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mercredi 6 mars 2013

Nicolás Maduro, un modéré désigné successeur par Hugo Chávez

Le gouvernement a annoncé mardi soir que le vice-président serait président pendant l'intérim menant à des élections anticipées, d'ici à trente jours. Le vice-président du Venezuela Nicolás Maduro, un ancien chauffeur d'autobus désigné comme héritier politique du président Hugo Chávez décédé mardi des suites d'un cancer, est à 50 ans un vétéran du chavisme qui a endossé ces derniers mois le costume du président. Avant de s'envoler pour Cuba pour une nouvelle opération, Hugo Chávez, 58 ans, avait demandé début décembre aux Vénézuéliens de faire de Nicolás Maduro leur président si lui-même devait quitter le pouvoir, assurant qu'il était "un révolutionnaire à part entière" ainsi qu'"un homme plein d'expérience malgré sa jeunesse".
Le gouvernement a annoncé mardi soir que Nicolás Maduro serait président pendant l'intérim menant à des élections anticipées d'ici trente jours, pour lesquelles il sera sans nul doute le candidat du parti au pouvoir. "C'est l'un des jeunes dirigeants ayant les meilleures capacités" pour diriger le pays "avec sa main ferme, avec sa vision, avec son coeur d'homme du peuple, avec son talent avec les gens (...), avec la reconnaissance internationale qu'il s'est acquise", avait ajouté le président.
 "Le chauffeur de bus Nicolás"
Ministre des Affaires étrangères depuis 2006, Nicolás Maduro a été nommé vice-président par Hugo Chávez dans la foulée de sa victoire à la présidentielle du 7 octobre 2012. Il a même cumulé les deux fonctions durant quelques mois. Auparavant, cet ancien chauffeur de bus et dirigeant du syndicat du métro de Caracas à la haute stature arborant une épaisse moustache sombre avait brièvement été président de l'Assemblée nationale (2005-2006).
En 1999, il avait décroché son premier mandat de député, sous la bannière du Mouvement 5e République, fondé par Hugo Chávez, arrivé au pouvoir la même année. Les destins des deux hommes s'étaient déjà croisés au sein du Mouvement révolutionnaire bolivarien 200 (MBR-200), également créé par Hugo Chávez, à la tête duquel il avait mené son coup d'État manqué contre le président Carlos Andrés Pérez en 2002.
"Regardez où va Nicolás, le chauffeur de bus Nicolás. Il était chauffeur de bus, et comme ils se sont moqués de lui !" s'était exclamé Hugo Chávez en le nommant vice-président. Hugo Chávez, son mentor Son nom avait été cité avec de plus en plus d'insistance à l'heure des pronostics sur le nom du successeur du président malade. Et dès le début des allers-retours médicaux de Hugo Chávez à Cuba, il avait été l'un de ses visiteurs les plus assidus.
La haute silhouette de ce membre de l'aile modérée du chavisme est également devenue familière dans les rendez-vous internationaux depuis qu'il a remplacé à plusieurs reprises un Hugo Chávez affaibli lors de grands sommets.
Des analystes soulignent également son ton conciliant et sa grande capacité à négocier ainsi qu'à naviguer parmi les différentes tendances du chavisme. Mais depuis qu'il exerce de fait le pouvoir, en l'absence prolongée du président Chávez, il a durci le ton à l'égard de l'opposition, notamment de son principal représentant, le gouverneur Henrique Capriles, qualifié de "prince de la bourgeoisie parasite".
À l'instar de son mentor, il multiplie également les apparitions publiques et les discours-fleuve. Et c'est au bord des larmes qu'il a annoncé son décès mardi après-midi. "Anti-impérialiste" "Il est évident que Maduro veut consolider son pouvoir".
 Il a adopté "une stratégie de radicalisation et d'intimidation visant des rivaux internes et externes", estime l'analyste politique Luis Vicente Leon. Pour le politologue et professeur de l'université Ricardo Sucre, "c'est (en outre) le choix des (dirigeants cubains Fidel et Raul) Castro", très proches de Hugo Chávez.
L'historienne Margarita Lopez Maya souligne pour sa part "la fidélité" du "meilleur porte-parole" international du gouvernement Chávez, dont il a parfaitement adopté la rhétorique "anti-impérialiste" et le soutien à des régimes controversés, comme en Iran, en Libye ou en Syrie. Élevé dans le quartier de classe moyenne de
Los Chaguaramos, à Caracas, où il a milité dès le lycée, Nicolás Maduro a également suivi une année de sciences politiques à Cuba. Il est marié à Cilia Flores, autre figure du chavisme et procureur général de la République. http://www.lepoint.fr/monde/nicolas-maduro-un-modere-designe-successeur-par-hugo-chavez-06-03-2013-1636523_24.php
La « révolution bolivarienne » survivra-t-elle à Hugo Chavez ?
 Pierre Haski | Cofondateur
 Le cancer aura eu raison de Hugo Chavez. A 58 ans, le président vénézuelien a succombé mardi à sa maladie. Sa « révolution bolivarienne » lui survivra-t-elle ? C’est le cancer qui aura eu raison de Hugo Chavez. Le président vénézuelien a succombé ce mardi à sa maladie à l’âge de 58 ans, sans avoir pu prêter serment pour son troisième mandat après sa réélection en octobre dernier.
C’est le vice-président, son successeur-désigné, Nicolas Maduro, qui a annoncé le décès de « notre commandant président » : « Nous avons reçu l’information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à notre peuple. » Hugo Chavez était rentré à Caracas il y a deux semaines après avoir été hospitalisé pendant plus de deux mois à La Havane, où il a subi en décembre une quatrième intervention chirurgicale pour un cancer diagnostiqué en 2011 dans la région pelvienne.
A la tête de la « République bolivarienne » du Venezuela depuis 1999, Hugo Chavez a été un leader charismatique controversé, figure révolutionnaire pour les uns, dictateur en herbe pour les autres, en particulier pour les classes moyennes du pays et pour Washington.
 Pour Human Rights Watch, l’organisation de défense des droits de l’homme basée à New York, le règne de Chavez aura été marqué par une « dérive autoritaire » : « Une extrême concentration du pouvoir et un mépris affiché pour les droits humains fondamentaux. » « Il a derrière lui la majorité de la population »

RÉACTION NUANCÉE DE HOLLANDE
Dans un message diffusé par l’Elysée peu après minuit, François Hollande exprime ses condoléances nuancées à l’annonce de la mort de Hugo Chavez. Il écrit : « Le président défunt exprimait, au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas, une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement. Je suis convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l’apaisement ».
L’ancien putschiste revenu dans le chemin de la démocratie formelle avait néanmoins réussi à gagner toutes les élections depuis son accession au pouvoir, malgré ces accusations d’autoritarisme (menaces sur la liberté de la presse, sur l’indépendance de la justice, etc). Il s’était acquis le soutien des couches populaires du pays par son programme de redistribution sociale que lui permettait la rente pétrolière du pays.
Pour Janette Habel, enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (Iheal) : « Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis. »
En politique internationale, Chavez s’était clairement positionné comme chef de file d’une Amérique latine anti-américaine, dans les pas de Fidel Castro, l’ex-leader cubain qu’il admirait et qui, paradoxalement, lui survit après avoir lui aussi affronté l’épreuve de la maladie et avoir abandonné le pouvoir à son frère Raul. Il n’a toutefois pas réussi à fédérer derrière son leadership, comme il l’espérait, le continent latino-américain contre l’impérialisme américain.
Derrière les gestes d’amitié, des hommes comme le Brésilien Lula ont choisi une autre voie, moins confrontationnelle.
Successeur désigné
Son successeur est Nicolas Maduro. Hugo Chavez l’a désigné en décembre, alors qu’il se savait sans doute condamné à courte échéance. Il avait été clair : « Nicolas Maduro est en situation non seulement d’assumer ma charge… mais vous élirez Nicolas Maduro président de la République bolivarienne du Venezuela. » Maduro n’aura toutefois pas la tache aisée : comme Rue89 l’écrivait début janvier, le successeur du « commandant président » n’a ni la légitimité naturelle, ni le charisme de son mentor.
 Mais l’actuel vice-président, qui sera soumis au vote populaire d’ici trente jours, bénéficiera néanmoins de l’« effet Chavez », comme le faisait observer Alain Musset, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales(Ehess) : « Même si Maduro n’est pas charismatique, il bénéficiera du “martyr Chavez”, dont il est l’héritier. »
Economie de rentes
Le chercheur Alain Musset faisait observer que si Hugo Chavez s’est présenté comme le représentant du « socialisme du XXIe siècle », il n’a jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition, ce que lui reprochent ses détracteurs de gauche. Et il n’a pas réellement préparé le pays à l’entrée dans la « nouvelle ère socialiste » qu’il prétendait incarner : « Avant Chavez, le Venezuela avait une économie de rentes, issue des hydrocarbures, qui bénéficiait aux élites. Les bénéfices vont désormais ailleurs. Mais c’est encore et toujours une économie de rentes.
Chavez n’a pas utilisé l’argent du pétrole pour transformer la production et le tissu économique du pays, ce qui aurait du même coup transformé le tissu social. Certes, il y a plus de justice redistributive, mais elle est soumise au bon vouloir de l’Etat.
Si la droite revient au pouvoir, ces mécanismes disparaîtront et les classes populaires n’auront rien gagné dans l’affaire.
Car le Venezuela est extrêmement dépendant de ses importations. Sur le long terme, une telle économie de rentes n’est pas viable. Le successeur de Chavez aura certainement à affronter une crise économique, politique et sociale. »
La question est donc posée dès ce mardi soir, au-delà du deuil : la révolution bolivarienne survivra-t-elle réellement à son chef disparu ? En France, son supporter numéro un, le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, a répondu à sa manière à cette question sur son compte Twitter : « Ce qu’il est ne meurt jamais ».

Au Venezuela, l’après-Chavez a commencé. Atteint d’un cancer, le Président réélu a annoncé sa rechute, et désigné son successeur.

