa Washington d’ingérence dans les affaires souveraines du Vénézuela et d’impulser un nouveau plan de destabilisation pour se défaire le chef d’Etat qui se bat pour un nouveau socialisme.
S’il s’agit de polémique, Maduro a lancé plus de flèches empoisonnées et depuis plusieurs fronts à l’administration de George Bush, qu’il accuse de violations des droits humains dans les prisons de Guantanamo et au niveau de la frontière partagée avec le Mexique.
En ce qui concerne le sujet central de l’assemblée générale » Energie pour un développement durable », les chanceliers américains ont adopté un consensus sur une déclaration visant à rechercher des ressources énergétiques « propres » et aussi pour reconnaître « le potentiel » des biocombustibles tel que l’éthanol dont les Brésil et es Etats-Unis représentent les plus grands producteurs.
Il arrive qu’une bonne partie de l’hémisphère souffre à cause des prix élevés du pétrole au niveau international.
Mais encore plus que l’énergie, ce qui a animé l’assemblée a été le débat sur la liberté d’expression, après l’objection de Hugo Chavez à continuer à renouveler la licence de RCTV. La délégation diplomatique vénézuelienne a défendu à cape et épée au panama la mesure comme un droit légitime et souverain.
Le Vénézuela a impulsé, en outre, 12 des 81 résolutions approuvées en assemblée, une d’entre elles sur « le droit à la liberté de pensée et d’expression et l’importance des moyens de communication »
“ La sollicitude des Etats-Unis n’a trouvé aucun support” a assuré l’ambassadeur du Venezuela devant l’OEA, Jorge Valero. Les Etats –Unis est resté isolé. En d’autres termes l’intention d’intervenir dans les affaires internes et convertir le thème de RCTV en élément de l’agenda fut rejeté et ce que nous avons écouté ont été des opinions et des points de vue allant dans le sens du respect de la juridiction interne des pays.
LE chancelier Bolivien David Choquehuanca, dont le gouvernement est un grand allié de Chavez, a dit que RCTV n’était pas inclus dans l’agenda et je considère que ce n’est point pertinent comme la ramené Madame Rice. Je ne voterais pas dans le cas ou il faudrait envoyer une mission au Vénézuela ».
Maduro a suggéré un peu avant à l’OEA qu’au lieu de nommer un mission pour vérifier le cas de RCTV, de la diriger plutôt vers Guantanamo et qu’on ’puisse voir combien de prisonniers il y a là-bas ou d’aller à la frontière avec le Mexique, s’ils veulent pour de bon réviser les droits humains et voir comment on se donne à la chasse des immigrants » a signalé Maduro lors d’une conférence de presse accordée pendant la visite des locaux de la fondation Omar Torrijos.
Le sujet de la liberté d’expression a troublé la discussion sur les sujets traitant de l’énergie durant laquelle il y eut quelques divergences d’opinion à cause des réserves des pays tels que le Nicaragua, la Bolivie, et le Vénézuela de parrainer l’idée de la production de combustibles à partir de sources agricoles.
« Les pays en voies de développement nous ne pouvons pas nous convertir en producteurs exclusifs de matière première destinées à la fabrication de l’éthanol, en utilisant toutes nos terres pour la production de canne à sucre », a souligné le chancelier de Nicaragua, Samuel Santos.
Santos a soutenu que la réponse pour affronter la crise énergétique se trouve dans le développement de sources comme la géothermie, l’hydroélectrique, plantes éoliennes et les biomasses.
Fidel Castro affirme à la televisión qua sa santé n’est pas un secret d’état.
La Havane.- Au milieu d’une expectative généralisée, le convalescent chef d’Etat Fidel Castro, âgé de 80 ans et après plusieurs interventions intestinales, est apparu hier mardi à la télévision cubaine assurant que sa santé n’est pas un secret d’Etat.
Depuis juillet dernier, le président a délégué le pouvoir à son frère Raul Castro et plus jamais il n’a été revu en public ; surtout des images publiées à la fin de l’année dernière l’ont montré très amaigri et défiguré.
Vêtu d’une tenue de sport, la barbe de toujours, soignée à souhait, Castro a parlé pendant une heure avec Randy Alonso, le présentateur de « Table Ronde », une émission télévisée quotidienne qui se prête à des prises de position officielles autour des sujets d’actualité.
De façon calme et d’une voix pausée, le leader fit de larges commentaires sur la visite du dirigeant suprême vietnamien Nong Duc Manh, avec lequel il s’est entretenu la fin de la semaine écoulée ; tandis qu’il louait le développement atteint par le pays asiatique, avec lequel il partage le modèle communiste sans l’ouverture du marché.
Sujets autour de l’environnement
Il a fait de même quelques déclarations sur les thèmes écologiques et d’intérêt mondial, mais n’a rien dit sur la politique domestique de l’île, une vraie constante dans ses dernières colonnes d’opinion publiées dans les médias de l’île. Seulement à la fin de l’entrevue qui a été enregistrée le lundi et annoncée la nuit de ce même jour générant une grande expectative tant au niveau de l’île qu’à l’extérieur, Castro a fait référence de façon brève de son état de santé.
« Je le dis à mes compatriotes que je suis entrain de faire ce qu’il me convient de faire maintenant… il n’y a aucun secret » a déclaré Castro qui a en outre insisté sur le fait qu’aujourd’hui, tenant compte du niveau technologique de la communication ( !) des services d’intelligence, il est difficile de cacher quoique ce soit sur une personne ou sur un chef d’Etat.
« Il n’y a pas de secret, ils en savent plus que quatre vérités », a ajouté Castro cette fois ciblant les Etats-Unis, dont les fonctionnaires n’ont pas caché qu’ils suivent de près l’état de santé de son rival de 4 décennies après lui avoir pronostiqué une mort rapide en supposant qu’il souffrait d’un cancer en phase terminale.
Article original en Espagnol paru dans l’édition digitale du journal dominicain EL listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=15641, traduit en français par Thom Gato pour HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com)
Depuis juillet dernier, le président a délégué le pouvoir à son frère Raul Castro et plus jamais il n’a été revu en public ; surtout des images publiées à la fin de l’année dernière l’ont montré très amaigri et défiguré.
Vêtu d’une tenue de sport, la barbe de toujours, soignée à souhait, Castro a parlé pendant une heure avec Randy Alonso, le présentateur de « Table Ronde », une émission télévisée quotidienne qui se prête à des prises de position officielles autour des sujets d’actualité.
De façon calme et d’une voix pausée, le leader fit de larges commentaires sur la visite du dirigeant suprême vietnamien Nong Duc Manh, avec lequel il s’est entretenu la fin de la semaine écoulée ; tandis qu’il louait le développement atteint par le pays asiatique, avec lequel il partage le modèle communiste sans l’ouverture du marché.
Sujets autour de l’environnement
Il a fait de même quelques déclarations sur les thèmes écologiques et d’intérêt mondial, mais n’a rien dit sur la politique domestique de l’île, une vraie constante dans ses dernières colonnes d’opinion publiées dans les médias de l’île. Seulement à la fin de l’entrevue qui a été enregistrée le lundi et annoncée la nuit de ce même jour générant une grande expectative tant au niveau de l’île qu’à l’extérieur, Castro a fait référence de façon brève de son état de santé.
« Je le dis à mes compatriotes que je suis entrain de faire ce qu’il me convient de faire maintenant… il n’y a aucun secret » a déclaré Castro qui a en outre insisté sur le fait qu’aujourd’hui, tenant compte du niveau technologique de la communication ( !) des services d’intelligence, il est difficile de cacher quoique ce soit sur une personne ou sur un chef d’Etat.
« Il n’y a pas de secret, ils en savent plus que quatre vérités », a ajouté Castro cette fois ciblant les Etats-Unis, dont les fonctionnaires n’ont pas caché qu’ils suivent de près l’état de santé de son rival de 4 décennies après lui avoir pronostiqué une mort rapide en supposant qu’il souffrait d’un cancer en phase terminale.