« Une page se tourne pour le Venezuela »
Depuis deux ans, il entretient le mystère autour de lui. On ne connaît ni la nature, ni la gravité de son cancer. Dimanche 30 décembre, le vice-président Nicolas Maduro, seul habilité à communiquer sur son état de santé, annonce que Hugo Chavez « souffre de nouvelles complications ».
Elles découlent apparemment d’une infection respiratoire contractée à la suite de cette dernière opération intervenue à Cuba. Les médecins mandatés par le pouvoir castriste tentent une nouvelle fois de remettre sur pied la figure du socialisme sud-américain. Mais la venue à son chevet de Nicolas Maduro et de ses proches ne rassure guère sur l’état de santé préoccupant de Hugo Chavez. Pour Janette Habel, enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), c’est un bouleversement : « Une page se tourne pour le Venezuela.
Mais aussi pour l’Amérique latine. » Pendant plus d’une décennie, Hugo Chavez a transformé la politique et la géopolitique d’Amérique latine. Aucune personnalité politique du continent n’a aujourd’hui la légitimité ou le charisme pour prendre le relais.
1 Hugo Chavez n’est pas encore réinvesti président du Vénézuela Réélu, Hugo Chavez n’a pas encore été officiellement reconduit à la tête du Venezuela. La cérémonie d’investiture doit intervenir le 10 janvier. Selon la constitution, la succession s’organiserait différemment si elle intervenait avant ou après cette date.
Deux solutions sont envisageables :
Hugo Chavez est investi mais ne peut pas aller au bout de son mandat de six ans : des élections doivent être organisées sous trente jours, un délai court qui ne laisse quasiment aucune place à un renversement de l’équilibre politique du pays. Ayant désigné son successeur, c’est Nicolas Maduro qui héritera du pouvoir ;

Hugo Chavez n’est pas en mesure d’être investi : jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu, c’est Diosdado Cabello, le président du Parlement, qui sera aux commandes. Ecarté par Hugo Chavez, qui lui reproche de traîner quelques casseroles (des soupçons de corruption pèsent sur lui), Cabello pourrait avoir du mal à quitter le fauteuil après trente jours.
Il redeviendrait aussi une alternative crédible. Mais la probabilité d’assister à une guerre de succession est faible selon Alain Musset, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales(EHESS), qui a dirigé « Géopolitique des Amériques » (éditions Nathan, 2006) : « Le successeur est désigné, c’est Nicolas Maduro. Cabello n’a pas été désigné car Chavez ne lui fait pas confiance. A la disparition du leader, des distensions au sein du parti vont apparaître, mais plus tard. Je ne suis pas sûr que quelqu’un ose s’opposer à la dernière décision du chef. Ça serait presque vu comme un sacrilège – j’utilise volontairement le mot. Même si Maduro n’est pas charismatique, il bénéficiera du “martyr Chavez”, dont il est l’héritier. » Il aurait trente jours pour convaincre. Au-delà des personnes, l’héritage politique de Hugo Chavez sera autrement plus compliqué à assumer. C’est ce que confirme Janette Habel : « Même s’il a dépassé cette tradition en mettant en œuvre une politique sociale radicale et un projet d’alliance latino-américaine, Chavez s’inscrit dans le courant des militaires nationalistes réformistes de gauche d’Amérique latine. Ces derniers n’ont rien en commun avec les gorilles et dictateurs d’Argentine ou du Chili. Chavez respecte la démocratie, même si, ancien militaire, il a cette culture du chef, très autoritaire. Ce qui explique qu’il puisse être vu comme un caudillo. »
 2 Un bilan national contrasté
LES INQUIÉTUDES D’AMNESTY
Dans son rapport annuel de 2012, Amnesty International dresse la liste de ses inquiétudes pour l’état des droits de l’Homme au pays d’Hugo Chavez : « Des défenseurs des droits humains ont reçu des menaces et les détracteurs du gouvernement faisaient toujours l’objet de poursuites engagées pour des motifs politiques. Les mécanismes mis en place pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes afin d’assurer la bonne marche de la justice et pour contribuer à la prévention des brutalités policières demeuraient insuffisants. De graves épisodes de violences survenus au sein de prisons extrêmement surpeuplées se sont soldés par la mort d’un certain nombre de détenus. »
Les réussites sociales d’Hugo Chavez sont incontestables. Janette Habel rappelle qu’elles lui ont assuré le soutien indéfectible des Vénézuéliens : « J’ai été observatrice au Venezuela lors de deux élections. Je vous assure qu’à chaque fois, il a été élu sans contestation possible. Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis. »
Mais en œuvrant sans compter pour obtenir l’adhésion de la frange populaire, Hugo Chavez s’est mis à dos une partie de la classe moyenne. Et les élites traditionnelles – les libéraux et conservateurs ont longtemps gouverné –, lui ont définitivement tourné le dos.
Elles critiquent la démagogie, l’autoritarisme (voir ci-contre les inquiétudes d’Amnesty International) et le clientélisme du pouvoir, comme l’explique Alain Musset : « Les classes populaires lui sont redevables, car Hugo Chavez est à l’origine d’avancées sociales. Il a multiplié les investissements sociaux avec l’argent du pétrole qu’il a aussi transformé en arme diplomatique, rompant les liens entre le Venezuela, les Etats-Unis et l’économie de marché entretenue par les élites. Mais l’opposition considère que cette politique revient à acheter les voix des plus pauvres. Et dénonce la verticalité du pouvoir vénézuelien. » « Le socialisme du XXIe siècle est un échec » Mais c’est en fait sur sa gauche que Hugo Chavez pourrait être le plus critiqué, car il doit en grande partie son ascension politique à son idéologie socialiste, inspirée des Fidel Castro, Salvador Allende, Juan Velasco Alvarado, Omar Torrijos...
Lors de son accession au pouvoir, il s’est ainsi présenté comme le représentant du « socialisme du XXIe siècle ». Selon Alain Musset, malgré sa politique volontariste, Hugo Chavez n’a pourtant jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition. Et à l’entrée dans une nouvelle ère socialiste : « Avant Chavez, le Venezuela avait une économie de rentes, issue des hydrocarbures, qui bénéficiait aux élites. Les bénéfices vont désormais ailleurs.
Mais c’est encore et toujours une économie de rentes. Chavez n’a pas utilisé l’argent du pétrole pour transformer la production et le tissu économique du pays, ce qui aurait du même coup transformé le tissu social.
 Certes, il y a plus de justice redistributive, mais elle est soumise au bon vouloir de l’Etat. Si la droite revient au pouvoir, ces mécanismes disparaîtront et les classes populaires n’auront rien gagné dans l’affaire. Car le Venezuela est extrêmement dépendant de ses importations. Sur le long terme, une telle économie de rentes n’est pas viable.
Le successeur de Chavez aura certainement à affronter une crise économique, politique et sociale. »
3 Chavez, militant de l’intégration sud-américaine 
Même ambivalence sur la scène internationale.
Si Hugo Chavez bénéficie à l’étranger d’une indéniable stature, il le doit en partie à son charisme, à sa rhétorique et à ses positions tranchées. Il a endossé le rôle de chef de file des opprimés, des pays émergents, des nations du Sud. Avec un discours hargneux à l’égard des Etats-Unis pour incarner son propos. Toutefois, selon Janette Habel, le leader socialiste a connu bien des « conquêtes régionales », faisant de l’unification sud-américaine son cheval de bataille : « Il a consolidé l’indépendance nationale de son pays en se revendiquant deBolivar, héros de l’indépendance des colonies espagnoles d’Amérique latine.
C’est dans cette optique qu’il a nationalisé les compagnies pétrolières.
Mais il a aussi porté la voix des pays voisins (Bolivie, Equateur, certaines îles des Caraïbes, certains pays d’Amérique centrale) en leur fournissant du pétrole, parfois à des taux extrêmement préférentiels (à l’image de Cuba), avec la seule ambition de consolider l’intégration latino-américaine. Cela lui a apporté un soutien de poids, notamment à l’ONU, où de nombreuses nations l’ont suivi. »
Dès son arrivée au pouvoir, Hugo Chavez a ainsi fait de la scène régionale sa priorité en matière de politique étrangère. Nicolas Maduo cumule d’ailleurs les rôles de vice-président et de ministre des Affaires étrangères. La diplomatie chaviste s’articulait autour de trois institutions, qu’il a contribué à créer, puis à renforcer : L’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) L’Union des nations sud-américaines (Unasur) La Communauté d’Etats latino-américains et Caraïbes (Celac) En organisant politiquement une communauté des Etats latino-américains, en assumant le leadership de ces organisations, Hugo Chavez a fait reculer très largement l’influence des Etats-Unis sur ce territoire, explique Janette Habel : « Derrière tout cela, il y a une chose : le déclin relatif de la puissance américaine sur le sol sud-américain. A sa mort, l’enterrement sera un événement. Tous les chefs d’Etat de la zone seront là, c’est certain. »
 Bras dessus bras dessous avec Ahmadinejad Hugo Chavez allie souvent la parole aux actes. Critiquant l’impérialisme des Occidentaux, il a amorcé un rapprochement avec la Russie, la Chine, et surtout l’Iran – membre influent de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), comme le Venezuela –, au risque de basculer dans « l’axe du mal » de l’ancien président George Bush, selon Alain Musset : « On l’a ainsi vu prendre le président iranien Ahmadinejad par l’épaule pour énerver les Etats-Unis. »
Même scepticisme pour Janette Habel : « Je ne suis pas sûre que c’était la meilleure solution pour manifester son désaccord [avec les Occidentaux, ndlr]. “ Pas certain que Nicolas Maduro ou qu’un successeur prochain pousse jusque-là l’effronterie. L’héritage de Hugo Chavez sera bien difficile à assumer. http://www.rue89.com/2013/01/02/la-succession-dhugo-chavez-un-heritage-difficile-prolonger-238236

Haïti-États-Unis : Échec d’un programme d’emprunts de l’Usaid à travers des institutions financières haïtiennes

P-au-P, 5 mars 2013 [AlterPresse] --- Un programme de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), en coopération avec plusieurs institutions financières haïtiennes, en vue de stimuler l’économie du pays, a échoué, selon les résultats d’un récent audit relayés par le Miami Herald. Le programme visait à offrir des prêts à des entreprises dans les secteurs de la construction, l’agriculture, l’artisanat, la gestion des déchets et le tourisme. La majorité des prêts, qui devaient aller aux femmes, aux nouveaux préteurs, aux petites et moyennes entreprises, n’a pas atteint ces cibles, démontre l’audit, qui a été conduit en février dernier (2013). En revanche, des entreprises - listées comme inéligibles, à cause de leurs activités touchant notamment au jeu, au tabac ou à l’alcool - ont, tout de même, obtenu des prêts. Des emprunteurs, qui auraient pu obtenir des sommes plus importantes dans d’autres institutions financières, ont aussi bénéficié du programme. Les prêts devaient aussi aller vers trois « corridors de développement », identifiés, par les États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la stratégie de reconstruction d’Haïti, suite au séisme du 12 janvier 2010. Mais, cela n’a pas été fait, selon l’article qui signale, de plus, que le programme est resté centralisé, car l’argent n’a pas quitté l’aire de la capitale, Port-au-Prince. Cela est particulièrement remarquable dans le cas de Sogebank qui a concentré 90% de ses prêts dans la capitale. Sogebank est l’une des institutions financières, impliquées dans le programme à côté de la société financière haïtienne de développement (Sofhides) et de Le Levier (une fédération de coopératives financières). L’Usaid n’a pas non plus formé suffisamment les préteurs qui, dans certains cas, n’ont pas compris les objectifs du programme ni été en mesure de les articuler avec les pratiques de prêts, révèle Miami Herald. Le journal souligne, en même temps, des paiements tardifs, allant jusqu’à 90 jours, dans le cas de Sofihdes. Des recommandations ont été adressées à l’issue de l’audit, et l’agence américaine se dit disposée à les suivre. En tout cas, fin février 2013, l’ambassade américaine a annoncé fièrement, dans une note, la signature d’un accord entre Overseas Private Investment Corporation (Opic) et une société de Maryland aux États-Unis, Developpement innovations group, pour l’octroi de prêts à « des familles économiquement faibles en Haïti ». Dans ce projet, l’Opic a engagé 17 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui). On ne sait pas s’il existe des garanties que les failles du programme de l’Usaid ne se répéteront pas avec ces deux institutions. En juillet 2012, le Miami Herald avait révélé des problèmes de gestion des fonds attribués par les États-Unis à des organismes humanitaires au profit d’Haïti. Le manque de transparence de l’information est un élément notoire dans les défaillances du financement américain, indiquait le journal. Cette situation favoriserait la corruption et le gaspillage, et formerait un processus fermé, réduisant la concurrence et empêchant l’évaluation des projets. [kft gp apr 05/03/2013 16:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14188

Haïti-Coopération : le navire français Dumont D’Urville a livré 16 tonnes de fret humanitaire

Mardi, 05 Mars 2013 16:26 WJL/HPN Nouvelles - Reconstruction Le navire de transport léger de la Marine française, « Dumont D’Urville », a livré mardi sur le quai Sud de Port-au-Prince 16 tonnes de fret humanitaire au profit d’un ensemble d’institutions haïtiennes dont l’Hôpital de l’Université d’Haïti (HUEH) qui bénéficiera d’un lot de matériel médical pour sa section de maternité, a constaté Haiti Press Network. Le capitaine de corvette Cyril Rey, commandant du Dumont d’Urville, a remis officiellement mardi le fret humanitaire au 1er conseiller et chargé d’affaires a.i.de l’ambassade de France en Haïti Dominique Delpuech en faveur de plusieurs institutions telles des écoles, orphelinats, et l’HUEH. Le Directeur de l’HEUH, Mainville Maurice Fils qui était venu recevoir ces dons, n’a pas caché sa satisfaction. Selon M. Mainville, ce lot de médicaments va contribuer à renforcer les soins au niveau de la santé de reproduction à l’HUEH « afin que les femmes haïtiennes cessent de mourir en donnant la vie ». Ce don humanitaire est arrivé à point nommé dans la mesure où, il survient deux jours avant l’inauguration de la section de maternité de l’HUEH le 8 mars prochain qui coïncide avec la journée mondiale de femmes. « Ce n’est pas de la charité », a précisée M. Dominique Delpuech ajoutant que ce don est un engagement qui a été pris au plus haut niveau de l’état français pour la reconstruction de l’HUEH aux côtés des USA et de l’état haïtien. Quatre véhicules ont été également remis à la municipalité des Palmes, dans le cadre de sa coopération décentralisée avec la communauté d'agglomération du centre de la Martinique (CASEM) Un partenariat soutenu par la France, le Canada, la France et la Hollande a été établi en 2010 entre cette région presqu’identique avec la Martinique tant par leur superficie et leur population la CASEM. L’objectif est de mutualiser les ressources et les moyens pour que les communes (Petit-Goave, Grand-Goave, Miragoane) formant cette région puissent fonctionner ensemble. Le président de la communauté des municipalités de la région des palmes (CMRP) Joseph Jean Pierre Salam, a accueilli avec beaucoup de satisfaction ces véhicules. « Ils vont renforcer l’activité en facilitant la concrétisation des différentes les différentes initiatives entamées dans le cadre de ce projet d’intercommunalité », s’est réjoui M. Salam Depuis le séisme du 12 janvier, c’est pour la troisième fois que ce bâtiment militaire des Antilles françaises de 80 m de long et de 1500 tonnes est venu apporter lson soutien à Haïti. Texte et photos de : Wilner.jl@hpnhaiti.com http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/reconstruction/8866-haiti-cooperation-le-navire-francais-dumont-durville-a-livre-16-tonnes-de-fret-humanitaire

Haïti: l'ex-président Préval témoin dans le meurtre d'un célèbre journaliste

Par LEXPRESS.fr, publié le 04/03/2013 à 23:49, mis à jour à 23:49 L'ancien président haïtien René Préval a été convoqué comme témoin par un juge d'instruction dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat en avril 2000 du journaliste Jean Dominique. Farouche opposant au régime des Duvalier, le directeur de Radio-Haïti Inter avait été tué par balles par des inconnus dans la cour de la station de radio qu'il dirigeait. Nouveau rebondissement dans l'affaire Jean Dominique en Haïti. L'ancien président René Préval a été convoqué comme témoin par un juge d'instruction dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en avril 2000 du célèbre journaliste. "M. Préval sera entendu à titre de témoin. C'est important qu'il se présente en personne car il était au pouvoir quand le meurtre a été perpétré, il pourrait détenir des informations importantes", a précisé le juge d'instruction Ivikel Dabrésil. L'ex-président a confirmé lundi au média Haïti Press Network qu'il se présenterait "le 7 mars, au tribunal, accompagné de ses avocats". René Préval a dirigé Haïti à deux reprises, de 1995 à 2001 après avoir servi comme Premier ministre du président Jean-Bertrand Aristide, puis de 2006 à 2011 avant de transmettre le pouvoir à l'actuel chef de l'Etat Michel Martelly. Le journaliste Jean Dominique, farouche opposant au régime des Duvalier, exilé pendant la dictature de 1980 à 1986, a été tué par balles le 3 avril 2000 par des inconnus dans la cour de la station Radio Haïti-Inter qu'il dirigeait. Le gardien de la station de radio a également été assassiné. Une "démarche non-politisée", selon le juge "C'est un travail complexe par rapport à la politique, mais ma démarche n'est pas politisée", s'est défendu le juge d'instruction face aux critiques des proches des anciens chefs d'Etat Préval et Aristide, qui assimilent la convocation de René Préval à de la "persécution politique". Le juge Dabrésil a rappelé qu'il avait hérité du dossier sous le gouvernement de René Préval en 2010, mais que les recherches s'étaient arrêtées à la suite du séisme du 12 janvier 2010 qui avait détruit les tribunaux d'Haïti. "Depuis que nous avons été chargés de cette affaire en 2010, nous avons entendu une quinzaine de personnes, dont la veuve de la victime Michèle Montas (ancienne porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ndlr) et un ex-chef de la police haïtienne", a indiqué le juge. Un ancien ministre de l'Intérieur de Jean-Bertrand Aristide, qui pourrait lui aussi être entendu dans l'affaire, a été convoqué le 14 mars par la justice. Depuis 2000, pas moins de 12 juges se sont succédés dans l'instruction de cette affaire qui défraie la chronique en Haïti. Depuis son retrait du pouvoir en 2011, René Préval a quant à lui rarement été vu en public. Il est retourné vivre dans sa province natale au nord d'Haïti, selon ses proches. Avec http://www.lexpress.fr/actualite/haiti-l-ex-president-preval-temoin-dans-le-meurtre-d-un-celebre-journaliste_1226933.html

Haïti- Reconstruction : Lancement officiel d’un projet contre les constructions anarchiques

Mardi, 05 Mars 2013 14:19 MEA/HPN Societe & Loisirs - Societe La Mairie de Port-au-Prince a lancé officiellement mardi, à Bourdon, un projet en vue d’adopter des mesures contre les constructions anarchiques du pays, notamment à la Vallée de Bourdon, a constaté un reporter d’Haiti Press Network. La mairie de Port-au-Prince a annoncé des mesures devant aboutir à la destruction de quelques maisons situées au bord de la ravine. En effet, toutes les constructions sont interdites pour le moment présent, selon ce qu’a indiqué Gérald Junior Estimé, membre de la commission communale de Port-au Prince. « Nous allons travailler ensemble pour qu’enfin la Ville de Port-au-Prince soit libérée », a-t-il lancé. M. Estimé a affirmé la volonté et la détermination de la mairie pour sortir la Vallée dans cette situation critique, et a rassuré que la mairie procédera à des constructions durables, afin que la population ne soit plus victime au moment des catastrophes naturelles. Le représentant de la commission communale de Port-au-Prince a informé qu’il va travailler de concert avec le SMCRS, le CNE et plusieurs organisations non gouvernementales pour rendre la tâche plus facile. « Il faut que la Vallée s’en sorte de ce marasme. Nous avons la volonté de le faire», a-t-il déclaré, avant de soutenir que la mission de la commission communale est d’assainir la Ville de Port-au-Prince. «Nous avons les moyens politiques de réaliser ce rêve. Il suffit d’avoir d’abord la détermination et ensuite les possibilités arriveront », a-t-il avancé en guise de conclusion. Mackendy Emmanuel Alexis alexismackendyemmanuel@yahoo.fr http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8862-haiti-construction-lancement-officiel-dun-projet-contre-les-constructions-anarchiques

Haïti: l'ex-président Duvalier hospitalisé

AFP Publié le 05/03/2013 à 07:01 L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, 61 ans, poursuivi par la justice pour crimes contre l'humanité et détournement de fonds, a été hospitalisé jeudi juste après avoir comparu devant un tribunal, a-t-on appris hier d'une source proche de "Baby Doc". "La journée (du 28 février, ndlr) a été éprouvante pour lui. Il a été hospitalisé tout de suite après avoir été interrogé pendant près de cinq heures par des juges d'une cour d'appel de Port-au-Prince", a confié à l'AFP un proche de Jean-Claude Duvalier qui a requis l'anonymat. L'ex-dictateur, qui a été entendu en présence d'un groupe d'anciennes victimes de son régime (1971-1986), devrait être questionné à nouveau lors d'une audience prévue jeudi. "S'il bénéficie de l'exéat de son médecin, il se mettra à disposition du tribunal", a déclaré à l'AFP l'un de ses avocats. Jeudi dernier, lors de sa première comparution devant le juge Jean-Joseph Lebrun, Jean-Claude Duvalier dit "Baby Doc", qui souffre également d'arthrose cervicale, était apparu amaigri et semblait avoir du mal à s'exprimer. Ses réponses aux questions du tribunal avaient été répétées par le greffier de la cour d'appel. Le 21 février dernier, après sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales. Revenu en Haïti en 2011 après 25 ans d'exil en France, un juge d'instruction avait recommandé en 2012 de ne pas poursuivre Duvalier pour les crimes de sang, mais avait décidé de le renvoyer devant un tribunal correctionnel pour corruption et détournement de fonds. Un regroupement d'anciennes victimes de son régime ont décidé de faire appel de la décision du juge. Jean-Claude Duvalier, qui est détenteur d'un passeport diplomatique et est libre de ses déplacements, est remarqué de temps en temps dans les rues de Port-au-Prince au volant d'un véhicule tout terrain. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/05/97001-20130305FILWWW00258-haiti-l-ex-president-duvalier-hospitalise.php