Article original en Espagnol paru dans l’édition digitale du journal dominicain EL listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=15641, traduit en français par Thom Gato pour HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com)
lundi 4 juin 2007
RFO PARLE DE LA PARTICIPATION DE LA GUADELOUPE A LA GOLD CUP... DERBY REGIONAL EN PERSPECTIVE HAITI VS GUADELOUPE
Dossiers : Guadeloupe
La Guadeloupe en Gold Cup
L’équipe de football de Guadeloupe participe, du 6 au 24 juin 2007, à la 9ème édition de la Gold Cup aux Etats-Unis.
1ère participation à la Gold Cup
La Guadeloupe s’apprête à disputer la Gold Cup, une première dans son histoire footballistique. Pourtant, dans les rues de Pointe-à-Pitre, mis à part les amoureux du ballon rond qui trépignent déjà à l’idée de voir à l’œuvre leurs sélection, peu de gens savent réellement l’importance et le prestige d’un tel évènement à travers la région caraïbe et nord-américaine. Les hommes de Roger Salnot, de leur côté, n’ont que faire des on dit. Ils ont déjà plongé dans la compétition. Leur sélectionneur n’a pas eu besoin de les motiver. « Les gars sont conscients de l’enjeu, de la chance qu’ils ont de pouvoir côtoyer ce niveau. Arriver là, c’est une consécration. Une chance à saisir, notamment pour ceux qui souhaitent se faire remarquer
Collectivement même si on termine 4ème et dernier de notre poule, ce sera bien. Nous ne nous mettrons aucune pression inutile. Seulement celle de bien faire... et de ne pas être ridicule », a déclaré Jocelyn Angloma, l’ancien international français, dans les colonnes du bimensuel ultramarin Rootsports. Les joueurs guadeloupéens sont extrêmement motivés et enthousiastes. Pour le conseiller technique régional de la Guadeloupe Franck Louis, en poste depuis septembre 1999, il ne fait aucun doute que la sélection antillaise va défendre son blason. Dans les hautes sphères du football local, une stratégie d’intégration de joueurs professionnels évoluant à l’étranger (Europe) avec de jeunes talents locaux a été défendue, afin d’arriver à rivaliser avec des sélections nationales. « On attend de joueurs professionnels qu’ils apportent leur rigueur, leur professionnalisme dans la préparation, l’entame et la gestion des moments forts d’un match. Nos joueurs locaux sont loin d’être des manchots techniquement, mais la venue des pros doit leur permettre de passer un palier. Ils vont être rassurés. Ils vont bénéficier de l’expérience de leurs coéquipiers plus habitués aux rendez-vous à enjeux. Amateurs et professionnels vont aussi prendre conscience des qualités des uns et des autres. Cette rencontre ne peut qu’être bénéfique à l’ensemble de l’équipe », poursuit Franck Louis.
Les cinq fantastiques
Les éléments « européens », venus rejoindre la sélection guadeloupéenne, sont au nombre de cinq. Grandel est le gardien du temple. Portier du club hollandais du FC Utrecht, le Guadeloupéen se caractérise par un grand gabarit mais des sorties aériennes et dans les pieds très rapides et justes. Il a évolué à Libourne-Saint-Seurin, avec Troyes avant de se poser en Hollande. Il est un des cadres de l’équipe. David Sommeil est un des meilleurs défenseurs français. L’ancien Girondin et Marseillais joue depuis plusieurs saisons en Angleterre. Son sens du placement, ses jaillissements au sol, son bon jeu de tête et sa capacité à marquer à la culotte n’importe quel crack du football en font une pièce maîtresse de l’effectif de Roger Salnot. Miguel Comminges n’est pas forcément le plus connu des joueurs guadeloupéens de l’étranger. Le défenseur de Reims n’est toutefois pas là par hasard. Le défenseur est l’une des valeurs sûres de l’équipe champenoise. Polyvalent, il peut occuper sans problèmes chacun des postes défensifs. Le Dijonnais Mickaël Tacalfred évolue dans le même registre que Comminges. Ensemble, ils devraient apporter cette solidité défensive essentielle à un groupe porté vers l’attaque. Le duo aurait dû être complété par la présence d’un « ancien » de la sélection, le jeune défenseur Marseillais et international espoir Ronald Zubar. Blessé à la cuisse, c’est la mort dans l’âme que le solide défenseur central guadeloupéen a renoncé à la sélection. Il a néanmoins promis de faire le déplacement à Miami (Etats-Unis) pour venir encourager ses potes. En attaque, les Guadeloupéens pourront compter sur l’attaquant vif-argent, de Brest, Richard Socrier.
Angloma, chef de file de la nouvelle génération
Mais la star du groupe est bel est bien Jocelyn Angloma, l’un des plus beaux palmarès du football français. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille et international A avec les Bleus est le plus âgé donc le plus expérimenté. A 39 ans, le natif de Morne-à-l’Eau reconverti en milieu de terrain défensif et parfois offensif est le fer de lance de la sélection. Vainqueur de la Ligue des champions 1993 avec l’OM face au Milan AC son aura reste intacte aussi bien auprès des joueurs des autres nations représentés en Gold Cup qu’auprès de ses coéquipiers. Le règlement de la Gold Cup autorise une formation comme la Guadeloupe, assimilée à la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) à faire appel à des éléments internationaux n’ayant plus porté le maillot national depuis au moins cinq ans. Ce qui est son cas. La Guadeloupe a beau partir dans l’inconnu, mais avec une telle équipe il est peu probable qu’elle se retrouve dans la situation de la victime expiatoire. Puis avec des joueurs du cru très adroits devant le but adverse comme Dominique Mocka, Loïc Lebon et Ludovic Gotin qui culmine à 6 buts chacun depuis le 19 août 2006, la Guadeloupe peut réellement atteindre son objectif. « Sur le papier, il faut être réaliste. Nous avons très peu de chance de nous qualifier. Dans notre groupe des formations nationales telles que le Canada, Haïti et surtout le Costa Rica nous sont supérieures. Maintenant une bonne entame de tournoi peut nous ouvrir les portes du rêve. Nous sommes conscients d’être le petit poucet de la compétition. Je pense toutefois que viser des quarts de finale est un objectif censé », émet Franck Louis. Jocelyn Angloma abondait dans le même sens, toujours dans Rootsports, lorsqu’il déclare que : « Le tirage au sort de notre poule avec Costa Rica, Canada et Haïti, est très difficile (...) Nous y allons pour jouer notre va-tout. Pour faire bonne figure. Même si nous restons réalistes. Nous sommes bien sûr, sur le papier, la formation la plus faible des quatre. Mais c’est bien connu, le football peut parfois conduire à des surprises. »
Coup d’envoi le 6 juin
Cette 9ème édition de la Gold Cup de la CONCACAF, équivalent d’une Coupe d’Afrique ou encore d’une Coupe d’Europe des nations, rassemble les douze meilleures nations actuelles du bassin Caraïbe. Le tournoi se tient cette année, du 6 au 24 juin 2007, aux Etats-Unis, sur six sites disséminés dans plusieurs agglomérations du pays (l’Orange Bowl de Miami, Le Home depot Center de Los Angeles, le Reliant Stadium de Boston, le Reliant Stadium de Houston et le Soldier Field de Chicago). Les formations au départ de la compétition caribéenne sont Cuba, Honduras, Panama, Mexique, Salvador, Guatemala, Trinité et Tobago, Etats-Unis, Canada, Haïti, Costa Rica et Guadeloupe. Réparties dans trois poules de quatre équipes, seules les deux premiers du groupe se qualifient pour les quarts de finale. La Guadeloupe a de redoutables et expérimentés adversaires. A commencer par le Canada, classé à la 94ème place mondiale, dont la colonne vertébrale est composée majoritairement de joueurs européens naturalisés et évoluant dans le championnat nord-américain (MLS). Le jeu pratiqué par les hommes de Dale Mitchell est rapide, athlétique à la manière des anglo-saxons et posé au sol. Les protégés de Rodolfo Villalobos sont 50ème au classement FIFA. Le Costa Rica reste sur trois participations d’affilée en phase finale de Coupe du monde. Cette même équipe a tenu la dragée haute à l’équipe de France de football, en septembre 2005, ayant même mené 2 buts à 0 avant d’être rejoint au score et dépassé à la marque dans les derniers instants du match. Rodé aux joutes internationales, le Costa Rica a une grande expérience des rencontres à enjeux. Le jeu costaricain est léché, car les joueurs sont techniques. Déroulant un jeu ultra-rapide à une touche de balle et toute en déviation, les expérimentés Costaricains apparaissent comme les favoris de leur groupe.