Emilia Raila: Une Volontaire engagée pour un changement social en Haïti

5 mars 2013 | Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ? Volontaire des Nations Unies originaire de Tanzanie, Emilia Raila mène son combat contre la pauvreté en Haïti dans son travail, mais aussi au sein d’une fondation locale. « Je déborde d’énergie et de plaisir en travaillant avec la communauté car changer la vie des autres me rend heureuse », confie-telle. Recrutée à la MINUSTAH en tant que Volontaire des Nations Unies (VNU), chargée du recyclage et de la gestion des biens usagés de la mission, elle consacre depuis juin 2011 ses jours de repos au renforcement des capacités des membres du Palais de l’Encadrement des Défavorisés du Tiers Monde (PENDEFATIM), une fondation haïtienne qui œuvre pour l’éradication totale de la pauvreté dans le pays. « Elle nous donne les techniques appropriées pour développer nos communautés sur le plan sanitaire et économique », souligne le Président du Conseil d’Administration de PENDEFATIM, Louis Jeune Michelet. Son implication a aussi permis à la fondation de nouer des liens avec d’autres organisations, et ainsi d’obtenir un appui en matériels, bancs, tables de bureaux ou encore chaises, comme le souligne son responsable des ressources humaines, Edouard Henry. Dans le cadre de l’assainissement et de la lutte contre la pauvreté, elle a par exemple permis à PENDEFATIM d’obtenir plus de 300 brouettes, 400 pelles, des râteaux et des toitures de maison qui ont par la suite été mis à la disposition de personnes vulnérables de Croix des Bouquets, Ganthier et Thomazeau, des communes de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. « Avec ce matériel que j’ai obtenu grâce à Emilia, je contribue à l’assainissement de mon quartier car je les prête à mes voisins pour le nettoyage de leurs maisons et des rues », confie Gathia Brice, une habitante de Croix des Bouquets. Pour Michel Wilner, un autre habitant de Croix des Bouquets, l’impact de cette aide a été économique : « Avec ma brouette, je transporte des boissons gazeuses que je vends et ça me permet de gagner un revenu pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », explique-t-il. Motivée malgré le manque d’électricité Tous les samedis matins, Emilia se rend dans les locaux de l’organisation, bravant la chaleur due à l’absence d’électricité, pour donner des cours de gestion aux membres de la communauté. « A travers ces cours, j’essaye de montrer aux membres de PENDEFATIM que leur développement doit d’abord commencer par eux-mêmes», dit-elle. Selon Edmond Yolitha, bénéficiaire de cette formation, bien qu’Emilia soit anglophone, elle parvient à se faire comprendre facilement car elle se base sur des exemples concrets. « Emilia est très explicite pendant les cours et même un analphabète peut comprendre car elle nous fait faire des cas pratiques et elle est très assidue à la formation », souligne-t-il. Emilia n’en oublie pas moins son travail au sein de la Mission, qu’elle a rejointe en novembre 2008 après plusieurs années passées dans le secteur de la santé et de l’assainissement en Tanzanie. Unique femme au sein de l’unité de recyclage et de gestion des biens usagés de la MINUSTAH, cette mère de trois enfants contribue à l’élimination des matières générées par la mission. Pour Charles Etienne René, Officier environnemental de la MINUSTAH, il faut faire preuve d’une grande détermination pour concilier ses tâches au bureau avec l’appui à la communauté. « J’admire l’amour pour le partage de cette Volontaire et en tant qu’Haïtien, je lui suis très reconnaissant de sa disponibilité pour appuyer gratuitement les communautés pour un changement social positif dans mon pays », confie-t-il. Tahirou Gouro Soumana http://minustah.org/?p=40590

Haïti-ASHAPS-ballon d’Or : Wisline Dolcé, la modeste gagnante

Mardi, 05 Mars 2013 14:04 EV/HPN Nouvelles - Sport Wisline Dolcé, milieu de terrain de l’AS Tigresses a été nommée meilleure joueuse de l’année 2012, jeudi, par 210 journalistes sportifs de l'ASHAPS en devançant Manouchka Pierre-Louis (Valentina) et Nerlande Emmanuel (Essentiel). Dolcé est la deuxième a remporté ce trophée, a appris Haïti Press Network. Wisline Dolcé qui a inscrit 11 buts l’année dernière, s’est donnée corps et âme pour donner un second titre consécutif à son club favori l’AS Tigresses pour la saison 2012. « Ouf…, je ne trouve vraiment pas les mots exacts pour expliquer ma joie. Je suis très contente car je ne m’attendais pas à un trophée. Je profite de cette occasion pour dédier ce trophée à Manoucheka et Nerlande ainsi qu’à mes coéquipières, aux dirigeants des Tigresses et j’espère être présente l’année prochaine», a fait savoir Dolcé. Le milieu offensif formé depuis l’âge de 11 ans à l’AS Tigresses a remporté six titres avec ce club et a été élue 3 fois meilleure joueuse du championnat national féminin de première division. Wisline Dolcé, 26 ans a intégré la sélection U-19 à l’âge de 16 ans et à 20 ans elle a joué pour la sélection nationale féminine senior de foot et a marqué environ 15 buts. Auparavant, Wisline avait joué au sein des Tigresses comme milieu récupérateur ou défensif en portant le dossard 6 mais actuellement, elle mène le jeu sur le terrain avec son nouveau dossard 10. Wisline Dolcé, deuxième enfant de sa famille (jumeau avec son frère Wislin Dolcé), a passé 6 mois sous les couleurs de l’université Indiana, l’année dernière et n’a inscrit aucun but lors du championnataméricain. Manouchka Pierre-Louis du Valentina FC a remporté deux fois le titre de meilleure joueuse de l’ASHAPS, elle reste la seule sportive a gagné deux fois un titre. Esther Versière esther.v@hpnhaiti.com
http://hpnhaiti.com/site/index.php/sport/8858-haiti-ashaps-ballon-dor-wisline-dolce-la-modeste-gagnante

Confusion et contradictions au sein de la commission bicamérale

La commission bicamérale chargée de designer les représentants du Législatif au Conseil Electoral est caractérisée par la confusion et les contradictions. Alors que le délai est arrivé à expiration les commissaires continuent d'émettre des points de vue divergents sur tous les dossiers touchant les activités de cette commission. Au cours d'une rencontre tenue le dimanche 3 mars 2013, certains membres de la commission ont envisagé de soumettre les noms des ex députés Pierre Simon Georges et Marie Cluny Dumay Miracle et d'un cadre du Parlement, Nelie Boyer. Le député Danthon Leger indique qu'il n'avait pas pris part à cette rencontre tout en confirmant que les noms de ces personnalités avaient été évoqués. Le sénateur Andrice Riché, présent à cette rencontre, justifie la démarche par la nécessité pour les parlementaires de designer des personnalités proches du Parlement. Il ne faut pas uniquement penser à des personnalités de la société civile mais surtout à des gens ayant un sentiment d'appartenance au Parlement, lance t-il. De son coté le sénateur Melius Hyppolite a fait une autre lecture de la situation. Il juge que la commission doit analyser tous les dossiers soumis au Parlement. Admettant que la commission est confrontée à de grandes difficultés, il espère que les commissaires auront la capacité de transcender pour trouver une solution au problème. M. Hyppolite appelle les commissaires à analyser dans la sérénité les dossiers de tous les candidats. Cependant un autre commissaire Steven Benoît assure que la commission est inexistante. Depuis trois semaines les membres de la commission n'ont pas tenu une réunion, rappelle M. Benoît pour qui il faut abandonner la formule de Conseil Electoral Permanent. Selon le premier secrétaire du Sénat le président Martelly n'a pas d'autres choix que de former un conseil électoral provisoire s'il veut réaliser des élections au cours de cette année. Il préconise la désignation des 9 conseillers électoraux par le chef de l'Etat à partir du liste de 27 personnalités soumises par les organisations de la société civile. LLM / radio Métropole Haïti

lundi 4 mars 2013

Affaire Duvalier: nouvel espoir pour les victimes

La présence au tribunal de l’ancien «président à vie» Jean-Claude Duvalier apporte une lueur d’espoir aux familles des victimes. Parmi les crimes présumés, figurent des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des tortures perpétrées pendant les années où il était au pouvoir.
«Le fait que Jean-Claude Duvalier se soit bel et bien présenté cette fois-ci redonne un peu d’espoir quant à la capacité du système judiciaire haïtien à traiter des affaires sensibles, a estimé Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty International. Mais la route vers la justice sera longue.»
Le 21 février 2013, lorsque Jean-Claude Duvalier avait pour la troisième fois refusé de répondre à la convocation de la justice, la cour d’appel avait demandé au procureur de faire venir l’ancien chef d’État lors de la prochaine audience et menacé de l’incarcérer s’il n’obtempérait pas.

Les plaignants enfin entendus
Ayant finalement accepté de se présenter devant la justice, il s’est retrouvé face aux plaignants – les familles des victimes d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées et les victimes d’actes de torture commis lorsqu’il était au pouvoir. Pour la première fois, l’ancien président haïtien a eu à répondre aux questions de la cour et des avocats des plaignants.
«Il est désormais capital que la cour entende les témoignages des victimes et se penche sur l’énorme quantité de preuves éclatantes qui ont été recueillies», a indiqué Javier Zúñiga.
Selon les normes internationales relatives aux droits humains, aucune prescription ne s’applique aux crimes tels que la torture, les exécutions, la détention arbitraire et les disparitions forcées.
«Ce que nous demandons, c’est que Jean-Claude Duvalier ait à répondre de ces crimes horribles qui constituent des crimes contre l’humanité, commis sous son régime, tout en veillant à ce que son droit de bénéficier d’un procès équitable soit respecté», a conclu Javier Zúñiga.
http://www.amnesty.ch/fr/pays/ameriques/haiti/docs/2013/affaire-duvalier-nouvel-espoir-pour-les-victime



Haïti-Mexique;présence d’Haïti au 6e Festival des Communautés étrangères de Querétaro

Dimanche, 03 Mars 2013 19:57
C’est à travers la peinture et la gastronomie qu’Haïti s’est démarqué au milieu de 60 autres pays au Festival des Communautés étrangères qui s’est déroulé du 1er au 3 mars 2013 au Parque Bicentenario dans la ville de Querétaro à environ 200 kilomètres de Mexico.
Bien que le nombre de compatriotes à Querétaro n’atteigne pas la vingtaine, Haïti a été bien représenté, et c’est le peintre Charles Steven Franklin qui a dirigé la participation du pays avec le soutien de l’ambassade d’Haïti à Mexico.
M. Franklin a profité de cette opportunité pour promouvoir Haïti à travers des œuvres d’art et des plats traditionnels que les milliers de festivaliers n’ont pas manqué d’apprécier.
Le vaudou était également à l’honneur. M. Franklin a en effet prononcé une conférence autour du thème « magie et vaudou » à l'auditorium du centre de communication de l'Université del Valle, devant un public curieux d’en savoir plus sur Haïti.
Le président municipal (maire), Roberto Loyola Vera, a tenu à visiter personnellement le stand d’Haïti, où il a été accueilli par l’ambassadeur Guy Lamothe et le directeur du stand, Franklin Charles.
L’officiel n’a pas caché son admiration devant la splendeur des œuvres exposées.
Tout en saluant la présence de l’ambassadeur Guy Lamothe à ses cotés, M. Franklin a déploré le fait que le groupe TOP CONNECTION du Cap Haïtien, dont la performance était prévue au programme, n'ait pu participer au festival".
Il a expliqué que l’ambassade du Mexique en Haïti avaient refusé d’octroyer les visas sollicités par les musiciens attendus à Querétaro.
Pour sa part, l'ambassadeur Guy Lamothe a salué la participation du pays à cet événement qui a attiré la grande foule. "La présence de notre diaspora aux différentes manifestations dans leur pays d'accueil est révélatrice d'un fait : au delà de l’apport financier, la diaspora haïtienne recèle de ressources humaines de qualité, de compétences techniques et intellectuelles pleines d'initiative comme Franklin. Pour Haïti et son développement, l’heure est à la diaspora positive" a déclaré M. Lamothe.
De son coté, le maire Roberto Loyola Vera a vanté l’aspect multiculturel de sa ville. Chaque année, pendant les trois premiers jours du mois de mars, toutes les communautés étrangères vivant à Querétaro, ont l'opportunité de présenter leur culture à travers la gastronomie, la musique, la peinture, la danse et les traditions. Selon les chiffres avancés par l’édile, plus de 10.000 étrangers ont choisi Querétaro comme terre d’accueil.
"La communauté étrangère fait partie intégrante de ma ville" a clamé M. Loyola Vera.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8840-haiti-mexiquepresence-dhaiti-au-6e-festival-des-communautes-etrangeres-de-queretaro

La Cour des comptes s’offre un local à 1,5 million de dollars

MAXImini.com | Justice - Publié le 03/03/2013 à 21:01:15 en Haïti La Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif s’est offerte des locaux flambants neufs, estimés à plus d’un million et demi de dollars américains.
 Le nouveau local a été inauguré le vendredi 1er mars 2013, en présence du président de la République, Michel Martelly. Pour la première fois depuis sa création en 1823, la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA) s’installe dans des locaux neufs, s’est réjouit Me Nonie Mathieu, présidente de l’institution. La première femme aux commandes de l’institution considérée comme "la gendarme des finances publiques", a rappelé les moments difficiles endurés par la CSC/CA, depuis l’effondrement de son ancien bâtiment lors du séisme du 12 janvier 2010.
La CSC/CA a besoin de matériels et d’équipements nécessaires et également d’un budget approprié pour lui permettre de mieux répondre à sa mission, a lancé la présidente lors de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux, situés à l’Avenue Christophe, centre-ville de Port-au-Prince.
Pour un meilleur contrôle des fonds publics "C’est le premier bâtiment public érigé dans le cadre de la politique de reconstruction élaborée par le président de la République, a indiqué le bureau de communication de la présidence. L’inauguration des locaux flambants neufs qui vont abriter la CSC/CA s’inscrit dans la lignée des actions du président de la République visant la reconstruction des édifices publics."
Le bâtiment, qui compte dans le palmarès des constructions post séisme, coûte soixante deux millions deux cent mille gourdes ( 62,200,000.00) à l’Etat haïtien. Il a été réalisé par une firme locale : BUGECA S.A. Le Chef de l’Etat a souligné les prouesses des responsables de la CSC/CA, en vue d’assurer un meilleur contrôle des fonds publics.
"Nous avons le devoir moral de garantir la bonne marche de nos institutions. La CSC/CA doit sévir contre les fonctionnaires peu scrupuleux et jouer pleinement son rôle de gendarmes de nos finances publiques", a déclaré le président Martelly qui invite, par ailleurs, les dirigeants de cette institution à agir sans état d’âme. Il a en outre affirmé que la CSC/CA est un outil important dans la lutte contre la corruption. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/la-cour-des-comptes-s-offre-un-local-a-1-5-million-de-dollars-21229.html

vendredi 1 mars 2013

Haïti-Duvalier : Une seconde séance fixée à la huitaine, après des heures « historiques » à la cour d’appel

P-au-P, 28 févr. 2013 [AlterPresse] --- L’audience en appel de Jean Claude Duvalier a été levée après environ cinq heures d’interrogatoire et doit se poursuivre à la huitaine, ont décidé les juges évoquant « l’état de santé » de l’inculpé, constate AlterPresse. Durant l’audience, suspendue durant quinze minutes, Jean Claude Duvalier a répondu à plusieurs questions relatives notamment aux victimes de son régime. Il a dit connaitre seulement deux parmi les victimes, Michèle Montas et Robert Duval. Il affirme que ce dernier aurait été arrêté pour possession illégale d’arme à feu et que c’est lui-même qui l’aurait gracié. Ce que Duval dément. « C’est une véritable fumisterie (plaisanterie) », lance Duvalier aux juges après une question concernant précisément Robert Duval. Usant de détours, Duvalier frôle l’arrogance et le mépris, avec le soutien de ses partisans dans la salle qui l’ont applaudit quant il rétorque : « A mon tour je peux leur demander : qu’ont-ils fait de mon pays ? » Interrogé sur des violations de droits humains durant son régime, il renverse le propos pour parler de viol et dit avoir protégé certaines personnes à leur insu. « Les viols existent partout dans le monde…quant à moi j’ignore complètement cette histoire de viol », déclare t-il avant que les juges ne lui précisent que violations de droits humains ne concernent pas uniquement le viol. L’audience s’est déroulée en présence de plaignants, de défenseurs de droits humains nationaux et internationaux ainsi que de diverses personnalités. Une demande de huis clos formulée par les avocats de la défense a été rejetée. A l’issue de l’audition, le Collectif contre l’impunité, qui regroupe plusieurs plaignants, affirme sa satisfaction. Danièle Magloire, la coordonnatrice, parle d’une audience « historique », d’ « un premier pas » et ajoute qu’il s’agit d’une bataille à poursuivre. Un des plaignants, l’entrepreneur et militant Robert Duval, estime que « c’est un bon exercice pour le public. On voit bien que c’était un criminel ». Pour Reed Brody de l’organisation internationale Human Right Watch, « il s’agit d’ores et déjà d’une victoire historique dans un pays où les riches et les puissants ont toujours été au-dessus de la loi ». « Qui aurait pensé que Duvalier serait contraint un jour à faire face à ses victimes devant un tribunal, à subir un interrogatoire sur ses crimes présumés, et à devoir écouter les noms de personnes ayant subi des tortures », s’interroge Brody. « Quelle que soit la prochaine étape, les Haïtiens se souviendront de l’image de leur ancien dictateur, obligé de répondre à des questions au sujet de la répression menée sous son règne », ajoute-t-il. Durant l’audience, de nombreuses personnes ont témoigné leur soif de justice, pendant que des dizaines de partisans de Duvalier se sont massés devant le tribunal, scandant des slogans favorables à l’ancien tyran. Depuis le 24 janvier, date à laquelle la séance a été fixée initialement, les victimes ont du faire face à l’hostilité de la défense qui a tenté d’écarter la cour d’appel du processus judiciaire. Alors que beaucoup parlent d’un rendez-vous d’Haiti avec son histoire, le pouvoir actuel de Michel Martelly, pointé pour une eventuelle accointance avec les figures de la dictature, est scruté. [jep kft gp apr 28/02/2013 16:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14173

Haïti: "Qu'avez-vous fait de mon pays ?", lance Duvalier devant la justice

"Qu'avez-vous fait de mon pays ?", a lancé l'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, en se présentant jeudi devant la justice à Port-au-Prince, faisant face pour la première fois à ses anciennes victimes, après avoir refusé de comparaître à trois reprises. Les propos de l'ancien dictateur, inaudibles, étaient répétés par un greffier. Ils ont provoqué les applaudissements de ses partisans présents dans la salle, quand le juge Jean-Joseph Lebrun lui a demandé s'il assumait ses responsabilités pour ses années au pouvoir, de 1971 à 1986. "Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes compatriotes", a affirmé "Baby Doc". 'A l'époque, le gouvernement gérait la misère mais les entreprises publiques fonctionnaient bien (...) et les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école. Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment", a-t-il fait valoir. "A mon retour (en janvier 2011, ndlr), j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. (...) C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?", s'est-il exclamé. Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s'était assis peu avant 16H00 GMT avec sa compagne Véronique Roy face à une salle comble, où étaient également présentes d'anciennes victimes et des organisations de défense des droits de l'Homme. Fils de l'ancien dictateur François "Papa Doc" Duvalier, Jean-Claude Duvalier avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans. Chassé en 1986 par une révolte populaire, il a effectué un retour spectaculaire en Haïti en janvier 2011 après 25 ans d'exil en France. Les avocats des plaignants se sont réjoui jeudi que l'ancien dictateur se soit enfin présenté devant la justice. Jean-Claude Duvalier est "un vrai dictateur, qui a révélé son vrai tempérament", a réagi auprès de l'AFP un ancien prisonnier politique, le joueur de football Robert Bobby Duval. Duvalier affaibli Exilé sous la dictature, Alix Fils-Aimé s'est félicité qu'"un dictateur ait dû se présenter devant un tribunal". Au nom d'Amnesty International Canada francophone, Béatrice Vaugrante a salué sur Twitter "une journée historique pour la justice" avec "Duvalier face aux victimes". L'audience a pris fin peu après 20H00 GMT. Une nouvelle audience a été fixée à jeudi prochain. Les défenseurs de l'ex-président, âgé de 61 ans, avaient réclamé la fin de l'audience faisant valoir le mauvais état de santé de leur client qui est apparu affaibli, se déplaçant difficilement et s'exprimant d'une voix très faible. Il a quitté la salle dans la bousculade, sans faire de déclarations. A l'extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes vêtues aux couleurs noir et rouge de l'ancien régime ont manifesté en faveur de l'ancien dictateur. Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales. En janvier 2012, un juge d'instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds, mais n'avait pas retenu les poursuites pour crimes contre l'humanité, estimant les faits prescrits. Cette décision avait provoqué l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme et des victimes qui avaient fait appel. Mais les défenseurs de "Baby Doc", ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d'appel devant laquelle a comparu Duvalier jeudi est par conséquent "dessaisie" du dossier. http://www.elwatan.com/depeches/haiti-l-ancien-dictateur-duvalier-devant-la-justice-face-a-ses-victimes-28-02-2013-205061_167.php