Haïti/Guadeloupe, le derby régional
Enfin, l’équipe d’Haïti, récent vainqueur de la Coupe des Caraïbes, 2 buts à 1, contre le pays hôte Trinité et Tobago, est une équipe très rude sur l’homme. La 85ème meilleure équipe du monde, entraînée par le Cubain Luis Amelio Garcia, se démarque aussi par la vitesse de son jeu en mouvement porté vers l’avant. Ses joueurs très présents dans les duels, le sont aussi en attaque où certains d’entre eux, talentueux et efficaces, se distinguent par leur rapidité. Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes à Trinité et Tobago, la Guadeloupe s’était inclinée 3 buts à 1. Tout comme la formation des petites Antilles française, la nation de Toussaint Louverture n’évoluait pas avec l’intégralité de ses professionnels, notamment le défenseur nantais Jean-Jacques Pierre.
La rencontre Haïti/Guadeloupe, programmée le 6 juin à l’Orange Bowl de Miami, a des parfums de derby. Les joueurs des deux formations parlent le créole et usent couramment de la langue française. Leurs histoires s’entrecoupent et la géographie humaine fait que de nombreux Haïtiens ont choisis la Guadeloupe pour vivre.
« Nos deux formations se respectent. Nous sommes francophones, eux aussi. Les Haïtiens nous connaissent bien. Ils sont nombreux à habiter la Guadeloupe. Maintenant, Haïti n’est pas une petite nation de football. Ce pays possède une vraie histoire avec le football. En 1974, l’île a participé à la Coupe du monde. Les joueurs sont dépositaires d’une identité de jeu et d’une grande histoire avec le football. Puis, ce sport est si populaire chez eux que dans les difficultés du quotidien le football apporte à la population une fenêtre vers le rêve. L’enjeu est tout autre pour eux. On peut toutefois parler d’un véritable derby de la Caraïbe. Nous sommes prévenus. Avec la forte diaspora haïtienne résidente à Miami et mobilisée pour le match, il ne fait aucun doute que nous jouerons à l’extérieur et eux à domicile », soutient le Conseiller technique régional guadeloupéen Franck Louis.
La Guadeloupe, un jeu à la française
Pour Thierry Moncontour, journaliste martiniquais et également un des présentateurs de l’émission Couleurs Sport sur la chaîne RFO, « cette équipe de Guadeloupe peut espérer réaliser un bon tournoi, car elle possède un bon équilibre entre jeunes joueurs locaux pleins de talents et des joueurs professionnels expérimentés et heureux de défendre les couleurs de leur île. Face à Haïti la tâche s’annonce dure, mais un bon résultat [victoire ou nul] et le rêve est permis. »
Depuis le 19 août 2006 jusqu’au 20 mai 2007, l’équipe de football de Guadeloupe a disputé pas moins de vingt-cinq matchs pour quinze victoires, deux nuls et quatre défaites. Elle est allée à Trinidad, en janvier 2007, chercher sa qualification pour leur première phase finale de la Gold Cup. Pour atteindre « les quarts de finale de la compétition, bien représenter le football francophone à travers [notre] prestation, [d’] ouvrir des perspectives d’échanges avec les autres nations de la caraïbe et des Amériques (nord, centre et sud) », la sélection guadeloupéenne va devoir puiser dans ses ressources physiques et mentales et s’appuyer surtout sur son jeu. La formation caribéenne évolue habituellement avec deux schémas tactiques de prédilection ; un 4-4-2 ou alors un 4-5-1. L’équipe antillaise a une bonne animation offensive et défensive. Le sélectionneur Roger Salnot aime l’attaque. Longtemps inspiré par le grand Brésil de Pelé, les Antillais se sont de plus en plus tournés vers l’Europe. La sélection guadeloupéenne a d’ailleurs un jeu à la française, c’est-à-dire un jeu léché avec des attaques rapides, placées avec redoublements de passes. Les Guadeloupéens ont pris cette compétition très au sérieux.
En marche vers l’histoire
C’est à l’hôtel Gosier de Pointe-à-Pitre que les joueurs se sont préparés une semaine avant leur départ pour les Etats-Unis début juin. Roger Salnot a fait appel à vingt-trois joueurs pour mettre en place et travailler le schéma tactique de son équipe sur le terrain synthétique du CREPS Antilles-Guyane. Les terrains en herbes guadeloupéens, étant en mauvais état cette saison, sont quasiment impraticables à cause de la sécheresse, il fallait ainsi trouver un recours. Deux matchs amicaux, dont un contre une sélection regroupant des éléments du champion de Guadeloupe Morne-à-l’Eau et de son dauphin le Sporting Club Moule (CSM), ont également été programmé comme tour de chauffe avant les choses sérieuses. La légende du football guadeloupéen est en marche...
LA SELECTION DE GUADELOUPE
Jocelyn Angloma (Etoile), Aurélien Capoue (FC Nantes), Miguel Commingues (Reims), Fabrice Mercury (CSM), Richard Socrier (Stade Brestois), Philippe Durpes (Romorantin), Marius Fausta (Evolucas), Cédric Fiston (Solidarité Scolaire), David Fleurival (FC Tours), Ludovic Gotin (CSM), Franck Gradel (FC Utrecht), Léry Hanany (Racing Club), Jean-Luc Lambourde (Amical Club), Loïc Laval (FC Utrecht), Dominique Mocka (JSVH), Willy Laurence (Etoile), Ludovic Quistin (Tamworth), Fabien Raddas (Poissy), David Sommeil (Sheffield), Constant Thérésine (AS Gosier), Alain Vertot (Etoile) et Mickaël Tacalfred (Dijon).
Ismaïl Mohamed Ali, le 4 juin 2007
La Guadeloupe en Gold Cup
L’équipe de football de Guadeloupe participe, du 6 au 24 juin 2007, à la 9ème édition de la Gold Cup aux Etats-Unis.
1ère participation à la Gold Cup
La Guadeloupe s’apprête à disputer la Gold Cup, une première dans son histoire footballistique. Pourtant, dans les rues de Pointe-à-Pitre, mis à part les amoureux du ballon rond qui trépignent déjà à l’idée de voir à l’œuvre leurs sélection, peu de gens savent réellement l’importance et le prestige d’un tel évènement à travers la région caraïbe et nord-américaine. Les hommes de Roger Salnot, de leur côté, n’ont que faire des on dit. Ils ont déjà plongé dans la compétition. Leur sélectionneur n’a pas eu besoin de les motiver. « Les gars sont conscients de l’enjeu, de la chance qu’ils ont de pouvoir côtoyer ce niveau. Arriver là, c’est une consécration. Une chance à saisir, notamment pour ceux qui souhaitent se faire remarquer
Collectivement même si on termine 4ème et dernier de notre poule, ce sera bien. Nous ne nous mettrons aucune pression inutile. Seulement celle de bien faire... et de ne pas être ridicule », a déclaré Jocelyn Angloma, l’ancien international français, dans les colonnes du bimensuel ultramarin Rootsports. Les joueurs guadeloupéens sont extrêmement motivés et enthousiastes. Pour le conseiller technique régional de la Guadeloupe Franck Louis, en poste depuis septembre 1999, il ne fait aucun doute que la sélection antillaise va défendre son blason. Dans les hautes sphères du football local, une stratégie d’intégration de joueurs professionnels évoluant à l’étranger (Europe) avec de jeunes talents locaux a été défendue, afin d’arriver à rivaliser avec des sélections nationales. « On attend de joueurs professionnels qu’ils apportent leur rigueur, leur professionnalisme dans la préparation, l’entame et la gestion des moments forts d’un match. Nos joueurs locaux sont loin d’être des manchots techniquement, mais la venue des pros doit leur permettre de passer un palier. Ils vont être rassurés. Ils vont bénéficier de l’expérience de leurs coéquipiers plus habitués aux rendez-vous à enjeux. Amateurs et professionnels vont aussi prendre conscience des qualités des uns et des autres. Cette rencontre ne peut qu’être bénéfique à l’ensemble de l’équipe », poursuit Franck Louis.