Haïti-Culture : « Haïti Royaume de ce monde » est au bercail

Jeudi, 28 Février 2013 17:02 WJL Societe & Loisirs - Societe Après Paris, Venise, Miami et la Martinique, c’est au tour d’Haïti d’accueillir : « Haiti Royaume du monde », une exposition collective d’art contemporain haïtien qui réunit 18 artistes pour une trentaine d’œuvres. Cette initiative se veut une sorte de vitrine pour la promotion de l’art haïtien et l’occasion pour présenter une autre image du pays à travers la créativité de ses fils. C’est la ville de Jacmel qui recevra, dans les entrepôts datant du 19ème siècle et récemment restaurés de la Halle Vital, cette grande exposition conçue par Giscard Bouchotte, le commissaire de l’exposition et Coproduite par le Fonds de dotation agnès b. et l’Institut français du 9 mars au 13 avril. « Je suis très heureux que l’exposition arrive en Haïti après un parcours international (…), Il s’agit d’un rêve de conception qui a abouti grâce à de nombreuses personnes qui y croient », s’et réjoui Le commissaire de l’exposition. M. Bouchotte a expliqué que l’exposition Haïti Royaume de ce Monde est née de la nécessitée de dresser un état des lieux de la création contemporaine en Haïti, de donner à voir les travaux des artistes, qui au quotidien questionnent le chaos. « Haïti Royaume de ce monde » a fait un parcours international réussi selon les organisateurs de l’exposition qui réunit des artistes de genres différentes tels : plasticien sculpteur, photographe, peintre, vidéaste, performeur. Elle a été tout d’abord exposée, en avril et mai 2011, à l’espace Agnès b à Paris pour se rendre ensuite à l’été 2011 dans la programmation de la 54’ Biennale d’Art contemporain de Venise, où pour la première fois la République d’Haïti présentait un pavillon national d’art. L’exposition avait poursuivi son petit bonhomme de chemin aux Etats-Unis à la Haïtian Cultural Art Alliance de Miami, dans le cadre de la foire internationale « Global Caribbean /Art Basel Miami Beach » en 2012 et au Centre Culturel de Rencontre Fonds Saint-Jacques, à Sainte-Marie en Martinique au cours de la même année. Giscard Bouchotte dit souhaiter que cette exposition en Haïti témoignera pour dire qu’il se passe des choses en Haïti, qu’en dépit de sa situation chaotique, il compte des œuvres, des créativités impressionnantes. Le titre « Haïti royaume de ce monde », est un clin d’oeil du roman du célèbre écrivain cubain Alejo Carpentier intitulé « Le Merveilleux haïtien », a précisé Bouchotte qui dit croire qu’en présentant au monde ses créateurs, Haïti espère transformer la charité qu’on lui propose en échange. D’un autre côté, le commissaire a encouragé l’état haïtien à consentir des investissements dans le secteur culturel et dans des projets d’artistes. « Il faudrait que le ministère de la culture mette en place une vraie politique culture, pour savoir qu’est ce qui manque et ce qui ne va pas dans le secteur », a-t-il conclu. http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8826-haiti-culture-l-haiti-royaume-de-ce-monde-r-est-au-bercail

Ancien président à vie d'Haïti, Jean-Claude Duvallier comparaît devant ses juges et ses victimes

Ancien président à vie d'Haïti, Jean-Claude Duvallier comparaît devant ses juges et ses victimes LE MONDE | 01.03.2013 à 11h31 Pour les victimes du régime duvaliériste, la comparution de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier devant la cour d'appel de Port-au-Prince est une première victoire. Accusé de violations des droits de l'homme, de détournement de fonds et de corruption, l'ancien "président à vie" d'Haïti, chassé du pouvoir en 1986 après quinze années de dictature, avait refusé par trois fois de répondre aux convocations du tribunal. Le président de la cour d'appel, Jean-Joseph Lebrun, l'avait menacé d'un mandat d'amener au cas où il refuserait à nouveau de se présenter. "Bébé Doc" a finalement obtempéré. Il a comparu, jeudi 28 février, face à plusieurs de ses victimes qui ont porté plainte pour crimes contre l'humanité. "C'est une audience historique, un premier pas, il faut poursuivre la bataille",soulignait Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l'impunité, peu après la fin de l'audience qui doit reprendre dans une semaine. Reed Brody, deHuman Rights Watch, se félicitait aussi de cette "victoire historique dans un pays où les riches et les puissants ont toujours été au-dessus de la loi". SES AVOCATS ONT MULTIPLIÉ LES INCIDENTS DE SÉANCE Accompagné de plusieurs dizaines de partisans, massés à l'intérieur et devant le tribunal, Jean-Claude Duvalier s'est défendu face aux accusations. D'une voix à peine audible, obligeant le greffier à répéter ses propos, il a expliqué que les redoutables "tontons macoutes", les miliciens du régime, avaient pour tâche d'assurer la sécurité nationale et d'assister l'armée. Lorsque le président de la cour l'a interrogé sur les violations des droits de l'homme, il a répliqué que "les viols existent partout dans le monde" et que les chefs d'Etat ne pouvaient être tenus pour responsables. "A chaque fois que des cas étaient signalés, j'intervenais pour que justice soit faite", a-t-il assuré. Ses avocats ont multiplié les incidents de séance, réclamant un huis clos, qui a été refusé, et protestant lorsque la cour utilisait le mot "inculpé" pour désigner leur client. M. Duvalier a qualifié de "fumisterie" une question concernant un ancien prisonnier, Robert Duval, présent à l'audience, qui avait été victime de sévices durant ses dix-sept mois de détention dans les geôles duvaliéristes. "QU'AVEZ-VOUS FAIT DE MON PAYS ?" "Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes concitoyens, à l'époque les entreprises publiques fonctionnaient bien, les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école, je ne peux pas dire que la vie était rose, mais les gens vivaient décemment", a contre-attaqué M. Duvalier. Avant de lancer : "Qu'avez-vous fait de mon pays ?, à mon retour [en 2011, après vingt-cinq ans d'exil en France], j'ai trouvé un pays effondré et rongé par la corruption." Qualifiant son père, l'ancien dictateur François Duvalier, de "grand nationaliste", il a dit avoir accepté de le remplacer, à 19 ans, "par amour pour pays". Pour les avocats des victimes, l'audience de jeudi a mis en échec les "manœuvres dilatoires" des conseils de "Bébé Doc" qui avaient tenté d'empêcher la procédure en appel par un pourvoi en cassation. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/01/jean-claude-duvalier-ancien-president-a-vie-d-haiti-comparait-devant-ses-juges-et-ses-victimes_1841188_3222.html

Ancien président à vie d'Haïti, Jean-Claude Duvalier comparaît devant ses juges et ses victimes

LE MONDE | 01.03.2013 à 11h31 Pour les victimes du régime duvaliériste, la comparution de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier devant la cour d'appel de Port-au-Prince est une première victoire. Accusé de violations des droits de l'homme, de détournement de fonds et de corruption, l'ancien "président à vie" d'Haïti, chassé du pouvoir en 1986 après quinze années de dictature, avait refusé par trois fois de répondre aux convocations du tribunal. Le président de la cour d'appel, Jean-Joseph Lebrun, l'avait menacé d'un mandat d'amener au cas où il refuserait à nouveau de se présenter. "Bébé Doc" a finalement obtempéré. Il a comparu, jeudi 28 février, face à plusieurs de ses victimes qui ont porté plainte pour crimes contre l'humanité. "C'est une audience historique, un premier pas, il faut poursuivre la bataille",soulignait Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l'impunité, peu après la fin de l'audience qui doit reprendre dans une semaine. Reed Brody, deHuman Rights Watch, se félicitait aussi de cette "victoire historique dans un pays où les riches et les puissants ont toujours été au-dessus de la loi". SES AVOCATS ONT MULTIPLIÉ LES INCIDENTS DE SÉANCE Accompagné de plusieurs dizaines de partisans, massés à l'intérieur et devant le tribunal, Jean-Claude Duvalier s'est défendu face aux accusations. D'une voix à peine audible, obligeant le greffier à répéter ses propos, il a expliqué que les redoutables "tontons macoutes", les miliciens du régime, avaient pour tâche d'assurer la sécurité nationale et d'assister l'armée. Lorsque le président de la cour l'a interrogé sur les violations des droits de l'homme, il a répliqué que "les viols existent partout dans le monde" et que les chefs d'Etat ne pouvaient être tenus pour responsables. "A chaque fois que des cas étaient signalés, j'intervenais pour que justice soit faite", a-t-il assuré. Ses avocats ont multiplié les incidents de séance, réclamant un huis clos, qui a été refusé, et protestant lorsque la cour utilisait le mot "inculpé" pour désigner leur client. M. Duvalier a qualifié de "fumisterie" une question concernant un ancien prisonnier, Robert Duval, présent à l'audience, qui avait été victime de sévices durant ses dix-sept mois de détention dans les geôles duvaliéristes. "QU'AVEZ-VOUS FAIT DE MON PAYS ?" "Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes concitoyens, à l'époque les entreprises publiques fonctionnaient bien, les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école, je ne peux pas dire que la vie était rose, mais les gens vivaient décemment", a contre-attaqué M. Duvalier. Avant de lancer : "Qu'avez-vous fait de mon pays ?, à mon retour [en 2011, après vingt-cinq ans d'exil en France], j'ai trouvé un pays effondré et rongé par la corruption." Qualifiant son père, l'ancien dictateur François Duvalier, de "grand nationaliste", il a dit avoir accepté de le remplacer, à 19 ans, "par amour pour pays". Pour les avocats des victimes, l'audience de jeudi a mis en échec les "manœuvres dilatoires" des conseils de "Bébé Doc" qui avaient tenté d'empêcher la procédure en appel par un pourvoi en cassation. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/01/jean-claude-duvalier-ancien-president-a-vie-d-haiti-comparait-devant-ses-juges-et-ses-victimes_1841188_3222.html

jeudi 28 février 2013

Haïti: "qu'avez-vous fait de mon pays ?", lance Duvalier devant la justice

"Qu'avez-vous fait de mon pays ?", a lancé l'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, en se présentant jeudi devant la justice à Port-au-Prince, faisant face pour la première fois à ses anciennes victimes, après avoir refusé de comparaître à trois reprises.
Les propos de l'ancien dictateur, inaudibles, étaient répétés par un greffier. Ils ont provoqué les applaudissements de ses partisans présents dans la salle, quand le juge Jean-Joseph Lebrun lui a demandé s'il assumait ses responsabilités pour ses années au pouvoir, de 1971 à 1986.
"Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes compatriotes", a affirmé Baby Doc.
'A l'époque, le gouvernement gérait la misère mais les entreprises publiques fonctionnaient bien (...) et les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école. Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment", a-t-il fait valoir.
"A mon retour (en janvier 2011, ndlr), j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. (...) C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?", s'est-il exclamé.
Les victimes n'ont pas encore témoigné, mais un ancien prisonnier politique, le joueur de football Robert Bobby Duval, a affirmé à l'AFP que Jean-Claude Duvalier était "un vrai dictateur, qui a révélé son vrai tempérament".
Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s'était assis peu avant 11H00 (16H00 GMT) avec sa compagne Véronique Roy face à une salle comble, où étaient également présentes d'anciennes victimes et des organisations de défense des droits de l'Homme.
Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales.
A l'extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes vêtues aux couleurs noir et rouge de l'ancien régime ont manifesté en faveur de l'ancien dictateur.
Tortures et assassinats politiques
"Il vous est reproché des arrestations illégales, des tortures et des assasinats politiques. Que répondez-vous ?" a encore demandé le juge. "A chaque fois que des cas étaient signalés, j'intervenais pour que justice soit faite", a répondu Duvalier.
Les associations de défense des droits de l'homme se sont réjoui pour leur part de la présence de l'ancien dictateur.
"Les victimes de M. Duvalier sont à quelques mètres de lui pour la première fois... et regardent s'ils peuvent espérer obtenir justice", a noté sur Twitter, au nom de HRW, Amanda M. Klashing, présente dans la salle.
"Les temps changent, les dictateurs ne peuvent plus (tous) échapper à la justice", a renchéri l'avocat de l'association, Reed Brody.
Fils de l'ancien dictateur François "Papa Doc" Duvalier, Jean-Claude Duvalier avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans. Chassé du pouvoir en 1986 par une révolte populaire, il avait effectué un retour spectaculaire en Haïti en janvier 2011 après 25 ans d'exil en France.
Un an plus tard, un juge d'instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds, mais n'avait pas retenu les poursuites pour crimes contre l'humanité, estimant les faits prescrits.
Cette décision avait provoqué l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme et des victimes qui avaient fait appel.
Mais les défenseurs de "Baby Doc", âgé de 61 ans, ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d'appel devant laquelle comparait Duvalier jeudi est par conséquent "dessaisie" du dossier.
http://fr.news.yahoo.com/ha%C3%AFti-lex-dictateur-duvalier-%C3%A0-nouveau-convoqu%C3%A9-justice-141718721.html