Les cinq fantastiques
Les éléments « européens », venus rejoindre la sélection guadeloupéenne, sont au nombre de cinq. Grandel est le gardien du temple. Portier du club hollandais du FC Utrecht, le Guadeloupéen se caractérise par un grand gabarit mais des sorties aériennes et dans les pieds très rapides et justes. Il a évolué à Libourne-Saint-Seurin, avec Troyes avant de se poser en Hollande. Il est un des cadres de l’équipe. David Sommeil est un des meilleurs défenseurs français. L’ancien Girondin et Marseillais joue depuis plusieurs saisons en Angleterre. Son sens du placement, ses jaillissements au sol, son bon jeu de tête et sa capacité à marquer à la culotte n’importe quel crack du football en font une pièce maîtresse de l’effectif de Roger Salnot. Miguel Comminges n’est pas forcément le plus connu des joueurs guadeloupéens de l’étranger. Le défenseur de Reims n’est toutefois pas là par hasard. Le défenseur est l’une des valeurs sûres de l’équipe champenoise. Polyvalent, il peut occuper sans problèmes chacun des postes défensifs. Le Dijonnais Mickaël Tacalfred évolue dans le même registre que Comminges. Ensemble, ils devraient apporter cette solidité défensive essentielle à un groupe porté vers l’attaque. Le duo aurait dû être complété par la présence d’un « ancien » de la sélection, le jeune défenseur Marseillais et international espoir Ronald Zubar. Blessé à la cuisse, c’est la mort dans l’âme que le solide défenseur central guadeloupéen a renoncé à la sélection. Il a néanmoins promis de faire le déplacement à Miami (Etats-Unis) pour venir encourager ses potes. En attaque, les Guadeloupéens pourront compter sur l’attaquant vif-argent, de Brest, Richard Socrier.
Angloma, chef de file de la nouvelle génération
Mais la star du groupe est bel est bien Jocelyn Angloma, l’un des plus beaux palmarès du football français. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille et international A avec les Bleus est le plus âgé donc le plus expérimenté. A 39 ans, le natif de Morne-à-l’Eau reconverti en milieu de terrain défensif et parfois offensif est le fer de lance de la sélection. Vainqueur de la Ligue des champions 1993 avec l’OM face au Milan AC son aura reste intacte aussi bien auprès des joueurs des autres nations représentés en Gold Cup qu’auprès de ses coéquipiers. Le règlement de la Gold Cup autorise une formation comme la Guadeloupe, assimilée à la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) à faire appel à des éléments internationaux n’ayant plus porté le maillot national depuis au moins cinq ans. Ce qui est son cas. La Guadeloupe a beau partir dans l’inconnu, mais avec une telle équipe il est peu probable qu’elle se retrouve dans la situation de la victime expiatoire. Puis avec des joueurs du cru très adroits devant le but adverse comme Dominique Mocka, Loïc Lebon et Ludovic Gotin qui culmine à 6 buts chacun depuis le 19 août 2006, la Guadeloupe peut réellement atteindre son objectif. « Sur le papier, il faut être réaliste. Nous avons très peu de chance de nous qualifier. Dans notre groupe des formations nationales telles que le Canada, Haïti et surtout le Costa Rica nous sont supérieures. Maintenant une bonne entame de tournoi peut nous ouvrir les portes du rêve. Nous sommes conscients d’être le petit poucet de la compétition. Je pense toutefois que viser des quarts de finale est un objectif censé », émet Franck Louis. Jocelyn Angloma abondait dans le même sens, toujours dans Rootsports, lorsqu’il déclare que : « Le tirage au sort de notre poule avec Costa Rica, Canada et Haïti, est très difficile (...) Nous y allons pour jouer notre va-tout. Pour faire bonne figure. Même si nous restons réalistes. Nous sommes bien sûr, sur le papier, la formation la plus faible des quatre. Mais c’est bien connu, le football peut parfois conduire à des surprises. »
Coup d’envoi le 6 juin
Cette 9ème édition de la Gold Cup de la CONCACAF, équivalent d’une Coupe d’Afrique ou encore d’une Coupe d’Europe des nations, rassemble les douze meilleures nations actuelles du bassin Caraïbe. Le tournoi se tient cette année, du 6 au 24 juin 2007, aux Etats-Unis, sur six sites disséminés dans plusieurs agglomérations du pays (l’Orange Bowl de Miami, Le Home depot Center de Los Angeles, le Reliant Stadium de Boston, le Reliant Stadium de Houston et le Soldier Field de Chicago). Les formations au départ de la compétition caribéenne sont Cuba, Honduras, Panama, Mexique, Salvador, Guatemala, Trinité et Tobago, Etats-Unis, Canada, Haïti, Costa Rica et Guadeloupe. Réparties dans trois poules de quatre équipes, seules les deux premiers du groupe se qualifient pour les quarts de finale. La Guadeloupe a de redoutables et expérimentés adversaires. A commencer par le Canada, classé à la 94ème place mondiale, dont la colonne vertébrale est composée majoritairement de joueurs européens naturalisés et évoluant dans le championnat nord-américain (MLS). Le jeu pratiqué par les hommes de Dale Mitchell est rapide, athlétique à la manière des anglo-saxons et posé au sol. Les protégés de Rodolfo Villalobos sont 50ème au classement FIFA. Le Costa Rica reste sur trois participations d’affilée en phase finale de Coupe du monde. Cette même équipe a tenu la dragée haute à l’équipe de France de football, en septembre 2005, ayant même mené 2 buts à 0 avant d’être rejoint au score et dépassé à la marque dans les derniers instants du match. Rodé aux joutes internationales, le Costa Rica a une grande expérience des rencontres à enjeux. Le jeu costaricain est léché, car les joueurs sont techniques. Déroulant un jeu ultra-rapide à une touche de balle et toute en déviation, les expérimentés Costaricains apparaissent comme les favoris de leur groupe.
Haïti/Guadeloupe, le derby régional
Enfin, l’équipe d’Haïti, récent vainqueur de la Coupe des Caraïbes, 2 buts à 1, contre le pays hôte Trinité et Tobago, est une équipe très rude sur l’homme. La 85ème meilleure équipe du monde, entraînée par le Cubain Luis Amelio Garcia, se démarque aussi par la vitesse de son jeu en mouvement porté vers l’avant. Ses joueurs très présents dans les duels, le sont aussi en attaque où certains d’entre eux, talentueux et efficaces, se distinguent par leur rapidité. Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes à Trinité et Tobago, la Guadeloupe s’était inclinée 3 buts à 1. Tout comme la formation des petites Antilles française, la nation de Toussaint Louverture n’évoluait pas avec l’intégralité de ses professionnels, notamment le défenseur nantais Jean-Jacques Pierre.
La rencontre Haïti/Guadeloupe, programmée le 6 juin à l’Orange Bowl de Miami, a des parfums de derby. Les joueurs des deux formations parlent le créole et usent couramment de la langue française. Leurs histoires s’entrecoupent et la géographie humaine fait que de nombreux Haïtiens ont choisis la Guadeloupe pour vivre.
« Nos deux formations se respectent. Nous sommes francophones, eux aussi. Les Haïtiens nous connaissent bien. Ils sont nombreux à habiter la Guadeloupe. Maintenant, Haïti n’est pas une petite nation de football. Ce pays possède une vraie histoire avec le football. En 1974, l’île a participé à la Coupe du monde. Les joueurs sont dépositaires d’une identité de jeu et d’une grande histoire avec le football. Puis, ce sport est si populaire chez eux que dans les difficultés du quotidien le football apporte à la population une fenêtre vers le rêve. L’enjeu est tout autre pour eux. On peut toutefois parler d’un véritable derby de la Caraïbe. Nous sommes prévenus. Avec la forte diaspora haïtienne résidente à Miami et mobilisée pour le match, il ne fait aucun doute que nous jouerons à l’extérieur et eux à domicile », soutient le Conseiller technique régional guadeloupéen Franck Louis.