Haiti : Duvalier devant la justice

L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a finalement comparu, jeudi, devant un tribunal de Port-au-Prince après avoir fait faux bond à la justice haïtienne à trois reprises. Duvalier, qui fait face à plusieurs plaintes d'anciens opposants, avait jusque-là refusé de se présenter en cour. Pendant ce temps, à l'extérieur du tribunal, des militants vêtus de noir et de rouge - les couleurs de l'ancien régime - manifestaient leur soutien à Jean-Claude Duvalier. L'ancien homme fort d'Haïti a carrément refusé jeudi dernier de se présenter devant cette cour chargée de déterminer s'il doit être jugé pour crimes contre l'humanité. Jean-Claude Duvalier pouvait dfficilement ignorer, cette fois, la sommation à comparaître que le tribunal avait émise contre lui. Jeudi dernier, après avoir attendu en vain l'ex-dictateur, le juge Jean-Joseph Lebrun a ordonné que M. Duvalier soit « amené » devant le tribunal pour y être entendu. L'ancien dictateur haïtien, surnommé « Bébé Doc », avait expliqué qu'une décision antérieure de la justice haïtienne disqualifie la Cour d'appel dans ce dossier. Jean-Claude Duvalier avait aussi fait faux bond à la Cour le 7 février dernier en arguant que l'audience avait lieu le jour du 27e anniversaire de la chute de son régime, ce qui, selon lui, aurait pu provoquer des heurts et de l'agitation dans le pays. En janvier 2012, un juge d'instruction avait ordonné que l'ex-dictateur soit jugé devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds. Le magistrat n'avait cependant pas retenu les plaintes portées contre lui pour crimes contre l'humanité, estimant que les faits reprochés à Jean-Claude Duvalier étaient prescrits. Cette décision a provoqué l'indignation des victimes du régime Duvalier et des mouvements de défense des droits de la personne, qui ont porté la décision en Cour d'appel. Le clan Duvalier s'appuie sur la décision du tribunal de première instance pour prétendre que la Cour d'appel ne peut être saisie de l'affaire. L'ex-dictateur, qui a régné sur Haïti de 1971 à 1986, est accusé par de nombreuses personnes d'avoir ordonné des arrestations arbitraires et d'avoir fait torturer et assassiner des opposants politiques sous son régime tenu d'une main de fer par sa police, les « tontons macoutes ». Fils du dictateur François Duvalier, Jean-Claude Duvalier, aujourd'hui âgé de 61 ans, a été chassé du pouvoir en 1986 à la suite d'une révolte populaire. Évacué du pays par l'US Air Force, il avait trouvé refuge en France. 120 millions de dollars de fonds détournés Jean-Claude Duvalier a été arrêté en janvier 2011 à son retour en Haïti après 25 ans d'exil. Il a déclaré être rentré en Haïti « pour aider » à la suite du tremblement de terre qui avait dévasté le pays un an plus tôt. En 2007, il est intervenu sur les ondes pour demander pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant sa dictature, qui s'est amorcée alors qu'il n'avait que 19 ans. Le président sortant René Préval avait assuré à l'époque que Jean-Claude Duvalier, accusé de détournements de fonds pendant l'exercice de son pouvoir, n'échapperait pas à la justice. Les fonds que l'on présume avoir été détournés par Jean-Claude Duvalier sous le couvert d'oeuvres sociales sont estimés à environ 120 millions de dollars.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/02/28/005-duvalier-troisieme-comparution.shtml

Haïti: l’ancien dictateur Duvalier s’est présenté devant la justice

Par AFP L’ancien dictateur d’Haïti Jean-Claude Duvalier, visé par plusieurs plaintes d’anciens opposants, et qui avait refusé à trois reprises de comparaître devant la justice, s’est présenté jeudi devant une cour d’appel de Port-au-Prince, a constaté un correspondant de l’AFP. Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s’est assis dans la salle du tribunal avec sa compagne Véronique Roy. A l’extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes qui portaient des vêtements aux couleurs noir et rouge de l’ancien régime manifestaient en faveur de l’ancien dictateur, criant «Vive Duvalier». La salle d’audience était remplie, avec notamment des anciennes victimes venues pour témoigner. M. Duvalier est visé par plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales. Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge Jean-Joseph Lebrun avait délivré un mandat d’amener à l’encontre de «Baby Doc» Duvalier. En janvier 2012, un an après son retour en Haïti suite à 25 ans d’exil en France, un juge d’instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds mais n’avait en revanche pas retenu les poursuites pour crimes contre l’humanité, estimant que les faits étaient prescrits. Cette décision avait provoqué l’indignation des organisations de défense des droits de l’homme et des victimes qui avaient fait appel. Mais les défenseurs de «Baby Doc», âgé de 61 ans, ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d’appel devant laquelle comparaissait «Baby Doc» jeudi est par conséquent «dessaisie» du dossier. Le Collectif contre l’impunité, composé d’anciennes victimes de la dictature des Duvalier père et fils (1957-1986), a rappelé dans un communiqué qu’il avait demandé de «rouvrir une instruction digne de ce nom». «Sans cela, il n’y aura plus de cas Duvalier, vu que l’Etat pourrait agréer à l’abandon des poursuites pour délits financiers. Duvalier pourrait alors accéder aux fonds bloqués en Suisse», a-t-il prévenu. http://www.liberation.fr/monde/2013/02/28/haiti-l-ex-dictateur-duvalier-a-nouveau-convoque-par-la-justice_885325

Haïti-Justice : Human Rights Watch exige la comparution de Duvalier en appel le 28 février

P-au-P, 27 févr. 2013[AlterPresse] --- « Les autorités haïtiennes doivent s’assurer » de la comparution de l’ex-dictateur en appel face à ses victimes à l’audience prévue ce 28 février 2013, souhaite l’institution internationale de droits humains, Human Rights Watch, apprend AlterPresse. « On ne devrait pas permettre à Jean-Claude Duvalier de faire un pied-de-nez à la justice », espère la chercheuse à la division des droits des femmes à Human Rights Watch, Amanda Klasing qui assistera à cette audience. Le conseiller senior à Human Rights Watch, Reed Brody, qui a assisté à l’audience en date du 21 février 2013, sera lui présent. Amanda Klasing et Reed Brody sont les co-auteurs d’un rapport publié en 2011 par Human Rights Watch, qui s’intitule : « Haïti, un rendez-vous avec l’Histoire : Les poursuites contre Jean-Claude Duvalier ». Duvalier avait refusé de comparaître devant la justice haïtienne comme prévu lors de l’audience du 21 février 2013. A cet effet, un mandat d’amener a été émis par la cour d’appel contre l’ex-dictateur dit « Bébé Doc » à l’intention du procureur pour le contraindre de se présenter en personne à la prochaine audience. Cette décision a été vivement saluée par plusieurs organisations nationales et internationales comme Amnesty Internationale, le Collectif contre l’impunité, le Collectif pour juger Jean Claude Duvalier (sigle créole Kosyjid) et le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh). La Cour d’appel sera, à nouveau, réunie pour examiner l’appel des victimes contre l’ordonnance de non-lieu rendue en janvier 2012 par un juge d’instruction, Carvès Jean, selon laquelle Jean-Claude Duvalier ne pouvait être poursuivi pour les crimes contre les droits humains. Les avocats de Duvalier avaient fait un pourvoi en cassation, le lundi 18 février 2013, dans l’espoir de mettre hors jeu la cour d’appel et, du même coup, les victimes qui ont pu obtenir la reconnaissance de certaines de leurs revendications par les juges. Ces derniers ont fait savoir que le pourvoi en cassation n’invalide pas la procédure suivie au niveau de la cour d’appel contre Duvalier. [emb kft gp apr 27/02/2013 15 :55] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14162

Le quotidien chaotique d’Haïti dans une exposition

Lorsque le Montréalais Benoit Aquin a foulé le sol haïtien en janvier 2010, quelques jours après le tremblement de terre, cela faisait 15 ans qu’il n’y avait pas mis les pieds. Le photographe a immortalisé plusieurs moments, certains assez crus, témoignant de l’état des lieux après le dévastateur tremblement de terre d’une magnitude de 7,3, qui a fait plus de 220 000 morts. Il y est depuis retourné quelques fois, et le fruit de ses voyages se retrouve dans une exposition au Musée McCord, qui débute jeudi. Haïti. Chaos et quotidien se veut un hommage à ce pays et à son peuple, raconte Benoit Aquin, qui admet que ses images sont teintées d’un certain attachement au pays. Il faut dire que le photographe montréalais a déjà vécu en Haïti, lorsqu’il avait quatre ans. Il y est par la suite retourné périodiquement et a même été marié à une Haïtienne. Mais il n’y était pas allé depuis 1995. http://journalmetro.com/actualites/montreal/265360/le-quotidien-chaotique-dhaiti-dans-une-exposition/