La Guadeloupe, un jeu à la française
Pour Thierry Moncontour, journaliste martiniquais et également un des présentateurs de l’émission Couleurs Sport sur la chaîne RFO, « cette équipe de Guadeloupe peut espérer réaliser un bon tournoi, car elle possède un bon équilibre entre jeunes joueurs locaux pleins de talents et des joueurs professionnels expérimentés et heureux de défendre les couleurs de leur île. Face à Haïti la tâche s’annonce dure, mais un bon résultat [victoire ou nul] et le rêve est permis. »
Depuis le 19 août 2006 jusqu’au 20 mai 2007, l’équipe de football de Guadeloupe a disputé pas moins de vingt-cinq matchs pour quinze victoires, deux nuls et quatre défaites. Elle est allée à Trinidad, en janvier 2007, chercher sa qualification pour leur première phase finale de la Gold Cup. Pour atteindre « les quarts de finale de la compétition, bien représenter le football francophone à travers [notre] prestation, [d’] ouvrir des perspectives d’échanges avec les autres nations de la caraïbe et des Amériques (nord, centre et sud) », la sélection guadeloupéenne va devoir puiser dans ses ressources physiques et mentales et s’appuyer surtout sur son jeu. La formation caribéenne évolue habituellement avec deux schémas tactiques de prédilection ; un 4-4-2 ou alors un 4-5-1. L’équipe antillaise a une bonne animation offensive et défensive. Le sélectionneur Roger Salnot aime l’attaque. Longtemps inspiré par le grand Brésil de Pelé, les Antillais se sont de plus en plus tournés vers l’Europe. La sélection guadeloupéenne a d’ailleurs un jeu à la française, c’est-à-dire un jeu léché avec des attaques rapides, placées avec redoublements de passes. Les Guadeloupéens ont pris cette compétition très au sérieux.
En marche vers l’histoire
C’est à l’hôtel Gosier de Pointe-à-Pitre que les joueurs se sont préparés une semaine avant leur départ pour les Etats-Unis début juin. Roger Salnot a fait appel à vingt-trois joueurs pour mettre en place et travailler le schéma tactique de son équipe sur le terrain synthétique du CREPS Antilles-Guyane. Les terrains en herbes guadeloupéens, étant en mauvais état cette saison, sont quasiment impraticables à cause de la sécheresse, il fallait ainsi trouver un recours. Deux matchs amicaux, dont un contre une sélection regroupant des éléments du champion de Guadeloupe Morne-à-l’Eau et de son dauphin le Sporting Club Moule (CSM), ont également été programmé comme tour de chauffe avant les choses sérieuses. La légende du football guadeloupéen est en marche...
LA SELECTION DE GUADELOUPE
Jocelyn Angloma (Etoile), Aurélien Capoue (FC Nantes), Miguel Commingues (Reims), Fabrice Mercury (CSM), Richard Socrier (Stade Brestois), Philippe Durpes (Romorantin), Marius Fausta (Evolucas), Cédric Fiston (Solidarité Scolaire), David Fleurival (FC Tours), Ludovic Gotin (CSM), Franck Gradel (FC Utrecht), Léry Hanany (Racing Club), Jean-Luc Lambourde (Amical Club), Loïc Laval (FC Utrecht), Dominique Mocka (JSVH), Willy Laurence (Etoile), Ludovic Quistin (Tamworth), Fabien Raddas (Poissy), David Sommeil (Sheffield), Constant Thérésine (AS Gosier), Alain Vertot (Etoile) et Mickaël Tacalfred (Dijon).
Ismaïl Mohamed Ali, le 4 juin 2007
Sarita Valdez affirme que la majorité des décès est causée par des armes a feu. Les cas de mort violente en hausse
Le sous secrétaire de santé publique et responsable de la médecine légale du pays, docteur Sergio Sarita Valdez, ha réfuté hier la thèse qui voudrait que la criminalité ait diminué dans le pays, il a admis que le nombre important d’autopsies réalisées cette année indiquent que les morts violentes représentent un élément qui doit constituer une préoccupation pour les autorités.
Il a informé que durant les cinq premiers mois de cette année l’institut de pathologie légale a réalisé plus de 600 autopsies ; des statistiques qui sont égales ou légèrement supérieures à celle de la même période de l’année passée.
Il a ajouté que le fait que la majorité de ces décès ait été causée par des armes à feu doit être motif de préoccupation.
Elles sont en nombre très réduit les autopsies que nous réalisons sur des cadavres d’individus dont le décès ait été causé par des armes blanches, armes contondants ou à coups de machettes, le dénominateur commun sont les assassinats par armes à feu et ce fait doit être très préoccupant parce qu’il indique que dans ce pays tout le monde est armé jusqu’aux dents » a souligné le Docteur Sarita Valdez.
Interviewé au cours du programme D’Agenda que produit le journaliste Hector Herrera Cabral sur les onde de Telesistema Canal 11, le pathologiste, ha attribué la situation de criminalité que connaît le pays aux illégalités sociales, au manque d’éducation, à la destruction des familles, et la consommation élevée de drogues et d’alcool. Il a affirmé qu’étant donné la diversité des composantes qui la provoquent, ce fléau doit être affronté par une croisade.
Il demande le respect.
Le Docteur Sarita Valdez a suggéré à la police Nationale et aux représentants du ministère public de s’abstenir d’émettre des opinions sur les causes des décès résultant de faits violents, jusqu’à ce que l’on ait les résultats des expertises réalisées.
Il a admis que cette suggestion est dirigée aux autorités pour éviter de tomber dans le piège d’assassiner un individu deux fois, en offrant des détails qui bien souvent portent atteinte à la morale de la victime.
Dans un autre ordre d’idées, le fonctionnaire a réitéré refus à l’approbation du projet de loi qui crée l’Institut National de sciences légales, en affirmant que celui-ci augmenterait le coût des autopsies.
Comme preuve de son affirmation, le Docteur Sarita Valdez a admis que déjà en médecine légale de la ville de Santiago on a commencé à toucher une somme élevée d’argent pour la réalisation de ce type d’expertise, par une mesure disposée par le docteur Francisco Dominguez Brito quand il occupait les fonctions de procureur général de la république, et qui est l’auteur de la dit projet de loi.
Article original paru en Espagnol dans l'édition digitale du journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24273) traduit en Français par Thom Gato pour Haiti Recto Verso.
Il a informé que durant les cinq premiers mois de cette année l’institut de pathologie légale a réalisé plus de 600 autopsies ; des statistiques qui sont égales ou légèrement supérieures à celle de la même période de l’année passée.
Il a ajouté que le fait que la majorité de ces décès ait été causée par des armes à feu doit être motif de préoccupation.
Elles sont en nombre très réduit les autopsies que nous réalisons sur des cadavres d’individus dont le décès ait été causé par des armes blanches, armes contondants ou à coups de machettes, le dénominateur commun sont les assassinats par armes à feu et ce fait doit être très préoccupant parce qu’il indique que dans ce pays tout le monde est armé jusqu’aux dents » a souligné le Docteur Sarita Valdez.
Interviewé au cours du programme D’Agenda que produit le journaliste Hector Herrera Cabral sur les onde de Telesistema Canal 11, le pathologiste, ha attribué la situation de criminalité que connaît le pays aux illégalités sociales, au manque d’éducation, à la destruction des familles, et la consommation élevée de drogues et d’alcool. Il a affirmé qu’étant donné la diversité des composantes qui la provoquent, ce fléau doit être affronté par une croisade.
Il demande le respect.
Le Docteur Sarita Valdez a suggéré à la police Nationale et aux représentants du ministère public de s’abstenir d’émettre des opinions sur les causes des décès résultant de faits violents, jusqu’à ce que l’on ait les résultats des expertises réalisées.
Il a admis que cette suggestion est dirigée aux autorités pour éviter de tomber dans le piège d’assassiner un individu deux fois, en offrant des détails qui bien souvent portent atteinte à la morale de la victime.
Dans un autre ordre d’idées, le fonctionnaire a réitéré refus à l’approbation du projet de loi qui crée l’Institut National de sciences légales, en affirmant que celui-ci augmenterait le coût des autopsies.
Comme preuve de son affirmation, le Docteur Sarita Valdez a admis que déjà en médecine légale de la ville de Santiago on a commencé à toucher une somme élevée d’argent pour la réalisation de ce type d’expertise, par une mesure disposée par le docteur Francisco Dominguez Brito quand il occupait les fonctions de procureur général de la république, et qui est l’auteur de la dit projet de loi.
Article original paru en Espagnol dans l'édition digitale du journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24273) traduit en Français par Thom Gato pour Haiti Recto Verso.
Dernière phase des célébrations du centenaire de Jacques Roumain
P-au-P, 1 Juin 07 [AlterPresse] --- La dernière phase des célébrations du centenaire de la naissance de Jacques Roumain, illustre écrivain et homme politique haïtien, est lancée à Port-au-Prince, dans plusieurs régions du pays et à l’étranger.
A la capitale haïtienne, la Direction nationale du livre, une structure du ministère de la culture et de la communication, a organisé dans la soirée du jeudi 31 mai 2007 une manifestation culturelle baptisée « Je dis Roumain ». Les artistes et écrivains Wooly Saint Louis Jean, Pierre Brisson, Syto Cavé, Georges Castera, Josaphat Large, Clotaire Saint-Natus, James Noël et le groupe Acajou étaient invités à créer l’ambiance.
Cette activité a eu lieu une semaine avant la 13e édition de « Livres en Folie », la plus grande foire du livre haïtien, initiée par le quotidien Le Nouvelliste et ses partenaires. Les livres de Jacques Roumain seront disponibles à « Livres en Folie ».
La Librairie « La Pléiade » annonce pour les 4 et 6 juin 2007, deux soirées Éclairage sur Jacques Roumain. Des témoignages, conférences, débats, poésie et musique sont au programme.
A Montréal, Haïtiens et étrangers s’apprêtent à commémorer à leur manière le centenaire de la naissance de l’auteur du roman à succès « Gouverneurs de la rosée ». Une grande activité de retrouvailles culturelles est annoncée par le collectif « Les Dimanches Littéraires ». Au cours de cette manifestation, Ghislaine Rey-Charlier, contemporaine de Roumain, témoignera de la vie du célèbre intellectuel. Un extrait de « Gouverneurs de la rosée » sera joué par deux jeunes : Emmanuelle Romilus et Marlan Menuau.
Des poèmes de Jacques Roumain seront lus par Marie-Michèle Amédée, Maguy Métellus, Roland Menuau et Numa Innocent en plus des chansons qui seront interprétées par Marc-Yves Volcy et Vilbrun Romilus, a-t-on appris.
A Gros-Morne dans le département de l’Artibonite (Nord), une association dénommée « Roumain Social » s’est lancée depuis 7 ans dans des activités humanitaires de solidarité avec les enfants démunis de la région, pour leur permettre d’aller à l’école.
Mobilisant les cotisations des élèves du lycée Jacques Roumain de Gros-Morne, l’association a pu voler au secours de 400 enfants de 7 à 10 ans.
Parallèlement, le Centre de documentation Jacques Stephen Alexis, du nom d’un autre important écrivain haïtien décédé, entame toute une série d’activités pour marquer ce centenaire.
A la Faculté des sciences humaines, des conférences-débats ainsi que des expositions de photos de Jacques Roumain et de Jacques Stephen Alexis ont eu lieu au cours du premier semestre, à l’initiative des étudiants.
L’année 2007 a été décrétée par le gouvernement haïtien « Année Jacques Roumain ». Une commission gouvernementale a été instituée, laquelle avait lancé le 9 février 2007, ses activités au Ministère de la culture en présence de la fille du célèbre écrivain, Carine Roumain, ainsi que des amis de Jacques Roumain, dont Max Sam et Max Vieux.
Des conférences-débats sur différentes facettes de Roumain ont été organisées durant le premier semestre de l’année. Jacques Roumain en lutte : occupation, impérialisme, capitalisme ; le communisme haïtien - dépasser le traumatisme duvaliérien (débats politiques) ; histoire réelle du parti communiste haïtien (liaisons avec le PC Cubain, les renégats… …) ; la paysannerie pauvre ; le vrai J. Roumain, sans déification - dépasser J. Roumain ; la campagne antisuperstitieuse : hier et aujourd’hui, sont quelques-uns des thèmes débattus durant cette célébration.
Né le 4 juin 1907, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à l’âge de 37 ans. Il a pratiqué presque tous les genres littéraires. Chantre de la solidarité humaine, Roumain est reconnu comme l’auteur qui a écrit le roman haïtien le plus célèbre et le plus traduit « Gouverneurs de la rosée ». [do gp apr 01/06/2007 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6064
A la capitale haïtienne, la Direction nationale du livre, une structure du ministère de la culture et de la communication, a organisé dans la soirée du jeudi 31 mai 2007 une manifestation culturelle baptisée « Je dis Roumain ». Les artistes et écrivains Wooly Saint Louis Jean, Pierre Brisson, Syto Cavé, Georges Castera, Josaphat Large, Clotaire Saint-Natus, James Noël et le groupe Acajou étaient invités à créer l’ambiance.
Cette activité a eu lieu une semaine avant la 13e édition de « Livres en Folie », la plus grande foire du livre haïtien, initiée par le quotidien Le Nouvelliste et ses partenaires. Les livres de Jacques Roumain seront disponibles à « Livres en Folie ».
La Librairie « La Pléiade » annonce pour les 4 et 6 juin 2007, deux soirées Éclairage sur Jacques Roumain. Des témoignages, conférences, débats, poésie et musique sont au programme.
A Montréal, Haïtiens et étrangers s’apprêtent à commémorer à leur manière le centenaire de la naissance de l’auteur du roman à succès « Gouverneurs de la rosée ». Une grande activité de retrouvailles culturelles est annoncée par le collectif « Les Dimanches Littéraires ». Au cours de cette manifestation, Ghislaine Rey-Charlier, contemporaine de Roumain, témoignera de la vie du célèbre intellectuel. Un extrait de « Gouverneurs de la rosée » sera joué par deux jeunes : Emmanuelle Romilus et Marlan Menuau.
Des poèmes de Jacques Roumain seront lus par Marie-Michèle Amédée, Maguy Métellus, Roland Menuau et Numa Innocent en plus des chansons qui seront interprétées par Marc-Yves Volcy et Vilbrun Romilus, a-t-on appris.
A Gros-Morne dans le département de l’Artibonite (Nord), une association dénommée « Roumain Social » s’est lancée depuis 7 ans dans des activités humanitaires de solidarité avec les enfants démunis de la région, pour leur permettre d’aller à l’école.
Mobilisant les cotisations des élèves du lycée Jacques Roumain de Gros-Morne, l’association a pu voler au secours de 400 enfants de 7 à 10 ans.
Parallèlement, le Centre de documentation Jacques Stephen Alexis, du nom d’un autre important écrivain haïtien décédé, entame toute une série d’activités pour marquer ce centenaire.
A la Faculté des sciences humaines, des conférences-débats ainsi que des expositions de photos de Jacques Roumain et de Jacques Stephen Alexis ont eu lieu au cours du premier semestre, à l’initiative des étudiants.
L’année 2007 a été décrétée par le gouvernement haïtien « Année Jacques Roumain ». Une commission gouvernementale a été instituée, laquelle avait lancé le 9 février 2007, ses activités au Ministère de la culture en présence de la fille du célèbre écrivain, Carine Roumain, ainsi que des amis de Jacques Roumain, dont Max Sam et Max Vieux.