Expo photo…Au Musée McCord : chaos et espoir en Haïti

Agnès Chapsal / Agence QMI Publié le: mercredi 27 février 2013, 17H49 | Mise à jour: mercredi 27 février 2013, 17H56 L’exposition Haïti, chaos et quotidien au musée McCord présente, à travers les photographies de Benoit Aquin, un portrait de la perle des Antilles qui s’articule autour de trois thématiques : le séisme de 2010, le carnaval et les cérémonies vaudou. «Haïti a toujours été présente dans mes souvenirs», a raconté le photographe Benoit Aquin qui a découvert ce pays à l’âge de 4 ans. En janvier 2010, il y est revenu pour couvrir les désastres du séisme, qui a entraîné la mort de 220 000 personnes. «J’y suis retourné plusieurs fois parce que je ne voulais pas que mon travail soit fixé seulement sur les images de la catastrophe, a-t-il expliqué. C’est un travail émotionnel que j’ai essayé de faire le plus intuitivement possible.» Encore affecté par «l’ambiance apocalyptique» au lendemain du séisme, le photographe a qualifié son voyage d’«éprouvant». «Je n’ai pas voulu censurer ce que j’ai vu, mais en même temps j’ai de la retenue, car il y avait des choses plus difficiles à voir», a-t-il assuré, devant la photo d’un cadavre entouré de mouches, victime d’un règlement de compte ou de pilleurs. Critères esthétiques L’exposition s’ouvre sur les ravages provoqués par le séisme : une femme hagarde dans les rues désertes de Port-au-Prince, un corps enseveli sous les décombres, des blessés, l’aide internationale et des édifices en ruine. Le chaos de la catastrophe s’oppose diamétralement à l’exubérance des séries Carnaval et Cérémonie. Dans la première, le visiteur découvre des enfants recouverts d’un maquillage jaune et des adultes déguisés en animaux sauvages dans les villes de Jacmel et Les Cayes. Dans la seconde, ce sont des transes dans une foule bariolée. Aux tonalités bleutées du début de l’exposition s’opposent les couleurs vives de la fin. Pour la commissaire de l’exposition, Hélène Samson, le choix des photos a été longuement réfléchi. «Le photographe a répondu à des critères esthétiques, comme la composition des lignes et des formes, les relations entre les couleurs, la tension que crée le cadrage sur l’image, la poésie qui ressort de certains contrastes et les textures.» «Inspiré par les surréalistes et le cinéma italien, comme les films de Passolini, Benoit Aquin travaille dans le souci du documentaire, mais n’en a pas nécessairement le style», a-t-elle conclu. Des citations de l’écrivain montréalais d’origine haïtienne Dany Laferrière, dont des extraits de son roman Tout bouge autour de moi, viennent aussi ponctuer l’exposition. L’exposition Haïti, chaos et quotidien est présentée au Musée McCord jusqu’au 12 mai. http://www.journaldemontreal.com/2013/02/27/au-musee-mccord--chaos-et-espoir-en-haiti

Haïti-Insécurité : Terreur à Delmas 2 et ses environs, où les bandits de la "base 117" ont repris du service

P-au-P, 27 févr. 2013 [AlterPresse] ---- Plusieurs bandits, lourdement armés, de la base 117 ont rançonné et terrorisé la population, notamment des chauffeurs de voitures et des passagers à Delmas 2 et ses environs, ce mercredi 27 février 2013, selon plusieurs habitantes et habitants de la zone interrogés par AlterPresse. Suite à cette opération de terreur, les voitures venant de Carrefour Péan (vers la direction nord-est / nord-ouest de la capitale) ont été bloquées, rapporte une habitante de la zone sous couvert d’anonymat. Ce matin 27 février, les activités du commerce formel et informel ont été totalement paralysées à Delmas 2 par ces bandits, indique-t-elle, rappelant que ce phénomène de blocage persiste depuis des semaines. Depuis quelques temps, Delmas 2, 4 et 6, Rue Saint Martin, Carrefour Péan et d’autres zones sont pratiquement contrôlées par ces bandits qui terrorisent en permanence la population. Sur leur passage, même les chiens qui aboient sont automatiquement exécutés, selon des témoignages obtenus par AlterPresse. Des exécutions systématiques, des vols et viols font partie des actes déjà commis par les membres de ce gang. Récemment, des viols auraient été perpétrés par la base 117 contre des fillettes et des jeunes filles qui participaient à une veille de nuit à l’église méthodiste de Delmas 2. Un acte, qui avait soulevé la colère de la population. Suite à un coup de filet, plus d’une soixantaine de présumés bandits de la base 117 ont été arrêtés par la Police nationale d’Haïti (Pnh) en janvier 2013. Cette opération n’a pas résolu, pour autant, la situation d’insécurité dans la zone, parce que la solution n’est pas seulement une affaire de répression, reconnaît le porte-parole de la Pnh, Frantz Lerebours, dans une interview accordée à AlterPresse. Le problème est plus profond, ajoute-t-il. En dépit de la présence permanente de la police dans ces endroits instables, l’éparpillement de ces bandits - qui ne se fixent pas dans un bâtiment, ni aucun lieu précis - complique la tâche de la police, fait-il remarquer. « La situation n’est pas vraiment différente de celle d’avant » l’opération de janvier 2013, indique le porte-parole, sans donner d’autres détails. Le mardi 26 février 2013, les bandits de la base 117 ont perturbé les activités scolaires au lycée Daniel Fignolé, situé à Delmas 2, par des tirs nourris, déplore une habitante de la zone. Dimanche dernier 24 février 2013, un jeune aurait été tué par ces bandits, rapporte-t-elle. En janvier 2013, un pasteur de l’église par la foi aurait été, entre autres, victime de la Base 117. Par suite de représailles, les gens de la zone ont peur de manifester contre ces bandits qui sèment le deuil dans la population, reconnaît cette habitante. Ces bandits refont surface pour de plus belle, continuent de se plaindre des habitantes et habitants de la zone appelant au secours de la Pnh et des autres autorités concernées. Inquiétude dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince L’activité des gangs armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince reste sporadique et incontrôlable. En plus de Delmas, les bandits font la loi dans les zones sud de la capitale, à Carrefour Feuilles, comme à Martissant, puis retombent d’eux-mêmes dans une brève léthargie, avant de reprendre du service. Cette réalité n’enraye toutefois pas la crainte permanente des habitantes et habitants de ces quartiers, qui, pour la plupart, déménagent un temps chez un proche, comme pour attendre la fin d’un cyclone. Il faut dire que les crimes commis marquent souvent intensément les esprits. Les corps découverts sont parfois dépecés par endroits, voire mutilés, ravivant des imaginaires empreints de rituels d’un autre temps. [apr 27/02/2013 14:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14160

Haïti-Santé : Pour l’éradication du choléra en Haïti dans les dix prochaines années

Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP), a procédé mercredi, au lancement national du plan d’élimination du choléra 2013-2022 en Haïti et à la campagne de vaccination dans les zones vulnérables, en présence du représentant des Nations-Unies M. Nigel Fisher, a constaté Haiti Press Network. « Je veux que cette question d’élimination du choléra en Haïti soit axée sur des résultats concrets », a déclaré d’entrée de jeu la ministre du MSPP, Mme Florence Duperval Guillaume avant d’indiquer que la lutte contre le choléra n’est pas seulement une affaire du MSPP. Mme Guillaume a également mis l’accent sur la nécessité de continuer à vacciner les enfants et d’assurer une bonne surveillance épidémiologique. Elle a indiqué que 2 milliards de dollars devraient être disponibles dans les dix prochaines années pour l’éradication totale du choléra. La Directrice générale du MSPP Dr Marie Guirlaine Raymond Charité a, de son côté, souligné trois grands points pour éradiquer le choléra dans le pays : faire la promotion de la santé en Haïti, renforcer la surveillance épidémiologique du pays et renforcer les séances de formation et de sensibilisation. Pour sa part, le représentant des Nations-Unies en Haïti, M. Nigel Fisher a salué la détermination du gouvernement haïtien dans la lutte contre le choléra. Il a réaffirmé l’engagement des Nations-Unies pour éradiquer définitivement le choléra sur l’Ile, en Haïti en particulier. « Je suis convaincu qu’ensemble nous pouvons relever ce défi qu’est l’élimination complète du choléra en Haïti », a-t-il laissé entendre. Mackendy Emmanuel Alexis alexismackendyemmanuel@yahoo.fr http://hpnhaiti.com/site/index.php/nouvelles/19-haiti--cholera/8808-haiti-sante-pour-leradication-du-cholera-en-haiti-dans-les-dix-prochaines-annees

Haïti-Bahamas : 100 illégaux haïtiens arrêtés au Bahamas

Les autorités bahaméennes ont annoncé mercredi avoir procédé à l’arrestation de 100 illégaux haïtiens qui tentaient d’entrer illégalement aux Bahamas. Ces sans papiers ont été appréhendés dans la région de Crooked Island, située au sud-est du Bahamas, a appris Haïti Press Network. Déjà plus d’une semaine que l’ambassadeur d’Haïti aux Bahamas Antonio Rodrigue s’était entretenu avec le ministre du Grand Bahama Michael Darville, autour des plusieurs questions relatives à la question migratoire et la politique de déportation du gouvernement bahaméen, avons-nous appris. Au début du mois de février, les autorités jamaïcaines ont rapatrié environ 25 illégaux haïtiens qui étaient arrivés à Portland au nord de la Jamaïque. http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/8804-haiti-bahamas-100-illegaux-haitiens-arretes-au-bahamas

Haïti-Amériques : Le Mexique préside le conseil des ministres de l’Association des États des Caraïbes

P-au-P, 27 févr. 2013 [AlterPresse] --- A la suite de la réunion ordinaire des 24 et 25 février 2013 à Panama City, les États-Unis du Mexique ont pris la présidence du conseil des ministres de l’association des États des Caraïbes (Aec) pour 2013, informe un communiqué de l’ambassade du Mexique en Haïti daté du 25 février 2013. Le Mexique assure cette présidence alors qu’Haïti - membre de l’Aec, qui réunit 25 pays - doit accueillir le sommet des chefs d’État et de gouvernement du groupe interrégional en avril 2013, selon l’annonce (faite en janvier dernier) par Pierre Richard Casimir, ministre haïtien des affaires étrangères. Le ministre des affaires étrangères du Mexique, José Antonio Meade, a mis en exergue « la haute priorité que le Mexique accorde à cette région [les Caraïbes], entre autres raisons, pour les étroits liens historiques et pour constituer [sa] troisième frontière », souligne le communiqué. Meade considère la Mer des Caraïbes comme « un élément de l’identité partagée ». La mer, pouvant être utilisée en tant que ressource dans le développement des nations, le Mexique plaide pour « son utilisation durable en vue d’assurer la jouissance pour les générations futures ». La région caribéenne détient un potentiel pouvant favoriser son insertion « comme un ensemble » dans les marchés et les chaînes mondiales de production, avance le chancelier mexicain, L’Aec a été créée le 24 juillet 1994 à Carthagène (Colombie) sous l’impulsion du Mexique. Elle intègre les Caraïbes, l’Amérique centrale, les États-Unis du Mexique, la Colombie et le Venezuela. L’Aec se donne, pour domaines prioritaires, le développement du commerce intrarégional et extrarégional, le tourisme durable, les transports, la réduction des risques de catastrophes et l’utilisation durable de la Mer des Caraïbes. [efd kft rc apr 27/02/2013 11:45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article14157