Des conférences-débats sur différentes facettes de Roumain ont été organisées durant le premier semestre de l’année. Jacques Roumain en lutte : occupation, impérialisme, capitalisme ; le communisme haïtien - dépasser le traumatisme duvaliérien (débats politiques) ; histoire réelle du parti communiste haïtien (liaisons avec le PC Cubain, les renégats… …) ; la paysannerie pauvre ; le vrai J. Roumain, sans déification - dépasser J. Roumain ; la campagne antisuperstitieuse : hier et aujourd’hui, sont quelques-uns des thèmes débattus durant cette célébration.
Né le 4 juin 1907, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à l’âge de 37 ans. Il a pratiqué presque tous les genres littéraires. Chantre de la solidarité humaine, Roumain est reconnu comme l’auteur qui a écrit le roman haïtien le plus célèbre et le plus traduit « Gouverneurs de la rosée ». [do gp apr 01/06/2007 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6064
Football : Sélection U-17 d’Haïti bat Cleveland 2 à 1
Dimanche 3 juin 2007
La sélection haïtienne de football des moins de 17 ans a battu le club américain de Cleveland (Ohio) par 2 buts à 1 lors d’un match amical disputé devant quelques centaines de spectateurs dimanche soir au stade Sylvio Cator (Port-au-Prince).
Peterson Joseph (22’) et Nicolas Pérou (52’) ont marqué les deux buts du onze national avant qu’Andrew Bretcher (85’) ne réduise le score.
Haïti doit participer du 18 août au 9 septembre au Mondial U-17 en Corée du Sud.
La sélection haïtienne de football des moins de 17 ans a battu le club américain de Cleveland (Ohio) par 2 buts à 1 lors d’un match amical disputé devant quelques centaines de spectateurs dimanche soir au stade Sylvio Cator (Port-au-Prince).
Peterson Joseph (22’) et Nicolas Pérou (52’) ont marqué les deux buts du onze national avant qu’Andrew Bretcher (85’) ne réduise le score.
Haïti doit participer du 18 août au 9 septembre au Mondial U-17 en Corée du Sud.
Football : Haïti bat Motagua du Honduras 1-0 avant la Gold Cup
Dimanche 3 juin 2007
La sélection haïtienne de football devait regagner sa base à Miami dimanche, quelques heures après sa victoire face au club hondurien du Motagua sur le score de 1 but à 0, lors d’un ultime match de préparation disputé samedi soir à Orlando.
Champions de la Caraïbe, les haïtiens feront leur entrée dans la Gold Cup mercredi prochain contre la Guadeloupe au stade Orange Bowl de Miami. Ils affronteront ensuite le Costa Rica et le Canada pour le compte du premier tour.
La sélection haïtienne de football devait regagner sa base à Miami dimanche, quelques heures après sa victoire face au club hondurien du Motagua sur le score de 1 but à 0, lors d’un ultime match de préparation disputé samedi soir à Orlando.
Champions de la Caraïbe, les haïtiens feront leur entrée dans la Gold Cup mercredi prochain contre la Guadeloupe au stade Orange Bowl de Miami. Ils affronteront ensuite le Costa Rica et le Canada pour le compte du premier tour.
Haïti/Football : Une vingtaine de stations de radio et chaînes de télévision autorisées à retransmettre la Gold Cup
vendredi 1er juin 2007
P-au-P, 1er juin 07 [AlterPresse] --- Une vingtaine de stations de radio et de télévision haïtiennes sont autorisées à assurer la retransmission de la Gold Cup (Coupe d’Or) de football qui se tiendra aux Etats-Unis d’Amérique à partir du 6 juin 2007, suivant les explications fournies à la Presse ce 1er juin 2007.
A cette édition de la Coupe d’Or, à laquelle participe la sélection haïtienne senior de football, les médias haïtiens retenus auront à payer des frais à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), dépositaire des droits de retransmission.
Pendant que les chaînes de télévision hertzienne auront à verser à la TNH 10,000 dollars américains, les treize stations de radio admises doivent payer, à leur tour, une modique somme de 300 dollars américains, indique le chef de cabinet du Ministre de la culture et de la communication, Auguste D’Meza.
Les stations de radio et de télévision autorisées n’auront qu’à diffuser cinq spots publicitaires d’intérêt général exigés par le gouvernement haïtien. Ces spots concerneront, entre autres, la protection de l’environnement et la santé, selon D’Meza.
Par contre, les stations des villes de province n’auront à payer aucun droit pour relayer cette compétition. Toutefois, elles doivent identifier la source d’où proviennent les images.
Le droit de retransmission de la Gold Cup est estimé à 200,000 dollars américains.
La Digicel, une compagnie de téléphonie mobile établie depuis une année en Haïti, est à la fois le sponsor officiel de la sélection haïtienne de football et de la Télévision nationale d’Haïti.
« Nous avons rencontré plusieurs responsables d’entreprises, mais c’est la Digicel qui a gagné », explique Pradel Henriquez, directeur général de la TNH.
La Digicel apporte un appui de 75% pour permettre à la télévision nationale de répercuter les images de cette compétition.
Avec la participation de l’équipe haïtienne de football, la Coupe d’Or devient un événement d’une importance capitale pour les Haïtiens, estime le chef de cabinet du Ministre de la culture.
Du 6 au 24 juin 2007, tous les regards seront fixés sur les Etats-Unis d’Amérique où se joueront les principaux matches de cette compétition.
« C’est un devoir pour nous d’assurer la plus large diffusion de la Gold Cup pour permettre à tout Haïtien de vivre cet événement », affirme Auguste D’Meza.
Pour son premier match dans la même soirée du 6 juin 2007 (21:00, heure de Miami), Haïti affronte la formation de la Guadeloupe devant un public floridien que les joueurs haïtiens connaissent très bien.
Très nombreux aux Etats-Unis d’Amérique, notamment à Miami, les compatriotes Haïtiens devraient faire le déplacement en foule pour supporter l’équipe nationale de football pendant ses confrontations.
Les deux autres rencontres du onze national pour le premier tour de la compétition seront disputées respectivement les 9 juin (Haïti vs Costa Rica) et 11 juin (Haïti vs Canada).
Dans la préparation de cette compétition, Haïti a enregistré cette semaine une défaite face à Trinidad & Tobago (0-1) et une victoire face à l’équipe de St-Vincent & Les Grenadines (3-0) dans le cadre d’un tournoi organisé par la Digicel. [do rc apr 01/06/2007 12 : 15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6061
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Commentaires:
Nous autres de la Diaspora européenne nous sommes entrain de nous vouer à tous les saints pour savoir comment faire pour suivre les matchs de la sélection haïtienne lors de la Gold Cup.
Pour l’instant nous ne disposons que les ondes de radio capter par le réseau internet. Le décalage horaire aidant nous nous préparons à veiller avec les footballeurs haïtiens.
P-au-P, 1er juin 07 [AlterPresse] --- Une vingtaine de stations de radio et de télévision haïtiennes sont autorisées à assurer la retransmission de la Gold Cup (Coupe d’Or) de football qui se tiendra aux Etats-Unis d’Amérique à partir du 6 juin 2007, suivant les explications fournies à la Presse ce 1er juin 2007.
A cette édition de la Coupe d’Or, à laquelle participe la sélection haïtienne senior de football, les médias haïtiens retenus auront à payer des frais à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), dépositaire des droits de retransmission.
Pendant que les chaînes de télévision hertzienne auront à verser à la TNH 10,000 dollars américains, les treize stations de radio admises doivent payer, à leur tour, une modique somme de 300 dollars américains, indique le chef de cabinet du Ministre de la culture et de la communication, Auguste D’Meza.
Les stations de radio et de télévision autorisées n’auront qu’à diffuser cinq spots publicitaires d’intérêt général exigés par le gouvernement haïtien. Ces spots concerneront, entre autres, la protection de l’environnement et la santé, selon D’Meza.
Par contre, les stations des villes de province n’auront à payer aucun droit pour relayer cette compétition. Toutefois, elles doivent identifier la source d’où proviennent les images.
Le droit de retransmission de la Gold Cup est estimé à 200,000 dollars américains.
La Digicel, une compagnie de téléphonie mobile établie depuis une année en Haïti, est à la fois le sponsor officiel de la sélection haïtienne de football et de la Télévision nationale d’Haïti.
« Nous avons rencontré plusieurs responsables d’entreprises, mais c’est la Digicel qui a gagné », explique Pradel Henriquez, directeur général de la TNH.
La Digicel apporte un appui de 75% pour permettre à la télévision nationale de répercuter les images de cette compétition.
Avec la participation de l’équipe haïtienne de football, la Coupe d’Or devient un événement d’une importance capitale pour les Haïtiens, estime le chef de cabinet du Ministre de la culture.
Du 6 au 24 juin 2007, tous les regards seront fixés sur les Etats-Unis d’Amérique où se joueront les principaux matches de cette compétition.
« C’est un devoir pour nous d’assurer la plus large diffusion de la Gold Cup pour permettre à tout Haïtien de vivre cet événement », affirme Auguste D’Meza.
Pour son premier match dans la même soirée du 6 juin 2007 (21:00, heure de Miami), Haïti affronte la formation de la Guadeloupe devant un public floridien que les joueurs haïtiens connaissent très bien.
Très nombreux aux Etats-Unis d’Amérique, notamment à Miami, les compatriotes Haïtiens devraient faire le déplacement en foule pour supporter l’équipe nationale de football pendant ses confrontations.
Les deux autres rencontres du onze national pour le premier tour de la compétition seront disputées respectivement les 9 juin (Haïti vs Costa Rica) et 11 juin (Haïti vs Canada).
Dans la préparation de cette compétition, Haïti a enregistré cette semaine une défaite face à Trinidad & Tobago (0-1) et une victoire face à l’équipe de St-Vincent & Les Grenadines (3-0) dans le cadre d’un tournoi organisé par la Digicel. [do rc apr 01/06/2007 12 : 15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6061
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Commentaires:
Nous autres de la Diaspora européenne nous sommes entrain de nous vouer à tous les saints pour savoir comment faire pour suivre les matchs de la sélection haïtienne lors de la Gold Cup.
Pour l’instant nous ne disposons que les ondes de radio capter par le réseau internet. Le décalage horaire aidant nous nous préparons à veiller avec les footballeurs haïtiens.
D'intérêt mondial...Poutine menace de pointer des missiles vers l'Europe...Vers la reprise de la Guerre Froide ?
Le président russe Vladimir Poutine, très offensif à la veille du sommet G8, a menacé de pointer de nouveaux missiles vers l'Europe si les Etats-Unis y déploient leur bouclier antimissile, comme au bon vieux temps de la guerre froide.
"Si le potentiel nucléaire américain s'étend sur le territoire européen, nous devrons prendre de nouvelles cibles en Europe", a déclaré le chef de l'Etat russe dans un entretien avec plusieurs médiaux occidentaux, dont le quotidien italien Corriere della Sera.
"Il revient à nos militaires de définir ces cibles tout comme de choisir entre missiles balistiques et missiles de croisière", a ajouté le maître du Kremlin, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.
"Nous voulons rééquilibrer les instruments de défense avec des outils offensifs plus efficaces, mais nous savons que cela risque de relancer une course aux armements, dont nous ne serions cependant pas responsables", a-t-il poursuivi.
Alors que le prochain sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) approche - il se tiendra de mercredi à vendredi - il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l'Europe en "poudrière" et consacre "l'impérialisme" américain, selon M. Poutine.
"Si des composantes stratégiques de l'arsenal américain font leur apparition en Europe près de nos frontières, nous serons obligés de (...) supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement", a aussi lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dimanche sur la chaîne de télévision Vesti-24.
Joignant le geste à la parole, la Russie a testé le 30 mai un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, en "réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires", a aussitôt clamé M. Poutine, soit en d'autres termes au projet de bouclier américain.
Quinze ans après l'effondrement de l'Union soviétique et la fin de la Guerre froide, la Russie voit d'un très mauvais oeil l'Otan s'étendre vers l'Est et les bases américaines se multiplier à ses portes, de la Roumanie au Kirghizstan.
"Regardez simplement la carte - (la défense antimissile mondiale américaine) est en train d'être déployée le long du périmètre de la Russie, et aussi, incidemment, de la Chine", a relevé M. Lavrov.
Comme au temps de la guerre froide, lorsque l'URSS et les Etats-Unis se mesuraient en permanence à l'aune de leur potentiel stratégique, Moscou affirme que ce bouclier accroît les risques d'un conflit nucléaire et ébranle l'équilibre stratégique du monde.
Les Américains, qui veulent installer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque dans le cadre de ce projet de bouclier antimissile, affirment sans cesse, quant à eux, que celui-ci n'est pas dirigé contre la Russie, mais contre des Etats comme l'Iran.
"On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n'a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes", rétorque M. Poutine.
Moscou voudrait que Washington abandonne son projet en faveur d'une politique commune de défense qui inclurait la Russie. Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a d'ailleurs appelé dimanche à de nouvelles consultations sur un bouclier antimissile commun Otan-Russie.
"Nos conclusions montrent clairement que se défendre contre des menaces qui n'existent pas n'a pas de sens. Il serait bien mieux de reprendre le travail dans le cadre du Conseil Otan-Russie sur la création d'un grand théâtre de défense antimissile" commun, a-t-il déclaré.
http://news.fr.msn.com/monde/Article.aspx?cp-documentid=5149585
"Si le potentiel nucléaire américain s'étend sur le territoire européen, nous devrons prendre de nouvelles cibles en Europe", a déclaré le chef de l'Etat russe dans un entretien avec plusieurs médiaux occidentaux, dont le quotidien italien Corriere della Sera.
"Il revient à nos militaires de définir ces cibles tout comme de choisir entre missiles balistiques et missiles de croisière", a ajouté le maître du Kremlin, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.
"Nous voulons rééquilibrer les instruments de défense avec des outils offensifs plus efficaces, mais nous savons que cela risque de relancer une course aux armements, dont nous ne serions cependant pas responsables", a-t-il poursuivi.
Alors que le prochain sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) approche - il se tiendra de mercredi à vendredi - il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l'Europe en "poudrière" et consacre "l'impérialisme" américain, selon M. Poutine.
"Si des composantes stratégiques de l'arsenal américain font leur apparition en Europe près de nos frontières, nous serons obligés de (...) supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement", a aussi lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dimanche sur la chaîne de télévision Vesti-24.
Joignant le geste à la parole, la Russie a testé le 30 mai un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, en "réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires", a aussitôt clamé M. Poutine, soit en d'autres termes au projet de bouclier américain.
Quinze ans après l'effondrement de l'Union soviétique et la fin de la Guerre froide, la Russie voit d'un très mauvais oeil l'Otan s'étendre vers l'Est et les bases américaines se multiplier à ses portes, de la Roumanie au Kirghizstan.
"Regardez simplement la carte - (la défense antimissile mondiale américaine) est en train d'être déployée le long du périmètre de la Russie, et aussi, incidemment, de la Chine", a relevé M. Lavrov.
Comme au temps de la guerre froide, lorsque l'URSS et les Etats-Unis se mesuraient en permanence à l'aune de leur potentiel stratégique, Moscou affirme que ce bouclier accroît les risques d'un conflit nucléaire et ébranle l'équilibre stratégique du monde.
Les Américains, qui veulent installer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque dans le cadre de ce projet de bouclier antimissile, affirment sans cesse, quant à eux, que celui-ci n'est pas dirigé contre la Russie, mais contre des Etats comme l'Iran.
"On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n'a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes", rétorque M. Poutine.
Moscou voudrait que Washington abandonne son projet en faveur d'une politique commune de défense qui inclurait la Russie. Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a d'ailleurs appelé dimanche à de nouvelles consultations sur un bouclier antimissile commun Otan-Russie.
"Nos conclusions montrent clairement que se défendre contre des menaces qui n'existent pas n'a pas de sens. Il serait bien mieux de reprendre le travail dans le cadre du Conseil Otan-Russie sur la création d'un grand théâtre de défense antimissile" commun, a-t-il déclaré.
http://news.fr.msn.com/monde/Article.aspx?cp-documentid=5149585
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